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« Développement

de la croissance
et du PIB »

« Création
d’emploi et lutte
contre l’exode
rural »

« Lutte contre la
malnutrition et la
sous-nutrition »

15 OCTOBRE 2019
« Offrir un
« PROJET débouché aux
producteurs pour
D’AGRICULUTURE améliorer leurs
revenus, »

ET ELEVAGE DU
MBAM » Amélioration de la
« PDM COOP CA »
Contribuer à la valorisation des ressources locales du Cameroun et à la
balance
BP 09
limitation des importations de produits agricoles, commerciale »
BOKITO
Département : Mbam-
Développement de l’agriculture et de l’élevage industrielle dans le MBAM
au travers de la coopérative avec conseil d’administration des producteurs
et-Inoubou
de maïs du MBAM. Région : Centre

pdmcoopca@yahoo.c
om

1
I. Table des matières
II. Présentation des porteurs de projets .............................................................................................................. 5
A. Justification du projet : ............................................................................................................................... 5
B. Motivation : ................................................................................................................................................. 5
C. Coordonnées du porteur de projet .............................................................................................................. 7
D. Situation professionnelle ............................................................................................................................. 9
1. Etude et formation professionnelle ......................................................................................................... 9
2. Expérience professionnelle .................................................................................................................... 10
III. Présentation de l’organisation de l’entreprise ............................................................................................ 11
A. Fiche d’identité du projet..................................................................................................................... 11
B. Gouvernance ............................................................................................................................................... 13
1. Nombre de salarié ...................................................................................................................................14
C. Partenaire ................................................................................................................................................... 15
IV. Description de l’activité .............................................................................................................................. 17
A. Offre ............................................................................................................................................................ 17
B. Contexte ......................................................................................................................................................18
1. Environnement, ......................................................................................................................................19
2. Description du site d’implantation du projet .........................................................................................19
C. L’Environnement Infrastructurelle ........................................................................................................... 22
1. Environnement économique ................................................................................................................. 23
D. Marché, clients, ......................................................................................................................................... 25
1. Marketing............................................................................................................................................... 26
2. Distribution............................................................................................................................................ 26
V. Perspective de développements .................................................................................................................... 26
A. Création de valeur ajouté,.......................................................................................................................... 26
1. Création d’emplois, de revenu, .............................................................................................................. 27
2. Bénéficiaires, usagers, ........................................................................................................................... 27
B. Le marché : ............................................................................................................................................. 28
C. La clientèle potentielle .............................................................................................................................. 29
D. Objectifs ..................................................................................................................................................... 32
E. Ressources, ................................................................................................................................................ 35
VI. Tableau 10: Budget d'investissement 2018 ............................................................................................... 35
VII. Eléments financiers ................................................................................................................................... 39
A. Tableau 11: Compte de résultat prévisionnel...................................................................................... 39
B. Tableau 12: Compte de trésorerie (cash-flow) ........................................................................................ 42

2
Introduction

Les machines agricoles ont révolutionné l’agriculture, et continuent de le faire aujourd’hui encore.
Certaines des hausses les plus fortes de la productivité totale des facteurs (PTF) jamais observées dans le
domaine de l’agriculture n’ont été possibles que grâce à l’introduction de machines agricoles. La mécanisation
agricole constitue un pilier central et indispensable à l’amélioration de l’efficacité et de la productivité de ces
activités dans la mesure où elle détermine en grande partie l’efficacité et la productivité de tous les autres
éléments utilisés pour la culture, tels que les semences, les engrais, l’eau, le travail et le temps. En résumé,
l’agriculture moderne n’existerait pas sans ces machines de pointe.
L’utilisation de machines dans l’agriculture demeure toutefois très hétérogène au niveau mondial.
L’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) a défini 12 niveaux de
mécanisation agricole : les niveaux les plus élevés (niveaux 9-12) sont généralement observés aux Etats-Unis et
dans les pays d’Europe occidentale. À l’inverse, des niveaux de très faible mécanisation persistent dans de
nombreux pays en développement et notamment en Afrique, qui reste la région représentant le plus grand défi
en la matière. Les niveaux moyens de mécanisation observés vont de 5 (au Maroc) ou 4 (au Botswana) à
seulement 1 au Cameroun.
L’objectif ultime des stratégies de mécanisation agricole (SMA) dans les pays en développement est de
favoriser l’accroissement du bien-être des ménages agricoles et de créer une dynamique positive ainsi que des
opportunités de croissance économique dans les zones rurales.
La mécanisation agricole peut contribuer à la réalisation de cet objectif de diverses manières :
• En augmentant l’efficacité de la production agricole, et donc, la productivité ;
• En réduisant les pertes après récolte ;
• En augmentant la valeur ajoutée aux matières premières agricoles ;
• En maintenant l’intégrité et la qualité des produits agricoles
La mécanisation agricole est donc idéalement positionnée pour relever, de manière approfondie et
complète, bon nombre des défis agricoles les plus fondamentaux des pays en développement. Sous réserve
d’utiliser des solutions technologiques adaptées, la mécanisation agricole « remplace la traction animale dans le
travail de la terre, élimine les goulets d’étranglement observés au niveau du temps et du travail nécessaire pour
réaliser des tâches dans un laps de temps optimal, et peut influencer l’empreinte de l’agriculture sur
l’environnement, produisant ainsi des résultats durables. » Compte tenu des faibles niveaux de mécanisation qui
perdurent dans de nombreux pays en développement et des avantages et des possibilités de progrès incroyables
qu'offre la mécanisation agricole, il existe un large consensus selon lequel les acteurs internationaux et les
gouvernements devraient « continuer à encourager les agriculteurs à utiliser les machines agricoles en
proposant des programmes de développement et des mesures incitatives. »
Pour que ces stratégies de mécanisation agricole soient une réussite, elles doivent être :
• Adaptées : pour que les agriculteurs puissent ajuster et adopter les technologies appropriées à
leurs activités, le type de mécanisation doit être adapté aux conditions et aux besoins locaux/régionaux. Cela
signifie qu’il faut prendre en considération différents aspects tels que le système et les pratiques agricoles
locaux, les infrastructures existantes dans ce domaine, et plus largement, la situation socio-économique des
agriculteurs.

3
• Inclusives : les stratégies de mécanisation agricole doivent être élaborées d’une façon inclusive,
qui offre des avantages aux exploitations agricoles de différents types et tailles et qui bénéficie à la
communauté rurale dans son ensemble.
• Intégrées : les stratégies de mécanisation agricole ne peuvent pas réussir si elles sont orientées
sur un acteur unique, que ce soit au niveau du gouvernement ou de la chaîne de production agro-alimentaire. Il
convient d’adopter une approche élargie et intégrée, qui prévoit des partenariats public-privé, une participation
active et le soutien des agriculteurs et d’autres parties prenantes clés du secteur agro-alimentaire telles que les
entreprises de transformation, les producteurs du secteur et les institutions financières.
La satisfaction de la demande sans cesse croissante en produits vivriers notamment le maïs, tant à
l’intérieur de notre pays que dans la sous-région Afrique Centrale voire par les pays de l’Union Européenne
pourrait assurer à nos producteurs d’importants revenus tout en permettant au Cameroun d’engranger les
précieuses devises dont il a besoin pour relancer sa croissance.

En effet le Cameroun a par le passé été sollicité à l’extérieur comme c’est le cas actuellement pour cette
denrée, surtout par les pays de l’Union Européenne dont les besoins en maïs pour la fabrication des
biocarburants évoluent chaque année.

Les producteurs Camerounais sont donc vivement interpellés, leur pays dispose des réels atouts pour
devenir l’un des premiers producteurs africains voire mondiaux de cette filière : climats favorables, terres
disponibles, main d’œuvre disponible et bon marché, débouchés variés, durables et sûrs, marché national et
international de ces denrées en plein essor, cours mondiaux du maïs attractifs.

C’est fort de ce constat que les responsables de la « Coopérative avec conseil d’administration des
producteurs de maïs du Mbam » de lancer le présent projet dont le but est quatriple :

- Produire massivement du maïs destiné essentiellement au marché local et national ;


- Résorber le chômage dans la zone du projet par la création d’emplois directs et indirects ;
- Impulser une dynamique économique nouvelle dans la zone de Bokito par effet d’entrainement des
populations riveraines à la pratique de la culture intensive du maïs.
- Redynamiser l’activité économique de la zone du projet par l’arrivée d’une masse salariale mensuelle
permanente dans le circuit économique.

Le plan d’investissement prévoit la mise en valeur d’une surface de 200 à 500 hectares de maïs
entre 2019 et 2023, et la mise en place progressivement d’une unité de provenderies, accompagné du
développement de l’élevage industriel.
Pour des travaux de cette dimension, la mécanisation est indispensable, c’est pourquoi
l’acquisition progressive des engins et accessoires agricoles sont primordiales.

Par ailleurs l’exploitation devra se doter d’un magasin pour l’entrepôt du matériel agricole et des
intrants, d’un hangar pour la garde et l’entretien des engins, et d’une case d’astreinte pour loger le
conducteur des travaux.

4
II. Présentation des porteurs de projets

A. Justification du projet :

En 2013, le département du Mbam bien que disposant d’un fort potentiel agricole a fait état d’une zone à forte
délocalisation des jeunes : l’exode rural. Confronté à une baisse de la productivité agricole porté par une
population agricole vieillissante et le manque d’infrastructure de production moderne, nous avions mise en
place une coopérative agricole qui rassemble les jeunes et l’expérience de nos parents producteurs de maïs et
fait l’acquisition d’un matériel agricole de première génération.

Les premiers résultats de notre initiative commune étant novateur de valeur ajoutée pour la socio-économie de
la commune ; il a été convenu de la mise en place d’un pôle de production. Aujourd’hui, pour soutenir notre
initiative commune, nous avions acté la mise en place sur l’horizon 2019 ‘un projet de création d’un complexe
agro industrielle de production, séchage et transformation-commercialisation du maïs grain et de ces produits
dérivés.

B. Motivation

Motivation personnelle Motivation économique et financière


Les trois porteurs du projets, originaire de Souvent qualifié de grenier de l’Afrique
cette région du Cameroun à une volonté Centrale, le Cameroun dispose d’un potentiel
personnelle d’améliorer les conditions de vie agricole considérable, tant en termes de
des habitants de leurs régions d’origines. productions vivrières et d'élevage que de
cultures d’exportations.
Allant régulièrement dans notre village en
vacances, on a fait plusieurs constats :
Le poids du secteur agricole dans l’économie
camerounaise est considérable. Il emploie
- Un exode rural des jeunes de plus en
ainsi près de 60 % de la population active, et
plus croissances,
- Une pénibilité du travail agricole contribue à hauteur d’environ 20 % au
prépondérant pour les femmes, produit intérieur brut du pays. Le
- Une économie en berne malgré un développement de l’agriculture camerounaise
potentiel agricole important, se heurte toutefois à de nombreux obstacles
- Un taux de chômage en perpétuelle financiers, organisationnels et
hausse, infrastructurels. Dans ce contexte, et malgré
- Un manque d’infrastructures l’important potentiel de son agriculture, le
modernes. Cameroun reste importateur de produits
vivriers.
Ce constant qui peut être qualifié d’alarmant,
pour une zone à fort potentiel a été pour elle
une évidence dans sa volonté de Après des décennies marquées par une
développement du Cameroun. politique administrée, le gouvernement
camerounais a choisi de libéraliser le secteur
Sachant que la majorité de la population du agricole, conférant un rôle accru au secteur
département du mbam est tournée vers une privé et aux organisations professionnelles.
5
activité d’agriculture de première génération Le gouvernement s’est de plus doté, d’une
et qui par conséquent permettent des Stratégie de Développement du Secteur
rendements minimums. Rural (SDSR), visant la sécurité et
l’autosuffisance alimentaires, l’augmentation
La volonté a donc été de promouvoir le
de la productivité et la croissance des
secteur agricole dans une zone qui a un
échanges agricoles, l’accroissement des
potentiel de plus 20 mille hectares vierges.
revenus des producteurs ruraux,
Ma stratégie consiste en la mécanisation l’amélioration de leurs conditions de vie et la
agricole, ce qui va de favoriser création d’emploi, et une gestion durable du
l’accroissement du bien-être des ménages capital naturel.
agricoles et de créer une dynamique positive
ainsi que des opportunités de croissance
économique dans les zones rurales. Pour faire face à ces enjeux, la coopération
française a fait du secteur rural un secteur de
Dans un second, le développement de la concentration des premier et second C2D et
culture de l’élevage (poulet, porc, bœufs) qui affecté 111,5 Mds FCFA (170 M€) sur la
est en total en adéquation avec la culture période 2006-2016 à cinq programmes de
agricole. développement agricole.

