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© AFNOR 2010
ISBN 978-2-12-484351-0
Couverture : création AFNOR Éditions – Crédit photo © 2010 Fotolia

Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce


soit, des pages publiées dans le présent ouvrage, faite sans l'autorisation de l'éditeur est
illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d'une part, les reproductions
strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation
collective et, d'autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le caractère
scientifique ou d'information de l'œuvre dans laquelle elles sont incorporées (Loi du
1er juillet 1992 - art. L 122-4 et L 122-5, et Code Pénal art. 425).

AFNOR - 11, rue Francis de Pressensé – 93571 La Plaine Saint-Denis Cedex


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Sommaire

Remerciements ........................................................................................... VII


Avertissement au lecteur ............................................................................. IX
Introduction ................................................................................................. XI
Dictionnaire de management de projet de A à Z ................................................. 1

Graphes ................................................................................................................ 263

Figures ................................................................................................................. 325

Liste des acronymes Français/Anglais .............................................................. 365

Table de correspondance Français/Anglais/Allemand/Espagnol/Portugais/


Ukrainien/Russe.................................................................................................... 379
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Remerciements

L’AFITEP souhaite remercier vivement :


– Monsieur Hervé Courtot, vice-président de l’AFITEP en charge des référentiels,
animateur de la commission « Terminologie » et coordonnateur de cette cinquiè-
me édition. Responsable du groupement « Animation et Soutien aux projets » à
Orange France – DTF/DRIMS.
– Tous les membres de la commission à savoir :
• Monsieur Abdelhamid Boulenouar, membre et ancien administrateur de
l’AFITEP, administrateur à la Faculté des Sciences et de l’école d’ingénieurs
IFIPS de Paris XI, membre de la commission enseignement supérieur du
MEDEF IDF, enseignant le management de projet à Paris XI et directeur de la
société CMS Informatic.
• Monsieur Fernand Castro, Estimation-Cost Control & Scheduling – Groupe
Arkema.
• Monsieur Serge Chantreuil, membre et administrateur de l’AFITEP, chef de
projet et ingénieur Qualité-Méthodes à Technip Paris.
• Monsieur Bélaïd Hafid, membre et ancien secrétaire général et administrateur
de l’AFITEP, ancien rédacteur en chef de la revue La Cible, et consultant et
maître de conférences associé à l’Université Paris XIII.
• Monsieur Robert Hierholtz, membre de l’AFITEP, membre du PMI, expert en
management de projet auprès d’AFNOR, secrétaire du groupe de travail sur la
terminologie de l’ISO, et consultant.
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VIII Dictionnaire de management de projet

• Monsieur Jean-Luc Perrin, membre de l’AFITEP et de l’AACE, administrateur


du GGI, ancien vice-président d’INGETEF (ingénieurs-économistes), ancien
responsable du service Économie-Évaluation du Centre technique du papier,
chargé de cours et ancien professeur associé à Grenoble INP.
• Monsieur Marc-Noël Vandamme, responsable du département Méthodes et
Contrôle interne – Total Raffinage Marketing, et chargé de cours à Greno-
ble INP.
Cet ouvrage leur est dédié en hommage à leur investissement personnel conséquent et
à l’importante tâche de révision qu’ils ont accomplie au cours de ces cinq dernières
années. Leur implication a été déterminante pour la réalisation de cette nouvelle édi-
tion.
L’AFITEP souhaite également associer à ses remerciements :
– Monsieur Gérard Vezie, pour la création et la mise à jour d’un espace dédié aux
travaux de la commission sur le site internet de l’AFITEP.
– Ceux qui ont permis que soient élaborées les premières éditions et ceux qui les
ont enrichies par leurs remarques et suggestions.
– Les personnes qui ont bénévolement préparé la traduction de cette terminologie
dans leur langue.
– Tous ses membres qui ont soutenu ce travail et y ont participé, œuvrant ainsi pour
que le management de projet trouve dans le monde une expression commune qui
laisse place aux diverses cultures nationales.
L’AFITEP serait reconnaissante aux lecteurs qui auraient des remarques, des criti-
ques ou des suggestions à lui formuler sur cette cinquième édition, de bien vouloir les
lui adresser à l’adresse suivante :
AFITEP
60-62, rue du Faubourg Saint-Martin
75010 Paris
Tél. : 33 (0)1 55 80 70 60.
Fax : 33 (0)1 55 80 70 69.
Web : www.afitep.fr
Courriel : info@afitep.fr
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Avertissement au lecteur

Comme pour les deux dernières éditions, il a été choisi d’adopter un classement stric-
tement alphabétique (comme tout dictionnaire classique), et non un regroupement
thématique.
Pour chaque terme en entrée, sont juxtaposés systématiquement, sa forme abrégée
(quand elle existe) et son équivalent en anglais.
Certains mots en anglais, fréquemment utilisés tels quels, sont pris comme entrées et
renvoient à leur équivalent français.
Comme pour les éditions précédentes, les auteurs ont considéré qu’il était inutile de
définir des termes, mêmes utilisés fréquemment dans le cadre d’un projet, lorsque
leur sens usuel est sans ambiguïté, excepté ceux pour lesquels le management de pro-
jet retient une signification différente ou plus spécifique que l’usage commun.
De même, les mots trop généraux de la précédente édition ou propres à un domaine
de connaissances ont été supprimés.
Les différences avec d’autres terminologies existantes sont signalées et documentées
sous forme de notes.
Dans les définitions, les mots écrits en gras renvoient à un terme associé défini dans
ce même dictionnaire.
Il a été acté également de donner des définitions aussi courtes que possible, complé-
tées par des notes pour préciser d’autres significations possibles du terme, pour
détailler certains points particuliers, pour souligner des particularités ou pour préciser
le contexte d’utilisation ou la prescription d’usage pour l’emploi du terme.
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X Dictionnaire de management de projet

Lorsque cela peut apporter un éclairage complémentaire pertinent à la définition, des


exemples pratiques d’application ou des illustrations sont parfois donnés et font
l’objet d’un renvoi dans le corps de la définition.
Certains termes relevant d’autres disciplines (exemple : gestion des ressources
humaines, mathématiques et statistiques, informatique, etc.) n’ont été retenus que
dans la mesure où ils sont souvent utilisés en management de projet, ou pour explici-
ter le sens particulier qui leur est donné dans ce domaine.
Les mots et les définitions qui y figurent proviennent de diverses sources : françaises,
étrangères et internationales. Le plus souvent possible, ce sont les définitions norma-
lisées qui ont été retenues, ou celles issues des documents de référence des organis-
mes spécialisés en gestion de projet (IPMA, PMI, etc.), voire celles données dans les
référentiels sectoriels.
Pour les définitions reproduites en l’état, la définition est suivie entre parenthèses du
nom de son auteur et de la référence du document (exemple : AFNOR, FD X 50-117).
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Introduction

Le management de projet a connu, ces dernières années, d’importantes évolutions,


tant dans le champ d’application que dans les méthodes et les pratiques. Une refonte
de la 4e édition de ce dictionnaire, parue chez le même éditeur en 2000, s’avérait
donc nécessaire.
Pourquoi cette évolution ?
Au cours de ces travaux, force a été de constater que certains concepts étaient
employés avec des sens multiples, que certaines définitions semblaient incomplètes,
ambiguës, difficiles à assimiler, que de nouveaux termes avaient fait leur apparition
ou avaient été omis, et que certains domaines n’avaient pas été abordés ou pas suffi-
samment développés.
Pour tenir compte de ces évolutions et faciliter l’adoption d’un langage commun, il
était donc indispensable de revoir la terminologie existante, de la mettre en conformité
avec les textes normatifs en vigueur et les documents de référence en management de
projet, tant sur le plan national qu’international, et de contribuer à son enrichissement,
autant que nécessaire.
À qui d’adresse ce dictionnaire ?
Ce dictionnaire vise un large public. Il s’adresse non seulement à tous les profession-
nels des métiers faisant appel au management de projet, aux maîtres d’ouvrage et aux
maîtres d’œuvre, aux équipes-projets, aux gestionnaires de projet, aux fonctions sup-
port (méthodes, qualité, audit, etc.), aux chargés d’affaires et aux spécialistes du
financement des projets, mais également à tous les acteurs concernés, à un titre ou à
un autre, par le management de projet (consultants, éditeurs de logiciels, documenta-
listes, professeurs et étudiants, chercheurs, concepteur de sites internet, etc.).
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XII Dictionnaire de management de projet

Pourquoi utiliser ce dictionnaire ?


Cette nouvelle édition vise à :
– expliciter et améliorer la clarté des concepts utilisés dans le cadre de la gestion
d’un projet ou d’un programme ;
– réduire les ambiguïtés de sens ;
– proposer des définitions correspondant à l’usage le plus courant des termes
analysés ;
– prendre en compte les documents de référence (normes, référentiels sectoriels,
corpus de connaissances, etc.) ;
– fournir un référentiel commun pour les travaux de normalisation et les certifica-
tions en management de projet.
Elle a été conçue comme un outil qui vise à aider les différents acteurs d’un projet à
mieux comprendre la terminologie liée à la conduite d’un projet.
Quelles sont les thématiques abordées ?
Une des évolutions importantes réside dans l’ajout de nouvelles thématiques (ana-
lyse de projet, management des risques, etc.) et dans la refonte complète des théma-
tiques existantes (informatique, qualité, mathématiques et statistiques, planification,
GRH, etc.).
Les thématiques traitées, au nombre de quinze, sont les suivantes :
1. Termes généraux sur le management de projet et sur l’analyse fonctionnelle/
analyse de la valeur
2. Termes sur la planification et le management des délais
3. Termes d’estimation et de coûtenance
4. Termes de l’analyse de projet
5. Termes sur l’évaluation économique et financière d’un projet
6. Termes juridiques et contractuels dans le cadre d’un projet
7. Termes sur le management de la qualité d’un projet
8. Termes sur la communication dans les projets
9. Termes sur le management des risques d’un projet
10. Termes sur les achats dans les projets et la gestion des approvisionnements
11. Termes d’ingénierie
12. Termes sur les travaux et la mise en route d’une installation
13. Termes sur l’organisation et la gestion des ressources humaines d’un projet
14. Termes sur les mathématiques et les statistiques
15. Termes d’informatique
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Introduction XIII

Ces quinze thématiques vous sont proposées sous forme de « graphes » aux pages
263 à 324 (dans les graphes, les mots suivis d’un astérisque (*) renvoient à un terme
associé défini dans le dictionnaire).
Le choix des termes et des définitions a été effectué en fonction de l’usage le plus
courant et de façon à être le plus possible en conformité avec les normes françaises
publiées dans le domaine du « management de projet » et les divers documents offi-
ciels en vigueur au jour de la publication.
Que contient ce dictionnaire ?
Cette cinquième édition comporte, comme la précédente, deux parties :
– la première partie constitue le dictionnaire proprement dit, donnant la définition
des termes utilisés en management de projet ;
– la seconde regroupe les quinze graphes visualisant l’enchaînement des termes
relatifs à chaque thématique traitée, les figures, une liste d’acronymes utilisés en
management de projet et la table de correspondance linguistique donnant la tra-
duction des termes en anglais, allemand, espagnol, portugais, ukrainien et russe.

Hervé COURTOT
Membre du Conseil d’administration,
vice-président en charge des référentiels,
responsable de la commission « Terminologie »
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Dictionnaire
de management de projet
de A à Z
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Acceptation représentant le maître d’ouvrage et le


Acceptance bureau d’études du maître d’œuvre,
Acte par lequel le signataire considère constatant l’achèvement mécanique.
que les travaux ou les services qui lui Note 1 : Il énumère d’une façon exhaus-
sont soumis lui conviennent. tive :
• les travaux de finition liés aux essais
de réception et restant à exécuter –
Acceptation du risque pour qu’il y ait acceptation mécani-
Risk acceptance que, il faut que ces réserves soient
Décision de faire face aux conséquences légères ;
d’un risque. • les modifications nécessaires deman-
Note : Le Project Management Institute dées par l’exploitant.
(PMI) propose quant à lui la définition Note 2 : Après avoir fait l’objet d’une
suivante : « L’utilisation de cette techni- proposition de modification par le maî-
que du processus de planification des tre d’œuvre et obtenu l’accord du res-
stratégies de réponse indique que l’équi- ponsable du projet, les travaux
pe de projet a décidé de ne pas modifier correspondants sont lancés en exécution.
le plan de projet pour pallier un risque,
ou n’est pas en mesure de déterminer Note 3 : Voir aussi achèvement méca-
une autre stratégie de réponse adéqua- nique et réception mécanique.
te » (PMI, PMBOK, 3e édition, 2004). Note 4 : Voir figure 10, page 335.

Acceptation mécanique Accessoire


Mechanical acceptance Bulk, Part
Document signé conjointement par 1. Équipement non itémisé destiné à
l’exploitant, le responsable du projet relier des équipements itémisés.
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4 Accompagnement

2. Équipement devant être défini pour Accusé de réception


chaque métier au sein d’un projet d’une commande
déterminé. Acknowledgement of receipt of a purchase
order
Document adressé par un fournisseur
Accompagnement pour confirmer à l’acheteur la bonne
Coaching réception d’une commande.
Fait d’accompagner une personne ou
une équipe, sous la forme d’une série
d’entretiens avec un mentor (coach), Achat
dans le but de développer son potentiel Ordering, purchasing
et ses performances professionnelles Ensemble des activités du processus
(Fédération francophone du coaching). « Achat et approvisionnement », consis-
Note 1 : Les deux grandes familles du tant à :
coaching sont l’accompagnement indi- • définir et mettre en œuvre les straté-
viduel et le coaching d’équipe. gies de segment ;
Note 2 : Voir parrainage. • évaluer les fournisseurs ;
• négocier avec les fournisseurs ;
• passer et suivre les contrats
Accord de confidentialité (FD X 50-128).
Voir clause de confidentialité. Note : Dans le cas particulier d’achat
interne dans un groupe, la prestation est
généralement valorisée.
Accord de gré à gré
Mutual agreement Achat du terrain
Accord entre deux parties, convenu en
Land cost
dehors du processus strict d’appel
Investissement nécessaire à l’acquisi-
d’offres.
tion du terrain où sera construit
Note : L’Administration a, dans certains l’ouvrage.
cas, la possibilité de passer des marchés
Note 1 : Cette notion intervient surtout
de gré à gré, c’est-à-dire de choisir
pour les unités dites « grass roots ».
librement un entrepreneur après une
mise en concurrence préalable des four- Note 2 : Les dépenses relatives à l’achat
nisseurs éventuels. du terrain ne sont généralement pas pri-
ses en compte dans la décomposition
type d’un investissement industriel.
Accord pour paiement
Payment approval Achats locaux
Accord attestant que le signataire Local purchase
constate que l’approbation de facture En management de projets internatio-
a été donnée par le responsable habilité naux, activités qui devront être effec-
et que la facture a été vérifiée. tuées par des entreprises locales, dans le
Note : Le coûteneur doit donc suivre, cadre d’un contrat de maîtrise d’œuvre
selon le code des coûts, tous les accords laissant au maître d’œuvre la responsa-
de paiement visés par le chef de projet. bilité de l’ensemble.
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Acheteur 5

Note 1 : Ils résultent souvent d’un trans- Achèvement réel


fert de technologie antérieur et sont Actual finish
souvent imposés par le client. Voir date de fin réelle.
Note 2 : Voir aussi dépense locale.
Acompte
Acheteur Down payment
Purchaser Avance de trésorerie faite par le client à
Personne responsable du processus un fournisseur dans le cadre d’un
achat et qui met en œuvre la politique contrat ou d’une commande.
achat. Note 1 : Lors du paiement des biens ou
Note : L’acheteur public (ou pouvoir des prestations, cette avance est déduite.
adjudicateur) est assujetti au Code des Note 2 : L’acompte obéit à des règles de
marchés publics. comptabilité bien précises.

Achèvement Acteur-métier
Close out Departmental project player
Voir fin. Acteur-projet rattaché à un métier don-
né dans l’organisation d’un organisme.
Note : Voir figure 2, page 328.
Achèvement au plus tard
Late finish
Voir date de fin au plus tard. Acteur-projet
Project member
Achèvement au plus tôt Personne physique ou morale qui :
Early finish • prescrit, apporte son soutien, achète,
Voir date de fin au plus tôt. évalue, réoriente, voire arrête le pro-
jet (client, maître d’ouvrage, com-
manditaire, partenaires du projet,
Achèvement mécanique destinataires, etc.) ;
Mechanical completion • pilote le projet (responsable de pro-
Fin de l’ensemble des travaux, permet- jet, maître d’œuvre, directeur de
tant la préparation à la mise en route. projet, coordinateur de projet,
Note 1 : Il est admis que certaines fini- etc.) ;
tions, reprises, etc., dont la nécessité • réalise le projet (assistant chef de
n’apparaîtra qu’au démarrage, peuvent projet, membre de l’équipe-projet,
être effectuées après l’achèvement acteur-métier, etc.) ;
mécanique. • entoure le projet (tiers, bureau des
Note 2 : Cet événement fait générale- projets, etc.).
ment l’objet d’un procès-verbal appelé Note 1 : Les acteurs-projets sont inclus
acceptation mécanique ou certificat dans les parties prenantes.
d’acceptation mécanique, qui est un des Note 2 : La participation des acteurs-
jalons importants de la réalisation. projets est souvent formalisée de maniè-
Note 3 : Voir figure 10, page 335. re contractuelle.
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6 Actif circulant

Note 3 : Selon la nature du projet, sa Action corrective


taille, sa localisation, etc., le nombre et Corrective action
le type d’acteurs peuvent être variables. Action entreprise pour éliminer les cau-
Note 4 : Pour chacun d’eux, le temps ses d’une non-conformité, d’un défaut
consacré au projet peut être différent et ou de tout autre événement indésirable
peut évoluer au cours du cycle de vie du existants, pour empêcher leur renouvel-
projet. lement (NF EN ISO 9000).
Note 5 : Les acteurs-projets contribuent Note 1 : Il peut y avoir plusieurs causes à
au projet par leurs compétences spécifi- une non-conformité (NF EN ISO 9000).
ques ou par leur expertise, mais aussi en Note 2 : En management de projet, les
manifestant leur soutien et en exprimant actions correctives sont entreprises pour
clairement leurs attentes. répondre aux exigences du plan de
Note 6 : Ils sont parfois appelés contri- management du projet.
buteurs.
Note 7 : Voir figure 2, page 328. Action préventive
Preventive action
Actif circulant Action entreprise pour éliminer les cau-
ses d’une non-conformité, d’un défaut
Current asset
Actif détenu par l’organisme et destiné à ou de tout autre événement indésirable
potentiels pour empêcher qu’ils ne se
ne pas y rester durablement.
produisent (NF EN ISO 9000).
Note : Il regroupe principalement : les
Note 1 : Il peut y avoir plusieurs causes à
stocks, les créances, les valeurs mobiliè-
res de placement, l’encaisse (si elle est une non-conformité potentielle
(NF EN ISO 9000).
positive).
Note 2 : Une action préventive est entre-
prise pour empêcher l’occurrence, alors
Actif immobilisé qu’une action corrective est entreprise
Fixed asset pour empêcher la réapparition
Actif nécessaire à l’exploitation durable (NF EN ISO 9000).
de l’organisme et qui ne se consomme Note 3 : Les actions préventives consti-
pas par le premier usage. tuent un élément important du plan de
Note 1 : On distingue les immobilisa- management des risques du projet.
tions corporelles, incorporelles et finan-
cières. Activité
Note 2 : La diminution de la valeur des Activity
immobilisations est constatée par la Ensemble de tâches qui consomment du
technique de l’amortissement et de la temps et des ressources, et dont l’exécu-
provision. tion est nécessaire pour obtenir, ou
Note 3 : Les choix comptables au niveau contribuer, à la réalisation d’un ou de
de l’actif immobilisé peuvent avoir un plusieurs résultats.
impact non négligeable sur certains cri- Note 1 : Elle dépend du niveau de détail
tères comptables et financiers de l’entre- recherché lors de l’élaboration de
prise (résultat, solvabilité, etc.). l’organigramme des tâches.
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Actualisation 7

Note 2 : En planification, le terme même si elle ne l’est pas nécessaire-


« tâche » est souvent considéré comme ment en théorie ;
une activité ou un groupe d’activités. • activité prévue (planned activity).
Note 3 : Elles sont souvent qualifiées
comme suit : Actualisation
• activité aboutissant à un jalon (miles- Discounting
tone activity) ; Procédé consistant à déterminer la
• activité achevée (completed activity) ; valeur d’aujourd’hui de flux financiers
• activité clé (key activity) que l’on qui seront payés ou reçus dans le futur.
désire faire apparaître particulière- Note 1 : L’actualisation permet de com-
ment (pour les tableaux de bord, par parer des sommes reçues ou versées à
exemple) ; des dates différentes.
Note 2 : Elle est l’inverse de la capitali-
• activité critique (critical activity) sation qui permet de déterminer la valeur
située sur le chemin critique ; future d’une somme placée à un taux
• activité datée (scheduled activity) ; d’intérêt donné.
• activité en cours (in-progress acti-
vity) ; Actualisation des prix
• activité-interface (interface activity), Price adjustment, cost escalation
frontière entre deux systèmes de ges- Réévaluation globale du prix initial d’un
tion de projet analysables, soit produit, d’une proposition ou d’un
ensemble (consolidation), soit séparé- marché, effectuée à un moment donné
ment en conservant la date de ces pour tenir compte de l’évolution de para-
activités en interface ; mètres économiques (indices), depuis la
• activité fictive (dummy activity) – date où le prix initial a été calculé (date
terme de la méthode PERT corres- de référence) jusqu’à la date fixée pour
pondant à un sous-ensemble de l’actualisation.
liaisons confondues, telles que leurs Note : Contrairement à une formule de
événements, de début ou de fin, par- révision de prix, une formule d’actua-
ticipent à deux étapes différentes. Ce lisation de prix n’a pas de partie fixe.
terme n’a pas d’usage dans les métho-
des de représentation où toutes les Adjudicateur
liaisons sont individualisées ; Voir acheteur.
• activité liée (tied activity).
• activité sous-critique (near critical Administration des commandes
activity) – en théorie, l’activité sous- Procurement management
critique a une marge totale légère- Mission qui inclut, à partir de la mise en
ment supérieure à celle du chemin vigueur de la commande, des activités
critique. Pour un chef de projet, c’est de suivi relance, inspection, vérification
une activité qui n’est pas située sur le des demandes d’acomptes, organisation
chemin critique et dont la marge du transit, et éventuellement, la clôture
totale a une faible valeur positive. En des commandes.
effet, il considère que toute activité de Note : On dit aussi « gestion des
marge totale négative est critique, commandes ».
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8 Administration du contrat

Administration du contrat prospection, la préparation de la


Contract management proposition (ou offre), la négociation,
Processus consistant à gérer le contrat ainsi que, après la réalisation, la
et les relations entre un acheteur et un fidélisation du client dans le cadre de
fournisseur (PMI, PMBOK, 3e édition, l’après-vente, alors que pour un maître
2004). d’ouvrage, les affaires peuvent n’être
Note 1 : Ce processus permet d’exami- que des éléments du projet.
ner et de documenter les performances
passées ou présentes d’un vendeur, afin
de définir les actions correctives néces- Affectation d’une ressource
saires et d’établir une base de relations Resource assignment, resource loading
futures avec lui. Accord formalisé pour affecter une res-
Note 2 : Il consiste également à maîtriser source à une tâche.
les modifications concernant ce contrat Note 1 : On dit aussi « allocation d’une
et, au besoin, à gérer les relations ressource » ou « attribution du travail ».
contractuelles avec l’acheteur extérieur Note 2 : Une même ressource peut être
du projet. affectée à plusieurs tâches d’un même
projet (ou de projets différents). Plu-
Affaire sieurs ressources peuvent être affectées à
Business, transaction, deal, job une même tâche.
Ensemble d’engagements ou d’inten- Note 3 : Cette affectation est complétée
tions d’engagements contractuels entre par l’intensité d’utilisation d’une res-
un fournisseur et un client (FD X 50- source et par son calendrier d’utilisa-
115). tion.
Note 1 : Une affaire commence au Note 4 : L’affectation d’une ressource à
moment où une action commerciale est une tâche peut prendre plusieurs formes
initialisée avec un client identifié et pour (selon la relation : charge de travail
une prestation précise. = durée de la tâche ´ intensité d’utilisa-
Note 2 : Une affaire comporte en général : tion des ressources) :
• l’avant-vente, qui comprend l’élabo- • la tâche est définie par une durée et
ration de l’offre et la négociation et une intensité d’utilisation des ressour-
va jusqu’à la signature du contrat ; ces – ainsi, la charge de travail pour
• l’exécution du contrat qui commence les ressources est déduite de leur
dès la signature du contrat (début du calendrier ;
projet) et s’achève lorsque la garantie • la tâche est définie par une durée et
est terminée et que tous les paiements une charge de travail pour les ressour-
attendus ont été effectués (fin du ces – ainsi, l’intensité d’utilisation
projet). des ressources est déduite de leur
Note 3 : Côté fournisseur, cet engage- calendrier ;
ment est généralement porté par un ingé- • la tâche est définie par une intensité
nieur d’affaire. d’utilisation des ressources et une
Note 4 : En général, le concept d’affaire charge de travail pour les ressources –
intègre des préoccupations dépassant le ainsi, la durée est déduite de ces deux
cadre du projet, en particulier la éléments et du calendrier.
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Aitiographie 9

Note 5 : Le cumul des affectations de la entreposer dans un ordre qui facilite leur
ressource aux différentes tâches est identification, leur enlèvement ou leur
représenté à l’aide de l’histogramme de distribution ultérieure.
la ressource. Note 1 : Ce mode d’approvisionnement
peut s’effectuer à partir d’une commande
Aitiographie unique dite « commande allotie » ou à
Aitiography partir de plusieurs commandes à livrer en
Technique de schématisation pour repré- même temps en un même lieu.
senter graphiquement les actions, selon Note 2 : L’allotissement permet de scin-
leurs constituants, leurs moyens, et leurs der un marché en plusieurs ensembles
produits, quelle que soit la complexité cohérents. Il est particulièrement recom-
de leurs interactions (FD X 50-109). mandé pour des marchés complexes lors-
Note 1 : Elle permet de définir le pro- que l’importance des besoins en travaux,
gramme et de lancer la planification. en fournitures ou en services est suscep-
Note 2 : Voir figure 32, page 355. tible de dépasser les capacités techniques
ou financières d’une seule entreprise
Aléa (Code des marchés publics, 2006).
Hazard
Événement identifiable, mais dont la
probabilité d’apparition n’est pas quanti- Amélioration continue
fiable (FD X 50-117). Continuous improvement
Note 1 : Les aléas peuvent être d’origi- Activité régulière permettant d’accroître
nes réglementaires, techniques, natu- la capacité à satisfaire aux exigences
rels, institutionnels, etc. (NF EN ISO 9000).
Note 2 : Classiquement, l’aléa est défini Note 1 : Le processus de définition des
comme un événement qui dépend du objectifs et de recherche d’opportunités
hasard, une éventualité presque toujours d’amélioration est un processus perma-
défavorable. nent utilisant les constatations d’audit et
les conclusions d’audit, l’analyse des
Aléatoire données, les revues de direction ou
d’autres moyens, et qui mène générale-
Random event
ment à des actions correctives ou pré-
Événement dont l’occurrence est sus-
ceptible de prendre un certain nombre de ventives (NF EN ISO 9000).
valeurs, à chacune desquelles est atta- Note 2 : Voir modèle de maturité.
chée une distribution de probabilités. Note 3 : William Edwards Deming a
présenté un modèle d’amélioration
Allocation d’une ressource continue en juillet 1950, appelé « cycle
Resource allocation de Deming » ou « PDCA » ou « roue de
Voir affectation d’une ressource. Deming ». Ce cycle comporte qua-
tre étapes :
Allotissement • Plan : préparer ;
Allotment • Do : développer ;
Opération qui consiste à répartir les mar- • Check : comprendre ;
chandises ou les produits en lots ou à les • Act : agir.
3484351_Dico_Management.book Page 10 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

10 Amélioration de la qualité

Amélioration de la qualité l’amortissement économique a un sens


Quality improvement particulier repris dans la définition ci-
Partie du management de la qualité après.
axée sur l’accroissement de la capacité à 3. Amortissement financier (sens
satisfaire aux exigences pour la qualité dérivé) : correspond aux rembourse-
(NF EN ISO 9000). ments d’un emprunt (capital + intérêt)
Note : Les exigences peuvent être liées à visant à l’extinction graduelle d’une
tout aspect, tel que l’efficacité, l’effi- dette.
cience ou la traçabilité (NF EN
ISO 9000). Amortissement dégressif
Accelerated depreciation
Amendement Méthode d’amortissement comptable
Amendment permettant de constater une déprécia-
Évolution d’un contrat. tion plus forte au cours des premières
Note : Voir avenant. années et moins les années suivantes.
Note 1 : L’amortissement annuel est un
pourcentage fixe de la valeur du bien en
Amortissement début d’année.
Depreciation, amortization
Note 2 : Par rapport à l’amortissement
1. Amortissement comptable (ou fiscal) :
linéaire, cette méthode présente l’avan-
correspond au montant annuel de la tage de permettre au cours des premières
dépréciation d’une valeur de l’actif
années :
comptable. Son mode de calcul est
déterminé par les services fiscaux : • une récupération plus rapide des som-
base = valeur d’acquisition, durée = mes engagées et, par conséquent, une
celle retenue par l’Administration, diminution des risques ;
mode = choix selon le matériel entre • une réduction de la part des impôts
linéaire (taux constant pendant toute la avec certaines restrictions apportées
durée) ou dégressif (taux supérieur par le législateur.
pendant les premières années, infé-
rieur, ensuite). Il doit obligatoirement
être pris en compte (en particulier dans
Amortissement économique
les calculs de rentabilité) et permet de Equivalent investment cost
calculer le coût de revient comptable. Annuité constante équivalente à la
dépense d’investissement.
2. Amortissement économique : calculé
par l’entreprise elle-même, de la façon Note 1 : C’est l’annuité constante au
qu’elle juge opportune, pour ses pro- moyen de laquelle il serait possible de
pres services. Il sert à calculer le prix rembourser, en n années, un investisse-
de revient. Sa base peut être la valeur ment qui aurait été financé par un
de remplacement, sa durée égale à celle emprunt sur un nombre d’années égal à
estimée par l’entreprise ou le fournis- la durée de vie de l’investissement, et à
seur, son mode accéléré en cas de pro- un taux égal au taux d’actualisation.
grès technique rapide (obsolescence). Note 2 : L’annuité d’amortissement éco-
Il n’est pas admis par les services fis- nomique est plus élevée que l’annuité
caux. Dans les calculs de rentabilité d’amortissement comptable calculée sur
3484351_Dico_Management.book Page 11 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Amortissement linéaire 11

le même nombre d’années, car elle com- • l’analyse coût-utilité (affectation


prend non seulement une partie repré- d’utilités aux unités physiques) ;
sentant la dépréciation de l’équipement, • l’analyse des effets (appelée parfois
mais aussi une partie représentant la analyse d’impacts).
rémunération du capital. Note 2 : Parmi les éléments non moné-
Note 3 : L’amortissement économique taires constitutifs des coûts, il est possi-
doit être calculé sur la durée de vie totale ble de mentionner :
prévue pour l’investissement (ce qui • le recours aux mesures réglementai-
n’est pas toujours de même pour l’amor- res ;
tissement comptable). • les inconvénients subis par autrui ou
Note 4 : Il est égal à la différence entre le la détérioration du milieu environne-
coût de revient économique et les frais mental ;
d’exploitation (annuel ou unitaire). • les coûts d’opportunité qui indi-
quent les avantages qu’un autre usage
des mêmes ressources aurait permis
Amortissement linéaire d’obtenir.
Straight line depreciation
Méthode d’amortissement comptable à
annuités constantes. Analyse de Bayes
Note 1 : Il suppose que les charges Bayes’ analysis
d’amortissement sont réparties par frac- Démarche logique permettant de calcu-
tions annuelles égales sur toute la durée ler ou réviser la probabilité d’une hypo-
de vie théorique du bien. thèse.
Note : Cette démarche est aussi appelée
Note 2 : L’annuité d’amortissement est
constante chaque année, sauf lorsque « inférence de Bayes ».
l’année n’est pas entière (lors de l’année
d’achat ou de l’année de cession), auquel Analyse du cycle de vie (ACV)
cas il est calculé au prorata temporis. Life-cycle analysis
Compilation et évaluation des entrants et
des sortants, ainsi que des impacts
Analyse coûts-avantages potentiels sur l’environnement d’un sys-
Cost-benefit analysis tème de produits au cours de son cycle
Comparaison des coûts (dépenses moné- de vie (NF EN ISO 14040).
taires et éléments non monétaires néces- Note : L’analyse du cycle de vie se
saires à la mise en œuvre du projet) aux déroule en quatre phases :
avantages (ensemble des satisfactions
apportées par le projet à ses bénéficiaires). • Définition des objectifs et du cadre de
l’analyse de cycle de vie
Note 1 : Il existe plusieurs types (ISO 14041).
d’analyses : • Inventaire du cycle de vie
• l’analyse coût-bénéfice (résultats (ISO 14041).
appréhendés en termes monétaires) ; • Évaluation de l’impact du cycle de
• l’analyse coût-efficacité (résultats vie (ISO 14042).
appréhendés en termes d’unités • Interprétation du cycle de vie
physiques) ; (ISO 14043).
3484351_Dico_Management.book Page 12 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

12 Analyse de la cause fondamentale

Analyse de la cause fondamentale utilisateur par une démarche spécifique de


Root cause analysis conception à la fois fonctionnelle,
Technique analytique permettant de économique et pluridisciplinaire
déterminer la raison sous-jacente fonda- (NF X 50-152).
mentale qui génère un écart, un défaut Note : Elle est utilisée pour optimiser les
ou un risque. Une cause fondamentale coûts du cycle de vie du projet, gagner
peut être sous-jacente à plusieurs écarts, du temps, augmenter les bénéfices, amé-
défauts ou risques (PMI, PMBOK, liorer la qualité, résoudre les problèmes
3e édition, 2004). et/ou utiliser les ressources plus effica-
cement.
Analyse de la demande
Demand analysis Analyse de projet
Phase préalable de collecte d’informa- Project analysis
tions, portant sur les objectifs poursuivis
Analyse consistant à identifier et à struc-
par le demandeur et les résultats atten-
turer les différentes composantes d’un
dus, sur le contexte et les problèmes ren- projet en vue d’apprécier sa faisabilité
contrés.
et de préparer sa réalisation.
Note 1 : L’analyse de la demande est
réalisée en phase amont du projet lors de Note 1 : Elle peut recouvrir différents
l’étude d’identification. aspects : l’appréciation du projet (éva-
luation préalable) ou l’analyse techni-
Note 2 : Au regard des objectifs poursui-
que du projet (planification).
vis par le demandeur, l’analyse de la
demande contribuera à apprécier Note 2 : L’analyse économique et finan-
l’opportunité de lancer un projet et de cière d’un projet permet d’estimer sa
vérifier sa pertinence. Elle est à la base viabilité financière et les coûts et les
de l’étude d’opportunité. avantages qui lui sont associés. Elle
comprend deux étapes : la construction
des variantes et la comparaison des
Analyse de la qualité variantes.
Quality analysis Note 3 : L’analyse technique d’un projet
Partie du management de la qualité permet d’estimer sa viabilité technique
axée sur la définition des objectifs qua- et de structurer et d’optimiser sa réalisa-
lité et la spécification des processus opé- tion (en recourant aux méthodes de
rationnels et des ressources afférentes, structuration et aux méthodes de pla-
nécessaires pour atteindre les objectifs nification).
qualité (NF EN ISO 9000).
Note : L’élaboration de plans qualité
peut faire partie de la planification de la Analyse de rentabilité
qualité (NF EN ISO 9000). Profitability analysis
Étude ayant pour objet de comparer, par
Analyse de la valeur (AV) périodes de temps, les revenus aux
Value analysis (VA) dépenses du projet en vue de montrer
Méthode de compétitivité, organisée et les bénéfices attendus du projet.
créative, visant la satisfaction du besoin Note : Voir rentabilité.
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Analyse de sensibilité 13

Analyse de sensibilité satisfaire et à les formaliser dans un


Sensitivity analysis document qui permettra la réalisation
Procédure systématique d’estimation des d’un produit ou d’un service répondant à
effets sur les résultats des méthodes et des ces besoins.
données choisies (NF EN ISO 14040). Note 1 : L’analyse des besoins est réali-
Note : Dans le cadre d’un projet, il sée en phase amont du projet lors de
s’agit souvent de l’analyse des variations l’étude d’identification.
de la rentabilité du projet en fonction Note 2 : Elle est à la base de l’établisse-
des variations possibles de ses différents ment du cahier des charges.
paramètres (coût d’investissement, prix
de vente, etc.).
Analyse des écarts
Analyse de sûreté Variance analysis
Activité consistant à comparer l’ensem-
Safety analysis
ble des données réelles d’un projet
Vérification de la conception d’un (contenu, coûts, durée, etc.) aux don-
ouvrage par rapport à des critères de
nées planifiées ou attendues, et à inter-
sûreté convenus entre les parties
venir lorsque l’écart est jugé significatif.
prenantes (normes, codes de calcul, Note : Les écarts de coûts et écarts de
règles de conception et de construction,
délais sont les plus fréquemment analy-
textes réglementaires ou législatifs)
sés, mais souvent les écarts par rapport
(NF X 50-106-1). au plan sur le contenu, les ressources, la
qualité et les risques du projet sont aussi
Analyse de tendance importants, voire davantage.
Trend analysis
Analyse consistant à examiner les per-
formances du projet dans le temps pour Analyse des forces, faiblesses,
déterminer si ces performances s’amé- opportunités et menaces (FFOM)
liorent ou se dégradent par rapport au Strengths, weaknesses, opportunities,
référentiel du projet. threats analysis (SWOT)
Note 1 : Elle peut faire appel à des Analyse stratégique des forces et faibles-
modèles mathématiques pour prévoir les ses internes d’un organisme, ainsi que
résultats futurs sur la base de résultats des opportunités et des menaces liées à
historiques. son environnement.
Note 2 : Elle utilise les données des Note 1 : Cette analyse est très souvent
périodes des rapports d’avancement appelée « analyse SWOT ».
antérieurs et projette le degré d’écart de Note 2 : Elle donne généralement lieu à
ce paramètre à un moment futur, en sup- l’élaboration d’une matrice, appelée
posant qu’aucune modification n’est « matrice SWOT », distinguant les
apportée à l’exécution du projet. opportunités et les menaces pour le pro-
jet (diagnostic externe) et les forces et
Analyse des besoins les faiblesses de l’organisme (diagnostic
Needs analysis interne).
Analyse consistant à définir de manière Note 3 : Cette analyse peut être utilisée
précise et exhaustive les besoins réels à durant les différentes phases du projet.
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14 Analyse des modes de défaillance, de leurs effets et de leur criticité (AMDEC)

Analyse des modes de défaillan- Analyse du chemin critique


ce, de leurs effets et de leur criti- Critical path analysis
cité (AMDEC) Voir analyse logique du réseau.
Failure modes, effects and criticality analysis
(FMECA)
Méthode inductive de prévention qui
Analyse du soutien logistique
permet, par simulation quantitative (ASL)
(connaissance de la gravité, de la proba- Logistic support analysis (LSA)
bilité d’occurrence et de la détectabilité), Processus itératif ayant pour objectif de
d’identifier l’effet d’un mode de définir les exigences de moyens et de
défaillance du projet (et plus générale- prestations de soutien du système,
ment applicable à un produit, à un ser- depuis sa conception jusqu’à son retrait
vice, à un procédé, etc.). de service, en garantissant le respect des
exigences de disponibilité du système et
en recherchant une optimisation du rap-
Analyse des risques d’un projet port service rendu sur coût de cycle de
Project risk analysis vie.
Processus d’identification, d’estima- Note 1 : Elle constitue le noyau métho-
tion et d’évaluation des risques d’un dologique du soutien logistique inté-
projet afin de décider du traitement des gré.
risques retenus (FD X50-117). Note 2 : Les tâches d’analyse du soutien
Note 1 : Ce terme est aussi utilisé pour logistique intégré doivent être ajustées
décrire le résultat de ce processus. en fonction des besoins et de la nature du
Note 2 : Ce processus comprend égale- projet.
ment des actions de mémorisation Note 3 : C’est en 1973 que paraît la pre-
(rédaction de fiches de risques, création mière version de la MIL-STD 1388
d’un catalogue de risques, etc.). consacrée à l’analyse du soutien logisti-
que (LSA, en anglais), qui décrit les
tâches à réaliser et leur enchaînement.
Analyse d’impact
Impact analysis
Analyse des effets (positifs et négatifs) Analyse factorielle
d’un projet sur son environnement. Factorial analysis
Note 1 : Ne pas confondre avec le terme Technique d’analyse statistique pour
étude d’impact. identifier les facteurs ou des éléments
Note 2 : L’évaluation de l’impact du sous-jacents à un ensemble de variables,
cycle de vie (évaluation des impacts afin d’expliquer leurs corrélations.
environnementaux) constitue la troisiè-
me étape de l’analyse du cycle de vie
(ACV) d’un système de produits Analyse fonctionnelle (AF)
(NF EN ISO 14042). Elle a pour objectif Functional analysis
d’évaluer les résultats de l’analyse de Démarche qui décrit complètement les
l’inventaire du cycle de vie d’un système fonctions d’un produit et leurs relations,
de produits, afin de mieux comprendre qui sont systématiquement caractérisées,
leur signification environnementale. classées et évaluées (NF EN 1325-1).
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Analyse logique du réseau d’un projet 15

Note 1 : Si elle s’applique à la création Note 2 : Cette analyse permet d’identifier


ou à l’amélioration d’un produit, dans ce les tâches critiques et les tâches non cri-
cas elle est l’étape fondamentale de tiques, d’évaluer les marges et de déter-
l’analyse de la valeur. Appliquée au miner le chemin critique du projet.
seul besoin, elle est la base de l’établisse-
ment du cahier des charges fonctionnel.
Note 2 : L’ordonnancement vise à clas-
Analyse multicritère
ser les fonctions de services (parfois les Multicriteria decision making (MCD)
fonctions techniques en cas de recon- Méthode d’aide à la décision fournissant
ception) de manière logique et permet- à un décideur des outils lui permettant de
tant d’identifier les relations de progresser dans la résolution d’un pro-
dépendance entre elles. La caractérisa- blème de décision où plusieurs points de
tion consiste à énoncer les critères vue, souvent contradictoires doivent être
d’appréciation, préciser leurs niveaux pris en compte.
et indiquer la flexibilité. La hiérarchisa- Note 1 : Les méthodes d’analyse multi-
tion permet d’évaluer l’ordre d’impor- critère peuvent être divisées en
tance des fonctions. La valorisation trois grandes familles :
(évaluation/pondération) des fonctions • la théorie de l’utilité multi-attributs ;
concrétise cet ordre d’importance par • les méthodes de surclassement ;
l’attribution à chacune d’elles d’un • les méthodes interactives.
« poids » en valeur absolue ou relative, Note 2 : L’objet de l’analyse multicritère
indépendamment des solutions. est d’alimenter la réflexion du décideur
Note 3 : Le document résultant est utilisé dans sa recherche des meilleurs compro-
au stade de la conception pour que mis.
l’ouvrage puisse satisfaire les besoins
d’exploitation, de maintenance et de
dépannage. Ce document doit être validé Analyse préliminaire des risques
par l’exploitant. (APR)
Preliminary risk analysis (PRA)
Analyse des risques réalisée lors des
Analyse logique du réseau d’un études préliminaires du projet.
projet Note : Ne pas confondre avec la métho-
Project network analysis de APR (analyse préliminaire de ris-
Partie de l’analyse technique d’un pro- ques), ayant pour objet de mettre en
jet consistant à identifier les tâches élé- évidence les principaux risques suscepti-
mentaires du projet, à déterminer ensuite bles d’être rencontrés lors de la concep-
les contraintes de dates et de dépen- tion de systèmes nouveaux. Elle est
dance existant entre elles, et à représen- d’usage très général et principalement
ter graphiquement l’enchaînement orientée vers la sécurité.
logique de ces tâches sous la forme d’un
réseau d’un projet.
Note 1 : Cette analyse est généralement Analyse qualitative d’un risque
réalisée de manière itérative, afin d’opti- Qualitative risk analysis
miser l’ordonnancement des tâches du Analyse d’un risque fondée sur une esti-
projet. mation subjective de probabilités de
3484351_Dico_Management.book Page 16 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

16 Analyse quantitative d’un risque

variables qualitatives (exemple : le Note 3 : Parmi les concepts et les outils de


temps est bon, moyen ou exécrable) ou l’analyse stratégique, il convient de men-
quantitatives (exemple : le nombre tionner : la chaîne de valeur, les matrices
d’heures de travail nécessaires pour creu- de portefeuille d’activités, la matrice
ser un tunnel de 100 mètres est BCG, la matrice Mc Kinsey, la méthode
de 1 200 heures en valeur la plus proba- ADL, etc.
ble, 1 500 heures en valeur maximale et
1 000 heures en valeur minimale) consi-
dérées comme essentielles pour le projet. Analyse stratégique des projets
Strategic analysis of projects
Procédure permettant, à partir de la défi-
Analyse quantitative d’un risque nition de la stratégie et des objectifs
Quantitative risk analysis poursuivis par un organisme, d’appré-
Analyse d’un risque faite pour un critè- cier les priorités relatives entre plusieurs
re de risque donné (exemple : la durée projets.
du projet) et destinée à obtenir une dis-
Note 1 : Cette analyse permet de dépas-
tribution de probabilités d’un indicateur
ser l’appréciation d’un projet pris isolé-
associé à ce critère (exemple : la distri- ment et favorise le choix de projets
bution de probabilité d’atteindre une
différents en situation de budget limité.
date donnée de fin de projet), et ce, en
exploitant toutes les informations obte- Note 2 : Elle fait appel à l’analyse multi-
nues par l’analyse qualitative. critère et aux outils de l’analyse straté-
Note : Deux analyses quantitatives, au gique. La détermination des projets les
plus prometteurs à engager en priorité
moins, sont à réaliser : une analyse sur
s’effectue à partir de l’évaluation de leurs
les délais et une analyse sur les coûts.
attraits et de leurs chances de succès.
Note 3 : Elle permet d’apprécier l’intérêt
Analyse stratégique d’un portefeuille de projets.
Strategic analysis
Analyse du positionnement de l’orga-
nisme dans son environnement permet- Analyse SWOT
tant de définir les axes possibles Voir analyse des forces, faiblesses,
d’orientation et de développement de ses opportunités et menaces.
activités.
Note 1 : Elle débute généralement par un
diagnostic interne et externe, se présen- Analyse technique
tant souvent sous la forme d’une analyse Technical analysis
SWOT. Analyse du projet consistant à définir de
Note 2 : Dans de nombreux cas, elle manière itérative l’ensemble de ses com-
repose sur une analyse concurrentielle posantes, puis à les quantifier.
consistant à examiner les caractéristiques Note 1 : C’est la partie la plus impor-
intrinsèques d’une activité pour compren- tante du travail de la planification d’un
dre les principales forces de la concur- projet.
rence (analyse des cinq forces de Porter) Note 2 : Elle se décompose générale-
et mettre à jour les variables stratégiques. ment en deux phases :
3484351_Dico_Management.book Page 17 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Ancêtre 17

• une analyse initiale qui a essentielle- Note 1 : Une anomalie nécessite une
ment pour rôles de recenser les tâches investigation qui peut déboucher sur la
à réaliser, de définir leurs objectifs constatation d’une non-conformité ou
respectifs et d’établir les liaisons d’un défaut.
entre elles. Cette phase permet d’éta- Note 2 : L’étude des causes d’une ano-
blir l’organigramme des tâches et malie conduit à une action corrective qui
d’en déduire le réseau d’un projet peut être notifiée sur un bordereau appe-
initial (cf. analyse logique du réseau lé « fiche de modification » ou « fiche
d’un projet) ; d’action corrective ».
• une analyse détaillée qui a pour rôle
de définir les moyens nécessaires à
l’exécution de chacune des tâches et Antécédent
de prévoir leurs délais de réalisation. Voir prédécesseur.
Cette phase permet d’établir le bud-
get, d’estimer les charges de travail
et le délai pour réaliser le projet. Appel à propositions
Request for proposal (RFP)
Ancêtre Type de document d’approvisionne-
Voir prédécesseur. ment utilisé pour solliciter des proposi-
tions de la part de fournisseurs
potentiels de produits ou de services
Annuité (PMI, PMBOK 3e édition, 2004).
Annuity
Note : Il est généralement équivalent à
Somme décaissée périodiquement pour
l’appel d’offres. Cependant, dans cer-
le remboursement du capital emprunté tains domaines d’application, l’appel à
et le paiement des intérêts.
propositions peut avoir une signification
Note : Sur un prêt à long terme, elle est plus restreinte ou spécifique.
souvent calculée de façon à équilibrer
les sommes totales dues à ces deux
titres, en série de paiements égaux pour Appel d’offres (AO)
chaque période.
Invitation to bid, inquiry, invitation for tender,
call for tender
Annuité constante Procédure officielle consistant à sollici-
Constant annuity ter, à recevoir et à apprécier des soumis-
Somme constante versée chaque année, sions concurrentes pour un contrat, de
pendant n années, permettant le rem- manière à pouvoir conclure l’affaire
boursement d’une somme empruntée à avec le soumissionnaire ayant présenté
un taux d’intérêt donné. l’offre la plus intéressante, sur la base de
critères préalablement définis (qualité,
prix, délais, etc.).
Anomalie Note 1 : Cette procédure repose sur un
Anomaly dossier d’appel d’offres émis par un
Écart, déviation ou dysfonctionnement service d’achat, sur la base d’un cahier
constaté par rapport à ce qui est prévu. des charges.
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18 Appréciation d’un projet

Note 2 : Le Code des marchés publics Approbation de facture


pose trois principes : l’égalité des entre- Invoice approval
prises, la transparence tout au long du Acte attestant que le signataire constate,
déroulement de la procédure et l’effica- par le rassemblement de pièces justifica-
cité (l’attribution du marché reposant sur tives, que la matérialité des faits ouvrant
le meilleur rapport qualité-prix). droit à facturation a été contrôlée, que le
Note 3 : Ce document est généralement montant de la facture a été vérifié et
accompagné de l’énoncé des travaux. correspond aux engagements contrac-
tuels de la commande.
Note 4 : Il est appelé également « appel
à propositions », « invitation à soumis-
sionner » ou « consultation ». Approche du cadre logique (ACL)
Logical framework approach (LFA)
Note 5 : L’appel d’offres peut être
Méthodologie de planification, de ges-
« ouvert » (lorsque tout candidat peut
tion et d’évaluation des programmes et
remettre une offre) ou « restreint » (lors- des projets, basée sur l’analyse des par-
que seuls peuvent remettre des offres les
ties prenantes, des problèmes, des objec-
candidats qui y ont été autorisés après
tifs, des stratégies, ainsi que sur la
sélection). Le choix entre ces deux for- préparation du cadre logique en soi, et
mes d’appel d’offres est libre.
des calendriers des activités et des res-
sources (CE, Manuel de gestion du cycle
de projet, 2001).
Appréciation d’un projet Note 1 : Cette approche permet d’avoir
Voir évaluation préalable. une vue synthétique du projet et fournit
un cadre de programmation par objectifs.
Note 2 : Il convient de dissocier l’appro-
Appréciation du risque che du cadre logique de la matrice du
Risk assessment cadre logique, qui en est le support (dont
Processus d’identification des risques et un exemple est donné à la figure 6,
de détermination du type d’analyse à page 331).
mener pour chacun d’eux (analyse qua-
litative ou analyse quantitative). Approvisionnement
Note : Cette appréciation est générale- Procurement
ment faite dès l’origine du projet. Ensemble des activités permettant de
faire fournir un produit à une entité en
réponse à la demande de cette entité
(FD X50-128).
Approbation Note 1 : Les approvisionnements
Approval s’effectuent en utilisant les contrats
Acte par lequel le signataire atteste que d’achat.
les travaux ou les services qui lui ont
Note 2 : Ces activités comprennent les
été soumis ont été exécutés conformé-
achats, le suivi des contrats, la relance,
ment à ses demandes.
le contrôle de la qualité, le transit, le
Note : L’approbation n’est pas une auto- mandatement, le stockage et la
risation. livraison.
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Approvisionnement en ligne 19

Note 3 : Dans certains organismes, les Arbre de décision


activités d’achats et d’approvisionne- Decision tree
ments peuvent être réalisées par des per- Outil d’aide à la décision représentant,
sonnes distinctes. sous la forme d’une arborescence, une
décision à l’étude, avec chacune des
alternatives possibles et leurs résultats
Approvisionnement en ligne quantitatifs estimés, compte tenu de la
E-procurement probabilité de réalisation de ces derniers.
Gestion centralisée des acquisitions et Note 1 : Il est appelé également « dia-
des approvisionnements d’une entre-
gramme d’arbre », « schéma de déci-
prise sur une plate-forme électronique
sion », « diagramme de décision » ou
(Journal Officiel du 14 mai 2005). « diagramme d’arborescence ».
Note 2 : Les problèmes de décision peu-
Aptitude du système de soutien vent être également formalisés à l’aide
Sustainability d’une matrice de décision.
Ensemble des performances propres au Note 3 : Voir figure 33, page 356.
système de soutien dans la mise en Note 4 : Il fournit la valeur monétaire
œuvre des processus de soutien (mainte- attendue (ou toute autre mesure intéres-
nance, ravitaillement, suivi technique), sante pour l’organisation) de chaque
concourant à l’obtention des objectifs de alternative, une fois que tous les gains et
disponibilité et de coût de soutien. toutes les décisions ultérieures ont été
quantifiés.
Arbitrage
Arbitration Arc
Procédure de résolution des conflits pou- Arrow
vant surgir entre acheteur et fournis- Représentation graphique d’une tâche
seur à l’occasion de l’exécution d’un ou d’une liaison selon les méthodes de
contrat. planification utilisées.
Note 1 : L’arbitrage permet d’éviter le
recours aux tribunaux, par intervention Arc-tâches
d’un ou de plusieurs experts neutres Voir potentiel-étapes.
(appelés « arbitres »).
Note 2 : Ce terme est également utilisé
en finances pour désigner toute opéra- Arrêt
tion qui assure un profit sans mise de Shut-down, turnaround
fonds. Régime transitoire de fonctionnement
d’un ouvrage de production, qui peut
être volontaire ou nécessité par des
Arborescence conditions de sécurité (arrêt d’urgence).
Tree Note : L’arrêt peut être momentané (arrêt
Découpage d’un projet selon des à chaud permettant un redémarrage
niveaux successifs, de telle sorte qu’un rapide) ou de longue durée (arrêt à froid
élément de niveau n soit rattaché à un autorisant des interventions de
élément et un seul de niveau supérieur. maintenance lourdes).
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20 Arrêt du projet

Arrêt du projet Note 1 : Les primes correspondantes


Voir clôture du projet. sont à évaluer au cas par cas, et les ris-
ques couverts peuvent contribuer à
diminuer les provisions.
Article de configuration Note 2 : Le maître d’ouvrage peut par-
Configuration item fois exiger du maître d’œuvre la sous-
Unité, au sein d’une configuration, qui cription d’un certain nombre de polices
satisfait une fonction d’utilisation finale d’assurance. Les responsabilités et les
(ISO 10007). risques encourus guident le MOE pour le
choix des assurances à souscrire. Certai-
nes d’entre elles sont même légalement
Assistance technique imposées (exemple : la responsabilité
Technical assistance civile, la garantie décennale, etc.).
Assistance composée d’interventions Note 3 : L’assuré n’est pas obligatoire-
complémentaires au contrat, et effec- ment le souscripteur du contrat, ni le
tuée au bénéfice du client, dans le cadre bénéficiaire, ni celui qui paie la cotisa-
d’un projet, tel que la formation du per- tion. Il faut donc vérifier dans le contrat
sonnel, le contrôle ou la supervision la définition de l’assuré.
des essais, l’organisation de la sécurité, Exemples : Dans le cadre des projets
la maintenance, etc. (NF X 50-106-1). d’ingénierie, on trouve notamment :
l’assurance responsabilité civile profes-
sionnelle, l’assurance construction
Assistant chef de projet (décennale), les assurances tous risques
Project assistant chantier, l’assurance aux tiers, les assu-
Personne placée sous la responsabilité rances transport, etc. Dans le cadre des
opérationnelle du responsable de projet projets d’exportation, une assurance-cré-
et chargée principalement de la gestion dit peut être souscrite pour couvrir les
administrative et de la communication risques de crédit (par exemple auprès de
interne au sein du projet. la COFACE).
Note 1 : Cet assistant peut être en charge
également de certaines tâches de planifi- Assurance de la conformité
cation, qui sont en principes assurées
Assurance of conformity
par le planificateur.
Activité mise en œuvre en vue de fournir
Note 2 : Il peut être l’assistant pour plu- une déclaration donnant confiance en ce
sieurs projets en parallèle. qu’un produit, un processus ou un ser-
vice satisfait aux exigences spécifiées
(ISO/CEI Guide 2).
Assurance Note : Pour un produit, la déclaration
Insurance peut se faire sous forme d’un document,
Démarche de prévention conduisant les d’une étiquette ou de tout autre moyen
divers intervenants d’un projet à sous- équivalent. Elle peut également être
crire des assurances pour couvrir certai- imprimée ou appliquée sur un communi-
nes de leurs responsabilités ou pour se qué, un catalogue, une facture, un
protéger contre les risques assurables. manuel d’utilisation, etc.
3484351_Dico_Management.book Page 21 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Assurance de la qualité 21

Assurance de la qualité Attribution d’un contrat


Quality assurance Contract award
Partie du management de la qualité Décision prise par un client de confier
visant à donner confiance en ce que, les l’exécution de tout ou partie d’un projet
exigences pour la qualité seront satisfai- à un fournisseur.
tes (NF EN ISO 9000). Note 1 : Cette décision est un événe-
Note : Ce terme désigne aussi le proces- ment, qui ne devient jalon qu’après
sus d’évaluation des performances notification.
d’ensemble d’un projet, sur la base de Note 2 : L’attribution d’un contrat est
règles, qui permet d’assurer, à un niveau souvent le résultat d’un appel d’offres
de confiance approprié, que le projet ayant donné lieu à la sélection du four-
satisfera le niveau de qualité attendu nisseur.
(PMI, PMBOK, 3e édition, 2004).
Attribut d’une tâche
Astreinte amont Activity attribute
Voir prédécesseur. Donnée d’entrée ou de sortie associée à
chaque tâche de l’échéancier pouvant
figurer dans la liste des tâches.
Astreinte aval Note : Les attributs d’une tâche com-
Voir successeur. prennent notamment son code dans
l’organigramme des tâches, ses prédé-
À terre cesseurs, ses successeurs, ses liaisons,
ses décalages éventuels avec avance ou
Voir terrestre.
avec retard, ses exigences de ressour-
ces, ses dates imposées, ses contraintes
et ses hypothèses.
Attachement
Attachment
Document sur lequel sont relevées les Audit de projet
caractéristiques d’un travail. Project audit
Note : L’attachement (qui constate) peut Examen méthodique et indépendant en
parfois être distingué du mémoire sur vue de déterminer si le projet satisfait
attachement (qui valorise). aux objectifs fixés, aux règles et procé-
dures qui constituent son référentiel,
autant d’un point de vue technique,
Attestation de conformité financier que managérial.
Conformity certificate Note 1 : L’audit de projet porte notam-
Acte par lequel une tierce partie agréée ment sur :
démontre que l’objet soumis à l’essai est • l’implication des acteurs et leurs inte-
conforme à une norme ou à un autre ractions entre eux et avec les parties
document normatif spécifique. prenantes concernées ;
Note : Il se concrétise par l’élaboration • l’efficacité du management de projet
d’un certificat de conformité. lui-même ;
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22 Audit préalable

• l’aptitude des démarches déployées à réalisés par des parties, telles que des
anticiper et maîtriser les risques ; clients, ayant un intérêt dans l’organisme,
• le respect des délais et des coûts, ou par d’autres personnes en leur nom.
voire leur réduction ; Les audits « tierce partie » sont réalisés
• la pertinence et l’utilisabilité des par des organismes externes indépen-
livrables à chaque étape ; dants. De tels organismes fournissent
• la définition et l’application du plan l’enregistrement ou la certification de
qualité projet qui permet de consi- conformité à des exigences comme celles
gner l’ensemble des informations per- de l’ISO 9001 et de l’ISO 14001. Lorsque
tinentes à l’avancement des travaux. les systèmes de management de la qua-
Note 2 : L’audit de projet se distingue de lité et environnemental sont audités
l’évaluation de projet en ce qu’il fait simultanément, on parle d’« audit com-
référence aux seuls objectifs opération- mun ». Lorsque deux organismes ou plus
nels du projet et qu’il vise à vérifier la coopèrent pour auditer conjointement un
conformité des réalisations en fonction de seul audité, on parle d’« audit joint »
référentiels internes et externes au projet. (NF EN ISO 9000).
Note 2 : Inspection, contrôle et entretiens
conduits par le responsable qualité du pro-
Audit préalable jet pour vérifier que les principes du plan
Due diligence qualité du projet (PQP) sont respectés
Investigation qui implique le recours à par l’ensemble des acteurs du projet.
des experts, notamment comptables,
financiers, juridiques ou fiscaux, dont Au large
les conclusions serviront de base à la Off-shore
prise de décision d’un investisseur 1. Dans l’industrie pétrolière, se dit de
(Journal Officiel du 28 décembre 2006). l’ensemble des installations en mer :
plates-formes, lignes sous-marines et
de collecte, stockages en mer et postes
Audit qualité de chargement.
Quality audit 2. En finances, se dit de tout ce qui touche
Processus méthodique, indépendant et
à l’extraterritorial.
documenté, permettant d’obtenir des
preuves d’audit et de les évaluer de
manière objective pour déterminer dans Autofinancement
quelle mesure les critères d’audit sont Internal financing
satisfaits (NF EN ISO 9000). Financement des investissements par
Note 1 : Les audits internes, appelés par- des moyens internes à l’organisme.
fois « audits première partie », sont réali- Note 1 : Il est réalisé à partir des capi-
sés par ou au nom de l’organisme lui- taux propres existants, de la rentabilité
même pour des raisons internes, et peu- (capacité d’autofinancement, réserves,
vent constituer la base d’une autodéclara- plus value, etc.), de l’épargne et des
tion de conformité. Les audits externes amortissements.
comprennent ce que l’on appelle généra- Note 2 : Le coût des autres modes de
lement les « audits seconde ou tierce par- financement (emprunt auprès d’une ban-
tie ». Les audits « seconde partie » sont que, emprunt obligataire, etc.) représente
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Autorisation d’exploitation 23

des charges pour l’entreprise qui peuvent Note 1 : Cette mise à jour est pratiquée,
être déduites dans le calcul de l’impôt sur soit avant les réunions d’avancement
les sociétés. En revanche, le coût des du projet, soit ponctuellement pour trai-
capitaux propres (dividendes) n’est pas ter un aléa ou un imprévu.
considéré comme une charge et ne peut Note 2 : L’avancement permet notam-
donc pas être déduit des résultats pour le ment d’estimer la date de fin du projet
calcul de l’impôt (voir effet de levier). et sa charge globale.

