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III.

Les voies métaboliques d’une cellule chlorophyllienne

Afin d’étudier les besoins nutritifs des cellules chlorophylliennes, l’exploitation de deux cultures d’euglènes dans trois
milieux différents a été réalisée : le milieu A contenant 0,5L d’eau distillée, 4g de sels minéraux, 0g de glucose et dépourvu
de lumière, le milieu B contenant 0,5L d’eau distillée, 4g de sels minéraux, 0g de glucose et exposé à la lumière, et le milieu
C contenant 0,5L d’eau distillée, 0g de sels minéraux, 0g de glucose et exposé à la lumière. En effet, dans les milieux A et
C, la quantité d’euglènes est de 4 après 5 jours de culture, inférieur à celle présente dans le milieu B et qui est de 22 après
5 jours de culture. Ainsi, ceci nous montre qu’afin de se développer et de se reproduire, les euglènes ont besoin des sels
minéraux et de la lumière.

Afin d’étudier les échanges réalisés par les levures avec leur milieu, une suspension d’élodées, une sonde mesurant le taux
de dioxygène et une autre mesurant le taux de dioxyde de carbone ont été placés dans une enceinte close, durant une
alternance des périodes d’obscurité et d’exposition à la lumière, de plus, un dispositif d’ExAO affichant en temps réel les
résultats sur l’écran d’un ordinateur. D’une part, le dispositif d’ExAO a montré l’évolution de la concentration en O₂ en
fonction du temps. En effet, à l’obscurité la concentration en O₂ diminue 7 mg/L à 6,8 mg/L pour une augmentation du
temps de t = 0 min à t = 3 min. Alors qu’en présence de lumière la concentration en O₂ augmente de 6,8 mg/L à 11,2 à 0
mg/L pour une augmentation du temps de t = 3 min à t = 7 min. Tandis qu’au retour à l’obscurité, la concentration en O₂
diminue 11,2 mg/L à 10,8 mg/L pour une augmentation du temps de t = 7 min à t = 12 min. D’autre part, le dispositif
d’ExAO a montré l’évolution de la concentration en CO2 en fonction du temps. Effectivement, à l’obscurité, la
concentration en CO₂ augmente de 0,6 mmol/L à 1,25 mmol/L pour une augmentation du temps de t = 0 min à t = 3 min.
En revanche, en présence de lumière, la concentration en CO₂ diminue de 1,25 mmol/L à 0,4 mmol/L pour une
augmentation du temps de t = 3 min à t = 7 min. Alors qu’au retour à l’obscurité, la concentration en CO₂ augmente de
0,4 mmol/L à 1,6 mmol/L pour une augmentation du temps de t = 7 min à t = 12 min. Par suite, la diminution de la quantité
de O2 et l’augmentation de celle de CO₂ à l’obscurité ainsi que l’augmentation de la quantité de O₂ et la diminution de
celle de CO2 en présence de lumière nous montre qu’effectivement les élodées consomment le O2 et libèrent le CO2 à
l’obscurité (les élodées respirent) alors qu’elles consomment le CO2 et libèrent le O2 en présence de lumière.

Ainsi, cette étude nous montre qu’à l’obscurité, les euglènes effectuent la respiration cellulaire étant une réaction
catabolique (dégradation des molécules complexes en molécules de base en présence du dioxygène). En effet, au cours
de cette réaction, le dioxygène réagit avec la matière organique afin d’accomplir la dégradation complète de cette
dernière, et aboutit à la formation du dioxyde de carbone, de l’eau et de l’énergie selon l’équation de la réaction : C₆H₁₂O₈
+ 6O₂ → 6CO₂ + 6H₂O + Énergie. Cependant, l’énergie contenue au préalable dans la matière organique et qui sera ainsi
libérée sera utilisée par la cellule afin d’assurer ses fonctions en fabriquant des molécules organiques, les protéines
(assimilation).

Dans le but de déterminer et d’étudier le métabolisme des cellules chlorophylliennes, des rameaux d’élodée ont été placé
dans deux lots contenant dans de l’eau riche en CO2 et présentant des conditions différentes, le premier à l’obscurité et
le second à la lumière. Au bout de 24 heures, on prélève des feuilles sur les rameaux des deux lots, par suite on leur ajoute
une goutte d’eau iodée diluée, et on les observe au microscope. D’une part, dans le lot 1 à l’obscurité, l’eau iodée ne
change pas de couleur, mettant en évidence l’absence d’amidon dans les chloroplastes, alors que d’autre part, dans le lot
2 en présence de lumière, l’eau iodée vire au bleu foncé indiquant ainsi la présence d’amidon dans les chloroplastes. Ainsi,
ceci nous montre qu’en présence, les cellules chlorophylliennes prélèvent le CO2 et les sels minéraux (matière minérale)
et fabriquent le glucose (matière organique). Par, suite toutes les molécules de glucose s’assemblent entre elles pour
former l’amidon, ce qui explique sa présence dans le lot 2.

