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PLANS DE SERMONS

à l’usage des

ANCIENS D’ÉGLISE

***

1er trimestre 2007

***

Traduit de

The Seventh-day Adventist


Elder’s Guide

Ministerial Association
General Conference of Seventh-day Adventists

***

Association pastorale de l’Union franco-belge

France
1er Sabbat de janvier

L’OPTIMISME ÉTERNEL DE DIEU

Thème du culte

Soyez pleins d’espérance ; la Parole de Dieu produit une abondante récolte.


« C’est lui qui, au grand jour final, viendra récolter la moisson de la terre. Mais le
semeur représente ceux qui travaillent pour lui. Il est dit de la semence ‘qu’elle
germe et croît sans qu’il sache comment’. Cela n’est pas vrai du Fils de Dieu. Il ne
s’endort pas à la tâche, mais il veille nuit et jour. Il est au courant des moindres
détails concernant le développement de la semence. » - Les paraboles de notre
Seigneur, p. 56.

Pensée du jour

« La parabole de la semence nous montre que Dieu est à l’œuvre dans la nature. La
semence porte en elle le principe de la germination que Dieu lui a imparti, mais,
livrée à elle-même, elle ne pourrait germer. L’homme a un rôle à jouer dans le
développement de la graine. Il doit préparer le terrain, y mettre l’engrais nécessaire
et lui confier la semence. Mais, s’il a la mission de cultiver ainsi la terre, sa puissance
a des limites. Il n’est pas de force ou de sagesse humaines capables de faire sortir de
la semence une plante vivante. Que l’homme fasse donc de son mieux, il dépendra
encore de celui qui unit la semence et la moisson par les anneaux merveilleux de sa
toute-puissance. » - Idem.

Texte biblique

Matthieu 13.1-9

Plan du sermon

I. INTRODUCTION

L’histoire raconte qu’il y a quelques années, alors que le grand théologien suisse Karl
Barth était en séjour aux États-Unis, une conférence suivie d’un débat a été
programmée avec quelques uns des membres d’une faculté de théologie. Ce
moment fut ressenti par tous comme très solennel. La presse avait été conviée et les
lumières des caméras de la télévision étaient braquées sur la scène. Le professeur
Barth fit une conférence passionnante, puis donna la parole à ses auditeurs. Un
enseignant estimé de la faculté se leva et posa cette question : « Professeur Barth, si
vous pouviez résumer votre pensée théologique en une phrase ou deux, que diriez-
vous ? ».

Un grand silence se fit dans l’assistance. Professeurs et étudiants, le souffle coupé,


attendaient la réponse du professeur. Les stylos étaient prêts à noter chaque mot de
ce qui serait, sans aucun doute, une réponse mémorable.
Ses lunettes posées sur le bout de son nez, le bon vieux professeur se pencha vers ses
auditeurs et répondit par ces paroles tirées d’un cantique pour enfants : « Jésus
m’aime, je le sais, car la Bible me le dit ».

La choquante simplicité de cette réponse a quelque chose de similaire à la


parabole du semeur. Les paysans galiléens qui ont entendu pour la première fois
cette parabole l’ont sans doute prise comme un rapport simpliste et insultant de leur
vie de tous les jours. Je les suspecte même de s’être attendus à quelque chose
d’autre. Beaucoup d’entre eux avaient mis de grands espoirs dans ce que Jésus
pouvait dire ou faire. Sa réputation s’était largement répandue et, au cœur des
villages, on le disait grand prophète. Certains ne sous-entendaient-ils pas qu’il était le
Messie ? Aussi s’étaient-ils rassemblés avec enthousiasme sur le rivage, s’attendant à
quelque parole ou à quelque signe extraordinaire. Et voilà que Jésus commençait
son discours par ces mots : « Un semeur sortit pour semer. »

II. « EST-CE LÀ TOUT CE QUE CE PROPHÈTE A À DIRE ? CE N’EST PAS UNE BIEN GRANDE
NOUVELLE ! »

« Ce clairon-là n’entraînera personne à la bataille ! »


Ils étaient venus pour entendre quelques nouvelles sensationnelles au sujet du
royaume de Dieu, et non le rapport des travaux de la ferme. Ils voulaient entendre
parler de guerriers brandissant des épées, non d’un semeur et de ses semences.

Mais Jésus continue : « Un semeur sortit pour semer... » L’histoire, commencée par
des mots familiers, prend soudain une tournure particulière. Le semeur, dont parle
Jésus, ne ressemble à aucun fermier digne de ce nom. Il éparpille ses graines
partout, même sur les mauvais terrains comme le chemin, les ronces et les orties. Qui
est ce paysan qui sème n’importe comment sa précieuse semence ?

III. JÉSUS DONNE SA PROPRE EXPLICATION

C’est ainsi que nous apprenons que la semence est la Parole de Dieu, le sol du
chemin, le terrain rocailleux et celui qui est plein de ronces représentent les
personnes fermées à l’action de la Parole et qui ne produisent aucun fruit. Par
contre, les personnes réceptives qui écoutent et croient, sont comme un sol fertile
qui leur permet de grandir et de porter des fruits.

Le semeur c’est Dieu lui-même, ou peut-être Jésus, ce Dieu qui parle par Esaïe et dit :
« La pluie et la neige tombent du ciel, mais elles n’y retournent pas sans avoir arrosé
la terre, sans l’avoir rendue fertile, sans avoir fait germer les graines. Elles procurent
ainsi ce qu’il faut pour semer et ce qu’il faut pour manger. Eh bien, il en est de
même pour ma Parole, pour ma promesse : elle ne revient pas à moi sans avoir
produit d’effet. » Es 55.10, 11.

IV. QUELLE SORTE DE DIEU SÈME SA PAROLE N’IMPORTE COMMENT ET S’ATTEND


CEPENDANT À CE QU’ELLE PRODUISE DES EFFETS ?

C’est un Dieu qui est éternellement optimiste, inventeur et à l’origine du positivisme,


qui ne mesure pas son amour, mais qui aime sans limites, sans se demander si ceux
qu’il aime le lui rendront ou non. C’est aussi un Dieu qui ne refuse pas d’aimer la
personne indifférente ou celle qui le fuit, mais qui conserve son amour sachant que
le jour viendra où, tranquillement, la graine fleurira et portera du fruit.

Voulons-nous, nous, membres de l’Église et semeurs de la Parole, être aussi optimistes


et positifs dans nos temps de semailles ? Cette simple histoire que raconte Jésus est
certainement un appel à la foi. C’est pourquoi nous devons persévérer dans notre
ministère. Ce récit nous propose un regard positif fait d’espérance et de joie, lorsque
nos efforts ne remportent pas le succès immédiat que nous attendons.

V. CETTE PARABOLE NOUS POUSSE À ÉLARGIR NOTRE VISION DE LA VIE ET NOTRE


SERVICE POUR DIEU

Regardez la vie à travers les mêmes perspectives que Dieu. Que votre attitude soit
pleine de foi, d’espoir et de confiance. N’abandonnez pas quand l’amour que vous
voulez partager est reçu par des cœurs ingrats. Ne vous désespérez pas lorsque vos
paroles pleines de gentillesse et de compassion sont reçues d’abord avec
ingratitude, puis avec indifférence. Ne pensez pas que vous perdez votre temps
quand l’œuvre, que Dieu voudrait accomplir par votre intermédiaire, se heurte à un
esprit fermé. Soyez patients, pleins d’espoir, positifs. Ne vous attendez pas à des
résultats immédiats, semez !

VI. CONCLUSION

Avec le temps, les semences du royaume de Dieu prendront racines dans le cœur
de certaines personnes. Cela demande de la patience, mais les graines poussent et
Dieu continue de semer. Ce n’est peut-être pas une nouvelle extraordinaire au sujet
du royaume, mais qui peut dire que ce n’est pas réellement une bonne nouvelle ?

VII. ILLUSTRATION

Semez une pensée, vous récolterez une action ;


Semez une action, vous récolterez une habitude ;
Semez une habitude, vous récolterez un caractère ;
Semez un caractère, vous récolterez une destinée.
Samuel Smiles (1812-1904)

« Me trouvant au Canada, j’ai rendu visite à un croyant qui possédait une grande
ferme d’environ 125 hectares. Je lui ai demandé de quelle façon il ensemençait ses
terres. Il a pris un épi, et tout en marchant, en a semé les grains un à un. Croyez-vous
ce que je vous raconte ? Mais non ! Il n’a pas fait cela. Il m’a montré un outil
moderne. ‘ Nous remplissons cette machine de graines certifiées, l’attelons à un
distributeur de neuf mètres de large, ouvrons les sillons et la machine y dépose les
grains. ‘ Puis il a ajouté : ‘ Si jamais vous avez un jour été chiche, ne le soyez pas
avec les semences.’

Une mesure de grains investie rapporte, dans les bonnes années, trente fois plus. Pour
une mesure semée, trente récoltées ? C’est un bon rapport, mais il faut y croire et
être prêt à investir. Dieu dit : ‘ Croyez en moi, faites-moi confiance, essayez mes
plans, éprouvez mes voies, et vous verrez bien ce que vous récolterez. ‘
Paul garantit la vérité de ces principes et fait cette promesse : ‘ Et Dieu a le pouvoir
de vous accorder en abondance toutes sortes de biens, afin que vous ayez toujours
tout ce qui vous est nécessaire et qu’il vous reste encore bien assez pour toutes les
œuvres bonnes.’ ( 2 Co 9.8)

« En abondance toutes sortes de biens ! Le savoir c’est bien, y croire est encore
autre chose. » - James S. Hewett.
2e Sabbat de janvier

TOUTES LES ARMES DE DIEU

Thème du culte

Le Seigneur ne désire rien tant que d’œuvrer grâce aux efforts humains pour
accomplir de grandes choses avec de faibles moyens. Il est essentiel d’avoir une
connaissance perspicace de la vérité ; sinon que ferons-nous face aux ruses de ses
adversaires ? Il faut étudier la Bible, non seulement pour les doctrines qu’elle
enseigne mais pour ses leçons pratiques. Vous ne devez jamais être pris par surprise ;
vous ne devez jamais être surpris sans vos armes.

Pensée du jour

« Soyez prêts à répondre à toute urgence, à tout appel du devoir. Soyez à l’affût de
toute opportunité qui vous permette de présenter la vérité. Soyez familiarisés avec
les prophéties et avec les leçons du Christ. Mais ne vous reposez pas sur vos
arguments. L’argumentation en elle-même n’est pas suffisante. Recherchez Dieu à
genoux ; vous devez aller de l’avant et rencontrer des gens avec la puissance et
l’influence de son Esprit. » - Bible Commentary, vol. 2, p. 1003.10.

« Agissez promptement. Dieu désire des hommes rapides, comme l’étaient ceux qui
composaient l’armée de Gédéon. Bien des fois, les pasteurs sont trop méticuleux,
trop calculateurs. Tandis qu’ils se préparent à réaliser une grande œuvre,
l’opportunité de faire une bonne action passe. Le pasteur se comporte comme si le
poids reposait entièrement sur ses épaules à lui, pauvre homme limité, alors que
Jésus prend soin de lui et porte ses fardeaux avec lui. Mes frères ayez moins
confiance en vous-mêmes et davantage en Jésus. » - Review and Herald, July 1,
1884 ; Bible Commentary, p. 1105.2.

Texte biblique

Ephésiens 6.10-20

Plan du sermon

I. INTRODUCTION

La vie chrétienne est un conflit, une bataille et un combat constants contre le mal. Si
vous n’avez jamais découvert ceci dans votre expérience personnelle, il est possible
que vous soyez déjà captif de l’ennemi et prisonnier de guerre sans en avoir
conscience.

L’apôtre Paul parle aux chrétiens d’Éphèse de la nature de leur ennemi et du genre
de combat qu’ils doivent mener s’ils veulent vivre une vie chrétienne victorieuse.
Ce passage contient certaines grandes vérités qui nous bousculent mais qui peuvent
être appliquées par chacun de nous, jour après jour.

II. EN TANT QUE DISCIPLES DU CHRIST NOUS SOMMES CONFRONTÉS À UN ENNEMI


TERRIBLE EN LA PERSONNE DE SATAN

Avez-vous déjà entendu quelqu’un dire : « Je n’ai pas d’ennemi » ? Peut-être faites-
vous partie de ceux qui n’ont pas d’ennemi parmi les hommes, mais nous avons tous
un ennemi dans la personne de Satan (1P 5.8) Il est décrit comme un adversaire
puissamment mauvais. (Ep 12)

La Bible nous donne quelques indications sur les origines du diable. C’était un
archange revêtu d’une grande puissance et de majesté. Cette haute position l’a
rempli d’arrogance et de soif de puissance, c’est pourquoi il a été chassé des cieux.
Le diable a été créé par Dieu et il faisait partie de ce que Dieu a estimé bon. Mais il
s’est rebellé et est devenu la concrétisation du mal.

Notre Seigneur a été confronté au diable et il s’y est opposé. Il n’a pas succombé
aux tentations que Satan a mises sur son chemin. Il a régulièrement averti ses
disciples au sujet de cet adversaire spirituel.

Le diable est décrit comme un lion rugissant qui cherche qui il pourra dévorer (1P
5.8). Il est appelé le Mauvais (Mt 13.19). Jésus dit de lui qu’il est un menteur et un
meurtrier (Jn 8.44). C’est un trompeur (Ap 20.8). Il est décrit comme celui qui aveugle
l’esprit des hommes, qui assombrit la lumière du glorieux évangile de Christ qui brille
pour les hommes afin qu’ils soient sauvés (2Co 4.4).

III. LA VOLONTÉ DE DIEU N’EST PAS QUE SES ENFANTS SOIENT BATTUS, DEVORÉS OU
DÉTRUITS PAR LE DIABLE

Le diable est l’adversaire de Dieu. Il est l’ennemi de nous tous. Il cherche à


provoquer notre perte et notre destruction en ce monde et pour l’éternité.

Il nous est difficile de comprendre, ne serait-ce qu’un peu, la profondeur de la


douleur de Dieu le Père quand l’homme, le couronnement de sa création, a choisi
de faire le mal au lieu du bien ; Dieu a fait l’homme libre et cela sous-entend qu’il a
le choix de faire le mal et de se détruire lui-même. Mais l’homme est aussi libre de
choisir le chemin de la foi et de la fidélité et de marcher en disciple du Christ.

Nous pouvons être absolument sûrs que Dieu est notre allié et notre secours dans le
combat que nous menons contre notre ennemi.

IV. DIEU OFFRE ET PROCURE TOUS LES ÉQUIPEMENTS NÉCESSAIRES À LA VICTOIRE

A. Dieu offre sa propre force et sa puissance à ses enfants dans leur combat
contre le mal (Ep 6.10). L’apôtre Jean nous assure que celui qui est avec nous
est plus grand que celui qui est dans le monde (1Jn 4.4). Dieu, par son Saint-
Esprit est venu habiter en nous au moment de notre conversion. Toutes les
ressources de Dieu sont à la disposition de ceux qui croient et veulent vivre
une vie chrétienne victorieuse.
B. Paul a été prisonnier pour Christ. Il a été enchaîné à un soldat romain. Dans les
chaînes, l’Esprit de Dieu a illuminé ses méditations et il a su faire une
application spirituelle des divers éléments qui composent l’équipement d’un
soldat romain. Dans chaque partie, il a découvert les moyens que Dieu a
prévus pour aider ses enfants dans leur combat contre le mal.

C. Nous devons nous revêtir de toutes les armes que Dieu met à notre disposition.
Nous les offrir ne suffit pas. Il faut s’en revêtir. Paul utilise le verbe à l’impératif.
Si nous voulons la victoire, nous ne pouvons tergiverser. Il est essentiel que
nous utilisions tout l’équipement qui nous est offert.

V. CHACUN DE NOUS DOIT PRENDRE POUR LUI-MÊME CE QUE DIEU A PRÉPARÉ

Chaque personne doit prendre les paroles de l’Écriture au sérieux. Le message de


l’apôtre ne s’adresse pas seulement aux habitants d’Éphèse du première siècle. Ses
paroles sont encore valables pour nous aujourd’hui. Nous devons mettre en
application ces paroles d’encouragement et de commandement qui nous
viennent d’un vétéran de la croix :
A. Dieu a prévu pour vous, la vérité comme ceinture.
B. Dieu a prévu la droiture comme cuirasse.
C. Dieu a prévu le zèle comme sandales.
D. Dieu a prévu la foi comme bouclier.
E. Dieu a prévu le salut comme casque.
F. Dieu a prévu la Parole de Dieu comme épée.
G. Dieu vous a offert le privilège de la prière comme système de communication
avec les quartiers généraux divins.

VI. CONCLUSION

Vos succès dans les combats contre Satan dépendront de la manière dont vous
utiliserez les armes que Dieu a mises à votre disposition. Vous devrez les utiliser
individuellement et avec toute votre volonté, de manière constante, sans vous
décourager ; vous ne pourrez être victorieux si vous négligez de vous servir de
l’équipement de Dieu.

Que chacun de nous prenne la décision d’utiliser ce que Dieu a mis à notre
disposition afin d’être ce que Dieu veut que nous soyons et de faire ce que Dieu
veut que nous fassions.

