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Ministerul Educaţiei, Culturii şi Cercetării al Republicii Moldova

Colegiul “Mihai Eminescu” din Soroca

Discutat și aprobat la
ședința catedrei Filologie și științe
socioumane
proces – verbal nr.___din_____2019
Șef catedră __________________
ZAGAIEVSCAIA-REZNEAC Lilea

SUPPORT DIDACTIQUE, PRATIQUES D’ENSEIGNEMENT


POUR LA LANGUE FRANÇAISE APPLIQUÉ
EN DOMAINE DE LA SCIENCE ADMINISTRATIVE

AUTEUR :

STRELICIUC VERONICA,

PROFESSEUR DE LA LANGUE

FRANÇAISE ,

DEGRÉ DIDACTIQUE II

2019
2
Contenu:
Unité 1.
Introduction dans les sciences administratives .............................................3
La définition des sciences administratives .........................................................4
Notions générales des sciences administratives ................................................6
L’origine et l’évolution des sciences administratives .......................................8
Les relations des sciences administratives avec les autres sciences..................9
Unité 2.
L’état .La séparation des pouvoirs et le pouvoir executif
L’état .Notions générales. .................................................................................12
 Les principes de la séparation des pouvoirs de l’état.......................................13
La notion du pouvoir executif.........................................................................14
Unité 3.
L’administration publique
Notions générales de l’administration publique...............................................15
Organisation de l’administration publique........................................................17
Les principes de l’administration publique.......................................................19
L’administration publique au niveau central.Le president................................21
Les fonctions et les obligations du president ....................................................22
Le gouvernement et les ministères....................................................................24
Unité 4.
L’administration publique au niveau départamental et local...................27
L’organisation de l’ administration publique locale........................................28
Le conseil régional/départamental.....................................................................29
Les tâches du chef du départament . ................................................................31
Les autorités publiques au niveau local............................................................32
Le maire .Les missions et tâches .......................................................................33
Le conseil local............................................ .....................................................36
Bibliographie............................................ ............................................ ...........39

3
I.1 Introduction dans les sciences
administratives
L’État  possède une triple signification :
 sociologique ;
 organisationnelle ;
 juridique.
Sur le plan sociologique, l'État est un ensemble de
personnes vivant sur un territoire déterminé et soumis à un
gouvernement donné.

Du point de vue organisationnel, c'est une forme d'organisation que la société utilise pour
s'orienter et se gérer. L'État désigne également un ensemble de personnes qui acceptent de
s'imposer un ordre sous certaines conditions.
Sur le plan juridique, « l'État peut être considéré comme l'ensemble des pouvoirs
d'autorité et de contrainte collective que la nation possède sur les citoyens et les individus en
vue de faire prévaloir ce qu'on appelle l'intérêt général, et avec une nuance éthique le bien
public ou le bien commun ».
Pour qu'un État soit reconnu internationalement (selon les termes de la convention de
Montevideo) quatre caractéristiques constitutives doivent être constatées de manière évidente :
1. L'existence d'un territoire délimité et déterminé ;
2. L'existence d'une population résidante sur ce territoire ;
3. L'existence d'une forme minimale de gouvernement ;
4. La capacité à entrer en relation avec les autres États.
Pour mentenir l’equilibre d’un état vient le besoin de former un pouvoir qui
administrera et gerera toutes les actions de ce état,grace à ça est apparu l’administration
publique.
Les services administratifs jouent un rôle central dans toutes les organisations, puisque
leur personnel gère les budgets, l'information, la répartition du travail, etc. Autrement dit, le
bon fonctionnement d'une entreprise dépend pour beaucoup de la maind'œuvre du secteur
administratif.
L’administration publique (au singulier) ou APU est un champ d'étude de la science
politique. Celle-ci étudie les formes d'organisations des États, de l'organisation de
la démocratie, de la mise en œuvre des politiques publiques. En bref, tout ce qui touche l'action
ou l'organisation de la sphère publique.
Une instance gouvernementale est une administration publique. Il s'agit généralement
d'un gouvernement, d'un État, d'institutions ou d'établissements publics qui instaurent
des politiques publiques, offre des services non marchands ou vend des biens et services
marchands à titre accessoires.
Selon la norme européenne de comptabilité nationale (SEC 95), les administrations
publiques sont définies comme
«  Ensemble des unités institutionnelles dont la fonction principale est de produire des
services non marchands ou d'effectuer des opérations de redistribution du revenu et des

4
richesses nationales. Elles tirent la majeure partie de leurs ressources de contributions
obligatoires.
Le secteur des administrations publiques comprend les administrations publiques
centrales, les administrations publiques locales et les administrations de sécurité sociale. »
On sépare les administrations publiques entre l’administration centrale (qui regroupe
l'État — dont les ministères — et les ODAC), l’administration territoriale, et
les administrations de sécurité sociale.
Le mot administration peut revêtir deux sens différents. Si on s’attache à la fonction
de l’administration (définition fonctionnelle), le mot désigne l’ensemble des activités dont le
but est de répondre aux besoins d’intérêt général de la population (ordre public, bonne marche
des services publics…), tels qu’ils sont définis à un moment donné par l’opinion publique et le
pouvoir politique. Il s’écrit alors avec un petit « a ».
Mais, si on s’attache à son organisation (définition organique), il désigne l’ensemble des
personnes morales (État, collectivités territoriales, établissements publics…) et physiques
(fonctionnaires, contractuels…) qui accomplissent ces activités. Le mot administration s’écrit
alors avec un grand « A ». Il existe là encore deux approches : une conception large qui
considère que les organismes privés chargés d’une action administrative font partie de
l’administration, et une conception restreinte qui les exclut.

L’administration a pour objectif essentiel de satisfaire l’intérêt général et la fonction


publique est un des moyens dont elle dispose pour y parvenir.

Sans doute, la science administrative plonge-t-elle ses racines profondément dans


l’histoire : de la « science de la police » qui émerge en Europe à partir de la fin du XVIIème
siècle, aux « sciences administratives et politiques » qui leur succèdent au XIXème siècle, la
préoccupation est constante : il s’agit de parvenir à une connaissance « scientifique » du
phénomène administratif. Néanmoins, même si elle était en quête de « principes »2, cette «
science administrative » n’était tout au plus qu’une science appliquée, qui visait à améliorer le
fonctionnement de l’administration publique et qui était partie prenante à sa construction, puis à
sa rationalisation ; elle manquait d’ailleurs d’une perspective qui lui soit propre, établissant sa
spécificité par rapport aux sciences du droit, du politique ou de la gestion.

I.2La définition des sciences


administratives
L'essor de la science administrative et sa
reconnaissance comme science sociale à part entière sont
hypothéqués pour l'instant par l'incertitude qui s'attache à
la définition de son objet et par l'absence d'une réflexion
épistémologique approfondie sur la visée et les méthodes
de cette discipline.

5
La définition d'un objet propre. La science administrative est écartelée entre deux
orientations principales, selon qu'on la considère comme la science de la seule administration
publique ou comme la science des organisations de toute nature qui quadrillent la  société.
Dans le premier cas, on affirme implicitement la spécificité irréductible des tâches
d'administration étatique par rapport aux autres activités sociales ; dans le second, on est au
contraire amené à insister sur les analogies entre les différentes formes sociales instituées par-
delà la démarcation traditionnelle des sphères publiques et privées. Plutôt que de privilégier
l'une ou l'autre de ces thèses, une démarche plus féconde consiste à extraire de chacune d'elles
la part de vérité qu'elle contient, en assignant pour tâche à la science administrative non pas
l'étude d'un objet brut et préconstruit – que ce soit l'administration publique ou l'organisation –,
mais précisément la mise en lumière et l'analyse approfondie du double aspect contradictoire de
l'administration, à la fois spécifique comme appareil d'État et néanmoins reliée à l'ensemble des
autres formes instituées. 
La science administrative est l'étude de la société quant à son aspect administratif.
La science administrative, la théorie politique - ou philosophie politique - ,
les relations internationales et la sociologie politique sont considérées comme les différentes
branches de la science politique. La science administrative peut aussi être considérée comme
les sciences sociales appliquées à l'administration, l'histoire de l'administration, la sociologie
administrative, le droit administratif, l'administration comparée, et même l'économie
publique. Elle procède souvent, à l'instar de la sociologie des organisations, d'analyses
institutionnelles, organisations, du discours - administratif - et des politiques publiques.

Si l'expression «science administrative » remonte, semble-t-il, au XIX siècle, la


discipline qu'elle désigne est à la fois plus ancienne et plus récente. Elle est plus ancienne
puisque l'on trouve à la science administrative des précurseurs dès le XVIII siècle ; elle est plus
récente, néanmoins, dans la mesure où ni l'objet, ni la visée, ni les méthodes de la science
administrative ne sont demeurés identiques à eux-mêmes depuis cette époque. Entre l'antique «
science de la police », parfois considérée comme l'ancêtre de la science administrative actuelle,
mais essentiellement pragmatique, et cette discipline nouvelle qui réclame aujourd'hui son
autonomie et revendique le statut de science sociale à part entière, la filiation n'est qu'indirecte
et la continuité plus apparente que réelle, compte tenu des ruptures et des mutations qui ont
affecté l'évolution de ce champ du savoir.

La science administrative se présente aujourd'hui comme un ensemble de discours


éclatés, stratifiés dans le temps et juxtaposés dans l'espace plutôt que réunis en un projet
global et articulés autour d'une problématique cohérente.

Au point qu'on peut légitimement se demander ce qui autorise à parler d'une science, au
singulier, mais aussi tout simplement de science. Il n'est guère aisé, en effet, de saisir ce qu'il y
a a priori de commun entre le discours des juristes sur l'Etat, celui des fonctionnaires sur leur
pratique quotidienne, celui des sociologues sur la bureaucratie, ou encore celui des managers
sur les techniques décisionnelles — discours qui, pourtant, représentent chacun à leur façon une
partie du savoir sur les phénomènes administratifs. Peut-on déceler entre leurs énoncés
respectifs un minimum de liens permettant d'affirmer qu'ils appartiennent à un même ordre de
connaissances et de donner corps à l'hypothèse de l'unité de la science administrative ? Sans
doute est-il trop tôt pour s'essayer à une « archéologie » de la science administrative, visant à
6
restituer les règles qui ont régi l'apparition et la combinaison de ses énoncés et à retrouver par
là le principe d'une unité sous-jacente ; on peut toutefois, plus modestement, s'efforcer de
rapporter les transformations successives de ce champ du savoir à l'évolution du contexte
externe — politique, économique, Retrouver ce titre sur Numilog.com idéologique... — d'une
part, aux contraintes découlant du fonctionnement intrinsèque d'une discipline scientifique, de
l'autre : il s'agit finalement de montrer que le caractère hétérogène des discours sur
l'administration, qui appréhendent la réalité à des niveaux différents et avec des visées
variables, n'est pas exclusif d'un certain type d'unité, et que sur cette base mouvante mais riche
peut prendre naissance un savoir scientifique rigoureux, construisant son objet propre par
intégration et élimination, et veillant à respecter des normes épistémologiques minimales.

