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PLAN

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SOMMAIRE
INTRODUCTION……………………………………06

PREMIERE PARTIE : CARACTERISTIQUE DU


MARCHE OBLIGATAIRE
1/ OBLIGATION
 DEFINITION…………………………………………………………………………………….……………08
 TYPES D’OBLIGATION……………………………………………………………………………………09

2/ MARCHE PRIMAIRE
 Nominal de l'emprunt………………………………………………………………………………11
 Durée……………………………………………………………………….……………………………..12
 Prix d'émission………………………………………………………………………………………..12
 Prix de remboursement………………………………………………………………………...…12
 Prime de remboursement………………………………………………………………………...12
 Taux nominal ou faciale…………………………………………………………………..……….12
 Le taux de rendement actuarie…………………………………………………………………13
 Coupon……………………………………………………………………………………………………13
 Le spread ou prime de risque……………………………………………………………………13
 Date de jouissance…………………………………………………………………………………...13
 Modalités de remboursements………………………………………………….………………13

3/ MARCHE SECONDAIRE
 Modalités de cotation……………………………………………………………………………….14
 Sensibilité………………………………………………………………………………………………..15
 Frais de courtage………………………………………………………………………………..……16
 Les droits de garde………………………………………………………………………………..…16

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4/ LES RISQUES LIES A UN
INVESTISSEMENT EN OBLIGATIONS
 Le risque de taux……………………………………………………………………………………..16
 Le risque de liquidité……………………………………………………………………………….17
 Le risque de défaut ………………………………………………………………………………….17

5/ LES DROITS DE L’INVESTISSEUR EN


OBLIGATIONS
 Le droit à une rémunération et au remboursement du capital……………………..18
 Le droit à l’information et le contrôle exercé sur l’émetteur………………………...18
 Le droit de céder ses titres………………………………………………………………………....18
 Le droit à l’information et le contrôle exercé sur l’émetteur…………………….…...19

DEUXIEME PARTIE: LE MARCHE


OBLIGATAIRE COMME MOYEN DE
FINANCEMENT DE L’ENTREPRISE AU
MAROC :PORTEE ET LIMITES
1. PORTEE…………………………………………………………………………………………………..21
2. LIMITES………………………………………………………………………………………………….22

CONCLUSION GENERALE………………………..23
BIBLIOGRAPHIE…………………………………...24

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INTRODUCTION
Le marché obligataire marocain a connu un essor important ces
dernières années, cette évolution mérite un accompagnement de recherche
pour la soutenir et faire en sorte de l'enrichir tant en matière de théorie que
de pratique. C'est dans cette optique que s'inscrit ce travail de mémoire de
fin d'études.

Un développement économique fort passe avant tout par une santé


financière d'excellence, et une stabilité des agrégats macro économiques sur
une longue période. Ces deux conditions nécessitent une disponibilité de
capitaux suffisants, et une allocation optimale entre les différents
opérateurs économiques.

Dans les pays développés, l'émergence des marchés de capitaux a


favorisé le jeu de l'offre et de la demande, ce qui a permit de passer d'une
économie d'endettement qui privilégie l'intermédiation de la banque,à un
mode de financement moins coûteux et plus souple à savoir le marché
boursier.

Les dernières années, le Maroc a connu un développement


progressif de la culture des marchés de capitaux et de finance des marchés.
Considéré comme la pierre angulaire de l’édifice, le système financier a ainsi
connu, depuis 1993, une série de réformes visant un meilleur financement
de l’économie par la promotion accrue de l’épargne, l’affectation optimale
des ressources par les mécanismes de marchés et le développement de
financement alternatif au crédit bancaire.

La réforme du marché financier en 1995 viendra compléter ce


dispositif afin de donner plus d’opportunités pour le placement de
l’emprunt en faveur aussi bien des entreprises et de l’Etat que des petits
épargnants; l’accent a été mis sur le développement de produits répondant
aux besoins des deux principaux agents économiques ; collecteurs
d’épargne : l’Etat et les entreprises.

