Vous êtes sur la page 1sur 23

I.

Partie théorique :

I .1-Introduction :

La pétrophysique est l’étude des caractéristiques physiques des roches. Parmi ces roches ; il y’a
les roches réservoirs qui sont des roches suffisamment poreuses et perméables pour pouvoir
contenir des fluides (eau, huile, gaz, …). Ces roches, que ce soit des calcaires, des dolomies ou
encore des grès, ont un intérêt économique si leurs volumes sont suffisants et si elles sont
recouvertes par des roches couvertures imperméables interdisant aux fluides de s’en échapper. Pour
exploiter convenablement un gisement de pétrole, de gaz naturel ou encore une roche aquifère, il
faut connaître aussi bien que possible les caractéristiques intrinsèques des roches qui renferment ces
ressources :

 Leur capacité de stockage (c’est-à-dire la porosité).

 Leur aptitude à laisser circuler les fluides (c’est-à-dire la perméabilité).

 Ainsi que les méthodes utilisées pour mesurer l’une et l’autre sont des informations
primordiales à réunir et à étudier pour décrire le réservoir.

I.2-Définition de la porosité :

Les roches sédimentaires sont constituées par des particules(grains solides), de forme
quelconque, plus ou moins cimentés entre elles, et entre lesquels existe des espaces vides qui ont la
faculté de contenir un ou plusieurs fluides interstitiels tels que de l’air, de l’eau ou des
hydrocarbures liquides ou gazeux, et de les laisse circuler : la roche est alors dite poreuse et
perméable.

La porosité (Φ ou f) correspond au volume total occupé par les vides de la roche (Vp) divisé par le
volume total de la roche (Vt), elle s’exprime le plus souvent en pourcentage mais on peut la trouver
sous forme de fraction (Monicard, 1965).

- Φ : porosité [%]
- Vt : volume total (ou apparent) de l’échantillon [m3]
- Vp : volume des vides (ou volume des pores) entre les grains solides [m3]
- Vs : volume réel des grains [m3]
I. 3-Types de porosité :

D’une façon générale, les roches renferment les pores qui sont relies entre aux ou bien isolés
donc on peut distingue :

 Porosité totale :

C’est le volume total de l’espace vide de l’échantillon. Elle enveloppe toutes les pores de la roche
c’à-d tout l’espace non occupé par la matrice ,Elle est désigné par Φt

- Φt : porosité totale [%]


-Vpt : volume des pores total [m3]
-Vt : volume total de l’échantillon [m3]

 Porosité utile (ouverte) :

C’est le rapport entre le volume des pores interconnectées (qui se communiquent entre elles) au
volume total de l’échantillon .Elle est désignée par Φu.

- Φu : porosité utile [%]

- Vpu : volume des pores interconnectés [m3]

- Vt : volume total de l’échantillon [m3]

Remarque : C’est la porosité utile qui intéresse les spécialises de gisement et qui intervient dans le
calcul des réserves en place, car c’est elle qui peut contenir des hydrocarbures.

 Porosité résiduelle (fermée) :

C’est le rapport entre le volume des pores non reliées entre elles (isolées) au volume total de la
roche. Elle est désignée par Φr.

- Φr : porosité résiduelle [%]

- Vpr : volume des pores isolés [m3]

- Vt : volume total de l’échantillon [m3]

Il y’a autre types de porosité qui dépend de l’origine des pores :


 Porosité primaire :

Elle inclut tous les espaces poreux présents immédiatement après le dépôt final. Les pores d’origine
primaire se forment en même temps que les roches, leur taille et leur forme sont changé au cours de
la vis géologique de formation pendant la cimentation, la consolidation, le métamorphisme…

 Porosité secondaire :

Elle désigne ceux crées après le dépôt final. Les pores d’origine secondaire apparences après le
résultat de certain processus de lixiviation, de tectonique, de dolomitisation, de recristallisation, et
d’érosion.