On trouve à l'origine de la science administrative deux types de recherches différentes


par leur objet. Un premier courant, apparu très tôt en Europe, porte sur l'administration
publique, qui constitue un domaine d'investigation relativement bien délimité. Un second
courant, dont l'émergence est beaucoup plus récente, regroupe les recherches entreprises autour
du thème de l'organisation, objet d'apparence multiforme et transcendant les frontières de
l'administration étatique pour englober tout ce qui a trait à la gestion des affaires — publiques
ou privées : c'est bien ici encore d'administration qu'il s'agit (« administrer, c'est organiser »,
disait Fayol), mais appréhendée à un autre niveau et sous un autre aspect. 1. L'étude de
l'administration publique. — Dans les pays d'Europe à forte tradition administrative,
l'administration publique a pendant longtemps concentré sur elle l'attention des praticiens et des
théoriciens. Ce quasi-monopole, explicable par un certain environnement politique et
idéologique, n'a pas encore fini de faire sentir ses effets sur la science administrative
européenne, bien qu'il ait été progressivement grignoté. Les Etats-Unis, il est vrai, ne sont pas
restés entièrement à l'écart de ce courant qui, sous le nom de Public Administration, a connu un
essor important entre la fin du XIX siècle et la Seconde Guerre mondiale. A) Les origines de la
science administrative européenne sont liées à un contexte politique précis, Retrouver ce titre
sur Numilog.com qui correspond à la phase de construction de l'EtatNation caractérisée par le
renforcement de la puissance étatique et la formation d'une administration moderne. Par la
suite, on constate encore un parallélisme frappant entre l'évolution des études portant sur
l'administration publique et les transformations qui affectent tant les structures de l'Etat que le
rôle assigné à l'administration. Une première période, au cours de laquelle l'Etat absolutiste
s'attache à faire disparaître les derniers vestiges des institutions féodales, voit se constituer une
science appliquée de l'administration publique : visant à recenser les textes de droit positif, à
décrire les structures administratives et leur fonctionnement, à proposer enfin d'éventuelles
améliorations, elle contribue par là à jeter les bases d'un régime administratif moderne.

I.3 Notions générales des sciences administratives

7
La science administrative est caractérisée par une certaine hétérogénéité en ce qui
concerne les objets, la filiation, les finalités ou encore les terminologies.

Les confusions et les hésitations sur les différentes variables caractérisant la science
administrative comme discipline scientifique se traduisent dans la pratique par des hésitations
profondes sur le concept même de « science administrative ». Différentes termes se ressemblant
peuvent avoir des significations différentes :

- Science administrative : étude de la société quant à son aspect administratif (><

sciences administratives)

- Public administration : courant américain ne faisant pas la différence entre le public

et le privé.

- Administration publique : champ d'étude de la science politique. Celle-ci étudie les

formes d'organisations des États, de l'organisation de la démocratie, de la mise en

œuvre des politiques publiques.

- Gestiologie : étude du fait administratif partout où il se trouve.

S’il existe de telles ambiguïtés sur la nature, l’objet et la portée de la science


administrative c’est que la science administrative s’est construite et se construit encore au
travers de différents courants épistémologiques :

- Courant pragmatique et technique : regarde comment cela fonctionne, on décrit.

- Courant juridico-politique : regarde la jurisprudence, les cadres réglementaires,…

- Courant psychosociologique/sociologique : analyse des luttes de pouvoirs, d’intérêts,



8
 C’est donc une science carrefour… avec la cruciale question de la construction des
frontières et de la valeur de l’autonomie qui en découle.

1. Etymologie et historiographie épistémologique

Administrer vient du verbe latin « administer » signifiant de manière générale « aider


»,« assister », « servir » et plus généralement « gérer ». Cependant, au-delà de cette approche

générale, le sens varie considérablement en fonction du contexte dans lequel ce verbe


est utilisé.

1.1. Premier sens du verbe « administrer »

- Aider/servir : c’est l’idée d’aider à l’exécution d’une tâche sans l’idée que l’idée de

direction ne soit mobilisée. On aide juste quelqu’un qui donne un sens à l’exécution.

- Diriger/gouverner : c’est l’idée de veiller à l’exécution d’une tâche en donnant une

certaine impulsion et orientation en laissant donc une marge de manœuvre.

- Assister : c’est l’idée d’aider à l’exécution en prenant à sa charge « l’intendance »

nécessaire à l’exécution.

Avec le temps, le verbe administrer devient un verbe qualifiant l’activité du Roi. Cette

acception ne met cependant pas l’accent sur la nature substantive de la fonction (au
depart pas de séparation du pouvoir.

Avec le temps, le verbe administrer devient un verbe qualifiant l’activité du


gouvernement.

Cette acceptation met alors l’accent sur le fait que le chef de l’Etat doit s’entourer d’une

équipe.

 Terme générique pour signifier l’action des ministres.

1.2. Sens « charnière » du verbe « administrer »

« La gestion du gouvernement, comme le bureau de l’administrateur, doit être conduite


au profit de ceux en qui la légitimité du gestionnaire est fondée, et non pas au profit de ceux à
qui on fait confiance » Cicéron, Officiis.

Dans ce contexte, le terme « administration » prend d’avantage le sens de « mission »,


de « responsabilité » ou encore de « charge ». Mais on voit également apparaitre la notion de «

9
représentation ». C’est donc la question de la responsabilisation, de la représentation et
finalement la question du « paradoxe de Mannheim1» est également posée.

1.3. Sens découlant des deux premiers

A côté du sens premier et du sens dérivé, deux autres sens peuvent être énoncés. Ceux-
ci découlant des deux premiers :

- L’activité de prendre part à l’exécution de la chose publique (les lois dans les pays

démocratiques) pour le compte de la Nation et dans le cadre réglementaire qui lui

sont imposés.

- Participer à la construction, à la structuration mais aussi à la légitimité du pouvoir

(exécutif).

Les rôles les fonctions actuelles de l’administration sont exactement l’objet d’étude des

sciences administratives.

I.4 L’origine et l’évolution des sciences


administratives
Plusieurs concepts existaient avant l'époque
contemporaine et avaient été formulés de façon plus ou moins
éparse. Par exemple, des concepts organisationnels et
comptables devaient exister, même à l'état brut, pour qu'on
puisse percevoir efficacement les impôts ou diriger avec
autorité une armée.
Les princes, les rois et même les tyrans avaient au moins quelques recettes pour assurer
leur survie. En Chine, par exemple, il y a eu des écrits, bien avant le xviiie siècle, sur l'art de
choisir les fonctionnaires les plus compétents pour l'État.
Toutefois, les débuts de l'administration publique, comme science, s'observent
au XVIIIe siècle en Europe, en particulier en France et en Allemagne. En Allemagne, on se
consacre surtout à l'étude des institutions administratives et à leur fonctionnement. En France,
la « science de la police » est d'abord un ensemble de méthodes pratiques pour gérer l'État.
Dans son ouvrage Principes d'administration publique de 1812, Charles-Jean Baptiste
Bonnin entame un virage en proposant que l'Administration Publique devienne une science qui
étudie les relations entre les administrés et l'administration publique afin qu'elle fonctionne
efficacement.

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La science administrative offre à l'heure actuelle l'image contrastée d'une discipline en
plein essor et qui, pourtant, n'est pas encore parvenue à définir clairement son objet, sa visée et
ses méthodes. Cet essor, dont témoigne la floraison d'ouvrages, de colloques, de rencontres
internationales placés sous le signe de la science administrative, et qui tient à l'intérêt croissant
que suscitent les problèmes d'administration dans une perspective tant pratique que théorique,
se manifeste notamment par l'extension progressive de son champ géographique : née en
Europe à l'époque de la formation de l'État moderne, la science administrative s'est acclimatée,
ensuite, avec des caractéristiques un peu différentes, aux États-Unis, avant de s'implanter dans
l'ancien bloc socialiste et enfin dans les pays du Tiers Monde.

Cette effervescence, qui dénote une incontestable vitalité et permet un enrichissement


constant, a toutefois pour contrepartie l'éclatement de la science administrative, divisée en
courants multiples, écartelée entre des conceptions opposées. Longtemps assimilée à l'art de
bien administrer, et considérée comme une science appliquée regroupant l'ensemble des
connaissances concrètes nécessaires à l'administrateur, la science administrative tend
aujourd'hui à se définir comme une science sociale poursuivant la connaissance désintéressée et
théorique des phénomènes administratifs, sans que toute trace de la conception antérieure ait
été pour autant effacée. De même, son domaine d'investigation s'est différencié, l'administration
publique ne retenant plus seule l'attention et subissant la concurrence d'un objet d'étude à la fois
proche et différent : l'organisation.

L’émergence d’une science présuppose la formation d’une « communauté scientifique


», c’est-à-dire d’un groupe de professionnels de la recherche qui se reconnaissent et
s’identifient par les questions qu’ils posent à la réalité (outils conceptuels), les méthodes qu’ils
mettent en œuvre (instruments d’investigation), les critères d’appréciation des travaux effectués
(dispositifs d’évaluation) ; c’est à partir de là qu’un champ scientifique se construit, en se
distinguant des autres. Comme l’a parfaitement souligné Thomas Kuhn, toute science repose
sur un ensemble de valeurs, croyances, techniques partagées ; ces « paradigmes » jouent un rôle
essentiel dans la dynamique scientifique, non seulement en créant « le minimum de certitudes
théoriques et méthodologiques » indispensables pour « la sélection, l’évaluation et la critique »,
mais encore en autorisant « une connaissance plus approfondie des phénomènes » ; ayant gagné
leur « droit à l’existence » parce qu’ils réussissent mieux que leurs concurrents à résoudre les «
énigmes concrètes », ils sont la condition de développement d’une « science normale », en
servant à guider les processus de recherche.

La science administrative s’est développée autour du paradigme de l’organisation, qui a


été pour elle un véritable paradigme fondateur : il a en effet permis dans les pays européens
d’affranchir la science administrative qui, depuis la fin du XIXème siècle, avait été conçue
comme la simple annexe du droit administratif, de la gangue des concepts juridiques qui
l’étouffaient ; il a surtout conduit à porter un regard nouveau sur l’administration, en mettant en
évidence les points communs qui l’unissent aux autres entités sociales, et à doter la science
administrative d’instruments d’investigation, de type sociologique, qui lui faisaient jusqu’alors
défaut.

11
I.5 Les relations des sciences administratives avec les
autres sciences
L’autonomie de la science administrative

Comment délimiter le domaine propre de la science administrative par rapport à celui

d’autre discipline ? En quoi le point de vue de la science administrative sur son objet est

spécifique ? Quel rapport entretient-elle avec ses disciplines voisines ?

1. La science administrative et Sciences Politiques

La question de l’autonomie face à la science politique se pose dans le sens où la science


administrative s’intéresse à l’administration publique et où celle-ci est une branche de
l’exécutif, donc du pouvoir étatique.

Science administrative comme branche des Sciences Politiques

La science administrative peut être considérée comme une branche des sciences
politiques dans le sens où l’administration concourt à la réalisation des fins étatiques et que
l’activité qu’elle développe est une des fonctions de l’Etat. On peut citer différents auteurs à cet
effet :

- Burdeau : La science administrative ne peut être que complémentaire aux sciences


politiques puisqu’elle vise à rendre plus efficace l’action publique (action administrative).

- Tocqueville : Regrette que les liens se tissant entre les deux disciplines ne soient pas
plus étroits.

- Marcel/Vivien : La science administrative a pour ambition de former tant les


fonctionnaires que les Hommes politiques.

- Wilson : « La science administrative est le plus récent produit d’une science politique
vielle de 2000 ans ». Pour lui, l’objectif des sciences administratives est de confronter les
acteurs publics à l’incohérence des procédures publiques (augmente l’efficacité).

- Duverger : La science administrative est une sous-section des sciences politiques


contemporaines (importance mise sur les organisations).

2. Sciences administrative en rupture avec les Sciences Politiques

Le degré d’autonomie de la discipline dépend alors de la conception que l’on a des


rapports de l’administration avec le politique.

12
On accepte la thèse selon laquelle l’administration serait neutre et subordonnée, simple
instrument du pouvoir politique. Dans cette optique, la mission (rôle et fonction) n’est que
d’exécuter les options adoptées par le pouvoir politique.

3. Approche dichotomique

La dichotomie acteurs politiques/administration n’est pas opératoire pour appréhender


et expliquer le rôle de l’administration dans les pays démocratiques contemporains.

L’administration est incontestablement un phénomène politique.

Notre approche consiste alors à proposer une alternative à une approche dichotomique
en considérant que le système administratif comme un sous-système du système politique.

On dira alors que les sciences politiques s’intéressent en premier au système politique
puis au système administratif tandis que la science administrative s’intéresse en premier au
système administratif puis au système politique.