La gestion collective de l'épargne a connu, une expansion tant


quantitative que qualitative à partir de 1996. Des techniques de la gestion
de portefeuille furent de ce fait, développées et adaptées aux spécificités du
marché local.
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Plus qu’un simple marché de capitaux, le marché obligataire occupe
dans les économies développées une position centrale ; car il est appelé à
remplir plusieurs fonctions économiques prépondérantes, il est ainsi:
 Un circuit de financement de l’économie nationale.
 Un instrument organisant la liquidité de l’épargne investie à long
terme.

Ce mémoire dans sa première partie porte sur l’obligation d’une


manière générale, la deuxième partie s’étale sur une présentation du marché
obligataire marocain M.O.M, et Le troisième volet du mémoire aborde sur
la réglementation du marché obligataire.

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PREMIERE PARTIE : CARACTERISTIQUE DU
MARCHE OBLIGATAIRE

 Définition :
Le marché obligataire est un marché de prêts/emprunts de capitaux à
moyen et à long terme dont le support est constitué par les obligations. Le
marché obligataire est alimenté principalement à l'émission par l'Etat, les
banques et quelques grandes entreprises du secteur privé.
Plus qu'un simple marché de capitaux, le marché obligataire occupe dans
les économies développées une position centrale dans la mesure où il est
appelé à remplir plusieurs fonctions économiques prépondérantes. En
effet, il constitue :
- Un circuit de financement de l'économie nationale ;
- Un instrument organisant la liquidité de l'épargne investie à long terme.

Alors ; qu’est-ce qu’une obligation ? Quelles sont Les principales


caractéristiques d’une obligation ? Quelles sont les différents types
d’obligations ? …pour répondre à ces questions et connaitre quelques
informations sur les obligations le guide pratique des obligations 2010
Service Education des Epargnants CDV M 15/10/2010 nous donne les
renseignements suivants :

Une obligation est un titre de créance qui représente une fraction


d’un emprunt émis par une entreprise, un organisme public ou l’Etat.

Une obligation représente ainsi une reconnaissance de dette de son


émetteur. Le porteur de l’obligation reçoit un intérêt, appelé « coupon », et
le montant emprunté doit lui être remboursé à l’échéance. L'emprunt est
divisé en obligations de la même manière que le capital d’une société est
divisé en actions.

Au sens de la loi, on entend par « obligations » les titres négociables


qui, dans une même émission, confèrent les mêmes droits de créance
général ou spécifique sur tout ou partie du patrimoine de la personne
morale qui les émet. Les obligations peuvent être souscrites au moment du
lancement de l’émission lors d’un appel public à l’épargne, pendant une
période appelée « période de souscription ». On parle de « marché primaire

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». Après leur émission, les obligations peuvent être cotées en bourse.
Lorsque les obligations sont revendues avant leur échéance ou achetées
pendant leur durée de vie, on parle de « marché secondaire ».

 Types obligations :

Classement par nature:


a. Les obligations subordonnées :

Les obligations subordonnées sont des titres de créance perpétuels à


une échéance indéterminée. Toutefois, l’investisseur reçoit un coupon
chaque année. Le paiement des intérêts peut être subordonné au paiement
des dividendes aux actionnaires.

b. Les obligations indexées :


Les obligations indexées Ce sont des obligations dont le coupon
et/ou le remboursement du capital est complètement ou partiellement
indexés sur une valeur de référence. L'indexation protège le porteur contre
une dépréciation du coupon ou du capital, en cas d'inflation.

c. Les obligations convertibles en actions OCA :


L’obligation convertible est une obligation classique, caractérisée par
un nominal, un taux d’intérêt, une durée de vie et un prix de
remboursement.

