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Proposition*.— formules de trigonométrie —.

Formules d’addition, de duplication, de transformation de produit


en somme , de sommes en produit (cf programme de S01bis)

Savoir-faire.— linéariser un produit de fonctions trigonométriques et l’opération inverse en utilisant les formules de
trigo et en utilisant les formules d’Euler, Moivre et Newton.
Notation exponentielle d’un nombre complexe non nul

Proposition.— Soit z ∈ C⋆ un nombre complexe non nul. Il existe un couple de réels (ρ, θ) ∈ R+⋆ × R tel que
z = ρeiθ = ρ cos θ + i sin θ


Cette écriture est appelée forme exponentielle ou trigonométrique du nombre complexe non nul z.

Définition : Si z ∈ C⋆ , s’écrit z = ρeiθ , nécessairement ρ = |z|. On appelle un argument de z, et on note arg (z)
tout nombre réel tel que z = |z|ei arg (z) .

Théorème*.— Pour tout couple (z, z ′ ) ∈ C⋆ × C⋆ de nombres complexes non nuls :


  
′ • |z| = |z ′ |
(z = z ) ⇐⇒
• arg (z) ≡ arg (z ′ ) [2π]

Illustration :interprétation géométrique de la multiplication des nombres complexes.


Définition : Soit z = x + iy en notation algébrique. On définit l’exponentielle de z par ez = ex+iy = ex eiy =
ex cos y + i sin y).
Racines nièmes d’un nombre complexe
2iπ
. L’ensemble Un des racines nièmes de l’unité est :

Théorème.— Soit n ∈ N, n ≥ 2. Notons ωn = exp n

Un = {ωnk ; k ∈ Z} = {1, ωn , . . . , ωnn−1 }

Illustration :représentation des racines nièmes de 1.

Théorème.— Racines nièmes de a —. Soit n ∈ N, n ≥ 2 et a ∈ C⋆ . On note ωn = exp( 2iπ


n ). Soit ζ0 une solution
i argna
n
p
particulière de l’équation z = a, par exemple ζ0 = |a| e
n
. Alors

p arg a p arg a+2π p arg a+4π p arg a+2(n−1)π


S = {ζ0 , ζ0 ωn , ζ0 ωn2 , . . . , ζ0 ωnn−1 } = { n |a| ei n , n |a| ei n , n |a| ei n , . . . , n |a| ei n }

Autrement dit, on obtient toutes les racines nièmes de a ∈ C⋆ en multipliant l’une d’entre elles par toutes les racines
nièmes de l’unité.
Savoir-faire.— calcul des racines carrées en notation algébrique.
Application aux équations polynomiales
Proposition.— Soit a ∈ C⋆ , b, et c ∈ C. Posons ∆ = b2 − 4ac et désignons par δ l’une des racines carrées (complexes)
de ∆. Alors l’équation du deuxième degré az 2 + bz + c = 0 possède deux solutions (distinctes ou confondues) qui sont
données par :
−b − δ −b + δ
z1 = z2 =
2a 2a

De plus, pour tout z ∈ C, nous avons la factorisation : az 2 + bz + c = a(z − z1 )(z − z2 ).

Corollaire.— Somme et produit des racines —. Soit a ∈ C⋆ , b, et c ∈ C. Les racines z1 , z2 distinctes ou confondues
z1 + z2 = − ab

de l’équation az 2 + bz + c = 0 vérifient .
z1 × z2 = ac

Savoir-faire.— Pour les équation polynomiales de degré supérieur à 3,


• trouver une solution particulière (évidente ou en suivant les indications de l’énoncé),
• effectuer un changement d’inconnue pour se ramener à une équation de plus bas degré
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MPSI du lycée Rabelais http://mpsi.saintbrieuc.free.fr semaine du 3+13 février 2016

PROGRAMME DE COLLE S03

NB : seules les démonstrations des théorèmes, propositions étoilées ne sont pas exigées.
FONCTIONS NUMÉRIQUES : GÉNÉRALITÉS

Fonctions monotones
Définition : Soit f : I → R une fonction réelle. On dit que f est
2
 croissante sur I si pour tout (x1 , x2 ) ∈ I , la relation x1 ≤ x2 entraı̂ne f (x1 ) ≤ f (x2 ) .

2
 décroissante sur I si pour tout (x1 , x2 ) ∈ I , la relation x1 ≤ x2 entraı̂ne f (x1 ) ≥ f (x2 ).

2
 strictement croissante sur I si pour tout (x1 , x2 ) ∈ I , la relation x1 < x2 entraı̂ne f (x1 ) < f (x2 ).

2
 strictement décroissante sur I si pour tout (x1 , x2 ) ∈ I , la relation x1 < x2 entraı̂ne f (x1 ) > f (x2 ).

Définition : Une fonction est dite monotone si elle est croissante ou décroissante sur I, elle est dite strictement
monotone si elle est strictement croissante ou strictement décroissante sur I.
Injectivité, surjectivité, bijectivité
Définition : Soit f : I → J une fonction définie sur un intervalle I, à valeurs dans J. f est dite :
 injective si tout élément y de J a au plus un antécédent dans I.

 surjective si tout élément y de J a au moins un antécédent dans I.

 bijective si tout élément y de J a exactement un antécédent dans I.

Proposition.— Point de vue équations —. Soit f : I → J une application. On considère pour y ∈ J l’équation
d’inconnue x ∈ I f (x) = y (1)

f est bijective ssi pour tout y ∈ F , l’équation (1) admet une unique solution dans I.

Définition : Soit f : I → J une bijection. On définit une nouvelle application f −1 : J → I, appelée application
réciproque de f , en posant pour tout y ∈ J, f −1 (y) = x où x est l’unique antécédent de y par f .

Corollaire.— Soit f : I → J une bijection. Pour tout couple (x, y) ∈ R × R,

• x∈I • y∈J
⇐⇒
• y = f (x) • x = f −1 (y)

Savoir-faire : résoudre et discuter suivant la valeur de y ∈ J l’équation y = f (x) pour établir l’injectivité, la surjecti-
vité, la bijectivité de f , et le cas échéant, déterminer l’application réciproque de f .

Proposition.— Soit f : I → R alors


• f est strictement croissante si et seulement si f est croissante et injective.
• f est strictement décroissante si et seulement si f est décroissante et injective.

Limites
Théorème*.— Opérations algébriques sur des fonctions admettant une limite —. Soit f, g : I → R, a un élt de
I ou une extrémité de I, ℓ, k ∈ R̄, et λ ∈ R⋆ un nombre réel. On suppose que lim f (x) = ℓ et lim g(x) = k. Alors
x→a x→a
1 1
 si ℓ 6= 0, alors lim =
 lim |f (x)| = |ℓ|.  lim f (x) + g(x) = ℓ + k
x→a x→a x→a f (x) ℓ
 lim (λf (x)) = λ ℓ  lim f (x) × g(x) = ℓ × k f (x) ℓ
x→a x→a  si k 6= 0, alors lim =
x→a g(x) k
pourvu que ces opérations aient un sens dans R̄.

Proposition*.— Composition des limites —. Soit f : J → R et y : I → J, a (resp. b) un élément de I (resp J) ou


une extrémité de I (resp. J) et ℓ ∈ R̄.
• lim y(x) = b
!
x→a
Si • lim f (y) = ℓ alors lim f ◦ y(x) = ℓ
x→a
y→b

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