I.4- Classifications de la porosité en fonction de la taille des pores :

En dehors des descriptions purement qualitatives, il existe toutes celles issues de méthodes
d’analyse directes ou indirectes qui permettent une quantification. On aboutit dans tous les cas à des
classifications par coupures de type granulométrique. Il faut cependant remarquer que ces
classifications ne sauraient être considérées comme des granulométries réelles. Puisque la porosité
n’a pas une morphologie granulaire, mais qu’elle constitue un milieu continu

De nombreux auteurs proposent une coupure séparent micro et macroporeuse. Cette coupure est
variable selon les auteurs et les méthodes utilisées.

La topologie du milieu poreux des roches calcaires est à la fois complexe et extrêmement variable
d’une roche à l’autre. L’utilisation conjointe d’essais indirects de caractérisation (par ex. :
prosimètre au mercure), d’essais de comportement (par ex. : perméabilité) et de l’observation
directe en lames minces et au M.E.B. a permis de mettre en évidence le point suivant : la porosité
des calcaires est généralement uni ou bimodale. Elle est constituée d’une microporosité
correspondant aux espaces entre les cristaux des phases microcristallines (éléments figurés ou phase
de liaison micritique), et d’une macroporosité généralement inter granulaire mais parfois interne
aux éléments figurés. La microporosité se présente la plupart du temps, sous forme d’un réseau
d’abeilles constitué de plans joints de 0,1 à 0,5 μm d’épaisseur. Ces joints interconnectent des pores
de quelques microns de rayon. La macroporosité est au contraire plus complexe, parfois bien
classée, parfois très étalée avec des rayons moyens très variables (Bousquie, 1979).

I.5-Descriptions des principaux types basiques de porosité selon Choquette et


Pray (1970) :

Fig. 6 : Classification de la porosité selon Choquette et Pray

 Porosité inter cristalline (intercrystal) :

Porosité entre les cristaux. La porosité inter cristalline peut être une porosité

primaire ou secondaire.
 Porosité intra cristalline (intracrystal) :

Porosité à l’intérieur d’un cristal, pores dans les grands cristaux d’échinodermes, et inclusions
fluides forme la plus grande partie de cette catégorie de porosité.

 Porosité inter particulaire (interparticle) :

Porosité entre les particules. La porosité inter particulaire donne une information sur la position et
non sur son origine génétique. La porosité inter particulaire est le type de porosité dominant dans la
plupart des sédiments carbonatés.

 Porosité intra particulaire (intraparticle) :

Porosité à l’intérieur d’une particule ou d’un grain. La porosité intra particulaire donne une
information sur la position et non sur son origine génétique. Elle est abondante dans les sédiments
carbonatés et peut être une partie importante de la porosité préservée dans les roches carbonatées.
L’essentiel de la porosité intra particulaire dans les carbonates correspond à des chambres internes
ou d’autres ouvertures à l’intérieur d’un squelette d’organisme colonial ou individuel. Cependant,
une quantité appréciable de porosité intra particulaire dans les sédiments carbonatés consiste en des
espaces poreux à l’intérieur de pellets, d’intra clastes, ooïdes et autres grains non squelettiques.

 Porosité inter granulaire (intergrain) :

Porosité entre les grains. « Inter granulaire » est le terme le plus commun pour la porosité située
entre les grains dans les grès et les carbonates. Occasionnellement mais malheureusement, ce terme
fut considéré synonyme avec porosité primaire, comme dans la classification de Fraser (1935).
Cependant, il semble préférable d’employer « inter granulaire » pour désigner seulement la position
de la porosité en respectant les grains indépendamment du temps de sa formation. La porosité inter
granulaire est utilisée plus couramment que le terme plus large de porosité inter particulaire. La
limite inférieure de la taille des grains s’échelonne de 0,004 à 0,06 mm dans la majeure partie des
classifications des carbonates.

 Porosité intra granulaire (intragrain) :

Porosité à l’intérieur d’un grain.