L’obligation convertible est une obligation à laquelle est attaché un


droit de conversion qui offre à son porteur le droit et non l'obligation
d'échanger l'obligation en actions de cette société, selon une parité de
conversion préfixée, et dans une période future prédéterminée. Cette
obligation peut à tout moment être convertie, selon des modalités définies
dans le contrat d’émission, contre des actions nouvelles de la société
émettrice. Ces obligations permettent de s’associer au développement
d’une société en prenant des risques plus limités qu’en acquérant les actions
équivalentes. Son cours s’établit à un prix plancher en rapport avec le taux
en vigueur sur le marché obligataire. Le détenteur de convertibles est donc
mieux protégé en cas de baisse. Après l’émission, ces titres évoluent en
Bourse en fonction du cours de l’action support et des taux d’intérêt. Si le
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cours de l’action progresse, celui de la convertible tend à s’apprécier dans
les mêmes proportions.

d. Les obligations remboursables en actions ORA :


A la différence des obligations classiques, ces titres ne sont pas
remboursés en espèces, mais en titres de la société émettrice. Ils se situent à
mi-chemin entre les obligations ordinaires et les convertibles. Différence
importante avec les obligations convertibles : l’opération d’échange se
réalise à l’échéance finale de l’emprunt et non pas à tout moment. Pour
l’investisseur, l’ORA permet de parier sur le redressement futur d’une
entreprise tout en percevant un intérêt. Ce dernier sera, au moins pendant
les premières années de l’emprunt, sensiblement supérieur au rendement de
l’action sous-jacente. En fait, ces titres sont à prendre comme des actions,
avec un rendement certes confortable, mais sans grand parachute à la
baisse. Néanmoins, de tels produits ne sont pas exempts d’inconvénients,
comme le manque de liquidité sur le marché secondaire. Les professionnels
leur reprochent également d’être difficiles à évaluer, le cours de l’action à
l’horizon du remboursement étant impossible à anticiper, ce qui rend
difficile l’évaluation du taux du rendement actuariel.

Classement par taux :


a. Les obligations à taux fixe :
Versent un intérêt ou coupon définitivement fixé lors de leur
émission, selon une périodicité prédéfini, jusqu’à leur échéance.

b.Les obligations à taux variable :


Génèrent un coupon variable. Pendant toute la durée de vie de
l’obligation, le coupon est adapté au taux en vigueur sur le marché. Pour
l’investisseur, cela constitue à la fois une opportunité et un risque. Elles ont
été introduites pour prémunir l'émetteur et le porteur des risques que font
courir les obligations à taux fixe :

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 Pour 'lémetteur : un poids excessif des intérêts à payer en cas de baisse
des taux du marché

 Pour le porteur : une baisse des cours en cas de baisse des taux du
marché

Le nominal de ces obligations reste inchangé pendant toute la durée


de l'emprunt. Par contre, le taux d'intérêt varie en fonction des taux des
marchés financiers. A la différence de l’emprunt classique à taux fixe, sa
rémunération évolue en fonction des conditions du marché. L’atout majeur
de ces obligations à taux variable, réside dans la protection du capital
qu’elles offrent en période de remontée des taux. Elles s’adressent donc à
une clientèle souhaitant disposer d’un revenu régulier, mais qui se
préoccupe plus de la préservation de son capital que des perspectives de
plus-values. Reste que le choix en matière d’obligations à taux variable est
restreint et que la liquidité laisse souvent à désirer.

2/ MARCHE PRIMAIRE
Le marché obligataire primaire est le marché du neuf sur lequel sont
effectuées les émissions.

Le marché obligataire secondaire est le marché sur lequel sont


échangées les obligations émises sur le marché primaire. L’épargnant peut
investir en obligations soit au marché primaire lors d’une nouvelle
émission, soit au marché secondaire. Il doit obligatoirement passer par un
intermédiaire financier agrée.

 Nominal de l'emprunt :
La valeur nominale ou faciale est la valeur unitaire de chaque
obligation. C’est sur ce montant que sont calculés les coupons
versés par l’émetteur. En d’autres termes, c’est la part de l’emprunt
qu’un investisseur détient s’il achète une obligation

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 Durée :
La durée ou la maturité d’une obligation correspond à sa durée de
vie résiduelle. Le marché obligataire est un marché de moyen et
long terme. Plus sa durée de vie est longue, plus le risque attaché à
l’obligation est élevé.

