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É NONCÉS POSÉS EN JUIN 2010

Chaque année au mois de juin, se déroule un concours blanc commun aux deux classes de MPSI. Voici une sélection
d’exercices qui ont été posés lors des épreuves orales de ce concours blanc. Chaque candidat dispose d’une demi-heure
pour préparer sa planche et d’une demi-heure pour l’exposer.
La plupart des planches sont probablement trop longues pour être entièrement traitées en une demi-heure. Cepen-
dant, s’il faut y passer une heure entière, c’est que certains points importants du cours n’ont pas été assimilés.
Les questions posées dans ces exercices ne demandent pas une grande dextérité calculatoire (et peuvent souvent
être traitées sans aucun calcul à condition de maîtriser certains aspects théoriques du cours). La plupart d’entre elles
vous obligeront à réfléchir au sens de ce que vous avez fait en cours.
Certaines questions sont assorties d’indications, regroupées à la fin de ce document. Ces indications sont souvent
des questions d’ordre général qui portent sur des points théoriques ou techniques importants (par techniques, il faut
comprendre qu’il s’agit de méthodes de calculs). Il peut être intéressant de réfléchir à ces indications indépendamment
des exercices dont elles proviennent, car c’est un bon moyen d’approfondir sa compréhension du cours.
Certains exercices sont dépourvus de toute indication. Cela signifie que les techniques à mettre en œuvre sont d’une
importance essentielle.
Prière de signaler toutes les erreurs que vous relèverez (en mentionnant les numéros de planche, d’exercice et de
question) à l’adresse suivante
gregoire.taviota -rouen.fr
en mentionnant [Annales MPSI] comme objet du message.
Planche 1
Exer i e 1.1 2. Calculer
Z1
Soit a, un entier relatif. On cherche les conditions sur
In = (n + 1) xn dx
a pour que le polynôme 0

P0 = X4 + aX2 + 1 en fonction de n ∈ .N
puisse se factoriser sous la forme 3. Expliquer pourquoi la suite de terme général

(X2 + a1 X + b1 )(X2 + a2 X + b2 ) Z1
f(x)xn dx
Z
avec (a1 , a2 , b1 , b2 ) ∈ 4 .
un = (n + 1)
R
0
1. Démontrer qu’il existe (a1 , a2 , b1 , b2 ) ∈ 4
tel que
ne peut pas tendre vers +∞, ni vers 0.
P0 = (X2 + a1 X + b1 )(X2 + a2 X + b2 ).
Exer i e 1.3
Comparer a2 et b2 à a1 et b1 et démontrer que, si a1 n’est
pas nul, alors b1 = ±1. Les matrices suivantes sont-elles inversibles ?
2. En déduire quelles sont les valeurs de a ∈ pour les-Z 
1 0 2 3

quelles P0 admet la factorisation voulue.
A1 = 2 1 −1 4
Exer i e 1.2 1 −3 0 2
R
Soit f : [0, 1] → , une fonction continue et stricte-

1 2 3
 
0 2 1

ment positive. A2 = 0 4 5 A3 = 2 0 2
1. Démontrer qu’il existe deux réels m et M tels que 0 0 6 1 2 0
∀ x ∈ [0, 1], 0 < m 6 f(x) 6 M.

Planche 2
Exer i e 2.1 lorsque n tend vers +∞.
Z
Soient a ∈ , un entier relatif et N
4. On fixe n ∈ . Étudier la limite de un (x) lorsque x
tend vers +∞.
P0 = X4 + aX2 + 1.
Exer i e 2.3

1. Tracer l’allure de la fonction [x 7→ P0 (x)] en discutant R


On considère un endomorphisme u de n . On note
sur les valeurs de a. R
A, la matrice de u relative à la base canonique de n .
Z
2. Quelles sont les valeurs de a ∈ pour lesquelles P0 a 1. On suppose que n = 3 et qu’il existe une matrice in-
des racines entières ? Factoriser P0 dans ce cas. R
versible P ∈ GL3 ( ) telle que

Exer i e 2.2 −A = P−1 AP.