VII. ILLUSTRATION

« La prière est le mur de la foi, l’arme et le missile contre l’ennemi qui nous guette de
tous côtés. Ainsi nous ne marcherons jamais désarmés. » - Christianity today, vol.30. 9.
Voir : 1 Ch 16.11 ; Mt 26.41 ; 2 Co 10.4 ; Ap 12.11
3e Sabbat de janvier

LA VÉRITÉ POUR CEINTURE

Thème du culte

« Porter l’armure entière est essentiel. Dieu désire que chacun se tienne debout,
revêtu de son armure, prêt pour la grande revue. » - MS, p. 63, 1908 ; Bible
Commentary, vol. 6, p. 1119.2

Pensée du jour

« Dieu a pourvu, par d’abondants moyens, au succès de la bataille contre le mal qui
règne dans le monde. La Bible est l’armure dont nous devons nous équiper. Nos reins
doivent être ceints par la vérité. Notre cuirasse doit être la droiture. Nous devons tenir
le bouclier de la foi, et le casque du salut doit couvrir notre front ; avec l’épée de
l’Esprit – qui est la Parole de Dieu – nous devons nous tailler un chemin à travers les
obstacles et la confusion élevés par le péché. » - Acts of the Apostles, p. 502

Texte biblique

Ephésiens 6.10-20

Plan du sermon

I. INTRODUCTION

Vivre une vie chrétienne victorieuse n’est pas chose aisée. Il n’est pas toujours
commode de vouloir ressembler à Jésus. Personne ne peut expérimenter la victoire
contre le mal en empruntant la route large et facile.

La vie chrétienne est un combat qui demande de l’autodiscipline et une


consécration de tous les instants.

Les disciples du Christ ont des ennemis spirituels qui cherchent à les blesser et à les
anéantir. Le diable est à la fois rusé et entêté dans ses intentions pour les vaincre et
détruire leur témoignage.

Notre Père céleste a prévu, pour ses enfants, un équipement complet qui leur est
nécessaire pour lutter contre les attaques de Satan. Paul, ce missionnaire évangéliste
et auteur de textes bibliques, enchaîné à un soldat romain pendant trois ans,
connaissait parfaitement l’équipement des soldats Romains. Il s’est servi de chacun
des éléments de cet équipement pour illustrer de grandes vérités spirituelles et pour
les enseigner aux disciples de Jésus-Christ.

Il est de la responsabilité de chacun d’eux d’utiliser l’équipement que Dieu met à


leur disposition. Des verbes à l’impératif émaillent ce texte : « Cherchez votre force »
(6.10). « Prenez sur vous toutes les armes... » (6.11). « Saisissez maintenant toutes les
armes de Dieu ! » (6.13). « Tenez-vous donc prêts ; ayez la vérité comme une
ceinture... » (6.14).

Le premier élément de cet équipement spirituel est la ceinture de la vérité. La


ceinture du soldat romain avait trois fonctions importantes : Premièrement, soutenir la
partie haute du corps, le dos, l’estomac et les reins, chose essentielle pour être
efficace. Deuxièmement, la ceinture permettait l’organisation des différents
éléments de l’équipement que le soldat voulait attacher à son corps. L’uniforme
d’un policier démontre bien cela. Sa ceinture porte son arme, ses munitions, les
menottes, et la massue. Le soldat d’aujourd’hui attachera à sa ceinture un couteau,
peut-être une machette, une baïonnette, une gourde, une trousse de secours et des
munitions. Troisièmement, la ceinture rend possible l’efficacité.

Votre vie demande-t-elle des soutiens plus forts, une meilleure organisation, et une
plus grande efficacité ? Vous êtes-vous un jour dit : « Je suis faible et sans défense » ?
ou, « Il me faut être plus organisé » ? Avez-vous été submergé par le sentiment de
n’avoir rien accompli dans votre vie ? Si tel est le cas, vous avez besoin de boucler la
ceinture de la vérité.

II. JÉSUS-CHRIST EST LA VÉRITÉ DE DIEU (Jean 14.6)

Si vous voulez savoir comment est Dieu, étudiez la vie, la mort, la résurrection, les
enseignements et les faits et gestes de Jésus-Christ. En le faisant vous arriverez à une
prise de conscience et une appréciation de la vérité de Dieu. Enveloppez-vous de
cette vérité et vous trouverez, pour votre vie intérieure, force, capacité
d’organisation et efficacité.

III. LES GRANDES VÉRITÉS QUI FORMENT LA BASE DU CARACTÈRE DE DIEU

Il y a un certain nombre de grandes vérités au sujet de Dieu et de Jésus-Christ


auxquelles nous avons besoin de nous attacher :

A. La vérité concernant la foi en Jésus – Jean 3.18


C’est l’un des nombreux versets pouvant être cités qui affirme que c’est la foi en
Jésus qui fait de nous des enfants de Dieu et nous donne la vie éternelle. La seule
assurance de salut qu’il nous soit possible de posséder est celle qui découle de
l’acceptation de la vérité que la Bible enseigne et selon laquelle Dieu a pourvu
par Jésus-Christ. Attachez cette grande vérité à votre ceinture et vivez !

B. La vérité concernant le pardon et la purification – 1 Jean 1.7


Par le sang de Jésus-Christ, Dieu nous purifie de tous nos péchés. Nous pouvons
connaître la joie du pardon en confessant notre péché et en demandant à Dieu
de nous purifier. Attachez cette grande vérité à votre ceinture et vivez !

C. La vérité de la règle d’or – Matthieu 7.12


Avez-vous du mal à trouver la bonne méthode relationnelle ? Trouvez-vous
difficile de savoir que faire dans bien des circonstances de la vie ? Imprimez la
règle d’or dans votre esprit et votre cœur et faites qu’elle devienne votre
politique d’action envers les autres. Attachez cette grande vérité à votre
ceinture et vivez-la dans les moindres détails !
D. La vérité concernant le chemin qui conduit au bonheur le plus parfait – Actes
20.35
Tous, nous recherchons le bonheur et la joie. Tous, nous recherchons
l’épanouissement. Mais beaucoup passent à côté. Cela est dû au fait que le but
choisi n’est pas le bon. Nous nous faisons de fausses idées concernant ce qui
apporte le bonheur. Jésus dit que si nous voulons vivre une joie qui dépasse celle
de posséder, notre vie doit être faite d’aide, de service et de partage.
Acceptons cette grande vérité dans notre être intérieur, attachons-la comme
une ceinture : elle nous apportera la force de combattre l’avidité et nous aidera
à reconnaître les priorités dans nos choix de vie.

E. La vérité concernant la présence personnelle de notre Seigneur – Matthieu 28.20


Vous êtes-vous jamais senti seul et abandonné ? Tout le monde a besoin d’un
ami. Pas un seul jour ne passe sans que nous ayons besoin de l’aide de notre
Seigneur. Il a promis d’être avec nous chaque jour en toutes circonstances.
Proclamez cette grande vérité et portez-la comme une ceinture.

F. La vérité concernant les tragédies de la vie- Romains 8.28


Beaucoup de choses se passent que nous ne pouvons expliquer et qu’il nous est
difficile d’accepter. Dieu travaille en tout pour le bien de ceux qui l’aiment.
Croyez en cela de tout votre cœur et ayez confiance en sa grâce et ses conseils.
Portez cette vérité comme ceinture.

G. La vérité concernant l’espoir d’une vie après la mort – Jean 14.1-3


Que cette grande promesse vous réconforte. Portez-la comme une ceinture
dans votre être intérieur en réfléchissant au sort de ceux qui sont morts dans le
Seigneur et à votre état futur quand cette vie se terminera.

IV. CONCLUSION

Il y a beaucoup de vérités que nous avons besoin de porter comme ceinture. Dieu
nous les a données pour nous fortifier au temps de l’épreuve. Chacun de nous doit
mettre ces ceintures. Nous le ferons par la foi en lisant la Parole de Dieu. Mémorisez
ces grandes vérités, ayez confiance dans les promesses de Dieu et proclamez-les.
Croyez que Dieu fera ce qu’il a dit qu’il ferait. Que ces grandes vérités vous fortifient
lorsque vous en aurez besoin, qu’elles soient les bases de l’organisation de votre vie
qui aura ainsi plus d’efficacité. Mettez ces ceintures si vous voulez vaincre les
attaques du malin.

V. ILLUSTRATION

« Bien des personnes intelligentes se préoccupent tellement des détails de langage


ou de chronologie présents dans la Bible et des problèmes qu’ils posent, qu’ils n’ont
plus le temps d’approfondir sérieusement les grands thèmes que sont l’amour que
Dieu nous porte et notre façon d’y répondre. Ils semblent si intéressés par la vérité, et
pourtant ils négligent le véritable but de la vérité, qui est de nous rapprocher du vrai
Dieu. » - William Law, Christianity today, vol. 33, n° 13.
Voir Psaume 119.72 ; Proverbes 23.23 ; Jérémie 15.16
4e Sabbat de janvier

LA CUIRASSE DE LA JUSTICE

Thème du culte

« Les serviteurs de Dieu doivent revêtir chacune des pièces de l’armure chrétienne.
Nous ne luttons pas simplement contre des ennemis humains. Dieu appelle chaque
chrétien à s’engager dans la bataille et à lutter en se maintenant sous sa direction,
car le succès dépend de la grâce et de l’aide célestes » - 9 T 219.3.

Pensée du jour

La justice pour cuirasse. – « Nous devons nous revêtir de chaque pièce de l’armure
et rester fermes. Le Seigneur nous a honorés en nous choisissant pour être ses soldats.
Luttons avec bravoure, en choisissant la droiture dans tous nos actes. Faisons-le pour
lui. L’honnêteté est essentielle pour le bien-être de notre âme. Tandis que vous vous
efforcerez de remporter la victoire sur vos propres penchants au mal, il enverra son
Esprit pour vous aider à être réfléchis et sages, afin que vous ne donniez aucune
occasion à l’ennemi de dénigrer la vérité. Revêtez, comme une cuirasse qui protège
divinement, cette justice que chacun a le privilège de pouvoir avoir. Cela soutiendra
votre vie spirituelle » - YI sept.12, 1901. 6BC. 1119.3.

Texte biblique

Éphésiens 6.10-20

Plan du sermon

I. INTRODUCTION

Paul continue à détailler les différentes pièces de l’armure que nous devons utiliser si
nous voulons éviter d’être vaincus, et si nous voulons avoir la victoire dans notre
conflit constant contre Satan et les forces du mal. Paul avait dit que chaque croyant
doit se revêtir de toute l’armure de Dieu s’il veut résister aux assauts de Satan dans
les jours mauvais.

Dans sa description des différentes pièces de l’armure que les chrétiens doivent
porter, il a parlé de la ceinture de la vérité, qui soutient le milieu du corps. Elle aide le
soldat à être organisé et efficace. Nous devons nous attacher aux grandes vérités
de Dieu et aller de l’avant avec la force que la ceinture de la vérité nous donne.

Puis, Paul parle de la justice comme d’une cuirasse. Cette pièce de l’armure sert de
protection pour la poitrine, le dos, le cou et les hanches. Elle est faite de petites
pièces de métal attachées les unes aux autres pour former une protection des
organes vitaux du corps au cours de combats souvent mortels.

De nos jours, nous entendons souvent parler des gilets pare-balles portés par les
agents de police et les officiels qui sont, davantage que quiconque, exposés aux
agressions. L’un des meilleurs types de gilet est fait de nylon tressé très fin. Cet
équipement est chaud, lourd, inconfortable, mais nécessaire.

Paul, en employant la force d’un impératif, interpelle chaque chrétien


individuellement pour qu’il revête la cuirasse de la justice. La justice de Dieu se voit
dans ce qu’il fait de juste, d’ordonné, de correct et de bon. En Jésus-Christ, Dieu est
venu pour rendre les choses claires et justes entre lui et l’homme et les hommes entre
eux. Il est dans le plan de Dieu que la justice parfaite du Christ soit portée à notre
crédit par la foi, et Dieu nous considère comme justes et en paix avec lui sur la base
de notre foi en Jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur (Ga 3.11-14).

II. LA CUIRASSE DE LA JUSTICE - UNE JUSTICE QUI NE VIENT PAS DE NOUS-MÊMES

Paul avait pensé se protéger du doigt accusateur d’une conscience culpabilisée et


de la faiblesse de la nature humaine en cherchant la justice basée sur la parfaite
obéissance à la loi. Bien que sa prestation n’ait pas été parfaite, elle a surpassé celle
de beaucoup de ses contemporains. Mais le chapitre 7 de la lettre aux Romains
décrit le trouble et l’angoisse de son cœur quand il a pris conscience qu’on ne
trouve pas de réelle protection contre le péché et la culpabilité en essayant, par soi-
même, d’être juste grâce à l’obéissance à la loi (Rom 7.21-25).

Paul a proclamé le message de la grâce qui apporte une protection spirituelle


contre les assauts du mal : c’est la justice, offerte par Dieu comme don de son
amour à ceux qui placent leur foi en Jésus-Christ.

Paul destinait ses messages à ceux qui étaient tourmentés par le mal et en danger
d’être vaincus. Il déclarait que ceux-ci devaient revêtir cette cuirasse de justice par
la foi, afin de n’être pas détruits par l’ennemi.

A. Ils étaient tourmentés par leur propre faiblesse et leur impuissance.

B. Ils étaient tourmentés par leurs mauvais penchants et leurs habitudes acquises
dans le passé.

C. Ils étaient opprimés par le diable qui, continuellement, cherchait à les détruire.

D. Ils étaient tourmentés par un environnement malveillant qui ne les aidait pas à
grandir spirituellement.

Face au mal, ils avaient besoin de toutes les forces et de tous les moyens qu’ils
pouvaient rassembler. Paul les pousse à reconnaître qu’ils ne pourront se tenir
devant Dieu qu’à condition d’être justifiés et acceptés grâce à leur foi en Jésus-
Christ et non sur la base de leur obéissance à la loi.

III. LA CUIRASSE DE LA JUSTICE - « LA JUSTICE QUI VIENT DE DIEU PAR LA FOI » - Ph 3.9

Paul a trouvé la sécurité, qui lui a été accordée par la grâce de Dieu. Quand Paul a
reconnu qu’il était revêtu de la parfaite justice de Jésus-Christ, il l’a considérée
comme un véritable gilet pare-balles protégeant les organes vitaux de sa nature
spirituelle contre tous les assauts et toutes les accusations de l’ennemi.
Dans ces conditions, Paul était persuadé que rien ne pourrait le séparer de l’amour
de Dieu en Jésus-Christ. De la certitude du salut offert en Jésus-Christ, Paul tire
certaines conclusions concernant le temps où chacun devra se tenir devant Dieu, le
créateur :

A. « Qui accusera ceux que Dieu a choisis ? Personne, car c’est Dieu qui les
déclare non coupables » (Rm 8.33). La justification est un acte de Dieu par
lequel il déclare que le pécheur devient juste devant Lui grâce à sa foi en
Jésus-Christ (Rm 5.1).

B. « Qui peut alors les condamner ? Personne, car Jésus-Christ est celui qui est
mort, bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu et il prie pour nous »
(Rm 8.34). Paul affirme que le croyant ne sera pas condamné par Jésus-Christ,
car Jésus l’aime tant qu’il est mort pour lui, qu’il a vaincu la mort et le
tombeau et qu’à présent il accomplit un ministère d’intercession en sa faveur.

C. « Qui peut nous séparer de l’amour du Christ ? La souffrance le peut-elle ou


bien l’angoisse, ou encore la persécution, la faim, la pauvreté, le danger, la
mort ? Non, en tout cela nous remportons la plus complète victoire par celui
qui nous a aimés » (Rm 8.35-37). Paul encourage les croyants à ne pas
considérer les grandes tragédies et les crises qui surviennent comme la
manifestation d’un manque d’amour de la part du Christ ou d’un abandon
de Dieu. Mais si nous ne revêtons pas le gilet pare-balles de la justice de Dieu
et que nous ne croyons pas que notre relation avec lui doit passer par la foi
en Christ, alors, le Malin utilisera ces tragédies pour nous écraser.

Ceci peut être considéré comme une vérité théologique profonde et une
affirmation doctrinale, mais il est vrai que si nous ne sommes pas fortifiés par une
bonne compréhension des grandes vérités de Dieu, nous deviendrons des victimes
au lieu d’être victorieux lorsque Satan nous attaquera.

IV. LA CUIRASSE DE LA JUSTICE – ELLE ASSURE UNE PROTECTION

Quelqu’un a dit que personne ne peut aller au ciel s’il n’est parfaitement juste. Étant
donné que tous les hommes ont violé la loi, cette vérité est désespérante si, d’une
façon ou d’une autre, nous ne recevons pas notre justice de Dieu.

En cherchant à illustrer cette vérité, quelqu’un a dit : « Si vous voulez aller au ciel,
votre dossier doit être blanc comme neige ». Donc, nous n’irons pas au ciel sans le
dossier vierge de Jésus-Christ, qui a vécu sans pécher et qui est mort sur une croix
pour se substituer aux pécheurs.

A. La cuirasse de justice que Dieu nous donne, telle un gilet pare-balles, nous
protègera de la culpabilité du péché et des imperfections de notre passé.
Dieu ne veut pas que nous passions notre vie à pleurer sur nos défauts, nos
échecs et nos fautes passées. Il veut que nous puissions envisager le futur
avec joie et avec assurance, dans la certitude que nos péchés ont été
pardonnés.

B. La cuirasse de la justice que Dieu nous donne, telle un gilet pare-balles, nous
protègera dans l’avenir. Nous pourrons endurer la souffrance et le
désappointement sans penser obligatoirement que Dieu s’est désintéressé de
nous. En aucun cas la Bible ne dit que, si nous vivons une vie d’obéissance,
nous n’aurons plus de difficultés, de déceptions et de tragédies. Mais il nous
est promis que Dieu se servira de toutes ces choses pour en faire sortir du bien
en faveur de ceux qui l’aiment (Rm 8.28).