La science administrative et les sciences de l’administration

Existe-t-il une complémentarité entre la science administrative et les sciences


juridiques, historiques, économiques, philosophiques, psychologiques, sociologiques,… ?

2.1 Science administrative et sciences juridiques

Pendant longtemps, les études du droit administratif ont à elles seules été le centre des

recherches des sciences administratives. Ceci est du au poids de l’histoire mais aussi à
l’importance des règles de droit dans la conduite de l’action publique.

Limites de leur complémentarité :

- Ne met pas en évidence les phénomènes de médiations.

- Ne met pas en évidence le « sens », sous-entendus et impacts réels des dispositions.

2.2. Science administrative et sciences économiques

Leur complémentarité permet de mettre en évidence certaines dimensions de l’action


administrative et de mieux expliquer la place des acteurs publics dans la société.

Limites de leur complémentarité :

- L’administration publique peut-elle se réduire, voire se substituer aux organisations

privées ?

13
- L’approche économique a tendance à réduire les variables mobilisées dans une
approche intégrée et comparative de l’action publique (pourtant nécessaire).

2.3. Science administrative et sciences sociologiques

Cette complémentarité permet d’appliquer des approches développées pour rendre


compte des phénomènes sociaux globaux et des groupes restreint mais cohérents. Comment ?

- En menant une « sociographie11 » de l’administration.

- En mettant en évidence les relations de pouvoir, les réseaux de communications entre


individus et les groupes ainsi que l’identification des phénomènes de rivalité et de solidarité.

- En mettant en évidence le rôle et la fonction des administrations publiques dans le

paysage social global.

2.4. Science administrative et sciences organisationnelles

C’est une question de complémentarité importante car on se retrouve souvent placé


devant une alternative :

- Soit on définit la science administrative comme la science des organisations.

- Soit on définit la science administrative comme la science organisationnelle des

administrations publiques.

La science administrative : une science sociale autonome

La science administrative est bicéphale :


- D’un côté, la science de l’administration qui est une
sorte de?sous-confluent utilisant
Que faut-il retenir jusqu’ici
des éléments d’autres disciplines et combinant une série
 La science administrative n’a pas vu le jour soudainement, mais s’est constitué peu à
d’approches. Celle-ci se consacre à l’étude de l’institution elle-
peu, à partir d’apports théoriques et empiriques successifs.
même.
- De l’autre
 La côté,administrative
science la science de se
la construit
gestion qui
surest
unune sorte dedegestiologie
ensemble affirmant
courants hétérogènes.
l’existence
d’une véritable fonction administrative présente
dans dans le secteurnationaux
publiccomme
La science administrative s’est développée des contextes diversprivé.
qui
Celle-ci se consacre à l’étude de l’organisation de l’institution en question.
déterminent les règles de fonctionnement des administrations mais qui n’influencent pas
directement les rôles et les fonctions des administrations publiques.
 La science administrative a été conçue comme un instrument de commandement entre
les mains du pouvoir politique ce qui a souvent fondé l’idée selon laquelle la science
administrative n’avait comme objectif que de protéger les droits des individus tout en donnant à
l’administration les moyens d’agir ce qui explique que la science administrative a souvent été
confondue avec le droit administratif.
14
 Notre ambition est de comprendre les administrations, entendues comme des
institutions et comme des organisations, reprises dans un système d’action complexe.
Unité 2. L’état .La séparation des pouvoirs et le
pouvoir executif
Unité 2.
L’état .La séparation des pouvoirs et le pouvoir executif
II.1 L’état .Notions générales
Selon les différentes théories existantes, on ne donne
pas le même sens à l'Etat. La volonté de l'Etat est-elle
acceptable car elle traduit la volonté générale ou inacceptable
car elle traduit la volonté du plus fort ?

Incontestablement, un Etat a des règles protectrices de l'intérêt général. Le meurtre ou


l'inceste sont presque universellement interdits par exemple.
Il a parfois des règles qui ne vont pas dans le sens de l'intérêt général, avec par exemple
le suffrage censitaire, la ségrégation raciale dans les états du sud des USA au milieu du
20ème siècle ou en Afrique du sud jusqu'à la fin des années 1980.
=> Quel est le rôle et la fonction de l'Etat ? Procédons à une classification des fonctions
par …
A. Par l'étendue
C'est s'intéresser au degré d'intervention des Etats dans la vie sociale. Trois manières :
1. L'Etat arbitre
Exemple : les libéraux du 19ème siècle.
L'Etat limite son activité aux tâches essentielles ou dites « régaliennes », comme par
exemple la Justice, la défense, les relations internationales, l'ordre intérieur. Tout le reste est
confié au privé
2. L'Etat interventionniste
Idem que l'Etat arbitre, mais il règlement également les activités des individus dans
certains domaines pour atteindre certaines fonctions sociales (par exemple, la santé,
l'éducation).
Il veut égaliser les conditions de vie. Il dépasse certaines fonctions régaliennes. Il
oriente ou exerce ces fonctions => services publics.
15
3. L'Etat totalitaire
Il entend déterminer toutes les activités humaines, y comprit celles à fonction sociales
mais aussi celles privées (dont l'intimité humaine, ou ce qui touche à la vie privée).
=> Système rejeté.
Le débat existe entre les deux autres.
B. Par le contenu
Classification mise en avant par les sociaux-démocrates du début du 20 ème siècle (Karl
Renner en Autriche). Elle distingue deux catégories de fonctions :
1. Les fonctions répressives (politiques)
Maintenir l'ordre, la justice, la police, etc.
2. Les fonctions sociales
Assurer la protection, l'assistance aux citoyens. Satisfaire les besoins (éducation, santé,
culture, loisir, etc.)
Pour RENNER, un bon Etat est donc celui qui multiplie les fonctions sociales et atténue
les fonctions répressives. C'est la théorie de l'Etat providence (modèle suédois).
 
Idée qui rejoint le mythe marxiste du dépérissement de l'Etat. Séduisant sur le papier, le
schéma n'est pas irréprochable. Toutes les fonctions ont un caractère intégrateur, mais une
fonction qui peut être protectrice pour les uns peut être perçue comme répressive pour les
autres.
C. Par la forme
Comment l'Etat met-il en œuvre  ces fonctions ? Trois types :

1. Fonctions de réglementation de la vie sociale


2. Fonctions visant à appliquer la réglementation
3. Fonctions visant à juger les différends nés de l'application.
 
Points qui correspondent respectivement aux pouvoirs législatif, exécutif, et judiciaire.
Conclusion
L'Etat a une mission générale d'organisation de la vie sociale, et de ce fait, n'est pas
neutre. Il conduit le groupe humain vers l'avenir souhaité. Auguste Burdeau, publiciste et
politologue français, parle de « l'ordre social désirable ».
Les gouvernants doivent tendre à réaliser ce but, d'où un logique affrontement de
plusieurs visions sociales désirables. C'est le pluralisme des démocraties.
Le mot « Etat » recouvre trois sens différents (polysémie).

1. un ensemble, une collectivité organisée


2. l'échelon central, les pouvoirs publics, les gouvernants
3. un élément central, par opposition aux pouvoirs décentralisés

16
II.2 Les principes de la séparation des pouvoirs de
l’état
Principe politique selon lequel les fonctions des
institutions publiques sont divisées entre le pouvoir
législatif qui fait les lois, l'exécutif qui les met en oeuvre et
les fait appliquer et le pouvoir judiciaire qui les interprète
et les fait respecter. Fondé au départ sur l'oeuvre de
Montesquieu, ce concept ne doit pas être entendu dans un
sens absolu ou étroit. Une séparation totale des pouvoirs
aboutirait à constituer trois États en un, ce qui serait
absurde.

D'une manière plus précise, la séparation des pouvoirs prévaut lorsque la branche
exécutive et la branche législative sont dans une relative indépendance parce qu'elles sont élues
distinctement (exemple: États-Unis). Dans le cas d'un régime parlementaire, on parle plus
d'une collaboration des pouvoirs puisque la survie du gouvernement dépend du soutien
du parlement (exemple: Royaume-Uni, Canada ou Australie).
Quel que soit le régime, il importe cependant que la branche judiciaire soit séparée des
deux autres pouvoirs pour assurer un État de droit.
La théorie de la séparation des pouvoirs désigne la distinction entre les différentes
fonctions de l’État, mise en œuvre afin de limiter l’arbitraire et d’empêcher les abus liés à
l’exercice de la souveraineté. Cette doctrine, qui est au cœur de l’organisation actuelle de nos
institutions, garantit l’indépendance fonctionnelle des juridictions par rapport aux différents
pouvoirs.
La théorie classique de la séparation des pouvoirs distingue dans tout régime politique
trois fonctions fondamentales : le pouvoir législatif édicte les normes générales organisant la
vie sociale, tandis que le pouvoir exécutif se charge de l’exécution de ces règles et de la gestion
de leurs conséquences administratives, et que le pouvoir judiciaire en assure l’application dans
le cadre du règlement des litiges.
On retrouve cette distinction dans la Constitution de la Ve République, qui garantit
solennellement l’indépendance de la fonction judiciaire à l’égard des autres pouvoirs :
L’indépendance de la justice par rapport au pouvoir législatif résulte d’une double
interdiction : celle faite aux juges de se substituer au législateur en rendant des décisions
générales et impersonnelles (les arrêts de règlement), et celle faite au législateur d’intervenir
(sauf impérieux motif d’intérêt général) dans une affaire judiciaire en cours en édictant une loi
rétroactive.
L’indépendance de la justice par rapport au pouvoir exécutif est garantie par la
séparation des fonctions administratives et judiciaires, ainsi que par diverses règles
statutaires (cf. la question "La justice est-elle indépendante et impartiale ?").

II.3 La notion du pouvoir executif

17
Le pouvoir exécutif est le pouvoir qui applique les lois grâce à des décrets ou
des arrêtés. Il peut partager l'initiative des lois avec le parlement. Le pouvoir exécutif est
généralement composé du chef de l'État (souverain ou président de la République) et
du gouvernement (les différents ministres).
Il dirige l'armée, la police qui sont chargées de maintenir la sécurité à l'intérieur de
l'État. Le pouvoir exécutif conduit aussi la politique étrangère, c'est-à-dire les relations avec les
autres états.
Pour appliquer les lois auprès de la population, le pouvoir exécutif agit par
l'intermédiaire des fonctionnaires : par exemple en France, les préfets, les professeurs, les
fonctionnaires des contributions, les policiers...
Etymologie : de exécuter, venant du latin exsequor, poursuivre, continuer, achever,
mener à bout, exécuter, effectuer.
Exécutif : adjectif, qui est chargé de la mise en œuvre des lois et de leur application, qui est
relatif à leur exécution.
Dans un Etat, le pouvoir exécutif ou, par raccourci, l'exécutif désigne le pouvoir chargé
d'exécuter les lois, de définir les règles nécessaires à leur application et de gérer les affaires
courantes de l'Etat. Avec le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire, il est l'un des
trois pouvoirs constituant un Etat.
En France, le pouvoir exécutif est détenu par le Président de la République,
le Premier_ministre et son gouvernement.
Principales missions du pouvoir exécutif :
 faire respecter la loi et l'ordre public,
 édicter des règlements, décrets ou arrêtés,
 concevoir et diriger la politique de la nation,
 conduire la politique étrangère de l'État,
 diriger l'armée,
 diriger les services publics…
Le pouvoir exécutif dispose de pouvoirs spécifiques, parfois qualifiés
de discrétionnaires, avec des décisions prises directement sans le consentement
du parlement, notamment dans le cas de crise ou d'urgence nécessitant une action
18
rapide. En outre, contrairement au pouvoir législatif, les délibérations du pouvoir
exécutif ne sont accessibles ni au public ni aux médias.