 Prix d'émission :
Le prix d’émission est généralement exprimé en pourcentage. Il
peut représenter une valeur différente de la valeur nominale. Par
exemple, si une émission est commercialisée à 99% de la valeur
nominale, c’est que le prix d’émission est inférieur à la valeur
nominale, l’émetteur accorde ce que l’on appelle une « prime
d’émission ». A l’inverse, il peut proposer un prix de 101%.
Lorsque le prix d’émission correspond à 100% de la valeur
nominale, on dit que l’emprunt est émis « au pair ».

 Prix de remboursement :
Montant que l’investisseur perçoit pour chaque obligation
conservée jusqu’à sa maturité. Il peut être prévu que ce
remboursement soit supérieur à la valeur nominale, et ce afin
d’accroître l’intérêt pour les investisseurs. La différence entre le
prix de remboursement et le nominal est appelée « prime de
remboursement ».
 Prime de remboursement :
Les primes de remboursement des obligations correspondent à
la différence entre prix de remboursement et prix d'émission de
ces obligations.

 Taux nominal, ou faciale :


Appliqué à la valeur nominale, permet le calcul du coupon
(montant des intérêts versés à chaque échéance).

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 Le taux de rendement actuariel :
Le taux de rendement actuariel est le taux de rendement réel de
l’obligation si, et seulement si, elle est achetée lors de son émission
et conservée jusqu’à son échéance. Le taux actuariel à l’émission
de l’emprunt obligataire est le taux annuel qui permet d’égaler le
prix versé par l’investisseur et les valeurs actuelles des flux qui lui
reviendront. Le taux de rendement actuariel doit obligatoirement
figurer dans la note d’information relative à l’émission et permet la
comparaison des obligations entre elles.

 Coupon :
Le coupon correspond à l’intérêt, calculé à un taux sur la valeur
nominale, perçu par le porteur de l’obligation. Lorsque l’intérêt est
versé, on parle de « détachement » du coupon. Le coupon « couru
» est la part du coupon qui se forme entre la date de détachement
du dernier coupon et une date donnée.

 Le spread ou prime de risque :


Le spread correspond à l’écart entre le taux de rendement
actuariel d’une obligation et celui d’un emprunt « sans risque » de
même durée. Il représente la prime de risque que l’émetteur doit
offrir à l’investisseur pour rémunérer le risque qu’il prend en
investissant dans son titre. Plus l’investissement est risqué, plus la
prime de risque offerte doit être élevée.

 Date de jouissance :
La date de jouissance est la date à partir de laquelle le titre
porte intérêt. Généralement cette date correspond à la date de
règlement.

 Modalités de remboursements :

Il existe trois méthodes de remboursement des obligations émises pour


l'émetteur :

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a. Remboursement par annuités constantes:
A chaque période, l'obligataire percevra outre son coupon, une partie
du principal (prix de remboursement de l'obligation). Le total de ces deux
éléments, coupon + remboursement, sera identique tout au long de la
période. Les annuités sont dites constantes.

b. Remboursement par séries égales :


A chaque période, l'obligataire percevra une fraction identique du
principal. En supposant une durée de vie de 5 ans, chaque année, il se verra
rembourser 20 % du principal. De fait, le montant des intérêts versés ira en
diminuant.

c. Remboursement in fine :
La modalité permettant à l'obligataire de se garantir de la régularité
des intérêts versés tout au long de la durée de vie de l'obligation. En effet,
la totalité du principal est remboursée In Fine, c'est à dire en intégralité le
dernier jour de l'échéance. Les intérêts sont quant à eux versés tout au long
de la durée de vie de l'obligation.

3/ MARCHE SECONDAIRE
Le marché secondaire est le marché des titres déjà émis et cotés
(marché de l'occasion). Ce marché assure la liquidité et la mobilité de
l'épargne, ainsi que l'évaluation permanente des titres cotés. Ce marché est
composé essentiellement de deux secteurs : - les bourses reconnus (cote de
la bourse) : sur lesquelles se négocient les titres inscrits à la cote.
L'inscription à la cote de bourse permet aux sociétés d'accroire la liquidité
pour leurs titres, leur degré de visibilité dans l'économie, leur prestige et
leur notoriété. - le marché entre courtiers (marché hors cote ou hors
bourse) : sur lequel se transigent tous les titres (actions et obligations) non
inscrits à la cote d'une bourse. Alors l’étude et la compréhension des
principes d’organisation des marchés financiers est le garant de sa
performance ainsi que son équilibre et sa liquidité. Et c’est ça qui est
d’ailleurs le cœur de la microstructure.