 Porosité vacuolaire (vug) :

C’est probablement le terme décrivant une porosité dans les carbonates le plus utilisé. C’est aussi
celui qui a la large variété de définition et d’usage. Choquette et Pray (1970) ont attribué le terme
“vacuole” à un pore qui (1) est quelque peu équidimensionnel ou pas nettement allongé, (2)
suffisamment grand pour être visible à l’œil nu (diamètre plus grand que 1/16 mm), et (3) n’est pas
spécialement conforme dans la position, forme, ou limites à un élément particulier de fabrique
(en d’autres termes n’est pas « fabric selective »). La dissolution est le processus dominant de
formation des vacuoles.

 Porosité de fracture (fracture) :

Porosité formée par fracturation. La porosité de fracture est employée généralement pour la
porosité le long des cassures dans un sédiment ou dans un corps rocheux où il a eu un déplacement
du bloc opposant.

 Porosité moldique (mouldic) :

Un pore moldique est pore formé par une oblitération sélective, normalement par dissolution d’un
ancien constituant du sédiment ou de la roche comme une coquille ou une oolite. La porosité
résultante est dite moldique. Les pores moldiques sont très abondants dans beaucoup de roches
carbonatées poreuses. Particulièrement lorsque le sédiment initial est constitué de particules
aragonitiques (bioclastes).

 Porosité de matrice (matrix) :

La porosité de la matrice ou de la fine portion d’un sédiment carbonaté ou d’une roche, en


opposition à la porosité associée avec les particules ou les constituants.

I.6-Principes facteurs contrôlant la porosité :

 Les facteurs primaires : pendant la sédimentation.

-Forme des grains.

-Classement des grains.

-Orientation des grains.

 Les facteurs secondaires : pendant la diagénèse.

Compaction

-Réduction de la porosité

Cimentation

Dissolution

-Création de la porosité

Fracturation
 Géométrie des pores :

-Diamètre des pores.

-Interconnexion des pores.

Remarque : Ces facteurs contrôlant la porosité, ont aussi un contrôle direct sur la perméabilité.
Ces deux paramètres caractérisent la qualité du réservoir. On dit sauvant que la porosité est :

 Négligeable si Φ≤ 5%

 Pauvre si 5%< Φ≤10%

 Bonne si10%< Φ≤20%

 Très bonne si Φ≥20%

I.6-1-Diagenèse et porosité :

 L’influence de la diagenèse sur la porosité est majeure. En effet, elle peut en créer
(dissolution, fracture, …), l’oblitérer (recristallisation, cimentation, …) ou alors
complètement la transformer.

 Tous les types de porosité sont particulièrement susceptibles de subir l’altération


diagénétique depuis leur temps de formation. La plupart des roches carbonatées révèlent
une histoire complexe de l’évolution de leur porosité. La porosité préexistante peut être
augmentée par de la dissolution, de la dolomitisation ou de la fracturation. Cependant, la
plupart des processus diagénétiques favorisent fortement la réduction ou l’occlusion totale
des pores. Ces processus sont par exemple l’infiltration de boue, la recristallisation, la
compaction physique et chimique ou encore la cimentation partielle ou complète par de
l’aragonite, de la calcite, de la dolomite, …

 Les deux changements diagénétiques majeurs qui se produisent lors du passage d’un
sédiment carbonaté récemment déposé à une roche ancienne sont (Land et al. 1967) :

-La grande diminution de porosité,


-le passage d’un assemblage minéral contenant des formes instables à un assemblage
stable.

I.7-Méthode de mesure :

I.7-1-Méthodes directes pour mesurer au laboratoire la porosité des roches :


Les méthodes directes de mesure de la porosité sont différentes suivant la nature de l'échantillon et
ses dimensions:
- Echantillons frais ou préservés (méthode de " sommation des fluides’’)
- Echantillons extraits ou exposés.

