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L entreprosage

Les industriels.

Le maître mot est la demande et l’organisation aboutie est celle qui permet de figer la demande et
de produire ensuite le produit ainsi qu’il à été vendu.

Face à cela les industriels constatent une volatilité de plus en plus grande de la demande dont les
origines sont :

1. Une banalisation technologique des produits et équipements,


2. Une solvabilité du marché concentrée en termes d’espaces et de temps.

Afin de maintenir leurs positions les industriels ne peuvent que déployer des stratégies de niches
qui ont pour effets mécaniques de multiplier le nombre de références.

En conséquence si l’on assiste globalement à une rotation commerciale plus rapide des
références, cette rotation rapportée à la commercialisation tend à diminuer, ce qui n’est pas sans
conséquences d’organisation d’entreposage puisque contrairement au slogan ‘zéro stock’, c’est à
plus de stock que nous assistons en général ...

Les commerçants.

Les mêmes phénomènes, que précédemment explicités, jouent sur les logiques de stockage des
commerçants ceci aboutit à créer deux situations :

Une évolution de ce que l’on nomme le ‘stock de précaution’, concept charnière entre la dimension
sécurité et roulement du stock, vers les stocks ‘spéculatifs’

Une obligation d’élargir le base de référence nécessaire à la réalisation du chiffre d’affaires.

Dés lors dans ce cadre aussi le ‘juste in time’ ne produit pas mécaniquement moins de stocks
mais plutôt le contraire.

Les approches de la fonction Entreposage

Le contexte définit permet de caractériser l’activité selon deux approches .

L’approche traditionnelle.

Ce dernière ne voit dans l’entrepôt qu’un lieu banal, parfois un mal nécessaire, structuré par un
ensemble de fonctions accolées dont l’objectif est de livrer une zones données.

L’approche système

L’entrepôt devient une entité qui vit et agit et pour ce faire, s’organise selon deux axes , l’action et
l’organisation.

• L’action est caractéristique des ordres qui sont donnés en ce qui concerne produits et
clients ;
• L’organisation intègre l’articulation entre le couple produit/client et service que l’on doit
réaliser.

Penser de la sorte permet aux industriels ou aux commerçant de lier actions


commerciale/logistique et production – approvisionnement.

Elle induit le fait de se poser la question du ‘style’ d’action dans lequel on se trouve ou celui que
l’on entend créer.
Une vision de système permettra d’arbitrer selon que l’on entend conquérir un marché et donc
mettre en place des formes dédiés d’actions ou de se contenter d’un présence ce qui nécessitera
des formes banalisées produits voire banalisé client.

Derrière ces deux types d’analyses se cachent la décision majeur qui consiste à savoir si l’on
entend faire ‘en propre’ c’est à dire par soi même ou si on entend ‘sous traiter’ c’est à dire confier
à un tiers la réalisation des opérations ; d’autant que lors du lancement d’une activité sur le net on
peut réaliser un mélange de ces possibilités selon les types d’actions.

Tendances générales :

1. Priorité du marketing et de la vente sur l’industriel.


2. Renouvellement accéléré des produits.
3. Accroissement du nombre de références.
4. Enjeu croissant du niveau des stocks.
5. Activité de plus en plus cycliques.
6. Importance du facteur humain dans les organisation logistique.
7. Maîtrise des processus par leur simplification.
8. Importance du concept de qualité.

L’Entreposage

Les grandes questions qui se posent sont les suivantes :

1. Ou localiser l’entrepôt ?
2. Définir un modèle d’organisation ?
3. Concevoir le système de travail ?

Ou localiser l’entrepôt ?

La localisation de l’entrepôt est la première question à se poser d’autant qu’une multitude de


paramètres encombrent le plus souvent cette question ; histoire de la structure, goûts et voeux
des dirigeants, habitude de travail avec des prestataires de services

Ce qu’il importe de prendre en compte c’est le coût de la manouuvre logistique corrélé au niveau
de service nécessaire au bon support opérationnel de la vente des produits.

Pour atteindre cet optimum il faut traiter des questions suivantes.

• Ou se fera la différenciation/ personnalisation du produit ?


• Architecture du système d’information, arrivée des commandes, pilotage de l’offre ?
• Quelle sera la configuration du réseau physique de distribution ?
• Comment s’organisera le pilotage de l’activité logistique.

Les deux premières questions ne dépendent pas directement de l’approche logistique, bien que
sur les aspect suivant il soit nécessaire de se poser des questions.

1 – Différenciation/ Personnalisation, induisent deux notions fortes.

Une approche marketing de recherche d’identification d’un produit à une demande et la possibilité
de réaliser et de livrer ce produit

Ceci se conçoit par l’obligation de réaliser un schéma de circulation du produit en relation avec la
définition marketing de l’offre qui vise à déterminer l’ensemble des opérations, conditionnement,
adjonction de documentations ou d’appendices techniques, voire de configurations techniques
et/ou logicielle du produit.

Le résultat consiste en la détermination d’un point appelé, ‘point d’entrée de commande’ qui a
pour vertu de figer le produit dans son offre.
On comprendra aisément que plus on opérera ce figeage tard dans le circuit plus la liberté d’action
commerciale sera grande.

2 – On reprendra au cours de cette présentation cette question, pour le moment ce que l’on
peut en dire c’est que l’organisation logistique est une et que le réseau d’information est
autre, et que bien trop souvent on prend l’un pour l’autre.

approche de la question de localisation.

Il existe donc deux grands type d’approche de la question de localisation.

1. La méthode ‘Classique’
2. La recherche d’optimisation.

La méthode classique repose sur trois approches.

1 – Le subjectif objectif, basé sur l’historique de la prise en compte de cette


question.

A titre d’exemple on pourra dire qu’en ce qui concerne la distribution en France la région
parisienne est le lieu idéal d’implantation d’un entrepôt du fait, du poids du marché, puisque 1/6 de
la population française y vit et du maillage spatiale typiquement français en toile d’araignée au
départ de la capitale.

Maintenant si l’on vise en même temps un développement France Benelux et l’Allemagne tout est
à re-concevoir !

2 - Le recherche barycentrique.

La méthode barycentrique consiste à formaliser les origines et destinations des flux globaux de
l’entreprise dans une même unité poids et distance, et à recherche le point d’équilibre, qui désigne
l’endroit ou doit se trouver le site d’entreposage.

Les principaux problèmes sont que les coûts de transport ne sont pas linéaires ce que cette
approche induit, que les zones frontières entre barycentre ne sont pas finement prises en compte,
que les notions de temps de livraison du fait des conditions routières sont passées à la trappe,
ainsi d’ailleurs que des éléments sur les distances réelles et les approches du nivellement

3 – L’approche heuristique.

Le modèle heuristique par les coûts consiste à déterminer une base de donnée reprenant
l’ensemble des coûts, niveau de services, demandes et contraintes puis de définir un programme
informatique qui fixe des règles de comportement entre les éléments.

Le système détermine des solutions en terme unique de coût et présente la solution la plus
favorable selon ce seul élément.

Ces méthodes ont l’avantage de demander le mise en oeuvre de moyens assez réduits, mais sont
limités car trop dépendant des a priori ayant conduit à leurs créations. La question est que ces
approches tendent à oublier des solutions originales.