Pour tout n ∈ N et tout x ∈ R, on pose Démontrer, par un calcul de déterminant, que la matrice A
nx n n’est pas inversible.
un (x) = . 2. On suppose que n = 2 et que
1 − xn
1. Soit x ∈ R
. Déterminer un équivalent de un (x)
A=

0 1

.
lorsque n tend vers +∞. 0 0
R
2. Pour quelles valeur de x ∈ , la suite de terme géné-
ral un (x) ne tend-elle pas vers 0 ? Quel est le rang de A ? La matrice A est-elle inversible ?
3. Pour tout x ∈ ]−1, 1[, trouver un réel 0 < y < 1 tel que En notant e1 et e2 , les vecteurs de la base canonique de
R2
, démontrer que B ′ = −u(e2 ), e2 est une base de 2 .R
un (x) = O(yn ) Quelle est la matrice de u dans la base B ′ ?
Planche 3
Exer i e 3.1 et par
Comparer les excentricités des deux ellipses. sin x
∀ x < 0, f(x) = + ax
x
où a est un réel.
1. Pour quelle valeur de f(0) la fonction f est-elle conti-
R
nue sur ? On suppose que cette condition est vérifiée dans la
suite.
2. Pour quelle valeur de a la fonction f est-elle dérivable
sur ?R
R
3. En supposant que f est dérivable sur , est-elle deux
fois dérivable en 0 ?

Exer i e 3.4

On considère les matrices suivantes.


Exer i e 3.2    
Soit u, une application linéaire de E dans F. Démon- 1 0 3 1
trer que Ker u et Im u sont des sous-espaces vectoriels. A=  1 1 2  et Y = 1 

−1 2 −5 −1
Exer i e 3.3

On considère une fonction f : R → R définie par 1. Calculer le rang de A.


ℓn(1 + x) R
2. Trouver les matrices colonnes X ∈ M3,1 ( ) telles que
∀ x > 0, f(x) = AX = Y.
x

Planche 4
Exer i e 4.1 dans la base canonique B0 .
R
1. Démontrer qu’un polynôme P0 ∈ [X] de degré 3 ad- On dit qu’un sous-espace vectoriel F ⊂ R3
est stable
met au moins une racine réelle. par u lorsque
2. On suppose que P0 admet une racine réelle positive ∀ x ∈ F, u(x) ∈ F.
et que le produit de ses racines est strictement négatif. Dé-
montrer que P0 admet trois racines réelles. 1. Montrer que la droite dirigée par le vecteur e3 :
3. Démontrer que le polynôme
P0 = X3 − 3X + 1 D= R·e 3

admet trois racines réelles.


et le plan dirigé par les vecteurs e1 et e2 :
Exer i e 4.2

On considère la fonction f : R → R définie par P = Vect(e1 , e2 )

R,
2
x
∀x∈ f(x) = x exp . sont deux sous-espaces stables par u.
1 + x2
1. Démontrer que f est lipschitzienne sur . R 2. Calculer le rang de A + I3 et de A − 3I3 .
3. Vérifier que la matrice
2. Étudier f au voisinage de 0 (valeur, tangente, position
par rapport à la tangente).  
3. Étudier f au voisinage de +∞ (limite, asymptote, po- 1 1 0
sition par rapport à l’asymptote). P = 1 −1 0
4. Tracer l’allure du graphe de f. 0 0 1

Exer i e 4.3
est inversible et, sans calculer P−1 , démontrer que
On note B0 = (e1 , e2 , e3 ), la base canonique de etR 3

R
on considère l’endomorphisme u de 3 représenté par la

3 0 0

matrice   P−1 AP = 0 −1 0 .
1 2 0 0 0 1
A = 2 1 0
0 0 1
Planche 5
Exer i e 5.1 Exer i e 5.3

Le polynôme On considère la fonction f : R ∗


+ → R définie par
2
P0 = X − 37X + 12 a b c
f(x) = + + .
admet-il deux racines réelles négatives ? Admet-il une ra- x x+1 x+2
cine réelle négative ?
1. Quelle condition les trois réels a, b et c doivent-ils vé-
Exer i e 5.2 rifier pour que
1. Soient E, un espace vectoriel réel de dimension d > 2 1
et u, un endomorphisme de E. Démontrer que le commu- f(x) = O
x
tant de u, défini par
 au voisinage de +∞ ?
C(u) = v ∈ L(E) : u ◦ v = v ◦ u On suppose dans la suite que cette condition est satisfaite.
est un sous-espace vectoriel de L(E). Préciser les moments 2. Démontrer que les primitives de f admettent une li-
de la démonstration où intervient la linéarité de u. mite finie au voisinage de +∞.
2. Vérifier que le sous-espace Vect(IE , u) de L(E) est 3. Comment choisir a, b et c pour que f admette une pri-
contenu dans C(u). En déduire que mitive F telle que

dim C(u) > 2. 1 1


F(x) = 1 + +O
R
3. On suppose que E = 2 et que u est représenté dans
x x
R
la base canonique de 2 par la matrice suivante. au voisinage de +∞ et que
 