Autorisation d’exploitation
Licensing
Avancement global
Action d’autoriser l’exploitation d’une Percentage completion, work progress
licence, d’un brevet, d’un savoir-faire, Rapport à un instant donné entre l’état
d’une marque, d’une enseigne, etc. réel du projet et son état final prévu,
(Journal Officiel du 28 juillet 2001). mesuré en unités de même nature (coûts,
charges, durées, etc.).
Note : Ne pas confondre avec le dossier
de demande d’autorisation d’exploiter
(DDAE).
Avancement physique
Physical progress
Avance Rapport entre le travail effectivement
Lead réalisé à une date donnée, et le travail
Modification d’une liaison qui consiste total à effectuer, pour une partie du pro-
à débuter une tâche avant la fin de son jet, ou pour tout le projet.
prédécesseur. Note 1 : Lorsqu’il est impossible de
Exemple : Dans une liaison fin-début déterminer des paramètres mesurables,
avec une avance de quatre jours, cela on peut se fixer des pourcentages
signifie que la tâche peut débuter quatre d’achèvement, associés à des jalons
jours avant la fin de son prédécesseur objectifs. La progression de l’avance-
(voir figure 8, page 333). ment se fait alors par paliers discontinus.
Note 1 : Elle est appelée également Note 2 : Pour un ensemble ou un sous-
« décalage avec avance », « chevauche- ensemble complexe, la consolidation des
ment » ou « recouvrement ». avancements de tâches mesurées avec des
Note 2 : Ne pas confondre avec le sens unités de natures différentes se fait en
du mot en comptabilité, où il signifie un affectant, à chaque tâche, une pondération
apport de trésorerie fait par un client à proportionnelle à sa valeur budgétaire.
un fournisseur dans le cadre d’un Dans ce cas, on constate que l’avance-
contrat fait en « avance » par rapport à ment physique est égal au rapport de la
la livraison des biens ou des services. valeur acquise sur la valeur budgétaire
totale de l’ensemble considéré.
Avancement
Status Avant-projet
Analyse à un instant donné qui conduit à Preliminary project, pre-project
mettre à jour ou à recaler éventuellement Ensemble des étapes préparatoires
le planning du projet. nécessaires au lancement du projet.
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24 Avant-projet définitif (APD, loi MOP)

Note 1 : Il s’agit de définir précisément • définir les principes constructifs, de


ce que sera le projet afin d’aboutir à la fondation et de structure, ainsi que
mise au point de documents contractuels leur dimensionnement indicatif ;
permettant d’engager la maîtrise • déterminer les matériaux ;
d’œuvre et la maîtrise d’ouvrage dans le • justifier les solutions techniques rete-
lancement du projet (voir maître nues, notamment en ce qui concerne
d’œuvre et maître d’ouvrage). les installations techniques ;
Note 2 : Au cours de l’avant-projet, des • permettre au maître d’ouvrage d’arrê-
études d’avant-projet sont réalisées, ter définitivement le programme et
qui font partie de l’étude de conception certains choix d’équipements, en
ayant pour objet de répondre aux exigen- fonction de l’estimation des coûts
ces techniques du demandeur. d’investissement, d’exploitation et de
Note 3 : On distingue l’avant-projet maintenance ;
« sommaire » (généralement réalisé lors • établir l’estimation définitive du coût
de l’étude de faisabilité) et l’avant-pro- prévisionnel des travaux, décomposés
jet « détaillé » (réalisé lors des études de en lots séparés ;
définition et permettant l’approbation • arrêter le forfait de rémunération dans
du projet). les conditions prévues par le contrat
Note 4 : La pratique d’origine BTP (loi de maîtrise d’œuvre.
MOP) distingue : l’avant-projet som- Le niveau de définition correspond à des
maire (APS) et l’avant-projet définitif plans établis au 1/100, avec certains
(APD). détails significatifs au 1/50 (loi MOP).
Note 5 : Le terme projet peut être utilisé
pour désigner la totalité du phasage
(depuis l’idée de projet jusqu’à sa termi- Avant-projet détaillé
naison) ou pour désigner uniquement la Front-end engineering design, detailed
phase de réalisation du projet, la phase preliminary engineering design, detailed
préalable étant alors qualifiée d’avant- rough-draft
projet. Voir avant-projet.

Avant-projet définitif Avant-projet sommaire


(APD, loi MOP) (APS, loi MOP)
Detailed report, detailed rough-draft Rough preliminary design, summary rough-
Ensemble des études fondées sur l’avant- draft
projet sommaire approuvé par le maître Ensemble des études qui ont pour objet
d’ouvrage, et qui à pour objet de : de :
• vérifier le respect des différentes • préciser la composition générale en
réglementations, notamment celles plan et en volume ;
relatives à l’hygiène et à la sécurité ; • vérifier la compatibilité de la solution
• déterminer les surfaces détaillées de retenue avec les contraintes du pro-
tous les éléments du programme ; gramme et du site ainsi qu’avec les
• arrêter en plans, coupes et façades, les différentes réglementations, notam-
dimensions de l’ouvrage, ainsi que ment celles relatives à l’hygiène et à
son aspect ; la sécurité ;
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Avenant au contrat 25

• contrôler les relations fonctionnelles conclu entre elles, apportent une ou plu-
des éléments du programme et leurs sieurs modifications aux termes et aux
surfaces ; conditions dudit contrat.
• apprécier les volumes intérieurs et
Note 1 : L’avenant complète et/ou modi-
l’aspect extérieur de l’ouvrage, ainsi
fie une ou plusieurs obligations préci-
que les intentions de traitement des sées dans un contrat, une commande, un
espaces d’accompagnement ;
marché, un ordre de cession interne, un
• proposer les dispositions techniques programme de réalisation déjà existant
pouvant être envisagées, ainsi et/ou en vigueur.
qu’éventuellement les performances
techniques à atteindre ; Note 2 : Ce nouvel accord explicite les
• préciser le calendrier de réalisation et, points sur lesquels l’accord initial est
le cas échéant, le découpage en tran- modifié (prix, durée, définition des
ches fonctionnelles ; prestations, conditions d’exécution, etc.)
• établir une estimation provisoire du et précise généralement que le contrat
coût prévisionnel des travaux. demeure inchangé sur toutes les ques-
tions qui ne sont pas explicitement
Le niveau de définition correspond à des visées par cet avenant.
plans établis au 1/200, avec certains
Note 3 : Le plus souvent les contrats sti-
détails significatifs au 1/100 (loi MOP).
pulent que les avenants les modifiant ne
pourront produire effet que lorsqu’ils
Avenant au contrat auront fait l’objet d’un écrit signé par les
Contract change, addendum parties.
Acte contractuel par lequel les parties
liées par un contrat, antérieurement Note 4 : Voir amendement.
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Bailleur de licence Note : On distingue, entre autres, les


Licence holder banques de données classiques accessi-
Entreprise ou personne qui, ayant bles par des langages d’interrogation
l’expérience d’un processus, accepte de spécifiques, les banques de données
communiquer cette expérience et donne vidéotex et les banques de données sur
le droit de l’utiliser. disques optiques.
Note 1 : Cet accord est formalisé par un
contrat de licence qui en définit les Banque de données d’activités
limites. Il se traduit le plus souvent par types
la fourniture de documents (exemple :
Standard activities data bank
livre de procédé) et par des prestations
d’assistance technique et de forma- Banque de données qui permet de dédui-
re des activités types, réutilisables à par-
tion.
tir des listes d’activités, des projets
Note 2 : Le bailleur de licence garantit antérieurs ou en cours.
son client contre le recours des tiers, et
reçoit une rémunération.
Note 3 : Voir figure 1, page 327. Barème
Scale
Ensemble de coûts ramenés à une unité
Banque de données physique la plus significative de ce que
Data bank l’on va faire.
Ensemble de données relatif à un
domaine défini de connaissances et
organisé pour être offert en consultation Base contrat
aux utilisateurs (AFNOR, Dictionnaire Contract condition
français/anglais de l’informatique). Voir bases économiques.
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28 Base de données

Base de données • comparer, en fin de projet, le coût


Data base prévisionnel final aux montants réel-
Ensemble de données organisé en vue lement comptabilisés ;
de son utilisation par des programmes • disposer, en permanence, de montants
correspondant à des applications distinc- utilisables lors de négociations com-
tes, et de manière à faciliter l’évolution merciales ou lors d’estimation ;
indépendante des données et des pro- • évaluer l’effet de l’étalement des
grammes (Journal Officiel du 17 jan- dépenses dans le temps, etc.
vier 1982). Note 4 : Les principales bases économi-
Note : Le logiciel d’utilisation d’une ques généralement utilisées sont en :
base de données s’appelle un SGBD • euros constants (ou à date) : la base
(système de gestion de base de données). contrat, la base du jour, la base
engagement ;
Base du jour • euros courants ;
Condition to-date • francs historico-bloqués (pour
Voir bases économiques. mémoire) ;
• euros actualisés.
Base du projet
Project baseline Base engagement
Voir donnée de base. Commitment condition
Voir bases économiques.
Base économique
Value condition, baseline date
Base historico-bloquée
Ensemble des conditions économiques Voir bases économiques.
dans lesquelles ont été calculés les coûts
du projet. Base-vie
Note 1 : Un coût n’a aucune significa- Site facilities
tion s’il n’est pas qualifié par sa base Dans le cas de chantiers ou d’installa-
économique et par sa date. tions importantes, site permettant
Note 2 : On passe d’une base économi- d’accueillir l’ensemble des intervenants
que à une autre en utilisant une formule du projet sur place, et éventuellement
de révision de prix et/ou une formule leur famille, dans des installations
d’actualisation. « de vie ».
Note 3 : Le choix des bases économi- Note : Ce type de coûts est à prendre en
ques dépend des objectifs poursuivis, à compte dans les estimations.
savoir :
• procéder à des consolidations sur des Bâtir, œuvrer, transférer (BOT)
bases économiques homogènes ; Build, operate, transfer (BOT)
• rapprocher recettes et dépenses prévi- Politique d’investissement consistant à
sionnelles ; transférer la propriété d’une infrastruc-
• isoler les écarts techniques d’une part, ture après en avoir assuré la réalisation
et les écarts dus à l’inflation d’autre et l’exploitation pour une période don-
part ; née (Journal officiel du 26 mars 2004).
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Battement d’une étape 29

Battement d’une étape cotées selon les normes IFRS (Interna-


Voir flottement d’une étape. tional Financial Reporting Standards).
Note 2 : Il permet de réaliser une appré-
ciation de la performance de l’entreprise.
Benchmarking Il sert aussi à déterminer le coefficient de
Voir étalonnage. capitalisation des résultats.

Bénéfice actualisé Besoin


Voir revenu actualisé. Need
Attente exprimée ou non par un utilisa-
Bénéfice avant taxe teur.
Income Note 1 : Un besoin peut être implicite ou
Voir bénéfice brut. explicite, avoué ou inavoué, latent ou
potentiel. Dans tous les cas, il constitue
le besoin à satisfaire, et pour lequel un
Bénéfice brut utilisateur est prêt à faire un effort.
Gross income, gross profit, gross earnings Note 2 : Il est souvent exprimé sous la
Voir résultat brut d’exploitation. forme de fonctions à remplir (besoin
fonctionnel).
Bénéfice économique d’un projet
Economic benefit of a project Besoin en fonds de roulement
Excédent des avantages générés par le (BFR)
projet par rapport à son coût économique. Working capital requirement
Besoin de financement lié aux opéra-
tions d’exploitation (achat, production,
Bénéfice net ventes).
Net profit, net income, net earnings
Note 1 : Il représente le décalage tempo-
Voir résultat net.
rel entre les décaissements et les encais-
sements des flux liés à l’activité de
Bénéfice net après taxe production de l’entreprise.
Net profit after taxes, net income after taxes, Note 2 : Il est obtenu par l’addition des
net income comptes de stocks (matières premières,
Voir résultat net. marchandises, produits et travaux en
cours, produits finis, etc.) et de créances
d’exploitation (encours clients, avances
Bénéfice par action (BPA ou versées à des fournisseurs et autres cré-
BPNA) diteurs d’exploitation, etc.), diminuée
Earnings per share (EPS) des dettes d’exploitation (dettes fournis-
Bénéfice net d’une société divisé par le seurs, dettes fiscales et sociales, avances
nombre d’actions qui composent son reçues de clients et autres débiteurs
capital. d’exploitation, etc.).
Note 1 : C’est un ratio dont la présenta- Note 3 : Lors d’un projet d’investisse-
tion est obligatoire dans les entreprises ment, il y a lieu d’apprécier l’incidence
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30 Bilan de compétences

du nouvel investissement sur le fonds de valoriser, et de mettre en évidence la


roulement (différence de stocks, écart contribution de chacun des acteurs
supplémentaire créances/dettes, etc.) et concernés.
d’en tenir compte dans le financement
du projet.
Bilan-énergie
Voir bilan des utilités.
Bilan de compétences
Competencies assessment
Opération qui consiste à déterminer Bilan-matière
l’état des compétences professionnelles Material balance
et des aptitudes personnelles d’une per- Document décrivant les quantités de
sonne. matières (matières premières, secon-
Note 1 : Ce bilan est instauré par la loi daires, produits finis et effluents) mises
du 31 décembre 1991 relative à la for- en œuvre dans l’ouvrage, de l’entrée à
mation professionnelle et à l’emploi. la sortie (NF X 50-106-1).
Note 2 : Un bilan de compétences peut
être réalisé en début et/ou en fin de projet.
Billet à ordre
Promissory note
Bilan des utilités Écrit établi par le débiteur (le tiré) et
Utility balance envoyé par lui au créancier ou à sa ban-
Document donnant les quantités d’utili- que, et qui se présente comme une ins-
tés utilisées dans les principales parties truction de paiement par le débiteur à
de l’ouvrage (NF X50-106-1). une date donnée.
Note : Le billet à ordre est négociable.
Bilan d’un projet
Project closure report Bonne pratique
Document permettant de formaliser Best practice
l’historique du projet et de capitaliser Pratique de travail sans erreur, dont la
l’ensemble des connaissances et des bonne réalisation est prouvée et docu-
expériences susceptibles d’être retenues mentée, et dont le résultat dépasse les
dans le futur pour l’amélioration de la normes de performance opérationnelle
qualité des produits et des services et le actuellement connues dans un environ-
déroulement des projets. nement de marché spécifique (Glossaire
Note 1 : Un projet n’est pas considéré EFQM, European Foundation for Qua-
comme clos tant que le bilan du projet lity Management).
n’est pas réalisé. Note 1 : Il s’agit de techniques, métho-
Note 2 : Ce document a pour but, non des, procédures ou processus qui ont été
seulement de formaliser l’historique du mis en œuvre afin d’améliorer les
projet, mais aussi de comparer les résul- résultats d’un projet. Une bonne pratique
tats obtenus par rapport aux objectifs doit avoir été expérimentée, avoir fait la
fixés, de décrire leurs conditions preuve de sa performance, et être
d’atteinte, de les promouvoir et de les transférable.
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Bordereau de prix 31

Note 2 : La notion de « bonne pratique » changements font l’objet de fiches de


(best practice, en anglais) a souvent été modification. Chaque fois qu’un tel
associée à un optimum de performance, changement est accepté par la direction
correspondant à la recherche de la du projet, son coût de revient estimé
meilleure pratique (absolue). La ten- vient modifier les lignes budgétaires
dance actuelle est de considérer que la concernées.
meilleure pratique (relative) est celle des Note 2 : Voir figure 36, page 358.
bonnes pratiques qui, dans un contexte
particulier, satisfait les objectifs fixés.
Note 3 : L’identification d’une bonne Budget à l’achèvement (BAA)
pratique résulte d’un « benchmar- Budget at completion (BAC)
king ». Il y a donc un lien étroit entre les Total des budgets déterminés pour les
notions de bonnes pratiques, « bench- travaux à effectuer dans le cadre du pro-
marking » et performances d’un projet. jet, et correspondant à la valeur plani-
fiée totale du projet.
Bordereau de prix
Prices list Budget du projet
Liste de prix unitaires classés par caté- Project budget
gories. Objectif en matière de dépenses et de
recettes pour l’ensemble du projet,
Boucle du réseau jusqu’à sa clôture (FD X 50-137).
Network loop Note 1 : Par défaut, il désigne le budget
Succession de liaisons et de tâches, tel des dépenses.
que le chemin obtenu se reboucle sur Note 2 : Il peut couvrir plusieurs exerci-
lui-même. ces comptables.
Note 1 : Elle est souvent due à une erreur Note 3 : Le budget détaille les dépenses
d’analyse ou à une mauvaise définition prévues (y compris les frais financiers,
des liaisons, et est en principe décelée les assurances, etc.), ainsi qu’une provi-
automatiquement par les logiciels de sion technique.
gestion de projet.
Note 2 : Une tâche ne peut pas être à la
fois le prédécesseur et le successeur Budget encouru
d’une même tâche. Incurred budget
Voir coût budgété du travail prévu.
Budget à date (BAD)
Budget to date, current budget Budget initial
Budget initial révisé à une date donnée Initial budget
et intégrant les modifications approu- Budget du projet fixé en début de projet.
vées à cette date. Note 1 : Il est ventilé en lignes budgé-
Note 1 : En cours de projet, les consti- taires correspondant aux différents
tuants internes du budget initial peuvent codes des coûts. En plus de ces lignes
évoluer du fait de changements dans les budgétaires, des provisions sont prévues
prestations à effectuer. La plupart de ces pour couvrir les risques.
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32 Budget préliminaire

Note 2 : C’est le point de départ de la des experts ayant une très bonne
coûtenance et le point d’achèvement de connaissance des pratiques de mannage-
l’estimation. ment de projet et des outils associés, et
Note 3 : Il est appelé parfois « budget dont l’objectif est de fournir une gamme
d’objectif ». complète de services, en vue de dévelop-
Note 4 : Voir figure 36, page 358. per et de pérenniser le fonctionnement
en mode projets dans l’organisme.
Budget préliminaire Note 1 : Dans la pratique, le bureau des
Preliminary budget projets peut être positionné à différents
Enveloppe budgétaire de référence éta- niveaux dans l’organisme. Cela va
blie à la fin de l’étude de faisabilité sur dépendre des choix stratégiques et des
la base d’un avant-projet sommaire. finalités recherchées. Il a alors un nom et
Note 1 : Ce budget peut servir de base à des fonctions différents suivant son
l’élaboration d’un plan de financement niveau de rattachement.
et servir d’outil de contrôle préliminaire Note 2 : Les bureaux des projets peuvent
des coûts. remplir des rôles divers pouvant aller du
Note 2 : Il est établi à partir d’une esti- soutien du management de projet grâce à
mation préliminaire du coût des maté- la fourniture de formations, de logiciels,
riaux principaux (coûts statistiques ou de politiques internes normalisées et de
offres préliminaires). procédures, jusqu’au management direct
et à la responsabilité en vue d’atteindre
Budgétisation les objectifs du projet.
Cost budgeting Note 3 : Il est également appelé « cabi-
Activités d’établissement et de mise à net de projet ».
jour du budget du projet (FD X 50-
137). Note 4 : Dans le cadre d’un management
Note : Les livrables de la budgétisation centralisé d’un ou de plusieurs pro-
sont : grammes spécifiques, on parle aussi de
• un budget, c’est-à-dire un plan « bureau des programmes ».
d’allocation présenté selon une ou
plusieurs structurations pertinentes
(comptables, lotissement du projet,
etc.) ; But d’un projet
• une planification budgétaire du Project purpose
projet. Objectif énoncé du projet.
Note 1 : Le but du projet doit être consi-
Bureau des projets déré comme un des moyens d’atteindre
Project office (PO), Project management les finalités de l’organisme.
office (PMO) Note 2 : Ce terme est parfois utilisé
Centre d’expertise et de savoir-faire en comme synonyme du terme objectif du
management de projet, qui regroupe projet.
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Cadre logique principe, liste d’objectifs, schéma


Logical framework, logframe directeur, cahier des charges marketing,
Matrice qui représente la logique cahier des charges fonctionnel,
d’intervention, les hypothèses, les indi- spécifications techniques, plan-guide,
cateurs objectivement vérifiables et les ou simplement des notes internes, fiches
sources de vérification d’un projet (CE, descriptives, programmes de travail.
Manuel de gestion du cycle de projets, Note 2 : Lorsqu’il est annexé à un
2001). contrat, ce document permet d’engager
Note : La logique d’intervention reprise la maîtrise d’œuvre et la maîtrise
dans cette matrice repose sur la stratégie d’ouvrage dans le lancement du projet.
du projet. Elle correspond à une descrip- Note 3 : Ce document précise le contenu
tion du projet à chacun des quatre du projet.
niveaux de la hiérarchie des objectifs
(finalités, but, résultats, activités).
Cahier des charges fonctionnel
(CdCF)
Cahier des charges (CdC) Functional performance specification
Project scope statement, job instructions Document par lequel le demandeur
Document rassemblant les obligations et exprime ses besoins (ou ceux qu’il a la
les éléments nécessaires pour définir un charge d’exprimer) en termes de fonc-
besoin (traitement d’informations, tions de service et de contraintes
méthodes et outils de travail, etc.) et les (NF EN 1325-1).
principales contraintes à respecter pour Note 1 : Pour chaque fonction, sont défi-
le satisfaire (NF X50 106-2). nis des critères d’appréciation ainsi que
Note 1 : Faute d’un document normalisé, leurs niveaux, chacun d’entre eux étant
il se traduit sous forme de note de assorti d’un certain degré de flexibilité.
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34 Calcul à rebours

Note 2 : Utilisant les techniques d’ana- Calendrier d’une ressource


lyse fonctionnelle, ce document Resource calendar
regroupe toutes les clauses administrati- Voir calendrier.
ves et techniques qui expriment les
besoins du demandeur en termes de
fonctions, services et contraintes. CALS
Continuous Acquisition and Life cycle
Calcul à rebours Support
Ensemble de normes consacrées à
Voir ordonnancement au plus tard.
l’échange de données informatisé
(EDI), la documentation technique élec-
Calcul au plus tard tronique, ainsi que des lignes directrices
Backward pass pour l’amélioration de ces processus.
Voir ordonnancement au plus tard. Note 1 : CALS est une initiative du
département de la défense (DoD) des
États-Unis, lancée en 1985, en vue de
Calcul au plus tôt gérer la documentation militaire et les
Forward pass informations liées sous une forme élec-
Voir ordonnancement au plus tôt. tronique et visant à réduire les coûts
reliés à la production, au stockage, à la
Calcul progressif mise à jour et à la consultation de
l’ensemble des manuels techniques
Voir ordonnancement au plus tôt.
d’équipement militaire.
Note 2 : Initialement destiné aux systè-
Calendrier mes d’armement, CALS concerne
Calendar aujourd’hui tous les projets industriels
Tableau des jours comportant l’indica- civils ou militaires, au niveau mondial.
tion des horaires et des périodes ouvrées Note 3 : À l’origine, la signification de
et chômées. cet acronyme était Computer Aided
Note 1 : On peut associer un calendrier Logistic Support, « soutien logistique
spécifique à : assisté par ordinateur ».
• chaque projet, ou au contraire utiliser
un même calendrier pour tous les pro-
jets ; Capacité d’autofinancement
• une tâche, pour indiquer que celle-ci (CAF)
utilise un calendrier différent de celui Cash earnings
du projet ; Ensemble des ressources financières
• chacune des ressources affectées à générées par les opérations de gestion
un projet, pour refléter leurs emplois d’un organisme et dont il pourrait dispo-
du temps respectifs. ser pour couvrir ses besoins financiers.
Note 2 : Le calendrier d’une ressource Note 1 : Elle mesure la capacité de
est par défaut le calendrier du projet. l’organisme à financer, sur ses propres
Cependant, il peut être adapté pour tenir ressources financières, les besoins liés à
compte de la disponibilité de la son existence, tels que les investisse-
ressource. ments ou les remboursements de dettes.
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Capacité d’utilisation d’une ressource 35

Note 2 : Elle se calcule en ajoutant au propos de ressources financières, mais


résultat net, les dotations aux amortis- aussi par exemple de capital humain,
sements, la variation des provisions technique ou intellectuel.
pour dépréciation d’actifs immobilisés et 2. En finances, argent apporté par les ac-
des provisions pour risques et les char- tionnaires à la société, lors de sa créa-
ges à caractère de réserves. tion ou ultérieurement. Selon le
Note 3 : La CAF n’est pas exactement contexte, ce terme peut désigner les ca-
un flux de trésorerie (cash flow). En pitaux propres ou, de manière plus
effet, elle ne tient pas compte des restrictive, le capital social.
encaissements et des décaissements 3. En économie, ensemble des moyens fi-
effectivement réalisés au cours de la nanciers à la disposition de l’organis-
période. La confusion entre CAF et cash me, c’est-à-dire les capitaux propres et
flow est néanmoins fréquente. l’endettement.
Note 4 : La CAF est également appelée
« marge brute d’autofinancement ».
Capital amortissable
Capacité d’utilisation Depreciable capital
d’une ressource Partie du capital comprenant :
Voir intensité d’utilisation d’une • le capital fixe ;
ressource. • les charges initiales ;
• les intérêts intercalaires ;
Capacité nominale • les frais de démarrage et autres
Nominal capacity, rated capacity, nameplate dépenses préopératoires.
capacity Note 1 : Le fonds de roulement en est
Capacité pour laquelle est construite une exclu.
installation. Note 2 : Notion comptable utile pour le
Note 1 : Cette capacité est souvent calcul des impôts. Il s’agit des dépenses
garantie par le constructeur et fait l’objet que l’on peut fiscalement amortir, c’est-
de tests de performance à la réception à-dire que l’on peut répartir sur plusieurs
de l’installation. années selon les règles d’amortissement.
Note 2 : Cette capacité théorique est Note 3 : Il est appelé également « inves-
inférieure à la capacité de dimensionne- tissement amortissable ».
ment qui tient compte de coefficients de
sécurité.
Capitaux empruntés
CAPEX Debt capital, loaned capital
Voir dépenses d’investissement. Ensemble des ressources financières
apportées à l’organisme par des prêteurs
et non par les actionnaires.
Capital Note : En contrepartie de cet apport,
Capital l’organisme s’engage à verser des flux de
1. Ressource susceptible de générer des remboursement et de rémunération indé-
revenus. On peut parler de capital à pendants de l’évolution de l’exploitation.
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36 Capital fixe

Capital fixe Capitaux propres


Fixed capital Equity, equity capital, shareolder equity,
Ensemble des moyens de production common equity
matériels, qui ne sont pas détruits au Ensemble des ressources financières de
cours du processus de production. l’organisme constituées par l’argent
Note : Le capital fixe d’un ouvrage apporté par les actionnaires à sa consti-
comprend : tution ou par des augmentations de capi-
• les investissements à l’intérieur des tal, ou laissés à la disposition de
limites des unités de fabrication l’organisme en tant que bénéfices non
(limites de batterie) ; distribués sous forme de dividendes.
• les investissements pour les services Note 1 : D’une manière générale, la
généraux et le stockage ; Banque de France définit les fonds pro-
• les frais d’ingénierie ; pres d’une société de la façon suivante :
• le stock de pièces de rechange ; capital + réserves + bénéfices reportés
• les redevances, le livre de procédé + comptes courants bloqués + provisions
et autres frais de contracteur ; stables ordinaires (après impôt) – non-
• l’achat du terrain (éventuellement). valeurs (frais d’établissement, immobili-
sations incorporelles de toutes natures,
Capital investi telles que fonds de commerce, droit au
Invested capital bail, brevets, frais d’études à amortir) –
Somme des capitaux propres et de pertes reportées.
l’endettement financier net. Note 2 : On utilise également le terme
« fonds propres ».
Capitalisation d’expérience
Knowledge asset management
Action d’accumuler volontairement et Capital-risque
de manière organisée, en vue d’un profit Venture capital
ultérieur, un savoir acquis par la pratique Investissement réalisé par des investis-
et/ou l’observation (FD X 50-190). seurs professionnels et consistant à
Note 1 : Il s’agit d’un outil de manage- prendre des participations minoritaires et
ment des connaissances et des compé- temporaires dans le capital d’entreprises
tences. naissantes ou très jeunes, qui présentent
Note 2 : Dans tous les cas, l’objectif de souvent un fort contenu technologique,
la capitalisation est de permettre une uti- et qui sont considérées comme ayant un
lisation efficace des ressources, en évi- fort potentiel de développement et de
tant le renouvellement des erreurs ou en retour sur investissement.
permettant de tirer bénéfices tant des Note 1 : Cela permet d’améliorer consi-
réussites que des échecs. dérablement le financement des entrepri-
Note 3 : Le résultat concret attendu de la ses à fort potentiel de croissance en
mise en place des dispositifs de capitali- créant des conditions favorables pour
sation d’expérience est une réduction l’octroi de prêts bancaires. En effet,
des coûts et des délais, une amélioration l’entrée au capital d’investisseurs consti-
de la maîtrise des risques, ainsi qu’une tue un formidable effet de levier pour
amélioration de la création de valeur. accéder au financement bancaire.
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Caractérisation des risques 37

Note 2 : L’opération représente pour Caution de bonne fin de travaux


l’investisseur un risque lié à la jeunesse et ou de bonne exécution
au caractère innovant de ces entreprises. Performance bond
Caution obligeant le vendeur à poursui-
Caractérisation des risques vre l’exécution du contrat jusqu’au bout
Risk characterization de ses obligations.
Processus visant à déterminer les carac- Note 1 : Sa mise en jeu se traduit par le
téristiques essentielles (causes, nature, versement d’une somme convenue à
origine, probabilité, conséquences, etc.) l’avance (généralement 5 à 10 % du
des risques du projet. montant du contrat).
Note 2 : Elles sont parfois exigées dans
Carnet de câbles certains appels d’offres internationaux
lancés par les organismes tels que la
Cable schedule
Banque internationale pour la recons-
Nomenclature comportant les tronçons
truction et le développement (BIRD) ou
de câbles : le numéro de référence, les par des gouvernements étrangers.
tenants et les aboutissants, les caractéris-
tiques complètes des câbles de série nor-
malisés et la référence à la spécification Caution de restitution
définissant les câbles non normalisés
(NF X 50-106-2).
d’acomptes
Deposit bond
Note : Ces carnets sont complétés par
Caution demandée pour le cas où, le
l’entreprise de montage qui indique le
repérage, la longueur et la section des contrat étant interrompu, les avances
reçues par le vendeur excéderaient la
câbles, ainsi que le numéro de repérage
valeur des prestations déjà accomplies.
des cheminements.

Carte de contrôle Caution de soumission


Bid bond
Voir diagramme de contrôle.
Caution demandée lors d’appels
d’offres en concurrence, pour éviter les
Cash flow ententes possibles entre soumissionnai-
Voir flux de trésorerie. res, dont certains pourraient se retirer de
la compétition en cours de négociation.
Note : En France, la mise en jeu de cette
Caution caution se traduit par le versement d’une
Bond somme forfaitaire, alors qu’aux États-
Somme servant de garantie. Unis, le bid bond oblige le garant à ver-
Note : Ce terme est également utilisé au ser au garanti la différence entre l’offre
niveau juridique pour désigner toute per- de l’adjudicataire qui se désiste et celle
sonne physique ou morale qui s’engage à du moins-disant venant derrière lui.
garantir l’exécution d’un contrat par
l’une des parties au profit de l’autre (Lexi-
que de termes juridiques, Dalloz). Cette Cellule ad hoc
personne est parfois appelée « garant ». Voir organisation par projets.
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38 Certificat de bonne terminaison

Certificat de bonne terminaison Cession d’un contrat


Certificate of acceptance Assignment
Document signé unilatéralement par le Transfert du cédant vers le cessionnaire
client et constatant les conditions de pro- d’un contrat conclu avec un tiers.
duction, après les essais de réception. Note 1 : Concernant les effets de la ces-
Note : Il est équivalent au certificat de sion, le cédant reste tenu des impayés
réception provisoire. existants au jour de la cession, tandis
que le cessionnaire doit assumer vis-à-
Certificat de conformité vis du cocontractant les droits et les obli-
Voir attestation de conformité. gations que le cédant détenait en vertu
du contrat.
Note 2 : Elle s’emploie aussi pour une
Certification charge ou une fonction.
Certification
Procédure par laquelle une tierce partie
donne une assurance écrite qu’un pro- Chaînage arrière
duit ou un processus, un service, une
Voir ordonnancement au plus tard.
personne ou un organisme est conforme
aux exigences spécifiées (AFNOR, Dic-
tionnaire de la qualité).
Chaînage avant
Voir ordonnancement au plus tôt.
Certification des compétences
Certification of competencies
Ensemble des procédures conduisant à Chaîne critique
l’attribution d’un certificat de compéten-
Critical chain
ces (FD X50-107).
Enchaînement des tâches d’un projet
Note 1 : Dans le cadre du management de
dont la durée est la plus longue et n’uti-
projet, plusieurs organismes certifica- lisant pas les mêmes ressources au
teurs (AFITEP, PMI, AACE, ICEC, etc.)
même moment.
décernent actuellement des certifications
Note 1 : La chaîne critique a pour carac-
de compétences à titre individuel.
téristiques :
Note 2 : Les certifications constituent une
• le calcul à rebours en partant de la
reconnaissance des savoirs, des savoir-
faire, des savoir-être et de l’expérience en date cible de fin ;
direction et en gestion de projet. • la planification des tâches par leur
Note 3 : Elles se basent sur un référentiel ordonnancement au plus tard ;
reconnu qui décrit les connaissances à • l’affectation des ressources à 100 %
mettre en œuvre pour réaliser un projet. de leur disponibilité sur une seule
tâche ;
Note 4 : C’est un moyen de reconnaître
la qualification. • l’absence de tâche fractionnée ;
Note 5 : La certification des compéten- • l’absence d’affectation d’une même
ces exige une revalidation périodique, ressource sur plusieurs tâches se
résultant de l’exercice pratique du déroulant en même temps sur un ou
domaine certifié. plusieurs projets.
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Chaîne logistique 39

Note 2 : Elle utilise le principe des tam- Charge


pons qui permet de mettre en commun Charge
les marges de sécurité de chaque tâche Ressource nécessaire pour réaliser une
pour respecter avant tout, la date de fin activité.
du projet et non pas la date de fin d’une Note 1 : Notion comptable qui s’oppose à
tâche prise individuellement. capital amortissable et qui correspond
Note 3 : Voir aussi méthode de la chaî- aux achats et aux frais engagés par l’orga-
ne critique. nisme (par exemple : les frais de personnels,
les frais financiers, les achats de matières
premières, la consommation électrique, etc.),
Chaîne logistique pris en compte (comptablement parlant) inté-
Supply Chain gralement dans l’exercice.
Ensemble des processus nécessaires Note 2 : La contrepartie comptable des
pour fournir des produits ou des services charges correspond au produit.
(Journal Officiel du 14 mai 2005).
Note : Elle comprend quatre grands pro- Chargé d’affaires
cessus : planification, approvisionne- Voir ingénieur d’affaires.
ment, fabrication et livraison.
Charge de la preuve
Chambre de commerce Burden of proof
internationale (CCI) Tâche qui consiste à prouver les faits
nécessaires au succès d’une prétention.
International Chamber of Commerce (ICC)
Note : Il est de principe d’affirmer que
Organisme international ayant pour mis-
sion de faciliter les opérations commer- cette tâche appartient à celui qui est
l’auteur de la prétention concernée
ciales entre firmes de différents pays.
(actor incumbit probatio).
Note : La Chambre de commerce interna-
tionale se manifeste principalement par
l’édition des Incoterms et son interven- Charge de travail
tion dans les différends commerciaux à Work
l’occasion d’arbitrages. Quantité d’unités d’œuvre nécessaires
pour réaliser une tâche (FD X 50-138).
Note 1 : La charge ne doit pas être
Chantier confondue avec la durée de la tâche.
Work site, site works Note 2 : Elle s’exprime par type de res-
Ensemble des dispositifs et des moyens sources (exemple : hommes ´ jours,
réunis sur le lieu où se déroulent les temps-machine, etc.).
diverses opérations liées à la réalisation Note 3 : Pour une ressource et une tâche
d’un ouvrage. données, la charge est égale au produit
Exemple : Pour une usine ou un ouvrage de la durée de la tâche et de l’intensité
immobilier, le chantier se situe à son d’utilisation de la ressource.
emplacement définitif, pendant toute la Note 4 : En phase de suivi d’un projet,
période des travaux, depuis la prépara- on distingue la charge de travail « réali-
tion du site jusqu’à la mise en route. sée » et la charge de travail « restante ».
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40 Charge d’exploitation

Charge d’exploitation Charge initiale de produit


Operating charge, operating expense Initial load of product
Charge correspondant à l’ensemble des Volant de produits qui doit être chargé
charges consommées dans le processus dans les installations avant même leur
d’exploitation. mise en route et sans lequel elles ne
Note 1 : Les principales charges peuvent pas démarrer, puis fonctionner.
d’exploitation sont : Note 1 : Tout renouvellement de ces
• la consommation de matières charges au cours de la vie des unités
premières ; constitue une consommation et non plus
• les autres consommations externes un investissement.
(transport, énergie, publicité, etc.) ; Note 2 : Lorsque ces charges donnent
• les frais de personnels ; lieu à des récupérations éventuelles
• les impôts et les taxes ; (métaux précieux, absorbants, etc.), la
• les provisions pour dépréciation de partie récupérable doit figurer en fonds
l’actif circulant. de roulement et non en investissement
pour charges initiales.
Note 2 : Elles ne diffèrent des dépenses
d’exploitation que du fait des délais de
paiement accordés par les fournisseurs. Charge proportionnelle
Porportional charge
Voir charge variable.
Charge financière
Financial charge, financial cost, financial Charge salariale
expense, interests Payroll burden
Charge représentant les intérêts des Ensemble des dépenses liées aux frais
capitaux empruntés. directs de main-d’œuvre.
Note 1 : Ces charges portent sur le : Exemples : Les charges patronales, les
• capital amortissable ; assurances sociales et légales, les partici-
• fonds de roulement. pations, les congés payés normaux et sup-
Note 2 : Leur montant dépend du niveau plémentaires, les frais d’expatriation, etc.
de l’endettement et des taux d’intérêt.
Charge variable
Variable charge, variable cost
Charge fixe Charge variant en fonction du niveau
Fixed charge, fixed cost d’activité de l’organisme.
Charge indépendante du niveau d’acti- Exemples : Les dépenses de matières
vité de l’organisme. premières, de produits divers et d’utili-
Exemples : L’amortissement, les char- tés, la valorisation des sous-productions,
ges financières (intérêts), l’entretien, les etc.
taxes et assurances, et les frais géné- Note 1 : Ramenées à l’unité de
raux usine-siège, etc. production (tonne, par exemple) les
Note : Pour des installations en fonction- charges variables sont indépendantes de
nement, il y a similitude entre les coûts la capacité des unités, contrairement aux
indirects et les charges fixes. charges fixes.
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Charte de projet 41

Note 2 : Avec la main-d’œuvre, elles Chemin critique


constituent les coûts directs ou les frais Critical path
opératoires. Chemin du réseau d’un projet (le plus
Note 3 : Elles sont souvent appelées long) du projet constitué d’un enchaîne-
« charges proportionnelles », mais en fait, ment de tâches dites critiques, dont la
certaines charges variables ne sont pas somme des durées représente la durée
toujours strictement proportionnelles. totale incompressible du projet
(FD X50-138).
Charte de projet Note 1 : Le chemin critique ne devient
significatif qu’à partir du moment où les
Project charter
Document émis par l’initiateur ou le liaisons entre les tâches sont établies, les
durées et les charges affectées, et les
commanditaire du projet, qui en auto-
contraintes prises en compte.
rise formellement l’existence et donne
autorité au chef de projet pour affecter Note 2 : Tout retard pris sur une des
des ressources de l’organisation aux tâches le constituant se répercute inté-
activités de ce projet (PMI, PMBOK, gralement sur la date d’achèvement du
3e édition, 2004). projet.
Note 1 : Elle reprend les principaux élé- Note 3 : C’est aussi le chemin qui ne
ments d’un énoncé préliminaire du passe que par des tâches critiques.
contenu du projet. Note 4 : Il est possible d’avoir plusieurs
Note 2 : L’objectif de la charte de projet chemins critiques sur un même réseau
est de définir le projet, de constituer les d’un projet.
bases de sa gestion et de fournir une
référence pour l’évaluation ultérieure de
son succès. Chemin du réseau d’un projet
Note 3 : Ce document identifie le chef de Network path, project network diagram,
projet, son pouvoir et ses responsabili- network diagram
tés, mais décrit également les besoins à Succession de tâches reliées entre elles
satisfaire, les enjeux stratégiques, les par des liaisons et constituant ainsi le
résultats attendus, les hypothèses de tra- réseau du projet.
vail, les contraintes, les risques encourus Note : Cette notion est également appe-
et les économies visées. lée « plan en réseau ».
Note 4 : Ce document se distingue du
plan de management du projet et de la
note de lancement. Chemin sous-critique
Near-critical path
Charte-partie Chemin du réseau d’un projet conte-
Charter-party nant des tâches sous-critiques et/ou des
Acte constituant le contrat d’affrè- tâches critiques.
tement.
Chevauchement
Chef de projet Fast tracking
Voir responsable de projet. Voir avance.
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42 Chiffre d’affaires (CA)

Chiffre d’affaires (CA) Circularité


Turnover, sales Voir boucle du réseau.
Ensemble des ventes de produits ou de
services effectuées par un organisme au
cours d’une période déterminée (mais Classe de flexibilité
pas forcément encaissées). Class of flexibility
Note 1 : Il est exprimé en unités moné- Indication littérale, placée auprès du
taires et compté sur une année. Il se cal- niveau d’un critère d’appréciation, per-
cule hors-taxe, et en particulier hors mettant de préciser son degré de négocia-
TVA, et déduction faite des rabais, remi- bilité ou d’impérativité (NF EN 1325-1).
ses et ristournes accordés.
Note 2 : Concrètement, le chiffre
d’affaires d’un organisme repose sur un Classe de matériels
exercice donné. Il s’obtient en faisant la Materials schedules
somme de l’ensemble des factures et Document synthétique récapitulant les
avoirs hors-taxes émis au cours de choix de matériaux et de technologies
l’exercice. de mise en œuvre des éléments d’ouvra-
ges (principalement tuyauteries et robi-
netteries), en fonction des
Chiffre d’affaires annuel caractéristiques des fluides véhiculés
Annual turnover (NF X 50-106-2).
Rentrées globales sur une année pour un
ouvrage, c’est-à-dire la différence entre
les recettes (rentrées globales) et les Classe de risques
dépenses globales correspondantes. Risks class
Ensemble cohérent de risques quant à
Choix des fournisseurs leur nature et aux responsabilités asso-
ciées à leur management (FD X50-117).
Suppliers selection
Sélection parmi les fournisseurs possi- Note : Une classe de risques permet de
bles. répertorier un risque par rapport aux
Note : Le processus de choix des four- différents processus internes et externes
au projet, tels que le management
nisseurs comporte 6 étapes :
stratégique, l’expression de besoin, la
• appel d’offres du client ; définition de l’organisation du projet, la
• proposition des fournisseurs ; gestion des ressources, la conception, la
• établissement de la présélection par réalisation, etc.
le client ;
• propositions détaillées des fournis-
seurs ; Classe d’estimation des coûts
• choix du fournisseur par le client ; Cost estimating class
Classification des estimations des coûts
• rédaction du contrat client-fournis-
seurs (de la commande). d’un projet selon le niveau de définition
du projet et le degré de précision
recherché.
Chronogramme Note 1 : Voir figures 38 et 39, pages 359
Voir planning. et 360.
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Clause de confidentialité 43

Note 2 : Cinq classes d’estimation sont • Classe 1 : Estimation détaillée


généralement admises (la précision indi- (detailed estimate). Estimation très
quée pouvant varier selon le type précise à partir des études de détail
d’industrie concerné) : d’un projet en cours, reposant sur des
méthodes analytiques pour tous les
• Classe 5 : Estimation de l’ordre de
postes, avec consultation de fournis-
grandeur (order of magnitude). Esti-
seurs, avec une précision de ± 3/5 %.
mation rapide à partir d’une étude
C’est la base du budget à date
d’opportunité, reposant essentielle-
détaillé et du contrôle des coûts.
ment sur des méthodes analogiques
ou des méthodes d’estimation facto-
rielles (par ratios globaux), avec une Clause de confidentialité
précision de ± 40/50 %. Confidentiality clause, non-disclosure
• Classe 4 : Estimation conceptuelle agreement
(conceptual estimate, study estimate). Clause destinée à protéger les secrets de
Estimation simple à partir d’une étude l’entreprise (Lexique du commerce inter-
de préfaisabilité, reposant sur des national).
méthodes d’estimation factorielles, Note : Cette clause ne fait que confirmer
des méthodes modulaires, ou des l’obligation de discrétion qui est sous-
méthodes paramétriques, avec une entendue dans tout contrat. Chaque par-
précision de ± 25/30 %. tie est tenue au secret professionnel pour
toutes les informations confidentielles
• Classe 3 : Estimation préliminaire dont elle pourrait avoir connaissance
(preliminary estimate). Estimation dans le cadre du contrat, et ce, aussi bien
plus élaborée à partir d’une étude de vis-à-vis des clients que des concurrents,
faisabilité ou d’un avant-projet mais aussi de tout autre tiers.
sommaire, reposant sur des
méthodes modulaires ou des
méthodes semi-analytiques, avec Clause de réserve
une précision de ± 15/20 %. Ce peut Contingency clause
être la base d’un budget préliminaire Condition de précaution mise à une
et c’est sur cette estimation que approbation, à une décision ou à un
l’engagement des études de base est contrat.
souvent autorisé. Note 1 : Il ne faut pas confondre avec les
• Classe 2 : Estimation semi-détaillée provisions, qui sont destinées à couvrir
(semi-detailed estimate). Estimation des dépassements de budget ou de
précise à partir d’un avant-projet délais.
détaillé ou d’une étude de base, Note 2 : La signification précise du
reposant sur des méthodes semi-ana- terme caractérisé varie en fonction du
lytiques ou sur des méthodes analy- champ d’application.
tiques pour la plupart des postes, Exemple : Lors de la réception, des
avec une précision de ± 10 %. C’est réserves peuvent être faites par le client,
la base du budget initial au démarra- n’empêchant pas de prononcer la récep-
ge du projet, et c’est sur cette estima- tion, mais indiquant clairement que cer-
tion que la décision d’investir est taines tâches ne sont pas totalement
généralement prise. réalisées.
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44 Client

Client dresser un bilan du projet qui permette


Customer, buyer l’amélioration continue du management
Organisme ou personne qui reçoit un des coûts (FD X 50-137).
produit ou un service (FD X50-128). Note : Il y a également un aspect de mise
Note 1 : Dans le cadre du processus en service comptable pour lequel le coû-
« achat et approvisionnement », le client teneur fourni les éléments formatés
pourra être soit le demandeur, soit l’uti- dans l’objectif d’amortissement, de
lisateur du produit acheté ou du service désinvestissement ou de revalorisation
fourni. des actifs.
Note 2 : Dans un contrat, le client est
celle des deux parties qui reçoit un bien Clôture du contrat
ou un service, qu’elle doit payer aux
Contract close-up, contract closure
conditions convenues. Processus d’achèvement et de règlement
Note 3 : Le client est parfois le maître final du contrat, y compris la résolution
d’ouvrage. de tout point en suspens et la clôture de
chacun des contrats secondaires (PMI,
Clôture comptable PMBOK, 3e édition, 2004).
Accounting closure
Constatation par le service comptable de
la fin (en réel ou en prévision) des Clôture du projet
dépenses d’un projet ou d’une partie Project close-up, project closure
d’un projet. Action d’arrêter ou de terminer un projet
Note : Elle interdit la prise en charge de (FD X 50-115).
nouvelles dépenses. Note 1 : La clôture du projet est la derniè-
re phase du projet. Elle comprend un cer-
Clôture des commandes tain nombre d’activités que doit réaliser le
chef de projet, à savoir : la réception du
Orders close-up
Mission qui consiste, après le constat de la projet, l’archivage de la documentation,
le transfert aux utilisateurs, la clôture des
matérialité de l’exécution d’une com-
contrats avec les fournisseurs et les sous-
mande, à vérifier sa conformité avec les
termes convenus et la levée des réserves. traitants, la rédaction du bilan du projet,
le retour d’expérience et la capitalisation,
Note : Elle consiste également à régler
la dissolution de l’équipe de projet.
les litiges et les contentieux éventuels, à
déclencher le mandatement des factu- Note 2 : Certaines contraintes ou certai-
res, pour solde de tous comptes, à ras- nes dérives peuvent conduire à l’arrêt du
sembler la documentation d’achat, pour projet au cours de son déroulement, ce
assurer les garanties d’après-vente et à qui correspond alors à une clôture pré-
organiser des informations de retours maturée.
d’expériences sur les fournisseurs, etc.
Clôture technique
Clôture des coûts Technical closure
Costs closure Constatation par le client de la bonne
Activité consistant à renseigner l’histori- marche d’un projet ou d’une partie d’un
que et les bases de données coûts, et à projet.
3484351_Dico_Management.book Page 45 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Code d’identification d’une tâche 45

Note : Elle interdit de prendre des enga- Note 1 : Ce coefficient permet d’estimer
gements correspondant à des travaux non la valeur actuelle (la valeur
listés dans le procès-verbal de clôture aujourd’hui) d’un flux financier futur.
technique. Note 2 : Il est appelé également « facteur
d’actualisation ».
Code d’identification d’une tâche
Activity code
Valeur alphanumérique identifiant les Coefficient d’installation
caractéristiques du travail ou définissant Installation factor
la catégorie des tâches du projet. Coefficient correspondant au ratio entre
Note 1 : Ce code permet de filtrer, clas- le coût d’une installation et le coût du
ser et trier les tâches du projet. matériel principal.
Note 2 : Cette codification est déduite de Note 1 : Il est très utile pour réaliser des
l’organigramme des tâches. estimations préliminaires. En effet, ce
coefficient est souvent le même pour des
Note 3 : Il est destiné tant à l’usage
installations analogues. Ainsi, le coût de
des services budgétaires que de la l’installation peut être déduit à partir du
comptabilité.
simple chiffrage du coût du matériel
principal.
Code des coûts Note 2 : Ce coefficient est aussi appelé
Costs code, code of accounts « facteur de Lang » ou « coefficient de
Codification permanente des diverses Guthrie ».
natures de coûts des projets permettant
leur analyse.
Note 1 : Le code des coûts facilite la Coefficient de capitalisation
mise en place des éléments du budget, des résultats
d’où la notion de ligne budgétaire. Price earning ratio (PER)
Note 2 : Pour le projet, il doit permettre Rapport entre le cours de bourse d’une
d’affecter l’ensemble des dépenses sur les entreprise et son bénéfice par action
lignes budgétaires correspondant au (BPA).
découpage du projet de façon à contrôler, Note 1 : Très souvent utilisé pour com-
de manière précise, les engagements et parer plusieurs valeurs, ce ratio mesure
l’avancement de chaque tâche, ceci afin le nombre de fois où le bénéfice par
de pouvoir intervenir très rapidement, s’il action est contenu dans le cours de
y a lieu, pour limiter tout dérapage. bourse. Plus le PER est élevé, plus la
Note 3 : Ce code doit être homogène, société est chère.
permanent dans le temps, et cohérent Note 2 : On l’appelle aussi le « quotient
avec le code de comptabilité analytique. (ou multiple) C/B » (capitalisation/béné-
fice de l’entreprise ou cours/bénéfice par
action).
Coefficient d’actualisation
Discount factor
Coefficient permettant de transformer la Coefficient de corrélation
valeur d’un flux financier futur en sa Correlation factor
valeur d’aujourd’hui. Voir corrélation.
3484351_Dico_Management.book Page 46 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

46 Coefficient de pondération

Coefficient de pondération Note 2 : Ces logiciels sont aussi connus


Weight factor sous l’appellation de « logiciels de grou-
Voir pondération. pware », « logiciels de groupe de travail »
ou « logiciels de travail collaboratif ».
Coefficient de récupération
du capital Comité de pilotage
Capital recovery factor Steering committee
Voir annuité constante. Instance décisionnelle de suivi et d’arbi-
trage d’un projet, composée de déci-
deurs issus des parties prenantes, dont
Co-entreprises la responsabilité est définie par, ou en
Joint venture (JV) accord avec, le commanditaire.
Groupement d’entreprises créé par plu- Note 1 : On distingue 2 types de comité
sieurs partenaires dans le but de réaliser de pilotage :
un projet particulier tout en mettant
• le comité de pilotage du client (le plus
leurs connaissances, leurs technologies
ou leurs ressources en commun, et en fréquent), composé des principales
parties prenantes et créé à l’initia-
partageant les risques et les bénéfices.
tive du maître d’ouvrage ;
Note : Il existe plusieurs formes de co-
• le comité de pilotage interne, compo-
entreprises : le consortium, la société en
sé des principaux acteurs-projets et
participation, le groupement d’entrepri-
créé à l’initiative du maître d’œuvre
ses, la filiale commune, etc.
et qui prendra, face au client, les
grandes options stratégiques et les
Cohérence décisions correspondantes.
Coherence, consistency Note 2 : Une des missions principales de
Adéquation des objectifs du projet aux ce comité est de définir des jalons
moyens mis en œuvre. contractuels et des jalons opérationnels.
Note : Voir figure 5, page 330. Note 3 : Ce comité est à distinguer du
« comité stratégique » parfois mis en
place pour définir les orientations straté-
Collecticiel giques d’un portefeuille de projets.
Groupware
1. Ensemble des technologies, des outils Commande
et des méthodes de travail associées Purchase order
qui, par l’intermédiaire de la commu- Demande de biens ou de services devant
nication électronique, permettent à êtres fournis par un tiers, à des condi-
une équipe de travailler en collabo- tions convenues.
ration sur un même projet sans être Note 1 : La commande prend toujours la
nécessairement réunis. forme d’un contrat formalisé par un
2. Classe de logiciels qui permet à des uti- ensemble de documents définissant les
lisateurs reliés, par un réseau informa- obligations réciproques d’un client et
tique, d’échanger et de partager simul- d’un fournisseur, y compris toutes les
tanément des informations, des pièces annexes et tous les documents ren-
messageries, des agendas, des bases de dus contractuels par la référence qui y
documents, etc. est faite.
3484351_Dico_Management.book Page 47 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Commanditaire 47

Note 2 : La commande initiale (com- Commission de gestion


mande de base) peut être modifiée par Agency fee
un avenant. Commission perçue en rémunération de
Note 3 : Une commande étant un enga- la gestion de titres ou de capitaux
gement de dépenses, le responsable de la confiée par un tiers.
coûtenance doit en être informé.
Note 4 : Elle est matérialisée par un Commission d’engagement
ordre de commande. Commitment fee
Note 5 : Il existe différents types de Commission perçue par un syndicat ban-
commande : la commande passée dans caire rémunérant la partie non utilisée
un contrat-cadre, la commande ouverte, d’un crédit que le syndicat s’est engagé à
la commande fermée, la commande mettre à la disposition d’un emprunteur.
groupée, etc.
Commission de placement
Commanditaire Underwriting fee
Sponsor Commission payée par un émetteur à un
Représentant du maître d’ouvrage, syndicat d’établissements de crédit et/ou
chargé par celui-ci de définir les objec- d’institutions financières, en rémunéra-
tifs du projet et de mettre en place les tion de la diffusion et du placement de
ressources nécessaires pour le réaliser. ses titres.
Note 1 : Il est le correspondant (côté
maître d’ouvrage) du responsable de
projet (côté maître d’œuvre).
Commission immédiate
Flat fee
Note 2 : On utilise parfois le terme de
Commission payée en totalité à la signa-
« sponsor » ou « parrain » pour désigner
ture du contrat de crédit ou d’emprunt
les individus, organismes institutions ou par l’emprunteur aux établissements de
sociétés impliqués dans le financement
crédit participant au tour de table.
du projet.
Note 3 : Voir figure 2, page 328.
Communication
Commission de chef de file Communication
Management fee Processus ayant pour objectif de faciliter
les échanges d’information nécessaires à
Commission perçue à l’occasion d’une
la réalisation du projet (ISO 10006).
opération par l’organisme qui en a assuré
la direction. Note 1 : Ils permettent d’assurer, en
temps opportun et de manière appropriée,
l’élaboration, la collecte, la diffusion,
Commission de garantie l’archivage et enfin l’élimination défini-
Underwriting fee tive des informations relatives au projet.
Commission payée par un emprunteur à Note 2 : Les processus relatifs à la
un syndicat d’établissements de crédit communication sont la planification
et/ou d’institutions financières, en rému- des communications, la gestion de
nération de la garantie de bonne fin de l’information et la maîtrise des
l’opération. communications.
3484351_Dico_Management.book Page 48 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

48 Communication relative à un risque

Communication relative Composant


à un risque Component
Risk communication 1. Dans un ouvrage, tout équipement
Échange ou partage d’informations ou matériel faisant partie intégrante
concernant le risque entre un décideur et de celui-ci, et figurant, par consé-
d’autres parties prenantes (ISO/ quent, dans l’arborescence produit.
CEI Guide 73). 2. Dans un produit, tout élément de la
Note : Les informations peuvent concer- structure physique de celui-ci.
ner l’existence, la nature, la forme, la
probabilité, la gravité, l’acceptabilité, le Compression des délais
traitement, ou d’autres aspects du risque. Crashing
Méthode visant à diminuer la durée
totale d’un projet, après analyse des
Comparatif variantes possibles, afin d’obtenir une
Procurement ranking réduction maximum des délais pour un
Voir tableau de comparaison des surcoût minimum.
offres. Note : Les approches classiques consis-
tent à réduire la durée des tâches et à
augmenter les ressources affectées à ces
Compensation tâches.
Counter trade
Opération conclue entre un vendeur et Comptant
un acheteur, permettant à ce dernier de Cash
compenser en tout ou partie les décais- Se dit d’un règlement immédiat, quel
sements entraînés à l’occasion d’un que soit le moyen de paiement utilisé dès
contrat par des ventes. lors que celui-ci ne prévoit pas de délai.
Note : En anglais, compensation signifie
« rémunération ». Compte rendu d’activités (CRA)
Activities report
Document récapitulatif présentant l’acti-
Compétence vité d’une personne ou d’une équipe
Competency pour une période déterminée, ainsi que
Capacité à mettre en œuvre des connais- l’activité à venir.
sances, savoir-faire et comportements en
situation d’exécution (FD X50-183). Conception à coût global (CCG)
Design to life cycle cost
Méthode de gestion de projet basée sur
Compétence projet la prise en compte des coûts d’acquisi-
Project competency tion et de possession d’un produit, pen-
Aptitude démontrée à mettre en œuvre dant une période déterminée de son
les connaissances et les savoir-faire cycle de vie (AFAV, Glossaire de l’ana-
nécessaires à la réussite des projets lyse fonctionnelle et de l’analyse de la
(FD X50-116). valeur).
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Conception à coût objectif (CCO) 49

Conception à coût objectif (CCO) Note 2 : Les concepteurs-réalisateurs


Design to cost dans cette phase étudient des options tech-
Méthode de gestion de projet (ou de pro- niques et des voies technologiques, et pro-
gramme), basée sur un prix ou un coût posent au demandeur, en réponse à la
objectif plafond prédéterminé et un deuxième édition du cahier des charges
cahier des charges ouvert et négociable fonctionnel, une (ou des) ébauches(s) de
(NF X 50-151). définition illustrant la cohérence entre les
Note 1 : Cela implique que, dans la options et les voies retenues.
phase initiale du projet, un coût basé sur
l’expérience passée, le budget, le prix de
marché, etc., soit fixé pour le produit, Conditions générales de vente
ses constituants et son assemblage, puis General terms and conditions
que les spécifications techniques et le Textes standards remis par le vendeur
coût fassent l’objet d’arbitrages l’un par avec son offre.
rapport à l’autre jusqu’à ce qu’un accord Note : Ils prennent une valeur contrac-
général soit atteint. tuelle s’ils ne sont pas récusés par le
Note 2 : Une visibilité permanente des client. Dans ce cas, la commande n’est
coûts devrait être assurée pendant le exécutoire que si les réserves exprimées
développement. ont été formellement acceptées par le
Note 3 : Elle est appelée aussi « concep- vendeur.
tion pour un coût objectif ».
Conduite de projet
Conception pour un objectif Voir gestion de projet.
désigné (CCOD)
Design to objective Conduite du changement
Généralisation de la conception à un
coût objectif dans laquelle le concept Change management
Ensemble des processus permettant de
d’objectif est étendu au-delà de la seule
mener à bien des changements stratégi-
dimension économique en intégrant au
même niveau, des exigences techniques, ques, organisationnels, techniques, etc.
de marché, sociales et environnementa- Note 1 : Ces processus permettent, entre
les (AFAV, Glossaire de l’analyse fonc- autres, la définition et le pilotage des
tionnelle et de l’analyse de la valeur). actions visant à communiquer sur, à assu-
rer la bonne mise en œuvre de nouveaux
modes de fonctionnement et leur appro-
Conception préliminaire priation auprès des acteurs concernés (ces
Preliminary design modes de fonctionnement pouvant avoir
Phase ayant pour but d’étudier les voies trait à l’organisation, aux processus et aux
reconnues comme possibles en fin systèmes d’information).
d’étude de faisabilité afin de retenir Note 2 : Cette démarche est indispensa-
celle qui sera développée (NF X50-151). ble pour certains types de projets.
Note 1 : Si les choix sont ouverts sur Note 3 : La conduite du changement
plusieurs points, on s’assurera que les peut faire l’objet, elle-même, d’un projet
diverses voies choisies sont cohérentes. spécifique.
3484351_Dico_Management.book Page 50 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