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 Cotation des obligations sur le marché
secondaire :
Le principe de cotation en pour cent consiste à exprimer les cours
des obligations en pour cent du nominal et non en Dirhams. Les
obligations sont cotées en pourcentage de la valeur du nominale (pour
faciliter la comparaison entre obligations de valeurs nominales différentes)
et au pied de coupon, c'est-à-dire en faisant l’hypothèse que le coupon
vient d’être détaché. Le coupon couru est la part du coupon correspondant
à la période entre la date du dernier détachement et la date de l’évaluation.
Il est calculé à la date de règlement. Il désigne le montant d’intérêt
accumulé depuis le versement (ou détachement) du dernier intérêt. A
l’émission la valeur nominale de l’obligation est ramenée à 100. Elle est
cotée en prix pied de coupon, c'est-à-dire le prix du capital emprunté.
Exemple : l’obligation CDVM (nominal 5000 MAD) émise à un taux
nominal de 6% le 1er janvier 2004, et à échéance en 2012 (remboursement
in fine) cote le 15 octobre 2010 103,5 (au pied du coupon). Depuis le 1er
janvier 2010, date du dernier détachement du coupon, 285 jours se sont
écoulés. Le coupon couru est alors : Taux nominal × 285/360 = 2,4657 La
valeur en dirhams de l’obligation est : (104,4 + 2,4657)/100 × 5000 =
5343,00 MAD Vous souhaitez acheter en bourse une obligation CDVM de
1 000 DH. Cette obligation cote sur le marché 103% du nominal avec un
coupon couru à 3,05%. Pour acheter cette obligation, vous devrez régler =
1 000 MAD x (103% + 3,05%) = 1 060,50 MAD hors frais.

 Duration et sensibilité :
La sensibilité dépend pour une large part de la durée de vie résiduelle
de l’obligation. Les obligations les plus sensibles sont également celles dont
la durée de vie résiduelle est la plus longue. La duration est une mesure de
la durée de vie moyenne de l’obligation qui tient compte de l’ensemble des
flux (coupons et remboursements) ainsi que l’échelonnement dans le temps
de ces coupons, par le biais de l’actualisation. Le risque de taux d’une
obligation est d’autant plus important que sa duration (ou la valeur absolue
de sa sensibilité) est élevée. La duration et la valeur absolue de la sensibilité
diminuent lorsque les taux de marché s’accroissent. Lorsque les taux
d'intérêt augmentent, les obligations récentes sont plus attractives et, par

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conséquent, les obligations les plus anciennes perdent de la valeur. Le
phénomène s'inverse à l'occasion de la baisse des taux d'intérêt.

 Les frais de courtage :


Les banques et sociétés de bourse facturent des frais pour exécuter
vos ordres sur le marché secondaire. Il s’agit des frais de courtage ou
commission. Ces frais varient d’une institution à l'autre. Celles-ci utilisent
cette différence concernant les frais comme argument pour attirer les
clients.
Lorsque vous achetez des obligations cotées dans une bourse
étrangère, vous devez également tenir compte des frais et taxes en vigueur
dans le pays concerné.

 Les droits de garde :


Auparavant, vous pouviez recevoir physiquement les obligations que
vous achetiez. Aujourd’hui, elles sont dématérialisées. Elles n’existent plus
sous forme matérielle, sur papier, mais sont inscrites sur un compte-titres
dans une banque ou auprès d'une société de bourse. La plupart des
institutions facturent des frais pour conserver vos obligations sur un
compte de titres. Ici aussi les frais varient d'une institution à l'autre.