L’activité de l’élevage sera comblée, par la


mise en place d’une unité de provenderie qui
permettrai d’avoir des aliments de manière
constante dans la zone.
Nous voulons mettre en place au sein du
Mbam un cercle vertueux allant de
l’agriculture de seconde génération à haut
rendement, à l’élevage industriel.

6
Cercle vertueux :

agriculture de
seconde generation à
fort rendement

creation d'une unité


Mise en place d"une
de transformation de
ferme industrielle
provende

mise en place d'une creation d'un


unite d'incubation magasin de
animal provenderie

C. Coordonnées du porteur de projet

La PDM COOP-CA est une société coopérative avec conseil ‘administration crée en novembre 2017 sur une
initiative de quelques personnes mobilisées et engagées pour la promotion des membres et la communauté pour
que le processus de développement communautaire soit atteinte. L’idée de créer la coopérative a pris corps après
une réflexion approfondi de madame Otsobo Damaris, PCA de la coopérative, Mr Endong Oloume Guy Vivien
et Mr Sombang A Atok Cedric Samy.

Les promoteurs ont vécu dans un environnement où ils ont toujours pensé que l’union fait la force. Dans cette
optique qu’après leurs études à l’étranger ils ont pris la décision de venir investir tous leurs capitaux dans les
travaux champêtre pour réaliser une agriculture de seconde génération. Partant d’un constat de leur part ou la
production était faible, les producteurs étaient désorganisés, ils sont donc décidés de créer une coopérative
simplifiée en septembre 2017 nommée « SCOOPS MBAMAÏS ». C’est dans son intérêt pour le PIDMA qu’elle
a créé une coopérative avec conseil d’administration. Sa démarche était donc de fédérer d’abord les efforts de
sa famille restreinte en mettant en contribution leurs parents, frères, sœurs, tante, cousins …etc puis ils ont
impliqué les autres membres du village pour avoir ainsi une grande communauté d’agriculteurs. Le choix du maïs
s’est vite présenté car étant déjà une culture très prisée dans le MBAM et ou l’expertise de la communauté se
faisait vite ressentir. C’est donc dans la région du Mbam-et-inoubou qu’ils décident d’organiser tous les
agriculteurs producteurs de maïs dans un premier temps et par la suite la zone du Mbam- et- Kim.

7
Civilité Madame

Nom OTSOBO OLOUME

Prénom DAMARIS ANGELE


Date de naissance 24 MAI 1989

Nationalité et pays d’origine Française d’origine camerounaise


Adresse 3 allée des roses / BP 09 BOKITO

Code postal et Ville 93270 Sevran / DEP : du MBAM-ET-INOUBOU


Téléphone 0033767319727 / 00237677305969

Email pdmcoopca@yahoo.fr

Civilité Monsieur
Nom ENDONG OLOUME
Prénom VIVIEN

Date de naissance 2 AVRIL 1988


Nationalité et pays d’origine Camerounaise

Adresse 6 avenue marcel mérieux / BP 09 BOKITO

Code postal et Ville 37200 Tours / DEP : du MBAM-ET-INOUBOU


Téléphone 0033672690152 / 00237677653913

Email oloumevivien@gmail.com

Civilité Monsieur

Nom SOMBANG A ATOK


Prénom CEDRIC SAMY
Date de naissance 25 JUIN 1986

Nationalité et pays d’origine Camerounais


Adresse 12911

Code postal et Ville Douala, Cameroun


Téléphone 00237697956220

Email Cedricatok@gmail.fr

8
D. Situation professionnelle

1. Etude et formation professionnelle

Formations suivies Diplômes obtenus Date et lieu d’obtention


(établissement, spécialité)
CEENEMA Certificat de mécanicien - 2019, Yaoundé, Cameroun
tractoriste
Ecole polytechnique privée Baccalauréat en 2009, AGADIR, Maroc
informatique
CS2I-LIMOGES Licence professionnelle en 2010, LIMOGES, France
informatique
Université de MONCTON Bachelor en informatique 2012, MONCTON, Canada
CCNB-DIEPPE Certificat en administration 2014, DIEPPE (76), Canada
des affaires et logistiques du
transport

Formations suivies Diplômes obtenus Date et lieu d’obtention


(établissement, spécialité)
Certificat d’aptitude à la
AFTRAL conduite à la conduite en 2015, TOURS (37), France
sécurité niveau I, III, V
Formation de préparateur de
Greta Indre et Loire commande (Pré- 2011, TOURS (37), France
Qualification)
Lycée Jean- Jacques Baccalauréat professionnel 2009, VITRY SUR SEINE (94),
Rousseau en comptabilité France
Brevet d’etudes
Lycée Jean- Jacques 2006, VITRY SUR SEINE (94),
professionnel en
Rousseau France
comptabilité

Formations suivies Diplômes obtenus Date et lieu d’obtention


(établissement, spécialité)

Ecole de la banque et du - Habilitation 2017, Créteil, France


réseau assurance niveau I et
II

9
- Agrément des
marché financier
Ecole de commerce Titre d’attaché commercial 2017, Paris, France
« Novencia bussiness
school »
Université paris est Créteil Licence en droit, économie 2012, Créteil (94), France
et gestion spécialisation
administration et gestion
d’entreprise
Lycée Jean-zay Baccalauréat en science, 2006, Aulnay-sous-Bois (93),
économie et social France

2. Expérience professionnelle

Formations suivies Diplômes obtenus Date et lieu d’obtention


(établissement, spécialité)

Ecole de la banque et du - Habilitation 2017, Créteil, France


réseau assurance niveau I et
II
- Agrément des
marché financier
Ecole de commerce Titre d’attaché commercial 2017, Paris, France
« Novencia bussiness
school »
Université paris est Créteil Licence en droit, économie 2012, Créteil (94), France
et gestion spécialisation
administration et gestion
d’entreprise
Lycée Jean-zay Baccalauréat en science, 2006, Aulnay-sous-Bois (93),
économie et social France

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Formations suivies Diplômes obtenus Date et lieu d’obtention
(établissement, spécialité)
Certificat d’aptitude à la
AFTRAL conduite à la conduite en 2015, TOURS (37), France
sécurité niveau I, III, V
Formation de préparateur de
Greta Indre et Loire commande (Pré- 2011, TOURS (37), France
Qualification)
Lycée Jean- Jacques Baccalauréat professionnel 2009, VITRY SUR SEINE (94),
Rousseau en comptabilité France
Brevet d’etudes
Lycée Jean- Jacques 2006, VITRY SUR SEINE (94),
professionnel en
Rousseau France
comptabilité

Formations suivies Diplômes obtenus Date et lieu d’obtention


(établissement, spécialité)
CEENEMA Certificat de mécanicien - 2019, Yaoundé, Cameroun
tractoriste
Ecole polytechnique privée Baccalauréat en 2009, AGADIR, Maroc
informatique
CS2I-LIMOGES Licence professionnelle en 2010, LIMOGES, France
informatique
Université de MONCTON Bachelor en informatique 2012, MONCTON, Canada
CCNB-DIEPPE Certificat en administration 2014, DIEPPE (76), France
des affaires et logistiques du
transport

III. Présentation de l’organisation de l’entreprise

A. Fiche d’identité du projet

Développement de la filière maïs et manioc dans le MBAM


au travers de la coopérative avec conseil d’administration
Intitulé du projet des producteurs de maïs du MBAM.
« PDM COOP-CA »

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BP 09 BOKITO DEPARTEMENT DU MBAM-ET-
Localisation INOUBOU REGION DU CENTRE

En 2013 la commune de Bokito bien que disposant d’un fort


potentiel agricole a fait état d’une zone à forte
délocalisation des jeunes : l’exode rural.
Confronté à une baisse de la productivité agricole portée par
une population agricole vieillissante et le manque
d’infrastructures de production moderne, nous avions mis
en place une coopérative agricole. Celle-ci rassemble les
jeunes et l’expérience de nos parents producteurs de maïs
Genèse du projet et fait l’acquisition d’un matériel agricole de première
génération. Les premiers résultats de notre initiative
commune étant novateurs de valeur ajoutée pour la socio-
économie de la commune ; il a été convenu de la mise en
place d’un pôle de production. Aujourd’hui, pour soutenir
notre initiative commune, nous avions convenu la mise en
place horizon 2019 ‘un projet de création d’un complexe
agro industrielle de production, séchage et transformation-
commercialisation du maïs grain et de ces produits dérivés.

la Société Coopérative avec Conseil d’Administration des


Producteurs du Maïs du Mbam (PDM COOP CA) Numéro
d’immatriculation :
N°17/124/CMR/CE/11/049/CCA/011/0112 à initier la
mise en œuvre d’un Projet de création d’un : « Complexe
agro-industriel pour la Transformation, le séchage et la
vente du maïs grain dans le département du MBAM ;
commune de Bokito ; Département du Mbam ; Région du
Centre. Le projet vise la production du maïs ans une zone
de transition climatique faite de végétation de savanes sur
une superficie de 8 600 hectares répartis sur un cycle de
Résumé production 5 ans. Le coût total du projet est 250 000 000
FCFA. Le projet est fiancé sur fond propre à hauteur de
10% et sur partenariat financier à hauteur de 70% sur taux
d’intérêt de 10%/an et 20% de subvention public. Le taux
de Rentabilité Interne (TRI) de 12,5% est supérieur aux
taux d’intérêt de 6%. le projet est rentable et va contribuer
à résoudre les problèmes d'ordre socio-économiques tels
que l'exode rural, le niveau de pauvreté dans la commune
de Bokito et ; favoriser l'implication des femmes et des
jeunes dans le processus de prise de décisions du
développement de la commune en tant que acteur de leur
propre développement.

12
Agriculture :

- Filière maïs
Secteurs d’activité du projet - Filière manioc
- Provenderie
- Elevage

STATUT JURIDIQUE DE L’ENTREPRISE ET CAPITAL SOCIAL

Statut juridique : Coopérative avec Conseil d’administration


Raison sociale : COMPLEXE AGRO-INDUSTRIEL DU MBAM « PDM COOP CA »
Capital social : 500 000 FCFA
Lieu d’implantation : BP 09 BOKITO (Département du Mbam et inoubou, region du centre)
Date de création : Novembre 2017

B. Gouvernance

Conseil PCA:Mlle OTSOBO


d'administration OLOUME DAMARIS

membre : ENDONG
Conseil de President : Elime
OLOUME GUY
VIVIEN
surveillance Oloume Guy Gildas
Membre: OLOUME
ROSALIE

Commission interne Président: Mr directeur:


de passation de SOMBANG A ATOK M.BOAYAGA
Comptable: Mme
CEDRIC TAH SYLVIA
marché MANGA NICOLAS

Comité d'achat

13
1. Nombre de salarié

La gestion au quotidien des affaires et leur développement incombent différents niveaux


hiérarchiques nécessaires pour couvrir toutes les activités de la coopérative. Les principales fonctions
de la structure organisationnelle sont ci-dessous décrites :

La direction a pour rôle de conduire au quotidien les activités de la coopérative. Elle définit la
stratégie globale (objective et moyenne), supervise et gère les moyens (organisationnels, techniques,
humains, financiers et logistiques) pour la réalisation des objectifs à lui assignés par le conseil
d’administration. Cette responsabilité va être confiée à une personne au profil suivant : avoir un
minimum d’un BAC + 5 en gestion et au moins 2 ans d’expérience professionnelle dans le domaine
agricole.

Le responsable administratif et financier a pour mission : de gérer la comptabilité, d’établir des


prévisions budgétaires, de gérer le personnel et le service administratif, de proposer des solutions
fiscales. Il est recruté pour ses qualités managériales affirmées et son expertise comptable et financière.