A. Mesure de la porosité sur des échantillons frais ou préservés:


Méthode dite «sommation des fluides» ; Cette méthode mise au point par Core Laboratories Inc.
Le principe est le suivant:
L'échantillon frais de terrain contient les fluides ci-après : gaz, eau, huile.
On détermine les quantités des différents fluides présents en % du VT, et la porosité est leur somme.
Le gaz contenu est déterminé par injection de mercure.
L'eau et l'huile sont déterminées par distillation à la pression atmosphérique.
Les saturations, sont calculées à partir des résultats ci-dessus.
Cette méthode, excellente pour l'analyse des carottes fraiches, opéra sur une grande quantité de
carottes:150 à 250 g.les liquides recueillis sont mesurés directement .Un étalonnage est nécessaire
pour l'huile et un contrôle de température doit éviter la déshydratation des argiles. La présence de
sel est pratiquement sans effet.

B. Mesure de la porosité sur des échantillons extraits ou exposés :

VP VT−VS
Pour déterminer Φ= = , il est nécessaire de mesurer 2 des 3 facteurs VT ,Vs ou VP .
VT VT

Préparation des échantillons :

Toutes les techniques décrites ci-après, sauf la méthode dite de "sommation des fluides " exigent
pour les mesures de porosité des échantillons dont les fluides ont été extraits.

Les échantillons peuvent avoir une forme géométrique régulière (cube ou cylindre),

VT = 5 à 70 cm3, ou une forme quelconque (irrégulière), sans arête libre, autant que possible.

L'extraction et le lavage peuvent être faits par :


a) Des extracteurs laveurs type Soxhlet.
b) Des extracteurs type Dean-Stark.
c) Distillation sous vide (" vacuum retorting ")
d) Centrifugation et lavage.

La méthode par combinaison d'un Soxhlet et d'une centrifugeuse est très rapide et très efficace en
analyse conventionnelle des roches .Pour les grosses carottes, c’est la distillation sous vide qui est
sans doute la meilleure solution sauf pour les échantillons argileux. Parmi les solvants les plus
utilisés ,il faut noter :toluène ,xylène ,chloroforme ,tétrachlorure de carbone ,acétone ,chlorothène ,
hexane , etc. .

Le séchage, après extraction, est très important, surtout en présence de minéraux dés hydratables.
Dans certains cas, on peut réaliser un séchage sous vide, à température réduite.

Au laboratoire, il est indispensable de normaliser les différentes opérations d'extraction et de lavage,


de séchage et de stockage des échantillons avant les différentes mesures.

Mesure du volume total VT :

a) Par mensuration (dimension) :

Si l'échantillon a une forme géométrique simple (cube ou cylindre), sans être ébréché : usage d'un
pied à coulisse.
Si on a une forme cylindrique ; V T = ( π4 . D ) . H
2

b) En utilisant une pompe volumétrique à mercure :

Sans échantillon, on amène le mercure à un repère fixe, au-dessus de la chambre à échantillon. On


fait le zéro de la pompe à l'aide d'un disque gradué .L'échantillon étant place dans la chambre après
avoir retire le piston, on fait remonter le mercure jusqu'au repère précédent .On a le volume total par
lecture sur la pompe.

Fig. Mesure de VT avec pompe à mercure

Précision des mesures: ∆V = ± 0,01 cm3 ; la mesure est rapide. La méthode n'est valable que si le
mercure n'entre pas dans les pores de l'échantillon .La base de la carotte immerge, dans le mercure,
peut être située entre 3 et 6 cm par rapport au niveau libre du mercure. Pour une distance de 5 cm, le
rayon des pores envahis par le mercure serait supérieur à rc = 0,014 cm.

c) En mesurant la poussée d'Archimède: on


pèse l'échantillon dans le mercure P2 après avoir le poids de l'échantillon dans l'air P1

Et on trouve le volume totale de l'échantillon par la formule:

V P 2−P 1
T=
ρHg

d) Autre méthode:

Réaliser le montage ci-dessous. Ouvrir le robinet. L'eau va ainsi, par gravité, monter dans la
roche meuble. Quand l'eau arrive au sommet du sol, fermer le robinet et lire le volume d'eau
écoulée et qui a servi à remplir tous les espaces vides du sol. Si vous connaissez le volume de la
roche meuble, vous pouvez déterminer la porosité totale
Mesure du volume solide VS :
Le volume de la phase solide peut être déterminé par différentes méthodes:
*Usage d'un pycnomètre
*Méthode d’immersion mesure de la poussée d'Archimède sur la phase solide dans
Un fluide mouillant.
*Emploie d’une chambre de compression.
Les deux premiers procédés supposent que l'échantillon a été saturé. Le troisième est basé sur la
loi de Mariotte- Boyle. Pour saturer un échantillon poreux (ou plusieurs simultanément) par un
liquide mouillant, le déroulement des opérations est le suivant :

Fig. saturation des échantillons sous vide.