 D/ LES RISQUES LIES A UN


INVESTISSEMENT EN OBLIGATIONS

 Le risque de taux :
Les obligations sont des titres financiers sensibles aux variations des
taux d’intérêt. La valeur d’une obligation à taux fixe évolue en sens inverse
des taux d’intérêt, ainsi : En cas de hausse des taux, le prix des obligations à
taux fixe baisse. En effet, les obligations anciennes qui versent donc un
intérêt moins élevé par rapport à de nouvelles obligations émises (de même
maturité) deviennent moins intéressantes et ne trouvent preneurs sur le
marché qu’à condition que leur prix baisse (décote);

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Lorsque les taux d’intérêt baissent, la valeur des obligations
anciennement émises augmente car elles offrent une rémunération plus
attractive que les nouvelles et peuvent ainsi être revendues au dessus de la
valeur nominale. Cette sensibilité aux évolutions de taux est d’autant plus
grande que la durée résiduelle de l’obligation est longue.

 Le risque de liquidité :
La valeur d’une obligation varie en fonction de l’offre et de la
demande. Le marché obligataire est un marché beaucoup moins liquide que
le marché réglementé des actions, c’est-à-dire qu’il y a moins d’échanges.
L’investisseur qui souhaite revendre son obligation avant l’échéance peut
rencontrer des difficultés à trouver une contrepartie prête à racheter son
titre.

 Le risque de défaut :
Le remboursement de l’obligation dépend de la capacité de l’émetteur
à faire face à ses engagements. Le risque de défaut est le risque lié à la
solvabilité de l’entité qui a émis les titres. Il est quasi nul dans le cas des
obligations émises par les principaux Etats. Le risque de défaut est suivi,
notamment, par des sociétés spécialisées appelées «agences de notation» qui
évaluent la qualité financière des sociétés ou de leurs produits et les classent
selon leur niveau de risque (par exemple, AAA ou Aaa représente la
meilleure note, C ou D la moins bonne). Les obligations émises par des
entités susceptibles d’avoir plus de difficultés à rembourser leurs dettes
sont plus risquées et doivent, pour attirer les investisseurs, offrir en
contrepartie un rendement supérieur pour rémunérer ce risque.

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E/ Les droits de l’investisseur en obligations

 Le droit à une rémunération et au


remboursement du capital :
La maturité de l’obligation et sa rémunération sont fixées
contractuellement. Le porteur d’une obligation reçoit un intérêt, appelé
«coupon», et le montant emprunté est remboursé à l’échéance si le titre
n’est pas vendu avant.
Toute revente d’une obligation avant son échéance peut entraîner un
gain ou une perte. Il est conseillé, lors de la décision d’investissement,
d’être en mesure de conserver son titre jusqu’à sa maturité.
 Le droit à l’information et le contrôle exercé sur
l’émetteur :
Toute personne morale qui envisage de faire appel public à l'épargne :
- soit à l'occasion de l'émission ou de la cession de titres de créance
- soit au moment de l'introduction de ses titres de créance à la Bourse des
Valeurs ou sur tout autre marché réglementé, au Maroc ou à l’étranger,
Est tenue d'établir, au préalable, un document d'information destiné
au public et dénommé « note d'information ». Ladite note est soumise au
visa du CDVM. La note d’information n’est pas exigée quand les titres sont
émis ou garantis par l’Etat. Dans ce cas, il est demandé à l’émetteur de faire
parvenir au CDVM un courrier précisant les principales caractéristiques de
l’émission garantie par l’Etat préalablement à l’ouverture de la période de
souscription. Cependant, à la différence de l’actionnaire, le porteur
d’obligations n’a, à titre individuel, aucun droit sur la gestion de l’émetteur,
tout recours devant être effectué par l’intermédiaire des représentants de la
masse obligataire qui, eux seuls, bénéficient d’un droit de communication
des documents sociaux identique à celui dont bénéficient les actionnaires.