Unité 3.
L’administration publique
III.1 Notions générales de l’administration
publique’administration publique : notion et consistance
L’administration publique : notion et consistance
 Le secteur des administrations publiques comprend les administrations publiques
centrales, les administrations publiques locales et les administrations de sécurité sociale.
 Au sens fonctionnel ou matériel, l'Administration publique a pour but la
réalisation des besoins d'intérêt général et cela d'une manière désintéressé.
 Au sens organique, l'on désigne l'ensemble des organes et du personnel qui ont
pour fonction la conduite et l'exécution des taches publiques.
L'Administration publique est donc l'ensemble des structures, du personnel et des
moyens que l’État met au service de la population envue de la fourniture de certaines
prestations nécessaires.I.              La notion
I. La notion
Administrer signifie servir. Il y a de l’administration publique et de l’administration
privée. Lorsqu’on parle de l’administration d’une entreprise, on parle de ceux qui servent
l’entreprise, qui permettent l’exercice de la mission de l’entreprise. L’administration
publique, c’est l’ensemble des structures et des personnels qui rendent possible l’exercice
du service public. Ce qui est visé ce sont les organes des administrations. Un des types de ces
critères définitionnels est le critère organique.
L’administration est une fonction administrative : la recherche de l’intérêt général.
Le mot « administration » peut avoir plusieurs sens : administration organique
(ensemble des personnes publiques, organes, structures, institutions) et administration
fonctionnelle (fonction de l’administration). Il n’y a, parfois, pas coïncidence entre les 2
notions.
Tout ce que font les administrations publiques au sens organique n’est pas des fonctions
administratives. Réciproquement, ce que font les personnes privées ou les particuliers ne sont
pas nécessairement des fonctions privées.A
L’administration assure des services considérés comme utiles à la société et non
rentables. Ils peuvent être non rentables par nature ou parce qu’on considère qu’ils ne doivent
pas être entièrement ou uniquement fondés sur le principe de rentabilité (ex : enseignement).
L’intérêt général a donc un périmètre variable et dépend de la définition qu’en donnent la
population et les pouvoirs politiques à un moment précis.
Il y a trois types d'administrations publiques :
 administration publique d'état (ministère) financée par les impôts.
 administration publique locale (mairie) financée par les impôts.

19
 administration publique de sécurité sociale (CAF : caisse d'allocations familiales)
financée par les cotisations
L’administration dispose de différents types de moyens pour assurer ses missions d’intérêt
général :
 moyens juridiques : prérogatives de puissance publique, clauses exorbitantes de
droit commun pour les contrats administratifs… ;
 moyens matériels : domaine public des personnes publiques comme les routes,
bâtiments publics… ;
 moyens humains, dont la fonction publique.

.    autonomies administrative

III.2 Organisation de l’administration publique

La fonction publique est au service de l’administration. Elle comprend l’ensemble


des fonctionnaires, c’est-à-dire l’ensemble des personnes nommées dans un emploi permanent
et titularisées dans un grade de la hiérarchie des administrations de l’État, des collectivités
territoriales ou des hôpitaux. En effet, il existe trois versants de la fonction publique : la
fonction publique d’État, la fonction publique territoriale (communes, départements, régions) et
la fonction publique hospitalière.
Les fonctionnaires travaillent au service de l’intérêt général et sont donc astreints à des
règles strictes dans l’exercice de leurs fonctions. Par exemple, ils doivent respecter une parfaite
neutralité, ont l’obligation d’obéir à leur hiérarchie, et ont interdiction de divulguer à l’extérieur
du service des informations dont ils ont eu connaissance dans leurs fonctions (discrétion
professionnelle).
20
A.   Les  agents et les autonomies administratives
Les agents assurent une fonction au sein des personnes publiques.
Il y a 2 catégories.a.
a. Les agents    Les agents
La suma divisio parmi les agents des personnes publiques distinguent les agents
contractuels (pas des fonctionnaires) des agents statutaires. Les fonctionnaires sont dans une
situation dite légale et réglementaire. Ils sont nommés par décret. Le contentieux des
fonctionnaires est porté devant le tribunal administratif.
Les contractuels sont recrutés par contrat, mais certains contractuels de droit public sont
des personnes de droit privé. Sont contractuels de droit privé les agents du secteur industriel et
commercial. Sont contractuels de droit public les agents affectés à un service administratif de
droit public (tribunal des conflits 25 mars 1996, préfet de la région Rhône-
Alpes)b.    Lesministratives
b.    Les autorités administratives
Ce sont des individus qui exercent une fonction pour le compte d’une personne
publique, mais qui ne sont pas les employés de la personne publique (ce sont les personnes
qui procèdent directement ou indirectement du suffrage universel). Ce ne sont pas des agents
publics.
Le chef de l’État, les membres du gouvernement sont des autorités administratives, mais
pas seulement, elles exercent également des fonctions gouvernementales qui ne relèvent pas de
la fonction administrative. Si le chef de l’État dissout le Parlement, cet acte de dissolution n’est
pas un acte administratif.
B.   Les personnes publiques
B.   Les personnes publiques
Toutes les personnes publiques sont des personnes morales. Il n’y a pas d’individu qui
puisse être qualifiée de personne publique. La personne publique originelle initiale est l’État
(dépendant d’aucune autre instance et ne peut être limité que sa propre décision : théorie de
l’autolimitation).
Les collectivités territoriales de la République sont créées par l’État, elles ont des
compétences limitées dans le cadre de la loi, leurs compétences sont régies dans la clause de
compétence générale des collectivités. Sous le contrôle de l’État, les collectivités territoriales
sont autonomes mais pas indépendantes. Elles exercent leurs attributions par des conseils élus
(c’est la libre administration des collectivités).
Les établissements publics sont rattachés à l’État, à une collectivité territoriale, à une
autre personne publique et ont une compétence limitée et spécialisée.
Il existe des personnes publiques sui generis qui ne sont pas des établissements publics :
la banque de France, les groupements d’intérêts publics, certaines autorités administratives
indépendantes, autorité des marchés financiers, l’agence de lutte contre le dopage…
Les agents publics sont les organes de ces personnes morales, un organe a qualité à agir
au regard des règles constitutives de la personne morale. Le maire est organe de la commune.
La qualité de personne publique confère à celle-ci une capacité particulière à exercer
des prérogatives de puissance publique. Une personne privée peut exercer des prérogatives de
puissances publiques que si elle en est investie par un acte particulier.
C.   Déconcentration et décentralisation.   Déconcentration et décentralisation
21
La déconcentration et la décentralisation ont un point commun : ce sont des mécanismes
de transfert des compétences.
La déconcentrationdéconcentration
La déconcentration c’est le transfert d’une compétence d’un organe central de
l’État à un organe qui n’a qu’une compétence limitée territorialement (une circonscription
de l’État comme le transfert du ministre au préfet de région). Il y a resserrement de l’espace de
compétence. La compétence reste toujours à l’intérieur de la même personne (l’État en cas de
déconcentration vers le préfet).Il y a plusieurs moyens de transférer les compétences : un acte
général (loi ou règlement si c’est l’État).
Une autorité investit de sa compétence une autre autorité. Elle peut transférer un
pouvoir ou que la signature (donc pas le pouvoir véritable). Ce pouvoir d’exercer la
compétence est effectivement exercée par le subordonné (article 21 de la Constitution). La
déconcentration suppose entre les 2 autorités un rapport de hiérarchie, le seul fait que ce
rapport existe, entraîne un certain nombre de prérogatives (le pouvoir hiérarchique). Il y a un
pouvoir d’instruction soit de donner des ordres. Le supérieur hiérarchique a un pouvoir
d’annulation ou de réforme sur l’acte du subordonné. Néanmoins, le supérieur hiérarchique ne
peut pas se substituer à son subordonné : il ne peut pas avoir l’initiative d’un acte qui est
attribué à son subordonné. Le pouvoir hiérarchique est un devoir qui doit être exercé par le
subordonné : devoir de surveiller, d’examiner les actes de ses administrés. Le subordonné n’a
pas de recours contre son supérieur hiérarchique : il ne peut pas faire recours du fait de sa
position de subordonné : le recours est irrecevable car c’est une affaire interne à la personne
publique.
La décentralisationécentralisation
Les principes
Le transfert de compétence s’effectue d’une personne publique à une autre
personne publique. On distingue la décentralisation technique de la décentralisation
territoriale.
La décentralisation technique : transfert des compétences de l’État vers les 
établissements publics.
La décentralisation territoriale : transfert des compétences de l’État aux collectivités
territoriales.
L’établissement ou la collectivité (personne morale) qui reçoit la compétence doit
pouvoir l’exercer avec une certaine autonomie parce que précisément elle est une personne
morale et que la personnalité suppose et implique l’autonomie. De sorte que la compétence
transférée est exercée par cette personne morale qui la reçoit. S’il s’exerce un contrôle de la
part de l’État, il ne saurait être de la même nature que le contrôle du supérieur hiérarchique sur
son subordonné. On parle alors de contrôle de tutelle.
L’exercice de la tutelle
Le pouvoir hiérarchique s’exerce même sans texte à raison de la relation de
dépendance entre le supérieur et le subordonné. La tutelle ne s’exerce que si un texte prévoit
et que dans les limites de ce texte, une loi d’après l’article 72 de la Constitution.
La consistance et les modalités de ces contrôles dépendent des textes qui les organisent,
il y a une variété de situations. Ces principes émanent de la loi du 2 mars 1982. La loi des
collectivités territoriales abolit les tutelles et les remplacent par un contrôle.

22
S’agissant du contrôle sur les actes des collectivités territoriales, le contrôle de tutelle
est exercé par le préfet, il n’a ni le pouvoir d’annulation, ni le pouvoir de réformation, ni le
principe de substitution. Il ne peut pas demander à un juge d’annuler un acte pour simple motif
d’opportunité, mais pour de motifs de légalité : déféré préfectoral. Le préfet provoque le
contentieux. Le déféré préfectoral est une espèce de recours pour excès de pouvoir. Le préfet
lance l’action, le juge tranche.

III.3 Les principes de l’administration publique

La conception actuelle du service public s’est lentement élaborée depuis la fin du 18ème
siècle à partir de l’émergence d’une part de la notion d’intérêt général et d’autre part de la
représentation d’un bien commun. Cette conception s’est incarnée dans des pratiques
d’administration et des décisions de justice avant de voir ses principes fondamentaux précisés
dans la loi Rolland (1938) et réaffirmés en 1997.
Ces règles et principes sont des critères de ressemblance à tous les services publics.
Ainsi, certains principes ne peuvent constituer une de ces lois. C'est le cas de la gratuité, qui ne
s'applique que lorsque la loi a prescrit cette gratuité à un service public en particulier (ex :
éducation).
On distingue donc trois principes communs à tous les services publics : principes de
mutabilité, de continuité et d'égalité.
PRINCIPE DE CONTINUITÉ DU SERVICE PUBLIC
Les services publics doivent satisfaire de façon continue les besoins collectifs. Afin de
ne pas provoquer de coupure soudaine et néfaste au bon fonctionnement du service public, il est
nécessaire que celui-ci soit exercé de façon continue. Puisque l’activité a pour objet d'œuvrer
dans l’intérêt général, elle ne peut être interrompue qu’en cas de force majeure, et
conformément aux dispositions régies par la loi ou le règlement.
Ainsi le droit de grève doit précisément être défini, et placé sous le contrôle d’un juge,
afin que cela ne perturbe pas durablement le bon fonctionnement des services ; le droit
fondamental à la grève peut ainsi s'exprimer à condition d'assurer, s'il est besoin, un "service
minimum".
PRINCIPE DE MUTABILITÉ DU SERVICE PUBLIC
Les services publics doivent s'adapter aux évolutions de l'intérêt général et donc aux
besoins de la collectivité. Les évolutions qui s’opèrent avec le temps doivent ainsi être prises en
compte par le service public, qui doit s’adapter à chacune de ces mutations.
Le principe de mutabilité, ou d'adaptation, est lié à celui de continuité : l’administration
doit continuellement s’adapter aux changements. Le service devant être continu, il doit
nécessairement évoluer en fonction des nouvelles circonstances d’exercice.
Cette nécessité d'évolution s'applique aux cocontractants de l'administration mais aussi
aux usagers, qui doivent accepter les modifications des services publics ; nul n'a en effet le
droit au maintien d'un règlement. Cependant, les usagers ont doit au "fonctionnement normal
du service", ce qui implique que les règles soit respectées au moment où elles existent. De plus,
les modifications apportées au service public ne peuvent jouer que l'avenir, conformément au
principe de non-rétroactivité.