Le responsable qualité est chargée de manager l’ensemble des activités techniques de la


coopérative. Il garantit le respect des procédures et des méthodes d’assurance de la qualité. Cette
fonction est tenue par un technicien supérieur d’agriculture qui possède une bonne connaissance de la
conduite des activités agricoles en général et de la culture du maïs en particulier. Il organise et anime
les activités d’une équipe d’animateurs. Ces derniers ont pour missions le suivi et l’encadrement
permanent des producteurs.
Le responsable en logistique et commercialisation va assurer les activités d’approvisionnement
et de distribution d’intrants, idem pour le maïs. Il va appuyer l’administration dans la recherche des
partenaires commerciaux et travaillera en étroite collaboration avec le magasinier pour le suivi des
stocks.
Les conducteurs d’engins : La coopérative prévoit mécaniser son agriculture et pour cela a besoin
des conducteurs d’engins (Tracteurs, camion, moissonneuse batteuse).
Le conseiller en suivi-évaluation interne quant à lui va assurer le suivi et l’évaluation globale des
activités de la coopérative, il devra centraliser vers lui toutes les informations relatives à la coopérative
et proposer des moyens d’améliorer les activités de la coopérative. Il a une fonction transversale.
La société coopérative « PDM COOP CA » emploiera d’ici fin 2019 un effectif de 32 salariés dont 06
permanents et 01 temporaires, 23 tacherons.

Le tableau ci-après présente les différents postes :


Nbre Mois Salaire Mensuel 2020

Directeur 12 240 000 2 880 000


Comptable 12 150 000 1 800 000
Responsable qualité hygiène 2 60 000 120 000
Chargé de production 12 90 000 1 080 000
14
Tractoriste 12 100 000 1 200 000
Mécaniciens - tractoriste 12 150 000 1 800 000
Gardien (01 gardiens) 12 50 000 600 000
Total Frais de Personnel 790 000 9 480 000

C. Partenaire

D’une part, nous sommes accompagnées par M. SAGET JEAN-MARIE, est un agriculteur et éleveur
Français)
« En tant que fils d’agriculteur, je suis imprégnée du monde de l’agriculture depuis toujours, et c'est tout
naturellement que j'ai choisi d'orienter ma carrière professionnelle dans ce domaine depuis 1980.
Grâce à mes prédispositions et aux connaissances acquises tout au long de ma carrière professionnelle, je
possède un large champ de compétences.
Aujourd’hui étant chef d’une exploitation de 900 hectares, l’excellence dans la gestion, l’organisation, la
rigueur et la polyvalence sont mes principaux points forts.
Enfin, proches de la nature j’ai choisi de m’engager dans un métier innovant et passionnant dans un territoire
aux multiples facettes, riches d’une diversité de cultures.
Ma principale motivation est de partager mon savoir-faire, soutenir le continent africain au passage à une
agriculture de seconde génération »
1980 : Installation au sein de société familiale « GAEC DU MARAIS »

1984 : Création de « EARL DU MARAIS »

1992 : Fusion de la ferme « EARL DU MARAIS » avec la ferme familiale

1992- 2008 : Locataire de 500 hectares

2008 : création de « SCEA ROCHELLES », Création de « SCEA DU VAL PRETRES »,


Création de « SCEA RENAUD »

2009 : Création de « SCL DE FLORNOY »

2010 : Création de « SCP », Création de « FCP DU MARAIS », Création de la « SARL MECA »

2016 : Abandon de la production laitière et production de céréales sur 900 hectares

15
D’autre part, l’implication accrue et visible du MINADER, dans la première phase du projet qui est le
développement de la culture agricole de seconde génération à travers l’intervention des différents programmes et
instruments gouvernementaux va constituer un atout pour la mise en œuvre de notre sous projet. La PDM COOP
CA a pour principaux partenaires le PIDMA, la SPC, et la banque commerciale BICEC.

La SPC (Société des Provenderies du Cameroun) située à Bafoussam, est notre principal client. Un contrat
d’achat est signé avec la SPC.

Le PIDMA accompagnera la coopérative dans le cadre de la production et la commercialisation du maïs


grain. Il facilitera l’établissement d’un partenariat entre la coopérative et des agrobusiness du maïs. A cet effet, il
contribuera au cofinancement du sous projet « développement de la culture Maïs » de la coopérative à hauteur de
70%.

Le PIDMA interviendra dans tous les segments des chaînes de valeur, renforçant ainsi les relations
fonctionnelles entre la production, la transformation et la mise en marchés.
La préparation de ce projet par le Gouvernement du Cameroun a débuté depuis le mois de mars 2013,
avec la collaboration de la Banque Mondiale et des partenaires impliqués.
Il s’agit d’un projet conçu pour une durée de cinq ans et qui a pour objectif de transformer l’agriculture de
subsistance et de faible rendement des filières maïs, manioc et sorgho, à une agriculture compétitive et orientée
vers la commercialisation et l’industrialisation.
Le projet ambitionne ainsi de multiplier les partenariats productifs entre coopératives et agro-industries,
d’améliorer le système de production et de distribution de semences et de financer des infrastructures publiques
de base telles que la réhabilitation de 125 km de routes rurales dans les bassins de production.
Le projet va concentrer son intervention dans 34 bassins de production répartis dans cinq zones agro-écologiques
du Cameroun. Seront ainsi concernées : 300 coopératives éligibles, représentant 30 000 ménages, soit 120 000
bénéficiaires directs dont 50 % de femmes.

La BICEC quant à elle accordera un emprunt correspondant à 20% du coût total du sous projet.

DIAS’INVEST, un programme d’accompagnement de la diaspora camerounaise au Cameroun avec


l’appui de l’agence française de développement ainsi que le ministère des affaires extérieur « MINREX ». Il
accompagne, les porteurs de projets dans la seconde phase de celui-ci qui est la mise en place d’une unité de
transformation.

Les maires des communes d’implantation,


- Maire de Bokito
- Maire de Deuk
- Maire de Bafia

16
IV. Description de l’activité

A. Offre

L’offre nationale du maïs est estimée à 1 800 000 tonnes (Source : Direction des enquêtes et des statistiques
agricoles, MINADER). Celle–ci est répartie inégalement dans les 10 Régions du pays, toutes étant des bassins de
production du maïs, denrée très prisée des populations.
La production de la Région du Centre en 2008 est estimée à 250 000 tonnes, le Grand Mbam et la Lékié
en constituant les principaux bassins. Elle est plus faible dans la Haute Sanaga, et celle-ci est en partie consommée
sur place et le reste vendu aux revendeuses locales et négociants divers en provenance des grands centres urbains
tels que Douala et Yaoundé, à tel point que la rupture des stocks survient bien avant les récoltes suivantes,
prolongeant ainsi la période de soudure.
Cette production reste concentrée chez les petits producteurs locaux pratiquant l’agriculture traditionnelle
sur des petites exploitations dépassant difficilement le quart d’hectare et ne disposant que d’un matériel sommaire.
Les engrais sont rarement utilisés eu égard à leur coût, et les traitements phytosanitaires absents pour les mêmes
motifs, d’où les faibles rendements (régulièrement inférieurs à 500 kgs par hectare).
Le secteur intermédiaire représenté par les exploitations de moyenne importance tarde véritablement à
décoller malgré la constitution de plus en plus marquée des organisations paysannes ; ceci est dû en grande partie
à l’absence d’un véritable système de crédit adapté, bien géré et bien suivi pour booster cette filière pourtant
porteuse.
Le secteur privé moderne est tout simplement absent dans ce département, d’où la présence du présent
projet comme début de solution à cette lacune sachant que la zone de Bokito compte aujourd’hui plus 20 milles
hectares vierges de toutes cultures confondues.

Repartition de l'offre
120

100
100 100 100

80
80 80

60
60

40

30
20
20 20
10 5
0
la demande nationale les cooperatives et GIC Les Agriculteurs PDM COOP CA

La part du marché de chaque acteur Part du marché actuelle du projet


Part du Marché ciblée

17
B. Contexte

Souvent qualifié de grenier de l’Afrique Centrale, le Cameroun dispose d’un potentiel agricole considérable,
tant en termes de productions vivrières et d'élevages que de cultures d’exportations.

Le poids du secteur agricole dans l’économie camerounaise est considérable. Il emploie ainsi près de 60 % de la
population active, et contribue à hauteur d’environ 20 % au produit intérieur brut du pays. Le développement de
l’agriculture camerounaise se heurte toutefois à de nombreux obstacles financiers, organisationnels et
infrastructurels. Dans ce contexte, et malgré l’important potentiel de son agriculture, le Cameroun reste
importateur de produits vivriers.

Après des décennies marquées par une politique administrée, le gouvernement camerounais a choisi de
libéraliser le secteur agricole, conférant un rôle accru au secteur privé et aux organisations professionnelles. De
plus Le gouvernement s’est doté, d’une Stratégie de Développement du Secteur Rural (SDSR), visant la
sécurité et l’autosuffisance alimentaires, l’augmentation de la productivité et la croissance des échanges
agricoles, l’accroissement des revenus des producteurs ruraux, l’amélioration de leurs conditions de vie et la
création d’emploi, et une gestion durable du capital naturel.

Plus récemment encore, le gouvernement a élaboré le Programme National d’Investissement Agricole (PNIA)
qui a été validé le 9 avril 2014 par les autorités camerounaises et les partenaires au développement disposés à
l’appuyer, au titre du Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture Africaine (PDDAA) dont la
signature est effective depuis juillet 2013. Ce plan est étalé sur sept ans (2014-2020), nécessite un investissement
de 3 550 milliards de FCFA (5,4milliards d’euros) et prône une agriculture de seconde génération.

Il s’articule autour de quatre axes principaux : le développement des filières de production (végétales, animales,
halieutiques et forestières) ; la modernisation des infrastructures de production et l’élaboration des mécanismes
d’accès aux financements ; la gestion et la valorisation durable des ressources naturelles ; le renforcement des
capacités des acteurs et la promotion de la concertation.
Le secteur agricole du Cameroun du fait de l’étendue de sa diversité, reste vital pour le pays et à la capacité de
soutenir toute l’économie à la suite des chutes concomitantes des recettes du pétrole, du café, du cacao et du
coton.

Le développement des productions vivrières parmi lesquelles le maïs intensif, ou horticoles non traditionnelles
notamment la mangue, l’avocat, le safou, les agrumes, ...), pourrait consolider encore davantage l’atout maître du
Cameroun que constitue son secteur agricole qui assure sa résilience face aux chocs cycliques de l’économie
mondiale qui n’épargnent aucun pays.

Pour faire face à ces enjeux, la coopération française a fait du secteur rural un secteur de concentration des premier
et second C2D et affecté 111,5 Mds FCFA (170 M€) sur la période 2006-2016 à cinq programmes de
développement agricole.

L'importance de l'agriculture dans l'amorçage du développement économique est unanimement admise par les
économistes du développement. Pour les pionniers de ce courant de pensée, le secteur agricole est un secteur en
amont des autres secteurs d'activité ; il leur fournit les ressources nécessaires à leur développement. Le secteur
agricole est un pourvoyeur de produits alimentaires pour les travailleurs des autres secteurs, de matières premières
pour les industries et de devises étrangères pour le pays.

18
De plus, le surplus de main d'œuvre du secteur agricole peut être transféré au secteur non agricole avec une
hausse de salaire dans les deux secteurs.

Il existe une certaine unanimité au sein des économistes sur l'importance du secteur agricole dans une économie
en développement. De la pensée des physiocrates jusqu'aux écrits des auteurs contemporains, le secteur agricole
demeure un pilier important sur lequel doit s'appuyer tout décollage de l'économie. Les historiens font d'ailleurs
remarquer que dans de nombreux pays dits développés d'aujourd'hui, la révolution agraire a été un préalable à
la révolution industrielle.