50 Configuration

Configuration Connaissement
Configuration Bill of lading
Ensemble de caractéristiques fonction- Titre remis par un armateur à un affré-
nelles et physiques corrélées d’un produit teur en reconnaissance des marchandises
par l’information de la configuration que son navire va transporter.
produit (ISO 10007). Note 1 : Il s’agit d’un titre endossable,
Note : La configuration doit permettre ce qui permet, alors que les marchandi-
de définir le contenu du projet. ses sont en cours de voyage, d’une part
au vendeur d’en transférer la propriété à
Configuration de référence des acquéreurs et, d’autre part, à ces der-
Configuration baseline niers, de les remettre virtuellement à un
Information de la configuration banquier pour constituer un gage destiné
approuvée, qui établit les caractéristi- à garantir le remboursement du crédit
ques d’un produit à une étape de sa vie et qui leur a été consenti pour en faire
servant de référence pour les activités l’acquisition.
réalisées tout au long du cycle de vie Note 2 : On distingue 2 types de connais-
d’un produit (ISO 10007). sement : le connaissement abrégé et le
connaissement complet.
Conformes à exécution (CAE)
As-built
Statut donné aux documents de projet Connaissement abrégé
confirmant qu’ils sont conformes à la
Short form
réalisation finale de l’ouvrage.
Version simplifiée de connaissement
Note : Dans les marchés publics, on qui ne comporte que les conditions parti-
utilise le terme « dossier des ouvrages culières et renvoie aux conditions géné-
exécutés » (DOE). rales du transporteur maritime (Journal
Officiel du 1er novembre 1987).
Conformité
Conformity
Satisfaction d’une exigence (NF EN Connaissement complet
ISO 9000).
Long form
Note 1 : Cette définition est cohérente
Connaissement sur lequel figure, outre
avec celle du Guide 2 de l’ISO/CEI,
mais diffère dans sa formulation pour les conditions particulières du transport
considéré, la totalité des conditions
s’intégrer dans les concepts de la
générales de transport de la compagnie
NF EN ISO 9000.
Note 2 : L’assurance de la qualité (Journal Officiel du 1er novembre 1987).
s’appuie sur le respect des exigences du
marché du système de management
choisi. Les vérifications prévues, perti- Consolidation des ressources
nentes et planifiées, qu’elles soient sous la Resources consolidation
forme de contrôles par relecture, revues, Processus permettant de déterminer le
audits, tests ou essais, lorsqu’elles sont plan de charge global des ressources et
exécutées, permettent de vérifier la de mettre en évidence les surcharges ou
conformité aux exigences. les sous-charges éventuelles.
3484351_Dico_Management.book Page 51 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Consortium 51

Consortium Note 1 : Le contenu d’un projet est par-


Consortium fois appelé « périmètre du projet » ou
Groupement momentané d’entreprises « scope du projet ».
en vue d’atteindre des objectifs com- Note 2 : Il comporte généralement des
muns et de réaliser, ensemble, un certain limites de fourniture et une liste
nombre d’opérations (acquisition d’une d’exclusions.
entreprise, réalisation d’un investisse- Note 3 : Ce terme désigne également
ment, réponse à un appel d’offres, etc.). l’ensemble des composants, des servi-
ces, des travaux nécessaires à l’atteinte
Constat d’avancement des objectifs du projet.
Status line
État d’avancement du projet, à la date
de validité, dessiné par une ligne verti- Contexte du projet
cale brisée ou par un rapport chiffré. Project environment, project context
Note 1 : Cette ligne est obtenue en joi- Environnement dans lequel le projet est
gnant les points d’avancement respectifs défini, planifié, exécuté et évalué.
des diverses tâches, en retard, à jour, ou Note 1 : Le contexte peut être géographi-
en avance, par rapport au planning de que, politique, environnemental, social,
référence. économique, financier, technologique,
Note 2 : Voir aussi ligne isochrone. stratégique, concurrentiel, réglementai-
re, etc.
Construction Note 2 : Le contexte est un des princi-
Construction paux paramètres à prendre en compte
Ensemble des opérations menées sur un lors du montage de projet.
site pour réaliser un ouvrage.
Note : La construction comporte essen- Contractant
tiellement le génie civil et le montage.
Contracting party
Partie qui est liée à une autre par un
Consultation contrat.
Inquiry, solicitation Note : Le contractant est l’une des par-
Action de s’informer, de prendre avis ties prenantes du projet.
auprès de personnes impliquées dans un
processus ou concernées par ses effets.
Note : Ce terme est souvent synonyme Contrainte
du terme « appel d’offres » lorsqu’il Constraint
s’agit d’un appel à la concurrence en vue Caractéristique, effet ou disposition de
de l’attribution d’un marché. conception qui est rendu obligatoire ou a
été interdit pour quelque raison que ce
Contenu du projet soit. Aucune autre possibilité n’est lais-
Statement of work sée (NF EN 1325-1).
Description du produit du projet, de ses Note 1 : Les contraintes viennent de
caractéristiques ainsi que de la façon dont l’environnement, de la technologie, du
celles-ci sont mesurées ou évaluées marché, de la situation et des choix de
(ISO 10006). l’entreprise ou de l’organisme, etc.
3484351_Dico_Management.book Page 52 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

52 Contrainte de planification

Note 2 : Elles peuvent être de diverses • contraintes disjonctives, imposant la


natures, par exemple : non-réalisation simultanée de deux
• délai d’aboutissement de l’étude ; tâches ;
• indisponibilité d’un matériau ; • contraintes de localisation temporelle,
• respect d’un standard, d’une norme impliquant qu’une tâche donnée ne
ou d’un règlement ; peut débuter avant une date imposée
• interchangeabilité ; ou qu’elle ne peut s’achever après
une date imposée.
• limitation du niveau d’étude ou de
remise en cause ;
• interdiction ou imposition du principe Contrat
d’une solution ; Contract
• contexte industriel ; Convention entre deux ou plusieurs par-
• propriété industrielle, etc. ties, ayant pour but d’engendrer une
obligation d’une ou de plusieurs d’entre
elles envers une ou plusieurs autres
Contrainte de planification (FD X 50-115).
Schedule constraint Note 1 : Les mots « contrat » et « conven-
En planification, tout élément suscepti- tion » sont utilisés indifféremment. En
ble de conditionner, de limiter ou de pratique, « contrat » désigne plutôt le
positionner, dans le temps, la réalisation document, tandis que « convention »
des tâches. désigne plutôt le contenu du contrat.
Note 1 : Il existe plusieurs types de Note 2 : En management de projet, cet
contraintes :
accord concerne, en général, la presta-
• contraintes logiques (voir liaison) ; tion à réaliser avec des coûts, des délais
• contraintes de charge ; et des performances spécifiés.
• contraintes de dates (voir dates Note 3 : Selon sa nature, le contrat peut
imposées) ; être global (par exemple « clé en main »)
• contraintes de ressources ; ou partiel. Par ailleurs, il existe divers
• contraintes de financement ; modes de rémunération, en régie, à prix
• contraintes techniques ; forfaitaire, en contrat à coût plus
• contraintes réglementaires, environ- honoraires, en prix maximum garanti,
nementales, etc. ou toute autre formule intermédiaire.
Note 2 : Pour formaliser les problèmes Note 4 : Il doit couvrir l’ensemble des
d’ordonnancement des tâches, on problèmes généraux, juridiques, techni-
distingue parfois quatre classes de ques, pratiques qui peuvent surgir lors
contraintes : de la réalisation du projet.
• contraintes d’antériorité, selon les- Note 5 : Dans le cas d’un ouvrage
quelles une tâche ne peut commencer important confié à un ensemblier (entre-
avant qu’une autre ne soit achevée ; preneur général), celui-ci sous-traite à
• contraintes cumulatives, imposant la son tour des éléments plus ou moins
prise en compte de la disponibilité importants par des sous-contrats appelés
datée de différentes ressources et de généralement « commandes » ou
leur consommation datée par les « marchés de travaux » pour les distin-
tâches ; guer du contrat principal.
3484351_Dico_Management.book Page 53 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Contrat à coût plus honoraires 53

Note 6 : Le type de contrat qui sera utili- Note 2 : Ces coûts indirects sont généra-
sé au cours d’un projet dépend : lement calculés en pourcentage des
• des capacités et des disponibilités coûts directs.
respectives de l’acheteur et du Note 3 : Les contrats à coûts remboursa-
fournisseur ; bles comportent souvent des clauses pré-
• des responsabilités qu’ils sont prêts à voyant l’intéressement du fournisseur en
accepter et de leur degré fonction du respect ou du dépassement
d’implication ; de certains objectifs du projet (exemple :
• du degré de définition du projet ; des échéances cibles ou le coût total).
• du délai souhaité pour sa réalisation ; Note 4 : Il existe trois types de contrats à
• de la part de risques que l’acheteur et coûts remboursables :
le fournisseur sont prêts à assumer, • contrat en régie au pourcentage des
voire à partager, etc. coûts ;
Note 7 : Il existe trois grandes catégories • contrat en régie avec honoraires
de contrats : fixes ;
• contrats à prix fixe ou à prix • contrat en régie avec intéressement.
forfaitaire ; Note 5 : Voir aussi peines et soins.
• contrats à coûts remboursables ; Note 6 : Voir figure 27, page 347.
• contrats pièces et main-d’œuvre.
Note 8 : Est appelé « contrat à long Contrat à prix fixe (CPF)
terme » un contrat d’une durée générale- Firm-fixed-price contract (FFP)
ment supérieure à un an. Ce type de Type de contrat par lequel un prix fixe
contrat engage l’entreprise dans la durée est convenu lorsque les spécifications
et a généralement des règles de valida- du projet sont bien définies.
tion particulières. Les prix à long terme Note : Voir figure 27, page 347.
sont généralement indexés ou révisables.

Contrat à prix fixe


Contrat à coût plus honoraires avec intéressement (CPFI)
Cost plus contract Fixed price incentive fee contract (FPIF)
Voir contrat à coûts remboursables. Type de contrat par lequel l’acheteur
paie au fournisseur un montant détermi-
né (fixé par le contrat), auquel peut
Contrat à coûts remboursables s’ajouter un supplément si le fournisseur
Cost-reimbursable contract respecte des critères de performance pré-
Type de contrat dans lequel l’acheteur définis (PMI, PMBOK, 3e édition, 2004).
paie (rembourse) au fournisseur les Note 1 : Ce type de contrat comporte un
coûts réels encourus, majorés d’hono- coût ciblé, un profit ciblé, un prix ciblé,
raires qui constituent généralement le un prix plafond et une formule de par-
bénéfice du fournisseur (PMI, PMBOK, tage des économies de coût. Si le coût
3e édition, 2004). réel du projet est en deçà du coût ciblé,
Note 1 : Ces coûts sont habituellement alors la valeur épargnée sera partagée
classés en coûts directs et coûts entre le client et le fournisseur selon la
indirects. formule entendue.
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54 Contrat à prix forfaitaire

Note 2 : Par ailleurs, l’acheteur ne paiera Note : Le terme « contrat » désigne


pas plus que le prix plafond, ce qui peut l’unité de transaction. Pour les instru-
priver le fournisseur de tout profit, et ments financiers, les contrats sont nor-
voire encourir des pertes pour lui. malisés afin d’assurer la fongibilité, ce
Note 3 : Voir figure 27, page 347. qui permet l’établissement d’un vérita-
ble marché.
Contrat à prix forfaitaire
Lump-sum contract Contrat avec intéressement
Type de contrat dans lequel l’acheteur Voir risques partagés (contrat à –).
paie au fournisseur un prix forfaitaire,
quelles que soient les dépenses engagées Contrat clé en main
par ce dernier (PMI, PMBOK, 3e édition, Turn key contract
2004). Type de contrat par lequel un fournis-
Note 1 : Ces contrats peuvent comporter seur s’engage à livrer à un acheteur un
des clauses d’intéressement pour inciter ouvrage complet en état de marche,
le fournisseur à atteindre ou à dépasser depuis sa conception jusqu’à sa mise en
certains objectifs du projet, tels que les service.
dates cibles. Note 1 : Le contrat clé en main peut être
Note 2 : Voir figure 27, page 347. réalisé avec un contrat à prix fixes, en
coût plus honoraires, à prix maximum
Contrat à prix maximum garanti garanti, etc.
Target price contract Note 2 : Généralement la mise en ser-
Type de contrat pour lequel un fournis- vice est exclue de ce type de contrat qui
seur s’engage à exécuter ou faire exécu- se termine à l’achèvement mécanique.
ter un ouvrage pour un montant Il existe des contrats « produits en
maximum (plafond) donné. mains » où la responsabilité du contrac-
Note 1 : En cas d’écart, les profits et les teur va jusqu’à l’obtention des produits.
pertes sont partagés avec l’acheteur sui- Note 3 : Voir figure 27, page 347.
vant une formule convenue, et incitative
pour les deux parties. Contrat convertible
Note 2 : Lorsque l’ouvrage ne peut être Convertible contract
suffisamment défini, un prix d’objectif Type de contrat comportant une clause
peut être convenu à l’origine, qui sera prévoyant une modification de tout ou
remplacé dès que possible par un prix partie de ses dispositions lorsque certai-
maximum garanti. nes conditions sont réalisées.
Note 3 : Voir figure 27, page 347. Exemple : Contrat en « coût + honorai-
res » devenant « forfaitaire » après la fin
Contrat à terme des études.
Financial futures
Engagement ferme, moyennant dépôt Contrat d’achat
de garantie, d’acheter ou de vendre à Purchase contract
une date fixée, à un prix convenu, une Résultat des activités d’achat qui
certaine quantité de marchandises ou de déclenche l’approvisionnement
valeurs. (FD X 50-128).
3484351_Dico_Management.book Page 55 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Contrat d’affrètement 55

Contrat d’affrètement Contrat en régie avec honoraires


Contract of affreightment fixes (CRHF)
Contrat conclu entre un armateur et un Cost plus fixed fee contract (CPFF)
affréteur, ayant pour objet la mise à dis- Type de contrat à coûts remboursables
position d’un navire pendant un temps dans lequel l’acheteur rembourse au
défini ou un trajet donné en contrepartie fournisseur les coûts autorisés (définis
d’un paiement. contractuellement), et paie, en sus, des
Note 1 : Le contrat d’affrètement se dis- honoraires fixes calculés sous forme de
tingue du contrat de transport maritime, pourcentage des coûts estimés du projet
conclu entre un transporteur et un char- (bénéfice du fournisseur) (PMI,
geur. PMBOK, 3e édition, 2004).
Note 2 : La matérialisation du contrat Note 1 : Cet honoraire ne varie pas en
d’affrètement est la charte-partie. fonction des coûts réels, sauf en cas de
modification du contenu du projet.
Note 3 : Dans ce type de contrat, l’arma-
teur garde le contrôle de la navigation et Note 2 : En revanche, comparativement
de la gestion du navire, mais l’affréteur au contrat en régie au pourcentage des
est responsable de la cargaison. coûts, le fournisseur n’a pas d’avantages
à augmenter le prix du contrat puisque
son profit est fixe.
Contrat en régie Note 3 : Voir figure 27, page 347.
Voir contrat à coûts remboursables.
Contrat en régie
avec intéressement (CRI)
Contrat en régie au pourcentage
Cost plus incentive fee contract (CPIF)
des coûts (CRPC) Type de contrat à coûts remboursables
Cost-plus-fee contract (CPF) dans lequel l’acheteur rembourse au
Type de contrat à coûts remboursables fournisseur les coûts autorisés (définis
dans lequel l’acheteur rembourse au contractuellement), et paie, en sus, une
fournisseur les coûts autorisés pour prime d’intéressement basée sur
l’exécution des travaux prévus, et lui l’atteinte de certains niveaux d’objectifs
paie, en sus, des honoraires calculés en de performance définis dans le contrat
pourcentage convenu des coûts réels (PMI, PMBOK, 3e édition, 2004).
(PMI, PMBOK, 3e édition, 2004). Note 1 : Dans certains contrats en régie
Note 1 : Du point de vue de l’acheteur avec intéressement, si les coûts finaux
client, ce type de contrat est pratique- sont inférieurs aux coûts prévus, l’ache-
ment inacceptable puisqu’il n’y a aucune teur et le fournisseur bénéficient tous
motivation pour le fournisseur de rédui- deux de ces économies de coût par le
re les coûts. biais d’une formule de partage préala-
Note 2 : Ce type de contrat est également blement négociée.
appelé « contrat en régie avec Note 2 : C’est donc le type de contrat où
honoraires ». le partage des risques est le plus équilibré.
Note 3 : Voir figure 27, page 347. Note 3 : Voir figure 27, page 347.
3484351_Dico_Management.book Page 56 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

56 Contrat intuitu personæ

Contrat intuitu personæ nécessaire, de mesurages, d’essais ou de


Intuitu personæ contract calibrage (ISO/CEI Guide 2).
Type de contrat pour la conclusion
duquel la considération de la qualité ou
des compétences du co-contractant ou de
Contrôle de la qualité
certains de ses préposés a été détermi- Inspection, quality check
nante. Activité de contrôle actée sur la vérifica-
Note : Il expose la partie qui ne la respecte tion du respect des exigences pour la
pas à la résiliation du contrat. qualité et pouvant être exercée dans tous
les processus de réalisation du projet,
pour assurer la conformité aux exigences
Contrat pièces et main-d’œuvre spécifiées.
Time and material contract (T&M) Note : Il englobe les différentes métho-
Type de contrat établi sous forme des utilisées pour la maîtrise de la qua-
d’accord contractuel hybride, contenant lité : tests, revues, etc.
à la fois des aspects des contrats à coûts
remboursables et des contrats à prix
forfaitaire (PMI, PMBOK, 3e édition, Contrôle des coûts
2004). Costs control
Note 1 : Ces contrats s’apparentent aux Voir maîtrise des coûts.
contrats à coûts remboursables en ce
que leur échéance n’est pas définitive, Contrôle des délais
qu’ils ne sont pas plafonnés et que la Scheduling check
valeur totale de l’accord n’est pas précisée Surveillance des variations par rapport
au moment de l’attribution. La valeur aux délais fixés dans le planning de
d’un contrat pièces et main-d’œuvre peut référence du projet.
augmenter comme s’il s’agissait d’un
Note : Voir aussi maîtrise des délais.
contrat à coûts remboursables.
Note 2 : Réciproquement, les accords
pièces et main-d’œuvre peuvent aussi Contrôle des modifications
s’apparenter aux contrats à prix Voir maîtrise des modifications.
forfaitaire.
Exemple : Les taux unitaires peuvent Contrôle du contenu
être fixés entre acheteur et fournisseur Voir maîtrise du contenu.
en cas d’accord pour les ressources ou
une catégorie spécifique de ressources.
Note 3 : Voir figure 27, page 347. Contrôleur d’avancement
Quantity surveyor
Contributeur Spécialiste de la planification chargé de
rassembler les éléments du constat
Voir acteur-projet.
d’avancement.
Contrôle
Checking Convention de groupement
Évaluation de la conformité par obser- Joint venture agreement
vation et jugement accompagné, si Voir cotraitance.
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Coordinateur de projet 57

Coordinateur de projet Corrélation


Project coordinator Correlation
Personne chargée d’assurer le reporting, Interdépendance ou relation entre deux
la coordination et l’animation des variables.
acteurs-métiers impliqués sur le projet. Note 1 : Deux variables qui varient
Note 1 : Il est placé sous la responsabili- ensemble dans la même direction (varia-
té du responsable de projet. tion croissante ou décroissante) produi-
Note 2 : Dans certains cas, il est rattaché sent une relation positive ; si elles
à la direction générale et joue un rôle de varient dans des directions opposées
coordination sur plusieurs projets. (l’une croît alors que l’autre décroît ou
vice versa), la corrélation sera négative.
Note 3 : Dans le secteur de l’ingénierie,
cette fonction est généralement appelée Note 2 : Cette corrélation s’exprime à
Engineering Manager. l’aide de coefficients de corrélation
variant entre – 1 et + 1. Les valeurs néga-
tives du coefficient de corrélation tradui-
Coproduit sent une relation inverse entre les deux
variables : lorsque les valeurs d’une
Coproduct
variable croissent, les valeurs de l’autre
Production par une installation de plu-
variable décroissent. Lorsque les valeurs
sieurs produits commerciaux, en quanti- des deux variables croissent ou décrois-
tés sensiblement équivalentes.
sent plus ou moins simultanément, le
Note 1 : Les coproduits se caractérisent coefficient de corrélation est positif. Un
par le fait qu’ils satisfont directement coefficient de corrélation de 0 traduit
aux spécifications commerciales, ce qui l’absence de toute relation entre les deux
leur assure, à la sortie de l’unité de pro- variables.
duction, une utilisation industrielle
immédiate et une pleine valorisation
sans avoir recours à des traitements Cotraitance
complémentaires. Co-contracting
Opération par laquelle un entrepreneur
Note 2 : Un des coproduits peut être associe sa candidature à celles d’autres
choisi comme élément de référence (pro-
entreprises en créant un groupement
duit principal ou produit clé).
momentané d’entreprises (articles 45-III
Note 3 : Se distingue de la notion de et 51 du Code des marchés publics 2006).
sous-produits, qui correspondent à des Note 1 : En cotraitance, contrairement à
productions annexes à la production la sous-traitance, les différents fournis-
principale. seurs sont tous cosignataires du contrat
qui les lie au maître d’ouvrage.
Note 2 : La cotraitance sera
Corps d’état « conjointe », dans le cas où chaque
Building trade entité du groupement est responsable de
Dans le BTP, on désigne ainsi les diffé- sa propre prestation, ou « solidaire » si
rentes catégories d’entreprises chargées cette responsabilité est partagée
de travaux, classées par spécialités : globalement par l’ensemble des entités
maçonnerie, charpente, électricité, etc. cocontractantes.
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58 Courbe d’avancement

Note 3 : Cette opération fait l’objet d’un Coût


document contractuel, appelé « conven- Cost
tion de groupement ou de cotraitance », Dépense faite pour un produit donné, ou
précisant les liens entre les cotraitants qui lui est imputable (NF EN 1325-1).
pour la durée du projet. Note : Il existe différents types de coûts :
coût proportionnel, coût variable, coût
Courbe d’avancement direct, coût complet, coût global.
Voir courbe en S.
Coût actuel
Courbe de dépenses Voir coût réel.
Expended costs curve
Voir coût réel du travail effectué, coût
budgété du travail prévu et coût bud- Coût budgété à l’achèvement
gété du travail effectué. Voir budget à l’achèvement.
Note 1 : Elles sont représentées généra-
lement sous la forme de courbes en S. Coût budgété du travail effectué
Note 2 : Voir figure 36, page 358. (CBTE)
Budget cost of work performed (BCWP)
Courbe de distribution Valeur théorique des travaux exécutés,
Distribution curve obtenue à une date donnée en valorisant
Diagramme portant en abscisse les les tâches ou les lots de travaux à leurs
valeurs d’une variable (aléatoire) et en coûts prévisionnels définis dans le bud-
ordonnée leurs fréquences cumulées. get à date.
Note 1 : C’est ce que les Anglo-Saxons
Courbe en S nomment earned value (EV), « valeur
S curve acquise » (VA).
Représentation graphique du cumul des Note 2 : Il s’agit d’un critère d’avance-
coûts, des heures de travail, du pourcen- ment du projet qui est obtenu en multi-
tage de travail ou d’autres paramètres pliant la valeur du budget à date par
(dépenses, trésorerie, produit, etc.), en l’avancement physique.
fonction du temps (PMI, PMBOK, 3e Note 3 : Il peut, selon le cas, comporter
édition, 2004). uniquement des heures de travail ou
Note 1 : Le nom provient de la forme en d’autres coûts directs, ou bien
S de la courbe (dont la pente est faible au l’ensemble des coûts y compris les coûts
début et à la fin, et plus forte au milieu) indirects.
représentative d’un ensemble de tâches, Note 4 : Voir figure 36, page 358.
de lot de travaux ou d’un projet qui
débute lentement, puis accélère avant de
ralentir et de s’arrêter. Coût budgété du travail prévu
Note 2 : Ce terme désigne également (CBTP)
certaines distributions de probabilités Budgeted cost of work scheduled (BCWS)
cumulées utilisées dans le cadre d’une Valeur théorique des travaux planifiés,
simulation ou d’une analyse quantita- obtenue à une date donnée en valorisant
tive des risques. les tâches ou les lots de travaux à leurs
3484351_Dico_Management.book Page 59 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Coût cible 59

coûts prévisionnels définis dans le état d’utilisation du bien, ainsi que les
budget à date. charges indirectes dans la mesure où
Note 1 : C’est ce que les Anglo-Saxons elles peuvent être rattachées à cette
nomment planned value (PV), « valeur acquisition.
planifiée » (VP).
Note 2 : Voir figure 36, page 358.
Coût de chantier
Field cost, site cost
Coût cible Total de toutes les dépenses consenties
Target cost sur le site pour édifier un ouvrage
Coût constituant un objectif déterminé, immobilier, depuis le stockage des équi-
calculé généralement à partir du prix de pements et la préparation du terrain,
vente visé, dont on déduit la marge sou- jusqu’aux essais mécaniques inclus.
haitée (Journal Officiel du 26 mars Note : La pratique comptable des entre-
2004). prises conduit à des différences sensibles
Note : Voir aussi méthode des coûts dans la définition exacte de ce qui est
cibles. inclus dans les coûts de chantier.

Coût commun de construction Coût de conformité


Common construction cost Cost of conformity
Somme des : Coût pour satisfaire tous les besoins
• coûts de réalisation et de démontage exprimés et implicites des clients en
des installations temporaires de chan- l’absence de défaillance du processus
tier (camp de construction, bureaux existant.
et ateliers de chantier, utilités corres-
pondantes, outillage et matériel de
chantier, infrastructures temporaires, Coût de détection et de contrôle
etc.) ; Detection and control cost
• coûts de la logistique de chantier Ensemble des dépenses engagées pour
(transports du personnel et du maté- vérifier la conformité du produit du pro-
riel de chantier) ; jet aux exigences pour la qualité, c’est-
• frais de fonctionnement (services, à-dire pour financer la recherche de la
nourriture, hébergement, entretien, non-qualité.
sécurité, etc.) et des consommables Note : Tout au long du projet, des dépen-
de chantier (carburants, lubrifiants, ses peuvent être engagées pour vérifier
etc.) ; la conformité du produit du projet par
• frais de nettoyage final général rapport à ses exigences.
du site.
Coût de développement
Coût d’acquisition Development cost
Acquisition cost Ensemble des coûts de :
Coût obtenu en ajoutant au prix d’achat • pré-étude, faisabilité, avant-projet ;
les frais accessoires ou les charges direc- • maquettes avec les essais de principe
tes liées à l’acquisition et à la mise en réalisés en laboratoire ;
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60 Coût de fabrication

• études et dessins des prototypes de processus non conformes, ceux des


définition ; travaux à effectuer au titre d’une
• réalisation et essais des prototypes de garantie, ceux des pertes, et la perte
définition ; de réputation.
• études, dessin, essais de prototypes de
qualification et d’homologation ;
Coût de non-conformité
• mise au point des dossiers industriels ;
Cost of non conformance
• assurance de la qualité en développe-
Coût encouru dû à une défaillance du
ment et notamment, de réalisation de processus existant.
la documentation technique et com-
merciale.
Coût de non-qualité
Coût de fabrication Cost of non quality
Ensemble des frais encourus lorsque le
Manufacturing cost
produit ne satisfait pas aux exigences de
Dans le secteur industriel, ensemble des qualité du projet.
coûts de la fabrication (achats de matiè-
Note 1 : Il convient de distinguer les
res premières et fournitures d’atelier,
coûts de non-qualité « internes », des
main d’œuvre, produits mis au rebut ou
retournés, traitement des effluents et des coûts de non-qualité « externes ».
déchets, coûts environnementaux) majo- Note 2 : Les coûts de la non-qualité sont
rés des frais généraux d’usine. d’autant plus importants qu’ils sont
Note : Voir coût de production. détectés tardivement.
Note 3 : L’estimation des coûts de la
non-qualité permet d’établir des priorités
Coût de la qualité pour lancer les actions correctives et de
Cost of quality (COQ) mesurer globalement les progrès.
Ensemble des coûts encourus pour Note 4 : Ce sont des coûts résultant de
assurer l’optimisation des objectifs du l’écart constaté entre la qualité initiale-
projet et son management. ment définie et la qualité obtenue.
Note 1 : Le coût de la qualité permet
aussi de préparer l’estimation du coût
des activités du planning. Coût de prévention
Note 2 : Le coût de la qualité comprend Prevention cost
les : Coût engagé pour réduire les risques de
• coûts de la conformité, dont les coûts non-qualité du projet.
Note : Il inclut les coûts de mise en place
de la planification de la qualité, de
et de maintien d’un système qualité, et
l’assurance qualité et la maîtrise de
la qualité nécessaires pour assurer la notamment des activités d’assurance de
la qualité.
conformité aux exigences (à savoir :
formation, systèmes de contrôle qua-
lité, etc.) ; Coût de production
• coûts de la non-conformité, dont les Production cost
coûts encourus pour retravailler les Somme des dépenses à fournir avant de
produits, les composants ou les produire une unité (biens ou services).
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Coût de renoncement 61

Note 1 : Ce coût est composé des char- Dans le direct costing, seuls sont pris en
ges directes et indirectes de la produc- compte les coûts variables directement
tion, hors frais de commercialisation, affectables aux produits, la marge sur
frais anormaux ou de stockage non liés coûts variables devant permettre de sup-
directement à la production. porter les autres coûts de l’organisme.
Note 2 : Ce coût comprend les amortis- Note 3 : Le « coût de revient unitaire »
sements et les charges financières. est égal au coût de production unitaire
Note 3 : Le coût de production est géné- majoré du coût de distribution des pro-
ralement exprimé par unité produite. duits finis rapportés aux quantités ven-
Mais il peut être exprimé en dépenses dues et de la quote-part de charges
annuelles (dépenses de production). communes non-imputées aux coûts
Note 4 : Le terme « coût de revient fonctionnels. Mais il y a un problème
usine » est également utilisé, ainsi que d’affectation de ces charges communes
parfois le terme « coût de fabrication ». et de valorisation des stocks.
Note 4 : Le coût de revient peut être
exprimé annuellement.
Coût de renoncement
Voir coût d’opportunité.
Coût de revient économique
Equivalent cost
Coût de revient Équivalent de l’ensemble des coûts
Cost of price d’investissement et d’exploitation asso-
Somme des dépenses à engager avant de ciés à un projet.
vendre une unité produite (biens ou ser- Note 1 : Dans le cas où le coût de revient
vice). (annuel ou unitaire) peut être supposé
Note 1 : Ce terme se substitue au terme stable au cours du temps :
« prix de revient », qui n’est plus
• le coût de revient économique annuel
conforme à la nouvelle terminologie
est l’annuité constante équivalente à
comptable. En effet, la notion de prix la somme (actualisée) des dépenses
relève spécifiquement du domaine com-
d’investissement et d’exploitation ;
mercial et sert de référence dans une
• un projet présente un revenu actualisé
transaction entre un vendeur et un ache-
teur. Son utilisation pour définir un positif si, et seulement si, le coût de
revient économique annule (le coût
ensemble de coûts est donc impropre.
de revient unitaire) est inférieur à la
Note 2 : Il s’agit d’une notion compta- recette annuelle au prix de vente de la
ble. En comptabilité analytique, on dis- production.
tingue deux grandes façons de répartir Note 2 : Le coût de revient économique
les coûts : le « coût de revient complet »
(calculé avant impôt ou compte tenu de
(full costing) et le direct costing. On
la fiscalité) permet de calculer un prix de
appelle « coût de revient complet » d’un vente minimum rentable.
bien ou d’un service le quotient, par le
nombre d’unités produites au cours de
l’exercice comptable considéré, de la Coût des capitaux propres
part des charges du compte de résultat de Cost of equity
ce même exercice, ventilée convention- Coût correspondant à la rentabilité exi-
nellement sur ce bien ou sur ce service. gée actuellement par les actionnaires.
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62 Coût de transformation

Coût de transformation Coût direct


Processing costs Direct cost
Coût de production (ou coût de Ensemble des coûts directement affectés
revient) déduction faite des dépenses de à l’usage exclusif du projet.
matières premières.
Coût d’opportunité
Coût d’exploitation Opportunity cost
Voir coût opératoire. Coût supporté sans qu’il implique néces-
sairement un débours en trésorerie et qui
correspond à une perte d’opportunité.
Coût d’industrialisation Note 1 : On dit aussi « coût d’option » et
« coût de renoncement ».
Industrialization cost
Ensemble des coûts de : Note 2 : Ce coût est mesuré par le gain
• études et essais des gammes de fabri- qu’entraînerait un emploi différent d’une
cation à partir du dossier de la série ; ressource économique.
• études, réalisation, mise en place des Note 3 : En finances, c’est l’exemple de la
outillages spécifiques, ainsi que des rentabilité qu’aurait un placement de
postes de travail et des machines spé- même risque que celui réalisé ou
cifiques ; envisagé.
• tous les éléments du dossier de pro-
duction (nomenclatures, procédures Coût d’opportunité des fonds
de réalisation, etc.).
propres
Note : Ils ne comprennent pas les :
Total shareholder return (TSR), shadow cost
• coûts d’adaptation du produit aux Coût correspondant à la rentabilité des
moyens de l’entreprise ; fonds propres engagés dans un projet,
• coûts de modifications du produit au la part empruntée étant alors prise en
cours du démarrage de fabrication en compte en dépenses de remboursement
série ou ultérieurement. et en charges financières dans l’établis-
sement des revenus annuels.
Note : Lorsque, dans le financement
Coût d’ingénierie d’un projet, il est possible de faire la
Engineering cost distinction entre les emprunts et les
Ensemble des coûts entraînés par les étu- capitaux propres, on peut essayer de
des, depuis l’étude de procédé trouver quelle est la meilleure utilisation
jusqu’aux études de détail. des fonds propres. Dans ces conditions,
Note : On y comprend également le coût on détermine un coût d’opportunité en
de la direction de projet et celui des ne faisant pas porter l’étude de rentabi-
activités liées à l’approvisionnement, lité sur la part empruntée, qui apparaît
mais le plus souvent, on en exclut la alors en dépenses de remboursements et
supervision du chantier et de la mise charges financières dans l’établisse-
en route. ment des revenus annuels.
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Coût d’option 63

Coût d’option • analyse les tendances, écarts, déri-


Voir coût d’opportunité. ves, pour donner au chef de projet les
éléments de coût lui permettant de
prendre des décisions globales ;
Coût du projet • prépare les rapports de coûts faisant
Project cost apparaître les résultats prévisionnels
Ensemble des dépenses engendrées par de coûts et de marge ;
le projet (FD X50-137). • assure le retour d’information aux
Note 1 : Les coûts sont basés sur la cellules d’estimation.
mesure de la consommation de ressour-
Note 2 : Il rend compte au chef de pro-
ces nécessaires à la réalisation d’un pro-
jet et au contrôle de gestion.
jet ou d’une composante élémentaire
d’un projet (exemple : tâche, activité,
etc.), exprimée dans une unité définie,
en général monétaire, parfois physique
Coût engagé
(exemple : heures de main-d’œuvre, Commited cost
etc.). Voir engagement.
Note 2 : Ils peuvent être prévisionnels ou
constatés.
Coût estimé
Estimated cost
Coûtenance Voir estimation.
Voir maîtrise des coûts.

Coût estimé pour achèvement


Coût encouru (CEA)
Incurred/spent cost Estimate to complete (ETC)
Voir coût réel du travail effectué. Estimation du coût nécessaire pour
l’achèvement d’une tâche, d’un lot de
Coûteneur travaux, voire du projet entier.
Note : Il est également appelé « coût
Cost controler
estimé du reste à faire » ou « coût à
Personne chargée d’assurer la coûtenan-
ce d’un projet. achèvement » (CAA).
Note 1 : Le coûteneur est celui qui, dans
le cadre d’un projet :
Coût final estimé
• met en forme les budgets, à partir des
Estimate at completion (EAC)
estimations et des contrats ;
Estimation du coût total d’une tâche,
• organise et fait fonctionner le système d’un lot de travaux, voire du projet
d’information qui permet de réévaluer entier lorsque le contenu du travail défi-
périodiquement le coût prévisionnel, ni sera achevé.
pour maîtriser les évolutions ;
Note 1 : Il est égal à la somme du coût
• effectue les prévisions de trésorerie réel (CR) et du coût estimé pour achè-
(dépenses et recettes) correspon- vement (CEA) de l’ensemble du travail
dantes ; restant.
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64 Coût global

Note 2 : Il peut être calculé d’après la CMPC = (E / E + D) kE +


performance à la date du calcul ou esti- (D / E + D) kD (1 – t)
mé par l’équipe de projet d’après Avec
d’autres facteurs, auquel cas on l’appelle E : capitaux propres,
souvent « dernière estimation révisée ».
K : coût,
Note 3 : Il est appelé aussi « coût à ter-
D : dettes,
minaison » (CAT) ou « coût prévision-
nel total » (CPT). t : taux d’imposition de l’entreprise.
Note 4 : Voir figure 36, page 358. Note 2 : Pour les actionnaires et les
créanciers, il correspond à la rentabilité
annuelle moyenne attendue en contre-
Coût global partie de leur investissement.
Life cycle cost
Coût d’acquisition et de possession d’un Coût opératoire
produit pendant une période déterminée Operating cost
de son cycle de vie (NF EN 1325-1). Ensemble des dépenses de fabrication
Note : Il peut comprendre les coûts de comprenant les charges variables, la
développement, d’obtention, de forma- main-d’œuvre et les charges fixes
tion des utilisateurs, de fonctionnement, (autres que les charges fixes de capital).
de maintenance et de logistique, de retrait Note 1 : Les frais de recherche, de com-
de service et d’élimination du produit. mercialisation, de conditionnement, de
stockage, de transport, etc., en sont le
Coût indirect plus souvent exclus. De ce fait, pour le
calcul des marges et des bénéfices, le
Indirect cost
Quote-part de coûts communs imputée coût opératoire devra être comparé non
pas au prix de vente réel qui tient
au projet.
compte de ces dépenses annexes, mais
au prix de transaction.
Note 2 : Le coût opératoire ne comprend
Coût marginal pas les amortissements et les charges
Increemental cost, marginal cost financières.
Coût supplémentaire induit par la der-
nière unité produite, et plus générale- Note 3 : Le coût opératoire, parfois
appelé « coût d’exploitation », est géné-
ment par un événement particulier.
ralement exprimé par unité produite.
Mais il peut être exprimé en dépenses
annuelles (dépenses d’exploitation).
Coût moyen pondéré du capital
(CMPC)
Weighted average cost of capital (WACC) Coût physique
Moyenne pondérée du coût, net de Material cost
l’impôt, de l’ensemble des sources de Coût des équipements, matériels,
financement d’une entreprise (Journal matériaux et travaux faisant partie
Officiel du 14 mai 2005). intégrante de l’ouvrage terminé et
Note 1 : Il se calcule de la façon suivante : accepté.
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Coût récurrent 65

Coût récurrent Coût unitaire


Recurrent cost Unit cost
Coût opérationnel qui persiste tout au Coût par unité d’œuvre.
long du projet. Exemples : Homme-heure de travail ou
d’étude, mètre cube ou tonne de matière,
kWh d’électricité.
Coût réel (CR)
Actual cost (AC)
Voir coût budgété du travail effectué. Couverture financière du risque
Risk financing
Coût réel du travail effectué Réserve de fonds pour couvrir les coûts
de mise en œuvre du traitement du ris-
(CRTE) que et les coûts associés (ISO/
Actual cost of work performed (ACWP) CEI Guide 73).
Valeur réelle des travaux effectués,
obtenue à une date donnée en valorisant Note 1 : Dans certaines industries, le
les tâches ou les lots de travaux à leurs financement du risque consiste à provi-
coûts réels. sionner uniquement les conséquences
Note 1 : C’est ce que les Anglo-Saxons financières relatives au risque.
nomment actual cost (AC), « coût Note 2 : Dans le cadre des projets inter-
encouru/réel » (CR). nationaux, un certain nombre de risques
Note 2 : Voir figure 36, page 358. (exemple : risques de crédit, risques de
change, risques de prospection, etc.)
peuvent être couverts par des organis-
Coût sec mes comme la Compagnie française
Bare cost d’assurance pour le commerce extérieur
Coût prévisionnel sans aucune provi- (COFACE).
sion pour aléas.

Créance
Coût technique Débit
Technical cost Partie payable à terme d’un contrat
Ensemble du coût des installations, à commercial, une fois accomplies les
l’exclusion des autres coûts qu’il obligations contractuelles du vendeur.
convient d’ajouter pour avoir le coût Note : Deux temps sont à distinguer :
global d’une offre (coût de financement,
• Naissance de la créance : origine des
coûts commerciaux, marges, etc.).
paiements différés. La naissance de la
Note 1 : C’est généralement sur ce coût créance, c’est-à-dire le moment où le
que s’engage les équipes de réalisation,
délai d’exigibilité de la créance du
les autres parties du contrat étant généra-
vendeur sur l’acheteur commence à
lement gérées directement par le chargé courir, correspond très exactement au
d’affaires.
moment où le vendeur, ayant accom-
Note 2 : Il est appelé aussi « coût de pli ses obligations contractuelles,
revient technique ». devient le créancier.
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66 Crédit

• Remboursement de la créance : calen- exportateur français de la totalité du


drier des échéances. Le rembourse- montant du contrat, alors que l’ache-
ment de la créance s’effectue teur étranger entend bénéficier de
généralement en semestrialités suc- délais de paiement –, crédits financiers
cessives et d’égal montant, la premiè- divers (exemple : financement
re venant à échéance six mois après la d’acomptes, financement de parts
date d’origine des paiements différés. locales, etc.) ;
Dans certains cas, des amendements • les crédits octroyés dans le cadre de
sont apportés à ce schéma type : les protocoles gouvernementaux et de
échéances peuvent être mensuelles, protocoles bancaires.
trimestrielles ou annuelles ; il est pos- Note 2 : Certains de ces crédits sont étroi-
sible de prévoir un délai de carence. tement liés. Ainsi, le crédit accordé par
l’exportateur à l’acheteur étranger
Crédit dépend largement des conditions du cré-
Loan dit de mobilisation de créances nées,
Ensemble des activités de prêt d’argent, accordées par le banquier à l’exportateur.
que ce soit sous la forme de contrats de
prêts bancaires ou de délais de paiement Crédit documentaire
d’un fournisseur à un client. Documentary credit
Note 1 : En matière de financement Engagement de paiement généralement
d’exportation, le mot crédit recouvre des irrévocable, souscrit par le banquier d’un
significations différentes : acheteur de marchandises ou autres pres-
• le crédit consenti par l’exportateur tations commerciales de payer le ven-
français à son acheteur étranger, qui deur, si celui-ci lui présente pendant la
n’est pas un crédit bancaire, mais période de validité de cet engagement les
consiste en des délais de paiements documents conformes à ceux spécifiés
assortis d’un intérêt ; dans le crédit documentaire et qui sont
• les crédits octroyés par la banque à un censés attester de la bonne exécution par
client exportateur, tels que : crédit de le vendeur de ses obligations.
préfinancement, crédit de mobilisa- Note 1 : Le crédit documentaire est indé-
tion de créances nées à court terme, pendant du contrat commercial. Il fait
crédit de mobilisation de créances l’objet d’un code uniforme international
nées à moyen et long termes – dit pour son émission et son traitement,
« crédit fournisseur » (permettant à contrôlé par la chambre de commerce
l’exportateur d’escompter auprès de internationale.
sa banque les créances nées qu’il Note 2 : Il est connu également sous le
détient sur un acheteur étranger) –, nom de « lettre de crédit » documentaire
crédits de trésorerie divers (exemple : et parfois désigné par « L/C » (abrévia-
financement de stocks, crédit de tion de letter of credit).
mobilisation, de sinistre, etc.) ;
• les crédits octroyés par la banque à un Critère
acheteur étranger, tels que : crédit Criteria
acheteur consenti directement par la Caractère, signe qui permet de distin-
banque à un acheteur étranger – afin de guer une chose, une notion, de porter un
permettre un paiement comptant à un jugement d’appréciation (FD X50-171).
3484351_Dico_Management.book Page 67 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Critère d’appréciation d’une fonction 67

Critère d’appréciation caractéristiques quantifiées : la gravité


d’une fonction de ses conséquences, sa possibilité
Estimation criteria of a function d’apparition et/ou sa possibilité de
Caractère retenu pour apprécier la détection (FD X50-117).
manière dont une fonction est remplie
ou une contrainte respectée.
Culture d’un organisme
Organizational culture
Critère de rentabilité Ensemble, construit au fil du temps et
Profitability criteria partagé, de valeurs, d’aspects intellec-
Critère permettant d’apprécier la renta- tuels, de connaissances acquises et de
bilité d’un projet. pratiques qui se traduisent par des réac-
Note 1 : Les critères les plus utilisés en tions et des comportements récurrents et
évaluation sont : prévisibles de l’organisme et des indivi-
• le revenu actualisé ; dus qui le composent (FD X 50-116).
• le taux de rentabilité interne ; Note 1 : Elle se caractérise par un
• le délai de récupération actualisé ; ensemble de valeurs, qu’il s’agisse de
• l’enrichissement relatif en capital. valeurs déclarées ou de valeurs
Note 2 : En première approche, il est pratiquées.
possible de recourir à des critères ne fai- Note 2 : Elle est également nourrie de
sant pas appel à l’actualisation, comme signes et de symboles qui sont porteurs
le taux de rendement comptable (ROI) de sens : modes de présentation de
et le délai de récupération non actuali- l’entreprise vis-à-vis de l’extérieur
sé (très utilisé par les entreprises, et qui (logos, messages publicitaires, etc.),
permet davantage d’apprécier le risque codes de comportement (mode vesti-
que la rentabilité d’un projet). mentaire, langage, niveaux hiérarchi-
ques, style de relation, etc.),
Critère de risque aménagement de l’espace (architecture
et décoration, allocation de locaux aux
Risk criteria différentes fonctions, etc.), signes de dif-
Termes de référence permettant d’appré- férenciations statutaires, légendes et
cier l’importance des risques (ISO/ « héros » de l’entreprise, etc.
CEI Guide 73).
Exemples : Les coûts et les avantages,
les exigences d’ordre légal et réglemen-
taire, les aspects socio-économiques et Culture projet
environnementaux, les enjeux des par- Project culture
ties prenantes, les priorités et d’autres Culture basée sur le travail en équipes
éléments pour l’appréciation. pluridisciplinaires, l’information et la
communication, l’utilisation courante
des méthodes et des outils de manage-
Criticité d’un risque ment de projet et le respect et la prise en
Severity compte des rôles et des responsabilités
Niveau d’importance d’un risque, indépendamment du statut hiérarchique
résultant de la combinaison de ses (FD X 50-116).
3484351_Dico_Management.book Page 68 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

68 Cycle de vie d’un produit

Cycle de vie d’un produit produit, des projets supplémentaires


Product life cycle pouvant inclure une amélioration de la
Ensemble de toutes les situations dans performance du produit.
lesquelles se trouve (ou se trouvera) le Note 4 : Voir figure 34, page 357.
produit au cours de sa vie, à partir de
l’expression de son besoin jusqu’au
retrait du service quelle qu’en soit la
forme (NF X 50-100). Cycle de vie d’un projet
Note 1 : Ce cycle comprend générale- Project lifecycle
ment les 5 étapes suivantes : Ensemble, généralement séquentiel, des
• développement du produit ; phases du projet, allant de l’idée initiale
jusqu’à son achèvement.
• introduction du produit sur le marché ;
• croissance ; Note 1 : Ce cycle comprend la phase
• maturité ; d’avant-projet, la phase de réalisation
• déclin. et la phase de clôture du projet.
Note 2 : Dans certains champs d’appli- Note 2 : Le nom et le nombre des phases
cation, le cycle de vie d’un projet fait sont déterminés en fonction des besoins
partie du cycle de vie du produit. de maîtrise par les organismes impliqués
Note 3 : Le cycle de vie d’un projet tra- dans le projet.
verse une série de phases pour créer le Note 3 : Voir figure 34, page 357.
3484351_Dico_Management.book Page 69 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Date butée est planifié (ciblé) pour une activité de


Plug date l’échéancier (PMI, PMBOK 3e édition,
Date la plus tardive admissible. 2004).
Note : On dit aussi « date d’échéance ».
Date calendaire
Calendar date Date clé
Date exprimée à partir d’un calendrier Key date
usuel, grégorien ou autre. Date ayant une importance particulière
dans la réalisation du projet.
Date cible d’achèvement
Target completion date (TC) Date contractuelle
Date de fin imposée qui contraint ou Contract date
modifie l’analyse du diagramme de Date faisant l’objet d’un engagement
réseau (PMI, PMBOK, 3e édition, 2004). contractuel vis-à-vis du client.
Note : Ces dates sont souvent assorties
Date cible de début de pénalités pour le fournisseur selon la
nature du contrat conclu.
Target start date (TS)
Date à laquelle le début du travail est
planifié (ciblé) pour une activité de Date d’achèvement du projet
l’échéancier réseau (PMI, PMBOK, Project completion date
3e édition, 2004). Voir date de fin.

Date cible de fin Date d’achèvement prévu


Target finish date (TF) Expected completion date
Date à laquelle l’achèvement du travail Voir date de fin prévue.
3484351_Dico_Management.book Page 70 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

70 Date d’échéance

Date d’échéance • pour les tâches n’ayant qu’un seul


Voir date cible de fin. prédécesseur, la date de début au plus
tôt de la tâche est égale à la date de
fin au plus tôt du prédécesseur ;
Date de début • lorsque la tâche a plusieurs prédéces-
Start date seurs, la date de début au plus tôt de
Date à laquelle une tâche, une activité cette tâche est égale à la date de fin au
ou un projet démarre. plus tôt du prédécesseur le plus tardif.
Note : Cette date de début est générale-
ment complétée par un qualificatif : réel- Date de début de référence
le, planifiée, prévue, estimée, sur Baseline start date
l’échéancier, au plus tôt, au plus tard, de Date à laquelle le début de certaines
référence, cible ou actuelle. tâches a été planifié et approuvé par les
parties prenantes.
Date de début au plus tard
Late start date (LS) Date de début planifié
Date de début la plus tardive à partir de Planned start date, scheduled start date
laquelle une tâche doit commencer. Date à laquelle le début d’une tâche a été
Note 1 : Au-delà de cette date, une planifié entre sa date de début au plus tôt
contrainte de l’échéancier ne pourrait et sa date de début au plus tard.
plus être respectée ou l’achèvement du Note : Elle peut tenir compte de la dis-
projet serait retardé. ponibilité d’une ressource.
Note 2 : Les dates de début au plus tard
sont déterminées lors de l’ordonnan- Date de début prévu
cement au plus tard du réseau d’un Expected start date, current start date
projet. Date estimée à laquelle une tâche
Note 3 : La date de début au plus tard devrait commencer.
d’une tâche est égale à la date de fin au
plus tard de la tâche moins la durée de la Date de début réel
tâche. Actual start date
Date à laquelle une tâche a réellement
Date de début au plus tôt commencé.
Early start date (ES)
Date de début la plus précoce à partir de
Date de fin
laquelle une tâche peut commencer. Finish date
Date à laquelle une tâche, une activité
Note 1 : Les dates de début au plus tôt sont ou un projet est achevée.
déterminées lors de l’ordonnancement
Note 1 : Cette date de fin est générale-
au plus tôt du réseau d’un projet.
ment complétée par un qualificatif : réel-
Note 2 : La date de début au plus tôt se le, planifiée, prévue, estimée sur
calcule de la manière suivante : l’échéancier, au plus tôt, au plus tard, de
• pour les tâches sans prédécesseur, la référence, cible ou actuelle.
date de début au plus tôt est égale à la Note 2 : On dit aussi « date d’achève-
date de début du projet ; ment ».
3484351_Dico_Management.book Page 71 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Date de fin au plus tard 71

Date de fin au plus tard a été planifiée et approuvée par les


Late finish date (LF) parties prenantes.
Date de fin la plus tardive à partir de
laquelle une tâche doit se terminer. Date de fin planifiée
Note 1 : Au-delà de cette date, une Planned finish date, scheduled finish date
contrainte de l’échéancier ne pourrait Date à laquelle la fin d’une tâche a été
plus être respectée ou l’achèvement du planifiée entre sa date de fin au plus tôt
projet serait retardé. et sa date de fin au plus tard.
Note 2 : Les dates de fin au plus tard Note : Elle peut tenir compte de la dis-
sont déterminées au cours de ponibilité d’une ressource.
l’ordonnancement au plus tard du
réseau d’un projet. Date de fin prévue
Note 3 : Elle se calcule de la manière Current finish date, expected completion date
suivante : Date estimée à laquelle une tâche
• pour les tâches n’ayant pas de succes- devrait se terminer.
seur, la date de fin au plus tard est Note : On dit aussi « date d’achèvement
égale à la date de fin au plus tôt ; prévu ».
• pour les tâches n’ayant qu’un seul
successeur, la date de fin au plus tard Date de fin réelle
de la tâche est égale à la date de fin au
plus tard du successeur – la durée du Actual finish date
successeur ; Date à laquelle une tâche s’est réelle-
ment terminée.
• lorsque la tâche à plusieurs succes-
Note : Dans certains champs d’applica-
seurs, la date de fin au plus tard de
tion, la tâche est considérée comme
cette tâche est égale à la date de fin au « terminée » lorsque le travail corres-
plus tard du successeur le plus préco-
pondant est achevé.
ce moins la durée du successeur le
plus précoce.
Date de lancement du projet
Project start date
Date de fin au plus tôt Date à laquelle le projet est formelle-
Early finish date (EF) ment lancé.
Date de fin la plus précoce à partir de
laquelle une tâche peut se terminer.
Note 1 : Les dates de fin au plus tôt sont
Date de mise à jour
déterminées au cours de l’ordonnance- Update date
ment au plus tôt du réseau d’un projet. Date à laquelle sont mises à jour les don-
nées du projet.
Note 2 : La date de fin au plus tôt d’une
tâche est égale à la date de début au plus Note 1 : Cette mise à jour peut intervenir
durant l’élaboration du plan de mana-
tôt de la tâche plus la durée de la tâche.
gement du projet ou lors de la phase de
réalisation du projet.
Date de fin de référence Note 2 : C’est la date à partir de laquelle
Baseline finish date des actions préventives ou correctives du
Date à laquelle la fin de certaines tâches projet sont réalisées.
3484351_Dico_Management.book Page 72 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

72 Date de validité

Date de validité • « Début au plus tard le » : la tâche


As-of-date, data date, time-now date doit commencer au plus tard à la date
Date jusqu’à, ou au-delà de laquelle le précisée.
système de rapports du projet a fourni • « Fin au plus tard le » : la tâche doit
l’état et les réalisations du projet (PMI, s’achever au plus tard à la date préci-
PMBOK 3e édition, 2004). sée.
Note 1 : Ne pas confondre avec la date • « Le plus tard possible » : la tâche
de mise à jour. commence le plus tard possible en
Note 2 : Elle partage l’ensemble des fonction des autres contraintes et des
données entre données historiques et liaisons.
prévisions ultérieures.
Date objectif
Date effective Target date
Voir date cible de début ou date cible
Actual date
de fin.
Voir date de début réel ou date de fin
réelle.
Début planifié
Projected start
Date imposée Voir date de début planifié.
Imposed date
Date permettant d’imposer des
contraintes sur la date de début ou de Début réel
fin d’une tâche. Actual start
Note 1 : Ce type de dates permet de tenir Voir date de début réel.
compte des impératifs réels liés à l’envi-
ronnement du projet, aux clients, aux
fournisseurs, au matériel, etc. Décaissement
Paid-out, payment, disbursement
Note 2 : Plusieurs types de contraintes
Fait de décaisser les sommes à payer aux
permettent d’imposer une date de début
ou de fin d’une tâche : fournisseurs, aux sous-traitants et
autres prestataires incluant les pénalités,
• « Dès que possible » : la tâche com- les frais financiers, les primes d’assu-
mence aussitôt que possible en fonc- rance, etc.
tion des autres contraintes et des
Note : Les décaissements constituent la
liaisons. partie négative des flux de trésorerie.
• « Doit commencer le » : la tâche doit
débuter à la date précisée.
• « Doit finir le » : la tâche doit se ter- Décalage
miner à la date précisée. Shift
• « Début au plus tôt le » : la tâche doit Modification d’une liaison pour indi-
commencer au plus tôt à la date préci- quer l’existence d’un retard (ou décala-
sée. ge positif) ou d’une avance (ou décalage
• « Fin au plus tôt le » : la tâche doit négatif) entre deux tâches.
s’achever au plus tôt à la date Note : Cette modification se fait en
précisée. affectant un délai sur la liaison.
3484351_Dico_Management.book Page 73 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Déchéance du terme 73

Déchéance du terme Note 5 : Voir aussi méthodes de struc-


Event of default turation d’un projet.
Exigence anticipée d’une créance moti-
vée, par exemple par le non-respect, par Dédouanement
le débiteur, de ses obligations contrac- Custom clearance
tuelles. Ensemble des opérations administratives
permettant aux marchandises de passer
Décideur les frontières, de circuler librement dans
Decision-maker le pays de destination et d’être installées
Personne mandatée pour prendre les sur le site.
décisions relatives à une action, à un Note : Le dédouanement est générale-
niveau donné, puis pour les faire connaî- ment effectué par des transitaires agréés
tre et appliquer. et comporte le paiement de taxes et de
Note : Voir aussi mandant. droits de douane (custom duties).

Décile Défaillance
Decile Failure
Au nombre de 9, les déciles partagent Cessation de l’aptitude d’un bien à
l’ensemble étudié de n éléments, accomplir une fonction requise
préalablement classés par valeurs (NF EN 13306).
croissantes, en 10 sous-ensembles
d’effectifs identiques.
Défaillance du projet
Découpage Project failure
Écart entre le déroulement possible et le
Break-down
déroulement nominal du projet.
Opération consistant à décomposer tout
ou partie de l’ouvrage en éléments plus
faciles à estimer ou à maîtriser. Défaut
Note 1 : Le découpage permet à la fois Defect, failure
de préciser ce qu’on a à faire et de mieux Non-satisfaction d’une exigence relative
apprécier la façon dont on va s’y prendre à une utilisation prévue ou spécifiée
pour maîtriser sa gestion. (NF EN ISO 9000).
Note 2 : Le niveau de découpage peut se Note 1 : La distinction faite entre les
situer à la ligne budgétaire, à la tâche, concepts de « défaut » et de « non-
ou à tout autre niveau intermédiaire. conformité » est importante car elle
Note 3 : Le découpage doit toujours comporte des connotations juridiques,
être : particulièrement celles qui sont liées à la
• arborescent (un niveau inférieur ne responsabilité du fait du produit. En
peut appartenir à deux niveaux supé- conséquence, il convient d’utiliser le
rieurs) ; terme « défaut » avec une extrême
• cohérent avec le code des coûts. précaution (NF EN ISO 9000).
Note 4 : Le découpage doit tenir compte Note 2 : L’utilisation prévue, telle
des aspects technique, budgétaire et opé- que décidée par le client, peut être affec-
rationnel. tée par la nature des informations,
3484351_Dico_Management.book Page 74 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

74 Défaut croisé

par exemple les notices d’utilisation ou Délai de garantie


d’entretien, transmises par le fournis- Defect realbility period
seur (NF EN ISO 9000). Délai pendant lequel la responsabilité du
titulaire n’est pas dégagée.
Défaut croisé
Cross default
Clause établissant une relation entre un
Délai de lancement
crédit et toute autre obligation de Time-to-market (TTM)
l’emprunteur concernant d’autres crédits Temps écoulé entre la décision de
ou emprunts, de telle manière qu’une s’implanter sur un marché et la mise en
défaillance de sa part, dans l’une quel- vente effective d’un produit (Journal
conque de ses obligations, entraîne la Officiel du 26 octobre 2006).
déchéance du terme et donc l’exigibilité Note : Il est appelé aussi « temps de mise
anticipée dudit crédit (Journal Officiel sur le marché ».
du 2 avril 1987).
Délai de récupération
Déflation Payback period, pay-out period, pay-out time
Deflation Délai nécessaire pour que les revenus
Phénomène économique caractérisé par d’un projet permettent de rembourser
une baisse de l’indice de prix à la l’investissement initial.
consommation observée sur une pério- Note 1 : Ce délai peut être calculé en
de suffisamment longue. valeurs actualisées ou non.
Note 1 : Le phénomène opposé, bien Note 2 : Il est appelé également « durée
plus fréquent, est l’inflation (hausse des de récupération » ou « temps de récupé-
prix). ration ».
Note 2 : La déflation ne doit pas être
confondue avec la désinflation qui est
un ralentissement de l’inflation, donc Délai d’une tâche
une diminution du taux d’inflation, Delay
c’est-à-dire lorsque le niveau général des Intervalle de temps entre le début et la
prix augmente moins vite. fin d’une tâche ou d’un projet.
Note : Il peut être aussi compris au sens
Dégoulottage d’un retard ou d’une attente.
Debottlenecking
Opération menée sur un ouvrage déjà Délai sur la liaison
réalisé, afin d’augmenter sa capacité, au
Delay on the link
moyen de transformations limitées sur
Laps de temps spécifié entre la fin d’une
des points particuliers de son processus tâche et le début d’une autre pour indi-
opératoire qui constituent des goulots
quer une temporisation dans le déclen-
d’étranglements.
chement des tâches.
Note 1 : Une liaison peut être assortie
Délai de carence d’un délai : nul (cas général), positif
Waiting period (pour exprimer un retard) ou négatif
Voir différé de remboursement. (pour exprimer une avance).
3484351_Dico_Management.book Page 75 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Délégation de charte-partie 75

Note 2 : Ce délai peut être exprimé en Demande de cotation


unité de temps (heure, jour, semaine, économique
etc.) ou en pourcentage d’avancement de Voir demande de prix.
la durée du prédécesseur.