Ainsi, cette étude nous montre qu’en présence de la lumière, les euglènes effectuent la photosynthèse étant une réaction
anabolique. En effet, cette réaction aboutit à la formation du dioxygène et du glucose à partir du dioxyde de carbone et
des sels minéraux selon l’équation de la réaction : ₂ → 6CO₂ + 6H₂O C₆H₁₂O₈ + 6O2
lumière
Siège de la respiration cellulaire → Mitochondrie
Siège de la photosynthèse → Chloroplaste

Chlorophylle : La chlorophylle est un pigment vert photosensible (sensible et fonctionnel à la lumière) contenu dans les
chloroplastes

Pour conclure, les cellules chlorophylliennes procurent leur propre matière organique afin d’aboutir à l’énergie dont elles
ont besoin pour fonctionner, par le biais d’une réaction : la photosynthèse. D’une part, il s’agit d’une réaction au cours de
laquelle il y a production de matière organique à partir de la dégradation complète de matière minérale prélevée du milieu
en présence de la lumière. D’autre part, il s’agit d’une réaction anabolique de base qui se déroule dans les chloroplastes.
Ainsi, le métabolisme des cellules chlorophylliennes est dit autotrophe.
IV. Les enzymes : des molécules qui conditionnent le métabolisme

Une voie métabolique est une succession de réactions biochimiques qui s’enchainent. Chaque réaction nécessite
l’intervention d’une enzyme spécifique provenant de la cellule elle-même qui catalyse la réaction, c’est-à-dire qui accélère
la réaction chimique
Le produit de la première réaction sera le réactif de la deuxième et ainsi de suite jusqu’à arriver au produit final

Dans une cellule certains gènes actifs (étant des successions de nucléotides) déterminent les enzymes des voies
métaboliques spécifiques à la cellule, par suite la cellule produit ses propres molécules (protéines), ce qui fait d’elle une
cellule spécialisée ayant une fonction précise. De plus nous pouvons dire que le métabolisme dépend du patrimoine
génétique

Un allèle est une version d’un même gène (même locus sur le chromosome)
Les allèles d’un même gène diffèrent au niveau de quelques nucléotides

Le phénomène à la base de la différence entre les allèles est la mutation, qui va provoquer une modification au niveau de
l’information génétique qui à son tour est à l’origine d’une modification au niveau de la séquence d’aminés de la protéine
déterminée par cet allèle, aboutissant ainsi à la modification de la fonction de la protéine et ainsi de la cellule

La mutation est un phénomène spontané et aléatoire qui modifie les gènes (séquence de l’ADN). Il existe plusieurs genres
de mutations :
• Substitution → remplacement d’un ou de plusieurs nucléotides par un autre.
• Délétion → perte d’un ou de plusieurs nucléotides.
• Addition → ajout ou gain d’un ou de plusieurs nucléotides
V. Les métabolismes interdépendants

On parle de métabolismes interdépendants quand le métabolisme d’un être vivant dépend de celui d’un autre être vivant

La photosynthèse est une voie métabolique au niveau de laquelle la matière organique (glucose) sera fabriquée à partir
de la matière minérale. Cette voie peut s’enchainer dans le végétal lui-même par :
• La respiration cellulaire qui va prendre place dans les mitochondries de toutes les cellules afin de produire de
l’énergie
• Le stockage sous forme d’amidon dans les organes réserve (chloroplastes)
• La production de la cellulose (à travers l’assemblage du glucose) dans la paroi de la cellule
• La production des acides aminés par la cellule
• La production des acides gras par la cellule

Cependant la voie peut s’enchainer chez les animaux ou les êtres humains par :
• La respiration cellulaire qui va prendre place dans les mitochondries de toutes les cellules afin de produire de
l’énergie qui va être suivie par l’assimilation
• La production de la cellulose (à travers l’assemblage du glucose) dans la paroi de la cellule
• La production des acides gras par la cellule
La cellule n’est pas uniquement l’unité biologique structurelle de tous les êtres vivants, mais elle est en même
temps l’unité fonctionnelle fondamentale de tous les êtres vivants. En effet, il existe des milliers de réactions chimiques,
que ce soit de synthèse (dont le résultat est la fabrication d’une nouvelle molécule) ou bien de dégradation de molécules
(dont le résultat et la production de l’énergie) qui se déroule dans le cytoplasme et dans les organites des cellules
spécialisées chez les êtres pluricellulaires comme l’érable et qui sont essentielles à son fonctionnement : c’est ainsi que
nous parlons de métabolisme. L’érable est un arbre reconnu pour son feuillage : sa feuille est représentée sur le drapeau
canadien et produit un sirop très réputé.
Cependant, comment se fait la production du saccharose (sirop) au niveau des feuilles d’érable ainsi que le stockage de
l’amidon au niveau des organes réserves ?