23
Les contrats administratifs peuvent donc être unilatéralement modifiés par
l’administration, qui se réserve le droit de changer les dispositions du contrat si l’intérêt général
l’exige. C’est également le cas des fonctionnaires, dont le statut est lui aussi modifiable en
fonction des évolutions externes.
PRINCIPE D’ÉGALITÉ DEVANT LE SERVICE PUBLIC
Tous les usagers doivent disposer des mêmes avantages, qu’il s’agisse d'un SPA ou d'un
SPIC ; il ne peut exister de systèmes préférentiels.
Néanmoins, l'application uniforme de règles égalitaires ne doit pas avoir pour effet
d’accroître les inégalités sociales. En effet, les prix ne doivent pas être les mêmes pour tous ;
les plus démunis doivent bénéficier de tarifs avantageux pour que l'égalité face aux service
publics soit garantie. Ainsi, les services publics doivent adapter leur offre à chaque usager pour
garantir l'égalité de tous.
Il ne peut donc exister aucune discrimination au sein d’un service public (exigence de
neutralité et d’impartialité). Tous les usagers qui se trouvent dans la même situation objective
peuvent réclamer les mêmes avantages. Le juge administratif sanctionne les discriminations
pratiquées dans les services publics (inégalités de traitement, discriminations tarifaires, etc.).
Néanmoins, il est des cas dans lesquels des discriminations sont possibles ; c'est le cas en
matière de stationnement sur le domaine public (possibilité d'emplacements privatifs).
CONCLUSION

Voici les 4 grands  principes que doivent respecter les  services publics : 

Le principe d’égalité : l’accès au service public doit être possible pour tous de manière
neutre et laïque.
Le principe de continuité : le service public doit permettre de satisfaire les usagers de
façon continue, sans retard et sans interruption (sauf celle prévue par la réglementation par
exemple, la grève).
Le principe d’adaptabilité : les services publics ont l’obligation de s’adapter aux
évolutions de l’environnement global.          
Le principe d’équité : ce principe affirme que l’égalité est proportionnelle et, à
situations différentes, traitements différents.

III.4 L’administration publique au niveau central.


Le Président

L’administration centrale rassemble les services de chaque ministère à compétence


nationale, principalement situés en capitale de pays.
Les services déconcentrés ont une compétence territoriale et assurent le relais au
niveau local des décisions prises par l’administration centrale.
Les administrations centrales des ministères « assurent au niveau national un rôle de
conception, d’animation, d’orientation, d’évaluation et de contrôle ». Pour cela, elles «
participent à l’élaboration des projets de loi et de décret et préparent et mettent en œuvre les
décisions du gouvernement et de chacun des ministres »

24
L’État dispose également de services présents sur le plan territorial : les services
déconcentrés. Ils mettent en œuvre les politiques conçues au niveau central et regroupent plus
de 95 % des agents de l’État. Ils ne doivent pas être confondus avec les services des
collectivités territoriales, qui sont eux décentralisés, et dont les agents appartiennent à la
fonction publique territoriale et non à celle de l’État.

Tous les ministères disposent de services déconcentrés, principalement au niveau du


département. Enfin, la majorité des services déconcentrés sont placés sous la direction du
préfet, même si certains (éducation nationale, justice, services fiscaux) échappent à sa
gouverne.
Le Président de la république est le chef de l'Etat. Le rôle du président de la
République est défini par la Constitution . Son rôle, sa fonction et ses pouvoir sont définis dans
le titre de la Constitution.
Le rôle du Président est important puisqu'il occupe la première place dans l'état, il est le
chef de l'Etat. Le rôle de président s'articule autour de 3 fonctions princip... 
Retrouvez encore plus d'idées de : La constitution

III.5 Les fonctions et les obligations du President

Le Président est le chef de l'Etat .


En France le president a les fonctions:
 Il veille au respect de la Constitution.

25
 Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la
continuité de l'Etat. 
 Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des
traités. 
 Il décide des grandes orientations politiques
Le Président de la République nomme aux grands postes de l'Etat
Le Président nomme certaines personnalités aux grands postes et aux grandes fonctions
de l'Etat.
Il nomme seul pour certains postes :
 Le Premier Ministre
 1/3 des membres du Conseil Constitutionnel
 1/3 des membres du Conseil Supérieur de l' Audiovisuel
Il nomme sur proposition ou en accord avec le Premier Ministre :
 Les autres ministres
 Les autres membres du Gouvernement
 3 membres du Conseil Constitutionnel
 Le Président du Conseil Constitutionnel
 1 membre du Conseil Supérieur de la Magistrature
 Certains emplois civiles et militaires
Le Président préside certains organismes :
Le président de la République préside un certains nombre d'organismes ou de conseils
dont les plus importants sont :
 Le Conseil de Ministres.
 Le Conseil Supérieur de la Magistrature
 Les Conseils et Comités Supérieurs de la Défense
Le Président est le chef de la Diplomatie
A ce titre le Chef de l'Etat :
 Négocie les traités internationaux
 Signe les traités internationaux
 Accrédite les Ambassadeurs
Le Président signe les textes de loi
Le Président de la République signe et promulgue les textes de loi applicables en
France. Il :
 Promulgue les lois ( il les rend applicables)
 Signe les décrets de loi
 Signe les ordonnances
Le Président a un rôle d'arbitre
Le président joue un rôle d'arbitre entre les pouvoirs publics et les différentes
institutions. Il peut par exemple :
 Demander à l'Assembler un nouveau débat et vote sur une loi.
 Saisir le Conseil Constitutionnel sur une loi ou un traité.
 Dissoudre l'Assemblée Nationale.
 Soumettre une loi au référendum
 Envoyer des messages à l'Assemblée Nationale et au Sénat
26
Le Président de la République a un pouvoir judiciaire
Le Président a un certain nombre de fonctions dans le domaine de la Justice, comme :
 Il est le garant de l'indépendance de la Justice.
 Il dispose d'un droit de grâce.
Dans des circonstances exceptionnelles, le Président dispose de pouvoirs spéciaux
Lorsque les institutions de la France, son intégrité ou son indépendance sont menacées
de manière grave et immédiate, le Président dispose de pouvoirs spéciaux.
Sauf cas de haute trahison, le Président de la République ne peut pas être poursuivi
devant les tribunaux pendant toute la durée de son mandat.
En Moldavie,le président de la République a les fonctions et
attributions suivantes :

 il « peut participer aux travaux du Parlement »4,


 il « adresse au Parlement des messages portant sur les principaux problèmes de la
nation »4,
 il peut dissoudre le Parlement5,
 il « participe aux négociations, conclut des traités internationaux et les soumet au
Parlement en vue de leur ratification »6,
 il « accrédite et rappelle les représentants diplomatiques de la république de Moldavie et
approuve la création, la suppression ou le changement du rang des missions
diplomatiques »6,
 il « reçoit les lettres de créance et de rappel des représentants diplomatiques des autres
États dans la république de Moldavie »6,
 il « peut décréter, après autorisation préalable du Parlement, la mobilisation partielle ou
générale »7,
 il prend des mesures pour repousser l'agression en cas d'attaque, déclare l'état de guerre
et en informe immédiatement le Parlement7,
 il peut prendre également d'autres mesures pour assurer la sécurité nationale et l'ordre
public, dans les limites et les conditions prévues par la loi7,
 il décerne des décorations et des titres honorifiques8,
 il accorde des grades militaires suprêmes, prévus par la loi8,
 il résout les problèmes concernant la citoyenneté de la République et accorde l'asile
politique8,
 il nomme aux fonctions publiques dans les conditions déterminées par la loi8,
 il accorde la grâce individuelle8,
 il peut demander au peuple d'exprimer, par l'intermédiaire du référendum, sa volonté
visant les problèmes d'intérêt national8,
 il accorde des rangs diplomatiques8,
 il confère des promotions aux personnels du Parquet, des tribunaux, ainsi qu'à d'autres
catégories de fonctionnaires, dans les conditions prévues par la loi8,
 il suspend les actes du Gouvernement, qui contreviennent à la législation jusqu'à
l'adoption de la décision définitive de la Cour constitutionnelle8,
 enfin, il exerce également d'autres attributions établies par la loi8
27
Le président de la république de Moldavie est un poste qui existe depuis la proclamation de sa
souveraineté au sein de l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS)
le  23 juin 1990. Le premier président est entré en fonction en septembre 1990. Le pays devient
officiellement indépendant le 27 août de la même année.
L'actuel titulaire de la fonction est  Igor Dodon depuis le 23 décembre 2016.

III.6 Le gouvernement et les ministères

Le gouvernement est une institution qui


exerce le pouvoir exécutif au sein d'une entité
politique. Dans un régime parlementaire tel que celui
de la France, le gouvernement est responsable
politiquement devant le Parlement (l'Assemblée
nationale et le Sénat). Le gouvernement décide et
entreprend les actions nécessaires à la conduite de
l'État.

Dans le régime parlementaire, tel qu’il existe dans la plupart des pays d’Europe, le
terme de Gouvernement désigne l’organe collégial et solidaire composé de ministres placés
sous l’autorité du Premier ministre (l’appellation de ce dernier peut varier : président du
Conseil en Italie, ou en France avant 1958, Chancelier en Allemagne) et qui a en charge le
pouvoir exécutif.
Ce régime fonde l’autorité politique sur le principe de la responsabilité : le
Gouvernement détient l’autorité politique, car il est responsable devant le Parlement, tandis que
le chef de l’État, qui est politiquement irresponsable, assure une fonction d’arbitre et de garant
de la continuité des institutions.
EN FRANCE
Dirigé par le Premier ministre nommé par le Président de la République, le Gouvernement
constitue la seconde moitié de l’exécutif bicéphale mis en place par la Constitution de 1958.
Il se compose de ministres nommés par le Président de la République sur proposition du
Premier ministre.
Le Gouvernement est chargé par la Constitution de déterminer et de conduire la politique de la
Nation.
À sa tête, le Premier ministre détient le pouvoir réglementaire. Il joue également un rôle central
dans la procédure législative puisqu’il dispose du droit d’initiative et de la maîtrise d’une partie
de l’ordre du jour du Parlement. Il peut être habilité par le Parlement à légiférer par voie
d’ordonnances.
Obligations et incompatibilités
Les membres du Gouvernement doivent, dans les deux mois suivant leur nomination, adresser à
la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique une déclaration de situation
patrimoniale et une déclaration d’intérêts, également transmise au Premier ministre. Ces
déclarations sont rendues publiques et doivent être actualisées en cas de modification
28
substantielle. Les mêmes déclarations sont exigées dans les deux mois suivant la cessation de
fonction.
Ils doivent également confier à un tiers la gestion de leurs instruments financiers et font l’objet,
dès leur nomination, d’une procédure de vérification fiscale.
Un membre du Gouvernement ne peut poursuivre l’exercice d’une profession publique (le
fonctionnaire entrant au Gouvernement sera ainsi placé dans une position de détachement et ou
privée Il est également impossible de cumuler fonctions gouvernementales et exercice d’une
fonction de représentation professionnelle (ce qui inclut la qualité de membre du Conseil
économique, social et environnemental).
EN MOLDAVIE
La Moldavie est une république parlementaire multipartite, où le Premier ministre est le
chef du gouvernement et le président chef de l'État. Ceux-ci détiennent le pouvoir
exécutif tandis que le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et le parlement.
Le pouvoir judiciaire est, en principe, indépendant des deux premiers.
Responsabilité individuelle
RESPONSABILITÉ POLITIQUE
Tout membre du Gouvernement est politiquement responsable des actes de son administration ;
la sanction de cette responsabilité est la révocation ou la démission.
RESPONSABILITÉ PÉNALE
Les ministres et secrétaires d’État sont également pénalement responsables des actes accomplis
dans l’exercice de leurs fonctions, si ceux-ci sont qualifiés de crimes ou délits au moment où ils
ont été commis ; ils sont jugés par la Cour de justice de la République
Les compétences des ministres et autres membres du Gouvernement.
Les ministres.
Chaque ministre est le chef des services qui lui sont rattachés. Ils exercent leur Pouvoir
administratif par des arrêtés, qui ne peuvent concerner que le fonctionnement du service. Ils
exercent un Pouvoir de sanction et de nomination sur le personnel de leurs services.
Les règles d'organisation sont très souples. Pas de membre de ministère ni de répartition des
compétences imposées
Un ministère est une division de l'administration publique centrale chargé de mettre en
œuvre la politique gouvernementale dans un domaine précis. Le/la ministre, membre
du gouvernement qui dirige ce ministère, est nommé(e) par le président de la République.
Il/elle est assisté(e) par un cabinet et a autorité sur les administrations de l’État.
Certains ministères assez stables (Justice, Intérieur, Défense, Poste, Anciens
combattants), d'autres + changeants (Economie et Finances). Certains sont éphémères, et
doivent combattre un problème ponctuel (Temps libre, Extension du Secteur public....). Les
dirigeants veulent garder leur liberté quant aux ministères. Le nombre de ministères est proposé
par le 1er Ministre et arrêté officiellement par un décret du Président de la République. D'autres
décrets précisent le contenu. Le 1er Ministre n'est pas leur chef hiérarchique.