Demande de modification
Délégation de charte-partie Change request
Delegation of charter party Demande de réduction ou d’extension
Dans le cadre d’un contrat d’affrète- du contenu du projet, de modification à
ment, si le prêteur (armateur) n’est pas le apporter à une règle, à un processus, à un
propriétaire du navire, ce dernier peut plan ou à une procédure, de modification
demander à l’affréteur de s’engager, par concernant un coût ou un budget, ou de
délégation, à lui régler directement les révision d’un échéancier (PMI, PMBOK
sommes qu’il doit lui-même au titre de 3e édition, 2004).
la charte-partie. Note 1 : Une telle demande peut selon le
cas être directe ou indirecte, relever
Délégation de pouvoir d’une initiative externe ou interne, résul-
Delegation of authorities, deputing ter d’un mandat légal ou contractuel ou
Pouvoir remis par un ayant droit à un bien être facultative.
mandataire chargé officiellement Note 2 : Les modifications demandées
d’accomplir en son nom des missions ne sont traitées que si elles sont formel-
définies et limitées. lement documentées, et seules les
Note 1 : Le mandataire engage son demandes de modifications approuvées
mandant. sont mises en œuvre.
Note 2 : La délégation implique donc le Note 3 : Les modifications approuvées
contrôle. conduisent à modifier le budget à date
Note 3 : Voir aussi mandat. et éventuellement le planning du projet.

Délégué du maître d’ouvrage Demande de prix


Owner representative Request for quotation (RFQ)
Personne physique ou morale à qui le Type de document d’approvisionne-
maître d’ouvrage confie la supervision ment utilisé pour solliciter des proposi-
de la réalisation par le maître d’œuvre. tions de prix de la part de fournisseurs
Note : Le délégué du maître d’ouvrage potentiels de produits ou de services
agit d’ordre et pour compte du maître courants ou standards (PMI, PMBOK,
d’ouvrage. 3e édition, 2004).
Note 1 : Une demande de prix est parfois
utilisée en lieu et place d’un appel
Demande d’achat d’offres, et la signification de cette
Purchase request appellation peut être plus restreinte ou
Support de formalisation de l’expression plus spécifique dans certains champs
du besoin du client dans le processus d’application.
« achat et approvisionnement » (FD
Note 2 : Elle est appelée aussi
X 50-128).
« demande de cotation économique ».
3484351_Dico_Management.book Page 76 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

76 Demandeur

Demandeur de décaissement dont le coûteneur a eu


Inquirer connaissance à une date donnée.
Personne physique ou morale qui recher- Note : Le restant-à-dépenser est constitué
che un produit ou un service, en vue de de tous les décaissements complémentai-
son acquisition et de son utilisation par res et approuvés pour l’achèvement de
elle-même ou par d’autres. l’ouvrage.
Note 1 : La notion de demandeur, pour un
projet, est le plus souvent confondue avec Dépense de fonctionnement
celle de maître d’ouvrage ou de client.
Voir dépense d’exploitation.
Note 2 : Le demandeur peut être le pro-
moteur du projet.
Note 3 : Il peut aussi être, à l’intérieur de Dépense d’exploitation
l’organisme, celui qui est responsable de Operating expenditure, operating expense
l’expression des besoins, souvent par le (OPEX)
biais d’un cahier des charges. Dépense inhérente à l’activité d’une
entreprise, à l’exclusion des investisse-
ments (Journal Officiel du 19 novembre
Démarrage 2008).
Start up
Note 1 : Il s’agit des dépenses de fonction-
Ensemble des opérations qui commen-
nement d’une installation à l’exclusion :
cent à partir du prêt au démarrage afin
d’amener l’installation ou la partie de • de l’amortissement ;
l’installation à un fonctionnement stable • des charges financières éventuelles
et continu selon le cahier des charges. (intérêts).
Note 1 : Ce terme désigne les opéra- Note 2 : L’expression « dépenses
tions effectuées pendant la période com- d’exploitation » est utilisée plutôt par les
prise entre l’acceptation mécanique et entreprises industrielles et commerciales,
la réception provisoire. et l’expression « dépenses de fonctionne-
Note 2 : Il se décompose en deux pha- ment » par les administrations et les asso-
ses : la préparation au démarrage et la ciations.
mise en route. Note 3 : Elle est à distinguer de la dépense
Note 3 : Ces opérations peuvent compor- d’investissement (CAPEX).
ter notamment les rodages, les tests
d’étanchéité, les chargements de cataly-
seurs, etc. Dépense d’investissement
Note 4 : Voir figure 10, page 335. Capital expenditure, capital expense
(CAPEX)
Fonds utilisé par une entreprise pour
Dépendance acquérir des actifs, tels que les immeu-
Dependency bles industriels ou tout autre équipement
Voir liaison. favorisant son développement, ou pour
moderniser ceux qu’elle possède déjà
Dépensé (Journal Officiel du 19 novembre 2008).
Expended Note : Elle est à distinguer de la dépense
Ensemble de toutes les autorisations d’exploitation (OPEX).
3484351_Dico_Management.book Page 77 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Dépense locale 77

Dépense locale • un crédit d’accompagnement non


Local expenditure, local cost, on-shore mobilisable est mis à la disposition de
expenditure l’acheteur étranger par la banque.
Dépense afférente à un contrat d’expor- Note 3 : Les dépenses locales non garan-
tation correspondant à une prestation de ties par la COFACE sont généralement
service ou à une fourniture livrée par une réglées comptant par l’acheteur ou font
entreprise du pays de l’acheteur (ou un l’objet de financements locaux. Dans
particulier), c’est-à-dire essentiellement certains cas, cependant, la banque de
les dépenses relatives : l’exportateur accepte, à ses propres ris-
• à la vie et au transport local des per- ques, de mettre à la disposition de
sonnels de l’entreprise ; l’acheteur, un crédit d’accompagnement
• aux travaux de génie civil ; pour en financer tout ou partie.
• à l’ingénierie locale ;
• à la fourniture par l’industrie locale
de produits finis ou semi-finis ; Dépense répercutable
• aux travaux de montage ; Back charge
• et d’une façon générale, aux dépenses Opération qui consiste à faire exécuter,
de main-d’œuvre locale. par une société déterminée, des travaux
Note 1 : Ces dépenses peuvent d’une ou des prestations dont on répercutera le
part, être effectuées : coût sur un tiers identifié.
Note : En général, il s’agit de malfaçons
• soit sous la responsabilité d’entrepri- ou de dégradations commises par un
ses locales, chargées directement des entrepreneur qui ne peut les corriger lui-
travaux par l’acheteur ; même, mais doit en rembourser le coût.
• soit sous la responsabilité de l’expor-
tateur, que celui-ci sous-traite les tra-
vaux à des entreprises locales ou qu’il Déploiement
les fasse exécuter directement par la Deployment
main-d’œuvre locale qu’il a engagée à Personnalisation et mise en service, dans
cet effet. plusieurs unités géographiques et fonc-
Ces dépenses peuvent d’autre part : tionnelles d’un organisme, de différents
• faire partie intégrante du contrat de exemplaires d’une même solution, après
fourniture ou donner lieu à un le prototypage.
contrat annexe ;
• être payables dans la même monnaie
que celle du contrat (euros, en géné- Déploiement des fonctions
ral, en Europe) ou en monnaie locale. qualité (DFQ)
Note 2 : Les dépenses locales ne sont Quality function deployment (QFD)
qu’exceptionnellement garanties par la Approche matricielle de conception de
COFACE. C’est le cas lorsqu’elles sont produit ou de service permettant de
effectuées sous la responsabilité du répondre le mieux possibles aux attentes
fournisseur français et qu’en outre : du client.
• elles sont intégrées au crédit fournis- Note 1 : Appelée communément QFD,
seur ou acheteur (dans ce cas, le mon- cette méthode prend en compte l’ensem-
tant financé ne peut excéder le ble des besoins du marché et/ou les
montant des acomptes) ; désirs des futurs utilisateurs dès la
3484351_Dico_Management.book Page 78 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

78 Dépôt de garantie

conception d’un produit ou d’un ser- Note : La dépréciation d’un actif en


vice, et permet de définir le meilleur réduisant les amortissements à prendre
processus de fabrication et d’élabora- en compte augmente le résultat annuel.
tion, en accord avec les impératifs de
qualité fixés. Dépréciation naturelle
Note 2 : À l’aide d’une matrice d’analyse, Depletion
on établit des liens entre le « quoi » et le Perte de valeur de l’investissement par
« comment », tout en tenant compte du suite de l’usure naturelle due à son utili-
« combien » pour quantifier les « com- sation.
ment ». On peut ensuite faire la part entre
les caractéristiques essentielles et désira-
bles, ce qui permet d’orienter les efforts de Dérive de coûts
développement et de déterminer où inves- Costs drift
tir pour concevoir un produit ou un service Différence positive ou négative entre les
qui réponde aux attentes du client. valeurs du coût prévisionnel constatées
Note 3 : Le QFD a été développé initiale- lors de deux rapports de coûts succes-
ment au Japon pour aider les ingénieurs à sifs.
intégrer très tôt la qualité du produit dans Note : L’observation des dérives est
le processus de développement. capitale pour la maîtrise des coûts.
Elles montrent si les mesures correctives
prises à l’occasion d’un rapport de coût
Dépôt de garantie ont été efficaces.
Security deposit
Fraction du prix d’une marchandise, Dérogation (après production)
d’un service ou d’un actif financier Concession
acheté à terme, versée au moment de la Autorisation d’utiliser ou de libérer un
conclusion du contrat. produit non conforme aux exigences
Note : L’achat à terme dans une bourse spécifiées (NF EN ISO 9000).
de commerce donne lieu au dépôt, à titre Note : Une telle dérogation est générale-
de garantie auprès de la Chambre de ment limitée à la livraison d’un produit
compensation, d’une somme comprise le qui possède des caractéristiques non
plus souvent entre 5 et 25 % de la valeur conformes, dans des limites spécifiées
de la marchandise. En France, ce dépôt pour une durée ou une quantité de ce
est également désigné par le terme produit convenues (NF EN ISO 9000).
anglo-saxon deposit, alors qu’aux États-
Unis, on utilise également l’expression
initial margin. Dérogation (avant production)
Deviation permit
Autorisation de s’écarter des exigences
Dépréciation spécifiées à l’origine pour un produit
Depreciation avant sa réalisation (NF EN ISO 9000).
1. Perte de valeur du capital. Note : Une dérogation (avant production)
2. Façon de récupérer le capital par incor- est généralement accordée pour une quan-
poration d’une partie de l’amortisse- tité ou une durée limitée, et pour une uti-
ment dans le bénéfice annuel. lisation spécifique (NF EN ISO 9000).
3484351_Dico_Management.book Page 79 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Descendant 79

Descendant Détectabilité
Voir successeur. Detectability
Capacité à pouvoir identifier des indica-
teurs de survenance (ou symptômes)
Désinflation d’un risque et à réagir.
Disinflation
Réduction plus ou moins rapide du Développement durable
niveau d’inflation dans l’économie. Sustainable development
Note : Elle ne doit pas être confondue Développement qui répond aux besoins
avec la déflation qui correspond à une du présent sans compromettre la capaci-
baisse des prix sur une période prolon- té des générations futures à répondre aux
gée. La déflation est donc l’opposé de leurs (PR NF ISO 26000).
l’inflation, alors que la désinflation dési- Note : Ceci implique d’aborder les fac-
gne une période pendant laquelle l’infla- teurs économiques, sociaux et environne-
tion a diminué. mentaux, ainsi que leur interdépendance
dans les activités et les prises de décision
de l’organisation.
Désinvestissement
Desinvestment
1. Cession à l’extérieur de la société
Déviation
(vente à un tiers). Deviation
Tout écart par rapport à la spécification :
2. Destruction, mise au rebut, de tout bien
défaut, non-conformité, etc.
inscrit au poste immobilisations à
l’actif du bilan, qu’il soit amorti par-
tiellement ou totalement. Devis
Quotation
Nomenclature chiffrée des tâches et des
Dessin de disposition prestations à exécuter, des documents à
Lay-out drawing fournir, des achats à effectuer, établie à
Ensemble de vues en plan et en éléva- partir des informations contenues dans la
tion, représentant succinctement pour un demande de devis.
ouvrage ou une unité de production, les Note : Chaque ligne (ingénierie, maté-
positions cotées et les encombrements riels, travaux) est estimée en unités
des équipements, structures principales d’œuvre et en montant d’achats.
et bâtiments par rapport aux axes et aux
niveaux de référence. Les coordonnées
des limites de batterie y sont également Diagramme à barres
précisées (NF X50-106-2). Bar chart
Voir diagramme de Gantt.
Note : Le plan d’ensemble peut être par-
fois entendu comme un plan de masse
élargi. Diagramme à barres lié
Exemple : L’aménagement d’une zone Linked bar chart
d’activité. Voir diagramme de Gantt fléché.
3484351_Dico_Management.book Page 80 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

80 Diagramme à boules

Diagramme à boules différents éléments (actions, points de


Voir diagramme temps/temps. décision et l’ordre de traitement) sont en
interaction.
Diagramme à échelle de temps Note 1 : Cette représentation aide à ana-
lyser comment les problèmes se produi-
Voir diagramme de Gantt fléché.
sent. Elle peut aider l’équipe projet à
anticiper les problèmes de qualité qui
Diagramme causes-effets pourraient se produire, à quel endroit du
Ishikawa diagram flux et par conséquent, aider à élaborer
Outil graphique permettant de visualiser des approches pour les traiter.
toutes les causes à l’origine d’une seule Note 2 : La figure 26, page 347, donne
conséquence, d’un seul effet. un exemple de diagramme de flux de
Note 1 : Il est appelé également processus pour des revues de conception.
« diagramme d’Ishikawa », « diagramme
des 5M » ou « diagramme en arête de
poisson ». Diagramme de Gantt
Note 2 : Les causes sont réparties dans Gantt chart, Gantt diagram, bar chart
les cinq catégories appelées 5M (matière, Représentation graphique la plus cou-
matériel, méthodes, main-d’œuvre, rante des tâches d’un projet, où les tâches
milieu). Chaque branche reçoit d’autres sont représentées sur une échelle de temps
causes ou d’autres catégories hiérarchi- par des barres horizontales dont la lon-
sées selon leur niveau d’importance ou gueur est proportionnelle à leur durée.
de détail. Note 1 : Il permet de représenter graphi-
Note 3 : Cet outil est utilisé pour la mise quement l’avancement du projet. C’est
en place d’un projet dans la production également un bon outil de communication
ou dans les services. De fait, les entre les différents acteurs d’un projet.
cinq catégories varient selon le domaine Note 2 : En revanche, cette représenta-
d’application. tion ne permet pas de visualiser la logi-
que d’enchaînement des tâches.
Diagramme de contrôle Note 3 : Cette représentation graphique,
Control chart appelée communément « diagramme à
Représentation graphique de l’évolution barres », a été mise au point par H.L.
des données d’un processus dans le Gantt en 1917 pour répondre aux problè-
temps par rapport à des limites de mes d’ordonnancement en ateliers spé-
contrôle définies, sur laquelle une ligne cialisés. Elle est encore aujourd’hui la
centrale aide à détecter une tendance des représentation la plus utilisée.
valeurs tracées à s’écarter vers l’une de Note 4 : Ce type de diagramme met par-
ces limites. fois en évidence les liaisons entre les
Note : Il est appelé également « carte de tâches. On parle alors de diagramme de
contrôle » ou « graphique de contrôle ». Gantt fléché.
Note 5 : Ce diagramme permet de repré-
Diagramme de flux senter les différents niveaux de tâches :
Process flowchart des macro-tâches jusqu’aux tâches élé-
Représentation graphique d’un proces- mentaires.
sus permettant de visualiser comment les Note 6 : Voir figure 18, page 340.
3484351_Dico_Management.book Page 81 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Diagramme de Gantt fléché 81

Diagramme de Gantt fléché Diagramme d’Ishikawa


Linked bar chart, time-scaled schedule Ishikawa diagram
network diagram Voir diagramme causes-effets.
Diagramme de Gantt dans lequel les
liaisons ont été explicitées.
Note 1 : Il est également appelé « dia- Diagramme en arête de poisson
gramme à échelle de temps » ou « dia- Voir diagramme causes-effets.
gramme à barres liées ».
Note 2 : Voir figure 19, page 340.
Diagramme fléché
Arrow diagram
Diagramme de Pareto Représentation graphique propre aux
Pareto chart méthodes potentiel-étapes (PERT,
Histogramme classé par fréquence CPM), dans lequel les activités sont
d’occurrence, montrant le nombre de représentées par des flèches et les
résultats générés par chacune des causes liaisons par des étapes.
identifiées. Note 1 : Chaque activité, réelle ou fic-
Note 1 : Ce diagramme permet de mettre tive, est identifiée dans le diagramme
en évidence les causes les plus importan- par le code de son étape amont et celui
tes sur le nombre total d’effets et ainsi de de son étape aval.
prendre des mesures ciblées pour amé- Note 2 : Voir figure 12, page 337.
liorer une situation.
Note 2 : Ce diagramme est construit en
plusieurs étapes :
Diagramme temps/temps
Time-time diagram
• collecte des données ; Représentation graphique permettant de
• classement de ces données au sein de suivre l’évolution des principaux jalons
catégories ; dans le temps, à partir du planning de
• calcul du pourcentage de chaque caté- référence établi au début du projet.
gorie par rapport au total ; Note 1 : On dit aussi « diagramme à
• tri des catégories par ordre d’impor- boules ».
tance décroissante ; Note 2 : Voir figure 21, page 342.
• construction du diagramme.
Note 3 : Ce diagramme est la formalisa-
tion de la règle de Pareto, aussi appelée Didacticiel
« principe des 80/20 ». Courseware, teachware
Note 4 : En management de projet, ce Logiciel interactif destiné à l’enseigne-
diagramme est utilisé dans le cadre du ment ou à l’apprentissage, et pouvant
management des risques et du mana- inclure un contrôle de connaissance
gement de la qualité des projets. (INRIA, Glossaire informatique).

Diagramme des 5M Différé d’amortissement


Voir diagramme causes-effets. Voir différé de remboursement.
3484351_Dico_Management.book Page 82 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

82 Différé de remboursement

Différé de remboursement Note 1 : Les décisions peuvent porter


Deferred redemption period tant sur des aspects techniques que sur
Période, généralement au début de l’allocation des ressources ou les
l’emprunt, pendant laquelle l’emprun- actions à mener.
teur n’a pas à rembourser de capital. Note 2 : La direction de projet et la ges-
Note 1 : Il y a différé de remboursement tion de projet sont deux fonctions dis-
quand, par dérogation spéciale, la pre- tinctes et complémentaires du
mière échéance de remboursement inter- management de projet.
vient à une date plus lointaine que celle Note 3 : Cette fonction peut être parta-
généralement retenue. gée entre plusieurs personnes dans les
Exemple : L’échéance du premier projets d’une certaine importante.
semestre de remboursement intervient
plus de six mois après la date d’origine Directive d’un projet
des paiements différés.
Project guideline
Note 2 : Il est également appelé « pério- Ligne d’action ou principe donné pour
de de grâce », « différé d’amortisse- guider la préparation ou la conduite d’un
ment » ou parfois « délai de carence ». projet.

Directeur de programme Disponibilité


Program manager Availability, point wise reliability
Personne en charge de piloter un Aptitude d’un bien à être en état
programme. d’accomplir une fonction requise dans
des conditions données, à un instant
donné ou durant un intervalle de temps
Directeur de projet donné, en supposant que la fourniture
Voir responsable de projet. des moyens extérieurs nécessaires est
assurée (NF EN 13306).

Direction de chantier Disponibilité de la ressource


Site management Resource availability
Maîtrise de l’ensemble des opérations Distribution par unité de temps du
sur le chantier. Elle implique en parti- potentiel de charge admissible par une
culier la responsabilité et l’autorité sur la ressource donnée.
totalité des intervenants correspondants Note : Cette disponibilité s’exprime en
(NF X50-106-1). unités (exemple : heures/jour ou
homme/mois) ou en pourcentage.
Direction de projet
Project mastery Distribution de probabilité
Fonction dans le cadre de laquelle sont Probability distribution
prises les décisions relatives aux Fonction statistique indiquant la proba-
objectifs, à la politique, aux aspects bilité pour qu’une variable aléatoire
financiers et à l’organisation du projet prenne une valeur donnée ou appar-
(FD X 50-115). tienne à un ensemble de valeurs donné.
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Document de cadrage du projet 83

Note 1 : La probabilité pour l’ensemble Note 1 : Un dommage peut éventuelle-


complet de valeurs de la variable aléatoi- ment être couvert par une assurance ou
re est égale à 1. une pénalité (liquidated damages) payée
Note 2 : Il existe différentes distributions par le responsable du dommage.
de probabilité comme la distribution Note 2 : On désigne par « dommage aux
normale (appelée également distribution existants » les dommages occasionnés
de Gauss), la distribution bêta, la distri- aux biens du maître d’ouvrage situés
bution triangulaire, etc. autour de l’ouvrage qui fait l’objet du
projet confié au maître d’œuvre.
Document de cadrage du projet Note 3 : On désigne par « dommage
Project general framework document immatériel consécutif » ou « dommage
Document interne à l’organisme, établi immatériel non consécutif » les domma-
afin de clarifier les enjeux, les contrain- ges immatériels, tels que manques à
tes, les objectifs et le périmètre d’inter- gagner, perte de contrat, perte de profit,
vention (FD X 50-118). perte d’exploitation etc., qui sont ou non
Note : Ce document peut prendre diffé- la conséquence directe d’un dommage
rentes formes et appellations en fonction matériel.
des phases du projet et des organismes :
• « note d’orientation », « note de Donnée
cadrage » ou « lettre de cadrage », Data
souvent en phase d’avant-projet ; Représentation d’une information sous
• « note de clarification » ou « note de une forme conventionnelle destinée à
lancement » au niveau du lancement faciliter son traitement.
du projet.

Document d’ingénierie Donnée de base


Basic data, baseline data
Engineering document
Donnée relative aux choix fondamen-
Tout document livrable des activités
d’ingénierie. taux qu’il importe de faire à l’issue des
études préliminaires et de l’étude de
Note : Généralement, on désigne ainsi :
faisabilité avant d’entamer des études
• les documents qui définissent un stan- plus précises.
dard d’ingénierie. Note 1 : À partir d’un certain nombre de
• les spécifications techniques dans un choix fondamentaux, il est possible d’éta-
contrat ; blir les bases d’un projet qui constituent la
• les rapports techniques d’études ; référence des études d’avant-projet.
• les réquisitions ; Note 2 : Dans le cas des projets indus-
• les plans réalisés ; triels, ces choix fondamentaux sont le
• les notes de calculs, etc. choix du procédé, le choix de la capacité
de l’unité, le choix des spécifications des
Dommage produits et des matières premières, le
Damage choix du site industriel, les principes
Altération d’un ouvrage ou d’un pro- d’exploitation.
duit, généralement quantifiable en uni- Note 3 : Ce type de données est parfois
tés monétaires. appelé « base du projet ».
3484351_Dico_Management.book Page 84 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

84 Donnée de procédé

Donnée de procédé les spécifications techniques du


Process data besoin, cohérent avec le cahier des
Donnée établie par le détenteur du pro- charges fonctionnel final (validé par le
cédé ou du savoir-faire (know-how). client) et qui prend en compte les
Note 1 : Elle indique les caractéristiques contraintes de la voie technologique et
principales et permet d’établir les spéci- de moyens disponibles.
fications détaillées d’équipement. Note 1 : Les caractéristiques principales
Note 2 : Les données de procédé sont de la solution retenue sont appelées
formalisées sous forme de fiches (data « concept de produit ». Ce dossier se
sheets) et sont rassemblées dans le livre réfère au concept de la solution retenue à
de procédé. la fin du processus de conception préli-
minaire. Il ne traite donc pas des autres
Dossier d’appel d’offres concepts de solutions étudiées au cours
Tender documents de ce processus, ni des études d’optimi-
Ensemble des documents qui décrivent sation du concept retenu.
l’objet d’un marché et les conditions de Note 2 : Ce dossier est aussi appelé
sa réalisation, remis aux éventuels four- « dossier de définition préliminaire » ou
nisseurs de biens ou de services, en vue « dossier de concept de produit ».
de leur permettre de présenter une offre.
Note 1 : Ces documents comprennent
normalement : Dossier de consultation
• l’invitation à participer à l’appel Voir dossier d’appel d’offres.
d’offres ;
• les instructions destinées aux soumis-
sionnaires ;
• les formulaires d’offres et de garantie Dossier de contrôle (DC)
de soumission ; Inspection file
• les conditions générales du contrat ; Ensemble des documents ayant pour
• les conditions spéciales du contrat ; objet de définir et d’organiser les
• les spécifications techniques ; moyens et les tâches du processus
• le détail estimatif (le cas échéant) ; d’acceptation.
• les dessins techniques (le cas échéant). Note 1 : Le dossier de contrôle permet
Note 2 : Ce dossier est essentiel pour le d’assurer la conformité des exemplaires
bon déroulement du projet, car ce sera la du produit réalisé par rapport au dossier
base de la résolution en cas de litiges. de définition et la conformité de la
fabrication par rapport au dossier de
Dossier de concept de produit fabrication.
Voir dossier de conception Note 2 : Il est élaboré par le producteur,
préliminaire. en parallèle avec l’élaboration du dossier
de fabrication. Il est constitué du plan de
Dossier de conception contrôle, du synoptique de contrôle, des
préliminaire (DCP) systèmes documentaires associés aux
Preliminary design file appareils de contrôle spécifiques, des
Dans la phase de faisabilité et de défini- procédures de traitement des anomalies.
tion du concept, dossier caractérisé par Note 3 : Voir figure 25, page 345.
3484351_Dico_Management.book Page 85 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Dossier de définition (DD) 85

Dossier de définition (DD) Dossier de demande d’autorisa-


Définition file tion d’exploiter (DDAE)
Ensemble structuré des documents Operating license file
constituant la réponse du concepteur Dossier imposé par la réglementation et
d’un produit aux exigences techniques présentant les effets de l’exploitation
du demandeur et dans lesquelles il ainsi que les moyens à mettre en œuvre
exprime toutes les caractéristiques véri- afin de garantir une exploitation la
fiables du produit (y compris les critères mieux respectueuse des intérêts précités.
d’acceptation) et indique les procédés Note : Les installations exploitées présen-
imposés pour le réaliser. Ce dossier per- tant des dangers pour l’environnement
met d’identifier le produit, de préparer sont soumises à une procédure d’autori-
son dossier de fabrication et de contrô- sation qui fait l’objet de la rédaction d’un
le et sa documentation d’utilisation dossier prenant en compte dangers et
(FD X 50-410). inconvénients.
Note 1 : Le dossier de définition a pour
objet de fournir toutes les informations Dossier de fabrication (DF)
nécessaires et suffisantes pour identifier, Manufacturing file
fabriquer, exploiter et soutenir le produit. Document ou ensemble de documents
Note 2 : Il contient les dessins, les matérialisant de façon structurée les don-
nomenclatures, les exigences de concep- nées nécessaires, dans un contexte indus-
tion, les procédés imposés, les condi- triel donné, à la fabrication d’un produit
tions de réception des appro- conforme à sa définition décrite dans le
visionnements. Il précise également les dossier de définition (FD X 50-410).
critères d’acceptation. Note 1 : Le dossier de fabrication porte
Note 3 : C’est à partir du dossier de défi- sur l’organisation des moyens et des
nition que : tâches du processus de production.
Note 2 : Il est élaboré par l’acteur chargé
• seront organisées les tâches des pro-
cessus de production et d’acceptation du processus de production (producteur)
et est figé au début du processus de
avec l’élaboration des dossiers de
production.
fabrication et de contrôle ;
Note 3 : Voir figure 25, page 345.
• seront organisées les tâches d’exploi-
tation et de soutien avec l’élaboration
Dossier de lancement
de la documentation de l’analyse du
soutien logistique et de la documen- Launching file
tation utilisateur (DU) ; Recueil de tous les documents de descrip-
tion fonctionnelle détaillée, puis des
• sera identifiée la définition du produit ;
documents relatifs à l’organisation du
• seront suivies les évolutions techni- projet.
ques.
Note 1 : La partie descriptive se décline
Note 4 : Voir figure 25, page 345. plus particulièrement avec :
• les résultats de l’expression du besoin
au niveau des produits qui composent
Dossier de définition préliminaire le système (issu du cahier des charges
Voir dossier de conception fonctionnel et de la spécification
préliminaire. générale du besoin) ;
3484351_Dico_Management.book Page 86 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

86 Dossier de lancement du développement

• la spécification technique du besoin Note 1 : Il comprend principalement les


détaillée ; fiches de risque et le registre des ris-
• les spécifications de définition ques.
(réponse de la recherche et du déve- Note 2 : Ce dossier matérialise la mise
loppement aux exigences du besoin en œuvre du plan de management des
marketing). risques du projet.
Note 2 : Pour la partie organisation, on y
trouve plus particulièrement :
• le document de cadrage du projet ; Dossier d’entreprise
• l’organigramme des tâches (WBS) ; Business case
• la charte de projet ; Dossier de décision énumérant les rai-
• la note de lancement ; sons pour lesquelles le projet a été initié,
• le plan de management du projet ; les bénéfices attendus, les options à
considérer, les coûts prévisibles, l’ana-
• les rapports d’activité, de revues et
d’audits. lyse des carences et les risques encourus.
Note 1 : Ce document reprend et
confirme les résultats de l’étude de fai-
Dossier de lancement du déve- sabilité ou de l’étude d’opportunité.
loppement Note 2 : Il doit être mis à jour au fur et à
Launching development file mesure que le projet avance.
Ce dossier, établi sous la responsabilité
du maître d’ouvrage, regroupe en parti-
culier la spécification technique du Dossier d’orientation
besoin du système et les documents pré- Orientation file
parés par le fournisseur, notamment : Dossier de synthèse des résultats des
• le plan de management incluant le études de faisabilité, établi sous la res-
plan de développement ; ponsabilité du maître d’ouvrage, et
• les spécifications techniques du destiné à convaincre le client de la faisa-
besoin de premier niveau et, si possi- bilité du projet.
ble, les clauses techniques associées ; Note : Ce dossier doit faire apparaître
• le dossier de définition préliminaire notamment :
et ses justifications associées (dossier • la faisabilité de solutions répondant
justificatif des choix de concepts) au besoin perçu ;
(FD X 50-410). • les grandes lignes des solutions possi-
bles avec les principaux éléments
concernant chacune des solutions
Dossier de management des ris- (performances, coûts, délais, risques)
ques et le choix de la solution proposée ;
Risk response plan • l’organisation des phases postérieures
Ensemble des documents rassemblant, (structures, ressources, etc.) et notam-
tout au long de la vie d’un projet, les ment les éléments permettant de lan-
informations sur les risques identifiés cer la phase de définition
(description, causes, criticité, actions de (organigramme des tâches, coûts,
traitement, statut, responsable, etc.). calendrier, etc.).
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Dossier de sécurité 87

Dossier de sécurité Dossier technique de sécurité


Voir dossier technique de sécurité. Safety technical manual
Dossier regroupant, au fur et à mesure de
l’avancement d’un projet, tous les docu-
Dossier industriel (DI) ments d’étude et de construction concer-
Industrial file nant la sécurité (fiches concernant les
Dossier regroupant les trois dossiers sui- produits et les matériels, analyses de sécu-
vant : le dossier de définition, le dos- rité, revues sécurité, zones de risques, pro-
sier de fabrication et le dossier de tections incendie et autres, matériels de
contrôle. sécurité, sectionnement, mise en sécurité
Note : Le dossier industriel facilite des réseaux, etc.) (NF X 50-106-2).
notamment la prise en compte globale Note 1 : Ce dossier technique de sécurité
d’une évolution, conséquence d’une est un élément indispensable permettant
évolution de définition sur le processus d’obtenir l’autorisation de démarrage
de réalisation et sur les procédures de d’une installation et de son exploitation.
contrôle. Il accompagne la demande d’autorisa-
tion d’installation classée.
Note 2 : Ce document a été rendu obliga-
Dossier justificatif de définition toire par la loi du 31 décembre 2001
(DJD) (décret n° 2001-1016 du 5 novembre
2001) ainsi que par une directive euro-
Definition justification file
péenne. Ce document unique représente
Document rassemblant l’ensemble des
l’évaluation des risques professionnels.
informations d’études et d’essais
Il s’impose à tous les établissements du
démontrant qu’un produit conforme à
secteur public comme du secteur privé
son dossier de définition répond à la
sous peine de sanctions. Il doit être mis à
spécification exprimant le besoin auquel
jour au minimum une fois par an.
ce produit doit satisfaire (FD X50-410).
Note 3 : Dans le cas des infrastructures
Note 1 : le dossier justificatif de défini- et des systèmes de transport public gui-
tion a pour objet de synthétiser l’ensem- dé, il existe également un document de
ble des justifications et de faciliter le même type appelé « dossier de sécurité »
« prononcé » de qualification. (loi n° 2002-3 du 3 janvier 2002).
Note 2 : Ce dossier est élaboré par le
fournisseur au fur et à mesure du dérou- Dotation
lement des processus de conception et de Endowment
qualification du produit. Les justifica- Ensemble des sommes allouées pour
tions de définition sont de la responsabi- permettre l’exécution d’un projet.
lité du fournisseur qui élabore ainsi
progressivement le dossier justification Durabilité
de définition.
Sustainability
Note 3 : Voir figure 25, page 345. Capacité d’un projet à atteindre et à
préserver ses résultats sans compromettre
le futur.
Dossier projet Note : On dit aussi « viabilité » ou
Voir plan de projet. « pérennité ».
3484351_Dico_Management.book Page 88 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

88 Durée

Durée technique ou technologique des installa-


Duration tions. Cette durée de vie économique
Nombre de périodes de travail nécessai- peut être limitée par l’usure de l’installa-
res à la réalisation d’une tâche ou d’un tion, par l’obsolescence des produits
projet. qu’elle fabrique, par l’obsolescence du
Note 1 : Elle est généralement exprimée processus de fabrication qu’elle utilise,
en unité calendaire (à l’aide d’un ou encore par une décision de l’entre-
calendrier), et quelquefois confondue à prise d’arrêter le fonctionnement de
tort avec le délai. l’installation à une date donnée.
Note 2 : La durée d’une tâche est souvent Note 3 : Elle ne se confond pas avec la
fonction de l’importance des ressources durée de vie comptable des installations
affectées pour la réaliser. On peut donc qui est utilisée pour déterminer les amor-
réduire cette durée en augmentant la quan- tissements.
tité de ressources mises en œuvre.
Note 3 : La durée d’une tâche peut être Durée fixe
exprimée de deux manières : directe- Fixed duration
ment (durée fixe) ou à partir de la rela- Durée constante de la tâche, même en
tion charge de travail/disponibilité cas de modification de la charge de tra-
d’une ressource (durée variable). vail ou de la disponibilité d’une res-
source qui lui sont affectées.
Durée cumulée d’un chemin Note 1 : Elle est appelée parfois « fonc-
Path total duration tionnement non piloté par l’effort ».
Cumul des durées des tâches position- Note 2 : Elle s’oppose à la durée
nées sur un chemin parcouru de façon variable.
continue, sans boucle, ni retour en arrière.
Exemple : La durée cumulée du chemin
critique est la durée minimale de réali-
Durée planifiée
sation du projet. Planned duration
Durée attribuée à une tâche avant sa
réalisation.
Durée de récupération Note 1 : C’est la durée de référence, elle
Voir délai de récupération. n’est pas mise à jour en fonction des rap-
ports d’avancement de cette tâche.
Note 2 : Elle est couramment utilisée
Durée de vie d’un investissement dans les rapports d’avancement pour
Investment life cycle comparer la durée réelle avec la durée
Durée estimée pour l’exploitation d’un restante.
investissement.
Note 1 : Il s’agit de la durée de vie éco-
nomique retenue pour évaluer les effets Durée réelle
économiques d’un projet et calculer la Actual duration
rentabilité des différentes options. Durée en unités calendaires entre la
Note 2 : Elle peut être distincte de la date de début réel de la tâche et soit la
durée d’utilisation ou de la durée de vie date des données de l’échéancier du
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Durée restante 89

projet (si cette activité est en cours), soit Note : Lorsque l’on spécifie le pourcen-
la date de fin réelle (si elle est terminée) tage d’achèvement d’une tâche, la
(PMI, PMBOK, 3e édition, 2004). durée restante est calculée selon la for-
Note 1 : À son achèvement, la durée mule : durée restante = durée – durée
réelle d’une tâche équivaut à sa durée. réelle.
Note 2 : Lorsque l’on spécifie le pour-
centage d’achèvement d’une tâche, la
durée réelle est calculée selon la for- Durée variable
mule : durée réelle = durée ´ pourcen-
Variable duration
tage d’achèvement.
Durée de la tâche dépendant de la
charge de travail et de la disponibilité
Durée restante d’une ressource qui lui sont affectées.
Remaining duration
Intervalle de temps nécessaire pour ter- Note 1 : Elle est parfois appelée « fonc-
tionnement non piloté par l’effort ».
miner une tâche dont la réalisation est
en cours. Note 2 : Elle s’oppose à la durée fixe.
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Écart de coût (EC) lancer les actions correctives nécessaires.


Cost variance (CV) Note 6 : Voir aussi indice de perfor-
Différence, à un instant donné, entre la mance des coûts.
valeur acquise et le coût réel (autrefois Note 7 : Voir figure 36, page 358.
appelés respectivement coût budgété du
travail effectué et coût réel du travail
effectué). Écart de délai (ED)
Note 1 : Il est représenté à l’aide d’une Schedule variance (SV)
courbe en S. Différence, à un instant donné, entre la
Note 2 : Il est également appelé valeur acquise et la valeur planifiée
« variance-coût ». (autrefois appelés respectivement coût
Note 3 : Si cet écart est nul, le travail budgété du travail effectué et coût
s’est réalisé avec la productivité initiale- budgété du travail prévu).
ment prévue. Si cet écart est négatif, le Note 1 : Il est représenté à l’aide d’une
travail s’est réalisé avec une productivité courbe en S.
inférieure à celle prévue. Si cet écart est Note 2 : Il est appelé aussi « écart sur
positif, le travail s’est réalisé avec une l’échéancier », « variance-délai » ou
productivité supérieure à celle prévue. « variance de l’échéancier ».
Note 4 : À la fin du projet, l’écart de Note 3 : Si cet écart est nul, le travail a
coût correspond à la différence entre le été réalisé dans le temps imparti. S’il est
coût à l’achèvement et le montant réel- négatif, moins de travail que ce qui était
lement dépensé. prévu a été réalisé dans le temps imparti
Note 5 : Cette valeur peut être convertie (retard). S’il est positif, plus de travail
en indicateur d’efficacité, afin de refléter que ce qui était prévu a été réalisé dans
les performances des coûts du projet et de le temps imparti (avance).
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92 Écart d’inflation

Note 4 : Cette valeur peut être convertie Échange de données informatisé


en indicateur d’efficacité afin de refléter (EDI)
les performances de délais du projet et de Electronic data interchange (EDI)
lancer les actions correctives nécessaires. Transfert, entre systèmes d’information,
Note 5 : Voir aussi indice de perfor- de données structurées, directement
mance des délais. émises et traitées par des applications
Note 6 : Voir figure 36, page 358. informatiques selon des procédures
normalisées (Journal Officiel du
10 octobre 1998).
Écart d’inflation Note 1 : Il existe également une version
Escalation variance Web/EDI, fonctionnant sur le même
Différence entre le taux de hausse des principe.
prix d’un pays et celui d’un de ses parte- Note 2 : Les applications EDI ont permis
naires économiques, ou de l’ensemble, la mise en place des premières applica-
ou d’un sous-ensemble de ceux-ci. tions de transmission numérique de
Note : L’expression « différentiel d’infla- commandes, factures et paiements sur la
tion » parfois employée doit être écartée base de la norme EDIFACT (Échange de
au bénéfice d’« écart d’inflation ». données informatisé pour l’administra-
tion, le commerce et le transport).

Écart sur budget Échantillonnage


Over run/under run Sampling
Différence entre le coût final estimé et Ensemble des opérations qui ont pour
le budget à date. objet de prélever, dans une population,
Note 1 : Il fait apparaître le gain ou la un groupe d’éléments qui doivent consti-
perte par ligne budgétaire, par ensem- tuer un échantillon.
ble de lignes budgétaires ou pour la tota- Note 1 : L’échantillon est un sous-
lité du projet. Il incite à la réflexion sur ensemble d’éléments représentatifs
les mesures correctives, sur la qualité de d’une population (personnes ou objets)
l’estimation initiale et sur celle de la choisis au hasard au sein de celle-ci.
réalisation. Note 2 : Cet échantillon est dit « aléatoi-
Note 2 : Voir figure 36, page 358. re » lorsque tous les éléments de la
population considérée ont une même
probabilité de faire partie de cet échan-
Écart sur l’échéancier tillon. Il est dit « simple » lorsque les
Voir écart de délai. éléments qui doivent former l’échan-
tillon sont tous prélevés indépendam-
Écart type ment les uns des autres.
Standard deviation
Mesure la plus courante dans un ensem- Échéancier de paiement
ble de valeurs de la dispersion d’une dis- Payment schedule
tribution de probabilité. Liste de jalons assortis d’un coût ou d’un
Note : L’écart type est égal à la racine pourcentage, dont le total est égal au mon-
carrée de la variance. tant du contrat ou de la commande.
3484351_Dico_Management.book Page 93 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Échéancier des jalons 93

Note : Il permet de prévoir les encaisse- Effet de taille


ments et les décaissements. Voir facteur d’extrapolation.

Échéancier des jalons


Milestone schedule Effet externe
Voir jalonnement. Externality
Incidence du comportement ou de l’acti-
Échéancier du projet vité d’un consommateur, d’une entre-
prise ou d’un organisme sur
Project schedule / Table of payment
l’environnement naturel, économique ou
1. En planification, ensemble des dates humain (Journal Officiel du 26 décem-
planifiées pour l’exécution des tâches bre 2006).
et l’atteinte des jalons du projet.
2. En économie et en finances, échelon-
nement des recettes et des dépenses, Efficacité
des encaissements et des décaisse- Effectiveness
ments, présentés ensemble sous la for- Niveau de réalisation des activités plani-
me des comptes prévisionnels néces- fiées et d’obtention des résultats
saires au calcul de la rentabilité du escomptés (NF EN ISO 9000).
projet. Note 1 : Dans le domaine de l’évalua-
Note : Il ne faut pas confondre avec le tion, l’efficacité est la mesure selon
terme planning. laquelle les résultats ont contribué à la
réalisation des objectifs.
Effet Note 2 : Voir figure 5, page 330.
Effect
Changement escompté ou non, attribua- Efficience
ble directement ou indirectement à un
Efficiency
projet.
Rapport entre le résultat obtenu et les
ressources utilisées (NF EN ISO 9000).
Effet de levier Note 1 : Dans le domaine de l’évalua-
Leverage effect tion, l’efficience est la mesure selon
Effet sur la rentabilité financière d’un laquelle les ressources sont converties en
recours plus ou moins important à résultats, de façon économe.
l’endettement, à partir d’une rentabilité Note 2 : Elle élargit l’analyse en portant
économique donnée. l’appréciation sur le couple moyens/
Note 1 : Il mesure l’impact de l’utilisa- résultats, sans pour autant remettre en
tion d’apports de capitaux de la part de cause les objectifs du projet.
tiers de l’entreprise par rapport aux capi- Note 3 : Voir figure 5, page 330.
taux propres à l’entreprise.
Note 2 : Il y a effet de levier du fait que
souvent le coût des emprunts (charges Effluent
déductibles dans le calcul de l’impôt) est Effluent
souvent inférieur au coût des capitaux Produit indésirable obtenu parallèlement
propres. à une fabrication.
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94 Élaboration progressive

Note 1 : Se débarrasser des effluents (par jalons, mais aussi par les assurances, la
traitement ou évacuation) représente un COFACE, etc.
coût parfois important. Note : Ils constituent la partie positive
Note 2 : Il ne faut pas confondre avec de la trésorerie d’affaires (flux de
les sous-produits, éventuellement valo- trésorerie).
risables.

Élaboration progressive Enclenchement


Progressive elaboration Sequencing
De façon courante, ensemble des condi-
Amélioration et affinement continu d’un
tions permettant le début d’une tâche,
plan au fur et à mesure que des informa-
tions plus détaillées et des estimations lorsque toutes les astreintes amont sont
atteintes.
plus fiables sont disponibles durant le
déroulement d’un projet (PMI, PMBOK, Note 1 : Il est synonyme d’étape dans la
3e édition, 2004). représentation de la méthode perl.
Note : Une meilleure précision et une Note 2 : Voir figure 13, page 337.
meilleure fiabilité du processus de plani-
fication sont obtenues grâce à ces itéra-
tions successives. Engagement
Commitment
Montant que l’organisme s’est obligé,
E-learning d’une manière explicite, à payer à ses
Voir formation en ligne. fournisseurs en contrepartie d’une
fourniture, d’une prestation ou d’un
Émergence d’un projet service.
Project emergence Note 1 : Les engagements peuvent
Processus de génération de l’idée d’un s’exprimer dans diverses bases écono-
projet à partir de l’identification d’un miques.
problème ou d’un besoin spécifique. Note 2 : Ils correspondent, à un moment
donné, à la somme des commandes qui
Emprunt ont été passées.
Loan Note 3 : Pour les commandes à prix for-
Voir capital emprunté. faitaire, l’engagement correspond au
montant indiqué sur la commande. Pour
En cours les commandes à bordereau de prix, il
représente la somme des produits de cha-
In progress
que coût unitaire par la quantité, dont on
Se dit de toute activité, tâche ou phase,
qui a été commencée et qui n’est pas a confirmé la commande au vendeur.
encore terminée, ni a fortiori acceptée.
Énoncé des travaux
Encaissement Statement of work (SOW)
Paid-in Description détaillée des travaux qui
Action d’encaisser les sommes payées doivent être effectués dans le cadre d’un
par le maître d’ouvrage aux dates des contrat.
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Enregistrement 95

Note : C’est ce qui sert au fournisseur Ensemblier


pour établir sa proposition lors de Main contractor
l’appel d’offres, et au niveau du contrat Personne morale ou physique chargée
pour définir ce qui est à faire. par contrat de la responsabilité de
l’ensemble de la construction ou du
montage final d’un ouvrage.
Enregistrement Note 1 : Elle prend la responsabilité de
Record l’ensemble des interventions des entre-
Document faisant état de résultats preneurs de différentes spécialités et/ou
obtenus, ou apportant la preuve de la des divers fournisseurs : c’est pourquoi
réalisation d’une activité (NF EN on l’appelle ensemblier.
ISO 9000).
Note 2 : Un ensemblier peut être consti-
Note 1 : Les enregistrements peuvent, tué par un groupement d’entreprises.
par exemple, documenter la traçabilité et Note 3 : L’entreprise ayant conclu un
apporter la preuve que vérification, contrat d’entreprise générale doit être à
actions préventives et actions correctives même d’assumer au minimum la fonction
ont été réalisées (NF EN ISO 9000). de gestion du contrat. Le plus souvent, les
Note 2 : En général, les enregistrements activités d’estimation, de contrôle des
ne nécessitent pas de maîtrise des révi- coûts et de planification lui incombent. Il
sions (NF EN ISO 9000). lui faut, en outre, assumer (ou faire assu-
mer) des fonctions d’ingénierie,
d’approvisionnement et de travaux.
Enregistrement de l’état Note 4 : On dit aussi « entrepreneur
de la configuration général ».
Configuration status accounting
Action d’enregistrer et de présenter, Entrée en vigueur d’un contrat
sous des formes définies, l’information Coming into force of a contract
de la configuration produit, l’état des Première étape de la réalisation d’un
demandes d’évolution et de la mise en contrat, obtenue quand un certain
œuvre des évolutions approuvées nombre de clauses préalables sont
(ISO 10007). remplies (exemple : accord des autorités,
versement d’un acompte, montage d’un
financement, etc.).
Enrichissement relatif en capital Note : C’est souvent, mais non nécessai-
(ERC) rement, la date contractuelle de démar-
Payback index of profitability rage du projet et/ou de début de suivi du
Rapport entre le revenu actualisé global respect des délais.
d’un projet et son coût d’investisse-
ment. Entrepôt de données
Note 1 : C’est le rapport entre la valeur Data warehouse
actuelle nette (VAN) du projet et le Ensemble de données collectées dans
montant de l’investissement initial. une entreprise ou un organisme pour être
Note 2 : Il est appelé également « indice exploitées par des outils d’aide à la déci-
de profitabilité ». sion (Journal Officiel du 20 avril 2007).
3484351_Dico_Management.book Page 96 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

96 Entrepreneur

Note : C’est un concept spécifique de Entretien


l’informatique décisionnelle, issu du Maintenance
constat de la nécessité d’unifier les diffé- Ensemble des dépenses en main-
rents gisements de données de l’entre- d’œuvre et en matériel consommable au
prise en un entrepôt de données global cours d’une année, pour le maintien des
ou dédié à un sujet/métiers. installations en état de fonctionnement.
Note : Voir aussi maintenance.
Entrepreneur
Contractor
En usine (ENU)
Personne chargée de l’exécution de tout EX Works (EXW)
ou partie des travaux, y compris la mise Voir Incoterms.
à disposition de moyens, éventuellement
la fourniture d’équipements ou de E-procurement
matériaux inclus dans ces travaux Voir approvisionnement en ligne.
suivant les conditions d’un marché de
travaux (X 50-108).
Note : Voir figure 1, page 327.
E-projet
E-Project
Structure organisée et non pérenne au sein
Entrepreneur général de l’entreprise, ayant pour objectif la mise
en œuvre des technologies de l’informa-
Voir ensemblier. tion et de la communication (TIC).
Note : Le e-projet est susceptible de
transformer les relations de travail non
Entreprise en ligne seulement à l’intérieur des organisa-
Virtual corporation tions, mais aussi à l’extérieur avec ses
Entreprise dont l’organisation est entiè- partenaires, clients et fournisseurs.
rement fondée sur l’utilisation des nou-
velles technologies de l’information et
de la communication (Journal Officiel Équipement
du 26 mars 2004). Equipment
Note : Ces technologies permettent de Fourniture matérielle ayant une indivi-
mettre en relation : dualité fonctionnelle et des limites phy-
• des consommateurs : « consomma- siques précises dans l’ouvrage.
teur à consommateur en ligne, CCL » Note : L’équipement fait l’objet d’une
(consumer-to-consumer – C2C, C-to- spécification qui précise les caractéristi-
C). ques et les performances à réaliser, ainsi
• des entreprises avec leurs clients : que les contraintes à respecter par le
« entreprise à consommateur en ligne, constructeur.
ECL » (business-to-consumer – B2C,
B-to-C). Équipement itémisé
• des entreprises : « entreprise à entre- Itemised equipment
prise en ligne, EEL » (business-to- Équipement intervenant directement
business – B2B, B-to-B). dans le processus de fonctionnement
3484351_Dico_Management.book Page 97 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Équipe-projet 97

attendu de l’ouvrage et qui, de ce fait, E-sourcing


porte un repère fonctionnel rappelé Sélection des fournisseurs via un pro-
dans la plupart des documents. cessus électronique.
Exemples : Le réacteur, l’échangeur, la Note : L’e-sourcing a pour but d’optimi-
pompe, etc. ser l’amont de l’achat en normalisant et
Note : Il ne faut pas confondre avec le en automatisant le plus possible la
terme matériel banalisé. recherche, la sélection et la négociation
avec les fournisseurs. L’économie réali-
sée provient principalement de la dimi-
Équipe-projet nution des coûts de négociation et de
Project team transaction.
Ensemble des personnes placées directe-
ment ou non sous l’autorité du respon-
sable de projet et chargées de Espérance mathématique
l’exécution du projet dans le cadre des Expectation value, mathematical expectation
responsabilités qui leur sont confiées. Valeur numérique mesurant la moyenne
Note 1 : Cette équipe peut comprendre des variables possibles pondérées par
des personnes internes ou externes à leur probabilité d’apparition.
l’entreprise. Note 1 : Pour une variable aléatoire
Note 2 : Elle inclut l’équipe de manage- discrète X prenant les valeurs xi avec les
ment de projet qui est constituée des probabilités pi, l’espérance mathémati-
membres de l’équipe-projet directement que est :
impliqués dans les activités de manage- μ = E(X) = Σ pi xi
ment de projet.
Note 2 : Pour une variable aléatoire
Note 3 : Le rôle de chaque membre de continue X ayant la fonction de densité
l’équipe-projet est précisé dans une fiche de probabilité f(x), l’espérance mathé-
de fonction (ou fiche de poste). matique, si elle existe, est :
Note 4 : Voir figure 2, page 328.
μ = E(X) = ∫ x f(x) dx
L’intégrale étant étendue sur l’intervalle
Équipe virtuelle (les intervalles) de variation de X.
Virtual team
Groupe de personnes membres d’une
équipe-projet et qui, dans leurs rôles Essai
respectifs, ne se rencontrent que très
Test
rarement, car souvent très éloignés géo-
Organisation de l’ensemble des essais
graphiquement.
statiques et dynamiques de l’ouvrage, et
Note : Diverses technologies, comme les
coordination dans le temps et dans
collecticiels, sont utilisées pour faciliter
l’espace des opérations de vérification,
la communication entre les membres
de réglage, de mise en route et de
d’une équipe virtuelle.
mesures permettant de prouver la
conformité de l’ouvrage avec sa
Escalation spécification et ses garanties contrac-
Voir inflation. tuelles (NF X 50-106-1).
3484351_Dico_Management.book Page 98 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

98 Essai à chaud

Note : Suivant le type de contrat, la Essai de réception


supervision de ces essais peut être répar- Test-run
tie entre plusieurs intervenants suivant le Ensemble des essais définis par le
type de contrat. contrat pour prouver la conformité de
l’ouvrage avec les garanties de perfor-
mance.
Essai à chaud
Note 1 : Ces essais font en général
Hot test, commissioning
l’objet d’un procès-verbal de réception.
Essai des circuits et des systèmes en
simulant leur fonctionnement dans les Note 2 : Ils sont appelés également
conditions physiques le plus proche pos- « essais de performance ».
sible du réel.
Note 1 : Ces essais sont menés avec des Essai en charge
fluides inertes et une mise sous atmos- Voir essai à chaud.
phère neutre (sans produits réactifs).
Note 2 : En général, ils sont faits sous la Essai mécanique
responsabilité des équipes de démarrage
Mechanical test
de l’exploitant, mais avec l’assistance Vérification de l’état correct du mon-
permanente du constructeur.
tage de tous les matériels.
Note 3 : On dit aussi « essai en charge ». Note 1 : Ces vérifications portent géné-
Note 4 : Voir figure 10, page 335. ralement sur la rotation des moteurs, la
calibration des boucles d’instrumenta-
tion, la conformité de la réalisation avec
Essai à froid les plans de circulation des fluides, les
Cold test, pre-commissioning contrôles d’étanchéité, etc.
Vérification et réglage des équipements
et des circuits permettant la mise en ser- Note 2 : Ces vérifications permettent de
prononcer l’acceptation mécanique.
vice des utilités nécessaires.
Note 1 : Ces essais comprennent généra- Note 3 : Voir figure 10, page 335.
lement des tests pneumatiques et
hydrauliques, des lavages, la mise en Estimateur
place des lubrifiants, etc. Estimator
Note 2 : Ils sont réalisés après l’achève- Personne chargée d’effectuer l’estima-
ment mécanique et conditionnent le tion des coûts d’un projet.
passage aux essais à chaud. Note 1 : Chez un maître d’ouvrage,
Note 3 : On dit aussi « essai à vide ». l’estimateur devra évaluer des coûts
Note 4 : Voir figure 10, page 335. d’exploitation et de fonctionnement, tout
autant que des coûts d’investissement,
mais avec des approximations assez
Essai à vide larges.
Voir essai à froid. Note 2 : Chez un maître d’œuvre ou un
entrepreneur, l’estimateur devra surtout
donner une évaluation raisonnable des
Essai de performance risques financiers que l’entreprise va
Voir essai de réception. prendre ou non.
3484351_Dico_Management.book Page 99 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Estimation 99

Estimation Note 2 : L’estimation par analogie est


Estimation une forme de jugement d’expert. Sa
Hypothèse faite sur un résultat quantita- fiabilité sera la plus forte si l’activité
tif et comportant une indication sur son antérieure est similaire non seulement en
exactitude (FD X50-115). apparence, mais surtout dans les faits, et
Note 1 : Dans le domaine du manage- si les membres de l’équipe-projet qui
ment de projet, l’hypothèse porte géné- effectuent l’estimation ont bien l’exper-
ralement sur les coûts ou les délais. tise nécessaire.
Note 2 : La précision des estimations Note 3 : Voir aussi facteur d’extrapo-
varie selon les phases du projet. lation.
Note 3 : Le coût de l’estimation varie
ainsi que les méthodes d’estimation. Estimation analytique
Analytic cost estimating
Méthode d’estimation des coûts
Estimation à 3 points consistant à chiffrer précisément chaque
Three-point estimate élément du projet.
Technique analytique qui utilise trois
Note : Elle n’est utilisée que dans les
estimations du coût ou de la durée pour
estimations détaillées lorsque les élé-
représenter le scénario optimiste, le scé- ments du projet sont suffisamment
nario pessimiste et le scénario le plus
connus.
probable (PMI, PMBOK, 3e édition,
2004).
Note : Cette technique est utilisée pour Estimation ascendante
affiner la précision des estimations du Bottom-up estimating
coût ou de la durée, en cas d’incertitude Méthode d’estimation des coûts consis-
concernant l’activité sous-jacente ou le tant à estimer chaque élément détaillé du
composant de coût sous-jacent. projet et à en faire la somme pour avoir
l’estimation globale.
Estimation analogique Note 1 : Elle utilise le découpage du
projet pour estimer comment satisfaire
Analogical cost estimating aux exigences de chacun des travaux
Méthode d’estimation des coûts basée
plus détaillés à des niveaux inférieurs.
sur les valeurs des paramètres d’une
activité antérieure similaire (exemple : Note 2 : La précision de cette méthode
le contenu, le coût, le budget, la durée) d’estimation est fonction de l’ampleur et
ou les mesures d’échelle de cette activité de la complexité du travail identifié aux
(exemple : la dimension, le poids, la niveaux inférieurs : elle est donc généra-
complexité) pour estimer les paramètres lement meilleure pour des travaux dont
ou les mesures correspondants d’une le contenu est moindre.
activité future (PMI, PMBOK, 3e édition,
2004). Estimation de la durée des tâches
Note 1 : Cette technique est souvent uti- Activity duration estimating
lisée pour estimer un paramètre Processus de détermination du nombre
lorsqu’on ne dispose que d’informations de périodes de travail nécessaires à
limitées sur le projet, notamment dans l’achèvement de chacune des tâches du
ses premières phases. projet.
3484351_Dico_Management.book Page 100 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

100 Estimation des coûts

Note : L’estimation de la durée de cha- stratégique et s’exerce tout au long de la


que tâche peut être effectuée de plu- vie du projet (notamment lors de la réé-
sieurs manières : valuation du montant du reste à faire).
• « à dire d’expert » : la durée est alors Note 3 : Le processus d’estimation est
le résultat de l’appréciation ou l’enga- itératif, en ce qu’il permet de réduire
gement d’un expert ou du responsable l’incertitude au fur et à mesure du dérou-
de la tâche ; lement du projet. Il ne peut justifier un
• à partir de la relation entre la charge dépassement des budgets alloués.
de travail et la disponibilité d’une Note 4 : L’estimation peut également
ressource, en utilisant la relation : être entendue comme le résultat des
durée = charge de travail/disponibilité tâches de quantification de l’ensemble
des ressources ; des ressources nécessaires à la réalisa-
• à partir de méthodes d’estimation tion d’un projet. Sous cette forme, elle
(exemple : estimation à 3 points, constitue un élément important du pilo-
estimation PERT, etc.). tage du projet et elle est indispensable à
la maîtrise des coûts.
Estimation des coûts
Costs estimating Estimation des ressources
Ensemble d’activités permettant de Activity resource estimating
quantifier l’ensemble des ressources, Processus de détermination des types et
quelle que soit leur nature (exemple : quantités de ressources nécessaires à
infrastructure, matériel, ressources l’exécution des activités de l’échéancier
humaines, ressources financières, presta- (PMI, PMBOK, 3e édition, 2004).
tions, etc.) nécessaires à la réalisation
d’un projet (FD X50-137).
Note 1 : L’estimation recouvre :
Estimation des risques
Risks estimation
• l’identification de tous les postes de
Processus d’affectation de valeurs à la
coûts du projet (exemple : ressources
gravité des conséquences, à la possibi-
utilisées pour les activités, frais géné- lité d’apparition et à la possibilité de
raux, biens et services, management
détection des risques.
du projet, etc.) ;
• la recherche de sources d’informa-
tions pertinentes en prenant en Estimation détaillée
compte la précision attendue de ces Detailed cost estimating
prévisions ; Voir classe d’estimation des coûts.
• la présentation des estimations de Note : Voir figure 38, page 359.
coûts de manière à permettre l’élabo-
ration de budgets conformes aux pro-
cédures de contrôle approuvées et aux Estimation factorielle
exigences de l’organisme en charge Factorial cost estimating
du projet. Méthode d’estimation des coûts utili-
Note 2 : Cette activité n’est pas limitée à sant les coefficients d’installation.
la phase de préparation d’un projet, mais Note : Elle est utilisée lors des estima-
débute au cours du processus de décision tions préliminaires.
3484351_Dico_Management.book Page 101 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Estimation globale 101

Estimation globale Estimation par similitude


Up-bottom estimating Voir estimation analogique.
Méthode d’estimation des coûts
consistant à estimer globalement le coût Estimation préliminaire
du projet, puis éventuellement à décom- Conceptual cost estimating, preliminary cost
poser ce coût en éléments plus simples. estimating
Note 1 : S’utilise dans les phases préli- Voir classe d’estimation des coûts.
minaires du projet lorsque l’approche Note : Voir figure 38, page 359.
globale est plus précise qu’une approche
plus détaillée. Estimation probabiliste d’une
Note 2 : L’estimation globale est durée d’activité
l’inverse de l’estimation ascendante. Activity probabilistic estimate
Procédé d’estimation de la durée d’une
tâche, utilisant trois estimations intuiti-
Estimation modulaire ves pour arriver à une estimation dite
Modular cost estimating probable.
Méthode d’estimation des coûts qui Note : On utilise souvent la méthode des
consiste à décomposer le projet en élé- trois points qui permet d’estimer la
ments de procédé ou en phases (modu- durée d’une tâche à partir de la formule :
les) et à estimer chaque module en Durée = (TO + 4 TM + TP)/6
fonction de paramètres dimensionnant. Où :
Note : Elle est utilisée lors des estima- • TM : temps moyen estimé (travail
tions préliminaires. dans des conditions normales ou
temps le plus probable) ;
• TO : temps optimiste (temps mini-
Estimation paramétrique mum pour accomplir la tâche dans les
Parametric cost estimating conditions les plus favorables) ;
Méthode d’estimation des coûts par- • TP : temps pessimiste (temps maxi-
tant d’une relation statistique entre des mum pour accomplir la tâche dans les
données historiques et d’autres variables pires conditions).
(exemple : superficie en construction,
lignes de code en développement logi- Estimation semi-analytique
ciel) pour calculer une estimation de Semi-analytic cost estimating
paramètres d’une activité, comme son Méthode d’estimation des coûts qui
contenu, son coût, son budget et sa durée consiste à estimer le coût d’un projet à
(PMI, PMBOK, 3e édition, 2004). partir de coûts statistiques agrégés.
Note : Le niveau de fiabilité de cette Exemple 1 : Le coût d’un m3 de béton,
technique dépend de la sophistication du comprenant le coût du terrassement, du
modèle utilisé et des données sous- coffrage, du béton et du ferraillage.
jacentes. Exemple 2 : Le coût d’une boucle de
Exemple : Le coût peut s’estimer en régulation comprenant le capteur, le
multipliant la quantité de travail plani- transmetteur, les lignes, la vanne de régu-
fiée par le coût unitaire standard de ce lation et la partie du système de conduite
travail. relatif à cette boucle de régulation.
3484351_Dico_Management.book Page 102 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

102 Estimation semi-détaillée

Exemple 3 : Le coût d’un mètre linéaire Note 3 : Le réseau d’un projet part
de tuyauterie comportant le tuyau, les d’une étape début unique (correspondant
accessoires de tuyauterie (brides, etc.), au point de départ ou à la décision de
la robinetterie, la préfabrication, le mon- lancement du projet) et aboutit à une éta-
tage, les supports. pe de fin unique (correspondant à la fin
du projet).
Estimation semi-détaillée Étape clé
Semi-detailed cost estimating Key node
Voir classe d’estimation des coûts. Événement significatif et parfaitement
Note : Voir figure 38, page 359. défini dans le déroulement du projet.
Note : Voir aussi jalon.
Étalonnage
Benchmarking Étape relais
Démarche permanente de recherche, Interface node
d’évaluation et de comparaison des pro- Étape correspondant à un changement
duits et des pratiques, et des mises en de responsabilité d’activité.
œuvre les meilleures, visant à optimiser Exemple : Fin électricité/début courants
la performance de l’organisme (Institut faibles.
du Benchmarking).
Note 1 : Il consiste à comparer tout ou État d’avancement
partie de l’organisme à un ou plusieurs Progress status
autres identifiés comme faisant référen- Constat de l’avancement physique d’un
ce dans un domaine spécifique. projet ou d’une partie de projet.
Note 2 : L’originalité de la démarche
tient au fait qu’elle cherche à mesurer la État des lieux
performance d’un service ou d’une fonc-
tion, et non la performance globale de Base-line study
Analyse décrivant la situation avant le
l’organisme, en tenant compte des
lancement du projet, et par rapport à
meilleures pratiques.
laquelle on pourra apprécier des amélio-
Note 3 : Il est appelé aussi « référen- rations ou faire des comparaisons tout au
ciation ». long du projet.

