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Chapitre 5

Court-circuit et choix de l’équipement électrique des


postes

1. Introduction :

Les différents composants des réseaux sont conçus, construits et entretenus de façon à réaliser
le meilleur compromis entre coût et risque de défaillance. Ce risque n’est donc pas nul et des
incidents ou défauts viennent perturber le fonctionnement des installations.

2. Origine des défauts :

Les défauts peuvent prendre naissance dans :

- Les lignes aériennes qui sont soumises aux perturbations atmosphériques (foudre,
tempêtes, etc.). Certaines régions, régions montagneuses par exemple, sont beaucoup
plus exposées que d’autres à la foudre ; selon les niveaux de tension, celle-ci est
responsable de 60 à plus de 80 % des défauts.

- Les câbles souterrains qui sont exposés aux agressions extérieures (d’engins
mécaniques de terrassement par exemple) qui entraînent systématiquement des défauts
permanents.

- Les matériels de réseaux et de postes qui comportent des isolants (solides, liquides
ou gaz) constitués d’assemblages plus ou moins complexes placés entre parties sous
tension et masse. Les isolants subissent des dégradations conduisant à des défauts
d’isolement qui se traduisent par des courts-circuits.

3. Caractéristiques des courts-circuits :

Les courts-circuits sont caractérisés par leur forme, leur durée et l’intensité du courant. On
utilisera souvent, comme l’électrotechnicien de réseaux, le terme de défauts pour les désigner.

3.1. Forme des courts-circuits :

Un court-circuit peut être :

- monophasé, entre une phase et la terre ou une masse ;

- biphasé, entre deux phases avec ou sans mise à la terre ;

- triphasé, entre les trois phases.

1
3.2. Durée des courts-circuits :

Un court-circuit est toujours le résultat d’un manque d’isolement. Si ce manque d’isolement


est durable, le court-circuit est dit permanent. C’est pratiquement toujours le cas lorsque
l’isolant est solide.

À l’inverse, lorsque l’isolant est gazeux, il se reforme très souvent de lui-même autour de la
zone atteinte dès la mise hors tension et la disparition de l’arc. Il suffit de remettre
l’installation sous tension pour reprendre le service normal. Dans un tel cas, on a affaire à un
court-circuit fugitif. C’est le cas de très nombreux incidents de lignes.

Un court-circuit peut encore être :

- intermittent, lorsqu’il se répète à intervalles très rapprochés ; c’est le cas par exemple
d’un court-circuit dû au balancement de conducteurs ou de branches d’arbres sous
l’effet d’un vent violent ;

- semi-permanent, lorsqu’il persiste pendant un certain temps puis disparaît avec sa


cause ; c’est le cas, par exemple, d’un défaut dû à la croissance de la végétation, il
disparaît lorsque celle-ci est consumée ; un bon élagage permet d’éviter ce type
d’incident ;

- auto-extincteur lorsqu’il disparaît de lui-même ; on rencontre ce type de court-circuit


sur les réseaux MT en cas de défaut monophasé.

3.3. Conséquences des courts-circuits :

Les courts-circuits ont des effets néfastes :

 sur le fonctionnement des réseaux : les effets néfastes des courts-circuits sont surtout
à redouter sur les réseaux THT sur lesquels débitent des groupes générateurs de forte
puissance.

Les courts-circuits, surtout lorsqu’ils sont polyphasés et proches des centrales,


entraînent une diminution du couple résistant des machines et donc une rupture de
l’équilibre entre celui-ci et le couple moteur ; s’ils ne sont pas éliminés rapidement, ils
peuvent conduire à la perte de stabilité de groupes générateurs et à des
fonctionnements hors synchronisme préjudiciables aux matériels.

Des temps d’élimination des courts-circuits de l’ordre de 100 à 150 ms sont en général
considérés comme des valeurs à ne pas dépasser sur les réseaux THT.

 sur la tenue des matériels : les courts-circuits provoquent des surintensités violentes
qui, dans le cas de défauts triphasés, peuvent dépasser 20 à 30 fois le courant de
service normal. Ces surintensités amènent deux types de contraintes :

- des contraintes thermiques dues au dégagement de chaleur par effet Joule


dans les conducteurs ;

2
- des contraintes mécaniques dues aux efforts électrodynamiques ; ceux-ci
entraînent notamment le balancement des conducteurs aériens et le
déplacement des bobinages des transformateurs ; ces efforts, s’ils dépassent
les limites admises lors de la construction, sont souvent à l’origine
d’avaries graves.

De plus, l’arc électrique consécutif à un court-circuit met en jeu un


important dégagement local d’énergie pouvant provoquer des dégâts
importants aux matériels et même être dangereux pour le personnel
travaillant à proximité. C’est le cas, par exemple, des matériels sous
enveloppe métallique sur lesquels les courts-circuits internes sont
susceptibles d’entraîner le percement des enveloppes.

 sur la qualité de la fourniture : dans la plupart des cas, les courts-circuits se


traduisent pour les utilisateurs par des chutes de tension dont l’amplitude et la durée
sont fonction de différents facteurs tels que nature du court-circuit, structure du réseau
affecté, mode d’exploitation du réseau, mode de mise à la terre du neutre,
performances des protections, etc. ; ces perturbations peuvent aller du creux de tension
ou de la microcoupure jusqu’à l’interruption complète de fourniture.

 sur les circuits de télécommunications : la présence d’un court-circuit dissymétrique


entre une ou deux phases d’une ligne d’énergie et la terre entraîne la circulation d’un
courant homopolaire qui s’écoule à la terre par les points neutres du réseau. Une
tension induite longitudinale, proportionnelle à ce courant, apparaît sur les lignes de
télécommunications qui ont un trajet parallèle à la ligne d’énergie. Cette tension peut
atteindre des valeurs dangereuses pour le personnel et les installations de
télécommunications.

 sur la sécurité des personnes : la mise sous tension accidentelle des masses, les
élévations de potentiel liées à l’écoulement des courants de défaut à la terre, les
conducteurs tombés au sol, etc. sont autant de situations pouvant présenter des risques
pour la sécurité des personnes ; le mode de mise à la terre des points neutres joue de ce
fait un rôle essentiel.

Certains défauts sont difficiles à identifier et présentent d’autant plus de risques ; en


MT, on cite un chiffre de l’ordre de 15 % pour le nombre de défauts permanents qui ne
sont pas détectés.

4. Calcul des courants de courts-circuits dans les réseaux électriques:

4.1. Théorème de Thévenin :

Tout dipôle D, pouvant contenir des sources indépendantes et/ou liées, est équivalent,
du point de vue externe , à un dipôle comportant une source de tension E 0 (p ) en série avec
une impédance Z(p ) , conformément à la fig.1.

3
Fig.1. Equivalent de Thévenin.

- E 0 (p ) est la tension, à vide, aux bornes du dipôle A et B lorsque D délivre un


courant nul) ;

- Z(p ) est l’impédance interne du dipôle D. Pour l’obtenir, on éteint toutes les sources
indépendantes de D et on applique entre A et B une tension V (p ) extérieure à D
(dipôle) ; il en résulte un courant I(p ) . Alors, Z(p ) = V(p ) I(p ) .

Remarque sur l’extinction des sources : éteindre une source consiste à lui faire débiter une
grandeur nulle. Une source de tension éteinte délivre donc une tension nulle ; elle se comporte
donc comme un court-circuit. Une source de courant éteinte délivre un courant nul ; elle se
comporte donc comme un circuit ouvert.

La fig.2 donne un exemple d’équivalent de Thévenin.

Fig.2. Exemple d’équivalent de Thévenin.

Il est important de ne jamais oublier que l’équivalence de Thévenin n’est valable que lorsque
l’on cherche à déterminer ce qui advient à l’extérieur de D (Dipôle) mais pas à l’intérieur. Il
est facile de voir que, dans le dipôle d’origine (voir fig.2a), il y a une puissance consommée
E2
(P = si E est continue) alors que, dans l’équivalent, la puissance consommée est
R1 + R 2
nulle (à vide).