Ils y en a de plusieurs sortes, qu'on appelle tous « ministre » :


– Ministres d'Etat : préséance purement protocolaire (honneur, récompense).
– Ministres de Droit commun : dotés d'un département ministériel. Participent à toutes
les réunions du Conseil des Ministres.
– Ministres délégués : leurs attributions viennent du 1er Ministre ou d'un autre ministre
par délégation.
29
– Secrétaires d'Etat : soit autonomes, soit liés au 1er Ministre ou à un ministre. Ne
participent au Conseil des Ministres que pour les affaires relevant de leurs attributions.
Plusieurs attribution :
– Représentant de l'Etat : chaque décision prise engage l'Etat. Ministre passe les
contrats, gère son ministère et le représente en Justice. (Ministre juge jusqu'à l'arrêt Cadot). Les
ministères ont la personnalité juridique.
– Chef d'une administration : chef des fonctionnaires qu'il dirige. Peut exercer des
sanction, prononce les avancements, les nominations...
– Détenteur d'un Pouvoir réglementaire dans certains domaines :
Les collaborateurs personnels :
= Etats-majors des ministres, et cabinets ministériels. Les + importants sont :
– Le cabinet de la Présidence : réunit les collaborateurs les + proches du Président, pour des
missions de confiance.
– Le Secrétariat Général : conseillers techniques et chargés de missions. Contrôle l'action
Gouvernementale, suit l'action de chaque ministère, coordonne le Pouvoir Exécutif en relation
avec les services du 1er Ministre. Secrétaire Général = conseiller privilégié du Président.
– L'Etat-major particulier : représentant des 3 armées, conseille pour la défense nationale.
(Proposition de nomination, réunion du Conseil de défense...)
Les ministres proprement dits disposent de 2 types de services :
– Le Cabinet : organisme restreint composé de collaborateurs personnels choisis librement par
le ministre. Comporte beaucoup d'Enarques et de polytechniciens. Dirigé par un directeur, un
chef de cabinet (dirige les missions protocolaires, personnel et politique), des conseillers
techniques et des chargés de mission (domaines spés), un attaché parlementaire, un attaché de
presse et un secrétariat particulier.
Il a un rôle d'animation, de coordination et d'impulsion à l'égard des bureaux.
– Les Bureaux : divisés en sections parfois regroupées en services, puis en sous-direction,
réunies en une Direction. Les Directions peuvent être horizontales ou verticales (+
spécialisées). Effectifs variables. Assez inertes par rapport aux cabinets.
Collaborateurs ne font pas partie de l'organisation centrale, et leur fonction cesse avec le
départ du Président ou du ministre. Ils peuvent bénéficier de délégation de compétences.
Les services centraux.
Les services ministériels et les services à compétence nationale,les définit de façon
floue : « sont confiées aux administrations centrales les seules missions qui présentent le
caractère national ou dont l'exécution, en vertu de la loi, ne peut être déléguée à un échelon
territorial. Les autres missions (...) sont confiées aux services déconcentrés de l'Etat ».
Ils sont le plus souvent rattachés à un ministère et concernent des domaines variés. Les services
à compétence nationale ont été créés pour des raisons politiques .

Unité 4.
L’administration publique au niveau départamental
et local

30
IV.1 L’administration publique au niveau
départamental et local

L'administration locale déconcentrée de l'Etat.


Réglementée par la loi du relative à l'Administration Territoriale de la République (loi ATR).
L'autorité administrative est toujours la même, mais l'exécution (application + contrôle) est
rapprochée du citoyen pour adapter les décisions prises en haut lieu.
Au niveau du département. (= circonscription de base).
D’apres la Loi fondamentale, son autonomie par rapport à l'Etat ne cesse de s'affirmer. C’est à
la fois une circonscription administrative de l'Etat et une collectivité décentralisée. Les
réformes ont fait évoluer le Pouvoir Exécutif à 3 têtes du département : le préfet, le Conseil
Général et le Président du Conseil Général.
Le préfet.
Le préfet dirige cette administration à l'échelle du département. Son statut est constitutionnel ,
il est le représentant de l'Etat dans le département et le dépositaire de son autorité. Son statut de
fonctionnaire repose sur un décret , ils proviennent actuellement de l'ENA et ont un statut
dérogatoire à la fonction publique :
– Ils n'ont pas le Droit de se syndiquer,
– Ils n'ont pas le Droit de grève,
– Ils n'ont pas de liberté d'opinion : ils ne peuvent s'exprimer qu'au nom de l'Etat.
Il est nommé par le Président de la République dans un décret en Conseil des ministres, sur
proposition du 1er Ministre et du Ministre de l'Intérieur (son supérieur hiérarchique). Son
avancement, sa révocation et les sanctions qu'il encourt éventuellement sont à la discrétion du
Gouvernement. Il se défend seul face à son supérieur hiérarchique.
Il a 3 attributions importantes :
– La direction des services déconcentrés des administration civiles de l'Etat , c’est à dire les «
Directions Départementales » (ex : la DDASS, la DRAC (direction Générale des Affaires
culturelles)... Il peut recevoir une délégation de compétence du ministre et déléguer certaines de
ses compétences.
– L'autorité de police administrative : il veille au maintien (¹ répression) de l'ordre public dans
le département (sécurité, salubrité, tranquillité, les bonnes mœurs), car il est dépositaire de
l'autorité de l'Etat, c'était aussi un officier de police judiciaire.
Au niveau de la région.
C'est le préfet du département chef-lieu de la région qui le dirige. Il assure la direction des
services déconcentrés de l'Etat au niveau régional, il a les attributs d'un préfet pour le chef-lieu
et pour la région en Général, il n'a pas d'attribution de police administrative, il assure le lien
entre l'Etat et les collectivités territoriales pour l'aménagement du territoire et le niveau
économique. Ce n'est pas le supérieur hiérarchique des préfets de départements. Il est entendu
par le Conseil régional et ses commissions avec l'accord du Président du Conseil régional.
Au niveau de la commune.
Le maire, bien qu'élu, est soumis d'un pt de vue administratif au Pouvoir hiérarchique du Préfet
de département. Ses compétences les plus importantes sont :

31
– Un Pouvoir de police spécial au niveau administratif (publication des décisions légales,
contrôle des loisirs) et judiciaire.
– Une compétence en tant qu'officier d'état civil,
– La publication des lois et règlements.

IV.2 L’organisation de l’ administration publique


locale
L’administration publique locale  (ou collectivité locale) est
une circonscription administrative, dotée d'une personnalité morale. C'est une partie
du territoire d'un Etat qui dispose d'une certaine autonomie de gestion, même partielle.
Les différentes formes de collectivités territoriales sont :
 les communes,
 les départements,
 les régions,
Certaines de ces collectivités territoriales ont des statuts particuliers .
Dans la Constitution , une collectivité territoriale est une structure administrative,
distincte de l'administration de l'État, qui a en charge les intérêts des habitants d'un territoire
donné. Depuis la révision constitutionnelle du , seule l'expression "collectivité territoriale" est
définie, "collectivité locale" n'ayant plus de fondement juridique, bien qu'elle soit encore
utilisée. Les lois et décrets qui fixent leur organisation sont regroupés dans le Code général des
collectivités territoriales.
Une collectivité territoriale est définie par trois critères :
 elle est dotée de la personnalité morale, ce qui lui permet d’agir en justice.
 elle bénéficie de la libre administration et de compétences propres fixées par
le législateur. Elle dispose d'un budget et de son propre personnel. Contrairement à un Etat, elle
ne détient pas de souveraineté et ne peut, de sa propre initiative, se doter de nouvelles
compétences.
 elle dispose d'une assemblée délibérante élue au suffrage universel direct
(Conseil municipal, Conseil départemental, Conseil régional).
L'administration locale se distingue des responsabilités administratives locales de la
province du fait qu'elle est élue par la collectivité locale lors d'ÉLECTIONS LOCALES et
qu'elle doit rendre des comptes à cette collectivité. 
Malgré cette complexité, les municipalités demeurent les éléments les plus importants
des systèmes locaux de gouvernement. La municipalité est le plus souvent la seule
administration locale à vocation générale. C'est donc le conseil municipal qui retient l'attention
sur le plan de la politique locale. On s'attend à ce que le conseil s'occupe des questions
générales qui intéressent la collectivité et qu'il représente cette dernière dans ses relations avec
le monde extérieur. Cela se reflète dans les pouvoirs conférés par la législation municipale des
diverses provinces : les conseils municipaux sont chargés des responsabilités d'administration
locale qui n'ont pas été confiées à d'autres organismes. 

32
IV.3Le conseil régional/départamental

Le conseil régional est l'assemblée délibérante des régions. Il gère les affaires de la


région. Il exerce des compétences notamment dans le domaine des lycées, des transports dits
« régionaux » (transport express régional) et de l'action économique.
Le conseil régional élabore son règlement intérieur qui détermine notamment le nombre,
les compétences et le mode de fonctionnement des commissions.
Le conseil départemental règle par ses délibérations les affaires du département dans les
domaines de compétences que la loi lui attribute.
Il se réunit au moins une fois par trimestre, à l’initiative de son président, ou à la
demande de la commission permanente (composée du président et de 4 à 15 vice-présidents) ou
du tiers de ses membres, sur un ordre du jour déterminé. Il établit son règlement intérieur et
peut former en son sein des commissions. La majorité absolue de ses membres est nécessaire
pour que ses délibérations, entendues ici au sens de décisions prises par l’assemblée, soient
valables.
Les attributions des conseillers départementaux impliquent leur information sur toutes
les « affaires du département qui font l’objet d’une délibération ». Ils reçoivent donc, douze
jours au moins avant les sessions, un rapport sur chaque question qui leur sera soumise.
Les séances sont ouvertes au public, sauf en cas de huis clos décidé par le conseil ou en
cas d’agitation, le président pouvant exercer son pouvoir de « police des séances » et
restreindre l’accès du public aux débats.
Le président du conseil départemental est l’organe exécutif du département. Il est
assisté d’une commission permanente au sein de laquelle sont élus les vice-présidents.