-Placer l’échantillon dans un récipient.


-Vide poussé sur des échantillons secs, on utilise une pompe à vide.
-Vide tué avec un gaz soluble dans le solvant utilise.
-Vide poussé.
-Saturation des échantillons sous vide avec un solvant dégazé
-Mise à la pression atmosphérique, et sous pression des échantillons saturés.
La Pression de l'ordre de 150 – 200 bars. Le temps de mise sous pression des échantillons saturés
dépend de leur perméabilité, ce temps étant d’autant plus grand que la perméabilité est plus faible.

Les opérations de saturation au laboratoire doivent être normalisées.

a) Usage d'un pycnomètre :

P0 : le poids du pycnomètre vide. P0


P1 : le poids du pycnomètre plein d'un solvant de masse spécifique ρ .
V : le volume du pycnomètre (solvant)
On a : P1 = P0 + ρV
Si on pèse de nouveau le pycnomètre contenant l'échantillon saturé, et plein de solvant, on a

P2 = P0 + PS +ρ (V – VS)
P 2 : le nouveau poids du pycnomètre avec l’échantillon.
PS : le poids de l'échantillon sec.
VS : est le volume de l'échantillon
On a :
P 2 - P1 = PS -ρ VS
P S−P2+ P 1
D’où : VS =
ρ

3∆ P
On voit que : ∆VS #
ρ
En admettant l'erreur sur ρ négligeable, pour que ∆VS < 0,01 cm3 Il faut ∆P < 0,005 g pour

ρ ~ 1,6.

b) Méthode d'immersion :

On détermine VS, par la poussée sur la phase solide de l'échantillon immergé dans un solvant :
-On détermine le poids sec, PS (après lavage et séchage).

-Les échantillons sont saturés, comme il a été indiqué ci-dessus, dans un solvant de masse
spécifique ρ à la température de la mesure.

-On détermine le poids immergé, Pi.

On a : la poussée d’Archimède Pa=ρ Vt

Pi= Pt- Pa

Pi= Pt- ρ Vt

Avec : Pt= Ps+ Psolvant

Vt= Vs+ Vsolvant

Donc : Pi= Ps+ Psol- ρ (Vs+ Vsol)

Pi= Ps+ Psol -ρ Vsol- ρ Vs

Pi= Ps- ρ Vs
On calcule : volume solide:

P S−Pi 2∆P
VS = On voit que : VS =
ρ ρ

Pour que ∆ VS < 0,01 cm3, il faut ∆P< 0,008 g, avec ρ ~ 1,6.

Les solvants utilisés ont des masses spécifiques élevées, afin de rendre le phénomène plus
sensible. Généralement, on utilise le tétrachlorure de carbone (C Cl4 : ρ20° C # 1,6) ou le
chlorothène NU (*) ( ρ20° C ≈1,32 ).Ce deuxième, de densité moins élevée ,est beaucoup moins
toxique que le premier.

Toxicité  : du tétrachlorure de carbone: Concentration maximale admissible : 25 ppm


Concentration minimale détectable par odeur : 80 ppm

Précautions: local ventile, lavage fréquent des mains en contact, éloignement des effets
contaminés.

Remarque : dans les deux méthodes, on a déterminé le poids sec, PS, et le volume solide de
Ps
l'échantillon VS ; on peut donc déterminer sa masse spécifique vraie: MV =
Vs
Ps
et la masse spécifique apparente: Ma =
VT

c) Emploi d'une chambre de compression:


De nombreux appareils ont été construits en Amérique et en Europe .Ils sont basés sur la loi de
Mariotte – Boyle. Ils existent pour grosses carottes, soit pour de petits échantillons .Ils
comportement tous une chambre dans laquelle on place l'échantillon à une pression que l'on modifie
par suite d'une variation de volume .On en déduit le dégrée de remplissage de la chambre en matière
solide.