4
Par contre, si nous appliquons entre A et B une résistance R (voir fig.3), on calcule le courant
I qui la traverse en connectant cette résistance R entre les bornes A et B de l’équivalent (voir
fig.2b) ; on en déduit que :

E0 R2 E
I= =
Z + R R 1 R 2 + R (R 1 + R 2 )

Fig.3. Application du théorème de Thévenin.

4.2. Théorème de Norton :

Tout dipôle D est équivalent, du point de vue externe, à un dipôle comportant une source de
courant J (p ) en parallèle avec une admittance Y(p ) (voir fig.4).

Fig.4. Equivalent de Norton.

- J (p ) est le courant de court-circuit (traversant un court-circuit placé entre A et B).

- Y(p ) est l’admittance interne de D. C’est l’admittance vue des bornes A et B de D


lorsque l’on a éteint toutes les sources indépendantes de D.

Notons que l’équivalence n’est encore valable que vue de l’extérieur du dipôle D.

Notons également que les structures des fig.2b et 4b se déduisent l’une de l’autre (en
appliquant le théorème de Thévenin à la seconde ou le théorème de Norton à la première) et
que Y = 1 Z .

5
Exemple : l’équivalent de Norton du dipôle de la fig.2a est tel que :

E 1 R + R2
J= et Y = = 1
R1 Z R1 R 2

4.3. Transformation étoile – triangle (triangle – étoile) :

4.3.1. Structures passives (transformation triangle-étoile ou étoile triangle) :

Les structures de la fig.5 sont équivalentes si l’on a les relations suivantes :

Z 12 Z 31 
Z1 = 
Z 12 + Z 23 + Z 31 
Z 23 Z 12 
Z2 =  (1)
Z 12 + Z 23 + Z 31 
Z 31 Z 23 
Z3 = 
Z 12 + Z 23 + Z 31 

Ou alors :

Z1 Z 2 + Z 2 Z 3 + Z 3 Z1 
Z 12 = 
Z3 
Z 1 Z 2 + Z 2 Z 3 + Z 3 Z 1 
Z 23 =  (2)
Z1 
Z Z + Z 2 Z 3 + Z 3 Z1 
Z 31 = 1 2 
Z2 

Fig.5. Transformation triangle-étoile.

Ces relations s’obtiennent en écrivant que les impédances vues de deux points quelconques
sont les mêmes sur les deux structures.

6
4.3.2. Structures actives :

Considérons la structure de la Fig.6a. L’application à chaque dipôle (1,2) (2,3) (3,1) du


théorème de Norton conduit à la structure équivalente de la Fig.6b avec :

I ij = Yij E ij et Yij = 1 Z ij (si Z ij ≠ 0 ) (3)

Appliquons maintenant la transformation triangle-étoile à l’ensemble Y12 , Y23 , Y31 . Cela


nous conduit à la structure de la Fig.6c où les Z i se déduisent des Z ij par les formules (1).

Considérons ensuite l’ensemble des trois sources de courant I 12 , I 23 , I 31 ; on peut les


remplacer par l’ensemble I 1 , I 2 , I 3 de la Fig.6d où :

I 1 = I 12 − I 31 ; I 2 = I 23 − I 12 ; I 3 = I 31 − I 23 (4)

Le potentiel du point N ' est a priori indéterminé et la somme des 3 courants I 1 , I 2 et I 3 est
nulle. Cela nous autorise à relier les nœuds N et N ' sans modifier le comportement du
montage.

Dès lors, les points N ' ′ et N se trouvent confondus et on obtient la structure étoile de la
Fig.6e équivalente aux précédentes. Par application du théorème de Thévenin, on peut encore
la mettre sous la forme de la Fig.6f.

Du point de vue externe, toutes les structures de la Fig.6 sont équivalentes.

Les relations entre les Z i et les Z ij sont celles des formules (1) et (2).

Par ailleurs :

E 1 = Z 1 I 1 = Z 1 (I 12 − I 31 ) = Z 1 (Y12 E 12 − Y31 E 31 ) = (Y12 E 12 − Y31 E 31 )


Z 12 Z 31
Z 12 + Z 23 + Z 31

E 2 et E 3 s’obtiennent par permutation circulaire des indices ; on obtient ainsi :


E1 =
1
(Z 31 E 12 − Z 12 E 31 ) 
Z 12 + Z 23 + Z 31 

E2 =
1
(Z 12 E 23 − Z 23 E12 ) (5)
Z 12 + Z 23 + Z 31 

E1 =
1
(Z 23 E 31 − Z 31 E 23 )
Z 12 + Z 23 + Z 31 

7
Fig.6. Transformation triangle-étoile d’une structure active.

8
4.3.3. Cas d’un système sinusoïdal triphasé équilibré :

Considérons le cas où :

Z 12 = Z 23 = Z 31 = Z (6)

et


E 12 = U cos (ω t ) 

 2 π 
E 23 = U cos  ω t −  (7)
 3 
 4 π 
E 31 = U cos  ω t − 
 3 


(les tensions ont même amplitude et sont déphasées de ).
3

On en déduit que :

Z
Z1 = Z 2 = Z1 = (8)
3

et

E1 =
1
[E12 − E 31 ] = U cos (ω t ) − cos  ω t − 4 π 
3 3   3 
4π
U  j ω t 
j ω t− 
3  U  j ω t  −j

 
E 1 = Ree − e  = Ree  1 − e 3  


3   3    

D’où :

U  π 
E1 = cos  ω t −  
3  6 
U  5 π 
E2 = cos  ω t −  (9)
3  6 
U  9 π 
E3 = cos  ω t − 
3  6 

U 2π
Les tensions E 1 , E 2 et E 3 sont, elles aussi, de même amplitude et déphasées de
3 3
π
entre elles. E 1 et E 12 comme E 2 et E 23 ainsi que E 3 et E 31 sont déphasées de .
6

9
4.4. Décomposition en composantes symétriques :

Le principe de la décomposition en composantes symétriques est d’exprimer un système de


signaux sinusoïdaux triphasés quelconques, mais à la même fréquence, (courants ou tensions)
comme la somme de trois systèmes triphasés particuliers, dits direct, inverse et homopolaire.

- Un système direct est un système sinusoïdal triphasé équilibré dans lequel on passe
2π 4π
respectivement de la phase 1 aux phases 2 et 3 par un déphasage de − et .
3 3

- Un système inverse est un système sinusoïdal triphasé équilibré dans lequel on passe
2π 4π
respectivement de la phase 1 aux phases 2 et 3 par un déphasage de + et + .
3 3

- Un système homopolaire est un système sinusoïdal triphasé dans lequel les trois
phases sont identiques.

Comme il est question de signaux sinusoïdaux, chacun de ces systèmes peut être associé à une
représentation vectorielle ou encore à un système de nombres complexes (voir Fig.7).

Dans la représentation complexe, a désigne un nombre complexe particulier, associé à la



2π j
rotation d’angle : a=e 3 .
3

Fig.7. Représentation vectorielle et complexe des régimes direct, inverse et homopolaire.

Étant donné un système de signaux triphasés sinusoïdaux quelconques représentés par trois
nombres complexes ( V1 , V2 , V3 ), la décomposition en composantes symétriques consiste à
trouver un jeu de systèmes direct, inverse et homopolaire ( Vd , Vi , V0 ) tel que les trois
sinusoïdes de phase (1, 2 et 3) soient les sommes respectives des premières, deuxièmes et
troisièmes sinusoïdes des systèmes direct, inverse et homopolaire ; ce qui peut encore
s’exprimer, dans le domaine complexe, par les deux relations ci-dessous, en notation
complexe.