C. La cuirasse de la justice que Dieu nous donne, telle un gilet pare-balles, nous
protègera de la peur de rencontrer Dieu au jour du jugement (Rm 8.1). C’est
par la foi en Jésus-Christ, notre Sauveur et Seigneur, que nous pouvons avoir,
devant Dieu, la certitude que nous ne serons pas condamnés, ni rejetés au
jour du jugement (Jn 3.17, 18). Au lieu de redouter le jour où il nous faudra
comparaître devant Dieu, nous pouvons nous en réjouir grâce à la cuirasse
de la justice qui nous est offerte par la foi – (Jn 5.24).

V. CONCLUSION

C’est une chose que de posséder une pièce de l’armure comme protection quand
viendra le jour de la bataille. C’en est une autre que de se revêtir de toute l’armure
et d’aller avec confiance au-devant de l’ennemi. Si nous voulons vaincre le Malin, il
nous faut nous revêtir de la cuirasse, ce gilet pare-balles, qui nous protègera à
chaque moment du conflit.

VI. ILLUSTRATION

« Lorsque j’étais enfant, comme tous les enfants, j’avais peur lorsque j’entendais du
bruit pendant la nuit. Mais je me disais (sans bonne raison) que les monstres qui
étaient tapis sous mon lit ne pouvaient passer à travers les couvertures et les draps !
Avec le temps, je suis devenu adolescent et je ne m’effrayais plus de ce qui pouvait
être sous mon lit. Par contre j’avais peur de ce que mes copains pouvaient faire
comme remarques sur ma coiffure.

De quoi ai-je peur maintenant ? Pour le dire simplement, j’ai peur de vivre une vie
dépourvue de sens. J’ai peur de quitter ce monde en le laissant exactement
comme je l’ai trouvé, sans que mon passage ait changé quoi que ce soit.

Quelles sont les choses qui demeurent éternellement ? La justice, la miséricorde, le


pardon, la compassion et la grâce en sont quelques-unes. Si je veux que ma vie ne
soit pas vaine, je vais essayer de la remplir au maximum de ces attitudes et de ces
actions ». Daniel Taylor, Letters to My Children, Christian Reader, vol.31. (Voir Osée
10.12 ; Ep 6.14 ; Ph 1.11).
1er Sabbat de février

LES CHAUSSURES DU ZÈLE QUE DONNE L’ÉVANGILE DE PAIX

Thème

Nous devons aller de l’avant avec la force qui nous vient du Dieu puissant.

Pensée du jour

« Nous ne devons jamais céder aux provocations de Satan. Pourquoi, en tant que
soldats du Christ, ne pouvons-nous pas nous élever contre les puissances spirituelles
mauvaises, les autorités, les pouvoirs et les maîtres de ce monde obscur ? Dieu nous
appelle à aller de l’avant en utilisant les dons qu’il nous a confiés. Satan placera des
tentations devant nous et essayera de nous vaincre en utilisant ses stratagèmes.
Mais, avec la force de Dieu, nous devons nous tenir fermement attachés à nos
principes. » – 9T 219.4

Texte biblique

Éphésiens 6.10-20

Plan du sermon

I. INTRODUCTION

Tout chrétien a un ennemi malveillant ; le diable. Celui-ci utilisera toute sa puissance


pour nous mettre en échec, nous faire tomber et détruire ainsi notre témoignage en
faveur de Jésus-Christ. Si vous vivez avec l’illusion que vous n’avez pas d’ennemi
dans ce monde, il vous faut ouvrir les yeux. Le diable essayera de vous tromper et il
réussira si vous ne vous confiez pas sans réserve au Seigneur Jésus.

La vie chrétienne est une lutte. Cela ressemble à une course d’endurance. En tant
que disciples du Christ, notre vie ne sera pas un long fleuve tranquille.

Paul voulait que les croyants d’Éphèse soient fortifiés, tout comme nous-mêmes
aujourd’hui, par la description des diverses pièces d’une armure que Dieu a prévue
pour la protection de ses enfants qui s’engagent dans le conflit spirituel. Il fait ressortir
l’absolue nécessité de nous revêtir de l’armure complète de Dieu si nous voulons
résister dans les jours mauvais.

Il a parlé de la nécessité de mettre la ceinture de la vérité afin d’être protégés,


organisés et efficaces.

Il a insisté sur le fait que nous devons porter la cuirasse de la justice et de la droiture,
le gilet pare-balles du chrétien, si nous voulons résister aux attaques de Satan contre
les organes vitaux de notre spiritualité.

Il attire maintenant notre attention sur le fait qu’un bon soldat doit prendre bien soin
de ses pieds, car ils sont son moyen de locomotion. Les pieds sont les membres de
son corps qui lui permettent de progresser dans la vie et dans le service.
Le soldat romain portait de robustes sandales à clous qui lui permettaient de tenir
ferme, même sur terrain glissant, lors des batailles de corps à corps avec l’ennemi.
Paul déclare que notre Père céleste a pourvu à notre besoin de bonnes chaussures
dans le conflit qui nous oppose au mal et dans notre ministère auprès du monde.

Il est impossible d’avoir un esprit dogmatique concernant le sens global des mots de
notre texte. Sans conteste, ces versets sont en relation avec l’Évangile qui apporte la
paix de Dieu dans le cœur des hommes. Ils mettent spécifiquement en avant la
nécessité d’un empressement et d’une ardeur à la tâche. Peut-être Paul voulait-il
faire dire que si nous voulons vaincre l’ennemi, nous devons nous laisser combler de
la bienveillance de Dieu et laisser la paix remplir notre cœur. Car alors, nous serons
profondément remplis d’ardeur pour partager le message qui apporte la paix et la
joie dans le cœur et la vie des autres.

II. LE CROYANT JOUIT DE LA PAIX AVEC DIEU

Ésaïe décrit le Messie en utilisant un certain nombre de titres qui donnent un aperçu
du ministère qu’il devait remplir. Cette liste de titres arrive à son apogée quand il est
dit qu’il serait le « Prince de la paix » (Es 9.6).

Quand la naissance du Sauveur a été annoncée, le chœur angélique a chanté la


paix que le Christ apporterait sur la terre parmi les hommes qui chercheraient à faire
la volonté de Dieu (Lc 2.13,14).

Après sa résurrection, Jésus, apparaissant à ses disciples, a prononcé une salutation


de paix (Jn 20.21). Notre Seigneur est venu pour apporter la paix aux hommes. Cette
paix n’est pas celle qui est gagnée sur les champs de bataille, mais dans les
profondeurs du cœur humain. Ce n’est pas l’immobilisme et l’inactivité qui donnent
cette paix. Elle n’est pas non plus un narcotique spirituel qui évite de se confronter à
la réalité.

Le Prince de la Paix apporte la paix de la part de Dieu et donne à l’homme la paix


avec Dieu. Il en découle un repos pour l’âme. Notre Seigneur crée en l’homme une
relation de paix avec Dieu.

La paix est le résultat d’une juste relation avec Dieu, les autres, soi-même et les
circonstances.

III. LE CROYANT DOIT PARTAGER CE MESSAGE DE PAIX

L’une des raisons qui fait que le chrétien moyen n’est pas très enthousiaste lorsqu’il lui
est demandé de partager la bonne nouvelle de l’amour de Dieu, est la confusion
qui habite dans son esprit concernant la nature du message qu’il doit proclamer.
Notre fonction première n’est pas d’appeler à un changement de comportement
mais de partager la bonne nouvelle de la grâce de Dieu en et par Jésus-Christ.
Esaïe, le prophète, décrit cela en évoquant le rôle de celui qui apporte la nouvelle
d’une libération à des captifs : « Qu’il est beau de voir venir par-dessus les
montagnes un porteur de bonnes nouvelles. Il annonce la paix, le bonheur et le
salut » (Es 52.7).
Paul cite ce passage lorsqu’il cherche à encourager les croyants à partager la
bonne nouvelle avec un monde incrédule (Rm 10.14,15).

Il déclare - en utilisant, pour communiquer la vérité, l’image des sandales qui


faisaient partie de l’équipement du soldat romain - que, si nous voulons vaincre le
mal, nous devons avoir l’attitude positive que sont l’ardeur et l’empressement à
partager le message de paix avec tous ceux qui sont dans les ténèbres et la mort
spirituelles.

Êtes-vous prêts, en tous temps et en toutes circonstances, à partager avec les autres
la grande vérité de l’amour que Dieu a pour eux, tel qu’elle est révélée en Jésus-
Christ ? Cette ardeur et cet empressement ne seront pas seulement pour nous une
protection, mais aussi un moyen de communiquer l’amour de Dieu à ceux qui en ont
tant besoin.

Paul exprimait ce qui, en lui, générait cette ardeur et cet empressement (Rm 1.14,
15). Il se considérait lui-même comme un débiteur vis-à-vis de Dieu et du monde en
perdition. Il était rempli du désir de partager la bonne nouvelle de l’amour de Dieu
avec le peuple de Rome.

Paul voulait aussi encourager les croyants de Corinthe à avoir cette attitude positive
et à partager la bonne nouvelle en les assurant que Dieu était à l’œuvre, dans le
temps qu’ils vivaient, pour sauver ceux qui accepteraient de venir à lui (2 Co 6.1,2).

IV. CONCLUSION

Si vous ne vous réjouissez pas dans la paix, qui dépasse toute intelligence et qui
découle de la foi en Jésus-Christ, et si vous n’êtes pas prêts à partager ce message
avec les autres, vous êtes en danger, vous risquez d’être vaincus pas le mal.

Le point fondamental de ce passage et son objectif est la proclamation de la bonne


nouvelle de l’amour de Dieu à un monde assoiffé. L’effet secondaire de cette
action sera, qu’individuellement, nous recevrons la protection dont nous aurons
besoin lors des assauts de Satan.

Il nous faut répondre à l’appel de Dieu, tout comme Ésaïe lorsqu’il a dit : « Me voici,
envoie-moi ! » (Es 6.8). Tout comme les premiers disciples de notre Seigneur, nous
devons aller partout annoncer la bonne nouvelle de l’amour de Dieu (Ac 8.4).

V. ILLUSTRATION

« Jacques Ier a dit, au sujet de l’armure : ’’C’est une excellente invention car, elle ne
préserve pas seulement la vie de celui qui la porte, mais elle l’empêche de faire du
mal à qui que ce soit d’autre’’. Tout aussi destructive pour le service est cette
excessive prudence dont certains chrétiens sont fiers. Non seulement ils s’évitent
toute persécution mais ils ne sont jamais capables de porter un coup et encore
moins de gagner une bataille pour le Seigneur Jésus » - Charles Haddon Spurgeon.
2e Sabbat de février

LE BOUCLIER DE LA FOI

Thème du culte

« J’ai vu que chacun devait faire une expérience personnelle et lutter fidèlement et
consciencieusement pour obtenir la vie éternelle. Satan attend le moment où le
chrétien n’est pas sur ses gardes pour le priver des grâces divines. Aussi, pour les
conserver et obtenir de nouveau celles qu’il a perdues par manque de vigilance,
l’enfant de Dieu devra-t-il livrer un rude combat aux puissances des ténèbres. » -
Témoignages pour l’Église, vol. 1 p. 177.

Pensée du jour

« Il m’a été montré que les chrétiens avaient le privilège d’obtenir la force de
conserver les précieux dons du ciel. La prière fervente sera exaucée. Lorsque les
serviteurs du Christ s’abritent derrière le bouclier de la foi et saisissent l’épée de
l’Esprit, l’ennemi est en danger et il doit tout mettre en œuvre pour se défendre. La
persécution et l’opprobre ne sont encourus que par ceux qui sont revêtus de la
puissance d’en haut. Lorsque la vérité, dans sa simplicité et dans sa force, exercera
son pouvoir parmi les croyants pour s’opposer à l’esprit du monde, chacun verra
qu’il n’y a pas d’accord entre le Christ et Bélial. Les disciples de Jésus doivent être
des exemples vivants de la vie et de l’esprit de leur Maître » - Idem.

Texte biblique

Éphésiens 6.10-20

Plan du sermon

I. INTRODUCTION

Devons-nous rappeler que chaque chrétien a un ennemi malveillant en la personne


du diable ? Il cherche à nous vaincre et à nous détruire, à la fois dans l’adoration et
dans le service que nous offrons au Seigneur. En chacun de nous existent des
évidences de l’action des forces sataniques. Jour après jour, il cherche à envahir
notre être intérieur pour y installer le doute et la peur.

Dans le passage important que nous étudions, Paul spiritualise les divers éléments qui
forment l’armure du soldat romain afin qu’ils puissent servir en cas de conflit spirituel
offensif ou défensif.

Il affirme que nous devons faire plus que de simplement professer notre foi en Jésus-
Christ si nous voulons avoir une vie victorieuse dans un monde dominé par le mal.
Tout le poids de ce passage réside dans le fait que Dieu, notre Père, désire que nous
soyons victorieux dans notre combat contre le mal. Pour cela, il nous a prévu un
équipement. Il ne désire pas que nous soyons vaincus et que nous vivions une vie
d’échecs répétés.
Aussi, par-dessus tout, nous devons nous protéger avec le bouclier de la foi pour
« éteindre toutes les flèches enflammées du Mauvais ».

La forme du bouclier romain était rectangulaire. Il était formé de minces pièces de


laiton tenues entre elles par des lacets de cuir. Il servait à protéger le soldat, qu’il
avance au combat ou qu’il batte en retraite. C’était une protection contre les
flèches. Au cours de la bataille, ceux qui défendaient une position trempaient
souvent le bout de leurs flèches dans de la poix et les enflammaient avant de les
lancer sur l’ennemi. Être touché par une flèche, c’était être blessé de deux manières
à la fois, et la plupart du temps de façon mortelle. La survie dépendait donc du
judicieux emploi d’un bouclier.

Quelles sont quelques-unes des flèches enflammées dont se sert l’ennemi


aujourd’hui ? Quel bouclier de la foi pouvons-nous utiliser de nos jours pour nous
protéger de ce qui pourrait nous détruire ?

II. NOUS RECHERCHONS TOUS DES BOUCLIERS

Le problème qui se pose lors de notre recherche de boucliers c’est que, souvent,
nous nous fixons sur ceux qui n’apportent pas de protection ultime.

A. Posséder des biens est un bouclier de grande valeur. Cela procure une sécurité
économique et une protection contre la pauvreté.

B. Nous vivons dans un monde où il est nécessaire d’avoir de l’argent. Certains


comptent sur le gouvernement pour cela. D’autres travaillent et épargnent. D’autres
encore investissent et essayent de faire fructifier leurs biens.

C. Dans les temps anciens, les gens d’une même région, avec des intérêts communs,
bâtissaient une ville qu’ils entouraient de murs pour se protéger des envahisseurs. Les
habitants s’y sentaient en sécurité.

Une assurance est un bouclier contre les catastrophes. C’est l’un des commerces les
plus florissants dans le monde occidental, car les hommes ressentent le besoin d’un
bouclier contre ce qui peut les atteindre.

Quand nous étudions la vie de l’apôtre Paul, nous arrivons à la conclusion que, dans
ce passage, il parle d’une autre sorte de bouclier que ceux que nous avons
mentionnés plus haut. Il ne pensait pas principalement à la protection physique,
mais à ce qui pourrait éviter la destruction de la vie spirituelle. Nous arrivons à cette
conclusion car, dans le texte de 2 Co 11.24-33, l’apôtre ne semble pas avoir cherché
à protéger sa vie physique.

III. LES FLÈCHES ENFLAMMÉES DE SATAN

Les flèches enflammées, contre lesquelles nous avons besoin d’une protection
spirituelle, sont celles qui voudraient détruire notre vie spirituelle. Nous pouvons être
certains que le diable darde ses flèches contre nous.

A. Nous devrons affronter la tentation de faire le mal. Il est dans le pouvoir du démon
de nous tenter de manière à nous égarer si nous n’y prenons pas garde.
1. Nous serons tentés de vivre une vie immorale.
2. Nous serons tentés de vivre dans le matérialisme séculier.
3. Nous serons tentés de vivre uniquement pour les plaisirs du moment.

B. Nous devrons affronter la tentation du doute qui mène au désespoir. Dès le


commencement, la stratégie du Malin a été de semer le doute concernant la bonté
de Dieu. Il va jeter le doute dans nos esprits concernant notre intégrité personnelle et
nos motivations. Il mettra le doute dans notre esprit au sujet des intentions et des
capacités des autres. Il cherchera à détruire notre foi en Dieu, en nous-mêmes et
dans les autres.

C. Nous devrons affronter la tentation du découragement. Le mot « Satan » veut dire


« accusateur ». Le diable accuse Dieu de faits dont il n’est pas responsable. Il nous
accusera aussi de n’être pas ce que nous devrions être. Il nous calomniera. Il jettera
le doute sur nos propres capacités. Il nous rappellera nos erreurs et nos fautes
passées.

D. Nous devrons affronter le désappointement qui risque de nous paralyser et de


nous détruire. Satan veut être certain de mettre sur notre chemin ce qui nous
décevra et nous entravera dans notre marche en avant et notre désir d’accomplir
la volonté de Dieu.