 Le droit de céder ses titres :


Les obligations sont généralement cotées en bourse (marché
secondaire), ce qui permet de les vendre avant leur échéance si une
contrepartie est prête à les racheter. Sauf si elle a été explicitement prévue
par le contrat d’émission, la liquidité de l’obligation n’est pas assurée, que le

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titre soit coté ou non. Par ailleurs, il n’existe pas de garantie sur le prix de
cession de l’obligation. Le cours des obligations évolue, notamment, en
fonction du niveau des taux d’intérêt et de la liquidité du marché. La valeur
de remboursement de l’obligation n’est automatiquement égale à sa valeur
nominale qu’à l’échéance du titre. Si le porteur souhaite revendre son titre
avant sa maturité, il encourt un risque de perte en capital. Toute revente
d’une obligation avant son échéance peut entraîner un gain ou une perte.
Conserver son titre jusqu’à l’échéance reste le meilleur moyen d’éviter les
risques de taux et de liquidité.

 Le droit à l’information et le contrôle exercé sur


l’émetteur :
Toute personne morale qui envisage de faire appel public à l'épargne :
- soit à l'occasion de l'émission ou de la cession de titres de créance
- soit au moment de l'introduction de ses titres de créance à la Bourse des
Valeurs ou sur tout autre marché réglementé, au Maroc ou à l’étranger,
Est tenue d'établir, au préalable, un document d'information destiné
au public et dénommé « note d'information ». Ladite note est soumise au
visa du CDVM. La note d’information n’est pas exigée quand les titres sont
émis ou garantis par l’Etat. Dans ce cas, il est demandé à l’émetteur de faire
parvenir au CDVM un courrier précisant les principales caractéristiques de
l’émission garantie par l’Etat préalablement à l’ouverture de la période de
souscription. Cependant, à la différence de l’actionnaire, le porteur
d’obligations n’a, à titre individuel, aucun droit sur la gestion de l’émetteur,
tout recours devant être effectué par l’intermédiaire des représentants de la
masse obligataire qui, eux seuls, bénéficient d’un droit de communication
des documents sociaux identique à celui dont bénéficient les
actionnaires.

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DEUXIEME PARTIE: LE MARCHE
OBLIGATAIRE COMME MOYEN DE
FINANCEMENT DE L’ENTREPRISE AU
MAROC :PORTEE ET LIMITE

Que ce soit pour créer ou reprendre une entreprise, le financement


constitue un véritable casse-tête pour les entrepreneurs. Bien évidemment,
injecter ses propres fonds ne suffit pas, il faut également opter pour des
méthodes de financement extérieures. Aussi, à l’heure où les institutions
bancaires sont de plus en plus frileuses, le financement obligataire devient
une alternative intéressante. D’ailleurs, nombreuses sont les sociétés qui se
tournent vers ce mode de financement pour la réalisation de leur projet.
Destiné initialement aux grandes entreprises et ETI, il est maintenant
accessible aux PME.

Quels sont les privilèges accordés par les obligations à leurs


titulaires ?

Les détenteurs d’obligations peuvent compter sur de nombreuses


prérogatives que ces titres confèrent.

 Privilèges financiers : les titulaires ont le droit de percevoir un


intérêt calculé sur la valeur nominale de l’obligation. De même, ils
peuvent se faire rembourser à l’échéance prévue ou de manière
anticipée. Il va sans dire que c’est le contrat d’émission établi par
l’entreprise émettrice qui prescrit ces privilèges pécuniaires.
 Droit de cession et de nantissement : comme les obligations sont
des titres négociables, leurs propriétaires sont à même de les céder ou
de les donner en gage.
 Droit à l’information : contrairement aux représentants de la masse
des obligataires, les simples détenteurs d’obligations ne sont pas
autorisés à consulter les documents sociaux de l’entreprise émettrice.
Par contre, ils peuvent prendre connaissance des textes relatifs à

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l’assemblée générale des obligataires. Il en est ainsi des résolutions,
rapports, procès-verbaux et feuilles de présence.
 Droit de représentation : d’après l’article L. 228-46 du Code de
commerce, les propriétaires d’obligations d’une même émission sont
réunis de plein droit en une masse jouissant de la personnalité civile,
et ce, pour défendre leurs intérêts communs. En cas d’émissions
successives d’obligations, les obligataires ayant des droits identiques
sont rassemblés en une masse unique. Dans ce dernier cas, il est
indispensable que le contrat d’émission le stipule dans une clause.