10
V1 + V2 + V3 
V0 = 
3

V1 + a 2 V2 + a V3 
Vi =  (10)
3 
V1 + a V2 + a 2 V3 
Vd = 
3 

d’où l’on tire :

V1 = V0 + Vd + Vi 

V2 = V0 + a Vd + a Vi 
2
(11)

V3 = V0 + a Vd + a 2 Vi 

Cette relation peut encore s’exprimer matriciellement :

 V1  1 1 1   V0 
 V  = 1 a 2 a   Vd  (12)
 2 
 V3  1 a a 2   Vi 

On peut montrer que ( Vd , Vi , V0 ) existe toujours et peut être défini par :

 V0  1 1 1   V1 
 V  = 1 1 a
 d 3  a 2   V2  (13)
 Vi  1 a 2 a   V3 

4.4.1. Intérêt des composantes symétriques :

Considérons un circuit triphasé symétrique constitué de trois impédances couplées (voir


Fig.8), Z p désignant l’impédance propre d’une des phases et Z m l’impédance mutuelle entre
deux phases quelconques.

Fig.8. Impédance symétrique triphasé avec couplage entre phases.

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La tension simple de chacune des phases ( V1 , V2 , V3 ) dépend de tous les courants par
l’intermédiaire des impédances propres et mutuelles. En régime sinusoïdal, on peut écrire en
notation complexe :

 V1   Z p Zm Z m  I1 
    
 V2  =  Z m Zp Z m  I 2  (14)
 V3   Z m Zm Z p  I 3 

Le passage du domaine des phases vers celui des composantes symétriques à l’aide de la
relation (13) permet d’établir l’équation ci-dessous.

 V0   Z o 0 0 I 0 
V  =  0 Zd 0 I  (15)
 d    d
 Vi   0 0 Z i   I i 

avec : Z 0 = Z p + 2 Z m et Z d = Z i = Z p − Z m

On voit donc que la tension homopolaire ne dépend que du courant homopolaire, la tension
directe du courant direct et la tension inverse du courant inverse.

La transformation du domaine des phases vers celui des composantes symétriques permet
donc de découpler les modes. C’est une propriété qui permet de simplifier le calcul des
régimes déséquilibrés, en particulier le calcul des courants de défaut.

Il faut noter que la propriété Z d = Z i n’est pas générale : elle s’applique uniquement aux
systèmes électriques statiques dont la structure est parfaitement symétrique.

Enfin, le régime homopolaire a une signification particulière puisqu’il caractérise la façon


dont le courant résiduel ( I R = I 1 + I 2 + I 3 = 3 I 0 ) s’écoule à la terre. Tous les régimes de
défauts relatifs à un contact entre le système triphasé et la terre sont donc liés aux
caractéristiques homopolaires du système, et en particulier à son impédance homopolaire Z 0 .

4.4.2. Schémas monophasés direct, inverse et homopolaire :

Tout élément électrique d’un réseau d’énergie triphasé peut être associé à trois schémas
indépendants, caractérisant les régimes direct, inverse et homopolaire. Ces schémas peuvent
s’apparenter à des schémas de Thévenin, comme indiqué Fig.9.

12
Fig.9. Schémas direct, inverse et homopolaire.

Pour les éléments passifs (lignes, transformateurs, etc.), les sources de tension disparaissent
dans les schémas équivalents. Pour les générateurs d’énergie, les sources de tension en régime
inverse et homopolaire peuvent souvent être négligées.

Quant aux impédances directe, inverse et homopolaire, elles sont souvent fournies par les
constructeurs de matériel. Elles peuvent être déterminées par des essais au cours desquels les
éléments à caractériser sont alimentés par des sources de tension en régime direct ou inverse
ou homopolaire.

4.5. Application des systèmes symétriques dans le calcul des courants de court-
circuit :

 En fonctionnement normal, les réseaux triphasés sont globalement symétriques et les


f.e.m. qui leur sont appliquées sont équilibrées ; les f.e.m. constituent des systèmes triphasés
que l’on dit directs. Dans ces conditions, les courants et les tensions en tous points des
réseaux comportent ni composantes inverses ni composantes homopolaires.

 Sur ces réseaux peuvent exister des dissymétries locales telles que raccordement de
charges déséquilibrées, ouverture d’une phase, présence de courts-circuits. La méthode
d’étude d’un tel réseau consiste alors :

- à isoler, autour de la dissymétrie, une zone aussi petite que possible en dehors
de laquelle le réseau a une constitution symétrique (Fig.10) ;

- à l’intérieur de la zone dissymétrique, on raisonne sur les courants et tensions


réels, en écrivant les relations qui caractérisent la dissymétrie ;

- à l’extérieur de la zone, on applique la méthode de décomposition des courants


et des tensions en leurs composantes symétriques ; on écrit des relations de la
forme de la relation (17) ci-dessous, qui traduisent le fonctionnement des
schémas monophasés équivalents pour les systèmes direct, inverse et
homopolaire (Fig.11).

13
Fig.10. Réseau triphasé déséquilibré : isolement de la dissymétrie.

Fig.11. Réseau triphasé déséquilibré : composantes symétriques des courants et des


tensions

G est un générateur idéal engendrant un système de f.e.m. triphasées équilibrées à succession


de phases directe dont la valeur efficace est égale à Vn , tension assignée du réseau.

E 1 , E 2 et E 3 sont les f.e.m. du générateur alimentant le réseau ou plus généralement les


tensions en des points du réseau suffisamment éloignés de la dissymétrie pour ne pas être
perturbées par celle-ci ; ces f.e.m. constituent, par hypothèse, un système triphasé équilibré
direct.

En prenant la phase 1 comme origine et en notant la fém correspondante Vn , on a :

E 1 = Vn 

E 2 = a Vn 
2
(16)
E 3 = a Vn 

En considérant les schémas monophasés équivalents dans chacun des trois systèmes direct,
inverse et homopolaire (Fig.11), on peut écrire :

0 = V0 + Z 0 I 0 

0 = Vi + Z i I i  (17)
Vn = Vd + Z d I d 

14
Les relations (17), associées à celles caractérisant la dissymétrie, permettent de calculer I d ,
I i , I 0 et Vd , Vi , V0 .

On exprime enfin la continuité des courants et des tensions au passage de la frontière F de la


zone en écrivant l’identité entre ces grandeurs de part et d’autre de la frontière.

4.6. Exemples de défauts dans les réseaux :

Afin de simplifier davantage les calculs, on admettra que les défauts sont appliqués à
l’extrémité d’un réseau élémentaire à vide, ce qui revient à négliger le courant de charge
devant le courant de défaut. Cette hypothèse est légitime dans la plupart des calculs des
courants de court-circuit ; néanmoins, l’analyse précise du fonctionnement des protections
nécessite souvent de tenir compte du courant de charge.

4.6.1. Défaut triphasé :

Le défaut triphasé (Fig.12), lorsqu’il est équilibré, ne constitue pas à proprement parler une
dissymétrie ; néanmoins, il s’étudie en suivant la méthode générale exposée au paragraphe
4.5.

Fig.12. Défaut triphasé.

Les relations caractérisant le défaut sont les suivantes :

V1 = V2 = V3 = 0 (18)

Pour le calcul des grandeurs symétriques à l’extérieur de la zone contenant le défaut, les
relations (11) et (18) permettent d’écrire :

V1 = V0 + Vd + Vi = 0 

V2 = V0 + a 2 Vd + a Vi = 0 (19)

V3 = V0 + a Vd + a 2 Vi = 0

15
On en déduit immédiatement :

V0 = Vd = Vi = 0 (20)

En appliquant les relations (17), on trouve :

I 0 = I i = 0

Vn  (21)
Id =
Z d 

La continuité des grandeurs de part et d’autre de la frontière F (§ 4.5), nous donne :

Vn 
I1 = I 0 + I d + I i = 
Zd 
V 
I 2 = I 0 + a 2 I d + a I i = a 2 n = a 2 I1  (22)
Zd 
V 
I 3 = I 0 + a I d + a 2 I i = a n = a I1 
Zd 

En conclusion, on retiendra que, en cas de défaut triphasé :

- les tensions au point de défaut sont nulles ;

- les courants constituent un système triphasé symétrique direct ;

- le courant de court-circuit au point de défaut est donné par :

Vn
I cc = (23)
Zd

4.6.2. Défaut Biphasé isolé :

Il est représenté sur la Fig.13.