E. Nous devrons affronter la maladie et l’altération de nos facultés. Paul parle d’une
écharde dans sa chair qui semble être un don de Dieu pour faire de lui un être
humble, et pourtant il y fait référence en parlant d’un messager de Satan qui est là
pour le souffleter (2 Co 12.7,8). Le diable nous fournira de fausses explications et
interprétations concernant les circonstances de notre vie.

F. Nous devrons affronter des dommages personnels. Nous sommes tous sujets à subir
des dommages à cause de nos erreurs de jugement et à cause de la cruauté ou de
l’indifférence des autres. Les blessures nous donnent l’occasion de nous montrer
hostiles aux autres, de laisser se développer en nous la haine et la rancune. Alors,
Satan se servira de notre aveuglement pour nous atteindre de ses flèches
destructrices afin de ruiner notre spiritualité et de nous empêcher d’être les
personnes que nous aimerions être.

Quel genre de flèches enflammées Satan utilise-t-il contre vous ? Vous fait-il devenir
riche ou plein de notoriété afin de vous attirer loin de Dieu ? Les richesses ne sont pas
toujours le résultat des bénédictions de Dieu. Ce peut être un cadeau offert par le
Malin qui veut vous amener loin du chemin de la droiture et de la fidélité.

IV. ET PAR-DESSUS TOUT, PRENDRE LE BOUCLIER DE LA FOI

L’apôtre déclare que la victoire n’est possible, dans la lutte avec le mal, que si l’on
se saisit soi-même du bouclier de la foi. C’est par la foi que les saints d’autrefois ont
accompli de grandes choses au nom de Dieu et pour les gens de leur époque (Hb
11.32, 40).

A. Jésus, notre Seigneur, est celui dont dépend notre foi, du commencement à la fin.
(Hb 12.2). S’il a été nécessaire, pour Jésus, de manifester une grande foi en Dieu au
cours des batailles de sa vie, il est d’autant plus certain que nous devons y faire face
avec la foi et ne pas nous laisser envahir par la peur.

Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu (Hb 11.6). Ne pas avoir confiance dans la
loyauté et la fidélité de Dieu est une insulte au divin créateur.

B. Jésus a dit à ses disciples qu’en toutes circonstances, ils devaient « avoir foi en
Dieu » (Mc 11.22). Comment peut-on développer une foi suffisante qui nous
soutiendra et nous fortifiera dans les luttes de la vie ?

1. Le croyant né de nouveau doit avoir confiance dans la Parole de Dieu et


croire de tout son cœur que, grâce à la foi, Dieu lui donnera la victoire sur les
valeurs immorales qui régissent le monde dans lequel nous vivons (1 Jn 5.4).

2. Chacun de nous a besoin de se servir de la foi qu’il possède. Jésus a souligné


la nécessité de se servir de la foi, si petite soit-elle (Mt 17.19,20).

3. C’est en entendant la Parole de Dieu et en en tenant compte que naît la foi


(Rm 10.17). Pour la nourrir, il nous est nécessaire de lire les Écritures. Nous avons
besoin de considérer les grands actes rédempteurs que Dieu a accomplis
dans les temps anciens pour fortifier notre foi en ce qu’il fera, aujourd’hui,
dans la vie de ceux qui veulent lui faire confiance et lui obéir. Nous avons
besoin de rechercher ses promesses et d’écouter la petite voix de l’Esprit de
Dieu qui parle à travers les pages de l’Écriture sainte.

4. Si nous voulons pouvoir utiliser le bouclier de la foi et développer une plus


grande confiance en Dieu, il nous faut être soumis à sa volonté. La promesse
de Dieu concernant les bénédictions qu’il destine à celui qui donne sa dîme
en est un exemple typique (Ml 3.10,12). Celui qui ne veut pas apporter sa
dîme au Seigneur, se prive des bénédictions que Dieu a promises à ceux qui,
par la foi, obéissent à ce commandement accompagné d’une promesse.

5. Si nous voulons pouvoir utiliser le bouclier de la foi et développer une foi plus
grande, il faut que nous nous informions auprès de ceux dont le vécu et les
expériences peuvent fortifier notre foi et nous encourager. Le chapitre 11 de
la lettre aux Hébreux nous donne la liste des grands héros de Dieu qui, par la
foi, ont vaincu le mal et accompli de grandes choses pour le royaume de
Dieu.

VI. CONCLUSION

Qu’avez-vous pu accomplir, grâce à la foi qui est la vôtre ?


Ayez foi en Dieu.
Ayez foi en la foi.
Ayez foi en vous-mêmes et regardez le futur sans peur.

VII. ILLUSTRATION

Vivre dès maintenant la vie « d’en haut » alors que nous sommes encore sur terre
requiert une foi réelle. Cela requiert que nous dépassions les lois morales soumises à
la gravitation et que nous introduisions, dans notre vie quotidienne, la grande
sagesse de Dieu. Et comme cette sagesse est contraire à celle du monde, des
conflits surgiront inévitablement. C’est un petit prix à payer quand on a l’immense
privilège de suivre le Christ – W. Tozer (1897 – 1963).

Il y a quelques années, je me suis presque noyé lors d’un orage qui a sévi dans le golf
du Mexique, alors que je nageais loin du rivage, cherchant à rejoindre mon bateau
à la dérive. J’étais dans cette situation difficile à cause de ma stupidité - chose qui
ne m’était pas inhabituelle. Les vagues, poussées par des vents violents, avaient 2 à
3 mètres de haut, le ciel était d’encre et zébré d’éclairs. J’allais à la dérive quand la
Parole du Seigneur est venue à moi et m’a sauvé la vie. Voici ce que j’ai pensé que
Dieu me disait : « Hé, Bruce ! Tu ne vas pas encore mourir. Peux-tu te tenir
tranquille ? ». Cela ne m’était jamais arrivé. Si j’avais poursuivi mes efforts frénétiques
pour regagner le rivage, j’aurais épuisé mes forces et me serais noyé.

Dans bien des situations nous pouvons trouver matière à nous débattre
frénétiquement pour sauver nos vies, alors que Dieu essaie de nous dire : « Reste
tranquille ! » Nous nous sommes mis dans une situation sans espoir et plus nous nous
débattons, pire c’est » - Bruce Larson, Wind and Fire – James S. Hewett.
3e Sabbat de février

METTRE LE CASQUE DU SALUT

Thème du culte

« Jeunes et vieux ont une bataille à livrer, dans laquelle il n’y a pas de place pour le
sommeil. Un ennemi astucieux est sans cesse en alerte pour les égarer et les
vaincre. » - Témoignages pour l’Église, vol. 1 p. 177

Pensée du jour

« Ceux qui croient à la vérité révélée pour notre époque doivent avoir autant de
persévérance que l’ennemi et lui résister avec sagesse. Le feront-ils ? Auront-ils soin
de s’abstenir de toute iniquité ? On renie le Christ de bien des manières. Nous
pouvons le faire en parlant contre la vérité, en disant du mal des autres, par des
plaisanteries ou des propos insensés, par toute parole vaine. En pareille matière, nous
montrons peu de discernement et de sagesse. Nous nous affaiblissons pour la lutte et
nous permettons ainsi à l’ennemi de nous vaincre. « C’est de l’abondance du cœur
que la bouche parle » (Mt 12.34). Par ce manque de vigilance, nous confessons que
le Christ ne règne pas en nous.

Ceux qui hésitent à se consacrer à Dieu sans réserve sont de bien misérables
disciples du Christ. Ils le suivent de loin, si bien qu’ils ne savent pas, la plupart du
temps, s’ils marchent sur ses traces ou sur celles de l’ennemi. Pourquoi sommes-nous
si lents à nous détacher de ce monde et à prendre le Christ pour notre seule part ?
Pourquoi souhaiterions-nous conserver l’amitié des ennemis du Seigneur, suivre leurs
coutumes et nous laisser conduire par leurs opinions ? Nous devons nous soumettre à
Dieu entièrement, sans aucune réserve, renoncer à l’amour du monde et des choses
qui sont dans le monde. Sinon, nous ne pouvons être les disciples du Christ. » -
Témoignages pour l’Églises, vol. 1 p. 178.

Texte biblique

Éphésiens 6.10-20

Plan du sermon

I. INTRODUCTION

Portez-vous toute l’armure que Dieu a prévue pour vous afin que vous puissiez résister
aux assauts de Satan et vaincre dans la bataille de la vie ?

Dans certains pays, il est demandé, à tous ceux qui utilisent une motocyclette ou un
scooter, de porter un casque de protection pour éviter, au cours d’un accident, que
leur cerveau soit endommagé. Dans la construction des bâtiments, on exige
maintenant que les ouvriers portent un casque afin que leur tête soit protégée lors
de la chute éventuelle d’un objet ou s’ils tombent eux-mêmes.
Qu’est-ce que le casque du salut auquel Paul fait référence ? Cela a sans doute un
rapport avec la tête, siège de notre intellect et source de notre pensée rationnelle
et de nos concepts. Le cerveau est le siège de notre personnalité et la source de
nos actions. L’utilisation du terme « casque du salut » met l’accent sur le fait qu’une
religion authentique fait autant appel à l’intellect qu’aux émotions. Jésus disait aux
Pharisiens : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et
de toute ta pensée » (Mt 22.37). Accomplissons la volonté de Dieu avec notre cœur
mais aussi avec notre intelligence. Nous ne vaincrons le mal - qui veut nous détruire -
qu’en agissant ainsi en tout.

II. LE CASQUE DU SALUT MET L’ACCENT SUR LE ROLE DE NOTRE INTELLECT DANS LE
CONFLIT AVEC LE MAL

Il est de la volonté de Dieu que nous soyons délivrés de la tyrannie du mal dans notre
être tout entier. Par Esaïe, Dieu exhorte le peuple à rechercher le Seigneur de tout
leur être et à se détourner de leurs mauvaises voies. Il est dit que celles-ci sont le
résultat du fait que leurs pensées ne sont pas conformes aux pensées de Dieu (Es
55.6-9). L’homme ne sera délivré de la tyrannie du mal et de son effet destructeur
que lorsqu’il dirigera son esprit vers Dieu et laissera les pensées de Dieu devenir les
siennes.
A. L’appel à la repentance est, par essence, un appel à tourner continuellement son
esprit vers Dieu, sincèrement et avec ferveur.
Jean-Baptiste est venu en précurseur pour appeler le peuple à la repentance.
Son message n’était pas tant une menace qu’une invitation à changer de
modèle de pensée pour faire référence à la nature de Dieu et à son plan pour le
monde. Seul un changement d’attitude pouvait leur permettre de vivre le pardon
reçu et donné et se préparer pour la venue du Messie (Mc 1.4). Jésus a inauguré
son ministère et l’a terminé par un appel à la repentance (Mc 1.14,15 ; Lc
24.46,47). Jésus appelait les hommes à un changement fondamental de direction
de vie. Le processus par lequel cela devait s’opérer était un profond changement
d’attitude envers Dieu, passant de la rébellion à la reconnaissance de la
prédominance de Dieu, à la soumission et à la confiance.
B. L’apôtre Paul exhorte les chrétiens de Rome à abandonner leur façon de penser
naturelle et faible, pour faire l’expérience d’une transformation spirituelle qui ne
pourrait avoir lieu que s’ils acceptaient un « renouvellement de leur intelligence »
(Rm 12.1,2).
C. Paul encourage les croyants de Corinthe à rendre toutes leurs pensées captives
de Jésus-Christ, le Seigneur (2 Co 10.3-5).
Il parle de la guerre spirituelle dans laquelle nous sommes engagés. Nous ne
pouvons être victorieux qu’en laissant Jésus-Christ contrôler toutes nos pensées et
nos attitudes.
D. De l’état d’esprit de Jésus-Christ, il est dit qu’il est le but que nous devons tous
atteindre si nous voulons être de vrais disciples de notre Maître (Ph 2.5).
Nous ne serons jamais capables de refléter son caractère et de manifester un
véritable christianisme si nous ne mettons pas notre intellect, nos formes de
pensée et notre échelle des valeurs en conformité avec l’Esprit de Jésus-Christ.
Si nous voulons véritablement mettre le casque du salut, nous devons laisser Jésus-
Christ être le Seigneur de notre esprit. Nous ne devons pas laisser nos vies
assujetties à nos humeurs, à nos impulsions et à nos émotions. Nous devons les
mettre sous le contrôle d’une intelligence transformée par l’Esprit du Christ.
III. LE CASQUE DU SALUT MET LE SALUT COMPLET EN VALEUR

L’une des raisons majeures qui font que tant d’entre nous sont vaincus dans leur
combat contre le mal est qu’ils ne sont pas suffisamment informés sur la nature et les
possibilités qu’offre le salut de Dieu en Jésus-Christ. Il nous faut nourrir notre
intelligence du sens de ce que Dieu a fait, de ce qu’il fait, et de ce qu’il fera pour
que s’accomplisse son salut en nous. Si nous ne comprenons pas, avec notre
intelligence, ce que Dieu fait en notre faveur, nous resterons sans défense devant les
assauts du malin qui cherche à nous vaincre et à nous détruire.

Le docteur CARVER suggérait que le terme « casque du salut » fait sans doute
référence au fait de « prendre conscience que l’on est sauvé ».
Notre salut est effectivement un grand salut. Un salut glorieux. Un salut divin.
Pour utiliser des termes théologiques, on peut dire que le grand plan de Dieu
concernant le salut inclut la justification, la sanctification et la glorification.
A. La justification, c’est le salut accompli dans le passé (Ep 2.12,13).
Paul écrit aux chrétiens d’Éphèse en tenant compte du fait qu’ils sont croyants et
disciples de Jésus-Christ. Ils ont vécu l’expérience de la résurrection spirituelle,
puisqu’ils étaient morts à cause de leurs péchés, et qu’ils sont maintenant assis
dans les cieux avec Jésus-Christ, pour autant que leur relation avec Dieu est
réelle. Paul considère leur salut comme un événement accompli dans le passé.

B. La sanctification c’est le salut en train de s’accomplir (Ph 2.12,13)


Paul écrit aux chrétiens de Philippes au sujet de leur participation personnelle et
constante au processus de leur salut. En tant qu’enfants de Dieu, ils ne doivent
plus se soumettre à la puissance du péché dans sa pratique et ses habitudes. Il
n’en conclut pas pour autant qu’ils doivent gagner leur entrée au ciel, ou le droit
d’être disciples de Jésus-Christ. Paul considérait la vie éternelle comme un don
gratuit de la grâce de Dieu par la foi en Christ (Rm 6.23). Avec enthousiasme, il
exhorte tous les croyants à œuvrer activement avec le Saint-Esprit que Dieu leur a
donné lors de leur conversion (Ga 4.6) afin de pouvoir jouir des fruits de l’Esprit (Ga
5.22,23). Les divers fruits de l’Esprit ne sont pas des étapes du progrès que chacun
doit faire pour accéder au ciel. En réalité, ce sont les manifestations naturelles de
l’œuvre du Saint-Esprit dans le cœur de ceux qui coopèrent avec Dieu, lui qui
cherche à les délivrer du mal.

C. La glorification c’est le salut futur (Ph 3.20,21 ; Hb 9.28)


L’enfant de Dieu, sauvé des conséquences mortelles du péché grâce à son
engagement par la foi en Jésus-Christ et qui est en train d’être sauvé de la
puissance, des pratiques et des habitudes du péché grâce à sa collaboration
avec le Saint-Esprit, ne sera délivré de la présence du mal que lorsque le Seigneur
Jésus reviendra, ou lorsqu’il s’endormira avant ce grand événement.
Si nous voulons réellement pouvoir porter le casque du salut, nous devons
comprendre et apprécier ce que Dieu a fait pour nous dans le passé. Nous
devons nous rappeler que, lorsque nous faisons confiance à Jésus-Christ en tant
que Seigneur et Sauveur, Dieu nous accepte et nous reçoit dans sa famille (Rm
5.1). Nous avons besoin de comprendre et de participer à l’œuvre présente de
Dieu, lui qui, depuis notre conversion jusqu’à la fin de notre vie, œuvre par le
Saint-Esprit à produire en nous le caractère et la personnalité de Jésus-Christ. Le
Saint-Esprit est engagé dans un conflit sans fin avec le mal qui est en nous et
autour de nous. Il veut nous libérer de tous les assauts de Satan ici et maintenant.
Quand nous subissons une défaite, le Saint-Esprit vient à notre secours et nous
encourage à continuer la lutte afin de devenir ce que Dieu désire que nous
soyons.
Il nous faut comprendre, par l’intelligence et le cœur que, dans cette vie, nous ne
vaincrons jamais le mal. Tandis que nous continuons à lutter, nous ne devons pas
laisser le diable nous remplir de désespoir en découvrant que certains côtés de
notre nature ont besoin de rédemption. Nous ne devons pas le laisser nous
calomnier et nous décourager lorsqu’il essaie de nous convaincre que nous
n’appartenons pas à Dieu puisque nous continuons à être des êtres humains
imparfaits.

IV. CONCLUSION

Dieu désire sauver tout le monde de la conséquence du péché qu’est la mort


éternelle. Il a rendu cela possible grâce à la vie, à la mort et à la résurrection de
Jésus-Christ. Pour cela, il nous faut l’accepter complètement par la foi.
Dieu, au moyen du Saint-Esprit, cherche à nous délivrer de la tyrannie et de la
puissance du péché dans notre vie de tous les jours. Il veut continuer cette lutte à
l’intérieur de nous et a désespérément besoin de notre coopération constante.
Notre salut ne sera complet qu’à la fin du chemin. Ce sera la délivrance définitive ; il
n’y aura plus de péché et nous pourrons être comme Jésus, car nous le verrons tel
qu’il est.
Mettez le casque du salut.

