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JESUS-CHRIST

DIVINITE ET HUMANITE

La parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et
de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du
Fils unique venu du Père.
Jean 1:14
1. La préexistence de Jésus 1
a. Jésus n'est pas une créature 1
b. L'Ange de l'Éternel 2
2. L'incarnation 2
a. Le but de l'incarnation 3
3. L'humanité de Jésus-Christ 3
a. Fils de l'homme 4
4. La divinité de Jésus-Christ 5
a. Les attributs divins 5
b. Les fonctions divines de Jésus-Christ 6
c. Les noms divins 6
d. Les déclarations de Jésus-Christ (« JE SUIS ») 7
5. L'importance de la doctrine de la divinité et de l'humanité de Jésus 7
Conclusion 8

1. La préexistence de Jésus
Michée 5:1 « Et toi, Bethléhem Ephrata, petite entre les milliers de Juda, de toi sortira pour moi celui
qui dominera sur Israël, et dont l'origine (ou : les activités) remonte(nt) aux temps anciens, aux jours
de l'éternité ».
La naissance de Jésus signifie son "entrée" dans le monde (Hébreux 10:5) ; mais « il n'a ni
commencement de jours ni fin de vie » (Hébreux 7:3). Il existe de toute éternité !

Colossiens 1:17 « il est (ou : il existait) avant toutes choses ».

Jean 3:13 « Le Fils de l'homme qui est descendu du ciel ».


Jean 3:31 « Celui qui vient d'en haut....celui qui vient du ciel est au-dessus de tous ».
Jean 6:38 « Je suis descendu du ciel ».

Le danger pour l'Église, n'est pas tant la persécution, mais un enseignement erroné au sujet de la
personne de Jésus. Toucher d'une manière ou d'une autre à la préexistence, à la divinité ou à
l'humanité de Jésus c'est toucher à tout l'édifice de la Bible (car en fin de compte ce serait remettre
en question la valeur expiatoire de son sacrifice et toucher au fondement même du christianisme).

Si Jésus n'a pas existé de toute éternité, alors il n'est pas Dieu. Or nous savons que Jésus n'était pas
seulement un homme parlant de Dieu, mais il était Dieu parlant de lui-même. En venant sur la terre
c'est Dieu qui nous parle de Dieu.

a. Jésus n'est pas une créature


Proverbes 8 : 22-31

v22 (Bible à la Colombe) : « L'Éternel m'a possédée au commencement de sa voie ».


Segond avait traduit : "m'a créé la première de ses œuvres"! Créer en Genèse 1 c'est "bara",
or ici c'est "kana".
(Version Synodale) : « J'étais auprès de Lui, son ouvrière ». Le mot "ouvrière" signifie "chef de

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métier" ; dans l'original le mot ouvrière ("amôn" en hébreu), est masculin : il représente le Fils de
Dieu, Jésus-Christ.
Celui qui existait de toute éternité « a été fait pour nous sagesse, justice, sanctification et
rédemption » (1 Corinthiens 1:30).

Jésus existait dans le sein du Père de toute éternité (Jean 1:18). Il existait avant la création des êtres
célestes et avant la création des cieux et de la terre (Colossiens 1:15-17). Il ne fait donc pas partie
de la création. Le titre « premier-né de toute la création » ne signifie pas que Christ a été le premier
créé, mais qu'il exerce la primauté (ou la prééminence) sur toutes les créatures et sur toute la
création.

Jésus est l'origine (ou l'auteur) et non le commencement de la création de Dieu (Apocalypse 3:14).
Sens : en Jésus tout a commencé, mais lui n'a pas eu de commencement.