Fig.13. Défaut biphasé isolé.

16
Les relations caractérisant le défaut sont les suivantes :

V2 = V3 et I 1 = 0 (24)

Composantes symétriques des courants et des tensions :

I0 = 0 

Vn 
I d = −I i =
Z d + Z i 
 (25)
V0 = 0 
Z i Vn 
Vd = Vi = 
Z d + Z i 

Courants dans les phases en défaut :

I 2 = −I 3 =
(a 2
)
− a Vn
(26)
Zd + Zi

Si les impédances Z d et Z i ont le même argument, ce qui est vrai la plupart du temps, tout au
moins en première approximation, la valeur efficace du courant de défaut est :

3 Vn
I cc = (27)
Zd + Zi

On retiendra que, en cas de défaut biphasé isolé :

- il y a apparition de composantes inverses des courants et des tensions ;

- si Z d et Z i sont égaux en module, le courant de court-circuit dans les phases en


défaut est égal à 3 2 fois le courant de court-circuit triphasé.

Remarque : si le défaut est du type biphasé terre franc (voir Fig.14), les relations
caractérisants le défaut sont :

V2 = V3 = 0 et I 1 = 0 (28)

Fig.14. Défaut biphasé terre franc.

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4.6.3. Défaut entre phase et la terre :

Ce défaut est représenté sur la Fig.15.

Fig.15. Défaut entre une phase et la terre.

Les relations caractérisant le défaut sont les suivantes :

I 2 = I 3 = 0 et V1 = 0 (29)

Composantes symétriques des courants et des tensions :

Vn 
Id = Ii = I0 =
Zd + Zi + Z0 

Zi + Z0 
Vd = Vn 
Zd + Zi + Z0 
 (30)
− Zi 
Vi = Vn
Zd + Zi + Z0 

− Z0 
V0 = Vn
Zd + Zi + Z0 

Courants dans la phase en défaut :

3 Vn
I 1 = I cc = (31)
Zd + Zi + Z0

On retiendra que, en cas de défaut entre une phase et la terre :

- il y a apparition de composantes inverses et homopolaires des courants et des


tensions ;

- la composante homopolaire du courant qui parcourt chaque phase est égale au tiers du
courant réel de défaut et du courant réel de retour par le sol.

 Mise à la terre du point neutre par impédance : quand il existe une impédance
entre le neutre et la terre (introduction d’une impédance dans la connexion de mise à la terre
du point neutre du réseau), voir Fig.16, la chute de tension dans l’impédance Z est égale à
3 Z I 0 ; chaque phase étant parcourue par une composante homopolaire I 0 , l’impédance Z

18
peut être remplacée par une impédance égale à 3 Z , en série dans chacune des phases,
intervenant seulement dans le régime homopolaire :

3 Vn
I cc = (32)
Zd + Zi + Z0 + 3 Z

Une impédance placée dans la mise à la terre d’un point neutre permet donc de réduire le
courant de défaut à la terre.

Fig.16. Mise à la terre du point neutre par impédance.

4.7. Expressions des impédances des systèmes direct, inverse et homopolaire :

Les impédances direct, inverse et homopolaires sont des grandeurs données par les
constructeurs des ouvrages (lignes, câbles, transformateur et générateurs/moteurs).

4.7.1. Lignes et câbles :

Dans notre cours, nous supposons que la capacité des lignes et câbles ont un effet négligeable
sur la valeur du courant de court-circuit.

Cependant, dans la réalité, ceci n’est vrai que pour les réseaux THT et TH maillés. Dans les
réseaux à moyenne tension, les énergies capacitives bien que faibles ne sont pas toujours
négligeables, en particulier lorsque le court-circuit a lieu à travers une impédance (résistance
du défaut, impédance du neutre) qui limite fortement l’intensité.

Pour les lignes et câbles, les impédances des composantes direct, inverse et homopolaire
sont :

- lignes et câbles THT et HT : Z d = Z i et Z 0 = 3 Z d ;


- lignes et câbles MT : Z d = Z i et Z 0 est de l’ordre de 3 Z d ;

4.7.2. Transformateurs :

Les impédances directe et inverse sont égales et peuvent être considérées comme des
réactances de fuites (impédance de court-circuit).

19
Le circuit équivalent de la composante homopolaire dépend du montage des enroulements et
si oui ou non le neutre est connecté à la terre. Les cas les plus rencontrés sur le terrain sont :

- Connexion étoile – étoile avec les deux neutres reliés à la terre (Fig.17) : les deux
neutres sont reliés à la terre et il y a un chemin pour la composante homopolaire du
courant pour passer du primaire au secondaire. La figure ci-dessous donne le circuit
homopolaire équivalent d’un tel transformateur.

a a1

a a’

c c1
Référence terre

b b1

Fig.17. circuit homopolaire équivalent d’un transformateur étoile – étoile avec les deux
neutres reliés à la terre.

- Connexion étoile – étoile avec un seul neutre relié à la terre (Fig.18) : le neutre du
primaire est mis à la terre mais pas celui du secondaire, le courant homopolaire de
celui-ci est donc nul. Par conséquent, le courant homopolaire du primaire est nul. La
figure ci-dessous donne le circuit homopolaire équivalent d’un tel transformateur.

a a1

a a’

c c1
Référence
b b1

Fig.18. circuit homopolaire équivalent d’un transformateur étoile – étoile avec un seul
neutre relié à la terre.

- Connexion étoile – triangle avec neutre non relié à la terre (Fig.19) : dans ce cas le
neutre est isolé, par conséquent le courant homopolaire ne circule pas. La figure ci-
dessous donne le circuit homopolaire équivalent d’un tel transformateur.

20
a a1

a a’
c1
c
Référence
b b1

Fig.19. circuit homopolaire équivalent d’un transformateur étoile – triangle avec neutre
non relié à la terre.

- Connexion étoile – triangle avec neutre relié à la terre (Fig.20) : le neutre est mis à
la terre. Le courant primaire peut circuler car il y a circulation du courant homopolaire
dans les enroulements secondaire en triangle et un chemin de retour pour les
enroulements étoile du primaire. Il faut noter également que le courant homopolaire ne
peut pas quitter les enroulements en triangle, par conséquent, il y a une isolation entre
le primaire et le secondaire, voir figure ci-dessous.

a a1

a a’
c1
c
Référence
b b1

Fig.20. circuit homopolaire équivalent d’un transformateur étoile – triangle avec neutre
relié à la terre.

- Connexion triangle – triangle (Fig.21) : dans ce cas, le courant homopolaire circule


dans les deux enroulements triangles, mais aucun courant ne peut quitter les
enroulements triangles. La figure ci-dessous donne le circuit homopolaire équivalent
d’un tel transformateur.

a a1

a a’
c c1

Référence
b b1

Fig.21. circuit homopolaire équivalent d’un transformateur triangle – triangle.

21
4.7.3. Machines synchrones (générateurs) :

La réactance direct est prise égale à :

- la réactance subtransitoire pendant le premier dixième de seconde suivant l’apparition


du défaut ;

- la réactance transitoire dans les dixièmes de seconde suivants ;

- la réactance synchrone après une ou plusieurs secondes selon les machines, si le défaut
n’étant pas éliminé (normalement il doit l’être en moins d’une seconde).

La réactance inverse est prise égale à la réactance transitoire, sauf si l’on connaît sa valeur
exacte (qui peut être un peu inférieure).