V. ILLUSTRATION

Le capitaine d’un bateau a, un jour, raconté un incident qu’il avait lui-même vécu.
« Il y a quelques années », disait-il, « nous faisions route vers Cuba, lorsqu’un cri a
retenti sur le bateau : ‘Un homme à la mer !’. Il m’était impossible de changer de
cap, mais j’ai immédiatement saisi une corde et l’ai jetée à l’arrière du bateau en
criant à l’homme de s’en saisir. Le matelot a attrapé la corde juste quand le bateau
l’a devancé. J’ai immédiatement pris une autre corde à laquelle j’ai fait un nœud et
je la lui ai jetée en lui commandant de la passer autour de son corps afin que nous
puissions le hisser à bord. Il a été sauvé, mais il avait empoigné la première corde
avec tant d’énergie - celle du désespoir - qu’il a fallu des heures avant que ses
mains puissent se détendre et lâcher prise. Il s’était agrippé avec tant de vigueur à
l’objet qui devait le sauver, que les fibres de la corde s’étaient enfoncées dans la
chair de ses mains ».

« Dieu n’a-t-il pas envoyé du ciel une corde pour chaque pécheur de la terre ?
Chacune de ses fibres n’est-elle pas une précieuse promesse ? Ne devrions-nous pas
nous en saisir afin de vivre ? » – C. H. Spurgeon
Lire Hb 3.6, 14
4e Sabbat de février

LE CHRÉTIEN ET SA FAMILLE

Thème du culte

« Lorsque Jésus était sur la croix, ses longues heures d’agonie ne lui firent pas oublier
sa mère. Elle était revenue sur les lieux de cette scène terrible, car elle ne pouvait
rester longtemps loin de son Fils. La dernière leçon de Jésus fut une leçon de
compassion et d’humanité. Il regarda le visage de sa mère, ravagé par la douleur,
puis Jean, le disciple qu’il aimait. Il dit à sa mère : ‘ Femme, voilà ton fils.’ Et à Jean :
‘ Voilà ta mère.’ Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. » - Premiers Écrits, p.
177
« Dieu désire que nos familles soient des symboles de la famille céleste. Que parents
et enfants pensent à cela tous les jours et qu’ils se conduisent entre eux comme des
membres de la famille de Dieu. Chaque foyer chrétien doit avoir des règles ; et les
parents, dans leurs paroles comme dans leur conduite l’un envers l’autre, doivent
donner à leurs enfants un précieux et vivant exemple de ce qu’ils désirent qu’ils
deviennent. » – AH 17.

Pensée du jour

« Aplanir le chemin. – Quand les enfants ont atteint l’âge de la maturité, il arrive que
certains d’entre eux pensent que leur devoir est rempli quand ils ont fait ce qu’il
fallait pour que leurs parents aient un toit et soient nourris. À part cela, ils ne leur
offrent ni amour ni sympathie. Les personnes âgées ressentent le besoin d’une
affection sincère, mais ces enfants sans cœur les privent d’attention. À aucun
moment les enfants n’ont à priver leur père et leur mère de leur amour et de leur
respect. Tant que les parents vivent, leurs enfants doivent se réjouir de pouvoir les
honorer. Ils se doivent d’ensoleiller leur vie et d’y mettre toute la gaîté possible,
aplanir et adoucir leur chemin vers la tombe. Il n’y a pas de meilleur passeport dans
ce monde que celui d’un homme ou d’une femme qui a honoré ses parents, pas de
meilleur rapport dans les livres du ciel que le récit d’un enfant adulte qui a aimé et
respecté son père et sa mère. » - AH 360

Texte biblique

Jean 19.25-27 ; 20.10

Plan du sermon

I. INTRODUCTION

Dans le texte que nous venons de lire, notre Seigneur et Sauveur nous donne
l’exemple de la façon dont nous devons prendre soin de nos mères et de tout
membre âgé de la famille humaine.

Du récit de la crucifixion de notre Maître, nous pouvons tirer davantage


d’enseignements que sur le rapport historique de ce qui est arrivé il y a deux mille
ans et en déduire des leçons pour notre vie journalière. Jésus-Christ doit être notre
exemple. La manière dont il s’est occupé du sort de sa mère, alors qu’il vivait
l’épreuve ultime de sa vie, peut nous servir de guide.

Nous venons de lire qu’au pied de la croix se tenaient quatre femmes qui
soutenaient notre Seigneur dans son agonie.

De la femme de Clopas, nous ne savons rien de précis.

Mais concernant Marie, la mère de notre Seigneur, elle a démontré amour éternel
d’une mère. Kipling a magnifié la qualité de cet amour dans son poème intitulé
« Mère, oh ma mère ! »
« Si l’on m’avait pendu sur la haute colline,
Mère, oh ma mère !
Je sais quel amour m’y aurait suivi.
Si je m’étais noyé dans la mer la plus profonde
Mère, oh ma mère !
Je sais quelles larmes auraient coulé pour moi.
Si je m’étais damné corps et âme
Mère, oh ma mère !
Je sais quelles prières m’auraient ramené à la raison
Mère, oh ma mère ! »

La troisième femme dont il est parlé dans notre texte était la sœur de Marie, dont il
est dit ailleurs qu’elle se nommait Salomé, mère des fils de Zébédée (Mc 15.40 ; Mt
27.56). Cette femme avait reçu un sévère reproche de la part de Jésus (Mt 20.20) et
pourtant elle continuait à l’aimer. Cela nous montre que Jésus était capable de faire
des reproches tout en révélant son amour. Cela peut être, pour nous, une leçon sur
la façon de donner ou/et de recevoir un avertissement ou un reproche.

La quatrième femme qui se tenait à la croix était Marie de la ville de Magdala. Le


Seigneur l’avait délivrée de sept esprits mauvais (Lc 8.2) et c’est à elle qu’il est
apparu en premier après sa résurrection (Mc 16.9).

Dans le récit, qui raconte les souffrances que notre Seigneur a endurées pour nos
péchés, nous voyons une suprême démonstration de l’amour maternel, mais aussi
celle de l’amour et de l’intérêt d’un fils envers sa mère. Dans leurs souffrances, ils se
soutenaient mutuellement. C’est l’illustration parfaite de l’amour filial et du
dévouement maternel.

II. PRÈS DE LA CROIX OÙ JÉSUS SE MEURT SE TIENT SA MÈRE

A. Marie a été choisie par Dieu pour une mission unique en relation avec notre salut
(Lc 1.26-35).

B. Dans sa soumission à la volonté de notre Dieu, Marie a manifesté une foi


remarquable, du dévouement et du courage (Lc 1.38).

C. Sa mission pour Dieu incluait beaucoup d’épreuves et de souffrances.


1. Le Christ est né dans les circonstances les plus inconfortables qui soient, et son
berceau était une mangeoire.
2. Il est devenu l’objet de la haine royale et la peur a poussé Marie et Joseph à fuir
vers l’Égypte en exil. Notre Seigneur a, de la sorte, été un enfant déplacé.
3. Au cours de l’enfance de Jésus, Marie et Joseph sont retournés à Nazareth et
Marie gardait toutes ces choses en son cœur.
4. Plus tard, lorsque notre Seigneur a quitté son foyer, Marie était partagée entre
la joie et l’étonnement. Mais la plus grande épreuve de sa foi et de son amour a
eu lieu lorsque, avec horreur, elle a dû assister à la mort honteuse de son fils sur
une croix. Tandis que la foule se moquait de lui, que les brigands le raillaient, que
les prêtres l’injuriaient et que le Sauveur se mourait, sa mère se tenait au pied de
la croix.

III. PRÈS DE LA CROIX AUSSI SE TENAIT LE DISCIPLE BIEN-AIMÉ

Notre Seigneur avait besoin d’amis. Il avait développé des relations étroites et
intimes avec ceux qu’il appelait ses amis et qui, plus tard, sont devenus ses apôtres.
A. Jean était pêcheur jusqu’au jour où il a répondu à l’invitation de Jésus. Il a tout
abandonné pour le suivre (Mt 4.21)
Il est devenu l’un des douze choisis.
Il est intéressant de noter que Matthieu rapporte, qu’après l’agonie du jardin des
oliviers et lors de la passion de Jésus, « tous les disciples l’abandonnèrent et
s’enfuirent » (Mt 26.56).

B. Quelques temps plus tard, Jean est revenu.


Mettons au crédit de Jean, qu’après s’être enfui, il est revenu et s’est tenu près
de la croix alors qu’il y avait du danger à le faire. C’est son amour, sa
reconnaissance et sa sincère préoccupation qui l’ont poussé à ce geste. Et
tandis qu’il se tenait là, il a reçu une mission unique de la part du Seigneur.

IV. LE SAUVEUR SUR LA CROIX

Sur la croix est démontré l’amour suprême de Dieu pour un monde en perdition (Jn
3.16 ; Rm 5.8).

Sur la croix, notre Seigneur a montré au monde son amour suprême pour Dieu, notre
Père (Jn 14.31).

Tandis qu’il souffre sur la croix pour les péchés d’un monde coupable, notre Seigneur
continue à montrer le soin, l’inquiétude et le sens des responsabilités qu’il a envers sa
mère.

A. Notre Seigneur a pris soin de sa mère alors qu’il mourait pour sauver le monde
entier. De cela nous pouvons conclure qu’il n’est pas d’antagonisme entre le fait
de s’occuper du bien-être de ses parents et celui de se donner entièrement et
sans réserve au service de la volonté et des plans de Dieu.

B. Il a pensé à l’avenir de sa mère.


Dans sa vie, il a mis la volonté de Dieu à la première place. Il est mort sur la croix
pour l’accomplir. On ne peut douter que c’était là sa priorité. Mais notre
Seigneur s’est aussi occupé de sa mère.
C. Quand il a vu qu’il ne pourrait plus s’occuper de sa mère personnellement, il l’a
placée entre les mains disponibles les plus à même de le faire.
On peut penser qu’à ce moment-là, ses demi-frères et soeurs l’avaient
abandonné et n’étaient pas d’accord avec ce qu’il faisait et vivait.

D. Le soin, que notre Seigneur a pris de sa mère alors qu’il mourrait sur la croix, nous
révèle que nous ne pouvons faire fi des besoins des membres de notre famille qui
dépendent de nous, sous prétexte de nous occuper des affaires de Dieu.

V. CONCLUSION

Notre Seigneur se préoccupe beaucoup des relations entre les membres d’une
même famille. Il désire que nous fassions preuve d’intérêt et d’amour les uns envers
les autres, que nous nous pardonnions réciproquement et que nous manifestions les
fruits de l’Esprit dans nos relations avec ceux qui nous sont les plus proches et les plus
chers.

Il aimerait que chacun de nous fasse partie de la grande famille de Dieu. Il est mort
pour pardonner nos péchés. Il est ressuscité pour nous donner la vie. Il a envoyé son
Saint-Esprit dans le monde et dans nos cœurs pour que sa présence soit révélée et
devienne réelle dans chaque personne.

Notre Seigneur a assigné une tâche à Jean et il veut vous en donner une qui
apporte de la joie à vous-même et aux autres. Venez à ce Christ aujourd’hui et qu’il
devienne pour vous ce que vous attendez de lui.

VI. ILLUSTRATION

Merci, mon Dieu,


D’avoir feint de ne pas voir
Que l’un de tes anges s’est absenté et de l’avoir conduit vers moi.
Tu devais savoir combien j’aurai besoin de lui, alors
Tu as tourné la tête une minute et tu lui as permis de se faufiler jusqu’à moi.
Parfois je me demande quel nom spécial tu lui as donné.
Moi, je l’appelle « Maman ». – Bernice Maddux

« Qu’on se le dise, les mères, et seulement les mères, sont de meilleures citoyennes
que les soldats qui se battent pour leur pays. La mère qui a réussi, la mère qui a fait
sa part en élevant et en formant correctement ses filles et ses fils – appelés à devenir
les femmes et les hommes de la génération montante – cette mère est d’une
grande utilité à la communauté et occupe, si elle veut bien le reconnaître, une
position plus honorable et plus importante que n’importe quel homme. La mère est
le meilleur atout de la vie de la nation. Elle est, de loin, plus importante que l’homme
d’État, que l’homme d’affaires, que l’artiste ou le scientifique les plus connus. » -
Théodore Roosevelt
1er Sabbat de mars

LA SOIF DE NOTRE SEIGNEUR

Thème du culte

« Quand les ténèbres qui oppressaient l’esprit du Christ se furent retirées, il fut ressaisi
par le sentiment de ses souffrances physiques, et il dit : ‘J’ai soif.’ » - L’Espoir de
l’humanité, p. 817
« Jésus connaissait les besoins de l’âme. Les pompes, les richesses et les honneurs ne
peuvent satisfaire les aspirations du cœur. ‘Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi.’ Les
riches, les pauvres, les grands, les petits, tous reçoivent le même accueil. Il promet de
soulager l’esprit oppressé, de consoler l’affligé et de rendre l’espoir au découragé. »
- L’Espoir de l’humanité p. 481

Pensée du jour

« L’appel que le Christ adressa alors à l’âme assoiffée continue de retentir, avec plus
de force encore qu’au jour où il se fit entendre dans le temple, en ce dernier jour de
la fête. La source est accessible à tous. L’eau rafraîchissante de la vie éternelle est
offerte à ceux qui sont las et épuisés. Jésus continue de s’écrier : ‘Si quelqu’un a soif,
qu’il vienne à moi et qu’il boive.’ ‘Que celui qui a soif, vienne. Que celui qui veut,
prenne de l’eau de la vie gratuitement !’ ‘Celui qui boira de l’eau que je lui
donnerai, n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source
d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.’ Ap 22.17 ; Jn 4.14 » - Idem

Texte biblique

Jean 19.17-30

Plan du sermon

Texte : Jean 19.28

I. INTRODUCTION

En tant que disciples de Jésus-Christ, nous sommes amenés à tourner constamment


nos regards vers lui, notre modèle. Confrontés aux difficultés de la vie, il sera notre
guide et notre leader (Hb 12.2).

Nous avons cherché à prendre conscience de ce que vivait Jésus lorsqu’il était sur la
croix. Nous avons écouté les paroles qui sont tombées de ses lèvres afin de
comprendre ce que Dieu faisait en donnant son Fils, Jésus-Christ.

Nous avons tenté de nous laisser émouvoir par ce grand sacrifice afin que notre
amour pour Dieu grandisse et nous rende reconnaissants envers lui pour le don
merveilleux qu’il nous a fait en Jésus-Christ.
Nous voulons laisser cet acte – le don, par le Seigneur, de sa propre vie – nous
motiver non seulement pour adorer Dieu plus sincèrement, mais aussi pour offrir nos
vies pour le service, afin que le royaume de Dieu puisse faire son entrée dans le
cœur des hommes, ici dans notre propre entourage et jusqu’aux extrémités de la
terre.

Aujourd’hui, nous écouterons notre Seigneur agonisant crier au milieu de ses


souffrances : « J’ai soif ».

II. « J’AI SOIF » D’EAU, À CAUSE DE L’INTENSITE DES SOUFFRANCES

La soif d’eau est la réaction naturelle de celui qui souffre. Remarquons que l’apôtre
Jean note la requête en ayant soin de spécifier que Jésus ne l’a faite qu’après s’être
assuré que tout était accompli. Nous avons là une suprême démonstration du fait
que Jésus était toujours tendu vers son but premier, et une illustration magistrale de
son complet désintéressement. Ce n’est qu’après avoir accompli tout ce qui devait
l’être qu’il s’est permis de faire part de sa soif.

Notre Seigneur avait terriblement souffert en Gethsémané. Il avait été trahi par un
baiser et saisi par des mains brutales. Il avait comparu devant Caïphe, Anne, Pilate
et Hérode, puis avait été renvoyé à la cour de Pilate. Il avait été flagellé par les
soldats. Il s’était évanoui sous le poids de la croix. Depuis trois heures, il était pendu à
la croix, et ce n’est qu’après tout cela que nous l’entendons crier, dans sa
souffrance physique extrême : « J’ai soif ».

C’est parce que notre Seigneur a ainsi souffert qu’il est à même de sympathiser
avec ceux qui souffrent aujourd’hui et de leur apporter de l’aide (Hb 2.18).

III. « J’AI SOIF » DE LA PLEINE RESTAURATION DE SA RELATION D’AMOUR AVEC SON


PÈRE

Nous ne pouvons commencer à comprendre le mystère de la grâce merveilleuse de


Dieu qu’en touchant du doigt le fait que Christ a pris nos péchés et a souffert
comme un pécheur. Paul parle de cela dans sa deuxième épître aux Corinthiens :
« Le Christ était sans péché, mais Dieu l’a chargé de notre péché, afin que, par lui,
nous puissions bénéficier de l’œuvre par laquelle Dieu nous rend justes à ses yeux ( 2
Co 5.21). Notre Seigneur a vécu l’horrible privation de la faveur et de la présence de
Dieu. Il a souffert cela pour que nous puissions profiter de l’assurance de l’amour de
Dieu et de sa présence à toujours (2 Co 8.9).

Nous ne pouvons douter que notre Seigneur avait soif de retrouver sa relation
d’amour avec son Père, relation qu’il avait connue avant la création du monde et le
début de son œuvre rédemptrice (Jn 17.5). Notre Seigneur n’a pas commencé à
exister lors de sa naissance à Bethlehem. Cette naissance n’était que le
commencement de sa mission sur la terre, mission qui allait le mener à cette mort
terrible sur la croix. Il aspirait à retourner vers son Père. C’est ce qui s’est passé le jour
de l’Ascension.