2 0
A= F(x) = O(1)
0 −1
Quelle est la dimension du commutant de u ? au voisinage de 0 ?

Planche 6
Exer i e 6.1 Exer i e 6.2

On considère la droite représentée sur la figure sui- On considère les fonctions f : R → R et g : R → R


vante. définies par

∀t∈ R, f(t) =
sin t
1 + sin2 t
Zx
∀x∈ R, g(x) = f(t) dt.
0

1. Étudier la fonction ϕ : [0, 1] → R définie par


u
∀ u ∈ [0, 1], ϕ(u) =
1 + u2
et tracer sommairement l’allure de f.
2. Démontrer, par des arguments de symétrie, que la
fonction g est paire et périodique, de période 2π.
3. Démontrer que g(x) atteint son maximum en x = π.
1. Cette droite peut-elle admettre Quel est le minimum de g ? Où est-il atteint ?
4. Calculer une expression simple de g(x). En déduire
x + 3y + 1 = 0 l’allure du graphe de g.
Exer i e 6.3
pour équation ?
2. Peut-elle être représentée par le paramétrage sui- On note B0 = (e1 , e2 , e3 ), la base canonique de R 3
et
vant ? on considère les vecteurs
x(t) = 2t + 1, y(t) = t − 1, t ∈ R u 2 = e1 + e2 et u3 = e1 + e2 + e3 .
3. Peut-elle admettre 1. Démontrer qu’il existe un, et un seul, endomorphisme
R
ϕ de 3 tel que
y = 5x + 1
ϕ(e1 ) = e1 , ϕ(u2 ) = e2 et ϕ(u3 ) = e3 .
pour équation ? 2. Écrire la matrice A de ϕ relative à la base B0 .
3. La matrice A est-elle inversible ?
Planche 7
Exer i e 7.1 En remarquant que
On suppose que le plan est rapporté à un repère or- n
N,
thonormé. On considère la droite D qui passe par les X 1
∀n∈ yk 6 ,
points A(2, −1) et B(−1, 1). 1−y
k=0
1. Donner un vecteur directeur de la droite D.
2. Donner une équation cartésienne de D. en déduire que la suite Sn (x) n∈N est convergente.

3. La distance de D à l’origine est-elle supérieure ou in- 4. Pour tout x ∈ [0, 1[, on pose alors
férieure à 2 ?
Exer i e 7.2
S(x) = lim Sn (x).
n→+∞
On considère la suite de terme général
Démontrer que la fonction S ainsi définie admet une li-
un (x) = n2 xn mite, finie ou infinie, au voisinage de 1. (On pourra com-
où x ∈ R, ainsi que la suite de terme général parer Sn (x) et Sn (y) en supposant que 0 < x < y < 1.)

n Exer i e 7.3
X
Sn (x) = uk (x). On considère les matrices suivantes.
k=0    
1 2 −1 1
1. Pour quelles valeurs de x la suite de terme général A = 1 3 −2 X1 = 1
un (x) tend-elle vers 0 lorsque n tend vers +∞ ? Que peut- 1 −1 2 1
on remarquer sur un (x) pour les autres valeurs de x ?
On suppose dans la suite que 0 6x < 1. 1. Exprimer AX1 en fonction de X1 .
2. Démontrer que la suite Sn (x) n∈N est croissante. 2. Caractériser les vecteurs qui appartiennent à l’image
3. Démontrer que d’un projecteur. La matrice A est-elle la matrice d’un pro-
∀ 0 6 x < y < 1, n2 xn = O(yn ) jecteur ?
3. Calculer le rang de A − 4I3 et trouver une matrice co-
lorsque n tend vers +∞. R
lonne X2 ∈ M3,1 ( ), non nulle, telle que AX2 = 4X2 .