La réactance homopolaire est évidemment infinie si les enroulements statoriques sont


couplés en triangle ou en étoile avec neutre isolé. S’ils sont couplés en étoile avec neutre lié à
la terre, on constate que la réactance homopolaire devient faible : de l’ordre de la moitié de la
réactance subtransitoire.

5. Choix des équipements de protection contre le courant de court-circuit :

5.1. Calcul du pouvoir de coupure :

Le pouvoir de coupure assigné en court-circuit est caractérisé par deux valeurs :

- la valeur efficace de sa composante périodique ;

- le pourcentage de la composante apériodique, par rapport à la composante périodique.

La valeur efficace de la composante apériodique est inférieure ou égale à celle de la


composante périodique.

La valeur efficace ( i p ) du courant de court circuit périodique est donnée, selon la norme CEI
60909, par la formule suivante :

i p = k I cc (33)

où :
I cc : courant efficace de court circuit au début du défaut ;
R
k : facteur fonction des rapports , calculé par la formule approchée
X
R
−3
k = 1,02 + 0,98 e X
(voir figure ci-dessous) :

22
Figure : variation du facteur ê en fonction de R / X (CEI 60909).

Le choix d’un disjoncteur pour équiper un circuit électrique donné, devra se faire en vérifiant
si celui-ci pourra couper le courant i p calculé par la formule (33).

5.2. Puissance de court-circuit :

On utilise couramment la notion de puissance de court-circuit triphasée en un point du


réseau ; notée Pcc , elle a pour expression :

Pcc = 3 Vn i p = 3 U n i p (33)

Pcc s’exprime en mégavoltampères (MVA) si :


- la tension simple assignée du réseau Vn ou la tension composée assignée U n sont
exprimées en kilovolts ;
- le courant de court-circuit i p est exprimé en kiloampères.

5.3. Protection par appareillage de coupure :

Les appareils de coupure présents sur les réseaux sont de deux types :

- les disjoncteurs : il s’agit d’appareils susceptibles d’opérer une coupure très rapide du
courant, et donc de faire disparaître l’arc électrique qui a tendance à se former de
l’ouverture du circuit. Il possède donc un pouvoir de coupure exprimé en puissance.
Les disjoncteurs doivent pouvoir éteindre le courant de court-circuit et donc avoir un
pouvoir de coupure égale à la puissance du court-circuit Pcc au point où la protection
est destinée ;

- les sectionneurs : il s’agit d’appareils destinés à ajouter dans un circuit ouvert une
coupure visible et de grande taille, de façon à éviter toute fermeture intempestive d’un
circuit, et à assurer la sécurité pour les intervention sur les éléments du circuit. Les

23
sectionneurs sont des protection complémentaire aux disjoncteurs en cas de défauts
longs et nécessitant une intervention.

5.4. Protection par réactance :

L’interposition de réactance de faible valeur en courant alternatif permet de gagner un facteur


important sur le niveau de courant de court-circuit.

Considérons en effet le schéma monophasé équivalent d’un réseau caractérisé par une source
E n de résistance interne r = 0.01 R n . Elle fournit en temps normal Pn à une charge R = R n .

En En E
Le courant de court circuit, sans protection particulière, est : I cc = = = 100 n
r R n / 100 Rn

Supposons que l’on interpose (placer entre la source et la charge) un inductance x = 0.1 R n et
calculons d’une part la chute de tension en fonctionnement normal (la pertes d’énergie est
nulle), et d’autre part le nouveau courant de court circuit I'cc :

tg(ϕ ) = = 0.1 et V = R n I = E cos(ϕ ) ⇒ ∆ V = E − V = 1 − cos(ϕ ) = 0.5%


x
Rn
E En E
I cc = n = = 10 n
x R n / 10 Rn

Ainsi, on a gagné un facteur important sur le courant de court circuit (10), sans consommation
d’énergie ; et ce, au prix d’une chute de tension très faible en temps normal ( ∆V << R n I ).

24
Exercices d’application

Exercices 01 :

Soit le diagramme unifilaire suivant:

Source: Transformateur Ligne de transmission


Vligne : 39,8 kV Triphasé, Zligne: 0+j 10 Ω
Zth/phase: 0+j 4,76 Ω 15 MVA, 39,8/7,96 kV
Zcc: 0+j 25,392 Ω
(Zcc vue du primaire)

Calculer le courant qui circulerait dans un court-circuit entre la phase "1" et un fil neutre de
retour d'impédance zéro. Notons que la source et le transformateur sont à enroulements étoile
avec neutre relié à la terre.

Exercices 02 :

Soit le réseau :

G1 G2

J1 J5

L1 L4

J2 J6
L3
L2
T
J3

J7

Les générateurs G1 et G 2 sont identiques et leurs caractéristiques sont :


- tension aux bornes de l’alternateur : U n = 120 kV ;
- l’impédance directe vaut : Z d G = j 0,63 Ω ;
- l’impédance inverse vaut : Z i G = j 0,092 Ω ;

25
- l’impédance homopolaire vaut : Z 0 G = j 0,016 Ω ;
- montage étoile avec neutre relié à la terre.

Les lignes sont de nature identiques et sont caractérisées par :


- l’impédance directe vaut : Z d L = j 0,42 Ω / km ;
- l’impédance inverse vaut : Z i L = j 0,42 Ω / km ;
- l’impédance homopolaire vaut : Z 0 L = j 1,26 Ω / km ;
- L 1 = 10 km ; L 2 = 20 km ; L 3 = 15 km et L 4 = 18 km

Le transformateurs T est caractérisé par :


- la puissance nominale vaut : S n = 6 MVA ;
- tensions primaire/secondaire : U n1 U n 2 = 120 10 kV ;
- tension de court circuit : U cc = 9 % ;
- l’impédance du transformateur Z T est purement réactive ;
- les impédances directe, inverse et homopolaire valent : Z d T = Z i T = Z 0 T = Z cc ;
- montage étoile – étoile avec les deux neutres reliés à la terre.

1. Calculer le courant de court-circuit triphasé se produisant au jeu de barres J 3 .


2. Calculer le courant de court-circuit monophasé se produisant au jeu de barres J 7 .

Exercice 3 :

Soit le réseau électrique suivant :

G1

J1 220 kV

L1 L2 G2

J2 J4
L4
L3

L5
J3

T1 T2

30 kV J5

Les générateurs G1 et G 2 sont identiques et leurs caractéristiques sont :


- tension aux bornes de l’alternateur : U n = 220 kV ;

26
- l’impédance directe vaut : Z d G = j 0,63 Ω ;
- l’impédance inverse vaut : Z i G = j 0,092 Ω ;
- l’impédance homopolaire vaut : Z 0 G = j 0,016 Ω ;
- montage étoile avec neutre relié à la terre.

Les lignes sont de nature identiques et sont caractérisées par :


- l’impédance directe vaut : Z d L = j 0,42 Ω / km ;
- l’impédance inverse vaut : Z i L = j 0,42 Ω / km ;
- l’impédance homopolaire vaut : Z 0 L = j 1,26 Ω / km ;
- L1 = 100 km , L 2 = 100 km , L 3 = 80 km , L4 = 110 km et L5 = 120 km

Les transformateurs T1 et T2 sont identiques et leurs caractéristiques sont :


- Montage triangle/étoile avec neutre mis directement à la terre ;
- la puissance nominale vaut : S n = 40 MVA ;
- tensions primaire/secondaire : U n1 U n 2 = 220 30 kV ;
- tension de court circuit : U cc = 12 % ;
- l’impédance du transformateur Z T est purement réactive ;
- les impédances directe, inverse et homopolaire valent : Z d T = Z i T = Z 0 T = Z cc ;
- montage étoile – étoile avec les deux neutres reliés à la terre.

1- Calculer le courant de court-circuit biphasé se produisant au jeu de barres J4.