33
En tant qu’organe exécutif, le président du conseil départemental prépare et exécute
les délibérations du conseil. Il est l’ordonnateur des dépenses du département et prescrit
l’exécution des recettes. Chaque année, il rend compte au conseil de la situation du
département.
Le président du conseil départemental est le chef des services du département. Il peut
cependant disposer, en cas de besoin, des services déconcentrés de l’État.
Le président gère le domaine du département. Il dispose ainsi de pouvoirs de police
particuliers, notamment en matière de circulation.
Le président peut déléguer, comme le maire à ses adjoints, l’exercice d’une partie de
ses fonctions aux vice-présidents. Ensemble, ils constituent le bureau. Ces délégations
peuvent être annulées à tout moment.
Les conseils régionaux ont les mêmes conditions de fonctionnement que les conseils
départementaux :
 réunions plénières au moins une fois par trimestre à l'initiative du président ou à la
demande de la commission permanente ou du tiers des membres sur un ordre du jour
déterminé ;
 information des conseillers régionaux assurée par un rapport sur chacune des affaires à
débattre adressé au moins douze jours avant la séance ;
 séances ouvertes au public, sauf en cas de huis clos décidé par le conseil ou en cas
d'agitation, le président pouvant exercer son pouvoir de « police des séances » et
restreindre l'accès du public aux débats.
En cas d'impossibilité de fonctionnement, le gouvernement peut dissoudre le conseil
régional par décret en Conseil des ministres.
De façon similaire aux conseils départementaux, la commission permanente est une
émanation du conseil régional, composée du président et des vice-présidents du conseil
régional ainsi que d’un ou plusieurs autres membres. Le conseil peut lui déléguer une partie de
ses fonctions, à l’exception de celles concernant le vote du budget, l’approbation du compte
administratif (budget exécuté). La commission permanente remplace de fait le conseil entre ses
réunions.
IV.4 Les tâches du chef du départament
Le chef/prefet du départament-C’est un leader et donc le responsable de
département est apte pour motiver ses troupes autour d’objectifs à réaliser, que ce soit en
semaine, mois ou année. Il est chargé, selon les situations, de réévaluer ses objectifs initiaux.
Excellent gestionnaire, il supervise toutes les étapes du département : achat, vente, stock,
gestion, administration, planning… Il communique en permanence avec la direction et travaille
en autonomie, mais en concertation avec les autres branches de l’entreprise. Il est chargé
d’assurer une veille stratégique et concurrentielle.
Le préfet de département met en œuvre les politiques nationales et communautaires. Il a
autorité sur les chefs des services déconcentrés à l’échelon départemental des administrations
civiles de l’État. le sous-préfet d'arrondissement est le délégué du préfet dans l'arrondissement.
Le statut du préfet est encadré par le décret fixant les dispositions réglementaires
applicables aux préfets
Aujourd'hui, son rôle consiste à :
 Veiller au maintien de l'ordre public et à la sécurité des personnes et des biens. Le préfet
a pour charge d’assurer la sécurité de ses concitoyens, notamment en traitant les situations
34
d'urgence, en établissant des plans de protection des populations contre les catastrophes
naturelles et les risques technologiques (tel que les problèmes pouvant survenir dans une usine
chimique par exemple).
 Veiller à la santé environnementale de son département en contrôlant l’installation des
industries dangereuses ou polluantes et la délivrance des permis de construire (bien qu’il n’en
ait pas la charge exclusive). Il doit veiller aussi au respect du patrimoine culturel du
département et protéger les monuments historiques et les sites remarquables.
 Permettre l'exercice des droits et des libertés des citoyens. Il organise les élections et
veille à leur bon déroulement.
 Contrôler la légalité des actes des collectivités locales. Il se doit de vérifier l’application
des lois en vigueur et des nouvelles lois.
 Mettre en œuvre et coordonner à l'échelon local les politiques du
Gouvernement : emploi, cohésion sociale, aménagement du territoire, développement
économique, environnement...
 Gérer et répartir les dotations et subventions de l'État à l'échelon local.
Le préfet intervient dans de très nombreux domaines, même s'il est aujourd’hui moins
un acteur d’autorité qu'un gestionnaire.
Il délègue cependant une partie de son pouvoir à plusieurs collaborateurs immédiats qui
appartiennent au corps des sous-préfets :
 le secrétaire général qui est chargé de le remplacer en cas d'absence, et qui fait office de
sous-préfet pour l'arrondissement du chef-lieu du département ;
 un sous-préfet dans chacun des autres arrondissements ;
 un directeur de cabinet chargé plus particulièrement des questions de sécurité et des
affaires politiques.
À Paris, il possède une mission et des attributions particulières en raison des relations
particulières que l'État entretient avec sa capitale
.
IV.5 Les autorités publiques au niveau local
Le développement effectif de la bonne gouvernance et de la
démocratie aux niveaux local et régional est l'une des
principales priorités du Congrès des pouvoirs locaux et
régionaux. La bonne gouvernance, qui est la conduite
responsable des affaires publiques et de la gestion des
ressources publiques, comprend les principes de participation
citoyenne, de conduite éthique, d'état de droit, de transparence,
de bonne gestion financière et de responsabilité.
La Commission de la gouvernance est responsable des questions juridiques et politiques
liées au développement efficace de la bonne gouvernance et de la démocratie aux niveaux local
et régional. Elle examine en particulier les questions liées au fonctionnement des collectivités
locales et régionales, telles que la participation des citoyens, les finances publiques, la
coopération transfrontalière et interrégionale et la démocratie électronique.
Qu’est-ce qu’une commune ?
Une commune est une petite portion délimitée du territoire.
Chaque commune est une collectivité locale autonome prenant des décisions par
l’intermédiaire d’une équipe municipale élue par les citoyens. Elle est composée d’un maire,
35
d’adjoints et de conseillers municipaux. La commune gère son propre personnel, c’est à dire les
employés des différents services municipaux.
L'administration locale assure les services d'éducation, culture, santé, assistance sociale,
entretien des routes, jardins publics, eau et égouts. Chaque autorité locale édicte des arrêtés
complétant les lois nationales et soumis à l'approbation du ministère de l'Intérieur. Certaines
autorités disposent de tribunaux spéciaux chargés de juger les contrevenants aux arrêtés locaux.
Le financement des autorités locales provient des taxes municipales ainsi que d'allocations
prélevées sur le budget de l'Etat. Dans chaque autorité, un contrôleur prépare un rapport annuel.
La loi distingue trois types d'autorités locales : les municipalités pour les centres urbains
de plus de 20 000 habitants ; les conseils locaux qui gèrent des villes de 2000 à 20 000
habitants ; et les conseils régionaux responsables de plusieurs villages dans un périmètre donné.
Municipalités et conseils locaux sont regroupés de leur propre gré dans un organisme
central, l'Union des autorités locales, qui les représente devant le gouvernement, surveille la
législation les concernant promulguée par la Knesset et fournit son  assistance en matière de
contrats de travail et de questions juridiques. Affiliée à l'Association internationale des
municipalités, l'Union entretient des relations avec des organisations similaires dans le monde,
planifie les jumelages de villes et les échanges de délégations internationales. 

 Les élections locales

 Les autorités locales sont élues au scrutin secret tous les cinq ans. Tous les
résidents permanents d'une autorité donnée, qu'ils soient ou non citoyens israéliens, peuvent
participer aux élections locales à partir de 17 ans et sont éligibles à partir de 21 ans. Les
conseils municipaux et locaux sont élus à la représentation proportionnelle sur des listes de
partis, tandis que les maires et présidents des conseils locaux sont élus à titre individuel.
Pour les élections du conseil régional, chaque village élit à la majorité un candidat qui
devient membre du conseil. Les présidents des conseils régionaux sont choisis parmi les
membres du conseil régional.
Les élections locales sont financées par des fonds alloués par le gouvernement en
fonction du nombre de mandats obtenus par chaque liste.

Comment le Conseil municipal est-il élu ?


Le Conseil municipal est élu au suffrage universel direct tous les 6 ans. Le Conseil
municipal élit le maire et les adjoints, à la majorité absolue. Si aucun candidat n’a obtenu la
majorité absolue après deux tours de scrutin, un troisième tour est organisé et l’élection a lieu à
la majorité relative. En cas d’égalité des suffrages, c’est le candidat le plus âgé qui est choisi.
Qu’est-ce qu’une municipalité ?
La municipalité est formée du maire et de ses adjoints, élus par les conseillers
municipaux.
Le maire dirige la municipalité. Il peut déléguer une partie de ses pouvoirs à ses adjoints
qui seront chargés de « suivre » un domaine particulier des affaires de la commune : urbanisme,
tourisme, affaires sociales par exemple.
Qu’est-ce qu’un Conseil municipal ?
Le Conseil municipal est une assemblée qui réunit l’ensemble conseillers municipaux.
Le nombre de conseillers varie de 9 à 163 selon le nombre d’habitant de la commune.

36
Pour Apt, il est composé de 33 conseillers qui se réunissent une fois par mois en séance
publique. A cette occasion, les conseillers municipaux prennent des décisions de fond, par vote.
Ils déterminent ainsi la politique menée pour la ville.

IV.6 Le maire .Les missions et tâches


Dans les communes, l’État ne délègue pas de
représentants dotés de compétences général es, à l’instar des
préfets dans les départements et les régions.
Le maire bénéficie d’une « double casquette » : il
est à la fois agent de l’État et il agit au nom de la commune en
tant que collectivité territoriale.
Le maire est élu par le conseil municipal au scrutin
secret lors de la première réunion du conseil suivant les
élections municipales.

En tant qu’agent de l’État, sous l’autorité du préfet, le maire remplit des fonctions
administratives dont notamment :

 la publication des lois et règlements ;


 l’organisation des élections ;
 la légalisation des signatures.
Sous l’autorité du procureur de la République, il exerce des fonctions dans le domaine
judiciaire : il est officier d’état civil et officier de police judiciaire.
En tant qu’agent exécutif de la commune :

 Le maire est chargé de l’exécution des décisions du conseil municipal et agit


sous contrôle de ce dernier. Il représente la commune en justice, passe les marchés, signe des
contrats, prépare le budget, gère le patrimoine communal.
 Il exerce des compétences déléguées par le conseil municipal et doit alors lui
rendre compte de ses actes. Les délégations portent sur des domaines très divers (affectation
des propriétés communales, réalisation des emprunts, création de classes dans les écoles, action
en justice...) et sont révocables à tout moment. La loi du 13 août 2004 relative aux libertés et
responsabilités locales autorise le maire à subdéléguer, à un adjoint ou un conseiller municipal,
les attributions qui lui ont été confiées par délégation.
 Le maire est titulaire de pouvoirs propres. En matière de police administrative, il
est chargé de maintenir l’ordre public, défini dans le Code général des collectivités territoriales
comme le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Il s’agit également de
polices spéciales (baignade, circulation…).
Le maire est aussi le chef de l’administration communale. Il est le supérieur
hiérarchique des agents de la commune et dispose d’un pouvoir d’organisation des services.

Quelle est le rôle d’une mairie ?

37
La mairie est une collectivité territoriale qui a pour principale mission de satisfaire les
besoins quotidiens de la population. Ses attributions sont multiples : état-civil, urbanisme et
logement, écoles et équipements, activités culturelles, santé et aide sociale, police …

Quel est le rôle du maire ?

Le maire représente l’autorité municipale et est le détenteur du pouvoir exécutif. Il est


investit d’un rôle important et bénéficie d’une double fonction :

Placé sous l’autorité du préfet, il est agent de l’État et remplit des fonctions
administratives, dont la publication des lois et règlements, l’organisation des élections et la
légalisation des signatures. C’est un officier d’état civil et un officier de police judiciaire placé
sous l’autorité du procureur de la République

Par ailleurs, le maire est agent exécutif de la commune. Il est en charge de l’exécution
des décisions prise par le Conseil municipal. Ses missions consistent à représenter la commune
en justice, passer les marchés, signer des contrats, préparer le budget et gérer le patrimoine. Il
dispose également de pouvoirs propres importants, notamment, en matière d’urbanisme, de
police municipale et de gestion du personnel.

Il est le moteur de la vie municipale en ayant souvent l’initiative des projets, en


préparant et présidant les séances du Conseil municipal, en entretenant des liens privilégiés
avec la population.