Planche 8

Exer i e 8.1 1. Comparer les valeurs de cos t et de cos(π − t).


Pour étudier l’arc paramétré par 2. Démontrer que
x(t) = cos(t2 ), y(t) = sin(t2 ), t∈ R
+,
Z π/2 p p
I(β) = 1 + β cos t + 1 − β cos t dt.
on a utilisé Maple en exécutant les instructions suivantes : 0
x:= os(t**2);
3. Démontrer par un argument de convexité que
y:=sin(t**2);
plot([x,y,t=0..30℄); √ √
1+x+ 1−x
et on a obtenu la figure suivante. ∀x ∈ ]−1, 1[ , 6 1.
2
4. En déduire le maximum de I(β) et pour quelle valeur
de β ce maximum est atteint.
Exer i e 8.3

On considère la matrice
 
1 1 1
A = 1 1 1 .
1 1 1

1. Calculer, en fonction de x ∈ R, le déterminant de


P(x) = A − xI3 .
Expliquer. (Il n’y a pas d’erreur de syntaxe.)
2. Quelles sont les racines de P ?
Exer i e 8.2 3. Comparer les sous-espaces Ker(A − 3I3 ) et Im A. En
Pour tout β ∈ ]−β, β[, on pose déduire que A2 − 3A = 0. Que peut-on en déduire sur
Zπ p Ker A et Im(A − 3I3 ) ?
I(β) = 1 + β cos t dt.
0
Planche 9
Exer i e 9.1 Exer i e 9.2

Pour tout (n, p) ∈ N , on pose


2 R
On identifie ici les vecteurs de 2 aux matrices co-
lonnes qui les représentent dans la base canonique :
∀ x ∈ [0, 1], un,p (x) = xn (1 − x)p  
x
(x1 , x2 ) = 1 .
et x2
Z1
mn,p =
0
un,p (x) dx. 1. Qu’est-ce que la structure euclidienne canonique de R2
?
2. On considère les matrices
1. Démontrer que   √  
2 1 2 1 1
et P =
∀ (n, p) ∈ N,
2
mn,p > 0.
A=
1 2 2 1 −1
.

2. Comparer un,p (x) et up,n (1 − x). Vérifier que P est une matrice orthogonale et calculer
t
PAP.
3. On suppose que n > p. Démontrer que
3. Vérifier que l’application définie par

∀ x ∈ [0, 1], 0 6 un,p (x) 6


xn−p
4p
. ∀ (X, Y) ∈ R ×R ,
2 2
ϕ(X, Y) = t XAY

4. L’une des expressions suivantes est la bonne valeur de


R
est un produit scalaire sur 2 . (On pourra considérer
ϕ(t PX, t PX).)
mn,p . Déduire laquelle est-ce des questions précédentes.
R
4. La base canonique de 2 est-elle une base orthogo-
nale pour ϕ ?
(n + p)!
n!p!
(n + 1)!(p − 1)!
(n + p)!
n!p!
(n + p)!
R
5. Vérifier que la base de 2 formée par les deux vec-
teurs
5. Démontrer que, pour tout n ∈ N, u1 = (1, 1) et u2 = (−1, 1)
est une base orthogonale pour ϕ et pour le produit scalaire
Z1 Z1
canonique.
06
0
e−x un,2n (x) dx 6
0
e−x u2n,n (x) dx. R
6. Existe-t-il une base de 2 qui soit orthonormée à la
fois pour le produit scalaire canonique et pour le produit
(On pourra effectuer le changement de variable y = 1−x.) scalaire ϕ ?

Planche 10

Exer i e 10.1 Exer i e 10.2

Pour n ∈ N, on considère la fonction f n : R+ → R On considère la matrice suivante :