Afin d’étudier rôles de quelques organes chez l’érable, une représentation schématique de quelques organes de
celui-ci a été étudiée. Effectivement, l’érable est composé d’une tige, d’un bourgeon, d’organes réserves, de feuilles, de
fruits, de poils absorbants et de racines. Pour commencer, au niveau des racines, les poils absorbants se chargent de tirer
l’eau et les ions minéraux du sol, pour ainsi former la sève brute responsable de la conduite de l’eau et des sels minéraux
vers les différentes parties de la plante comme la feuille, le bourgeon et le fruit. Ensuite, la feuille, étant formé d’un
assemblage de cellules chlorophylliennes possédant des chloroplastes, la photosynthèse se met en place en présence de
la lumière. Au cours de cette réaction, les cellules prélèvent, du milieu dans lequel elles se trouvent, le dioxyde de carbone
et utilisent l’eau reçu à travers la sève brute. Ces matières minérales vont ensuite réagir ensemble en présence de lumière
pour aboutir à la formation du dioxygène et du glucose (matière organique) selon l’équation de la réaction :
6CO₂ + 6H₂O lumière C₆H₁₂O₈ + 6O2. Par suite, le glucose ainsi fabriqué passe dans la sève élaborée et sera
conduit avec l’eau et le saccharose vers les différentes parties de la cellule comme le fruit, le bourgeon, les racines et
l’organe de réserve. Au niveau de celui-ci, il y aura la formation de l’amidon et son stockage.

Dans le but de déterminer l’origine du saccharose qui circule dans la sève composée et de l‘amidon stocker dans l’organe
de réserve, une étude au niveau des voies métaboliques des glucides chez l’érable. En effet, d’une part, cette étude a
montré que la photosynthèse, étant une voie métabolique au niveau de laquelle la matière organique (glucose) sera
fabriquée à partir de la matière minérale, s’est enchainée par la formation du saccharose à partir d’une molécule de
glucose et d’une molécule de fructose suite à la conversion d’une molécule de glucose en fructose. Cependant, au cours
de la formation du saccharose, il y a une intervention d’une enzyme spécifique, la saccharose synthase, provenant de la
cellule elle-même qui catalyse la réaction, c’est-à-dire qui accélère la réaction chimique. D’autre part, la photosynthèse,
s’est enchainée par l’assemblage de plusieurs molécules de glucose pour former une macromolécule d’amidon. Au cours
de cet assemblage, l’amylosynthétase (enzyme) intervient afin d’accélérer la réaction.

Afin de mieux comprendre la relation entre l’enzyme et la cellule spécialisée, une étude sur l’équipement enzymatique
des cellules spécialisées a été réalisée. D’une part, l’enzyme saccharose synthase est active dans les cellules
chlorophylliennes de la feuille alors qu’elle ne l’est pas dans les cellules de l’organe réserve. Par contre, l’enzyme
amylosynthétase est inactive dans les cellules chlorophylliennes de la feuille alors qu’elle est active dans les cellules de
l’organe réserve. Ainsi, nous pouvons dire que dans une cellule certains gènes actifs (étant des successions de nucléotides)
déterminent les enzymes des voies métaboliques spécifiques à la cellule, par suite la cellule produit ses propres molécules
(protéines), ce qui fait d’elle une cellule spécialisée ayant une fonction précise, ce qui explique les résultats obtenus, vu
que la production de l’enzyme est liée à la fonction de la cellule.

Pour conclure, la photosynthèse au niveau des feuilles de l’érable va aboutir à la formation du glucose, qui d’une
part va se convertir en molécule de fructose afin de s’assembler avec une autre molécule de glucose pour donner le
saccharose suite à l’intervention de l’enzyme saccharose synthase spécifique et liée à la fonction de la cellule qui accélère
la réaction. D’autre part, ces molécules de glucose s’assemblent entre elles, au niveau de l’organe réserve, pour former
l’amidon suite à l’intervention de l’enzyme amylosynthétase, qui est intimement liée à la fonction des cellules formant cet
organe, et qui va aussi catalyser la réaction.

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