Dieu est Amour de toute éternité. Pour aimer il faut avoir un objet : Jésus est le Fils Bien-aimé du
Père de toute éternité (ex : Matthieu 3:17 ; Jean 17:24).
Mise au point

Le terme "préexistence" ne peut s'appliquer à un homme (c'est ce qu'enseignent les spirites et


certaines sectes comme le bouddhisme). Selon cet enseignement nous serions sur la terre des
continuations d'existences antérieures, des esprits qui s'incarnent et se désincarnent dans un cercle
sans fin !
La Bible nous dit que l'être humain n'existe pas avant sa naissance : quand nous naissons ici-bas,
nous sommes – chacun de nous – une pensée de Dieu. Dieu, de toute éternité, a eu un plan et un
projet pour nous ; c'est le projet qui a préexisté et non l'objet. De même qu'un peintre, avant
d'exécuter un tableau, voit "à l'avance", dans sa pensée, sa toile (ce qui ne veut pas dire que le
tableau existe). C'est dans ce sens qu'il faut comprendre Jérémie 1:5 « Avant que je t'aie formé dans
le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu naisses, je t'avais consacré... »

b. L'Ange de l'Éternel
Apparaît en Genèse 16:7 (à Agar) ; Genèse 22:11 (à Abraham) ; Exode 3:2 (à Moïse) ;
Nombres 22:22 (à Balaam) ; Juges 6:11 (à Gédéon) ; Juges 13:3 (aux parents de Samson) ;
2 Samuel 24:16 (à David ?) ; 1 Rois 19:7 (à Elie) etc

La plupart des commentateurs identifient cet être mystérieux à Jésus, qui apparaît et se manifeste
avant son incarnation.

2. L'incarnation
Celui qui existait de toute éternité, s'est incarné. Jean 1:14 « La Parole (Christ) a été faite chair et
elle a habité parmi nous.... ».
On peut lire sur une ancienne inscription latine gravée dans le marbre :

"Je suis ce que j'étais : Dieu.


Je n'étais pas ce que je suis : homme.
Je porte deux noms maintenant : Dieu et homme".

Les deux natures (humaines et divines) se sont unies en Jésus-Christ. Il a été fait fils de l'homme pour
que nous devenions fils et filles de Dieu. Nous n'étions pas capable d'aller à Dieu avec notre nature

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humaine, alors il est venu vers nous (revêtant notre humanité) pour nous rendre participant de sa
nature divine. L'incarnation ne veut pas dire que Jésus a cessé d'être Dieu mais qu'en plus de sa
nature divine il a pris une nature humaine l'unissant à sa nature divine. 1 Corinthiens 2:9-10

La présence d'un homme sans péché parmi les hommes pécheurs indique une origine miraculeuse.
Une personne aussi surnaturelle suppose une naissance surnaturelle (Matthieu 1:18 ; Luc 1:34-35).

L'incarnation est un mystère : 1 Timothée 3:16.

Le signe distinctif des antichrists (et de l'Antichrist) sera de nier l'incarnation de Jésus :
1 Jean 4:1-3 ; 2 Jean 7.

a. Le but de l'incarnation
Révéler le Père (Jean 1:18) ; détruire les œuvres du diable (1 Jean 3:8) ; accomplir la loi, réunir Juifs
et non-juifs en un même corps (Éphésiens 2:11-18) etc...
Et surtout (et avant tout) s'offrir en sacrifice sur la croix pour notre salut : Hébreux 10:5-10

3. L'humanité de Jésus-Christ
Romains 1:3 « né de la postérité de David, selon la chair... ».

Jésus est né au sein du peuple Juif ; issu de la tribu de Juda (Hébreux 7: 4) ; en Israël, au point de
jonction de tous les continents pour être le Sauveur de tous les hommes ; au sein des trois grandes
civilisations de l'époque (juive, grecque, latine : Jean 19:19 & 20).