définie par  
1 2 3
Zx
∀x∈ R +, fn (x) = tn et dt.
A = −1 −2 3
2 4 1
0

1. Démontrer que fn est une fonction positive, crois- et, pour tout x ∈ R, on pose
sante et convexe sur + .R f(x) = det(A + xI3 ).
2. À l’aide d’une intégration par parties, trouver une re-
lation de récurrence entre fn (x) et fn−1 (x).
N
3. Soit k ∈ . Démontrer que
1. Quel est le rang de A ?
2. Calculer f(x) et en déduire f ′ (0).
∀x∈ R +, fk (x) 6 xk (ex − 1). 3. Démontrer qu’il existe un réel M tel que, pour tout
x > M, la matrice A + xI3 est inversible.
En déduire que Exer i e 10.3
fn (x) ∼ xn ex
1. Calculer une équation cartésienne de la droite issue
lorsque x tend vers +∞. du point M(1, 2) et dirigée par le vecteur u = (2, −1).
4. Tracer l’allure du graphe de f1 . (On précisera la tan- 2. La distance de cette droite à l’origine est-elle, ou non,
gente à l’origine.) supérieure à 3 ?
Planche 11
Exer i e 11.1 Exer i e 11.2

Pour tout x ∈ R, on considère



la matrice

On veut calculer l’intégrale suivante.
f1 (x) g1 (x) Zπ
A(x) =
f2 (x) g2 (x) I= sin3 t dt
0
où f1 , f2 , g1 et g2 sont des fonctions indéfiniment déri-
R R
vables de dans . On suppose que la fonction W : → R 1. Pourquoi doit-on s’attendre à trouver
R définie par
06I6π ?
∀x∈ R, W(x) = det A(x)
ne s’annule jamais. 2. Calculer la valeur exacte de I.
1. Démontrer qu’il existe quatre applications h1 , h2 , h3
R R
Exer i e 11.3
et h4 , indéfiniment dérivables de dans , telles que Les trois points
R
 
h (x) h2 (x)
∀ x ∈ , [A(x)]−1 = 1 . A(1, 2, 1), B(−2, 1, 3) et C(−7, 6, 13)
h3 (x) h4 (x)
2. On suppose que f2 = f1′ et g2 = g1′ . Calculer W ′ (x) sont-ils alignés ? Calculer l’aire du triangle ABC.
pour tout x ∈ . R
3. On suppose en outre que f1 (x) = e−x . Exer i e 11.4

Démontrer qu’il existe une fonction λ ∈ C ∞ ( ) telle R On sait qu’une conique n’est pas bornée, mais qu’elle
que est contenue dans un demi-plan. De quel type de conique
R
∀ x ∈ , g1 (x) = λ(x)e−x , s’agit-il ?
puis que
∀x∈ R, λ ′′ (x) − 2λ ′ (x) = W ′ (x).

Planche 12
Exer i e 12.1 3. En déduire que la suite (qn )n>1 est convergente.
1. Reconnaître la partie A de R
caractérisée par le sys-
3 2
4. La limite de cette suite peut-elle être égale à π2 ? à π2
6 ?
tème suivant.
2
à π8 ?
2x + y − z = 1
x − 3y + 2z = 3 Exer i e 12.3

2. La partie A est-elle contenue dans le plan qui passe 1. Que dire des solutions de l’équation différentielle sui-
par les points M0 (0, 0, 0), M1 (1, 2, −1) et M2 (2, 1, 3) ? vante ?
y ′′ + 5y ′ + 6y = 0
Exer i e 12.2

On considère la suite de terme général 2. Démontrer que l’équation différentielle


n
X 1 y ′′ + 5y ′ + 6y = cos 2x
qn = .
k2
k=1
admet au plus une solution périodique.
1. Démontrer que la suite (qn )n>1 est croissante. 3. Calculer la solution périodique de l’équation
2. Démontrer que
y ′′ + 5y ′ + 6y = cos 2x
Zn
dt
∀ n > 2, qn 6 1 + 2
. et préciser sa période.
1 t
Planche 13
Exer i e 13.1 Étant donnés trois réels distincts a, b et c, on considère la
Le plan est rapporté à un repère orthonormé. matrice
Pour tout réel a > 0, on considère l’ellipse Ea repré- A = aP1 + bP2 + cP3 ∈ Md ( ). R
sentée par l’équation suivante.
x2 1. Calculer A2 , A3 puis An pour tout n ∈ . N
+ y2 = 1 2. On suppose que la matrice A est inversible. En calcu-
a2
lant les produits APi , démontrer que a, b et c sont tous
1. Représenter graphiquement l’ellipse Ea (en discutant
différents de 0.
éventuellement sur la valeur de a).
2. Quelle est l’aire A(a) de Ea ? 3. Réciproquement, on suppose que a, b et c sont tous
3. Démontrer que le périmètre P(a) de Ea est égal à différents de 0. La matrice A est-elle nécessairement inver-
Z 2π q sible ?
a2 cos2 t + sin2 t dt. Exer i e 13.3