Étape État d’un produit


Product status
Node
Un des cinq états de référence dans
Point de liaison entre des activités
amont et des activités aval. lequel se présente un produit au cours
de son cycle de vie.
Note 1 : Ce terme est également appelé
Note : Un produit se présente successi-
« événement » ou « nœud ».
vement sous les différents états de réfé-
Note 2 : Dans la méthode PERT, l’éta- rence suivants, les trois premiers se
pe est le commencement ou la fin d’une rapportant à des produits virtuels, les
tâche. Elle est généralement représentée deux autres à des produits physiques
par un cercle numéroté. (FD X 50-410) :
3484351_Dico_Management.book Page 103 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Étude d’avant-projet 103

• État fonctionnel : cet état correspond estimations de coûts et les durées prévi-
aux fonctions de service attendues du sionnelles de réalisation.
produit et enregistrées dans un cahier Note 1 : Partie de l’étude de concep-
des charges fonctionnel (CdCF) ou tion, elle a pour but essentiel de traduire
dans un document similaire. Lorsque concrètement les objectifs du plan
le CdCF est figé, l’état correspondant d’action pour dégager les possibilités
du produit devient alors « état fonc- techniques les mieux adaptées aux
tionnel de référence ». besoins. Ces études aboutissent à une ou
• État spécifié : cet état est déterminé plusieurs solutions d’ensemble, avec les
par les exigences de besoins à satis- descriptifs et les devis sommaires esti-
faire et traduites dans une spécifica- matifs permettant un choix de solution
tion technique du besoin (STB). (FD X 50-106-1).
Lorsque la STB est figée, l’état cor- Note 2 : Les études d’avant-projet per-
respondant du produit devient alors mettent d’établir :
« état spécifié de référence ». • le dossier d’avant-projet (le dossier
• État défini : cet état est déterminé par de conception préliminaire, la
une « définition », c’est-à-dire un note de clarification, une structura-
ensemble de données permettant tion et une planification succincte du
d’identifier le produit, pour pouvoir le projet, etc.) ;
fabriquer, l’utiliser et le soutenir. Il • la lettre de mission du chef de
est traduit dans un dossier de défini- projet ;
tion (DD). Lorsque la définition du • le contrat et les annexes techniques.
produit est qualifiée, l’état correspon-
dant du produit devient alors « état
défini qualifié ».
Étude de base
• État réalisé : cet état correspond à
chacun des différents exemplaires du Basic design study
produit fabriqué et prêt à être mis en Approfondissement de la solution
service. Il est enregistré dans le regis- d’ensemble retenue (à l’issue de l’étude
tre de contrôle individuel (RCI) ou le d’avant-projet), avec les estimations des
registre de contrôle de lot (RCL) pro- dépenses, les modalités générales et les
pre à l’exemplaire considéré. délais d’exécution permettant d’arrêter
les caractéristiques générales du projet,
• État vivant : cet état correspond à
et un budget d’investissement pour sa
chacun des différents exemplaires du
réalisation (FD X50-106-1).
produit en service, exploités et soute-
nus par l’utilisateur qui possède et Note 1 : On dit aussi « étude de projet ».
gère les livrets suiveurs des différents Note 2 : L’étude de base comprend
exemplaires. l’ensemble des informations spécifiques
du procédé retenu, adaptées aux condi-
tions locales du projet. Elle concerne les
Étude d’avant-projet équipements participant au processus et
Preliminary design study les utilités.
Étude permettant de confirmer la faisa- Note 3 : Au terme de l’étude de base,
bilité du projet et d’exprimer les caracté- l’irréversibilité du projet est générale-
ristiques essentielles de l’ouvrage, les ment acquise.
3484351_Dico_Management.book Page 104 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

104 Étude de conception

Note 4 : L’étude de base inclut l’étude de conception préliminaire. Elle se


procédé et précède les études de détail. concrétise par l’établissement d’un
Dans le cas de l’ingénierie, cette étude document comprenant un cahier des
doit permettre la préparation des appels charges fonctionnel révisé, un cahier
d’offres concernant les équipements par- des charges technique et/ou des spécifi-
ticipant au processus et aux utilités. cations techniques du besoin (STB).
Note 5 : Dans certains secteurs indus- Note 3 : L’étude de définition réalisée,
triels, cette étude correspond à l’avant- après le lancement du projet, mais avant
projet définitif (APD). la décision d’investissement, permet
Note 6 : Les documents résultant de d’établir la conception de base et le réfé-
l’étude de base comprennent des sché- rentiel du projet.
mas fonctionnels, des spécifications
des équipements, un bilan-énergie, un Étude de détail
bilan-matière, des plans-guides, etc. Detailed engineering study
Étude ayant pour objet d’établir
Étude de conception l’ensemble des documents qui permet-
Design study tent la réalisation de l’ouvrage.
Étude permettant de définir les moyens Note 1 : Les documents issus de cette
ou les caractéristiques fonctionnelles et étude se répartissent en documents pour
physiques des ouvrages ou des systèmes la passation des commandes et des
à réaliser. marchés de travaux, pour l’exécution
Note 1 : Les études de conception sont et la vérification du montage et de la
déclinées en étude d’avant-projet et en mise en route.
étude de base (ou « étude de projet »). Note 2 : Ce stade d’étude aboutit aux
Note 2 : Dans certains secteurs indus- spécifications, aux plans-guides des
triels, elles peuvent comporter, notam- ouvrages et des installations, et dans cer-
ment, une étude de procédé, une étude tains cas, au plan d’exécution.
du système ou une étude d’architecture Note 3 : Elle contribue au dossier de
de produit. consultation des entrepreneurs et four-
Note 3 : En ingénierie, ces études por- nisseurs, leur permettant de présenter
tent sur les infrastructures, les maté- leurs offres.
riaux, les matériels et les utilités
nécessaires aux productions ou aux ser- Étude de diagnostic (loi MOP)
vices à assurer. Diagnostic study
Étude permettant de renseigner le maî-
Étude de définition tre d’ouvrage sur l’état du bâtiment (ou
Definition study de l’ouvrage) et sur la faisabilité de
Étude donnant la définition technique du l’opération (loi MOP, décret d’applica-
projet. tion du 29 novembre 1993).
Note 1 : Ces études font partie des Note : Elle a pour objet :
études de conception. • d’établir un état des lieux ;
Note 2 : L’étude de définition prélimi- • de fournir une analyse fonctionnelle,
naire, réalisée lors des études d’avant- urbanistique, architecturale et tech-
projet, permet d’établir le dossier de nique (ou de procéder à une analyse
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Étude de faisabilité 105

technique de la résistance de financière (rentabilité, performances),


lastructure et sur les équipements une analyse des risques, une étude
techniques) ; d’impact.
• de permettre d’établir un programme Note 4 : Cette étude se concrétise sou-
fonctionnel d’utilisation du bâtiment vent par l’élaboration d’un cahier des
(ou de l’ouvrage) ainsi qu’une esti- charges (en particulier un cahier des
mation financière et d’en déduire la charges fonctionnel), d’un dossier
faisabilité de l’opération ; d’orientation, d’un dossier d’entre-
• de préconiser, éventuellement, des prise (business case), d’un plan d’affai-
études complémentaires d’investiga- res (business plan).
tion des existants ; Note 5 : Après validation et approbation,
• de proposer, le cas échéant, des lors d’une revue de faisabilité, ces docu-
méthodes de réparation ou de confor- ments constituent les données d’entrée
tement assorties de délais de réalisa- de la phase suivante.
tion et de mise en œuvre.
Étude de localisation
Étude de faisabilité Location study
Feasibility study Étude déterminant le site le mieux
Étude approfondie de la faisabilité de la approprié pour le projet.
meilleure variante du projet, ayant pour Note 1 : Cette étude a pour vocation de
objet de réunir toutes les données de réunir des éléments d’informations sur
base et l’ensemble des informations les caractéristiques de différents sites,
(techniques, commerciales, stratégi- ainsi que des informations liées à l’envi-
ques, économiques, financières, envi- ronnement économique de ces derniers.
ronnementales, etc.) nécessaires à la Note 2 : On dit aussi « étude de site ».
décision de lancer, ou non, le projet.
Note 1 : Cette étude consiste en une Étude de marché
évaluation approfondie de la variante du
Market study
projet qui a été retenue, l’examen des
Analyse de l’offre et de la demande,
différentes variantes possibles étant
réalisé au niveau de l’étude de pour un produit ou un service qu’on
envisage de fournir (FD X 50-106-1).
préfaisabilité.
Note 2 : Elle s’attache à déterminer les
données critiques du projet, et a généra- Étude d’enjeu
lement pour but : Voir étude d’opportunité.
• de procéder à une analyse détaillée
des principales données du projet ; Étude de préfaisabilité
• de vérifier la faisabilité du projet ; Pre-feasibility study
• d’évaluer les risques potentiels ; Étude préliminaire de la faisabilité, ayant
• d’évaluer l’impact du projet sur pour objet d’effectuer une comparaison et
l’organisation et son environnement. une priorisation des différentes variantes
Note 3 : L’étude de faisabilité regroupe d’un projet dans leur globalité, et de
généralement plusieurs études : une étu- procéder à une évaluation préliminaire
de technique, une analyse économique et des solutions envisageables.
3484351_Dico_Management.book Page 106 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

106 Étude de pré-investissement

Note 1 : Cette étude fait ressortir l’exis- principe, les schémas de procédés, les
tence ou l’absence de solutions au projet données et les spécifications de procédés,
envisagé. les bilans-matières et les bilans-
Note 2 : Elle s’attache à déterminer les énergies.
options techniques les plus critiques, à
vérifier la cohérence d’ensemble et à Étude de projet
dégager les axes d’optimisation écono- Voir étude de base.
mique du projet. Des méthodes telles
que l’analyse de la valeur sont efficaces
pour définir le projet le mieux adapté Étude de réalisation
aux besoins et aux meilleurs coûts. Implementation study
Note 3 : Cette étude regroupe générale- Étude permettant la réalisation des ouvra-
ment plusieurs études préliminaires : ges, des matériels, des équipements et
une étude technique préliminaire, une des utilités, sur la base des caractéristi-
analyse économique et financière (renta- ques et des documents issus des études de
bilité, performances), une analyse préli- conception (FD X 50-106-1).
minaire des risques, une étude Note 1 : Ces études comprennent l’étude
d’impact préliminaire. de détail et les études d’exécution.
Note 4 : Elle permet d’identifier les Note 2 : Dans certains types de projet, ce
aspects du projet nécessitant une étude terme équivaut au terme « développe-
plus approfondie, de déterminer si on ment ».
doit poursuivre le projet avec ou sans
une étude de faisabilité, de réviser le Étude de rentabilité
projet ou de décider si on doit l’aban- Profitability study
donner à ce stade. Étude ayant pour objet l’estimation du
coût de revient d’un produit ou d’une
Étude de pré-investissement activité et/ou la détermination de la ren-
tabilité d’un investissement, ainsi que
Pre-investment study
leur sensibilité dans le cadre d’une étude
Étude technico-économique réalisée
dans la première phase du cycle d’un de préfaisabilité (ou d’une étude de
faisabilité) à partir de laquelle est prise
investissement (phase d’avant-projet).
la décision du maître d’ouvrage.
Note : Cette étude se compose des étu-
Note : Les techniques utilisées lors
des d’opportunité, des études de pré-
faisabilité et des études de faisabilité. d’une étude de rentabilité sont l’estima-
tion des coûts, l’analyse de rentabilité,
l’analyse de sensibilité, l’analyse des
Étude de procédé risques.
Process study
Étude des opérations à effectuer sur des Étude des dangers
matières premières données permettant Safety report
de définir les caractéristiques principales Cette étude décrit en détail les installa-
d’un procédé. tions de l’établissement en vue d’identi-
Note : Elle se concrétise par le livre de fier précisément les risques internes et
procédé et comprend le schéma de externes à l’établissement, de les évaluer
3484351_Dico_Management.book Page 107 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Étude de site 107

par des scénarios d’accidents envisagea- des besoins donnée ou du marché, et du


bles, de concevoir les mesures à même diagnostic d’une situation posant
de les réduire, et de recenser les moyens problème.
de secours disponibles en cas de sinistre.
Note 1 : L’étude des dangers est une des
pièces fondamentales du dossier de Étude d’impact
demande d’autorisation d’exploiter. Environmental impact assessment
Note 2 : Elle est obligatoire pour toutes Analyse des contraintes extérieures de
les installations soumises à autorisation tous ordres (géographiques, sociologi-
(installations classées). ques, économiques, sanitaires, juridi-
ques, environnementales, écologiques,
Étude de site etc.) auxquelles doit répondre
Voir étude de localisation. l’ouvrage. Ces études doivent permet-
tre d’évaluer les incidences sur l’envi-
ronnement et d’éliminer les solutions
Étude d’esquisse (loi MOP) d’ensemble inacceptables (FD X 50-
Conceptional study 106-1).
Étude ayant pour objet, dans le cadre Note 1 : Cette étude correspond à une
notamment des ouvrages de bâtiment, de obligation légale pour certains types de
proposer une ou plusieurs solutions projets publics ou privés dont la liste est
d’ensemble traduisant les éléments fixée par décret.
majeurs du programme, d’en indiquer
les délais de réalisation et d’examiner Note 2 : Les installations soumises à
leur compatibilité avec l’enveloppe autorisation doivent faire l’objet d’une
financière prévisionnelle du maître étude d’impact afin de quantifier et de
d’ouvrage (loi MOP). réduire au maximum les pollutions chro-
niques et les nuisances causées par le
fonctionnement de l’installation. La pro-
Étude d’exécution cédure concernant l’élaboration des étu-
Execution study des d’impacts est issue de la loi du
Étude permettant la production des 19 juillet 1976 relative à la protection de
plans d’exécution, des nomenclatures et la nature. Le contenu de l’étude est fixé
des notes de calcul. par voie réglementaire.
Note 1 : Elles sont menées par les four- Note 3 : Il ne faut pas confondre avec le
nisseurs (pour les équipements) et par terme analyse d’impact.
les entrepreneurs (pour les travaux).
Note 2 : Ces études sont normalement à
la charge des fournisseurs, mais les Étude d’opportunité
sociétés d’ingénierie peuvent être ame-
Opportunity study
nées à les effectuer.
Étude ayant pour objet de passer d’une
idée de projet à une proposition de pro-
Étude d’identification jet. Elle permet de formaliser les exigen-
Identification study ces et les caractéristiques principales du
Étude ayant pour objet de faire émerger projet et d’en montrer l’intérêt stratégi-
des idées de projet, à partir de l’analyse que pour l’organisme.
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108 Étude préalable

Note 1 : L’étude d’opportunité fait suite Note 2 : Ces études englobent l’étude
à l’étude d’identification. Mais ces d’identification.
deux études sont souvent confondues en Note 3 : Parmi les études préalables, il est
une étude unique intégrant tant la genèse possible de trouver des études de marché,
des idées de projet que l’élaboration des études techniques, des études sur les
d’une proposition de projet. matières premières et les facteurs de pro-
Note 2 : L’étude d’opportunité est par- duction, des essais en laboratoire, des étu-
fois dénommée « étude d’enjeu ». des de localisation, etc.
Note 3 : Il s’agit d’une étude sommaire Note 4 : Dans le cadre des projets infor-
souvent réalisée à partir des orientations matiques, cette étude fait suite au sché-
stratégiques de l’organisme et ne doit pas ma directeur. Elle détermine les choix
entraîner des dépenses trop importantes. structurants d’une application, fournit
Note 4 : Cette étude comprend générale- une base de référence pour la suite du
ment : projet et aboutit à un cahier des charges
• l’identification d’un besoin donné ; fonctionnel validé pour l’étude
détaillée.
• le diagnostic de la situation existante
(dont la couverture éventuelle par Note 5 : Dans le cadre des projets de
d’autres projets) ; construction, les études préalables per-
• l’analyse de scénarios d’évolution ; mettent, avant de lancer une opération,
• la formalisation d’une proposition du de préciser la demande et de choisir la
meilleure solution pour y répondre (ana-
projet.
lyse de la situation, choix des objectifs,
Note 5 : Le résultat de cette étude peut être examen des solutions possibles, choix
formalisé dans un document appelé du lieu, faisabilité, préprogramme, etc.).
« fiche d’opportunité », note de cadrage,
« fiche d’identification », « fiche d’inten-
tion » ou « fiche d’orientation ». Étude préliminaire
Note 6 : Après validation et approbation Preliminary study
lors d’une revue d’opportunité, ces Étude préliminaire permettant de définir
documents constituent les données les données générales de base des
d’entrée de la phase suivante. ouvrages et/ou des équipements et/ou
des ensembles industriels (choix du
site, programme, approvisionnement et
Étude préalable évacuation, besoins en fluides et énergie,
Preparatory study données économiques et financières,
Étude permettant d’analyser les problè- etc.), à partir des conclusions des études
mes de tous ordres qui conditionnent la préalables et/ou des éléments reçus du
genèse d’idées de projet. maître d’ouvrage.
Note 1 : Ce terme désigne les études pré- Note : Ces études englobent l’étude
paratoires réalisées avant le début de la d’opportunité du projet ainsi que, géné-
phase d’avant-projet. Mais dans cer- ralement, l’étude de préfaisabilité.
tains secteurs, ce terme peut avoir un
sens plus large et concerner toutes les
études réalisées dans cette phase Euros à base contrat
d’avant-projet. Euros constants à la date du contrat.
3484351_Dico_Management.book Page 109 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Euros actualisés 109

Euros actualisés même monnaie à des dates assez diffé-


Discounted value rentes ne sont pas effectivement compa-
Base économique consistant à donner à rables.
tous les euros courants une valeur à une Note 2 : Lorsque l’on fait une étude en
date donnée en utilisant une formule euros courants sur une certaine durée, il
d’actualisation pour tous les coûts du faut prendre en compte des euros ayant
projet. des valeurs différentes.
Note 3 : Les euros courants sont cepen-
dant utilisés en comptabilité et en matiè-
Euros à date re fiscale, car c’est la seule base qui
Euros constants à la date de l’analyse. permette le rapprochement entre les
informations comptables et celles résul-
Euros constants tant de la coûtenance.
Constant euros, constant value Note 4 : Des projections sont réalisées
Base économique dans laquelle les en euros courants dès lors qu’elles
revenus et coûts du projet sont ramenés incluent des évolutions en volume et en
à des euros à une date déterminée. prix, c’est à dire avec prise en compte
Note 1 : Cette date est choisie en fonc- d’une prévision d’inflation. Ceci par
tion de l’intérêt des parties, en tant que opposition aux euros constants.
date de référence pour le projet (date de
signature du contrat, date de mise en ser- Évaluation
vice de l’installation, par exemple).
Appraisal, evaluation
Note 2 : Le bilan du projet sera établi à Appréciation aussi systématique et
une date unique et significative. objective que possible de la pertinence,
Note 3 : On dit aussi « euros à date » ou de l’efficacité, de l’efficience, de
« euros à base contrat ». l’impact et de la viabilité d’une action
Note 4 : Des projections sont réalisées par rapport à ses objectifs.
en euros constants dès lors qu’elles Note 1 : Ce processus permet de compa-
n’incluent pas l’inflation dans des esti- rer et de hiérarchiser des actions proje-
mations qui ne portent donc que sur des tées, en cours ou achevées.
évolutions en volume. Ceci par opposi- Note 2 : Elle peut être considérée
tion aux euros courants. comme une étape préliminaire de l’esti-
mation, permettant de juger rapidement
s’il y a lieu de poursuivre plus précisé-
Euros courants ment l’analyse.
Current euros, current value
Base économique dans laquelle les
revenus et coûts du projet sont mesurés Évaluation de projet
en euros, au jour le jour ; pour le passé : Project evaluation, project assessment
les euros comptabilisés (recettes, dépen- Appréciation systématique et objective
ses) ; pour le futur : les euros à recevoir, d’une idée de projet, d’une proposition
à payer. de projet, d’un avant-projet, d’un projet
Note 1 : En raison de l’inflation, deux en cours ou terminé, de sa conception,
coûts ou deux prix exprimés dans la de sa mise en œuvre et de ses résultats.
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110 Évaluation des compétences

Note 1 : Il convient de distinguer l’éva- Note : Les principaux critères considérés


luation préalable (évaluation ex-ante), pour cette évaluation sont la qualité, le
l’évaluation en cours et l’évaluation respect des délais, la situation financière,
rétrospective (évaluation ex-post). la sécurité et les prix.
Note 2 : Le but est de déterminer la per-
tinence et l’accomplissement des objec-
tifs, l’efficience, l’efficacité, l’impact et Évaluation des impacts
la durabilité. Impacts evaluation
Note 3 : L’évaluation « financière » d’un Voir analyse d’impacts.
projet est l’analyse de l’investissement
afin d’en établir le bien-fondé et l’accep-
tabilité en fonction de certains critères Évaluation des risques
financiers. Risks evaluation
Note 4 : L’évaluation « économique » Processus de comparaison et de hiérar-
d’un projet est l’analyse du projet du chisation des risques selon des critères
point de vue de la collectivité, c’est-à- de risque donnés afin d’en déterminer
dire l’appréciation des effets positifs et l’importance.
négatifs par rapport à des objectifs éco- Note : En pratique, ce processus
nomiques et sociaux définis à l’avance. consiste à :
L’analyse coûts-avantages est un outil • déterminer sa criticité ;
important de l’évaluation économique • déterminer son degré d’acceptabilité ;
d’un projet. • hiérarchiser.

Évaluation des compétences


Competencies evaluation Évaluation ex-ante
Évaluation à partir de différentes métho- Voir évaluation préalable.
des (entretiens individuels, diagnosti-
ques, auto-diagnostiques, tests, etc.) des
compétences (FD X50-183). Évaluation ex-post
Note 1 : Les certifications des compé- Voir évaluation rétrospective.
tences en management de projet permet-
tent d’évaluer les compétences
individuelles dans ce domaine. Évaluation préalable
Note 2 : La gestion d’un portefeuille de Ex-ante evaluation
projets implique la prise en compte de Évaluation qui est conduite avant le lan-
l’ensemble des ressources et des cement d’un projet.
compétences. Note : On dit aussi « évaluation ex-
ante ».
Évaluation des fournisseurs
Suppliers evaluation
Appréciation portant sur la perfor- Évaluation rétrospective
mance et le rendement des fournis- Ex-post evaluation
seurs, sur un certain nombre de critères Évaluation qui est conduite après la
et d’objectifs clés. clôture d’un projet.
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Évaluation sociale 111

Note 1 : Ce type d’évaluation peut être Note : Il correspond à la queue de la flè-


réalisé immédiatement après l’achève- che sur un diagramme fléché.
ment du projet ou beaucoup plus tard. Le
but est d’identifier les facteurs de suc-
cès ou d’échec, d’apprécier la durabilité Événement aval
des résultats et des impacts, et de tirer J node
des conclusions qui pourront être géné- Extrémité d’une liaison directe qui mar-
ralisées à d’autres actions. que, en général, l’achèvement d’une
Note 2 : On dit aussi « évaluation ex- tâche.
post ». Note : Il correspond à la pointe de la
flèche sur un diagramme fléché.
Évaluation sociale
Social rating
Appréciation du comportement d’une Événement clé
entreprise à l’égard de son personnel et
Key event
de ses partenaires (Journal Officiel du
Voir étape clé.
12 juin 2007).
Note 1 : Parmi les critères pris en
compte, citons la gestion des ressources
humaines, le respect de l’environnement, Évitement du risque
les relations avec les fournisseurs, le Risk avoidance
gouvernement d’entreprise, les liens Voir refus du risque.
avec la société civile.
Note 2 : Le terme « évaluation sociéta-
le » est également utilisé. Excédent brut d’exploitation
(EBE)
Évaluation sociétale Gross operating profit, earning before
Voir évaluation sociale. interest, taxes, depreciation and amortization
(EBITDA)
Événement Solde entre les produits d’exploitation
Voir étape. et les charges d’exploitation qui ont été
Note : Il convient de distinguer : consommées pour obtenir ces produits.
• l’événement de début (starting event) Note 1 : Il s’agit du solde généré par
caractérisant le commencement du l’activité courante de l’organisme (résul-
développement d’une tâche ou d’un tat du processus d’exploitation), ne pre-
projet ; nant pas en compte sa politique
• l’événement de fin (ending event) d’investissement, ni sa gestion financière
caractérisant l’achèvement du déve- (hors dotations aux amortissements et aux
loppement d’une tâche ou d’un projet. provisions pour dépréciation d’actif).
Note 2 : Il est égal à la valeur ajoutée,
Événement amont diminuée de la rémunération des
I node salariés, des autres impôts sur la produc-
Origine d’une liaison directe qui marque, tion et augmentée des subventions
en général, le début d’une tâche. d’exploitation.
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112 Excédent de trésorerie d’exploitation (ETE)

Excédent de trésorerie ouverture, et qu’il faut prendre en consi-


d’exploitation (ETE) dération dans l’exécution du contrat.
Operating cash flow
Solde entre les recettes et les dépenses Exploitant
d’exploitation.
Operator
Note : La différence entre l’excédent Personne physique ou morale qui assu-
brut d’exploitation (EBE) et l’excédent rera le fonctionnement normal et la
de trésorerie d’exploitation (ETE) maintenance de l’ouvrage ou du pro-
s’explique par la variation du besoin en duit après sa mise en service indus-
fonds de roulement (BFR). trielle.
Note 1 : C’est le plus souvent le maître
Exécution d’ouvrage, mais pas nécessairement le
Voir réalisation. service qui a décidé de l’ouvrage.
Note 2 : Voir figure 1, page 327.

Exigence
Requirement Exposition au risque
Besoin (ou attente) formulé, habituelle- Risk exposure
ment implicite, ou imposé Indicateur résultant du produit de la pro-
(NF EN ISO 9000). babilité d’apparition du risque par les
Note 1 : « Habituellement implicite » coûts associés.
signifie qu’il est d’usage ou de pratique Note 1 : Elle peut être utilisée pour éva-
courante pour l’organisme, ses clients et luer le besoin de provision pour risque.
les autres parties intéressées de considé- Note 2 : Ce terme est quelquefois utilisé
rer le besoin ou l’attente en question à la place du mot criticité, l’exposition
comme implicite (NF EN ISO 9000). au risque étant une façon particulière de
Note 2 : Un qualificatif peut être utilisé la définir.
pour désigner un type spécifique d’exi-
gence : exigence relative au produit, exi-
gence relative au management de la Externalisation
qualité, exigence du client, par exemple Outsourcing
(NF EN ISO 9000). Recours à un partenaire extérieur pour
Note 3 : Une exigence spécifiée est une une activité qu’une entreprise ou une
exigence qui est formulée dans un docu- organisation décide de ne plus assurer
ment, par exemple (NF EN ISO 9000). par elle-même (Journal Officiel du
Note 4 : Les exigences peuvent provenir 9 mars 2006).
de différentes parties intéressées Note 1 : Pour l’externalisation de tout ou
(NF EN ISO 9000). partie d’un contrat, on emploie le terme
sous-traitance.
Note 2 : C’est l’opération inverse de
Existant l’internalisation (insourcing) qui, pour
Existing work une entreprise, consiste à effectuer elle-
Terrain et construction existant dans même certaines activités précédemment
l’emprise du chantier avant son confiées à des tiers.
3484351_Dico_Management.book Page 113 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Extraction de connaissances à partir de données (ECD) 113

Extraction de connaissances Extrant


à partir de données (ECD) Output
Knowledge discovery data (KDD) Élément ou donnée qui résulte de l’exé-
Voir extraction de données. cution d’une tâche, d’un lot de travail
ou d’un processus.
Extraction de données Note 1 : Quand il est physiquement
Data mining matérialisé par un document ou un maté-
Processus de recherche dans un ensem- riel, il est souvent appelé livrable.
ble de données, destiné à détecter des Note 2 : Il est souvent l’intrant d’un
corrélations cachées ou des informations processus ultérieur.
nouvelles (Journal Officiel du 27 février
2003).
Note : On dit aussi « extraction de
connaissances à partir de données Extrapolation de données
(ECD) » ou « extrapolation de données ». Voir extraction de données.
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Facilitateur ressources vers les endroits stratégiques,


Project facilitator tout en se basant sur les attentes et les
Assistant d’un des membres de la direc- besoins du client.
tion de l’organisme chargé de jouer le
rôle de courroie de transmission, en par- Facteur de charge
ticulier pour la circulation des informa- Voir taux de charge.
tions, l’échange des suggestions et le
suivi du projet.
Note 1 : Il n’est pas décideur et agit sur Facteur d’échelle
la demande de son supérieur hiérarchi- Sizing factor
que, mais il est parfois considéré comme Voir facteur d’extrapolation.
le véritable responsable du projet.
Note 2 : Il n’a aucune autorité sur la Facteur de Chilton
gestion des ressources. Voir facteur d’extrapolation.
Note 3 : On dit aussi « faciliteur ».
Facteur de Lang
Faciliteur Lang factor
Voir facilitateur. Voir coefficient d’installation.

Facteur clé de succès d’un projet Facteur de localisation


Key-factor to project success Location factor
Facteur dont la maîtrise conditionne le Rapport entre le coût d’une prestation
succès du projet. dans un pays étranger et le coût standard
Note : On connaît ainsi les éléments de cette même prestation dans son propre
problématiques à surveiller et à maîtriser, pays, calculé dans les mêmes bases
et on peut orienter les efforts et les économiques et la même monnaie.
3484351_Dico_Management.book Page 116 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

116 Facteur de marche

Note 1 : Il permet de comparer le même une capacité donnée (C2), connaissant


projet dans des pays différents. l’investissement correspondant (I1) de
Note 2 : Il dépend du facteur de pro- cette même unité pour une capacité (C1).
ductivité, des taux de change, de la Note 1 : Il intervient dans l’expression :
situation du site, etc., et est variable dans I2/I1 = (C2/C1) f
le temps. Le plus souvent, f est compris entre 0,5
et 0,7 et souvent voisin de 0,6 (règle
Facteur de marche des 6/10e).
Onstream factor, operating asset usage rate Note 2 : Il est aussi appelé « règle ou
(OAU rate) facteur de Chilton », « effet de taille »
Durée théorique de fonctionnement ou « facteur d’échelle ».
d’une installation compte-tenu de ses
arrêts techniques. Facture
Exemples : 8 000 heures/an ; 340 jours/ Invoice
an ; 0,9 (rapport de la durée de fonction- Document comptable par lequel un
nement [stream day] sur la durée fournisseur récapitule les sommes dues
annuelle [calendar day]). par son client au titre d’un contrat ou
Note 1 : On distingue un « facteur de d’une commande, y compris les ave-
marche théorique » qui ne prend en nants et les révisions de prix.
compte que les arrêts programmés, et un Note : Il existe différents types de fac-
« facteur de marche effectif » qui prend ture : la facture pro-forma, la facture
en compte l’ensemble des arrêts techni- d’acompte, la facture intermédiaire, etc.
ques et des arrêts techniques non prévus.
Note 2 : Le facteur de marche théorique Feuille de temps
est défini dans le livre de procédé. Time sheet
Note 3 : Le facteur de marche effectif est Formulaire papier ou électronique que
aussi appelé « taux de disponibilité ». doivent remplir périodiquement tous les
Note 4 : Voir aussi fiabilité, taux de membres de l’équipe-projet, pour pou-
charge, taux d’utilisation. voir affecter les temps passés aux diver-
ses tâches et permettre le retour
d’informations.
Facteur de productivité Note : Utilisée pour le suivi du projet,
Labor factor elle peut contenir une affectation
Inverse du rapport entre les heures effec- détaillée du temps passé sur les tâches
tivement passées sur un chantier donné d’un projet, ainsi que les congés, les
et les heures standards correspondantes. heures supplémentaires et l’attribution
Note : Il peut s’étendre à toutes sortes de de dépenses associées à ces travaux.
prestations et aux unités complètes.
Fiabilité
Facteur d’extrapolation Reliability
Extrapolation factor Aptitude d’un produit à accomplir une
Exposant f permettant, pour un type fonction requise, dans des conditions
d’installation ou un matériel déterminé, données, pendant un temps donné
le calcul de l’investissement (I2) pour (FD X 06-005).
3484351_Dico_Management.book Page 117 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Fiche d’activité 117

Note 1 : Le taux de non-fiabilité d’un Fiche de tâche


équipement ou d’une installation (temps Task sheet
d’arrêts imprévus/temps calendaire) est Document identifiant toutes les caracté-
un critère de performance de l’équipe- ristiques d’une activité, d’une tâche ou
ment ou de l’installation. d’un lot de travail (code, désignation,
Note 2 : Pour une installation indus- responsable, coût, durée, intrants,
trielle, le taux de non-fiabilité corres- extrants, exclusions, description, parti-
pond généralement à la durée où cularités, etc.).
l’installation n’a été disponible en raison Note 1 : La fiche de tâche constitue une
d’incident divers sur le temps de fonc- sorte de contrat entre le responsable du
tionnement théorique. projet et le responsable de la tâche.
Note 3 : Voir facteur de marche. Note 2 : Voir figure 20, page 341.

Fiche d’activité
Fiche projet
Voir fiche de tâche.
Project card
Voir plan de projet.
Fiche de modification (FM)
Engineering change notice
Formulaire sur lequel est notée une Fin
modification que l’on a envisagée et qui Finish
doit faire l’objet d’un accord entre le Fin d’une tâche, d’une activité ou d’un
vendeur et son client. projet.
Note : Une fiche de modification
approuvée par le client autorise un ave-
nant au contrat (et au budget).
Finalité du projet
Project goal
Orientation stratégique à laquelle le pro-
Fiche de prix d’offre jet contribue.
Fee sheet, price sheet Note : Les finalités s’expriment par les
Document de synthèse rassemblant tous enjeux, les conséquences attendues du
les éléments de calcul de coûts permet- projet sur l’organisme, la mission et/ou
tant d’établir le prix d’offre, et d’analy- les besoins des utilisateurs potentiels.
ser les risques que présente l’offre.
Note : Elle ne se limite pas à la prise en
compte des seuls coûts techniques. Financement sur projet
Project financing
Activité consistant à rassembler, combi-
Fiche de risque ner et structurer les divers apports de
Risk sheet fonds nécessaires à des projets de grande
Document formalisant, de manière syn- envergure (extraction pétrolière ou
thétique, les principales caractéristiques minière, raffinerie de pétrole, achat de
(nature, probabilité d’apparition, gravité méthaniers, construction de centrales
des conséquences, etc.) et les mesures électriques, d’ouvrages d’art, etc.) en
associées à un risque. s’assurant de leur viabilité financière.
3484351_Dico_Management.book Page 118 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

118 Flèche

Note : Il se différencie d’autres métho- Flux de trésorerie


des de financement par le fait que les Cash flow
apports de fonds sont majoritairement Différence entre les encaissements
rémunérés par les flux de trésorerie (recettes) et les décaissements
(cash flow) générés par le projet lui- (dépenses) générés par l’activité d’un
même, et dont les actifs peuvent consti- organisme.
tuer les garanties. Note 1 : Un flux de trésorerie est un mou-
vement, entrée ou sortie, de liquidités.
Note 2 : Contrairement à la capacité
Flèche d’autofinancement qui est constituée à
Arrow partir de flux de fonds ne tenant pas
Voir arc. compte des décalages de trésorerie, les
flux de trésorerie permettent de construire
directement les tableaux de trésorerie.
Flexibilité d’un niveau
Flux de trésorerie d’exploitation
Flexibility of a level
Operating cash flow
Ensemble d’indications donné par le
Flux de trésorerie calculé hors finance-
demandeur quant à la possibilité
d’adapter le niveau visé pour un critère ment, c’est-à-dire n’incluant aucun flux
associé aux emprunts utilisés pour le
d’appréciation (NF EN 1325-1).
financement du projet

Flux de trésorerie disponible


Flottement d’une étape Free cash flow (FCF)
Slack Flux de trésorerie généré par l’actif éco-
Intervalle de temps disponible entre la nomique (somme de l’actif immobilisé
date de réalisation au plus tôt d’une éta- et du besoin en fonds de roulement) et
pe et sa date de réalisation au plus tard. revenant aux pourvoyeurs de fonds de
Note : Ce terme est surtout employé l’entreprise : créanciers (intérêts et rem-
dans le cadre de la méthode CPM et de boursements) et actionnaires (dividendes
la méthode PERT. Dans le cadre de la et réduction de capital).
méthode potentiel-tâches, le terme de Note 1 : Il se calcule avant ou après
marge totale est employé. impôt.
Note 2 : Le flux de trésorerie disponible
après impôt est égal à : EBE – variation
du BFR – impôt sur les sociétés – inves-
Flux de fonds propres tissements nets des désinvestissements.
Equity cash-flow
Flux de trésorerie intégrant les flux Fonction
associés aux emprunts utilisés pour le
Function
financement d’un projet.
Action d’un produit ou d’un de ses
constituants (NF EN 1325-1).
Note 1 : Une fonction est formulée par
Flux de liquidités un verbe à l’infinitif suivi d’un ou de
Voir flux de trésorerie. plusieurs compléments.
3484351_Dico_Management.book Page 119 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Fonction achat 119

Note 2 : La formulation de la fonction Fonction d’estime


doit être indépendante des solutions Voir fonction de service.
susceptibles de la réaliser.
Fonction d’usage
Fonction achat Voir fonction de service.
Purchase function
Rôle, dans un organisme, consistant à
mettre en œuvre les activités d’achat Fonctionnement non piloté
(FD X 50-128). par l’effort
No effort driven
Voir durée fixe.
Fonction approvisionnement
Procurement function
Rôle, dans un organisme, consistant à Fonctionnement piloté
mettre en œuvre l’approvisionnement par l’effort
(FD X 50-128). Effort driven
Voir durée variable.
Fonction de service
User related function Fonction principale
Action demandée à un produit ou réali- Voir fonction de service.
sée par lui, afin de satisfaire une partie
du besoin d’un utilisateur donné Fonction technique
(NF EN 1325-1). Product related function
Note 1 : Il faut souvent plusieurs fonc- 1. Action d’un constituant ou action
tions de service pour répondre à un intervenant entre les constituants du
besoin donné. produit afin d’assurer des fonctions
Note 2 : Les fonctions de service com- de service (NF EN 1325-1).
prennent les « fonctions d’usage » et les Note 1 : Une fonction technique
« fonctions d’estime ». Les fonctions répond à un besoin technique du
d’usage traduisent la partie rationnelle concepteur-réalisateur et peut être
du besoin, les fonctions d’estime sa par- ignorée de l’utilisateur final du produit.
tie subjective. C’est en définissant une solution
Note 3 : Dans les fonctions de service, d’ensemble que le concepteur-
on peut distinguer : réalisateur la définit.
• les fonctions qui correspondent aux Note 2 : Les fonctions techniques d’un
services rendus par le produit pour constituant entrant dans la composition
répondre aux besoins de l’utilisateur ; d’un produit ou d’un système com-
• les fonctions qui traduisent des réac- plexe peuvent être des fonctions de
tions, des résistances ou des adapta- service de ce constituant pour son pro-
tions à des éléments du milieu pre concepteur-réalisateur.
extérieur. 2. Rôle, dans un organisme, consistant
Note 4 : Elle est aussi appelée « fonction à mettre en œuvre les activités
principale ». techniques.
3484351_Dico_Management.book Page 120 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

120 Fonds

Fonds Note 3 : Le cas de force majeur doit être


Funds confirmé par un tiers indépendant.
Approvisionnement en numéraire ou en Exemples : catastrophes naturelles, séis-
ressources pécuniaires immédiatement mes, inondations, incendies.
disponibles (PMI, PMBOK, 3e édition,
2004). Forfait
Voir contrat à prix forfaitaire.
Fonds de roulement (FR)
Working capital Formation
Excédent de capitaux stables, par rap- Training, education
port aux emplois durables, utilisé pour Prestation, comprise ou non dans le
financer une partie des actifs circulants. contrat du projet, nécessaire au client
Note 1 : Il sert à financer le besoin en pour exploiter l’ouvrage.
fonds de roulement (BFR). Plus préci- Note 1 : C’est toujours un poste difficile
sément, le FR devrait servir à financer la à estimer, en temps et en coût.
partie stable du BFR.
Note 2 : C’est un livrable du projet per-
Note 2 : Il est égal à la différence entre les mettant d’assurer le transfert des compé-
capitaux permanents (capitaux propres tences.
+ capitaux d’emprunt à moyen ou long
terme) et les valeurs immobilisées nettes
(immobilisations + autres valeurs immo- Formation en ligne
bilisées, amortissements, provisions). E-learning, E-training, On-line training
Formation faisant appel à des moyens de
communication électroniques (Journal
Fonds propre Officiel du 14 mai 2005).
Voir capital propre.

Formulation d’un projet


Force majeure Project formulation
Act of God Processus par lequel un projet (ou un pro-
Événement indépendant de la volonté des gramme) est conçu, soumis à examen
contractants, imprévisible et insurmon- préalable, mis en forme dans un document
table, rendant impossible l’exécution par- à caractère pratique (ONUDI, Conception
tielle ou totale des obligations du contrat. et évaluation des projets, 1984).
Note 1 : Le contrat peut aménager les Note : La formulation d’un projet est
conditions de reconnaissance de la force souvent effectuée lors de l’étude de
majeure. faisabilité.
Note 2 : Bien qu’excusant la partie
défaillante, il n’affecte pas les obliga-
tions de paiement, et ses conséquences Formule d’actualisation de prix
doivent être négociées, de préférence à (FAP)
l’amiable, ou réglées par la commission Price adjustment formula
d’arbitrage. Voir actualisation des prix.
3484351_Dico_Management.book Page 121 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Formule de révision de prix (FRP) 121

Formule de révision de prix (FRP) fournisseur, par opposition aux études,


Price escalation formula prestations et services divers, et aux
Opération qui permet d’apprécier la travaux.
valeur v1 d’un produit à la date t1, quand
on connaît la valeur v0 à la date t0. Frais de commercialisation
Note 1 : Voir aussi bases économiques. Selling expense
Note 2 : Dans les contrats d’une certaine Dépense à ajouter au coût de produc-
durée, de telles formules sont définies. tion d’un produit et aux marges pour
obtenir son prix de vente.
Formule d’estimation du coût Frais de démarrage
(FEC) Start-up expense
Cost Estimation Relationship (CER) Frais comprenant :
Formule arithmétique, établie soit par • pour une faible part, l’assistance
l’analyse de retours d’expériences, soit technique de l’ingénierie et du
théoriquement, qui permet d’obtenir le détenteur de licence ;
coût estimé d’un service ou d’un pro- • principalement, les dépenses liées à la
duit à partir de paramètres techniques non-valorisation des productions
aisément accessibles. issues de la mise en service des ins-
Note 1 : Elle s’utilise lors de l’estima- tallations et des essais de réception.
tion préliminaire. Note 1 : Le plus souvent, ces produits ne
Note 2 : Si on dispose des nombreuses répondent pas aux spécifications. Il
données, on peut définir de telles s’ensuit des pertes de matières premiè-
formules de coût à partir d’analyses res, produits chimiques, utilités et main-
multicritères. d’œuvre.
Note 2 : De ce fait, les frais de démarra-
Fournisseur ge sont en général exprimés en mois de
coûts opératoires.
Supplier, vendor
Organisme ou personne qui procure un
produit (FD X50-128). Frais d’études et d’ingénierie
Note 1 : Un fournisseur peut être interne Engineering fees
ou externe à l’organisme. Frais représentant la rémunération
de l’ensemble des prestations fournies
Note 2 : On dit aussi « vendeur ».
par des consultants et des sociétés
Note 3 : Dans une situation contrac- d’ingénierie.
tuelle, le fournisseur peut être appelé
« contractant ».
Note 4 : Voir figure 1, page 327. Frais d’exploitation
Exploitation cost
Voir dépense d’exploitation.
Fourniture
Supply
Élément matériel ou logiciel faisant Frais financier
l’objet d’une acquisition auprès d’un Voir charge financière.
3484351_Dico_Management.book Page 122 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

122 Frais généraux

Frais généraux Francs historico-bloqués


Administrative overheads, general Historical costs accounting
overheads, overheads Base économique dans laquelle les
Frais correspondant à des charges de coûts du projet sont mesurés en francs
société calculées, par le contrôle de ges- courants jusqu’à une certaine date, et en
tion, à partir du chiffre d’affaires. base du jour pour le futur.
Note : Ils sont définis par les règles de Note 1 : Au début du projet, les comptes
gestion de chaque société et s’expriment sont donc effectués en francs à la date du
dans les tableaux de prix par un coeffi- contrat. En fin de contrat, les francs his-
cient dont l’assiette est le prix de vente, torico-bloqués sont devenus des francs
aux exceptions près qui sont à déduire le courants.
cas échéant. Note 2 : Bien que longtemps considérée
comme la seule légale, cette notion a été
pratiquement abandonnée en raison de
Frais généraux usine-siège son manque de lisibilité et de sa
Plant overheads, administrative overheads complexité.
Dépenses imputables aux éléments
improductifs d’une usine (ateliers divers, Fréquence d’apparition
services sociaux et administratifs, etc.) et Frequency
de son siège (direction générale, services Nombre d’observations de la survenance
juridiques, services achats, etc.). d’événements plus ou moins similaires
Note : Ils sont répartis selon une règle sur une période passée.
propre à chaque société sur chacune des
unités de production. Note 1 : Elle est tirée généralement des
expériences antérieures qui ont été
menées sur d’autres projets. On peut
Frais indirect l’exprimer en pourcentages.
Voir coût indirect. Note 2 : En statistique, on distingue la
notion de fréquence « absolue », qui cor-
Franco à bord respond à celle retenue ici, de la notion de
Free on board (FOB) fréquence « relative », étant entendu que
Voir Incoterms. lorsque le qualificatif est omis, on tra-
vaille implicitement sur une fréquence
relative.
Franco le long du navire Note 3 : La norme NF ISO 3534-1 défi-
Free alongside ship (FAS) nit la fréquence comme le « nombre
Voir Incoterms. d’occurrences ou de valeurs observées
dans une classe spécifiée ».
Franco-transporteur Note 4 : Cette fréquence d’apparition
Free carrier (FCA) peut être utilisée dans le cadre de l’ana-
Voir Incoterms. lyse qualitative d’un risque.
3484351_Dico_Management.book Page 123 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Gain à l’achat Garantie


Buy-out Guarantee
Contributions directes ou indirectes du Obligation que la loi ou le contrat
processus d’achat, à l’amélioration des impose à celui qui transmet la propriété
marges du projet. ou la jouissance d’un bien ou d’une
Exemples : Coûts évités, réduction des créance, de prendre fait et cause pour
défaillances des fournisseurs, optimisa- celui auquel il a transféré ses droits
tion et rationalisation des besoins, taux lorsqu’un tiers vient à contester ceux de
de négociation, etc. ce dernier.
Note : Voir aussi retenue de garantie.

Gamme d’activités
Activity range Garantie de performance
Ensemble d’activités nécessairement Performance guarantee
successives et donc reliées par des Engagement selon lequel un titulaire
liaisons directes, visant la réalisation s’astreint à livrer à son client un
d’un même objectif ou la production ouvrage satisfaisant aux conditions de
d’un même objet. service et de maintenance convenues
contractuellement.
Note 1 : La garantie peut porter sur la
Gantt production, en qualité et quantité, la
Voir diagramme de Gantt. consommation de matières premières
et d’utilités, le rendement, etc.
Note 2 : Ces performances sont vérifiées
Gantt fléché à l’occasion d’essais contradictoires
Voir diagramme de Gantt fléché. exécutés selon une procédure convenue.
3484351_Dico_Management.book Page 124 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

124 Garantie mécanique

Garantie mécanique Gestion de l’information


Mechanical guarantee du projet
Engagement contractuel d’un vendeur à Project information management
remettre en état tous éléments défaillants Ensemble de procédures permettant de
de l’ouvrage ou du produit pendant une préparer, recueillir, identifier, classer,
durée déterminée, après sa mise en tenir à jour, diffuser, enregistrer, archi-
service. ver, protéger, retrouver, conserver et
Note : Dans le cas d’un ouvrage pour supprimer les informations du projet.
lequel le vendeur n’a pas la maîtrise de
la mise en service, cette durée est assor-
tie d’une date butoir. Gestion de la chaîne logistique
Supply chain management (SCM)
Partie d’un système d’information qui
Génie civil permet de gérer, de façon optimale, la
totalité des flux d’informations, des flux
Civil works
physiques, des flux financiers et des
1. Ensemble d’opérations nécessaires à interfaces entre les différents acteurs
la mise en place et à la réalisation d’un
(producteurs et fournisseurs) qu’impli-
ouvrage matériel.
que la fabrication ou la fourniture d’un
Note : Ces opérations comprennent produit ou l’offre d’un service.
généralement : Note 1 : Elle vise entre autres à optimi-
• la préparation du site et les terras- ser les processus de commande et
sements ; d’approvisionnement (en réduisant les
• les travaux de fondation ; stocks et les délais de livraison) tout en
relevant le niveau de service au client.
• la construction des bâtiments desti-
nés aux unités de production, aux Note 2 : Voir aussi logistique de projet.
utilités, aux installations annexes
et à l’exploitation ; Gestion de la configuration
• les travaux de voirie, la construc- Voir management de la configuration.
tion des aires, chaussées, voies et
réseaux externes ;
• l’aménagement de l’environne- Gestion de la documentation
ment. Voir gestion documentaire du projet.
2. Ensemble de corps d’état.
Gestion de la relation client (GRC)
Customer relationship management (CRM)
Gestion axée sur les résultats Partie d’un système d’information qui
Results-based management (RBM) permet de gérer l’ensemble des informa-
Approche participative mettant l’accent tions clientèle, depuis la proposition
sur la réalisation de résultats clairement commerciale jusqu’à la facturation et au
formulés afin d’améliorer le projet service après-vente.
concerné, l’efficacité et l’efficience de sa Note : C’est l’ensemble des actions
gestion, ainsi que l’exercice effectif des mises en œuvre par l’entreprise pour
responsabilités. conquérir et conserver sa clientèle,
3484351_Dico_Management.book Page 125 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Gestion de projet 125

notamment en recourant à un progiciel généralement un suivi et identifie les


de gestion intégré ou à d’autres solu- acteurs en précisant leur rôle et la
tions logicielles (Journal Officiel du manière de le remplir au mieux.
26 mars 2004). Note 2 : Il utilise généralement des logi-
ciels spécifiques.

Gestion de projet
Project control Gestion des marges
Fonction dont l’objectif essentiel est Slack management
d’apporter, à la direction de projet, un Utilisation des marges libres et des
ensemble d’informations analysées dans marges totales pour optimiser la
le but d’assurer la pertinence et l’oppor- répartition des tâches dans le temps et
tunité de ses décisions (FD X50-115). résoudre les problèmes de surutilisation
Note : La direction de projet et la gestion des ressources.
de projet sont deux fonctions distinctes Note : En cas de non-optimisation, voir
et complémentaires du management de aussi lissage et nivellement.
projet.

Gestion des risques d’un projet


Gestion des commandes Project risks control
Purchase order management Processus de traitement, de suivi, de
Voir administration des commandes. contrôle et de mémorisation des risques
recensés et des actions entreprises pour
les traiter (FD X 50-117).
Gestion des coûts
Costs management
Mesure pertinente et fiable des dépen- Gestion de trésorerie
ses, et analyse de leurs écarts par rapport Cash management
au budget (FD X 50-137). Activité consistant à veiller à maintenir
une liquidité suffisante pour faire face
aux échéances, tout en optimisant la ren-
Gestion des flux d’information tabilité des fonds.
Worfkflow Note : Elle permet de :
Modélisation et gestion informatique de
• gérer les risques de liquidité, de taux
l’ensemble des tâches à accomplir et des
différents acteurs impliqués dans la mise d’intérêt et de taux de change qui
pèsent sur l’organisme ;
en œuvre d’un processus.
Note 1 : De façon plus pratique, la • placer les liquidités dans les
gestion des flux d’information décrit le meilleures conditions de rentabilité et
circuit de validation, les tâches à de risque ;
accomplir par les différents acteurs d’un • pouvoir faire face, tous les jours, aux
processus, les délais, les modes de engagements de l’organisme en
validation, et fournit à chacun des mobilisant les ressources financières
acteurs les informations nécessaires pour nécessaires à court, à moyen ou à
la réalisation de sa tâche. Il permet long terme.
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126 Gestion documentaire du projet

Gestion documentaire du projet Gestion par exception


Project document management Exception reporting
Processus permettant de rassembler les Système de reporting et de gestion qui
informations qui caractérisent les objec- ne s’intéresse qu’aux documents et aux
tifs et le déroulement du projet, de s’assu- tâches présentant une divergence par
rer de leur cohérence et de les mettre à rapport au plan de management du
disposition des responsables pour déci- projet.
der, et des exécutants qui doivent en
connaître pour agir de façon responsable Gestion par la valeur acquise
(X 50-400). Voir management par la valeur
Note 1 : En règle générale, le client pré- acquise.
cise les informations relatives au mana-
gement du projet dont il veut avoir
communication. La mise en place de la
Glissement
gestion documentaire doit permettre ce Slippage
transfert d’informations et donc faire Retard d’une tâche par rapport à sa
l’objet d’un accord entre les parties : planification initiale.
choix de typologie et choix de méthodes
en particulier. Gouvernance des projets
Note 2 : Elle permet notamment d’assu- Projects gouvernance
rer la traçabilité des états successifs des Ensemble de règles, de processus, de
documents. procédures et de relations mis en place
Note 3 : Elle est appelée aussi « gestion entre les parties prenantes pour mettre
de la documentation ». en œuvre la stratégie de l’organisme,
diriger et gérer les projets.
Gestion du portefeuille de projets
Voir management de portefeuille de
Graphe
projets. Diagram, chart
Représentation graphique des tâches de
tout ou partie d’un projet et de leurs
Gestion électronique liaisons.
des documents (GED) Note 1 : C’est un ensemble de mailles.
Electronic document management
Gestion, par des moyens informatiques, Note 2 : Il existe trois types de représen-
du cycle de vie complet d’un document tation des activités dans un graphe :
électronique (texte, image, son) de façon • des segments ;
à optimiser l’accès à ce document, à • des flèches, appelées aussi « graphes
l’information qu’il contient et à l’infor- AOA » (pour activity on arrow, ou
mation qui le concerne (AFNOR, Diction- « activités sur flèches ») ;
naire français/anglais de l’informatique, • des rectangles, appelés aussi « gra-
2003). phes AON » (pour activity on node,
Note : Elle permet la numérisation, le ou « activités sur nœuds »).
stockage, l’indexation, la recherche et la
diffusion des documents relatifs à un Graphique de contrôle
projet dans une base de données. Voir diagramme de contrôle.
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Graphique de ressources 127

Graphique de ressources Groupe opérationnel


Resource plot Voir organisation par projets.
Voir histogramme d’une ressource.
Groupeware
Grass roots Voir collecticiel.
Voir ouvrage sur site vierge.

Guide de management de projet


Gravité des conséquences Project management guide
Gravity of the consequences Outil d’aide à la mise en place d’un
Importance des conséquences de l’évé- système de gestion de projet.
nement identifié sur les différents objec-
Note 1 : Cet outil vise à expliciter et
tifs du projet (FD X 50-117).
répondre de manière opérationnelle aux
Note 1 : Un risque peut avoir plusieurs
exigences des référentiels de manage-
conséquences. ment de projet. Il constitue un guide
Note 2 : Les conséquences peuvent méthodologique destiné à répondre aux
englober des aspects positifs et des difficultés les plus fréquemment rencon-
aspects négatifs. trées pour l’interprétation et la mise en
Note 3 : Les conséquences peuvent être œuvre de ces référentiels.
exprimées de façon qualitative ou Note 2 : Il s’appuie pour cela sur les
quantitative. standards existants.