Jésus est né dans une crèche pour qu'il puisse s'identifier au plus humble d'entre nous. S'il était né
dans un palais, seuls les plus nobles auraient pu le toucher. À sa naissance Israël était un pays conquis,
un pays soumis : Rome dominait le monde connu d'une main de fer.
César Auguste régnait sur l'Empire (Tibère lui succéda en l'an 14). Hérode (Le Grand) régnait sur la
Judée. Les autorités religieuses étaient plus ou moins manipulées par l'occupant romain. Le
sanhédrin (la haute cour juive) siégeait au sein du peuple d'Israël ; le régime de la loi subsistait ; le
temple de Jérusalem était en pleine reconstruction ; les synagogues, héritage de la déportation,
étaient le foyer de la vie spirituelle.
C'est dans la Galilée des Gentils, à Nazareth la méprisée, que Jésus a passé son enfance, son
adolescence, sa jeunesse et une partie de l'âge adulte.
Voilà donc en quelques mots le cadre géographique, culturel, cultuel, politique et religieux dans
lequel s'inscrit la venue du Sauveur.

Dieu, dans sa souveraineté, permettra le décret insensé de César Auguste (Luc 2:1-7) pour que la
prophétie de Michée 5:1 s'accomplisse (autrement Jésus serait né à Nazareth et non à Bethléhem).
Seul Luc relate la visite des bergers (Luc 2:8-20) ; seul Matthieu relate la visite des mages (Matthieu
2:1-12).

Tout ce que nous savons de l'enfance de Jésus est contenu dans un seul verset (Luc 2:40 « L'enfant
croissait et se fortifiait. Il était rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui »).
Il a été un enfant de son village parmi les autres enfants. Il a vécu avec ses demi-frères et sœurs dans
la famille de Joseph (son père adoptif) et Marie.
À 12 ans il est devenu "fils de la loi", c'est pourquoi nous le trouvons parmi les docteurs de la loi à

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Jérusalem (Luc 2:41-52).
À partir de quel âge a-t-il pris conscience (dans son humanité), qu'il était l'Agneau qui allait être
immolé ? Il ne nous est pas permis de sonder, de pénétrer dans un domaine où l'Esprit nous laisse à
l'écart : « Les choses cachées sont à l'Éternel, les choses révélées sont à nous et à nos enfants »
(Deutéronome 29:29).

Dieu choisit pour son Fils sur la terre le sort d'un travailleur manuel. Lui qui a, conjointement avec
son Père, créé les cieux et la terre et « qui en a fixé la mesure » s'abaissa jusqu'à tailler de ses propres
mains des instruments de bois. Il sera même, dans un premier temps, l'apprenti de son père adoptif.
On suppose que Joseph soit mort assez tôt et que Jésus ait dû assumer de bonne heure de larges
responsabilités familiales.
Naissance, enfance, adolescence, vie familiale, vie sociale, vie professionnelle : quelle grâce d'avoir
un Sauveur qui a connu tout ce que nous pouvons connaître !

Justin Martyr (qui vécut peu de temps après la mort de l'apôtre Jean), a écrit ceci : "Quand il était
parmi les hommes, il fabriquait des charrues, des jougs et d'autres outils pour la ferme".
Plus tard, au cours de son ministère, Jésus utilisa avec justesse l'image du joug et de la charrue pour
illustrer son enseignement. Il accepta ces années silencieuses comme faisant partie intégrante du
plan de Dieu à son égard.
Il a passé 6 fois plus de temps à travailler dans un atelier de charpentier qu'à son ministère qui allait
bouleverser le monde.
Quelqu'un a dit de lui : « Nous voyons s'épanouir une fleur sacrée et il nous semble sentir un parfum
qui se répand sur nous, venant d'un autre monde ».

Blaise Pascal a dit de lui : "De 33 ans, il en vit 30 ans sans paraître".

a. Fils de l'homme
Cette expression se trouve environ 80 fois dans le livre d'Ézéchiel pour indiquer les limitations
humaines du prophète ; appliqué à Jésus, l'expression "Fils de l'homme" indique les limitations
humaines qu'il a acceptées : on la trouve environ 80 fois dans les Évangiles.