R → R et
0
On considère les deux applications f :
4. En déduire que le quotient P(a)/A(a) est une fonction
décroissante de a.
g : R → R définies par
5. Démontrer que
∀ x ∈ R, f(x) = e x
et g(x) = e2x .
R
p
∀ (x, y) ∈ 2 , |x| 6 x2 + y2 6 |x| + |y|.
En déduire une constante K > 0 telle que 1. Trouver une équation différentielle linéaire, homo-
gène, du second ordre, à coefficients constants, admettant
P(a) K f et g pour solutions.

A(a) a 2. En déduire une équation différentielle du second
lorsque a tend vers 0, ainsi que la limite de P(a)/A(a) ordre, à coefficients constants, vérifiée par les deux fonc-
lorsque a tend vers +∞. tions suivantes.

Exer i e 13.2 x 7→ ex + 2e2x + cos x


 
Soient P1 , P2 et P3 , trois matrices de projections de
x 7→ 2ex − e2x + cos x
 
rang 1 telles que
∀ i 6= j, Pi Pj = 0.
É NONCÉS POSÉS EN JUIN 2010 (I NDICATIONS )

Indi ation 1.1 donner un antécédent de chacune d’elles.


1. L’existence de la factorisation est assurée (sans calcul) Indi ation 4.1
par un théorème : lequel ?
R
1. Les racines d’un polynôme P ∈ [X] sont aussi les
Indi ation 1.2 zéros de la fonction R→ R
définie par [x 7→ P(x)]. Quel
3. Les un sont des moyennes de f. théorème assure que l’équation f(x) = 0 admet au moins
une solution sur un intervalle I ? Quel théorème assure
Indi ation 1.3 que l’équation f(x) = 0 admet exactement une solution sur
Donner une condition nécessaire sur la taille d’une matrice I?
pour qu’elle soit inversible. 2. Que dire des racines complexes d’un polynôme à co-
Donner une condition nécessaire et suffisante pour efficients réels ?
qu’une matrice triangulaire soit inversible.
Indi ation 4.2
Dans le cas d’une matrice qui n’est pas triangulaire,
quelles sont les différentes méthodes de calcul qui per- 1. Une application lipschitzienne est-elle dérivable ?
mettent de prouver qu’elle est inversible ? Parmi ces mé- Comment caractériser les applications lipschitziennes
thodes, quelles sont les plus efficaces ? les moins efficaces ? dérivables ? (Revoir le cours sur les accroissements fi-
nis.) Parmi les fonctions usuelles, lesquelles sont lipschit-
Indi ation 2.1 R
ziennes sur ? Donner des exemples d’applications lip-
1. Peut-on déduire l’allure du graphe de [x 7→ f(x2 )] du schitziennes sur [0, 1] ou sur [−1, 1]. À l’aide des fonctions
graphe de f ? usuelles, donner des exemples d’applications qui ne sont
2. Qui dit nombres entiers, dit raisonnement d’arithmé- pas lipschitziennes sur un segment.
Z
tique. Si x0 ∈ est une racine d’un polynôme P à coeffi- 2. Un développement limité à l’ordre deux suffit-il pour
cients entiers, alors x0 divise le coefficient constant de P : connaître la position d’une courbe par rapport à sa tan-
pourquoi ? gente ?
Indi ation 3.1 Indi ation 4.3

L’excentricité d’une ellipse mesure son aplatissement. 1. Le sous-espace V = Vect(ei , 1 6 i 6 n) est stable par
Cette propriété peut être précisée en exprimant l’excentri- u si, et seulement si, u(ei ) ∈ V pour tout 1 6 i 6 n.
cité d’une ellipse en fonction du rapport grand axe/petit 3. Les matrices A et P−1 AP représentent le même en-
axe mais aussi en interprétant l’excentricité comme le si- domorphisme u dans deux bases B0 et B = (f1 , f2 , f3 ).
nus d’un angle : lequel ? Comment exprimer les vecteurs fi , 1 6 i 6 3, en fonction
des vecteurs de B0 ? Comment calculer u(fi ) ?
Indi ation 3.3

