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Chevalier

bienfaisant de la
Cité sainte

Chevalier bienfaisant de la Cité sainte désigné par le sigle CBCS est


un grade du Rite écossais rectifié, l'un des rites pratiqués au sein de la
franc-maçonnerie, établi par Jean-Baptiste Willermoz lors du Convent
des Gaules de 1778. Le Régime écossais rectifié présente une
organisation hiérarchisée et structurée qui culmine en un ordre intérieur,
aussi nommé Ordre des C.B.C.S., en référence au grade pratiqué.

Histoire …

Le baron von Hund



Le 24 juin 1751, le baron de Carl Gotthelf von Hund (1722-1776) fonde à
Dresde en Allemagne une maçonnerie chevaleresque ayant pour finalité
la restauration de l’ordre du Temple - ordre religieux et militaire issu de
la chevalerie chrétienne du Moyen Âge, dont les membres étaient
:
appelés les Templiers[1]. Le système, nommé Stricte observance
templière (SOT), est alors composé de sept grades : apprenti,
compagnon, maître, maître-écossais, novice, chevalier du Temple et
chevalier Profès[2]. Von Hund veut reconstituer les anciennes provinces
templières et voit en les loges françaises, avec lesquelles il noue
d'étroits contacts, un potentiel de développement[3]. En 1773, une
vingtaine d'années après la création de la Stricte observance templière
sont installés les directoires des provinces templières de Bourgogne (à
Strasbourg), d’Auvergne (à Lyon) et d’Occitanie (à Montpellier)[4].

Jean-Baptiste Willermoz

Jean-Baptiste Willermoz

Jean-Baptiste Willermoz, franc-maçon lyonnais initié à l’âge de 20 ans,


rencontre en 1767 Martinès de Pasqually, thaumaturge et fondateur de
l'ordre des chevaliers-maçons, appelé Élus Coëns. Il est séduit par la
personne et sa doctrine et s'engage à ses côtés comme l’un de ses
disciples[3]. Il participe à l'expansion du rite initiatique appartenant au
mouvement illuministe en introduisant celui-ci à Lyon. Il devient
:
également chancelier de la province d’Auvergne de la Stricte
observance templière[5]. En 1778, Willermoz est conscient de la
nécessité de réformer l'ordre maçonnique au niveau de sa
dénomination, de son code et règlements généraux, de ses rituels, etc.,
afin d'adapter celui-ci à l'évolution de la société. Ainsi, il va être le
principal protagoniste avec Jean de Turckheim du « renouvellement de
l’Ordre » et de la création du Régime écossais rectifié[6].

Le Convent des Gaules



Le Convent des Gaules se tient à Lyon du 25 novembre au 10 décembre
1778. La question du titre de Chevalier bienfaisant de la Cité sainte est
introduite au cours de la première séance du convent. Celui-ci, après
huit séances de débats, ratifie alors le « Code maçonnique des Loges
réunies et rectifiés » et le « Code des Chevaliers bienfaisants de la Cité
sainte ». Cet entérinement fonde, dans le berceau de la Stricte
observance templière, le Régime écossais rectifié[7]. Les décisions du
Convent de Lyon seront confirmées en 1782 par celui de
Wilhelmsbad[8].

Aspects du grade …

Le maçon rectifié, après avoir parcouru les quatre degrés du parcours


maçonnique (apprenti, compagnon, maître et maître écossais de saint
André), peut éventuellement accéder à l'ordre intérieur du régime
rectifié, également appelé « Ordre des chevaliers bienfaisants de la Cité
sainte ». L'accession se fait en deux étapes :

Écuyer novice (étape temporaire d'une ou deux années à l'issue de


laquelle le candidat est armé chevalier s'il en est jugé digne ou remis
dans la classe maçonnique dans le cas contraire),

Chevalier bienfaisant de la Cité sainte (en théorie, qualité


chevaleresque plus que grade maçonnique).

Au sein des différents grands prieurés de l'Ordre, les Écuyers novices


:
sont invités à travailler pendant un à deux ans selon deux axes de
recherche :

leur engagement futur en tant que Chevalier bienfaisant de la Cité


sainte et notamment l'étude de la profession de foi qu'ils devront
contracter,

le travail personnel sur le blason, le nom d'ordre et la devise


correspondante.

Cette période de deux années maximum est prévue par le code des
Chevaliers bienfaisants de la Cité sainte. À l'issue de cette période
probatoire, l’Écuyer novice est soit armé Chevalier bienfaisant de la Cité
sainte, soit il reste au grade de Maître écossais de saint André.

Notes et références

1. Alain Demurger, Les Templiers, une chevalerie chrétienne au


Moyen Âge., Paris, Seuil, coll. « Points Histoire », 2008 (1re éd.
2005), 664 p. p. (ISBN 978-2-7578-1122-1)

2. Demurger 2008, p. 28

3. Noël 1995.

4. « Le Chevalier bienfaisant de la Cité Sainte » (http://www.ledifice.n


et/A180-Y.html) , sur http://www.ledifice.net (consulté le
27 décembre 2014).

5. Vivenza 2010.

6. Bernheim 2001, p. 79.

7. « Rite écossais réctifié » (http://www.glnf.asso.fr/presentation/?AR


B_N_ID=2684) , sur http://www.glnf.asso.fr (consulté le
27 décembre 2014).

8. « Le Rite écossais rectifié » (http://www.fm-fr.org/les-rites/le-rite-


ecossais-rectifie) , sur http://www.fm-fr.org .
:
Voir Aussi

Bibliographie

Jean-Paul Bourre, Dictionnaire Templier, Dervy, 1995.

Pierre Noël, De la Stricte Observance au Rite Écossais Rectifié, vol. 5,


Acta Macionica, 1995.

Rituel de CBCS : Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte, Régime


Écossais Rectifié (RER), Franc-maçon Collection.

Jean-Marc Vivenza, Les élus coëns et le Régime Ecossais Rectifié : de


l'influence de la doctrine de Martinès de Pasqually sur Jean-Baptiste
Willermoz, Le Mercure Dauphinois, 2010

Alain Bernheim, « Eques a Quæstione studiosa : Notes à propos du


Rite Écossais Rectifié », Acta Macionica, Bruxelles, vol. 11, 2001,
p. 79-145.

Articles connexes

Chevalier Kadosh

Souverain Prince Rose-Croix

Liens externes

[PDF] Rituel de l'ordre des CBCS (https://web.archive.org/web/201509

05193759/http://www.ordre-de-lyon.com/Textes_Regime_Ecossais_R
ectifie/CBCS.pdf)

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sainte&oldid=173386234 ».

Dernière modification il y a 1 an par Baronnet

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