Fig. Porosimètre pour des grosses carottes d’après loi de Mariotte

La méthode consiste a placé un échantillon sec dans une chambre fermée connaissant son volume
V1 dans laquelle on va remplir avec de gaz à une pression P1dans la seconde chambre est connectée
par une vanne fermé et remplit de gaz a une pression P2.
Le robinet entre les deux chambres est ensuite ouvert et la pression finale qui communique les deux
chambres Pf.
Le volume des grains solides d'un échantillon peut être ensuite calculé en utilisant les lois de gaz
parfait.
n n P .P
Pv= n.R.T d’où 1= P .P
1 1 et 2=
2 2
R. t R. t
Le nombre de mole de gaz dans chaque chambre est donné par n1 et n2.
Le nombre total de mole de deux chambres c'est la somme nt=n1+n2
Pf . V f
nt =
R .T

V 1 . P 1 P 1 . P2 Pf . V f
n1 +n 2= + =
R .T R.T R.T

Pf . ( V 1 +V 2 )=P1 . V 1+ P2 . V 2 … … … … … … .. ¿)

Quand l'échantillon est placé dans la chambre une qui se trouve a gauche, le volume actuel de gaz
contenue dans la chambre ne correspond pas le volume V1, car le volume des graines solides Vs
occupe une partie de l'espace de la chambre une (1) par conséquent le volume de gaz dans la
¿
chambre une (1) est égale V 1=V 1 −V S on remplace dans l'équation (1)
Pf . ( ( V 1−V s ) +V 2 ) =P1 . ( V 1−V s ) + P2 .V 2

V 1 . ( P1−Pf )+ V 2 . ( P2−P f )
Donc V s=
P1−Pf

Mesure du volume des pores VP :

Le volume des pores peut être mesuré directement :

Soit par pesée d’un liquide remplissant les pores

Soit par injection de mercure.

 Mesure du volume des pores par pesée du liquide remplissant les pores,

L’échantillon est extrait et séché, puis saturé avec de la saumure par exemple « Détermination
de VS  » .Dans ce cas, le gaz soluble dans le liquide est CO2 .Il est nécessaire que la saturation soit
aussi poussée que possible. Il convient aussi de ne pas laisser sur la surface de l’échantillon des
gouttes d’eau parasite. L’emploi d’un buvard ou de tissu ayant une aspiration capillaire trop intense
est à déconseiller.

Donc on peut déterminer le volume des pores par la formule:

Psaturation −Psec P saturant


V P= =
ρsolvant ρsolvant
 Mesure du volume des pores par injection de mercure: Le principe consiste à forcer du
mercure à une pression assez élevée dans les pores de la roche. L’appareil type Ruska est
représenté sur la figure ci-dessous:

% vol .pores

La pompe volumétrique donne d’abord VT, puis le volume de mercure injecté en fonction de la
pression.

La courbe est relative à un échantillon de calcaire, où Ø = 7 %.Il est évident que le volume des
pores envahis dépend de la pression d’injection .A 100 bars, la porosité partielle est de 5,6% .Il faut
atteindre 250 bars pour obtenir Ø = 7 %.
I.7-2-Méthodes indirectes pour mesurer la porosité :

D’après les diagraphies a posteriori: diagraphies électriques - neutron – gamma/


gamma.
Les sociétés qui mettent en œuvre ces diagraphies (Société de prospection
électrique Schlumberger, PGAC, Lane Wells, Guyod, etc.) fournissent des recueils
d’abaques qui permettent aisément de déter, Liner φ, à partir de certains types de
diagraphie.
A-Détermination de la porosité à l'aide de la diagraphie
gamma-gamma :
La diagraphie gamma-gamma est d'abord une mesure de densité
des formations. La réponse de l'instrument (density logger) est en fonction
inverse de la densité des terrains traversés par le rayonnement.
Pour une épaisseur donnée d'un certain terrain, les variations de densité
traduiront les variations de porosité.
Il est possible d'estimer la porosité à l'aide de la formule

D’où:

D:densité de la formation, d'après le log gamma-gamma.