2- Calculer le courant de court-circuit triphasé se produisant au jeu de barres J4.
3- Calculer le courant de court-circuit monophasé se produisant au jeu de barres J5.

Exercice 4 :

Soit le réseau bouclé de la figure ci-dessous. Les données, en valeur relative, sont :
Générateurs G1 et G 2 : Z G 1 = Z G 2 = Z G = j 0,08 pu et VG 1 = VG 2 = VG = 1 pu (tension
simple).
Transformateurs T1 et T2 : Z T1 = Z T 2 = Z T = j 0,06 pu .
Les lignes : Z L1 = Z L 4 = Z L 5 = j 0,1 pu et Z L 2 = Z L 3 = j 0,2 pu .

27
G1

J1

T1

J2 J4
L2

L1 L3 L5

L4

J3 J5

T2

J6

G2

En cas de court-circuit triphasé au jeu de barres J 3 , donner :


1- Calculer la valeur du module du courant de court-circuit triphasé se produisant au jeux de
barre J 3 .

2- En supposant Zd G = Zi G = Z0 G = ZG , Zd T = Zi T = Z0 T = ZT et
Z d L = Z i L = Z 0 L = Z L , calculer la valeur la valeur du courant de court-circuit monophasé se
produisant au jeu de barre J 3 de ce circuit. (0,5 points)

Soit le nouveau réseau de la figure ci-dessous. Il est à noter que seul le montage des
générateurs et des transformateurs est différent, les paramètres du réseau restent donc
inchangés.

G1

J1

T1

J2 J4
L2

L1 L3 L5

L4

J3 J5

T2

J6

G2

3- Calculer le courant de court-circuit monophasé se produisant au jeu de barres J 3 .

28
Exercice 5 :

Soit le réseau électrique de la figure ci-dessous. La tension simple, en module, des générateurs
G 1 et G 2 est de VG 1 = VG 2 = VG = 1 pu

J1 J2 J4 J6
T1 T3
L1

G1 G2

J3 J5
T2 T4

Zg
L2

Nous avons :
Générateurs G 1 et G 2 : Z d G = Z i G = j 0,2 pu et Z 0 G = j 0,06 pu
Transformateurs T1 , T2 , T3 et T4 : Z d T = Z i T = Z 0 T = j 0,0805 pu
Lignes L 1 et L 2 : Z d L = Z i L = j 0,33 pu et Z 0 L = j 0,99 pu

1- Dans le cas d’un défaut au jeu de barres J1 et en supposant Z g = j 0 pu , donner le courant


de court-circuit triphasé, biphasé et monophasé au jeu de barres J1 .

2- Dans le cas d’un défaut au jeu de barres J1 et en supposant Z g ≠ 0 , donner la valeur de


Z g (supposée purement réactive) pour que le courant de court-circuit monophasé calculé ci-
dessus soit réduit de moitié.

29
Solution Exercice 1 :

Le modèle suivant serait approprié pour ce calcul ; il est à noter que les tensions sont des
tension de phase.

Zcc: 0+j 25,392 Ω

Z cc j 25,392
L’impédance du transformateur rapportée Z cc 2 = =
m2 52
au secondaire est donnée par :

L’impédance de la ligne a été ramenée à la La tension et l’impédance de Thévenin de


tension du primaire du transformateur, ce phase de la source ont été ramenées à la
qui donne : tension du secondaire du transformateur,
ce qui donne :
Z ligne 1 = m 2 Z ligne = 5 2 j10 = j 250 Ω
VS 39,8
Vs 2 = = = 7,96 kV
En utilisant la méthode des impédance, le m 5
courant de court circuit vu du primaire du Z j 4,76
transformateur est donc égale à : Z Th / Phase 2 = Th / Phase
2
= = j 0,19 Ω
m 52

39,8 1000 En utilisant la méthode des impédance, le


I cc = = 142 A
4,76 + 25,392 + 250 courant de court circuit vu du secondaire
du transformateur est donc égale à :

7,96 1000
I cc = = 710 A
0,19 + 1.0157 + 10

30
Solution exercice 2 :

1. En aval du jeu de barres J 3 , le réseau peut être représenté comme suit :

G1
Zd G1 J1 Zd L1 J2 Zd L2
Vn

Zd L3

J5 Zd L4
J6
Vd
G2
Zd G2
Vn

Zi G1 J1 Zi L1 J2 Zi L2

Zi L3

J5 Zi L4
J6
Vi
Zi G2

31
Z0 G1 J1 Z0 L1 J2 Z0 L2

Z0 L3

J5 Z0 L4
J6
V0
Z0 G2

En appliquant le théorème de Thévenin aux trois réseaux ci-dessus, nous obtenons :

Gth
Zd eq
Veq

Vd

Zi eq Z0 eq

Vi V0

Avec :

Veq = Vn
(Z )(
+ Z d L1 Z d G 2 + Z d L 4 + Z d L 3 )
Z d eq = +Z+
d G1

Z d G 1 + Z d L1 + Z d G 2 + Z d L 4 + Z d L 3
d L2

(Z )(
+ Z i L1 Z i G 2 + Z i L 4 + Z i L 3 )
Z i eq = ++Z
i G1

Z i G 1 + Z i L1 + Z i G 2 + Z i L 4 + Z i L 3
i L2

(Z )(
+ Z 0 L1 Z 0 G 2 + Z 0 L 4 + Z 0 L 3 )
Z 0 eq = +Z+
0 G1

Z 0 G 1 + Z 0 L1 + Z 0 G 2 + Z 0 L 4 + Z 0 L 3
0 L2

32
120
Veq = = 69,28 kV ; Z d eq = j 12,02 Ω ; Z i eq = j 11,68 Ω et Z 0 eq = j 34,88 Ω
3

Le courant de court-circuit triphasé au jeu de barres J 3 est donné par :

Vn Vn
I cc triphasé = I d + I i + I 0 = +0+ 0 =
Z d eq Z d eq

69,28 3
I cc triphasé = 10 = 5,76 kA .
12,02

2. En aval du jeu de barres J 3 , le réseau touché par le court-circuit monophasé être


représenté comme suit (schéma direct, inverse et homopolaire) :

G1
Zd G1 J1 Zd L1 J2
Vn

Zd L3

J5 Zd L4 ZdT

J6
G2
Zd G2
Vn Vd

Zi G1 J1 Zi L1 J2

Zi L3

J5 Zi L4 ZiT

J6
Zi G2
Vi

33
Z0 G1 J1 Z0 L1 J2

Z0 L3

J5 Z0 L4 Z0T

J6
Z0 G2
Vi

Les impédances directe, inverse et homopolaire du transformateur T sont fonction de


l’impédance de court-circuit de celui-ci. Cette impédance est donnée par la formule suivante :
2
U U 9 120 2
Z cc = cc n = = j 216 Ω D’où : Z d T = Z i T = Z 0 T = Z cc = j 216 Ω
100 S n 100 6

En appliquant le théorème de Thévenin aux trois réseaux ci-dessus, nous obtenons :


Gth
Z’d eq
Veq2

Vd

Z’i eq Z’0 eq

Vi V0

Avec :
(Z )(
+ Z d L1 + Z d L 3 Z d G 2 + Z d L 4 )
Veq 2 = Vn ; Z'd eq = ++Z
d G1

Z d G 1 + Z d L1 + Z d G 2 + Z d L 4 + Z d L 3
dT

(Z )(
+ Z i L1 + Z i L 3 Z i G 2 + Z i L 4 )
Z' i eq = +Z+
i G1

Z i G 1 + Z i L1 + Z i G 2 + Z i L 4 + Z i L 3
iT

(Z )(
+ Z 0 L1 + Z 0 L 3 Z 0 G 2 + Z 0 L 4 )
Z' 0 eq = +Z+
0 G1

Z 0 G 1 + Z 0 L1 + Z 0 G 2 + Z 0 L 4 + Z 0 L 3
0T

34
120
Veq 2 = = 69,28 kV ; Z'd eq = j 220,72 Ω ; Z' i eq = j 220,44 Ω et Z' 0 eq = j 229,19 Ω
3