Le rôle du conseil municipal et les fonctions du maire

Le conseil municipal représente les habitants. Ses attributions sont très larges depuis


la loi de 1884 qui le charge de régler "par ses délibérations les affaires de la commune". Cette
compétence s’étend à de nombreux domaines. Le conseil municipal donne son avis toutes les
fois qu’il est requis par les textes ou par le représentant de l’État.

Il émet des vœux sur tous les sujets d’intérêt local : il vote le budget, approuve le
compte administratif (budget exécuté), il est compétent pour créer et supprimer des services
publics municipaux, pour décider des travaux, pour gérer le patrimoine communal, pour
accorder des aides favorisant le développement économique.

Le conseil exerce ses compétences en adoptant des "délibérations". Ce terme désigne


ici les mesures votées. Il peut former des commissions disposant d’un pouvoir d’étude des
dossiers.

Le conseil municipal doit se réunir au moins une fois par trimestre et l’ordre du jour,
fixé par le maire, doit être communiqué avant le début de la séance. Celle-ci est ouverte au
public sauf si l’assemblée décide le huis clos ou si le maire exerce son pouvoir de "police des
séances", notamment en cas d’agitation, et restreint l’accès du public aux débats.

En cas de dysfonctionnement grave, le conseil municipal peut être dissous par décret
en Conseil des ministres.
38
Le rôle du Maire

Il est représentant de l’ État

A ce titre il est officier d’état-civil. Le Maire et ses adjoints participent à tous les actes
de l’état-civil : mariage, naissance, décès…

Il est aussi officier de police judiciaire et travaille en collaboration étroite avec le


commissariat.

Il a la responsabilité des activités de la police municipale et de la gestion du personnel


communal.

Il prend des arrêtés municipaux pour réglementer la circulation, le stationnement et la


baignade.
Ses missions dans la commune

Il préside le conseil municipal, en établit l’ordre du jour avec le bureau de la


municipalité.

Il fait ensuite exécuter les décisions du conseil municipal notamment le budget de la


ville.

Il est chargé d’assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publique, la


prévention et l’organisation des secours contre les catastrophes (ex : inondations).

En matière d’urbanisme, il délivre au nom de la commune les permis de construire et


autres autorisations d’urbanisme dans les communes dotées d’un document comme un Plan

Local d’Urbanisme (PLU).

Il autorise l’ouverture d’établissements recevant du public (bar, restaurant,


commerce…) et peut prescrire des travaux en cas de mise en danger de la population ou de
l’environnement.

Le rôle du conseil municipal

Afin de pouvoir mener à bien toutes les missions qui lui sont confiées, le Maire partage
ses fonctions avec ses adjoints et conseillers délégués. C’est ainsi que quatre adjoints qui ont
été élus par le Conseil Municipal bénéficient d’une délégation dans les domaines qui leur sont
conférés. Ces derniers peuvent se voir associer des conseillers délégués désignés par
l’assemblée afin de les seconder dans des missions précises.

La vie municipale se caractérise avant tout par un travail d’équipe où chacun contribue à
la préparation des dossiers qui seront examinés par le Conseil Municipal. Celui-ci à l’obligation
de se réunir au moins une fois par trimestre et parfois en respectant des dates limites (31 mars

39
pour l’adoption du Budget Primitif, 30 juin pour le vote du Compte Administratif de l’année
antérieure).

Tous les membres de l’assemblée peuvent s’inscrire et participer aux travaux des
diverses commissions municipales selon des modalités définies par le règlement intérieur. Les
commissions constituent un lieu de réflexion et de débat sur l’ensemble des dossiers et projets
qui seront examinés postérieurement par le Conseil. Elles n’ont pas de pouvoir décisionnel
définitif mais sont un rouage essentiel d’une saine démocratie. Afin de mener un travail de
concertation et pouvoir répondre aux besoins de la population, ces commissions sont ouvertes
aux habitants qui souhaitent apporter leurs compétences, leurs réflexions, leurs convictions à la
vie communale. Elles sont animées par l’adjoint concerné dans le domaine que le Maire lui a
confié.

Mais l’action ne résume pas à un travail réalisé uniquement dans l’enceinte de l’Hôtel
de Ville, elle se prolonge avec le tissu associatif et l’ensemble des citoyens à travers un
dialogue permanent.

Un Conseil Municipal n’existe et ne peut être efficace qu’avec le concours de tous en


s’appuyant sur un personnel communal acteur du service public.

IV.7 Le conseil local


Le local, lieu d’identification et d’appartenance pour
un environnement global de plus en plus homogénéisant,
connaît de nombreuses innovations ayant pour objectif de
démocratiser le processus décisionnel dans la cité et de
raviver l’exercice de la citoyenneté locale.
Faire évoluer la structure et la capacité des grandes
agglomérations pour les mettre en adéquation avec les
exigences d’une économie de plus en plus réticulée est la
principale raison des regroupements municipaux.
La dénomination de conseil local s'applique à des divisions administratives :
 un conseil local est une commune, qui n'a pas encore atteint le statut de ville.
 « conseil local » on peut traduire par « municipalité », c'est la seule division
administrative du territoire maltais.
 un conseil local  est une forme de gouvernement élu local dans un district.
Chaque conseil est habilité par la loi à :
 examiner toutes les questions proposées par son président et qui concernent le
développement économique, social, culturel et éducatif de la délégation, en émettant un avis sur
les programmes et projets locaux et des propositions en vue de leur assurer plus de coordination
et de complémentarité ;
 contribuer à la préparation et à la réalisation des programmes de propreté et de
protection de l'environnement ;

40
 organiser des journées locales de développement sur décision du gouverneur de la
région ;
 participer à la préparation du plan régional de développement en ce qui concerne la
délégation ;
 élaborer des rapports périodiques, avec des propositions et des recommandations à
l'intention du gouverneur qui les transmet aux ministères concernés.
Règles de fonctionnement
Chaque conseil se réunit au moins une fois tous les trois mois sur initiative de son
président, avec l'exigence de la présence de la majorité de ses membres (en première
séance). Le secrétaire général de la délégation en assure le secrétariat.
Tâches du conseil d’administration
Les tâches suivantes incombent au conseil d’administration
 direction de la société et transmission des instructions nécessaires
 définition de la ligne stratégique et prises de décisions sur l’utilisation ou la mise au
point d’activités commerciales
 définition de l’organisation
 nomination, suspension et révocation des personnes en charge de la direction et de la
représentation
 définition des politiques financières et d’investissement
 approbation du budget annuel
 approbation du plan financier et du contrôle financier, définition des principes
comptables applicables et prise de décision lorsque des principes comptables permettent
à la société de choisir entre plusieurs solutions
 approbation de la politique d’entreprise concernant le rapport financier
 approbation des comptes annuels et des rapports intermédiaires avant leur publication et
après l’aval de l’organe de révision
 supervision de la direction, en particulier du respect du cadre légal, des statuts, du
règlement interne et des directives. Le président du conseil d’administration est
responsable de la supervision du CEO.
 préparation du rapport d’activité et de l’assemblée générale, vérification de l’exécution
de ses décisions
 prise de décisions concernant les augmentations de capital, ordinaire ou autorisée, selon
les art 651a, 651IV, 652g, 653g CO et l’appel ultérieur des apports relatifs aux actions
non complètement libérées conformément à l’art. 634a I CO
 approbation des licenciements des collaborateurs au sens de l’art. 335d CO ou selon les
réglementations étrangères
 approbation des affaires pour lesquelles le CEO ou la direction générale doit obtenir
l’approbation du conseil d’administration ou des affaires pour lesquelles le CEO
demande une approbation de son plein gré
 information du juge en cas de surendettement selon l’art 725 CO
Essentiellement, le conseil d’administration peut prendre des décisions sur toutes les
affaires qui ne sont pas attribuées à l’assemblée générale par la loi ou les statuts. En
outre, le consentement du conseil d’administration est requis lors de transactions ne
faisant pas partie de l’activité commerciale habituelle et/ou dépassant des montants
prédéterminés.
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Les membres des conseils d’administration des filiales sont proposés par le conseil
d’administration du groupe. Dans le cas où des filiales sont soumises à des
réglementations spécifiques ou des autorités, le conseil d’administration du groupe
n’intervient pas dans les affaires qui se trouvent sous la seule responsabilité des conseils
d’administration de ces filiales.
Décisions du conseil d’administration
Le conseil d’administration atteint le quorum lorsque la majorité de ses membres sont
présents. Si ce quorum n’est pas atteint, le conseil d’administration peut prendre des
décisions conditionnelles devant ensuite être confirmées par écrit par tous les membres.
Les résolutions concernant les objets suivants requièrent une majorité de plus des deux
tiers des membres :
 objets portés à l’ordre du jour de l’assemblée générale
 modifications du règlement interne
 rémunérations des membres du conseil d’administration et de la direction du groupe ou
de ses filiales
La voix du président est prépondérante
Tâches du président du conseil d’administration
Le président doit s’acquitter des tâches suivantes :
 présidence des séances du conseil d’administration et de l’assemblée générale
 représentation du conseil d’administration en public, à l’égard des autorités et des
actionnaires
 supervision de l’exécution des décisions du conseil d’administration
 supervision du CEO
CONCLUSIONS
Attributions des autorités communales  
Les attributions exercées par les autorités communales concernent : 
- l'état civil,  
- l'urbanisme et le logement,  
- la voirie et le transport, 
- le ravitaillement de la ville en eau, les halles, marchés... 
- les écoles,  
- les activités culturelles,  
- la santé, l'aide sociale,  
- la lutte contre le feu...  
Nouvelles attributions (depuis les lois de décentralisation de 1982) 
Désormais, sont exercées au niveau de la commune des responsabilités concernant
notamment:  
- les permis de construire,  
- le plan local d'urbanisme (ex plan d'occupation des sols): répartition du sol en zones
constructibles, espaces verts, zones industrielles...,  
- les sites protégés...  
Rôle du conseil municipal  
Assemblée élue, il règle par ses délibérations les affaires de la commune, vote le budget
communal et contrôle l'administration du maire.  
Rôle du maire et de ses adjoints  
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Elus au sein du conseil municipal, le maire et ses adjoints constituent l'organe exécutif
de la commune. Ils sont officiers d'état civil et de police judiciaire.  
Principales fonctions du maire : 
- il est administrateur des affaires de la commune,  
- il prépare et exécute les délibérations du conseil municipal,  
- il prépare et propose le budget communal,  
- il est chargé de la police municipale.  
- il représente la commune en justice,  
- il procède à la révision des listes électorales et à l'organisation des élections,  
- il procède au recensement général de la population, et au recensement en vue de
l'appel de préparation à la défense. Délégation des attributions Le maire peut déléguer une
partie de ses attributions à un ou plusieurs adjoints. En cas d'empêchement, il est remplacé par
un adjoint.  
Bibliographie
1. Claire, Muquel., Vocabulaire progressif du français - Niveau
avancé.,2007,p. 114-128
2. http://ressources.cforp.ca/fichiers/esquisses-de-
cours/francais/FAF4O.pdf
3. Danilo, M., Perfornis, J.-L., 1993, Le français de la
communication professionnelle, CLE International, Paris.
4. Le Nouveau Petit Robert, Dictionnaires Le Robert, Paris,
1996.
5. http://meridien.canalblog.com/archives/2007/11/07/6805776
.html
6. http://www.enpc.fr/fr/formations/depts/dfl/section_fle/resso
urces/ecrit/mail-formel.htm
7. Sinteze, cursuri realizate de Universitatea Spiru Haret și alte
universități în domeniu.
8. Bălan Emil, Instituţii administrative, Ed. CH Beck, 2008
9. Nedelcu Iulian, Drept Administrativ şi elemente de ştiinţa
administraţiei, Ed. Universul Juridic, 2009
10. V. Vedinaş, Statutul funcţionarului public, Ed.
NEMIRA, Bucureşti, 1998;
11. Universitatea Spriru Haret Bucureşti Facultatea de
Drept şi Administraţie Publică, Craiova, Stiinta
administratiei publice Note de curs

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