Dg: la densité de la matrice (" grain density")

Dφ : la densité du fluide contenu dans les pores.

B-Détermination de la porosité par la diagraphie acoustique :

La vitesse de propagation du son dans les roches est affectée par leur porosité:
dans une roche matricielle, la vitesse du son baisse de 60 % lorsque la porosité
varie de 3 à 30 ٪

La relation empirique suivante a été proposée

Φ= (Dg-D)/ (Dg-Dφ)

Φ : Porosité
Vlog : Vitesse dans la roche relevée sur le diagramme
V f : Vitesse dans le fluide contenu dans la porosité
Vm : Vitesse dans la matrice.
La vitesse du son dans les roches (transit time) peut être mesurée facilement au
laboratoire, généralement sur des échantillons prélevés verticalement. Cette
vitesse du son dépend
- De la nature de la roche
-De la porosité de la roche
-De la masse spécifique, de la dimension des grains, de leur distribution et de leur
orientation.
- De la dimension des pores et de leur distribution
-De la cimentation des grains et de la stratification
-De la nature des fluides qui saturent la roche : densité, viscosité
-Des propriétés élastiques de la roche
- De la température et de la pression
- De l'appareil de mesure (quand on fonctionne en basse fréquence).
La courbe donne une relation entre la vitesse du son et la porosité de la roche,
pour un type de roche donné.
Vitesse du son dans les fluides (m/s) :

Boue de forage (260 C) 1480

Cake (de la boue de forage) 1520

Eau distillée 250 C 1497

Le tableau ci-après donne quelques valeurs de la vitesse du son, suivant 3


directions rectangulaires, pour différentes roches, et quelques vitesses du son dans
quelques fluides.
Vitesse du son (ml s) suivant différentes directions (température ambiante et
pression atmosphérique d'après Core Labocatodes)

Roche Vitesse du son (ml s) suivant


X y direction
Z
Anhydrite (SO 4 Ca) 6 200 6 340 6 210
Calcite (C03 7 030 6 570 4 800
Ca)
Dolomie (C03Ca, C03Mg) 7 610 - -
Gypse 2 H2O) 5 780 5 320 6 490
(S04Ca,
Sel 4 680 - -
Quartz 5 380 5 410 6 520
C-Détermination de la porosité à l'aide de la diagraphie neutron :

Dans la diagraphie Neutron, on enregistre les réactions de la formation sous


l'effet d'un bombardement de neutrons rapides. On peut mesurer le rayonnement
gamma secondaire produit par absorption des neutrons par les atomes: on obtient
le diagramme neutron gamma. On peut aussi détecter seulement les neutrons
lents produits par le ralentissement des neutrons rapides par les atomes
d'hydrogène: on obtient le diagramme neutron-neutron.

Etalonnage neutron de l'analyse des carottes

Dans chaque cas, la réponse est une fonction décroissante dé: l~ quantité
d'atomes d’hydrogène contenu dans la formation.

En admettant une formation propre (sans argile) contenant: de l'eau et du pétrole,


la courbe neutron peut être considérée dans ce, cas comme une courbe de
porosité. En réalité, l'expérience et théorie conduisent à une relation
exponentielle entre la réponse et la quantité d’hydrogène contenue dans la roche.
En première approximation, on a

log φn=AN+B
N : déflexion neutrons APl
A, B : constantes.
La réponse est affectée par certains facteurs: lithologie, diamètre du trou.