C. Environnement

1. Description du site d’implantation du projet

La commune de Bokito est idéalement située sur la route nationale n°4 Yaoundé-Bafoussam. C'est le passage
obligé non seulement pour l'ouest et le nord-ouest du pays, mais aussi pour d'autres localités de la région :
Nyambala, Balamba, Assala et Bokaga, de même qu’Ombessa.
Bokaga est un village de l'arrondissement de Bokito, département du Mbam-et-Inoubou, région du Centre, au
Cameroun.
Ce village se trouve à 20 kilomètres de Bafia, 18 kilomètres d’Ombessa, et à 120 kilomètres de Yaoundé.
Il est limité au nord par les villages de Guientsing, Bogondo et Baliama de l'arrondissement d'Ombessa, au sud
par Balamba I et Balamba II, à l'ouest par Bassolo, Bégni et Guéfigué et à l'est par Yebekolo, Nyambala et Yanga.
Le village est situé dans une zone de transition climatique et floristique à une altitude moyenne de 508 m. Le
climat est de type tropical, avec une saison sèche subhumide de décembre à février. La végétation est faite de
savanes. C'est le prolongement logique de la frontière écologique forêt/savane qui commence par des forêts-
galeries le long de la Sanaga.
Affluents : le fleuve Mbam et Sanaga, avec de nombreuses rivières (Okolé, Nobomo, Okoubé Ohoué, Okounaya
et Oveng).
• Relief
La region du Mbam est très diversifiée avec des plaines, plateaux, collines et de chaines montagneuses.
• Climat de la région
Cette zone est soumise à un climat équatorial caractérisé par 4 saisons qui s'alternent :
- Une grande saison pluvieuse qui va de mi-mars à mi-juillet ;
- Une petite saison sèche qui va de mi-juillet à mi-août ;
- Une petite saison de pluie qui va de mi-août à mi-novembre ;
- Une grande saison sèche qui va de mi-novembre à mi-mars.
Le climat intéresse l'agriculteur car il permet de connaître les réactions des cultures aux conditions du milieu
climatique en vue de délimiter leurs aires d'adaptation et d'évaluer cette adaptation en termes de productivité
relative. Il est donc le principal facteur d'évaluation de rendement. Le climat équatorial a un impact plutôt
favorable à l'activité agricole car il permet deux cycles culturaux par an.

19
- Pluviométrie :
D'après les données météorologiques, les précipitations varient entre 1.000 mm et 1 500 mm/an. Le mois le plus
pluvieux est Octobre avec une hauteur moyenne des précipitations de 272,9 mm, tandis que le mois le plus sec
est le mois de Janvier avec une hauteur moyenne des précipitations de 6,6mm de pluies. Le nombre de jours de
pluies décennal est égal à 1 097. Ce nombre est très important dans la réalisation agro-pastorale. Ceci pour la
simple raison que cette activité est inhérente à la quantité de pluies ; si le nombre de jours de pluies est réduit, il
en sera de même pour les divers rendements. En conséquence, il n'y aurait pas déjà deux cycles de cultures l'an
et les animaux eux non plus n'auraient pas assez d'herbe à brouter.

-Hygrométrie :
Nous notons que la moyenne mensuelle de l'humidité relative varie autour de 98% tandis que la moyenne
mensuelle minimale est d'environ 40%. Cependant, le maximum absolu est de 100% et le minimum absolu de
18%.

- Les Températures
Les températures sont relativement constantes avec une moyenne de 25°C et une amplitude annuelle faible de
1°C alors que les amplitudes diurnes varient de 5 à 10°C. Le minimum absolu est voisin de 15°C. Le maximum
est 36°C. Le mois le plus chaud est Février (TM = 27,3°C). Le mois le plus frais est Décembre (TM = 24,4°C).
La courbe des températures donne des indications précises à ce sujet. Cependant, nous notons que les
températures sont considérablement élevées et demeurent ainsi néfastes pour les cultures et le bétail ou le produit
de l'élevage. En outre, elles sont à l'origine de la brûlure de la plupart des cultures.

- Les Vents
Ici le vent dominant est l’Harmattan venant du Nord Cameroun. Ces vents sont généralement défavorables à
l'activité agricole car ils favorisent la verse des plantes, détruisent les maisons, véhiculent les microbes
responsables des maladies cryptogamiques chez certains animaux et plantes. Ils sont cependant favorables à
l'activité agricole dans la mesure où ils sont des agents de la pollinisation. La région étant située dans une zone
de plaine, elle est ainsi exposée à l'érosion éolienne.

• Végétation
C’est une zone de transition entre la forêt et la savane. Elle est caractérisée par des savanes péri forestières
entrecoupées de forêts galeries le long des cours d'eau permanent. Suite à l'action anthropique, on note des zones
de jachères où domine le Chromolaena odorata. La savane ici est arbustive avec une densité encore élevée en
arbuste avec une dominance en herbacées du Pennisetum purpureum caractéristique de la zone. Cependant on
note aussi des enclaves forestières où l'on dénombre des espèces arborescentes caractéristiques de forêts primaires.
Par endroit les tecks du genre Tectonia constituent des peuplements épars et abondants.

• Sol hydrographie
La région obéit à deux types de sols qui sont :
- Sols ferralitiques :
La zone subit l'influence d'un climat chaud et humide qui favorise une pédogenèse de type ferralitique,
caractérisée par une altération intense et profonde affectant la quasi-totalité des minéraux silicatés. Les altérites
sont caractérisées par des teintes vives allant de l'ocre au rouge. Teinte donnée par des oxydes d'aluminium
(alumine) et de la silice. Ces derniers se recombinant pour donner les argiles (DJAKOU - R. et al 1983). Les sols
de la zone sont connus à travers les travaux de prospection réalisés par SEGOLEN et VALERIE (1966),
VALERIE (1971 et 1973). Les sols ferralitiques faiblement dénaturés dominent la dépression centrée sur la
Sanaga et le Mbam d'une altitude comprise entre 450 et 500m (VALERIE 1971). Parmi ces sols, on distingue les

20
sols rajeunis appauvris. Les sols ferralitiques moyennement dénaturés se répartissent en bordure des sols
appauvris, faiblement rajeunis et les sols moyennement rajeunis avec érosion et remaniement (VALERIE, 1971).

- Les sols hydro-morphes


Ces sols s'observent dans toutes les zones hydro-morphes soumises à l'action d'une nappe phréatique permanente
proche de la surface et à faible oscillation. La présence d'une telle nappe est liée à de très faible variation de la
morphologie ou de la végétation. Aussi, la répartition de ces sols est très irrégulière. Il se développe aussi très
bien dans les vallées très larges à réseaux diffus (VALERIE, 1971). Cet auteur a décrit dans la région des sols
hydro-morphes à Gley et à Pseudo-Gley. Le pH de ces sols varie entre 6,5 et 6,8 en fonction des types de savanes.
Le pourcentage d'argile varie de 8.4 à 11,5% avec une grande variance d'éléments azote et carbone dont les
pourcentages respectifs varient entre 0,11 et 0,15 et entre 1,2 et 1,9. La pauvreté en phosphore de ces sols (9 à 19
ppm) traduit ici les faibles rendements des cultures. Ces sols, de par leur structure, sont très vulnérables à l'érosion
hydrique.
• Faune
Dans les zones de forêt, diverses espèces de bois d'œuvre sont présentes. La faune sauvage est très rare dans cette
Commune. On y rencontre que de petits mammifères tel que les rats, les hérissons ; les antilopes puis les reptiles :
vipères, cobra, varans et aussi des oiseaux. Il arrive qu'un chasseur rentre bredouille après toute une nuit passée
à épier le gibier.
• Emploi
L’importance de l’exode rural au Cameroun nous montre clairement le manque d’intérêt des jeunes faces à
l’agriculture. Aujourd’hui au Cameroun 2/3 de la population de 18-35 ans sont au chômage ou en sous-emploie.
Cette analyse est dramatique sachant qu’aujourd’hui un pays tels que le Cameroun à une capacité agricole
prépondérante et capable de résorber une grande partie du chômage de sa population. C’est pour cela
qu’aujourd’hui il est primordial de montrer l’exemple aux jeunes par exemple sur les capacités de l’agriculture à
leur confère les moyens financiers nécessaire.
• L'habitat et le cadre de vie
La moitié des logements dans les espaces Communaux est construite en matériaux définitifs, sans titre foncier.
La majorité de la population pour l'éclairage, utilisent le courant électrique. Pour la cuisine, elles utilisent presque
exclusivement le bois et le charbon de bois.
Le système sociopolitique en place dans l'espace territorial est le cantonnât. A la suite de la dernière réorganisation
administrative on relève la présence de chefferies traditionnelles de deuxième degré et de clan.
Les cantons sont coiffés par les chefs de canton. Ces derniers sont à la tête des villages dirigés par les chefs de
troisième degré.

Les espaces communaux de la zone présentent une dynamique de groupe très intéressante. Il existe en effet des
GIC reconnus et recensés par la Délégation d'Arrondissement de l'Agriculture parmi lesquels plus de 60% sont
les GIC de Femmes. On peut noter aussi des associations diverses (association des membres des UPP, les
associations de parents d'élèves, les associations villageoises de producteurs pour le cacao pour ne citer que
celles-là).

21
D. L’Environnement Infrastructurelle

• Etat des routes


La zone bénéficie de piste rurale et de route bitumée.
Ce bassin de production est doté d’une voie de communication viable (Bokito- Bafia – Yaoundé bitumée, qui
facilite l’écoulement des denrées agricoles vers les grands centres de consommation de l’ensemble du territoire
national voir des pays de la sous-région.
Il existe certaines pistes de desserte rurale qui sont en majorité impraticables ; ce qui rend certains villages de la
commune enclavés.
Il existe deux axes centraux qui relies les villes de Yaoundé/Bafia et Bafia/Bokito, hormis ceux-ci les routes sont
majoritairement des pistes qui sont totalement impraticables durant les saisons des pluies.
• Eau et Energie
Le département du Mbam-et-Inoubou occupe le Nord-Ouest de la province du centre au Cameroun. C'est un
département à forte coloration rurale qui est parsemé de quelques petits centres urbains. Il connait de nombreux
problèmes d'approvisionnement des populations en eau potable.
Le Mbam-et-Inoubou juxtapose des zones favorables à l'exploitation des eaux souterraines et des secteurs peu
propices. L'approvisionnement quotidien en eau des populations est assuré par le réseau SNEC dans les centres
urbains et par les ouvrages d'hydraulique villageoise dans les zones rurales. Ces ouvrages sont inégalement
répartis sur l'ensemble du département. Certaines communes telles que Bokito ou Bafia sont mieux loties. Dans
l'ensemble, seuls 65 des 171 villages du département ont un point d'eau. Sur les 315 points d'eau que nous avons
recensés, seuls 69 % sont fonctionnels. Il existe un large déficit au niveau du taux de couverture en eau potable.
Ce dernier est de 5.5 % en milieu urbain et de 30 % en milieu rural.
Cette situation est exacerbée par l'inexistence de plate-forme de concertation entre les différents acteurs du
domaine de l'hydraulique qui opèrent dans le département. Il en résulte un laisser-aller préjudiciable à
l'approvisionnement en eau des populations et à l'efficience de certains points d'eau.
Sur l'ensemble du département, on dénombre quatre principaux modes de gestion des points d'eau (comité de
gestion, gestion intégrée au sein d'un comité de développement ou d'un groupe d'initiative commune, gestion par
délégués, gestion individualisée). Ces modes ont des résultats variables, ce qui explique la variation de la
permanence et de la disponibilité de l'eau en fonction des villages.
En se fondant sur les lois de la décentralisation qui désormais confèrent aux municipalités le service de
l'approvisionnement en eau des populations et pour remédier à la carence observée, les neuf communes du
département ont décidé de se réunir au sein d'une association dénommée ASCOMI. A travers cette association,
elles comptent mettre en commun leurs savoir-faire et leurs moyens afin de définir une politique intercommunale
de gestion de l'eau au sein du département. Une telle politique doit prendre en compte un certain nombre de
paramètres notamment ceux qui ont trait au contexte sociologique de la région, mais également la volonté des
populations bénéficiaires.
Les neuf communes doivent au préalable mettre sur pied un organe intercommunal de gestion de l'eau. Celui-ci
aura pour fonction de superviser l'ensemble du processus, de définir les rôles et les responsabilités de chaque
acteur et de centraliser les différentes interventions sur le territoire. Etant donné la faible expertise technique et
le peu de moyens logistiques et financiers des municipalités, une politique intercommunale efficace devra passer
par une délégation de gestion des différents ouvrages d'approvisionnement en eau. Cette délégation peut se faire
à travers la gérance, l'affermage ou la concession. Elle ne signifie pas l'abandon du processus aux exploitants
mais elle permet une amélioration du service de l'eau. Bien entendu, il faut matérialiser toutes les relations entre
22
les différents acteurs du processus par des contrats. La structure de gestion intercommunale devra capitaliser les
enseignements des différents modes de gestion mis en œuvre, promouvoir les modes de gestions efficaces et les
répliquer dans les zones à problèmes.
La région est dotée d'un parc important d’ouvrages d'hydraulique villageoise géographiquement mal repartis et
parfois en panne.
Elle regorge de :
- Des points d'eau équipés de pompes manuelles dont certains sont en panne.
- Des réseaux scan water sont plus ou moins fonctionnels selon les communes.
- Dans certaines communautés, et pour quelques familles l'alimentation en eau se fait dans des sources non
aménagées existantes.
La répartition des points d’eau est très hétérogène dans les différentes communes et cela engendre des grandes
distances pour certaines populations pour obtention d’une eau saine.
Les lignes électriques ont été installées de manières très aléatoires et de fait certaines zones sont dans une
obscurité totale, les coupures sont très récurrentes et beaucoup de personnes utilisent d’autres moyens
d’alimentation tels que les panneaux.
• Sécurité
Les populations dans la grande majorité se connaissent et vivent en assez bonne harmonie comme dans la plupart
des zones rurales.
• Infrastructures de communication
On note au niveau de Bokito la présence adéquate des infrastructures de communication qui facilitent l’accès aux
réseaux téléphoniques (MTN, Orange, Camtel) et aux ondes radio, aux NTIC, permettant une communication
permanente entre l’exploitation et ses partenaires.