Dans le Sermon sur la Montagne, notre Seigneur a décrit les caractéristiques des
citoyens de son royaume. L’une d’elles n’est-elle pas la soif et la faim de justice ? (Mt
5.6)
Développez-vous votre faim et votre soif de Dieu en étudiant la Bible et en priant ?

Vous pouvez augmenter la soif que votre âme a de l’amitié avec Dieu, en passant
plus de temps dans l’adoration, que ce soit en privé ou en public.

L’absence d’une intense soif de Dieu indique une carence de vie spirituelle, ou l’état
d’esprit malsain d’une personne qui se dit chrétienne.

IV. « J’AI SOIF » DU SALUT D’UN MONDE PERDU

Nous ne voulons pas trop spiritualiser cette déclaration de notre Sauveur et pourtant,
dans ces mots, notre Seigneur dit sa préoccupation constante pour un monde qui a
besoin de lui.

Dieu a tant aimé cette humanité perdue par son péché qu’il a désiré donner son Fils
pour nous.

Le Christ avait tellement faim et soif de sortir les hommes des ténèbres de la mort
spirituelle et de les amener à la lumière de la rencontre avec Dieu qu’il a désiré venir
et donner sa vie en rançon pour nous (Mc 10.45).

À une autre occasion, notre Seigneur s’est décrit lui-même comme un chercheur
venu dans le but de sauver ceux qui étaient perdus (Lc 19.10).

« J’ai soif » d’un partenariat avec des êtres qui agiraient pour le salut des autres.

Au cours de son ministère, notre Seigneur a choisi douze hommes comme


compagnons. Ils sont devenus ses amis, ses collaborateurs, ses partenaires dans la
plus grande entreprise terrestre, celle d’essayer de partager la bonne nouvelle de
l’amour de Dieu pour chaque homme, chaque femme, chaque garçon et chaque
fille dans ce monde.

Plus tard, le nombre augmenta jusqu’à soixante dix.


Au jour de la Pentecôte, ils étaient 120 collaborateurs.
Leur nombre n’a cessé d’augmenter jusqu’à ce jour. Notre Seigneur a faim et soif de
vous voir devenir ses partenaires et ses amis pour accomplir la tâche d’annoncer la
bonne nouvelle de l’amour de Dieu à ceux qui sont dans le besoin et / ou dans la
mort spirituelle. Ce n’est pas seulement des serviteurs qu’il recherche, mais des amis.
Il a besoin de vous en tant que partenaires. La seule solution qu’il a aujourd’hui pour
achever sa tâche, c’est nous.

V. CONCLUSION

Notre Seigneur est plus que désireux de nous combler de ses bénédictions. L’une des
plus belles images de ce désir constant se trouve dans Ap. 3.20.

Notre Seigneur n’attend pas que vous preniez l’initiative, il vient vous chercher et
vous offre les dons du ciel.
Vous pouvez satisfaire la soif de notre Seigneur aujourd’hui en ouvrant la porte de
votre cœur et en le laissant entrer en tant de Seigneur et Sauveur, leader, guide et
assistant.

VI. ILLUSTRATION

« De l’eau ! De l’eau ! » Ce cri aigu et perçant martèle de façon lancinante les


oreilles du visiteur des villes d’Italie. L’homme, qui veut ainsi attirer votre attention,
porte de l’eau sur son dos et des verres dans ses mains pour vous servir ce liquide
rafraîchissant. Dans les rues de Londres, il ne trouverait pas beaucoup de clients,
mais là où les fontaines sont rares et les jours chauds comme un four, son gagne-pain
est assuré par un public qui n’attend que cela. Le marchand d’eau est un vieil
homme déformé par le poids de son fardeau quotidien. Il semble complètement
usé, sauf sa voix qui, de façon perçante et distincte, porte au loin. À notre appel, il
s’est immédiatement arrêté, heureux de déposer son fardeau, et souriant à la
perspective de servir un client. Il a lavé des verres, les a rempli d’eau étincelante, a
reçu son dû avec une gratitude manifeste et a traversé péniblement la place en
criant « De l’eau ! De l’eau ! »

Ce cri, aussi perçant soit-il, résonne doucement aux oreilles des assoiffés, et il en sera
ainsi jusqu’à la fin des âges, car la soif dans les gorges demeurera aussi longtemps.
Cela ne rappelle-t-il pas avec force, l’image favorite du Sauveur, quand il compare
à l’eau vive, la grâce qu’il répand sur tous ceux qui la recherchent avec diligence ?
Comme il ressemble au fidèle prédicateur de la Parole ce vieux marchand d’eau !
Comme il ressemble à celui qui, s’épuisant à porter constamment le fardeau du
Seigneur, crie « De l’eau ! De l’eau !, au milieu de la foule des pécheurs qui doivent
boire, ou mourir. À la place du vieux porteur d’eau italien, nous avons devant nous
un homme de Dieu, dont la voix se fait entendre dans les grands rassemblements,
proclamant la divine invitation : « Celui qui a soif, qu’il vienne aux eaux ! » jusqu’à ce
que ses cheveux blanchissent et que les gens disent : « Oh, ses vieux membres ont
besoin de repos ». Et pourtant, il ne se repose guère, poursuivant sa tâche de
proclamation de la grâce, en ne posant jamais son fardeau jusqu’à ce que son
corps lui-même soit couché, et ne cessant jamais son œuvre jusqu’à ce qu’il cesse
lui-même de vivre. » - C. H. Spurgeon.
2e Sabbat de mars

L’ÉPÉE DE L’ESPRIT

Thème du culte

« Au nom de Dieu, élevez votre étendard pour la vérité et la justice que sont les
commandements de Dieu et la foi de Jésus.
Vous avez besoin, maintenant, de l’armure de la vérité, de l’épée de l’Esprit dont le
tranchant ne s’émoussera jamais, mais qui frayera son chemin à travers le péché et
l’injustice ». ML 3.15

Pensée du jour

« Que votre institut pour jeunes gens soit en guerre contre la moindre attitude qui
porterait en elle le danger d’amener l’âme loin du devoir et de la dévotion à Dieu.
Que soient instaurés des temps de prière, et qu’ils ne les négligent jamais si cela peut
être évité. S’ils se soustraient au devoir de se battre contre les mauvaises habitudes
qu’ils toléraient avant de se dire disciples de Christ, ils deviendront facilement la
proie de Satan. Mais, armés de la Parole de Dieu qu’ils ont précieusement enfouie
dans leur esprit et leur cœur, ils sortiront sains et saufs de toutes les attaques des
ennemis de Dieu et des hommes...

« Qu’ils prennent la Parole de vérité comme conseiller et qu’ils deviennent adroits


dans l’utilisation de ‘l’épée de l’Esprit’. Satan est un général avisé ; mais l’humble et
dévoué soldat de Jésus-Christ peut le vaincre ». ML 3.15

Texte biblique

Éphésiens 6.10-20

Plan du sermon

I. INTRODUCTION

La vie chrétienne est un combat du début à la fin. Nous avons une bataille à gagner
contre le mal. Si nous ne sommes pas engagés dans ce combat, cela semble dire
que nous avons été séduits par la puissance de Satan. Notre apathie et notre
manque d’efforts doivent être secoués afin que nous accomplissions tout de que le
Saint-Esprit voudrait que nous fassions au service de notre Seigneur. Reconnaissons
notre besoin de prêter attention aux avertissements de l’apôtre lorsqu’il dit : « Ne
donnez pas au diable l’occasion de vous dominer » (Ep 4.27).

Nous avons étudié les différentes pièces de l’armure qu’il nous faut utiliser dans notre
combat contre le mal. Paul en fait une application spirituelle pour la vie et le
ministère des disciples de Jésus-Christ. Il a mis en avant l’absolue nécessité de revêtir
l’armure entière. Il est nécessaire de se ceindre de la vérité de Dieu. Il est capital de
mettre la cuirasse de la justice et d’enfiler les sandales du zèle pour accomplir la
volonté de Dieu en tout temps. En plus du casque du salut, nous devons aussi utiliser
l’épée de l’Esprit qui est la Parole de Dieu. Le soldat romain utilisait une épée courte.
Elle était très particulière en ce sens qu’elle était courte et à deux tranchants. Le
soldat pouvait s’en servir pour piquer comme pour couper, pour se défendre
comme pour attaquer. Paul déclare que la Parole de Dieu peut remplir les mêmes
fonctions dans la vie du chrétien.

Paul affirme encore que Dieu a donné à ses enfants ce dont ils avaient besoin pour
pouvoir combattre avec succès dans les batailles spirituelles. La première grande
vérité qu’il met en avant dans ce texte est que Dieu nous a donné le Saint-Esprit.
Celui-ci demeure en nous. L’outil qu’il utilise pour que nous puissions accomplir les
plans de Dieu est la Parole divine. Négliger ou ignorer les enseignements de cette
Parole dans notre vie journalière semblerait aussi dépourvu de sagesse que le serait
un soldat partant au combat sans ses armes.

II. JOSUÉ OU LA VOIE DU SUCCÈS (Josué 1.8)

Quand Josué a pris la tête des douze tribus d’Israël, Dieu lui a précisé qu’il ne
trouverait la voie du succès et de la prospérité que s’il prêtait constamment
attention à la loi de Dieu.
Il devait méditer la loi nuit et jour.
Il devait soigneusement appliquer les enseignements de la loi.
Il a reçu la promesse de la réussite et de la prospérité s’il prêtait attention à la
Parole de Dieu.
Les conseils que Dieu a donnés à Josué sont encore valables de nos jours.

III. LE PSALMISTE MONTRE LE CHEMIN DU BONHEUR (Psaume 1.1-3)

Le psalmiste décrit l’homme idéal, à la fois heureux et couronné de succès, comme


étant celui qui évite de prendre la voie des méchants et qui se délecte de la loi du
Seigneur nuit et jour. L’homme qui emplit ainsi son esprit et son cœur des grandes
vérités de Dieu est comme un arbre planté près d’un cours d’eau. Son feuillage ne
perd jamais sa fraîcheur. Tout ce que fait cet homme est réussi.

Un chrétien, aujourd’hui, ne peut faire l’expérience du succès et du bonheur s’il


néglige les clairs enseignements de la Parole de Dieu.

IV. NOTRE SEIGNEUR ET SA VICTOIRE SUR SATAN (Matthieu 4.1-11)

Au cours des grandes tentations que notre Seigneur a vécues au début de son
ministère publique, nous découvrons qu’il s’est servi de l’épée de l’Esprit pour vaincre
Satan. À chaque attaque, les grandes vérités concernant Dieu lui revenaient à
l’esprit et le fortifiaient, le soutenaient, le conseillaient et le guidaient. Le psalmiste
avait dit : « Dans mon cœur je conserve tes instructions pour ne pas être coupable
envers toi ». (Ps 119.11)
Dans les grandes crises que notre Seigneur a traversées au cours de sa vie, sa
connaissance des écrits de l’Ancien Testament lui a donné la force et l’aide dont il
avait besoin. Au milieu des souffrances qu’il endurait sur la croix, il citait encore les
Écritures.
C’est pendant son enfance que notre Seigneur avait étudié les Écritures à la
synagogue. Il en avait mémorisé les grandes vérités. Il nous faut suivre son exemple si
nous voulons mettre quelque chose à la disposition de l’Esprit saint quand nous
devons faire face à des difficultés ou à des opportunités.

Les ordinateurs modernes sont de remarquables mécanismes. Ils ont un potentiel


pratiquement infini pour ceux qui savent les utiliser. Ces outils fantastiques ne sont
limités que par la quantité d’informations qui leur a été fournie. Ils possèdent la
capacité de stocker ces informations et ensuite de les ressortir selon les désirs de
l’opérateur. Mais le plus grand ordinateur existant n’est pas celui que la science
moderne a créé, mais bien le cerveau humain. Quand nous ‘stockons’ les grandes
vérités concernant Dieu dans notre mémoire, nous les plaçons dans une ‘banque de
données’ spirituelle. Le Saint-Esprit, dans son rôle d’opérateur, sera capable de nous
remettre en mémoire ce dont nous aurons besoin au bon moment, à condition que
nous ayons enregistré les informations spirituelles auparavant.

Il ne suffit pas d’avoir un grand respect pour la Parole de Dieu.


Il ne suffit pas de croire en l’inspiration de l’Écriture sainte et de faire de
remarquables déclarations concernant la Bible.
Il nous faut reconnaître et tenir compte de son autorité quand elle nous transmet les
messages de Dieu pour le temps présent.

V. LA FONCTION DES SAINTES ÉCRITURES

A. Les Écritures sacrées révèlent la nature de Dieu et la voie du salut par Jésus-Christ
(2 Tm 3.15).
B. Les Écritures sacrées prodiguent des conseils qui font autorité pour agir selon le
bon plaisir de Dieu (2 Tm 3.16).
1. Elles sont profitables pour l’enseignement.
2. Elles sont profitables pour la réprimande.
3. Elles sont profitables pour la rectification.
4. Elles sont profitables pour instruire dans la justice.
C. Les Écritures sacrées équipent le croyant réceptif pour un service porteur de fruits
(2 Tm 3.17).

VI. CONCLUSION

Souhaitez-vous recevoir quelques suggestions concernant la manière de vous servir


de l’épée de l’Esprit à la gloire de Dieu ?

1. Lisez la Parole de Dieu tous les jours. Programmez un moment de votre journée
pour cela.
2. En lisant, écoutez attentivement la voix de Dieu qui parle à votre cœur.
3. Demandez à Dieu de vous guider et de vous aider afin que vous compreniez
ce qu’il a à vous dire.
4. Obéissez avec respect aux grandes vérités de la Parole de Dieu.
5. Communiquez-les aux autres.
6. Recherchez les promesses sur lesquelles vous pourrez vous appuyer.
7. Étudiez les commandements pour pouvoir y obéir.
8. Recherchez les exemples à suivre.
9. Apprenez quels péchés vous devez abandonner et ceux que vous devez éviter.
10. Recherchez les solutions aux problèmes que vous rencontrez dans votre vie
journalière.
Saisissez-vous de l’épée de l’Esprit qui est la « Parole de Dieu ».

VII. ILLUSTRATION

« Quand nous manquons de sagesse ce n’est pas parce qu’il manque des pages à
la Parole de Dieu, mais parce que nous n’avons pas lu tout ce qui se trouve dans
celles que nous avons déjà. Nous n’avons pas besoin d’un autre livre, mais de mieux
prêter attention à celui que nous possédons ; nous n’avons pas besoin de plus de
connaissances mais d’une meilleure vision de ce qui a déjà été révélé en Jésus-
Christ. » - Eugène H. Peterson dans « Message vivant ». Christianity Today, vol. 40. n° 7.

« Le meilleur des sermons est celui qui est plein de Jésus-Christ ».


Un pasteur gallois, prêchant dans la chapelle de mon cher frère, Jonathan George,
disait que Christ est la somme et l’essence de tout l’Évangile, et il fit une petite
diversion en racontant cette histoire :
« Un jeune homme avait prêché en présence d’un vénérable ecclésiastique. À la
suite de son sermon, il vint auprès de lui et, stupidement, lui demanda : ‘ Que
pensez-vous de mon sermon, monsieur ?’ ‘Un très pauvre sermon, en fait’ répondit le
vieil homme ‘car Christ n’y était pas. Savez-vous, jeune homme, que de chaque
petit hameau, de chaque village et de chaque ville, une route va vers Londres ?’
‘Oui’ dit le jeune homme.
‘Bien’, dit l’ecclésiastique. ‘ Alors, sachez qu’ainsi, de chaque texte des Écritures, une
voie va vers leur métropole qui est Christ. Et, cher frère, quand vous prenez un texte,
votre rôle est de vous demander : Bien, où se trouve le chemin qui va à Christ ? Puis,
vous préparez votre sermon en cheminant vers cette métropole qu’est Christ. Quant
à moi, si j’étudie un texte et n’y trouve pas cette voie, je la crée. Je traverserai haies
et fossés, mais j’irai jusqu’à mon maître. Car un sermon est bon à jeter à la poubelle si
l’on n’y trouve pas la saveur de Christ.’ » - Charles H. Spurgeon
3e Sabbat de mars

Prier pour une mobilisation spirituelle totale

Thème du culte

« Lorsque vous vous réveillez le matin, mettez-vous à genoux et demandez à Dieu la


force de remplir les devoirs de la journée et d’affronter les tentations. Demandez-lui
de vous aider à mettre, dans votre travail, la douceur du caractère de Christ.
Demandez-lui aussi de vous aider à dire les mots qui donneront de l’espoir et du
courage à ceux qui vous entourent et vous rapprocheront du Sauveur. » - SD 200

Pensée du jour

« Si nous voulons développer un caractère acceptable aux yeux de Dieu, nous


devons prendre des habitudes correctes dans notre vie religieuse. La prière
journalière est aussi essentielle pour notre vie spirituelle et notre croissance en grâce
que l’est la nourriture pour notre bien-être physique. Nous devons nous accoutumer
à élever souvent nos pensées vers Dieu par la prière. Si notre esprit se met à errer,
nous devons nous re-concentrer ; par nos efforts persévérants, les bonnes habitudes
deviendront de plus en plus faciles à prendre. Même pour un seul moment, nous ne
pouvons être en sécurité loin de Christ. Il sera présent à chacun de nos pas, mais
seulement si nous remplissons les conditions qu’il a lui-même fixées. » - MYP 114.4
« La religion doit devenir la chose la plus importante de notre vie. Tout doit lui être
subordonné. Notre corps, notre âme et notre esprit doivent être engagés dans la
lutte chrétienne. Nous devons regarder à Christ pour obtenir force et grâce ; alors
nous pourrons avoir la victoire aussi sûrement que Jésus est mort pour nous... » - MYP
114, 115

Texte biblique

Éphésiens 6.18-20

Plan du sermon

Texte : Ep 6.18

I. INTRODUCTION

Celui qui affirme être disciple du Christ doit gagner une bataille et vaincre un
ennemi. Le diable cherche constamment à infliger une défaite à celui qui dit avoir
foi en Jésus-Christ et qui décide de faire la volonté du Seigneur.