Un étalonnage est nécessaire. Il ne faut pas oublier que les calcaires peuvent
avoir des porosités de l'ordre de 1 à 2٪, tandis que pour les marnes elles peuvent
dépasser 40 ٪

La méthode est appliquée in situ, dans les puits tubés ou non, pour des
formations pétrolifères ou aquifères, à l'exception des couches à gaz.
Comme pour toutes les mesures basées sur les diagraphies, il est impossible de
chiffrer l'erreur commise. Si la formation contient de l'argile, les informations
Partie expérimental :

But du TP :

La porosité est l’une des caractéristiques pétrophysiques déterminées au laboratoire par l’analyse
des carottes.

Le but de ce travail pratique est de déterminer la porosité utile par la méthode des pesées.

Schéma de l'installation:

5 9

….. 6

4 .……

8 10

1 11

1- L'échantillon lavé séché 6, 7,8 – Robinets

2- Récipient par échantillon 9 - Filtre

3- Bouchons en caoutchouc 10 – Indicateur de vide

4- Liquide de saturation 11- Pompe à vide

5- Récipient de liquide de saturation


Description de l'appareil:

L'échantillon à étudier (1) est renfermé dans le récipient (2), ce dernier est relié avec le récipient (5)
qui contient le liquide de saturation (4), ces deux récipients munis de bouchons en caoutchouc (3),
sont reliés avec la pompe à vide (11) à l'aide des tubes, on utilise le filtre (9) passe entier la
corrosion de la pompe à vide.

L'appareil est en plus équipé d'un indicateur de vide (10) et des robinets (6), (7) et (8).

Déroulement de l'opération:

 L'échantillon est en préalable lavé et séché, le lavage s'effectue en utilisant un solvant (type
SOXHET), on le sèche.

 Peser l'échantillon dans l'air: en utilisant une balance électrique on utilisant P1.

P1: poids de l'échantillon pesé dans l'air

 Introduire l'échantillon dans le récipient (2), on met en marche la pompe à vide pour
absorber (extraire) l'air contenu dans les pores (l'air saturation les pores) en fermant les
robinets 6 et 7 et 8 soit ouvert.

 Arrêter la pompe à vide et laisser couler le liquide de saturation en ouvrant le robinet(6)

 Prendre l'échantillon saturé et le peser dans l’air, on obtient P2

P2: poids de l'échantillon saturé dans l’air.

 Prendre l’échantillon saturé et le peser dans le liquide de saturation, on obtient P3.

Méthode de calcul et formules utilisées:

* calcul du poids du liquide saturant l'échantillon:

P2 – P1

* calcul du volume des pores (Vp):

Soit γ : le poids spécifique du liquide de saturation:

P2−P 1
Vp = γ

* Calcul du volume total de l'échantillon (Vt):


A: c'est la poussée d'Archimède qui égale un poids du volume déplacé.

P3 = P2 – A ⇒ P3 = P2 - γ VT d’où

P 2−P 3
VT = γ

* Calcul de la porosité utile (Φu)

P 2−P 1
Vp γ
= =
Vt P 2−P 3 P 2−P 1
u=
Φu γ d'où : Φ P 2−P 3

Résultats des calculs:

P1 = 70, 71g

P2 = 72,78g

P3= 48g

P 2−P 1 72,78−70,71
Φ= x 100 = x 100=8,35
On a: P 2−P 3 donc Φ 72,78−48

Autrement: Φ=8,35٪

Le liquide de saturation est l'eau,  = 100 kg/m3 = 1 g/ cm3

Conclusion:

La valeur de Φ est compris entre 5à 10%, on doit en effet qu'elle est: pauvre

- l'absence du matériel nécessaire pour la réalisation des autres expériences.

- l'ancienneté de matériel existé.


SOMMAIRE  :

 Partie théorique

 Introduction

 Définition de la porosité

 Types de porosité

 Classification de la porosité en fonction de la taille des pores

 Principaux types de la porosité selon CHOQUETTE et PRAY

 Principaux facteurs contrôlant la porosité

 Méthodes de mesure

 Partie expérimentale

 But de TP

 Schéma de l’installation

 Description de l’appareil

 Déroulement de l’opération

 Méthodes de calcul et formules utilisées

 Résultat des calculs

 Conclusion.