Groupe d’activités
Hammock Guidelines
Voir tâche récapitulative. Voir lignes directrices.
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Histogramme ratifiant les valeurs obtenues en faisant


Histogram référence à une loi, à un règlement ou à
Représentation graphique d’une distri- une norme. Elle passe obligatoirement
bution de fréquences au moyen de rec- par un service officiel ou reconnu
tangles dont les largeurs sont les comme tel, ayant le pouvoir d’enregis-
intervalles de classes et dont les hauteurs trer les valeurs obtenues.
sont proportionnelles aux fréquences Note 2 : Il s’agit de la reconnaissance de
correspondantes. l’aptitude d’une entité à remplir les fonc-
tions qui lui ont été assignées ou pour
lesquelles elle a été conçue. Cette recon-
Histogramme d’une ressource naissance résulte de vérifications effec-
Resource histogram tuées généralement sur une fourniture
Représentation de l’utilisation de la res- représentative (prototype ou échantillon
source en fonction du temps. de série) et implique que le fabricant ou
Note : Il est utilisé pour les opérations de le revendeur soit apte à fabriquer ou à
lissage et de nivellement. vendre des produits conformes au type
homologué et selon des règles établies
(AFNOR, Dictionnaire de la qualité,
Homologation 2003).
Approval
Autorisation de commercialiser ou d’uti-
liser, dans un but précisé ou dans des Hors contrat
conditions prévues, un produit, un pro- Outside
cessus ou un service (ISO/CEI Guide 2). Se dit d’une opération parallèle à un
Note 1 : L’homologation entérine offi- contrat, convenue afin de contribuer à
ciellement les résultats des essais de sa réalisation (Journal Officiel du
vérification. Il s’agit d’un acte juridique 26 mars 2004).
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Identification des risques Note 1 : En général, l’amortissement


Risks identification n’est pas imposable et doit donc être
Processus permettant de trouver et de déduit des gains imposables. Il en est de
lister les risques encourus par le projet. même pour les intérêts des emprunts.
Note 2 : Les calculs de rentabilité d’une
installation se font de préférence après
Identification d’un projet imposition.
Project identification
Première élaboration d’une idée de projet.
Imprévu
Immobilisation Unforeseen, contingency
Événement non identifiable dont les
Voir actif immobilisé. conséquences peuvent être favorables ou
défavorables (FD X50-117).
Impact Note : Classiquement, l’imprévu se défi-
Impact nit comme ce qui arrive sans avoir été
Effet à long terme, positif ou négatif, prévu et qui déconcerte.
primaire ou secondaire, induit par un
projet, directement ou non, intentionnel- Imputation
lement ou non.
Imputation
Note : Il est aussi appelé « incidence ».
Affectation de valeurs en référence à un
code.
Impôt sur les sociétés Exemples : Affectation d’une dépense
Income tax en référence à un code des coûts, affec-
Prélèvement fiscal effectué sur les gains tation d’heures travaillées en référence à
par l’Administration. un code d’identification d’une tâche.
3484351_Dico_Management.book Page 132 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

132 Incertitude

Incertitude • FAB : Franco à bord (FOB – Free on


Uncertainty board)
Situation résultant d’une insuffisance • FCT : Franco-transporteur (FCA –
d’informations. Free carrier)
Note : Si l’information est insuffisante, • FLN : Franco le long du navire (FAS –
l’incertitude est plus grande. Si on dis- Free alongside ship)
pose de suffisamment d’informations • PAP : Port, assurance payés jusqu’à
pertinentes, l’incertitude est moindre. (CIP – Carriage and insurance paid
to)
Incidence • POP : Port payé jusqu’à (CPT – Car-
riage paid to)
Voir impact.
• RAB : Rendu à bord (DES – Delivery
ex ship)
Incoterms • RAF : Rendu à la frontière (DAF –
International commercial terms Delivery at frontier)
Série de règles internationales concer- • RAQ : Rendu à quai (DEQ – Delivered
nant le transfert de risques et de proprié- ex quay)
té des marchandises, mises au point par • RDA : Rendu droits acquittés (DDP –
la Chambre de commerce internatio- Delivered duty paid)
nale pour l’interprétation des termes • RDD : Rendu droits dus (DDU – Deli-
commerciaux en matière de vente inter- vered duty unpaid)
nationale.
Note 3 : Voir figure 28, page 348, défi-
Note 1 : Les Incoterms ont pour objet : nissant les différents Incoterms.
• d’identifier les responsabilités et les Note 4 : Voir figure 29, page 352, don-
obligations respectives du vendeur et nant la répartition des coûts entre ache-
de l’acheteur dans le cadre de teur et vendeur.
contrats de commerce internationaux,
notamment en regard du chargement, Note 5 : Voir figure 30, page 353, indi-
du transport, du type de transport, des quant le transfert de risques du vendeur à
assurances et de la livraison ; l’acheteur.
• de définir le lieu de transfert des ris-
ques, c’est-à-dire qui du vendeur ou Indicateur
de l’acheteur aura à supporter l’avarie Indicator
en cas de mauvaise exécution du Information choisie, associée à un critè-
transport ; re, destinée à en observer les évolutions
• de déterminer les obligations de à intervalles définis (FD X50-171).
livraison qui incombent au vendeur, Note : Un indicateur nécessite parfois un
en termes de délai. agrégat de résultats de mesure.
Note 2 : Il existe treize Incoterms, répar-
tis en quatre groupes : Indicateur clé de succès
• CAF : Coût, assurance et fret (CIF – Key indicator of success (KISS)
Cost, insurance and freight) Indicateur susceptible d’être utilisé
• CFR : Coût et fret (CFR – Cost and pour mesurer la réussite du projet.
freight) Note : Il ne faut pas confondre avec le
• ENU : En usine (EXW – Ex works) facteur clé de succès.
3484351_Dico_Management.book Page 133 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Indicateur de performance 133

Indicateur de performance Note : La pondération vise à refléter


Performance indicator l’importance relative de ces produits en
Indicateur permettant de vérifier les un temps et un lieu donnés.
changements intervenus en cours d’action
ou les résultats obtenus par rapport à ce
qui était planifié (OCDE, Glossaire des
Indice de mise à jour
principaux termes relatifs à l’évaluation Cost index
et la gestion axé sur les résultats). Indice traduisant l’évolution des prix au
Note 1 : C’est une information rapportée cours du temps des divers éléments
constitutifs du montant des équipe-
à un objectif pour fournir une évaluation
ments : matières premières, main-
de la performance. Cette évaluation
repose sur le triplet : objectif, mesure et d’œuvre, améliorations technologiques,
etc.
variable.
Note : Il est parfois improprement appe-
Note 2 : C’est une donnée quantifiée qui
lé « indice d’actualisation ».
exprime l’efficacité et/ou l’efficience de
tout ou partie d’un processus ou du sys- Exemples d’indice : ENR (Engineering
tème, par rapport à une norme ou à un new-record construction cost index),
plan ou encore à un objectif qui aura été Marshall & Swift (M&S Equipment cost
déterminé et accepté dans le cadre d’une index), Nelson (Nelson Refinery
stratégie d’ensemble. Construction cost index), Chemical
Engineering (CE plant cost index).
Note 3 : On distingue deux types d’indi-
cateurs selon leur positionnement par
rapport à l’action : les indicateurs de Indice de performance des coûts
résultat et les indicateurs de suivi. On (IPC)
différencie également deux types d’indi-
Costs performance index (CPI)
cateurs selon leur positionnement par
Indicateur permettant de comparer, à
rapport à la structure de pouvoir et de
une date donnée, un coût réel par rap-
responsabilité : les indicateurs de repor-
port à un coût budgété.
ting et les indicateurs de pilotage.
Note 1 : Il se calcule en divisant la
valeur acquise (VA) par le coût réel
Indice (CR). La valeur acquise s’appelait autre-
Index fois « coût budgété du travail effectué
Paramètre économique exprimant (CBTE) » et le coût réel, « coût réel du
conventionnellement la valeur d’un pro- travail effectué (CRTE) ».
duit ou d’un service par rapport à sa Note 2 : Un IPC < 1 indique un dépasse-
valeur de base à une date de référence. ment du coût par rapport aux estimations,
Note : Voir aussi indice économique et alors qu’un IPC > 1 indique que les coûts
indice composite. ont été inférieurs aux estimations.
Note 3 : Cet indicateur est souvent utili-
Indice composite sé en combinaison avec l’indice de per-
Composite price index formance des délais (IPD) pour prévoir
Indice de prix qui vise à représenter la les estimations à l’achèvement du projet.
variation globale des prix de toute une Note 4 : Voir figure 36, page 358.
gamme de produits. Note 5 : Voir aussi écart de coûts.
3484351_Dico_Management.book Page 134 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

134 Indice de performance des délais (IPD)

Indice de performance des délais Note : L’évolution de cet indice permet


(IPD) de mesurer l’inflation (ou la déflation
Schedule performance index (SPI) en cas de baisse des prix) sur une pério-
Indicateur permettant de comparer, à de, et donc l’évolution de la valeur de la
une date donnée, l’avancement du tra- monnaie (la valeur de la monnaie dimi-
vail réel par rapport à l’avancement du nue lorsque les prix augmentent).
travail planifié.
Note 1 : Il se calcule en divisant la valeur Indice de profitabilité (IP)
acquise (VA) par la valeur planifiée Index of profitability (IP)
(VP). La valeur acquise s’appelait autre- Voir enrichissement relatif en capital.
fois « coût budgété du travail effectué
(CBTE) » et la valeur planifiée, « coût
budgété du travail prévu (CBTP) ». Indice économique
Note 2 : Un IPD ≥ 1 indique que le projet Cost index
est en avance sur les prévisions, alors Ensemble de valeurs publiées régulière-
qu’un IPD < 1 indique qu’il est en retard ment par les autorités de nombreux pays
sur les prévisions. (en France, principalement le BOCC et
Note 3 : Cet indicateur est souvent utili- l’INSEE) qui représentent, aussi fidèle-
ment que possible, l’évolution du coût
sé en combinaison avec l’indice de per-
en monnaie courante de produits ou de
formance des coût (IPC) pour prévoir
les estimations à l’achèvement du projet. services caractéristiques.
Exemples : Les salaires horaires, le
Note 4 : Voir aussi écart de délais. kWh, la tonne d’acier, le kilo de lingot
de cuivre, etc.
Indice de performance pour Note : Ils se rapportent en général à une
l’achèvement du projet base 100, qui est représentative de la
To-complete-performance-index (TCPI) valeur unitaire du produit ou du service
Prévision calculée de la performance des considérée à une date de référence.
coûts qui doit être atteinte dans le cadre
du travail restant, pour répondre à un Industrialisation
objectif de management donné, comme Production preparing system
par exemple le budget à l’achèvement
Processus regroupant les tâches de pré-
ou le coût final estimé (PMI, PMBOK,
paration des processus de production et
5e édition, 2009). d’acceptation (X 50-400).
Note : C’est le quotient du « travail res- Note 1 : Ce processus permet générale-
tant » sur les « fonds restants ».
ment de passer de la conception à la pro-
duction d’un produit.
Indice de prix à la consommation Note 2 : Ces tâches ont pour objectifs de :
Consumers price index (CPI) • concevoir et mettre au point les
Indice composite mesurant le niveau moyens et les méthodes de produc-
moyen des prix des biens et des services tion compte tenu des cadences et des
consommés par les ménages, pondérés coûts envisagés ainsi que leurs inci-
par leur part dans la consommation dences sur la définition du produit et
moyenne de ces ménages. sur certains paramètres de soutien ;
3484351_Dico_Management.book Page 135 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Inférence de Bayes 135

• mettre en place et valider ces moyens fiches de tâches et sert de base au budget
et ces méthodes. initial et au programme initial de
Note 3 : L’industrialisation débouche sur réalisation.
l’élaboration du dossier de fabrication,
du dossier de contrôle et sur la mise en
place des outils correspondants. Information historique
Historical information
Inférence de Bayes Ensemble de documents et données sur
des projets antérieurs, comprenant
Voir analyse de Bayes.
fichiers, dossiers, correspondance,
contrats et projets clos (PMI, PMBOK,
Inflation 3e édition, 2004).
Inflation, escalation Note : La collecte d’informations histo-
Phénomène économique caractérisé par riques est réalisée lors du démarrage
une hausse du niveau général des prix, d’un projet.
entraînant une baisse durable du pouvoir
d’achat de la monnaie.
Note 1 : Elle est généralement évaluée Ingénierie
au moyen de l’indice de prix à la Engineering
consommation (IPC). 1. Ensemble des activités essentiel-
Note 2 : Le phénomène opposé est la lement intellectuelles qui ont pour
déflation (baisse des prix). objet d’optimiser l’investissement,
quelle que soit sa nature, dans son
Infogérance choix, dans ses processus techniques
Facilities management de réalisation et dans sa gestion
Prise en charge contractuelle de tout ou (NF X 50-106-1).
partie de la gestion d’un système 2. Ensemble des activités développées au
d’information d’un organisme par un sein d’un projet pour en permettre la
prestataire extérieur (Glossaire informa- réalisation et se traduit par l’émission
tique des termes de la Commission de tous les documents nécessaires à la
ministérielle de terminologie informati- conception, la fabrication, la construc-
que). tion, la mise en service et l’exploitation
Note : Dans ce cas, le prestataire en de l’installation projetée.
prend la responsabilité opérationnelle. 3. Organisme intervenant dans un projet,
pour effectuer tout ou partie des tâches
Information de la configuration qui lui sont dévolues et décrites dans la
définition ci-dessus.
Product configuration information
Ensemble d’exigences relatives à la Note 1 : L’utilisation de ce terme s’est
conception, à la réalisation, à la vérifica- élargie à d’autres domaines : ingénierie
tion, à l’utilisation et au soutien d’un de l’innovation, ingénierie financière,
produit (ISO 10007). ingénierie de formation, ingénierie sys-
Note : Elle est matérialisée par un dossier tème, etc.
de définition et des spécifications Note 2 : Voir aussi ingénierie de base et
techniques du besoin (STB) ou des ingénierie de détail.
3484351_Dico_Management.book Page 136 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

136 Ingénierie concourante

Ingénierie concourante Ingénierie préliminaire


Voir ingénierie simultanée. Preliminary engineering
Fraction de l’ingénierie de base réalisée
en phase d’avant-projet.
Ingénierie de base
Basic engineering Ingénierie simultanée (IS)
Ensemble des activités de conception et Concurrent engineering (CE)
d’étude technique d’un projet (Journal Approche qui permet une conception inté-
Officiel du 25 avril 2009). grée et simultanée des produits et des
Note 1 : Dans la mise en œuvre d’un processus liés à ces derniers, y compris la
projet, l’ingénierie de base précède production et le soutien. Elle est destinée
l’ingénierie de détail. à permettre aux parties prenantes de
Note 2 : Voir aussi étude de base. prendre en compte dès l’origine toutes les
étapes du cycle de vie d’un produit
depuis sa conception jusqu’à son retrait, y
Ingénierie de détail compris la qualité, les coûts, les délais et
Detailed engineering les exigences des utilisateurs (X 50-415).
Ensemble des activités consistant à défi- Note : Le développement de l’ingénierie
nir les techniques et les procédures prati- concourante est associé à la démarche
ques nécessaires à la mise en service plus générale appelée CALS.
d’une installation industrielle (Journal
Officiel du 25 avril 2009). Ingénieur d’affaires
Note : Voir aussi étude de détail. Job engineer
Ingénieur assurant les contacts avec une
Ingénierie de projet clientèle, aussi bien dans la phase préli-
minaire des contrats que dans leur
Voir montage de projet.
déroulement et après leur achèvement.
Note 1 : Il participe à la préparation des
Ingénierie de systèmes offres, aux négociations commerciales et
Systems engineering au règlement des différends qui peuvent
Approche coopérative interdisciplinaire apparaître entre son entreprise et les
pour le développement progressif et la clients, c’est-à-dire à toute la vie de
vérification d’une solution pour le systè- l’affaire.
me, équilibrée sur l’ensemble de son Note 2 : L’ingénieur d’affaires peut être
cycle de vie, satisfaisant aux attentes également chargé de la fonction de chef
d’un client et acceptables par tous (IEEE de projet.
P1220-1994). Note 3 : On dit aussi « chargé d’affai-
res » et « responsable d’affaires ».
Ingénierie inversée
Reverse engineering Ingénieur de projet
Analyse d’un système destinée à recher- Project engineer
cher ses principes de conception (Jour- Ingénieur chargé d’assurer l’intégration
nal Officiel du 7 mars 1993). et la gestion d’un projet ou d’une partie.
3484351_Dico_Management.book Page 137 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Inspection 137

Note 1 : Dans le cas d’un projet impor- Note 3 : Elle comprend les installations
tant, son rôle est plus orienté vers la de fourniture et de distribution d’utili-
coordination des tâches techniques. tés, les installations de traitement des
Note 2 : Dans certains cas, ce terme dési- effluents et des déchets, les stockages,
gne l’ingénieur responsable du projet. les services généraux et aménagements
d’intérêt commun.

Inspection Installation de fabrication


Inspection On-site, Onsite facilitie
Activité de surveillance s’exerçant dans Installation située dans des limites de
le cadre d’une mission définie. batterie des unités de production.
Note 1 : Elle n’est pas obligatoirement
limitée à la comparaison avec des don- Installations générales
nées préalables. et stockage
Note 2 : Les visites des inspecteurs dans Auxiliary facilities, Off-sites, Off-plot
les usines des fournisseurs permettent à Parties de l’ouvrage non directement
l’entrepreneur général de maîtriser les productives qui permettent ou facilitent
délais et la qualité des matériels incor- le fonctionnement d’une ou de plusieurs
porés dans sa fourniture et d’étayer les unités de production.
contestations pouvant surgir au moment Note 1 : Elles comprennent, parfois, la
de l’approbation de facture. production et la distribution d’utilités,
l’aménagement du site (routes et accès,
sécurité, éclairage, etc.), les bâtiments
Installation autres que les bâtiments de fabrication
Erection, facilities (hangars, dépôts, etc.), les services
À la fois action (erection) et son résultat généraux proprement dits (ateliers,
(facilities), l’action pouvant être limitée magasins, laboratoires, services médico-
à la mise en place d’éléments, et le résul- sociaux, administration, etc.), le traite-
tat pouvant comprendre la totalité de ment des effluents et des rejets, les stoc-
l’ouvrage. kages principaux et intermédiaires, etc.
Note : Ce terme ambigu doit être précisé Note 2 : Ces installations sont parfois
selon le contexte. dénommées « services généraux ».

Instruction aux soumissionnaires


Installation annexe Instruction to bidders
Off-site, Offsite facilitie Document fourni aux soumissionnaires
Installation située hors des limites de pour leur préciser les particularités de
batterie des unités de production. l’appel d’offres et leur permettre de pré-
Note 1 : Cet ensemble d’installations est parer et de présenter une offre
parfois dénommé « installations géné- conforme.
rales et stockages », etc. Note 1 : Il précise aussi quels seront les
Note 2 : Elle n’est pas directement liée critères principaux retenus pour l’éva-
au processus fondamental de trans- luation des offres.
formation, mais est nécessaire à son Note 2 : Ce document fait partie du
fonctionnement. dossier d’appel d’offres.
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138 Instrumentation

Instrumentation Intérêt
Instrumentation Interest
Ensemble des instruments ou appareils 1. Somme versée périodiquement en
qui équipe une installation afin d’assurer rémunération du prêt d’un capital, par
le contrôle, la régulation et l’automatisa- un bailleur de fonds.
tion des procédés de fabrication. 2. Plus généralement, synonyme du bé-
néfice attendu de l’utilisation d’un ca-
pital.
Intégration
3. Coût d’usage d’un capital, propre ou
Integration emprunté.
Assemblage des diverses parties d’un
système réalisées et testées séparément. Note : Voir aussi charges financières.

Intelligence économique (IE) Intérêt contractuel


Business intelligence, competitive Contractual interest
intelligence Intérêt payé par l’acheteur au fournis-
Ensemble des actions de recherche de seur et fixé par le contrat, dans le cas
traitement et de diffusion (en vue de son d’un crédit fournisseur.
exploitation) de l’information utile aux Note 1 : Cet intérêt devrait, en principe,
acteurs d’un projet. être calculé de manière à correspondre
Note 1 : Cette activité de production de aux charges que le fournisseur aura à sup-
connaissances sert les buts économiques porter après la livraison, en raison du cré-
et stratégiques d’un organisme. dit qu’il accorde à l’acheteur (frais
Note 2 : Les informations utilisées sont bancaires, risque et charge de trésorerie
recueillies et produites dans un contexte pour la part non couverte par la
légal et à partir de sources ouvertes. COFACE). L’intérêt peut éventuellement
inclure les primes payées à la COFACE.
Note 3 : Elle comprend toutes les opéra-
tions de surveillance de l’environnement Note 2 : Les intérêts peuvent être :
concurrentiel (protection, veille, • dégressifs, c’est-à-dire calculés sur le
influence). solde restant dû à chaque échéance
(cas traditionnel) ;
• linéaires, c’est-à-dire calculés de
Intensité d’utilisation manière que les échéances (capital
d’une ressource + intérêts) soient d’un montant
Resource intensity constant ;
Part de la disponibilité de la ressource • progressifs, c’est-à-dire calculés en
affectée à une tâche. fonction du montant et de la durée de
Note 1 : On dit aussi « capacité d’utilisa- chaque billet de principal.
tion d’une ressource », « taux d’affecta- Il est possible de les régler semestrielle-
tion d’une ressource » ou « taux ment ou trimestriellement, d’avance ou à
d’engagement d’une ressource ». terme échu, au moyen de billets à ordre
Note 2 : Elle s’exprime en pourcentage ou de traites, ou par virement sur présen-
ou en unité. tation de décomptes.
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Intérêt intercalaire 139

Intérêt intercalaire Interruption d’un contrat


Intermediate interest, interim interest Contract suspension
payment, interest during construction Voir suspension d’un contrat.
Intérêt des capitaux empruntés pour Note : L’interruption peut être momenta-
financer la production d’une immobili- née ou définitive.
sation ou d’un stock.
Note 1 : On dit aussi « intérêt pendant la
période de construction ». Intrant
Note 2 : Certains contrats peuvent pré- Input
voir le paiement d’intérêt payable par Élément ou donnée nécessaire à la réali-
l’acheteur (à un taux qui peut être diffé- sation d’une tâche, d’un lot de travail
rent de celui de l’intérêt contractuel), à ou d’un processus.
partir de chaque livraison, jusqu’à la fin Note : Il est souvent l’extrant d’un
des obligations contractuelles. Cet inté- processus antérieur.
rêt devrait correspondre au coût de pré-
financement, dont la charge serait ainsi
reportée sur l’acheteur. Investissement
Investment
Opération qui consiste, pour l’entreprise,
Intérêt pendant la période de à transformer les ressources financières
construction en un ou plusieurs éléments que l’entre-
Voir intérêt intercalaire. prise utilisera en permanence (ou pen-
dant une durée relativement longue)
pour concourir de manière durable à la
Intérêts composés réalisation de son objet social.
Compound interests Note 1 : L’investissement total com-
Intérêts de chaque période, incorporés prend l’investissement en capital
au capital pour l’augmenter progressive- amortissable et le besoin en fonds de
ment et porter intérêt à leur tour. roulement.
Note : Dans ce cas, au bout de n unités Note 2 : L’investissement en capital
de temps (ans), la somme Sn à verser amortissable comprend le capital fixe,
sera : les charges initiales, les frais de
Sn = S0 (1 + i)n démarrage et autres dépenses préopéra-
Avec : S0, capital initial et i, taux toires, et les intérêts intercalaires.
d’actualisation. Note 3 : L’investissement en limite des
unités (limites de batteries) comprend :
Internalisation • le coût du matériel principal ;
Insourcing • le coût du matériel secondaire ;
Fait, pour une entreprise, de décider • le coût du montage et du génie civil ;
d’effectuer elle-même certaines activités • les frais indirects de chantiers, ainsi
précédemment confiées à des tiers. que les frais d’emballage, de transport
Note : C’est l’opération inverse de et d’assurance ;
l’externalisation (outsourcing). • les imprévus.
3484351_Dico_Management.book Page 140 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

140 Investissement amortissable

Investissement amortissable Investisseur providentiel


Voir capital amortissable. Business angel
Voir investisseur.
Investisseur
Investor Isométrique d’études
Personne physique qui investit sur les Isometric
marchés financiers ou personne morale Dessin en trois dimensions, sans respect
qui apporte des capitaux stables à un d’échelle, permettant la préfabrication
organisme. des tuyauteries (NF X 50-106-2).
Note : Il existe différents types d’inves- Note : Chaque isométrique est limitée à
tisseurs : un tronçon de tuyauterie dont l’impor-
• les investisseurs en capital de départ ; tance est définie par des impératifs de
• les investisseurs privés ; façonnage, de transport ou de mise en
• les sociétés de capital de risques ; place.
• les investisseurs institutionnels (ban-
ques, compagnies d’assurance ou des Item
fonds de pension) ; Item
• les sociétés d’État ; Désignation codée d’un objet qui permet
• les investisseurs stratégiques ; son identification ; l’objet est un ou plu-
• les investisseurs providentiels (qui sieurs équipements, ou bien une ou plu-
apportent capital et savoir-faire à de sieurs prestations.
jeunes entreprises innovantes sans
rechercher de rendement immédiat,
dans une perspective de succès Itération
à terme). Voir élaboration progressive.
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Jalon Note 6 : Il est aussi utilisé aussi pour


Milestone rythmer et contrôler l’avancement du
Repère prédéterminé et significatif dans projet.
le cours du projet (FD X50-115). Note 7 : Il convient de distinguer :
Note 1 : En général, le jalon est lié à un • les jalons « contractuels », utilisés
événement ou à une étape, et marque la pour matérialiser la fourniture de
limite d’une phase ou d’un ensemble de livrables ;
tâches. • les jalons « opérationnels », jalons
Note 2 : L’atteinte du jalon permet de intermédiaires, permettant un
déclencher le démarrage de la phase ou meilleur suivi des jalons contractuels.
de l’ensemble de tâches suivantes.
Note 3 : Un jalon, contrairement à une
tâche, a une durée nulle (voire négli-
Jalonnage
geable) et ne possède pas de ressources Voir jalonnement.
affectées.
Note 4 : Le jalon n’est atteint que lors- Jalonnement
que le résultat est acquis (par exemple : Milestone schedule
la fourniture d’un dossier, la recette d’un Liste des dates calendaires auxquelles
équipement, la mise à disposition d’un doivent être atteints les jalons du projet
moyen de manutention, la fin du projet, (qu’ils soient contractuels ou non).
etc.) et que les livrables associés ont été Note : On dit parfois « échéancier des
fournis. jalons » ou « jalonnage ».
Note 5 : La succession des dates de ces
événements constitue le jalonnement du
projet et permet de fixer les contraintes Joint venture
principales du planning. Voir co-entreprises.
3484351_Dico_Management.book Page 142 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

142 Jour chômé

Jour chômé Jugement d’expert


Non working day Expert judgment
Jour non travaillé. Jugement émis en vertu d’une expertise
Note : Jour tel que le week-end, les dans un champ d’application, un
domaine de connaissance, une disci-
congés et les jours fériés.
pline, un secteur d’activité, etc., cette
expertise s’avérant appropriée quant à
l’activité effectuée (PMI, PMBOK
Jour ouvrable 3e édition, 2004).
Week day Note : Les experts peuvent être des per-
Jour pendant lequel on peut légalement sonnes ou des groupes bénéficiant d’un
travailler. enseignement, de connaissances, de com-
pétences, d’expériences ou de formations
Note 1 : Tous les jours de la semaine ne spécialisés. Ces personnes peuvent être
sont pas ouvrables pour tous les types issues de divers horizons parmi lesquels
d’entreprises. d’autres unités de l’entreprise réalisatrice,
Note 2 : En France, pour de nombreuses des cabinets de conseil, diverses parties
entreprises ouvertes six jours sur sept, les prenantes au projet dont les clients, des
jours ouvrables vont du lundi au samedi. associations professionnelles ou techni-
ques, ou encore des groupes industriels.

Justificatif
Jour ouvré Backup sheet
Working day Document annexé à une étude, à un
Jour où l’on travaille. planning ou à une estimation pour
Note : En France, pour de nombreuses apporter la preuve du sérieux du docu-
entreprises ouvertes cinq jours sur sept, ment principal.
les jours ouvrés vont du lundi au Exemples : Notes de calcul, sources,
vendredi. références, hypothèses de validité.
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Know-how Knowledge management


Voir savoir-faire. Voir management des connaissances.
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Lean • de répondre aux objectifs stratégiques


Lean définis par la direction générale.
Méthodologie visant à éliminer les
tâches sans valeur ajoutée les pertes, à
simplifier les processus en augmentant Lettre de garantie à l’arrivée
la fluidité, la flexibilité, l’agilité, avec Guarantee for missing bill, letter of guarantee,
pour objectif d’accroître la valeur pour letter of indemnity
le client (valeur définie par le client) et Document permettant à l’acheteur de
de contribuer ainsi à l’amélioration des prendre livraison de la marchandise sans
performances de l’entreprise. remise du connaissement original au
transporteur (Journal Officiel du 6 juin
Lean Six Sigma 2009).
Méthodologie ayant pour objectif Note : la lettre de garantie est un engage-
d’améliorer la productivité des proces- ment formel, généralement cautionné
sus en introduisant notamment la notion par une banque, signé par le destinataire
d’optimisation du temps productif. et visant à garantir le transporteur mari-
Note 1 : Le Lean Six Sigma est l’appli- time contre toute réclamation dont il
cation de deux concepts : le Lean et le pourrait faire l’objet de la part du porteur
Six Sigma. régulier du connaissement.
Note 2 : Le Lean Six Sigma s’applique
sur les processus (et non pas sur les pro-
blèmes) dans le but : Lettre de mission
• d’améliorer la satisfaction des Job description
clients ; Document officialisant le lancement du
• d’améliorer la performance financière projet et la désignation de son responsable
de l’entreprise ; auprès des principaux acteurs-projets.
3484351_Dico_Management.book Page 146 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

146 Lettre de transport maritime

Note 1 : Elle doit préciser clairement les Note 2 : Cette relation peut être de plu-
missions du responsable de projet (en sieurs types : liaison fin-début, liaison
incluant notamment son étendue de délé- fin-fin, liaison début-début et liaison
gation et son périmètre de responsabili- début-fin.
té) et les objectifs à atteindre (en Note 3 : Pour exprimer un décalage entre
exprimant clairement et en quantifiant, deux tâches reliées par une liaison, on
si possible, les résultats attendus). affecte alors un délai sur la liaison, qui
Note 2 : Elle doit être formalisée au plus peut être positif ou négatif, selon les cas.
tôt et diffusée suffisamment largement. Note 4 : Toutes les combinaisons de
liens sont possibles sauf une boucle du
réseau.
Lettre de transport maritime
Note 5 : Dans un réseau d’un projet
Seaway bill
« potentiel-tâches », les liaisons sont
Document non négociable faisant preuve
représentées par des flèches.
du contrat de transport maritime et des
caractéristiques de la marchandise char- Note 6 : Voir figure 8, page 333.
gée (Journal Officiel du 21 octobre
2004). Liaison début-début (DD)
Note : À la différence du connaisse-
Start to start relationship
ment, la lettre de transport maritime ne
Liaison signifiant qu’une tâche ne peut
constitue pas un titre représentatif de la pas débuter avant le début de son prédé-
marchandise.
cesseur.
Exemple : La tâche « rédaction des
Lettre d’intention de commande comptes rendus » peut commencer dès
Notice of award, letter of intent to order que la tâche « faire une série d’entre-
Document confirmant l’engagement tiens » a commencé.
d’un client vis-à-vis de son fournisseur Note 1 : Un délai positif attribué à la
de passer une commande. liaison DD indique le temps minimum
Note : Ce n’est pas un engagement offi- qui doit s’écouler entre les dates de
ciel au sens de la coûtenance. début des deux tâches. Si le délai est nul,
cela signifie que les deux tâches com-
mencent en même temps.
Levée de réserves
Note 2 : Elle est appelée également
Voir liste de réserves.
« liaison initiale ».
Note 3 : Voir figure 8, page 333.
Liaison
Relationship, dependancy
Représentation d’une relation d’ordre ou Liaison début-fin (DF)
de dépendance logique entre deux Start to finish relationship
tâches appartenant à un même planning Liaison signifiant qu’une tâche ne peut
ou à des plannings différents. se terminer tant que son prédécesseur
Note 1 : Dans l’usage courant, les termes n’a pas débuté.
« relation d’antériorité ou d’antécéden- Exemple : Le début de la garde de jour
ce », « lien logique » et « dépendance » des infirmières déclenche la fin de la
sont employés indifféremment. garde de nuit.
3484351_Dico_Management.book Page 147 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Liaison directe 147

Note 1 : Elle est appelée également Exemple : La tâche « Attribution des


« liaison inverse ». prix » ne peut pas se terminer tant que de
Note 2 : Voir figure 8, page 333. la tâche « Course autour du monde »
n’est pas terminée.
Liaison directe Note 1 : Un délai positif attribué à la
Voir liaison fin-début. liaison FF indique le temps minimum
qui doit s’écouler entre les dates de fin
des deux tâches. Si le délai est nul, cela
Liaison finale signifie que les deux tâches se terminent
Voir liaison fin-fin. en même temps.
Note 2 : Elle est appelée également
Liaison fin-début (FD) « liaison finale ».
Finish to start relationship Note 3 : Voir figure 8, page 333.
Liaison signifiant qu’une tâche ne peut
débuter qu’après la fin de son
prédécesseur.
Liaison initiale
Voir liaison début-début.
Exemple : Une fois la pose de la char-
pente d’une maison terminée, la pose de
la couverture peut immédiatement débu- Liaison inverse
ter. La liaison signifie que la couverture Voir liaison début-fin.
ne peut pas être posée tant que la char-
pente n’est pas terminée.
Lien (logique)
Note 1 : C’est le type de liaison le plus
utilisé. Logical relationship
Voir liaison.
Note 2 : Un délai positif de x unités de
temps attribué à la liaison FD exprime
un retard (par exemple, un temps de Ligne budgétaire (LB)
séchage). Cela signifie que la tâche com- Budget item
mence x unités de temps après la date de Plus petite division de l’organigramme
fin de son prédécesseur. des tâches, que l’on s’attache à suivre
Note 3 : Un délai négatif de x unités de au niveau budgétaire, et qui correspond
temps attribué à la liaison FD exprime une généralement à une responsabilité uni-
avance. Cela signifie que la tâche com- que de gestion et d’exécution.
mence x unités de temps avant la date de Note 1 : À chaque ligne est associé un
fin planifiée de son prédécesseur. contenu physique, un délai, et un mon-
Note 4 : Elle est appelée également tant en base économique du contrat.
« liaison directe ». Note 2 : Ce terme peut signifier égale-
Note 5 : Voir figure 8, page 333. ment le regroupement de plusieurs
dépenses inhérentes à des activités de
Liaison fin-fin (FF) même nature.
Finish to finish relationship Note 3 : C’est l’unité de suivi des coûts.
Liaison signifiant qu’une tâche ne peut Note 4 : Chaque ligne budgétaire doit
pas se terminer avant la fin de son faire l’objet d’un examen lors du
prédécesseur. rapport de coût.
3484351_Dico_Management.book Page 148 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

148 Ligne directrice

Ligne directrice Note 3 : Dans certains secteurs d’activi-


Guideline té, le choix des limites d’acceptation
Ensemble de recommandations destinées peut être exprimé à l’aide de classes
à faciliter l’exécution d’une activité ou standards.
d’un ensemble d’activités.
Note : En management de projet, elle Limite de batterie
peut prendre la forme d’orientations ou
Battery limit
de directives d’un projet.
Contour géographique physique ou théo-
rique qui précise la limite d’un ouvrage.
Ligne d’objectif Note 1 : La limite de batterie est définie
Range line de façon à identifier avec précision les
En méthode PERL, ligne horizontale limites de services, de fournitures et de
affectée à un objectif, sur laquelle on responsabilités des parties contractantes.
place une gamme d’activités. Note 2 : Dans une unité de production,
les matières premières, les utilités cou-
rantes aux conditions requises, les pro-
Ligne isochrone duits auxiliaires, etc., arrivent dans la
Status line, time now line limite de batterie. En repartent les pro-
Ligne brisée permettant de visualiser le duits fabriqués dans l’unité, les sous-
constat de l’avancement à une date produits, les utilités à traiter, etc.
donnée des diverses tâches d’un projet. Note 3 : On dit aussi « limite des unités ».
Note : Elle montre le respect au plan-
ning en vigueur, le retard ou l’avance
par rapport à celui-ci, et permet de bien Limite de contrôle
distinguer ce qui est déjà fait, ce qui Control limit
aurait dû être fait et ce qui reste à faire. Zone recouvrant trois écarts types de
chaque côté de la ligne centrale (la
moyenne) d’une distribution normale
Limite d’acceptation des données tracées sur un diagramme
Borderline acceptability de contrôle, cette zone reflétant la varia-
Niveau de critère d’appréciation au-delà tion attendue des données (PMI,
duquel, ou en deçà suivant le cas, le besoin PMBOK 3e édition, 2004).
est jugé non satisfait (NF EN 1325-1).
Note 1 : Toute solution ne respectant pas
ou ne respectant plus une limite d’accep- Limite de fourniture
tation d’une fonction de service est Scope of work
inacceptable. De ce fait, le demandeur Définition précise du contenu d’un
doit être extrêmement conscient des contrat ou d’une commande.
conséquences du choix des limites. Note : Il est utile de compléter les limites
Note 2 : Une limite d’acceptation peut de fourniture par une liste d’exclusions,
aussi être définie par un écart, absolu ou qui explicite des matériels ou services à,
relatif, positif ou négatif, par rapport au propos desquels des contestations pour-
niveau recherché du critère raient survenir ultérieurement, par suite
d’appréciation. d’habitudes de travail différentes.
3484351_Dico_Management.book Page 149 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Limite de spécification 149

Limite de spécification Note 1 : Cette liste précise, non seule-


Specification limit ment le poids et le volume de chaque
Zone située de part et d’autre de la ligne colis, mais aussi la valeur estimée et la
centrale (la moyenne) des données tra- désignation sommaire de leur contenu.
cées sur un diagramme de contrôle qui Note 2 : Cette liste est indispensable au
respectent les exigences du client pour transitaire, au transporteur, aux assuran-
un produit ou un service (PMI, PMBOK ces, aux équipes de stockage et de mon-
3e édition, 2004). tage, etc.
Note : Les limites de contrôle doivent Note 3 : Le détail de chacun de ces colis
être définies en deçà des limites de spé- est généralement défini dans un borde-
cifications. reau de marchandises.

Liste de contrôle
Limite des unités Check-list
Voir limite de batterie. Liste d’éléments associés dans un but de
comparaison ou pour assurer que les
actions correspondantes sont dirigées de
Lissage des ressources manière appropriée et ne risquent pas
Resource smoothing d’être oubliées (PMI, PMBOK 3e édition,
Processus de recherche d’un ordonnan- 2004).
cement des tâches conduisant à une uti- Note 1 : Une telle liste s’applique pour
lisation la plus régulière possible des un ensemble de tâches, un lot de tra-
ressources, sans remettre en cause la vail, un livrable ou un processus.
date de fin du projet. Note 2 : Une telle liste peut par exemple
Note 1 : Le lissage s’impose surtout lors- être établie lors de la planification de la
que le délai imparti au projet est limité. qualité pour les éléments à inspecter, et
Note 2 : Le lissage admet une augmenta- mise en application lors du contrôle de
tion éventuelle des ressources prévues la qualité (les normes NF EN ISO 9000
initialement. exigent que des procédures de contrôle
assurent la vérification de la conformité
Note 3 : Le résultat est une meilleure
répartition de la charge de travail de aux exigences spécifiées).
chaque ressource dans le temps sans Note 3 : Beaucoup d’organisations ont
jamais déplacer les tâches au-delà de établi des listes de contrôle normalisées
leur marge totale. pour assurer la cohérence de tâches fré-
quemment exécutées.
Note 4 : Le lissage ne doit pas être
confondu avec le nivellement. Note 4 : Dans certains champs d’appli-
cation, les listes de contrôle peuvent
aussi s’obtenir auprès d’associations
Liste de colisage professionnelles ou de fournisseurs de
services.
Packing list
Liste exhaustive de tous les colis, caisses
et paquets constitutifs de d’une Liste de lignes
livraison. Voir liste de tuyauteries.
3484351_Dico_Management.book Page 150 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

150 Liste de pointage

Liste de pointage Note 2 : En phase d’avant-projet, la liste


Punch list des équipements se limite généralement
Liste récapitulative et exhaustive de tous à une liste du matériel principal.
les points à vérifier, utilisée principale-
ment sur les chantiers au moment de la Liste des fournisseurs
réception, et destinée à établir ultérieu- Suppliers list, short-list
rement la liste des réserves. Document qui récapitule les fournis-
seurs de matériel ou de services consul-
Liste de réserves tables dans le cadre des appels d’offres.
Punch list Note 1 : Ce document récapitule la liste
Liste établie sur le chantier à la fin du des entreprises à qui la société d’ingé-
montage ou durant la préparation au nierie ou l’ensemblier peut commander
démarrage des installations par le maî- ou sous-traiter des fournitures ou servi-
tre d’œuvre et le maître d’ouvrage, ces (dans un contrat clé en main), ou
pour chaque corps de métier et chaque bien celles qui pourront être consultées
partie d’installation dans laquelle sont par le maître d’œuvre et recevoir une
notés les manques, les erreurs et les non- commande (dans un contrat de service).
conformités auxquels il n’est pas possi- Note 2 : Dans certains contrats, elle dési-
ble de remédier immédiatement. gne la liste qui peut être imposée par le
Note 1 : Les réserves ainsi notées client.
devront être levées au plus tard à des
dates convenues (généralement avant la Liste des tâches
mise en service, pour celles qui doivent Activities list
impérativement être levée avant l’intro- Tableau documenté des tâches du pro-
duction de la charge pour des raisons jet, contenant leur description, leur iden-
techniques, et avant la réception pour les tifiant et une présentation suffisamment
autres). détaillée du contenu du travail afin que
Note 2 : Dès que les tâches repérées les membres de l’équipe de projet com-
comme non terminées lors de la récep- prennent le travail à effectuer (PMI,
tion sont achevées, le client peut pronon- PMBOK 3e édition, 2004).
cer la levée totale ou partielle des Note 1 : Cette liste est extraite de l’orga-
réserves correspondantes. nigramme des tâches et permet de tra-
Note 3 : On dit aussi « levée de réserves ». cer le réseau d’un projet.
Note 2 : Elle peut être établie à différents
Liste d’équipements niveaux de détail.
Equipment list
Document récapitulatif de tous les équi- Liste de tuyauteries
pements itémisés contenus dans le Lines list
matériel principal et le matériel secon- Liste récapitulative de toutes les lignes de
daire avec leur identification et leurs tuyauteries d’une installation, avec leur
principales caractéristiques. identification précise c’est-à-dire : numé-
Note 1 : Cette liste sert entre autres aux rotation, diamètre nominal, nature du
études, aux approvisionnements et aux fluide, spécification, schéma de référen-
travaux. ce, localisations de départ et d’arrivée,
3484351_Dico_Management.book Page 151 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Liste du matériel banalisé 151

conditions de service, de calcul, d’épreu- Note 1 : Les livrables peuvent être des
ve et de construction, matériau et épais- équipements, des documents (plan,
seur d’isolation, traçage, peinture, etc. réquisitions, dossier d’ingénierie, etc.),
(NF X 50-106-2). des prestations (formations, assistance,
Note 1 : Cette liste permet de repérer les etc.), par exemple.
différentes lignes de tuyauteries sur les Note 2 : Le livrable final est le produit
schémas de tuyauteries et d’instrumenta- du projet.
tions.
Note 2 : L’expression « liste de lignes »
est aussi très souvent utilisée. Livraison
Delivery
Action par laquelle un fournisseur
Liste du matériel banalisé d’équipement ou de matériel s’acquitte
List of ancillary equipment de la mission confiée par la commande
Document récapitulatif de tous les maté- et transfère à son client la propriété de
riels, plus particulièrement du matériel cette fourniture.
banalisé, nécessaires à une installation
et se rapportant à une spécialité
(NF X 50-106-2). Livre de procédé
Note : Dans le cas du matériel banalisé, ce Process data-book
document comporte une identification Document regroupant l’ensemble des
des matériels (spécifications, caractéristi- données définissant un procédé, compre-
ques) et leur quantité par catégories (les nant la description précise des unités
catégories comprennent des listes de (avec schémas, bilans-matières et bilan
tuyauteries, de la robinetterie, des raccor- des utilités) et le dimensionnement du
dements, des instruments et des appareils matériel principal pour la capacité de
de contrôles, des moteurs, des câbles et production demandée par la maîtrise
aussi des boulons d’ancrage, des maté- d’ouvrage.
riels de supportage, de calorifuge, etc.).
Note 1 : Le livre de procédé est un
document de travail établi à l’usage de la
Liste du matériel principal société en charge de l’ingénierie des
List of main equipment installations. Ce livre est remis à
Document récapitulatif de tous les équi- l’acquéreur des droits d’exploitation de
pements itémisés contenus dans le la licence par la société qui en est
matériel principal. détentrice.
Note : Voir liste d’équipements. Note 2 : Il peut inclure le manuel opéra-
toire.
Note 3 : Il regroupe l’ensemble des
Livrable données de procédé.
Deliverable
Résultat, vérifiable et/ou mesurable, qui
doit être produit et validé au cours et/ou Localisation
à la fin du projet, nécessaire à la pour- Location
suite ou à l’achèvement du projet Emplacement géographique d’une ins-
(FD X 50-138). tallation ou d’une unité de production.
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152 Logigramme

Logigramme ou une valeur appartenant à un ensemble


Logic diagram donné quelconque de valeurs possibles.
Schéma synoptique fonctionnel définis- Note : La probabilité étendue à l’ensem-
sant symboliquement les automatismes et ble des valeurs possibles de la variable
les séquences auxquels doit satisfaire le est égale à 1.
fonctionnement d’une installation
(NF X 50-106-2).
Note 1 : Il est destiné à faciliter l’étude et
Loi MOP
la compréhension par l’exploitant du Voir étude de diagnostic.
fonctionnement d’une partie de Voir étude d’esquisse.
l’ouvrage.
Note 2 : Voir aussi réseau d’un projet. Lot de contrat
Contract package
Logique du réseau Pour un fournisseur donné, élément de
Network logic décomposition d’un contrat, voire d’un
Voir analyse logique du réseau d’un contrat unique, faisant l’objet d’un
projet. financement identifié (FD X50-410).
Note 1 : Un lot de contrat est constitué
par le regroupement de lots de travail
Logistique de projet confiés à ce fournisseur.
Project logistic
Note 2 : Une description technique et
Planification, exécution et maîtrise des
des clauses administratives (coûts,
mouvements et des mises en place de délais, etc.) doivent lui être associées.
personnes ou de biens, des activités de
soutien liées à ces mouvements et à ces
mises en place au sein d’un système Lot de travail (LT)
organisé pour atteindre des objectifs spé-
Work package (WP)
cifiques (NF X 50-600).
Ensemble de tâches homogène et délé-
Note 1 : Dans le cadre d’un projet, on guable, utilisé essentiellement pour la
distingue deux types de logistiques, contractualisation et le reporting
concernant les flux d’information (les (FD X 50-410).
documents) et les flux physiques (les
Note 1 : Un lot de travail est un ensem-
matériels) ; l’une et l’autre de ces logis- ble de tâches cohérent, apparaissant dans
tiques ont à intervenir dans chaque phase
l’organigramme des tâches et formali-
du projet, et vis-à-vis de tous les interve-
sé dans une fiche de tâche.
nants (X 50-105).
Note 2 : Le lot de travail est caractérisé
Note 2 : Voir gestion de la chaîne
par une définition du travail à effectuer,
logistique. un code, un responsable unique, un bud-
get, des éléments de délais, etc.
Loi de probabilité Note 3 : Il est généralement effectué à
Distribution, probability law partir d’un ou de plusieurs des critères
Toute relation permettant de déterminer suivants :
la probabilité que la variable aléatoire • tâches confiées à un même responsa-
prenne une valeur donnée quelconque, ble ou un même réalisateur ;
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Lotissement 153

• tâches concourant à la réalisation • tâches utilisant les mêmes moyens.


d’un même produit (ou d’une même
fonction) ; Lotissement
• tâche dépendant d’une même res-
Work breakdown structure (WBS)
source ou d’une même ligne de finan-
Découpage du projet en lots de travail.
cement ;
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Macrotâche Note 2 : Cette main-d’œuvre est exprimée


Voir tâche récapitulative. en général par un nombre d’opérateurs par
poste et un pourcentage de supervision.
Note 3 : Les dépenses correspondantes
Maille comprennent les salaires et les diverses
charges sociales.
Subnet
Ensemble des activités aboutissant à un
même nœud dans un réseau d’un projet. Maintenabilité
Maintainability
Dans des conditions données d’utilisa-
tion, aptitude d’un bien à être maintenu ou
Main-d’œuvre rétabli dans un état dans lequel il peut
Labor accomplir une fonction requise, lorsque la
1. Personnel de fabrication nécessaire à maintenance est accomplie dans des
la marche effective des installations, conditions données, en utilisant des pro-
à l’exclusion de toute main-d’œuvre cédures et des moyens prescrits
d’entretien, de contrôle et de manu- (NF EN 13306).
tention.
2. Par extension, ensemble des dépenses Maintenance
correspondant à ce personnel pour les Maintenance
diverses catégories d’opérations et Ensemble d’opérations menées après la
une part de supervision (contremaîtres mise en service industrielle, et qui sont
et ingénieurs). destinées à maintenir ou à rétablir
Note 1 : Terme d’estimation et de coûte- l’ouvrage à un niveau technologique
nance utilisé en management de projet ou satisfaisant pour son exploitation (entre-
en production. tien, remises en état, améliorations, etc.).
3484351_Dico_Management.book Page 156 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

156 Maître d’œuvre

Note 1 : La maintenance incombe nor- Maître d’œuvre


malement à l’exploitant. Engineer, contractor, project owner, seller
Note 2 : Aujourd’hui, le terme « mainte- Personne physique ou morale qui
nance » tend à se substituer au terme conçoit, dirige la réalisation ou réalise
« entretien », mais avec un sens plus l’objet du projet pour le compte du maî-
large (maintenance préventive, mainte- tre d’ouvrage, et qui assure la responsa-
nance curative, etc.). bilité globale des performances
Note 3 : La « maintenance corrective » techniques, des délais et des coûts
est celle qui est effectuée après une (FD X 50-115).
défaillance. La « maintenance préventi- Note : Voir la figure 1, page 327.
ve » est celle qui est effectuée, selon des
critères prédéterminés, dans le but de
réduire la probabilité de défaillance d’un
produit ou la dégradation d’un service
Maître d’ouvrage
rendu. Product owner, owner, client, buyer,
contracting part
Note 4 : Les interventions de mainte-
Personne physique ou morale pour le
nance peuvent être classées par ordre compte de qui l’objet du projet est réali-
croissant de complexité en cinq niveaux :
sé (FD X 50-115).
• 1er niveau : Opérations simples néces-
saires à l’exploitation et réalisées sur Note 1 : Le maître d’ouvrage fixe les
objectifs du projet en termes de coûts,
des éléments facilement accessibles
délais et performances.
en toute sécurité à l’aide d’équipe-
ments de soutien intégrés au bien. Note 2 : Le maître d’ouvrage est le
• 2e niveau : Opérations qui nécessitent client.
des procédures simples et/ou des Note 3 : L’accord entre le maître
équipements de soutien (intégrés ou d’ouvrage et le maître d’œuvre doit être
extérieurs au bien) d’utilisation ou de de préférence matérialisé par un contrat
mise en œuvre simple. et/ou un cahier des charges.
• 3e niveau : Opérations qui nécessitent Note 4 : Voir la figure 1, page 327.
des procédures complexes et/ou des
équipements de soutien d’utilisation
ou de mise en œuvre complexe.
• 4e niveau : Opérations dont les procé- Maîtrise de la qualité
dures impliquent la maîtrise d’une Quality control
technique ou d’une technologie parti- 1. Partie du management de la qualité
culière et/ou la mise en œuvre d’équi- axée sur la satisfaction des exigences
pements de soutien spécialisés. pour la qualité (NF EN ISO 9000).
• 5e niveau : Opérations dont les procé- 2. Processus de maîtrise des résultats spé-
dures impliquent un savoir-faire, fai- cifiques du projet, pour vérifier s’ils
sant appel à des techniques ou à des sont conformes aux standards de qua-
technologies particulières, des pro- lité définis, et définir les moyens pour
cessus et/ou des équipements de sou- éliminer les causes de performances
tien industriels. insuffisantes (PMI, PMBOK 3e édition,
Note 5: Voir la figure 42, page 363. 2004).
3484351_Dico_Management.book Page 157 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Maîtrise de la valeur 157

Maîtrise de la valeur Maîtrise des modifications


Value management (VM) Change control
Ensemble des actions visant à obtenir un Identification, documentation, approba-
niveau de valeur satisfaisant par l’utili- tion ou refus, et contrôle des modifica-
sation de méthodes éprouvées tout au tions apportées aux références de base
long du développement, de la production du projet (PMI, PMBOK 3e édition,
et de la commercialisation. 2004).
Note 1 : Ce processus est essentiel à la
Maîtrise de l’échéancier maîtrise du projet.
Voir maîtrise des délais. Note 2 : Aussi appelée « contrôle des
modifications » ou « management des
Maîtrise des communications modifications ».
Voir management des communica-
tions du projet.
Maîtrise d’œuvre
Maîtrise des coûts Fonctions assurées par le maître
d’œuvre.
Cost control
Ensemble des activités visant à maintenir
les dépenses constatées dans l’enveloppe
du budget (d’après FD X 50-137). Maîtrise d’ouvrage
Note 1 : La maîtrise des coûts comprend : Fonctions assurées par le maître
d’ouvrage.
– la gestion des coûts ;
– le pilotage des coûts.
Note 2 : On dit aussi « coûtenance ».
Maîtrise du contenu
Scope control
Maîtrise des délais Processus de maîtrise des modifications
Scheduling control apportées au contenu du projet (PMI,
Processus permettant, pendant toute la PMBOK 3e édition, 2004).
durée d’un projet, de prévoir, suivre,
Note : Aussi appelée « contrôle du
optimiser et contrôler, en termes de
délais, les tâches et les moyens avec contenu ».
l’objectif de respecter un délai prévi-
sionnel final (NF X 50-106-1).
Note : On dit aussi « maîtrise de Maîtrise du projet
l’échéancier ». Project management
Ensemble des actions permettant de
Maîtrise des évolutions piloter le déroulement d’un projet et son
optimisation, depuis la définition des
Change control objectifs jusqu’à sa réalisation complète
Ensemble des activités de maîtrise du
(NF X 50-106-1).
produit après approbation formelle de
son information de configuration produit Note : Cette responsabilité est assumée
(ISO 10007). par la direction du projet.
3484351_Dico_Management.book Page 158 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

158 Make-good

Make-good Management de la qualité


Voir reprise gratuite. du projet
Project quality management
Sous-ensemble du management de pro-
Management de la configuration jet, qui recouvre les processus nécessai-
Configuration management (CM) res pour s’assurer que le projet répondra
Ensemble des activités coordonnées en aux besoins pour lesquels il a été entre-
vue du pilotage et de la maîtrise de la pris. Il comporte la planification de la
configuration (ISO 10007). qualité, l’assurance de la qualité et la
Note 1 : La gestion de la configuration maîtrise de la qualité (PMI, PMBOK 3e
est généralement centrée sur des activi- édition, 2004).
tés, d’ordre technique et organisationnel,
qui établissent et maintiennent la maîtri-
se d’un produit, et de son information Management de la qualité totale
de la configuration produit, tout au
Total quality management (TQM)
long de son cycle de vie.
Mode de management d’un organisme,
Note 2 : L’organigramme technique centré sur la qualité, basé sur la
du produit (PBS) est la base du mana- participation de tous ses membres, et
gement de la configuration. visant au succès à long terme par la
Note 3 : Les documents nécessaires au satisfaction du client, et à des avantages
management de la configuration sont : pour tous les membres de l’organisme et
• les spécifications techniques du pour la société.
besoin (STB) ; Note 1 : Par « tous ses membres », on
• le dossier de définition ; entend le personnel dans tous les services
• le dossier de fabrication et de contrôle ; et à tous les niveaux de l’organisation.
• le dossier d’interface ; Note 2 : Une implication forte et perma-
• les documents utilisateur ; nente de la direction au plus haut niveau
• le document de maintenance. et la formation générale et permanente de
tous les membres de l’organisation sont
indispensables au succès de ce mode de
Management de la qualité management.
Quality management Note 3 : En management de la qualité
Ensemble des activités coordonnées per- totale, le concept de qualité se réfère au
mettant d’orienter et de contrôler un fait d’atteindre tous les objectifs de mana-
organisme en matière de qualité gement.
(NF EN ISO 9000). Note 4 : Le concept « avantages pour la
Note : L’orientation et le contrôle d’un société » implique, si besoin est, de satis-
organisme en matière de qualité incluent faire les exigences de la société.
généralement l’établissement d’une Note 5 : Le management de la qualité
politique qualité et d’objectifs qualité, totale (TQM) ou certains de ses aspects
la planification de la qualité, la maîtri- sont parfois désignés par les expressions
se de la qualité, l’assurance de la qua- « qualité totale », « CWQC » (compa-
lité et l’amélioration de la qualité gny-wide quality control), « TQC » (total
(NF EN ISO 9000). quality control).
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Management de portefeuille de projets 159

Management de portefeuille Note 2 : Cependant, les résultats de ces


de projets processus doivent être revus régulière-
Portfolio management ment tout au long du projet et corrigés, si
Management centralisé d’un ou de plu- besoin en est, pour s’assurer qu’ils res-
sieurs portefeuilles de projets (PMI, tent adéquats.
PMBOK 3e édition, 2004).
Note 1 : Cela comprend l’identification Management des connaissances
de projets, de programmes et autres tra- Knowledge management (KM)
vaux apparentés, ainsi que l’établisse- Démarche stratégique pluridisciplinaire
ment de leurs priorités, leur autorisation, visant à faire une exploitation optimale
leur management et leur maîtrise, dans des savoirs et savoir-faire de l’orga-
la poursuite d’objectifs stratégiques spé- nisme.
cifiques de l’entreprise. Note : Elle couvre l’ensemble des outils
Note 2 : On dit aussi « gestion du porte- et processus de gestion et de partage
feuille de projets ». dynamique des connaissances et des
Note 3 : Le management de portefeuille savoir-faire développés dans l’orga-
de projets est parfois l’une des nisme ou acquis à l’extérieur.
responsabilités qui incombent au bureau
des projets.
Management des coûts
Costs management
Management de projet Ensemble des activités qui ont pour
Project management objectifs particuliers de définir, d’esti-
Planification, organisation, suivi, maîtri- mer, de structurer, de planifier, de suivre
se et compte rendu de tous les aspects et de piloter les coûts du projet. Ces
d’un projet et de la motivation des per- activités incluent les préoccupations des
sonnes impliquées pour atteindre les parties prenantes du projet, notamment
objectifs du projet (ISO 10006). celles de l’organisme client (la maîtrise
d’ouvrage) et celles de l’organisme réa-
Management lisateur (la maîtrise d’œuvre) sur :
des communications du projet l’évaluation, le financement, la mise en
Project communications management place du budget, l’échéancier des dépen-
Ensemble des processus nécessaires ses, la maîtrise (suivi et pilotage) et le
pour assurer, en temps et qualité voulus, bilan des coûts. Le management des
l’élaboration, la collecte, la diffusion, coûts est mis en œuvre dans toutes les
l’archivage et l’exploitation finale des phases d’un projet (FD X 50-137).
informations du projet (PMI, PMBOK 3e
édition, 2004). Management des délais
Note 1 : Les processus de management Scheduling management, project time
des communications sont : la planifica- management, time-related management
tion des communications, la gestion de Ensemble d’activités permettant, pen-
l’information, l’établissement et la dif- dant toute la durée d’un projet, de pré-
fusion du rapport d’avancement et la voir, d’optimiser, voire de replanifier les
maîtrise des communications visant à tâches et les ressources afin de l’ache-
satisfaire les parties prenantes du projet. ver en temps voulu (FD X 50-138).
3484351_Dico_Management.book Page 160 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

160 Management des modifications

Note 1 : Le management des délais a Management par activité


pour but d’obtenir l’estimation de la Activity-based management
durée d’un projet et d’assurer le respect Principe et pratique de management qui
des délais. Il s’applique à tout projet privilégient la méthode des coûts par
quelles qu’en soient l’importance, la activité pour la prise de décision (Jour-
complexité et la finalité. nal Officiel du 26 mars 2004).
Note 2 : Le management des délais
assure la coordination, l’intégration et la
maîtrise des différentes tâches à exécuter Management par la qualité
et des ressources associées pour que le Voir management de la qualité totale.
projet puisse atteindre ses objectifs
(contenu, coûts et délais).
Note 3 : Le management des délais com- Management par la valeur (MV)
prend les processus suivants Value management (VM)
(ISO 10006) : Style de management, destiné particuliè-
• planification des liaisons entre les rement à motiver les personnes, à déve-
tâches ; lopper les compétences et à promouvoir
• estimation des durées et des charges ; les synergies et l’innovation, avec pour
• élaboration du planning ; objectif de maximiser la performance
• maîtrise des délais. globale d’un organisme (NF EN 12973).
Note : Appliqué au niveau de la direc-
tion générale, le management par la
Management des modifications valeur repose sur une culture de l’orga-
Voir maîtrise des modifications. nisme fondée sur la valeur, prenant en
compte la valeur pour les parties prenan-
tes et les clients. Au niveau opérationnel
Management des risques (activités par projets), il implique en
d’un projet outre l’utilisation de méthodes et
d’outils appropriés (NF EN 12973).
Project risks management
Processus d’application de la politique
de l’organisme permettant la mise en
œuvre itérative et continue de l’analyse Management par la valeur
et de la gestion des risques d’un projet acquise
(FD X 50-117). Earned value management (EVM)
Méthodologie employée en management
de projet pour intégrer le contenu,
Management multiprojet (MMP) l’échéancier et les ressources, et pour
Multi-project management mesurer objectivement la performance et
Mode de management visant à gérer de l’avancement du projet (PMI, PMBOK
façon globale un portefeuille de projets 3e édition, 2004).
en tenant compte de leurs interdépen- Note 1 : La performance se mesure en cal-
dances. culant la valeur acquise (coût budgété du
Note : Ne pas confondre avec le mana- travail effectué) pour la comparer au coût
gement d’un programme. réel (coût réel du travail effectué).
3484351_Dico_Management.book Page 161 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Management par projets 161

Note 2 : L’avancement se mesure en com- Mandataire


parant la valeur acquise à la valeur pla- Agent
nifiée (coût budgété du travail prévu). Personne qui reçoit un mandat d’un
Note 3 : On dit aussi « gestion par la mandant pour faire quelque chose à sa
valeur acquise » dans certains pays place.
francophones.
Mandatement
Management par projets Invoice payment
Management by projects 1. Mission consistant à vérifier que les
Mode de management adopté par des conditions contractuelles autorisant
organismes dont la pérennité et le déve- les facturations de fournisseurs et
loppement dépendent de la réussite de d’entrepreneurs sont entièrement
leurs projets (FD X50-116). satisfaites et que les factures sont
Note 1 : Le management par projets ne exactes et complètes dans tous leurs
doit pas être confondu avec le manage- termes.
ment de projet qui s’applique au mana- Note 1 : Elle s’achève par le paie-
gement (direction et gestion) d’un projet ment de la facture ou par l’établisse-
donné, quelle que soit l’organisation de ment d’un bon à payer dans le cas où
l’organisme dans lequel interviennent les paiements sont effectués directe-
les acteurs du projet. ment par le maître d’ouvrage.
Note 2 : Le management par projets peut Note 2 : Elle peut aussi inclure la pré-
ne s’appliquer qu’à une partie des activi- paration et la présentation aux banques
tés de l’organisme. des documents requis pour le paiement
Note 3 : Le management par projets est par ces dernières de la part du contrat
associé à un système de management faisant l’objet d’un crédit.
par projets. 2. Dans les marchés publics, acte consis-
tant à confier un mandat à un manda-
taire.
Mandant
Principal Manuel d’entretien
Personne qui confie un mandat à un
Maintenance manual
mandataire pour faire quelque chose à
Document décrivant, pour chacun des
sa place. équipements, l’ensemble et le détail des
Note : Voir aussi décideur. opérations à accomplir périodiquement
pour assurer le maintien de l’installa-
tion en bon ordre de marche, et excep-
Mandat tionnellement pour effectuer ou faire
Mandate, terms of reference effectuer les dépannages pouvant s’avé-
Acte par lequel une personne, le man- rer nécessaires (NF X 50-106-2).
dant, donne à une autre personne, le Note 1 : Ce document est constitué pour
mandataire, le pouvoir de faire quelque l’essentiel par les recommandations
chose en son nom et pour son compte. des fournisseurs, fondées sur leur
Note : Voir aussi délégation. savoir-faire et sur l’expérience tirée
3484351_Dico_Management.book Page 162 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