1. Environnement économique

Les Activités économiques principales dans la zone sont :


• Elevage : Bovins, Ovins, Volaille, porcins ;
• Pêche : Carpes, tilapia, poisson vipère, silure ;
• Commerce : vente des produits agricoles, alimentaires, débit de boisson, boutique ;
• Agriculture : manioc, macabo, maïs, patate, gombo, arachide, palmier à huile, cacao ;
L’agriculture
Une large majorité (95%) de la population active pratique l'agriculture.
Cette agriculture concerne les cultures de rente et les cultures vivrières. Les outils de production sont
rudimentaires et ne permettent pas d'obtenir des productions importantes.
La conséquence est la difficulté d'exploitation de grandes superficies.
La liste non exhaustive de ces outils est la suivante : houe à longue manche, houe à courte manche, machette,
hache.
23
Les moyens de transport dans le domaine agricole sont dérisoires. Le charroi se fait principalement dans les
contenants (sac, cuvette...) posés sur la tête ou sur le dos. Quelques exploitants utilisent d'autres moyens de
transport : porte tout (pousse-pousse, porte charge), bicyclette et brouette. Le moyen d'acquisition des facteurs
de production est le paiement au comptant. L'argent provient des efforts personnels de l'exploitant, de ses
économies, des tontines. Les subventions et le crédit ne sont pas des sources de financement courantes. Les
principales cultures sont : le maïs, le cacao, l'arachide, la patate.
La liste des blocages au développement de l'agriculture est très longue mais ceux qui reviennent couramment
sont :
-L'insuffisance d'engrais ;
-L'insuffisance de semences améliorées.
-La difficulté d'évacuation
Le département du Mbam est essentiellement agricole. La cacao-culture, l’agriculture vivrière et le petit élevage
(Bovins, Ovins, Volaille, porcins) sont les principales spéculations.
La cacao-culture
La vente du cacao est la principale source de revenu des ménages au sein de ce département. C’est une activité
qui mobilise une importante main d’œuvre et occupe plus de la moitié des terres cultivables. La main d’œuvre
est d’origine diverse et est généralement constituée des jeunes qui n’ont pas accès à la ressource foncière et des
émigrés en provenance des provinces du Nord-Ouest. La filière est plus ou moins organisée, plusieurs
groupements des producteurs (GICS et Unions des GICS) sont actifs dans la Commune et essayent tant bien que
mal d’organiser la vente des produits. Cependant, la production cacaoyère est confrontée à plusieurs problèmes
notamment : la vieillesse des plantations, l’indisponibilité des terres pour les extensions, l’inefficacité des
interventions phytosanitaires.
La culture vivrière
L’agriculture vivrière est la deuxième source de revenus dans les ménages. Elle est dominée par la culture des
tubercules (ignames, macabo, patate, manioc), les légumes, et le maïs. Elle est également caractérisée par la taille
des exploitations qui sont très réduites et de plus en plus infertiles.
La pêche
La présence du fleuve Mbam dans la région permet la pratique de la pêche continentale.
Les outils de pêche utilisés sont : les filets, les hameçons.
Les modes d’acquisition des équipements de pêche restent l’achat au comptant. Le poisson est surtout consommé
ou vendu en frais.
L’élevage
L’élevage est une activité marginale, caractérisée par le petit élevage des ruminants et la basse-cour. On note
toutefois l’émergence de quelques élevages porcins et bovins.
L’agro-industrie
Le département dispose de quelques unités de transformation agro industrielle artisanales, tels que des moulins à
maïs et d’une minoterie.

24
Le tourisme
Le tourisme bien que marginal, occupe également une place non négligeable dans le département. Les
infrastructures hôtelières sont disponibles, constitués d’hôtel et d’auberge.
Le transport
Après l’agriculture, le transport est la deuxième activité économique du département. Il comprend trois
catégories : les transporteurs interurbains, les transporteurs périurbains, les transporteurs intra urbains.
• Le transport interurbain : Ce type de transport relie les axes Ombessa/Yaoundé et Ombessa/Bafia. Il est
dominé par une agence de voyage et les « clandos »
• Le transport intra urbain : Le transport urbain est essentiellement assuré par les motos taxi
• Le transport péri urbain : Le transport péri urbain est facilité par les motos taxis et « clandos ».
Le commerce
L’activité commerciale se résume au petit commerce, de vivres et des objets de premières nécessités (objets
ménagers, produits pétroliers).
Les activités commerciales gravitent autour de la vente des produits agricoles et de l'artisanat. Les marchés
périodiques constituent les principaux centres d'échanges économiques pour les populations.
Nous pouvons aussi citer le marché Djoumba à Bafia qui se tient chaque vendredi et où les échanges se font tous
les jours avec les populations de l'intérieur et celles venantes de Yaoundé ou de l'Ouest Cameroun.

E. Marché, clients,

La demande nationale en maïs est estimée à plus du double de la production, celle des pays de la sous-région
CEMAC encore plus et celle, européenne pratiquement illimitée avec les besoins exprimés des pays du Nord
pour la fabrication des biocarburants.
En ce qui concerne le maïs en 2013, la production nationale de cette céréale au Cameroun avoisine 1,8 million
de tonnes, pour une demande nationale estimée à plus de 2 millions de tonnes, apprend-on. En tenant compte des
besoins de l’industrie brassicole locale, le déficit de production est de 200 000 tonnes.
Au Cameroun les plus gros besoins sont ressentis au niveau des ménages pour la consommation
domestique, pour les brasseries et distilleries locales, pour les provenderies et les amidonneries.
Par exemple, pour la consommation humaine, le choix d’une variété peut être en fonction des habitudes
alimentaires.
- Dans les régions du Centre et du Sud, on note une préférence pour la variété de maïs « Bénédicte » (CMS
8704) de couleur jaune consommé frais comme légume sous diverses préparations comme le « Sanaga »,
le maïs braisé ou bouilli. A l’Ouest et dans l’Adamaoua, le maïs blanc est prisé pour faire le couscous.

De manière générale, la culture du maïs a de nombreux débouchés, entre autres, les provenderies, les fermes
d’élevages, les sociétés brassicoles, les ménages.

- Les demandes constantes et pressantes des pays de la sous-région (Tchad, Gabon, Guinée
Equatoriale etc) se font directement dans les principaux bassins de production par des négociants
originaires de ces pays qui n’hésitent pas à acheter aux producteurs locaux toute la production encore sur
pied avant la récolte et à des prix exorbitants, entraînant ainsi producteurs et consommateurs dans une
dangereuse spirale des enchères
25
Au stade actuel, la concurrence dans la filière maïs n’est pas très visible. D’autres coopératives à l’instar
de SOCOMAC dans l’Adamaoua, SOCOOFAB dans le Centre et COOPAGRO dans l’Est du pays produisent
également du maïs à haut rendement. A priori, ces derniers ne représentent pas des concurrents du fait de la
demande importante de maïs au niveau nationale.

Face à cette éventuelle concurrence, notre démarcation sera perçue à travers des avantages concurrentiels
sur le respect du taux d’humidité, la propreté et l’offre du maïs sans cassure. L’importation du maïs grain
constitue une sérieuse concurrence car le prix d’importation du kilogramme de maïs est en deçà de 160 F CFA.
Une politique de vente par commande exclusive sera utilisée par la coopérative. Toutefois, des prospectus
et affiches seront produits. La coopérative prendra certainement part, dans la mesure du possible, aux différentes
foires et expositions.
L’action commerciale sera déployée à travers des prospections dans le marché cible et des informations
disponibles par divers canaux (dépliants, banderoles) conçu à cet effet. La promotion en amont se fera par la
sensibilisation des producteurs sur les avantages de la coopérative et la fidélisation des coopérateurs.
En aval, les agrobusiness identifiés recevront toutes les informations susceptibles d’orienter leurs
commandes.

1. Marketing

Cible Court terme : sté NKAM, SPC, SOCOCHAIR, SOCAVB.


Long terme : des industries brassicoles et avicoles
Objectif de Satisfaire les besoins alimentaires des populations, des agro-industries et
communication de réduire le déficit de production de maïs et manioc au Cameroun
Message « Consommer local, la qualité à moindre cout »
Plan de Action Planning Objectifs
communication Phoning du Avril, octobre, Écouler la production
portefeuille novembre (avant avant même la récolte
mailing récolte)

2. Distribution

Dans le cadre de la distribution de notre production, nous mettrons en place une politique de distribution sélective,
nous allons donc sélectionner les points de ventes qui vont distribuer nos produits sur des critères qui
correspondent à notre positionnement.
Notre stratégie de distribution sera monocanale soit un seul canal de vente.
La vente de notre production se fera par canal direct, cela signifie que nous allons vendre directement à nos
clients.

V. Perspective de développements

A. Création de valeur ajouté,

Après la mise en place totale de l’activité d’agriculture de seconde génération.


26
Le projet de la Coopérative des Producteurs de maïs du MBAM portera sur la fabrication de la provende à partir
du maïs et du soja produits par coopérative. La provende ainsi produit sera destinée aux éleveurs de la localité et
des environs, aux vendeurs détaillants de la localité du département du Mbam dans un premier temps ;
éventuellement il serait cohérent de créer un dépôt de vente en gros et détail dans la ville de BAFIA. Dans un
second temps, de crée une coopérative « des éleveurs du Mbam » d’ici 2020 avec le soutien de programme
« PRODEL » Cameroun.
Localisé à BOKAGA dans l’arrondissement de BOKITO, département de MBAM INOUBOU, Région du Centre.
Une unité de fabrication d’aliment de bétail est le tout premier dans le département compte tenu de nombreux
élevages volailles qui existent dans la région et qui s’approvisionnent auprès des grossistes des environs, qui
également s’approvisionnent à Yaoundé.
L’étude du marché, ainsi que le business plan est en cours d’élaboration avec le soutien du cabinet « AGRO-
PME » dans le cadre du programme d’accompagnement « DIAST’INVEST ».

1. Création d’emplois, de revenu,

Evolution des coopérateurs et des superficies emblavées


Intitules Unités Années
2020 2021 2022 2023 2024
Effectifs des coopérateurs Personne 31 45 55 65 80
Superficie moyenne par Ha 3,3 5,6 6,4 8,5 8,8
coopérateur
Superficie cultivée première ha 150 250 350 550 700
campagne
Superficie cultivée deuxième ha 150 250 350 550 700
campagne
Rendement moyen T/HA 4,0 6,0 6,0 6,0 6,0
Production T 1 200 3 000 4 200 6 600 8 400
(Superficie*Rendement)
Part Commercialisée (95%) T 570 1 425 1 995 3 135 3 990
1ère campagne
Part Commercialisée (95%) T 570 1 425 1 995 3 135 3 990
2ème campagne
Part total commercialisée T 1 140 2 850 3 990 6 270 7 980
Part Consommée (5%) T 60 150 210 330 420

2. Bénéficiaires, usagers,

Les porteurs du projet souhaitent que le projet soit bénéfique :

- Pour les populations locales : la création d’emplois dans les familles, permettra d’améliorer le niveau de vie de la
population rurale en leurs permettant d’avoir des sources de revenus stables et constantes. Cela allant des
agriculteurs au éleveurs.

