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Système de gestion interne des DMP

Selon l’article 4 du Décret n° 2-09-139 relatif à la gestion des déchets


médicaux et pharmaceutiques, les générateurs des déchets médicaux et
pharmaceutiques sont tenus de mettre en place un système de gestion
interne qui comprend notamment :
 La désignation d'une unité responsable de la gestion de ces déchets;
 La disposition d'un personnel qualifié et formé à l'exercice des activités
de gestion de ces déchets;
 La tenue d'un registre pour inscrire les quantités, la catégorie,
l'origine des déchets produits, collectés, stockés et éliminés.
Toutefois, les générateurs produisant une quantité de déchets médicaux et
pharmaceutiques de catégories 1 et 2 inférieure à dix (10) kg par jour
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peuvent se limiter à la désignation d'un responsable qualifié chargé de la
gestion des dits déchets et de la tenue d'un registre.
La gestion des DMP à l’intérieur des établissements de soins se compose
de 4 étapes: le tri, le conditionnement, le ramassage et le stockage.
3.2. Tri des DMP
3.2.1. Tri entre déchets dangereux et non dangereux
Le tri entre déchets dangereux et non dangereux est un premier pas vers
une gestion adéquate des déchets médicaux et pharmaceutiques. Cela
permet, par la suite, d’envisager un traitement adapté à chaque catégorie
des DMP.
Par ses activités intenses, un établissement de soins produit différentes
sortes de déchets, dangereux et non dangereux :
 Des objets piquants ou coupants, utilisés pour la réalisation des
activités de soins et susceptibles de blesser et de présenter un
risque de transmission de l’infection (tel est le cas, notamment,
des aiguilles à sutures ou à injection, des seringues jetables munies
d’aiguilles non démontables, des aiguilles à ailettes, des
lames de bistouri et lancettes, des mandrins, des verres cassés,
des cathéters, des bistouris, des perforateurs de tubulures, etc) ;
 Des déchets mous liés à l'activité de soins : certains de ces déchets
sont à risque infectieux du fait de leur contamination par
un agent biologique susceptible de se propager dans la collectivité
(tel est le cas, notamment, des pansements, poches de sang,
prélèvements biologiques, et, par assimilation, les pièces anatomiques)
; d'autres ne présentent pas de risques infectieux
(exemples : emballages divers, coiffes à usage unique) ;
 D'autres types de déchets à risque : déchets radioactifs, déchets
à risque chimique ou toxique, effluents liquides ;
 D'autres types de déchets ne présentant pas de risque spécifique
(déchets non dangereux) et pouvant être collectés selon les modalités
prévues pour les déchets ménagers (notamment, déchets
hospitaliers et d'hébergement non issus des lits des malades :
déchets de cuisine ne provenant pas directement des activités de
soins médicaux).