162 Manuel de projet

d’exploitations similaires. Il précise les Note : Le degré de détail et la forme d’un


types de lubrifiants et autres adjuvants à manuel qualité peuvent varier pour
utiliser, les manœuvres de démontage et s’adapter à la taille et la complexité d’un
de remontage, les nomenclatures des organisme particulier (NF EN ISO 9000).
pièces d’usure, consommées en
exploitation normale, et des pièces de Maquette
secours, dont le remplacement est lié à Mock-up, model
une cause accidentelle. Représentation plus ou moins simplifiée
Note 2 : La constitution de ce manuel est d’un ouvrage ou d’un produit, le plus
définie par la norme NF X 60-200. souvent à échelle réduite, afin d’en donner
une image tridimensionnelle (par exem-
ple, pour évaluer son encombrement).
Manuel de projet
Note 1 : En règle générale, la maquette
Voir plan de management du projet. ne peut pas reproduire le fonctionnement
(à la différence du pilote ou du proto-
Manuel opératoire type). Dans certains domaines, elle peut
Operating manual servir à le simuler partiellement.
Document décrivant de façon détaillée Note 2 : Dans ce sens, le terme de
toutes les manœuvres à effectuer par le maquette est à préférer à celui de
personnel d’exploitation, pour assurer le modèle, dont l’acception actuelle s’est
fonctionnement normal ou dégradé de différenciée.
l’installation, son démarrage, ses mises à
l’arrêt normales ou d’urgence, son main- Marché à prix unitaire
tien en arrêts chauds ou froids, ses redé- Unit price contract
marrages. Ce document comprend Marché dont le montant est calculé sur
notamment l’indication des points de la base du bordereau de prix unitaires
consigne normaux ou exceptionnels de en fonction des quantités réellement
tous les appareils de régulation, les don- exécutées.
nées physiques correspondantes, les pro-
cédures d’hygiène, de sécurité et de Marché à terme
sauvegarde des personnes et du matériel Forward market
(NF X 50-106-2). Marché sur lequel des transactions don-
Note : Ce document comprend notam- nent lieu à paiement et livraison des
ment l’indication des points de consigne actifs financiers ou des marchandises à
normaux ou exceptionnels de tous les une échéance ultérieure.
appareils de régulation, les données phy- Note : À la bourse des valeurs en France,
siques correspondantes, les procédures ce marché s’appelle « règlement men-
d’hygiène, de sécurité et de sauvegarde suel » (RM).
des personnes et du matériel.
Marché au comptant
Manuel qualité Spot market
Quality handbook, quality manual Marché sur lequel les transactions
Document spécifiant le système de donnent lieu à paiement et livraison non
management de la qualité d’un orga- différés d’actifs financiers ou de
nisme (NF EN ISO 9000). marchandises.
3484351_Dico_Management.book Page 163 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Marché de travaux 163

Note : S’agissant de marchandises, ces Marge brute


marchés portent généralement sur des Gross margin
quantités marginales, et les opérateurs Différence entre le chiffre d’affaires et
n’y interviennent que de manière le coût de fabrication des produits.
ponctuelle. Note 1 : Elle est égale à la somme de la
marge nette et des frais hors produc-
tion.
Marché de travaux Note 2 : Elle se distingue de la marge
Construction contract, subcontract commerciale (mark-up) et ne doit pas,
Contrat conclu entre un donneur par ailleurs, être confondue avec la
d’ordres et un entrepreneur pour l’exé- marge brute d’autofinancement.
cution, sur le site, de toute ou partie d’un
ouvrage.
Note 1 : Ce marché est généralement
Marge brute d’autofinancement
conclu entre un maître d’œuvre ou un Voir capacité d’autofinancement.
ensemblier et un sous-traitant.
Note 2 : Ces marchés constituent généra- Marge d’une tâche
lement, avec les commandes ou les four- Float
nitures de matériels, les principaux Période de temps pendant laquelle une
postes de dépenses d’un ouvrage. tâche peut glisser sans affecter les dates
Note 3 : La plupart de ces marchés d’une autre tâche (successeur ou prédé-
incluent des prestations de main- cesseur) ou la date de fin du projet.
d’œuvre, mais également l’approvision- Note 1: On distingue deux types de
nement en matériaux constitutifs de marge : la marge totale et la marge
l’ouvrage. libre.
Exemples : Marché de travaux de char- Note 2 : La détermination de la marge
pentes métalliques, d’électricité, etc. totale de chacune des tâches est très
utile lorsqu’il est nécessaire d’optimiser
l’utilisation des ressources, de réduire
Marche industrielle les durées ou les coûts.
Normal running
Période de production stable de Marge libre (ML)
l’ouvrage, permettant notamment de Free float (FF)
vérifier que les essais de réception vont Retard maximum que peut prendre une
pouvoir se dérouler normalement. tâche sans retarder la date de début au
Note : Voir figure 10, page 335. plus tôt de son successeur le plus préco-
ce.
Note 1 : La marge libre est une partie de
Marge la marge totale.
Margin Note 2 : Elle se calcule généralement en
Écart entre des produits et des charges. faisant la différence entre la date de
Note : La marge peut être exprimée en début au plus tôt de son successeur (le
unité monétaire ou en pourcentage du plus précoce s’il y en a plusieurs) et de la
chiffre d’affaires ou de la production. date de fin au plus tôt de la tâche.
3484351_Dico_Management.book Page 164 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

164 Marge négative

Note 3 : La marge libre ne peut être que Note 1 : Autrement dit, c’est la période de
nulle ou positive, et jamais négative. Si temps dont on peut retarder le début
la marge totale est nulle, alors la marge d’exécution d’une tâche programmée au
libre est également nulle. plus tôt, sans qu’il y ait de répercussion sur
Note 4 : La marge libre est souvent utili- la date minimale d’achèvement du projet.
sée pour gérer les problèmes de surutili- Note 2 : On peut encore interpréter la
sation des ressources. marge totale comme :
• le degré de liberté dont on dispose
Marge négative pour programmer une tâche sans
Negative float remettre en cause la durée d’exécu-
Marge correspondant à une impossibili- tion minimale du projet ;
té de respecter les objectifs à un instant • l’intervalle de temps pendant lequel
donné (les dates au plus tôt étant supé- on peut retarder la tâche sans pour
rieures aux dates aux plus tard). autant retarder la date de fin au plus
Note : Elle nécessite que l’on réétudie tard du projet.
l’enchaînement ou la durée des tâches Note 3 : La marge totale se calcule en
pour revenir à une solution acceptable. faisant la différence entre :
• la date de fin au plus tard et la date
Marge nette de fin au plus tôt ;
Net margin • la date de début au plus tard et la
Rapport du résultat net d’un exercice date de début au plus tôt.
sur le chiffre d’affaires de cet exercice. Note 4 : Une tâche, dont la marge totale
est nulle, est appelée tâche critique.
Note 5 : La marge totale n’est pas figée.
Marge pour aléas Elle peut évoluer au cours du cycle de
Management reserve vie du projet.
Marge que la direction de projet se
réserve pour se prémunir contre des ris-
ques pouvant compromettre la date de Matériau
fin prévisionnelle du projet. Material
Note : Cette marge n’est généralement Produit utilisé dans les travaux de
pas indiquée sur le planning du projet. construction pour devenir partie inté-
grante de l’ouvrage.
Exemples : Sable, ciment, fer, profilés,
Marge réserve métal d’apport, etc.
Pad
Marge décidée et gérée par la direction
de projet pour se prémunir contre des Matériel
aléas généraux. Material, equipement
1. Ensemble d’équipements (matériel
Marge totale (MT) principal, matériel secondaire,
Total float (TF), slack matériel banalisé, etc.).
Retard maximum que peut prendre une 2. En informatique, il désigne l’ensemble
tâche sans retarder la date de fin du pro- des éléments physiques employés pour
jet (ou un autre objectif fixé). le traitement automatique des données.
3484351_Dico_Management.book Page 165 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Matériel banalisé 165

Matériel banalisé Note : Le coût des matières premières est


Bulk material un élément essentiel du bilan-matière
Ensemble des équipements dont la four- et de la rentabilité.
niture est définie généralement par des
métrés (ou disponibles sur catalogue).
Exemples : Vanne, petit moteur, câble,
Matrice d’affectation des rôles
pompe, tuyauterie, etc. et responsabilités
Note 1 : Ne pas confondre avec équipe- Responsibility assignment matrix (RAM)
ment itémisé. Matrice permettant à chacun des mem-
bres d’une équipe-projet de voir claire-
Note 2 : Le terme anglais bulk signifie
souvent en anglais « en vrac ». Par ment ses rôles et ses responsabilités,
ainsi que ses interactions avec les autres.
extension, il recouvre également la four-
niture en volume de petits matériels. Note : Pour ce faire, on peut utiliser des
méthodes, comme la méthode du
RACI.
Matériel corrélatif
Voir matériel secondaire.
Matrice de décision
Decision matrix
Matériel principal Outil d’aide à la décision permettant de
Main equipment formaliser un problème au moyen d’une
Ensemble des équipements intervenant matrice, et de faciliter le choix des solu-
directement dans le processus de fabri- tions à mettre en œuvre.
cation de l’ouvrage. Note 1 : Ce problème de décision est
Exemples : Réacteur, filtre, granulateur, représenté par une matrice dont les
compresseur, pompe, échangeur, etc. colonnes sont les éventualités (états de la
nature), et les lignes, les différentes solu-
Matériel secondaire tions envisageables. Les cases représen-
tent les résultats escomptés. Des
Auxiliary equipment
probabilités peuvent être affectées à cha-
Ensemble des équipements nécessaires cune des éventualités.
au fonctionnement du matériel princi-
pal. Note 2 : Un problème de décision peut
Exemples : Tuyauterie, robinetterie, ins- être également formalisé à l’aide d’un
tallation électrique, instrumentation, arbre de décision.
salle de contrôle, automatisme, etc.
Note : Dans certains domaines, on utilise
le terme « matériel corrélatif ». Maturation de l’équipe de projet
Team development building
Processus d’amélioration des perfor-
Matière première mances de l’équipe-projet, au cours du
Raw material développement du projet.
Dans un ouvrage de production, intrant Note : Il permet une dynamique de
principal subissant des transformations groupe constructive et contribue forte-
appropriées qui le transforment en état ment à l’amélioration de la qualité et
final de produit. des performances.
3484351_Dico_Management.book Page 166 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

166 Médiane

Médiane Note 1 : En mangement de projet, la


Median notion de métarègles a une triple finalité :
Valeur qui divise en deux parties égales • éviter les dysfonctionnements en
l’effectif observé. agissant sur les causes premières ;
Note 1 : C’est la valeur pour laquelle les • permettre une articulation cohérente
nombres d’observations inférieures ou entre l’entreprise et le projet ;
supérieures à cette valeur sont identiques. • servir de repères aux équipes-projets
Note 2 : La médiane correspond au 5e pour s’auto-organiser.
décile de l’effectif. Note 2 : Ces métarègles sont les facteurs
premiers de succès des projets.
Menace
Threat Méthode ABC
Événement dont les conséquences
potentielles sont défavorables à l’atteinte ABC method
Voir méthode des coûts par activité.
des objectifs du projet.

Mentor Méthode AHP


Coach Analytic hierarchic process method (AHP)
Cadre chargé d’améliorer les compéten- Méthode d’analyse multicritères basée
ces et la réussite professionnelle d’une sur la décomposition d’un problème
personne ou d’une équipe (Journal Offi- complexe en un système hiérarchique.
ciel du 26 mars 2004). Note : Cette méthode, développée en
1971 par Thomas L. Saaty, se distingue
par sa façon de déterminer le poids des
Mercuriales critères. Elle procède par combinaison
Market price list binaire de chacun des niveaux de la hié-
1. Liste des cours ou prix officiels des rarchie par rapport aux éléments du
matières premières, denrées et autres niveau supérieur.
marchandises d’un marché donné.
2. Plus généralement, liste des produits
disponibles ainsi que leur prix. Méthode analogique
Analog cost estimating method
Voir estimation analogique.
Mesure des performances
Performances measurement
Système permettant d’apprécier les per- Méthode analytique
formances du projet par rapport aux Analytic cost estimating method
objectifs affichés. Voir estimation analytique.

Métarègle Méthode CPM


Meta-rule Critical path method (CPM)
Règle ou procédure générique d’organi- Méthode de planification, faisant partie
sation, de fonctionnement et de gestion des méthodes dites « potentiel-étapes »,
d’un projet. qui permet de déterminer le degré de
3484351_Dico_Management.book Page 167 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Méthode de la chaîne critique 167

flexibilité de l’échéancier du projet le suivi. Mais elle représente un important


(des marge des tâches) sur divers che- changement de culture, tant se trouve
mins du réseau d’un projet d’un pro- transformée la façon de gérer les projets et
jet, et de déterminer la durée globale d’évaluer l’efficacité de l’équipe.
minimale du projet.
Note 1 : Elle a été créée en 1956-1957 Méthode de Monte-Carlo
par Morgan Walker et James Kelley
Monte-Carlo method
chez Dupond de Nemours pour définir la
Technique d’échantillonnage utilisée
meilleure durée du projet en proposant dans la modélisation par simulation.
l’ordre des tâches correspondant à un
Note 1 : Cette technique permet de cal-
coût de réalisation minimum, dans des
culer ou de déterminer par itération le
conditions de travail acceptables et avec
un rendement normal. coût d’un projet ou son échéancier. Pour
les coûts ou les durées d’un projet, les
Note 2 : Cet enchaînement s’appelle le valeurs possibles des données d’entrée
chemin critique du projet, d’où le nom sont sélectionnées de manière aléatoire à
de la méthode. partir de leurs lois de probabilité. Cette
Note 3 : Elle est identique à la méthode itération permet de calculer la distribu-
PERT quant à la définition et au traite- tion statistique du coût total du projet ou
ment des graphiques, mais ajoute une de ses dates d’achèvement.
relation coût-délai utilisée pour optimi- Note 2 : Cette méthode peut également
ser le coût du projet. être utilisée pour déterminer la rentabili-
Note 4 : Voir figure 12, page 337. té d’un projet à partir d’une modélisation
de ses différents paramètres.
Méthode de la chaîne critique Note 3 : Une méthode analogue à la
méthode de Monte-Carlo est la méthode
Critical chain method
Latin hypercube.
Méthode de planification d’un projet
permettant de définir la chaîne critique.
Note 1 : Cette méthode permet de gérer Méthode de planification
un projet en y intégrant, non seulement Planning method
les aspects méthodologiques, mais éga- Méthode consistant à représenter, sous
lement le facteur humain, et permettant forme d’un graphe, les tâches d’un pro-
de terminer le projet dans des délais jet et leurs liaisons.
significativement plus courts qu’avec Note 1 : Ces méthodes permettent de
celle du chemin critique. déterminer les dates au plus tôt et les
Note 2 : Élaborée en 1997 par Eliyahu dates au plus tard des tâches du projet, à
Goldratt, elle a pour objectifs d’augmen- partir de leurs durées élémentaires et
ter l’efficacité des équipes de projet, de des liaisons entre les tâches.
privilégier la date de livraison du projet, Note 2 : Il existe un certain nombre de
d’éviter la microgestion des tâches, de méthodes de planification dont les fon-
planifier et de réaliser les projets dans dements théoriques sont identiques
des délais plus courts. (théorie des graphes), mais qui se diffé-
Note 3 : Plus simple à manier, elle rencient essentiellement par leur repré-
demande moins de travail à l’équipe de sentation graphique et leurs types de
projet, tant pour la planification que pour liaisons entre tâches ou événements.
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168 Méthode des coûts cibles (MCC)

Note 3 : Les principales méthodes de Note 3 : Elle est apparue au Japon au


planification sont : début des années 1970, en réponse à la
• méthode PERT ; nécessité de réduire les coûts dès les pre-
• méthode CPM ; mières phases du cycle de vie du pro-
duit. La méthode serait née dans les
• méthode PERL ;
industries d’assemblage et plus particu-
• méthode des potentiels metra ; lièrement dans l’industrie automobile.
• méthode des antécédents ou méthode
PDM ;
Méthode des coûts par activité
• méthode du chemin de fer ;
(MCA)
• diagramme de Gantt.
Activity-based costing method (ABC method)
Note 4 : On peut globalement distinguer Méthode de calcul du coût de revient
deux catégories de méthodes :
d’un produit ou d’un service qui
• celles qui visualisent le positionne- consiste à identifier les activités ou les
ment des actions sur une échelle de processus requis par sa création et à
temps (diagramme de Gantt, méthode prendre en compte leurs coûts respectifs
PERT, méthode du chemin de fer) ; (Journal Officiel, 26 mars 2004).
• celles qui visualisent les actions et Note 1 : Elle part du principe que la pro-
leurs enchaînements logiques par un duction et la vente d’un produit se font à
réseau d’un projet sans échelle de l’aide d’activités, que chacune de ces acti-
temps (méthode CPM, méthode vités, prise isolément, consomme des res-
PERT, méthode des potentiels metra, sources que l’on peut quantifier ; il est
méthode des antécédents). alors possible de calculer les ressources
réellement consommées par chacun des
produits vendus.
Méthode des coûts cibles (MCC)
Target costing Note 2 : Elle est utilisée dans la concep-
tion à coût objectif.
Ensemble de méthodes et d’outils de
gestion permettant de déterminer un Note 3 : Cette méthode, développée aux
objectif de coût à partir du prix de vente États-Unis par le groupement CAM-I
visé, dont on déduit la marge souhaitée (Computer Aided Manufacturing Inter-
(Journal Officiel du 26 mars 2004). national), dans les années 1980, a pour
Note 1 : Elle permet de diminuer les objectif d’améliorer l’exploration des
coûts de production en partant de l’idée coûts indirects, de plus en plus impor-
que les clients peuvent préférer un pro- tantes dans l’ensemble des coûts.
duit moins cher, mais néanmoins adapté
à leurs besoins. Méthode des coûts stables (MCS)
Note 2 : C’est une réponse au constat Feature costing
suivant : 80 % des coûts du cycle de vie Méthode de détermination du coût de
d’un produit sont engagés et fixés avant revient d’un produit ou d’un service
la mise en fabrication. Les coûts sont qui consiste à en déterminer les caracté-
engagés par les choix de conception. ristiques stables pour prendre en compte
C’est pourquoi il est important de fixer le coût des activités successives néces-
aux concepteurs une cible de coût à ne saires à sa production (Journal Officiel
pas dépasser. du 26 mars 2004).
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Méthode des effets 169

Note : On trouve aussi le terme « métho- Méthode des prix de référence


de du calcul des coûts caractéristiques » Shadow prices method
(MCCC ou M3C). Méthode d’évaluation économique des
projets, du type analyse coûts-avanta-
ges, tentant d’évaluer si une fois expri-
Méthode des effets mée en termes de valeur ajoutée incluse,
Effects method les effets sont positifs pour l’économie
Méthode d’évaluation économique des globale.
projets, du type analyse coûts-avanta-
ges, partant du principe que dans les
pays en voie de développement, les prix Méthode d’estimation des coûts
du marché ne peuvent servir de base au Costs estimating method
calcul de la rentabilité économique d’un Méthode permettant de réaliser l’esti-
projet pour la collectivité, et doivent mation des coûts d’un projet.
donc être remplacés par des prix de réfé- Note 1 : Il existe de nombreuses métho-
rence, supposés mieux refléter les avan- des d’estimation :
tages et les coûts réels pour la • Les méthodes analogiques globales
collectivité. (estimation reposant sur des compa-
Note : Cette méthode permet de voir si, raisons avec des projets antérieurs) :
une fois actualisés, les avantages sont • l’estimation globale (facteur
supérieurs aux coûts pour la collectivité. d’extrapolation) ;
• l’estimation par similitude :
méthodes des blocs, des unités
Méthode des potentiels metra fonctionnelles, des flux, des étapes
(MPM) significatives (Taylor, etc.).
MPM method • Les méthodes paramétriques (esti-
Méthode de planification, faisant partie mation reposant sur des paramètres
des méthodes dites « potentiel-tâches », de dimensionnement ou des fonctions
qui permet de visualiser la séquence remplies par un projet) :
dans laquelle les tâches d’un projet doi-
• les barèmes ;
vent être réalisées.
• les formules d’estimation de coût
Note 1 : Elle a été créée en 1958 par Ber-
(FEC) ;
nard Roy de la SEMA pour construire le
paquebot France. • les modèles d’estimation paramé-
trique (statistiques, conceptuels).
Note 2 : Elle n’utilise que des liaisons de
type Début-Début. • La méthode d’estimation factorielle
et la méthode d’estimation modulaire
Note 3 : Les tâches sont représentées par (estimation reposant sur un dimen-
des rectangles et les relations d’ordre sionnement du matériel principal et
entre les tâches sont représentées par des des facteurs statistiques) :
flèches. • l’estimation factorielle :
Note 4 : Le formalisme MPM supprime • les facteurs constants (facteur
les tâches fictives.
de Lang, coefficients d’installa-
Note 5 : Voir figure 14, page 338. tions) ;
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170 Méthode d’estimation factorielle

• les facteurs variables (coefficients Méthode détaillée


de Chilton, de Peter et Timme- Detailed cost estimating method
rhaus) ; Voir estimation détaillée.
• l’estimation modulaire : méthodes
par groupes de coûts (Hirsch et
Glazier), par unités types (Miller, Méthode d’évaluation par scores
etc.) ou par modules d’équipements Scoring method
spécifiques (Guthrie, méthodes des Méthode d’évaluation permettant de
modules fonctionnels de l’Institut comparer des projets sur la base d’une
pondération affectée aux critères
français du pétrole-IFP).
retenus.
• La méthode analytique et la méthode
Note : Elle permet l’introduction de
semi-analytique (reposant sur des
critères qualitatifs.
estimations analytiques ou statistiques
pour chacun des postes du projet).
Note 2 : Très souvent, ces méthodes se Méthode du calcul des coûts
combinent entre elles pour conduire aux
estimations des coûts, qui ne sont que
caractéristiques (MCCC ou M3C)
très rarement le résultat d’une seule Voir méthode des coûts stables.
méthode.

Méthode d’estimation factorielle Méthode du chemin de fer


La méthode du chemin de fer, est une
Factorial cost estimating method
Voir estimation factorielle. méthode de planification qui s’applique
à des projets faisant se succéder des tra-
vaux à avancement linéaire et séquentiel.
Méthode de structuration
d’un projet Note 1 : Elle a été conçue par analogie
avec les diagrammes utilisés pour les
Project structuration method
horaires de chemin de fer, et a été appli-
Méthode permettant de bien préciser à la
quée sur des projets tels que la construc-
fois ce qui devra être fait au cours du tion de routes, d’oléoducs, d’immeubles-
projet, la façon dont on devra s’y pren-
tours, etc.
dre pour le réaliser, et les moyens néces-
saires à apporter. Note 2 : Le graphique représente l’avan-
Note : Parmi les méthodes de structura- cement des divers corps d’état, en por-
tion les plus utilisées, citons : tant le temps en abscisses et le point
d’avancement (km, étage, etc.) en
• structure de décomposition d’un ordonnées.
produit (PBS) ;
• structure de décomposition du Note 3 : Voir figure 16, page 339.
projet en tâches (WBS) ;
• structure de décomposition des
responsabilités (OBS) ; Méthode du RACI
• structure de décomposition des RACI method
ressources (RBS) ; Méthode d’identification des rôles et
• structure de décomposition des responsabilités des différents interve-
coûts (CBS). nants dans un projet ou un programme.
3484351_Dico_Management.book Page 171 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Méthode du taux constant 171

Note 1 : Les objectifs de cette méthode Méthode ITIL


sont de : Information technology infrastructure library
• clarifier les rôles et les responsabilités method (ITIL)
des différents acteurs-projets ; Référentiel de gestion et de management
• qualifier leur niveau d’implication ; des systèmes d’information, qui
• clarifier les liens entre chaque rôle. s’appuie sur un ensemble de bonnes pra-
Note 2 : Cette clarification repose sur les tiques pour la gestion des services infor-
définitions suivantes : matiques en entreprises.
• R (responsable) : personne responsa- Note 1 : ITIL repose sur une approche
ble en final de l’activité, ayant un droit globale de la qualité de service, fondée
de veto et prenant des décisions ; sur la mise en place de relations client/
• A (acteur) : personne pilotant, réali- fournisseur et la maîtrise des processus.
sant, exécutant la tâche ; Note 2 : Sont en particulier abordés les
• C (consulté) : personne consultée sujets suivants :
prioritairement avant une action ou • Comment organiser une production
une décision ; informatique ?
• I (informé) : personne devant être • Comment améliorer l’efficacité du
informée après qu’une action ait été système d’information ?
enclenchée ou une décision prise. • Comment réduire les risques ?
• Comment augmenter la qualité des
Méthode du taux constant services informatiques ?
Declining balance method • Comment mieux maîtriser les coûts ?
Voir amortissement dégressif. Note 3 : Elle comporte trois niveaux de
certification spécifiques.
Méthode GERT
Graphical evaluation and review technique Méthode Latin hypercube
method (GERT) Latin hypercube method
Méthode de planification faisant partie Technique d’échantillonnage stratifié
des méthodes dites « potentiel-étapes », utilisée dans la modélisation par
qui permet d’enrichir les chemins du simulation.
réseau d’un projet en acceptant des Note 1 : L’échantillonnage est « strati-
logiques de tâches alternatives ou de fié », car il permet de séparer la plage
chemins alternatifs auxquels on associe globale des valeurs en plusieurs plages,
de probabilités d’occurrence. et des échantillons égaux sont prélevés
Note 1 : Elle a été créée en 1966 par dans chacune des plages afin d’assurer
A.B. Pritsker. un échantillonnage plus uniforme de la
Note 2 : Elle permet le traitement proba- plage globale.
biliste à la fois du réseau logique et de Note 2 : Cette technique converge plus
l’estimation des durées des tâches (c’est- rapidement vers une valeur moyenneque
à-dire que certaines tâches peuvent ne pas la méthode de Monte-Carlo, et permet
être effectuées, d’autres peuvent l’être de produire des résultats comparables à
partiellement, et d’autres plusieurs fois). partir d’un nombre moins élevé
Note 3 : Voir figure 17, page 339. d’itérations.
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172 Méthode modulaire

Méthode modulaire Note 4 : Elle présente les tâches d’une


Modular cost estimating method même rubrique (appelée gamme
Voir estimation modulaire. d’actions) sur une même ligne horizon-
tale et n’utilise que des liaisons directes
explicitées (appelées « liaisons exter-
Méthode paramétrique nes » ou « liaisons explicites ») unique-
Parametric cost estimating method ment lorsqu’elles participent à des
Voir estimation paramétrique. nœuds (étapes constituées de deux rela-
tions d’ordre ou plus).
Méthode PDM Note 5 : Voir figure 13, page 337.
Precedence diagram method (PDM)
Méthode de planification faisant partie Méthode PERT
des méthodes dites « potentiel-tâches », Program of evaluation and review technique
qui permet de visualiser la séquence method (PERT)
dans laquelle les tâches d’un projet doi- Méthode de planification faisant partie
vent être réalisées. des méthodes dites « potentiel-étapes »,
Note 1 : C’est la méthode aujourd’hui la qui permet de visualiser la séquence dans
plus utilisée. Elle a été créée pour com- laquelle les tâches d’un projet doivent
pléter la méthode des potentiels metra être réalisées.
(MPM). Note 1 : Elle a été créée en 1957 par la
Note 2 : Elle prend en compte les liaisons Missiles Systems Division de Lockheed
de type fin-début, mais aussi celles de type Aircraft Company et le cabinet de consul-
début-début, début-fin, et fin-fin. tants Booz, Allen et Hamilton pour
Note 3 : Les tâches sont représentées par contrôler l’avancement du projet d’étude
des rectangles et les relations d’ordre et de fabrication des fusées POLARIS de
entre les tâches sont représentées par des l’US Navy.
flèches. Note 2 : Elle s’attache essentiellement à
Note 4 : Voir figure 15, page 338. mettre graphiquement en évidence les
liaisons qui existent entre les tâches. Elle
n’utilise que des liaisons de type fin-
Méthode PERL début, exprimées implicitement dans des
PERL method étapes, et représentées graphiquement
Méthode de planification qui permet de par un diagramme fléché.
visualiser la séquence dans laquelle les Note 3 : Chaque tâche est représentée par
tâches d’un projet, appartenant à diver- une flèche dont la longueur n’a pas de
ses rubriques, doivent être réalisées. signification. Cette flèche indique le sens
Note 1 : Elle a été créée en 1957 par de déroulement du travail dans le temps.
Charles-Auguste Villemain pour EDF. Chaque tâche a un début et une fin maté-
Note 2 : PERL signifie : planification rialisés par une étape à chaque extrémité
d’ensemble par réseau linéaire. de la flèche. Les flèches sont assemblées
Note 3 : Les tâches sont regroupées par de manière à montrer les relations d’ordre
rubriques en fonction de la destination du entre les tâches (la fin de l’une est égale au
planning (services responsables, nature début de l’autre).
d’activités, types de ressources, objet de Note 4 : Voir aussi réseau PERT.
l’organigramme des tâches, etc.). Note 5 : Voir figure 12, page 337.
3484351_Dico_Management.book Page 173 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Méthode potentiel-tâches 173

Méthode potentiel-tâches processus ou de mesures. Une fois le


Voir méthode PDM. problème bien identifié, la solution est
souvent à portée de main (mieux
Méthode QQOQCCP anticiper les pics d’activité et les
vacances, mieux former les stagiaires,
QQOQCCP method avoir un contrôle renforcé sur les saisies
Méthode permettant la collecte exhaus- des stagiaires, limiter les saisies des
tive et rigoureuse de données précises en stagiaires sur des opérations simples et
adoptant une démarche d’analyse criti- faciles à contrôler, etc.).
que constructive basée sur le questionne-
ment systématique. Note 3 : C’est une méthodologie basée sur
Note 1 : Elle permet également de struc- les outils statistiques. Elle s’appuie sur
turer un exposé des faits ou d’un problè- cinq étapes qui se contractent dans l’acro-
me en posant (et en répondant à) un nyme DMAAC (ou DMAIC en anglais) :
minimum de questions. définir, mesurer, analyser, améliorer
(improve en anglais) et contrôler. Son but
Note 2 : Les questions posées sont :
est de diminuer la variabilité des proces-
Quoi ? Qui ? Où ? Quand ? Comment ?
sus afin de les fiabiliser, de les rendre sta-
Combien ? Pourquoi ?
bles et prévisibles, de s’assurer de la
Note 3 : Un moyen mnémotechnique de se reproductibilité « parfaite » du processus
rappeler le nom de la méthode est de pour tendre vers le zéro défaut et la satis-
l’écrire dans l’ordre suivant : CQQ- faction des clients.
COQP.
Note 4 : En statistiques, « Sigma » dési-
gne l’écart-type, donc « Six Sigma »
Méthode semi-analytique veut dire six fois l’écart-type.
Semi-analytic cost estimating method Note 5 : Voir figure 23, page 343.
Voir méthode d’estimation des coûts.

Méthode semi-détaillée Métré


Semi-detailed cost estimating method
Material take-off (MTO), bill of quantities
Voir estimation semi-détaillée. (BOQ)
1. Opération qui consiste à calculer, à
Méthode Six Sigma partir des plans d’exécution, les
Six Sigma method quantités de matériels banalisés et de
Méthodologie structurée de management matériaux de construction à fournir.
en vue de l’amélioration de la qualité et Note : On dit aussi « quantitatif ».
de l’efficacité des processus. 2. Document (liste de matériels) résultant
Note 1 : La méthode Six Sigma se base de cette opération et récapitulant tous
sur une démarche structurée fondée à la les matériels banalisés, par spécialité,
fois sur la voix du client (enquêtes, etc.) avec leur identification et leur quantité.
et des données mesurables et fiables. 3. En termes de construction et de mon-
Note 2 : La méthodologie Six Sigma a tage, calcul des quantités de travaux ef-
pour but d’améliorer la qualité des fectivement réalisés par corps d’état
processus. L’objectif est de bien cerner le qui sert notamment à la détermination
problème, à travers des analyses de de l’avancement physique.
3484351_Dico_Management.book Page 174 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

174 Métrique qualité

4. Dans le domaine du bâtiment, liste, dé- de l’installation du maître d’œuvre au


taillée par poste, des travaux corres- maître d’ouvrage.
pondants à l’exécution d’un ouvrage, Note 1 : Après la mise à disposition,
assortie des quantités correspondantes l’utilisation de l’installation est prise en
exprimées en mètre linéaire, en mètre charge par le maître d’ouvrage pour
carré, en mètre cube ou en unité. débuter les opérations de démarrage.
5. Plus généralement, calcul effectué au Note 2 : Ce transfert de responsabilité
stade du projet. dépend de la nature du contrat établi entre
Note : Dans ce sens, le « métré » le maître d’ouvrage et le maître d’œuvre.
s’oppose au « mémoire », calculé sur
des quantités réalisées. Mise en charge
Oil-in
Métrique qualité Voir prêt au démarrage.
Quality metrics
Ensemble de moyens normalisés de Mise en fonctionnement
mesurer une caractéristique d’un produit, Voir mise en route.
d’un processus ou d’un système (Diction-
naire de la qualité, AFNOR Éditions, Mise en marche
2003). Voir mise en route.
Note 1 : Les métriques qualité sont utili-
sées dans les processus d’assurance et
de contrôle de la qualité.
Mise en production
Voir mise en service (industrielle).
Note 2 : Ces métriques sont générale-
ment définies dans le plan de manage-
ment du projet. Mise en route
Exemples : La densité des défauts, le Commissioning
taux d’échecs, la disponibilité, la fiabili- Ensemble des opérations effectuées pen-
té et la couverture de test. dant la période comprise entre l’introduc-
tion des matières premières dans
l’ouvrage et la réception provisoire.
Mieux-disant Note 1 : On dit aussi « mise en marche »
Best bidder ou « mise en fonctionnement ».
Dans le comparatif résultant d’un appel Note 2 : Voir figure 10, page 335.
d’offres, celui des fournisseurs dont
l’offre semble la plus attractive sur Mise en service (industrielle)
l’ensemble des critères retenus : Industrial commissioning
contenu, coût et délai.
Date à laquelle un ouvrage peut être uti-
Note : Voir moins-disant. lisé ou une production assurée, de
manière conforme à la garantie de per-
Mise à disposition formance, avant de prononcer sa récep-
(d’une installation) tion provisoire.
Release, hand-over Note 1 : On dit aussi « mise en produc-
Après l’acceptation mécanique, trans- tion ».
fert de la responsabilité dans l’utilisation Note 2 : Voir figure 10, page 335.
3484351_Dico_Management.book Page 175 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Mission 175

Mission d’un processus ou d’une structure éta-


Mission blie pour aider à l’analyse d’une opéra-
Ensemble des actions (études, contrôles, tion ou d’un ensemble d’opérations
assistance technique, achats, construc- (simulation, réglage, etc.).
tion, etc.) confiées à un intervenant dans Note 1 : On peut faire cette représenta-
le cadre d’un projet ou d’un programme. tion sous forme graphique.
Note 2 : Une même réalité peut être
Mitigation modélisée de différentes façons.
Risk mitigation
Adoption de mesures pour diminuer les Modèle de maturité
risques, en diminuant la probabilité Capability maturity model (CMM)
d’occurrence des événements défavora- Définition d’un certain nombre de
bles ou en réduisant leurs conséquences niveaux de capacité en matière de perfor-
s’ils surviennent (PMI, PMBOK 3e édi- mance d’un système de management,
tion, 2004). facilitant l’identification et la compréhen-
Note 1 : Ce terme est parfois utilisé pour sion des étapes à parcourir pour atteindre
désigner les actions de réduction du l’excellence (d’après FD X 50-116).
risque. Note 1 : On ne doit pas confondre le
Note 2 : Le terme « mitigation » recou- modèle de maturité propre au manage-
vre à la fois les mesures de prévention ment par projets avec celui du mana-
(prises dans tous les cas) et les mesures gement de projet. Cependant, il
de contingence (mises en œuvre sous convient de souligner que ces deux
conditions explicites). modèles sont interdépendants.
Note 2 : Le modèle de maturité pour le
Mobilisation management par projets est un outil qui
Mobilisation permet :
Préparation des personnels et des maté- • de situer tout ou partie de l’organisme
riels nécessaires à l’exécution des tra- à un des niveaux de capacité défini
vaux, depuis la passation d’un marché par le modèle (diagnostic de l’état du
de travaux jusqu’au début effectif des système) ;
travaux sur le site. • de mesurer périodiquement les écarts
entre la situation réelle de l’orga-
Mode nisme et les objectifs de la Direction
de l’organisme ;
Mode
Valeur pour laquelle l’effectif observé • l’analyse des écarts qui sert de base à
est maximal. l’établissement d’un plan d’action
destiné à améliorer la compétence,
Note : C’est donc la valeur la plus fré-
l’efficience et l’efficacité en manage-
quente dans l’ensemble observé.
ment par projets ;
• de définir le niveau de maturité d’une
Modèle entité isolée (par exemple, Direction
Mock-up de projet) ou d’un organisme et de
Représentation (mathématique, informa- faire des comparaisons entre entités
tique, etc.) d’un objet, d’un système, de même nature ;
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176 Modèle déterministe

• la réplication des conditions de réus- Note 1 : Le modèle EFQM s’articule


site, la compréhension des causes de autour de neuf critères pondérés et
cette réussite et la détermination des répartis en deux catégories : facteurs
actions préventives et correctives. (correspondant aux cinq premiers critè-
Note 3 : Il existe plusieurs modèles de res) et résultats (les quatre derniers critè-
maturité en management de projet : res), afin de pouvoir quantifier le niveau
• ESI international project framework de qualité atteint et de se positionner par
(CMM, CMMI) rapport aux autres entreprises.
• Berkeley Maturity Model Les cinq premiers critères sont des fac-
• PM Solutions’ PM Maturity Model teurs contributifs, qui couvrent ce que
• PMI Maturity Model (OPM3) fait l’organisation :
• Harold Kerzner Maturity Model • le leadership ;
Note 4 : Il y a en général cinq niveaux de • la politique et la stratégie ;
maturité : • la gestion du personnel ;
• connaissance du processus élémen- • la gestion des ressources ;
taire ; • les processus.
• le processus est appliqué sur les
projets importants ; Les quatre autres critères sont des résul-
• le management de projet est systéma- tats, qui couvrent ce que l’organisation
tique ; réalise :
• le management de projet s’intègre • les résultats pour les clients ;
dans un système multiprojet : mana- • les résultats pour le personnel ;
gement par projets ; • les résultats pour la collectivité ;
• amélioration permanente. • les résultats sur la performance clé.
Note 5 : Voir figure 9, page 334. Note 2 : Créé à l’origine en 1992 par
l’EFQM (European Foundation for Qua-
Modèle déterministe lity Management), ce modèle est réguliè-
Deterministic model rement amélioré à partir des apports des
Modèle mathématique dans lequel le bonnes pratiques mises en œuvre par un
système est entièrement défini par les grand nombre d’organisations à travers
valeurs de ses paramètres et de ses varia- l’Europe. Le modèle reste de ce fait dyna-
bles d’entrée. mique et en phase avec les réflexions
Note : Ce modèle ne comporte pas d’élé- managériales les plus récentes.
ment aléatoire et implique que tous les Note 3 : Le modèle EFQM a été doté de
éléments sont parfaitement déterminés principes fondateurs qui constituent les
par l’état présent ou passé. facteurs clés de succès pour atteindre les
meilleurs résultats :
Modèle EFQM • l’orientation résultats : l’excellence
European Fundation Quality Management consiste à atteindre les résultats qui
model (EFQM) satisfont toutes les parties prenantes
Cadre non prescriptif, fondé sur neuf cri- de l’organisation ;
tères et pouvant être utilisé pour évaluer • l’orientation clients : l’excellence
les progrès d’une organisation vers consiste à créer une valeur durable
l’excellence. pour les clients ;
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Modèle intégré du niveau de maturité 177

• le leadership et la constance des Modèle stochastique


objectifs : l’excellence repose sur une Stochastic model
vision et sur un management inspiré Modèle mathématique qui prend en
par cette vision, le tout étant couplé à considération le caractère aléatoire d’un
un effort de continuité au regard des ou plusieurs de ses paramètres.
objectifs poursuivis ; Note : Un modèle stochastique fait inter-
• le management par les processus et les venir le hasard, par opposition à un
faits : l’excellence consiste à diriger modèle déterministe.
l’organisation par le biais d’un
ensemble de systèmes, de processus et
de faits interdépendants et interreliés ; Modélisation
Modelisation
• le développement et l’implication des
Opération qui consiste, pour les besoins
personnes : l’excellence consiste à
de l’étude, à déterminer des relations
maximiser la contribution des formelles représentant le mieux possible
employés par le biais de leur dévelop-
son traitement intrants/extrants.
pement et de leur engagement
Note 1 : Le plus souvent, ces relations
personnel ;
sont de nature logique ou mathématique,
• l’apprentissage, l’innovation et et peuvent servir à des simulations.
l’amélioration : l’excellence consiste
Note 2 : Le résultat en est un modèle.
à sortir du statu quo et à construire un
changement effectif en utilisant la
formation pour produire de Modification
l’innovation et des opportunités Modification
d’amélioration ; Opération à caractère définitif, effec-
• le développement de partenariats : tuée sur un projet ou un ouvrage, en
l’excellence consiste à développer et à vue d’en améliorer le fonctionnement ou
maintenir des partenariats qui d’en changer les caractéristiques
apportent de la valeur ; d’emploi.
• la responsabilité sociale/sociétale de Note : Une modification n’est exécutoire
l’entreprise : l’excellence consiste à que si elle a reçu l’approbation et
dépasser le cadre réglementaire l’autorisation du chef de projet.
minimal dans lequel l’organisation
opère, et à chercher à comprendre les
attentes des acteurs de la société et
Moins-disant
enfin à y répondre. Low bidder
Note 4 : Voir la figure 22, page 342. Dans le comparatif résultant d’un appel
d’offres, celui des fournisseurs dont le
prix total est le plus faible.
Modèle intégré du niveau Note : Voir mieux-disant.
de maturité
Capability maturtity model integration (CMMI) Monitorat
Voir modèle de maturité. Voir contrat à coût plus honoraires.
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178 Montage

Montage Note 1 : On dit aussi « montée en


Erection cadence ».
Ensemble des opérations de mise en Note 2 : Voir figure 10, page 335.
place des équipements, matériels et
sous-ensembles, ainsi que de leurs rac-
cordements et de leurs branchements, Moyen
entre eux et sur les réseaux d’utilités. Voir ressource.
Note : Voir figure 10, page 335.

Montage de projet Moyenne arithmétique


Arithmetic mean
Project arrangement
Ensemble des points et des questions à Dans un ensemble de valeur, valeur
obtenue en divisant la somme de toutes
examiner très en amont du lancement
ces valeurs par leur nombre.
d’un projet, puis lors des négociations
avec les parties prenantes. Note : Le terme « moyenne » est souvent
Note : Ce terme est aussi appelé « ingé- utilisé au sens de moyenne arithmétique,
mais il existe d’autres types de
nierie de projet ».
moyenne : la moyenne arithmétique
pondérée, la moyenne géométrique, la
Montée en cadence moyenne harmonique, etc.
Voir montée en charge.

Montée en charge Moyenne arithmétique pondérée


Load increase Weighted mean
Simulation d’un nombre croissant d’uti- Somme des produits de chaque valeur
lisateurs afin d’estimer si le produit est par le poids qui lui est affecté, divisée
potentiellement capable de supporter la par la somme des poids.
charge totale prévue dans le cahier des Note : cette méthode est utilisée par
charges. exemple pour l’estimation à 3 points.
3484351_Dico_Management.book Page 179 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Négociation d’un contrat Note 2 : Ce niveau de qualité est défini


Negociation of a contract dans le cadre de la relation contractuelle
Ensemble d’échanges verbaux ou de entre le client et le fournisseur.
démarches (transactions) effectuées par
deux ou plusieurs agents économiques,
en vue d’aboutir à la conclusion d’un
Niveau d’un critère
contrat à partir de besoins définis, d’appréciation
explicites ou implicites. Estimation criteria level
Note : C’est l’une des phases du proces- Position sur l’échelle de mesure d’un
critère d’appréciation d’une fonction
sus achat.
(NF EN 1325-1).
Note : Ce niveau peut être celui qui est
Niveau de qualité acceptable visé, par exemple, en tant qu’objectif
fixé dans le cahier des charges fonction-
(NQA) nel, ou bien celui qui est atteint par une
Acceptable quality level (AQL) proposition de solution technique et qui
Quantité maximum de défauts relevés est utilisé pour formuler un jugement sur
dans un lot de produits et considérée la solution (NF EN 1325-1).
comme acceptable par rapport aux nor-
mes et spécifications en vigueur.
Note 1 : Le NQA implique le prélève- Nivellement des ressources
ment, selon une procédure bien définie, Resources leveling
d’une certaine quantité d’échantillons Processus de recherche d’un ordonnan-
sur un ensemble de produits finis, afin cement des tâches conduisant à respec-
de contrôler ces échantillons selon les ter les contraintes de limitation de
normes et les spécifications en vigueur. ressources.
3484351_Dico_Management.book Page 180 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

180 Nœud

Note 1 : Lorsqu’une tâche ne peut être Note 2 : En ingénierie, on distingue fré-


réalisée à une certaine date faute de res- quemment les nomenclatures générales
sources suffisantes, elle est avancée ou et les nomenclatures particulières. Ces
retardée jusqu’au moment où les res- nomenclatures peuvent être préliminai-
sources nécessaires seront disponibles, res ou détaillées.
ce qui conduit souvent à allonger la Note 3 : Les nomenclatures doivent être
durée du projet. cohérentes avec la décomposition arbo-
Note 2 : Le résultat est la disparition des rescente du produit (PBS).
surcharges.
Note 3 : Plusieurs critères peuvent être
utilisés pour sélectionner les tâches à
Non-conformité
décaler : la tâche la plus prioritaire, la Non conformance
tâche ayant la durée la plus courte, la Non-satisfaction d’une exigence
tâche de marge totale la plus faible, la (NF EN ISO 9000).
tâche dont la date de début au plus tôt Note : Il est parfois possible d’accepter
est la plus précoce, etc. ou d’admettre l’utilisation ou la mise à
disposition un produit non conforme aux
Note 4 : Le nivellement ne doit pas être
confondu avec le lissage. exigences spécifiées, suite à l’accord
entre les parties prenantes. On parle
alors de « dérogation sur un article à
fabriquer ».
Nœud
Voir étape.
Non-qualité
Non quality
Nœud d’interface Écart global entre la qualité visée et la
Interface node qualité effectivement obtenue.
Nœud appartenant à deux réseaux suc- Note : L’écart entre la qualité souhaitée
cessifs d’un projet.
au départ et la qualité perçue par le client
Note : Ce type de nœud apparaît comme
mesure son insatisfaction.
un nœud aval sur le réseau antécédent et
comme un nœud amont sur le réseau Note 2 : Chaque étape peut être généra-
conséquent. trice de non-qualité. La figure 24,
page 344, en donne un exemple.
Note 3 : En général, la plus grande partie
Nomenclature de la non-qualité est générée dès le
List of items départ, lors des étapes d’expression du
Liste structurée et renseignée des com- besoin et de rédaction du cahier des
posants d’un ouvrage. charges, c’est-à-dire dans les phases
Note 1 : Une nomenclature fait souvent d’avant-projet et d’étude du projet. On
référence à des plans et à des schémas, considère que près de 80 % de l’avenir
ou les complète (par exemple, les du projet est engagé à la fin de la rédac-
nomenclatures associées à un plan de tion du cahier des charges. Une attention
circulation de fluides, à un plan de particulière devra donc être accordée à
montage, etc.). cette étape et à tout ce qui la conditionne.
3484351_Dico_Management.book Page 181 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Note de cadrage 181

Note de cadrage des particularités du projet, afin de


Framework memorandum préparer la réunion de lancement.
Document visant à rendre compréhensi-
ble l’idée du projet pour que l’organisme
puisse décider ultérieurement de le lancer
Note de mission
ou non en toute connaissance de cause. Voir lettre de mission.
Note : Ce document est réalisé lors des
études préliminaires. Note pour les décideurs
Executive summary
Note de clarification Note de synthèse permettant aux déci-
Clarification note deurs de bien comprendre l’intérêt du
Document succinct synthétisant les don- projet.
nées d’entrée du projet. Note : Note appelée également « résumé
Note : Ce document peut être formalisé à l’intention des décideurs ».
sous la forme d’une charte de projet. La
tendance actuelle est de remplacer la note
de clarification par la charte de projet. Novation du contrat
Novation agreement
Mécanisme par lequel une obligation
Note de lancement contractuelle peut être remplacée par
Kick-off notice une autre, en changeant soit l’objet du
Premier document émis pour permettre contrat, soit ses conditions, soit l’une
aux intervenants de prendre connaissance des parties au contrat.
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Objectif du projet Obligation de moyens


Project objective Best effort undertaking
But à atteindre, exprimé en termes Obligation en vertu de laquelle le presta-
mesurables et quantifiés (FD X50-115). taire est tenu de mettre en œuvre les
Note 1 : L’atteinte de l’ensemble des moyens nécessaires en vue d’atteindre
objectifs correspond à l’exécution com- les résultats attendus.
plète du projet et à sa réussite. Note 1 : La responsabilité du prestataire
Note 2 : Les objectifs d’un projet se décli- ne peut être mise en cause que si le client
nent en objectifs de coûts, de délais, de peut prouver que le prestataire a commis
performances techniques, de risques, etc., une faute, ou n’a pas utilisé tous les
en vue de satisfaire le client. moyens promis.
Note 3 : Un objectif doit être Note 2 : Voir obligation de résultat.
« SMART » : spécifique, mesurable,
acceptable, réaliste et temporel.

Objectif qualité Obligation de résultat


Obligatory results, obligation of results
Quality objective
Obligation en vertu de laquelle le
Ce qui est recherché ou visé, relatif à la
qualité (NF EN ISO 9000). prestataire est tenu d’atteindre un résultat
précis.
Note 1 : Les objectifs qualité sont géné-
ralement fondés sur la politique qualité Note 1 : L’existence d’une telle obliga-
de l’organisme (NF EN ISO 9000). tion permet au client de mettre cause la
Note 2 : Les objectifs qualité sont géné- responsabilité du prestataire, par la sim-
ralement spécifiés pour des fonctions et ple constatation que le résultat promis
niveaux pertinents dans l’organisme n’a pas été atteint.
(NF EN ISO 9000). Note 2 : Voir obligation de moyens.
3484351_Dico_Management.book Page 184 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

184 Occurrence

Occurrence technique particulière, dans un métier


Occurrence donné, et correspond à une division de
Événement plus ou moins inattendu. tâche.
Note : Voir aussi probabilité Note : En décomposant progressive-
d’apparition. ment, on peut distinguer des opérations
de 1er ordre, de 2e ordre, et aboutir au
Offre geste, lui-même décomposable en mou-
vements élémentaires.
Bid, quotation, offer
Réponse d’un fournisseur potentiel à
une consultation.
Opportunité
Note : L’offre comporte généralement
Opportunity
une description technique (définissant le
Événement dont les conséquences
service ou le produit) et une partie
juridico-commerciale. potentielles sont favorables à l’atteinte
des objectifs du projet.
Off-shore Note : L’opportunité peut être définie par
la combinaison « besoins non satisfaits et
Voir au large.
solution susceptible de les satisfaire ».
Off-site
Voir installation annexe. Optimisation des ressources
Resources optimisation
Omission Utilisation la plus judicieuse dans le
Omission temps des ressources d’un projet.
Fait, volontaire ou non, coupable ou
non, de n’avoir pas exécuté tout ou par-
tie d’un tâche prévue. Option réelle
Note : Une omission peut être justifiée. Real option
Par analogie avec l’option du financier,
On-site position d’un industriel qui bénéficie
Voir installation de fabrication. d’une certaine flexibilité dans la gestion
Voir terrestre. d’un projet d’investissement.

Opération
Operation Ordonnancement amont
Acte ou série d’actes (matériels ou intel- Voir ordonnancement au plus tard.
lectuels) supposant réflexion et combi-
naison de moyens en vue d’obtenir un
résultat déterminé. Ordonnancement au plus tard
Backward pass
Opération élémentaire Ordonnancement des tâches permet-
Work item tant de déterminer la date de début du
Action d’une ampleur restreinte, confiée projet à partir de sa date de fin et des
à un opérateur qui œuvre dans une liaisons entre les tâches.
3484351_Dico_Management.book Page 185 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Ordonnancement au plus tôt 185

Note 1 : Il permet le calcul des dates de Note 2 : Il peut être réalisé en fonction
début au plus tard et des dates de fin de la charge des tâches, afin de ne pas
au plus tard de chacune des tâches d’un surcharger les ressources.
projet. Ces dates sont calculées à l’aide
de la logique du réseau de l’échéancier, Ordre de grandeur
en partant de la date de fin du projet.
Order of magnitude
Note 2 : Il suppose la connaissance de la Voir classes d’estimation des coûts.
durée minimale du projet, donc de la Note : Voir figure 38, page 359.
date de fin.
Note 3 : On dit aussi « chaînage arrière »,
« ordonnancement amont » ou « calcul à Ordre de modification
rebours ». Change order
Instruction formelle notifiée par le client
et acceptée par le titulaire d’un contrat
Ordonnancement au plus tôt de procéder à une modification des
Forward pass prestations de ce dernier.
Ordonnancement des tâches permet- Note 1 : Cet ordre entraîne l’établisse-
tant de déterminer la durée minimale du ment d’un avenant au contrat s’il y a
projet (donc la date de fin du projet) à modification des clauses contractuelles
partir de sa date de début et des liaisons (prix, délai, garantie, etc.).
entre les tâches.
Note 2 : En coûtenance, cet ordre de
Note 1 : Il permet le calcul des dates de modification se traduit par une fiche de
début au plus tôt et des dates de fin au modification.
plus tôt de chacune des tâches d’un pro-
jet. Ces dates sont calculées à l’aide de
la logique du réseau de l’échéancier, en Ordre de travail
partant de la date de début du projet. Work order
Note 2 : Il suppose la connaissance de la Instruction formelle donnée par un
date de début du projet. client à un fournisseur, titulaire d’un
contrat, de démarrer des travaux.
Note 3 : On dit aussi « chaînage avant »,
« ordonnancement aval » ou « calcul Note 1 : Dans les ordres de travail,
progressif ». les quantités de travail ne sont pas
précisées.
Note 2 : On trouve en particulier des
Ordonnancement aval ordres de travail dans le cadre de la réa-
Voir ordonnancement au plus tôt. lisation des chantiers.

Ordonnancement des tâches Ordre d’exécution d’un contrat


Scheduling Order to carry out a contract, authorization to
Méthode consistant à donner une date proceed
de début et une date de fin à chaque Instruction formelle donnée par un ache-
tâche dans le cadre de la marge dont teur à un entrepreneur ou un fournis-
elle dispose éventuellement. seur de débuter la réalisation d’un
Note 1 : Cet ordonnancement peut être contrat, d’une commande ou d’un ave-
fait au plus tôt ou au plus tard. nant au contrat.
3484351_Dico_Management.book Page 186 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

186 Organigramme

Note : La date de cette instruction est Organigramme du projet


normalement la date de départ des obli- Project organization chart
gations contractuelles de l’entrepreneur Représentation graphique des membres
ou du fournisseur. de l’équipe-projet et de leurs relations.
Note : Il peut être formel ou informel,
très détaillé ou peu détaillé, en fonction
Organigramme des besoins du projet.
Organization chart
Représentation schématique de l’organi-
sation d’un système, d’un projet, d’une Organigramme fonctionnel (OF)
société, etc., faisant apparaître les rela- Organizational breakdown structure (OBS)
tions entre ses éléments, comme la hié- Organigramme représentant la struc-
rarchie des responsabilités et les liaisons ture des différents niveaux de responsa-
de contrôle. bilités dans le projet.
Note 1 : Il permet :
• d’identifier clairement chaque inter-
Organigramme des ressources venant du projet, afin que chacun
Voir structure de décomposition des puisse assumer ses responsabilités ;
ressources. • de s’assurer que toutes les fonctions
nécessaires à la conduite d’un projet
sont assumées ;
Organigramme des tâches (OT) • d’avoir une vision globale du disposi-
Work breakdown structure (WBS) tif organisationnel et humain du pro-
Représentation graphique de la struc- jet.
ture de décomposition du projet en Note 2 : La définition précise du rôle de
tâches. chaque acteur du projet est donnée dans
Note 1 : C’est un outil essentiel de man- la matrice d’affectation des rôles et
gement de projet, qui permet de des responsabilités.
construire le programme de réalisation, Note 3 : L’organigramme fonctionnel
le planning, le budget, etc. permet d’affecter les lots de travail aux
Note 2 : La construction de l’OT résulte acteurs-projets qui doivent les réaliser.
le plus souvent d’un processus itératif. Note 4 : Cette représentation est parfois
Note 3 : On doit abandonner le terme utilisée comme organigramme du
« organigramme technique », car l’OT projet.
n’est pas seulement technique.
Note 4 : L’OT est aussi appelé parfois
« structure de base du travail ». Organigramme technique
Voir organigramme des tâches.
Note 5 : Le croisement de l’organi-
gramme des tâches avec l’organi-
gramme fonctionnel permet d’affecter Organisation de projet
les responsabilités de réalisation des Project organization
tâches à des ressources identifiées. Type d’organisation d’entreprise mise
Note 6 : Voir figure 11, page 336. en place pour réaliser le projet.
3484351_Dico_Management.book Page 187 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Organisation fonctionnelle 187

Note 1 : Selon la nature du projet et les largement indépendante de l’organisation


structures de l’entreprise qui le réalise, hiérarchique de l’entreprise, de façon à
on distingue : lui assurer la plus grande souplesse de
• l’organisation fonctionnelle ; réaction.
• l’organisation par projets ; Note 1 : Les ressources sont rattachées
• l’organisation matricielle. directement au responsable de projet
Note 2 : La figure 3, page 329 présente durant tout le projet.
les caractéristiques clés des principaux Note 2 : Ce type d’organisation est géné-
types de d’organisation de projet. ralement utilisé lorsque l’on a à traiter
Note 3 : La figure 4, page 330 propose un projet important, de grande taille,
quelques critères pour le choix entre dif- dans lequel on a l’usage à plein-temps
férents types d’organisation de projet. des ressources nécessaires.
Note 3 : Ce type d’organisation est aussi
appelé « cellule ad hoc », « projet
Organisation fonctionnelle sorti », « groupe opérationnel » ou
Functional organization « structure commando ».
Type d’organisation d’entreprise où les
membres de l’équipe-projet restent
sous l’autorité de leur responsable fonc- Organisme
tionnel. Organization
Note : Ce type d’organisation est aussi Ensemble d’installations et de personnes
appelé « structure par métier ». avec des responsabilités, pouvoirs et
relations structurés (NF EN ISO 9000).
Exemples : Compagnie, société, firme,
Organisation matricielle entreprise, institution, œuvre de bienfai-
Matrix organization sance, travailleur indépendant, associa-
Type d’organisation d’entreprise dans tion, administrations, collectivités
laquelle le responsable de projet partage territoriales, ou partie, ou combinaison
avec les responsables fonctionnels la res- de ceux-ci.
ponsabilité de fixer les priorités et de diri- Note 1 : Tous les types d’organismes
ger le travail du personnel affecté à ce peuvent être aujourd’hui concernés par
projet (PMI, PMBOK 3e édition, 2004). le concept de projet et par le manage-
Note : Selon le rôle et l’autorité du res- ment de projet. À titre d’exemples, on
ponsable de projet, elle peut prendre peut citer : les projets de construction de
des formes différentes (par exemple : le bâtiments ou d’installations de produc-
PMI distingue l’organisation matricielle tion, les projets de conception et déve-
faible, équilibrée ou forte). loppement de nouveaux biens, services,
systèmes ou processus, les projets
d’urbanisme et d’aménagement du terri-
Organisation par projets toire, les projets informatiques et de
Projectized organization développement logiciel, les projets de
Type d’organisation d’entreprise qui modification dans la structure ou le
consiste à réunir les membres de l’équipe- mode de fonctionnement d’une organi-
projet dans une structure autonome, sation, etc.
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188 Ouvrage

Ouvrage Ouvrage sur site vierge


Works Grass roots
Ouvrage construit en un lieu et dans des
1. Produit du projet. conditions où il ne peut bénéficier de
l’appui d’aucune installation indus-
2. Dans le domaine de l’ingénierie,
trielle préalable.
ensemble de constructions et de
matériels de toute nature. Note 1 : En plus de l’investissement
directement lié à l’ouvrage, un investis-
3. Par extension, produit intellectuel sement « sur site vierge » comprend les
(progiciel, travail de recherche et dé- frais d’achat du terrain et les dépenses de
veloppement, etc.). viabilisation du site.
Note 2 : Le terme « projet greenfield »
Note : L’ouvrage a un rôle fonctionnel, est aussi utilisé pour désigner un empla-
spécifique d’un besoin (usine, habita- cement de projet qui n’a pas été dévelop-
tion, barrage, système, etc.). pé précédemment.
3484351_Dico_Management.book Page 189 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Paramètre deux monnaies ne permet pas de rendre


Parameter compte de la réalité en matière de coûts
Facteur en fonction duquel les critères d’investissement d’un même type d’ins-
sont exprimés (FD X50-171). tallation dans les deux pays considérés.
Note 2 : La parité technique est le pro-
Pareto (règle de) duit de la parité monétaire (taux de
Pareto rule change) par le facteur de localisation.
Règle empirique selon laquelle 80 % des Note 3 : L’évolution de la parité techni-
problèmes résultent de 20 % des causes. que peut être obtenue à partir d’une
Note 1 : Appelée aussi « Loi des 80- année de référence grâce à la connais-
20 », correspondant aux observations de sance d’indices locaux.
Vilfredo Pareto, sociologue et écono-
miste italien.
Note 2 : Voir diagramme de pareto. Parrainage
Sponsoring
Soutien matériel apporté à une manifes-
Parité technique tation, à une personne, à un produit ou à
Plant investment parity rate une organisation en vue d’en retirer un
Taux de change fictif qui permet de tra- bénéfice direct (Journal Officiel du
duire directement le coût d’un investis- 31 janvier 1989).
sement d’un pays à un autre dans les Note : Voir accompagnement.
monnaies locales.
Note 1 : Ce concept repose sur le constat
que l’application, à un instant donné, de la Partenaire du projet
parité monétaire (taux de change) entre Voir acteur-projet.
3484351_Dico_Management.book Page 190 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

190 Partenariat

Partenariat ou susceptible d’être concerné par sa


Partnership réalisation.
Relation durable entre deux entreprises Note 1 : Les parties prenantes peuvent
dans le but de rechercher des avantages influencer positivement ou négativement
réciproques. le déroulement du projet et la fourniture
Note : Un partenariat peut revêtir des de ses livrables. Leurs intérêts peuvent
formes très variées, allant du marché être affectés de manière favorable ou
cadre à des accords d’exclusivité. Les défavorable par l’exécution ou l’achève-
coûts et bénéfices partagés du dévelop- ment du projet.
pement d’un produit sont un exemple Note 2 : Ce terme est utilisé pour dési-
courant de ce type de relation. gner, outre les acteurs-projets, le mécè-
ne, les utilisateurs finaux, les
Partenariat public-privé (PPP) bénéficiaires, les groupes de pression
Public-private partnership (association de protection de l’environne-
Contrat de partenariat permettant à une ment, association de consommateurs), les
collectivité publique de confier à une syndicats, les administrations et collecti-
entreprise la mission globale de financer, vités locales, etc.
concevoir tout ou partie, construire, Note 3 : Dans certaines normes, les par-
maintenir et gérer des ouvrages ou des ties prenantes sont dénommées « parties
équipements publics et services intéressées » (exemples : X 50-118,
concourant aux missions de service public ISO 10006, NF EN ISO 9000, ICB). Par
de l’Administration, dans un cadre de ailleurs, le terme « protagoniste » est par-
longue durée et contre un paiement fois improprement utilisé.
effectué par la personne publique et étalé Note 4 : L’analyse des parties prenantes
dans le temps (ministère de l’Économie et comporte l’identification de toutes les
des Finances). parties prenantes dans l’environnement
Note 1 : Ce type de contrat peut être du projet, la définition de leurs attentes
conclu sous différentes formes (par relatives au projet, de leurs motivations,
exemple : concession, régie intéressée, de leurs interdépendances et de leurs
affermage, etc.). points de vue contradictoires. Elle impli-
Note 2 : Voir figure 31, page 354. que également la création d’un plan de
gestion de tous ces éléments en vue de la
Part étrangère réalisation des objectifs du projet.
Foreign part Note 5 : Voir la figure 2, page 329.
Montant des fournitures et prestations
originaires d’un pays tiers. Part locale
Local part
Partie intéressée Dépenses effectuées dans le pays de
Voir partie prenante au projet. l’acheteur.