- Pour les populations nationales et de la sous-région : la mise en place du projet permettre de lutter contre les
problèmes majeurs qui sont aujourd’hui un véritable fléau pour la population camerounaise et ceux des sous
régions. La lutte contre la malnutrition et sous-nutrition aujourd’hui dans cette zone d’Afrique centrales doit être
27
une priorité pour les populations et les gouvernements de la zone CEMAC. Notre projet sera vecteur
d’amélioration du niveau de vie en passant par une meilleure nutrition. Il est donc évident qu’avec les capacités
de notre département, nous pouvons clairement le faire devenir « un véritable grenier agricole et d’élevage ».

B. Le marché :

L’offre nationale du maïs est estimée à 1 500 000 tonnes. Celle–ci est répartie inégalement dans les 10 Régions
du pays, toutes étant des bassins de production du maïs, denrée très prisée des populations.
La production de la Région du Centre en 2008 est estimée à 250 000 tonnes, le Grand Mbam et la Lékié
en constituant les principaux bassins. Elle est plus faible dans la Haute Sanaga, et celle-ci est en partie consommée
sur place et le reste vendu aux revendeuses locales et négociants divers en provenance des grands centres urbains
tels que Douala et Yaoundé, à tel point que la rupture des stocks survient bien avant les récoltes suivantes,
prolongeant ainsi la période de soudure.
Cette production reste concentrée chez les petits producteurs locaux pratiquant l’agriculture traditionnelle
sur des petites exploitations dépassant difficilement le quart d’hectare et ne disposant que d’un matériel sommaire.
Les engrais sont rarement utilisés eu égard à leur coût, et les traitements phytosanitaires absents pour les mêmes
motifs, d’où les faibles rendements (régulièrement inférieurs à 500 kg par hectare).
Le secteur intermédiaire représenté par les exploitations de moyenne importance tarde véritablement à
décoller malgré la constitution de plus en plus marquée des organisations paysannes ; ceci est dû en grande partie
à l’absence d’un véritable système de crédit adapté, bien géré et bien suivi pour booster cette filière pourtant
porteuse.
Le secteur privé moderne est tout simplement absent dans ce département, d’où la présence du présent
projet comme début de solution à cette lacune sachant que la zone de Bokito compte aujourd’hui plus 20 milles
hectares vierges de toutes culture.
La demande nationale en maïs est estimée à plus du double de la production, celle des pays de la sous-région
CEMAC encore plus et celle, européenne pratiquement illimitée avec les besoins exprimés des pays du Nord
pour la fabrication des biocarburants.
En ce qui concerne le maïs en 2013, la production nationale de cette céréale au Cameroun avoisine 1,8
million de tonnes, pour une demande nationale estimée à plus de 2 millions de tonnes, apprend-on. En tenant
compte des besoins de l’industrie brassicole locale, le déficit de production est de 200 000 tonnes.
Au Cameroun les plus gros besoins sont ressentis au niveau des ménages pour la consommation
domestique, pour les brasseries et distilleries locales, pour les provenderies et les amidonneries.
Par exemple, Pour la consommation humaine, le choix d’une variété peut être fonction des habitudes alimentaires.
- Dans les régions du Centre et du Sud, on note une préférence pour la variété de maïs « Bénédicte » (CMS
8704) de couleur jaune consommé frais comme légume sous diverses préparations comme le « Sanaga »,
le maïs braisé ou bouilli.
- A l’Ouest et dans l’Adamaoua, le maïs blanc est prisé pour faire le couscous.
De manière générale, La culture du maïs a de nombreux débouchés, entre autres, les provenderies, les fermes
d’élevage, les sociétés brassicoles, les ménages.
Les demandes constantes et pressantes des pays de la sous-région (Tchad, Gabon, Guinée Equatoriale etc) se
font directement dans les principaux bassins de production par des négociants originaires de ces pays qui
n’hésitent pas à acheter aux producteurs locaux toute la production encore sur pied avant la récolte et à des prix
exorbitants, entraînant ainsi producteurs et consommateurs dans une dangereuse spirale des enchères.

28
C. La clientèle potentielle

La SPC est ciblée par la coopérative en vue de son partenariat dans le cadre du programme PIDMA.
Sa demande est élevée et sans cesse croissante. La PDM COOP CA vise à satisfaire la demande de
l’agrobusiness qui est estimée dans le tableau ci-après.

Tableau 1 : Estimation des besoins des Agrobusiness (en tonnes) c


Années 2016 2017 2018 2019 2020
2 000 2 500 3 000 3 500 4 000
SPC

TOTAL 2 000 2 500 3 000 3 500 4 000

Source : Société des Provenderies du Cameroun (SPC)

Au stade actuel, la concurrence dans la filière maïs n’est pas très visible. D’autres coopératives
à l’instar de SOCOMAC dans l’Adamaoua, SOCOOFAB dans le Centre et COOPAGRO dans l’Est du
pays produisent également du maïs. A priori, ces derniers ne représentent pas des concurrents du fait
de la demande importante de mais au niveau national.

En aval, les agrobusiness identifiés recevront toutes les informations susceptibles d’orienter leurs
commandes.

Tableau 2 : liste non exhaustive des Principaux acheteurs du maïs au Cameroun

Organisme Siège Adresse et Téléphone

Complexe avicole de Yaoundé BP 13 691


MvogBetsi
Tél : 22 31 60 88
fax 22 31 87 42

Société des Provenderies du Bafoussam Tél : 33 44 18 47


Cameroun
33 44 11 56 49
33 44 66 70

Elevage Madiesse Fils Bafoussam BP 1294


Tél :33 44 66 01
699 92 61 17

GELOCAM Bafoussam BP 795


Tél : 6 99 99 61 06
677 71 47 46

SOCAVB Douala BP 2102


Tél : 33 37 17 13

29
677 70 63 89

Société NKAM Sarl Yaoundé (gare BP 3153


marchandises par la
Tél : 6 99 83 48 79
route EtoaMeki)
22 22 54 44

Complexe agropastoral du Yaoundé (derrière Tel :677 21 83 50


Cameroun base militaire
679 34 72 76
Simbock-Eloumden1)

Multi ventes Douala (face Tel : 6 99 25 70 79


poissonnerie
699 38 07 52
populaire nouvelle
route Bonabéri)
AmougouOwona Joseph Yaoundé Tel :6 99 98 01 15
Quartier Ewonkang 670 72 15 47
Douala (face Garanti
Ets Source des Aliments Tel : 699 70 94 06
Express Bonabéri)

BP 2945
GIC PCSML Douala
Tél :677 76 16 12

BP 9314
Société MDA Sarl Douala Tél : 33 39 28 80
677 67 25 66

VI. PRODUCTION

A chaque début de campagne, la Société Coopérative approvisionne ses coopérateurs en


semences améliorées et autres intrants auprès que la coopérative acquiert de notre fournisseur
principale « AGRISHOP » à chaque début annuel de campagne.
La coopérative assiste tout au long du processus de production l’ensemble des coopérateurs. Pour
cela, ils bénéficient de l’appui d’un chargé de production, d’un directeur ingénieur agronomes et d’un
conseiller agricole du programme PIDMA pour l’encadrement et le respect de l’itinéraire technique
dans la culture. Elle met également à leur disposition des égreneuses. Aussi, elle achète, sèche et
conditionne le maïs grain qui est ensuite revendu aux différents agro business. Les bonnes pratiques
agricoles respectueuses de l’environnement seront encouragées et pérennisées.

La Coopérative envisage de monter un programme de collaboration avec l’appui des instituts de


recherche tels que l’IRAD et l’IITA afin d’améliorer à terme le rendement par hectare (4t à 6t en 2022).
De même, la coopérative bénéficiera de l’accompagnement du PIDMA qui a déjà un partenariat avec
l’IRAD et l’IITA.

Dans notre région, il existe deux campagnes au cours d’une année. La première campagne débute
autour du 15 mars-15 avril et la deuxième campagne autour du 15-25 août. Le cycle de production

30
passe par les phases de semis (mois 1), germination- sevrage (mois 2), croissance (mois 3), fécondation
(mois 4), croissance de l’épi et de récolte (mois 5).

Tableau 2 : Calendrier des activités agricoles


Période
Activités
Jan Fév. Mar Avr Mai Jui. Juil. Aoû. Sept Oct. Nov. Déc.
Choix et délimitation du site
Dessouchage
Achat des semences, engrais
Achat produits phytosanitaires
Défrichage et labour
Semis + lutte intégrée
Epandage engrais
Sarclage, buttage, Achat de sacs
Traitement phytosanitaire
Récolte, pré stockage (cribs des coopérateurs)
Egrainage, pesage et transport des sacs à
l’entrepôt
Triage, séchage, pesage et reconditionnement
(sacs de 75kg)
Commercialisation

1ere campagne

2eme campagne

De façon groupée la PDM COOP CA à déjà mis en place deux année de campagnes agricoles :

ÉVOLUTION DE PRODUCTION EN
TONNES PAR HECTARES

2.5

1.5

0.5

1ER CAMPAGNE 2ÉME CAMPAGNE

2018 2019

Pour sa réussite et une évolution croissante du rendement à l’hectares, la PDM COOP CA pourra
compter sur l’expérience de ses membres et de ses administrateurs qui sont des producteurs
importants et dotés d’une expérience significative.
Pour la première campagne de 2018, la coopérative a emblavé plus de 100 ha de maïs et projette
faire évoluer ses superficies aux prochaines campagnes.

31
A. Objectifs

Quantitatifs Qualitatifs
Minima - Produire 200 hectares de - Amélioration de
maïs pour le 31/12/2019 l’infrastructure
- Produire 500 hectares de routière
maïs pour le 31/12/2020 - Création de points
- Rendement au 31/12/2019 d’eaux
sur un maïs vendu au - Amélioration des
minima a 170 FCFA/kilo : classes
1 020 000 000 FCFA - Lutter contre l’exode
- Emploie crée au rural
31/12/2018 : 100 - - valoriser l’activité
agricole
- - créer de l’emploi
pour les jeunes
- - crée une autonomie
alimentaire
- - offrir un débouché
aux producteurs pour
améliorer leurs
revenus,
- - contribuer à la
valorisation des
ressources locales du
Cameroun et à la
limitation des
importations de
produits agricoles,
- - offrir à la clientèle
des produits locaux de
bonne qualité et
compétitifs.
Medium - Réductions du taux de
chômages de moitié
dans la zone de
Bokito
- Produire 500 hectares de
- Améliorations du
maïs pour le 31/12/2019
système éducatifs de
- Produire 1000 hectares de
la zone de Bokito
maïs pour le 31/12/2023
- Aide à la création de
- Rendement au 31/12/2023
nombre groupement
sur un maïs non
de jeunes, de femmes
transformé vendu au
et d’hommes dans la
minima à 170 FCFA/kilo :
zone de Bokito
2 040 000 000 FCFA
- - lutter contre l’exode
- Emploie crée au
rural
31/12/2023 : 200
- - valoriser l’activité
agricole
- - créer de l’emploi
pour les jeunes
32
- - crée une autonomie
alimentaire
- - offrir un débouché
aux producteurs pour
améliorer leurs
revenus,
- - contribuer à la
valorisation des
ressources locales du
Cameroun et à la
limitation des
importations de
produits agricoles,
- - offrir à la clientèle
des produits locaux de
bonne qualité et
compétitifs.
maxima - Produire 700 hectares de - Créations de centres
maïs pour le 31/12/2019 de formation agricoles
- Produire 1200 hectares de dans la région du
maïs pour le 31/12/2023 Mbam
- Rendement au 31/12/2023 - Amélioration du
sur un maïs non système de santé dans
transformé vendu au la région du Mbam
minima de 170 - Développement
FCFA/KILO : économique de la
2 448 000 000 FCFA région du Mbam
- Emploie crée au - - lutter contre l’exode
31/12/2023 : 220 rural
- - valoriser l’activité
agricole
- - créer de l’emploi
pour les jeunes
- - crée une autonomie
alimentaire
- - offrir un débouché
aux producteurs pour
améliorer leurs
revenus,
- - contribuer à la
valorisation des
ressources locales du
Cameroun et à la
limitation des
importations de
produits agricoles,
- - offrir à la clientèle
des produits locaux de
bonne qualité et
compétitifs.