Portée et Limites
L'obligation est considérée par les investisseurs comme l'un des
produits de bourse les plus sûrs. Elle présente toutefois des défauts,
comme les autres produits de bourse. Quels sont ses avantages et ses
inconvénients ?

L'avantage du placement en obligation est la sécurité du placement :


en effet, le rendement est garanti et la mise de fonds est assurée d'être
récupérée à l'échéance. Cependant, il existe certains risques : ainsi, si
l'émetteur est en faillite, il ne pourra pas ni payer les intérêts ni rembourser
l'obligation. C'est ce qu'on appelle le risque de signature.

Mais ce risque peut être évité en choisissant des obligations sûres


comme les obligations d'Etat ou de sociétés renommées. Le revers de la
médaille est la faiblesse des taux alors offerts. Aussi, il y a le risque de taux :
lorsque les taux d'intérêt augmentent, le cours des obligations anciennes
baisse puisque les obligations nouvellement émises sont plus attractives.

Inversement, lorsque les taux 10 d'intérêt diminuent, le cours des


obligations anciennes augmente car leurs rendements sont supérieurs à
ceux des nouvelles obligations. Enfin, il y a le risque de perte en capital
lorsqu'à la fois les taux d'intérêts augmentent et le titulaire d'obligations
décide de les céder : en effet, ces obligations ne prendront pas toujours
preneurs.

Mais dans le cas où les taux d'intérêts baissent, le titulaire d'obligations


peut s'attendre à réaliser des plus-values s'il vend les obligations avant leurs
échéances.

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1. Portée
 Rendement garanti.
 Mise de fonds assurée d'être récupérée à l'échéance.
 En cas de diminution des taux d'intérêts, possibilité de réaliser des
gains en cas de vente des obligations avant leurs échéances.

2. Limites
 Risque de signature.
 Risque de taux.
 Risque de perte de capital si les obligations ne sont pas conservées
jusqu'à l'échéance.

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CONCLUSION
Le marché obligataire marocain a connu un essor important ces
dernières années, cette évolution mérite un accompagnement de recherche
pour la soutenir et faire en sorte de l'enrichir tant en matière de théorie que
de pratique.
Le marché obligataire marocain connaît actuellement un important
essor du fait de la conscience de plus en plus accrue du grand avenir qu’il
promet en tant que source de financement grâce aux opportunités de
rentabilité attractives qu’il offre aux détenteurs de capitaux. Il constitue par
là un grand pas vers le renforcement de l’économie de marché financier
que le Maroc essaye de restaurer en tant que substitut de l’économie
d’endettement qui est de moins en moins réclamée
On constate aussi le manque de travaux de recherches dans ce
domaine en pleine impulsion au Maroc. Le seul pond positif dans cette
matière reste les rencontres orchestrées par le CDVM avec les gestionnaire
d'OPCVM et les investisseurs, qu'ils soient institutionnels ou personnes
physiques, pour débattre de leur préoccupations communes et connaître
leurs réclamations et suggestions. Il a été ainsi fait récemment concernant
la prime de risque.
En comparaison avec d’autres marchés dans le monde comme ce lui
de la France par exemple, il s’avère que, malgré les efforts fournis et et les
avancées réalisées, le marché marocain a encore un long chemin à parcourir
pour aboutir aux résultats espérés, car on peut dire qu’il est encore en
phase “classique

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BIBLIOGRAPHIE

http://www.leconomiste.com/article/963888-marche-obligataire-la-ruee-des-
entreprises

https://www.memoireonline.com/02/13/6902/m_La-gestion-des-risques-
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https://www.ilboursa.com/marches/marche-obligataire-le-maroc-en-tete-des-pays-
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https://investinghaven.com/fr/tendances-marches/perspectives-du-marche-des-
obligations-pour-2017/

http://www.ammc.ma/fr/reglementations/dahirs-lois

http://mizania.forumdediscussions.com/t3980-le-cdvm-devient-lautorite-
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Situation du marché monétaire et obligataire en 201 4. ((Direction des Etudes et


des Prévisions Financières))

Guide pratique des obligations publié par AMMC.

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