Partie prenante au projet Part nationale


Stakeholder Domestic part
Personne ou organisme impliqué, direc- Montant des fournitures et prestations
tement ou indirectement, dans le projet, nationales.
3484351_Dico_Management.book Page 191 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Part rapatriable 191

Part rapatriable ensemble de valeurs ou de


Reexportable part préoccupations (ISO, Guide ISO 73).
Part des règlements donnant lieu à des Note 1 : La perception du risque dépend
rentrées définitives de devises. des besoins, des questions et des
Note : Afin d’éviter toute ambiguïté, il est connaissances des parties prenantes.
préférable, lors des négociations d’un Note 2 : La perception du risque est sub-
contrat, de bannir les termes « part rapa- jective et peut donc différer des données
triable » et « part non rapatriable », et objectives.
d’employer la terminologie suivante :
part nationale, part étrangère, part
locale. Pérennité
Voir durabilité.
Part transférable
Exportable part
Part nationale des règlements donnant Performance d’un projet
lieu à des transferts effectifs, mais dont Project performance
une partie peut être retransférée soit pour Rapport entre les résultats prévus et les
payer des fournitures et prestations résultats atteints (FD X 50-118).
étrangères incorporées au matériel et Note 1 : Le concept de performance d’un
prestations nationales, ou payer les dépen- projet regroupe la recherche d’effi-
ses locales faisant l’objet du contrat. cience, comprise comme l’optimisation
des activités du projet en fonction des
Peines et soins ressources disponibles et mises en
œuvre, et celle de l’efficacité, comprise
Fees
comme le degré de réalisation des exi-
Majoration d’un prix coûtant pour tenir
compte des frais et de la marge d’un gences du projet (contenu, coûts et
délais, notamment).
fournisseur.
Note : Voir contrat à coûts rembour- Note 2 : La performance est liée à des
sables. objectifs préalablement définis par
l’organisme.
Pénalité
Penalty Périmètre du projet
Clause de compensation forfaitaire du Statement of work
préjudice subi par le client du fait de la Voir contenu du projet.
déficience des résultats que le titulaire du
contrat s’était engagé à atteindre (exem-
ples : délai, insuffisance des performan- Période active
ces, dépassement de budget, etc.). Active period
Période durant laquelle le risque est sus-
ceptible de se manifester (FD X 50-117).
Perception du risque
Risk perception
Manière dont une partie prenante Période de grâce
considère un risque à partir d’un Voir différé de remboursement.
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192 Permis de démarrer

Permis de démarrer Note 2 : Voir figure 7, page 332.


Start-up authorization Note 3 : Voir figure 40, page 361.
Document permettant d’acter que tous les
contrôles du pré-démarrage ont été effec- Phase
tué de façon satisfaisante et donnant
Project phase
l’autorisation de démarrer les travaux.
Ensemble d’activités du projet aboutis-
Note : A ne pas confondre avec les permis
sant à un livrable déterminé. Une phase
d’exploiter qui sont des documents est caractérisée par un ensemble de para-
administratifs.
mètres (données d’entrée, données de
sortie, activités, acteurs, objectifs, etc.)
Pertinence (FD X 50-118).
Relevance Note 1 : Elle peut se subdiviser en sous-
Adéquation des objectifs du projet par
phases.
rapport à son environnement.
Note 1 : Dans le domaine de l’évalua-
tion, la pertinence mesure la correspon- Pilotage de projet
dance entre les objectifs du projet, les Voir maîtrise du projet.
attentes des bénéficiaires et les priorités
affichées.
Pilotage des coûts
Note 2 : La pertinence d’un projet
Cost control
pourrait être définie comme sa capacité à
satisfaire les contraintes existantes Recherche, choix et suivi de la mise en
œuvre des actions correctives pour maî-
(pertinence large). En général, ces
triser les coûts du projet (FD X 50-
contraintes se réduisent aux besoins qui
ont conduit à l’élaboration du projet. 137).
Évaluer la pertinence d’un projet c’est
mesurer ex-ante ses risques de défaillance Pilote
ou mesurer ex-post ses défaillances par Pilot
rapport à la satisfaction des besoins.
1. Ouvrage réalisé à échelle réduite
Note 3 : Voir la figure 5, page 330. permettant d’expérimenter le fonc-
tionnement de l’ouvrage définitif (ou
Phasage d’une partie de ses processus).
Phasing
Note 1 : À distinguer de la maquette,
Succession de phases, plus ou moins
qui ne reproduit pas le fonctionne-
longues, et qui se chevauchent plus ou ment.
moins, permettant de rythmer l’avance-
Note 2 : Les enseignements tirés du
ment du projet, depuis l’identification
pilote servent à valider le fonctionne-
du besoin jusqu’à la mise en œuvre. ment de l’ouvrage ou d’une partie de
Note 1 : Le passage d’une phase à l’autre ses processus.
est conditionné par des étapes clés Note 3 : Ce terme peut couvrir les
permettant de vérifier ce qui doit être opérations pilotes, les unités pilotes,
obtenu, de faire le point sur les délais, les les sites pilotes, etc.
coûts, les ressources à mobiliser, etc., et
de décider ce qui conditionne les phases 2. Toute personne en charge de piloter un
suivantes. projet, un programme, un risque, etc.
3484351_Dico_Management.book Page 193 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Pilote de risque 193

Pilote de risque Plan d’aire


Risk controler Area drawing
Personne chargée de recueillir les infor- Voir plan-guide au sol.
mations sur le risque, de définir et mettre
en œuvre les stratégies de traitement de
ce risque et d’en assurer le suivi Plan d’assurance qualité (PAQ)
(FD X 50-117). Quality assurance plan
Document décrivant les dispositions
spécifiques en matière d’assurance de
Plan architectural la qualité, prises par un organisme pour
Architectural drawing répondre aux exigences relatives à un
Ensemble de vues en plan, coupes trans- produit ou un service particulier.
versales et élévations, définissant pour Note 1 : Le plan assurance qualité est
un bâtiment son type de construction, et établi par l’organisme pour décrire les
donnant les vues générales des façades, dispositions spécifiques qu’il prend en
les niveaux finis, les surfaces utiles, les matière d’assurance de la qualité pour un
dimensions intérieures des locaux et les produit ou un contrat particulier, et
aménagements particuliers tels que tré- répondre aux exigences contractuelles
mies, accès, etc. (NF X 50-106-2). exprimées par son client. Il peut être
Note : Ces plans accompagnent généra- constitué d’extraits d’un plan qualité
lement le descriptif technique qui justifie plus complet contenant des informations
les raisons du choix architectural, et à usage uniquement interne (spécifica-
définit la nature des matériaux princi- tion des ressources, par exemple). Un
paux et les sujétions. Ils doivent faire plan qualité précise en général les étapes
l’objet d’une approbation par l’archi- ou phases successives de la réalisation,
tecte désigné par le maître d’ouvrage. les documents à respecter, les points de
contrôle et les enregistrements prévus,
ainsi que les enregistrements à fournir au
Plan d’affaires client.
Business plan Note 2 : En management de projet, ce
Document qui définit les objectifs d’un document est généralement décrit dans
projet d’entreprise (produit, marché, le cadre du processus de planification. Il
organisation) en situant celui-ci par rap- peut être intégré dans le plan de mana-
port à son environnement, et qui détaille gement du projet.
la stratégie et les moyens (techniques,
humaines, financiers, etc.) qui seront
mis en œuvre pour les atteindre. Plan de charge d’une ressource
Note : Pour une entreprise à créer, ce Resource load, workload schedule
document sert dans un premier temps à Distribution dans le temps de l’affecta-
convaincre des partenaires (financiers, tion d’une ressource aux tâches d’un
industriels, etc.) et ensuite, à baliser le (ou de plusieurs) projet(s).
lancement de l’entreprise. Pour une Note : Le plan de charge est matérialisé
entreprise existante, ce document sert de par un histogramme de la ressource
référence et peut être considéré comme permettant de mettre en évidence les
un véritable outil de gestion. surcharges et les sous-charges.
3484351_Dico_Management.book Page 194 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

194 Plan de circulation de fluides (PCF)

Plan de circulation de fluides • décrivant les principales tâches et leur


(PCF) logique d’enchaînement (il assure la
Piping and instrument diagram (PID) cohérence et intègre les travaux des
Schéma représentant la totalité des appa- différentes disciplines telles que
reils, équipements, tuyauteries, robinet- management, ingénierie système,
terie et matériels de mesure, contrôle et soutien logistique intégré et sûreté de
régulation, sur tous les circuits principaux fonctionnement, etc.) et les moyens
et auxiliaires. (matériels et logiciels) nécessaires à
leur réalisation ;
Note 1 : On utilise aussi l’expression
« schéma de tuyauteries et instrumenta- • présentant l’échéancier des travaux,
tions » pour représenter le matériel de et notamment, le(s) chemin(s) criti-
procédé et de production d’utilités (et son que(s) du projet et les actions particu-
raccordement) utilisé dans une installa- lières à mener.
tion et pour l’exécution de dessins de Note : Il peut se décliner, selon les pha-
tuyauterie. ses du projet, en un plan de développe-
Note 2 : Ils donnent une représentation ment, un plan de production et un plan
symbolique de tout le matériel employé de réalisation.
dans une installation ou dans une partie
de celle-ci. Sont donnés le plus souvent
la silhouette des matériels principaux et Plan de développement
le positionnement en hauteur de tous les Development plan
autres, ainsi que les principaux éléments Document, établi par le fournisseur,
de leur dimensionnement et spécifica- décrivant la logique de déroulement uti-
tions. Les matériels sont figurés par des lisée pour mener à bonne fin le dévelop-
symboles particuliers ou par des repré- pement des produits dont il est
sentations simplifiées. Toutes les liaisons responsable.
sont représentées, et la nature des raccor- Exemple : Dans le secteur de l’aéronau-
dements est précisée. La robinetterie, les tique, le plan de développement doit
accessoires de tuyauterie, les instruments (RG Aéro 040A) :
de mesure et de contrôle sont représentés • rappeler les objectifs et les hypothè-
par leurs symboles. ses adoptées ;
Note 3 : Ce document indique aussi le • décrire les principales tâches et leur
repérage complet des équipements et des logique d’enchaînement, les produits
lignes, ainsi que les dispositions particu- à réaliser et leurs utilisations, les
lières liées au procédé (sens de circula- moyens nécessaires (matériels et logi-
tion, pentes, etc.). ciels) à la réalisation des produits ;
• présenter les calendriers d’obtention
Plan de communication et d’emploi des principaux moyens
Voir plan de management des commu- utilisés pour le développement ;
nications. • assurer, en phase de développement,
la cohérence entre les travaux définis
Plan de déroulement dans les différents plans (plans de
Execution plan, implementation plan soutien logistique intégré, de sûreté
Document établi par chaque fournisseur de fonctionnement, d’assurance
(FD X 50-410) : qualité, etc.).
3484351_Dico_Management.book Page 195 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Plan de développement de projet (PDP) 195

Note 1 : Ce terme est parfois utilisé pour Plan de management


désigner une esquisse de plan de mana- des communications
gement du projet. Communication management plan
Note 2 : Ce terme est souvent utilisé Le plan de management des communica-
improprement pour désigner un plan tions définit généralement le système de
d’affaires. gestion de l’information, identifie les
personnes qui émettront et recevront
l’information, mentionne les procédures
Plan de développement de projet appropriées de maîtrise des documents
(PDP) et des enregistrements pertinents, et cel-
Voir plan de management du projet. les relatives à la sécurité (ISO 10006).
Note 1 : Dans le cadre des projets impli-
Plan de gestion quant de nombreux acteurs et services, il
de la configuration est recommandé d’établir un plan de
management des communications en
Configuration management plan
Plan définissant l’organisation, les début de projet pour faciliter la commu-
nication pendant le projet.
méthodes, les moyens instaurés pour
assurer et suivre la gestion de la confi- Note 2 : Ce document est aussi appelé
guration d’un produit. parfois « plan de communication ».
Note 1 : Le plan de gestion de la confi- Note 3 : Le plan de management des
guration constitue l’élément de sortie de communications peut aussi inclure les
la planification de la gestion de la confi- directives pour les revues de projet, les
guration. réunions d’avancement, les réunions
de l’équipe de projet.
Note 2 : Ce plan présente les principes
relatifs :
• à l’organisation de la gestion de la Plan de management des coûts
configuration ; Costs management plan
• à l’identification de la configuration ; Document qui définit le format à utiliser,
les activités à effectuer et les critères à
• au contrôle de la configuration ;
respecter pour planifier, structurer et
• au suivi de l’état de la configuration. contrôler les coûts du projet (PMI,
Note 3 : Il peut être un document isolé, PMBOK 3e édition, 2004).
une partie d’un autre document ou com- Note 1 : Un plan de management des
posé de plusieurs documents. coûts peut être formel ou informel, très
détaillé ou peu détaillé, selon les exigen-
ces des parties prenantes du projet.
Plan de gestion des coûts
Note 2 : Ce plan est inclus dans le plan
Voir plan de management des coûts. de management du projet ou peut figu-
rer en plan subsidiaire.
Plan de gestion du contrat Note 3 : On dit aussi « plan de gestion des
Voir plan de management du contrat. coûts » dans certains pays francophones.
3484351_Dico_Management.book Page 196 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

196 Plan de management des risques (PMR)

Plan de management des risques management en matière d’hygiène et de


(PMR) sécurité, la gestion de la sûreté, etc.
Risks management plan Note 2 : Ce document, formalisé sous
Document définissant la mise en œuvre du l’autorité du responsable de projet et
management des risques dans le projet. approuvé par l’ensemble des acteurs-
Note 1 : Le PMR est un document qui peut projets, décrit les dispositions prévues
être amené à évoluer, notamment lors du pour maîtriser le projet et nécessaires
passage d’une phase à l’autre du projet. pour atteindre ses objectifs.
Note 2 : Le PMR est soit un document Note 3 : Un plan de management peut
spécifique, soit un paragraphe du plan être synthétique ou détaillé.
de management du projet ou du plan Note 4 : Tout ou partie du plan de mana-
qualité du projet. gement de projet peut être contractuel ou
communicable à des tiers.
Plan de management du contrat Note 5 : Il est aussi appelé : « plan direc-
Contract management plan teur de projet », « plan de développe-
Document décrivant la manière dont un ment de projet », « plan d’exécution de
contrat donné sera administré, ce docu- projet », « plan stratégique de projet »
ment pouvant comporter des éléments ou « manuel de projet ».
tels que la remise de la documentation
Note 6 : Ne pas confondre avec le plan
requise et les exigences de performance
(PMI, PMBOK 3e édition, 2004). de déroulement.
Note 1 : Chaque plan de management du
contrat constitue un plan subsidiaire du Plan de masse
plan de management du projet. General lay-out
Note 2 : Dans certains pays francopho- Dessin d’implantation à grande échelle
nes, on dit aussi « plan de gestion du donnant la position des constructions par
contrat ». rapport au lieu d’implantation, aux
Note 3 : Ce plan couvre les activités moyens d’accès et au tracé général du
d’administration du contrat durant tout terrain (NF X 50-106-2).
le cycle de vie du projet. Note 1 : Le plan de masse peut aussi
contenir des indications sur les voies et
Plan de management du projet réseaux divers (VRD), le paysage, les
(PMP) clôtures, etc.
Project management plan Note 2 : Il indique l’ensemble des instal-
Document ou ensemble de documents lations et les relations entre elles.
qui décrivent comment le projet sera réa- Note 3 : Le plan de masse des construc-
lisé, suivi et piloté (ISO 21500). tions à édifier est exigé dans le cadre
Note 1 : Il comprend également d’autres d’une demande de permis de construire
plans ou y fait référence, tels que ceux et est établi dans une échelle comprise
concernant l’organisation et la structura- entre 1/50 et 1/500.
tion, les ressources, le planning, le budget, Note 4 : Dans le cadre de l’aménagement
le management des risques, le manage- d’une zone industrielle, un plan de masse
ment environnemental, la qualité, la com- élargi est parfois appelé plan
munication, les approvisionnements, le d’ensemble.
3484351_Dico_Management.book Page 197 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Plan d’ensemble 197

Plan d’ensemble Note 1 : Ces dessins, exécutés à partir


General plot plan des plans d’implantation, ou simple-
Voir dessin de disposition. ment reportés sur eux en surcharge, per-
mettent de s’assurer que les tracés
choisis sont réalisables. Ils servent de
Plan de montage base pour les plans de préfabrication et
Assembly drawing les plans de montage, et pour réaliser
Plan décrivant pour un composant de les calculs préliminaires thermiques,
l’ouvrage, l’ensemble des matériels, mécaniques et de pertes de charge. Ils
équipements et sous-ensembles, ainsi comprennent : la représentation des
que les raccordements et branchements tuyauteries et des câbles, tous les équi-
entre eux. pements s’intercalant sur ceux-ci (van-
nes, robinets, clapets, filtres,
Plan de projet appareillages, etc.) (NF X 50-106-2).
Project plan Note 2 : La cotation précise en outre
Document de référence ayant pour but l’implantation :
d’informer l’ensemble des parties pre- • des équipements par rapport aux axes
nantes au projet sur les orientations principaux de l’installation ;
générales et les objectifs assignés au
• des axes de nappes de câbles et de
projet, en termes de performances tech-
tuyauteries, de robinetterie, des piqua-
niques, de coûts, de délais, de risques, ges, accessoires et appareillages.
etc.
Note 1 : Le plan de projet constitue l’un Note 3 : Ces plans comportent tous les
des documents de référence pour le pilo- repérages des équipements et permettent
tage d’un projet. Il est un support perma- le recoupement avec les schémas et
nent d’information. nomenclatures, ainsi que les charges sta-
tiques correspondantes. Ils ne peuvent
Note 2 : On dit aussi « fiche projet » ou pas servir de base à l’établissement des
« dossier projet ».
isométriques (NF X50-106-2).
Note 3 : Il est un des éléments du plan
de management du projet.

Plan de situation
Plan de rattrapage
Site plan
Recovery plan
Dessin donnant la situation géographi-
Ensemble des mesures prises pour atté-
que du terrain dans son environnement.
nuer les conséquences des retards pris
dans la réalisation du projet. Note 1 : Dans les secteurs de l’urba-
nisme et du bâtiment et des travaux
publics, ce dessin permet de situer le ter-
Plan des cheminements rain dans sa commune ou son quartier.
principaux
Note 2 : Ce document est exigé dans le
Main routing drawing
cadre d’une demande de permis de
Ensemble des vues en plan de parcours construire. Il est établi à une échelle
de tuyauteries, de gaines, de canaux et
comprise entre 1/5 000 et 1/25 000.
de câbles (NF X 50-106-2).
3484351_Dico_Management.book Page 198 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

198 Plan d’ensemble

Plan d’ensemble équipements fonctionnellement liés à la


General plot plan tuyauterie (plates-formes, échelles, etc.)
Voir plan de masse. (NF X 50-106-2).
Note : Les tuyauteries y sont dessinées
vues en plan, avec éventuellement des
Plan d’exécution vues partielles en élévation. La cotation
Execution drawing y est limitée à la bonne compréhension
Plan représentant une pièce ou un élé- du dessin, la cotation détaillée propre à
ment d’un matériel ou d’un ouvrage, en chaque tuyauterie étant indiquée sur
plusieurs vues, avec toutes ses dimen- l’isométrique correspondante qui en
sions et toutes les indications qui en per- découle (NF X 50-106-2).
mettent la fabrication ou la construction.

Plan directeur de projet (PDP)


Plan d’exécution de projet (PEP) Voir plan de management du projet.
Voir plan de management du projet.

Plan en réseau
Plan d’implantation Voir chemin du réseau.
Plot plan
Ensemble de vues en plan, coupes et élé-
vations, représentant, pour un ouvrage Plan général d’implantation
dans son ensemble ou une unité de pro- Voir plan d’implantation.
duction, les cotes et les encombrements
des équipements, les structures principa-
les et bâtiments par rapport aux axes et aux Plan-guide
niveaux de référence. Les coordonnées Guide drawing
des limites de batterie, ainsi que les amé- Plan établi par l’ingénierie pour permet-
nagements paysagers alentours y sont tre à des bureaux d’études spécialisés et
également précisés (NF X 50-106-2). à d’entreprises de préparer les plans
Note : Dans le cadre des marchés publics d’exécution relatifs à leur spécialité, en
de travaux, on parlera également de tenant compte des impératifs de coordi-
« plan général d’implantation » des nation avec les autres intervenants.
ouvrages. Note : Il existe ainsi des plans-guides au
sol, de fondations, de bâtiments et de
structures, de tuyauteries, etc.
Plan d’installation de tuyauterie
Piping lay-out, piping general arrangement
Plan établi en partant des données Plan-guide au sol
définitives des équipements et Guide drawing at ground level
structures, s’inspirant des guides figurant Plan détaillé par zone, établi à partir du
au plan des cheminements principaux plan d’implantation et précisant
mais ne reprenant qu’une zone du plan (NF X 50-106-2) :
d’ensemble auxquels sont ajoutés : les • les implantations au sol des
tracés des tuyauteries, les obstacles bâtiments, des structures et des
environnant ces tracés, les structures et fondations ;
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Plan-guide de bâtiments et structures 199

• les routes, les circulations ; Plan-guide de tuyauterie


• les zones dallées et les zones gra- Pipping guide drawing
villonnées ; Ensemble de dessins simples de chemi-
• la position de toutes les parties enter- nement, dépouillés de tous détails.
rées telles que : égouts et réseaux Note 1 : Ils permettent de s’assurer que les
divers (avec diamètres et niveaux), tracés choisis sont vraiment réalisables.
tranchées et caniveaux de câbles Note 2 : Ils serviront de base pour les
(avec largeurs et profondeurs). plans de préfabrication et les plans de
Note : On dit aussi « plan d’aire ». montage.

Plan-guide de bâtiments Plan qualité


et structures Quality plan
Building and structural guide drawing Document spécifiant quelles procédures
Plan précisant à l’intention des différents et ressources associées doivent être
corps d’État pour leurs études propres appliquées par qui et quand, pour un
(NF X 50-106-2) : projet, un produit, un processus ou un
• les dimensions à respecter, les contrat particulier (NF EN ISO 9000).
niveaux des planchers, les passerel- Note 1 : Ces procédures comprennent
les, les escaliers et les trémies ; généralement celles faisant référence
• l’implantation des appareils avec leur aux processus de management de la
mode de liaison aux structures ; qualité et aux processus de réalisation
• les charges statiques et dynamiques, de produits (NF EN ISO 9000).
les surcharges accidentelles ; Note 2 : Un plan qualité fait souvent
• les ouvertures pour le montage et référence à des parties du manuel
l’entretien. qualité ou à des documents de procédure
(NF EN ISO 9000).
Note 3 : Un plan qualité est générale-
Plan-guide de fondation ment l’un des résultats de la planifica-
Foundation guide drawing tion de la qualité (NF EN ISO 9000).
Plan indiquant par zone (NF X 50-106-2) : Note 4 : Le plan qualité est souvent une
• la configuration préliminaire des fon- partie du plan de management du
dations (massifs, longrines, radiers, projet.
etc.) avec leurs coordonnées
d’implantation, leurs dimensions
étant approximatives et non cotées ; Plan stratégique de projet
• le point d’application des charges sta- Voir plan de management de projet.
tiques et dynamiques (coordonnées et
niveau) et la valeur de celles-ci ;
• les sujétions d’encombrement par
Planificateur
rapport aux autres ouvrages ou équi- Scheduler, scheduling manager
pements. Personne chargée de la planification
Note : Ce plan est destiné aux spécialis- d’un ou plusieurs projets.
tes de génie civil pour établir les plans Note 1 : Son rôle est de modéliser le pro-
d’exécution correspondants. jet prévu sous forme d’organigramme
3484351_Dico_Management.book Page 200 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

200 Planification

des tâches, de diagramme de Gantt et Note : Elle fait appel aux techniques de
de réseaux, et d’optimiser sa durée lissage et de nivellement.
ainsi que l’utilisation des ressources.
Note 2 : Il est parfois appelé « ingénieur
planning ».
Planification de la qualité
Quality planning
Note 3 : Il peut être rattaché directement Partie du management de la qualité
au responsable de projet, au responsa-
axée sur la définition des objectifs qua-
ble de l’équipe de planification ou au
lité et la spécification des processus opé-
responsable du bureau des projets. rationnels et des ressources afférentes,
nécessaires pour atteindre les objectifs
Planification qualité (NF EN ISO 9000).
Scheduling Note : L’élaboration de plans qualité
Sous-ensemble du management des peut faire partie de la planification de la
délais qui inclut l’identification des qualité (NF EN ISO 9000).
tâches, leurs liaisons, leurs durées,
l’affectation des ressources, la modéli-
sation (sous forme de plannings), l’opti- Planification
misation, voire la replanification, en vue des approvisionnements
d’atteindre l’objectif de délai du projet Procurement planning, purchases and
(FD X 50-138). acquisitions plan
Note 1 : La planification permet de fixer Processus de détermination des achats
des objectifs de dates aux équipes qui et acquisitions nécessaires, y compris le
réaliseront le projet. calendrier et les méthodes correspon-
Note 2 : La planification s’appuie sur le dants (PMI, PMBOK 3e édition, 2004).
management des ressources, des coûts,
des risques et de toutes les activités
contraignantes du projet (par exemple : Planification
achat, logistique, exploitation, etc.). des communications
Note 3 : Elle constitue l’un des métiers Communications planning
du management de projet et est confiée à Processus de détermination des besoins
un planificateur. d’information et de communication des
parties prenantes du projet (PMI,
PMBOK 3e édition, 2004).
Planification à délai limité
Note 1 : Dans la plupart des projets, la
Time limited scheduling majeure partie de la planification des
Méthode de planification visant à pren-
communications fait partie intégrante
dre en compte les contraintes de limita-
des toutes premières phases du projet.
tion des délais.
Note 2 : La planification de la communi-
Planification à ressources cation doit tenir compte des besoins de
l’organisme à l’origine du projet, de
limitées l’organisme en charge du projet, du
Resource limited scheduling client et des autres parties prenantes au
Méthode de planification visant à pren- projet, et produire un plan de manage-
dre en compte les contraintes de limita- ment des communications documenté.
tion des ressources.
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Planification opérationnelle 201

Planification opérationnelle • plannings par niveau : planning direc-


Operational planning teur (master schedule), planning des
Méthode rigoureuse, démarche intellec- études (engineering schedule), plan-
tuelle et pratique qui permet de décrire la ning d’approvisionnement et de livrai-
manière d’atteindre un but, de réaliser son (procurement and delivery
un projet. schedule, pds), planning de réalisation
Note : Appliquée au management de (intermediate construction schedule),
projet, elle a pour objet de prévoir et de planning de montage (electrical/
suivre et piloter les objectifs de délais, mechanical schedule, erection sche-
de coûts et de performances techniques dule), planning détaillé (detailed
d’un projet. schedule) ;
• plannings par thème : planning
d’effectif (manpower schedule), plan-
Planigramme ning de rattrapage (recovery schedule),
Voir planning. planning historique (historical sche-
dule ou as-performed schedule),
Planning s’appuyant sur le déroulement réel du
projet ;
Schedule
• autres : les plannings par métiers, par
Représentation (graphique ou non) fai-
sites, etc.
sant apparaître les dates des événe-
ments significatifs d’un projet ou d’une
partie d’un projet (FD X50-138).
Note 1 : C’est le principal outil support Planning d’ensemble
du processus de management des Voir planning directeur.
délais.
Note 2 : La forme d’un planning doit
s’adapter aux messages à transmettre et Planning de référence
aux décisions à prendre. Schedule baseline
Note 3 : Cette représentation peut faire Planning contractuel réputé faisable, issu
ressortir notamment l’enchaînement de la synthèse du planning directeur et
logique des tâches, les jalons, les durées du planning général, faite par un proces-
et les ressources. sus itératif entre le responsable de projet
de l’organisme client et le responsable de
Note 4 : On dit aussi « planigramme »,
projet de l’organisme réalisateur, et qui
« échéancier du projet » ou « chrono- s’intègre au dossier de lancement de la
gramme ».
réalisation aux côtés du budget et du
Note 5 : On distingue différents types de cahier des charges fonctionnel.
planning : Note : Par nature, le planning de référence
• plannings par phase : planning préli- ne peut pas être ensuite modifié, sauf lors-
minaire (conceptual schedule), plan- que des changements (de type contenu,
ning d’offre (proposal schedule), contraintes, ressources, etc.) sont accep-
planning résumé (summary schedule), tés par l’instance de décision du projet
planning prévisionnel (forecast sche- (comité de pilotage et/ou responsable de
dule), planning conforme à l’exécu- projet de l’organisme client) et fait l’objet
tion (as-built schedule) ; d’une fiche de modification.
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202 Planning détaillé

Planning détaillé Note 3 : La première version du plan-


Detailed schedule ning général est comparée au planning
Planning établi à partir du planning directeur.
directeur, par chaque entité participant
au projet, tant interne à l’organisme (maî-
trise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre)
Planning standard
qu’externes. Schedule model
Planning établi pour servir de modèle
Note : Chaque entité participant au pro-
jet, tant interne à l’organisme (maîtrise aux chefs de projets.
d’ouvrage, maîtrises d’œuvre) qu’exter- Note 1 : Il permet de faire gagner du
nes, élabore et assume la responsabilité temps aux responsables de projets pour
de son planning détaillé pour ses propres planifier leur projet et transmettre le
tâches. Cette élaboration se base sur des retour d’expérience des projets passés.
estimations de charges, de ressources et Note 2 : Ce planning peut fournir, par
de délais (FD X 50-138). exemple, les tâches avec des durées
standards et leurs liaisons, la table des
ressources et l’allocation de ressources
Planning directeur standards, le mode d’estimation des
Master schedule charges.
Planning d’objectifs (politique, stratégi-
que et fonctionnel) qui identifie et visua-
lise les grandes étapes du projet Point d’équilibre
(FD X 50-138). Voir point mort.
Note 1 : Il sert de cadre pour l’élabora-
tion des plannings détaillés et du plan-
ning général.
Point de contrôle
Note 2 : Il est de la responsabilité du Control point
maître d’ouvrage.
Jalon à l’occasion duquel on vérifie la
Note 3 : On dit aussi « échéancier direc- réalisation d’objectifs intermédiaires,
teur » ou « planning d’ensemble ». avec la possibilité d’arrêter le projet s’ils
ne sont pas atteints.
Planning général
General schedule Point mort
Planning couvrant l’ensemble des tâches
Niveau d’activité auquel l’entreprise
du projet (FD X50-138).
réalise des produits d’exploitation égaux
Note 1 : Il est élaboré au niveau du res- à ses charges d’exploitation (Journal
ponsable de projet de l’organisme réali- Officiel du 26 octobre 2006).
sateur (maître d’œuvre).
Note 2 : Résultant de la consolidation des
différents plannings détaillés, il permet Politique achat
de s’assurer de la faisabilité de l’ensemble Purchasing policy
du projet, par rapport au planning direc- Ensemble des orientations et intentions
teur, et de son suivi dans le temps. générales, relatives aux achats et
3484351_Dico_Management.book Page 203 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Politique qualité 203

approvisionnements, d’un organisme, Port, assurance payés jusqu’à


telles qu’elles sont formulées par la (PAP)
direction (FD X 50-128). Carriage and insurance paid to (CIP)
Note : Voir figure 35, page 358. Voir Incoterms.

Politique qualité
Quality policy Portefeuille de projets
Ensemble des orientations et intentions Project portfolio
générales d’un organisme relatives à la Ensemble de projets d’un organisme
qualité telles qu’elles sont officiellement résultant d’une sélection volontaire et
formulées par la direction faisant l’objet d’arbitrage et de suivi au
(NF EN ISO 9000). sein de l’organisme (FD X50-116).
Note 1 : La politique qualité est généra- Note 1 : Un organisme peut avoir plu-
lement cohérente avec la politique géné-
sieurs portefeuilles de projets.
rale de l’organisme et fournit un cadre
pour fixer des objectifs qualité Note 2 : Un portefeuille de projets est
(NF EN ISO 9000). constitué par tous les projets et pro-
Note 2 : La politique qualité peut grammes en cours et ceux qui sont en
s’appuyer sur les principes de manage- attente de lancement.
ment de la qualité cités dans la présente Note 3 : La gestion d’un portefeuille de
norme internationale (NF EN ISO 9000). projets permet de prioriser les différents
Note 3 : Cette politique peut avoir une projets en fonction des objectifs stratégi-
incidence sur le management du projet. ques de l’organisme.
Note 4 : Dans certains organismes, la
gestion du portefeuille de projets est
Pondération assurée par le bureau des projets.
Weighting, loading
Utilisation de coefficients numériques Note 5 : Il contribue à une optimisation
dans une formule de calcul pour refléter de l’utilisation des ressources de
l’importance relative des divers termes l’organisme.
qui la composent.
Note : Dans le cadre d’un projet, la pon-
dération peut être utilisée en planifica- Porteur du projet
tion (estimation à trois points de la durée Sponsor
d’une activité, par exemple), pour le Personne ou organisme ayant en charge
calcul de l’avancement des travaux le montage de projet.
(constat d’avancement d’une tâche ou Note : On l’appelle aussi commandi-
d’un ensemble de tâches, par exemple). taire.

Portail
Portal Port payé jusqu’à (POP)
Point d’accueil unique à un ensemble Carriage paid to (CPT)
d’informations et de services via Internet. Voir Incoterms.
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204 Potentiel-étapes

Potentiel-étapes Note 1 : Il est compris entre 0 (pour une


Activity on arrow (AOA) tâche qui n’a pas commencé) et 100
Mode de représentation du réseau d’un (pour une tâche qui est terminée).
projet, où les tâches sont symbolisées Note 2 : La spécification d’un pourcen-
par des arcs ou des flèches orientées et tage d’achèvement d’une tâche aide à
de longueurs indifférentes, et les rela- suivre son avancement réel.
tions entre les tâches par des étapes. Note 3 : Ce pourcentage peut être calcu-
Note 1 : La longueur des flèches n’a lé de différentes manières par :
aucune signification. • fixation de jalons intermédiaires ;
Note 2 : Il est également appelé « arc- • avancement calendaire ;
tâches ». • unités équivalentes ;
Note 3 : Cette représentation n’utilise • pondération d’items ;
que des liens de type fin-début. • dire d’expert ;
Note 4 : Le début du réseau d’un projet • la technique du 0/100 ;
commence par la première étape et la fin • la technique du 0/50/100 ;
par la dernière étape. • le reste à faire.
Note 5 : Les principales méthodes poten-
tiel-étapes sont la méthode PERT, la
méthode CPM et la méthode GERT. Prédécesseur
Predecessor activity
Tâche qui doit se terminer avant qu’une
Potentiel-tâches autre tâche ne puisse commencer.
Activity on node (AON) Note 1 : On appelle également cette
Mode de représentation du réseau d’un tâche « astreinte amont », « tâche anté-
projet, où les tâches sont généralement rieure », « ancêtre » ou « antécédent ».
représentées par des rectangles qui Note 2 : La relation entre une tâche et son
contiennent les principales informations prédécesseur peut être de plusieurs types :
associées, et les relations entre les tâches liaison fin-début, liaison fin-fin, liaison
par des liaisons. début-début et liaison début-fin.
Note 1 : Le début du réseau d’un projet Note 3 : Voir aussi successeur.
commence par un jalon de début et se
termine par un jalon de fin.
Note 2 : Les principales méthodes poten- Pré-estimation
tiel-tâches sont la méthode MPM et la Pre-estimating
méthode PDM. Opération de coûtenance qui consiste à
estimer en amont les coûts du projet à
une date donnée.
Pourcentage d’achèvement
Percent complete
Indication permettant de comparer, à Préfinancement
une date donnée, l’avancement réel Prefinancing, predelivery interest
d’une tâche, d’un lot de travail ou du 1. Crédit accordé par une banque à un
projet, par rapport à son planning de fournisseur dont la trésorerie est
référence. insuffisante pour lui permettre de
3484351_Dico_Management.book Page 205 Vendredi, 12. février 2010 4:02 16

Préparation à la mise en route 205

commencer à exécuter un contrat, procédés, moyens et outillages industriels


alors qu’il n’a pas encore (ou pas de série, et servant à mettre au point et à
suffisamment) reçu d’acompte de son valider cette industrialisation.
client.
2. Par extension, coût de ce crédit, même
dans le cas où le fournisseur n’y fait
Prêt au démarrage
pas appel, et l’assume grâce à sa Ready for start-up
propre trésorerie. Date à laquelle l’unité ou partie d’unité
a été construite en accord avec les plans,
spécifications et codes applicables, et les
Préparation à la mise en route travaux de préparation au démarrage
Precommissioning exécutés.
Ensemble des opérations à effectuer sur Note 1 : Ceci se traduit par un permis de
une unité (ou partie d’unité) après démarrer délivré par le maître
l’acceptation mécanique, et qui sont d’ouvrage.
nécessaires à la mise en route de celle-ci. Note 2 : Cette étape autorise l’introduc-
Note 1 : Elle comprend les essais à froid tion des matières premières dans l’instal-
et les essais à chaud. lation, appelée « oil-in » dans les
Note 2 : On dit aussi « préparation au industries pétrolières.
démarrage ».
Note 3 : Voir figure 10, page 335. Prévention
Voir mitigation.
Préparation au démarrage
Voir préparation à la mise en route. Prévision
Forecast
Présélection des fournisseurs Ensemble d’estimations ou de prédic-
Pre-qualification of contractors tions de situations ou d’événements à
Étape de sélection permettant à un ache- venir dans le déroulement du projet, à
teur de retenir, pour une étape ultérieure partir d’informations et de connaissan-
de négociation, les fournisseurs dont les ces disponibles au moment où les prévi-
qualifications correspondent aux critères sions sont effectuées (PMI, PMBOK
établis dans le cadre de l’appel d’offres. 3e édition, 2004).
Note : Cette présélection donne lieu à Note : Les prévisions sont actualisées et
l’établissement d’une liste des fournis- ré-émises en fonction des informations
seurs sélectionnés (appelée générale- sur la performance du travail dont on
ment « short-list »). dispose au cours de l’exécution du pro-
jet. Ces informations sont tirées de la
performance passée du projet et de celle
Présérie attendue par la suite, et comprennent des
Pre-production éléments susceptibles d’avoir un impact
Ensemble d’équipements ou de produits sur ce projet à l’avenir, tels que son coût
identiques à ceux qui seront obtenus en final estimé et son coût estimé pour
série, et réalisés avec les méthodes, achèvement.
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206 Prime de risque

Prime de risque • le volume de production à réaliser ;


Market risk premium, risk premium • le budget et les ressources à allouer ;
Majoration spécifique de sécurité ajou- • les compétences et le profil des per-
tée au coût moyen du capital pour définir sonnes à mobiliser ;
un taux d’actualisation. • le niveau d’exposition aux risques ;
Note 1 : Il s’agit d’une prime de risque • le délai de réalisation et l’urgence de
spécifique au calcul de rentabilité, qui ne mise en œuvre ;
doit pas être confondue avec la prime de • la complexité technique (nouvelle
risque qui rémunère le risque technologie, par exemple) ;
systématique pris par l’actionnaire, et qui • le niveau de confidentialité et de
est déjà prise en compte dans le coût des sécurité ;
capitaux propres (la rentabilité attendue • le nombre de personnes disponibles,
par un actionnaire est égale au rendement etc.
des placements sans risque majoré d’une Note 3 : Elle ne témoigne pas d’un ordre
prime de risque). Le coût moyen du chronologique de réalisation des projets.
capital est déjà une moyenne pondérée
du coût des capitaux propres et du coût
des emprunts. Priorité
Note 2 : La prime de risque d’un marché Priority
financier mesure l’écart de rentabilité Valeur déterminant la position d’une
attendue entre le marché dans sa totalité tâche ou d’un projet par rapport aux
et l’actif sans risque (par exemple obli- autres.
gations garanties par l’État). Note 1 : Cette priorité peut varier tout au
long du déroulement du projet.
Note 2 : Les priorités de tâches sont
Principe des 80/20 commodes pour identifier les tâches à
Voir diagramme de Pareto. accomplir en premier.

Priorisation des projets Prise de possession


Project priorization Take over
Démarche permettant de classer les pro- Opération par laquelle le maître
jets par ordre de priorité selon des critè- d’ouvrage prend matériellement posses-
res d’importance définis au niveau de sion de l’ouvrage, indépendamment du
l’organisme. transfert de propriété.
Note 1 : La priorisation des projets est
probablement l’étape la plus importante
de la gestion du portefeuille de projets. Prise de risque
Risk ownership
Note 2 : Pour définir le niveau de priori-
té à affecter à chacun des projets retenus, Acceptation de la possibilité de la charge
d’une perte, ou du bénéfice d’un gain,
il est important de les positionner par
d’un risque particulier (ISO, Guide
rapport à des critères pertinents,
comme : ISO 73).
Note 1 : La prise de risque inclut
• l’importance stratégique ; l’acceptation des risques qui n’ont pas
• l’espérance de profit ou de rentabilité ; été identifiés.
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Prise en compte du risque 207

Note 2 : La prise de risque n’inclut pas Note 1 : Ces prix, qui doivent tenir
les traitements effectués par le biais des compte des frais de production de toute
assurances, ou le transfert par d’autres nature, sont, à la signature du contrat, le
moyens. reflet d’une situation considérée comme
Note 3 : Il peut exister une variabilité moyenne sur la durée de validité retenue.
dans le degré d’acceptation et cela Note 2 : Moins élevés en général que les
dépend des critères de risque. prix de vente ponctuels, ils donnent
une meilleure image de la réalité, mais
sont difficilement accessibles.
Prise en compte du risque
Voir mitigation.
Prix d’achat
Purchasing price
Prix Prix à payer pour acquérir le produit ou
Price le service vendu.
Équivalent monétaire d’un produit lors
d’une transaction commerciale
(XP X 50-155). Prix de cession interne (PCI)
Note : Le prix, qui est le même pour
Inter-divisional transfer pricing
l’acheteur et pour le fournisseur, Valorisation du transfert de produits
devient un élément de coût pour
entre plusieurs centres de profit d’une
l’acheteur.
même société juridique.
Note : Le prix de cession interne est dif-
férent du prix de transfert où le trans-
Prix affiché fert se fait entre sociétés associées mais
Posted prices distinctes d’un point de vue juridique.
Prix régulièrement publié dans des
revues spécialisées, sous forme de
mercuriales.
Note 1 : Le plus souvent, ils ne portent
Prix de cotation
que sur des tonnages réduits ou sur des Cotation
statistiques de commerce international. Montant inscrit dans l’offre, avant
négociation.
Note 2 : Ce sont des prix ponctuels, en
général, supérieurs aux prix moyens de
transaction ou aux prix contrat à long
terme.
Prix définitif
Fixed price
Prix maintenu ferme jusqu’à l’achève-
Prix contrat à long terme ment complet des prestations ou du
contrat.
Long term contract price
Prix effectivement pratiqué, sanctionné
par un contrat dont la validité dans le
temps est parfois de plusieurs années,
Prix de revient
portant sur des tonnages importants. Voir coût de revient.
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208 Prix de transfert

Prix de transfert Prix ferme


Transfer price Firm price
Prix auquel une entreprise transfère des Prix non susceptible d’être modifié, sauf
biens corporels, des actifs incorporels, en ce qui concerne la révision pour infla-
ou rend des services à des entreprises tion, suivant une formule convenue.
associées (OCDE).
Note 1 : Il se définit plus simplement
comme étant le prix des transactions Prix fixe
entre sociétés d’un même groupe. Fixed-price
Note 2 : Ce prix est essentiellement Prix non susceptible de révision ou
employé lorsque les entreprises asso- d’actualisation pour quelque motif que
ciées résident dans des pays différents. Il ce soit, pendant une période donnée
fait l’objet d’une réglementation fiscale (délai d’option).
très stricte et très spécifique de façon à
éviter des évasions fiscales.
Prix forfaitaire
Lump sum price
Prix de vente Prix global comprenant la rémunéra-
Sales price, selling price tion et la compensation de tous les
Prix convenu, après négociation, pour coûts et sujétions nécessaires à l’exécu-
l’acquisition d’un produit ou d’un tion d’un ensemble de prestations.
ouvrage, tenant compte des frais de Note : Ce prix correspond à un pro-
toute nature et du profit du vendeur. gramme de travail ou à une fourniture
Note : Ce prix est difficilement accessi- globale.
ble dans le cas de produits captifs. À la
limite, les sociétés ne faisant que des
bilans financiers globaux ne peuvent pas
déterminer un tel prix pour les produits
Prix maximum garanti (PMG)
intermédiaires. Target price
Prix pour lequel un titulaire s’engage à
exécuter ou à faire exécuter un ouvrage
Prix de vente ponctuel pour un montant maximum donné.
Spot price Note 1 : La plupart du temps, en cas
d’écart, les profits ou les pertes sont
Prix de vente effectivement pratiqué sur
partagés entre le maître d’ouvrage et le
un tonnage réduit de produit, donnant
lieu à la signature d’un contrat de durée maître d’œuvre, suivant une formule
convenue et incitative pour les deux
limitée dont les conditions sont le reflet
parties.
d’une situation instantanée d’offre et de
demande. Note 2 : Lorsque l’ouvrage ne peut être
Note : Ces prix, en général élevés, mais suffisamment défini, un prix d’objectif
parfois faibles selon le moment, ne sont peut être convenu à l’origine. Il sera
pas représentatifs en eux-mêmes, mais remplacé dès que possible par un prix
indicatifs, d’une évolution. Ils dépendent maximum garanti.
du tonnage vendu, de la conjoncture, de Note 3 : Voir contrat à prix maximum
conditions particulières. garanti.
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Probabilité d’apparition 209

Probabilité d’apparition • la définition des différentes phases


Probability of occurrence de l’essai, de l’objectif à atteindre,
Degré de vraisemblance de l’occurrence du document le sanctionnant et
d’un événement. des conséquences contractuelles en
découlant ;
• la désignation des participants, de
Probabilité de détection leur rôle et de leurs responsabilités ;
Probability of detection • la description de la méthode à utiliser
Degré de vraisemblance pour que les (par exemple : séquence des opéra-
signes précurseurs de l’apparition de tions, moyens nécessaires, instru-
l’événement redouté puissent être détec- ments de mesure et de contrôle,
tés (FD X 50-117). mesures de sécurité) ;
• la planification des séquences ;
Problème • les limitations diverses dues aux
Problem essais (de circulation, de travaux,
Événement qui s’est produit et qui est etc.).
susceptible d’affecter les objectifs du Note : Des procédures spécifiques peu-
projet. vent également être établies pour toute
Note : Si l’événement ne s’est pas encore partie d’équipement objet d’une procé-
manifesté, on parle alors de risque. dure commune d’essais (moteurs, van-
nes, pompes, etc.).
Procédure
Procedure
Ensemble de prescriptions écrites, qui Processus
formalisent la façon dont doit être exé- Process
cuté tout ou partie d’un projet. Ensemble d’activités corrélées ou inte-
Exemple : La procédure de coordination ractives qui transforme des intrants en
qui définit l’organisation planifiée de extrants (ISO 10006).
l’exécution des activités du projet, et Note 1 : Les éléments d’entrée d’un pro-
celle des communications entre les cessus sont généralement les éléments
diverses parties prenantes au projet. de sortie d’un ou de plusieurs processus.
Note : Certaines procédures sont parfois Note 2 : Les processus d’un organisme
reprises dans le plan de management sont généralement planifiés et mis en
du projet. œuvre dans des conditions maîtrisées
afin d’apporter une valeur.
Procédure d’essais Note 3 : Un projet est considéré comme
Test procedure un ensemble de processus interdépen-
Document précisant, pour chaque caté- dants.
gorie d’essais définie dans le cadre du Note 4 : Les processus de projet sont les
programme général d’essais et de processus nécessaires au management du
réception des parties de l’ouvrage, puis projet, ainsi que les processus nécessaires
de l’ouvrage dans son ensemble : à la réalisation du produit du projet.
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210 Processus achat

Processus achat Produit


Purchase process Product
Processus allant de l’expression du Résultat d’un processus (NF EN
besoin jusqu’à la mise à disposition du ISO 9000).
produit au client. Note 1 : En ingénierie, le mot produit
Note 1 : Selon le cas, le paiement et tou- signifie :
tes les activités comptables et fiscales • l’ouvrage livré ;
qui s’y rattachent peuvent être rattachées • tous les livrables nécessaires à la
au processus achat. conception et à la réalisation de
Note 2 : Le processus achat est déclen- l’usine ou de l’ouvrage ;
ché par l’opportunité d’achat. • le(s) produit(s) fabriqué(s) par l’usine.
Note 3 : La performance du processus Note 2 : Les produits se décomposent en
achat et conditionnée par le degré de deux catégories génériques :
maîtrise du coût total de possession.
• les « produits matériels » (par exem-
Note 4 : On peut être amené, dans le pro-
ple : une automobile, une usine, un
cessus achat, à anticiper des stratégies moteur, une pièce, un pneu, un carbu-
d’achat par produit sur le moyen et
rant, un engrais, etc.) ;
long terme.
• les « produits immatériels » (par exem-
Note 5 : Voir figure 35, page 357.
ple : un logiciel de calcul, une presta-
tion intellectuelle, un service, etc.).
Processus aléatoire Note 3 : Un produit immatériel est très
Voir modèle stochastique. souvent associé à un produit matériel (par
exemple : le CD-Rom du logiciel, la
Processus de capitalisation brochure papier d’instructions de
Capitalization process maintenance, l’ordinateur de gestion de la
Système d’activités mises en œuvre dans paye, etc.).
le but de permettre la capitalisation Un produit matériel est très souvent
(FD X 50-190). associé à un ou à plusieurs produits
Note 1 : Dans ce processus, on doit s’atta- immatériels (par exemple : le pro-
cher à recenser les savoir-faire qui ont été gramme de pilotage de la machine-outil
facteurs de succès pour le projet, et dont la ou de l’usine, la gamme de réparation du
mise en œuvre représente une valeur ajou- moteur, etc.).
tée significative et transposable.
Note 2 : Le résultat concret attendu est
une réduction des coûts et des délais, une Produit d’exploitation
amélioration de la maîtrise des risques, Operating product
ainsi qu’une amélioration de la création Ensemble des ventes enregistrées au
de valeur. cours de l’exercice considéré.
Note : Les produits d’exploitation ne dif-
Productivité constatée fèrent des recettes d’exploitation que
Productivity to-date par les délais de paiement accordés aux
Voir indice de performance des délais. clients.
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Progiciel 211

Progiciel Programme
Software package Program
Ensemble complet et documenté de pro- Ensemble de projets connexes gérés de
grammes conçus pour être fourni à plu- façon coordonnée (PMI, PMBOK 3e édi-
sieurs utilisateurs, en vue d’une même tion, 2004).
application ou d’une même fonction. Note 1 : Dans un sens plus restreint, on
Exemples : Les progiciels de gestion, de emploie aussi le mot programme pour
gestion des risques, etc. parler d’un plan d’action.
Note : Il convient de distinguer les progi- Note 2 : Dans un sens plus large, un pro-
ciels qui fonctionnent en mode mono- gramme peut comprendre un nombre
poste et ceux qui fonctionnent en mode significatif de projets distincts ayant un
serveur. certain nombre de similitudes et/ou
d’objectifs communs. C’est en ce sens
que l’on parle de programme naval, pro-
Progiciel de gestion intégré gramme nucléaire, programme spatial,
(des ressources) (PGI) etc. Dans les projets d’aménagements et
Entreprise resource planning (ERP) de bâtiments, le programme désigne le
Système informatique de planification document formalisant l’expression
des ressources de l’entreprise (Journal quantifiée des besoins du maître
Officiel du 30 janvier 2005). d’ouvrage (Loi sur la Maîtrise
Note 1 : C’est un progiciel qui permet d’Ouvrage Publique du 12 juillet 1985).
de gérer l’ensemble des processus d’une Note 3 : Le programme prend plusieurs
entreprise, en intégrant l’ensemble de états suivant l’évolution de la définition
ses fonctions. des besoins : programme stratégique,
Note 2 : Il se compose de modules per- programme de base, programme détaillé,
mettant, à partir d’une base de données programme d’utilisation.
unique, de gérer toutes les fonctions de
l’entreprise. Projet
Project
Programmation linéaire (PL) Processus unique qui consiste en un
ensemble d’activités coordonnées et maî-
Linear programming trisées comportant des dates de début et de
Méthode mathématique consistant à
fin, entrepris dans le but d’atteindre un
rechercher la solution d’un problème en
objectif conforme à des exigences spéci-
la formulant comme l’optimisation fiques, incluant les contraintes de délais,
(maximisation ou minimisation) d’une
de coûts et de ressources (ISO 10006).
fonction linéaire de plusieurs variables,
Note 1 : Les principales caractéristiques
soumises à diverses contraintes, expri-
mées elles-mêmes sous forme d’équa- d’un projet sont les suivantes :
tions ou d’inéquations linéaires. • satisfaction d’une demande ou d’un
Note : De nombreux problèmes de besoin exprimé ou potentiel ;
recherche opérationnelle peuvent être • fixation d’objectifs spécifiques (en
traités comme des problèmes de pro- termes de délais, coûts, performances
grammation linéaire. ou autres contraintes), précis et
cohérents ;
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212 Projet sorti

• période de temps limitée (un début et • le maître d’ouvrage : projets privés,


une fin clairement identifiés), mar- projets publics ;
quée par l’atteinte des objectifs visés ; • la nature : projets techniques ou tech-
• caractère d’unicité (mêmes si un nologiques, projets administratifs,
grand nombre de ses composants sont projets commerciaux, projets finan-
identiques) et non-répétitivité ; ciers, etc. ;
• novation plus ou moins partielle, • la complexité : projets simples, pro-
nécessitant un travail d’analyse jets complexes, etc.
spécifique et apportant des réponses • la localisation : projets nationaux,
nouvelles ; projets multinationaux.
• mobilisation de ressources, de Note 3 : La préparation et la réalisation
moyens et de compétences multiples d’un projet nécessitent de bien prendre
et hétérogènes sur une période plus en compte les risques associés.
ou moins longue ;
Note 4 : Le produit du projet (voir
• mise en place de structures organisa-
NF EN ISO 9000) est généralement
tionnelles spécifiques et temporaires,
défini dans le contenu du projet. Il peut
le plus souvent évolutives.
s’agir d’une ou de plusieurs unités de
Note 2 : En fonction des besoins, les produit, matériel ou non.
projets peuvent être classés selon :
Note 5 : L’organisation du projet est nor-
• l’activité économique : projets agri-
malement temporaire et n’est mise en
coles ou forestiers, projets industriels,
place que pour la durée de vie du projet.
projets de construction, projets
d’urbanisme ou d’aménagement Note 6 : La complexité des interactions
d’infrastructure (portuaires, autorou- entre les activités du projet n’est pas
tiers, électrification, irrigation, ferro- nécessairement liée à la taille du projet.
viaires, assainissement, etc.), projets Note 7 : Le terme « projet » peut être uti-
de développement socio-économique lisé pour désigner la totalité du phasage
(développement local, tourisme, etc.), (depuis l’idée de projet jusqu’à sa termi-
projets culturels ou événementiels naison) ou pour désigner uniquement la
(spectacle, manifestation sportive, phase de réalisation du projet, la phase
etc.) ; préalable étant alors qualifiée d’avant-
• le cycle de vie d’un produit : projets projet.
de conception, projets de développe-
ment ou lancement de produits nou- Projet sorti
veaux, projets de réalisation, etc. ; Voir organisation par projets.
• le domaine d’application : projets de
recherche et développement, projets
logistiques, projets de maintenance, Promoteur du projet
projets informatiques, projets énergé- Project promoter
tiques, projets environnementaux, Personne ou organisme à l’initiative du
projets organisationnels, etc. ; projet.
• la destination : projets internes, pro- Note 1 : Ce terme est parfois utilisé pour
jets externes ; désigner l’organisme qui dispose du
• la taille : grands projets, petits projets droit ou de la responsabilité de mettre en
(en fonction du secteur d’activités) ; œuvre le projet.
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Proposition 213

Note 2 : Cette personne ou cet orga- Provision de projet


nisme peut être également le porteur du Project allowance
projet. Montant destiné à couvrir des dévia-
tions, prévisibles ou imprévisibles, par
Proposition rapport au déroulement du projet.
Proposal Exemples : Les surcoûts du projet pro-
Voir offre. voqués par des problèmes de construc-
tion, grève, retards dans les livraisons de
matériel, force majeure.
Protagoniste
Voir partie prenante au projet. Note 1 : On distingue généralement :
• les provisions techniques (coût corres-
pondant à des dépenses prévisibles et
Prototypage identifiables mais dont la définition
Prototyping technique est trop imprécise compte
Technique de développement d’un équi- tenu de l’état d’avancement du projet) ;
pement matériel et d’un logiciel dans
laquelle une version préliminaire de tout • les provisions pour risques ;
ou partie du système est développée afin • les provisions pour aléas et imprévus.
de déclencher les réactions des utilisa- Note 2 : Les changements liés au
teurs, de déterminer la faisabilité ou de contenu du projet sont généralement
faire des recherches sur le calendrier ou exclus de cette provision et doivent être
d’autres questions relatives au processus couverts par des avenants au contrat.
de développement (IEEE-610.12). Note 3 : Voir figure 37, p 358.

Prototype
Prototype Provision pour aléas
Équipement ou produit représentatif de Voir provision de projet.
celui qui sera obtenu en série, permettant Voir aléa.
de valider la conception.
Note 1 : Il peut être réalisé avec des
technologies différentes de la série, en Provision pour imprévus
quelques unités. Voir provision de projet.
Note 2 : En informatique, ce terme est Voir imprévu.
défini comme étant le « modèle ou la
mise en œuvre préliminaire permettant
l’évaluation de la conception d’un systè- Provision pour risques
me, de sa réalisation et de son potentiel Voir provision de projet.
d’exploitation, ou encore une meilleure Voir risque d’un projet.
identification et compréhension des
besoins » (Dictionnaire de l’informati-
que, AFNOR, 2003). Provision technique
Note 3 : Voir prototypage. Voir provision de projet.
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Qualification expérimentales présentées par le


Qualification fournisseur (ou concepteur) dans le
1. Processus permettant de démontrer dossier justificatif de définition.
l’aptitude à satisfaire des exigences 2. Dans le domaine de la qualité, démons-
spécifiées (FD X 50-183). tration qu’une entité est capable de ré-
Note 1 : La qualification peut concer- pondre aux exigences spécifiées.
ner