R
Si une fonction f est de classe C 1 sur ∗ et dérivable en 0, Indi ation 5.1

R
alors elle est en fait de classe C 1 sur . Pourquoi ? (Revoir Que vaut la somme des racines complexes d’un polynôme
le cours sur les accroissements finis.) de degré deux ? Que vaut leur produit ?
2. La dérivabilité d’une fonction est définie comme
l’existence d’une limite pour son taux d’accroissement. On Indi ation 5.2

pourrait en donner deux autres définitions : l’une de type 2. Condition nécessaire et suffisante pour que Vect(a, b)
géométrique, l’autre avec la notion de développement li- soit un espace vectoriel de dimension deux ?
mité. Préciser. Si u est une homothétie (u = λ IE ), quels sont les en-
R
3. Si une fonction f est de classe C 1 sur , de classe C 2 domorphismes v qui commutent à u (v ◦ u = u ◦ v) ?
R
sur ∗ et si elle est deux fois dérivable en 0, alors elle est
R
de classe C 2 sur . Pourquoi ? Si f est de classe C 2 sur Indi ation 6.2

R 2
, elle admet en particulier un développement limité à 2. Les primitives d’une fonction impaire sont-elles
l’ordre deux au voisinage de 0. Pourquoi ? (Revoir le cours paires ?
sur les formules de Taylor.) Les primitives d’une fonction paire sont-elles im-
paires ? (Que vaut une fonction impaire en 0 ?)
Indi ation 3.4
Les primitives d’une fonction périodique sont-elles
1. Quelles sont les valeurs possibles pour une matrice périodiques ? (Penser à la notion de valeur moyenne d’une
R
A ∈ M3 ( ) ? Est-il facile de reconnaître une matrice de fonction périodique.)
rang 0 ? de rang 1 ? de rang supérieur à 2 ?
K
2. L’image d’une matrice A ∈ Mn,p ( ) est défini Indi ation 6.3

comme l’ensemble des matrices colonnes AX ∈ Mn,1 ( ) K 1. L’existence et l’unicité de ϕ sont assurées par un théo-
K
lorsque X parcourt l’espace Mp,1 ( ) des matrices co- rème : lequel ? Ce théorème est au fondement du calcul
lonnes. Les colonnes de A appartiennent à l’image de A : matriciel : pourquoi ?
Indi ation 7.1 On peut calculer la valeur exacte de mn,p en
3. Il existe une formule pour calculer la distance d’un cherchant une relation de récurrence entre mn,p et
point à un hyperplan dont on connaît une équation carté- mn + 1, p − 1 avec une intégration par parties.
sienne : laquelle ? 5. Cette dernière question revient à comparer deux va-
Mais, par définition, la distance d’un point à un hy- leurs moyennes d’une même fonction [x 7→ e−x ] avec deux
perplan est d’abord une borne inférieure : comment prou- pondérations distinctes. Expliquer. Justifier aussi com-
ver qu’une borne inférieure est supérieure à un réel x0 ment la comparaison des deux pondérations permettrait
donné ? de conclure.

Indi ation 7.2 Indi ation 9.2

1. Si la suite de terme général Sn est convergente, que 3. Quelle est la taille de la matrice t XAY ? En déduire
peut-on dire de la différence Sn+1 − Sn ? qu’elle est symétrique et exprimer sa transposée par un
Toute suite convergente est bornée. Que dire des produit matriciel.
suites divergentes ? (Penser au théorème de Bolzano- R
Soit M ∈ Mn ( ), une matrice carrée. À quelle condi-
Weierstrass.) tion sur M la colonne MX est-elle nulle si, et seulement si,
4. La continuité assure l’existence d’une limite finie. la colonne X est nulle ?
Quelle propriété assure-t-elle l’existence d’une limite finie 6. Expliquer pourquoi un produit scalaire, qui n’est pas
ou infinie ? une application linéaire, est caractérisé par son action sur
une base. Et si une base est orthonormée pour deux pro-
Indi ation 7.3
duits scalaires ϕ et ψ, alors. . .
1. Une matrice colonne X appartient à l’image d’une ma-
trice A lorsqu’il existe une matrice colonne X0 telle que Indi ation 10.1