33
B. LES STRATEGIES COMMERCIALES ET MARKETING

Face à la concurrence, notre démarcation sera perçue à travers des avantages concurrentiels sur le respect du
taux d’humidité, la propreté et l’offre du maïs sans cassure. L’importation du maïs grain constitue une sérieuse
concurrence car le prix d’importation du kilogramme de maïs est en deçà de 160 F CFA.
L’avantage étant que dans le cadre du programme PIDMA, la coopérative a signé un contrat d’achat avec la
SCP pour un prix de 160 FCFA le kilogrammes, en parallèle la coopérative reste à l’écoute du marché car les
prix évoluent en fonction de la loi de l’offre et de la demande.
De ce fait, par moment la coopérative conservera au sein de leur silo de stockage leur production afin de les
vendre à d’autre provenderies en période pénurie.

Evolution des prix

200

160 160

130 130

100

50 50
40
30 30 30
20

PERIODE 1 PERIODE 2 PERIODE 3

Offre Demande prix de vente (CFA/KG)


prix d'achat (CFA/KG) Bénéfice

Comme vous le voyez, les prix de ventes du maïs grain évolue en fonction de la loi et de l’offre du marché
En parallèle, des contrats d’achats sont signé avec les coopérateurs pour l’achat de leurs maïs en fonction du
prix de la revente aux provenderies ;
Le différentiel entre le prix d’achat et le prix de vente représente une partie de des bénéfices de la coopérative.

34
Source de revenus

2% 8%

15% location de materiels agricoles


ventes de semences
ventes d'intrants
50%
Vente de mais grain
Divers
25%

D’autre part, une politique de vente par commande exclusive sera utilisée par la coopérative. Toutefois, des
prospectus et affiches seront produits. La coopérative prendra certainement part, dans la mesure du possible,
aux différentes foires et expositions.
L’action commerciale sera déployée à travers des prospections dans le marché cible et des informations
disponibles par divers canaux (dépliants, banderoles) conçu à cet effet. La promotion en amont se fera par la
sensibilisation des producteurs sur les avantages de la coopérative et la fidélisation des coopérateurs.

VII. Ressources,

A. Tableau 3: Budget d'investissement 2019 – 2020

Designations Code Bilan Unite Prix/unite Coût Total

Batiment Bâtiment et 1 40 40
installation 000 000 000 000
Tracteur Matériel Agricole 1 20 20
000 000 000 000
Sémoir - épandeur Matériel Agricole 1 5 5
000 000 000 000
Stock de disque Matériel Agricole 10 2
250 000 500 000
Charrue à 3 disques 1 2 2
230 000 230 000
Rateau a disque Matériel Agricole 1 4 4
500 000 500 000
Bineuse Matériel Agricole 1 4 4
500 000 500 000
Dispatcheuse Matériel Agricole 1 1 1
000 000 000 000

35
Pulvérisateur sur tracteur Matériel Agricole 1 5 5
000 000 000 000
Camion Matériel Agricole 1 32 32
500 000 500 000
Silo de stockage Matériel Agricole 4 4
1 000 000 000 000
Matériel informatique Matériel Agricole 2 2
1 000 000 000 000
Couseuse électrique Matériel Agricole
1 200 000 200 000
Humidimètre Matériel Agricole
1 500 000 500 000
Remorque 6 T pour tracteur Matériel Agricole 6 6
1 500 000 500 000
GPS Matériel Agricole
1 500 000 500 000
Moto Matériel Agricole
1 500 000 500 000
Egraineuse 10 CV Matériel Agricole 2 2
1 500 000 500 000
Mobilier de bureau Bâtiment et 1
installation 5 200 000 000 000
Crique 40 tonnes Bâtiment et
installation 1 80 000 80 000
BASCULE 1 1
1 000 000 000 000
Extincteur Outillage et mat
de maint. 1 60 000 60 000
Petit matériel agricole 1 1
1 000 000 000 000
137 070
000

B. TABLEAU D’AMORTISSEMENT DE L’EMPRUNT

Dans le cadre du programme PIDMA, la coopérative a obtenu un prêt de la BICEEC de 43 000 000 FCFA.

A1 A2 A3 A4
Capital début 66 418 824,0 49 814 118,0 33 209 412,0 16 604 706,0
période
Net à payer 16 604 706,0 17 139 856,0 17 139 856,0 17 139 856,0
(annuel)
Intérêt 535 150,0 535 150,0 535 150,0 535 150,0
(annuels)
Amortissement 16 604 706,0 16 604 706,0 16 604 706,0 16 604 706,0

Capital fin de 49 814 118 33 209 412 16 604 706 0


période

36
VIII. BILAN

A. BILAN PREVISIONNEL 2019 – 2023

Bilan (Balance Sheet)


Poste 2019 2020 2021 2022 2023
ACTIF
Actif immobilisé (AI) 380 069 356 361 330 364 299 868 273 871
472 026 580 134 689
Terrains 0 0 0 0 0
Batiments et installations 302 044 287 200 272 355 257 511 242 666
472 026 580 134 689
Matériel Agricole 59 457 52 057 44 657 32 757 25 357
000 000 000 000 000
Autres matériel agricoles 5 456 000 4 092 000 2 728 0001 364 0
000
MATERIEL DE TRANSPORT 13112000 13012000 10624000 8236000 5848000
Actif circulant (AC) 216 000 144 000 144 000 144 000 72 000
000 000 000 000 000
creance sur vente de maiis 52 895 102 037 320 304 794 285
premiere campagne 022 454 615 559
Créances sur vente mais 2e campagne 216 000 144 000 144 000 144 000 72 000
000 000 000 000 000
Trésorerie Actif (TA) 192 860 249 431 392 509 572 639 855 441
144 514 786 960 978
Trésorerie (avoir en banque) 192 860 249 431 392 509 572 639 855 441
144 514 786 960 978
Total actif (AI+AC+TA) 841 824 749 792 968 911 1 336 1 995
639 540 820 812 710 599 226
PASSIF
Ressources stables (RS) I+II 816 871 520 947 892 034 1 388 1 940
804 454 568 687 819 861 617
Capitaux propres I 800 267 503 807 874 894 1 371 1 927
098 598 712 547 963 042 702
Capital Social 151 600 151 600 151 600 151 600 151 600
442 442 442 442 442
Réserves légales 0 6 064 018 12 128 18 192 24 256
035 053 071
Report à nouveau 0 96 081 323 356 680 753 1 163 989
821 779 875 108
Résultat Net de l'exercice 111 174 180 250 061 387 809 521 001 587 197
318 456 594 081
Subvention MINMAP 537 492 0 0 0 0
476
Dettes financières II 16 604 17 139 17 139 17 139 13 818
706 856 856 856 915
Dettes Financières (emprunts 16 604 706 17 139 856 17 139 17 139 13 818 915
bancaires et autres) 856 856
Passif circulant (PC) 54 757 123 164 191 010 256 612 289 216
432 530 627 725 473
Dettes circulantes (aux producteurs) 0 0 0 0
Dettes circulantes (Impôt sur les 54 757 432 123 164 191 010 256 612 289 216
sociétés) 530 627 725 473
37
Total Passif (RS+PC) 871 629 644 111 1 083 1 645 2 230
237 984 045 195 300 544 078 090
-29 804 105 680 -114 133 -308 -234 478
598 556 375 487 835 864

B. BILAN 2018

BILAN 2018

Exercice N -1
ACTIF PASSIF Exercice N Exercice N -1
N et N et

Actif immobilisé (a) : Capitaux propres (c) :

Immobilisations incorporelles: Capital 0 500 000


- fonds commercial (b) 0 0 Ecart de réévaluation (c) 0 0
- autres 0 0 Réserves: 0 0
Immobilisations corporelles 0 127 570 000 - réserve légale 0 0
Immobilisations financières (1) 0 75 000 - réserves réglementées 0 0
Tot al I 0 127 645 000 - autres (4) 0 0
Report à nouveau (d) 0 0
Actif circulant : Subventions 179 500 000
Stocks et en-cours [autres que marchandises] (a) 0 0 R ésult at de l'exercice [ bénéf ice ou pert e] (d) 0 0
M archandises (a) 0 25 307 800 Provisions réglementées 0 0
Avances et acomptes versés sur commandes 0 0 Tot al I 0 180 000 000
Créances (2): Provisions pour risques et charges ( II) 0 0
- clients et comptes rattachés (a) 0 0 Dettes (5) :
- autres (3) 0 0 Emprunts et dettes assimilées 0
Valeurs mobilières de placement 0 0 Avances et acomptes reçues sur commandes en cours 0 0
Disponibilités (autres que caisse) 0 0 Fournisseurs et comptes rattachés 0 0
Caisse 0 23 000 000 Autres (3) 0 0
Tot al II 0 48 307 800 Tot al III 0 0
Charges constatées d'avance (2) (*) ( III) 0 Produits constatés d'avance (2) ( IV ) 0 0

TOTA L GEN ER A L ( I+II+III) 0 175 952 800 TOTA L GEN ER A L ( I+II+III+IV ) 0 180 000 000

(1) Dont à moins d'un an (4)Dont réserves statutaires

(2)Dont à plus d'un an (5) Dont à plus de 5 ans

(3)Dont comptes courants d'associés Dont à plus d'un an et moins de 5 ans

Dont à moins d'un an

Résultat -4 047 200 Situation nette -3 547 200

38
IX. Eléments financiers

A. Tableau 4: Compte de résultat prévisionnel

LIBELLES 2020 2021 2022 2023 2024


Vente Maïs Grain 1ère campagne 91 200 000 228 000 319 200 501 600 638 400 000
000 000 000
Vente Maïs Grain 2ème 91 200 000 228 000 319 200 501 600 638 400 000
campagne 000 000 000
Vente Intrants 35 617 500 59 362 83 107 500 130 597 166 215 000
(Semences+Engrais+GIP) 1ère 500 500
campagne
Vente Intrants 35 617 500 59 362 83 107 500 130 597 166 215 000
(Semences+Engrais+GIP) 2ème 500 500
campagne
Subvention d'exploitation 20 250 000 0
(Semences)

Autres revenus 17 280 000 47 520 47 520 47 520 47 520 000


000 000 000
TOTAL Chiffre d'affaires 291 165 000 622 245 852 135 1 311 915 1 656 750
000 000 000 000

Achat des Intrants 1ère campagne 23 280 000 37 750 76 475 120 175 152 950 000
(hors semences) 000 000 000
Achat des Intrants 2ème 21 870 000 37 750 76 475 120 175 152 950 000
campagne (hors semences) 000 000 000
Variation stock des Semences 20 250 000 37 125 0 0 0
000
Variation stock des engrais 0 0 0 0 0
Achat des semences 1ere 0 0 0 0 0
campagne
Achat des semences 2ème 0 0 0 0 0
campagne
Rachat maïs aux producteurs 1ère 98 800 000 185 250 259 350 407 550 518 700 000
campagne 000 000 000
Rachat maïs aux producteurs 98 800 000 185 250 259 350 407 550 518 700 000
2ème campagne 000 000 000
Autres achats 38 250 000 11 620 17 813 000 21 905 22 000 496
000 820
Achats d'emballages 5 400 000 17 100 23 940 37 620 47 880 000
000 000 000
Frais généraux (Services 2 000 000 2 700 000 5 400 000 5 436 000 5 472 720
extérieurs)
Impôts et Taxes 2 146 000 2 146 000 2 446 000 2 446 000 2 446 000
Total des charges 310 796 000 516 691 721 249 1 122 857 1 421 099
000 000 820 216
Valeur Ajoutée (CA-Charges) -19 631 000 105 554 130 886 189 057 235 650 784
000 000 180

39
Frais du personnel (FP) 9 480 000 9 480 9 480 000 9 480 000 9 480 000
000
EXCEDENT BRUT -29 111 000 96 074 121 406 179 577 226 170 784
D'EXPLOITATION (EBE = 000 000 180
VA-FP)
Amortissements (A) 14 001 952 15 268 15 268 619 15 268 619 15 268 619
619
Résultat d'exploitation (RE = -43 112 952 80 805 106 137 164 308 210 902 165
EBE-A)) 381 381 561
Frais financiers (FF = 10% capital 19 991 929 15 684 10 945 807 5 733 519 0
restant dû TTC) 252
Resultat avant impôts -63 104 881 65 121 95 191 158 575 210 902 165
129 574 042
Impôt sur les sociétés (IS: -20 824 611 21 489 31 413 52 329 69 597 714
33%) 973 219 764
Résultat net -42 280 270 43 631 63 778 106 245 141 304 450
157 355 278
Cashflow (CAF) -28 278 318 58 899 79 046 121 513 156 573 069
776 974 897

B. Compte de résultat 2018

COMPTE DE RESULTAT
(Produits et charges hors taxes)