Le courant de court-circuit monophasé au jeu de barres J 7 est donné par :


3 Veq 2
I cc = I 1 = 3 I d = 3 I i = 3 I 0 =
Z ' d eq 2 + Z d T + Z ' i eq 2 + Z i T + Z ' 0 eq 2 + Z 0 T

3 69,28
I cc = = 0,310 kA
j 220,72 + j 220,44 + j 229,19

Le courant de court circuit monophasé vu du secondaire du transformateur est égal à :

U1 120
I cc 2 = I cc = 0,310 = 3,1 kA .
U2 110

Solution Exercice 3 :
1- Schémas équivalents direct et inverse du réseau vu du jeu de barres J4 :
Zd L1
G1
Zd G1 J1 J2 Zd L4 J4
Vn
Zd L2

Zd L3 Zd L5

G2
Zd G2
Vn

Vd

Schéma équivalent Direct

35
Zi L1

Zi G1 J1 J2 Zi L4 J4

Zi L2

Zi L3 Zi L5

Zi G2

Vi

Schéma équivalent Inverse

La tension et l’impédance de Thévenin équivalents des deux circuits équivalents direct et


inverse sont donné par :
Gth
Zd eq Zi eq
Veq

Vd Vi

a- Circuit Direct :
220 (
Z d G1 + Z d 1 Z d G 2 )
Z d L3 + Z d L5 Z d L4( )
Veq = Vn = = 127 kV ; Z d eq = +
3 Z d G1 + Z d 1 + Z d G 2 Z d L 3 + Z d L 5 + Z d L 4
Z d L1 Z d L 2
Avec Z d 1 = d’où Z d eq = j 30,42 Ω
Z d L1 + Z d L 2

b- Circuit Inverse :
(Z )
+ Zi 1 Zi G2 (Z )
+ Z i L5 Z i L4
Vi eq = 0 kV ; Z i eq = +
i G1 i L3

Z i G1 + Z i 1 + Z i G 2 Z i L3 + Z i L5 + Z i L4
Z i L1 Z i L 2
Avec Z i 1 = d’où Z i eq = j 29,90 Ω
Z i L1 + Z i L 2

Courant de court-circuit biphasé est donné par :


3 Veq 220
I cc bi = = = 3,65 kA
Z d eq + Z i eq j 30,42 + j 29,90

2- Courant de court-circuit triphasé est donné par :

36
Veq 127
I cc tr = = = 4,18 kA
Z d eq j 30,42

3- Schémas équivalents direct, inverse et homopolaire du réseau vu du jeu de barres J5 :


Zd L1
G1
Zd G1 J1 J2 Zd L4 J4
Vn
Zd L2

Zd L3 J3 Zd L5
Zd T1
G2
Zd G2
Vn
Zd T2

7,3 : 1

Vd

Schéma équivalent Direct

Zi L1

Zi G1 J1 J2 Zi L4 J4

Zi L2

Zi L3 J3 Zi L5
Zi T1

Zi G2

Zi T2

7,3 : 1

Vi

Schéma équivalent Inverse

37
Z0 T1

Z0 T2

V0

Schéma équivalent Homopolaire

La tension et l’impédance de Thévenin équivalents des trois circuits équivalents direct et


inverse sont donné par :

Gth
Zd eq
Veq

Vd

Zi eq Z0 eq

Vi V0

a- Circuit Direct :
220
Veq1 = Vn = = 127 kV ; la tension Veq vue par le secondaire des deux transformateurs T1 et
3
U 30
T2 est donnée par Veq1 = Vn = n 2 Veq1 = 127 = 17,32 kV
U n1 220

Z d eq = 
( )
 Z d G1 + Z d 1 Z d G 2 (+
)
Z d L4 + Z d L5 Z d L3   U n 2 
2
Z
 + d T1
 
 Z d G 1 + Z d 1 + Z d G 2 Z d L 3 + Z d L 5 + Z d L 4   U n1  2
Z d L1 Z d L 2
Avec Z d 1 =
Z d L1 + Z d L 2
Il est à noter que cette impédance est vue par le secondaire des deux transformateurs T1 et T2. Il est
2
U U
2
 U n2 
à noter également que Z d T1 = cc n1   .
100 S n  U n1 

On trouve Z d eq = j 0,48 Ω

38
b- Circuit Inverse :
Vi eq = 0 kV

Z i eq = 
( )
 Z i G1 + Z i 1 Z i G 2 ( )
Z i L4 + Z i L5 Z i L3   U n 2 
2
Z
 + i T1
+  
 Z i G 1 + Z i 1 + Z i G 2 Z i L 3 + Z i L 5 + Z i L 4   U n1  2
Z i L1 Z i L 2
Avec Z i 1 =
Z i L1 + Z i L 2
D’où Z i eq = j 0,47 Ω

c- Circuit Inverse :
V0 eq = 0 kV
Z 0 T1
Z 0 eq =
2
D’où Z 0 eq = j 0,0014 Ω

Courant de court-circuit triphasé est donné par :


3 Veq 3 17,32
I cc monophasé = = = 55,03 kA
Z d eq + Z i eq + Z 0 eq j 0,48 + j 0,47 + j 0,0014

Solution exercice 4 :

1- Le schéma équivalent du réseau à étudier est donné par la figure ci-dessous.

J3

ZL1 ZL4
G1
ZG J1 ZT ZL2 J4 ZL5 ZT J6
VG
J2 J5 VAB
ZL3

G2
ZG
VG

Il est à noter que le court-circuit triphasé au jeu de barres J 3 se traduit par une connexion entre
les points A et B de la figure ci-dessus (ces deux points seront au même potentiel).

La tension et l’impédance du schéma équivalent de Thévenin sont celles entre les points A et B de la
figure ci-dessus. Nous avons donc :

39
- La tension équivalente de Thévenin est la tension VAB à vide, ce qui donne :
Veq = VAB = VG = 1 pu

- Pour obtenir l’impédance équivalente de Thévenin, nous éteignons toutes les sources du
réseau de la figure ci-dessus, ce qui donne le schéma suivant :
A

J3

ZL1 ZL4

ZG J1 ZT ZL2 J4 ZL5 ZT J6

J2 J5 VAB
ZL3

ZG

Pour pouvoir calculer l’impédance équivalente de Thévenin entre les points A et B, nous
devons faire la transformation triangle-étoile entres les points J2, J5 et J3, ce qui donnera le
réseau de la figure ci-dessous.
A

J3

Z’L1

ZG ZT Z’L2 Z’L3 ZT
J1 J6

J2 N J5 VAB

ZG

(Z L 2 + Z L5 ) Z L 3 Z L1 Z L 4
où : Z eq 1 = = j 0,12 pu , Z' L1 = = j 0,03125 pu ,
Z L2 + Z L3 + Z L5 Z L1 + Z L 4 + Z eq 1
Z L1 Z eq 1 Z L 4 Z eq 1
Z' L 2 = = j 0,0375 pu et Z' L 3 = = j 0,0375 pu
Z L1 + Z L 4 + Z eq 1 Z L1 + Z L 4 + Z eq 1

L’impédance équivalente de Thévenin est donc donnée par :

40
(Z G + Z T + Z'L 2 ) (Z G + Z T + Z'L 3 )
Z eq = + Z'+ = j 0,12 pu
Z G + Z T + Z' L 2 + Z G + Z T + Z' L 3
L1

En cas de défaut au jeu de barres J 3 , le schéma équivalent de Thévenin du réseau étudié est
donné sur la figure ci-dessous.