X = AX0 . Dans la situation précise de cet exercice, on peut 1. Si ϕ est une fonction continue et positive, alors
Rb
trouver deux antécédents distincts de la matrice colonne
a ϕ(t) dt est du signe de (b − a).
X1 : l’un en calculant AX1 ; l’autre sans aucun calcul. Que Revoir l’énoncé du théorème fondamental qui ex-
peut-on déduire de ces deux antécédents ? prime les primitives d’une fonction continue à l’aide d’in-
2. Si P est la matrice d’un projecteur, alors une matrice tégrales. Revoir en particulier l’expression des dérivées
colonne X appartient à l’image de P si, et seulement si, des expressions suivantes.
PX = X. (Pourquoi ?)
Zx Zb Z b(x)
Indi ation 8.1 ϕ(t) dt ϕ(t) dt ϕ(t) dt
À quelle condition le support de l’arc paramétré a x a(x)

cos ϕ(t), sin ϕ(t) , t ∈ I, est-il le cercle unité ?



Rx
Comment Maple, qui ne peut effectuer qu’un nombre 3. Exprimer ex − 1 sous la forme 0 ....
fini de calculs, peut-il donner l’illusion de tracer une Indi ation 10.2
courbe continue (qui contient un nombre infini de points) ?
2. Comme f est un polynôme, la formule de Taylor
Indi ation 8.2 donne la valeur de f ′ (0) sans calcul.
3. L’inégalité typique de convexité s’écrit Indi ation 11.1

λ1 f(x1 ) + · · · + λn f(xn ) 6 f(λ1 x2 + · · · + λn xn ) 1. Les formules de Cramer (avec la matrice des cofac-
teurs) donne une expression théorique de l’inverse d’une
où f est une fonction convexe ; x1 , . . ., xn des points de R
matrice. Et pour une matrice de M2 ( ), c’est la méthode
son ensemble de définition et λ1 , . . ., λn , des réels positifs la plus efficace pour calculer son inverse.
dont la somme est égale à 1. Chercher d’abord la valeur 3. Il faut se rendre compte que λ(x) est solution d’une
de n, puis les valeurs des λi et des xi et enfin la fonction équation du premier degré, ce qui prouve son existence et
convexe f. son unicité.
Lorsque f ′′ est strictement positive (on dit que f
Indi ation 11.2
est strictement convexe), dans quel cas l’inégalité de
convexité devient-elle une égalité ? 1. Une intégrale peut toujours être interprétée comme
une valeur moyenne.
Indi ation 8.3
Indi ation 11.3
3. Comparer des sous-espaces vectoriels, c’est chercher
si l’un est inclus dans l’autre (la relation ⊂ est une relation Calculer l’aire du triangle passe par le calcul de sa hau-
d’ordre sur les sous-espaces d’un espace vectoriel donné). teur et donc par le sinus de l’angle formé par deux côtés.
Si f et g sont deux applications linéaires telles que Comment calculer le sinus d’un angle ?
f ◦ g = 0, que peut-on dire des sous-espaces Ker f et Im g ?
Indi ation 12.1
Étudier aussi la réciproque.
2. Dire que les solutions d’un système de deux équa-
Indi ation 9.1 tions (E1 , E2 ) sont aussi des solutions d’une équation (E3 )
4. Une seule des trois valeurs proposées est compatible revient à dire que le système de trois équations (E1 , E2 , E3 )
avec la propriété de symétrie du 2. et l’encadrement du 3. admet une infinité de solutions. Comment prévoir cela
sans résoudre explicitement ce système de trois équa- lutions périodiques de même période, que dire de la diffé-
tions ? rence de ces deux solutions ?
Indi ation 12.2 Indi ation 13.2

4. Il faut savoir que 9 < π2 < 10. Quel encadrement de 3. Que dire du rang de A ?
la limite de (qn )n>1 peut-on déduire des questions précé-
Indi ation 13.3
dentes ?
1. Quelles doivent être les racines de l’équation caracté-
Indi ation 12.3 ristique d’une telle équation différentielle ?
1. Comme le coefficient de y ′ est strictement positif, les 2. Quelle est la structure algébrique de l’ensemble des
solutions sont amorties. Autrement dit. . . solutions d’une équation différentielle linéaire du second
2. Si une équation différentielle linéaire admet deux so- ordre à coefficients constants ?

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