Exercice
Exercice 2018
2019
Produits d'exploitation (1):

Ventes de marchandises 0 19 850 000


Production vendue [biens et services] (a) 0 0
Sous-total A - Montant net du chiffre d'affaires 0 19 850 000
dont à l'exportation: 0 0
Production stockée (b) 0 0
Production immobilisée 0 0
Subventions d'exploitation 0 0
Reprises sur provisions (et amortissements), transferts de charges 0 0
Autres produits 0 0
Total I 0 19 850 000
Charges d'exploitation (2):

Achats de marchandises (d) 0 2 789 298


Variation des stocks (e) 0 0
Achats de matières premières et autres approvisionnements (d) 0 0
Variation des stock (e) 0 3 887 000
*Autres achats et charges externes 0 0
Impôts, taxes et versements assimilés 0 0
Salaires et traitements 0 6 721 175
Charges sociales 0 363 950
Dotations aux amortissements et aux provisions:

Sur immobilisations: dotations aux amortissements (f) 0 0


Sur immobilisations: dotations aux provisions 0 0
Sur actif circulant: dotations aux provisions 0 0
Pour risques et charges: dotations aux provisions 0 0
Autres charges 0 0
Total II 0 13 761 423
* Y compris

40
- Redevences de crédit-bail mobilier 0 0
- Redevences de crédit-bail immobilier 0 0

1. RESULTAT D'EXPLOITATION (I-II) 0 6 088 577


Quote-parts de résultat sur opérations faites en commun:

Bénéfice ou perte transférée III 0 0


Pertes ou bénéfices transféré IV 0 0
Produits financiers:

De participation (3) 0 75 000


D'autres valeurs mobilières et créances de l'actif immobilisé (3) 0 0
Autres intérêts et produits assimilés (3) 0 0
Reprises sur provisions et transfers de charges 0 0
Différences positives de change 0 0
Produits nets sur cessions de valeurs mobilières de placement 0 0
Total
V 0 75 000
Charges financières:

Total VI 0 0
2. RESULTAT FINANCIER (V-VI) 0 75 000
3. RESULTAT COURANT avant impots (I-II+III-IV+V-VI) 0 6 163 577
Produits exceptionnels:

Totat VII 0 0
Charges exceptionnelles:

Total VIII 0 0
4. RESULTAT EXCEPTIONNEL (VII-VIII) 0 0
Participation des salariés aux résultats (IX) 0 0
Impôts sur les bénéfices (X) 0 0
Total des produits (I+III+V+VII) 0 19 925 000
Total des charges (II+IV+VI+VIII+IX+X) 0 13 761 423
Bénefice ou perte 0 6 163 577

(1) Dont produits afférents à des exercices antérieurs.


Les conséquences des corrections d’erreurs significatives, calculées après
impôt, sont présentées sur une ligne séparée sauf s’il s’agit de corriger une
écriture ayant été directement imputée sur les capitaux
propres

(2) Dont charges afférentes à des exercices antérieurs.


Les conséquences des corrections d’erreurs significatives, calculées après
impôt, sont présentées sur une ligne séparée sauf s’il s’agit de corriger une
écriture ayant été directement imputée sur les capitaux propres

(3) Dont produits concernant les entités liées

(4) Dont intérêts concernant les entités liées

(a) A inscrire, le cas échéant, sur des lignes distinctes.


(b) Stock final moins stock initial : montant de la variation en moins entre parenthèses ou précédé du signe (-).
(d) Y compris droits de douane.
(e) Stock initial moins stock final : montant de la variation en moins entre parenthèses ou précédé du signe (-).
(f) Y compris éventuellement dotations aux amortissements des charges à répartir.

N.B. Outre le résultat exceptionnel avant impôts que les sociétés de capitaux doivent faire ressortir, les entités ont la faculté de faire
apparaître distinctement le résultat d'exploitation et le résultat financier. Le bénéfice ou la perte résulte alors de la somme algébrique
des résultats courant et exceptionnel (3 + 4) et les charges IX et X.

41
C. Estimation des besoins en financement

2020 2021 Total


Investissements (a) 137 070 000 0 137 070
000
Fonds de roulement (b)
Intrants (Gestion Intégrée des pestes) 15 510 000 23 500 000 39 010 000
Intrants (semences maching grant ) 20 250 000 33 750 000 54 000 000
Intrants (Engrais en matching grant) 29 640 000 44 000 000 44 000 000
Intrants (sacs d'emballage en matching 17 100 000 17 100 000
grant)
Charges d'exploitation 57 276 000 43 046 000 100 322 000
COUT TOTAL DU PROJET 259 746 000 161 396 421 142
000 000
Intrants (semences maching grant ) 20 250 000 20 250 000 40 500 000

MATCHING GRANT 239 496 000 181 646 380 642


000 000

Pour se faire, comme vous pouvez le constater selon nos estimations, notre besoin en fond de roulement (BFR)
pour la 1er année est estimé à 102 426 000 FCFA, dans le cout total du projet dans le cadre du programme
PIDMA la coopérative a fait un apport de 23 000 000 FCFA.

D. Compte de trésorerie (cash-flow)

Désignation 2020 2021 2022 2023 2024


Entrées
Capital social libéré 500 000 0 0 0 0
Apports 10% de la Coopérative 23 949 600 0 0 0 0
Subvention d'Investissement 167 647 200 0 0 0 0
PIDMA matching grant
Pret Bancaire 47 899 200 0 0 0 0
Autres revenus 17 280 000 47 520 47 520 47 520 47 520 000
000 000 000
Vente maïs 1ère campagne (et C2 91 200 000 319 200 547 200 820 800 1 140 000
de N-1) 000 000 000 000
Vente d'intrants campagne 01 35 617 500 94 980 142 470 213 705 296 812 500
000 000 000
Vente d'intrants campagne 02 0 0 0 0 0
Vente de maïs 2ème campagne 0 0 0 0 0
Total Entrées 384 093 500 461 700 737 190 1 082 1 484 332
000 000 025 000 500
Sorties
Achats intrants 1ère campagne 23 280 000 37 750 76 475 120 175 152 950 000
000 000 000
Achats intrants 2ème campagne 21 870 000 37 750 76 475 120 175 152 950 000
000 000 000
Acquisition des Investissements 137 070 000 0 0 0 0
42
Rachat du maïs aux producteurs 98 800 000 284 050 444 600 666 900 926 250 000
1ère campagne ( et C2 de N-1) 000 000 000
Rachat du maïs aux producteurs 0 0 0 0 0
2ème campagne
Achat emballages 1ère campagne 3 800 000 7 125 000 11 970 18 810 23 940 000
000 000
Achat emballages 2ème campagne 3 800 000 7 125 000 11 970 18 810 23 940 000
000 000
Autres charges d'exploitation 38 250 000 11 620 17 813 21 905 22 000 496
000 000 820
Intérêts de l'emprunt 19 991 929 15 684 10 945 5 733 519 0
252 807
Remboursement de l'emprunt 0 36 123 39 735 43 708 48 079 815
077 385 923
Paiement IS dû 0 -20 824 21 489 973 31 413 219 52 329 764
611
Paiement des dividendes -42 380 43 531 157 63 678 106 145 278
270 355
Total Sorties 346 861 928 374 022 755 005 1 111 309 1 508 585
448 321 836 354
Entrées-Sorties 37 231 572 87 677 -17 815 -29 284 -24 252 854
552 321 836
Cumul de trésorerie 37 231 572 124 909 107 093 77 808 53 556 114
125 804 968

E. Analyse Financière

Investissement 2020 2021 2022 2023 2024


initial
Résultat Net (RN) -42 280 270 43 631 63 778 106 245 141 304 450
157 355 278
Amortissements (A) 14 001 952 15 268 15 268 15 268 15 268 619
619 619 619
CAF (RN+A) -239 496 000 -28 278 318 58 899 79 046 121 513 156 573 069
776 974 897
Cashflow -28 278 318 30 621 109 231 182 387 755 398
cumulés 458 668 329
431
-267 774 -208 -129 -8 313 671 148 259 398
318 874 542 827
569

`
Taux d'intérêt TTC 10%
Valeur Actualisée Nette (VAN) 20 980 258
Taux de Rentabilité Interne 12,52%
DDRCI 4 ans

Le projet est rentable avec une VAN positive et un TRI de plus de 2,52 point au-dessus du taux d'intérêt.

43
X. DIAGNOSTIC
A. ANALYSE SWOT

Le tableau ci-dessous résume l’analyse de l’autodiagnostic réalisée par les administrateurs de la


Coopérative pour mettre en exergue les forces et faiblesses, les opportunités et menaces ainsi que les
alternatives pour atténuer les effets néfastes éventuels.

Tableau 5 : Résumé du diagnostic

Forces Faiblesses Solutions

▪ Recruter le personnel
▪ Utilisation des semences hybrides ;
▪ Dynamisme des membres ;
▪ Maitrise de l’itinéraire technique,
▪ Nombre élevé de producteurs
▪ Manque de personnel des techniques de conservation et de
agricoles dans la zone ;
▪ Moyens financiers limités ; séchage ;
▪ Nombre infime d’éleveurs dans la
▪ Accès limité aux semences ▪ Dotation aux coopérateurs des
zone
améliorées, intrants et équipements et du matériel
▪ Expertise de l’équipe dirigeante ;
équipements agricoles ; agricoles ;
▪ Potentiel d’extension des surfaces
▪ Manque de matériel roulant ; ▪ Construction des magasins de
cultivables.
▪ Pertes post-récolte. stockage ;
▪ Partenariat avec des agriculteurs et
▪ Dotation aux coopératives des
éleveurs Français.
moyens de transport pour
l’évacuation des produits ;
.
Opportunités Menaces Solutions

▪ Climat favorable à la culture du ▪ Diminution du prix du maïs sur ▪ Acquisition des semences chez des
maïs ; le marché ; partenaires agréés ;
▪ Forte demande du marché ; ▪ Importations du maïs ; ▪ Signature des contrats avec des
▪ Commerce de grande ampleur ▪ Aléas climatiques ; partenaires ;
depuis le stade du maïs frais ▪ Accès faible au crédit. ▪ Signatures des conventions par les
jusqu’aux produits transformés plates-formes de producteurs ;
▪ Marché de l’élevage en cours de ▪ Politiques gouvernementales visant
structuration ; à mettre en place des programmes
▪ d’appui aux producteurs (PIDMA,
PNDP, ACEFA etc.) ;
▪ Mesures incitatives du
gouvernement (réduction des
importations et du coût des intrants,
stabilisation des prix de vente du kg
de maïs)

44
B. RISQUES ET MESURES D’ATTENUATION

La mise en place du sous projet laisse apparaitre divers risques susceptibles d’impacter
négativement la performance de la coopérative. Ils peuvent être surmontés ou contournés par des voies
de solutions ici proposées :

Nature du risque Niveau Solutions

• Vulgariser les informations (informations


permanentes et constantes) sur les changements
climatiques et renforcer les formations
• Élaborer un plan de gestion durable des terres
Aléas climatiques Elevé (GDT)
• Élaborer un plan de gestion des sécheresses
• Maitriser les nouveaux calendriers culturaux
• Modifier le système cultural
• Faire analyser les sols
• Eventuellement souscrire une assurance agricole

Invasion des insectes Moyen • Activer la lutte intégrée ;


• Souscrire une assurance agricole.

Fluctuations des prix sur le marché Moyen Constituer des stocks de sécurité.

Non-respect des échéances de


Moyen Demander le rééchelonnement de la dette
remboursement du crédit

Non-respect des contrats par les Achat de la production des producteurs partenaires
Moyen
coopérateurs (producteurs non coopérateurs)

Risque d’accident lors du transport


Moyen Souscrire une assurance pour le produit
du produit

Mauvaise qualité de la semence et Constituer un fonds réserves financières pour le


Faible
des intrants remplacement des semences et intrants

Défaillance des équipements et


• Assurer tous les équipements
matériel roulant de production et Faible
• Constituer un fonds réserves financières pour
transformation les réparations et la maintenance.

45
XI. AUTRES INFORMATIONS

Libellés Nombre de jours


Délai du crédit fournisseur 30
Délai du crédit client 90
Durée de stockage
240
Des matières premières : 120
Marchandises :
Durée moyenne d’achèvement des en-cours 60
en fin d’exercice (%)
Durée de stockage des produits finis 90
Durée du cycle de fabrication 90

46

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