Le chrétien doit revêtir toute l’armure de Dieu s’il veut tenir contre les assauts du
diable. Chaque élément de l’armure a une grande signification et ne doit pas être
négligé.

L’apôtre, un vétéran qui avait eu bien des conflits avec Satan, apporte ses
suggestions et souligne l’importance d’être toujours en prière si nous voulons faire
constamment la volonté de Dieu et résister au diable. Certains pensent que la prière
est un élément complémentaire de l’armure. Mais nous pensons que la prière doit
être conçue comme un moyen de communication entre le soldat et son
commandant. Par la Parole de Dieu, le général parle au soldat. Par la prière, le
soldat demeure en contact avec son général.

II. LA NÉCESSITÉ DE LA PRIÈRE

Dans toute campagne militaire, il est absolument nécessaire que la communication


passe bien entre les quartiers généraux et les simples soldats qui doivent gagner la
bataille. Les généraux doivent pouvoir faire passer les ordres et les soldats doivent
pouvoir les recevoir.

Paul met l’accent sur la nécessité absolue de prier, car la prière n’est pas
simplement le moyen par lequel nous passons commande des armes nécessaires au
conflit. La prière est un dialogue entre Dieu le Père et son enfant nécessiteux. La
prière est un dialogue entre le commandant et le soldat sur le terrain. C’est au cours
de la prière que Dieu révèle sa volonté, donne ses conseils et dit les paroles
d’encouragement dont nous avons besoin. C’est aussi par la prière que nous avons
la possibilité de parler personnellement à notre Père de nos peurs, de nos doutes, de
nos blessures et de nos aspirations.

Celui qui essaie de vivre, ne serait-ce qu’un seul jour, sans prier est comme un soldat
partant à la bataille sans moyen de communication avec son commandant. Nous
n’avons pas les moyens de résister à l’ennemi, ni de vaincre le mal qui est en nous et
autour de nous, si nous négligeons la prière.

III. LES DIVERSES PRIÈRES

« Avec des prières et des supplications ». Nous avons beaucoup d’occasions de prier
et il existe diverses prières à offrir à Dieu. Chaque expérience, chaque phase de la
vie peut être l’occasion d’offrir une prière appropriée.

« Priez en toute occasion » dit Paul. Cela sous-entend que nous pouvons prier dans
notre jeunesse, dans les difficultés de la maturité et encore quand nous arrivons au
terme de notre vie. Nous pouvons prier lorsque nous sommes faibles et quand nous
sommes forts ; quand nous triomphons et quand nous défaillons. La pratique de la
prière ne se limite pas à certaines périodes et ne doit pas être liée à nos sautes
d’humeur.

Quand Paul écrit à Timothée, il parle de quatre formes différentes de prière :


A. Les supplications – Nous pouvons humblement implorer la miséricorde et la grâce
de notre Dieu.
B. Les prières – de confessions ou de demandes concernant nos besoins personnels
sont toujours d’une importance primordiale.
C. Les intercessions – Notre Seigneur a dit à ses disciples de prier Dieu en l’appelant
« notre Père ». Dans le ‘Notre Père’, nous remarquons l’emploi du pronom pluriel,
ce qui implique que nous devons intercéder les uns pour les autres.
D. Les actions de grâce – À chaque occasion, l’action de grâce est toujours
appropriée (Ph 4. 6,7). Nous pouvons remercier Dieu pour sa bonté passée, pour
ses bénédictions présentes, et pour sa nature immuable et ses projets à venir.
En citant les diverses prières (1 Tm 2.1) Paul recommande à Timothée, et à ceux qui
sont avec lui, de prier pour tous les hommes et en particulier pour les autorités et
ceux qui ont des responsabilités.

Jésus, quant à lui, avait pris l’habitude de se retirer dans un lieu désert pour prier.

IV. LES OCCASIONS DE PRIER

« Priez en tout temps par l’Esprit ». Nous sommes encouragés à croire que la prière est
toujours une réaction appropriée et qu’elle doit être pratiquée avec l’assistance du
Saint-Esprit.

Il n’est aucune occasion où la prière est quelque chose d’inopportun. Cependant,


nous devons reconnaître que l’apôtre ne nous suggère pas de passer tout notre
temps à genoux. Il est plutôt question d’être en communication constante avec
Dieu, ayant laissé notre « récepteur » allumé afin de pouvoir l’entendre. C’est dans
une telle harmonie avec la volonté de Dieu que nous pourrons jouir d’un accès
immédiat à la salle du trône pour présenter nos requêtes ou exprimer notre
reconnaissance.

La prière nous met en contact avec Dieu. Elle ouvre les écluses qui permettront au
flot des bénédictions de se déverser dans nos cœurs et dans nos vies.

La prière nous met en contact avec la puissance de Dieu tout comme le


basculement d’un interrupteur établit un circuit qui permet au courant électrique
d’allumer l’ampoule. Dans toutes les circonstances de la vie, dans tous nos besoins,
nous pouvons nous servir du privilège de la prière, avec l’appui du Saint-Esprit.

A. L’Esprit crée en nous un cœur enclin à la prière.


Il cherche à susciter en chaque enfant de Dieu l’aspiration à la communion avec
son Père céleste.

B. L’Esprit nous donne des conseils concernant la teneur de nos prières (Rm 8.26).

C. L’Esprit s’identifie lui-même à nous jusqu’à intercéder à notre place selon la


volonté de notre Père (Rm 8.27).

V. LES OBJECTIFS DE LA PRIÈRE

« Priez aussi pour moi, afin que Dieu me donne les mots justes quand je vais parler, et
que je m’exprime avec assurance pour faire connaître le secret de la Bonne
Nouvelle ». (Ep 6.19b)

Le but de la prière n’est pas de nous permettre d’être les ‘préférés’ de Dieu qui
s’attendent à recevoir des ‘gâteries’ de sa part. Dieu le Père nous traite tous comme
ses ‘chouchous’. Chacun de nous a le même accès à sa présence.

L’objectif de la prière est de faire que nous grandissions et que nous devenions ce
que doivent être les enfants de Dieu, des serviteurs.
La prière est le moyen divinement prévu par lequel nous réclamons ce qui nous est
nécessaire pour faire la volonté de Dieu et accomplir son œuvre dans le monde.

A. Il est de bon ton de prier pour nous-mêmes afin que Dieu puisse se servir de nous
pour édifier son Église et étendre son royaume.

B. Il nous faut aussi constamment nous souvenir de prier pour ceux qui sont au service
de Dieu et de son peuple et qui cherchent à faire la volonté de leur Maître.

C. Nous devons tout particulièrement prier pour nos dirigeants qui occupent des
postes à responsabilité et dont les décisions affectent la destinée et le bien-être
de chacun de nous (1 Tm 2.2).

VI. LA PERSISTANCE DANS LA PRIÈRE

Il nous est aussi dit d’être « vigilants et continuellement fidèles », et de prier pour tous
les membres du peuple de Dieu. Ce qui veut dire que nous devons prendre
l’habitude de prier et ne pas nous relâcher, d’être vigilants à chaque instant pour
savoir reconnaître le besoin des autres et les présenter continuellement devant le
trône de Dieu.
A. Jour après jour, nous devons présenter les membres de notre famille devant le
trône de grâce.

B. Présenter les dirigeants de notre pays devant le trône de grâce.


Chaque élu, chaque officiel est impliqué dans le bien-être de chacun de nous.
Chacun d’eux peut faire des erreurs de jugement. Il nous faut prier pour qu’ils
aient une foi sincère et une véritable intégrité. (1 Tm 2.2)

C. Nous devons prier pour nos dirigeants spirituels ( Ph 1.19 ; Ep 6.19).


Et il nous faut nous présenter nous-mêmes devant le trône de grâce, et
journellement mettre nos vies sous le ‘projecteur’ de sa présence (Mt 6.6).
Les plus grands effets que produit la prière sont intérieurs et spirituels. Quand nous
laissons Dieu agir en notre faveur, nos vies sont imprégnées des valeurs de son
royaume.

VII. CONCLUSION

Le chrétien ne peut être vainqueur du mal s’il néglige le moment particulier de la


prière. Collectivement, une congrégation doit prier pour que les efforts conjugués de
ses membres ne soient pas anéantis par le diable.

Le Saint-Esprit est notre guide. Laissons-le nous conseiller au cours de nos dialogues
avec Dieu, tandis que nous oeuvrons avec lui pour vaincre le mal et devenir les
personnes que Dieu désire que nous soyons.

VIII. ILLUSTRATION

« Il est bien de faire, de la prière, la première occupation du petit matin et la


dernière du soir. Évitez soigneusement les pensées trompeuses qui disent : ‘Dans une
heure je me mettrai à prier ; il me faut d’abord faire ceci, ou cela.’ Car, avec de
telles pensées, l’homme abandonne la prière au profit de l’action. Cette dernière le
prend et l’empêtre tellement que le jour finit sans qu’il ait trouvé le temps de prier. » -
Martin Luther

« Après leur long et douloureux exil à Babylone, les Israélites ont obtenu la liberté de
retourner dans leur pays. Encouragés par Néhémie, ils ont commencé à reconstruire
les murs de Jérusalem. Cela a éveillé l’hostilité des populations païennes d’alentour
qui ont menacé de détruire ce qu’ils avaient fait. Le peuple d’Israël a pris deux
décisions : prier Dieu, et poster des gardes le jour et la nuit. Tout en demandant à
Dieu sa protection et son aide, ils ont fait ce qu’ils pouvaient. Ils savaient que la
prière n’était pas faite pour esquiver ses responsabilités. Elle n’est pas un raccourci
pour arriver au succès sans effort. » - Ron Klug, Bible Readings on Prayer. Christianity
Today, vol. 30, n° 6.
Voir 1 Co 3.9 ; Ag 2.4 ; Ne 4.13-14.
4e Sabbat de mars

LES VŒUX DE DIEU

Thème du culte

« Un avertissement fut ainsi donné à tous les chrétiens de cette époque, et à tous
ceux qui, dans la suite, se réclameraient de ce nom. Ils sauraient que Dieu exige
qu’on s’acquitte fidèlement de ses vœux. » - Témoignages pour l’Église, vol. 1, p. 624.

Pensée du jour

« Celui qui connaît la fin dès le commencement a mis à notre disposition ce qu’il faut
pour affronter les attaques de Satan. Et il accomplira sa parole d’âge en âge pour
son serviteur fidèle. Cette parole est sûre et certaine ; rien ne peut en disparaître. Si
les hommes se mettent sous la protection de Dieu, sa bannière sera pour eux une
forteresse imprenable. Il fera la preuve que sa parole ne peut être prise en défaut.
Sa lumière brillera dans les ténèbres jusqu’au point du jour. Lui, le Soleil de justice se
lèvera, portant la santé dans ses rayons...
Votre œuvre consiste à coopérer avec Christ afin que votre être parvienne, en lui, à
sa complétude. En étant uni à lui par la foi, en croyant en lui, en le recevant, vous
devenez une part de lui-même. Votre caractère devient sa gloire révélée en vous. »
- Manuscript 44, 1897. – RC 129

Texte biblique

Psaume 116.12-19

Plan du Sermon

Psaume 116.14

I. INTRODUCTION

Nous sommes les destinataires de nombreux vœux. Certains d’entre eux sont écrits
tandis que d’autres ne le sont pas. La stabilité de toute notre société dépend de
vœux qui sont émis et reçus.

La profession médicale émet le vœu de nous traiter avec le meilleur savoir-faire


possible. Les grands hôpitaux veulent être disponibles 24 heures sur 24 et chaque jour
de la semaine pour accueillir les urgences.

La police a fait vœu de faire tout ce qu’il faut pour la protection des citoyens.
Les pompiers de nos villes restent constamment en alerte pour éteindre les incendies.
Les militaires s’engagent, sous l’autorité de leurs commandants, à protéger le pays
contre des envahisseurs éventuels et contre une anarchie intérieure.

Dans le mariage, l’homme et la femme ont fait le vœu d’enrichir la vie l’un de l’autre
et de s’offrir la sécurité et le soutien mutuel.
Il est des vœux non écrits entre parents et enfants.
Il y a des vœux écrits ou non écrits dans le monde des affaires qui stabilisent
l’économie et créent la confiance entre vendeur et acheteur.
Si, soudain, tous ces vœux étaient rendus caduques, ce serait le chaos le plus total
dans chaque domaine de la vie.
C’est par les vœux que nous formons que nous établissons notre identité et que nous
démontrons notre intégrité.
Par vœux, nous prenons des engagements concernant ce que nous voulons faire ou
ne pas faire. Par eux, nous nous positionnons et faisons savoir aux autres ce que nous
attendons de nous-mêmes.
Mais nous faisons aussi l’expérience de voir certaines personnes émettre des vœux
tout en n’ayant pas l’intention de remplir leurs engagements. Cela nous rend
prudents.
Il y a toujours un risque à prendre en compte les vœux de quelqu’un d’autre. La vie
par la foi est une vie où l’on découvre les vœux de Dieu et où l’on fait confiance à
sa fidélité.

II. NOTRE DIEU A FAIT LE VŒU DE NOUS AIMER D’UN AMOUR ÉTERNEL.

Vous pouvez compter sur lui. Dans le contexte de son amour éternel et de sa grâce,
il a choisi de s’occuper de vous.

III. NOTRE DIEU A FAIT LE VŒU DE NOUS PARDONNER NOS PÉCHÉS ET DE NOUS
RENDRE PURS. (Es 1.18 ; 1 Jn 1.7).

Le souci premier de Dieu n’est pas de nous punir de nos péchés. Il veut, au contraire
pardonner.

Si nous voulons reconnaître la nature destructrice du mal et changer d’attitude


intérieure profonde pour l’amener à être en conformité avec la pensée de Dieu,
nous ferons l’expérience du pardon qui purifie car il est entier, gratuit et éternel.

IV. NOTRE DIEU A FAIT LE VŒU DE SAUVER TOUS CEUX QUI VIENNENT À JÉSUS-CHRIST
(Mt 1.28-30)

Notre Seigneur accueille tous ceux qui viennent à lui. À ses yeux, personne n’est un
cas désespéré. Le riche, le pauvre, celui dont la positon est élevée ou l’homme
simple, l’éduqué comme l’illettré, tous sont invités.

Si un homme ne connaît pas encore une relation d’amour avec Dieu, c’est qu’il
n’est pas encore venu à Christ par la foi.

V. NOTRE DIEU A FAIT LE VŒU D’OEUVRER POUR LE BIEN DE TOUS CEUX QUI L’AIMENT
(Rm 8.28)

Il y a beaucoup de choses tragiques, tristes et décevantes dans cette vie. Il est des
moments où le ciel semble s’effondrer sur nos têtes et où la terre semble se dérober
sous nos pieds. La douleur, les souffrances amènent parfois les gens à se poser des
questions au sujet de l’amour et de la puissance de Dieu.

L’auteur inspiré ne cherche pas à résoudre le problème de la souffrance, mais il veut


nous donner l’assurance que ce Dieu d’amour est à l’œuvre dans toutes les
situations et les circonstances de la vie pour le bien de ceux qui l’aiment et ont
confiance en sa grâce agissante.

VI. NOTRE DIEU A PROMIS DE RICHES BÉNÉDICTIONS À CEUX QUI LUI FONT
SUFFISAMMENT CONFIANCE POUR DONNER LEUR DÎME (Ma 3.10)

Notre Dieu n’est pas un indigent. Ce n’est pas un mendiant, ni un voleur. Et, en
définitive, il ne dépend de nous d’aucune façon.

Si ce que nous venons de dire est vrai, pourquoi Dieu nous demande-t-il de lui
apporter nos dîmes ? Est-il possible que Dieu cherche à nous faire découvrir une des
plus grandes joies de la vie : la joie de donner ? Est-il possible qu’au moyen de ce
commandement, Dieu cherche à nous élever au-dessus des choses matérielles ?

Dieu cherche-t-il à nous enseigner qu’il existe autre chose que le matérialisme et que
nous pouvons laisser la vie spirituelle envahir notre gestion économique ? Le fait-il au
moyen du commandement de la dîme ?

Il ressort de cela que, si nous arrivons à faire confiance à Dieu sur le plan matériel,
nous pourrons lui faire davantage confiance dans le domaine spirituel. Quand nous
coopérons avec Dieu, nous recevons ses bénédictions.

VII. NOTRE DIEU A CHOISI DE RECOMPENSER CEUX QUI APPRENNENT L’ART DE PRIER ET
QUI LE PRATIQUENT (Mt 9.9)

On dit que la prière est une science qui s’apprend et que Jésus-Christ en est le
professeur. Cette partie du Sermon sur la montagne illustre parfaitement cette vérité
(Mt 6.5-13).

Quand nous négligeons la mise en pratique des enseignements de notre Seigneur


au sujet de la prière, nous passons à côté de riches bénédictions.