Veq= 1 pu Zeq=j 0,12 pu

En cas de défaut triphasé au jeu de barres J 3 , il suffit de connecter les points A et B de la


figure ci-dessus et de calculer le courant qui y circulera dans la boucle ; ce courant est donné
par :
Veq
I cc = = 8,33 pu
Z eq

2- Dans le cas d’un court-circuit monophasé au jeu de barres J 3 , les schémas direct, inverse et
homopolaire du réseau à étudier sont donnés ci-dessous.

J3

ZdL1 ZdL4
G1
ZdG J1 ZdT ZdL2 J4 ZdL5 ZdT J6
VG
J2 J5 Vd
ZdL3

G2
ZdG
VG

B
Schéma Direct

41
A

J3

ZiL1 ZiL4

ZiG J1 ZiT ZiL2 J4 ZiL5 ZiT J6

J2 J5 Vi
ZiL3

ZiG

B
Schéma Inverse

J3

Z0L1 Z0L4

Z0G J1 Z0T Z0L2 J4 Z0L5 Z0T J6

J2 J5 V0
Z0L3

Z0G

B
Schéma Homopolaire

Nous remarquons que les schémas direct, inverse et homopolaire ci-dessus ressemblent au
schéma établi à la question 1. De plus, nous avons Z d G = Z i G = Z 0 G = Z G ,
Z d T = Z i T = Z 0 T = Z T et Z d L = Z i L = Z 0 L = Z L , ce qui conduit à :

Schéma direct : Z d eq = Z eq = j 0,12 pu


Schéma inverse : Z i eq = Z eq = j 0,12 pu
Schéma homopolaire : Z 0 eq = Z eq = j 0,12 pu

La tension équivalente de Thévenin, en module, du circuit direct est donnée par :


Veq = VAB = VG = 1 pu

42
3 Veq
Le courant de court-circuit monophasé : I cc Mo = = 8,33 pu
Z d eq + Z i eq + Z 0 eq

3- Le circuit homopolaire du nouveau réseau est le suivant :

J3

Z0L1 Z0L4

Z0G J1 Z0T Z0L2 J4 Z0L5 Z0T J6 Z0G

J2 J5 V0
Z0L3

B
Schéma Homopolaire du nouveau réseau.

L’impédance équivalente de Thévenin du schéma homopolaire du nouveau réseau est donnée


par :

(Z 0T + Z'L 2 ) (Z 0T + Z'L 3 )
Z 0 eq = + Z' + = j 0,08 pu
Z 0 T + Z' L 2 + Z 0T + Z' L 3
L1

(Z )
+ Z 0 L5 Z 0 L 3 Z 0 L1 Z 0 L 4
avec : Z eq 1 = = j 0,12 pu , Z' L1 = = j 0,03125 pu ,
0 L2

Z 0 L2 + Z 0 L3 + Z 0 L5 Z 0 L1 + Z 0 L 4 + Z eq 1
Z 0 L1 Z eq 1 Z 0 L 4 Z eq 1
Z' L 2 = = j 0,0375 pu et Z' L 3 = = j 0,0375 pu
Z 0 L1 + Z 0 L 4 + Z eq 1 Z 0L1 + Z 0 L 4 + Z eq 1

Les schémas direct et inverse du nouveau réseau sont identiques à ceux du premier réseau, par
conséquent :
Z d eq = j 0,12 pu
Z i eq = j 0,12 pu
Veq = 1 pu

Le courant de court-circuit monophasé au jeux de barre J 3 est donné par :


3 Veq 3x1
I cc Mo = = = 9,375 pu
Z d eq + Z i eq + Z 0 eq j 0,12 + j 0,12 + j 0,08

43
Solution exercice 5 :

1- Dans le cas d’un défaut au jeu de barres J1 et en supposant Z g = 0 pu , les schémas direct,
inverse et homopolaire du réseau étudié sont donnés sur les figures ci-dessous.

A
G1
ZdG ZdT J2 ZdL J4 ZdT J6
VG
J1

ZdT J3 ZdL J5 ZdT Vd

G2
ZdG
VG

B
Schéma Direct

ZiG ZiT J2 ZiL J4 ZiT J6

J1

ZiT J3 ZiL J5 ZiT Vi

ZiG

B
Schéma Inverse

Z0G Z0T J2 Z0L J4 Z0T J6

J1
Z0G

Z0T J3 Z0L J5 Z0T V0

B
Schéma Homopolaire

Dans le cas du défaut au jeu de barre J1 , l’impédance équivalente de Thévenin est donnée
entre les points A et B des figures ci-dessus avec dans le cas du schéma direct l’extinction de
toutes les sources de tension. Cette impédance est donc donnée par :

44
(Z )
+ Z dG Z dG
Schéma direct : Z d eq = = j 0,138 pu
d eq 1

Z d eq 1 + Z dG + Z dG
(Z )
+ Z iG Z iG
Schéma inverse : Z i eq = = j 0,138 pu
i eq 1

Z i eq 1 + Z iG + Z iG
Schéma homopolaire : Z 0 eq = Z 0G = j 0,06 pu

avec :
(Z dT + Z dL + Z dT ) (Z dT + Z dL + Z dT ) Z dT + Z dL + Z dT
Z d eq 1 = = = j 0,2455 pu
2 (Z dT + Z dL + Z dT ) 2
Z iT + Z iL + Z iT
Z i eq 1 = = j 0,2455 pu
2

La tension équivalente de Thévenin, en module, du circuit direct est donnée par :


Veq = VAB = VG = 1 pu

Le réseau étudié deviendra donc équivalent aux trois circuits ci-dessous.

Veq=1 pu Zd eq= 0,138 pu

Vd

Zi eq= 0,138 pu Z0 eq= 0,06 pu

Vi V0

4- Calcul des courants de défaut :


Veq
Courant de court-circuit triphasé : I cc Tri = = 7,24 pu
Z d eq
3 Veq
Courant de court-circuit biphasé : I cc Bi = = 6,27 pu
Z d eq + Z i eq
3 Veq
Courant de court-circuit monophasé : I cc Mo = = 8,92 pu
Z d eq + Z i eq + Z 0 eq

45
2-Dans le cas où Z g ≠ 0 et un défaut au jeu de barres J1 , les schémas direct et inverse ne changent
pas, par contre le schéma homopolaire du réseau en défaut devient celui de la figure ci-dessous.

Z0G Z0T J2 Z0L J4 Z0T J6

J1
Z0G

Z0T J3 Z0L J5 Z0T V0


3 Zg

B
Schéma Homopolaire avec Z g ≠ 0

Etant donné que les schémas direct et homopolaire ne changent pas, les paramètres Veq , Z d eq
et Z i eq auront les mêmes valeurs calculées aux questions 2 et 3, d’où Veq = 1 pu ,
Z d eq = j 0,05015 pu et Z i eq = j 0,05015 pu . La nouvelle valeur de l’impédance équivalente
de Thévenin, entre les points A et B du circuit (homopolaire) de la figure ci-dessus, est égale
à : Z 0 eq = Z 0G + 3 Z g

Le courant de court-circuit monophasé de ce nouveau circuit est donné par :


3 Veq 3 Veq
I cc Mo 1 = =
Z d eq + Z i eq + Z 0 eq Z d eq + Z i eq + Z 0G + 3 Z g

Etant donné que les impédances Z d eq , Z i eq , Z 0 G et Z g sont purement inductives,


l’expression ci-dessus peut être réécrites de cette manière :
3 Veq 1  3 Veq 
I cc Mo 1 = ⇒ Zg =  − Z d eq − Z i eq − Z 0G 
Z d eq + Z i eq + Z 0G + 3 Z g 3  I cc Mo 1 

I cc Mo8,92
Si I cc Mo 1 = = = 4,46 pu , alors l’impédance Z g sera égale à :
2 2
1  3 Veq 
Zg =  − Z d eq − Z i eq − Z 0G  = 0,1122 pu ⇒ Z g = j 0,1122 pu
3  I cc Mo 1 

46

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