VIII. NOTRE SEIGNEUR A FAIT LE SERMENT DE RÉCOMPENSER SES SERVITEURS FIDÈLES


LORSQUE NOUS ENTRERONS DANS LES DEMEURES ÉTERNELLES (Jn 14.1-3 ; Ap 22.12)

La vie éternelle est un don de Dieu. Le ciel n’est pas une récompense mais un don
de notre Père céleste à ceux qui ont reçu Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur.

Mais quand nous serons entrés dans notre demeure céleste, à la fin de toutes
choses, notre Seigneur nous versera avec bonheur ce qu’aura mérité notre service
fidèle.

Vous pouvez en être sûrs, Dieu récompensera ses fidèles serviteurs.

IX. CONCLUSION

Dieu a fait bien des vœux en notre faveur. Il est temps maintenant que nous en
fassions pour lui. Faisons le vœu de lui faire confiance en tout temps et en toutes
circonstances, persuadés qu’il fera ressortir du bien de toutes les situations.
Faisons le vœu de prendre davantage en compte la Parole de Dieu dans notre vie
journalière. Régalons-nous du pain de vie et buvons à la fontaine d’eau vive en
étudiant notre Bible chaque jour.

Faisons le vœu de donner au culte en commun toute sa valeur et d’œuvrer pour


notre Église.

Faisons le vœu de permettre à Dieu de contrôler nos finances et qu’il soit le Seigneur
de tout ce que nous avons.

Le Dieu, qui a fait des vœux en notre faveur, nous aidera à émettre des vœux qui
mettront nos vies en conformité avec sa volonté.

X. ILLUSTRATION

« Jour après jour, à part Dieu, tout change » - Charles Kingsley (1819-1875)
« Nous sommes inconstants, mais cela n’affecte pas Dieu ; changeants, mais cela ne
modifie rien en lui. Quand nous sommes agités, lui reste calme et serein ; quand nous
sommes mesquins, égoïstes, découragés et abattus, il demeure l’inaltérable ‘Je Suis’.
Il est le même, hier, aujourd’hui et pour toujours, celui en qui il n’y a pas l’ombre d’un
changement ni d’une variation. Ce que Dieu est et demeure, et non ce que nous
ressentons de lui à tel ou tel moment, voilà notre espérance. » - Frederick William
Robertson (1816-1853)

« Quelle paix, pour le chrétien, que de réaliser que notre Père céleste n’est jamais
autre que lui-même. Quand nous venons à lui, quel que soit le moment, jamais nous
n’avons besoin de nous demander de quelle humeur il est. Il est toujours à l’écoute
de nos détresses et de nos besoins, tout comme de nos manifestations de foi et
d’amour. Il n’exige pas que nous venions aux heures de bureau et ne met pas à part
des moments où il ne veut voir personne. Jamais il ne change d’avis sur rien.
Aujourd’hui, en ce moment, il ressent pour ses créatures, pour les bébés, pour les
malades, pour ceux qui sont tombés, qui ont péché, exactement les mêmes
sentiments que lorsqu’il a envoyé son Fils bien-aimé dans le monde pour qu’il meure
pour l’humanité. »- A. W. Tozer (1897 -1963)
5e Sabbat de mars

UN DIEU QUI COMPREND

Thème du culte

« Jeunes et vieux doivent apprendre à considérer Dieu comme celui qui guérit, qui
sympathise, qui comprend leurs besoins et qui ne fera jamais d’erreur. » - SD 268.

Pensée du jour

« Le Seigneur lit au fond des cœurs et comprend les motivations et leurs objectifs. ‘ La
prière du juste fait ses délices ‘. Il ne tardera pas à écouter ceux qui lui ouvrent leurs
cœurs, sans orgueil, mais en ressentant sincèrement leur grande faiblesse et leur
indignité. » - 4T 534

« Dieu est un Dieu de vérité. La miséricorde et la justice sont ses attributs. C’est un
Dieu d’amour, de pitié et de tendre miséricorde. C’est ainsi qu’il s’est présenté dans
son Fils, notre Sauveur. C’est un Dieu patient et longanime. Si tel est l’être que nous
adorons et auquel nous voulons ressembler, alors nous servons le Dieu véritable. » - 5T
173

« Dieu est la source de toute sagesse. Il est, à l’infini, sage, juste et bon... ‘Que
l’homme sage ne se vante pas d’être sage !... qu’il se vante plutôt d’être capable
de me connaître et de savoir que moi, le Seigneur, j’agis avec bonté, justice et
loyauté sur la terre.’ Jr 9.22.23 » - CT 66

« Dieu ne vous a pas abandonné ; il a toujours de l’amour pour vous. J’ai vu que
vous deviez avoir confiance en lui, comme un enfant se réfugiant dans les bras de sa
mère. Dieu est miséricordieux et bon, plein de tendre pitié et de compassion. Il n’a
pas détourné sa face de vous. » - 2T 318

Le Dieu que nous servons est longanime ; « Les bontés du Seigneur ne sont pas
épuisées, il n’est pas au bout de son amour. » Lm 3.22

Texte biblique

Luc 15.1, 2

Plan du sermon

I. INTRODUCTION

Luc, en faisant ressortir le côté humain de la nature de Jésus, est en train de dire :
« Nous avons un Dieu compréhensif ». Matthieu insiste sur la messianité du Christ ;
Marc sur sa serviabilité, mais Luc, un médecin qui s’impliquait dans le soulagement
de la souffrance humaine, a choisi d’insister sur la nature humaine de Jésus. Il
souhaitait que l’humanité souffrante sache que nous avons un Dieu qui comprend.
Le nom de Luc n’apparaît que trois fois dans le Nouveau Testament, mais pas une
seule fois dans l’un ou l’autre des livres qu’il a écrits. Dans Colossiens 4.14, il est
appelé « le médecin bien-aimé », dans Philémon 24, Paul dit qu’il fait partie de ses
compagnons de travail, et dans 2 Timothée 4.11, il se tient auprès de Paul au cours
des sombres heures qui précèdent son martyre. En tout cela la vie de Luc montre à
l’évidence qu’il voyait en Christ « un Dieu qui comprend ».

Qui que nous soyons, où que nous vivions, quoi que nous ayons fait, le message que
Luc nous fait parvenir c’est qu’en Jésus-Christ nous avons un Dieu compréhensif.
Dans mes recherches sur ce que Luc dit à ce sujet dans les vingt-quatre chapitres de
son évangile, j’ai essayé de résumer ses déclarations en trois points :

II. DIEU COMPREND CE QUE SIGNIFIE ÊTRE HUMAIN PARCE QU’IL L’A ÉTÉ

« Tu vas devenir enceinte et tu mettras au monde un fils que tu nommeras Jésus » (Lc
1.31).

À part le fait d’avoir été conçu par le Saint-Esprit, Jésus est né comme n’importe
quel autre être humain. Il a grandi dans l’utérus d’une femme, comme tout le
monde. L’aspect physique de sa naissance a été identique à n’importe quelle autre
naissance humaine.

Ce n’était pas un Messie adulte tombé du ciel. Sa naissance était une naissance
naturelle, suivie d’une croissance naturelle et d’un développement naturel. Oh oui, il
était divin, mais plus encore, il était humain.

« Le Fils de l’homme » - Ce titre est utilisé vingt-trois fois dans le récit de Luc pour
insister sur l’humanité de Jésus. C’était sa façon favorite de se désigner lui-même.
Quoi que ce titre puisse vouloir dire d’autre, il affirme que Christ était humain – qu’il
fait partie de l’humanité et qu’il nous comprend.

« Le Fils de l’homme n’a pas un endroit où il puisse se coucher... » Lc 9.58


« Le Fils de l’homme a le pouvoir sur la terre de pardonner les péchés. » Lc 5.24
« Le Fils de l’homme est venu, il mange et boit... » Lc 7.34
« Le Fils de l’homme est maître du Sabbat. » Lc 6.5
« Le Fils de l’homme va être livré entre les mains des hommes » Lc 9.44
« Le Fils de l’homme viendra à l’heure que vous ne pensez pas. » Lc 12.40

Les dix sept autres références concernant le « Fils de l’homme » confirment que notre
Dieu est un Dieu qui comprend ce que humain veut dire, car il était humain.

W.T. Conner déclare qu’il semble étrange que quelqu’un puisse mettre en question
l’humanité de Jésus. Théoriquement, peu l’ont fait. Les ‘Docetics’ croient que le
corps de Jésus n’était pas réel. Ils estiment qu’il n’était que Dieu apparaissant sous
une forme humaine. Plusieurs théologiens ont tellement mis l’accent sur la divinité du
Christ, et admis l’idée qu’il y a un grand gouffre entre Dieu et l’homme qu’ils nient
pratiquement la nature humaine de Jésus. Or, ce n’est pas la réalité. En s’appuyant
sur les faits racontés dans le Nouveau Testament au sujet de la vie de Jésus,
personne ne peut sérieusement mettre en question l’humanité du Christ.
En tant qu’homme, Jésus a été soumis aux lois de la croissance et du
développement. Luc nous dit qu’il « grandissait de corps, progressait en sagesse et
se rendait agréable à Dieu et aux hommes ». Cela semble être une croissance
humaine normale.

A. Ses tentations ont été humaines


Quand, dans la nuit où il fut livré, Jésus dit à ses disciples : « Priez afin de ne pas
tomber dans la tentation » (Lc 22.40), il savait de quoi il parlait !
Son ministère n’a-t-il pas commencé par une série de tentations ? (Lc 4.1-13). Et
cela n’a jamais cessé. Satan s’est acharné sur lui jusqu’à son dernier souffle sur la
croix.
Ses combats, ses tentations étaient réels. Sa lutte contre le mal n’était pas simulée.
Nous faisons parfois l’erreur de penser qu’il ne peut être de tentation s’il n’y a rien
de vil ou de mauvais dans nos vies. Ceci n’est pas juste.
La tentation de satisfaire son appétit physique était réelle ! (Du pain)
La tentation de se détourner de la volonté de son Père pour gagner le monde par
un compromis avec Satan était réelle ! (L’adoration du diable)
La tentation de faire un coup d’éclat pour épater le monde était réelle ! (Se jeter
du haut du temple).
Voilà pourquoi nous pouvons aller à Christ sans honte à cause de nos tentations.
Le texte d’Hb 4.15 nous assure que : « Nous n’avons pas un grand prêtre
incapable de souffrir avec nous de nos faiblesses. Au contraire, notre grand prêtre
a été tenté en tout comme nous le sommes, mais il n’a pas commis de péchés. »
Le fait qu’il comprenne ne veut pas dire qu’il tolère que nous tombions dans la
tentation. Mais cela veut dire que lorsque nous y sommes soumis, nous n’avons
pas besoin de lui expliquer ce que nous vivons. Il comprend, car il a été humain,
lui aussi.

B. Sa compassion était humaine (Lc 7.11-15).


Il n’est pas de mot plus fort que ‘la compassion’ pour décrire la pitié, la sympathie
et la sensibilité. Or c’est un mot qui, dans l’Évangile, apparaît très souvent au sujet
de Jésus. En ce temps-là, ce mot devait bouleverser car les Stoïciens soutenaient
que la caractéristique première de Dieu était l’apathie, c'est-à-dire l’incapacité à
ressentir. Or, voilà qu’est présentée la notion étonnante de quelqu’un qui se dit Fils
de Dieu et qui pourtant est si humain qu’il peut être ému de compassion.

C. Ses désappointements étaient humains


Dans son propre village (à Nazareth) sa déception a été grande. « Aucun
prophète n’est bien reçu dans sa ville natale » dit-il (Lc 4.24).
Il a été déçu par ceux qu’il avait guéris. « Tous les dix ont été guéris, n’est-ce pas ?
Où sont les neuf autres ? » (Lc 17.17)
Il a été déçu par l’un de ceux qu’il avait choisis. « Celui qui me trahit est ici, à
table avec moi ! » Lc 22.21).

D. Sa vie de prière était humaine.


« Mais Jésus se retirait dans des endroits isolés où il priait » (Lc 5.16)
« Saisi d’angoisse, Jésus priait avec encore plus d’ardeur. Sa sueur devint comme
des gouttes de sang qui tombaient à terre. » (Lc 22.44)
Jésus ne jouait pas la comédie. Il priait parce qu’il avait besoin de prier ! Il avait
des tentations humaines.
E. Ses souffrances étaient humaines.
Quand le fouet lacérait le dos de Jésus, déchirant sa chair, cela le blessait tout
comme cela aurait blessé n’importe qui d’autre. Quand les clous ont percé ses
mains, il a souffert comme toute autre personne aurait souffert. Quand l’épée a
percé son côté, et quand il a dit « J’ai soif ! », tout cela était bien réel.
Voilà pourquoi il comprend la souffrance humaine. Luc est en train de dire :
« Descend de cette corniche, ne saute pas ! Quelqu’un te comprend, son nom
est Jésus. »

III. DIEU COMPREND QUE PARDONNER EST DIFFICILE, CAR IL A PARDONNÉ (Lc 7.41-48)

A. Simon avait des difficultés à pardonner à cette femme. Son péché était connu de
tous. Et il avait encore plus de mal à comprendre comment Jésus pouvait lui
pardonner.

Il était de notoriété publique qu’elle se prostituait. Sans doute avait-elle entendu


Jésus parler. Autour de son cou, comme toutes les femme juives, elle portait une
petite fiole de concentré de parfum. Ces tout petits flacons étaient appelés
‘alabasters’ et coûtaient très cher. Elle voulait verser ce parfum sur les pieds de
Jésus car c’était tout ce qu’elle avait. Mais en regardant Jésus, les larmes lui
montèrent aux yeux et tombèrent sur les pieds du Maître. Barclay nous rappelle
que, pour une femme juive, apparaître les cheveux défaits était un acte de la plus
grande indécence. Le jour de leur mariage, les jeunes filles attachaient leurs
cheveux et ne les montraient plus jamais défaits en public. Le fait que cette
femme ait détaché ses longs cheveux montrait qu’elle ne tenait compte de
personne excepté de Jésus.

L’histoire fait apparaître un contraste saisissant entre deux attitudes d’esprit et de


cœur.
1. Simon n’avait pas conscience de son besoin et ne ressentait aucun amour ;
c’est pourquoi il n’a pu offrir le pardon.
2. Christ haïssait le péché, mais aimait le pécheur. Pour lui, pardonner un
pécheur repentant ne présentait aucune difficulté.

B. Il a aussi pardonné à ceux qui ne se repentaient pas.


Pour ceux qui l’ont cloué sur la croix et qui se moquaient de lui en disant : « Il a
sauvé d’autres gens ; qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie, celui que Dieu a
choisi ! » (Lc 23.34) il priait : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils
font. »
Ce n’est pas une chose facile, et pourtant il l’a fait. C’est pourquoi il comprend
que pardonner est difficile.
Si, comme Simon Pierre, vous demandez : « Seigneur, combien de fois devrais-je
pardonner à mon frère qui pèche contre moi ? Jusqu’à sept fois ? » rappelez-vous
la réponse du Christ, en y ajoutant le poids de sa prière sur la croix, « Je ne te dis
pas sept fois, mais soixante dix fois sept fois. »
Il comprend que pardonner est difficile, car il a pardonné !
IV. DIEU COMPREND LE BESOIN D’ASSURANCE, DE SOUTIEN, CAR IL A ÉTÉ SOUTENU

Jésus s’était attiré le courroux des Pharisiens pour avoir guéri l’homme à la main
sèche un jour de Sabbat. Luc nous rapporte que : « ... les autres furent remplis de
fureur et se mirent à discuter entre eux sur ce qu’ils pourraient faire à Jésus. »
« En ce temps-là, Jésus monta sur une colline pour prier et passa toute la nuit à prier
Dieu. Quand le jour parut, il appela ses disciples et en choisit douze qu’il nomma
apôtres » (Lc 6.11-13).

Jésus comprenait ce que voulait dire avoir besoin d’assurance et de soutien. Ébranlé
sans doute par les menaces et les complots de ses ennemis, il avait besoin de
l’assurance et du soutien que seul son Père pouvait lui donner. C’est pourquoi il a
prié. Luc dit même qu’il a prié toute la nuit.

Le jour suivant, assuré par son Père qu’il vivrait et verrait sa mission s’accomplir, il a
choisi ses douze apôtres. Christ comprend le besoin d’assurance et de soutien car il
a été rassuré et soutenu.
A. Il rassure pour aujourd’hui (Lc 12.22,23 ; 31,32).
B. Il rassure pour demain et l’éternité (Lc 21.26-28).

V. CONCLUSION

Katheran Brusard, qui avait décidé de mettre fin à ses jours, a changé d’avis pour
une seule raison : quelqu’un pouvait la comprendre.
Et pour reprendre les mots de ce patrouilleur qui s’est adressé à elle et l’a
convaincue de redescendre de la corniche, je vous dis : « Je ne sais qui vous êtes, ni
où vous vivez, ni ce que vous avez fait. Mais je sais que quelqu’un vous comprend, et
son nom est Jésus. »

VI. ILLUSTRATION

Celui qui possède Dieu, possède tout ; qui ne le possède pas, a moins que rien.
Dieu possède en lui-même toute la puissance pour vous défendre, toute la
miséricorde pour vous pardonner, toute la grâce pour vous enrichir, toute la justice
pour vous en revêtir, toute la bonté pour vous nourrir, et tout le bonheur pour vous en
couronner. – Thomas Benton Brooks (1608-1680)

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