Les textes qui nous parlent de son humanité sont nombreux, citons les plus connus :

« Il a paru comme un simple homme » (Philippiens 2:7 ; voir 2 Corinthiens 8:9).


« Jésus-Christ homme » (1 Timothée 2:5).
« Père, je remets mon esprit entre tes mains » (Luc 23:46).
« Mon âme est triste jusqu'à la mort » (Matthieu 26:38).
« En répandant ce parfum sur mon corps... » (Matthieu 26:12).
(Esaïe 50:4-7 ; 53:2 ; Psaume 22:17 nous parlent de sa langue, de son oreille, de son dos, de sa barbe,
de son visage, de son apparence, de ses mains et de ses pieds).

Il a été tenté comme nous en toutes choses1 (Hébreux 4:15). Il a eu faim et soif (Marc 11:12 ; Jean
19 :28). Il a été fatigué et il a dormi (Jean 4:6 ; Matthieu 8:24). Il a pleuré (Jean 11:35 ; Luc 19:41). Il
a souffert (Hébreux 5:8 ; 1 Pierre 1:11 ; Ésaïe 53:3) ; il est mort...

Les Évangiles nous le montrent : indigné, réjoui, en train de prier, seul, avec ses disciples, au milieu

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Jésus n'avait pas une "nature pécheresse" mais "semblable" à celle des hommes pécheurs (Jésus est né sans péché
tandis que les hommes naissent pécheurs)

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de la foule, saint, sage, plein de compassion, doux, viril, aimé et haï, reçu et rejeté...le fait qu'il était
sans péché le rendit plus sensible à la douleur.
Il a eu besoin de la prière, du Saint-Esprit, des anges, des Écritures, de ses disciples...de son Père !

Il connaissait vraisemblablement plusieurs langues : outre l'hébreu et l'araméen, peut-être aussi le


grec et le latin.

N'oublions jamais le but de son humanité : porter nos péchés en son corps sur le bois de la croix :
1 Pierre 2:24.
Il a souffert corporellement ; il est ressuscité corporellement (Luc 24:36-39).

César Malan a dit ceci dans l'un de ses cantiques : "Humble et sans apparat, sous notre humanité, il
a voilé l'éclat de sa divinité" (Cantique 36 AF, strophe 3).

Par l'ascension, l'humanité est parvenue au trône de l'univers.

4. La divinité de Jésus-Christ
Romains 1:4 « ...déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l'Esprit de sainteté, par sa résurrection
d'entre les morts ».
Sa divinité est prouvée par sa résurrection d'entre les morts : il a été fait Seigneur et Christ
(Actes 2:36 ; Philippiens 2:9-11). Sa résurrection a prouvé qu'il était ce qu'il prétendait être.

a. Les attributs divins


Jésus n'a pas abandonné ses attributs divins en venant sur la terre ; il a simplement décidé de ne
pas les faire valoir afin de pouvoir s'identifier aux hommes qu'il était venu sauver :
Philippiens 2:7 « Il s'est dépouillé lui-même en prenant une forme de serviteur... ».

• Pendant son ministère...

→ Il n'a pas voulu manifester son omnipotence : « Le Fils ne peut rien faire par lui-même, mais
seulement ce qu'il voit faire au Père ; et tout ce que le Père fait, le Fils le fait également »
(Jean 5:19).

Pour autant, Jésus a chassé les démons, guérit les malades, ressuscité les morts, calmé la tempête,
exercé toutes sortes de miracles (mais il l'a fait vraisemblablement par les dons de l'Esprit).

→ Il n'a pas voulu manifester son omniscience : « Apercevant de loin un figuier qui avait des feuilles,
il alla voir s'il trouverait quelque chose ; et, s'en étant approché, il ne trouva que des feuilles...»
(Marc 11:12-13) ; voir aussi Marc 9:21.

Pour autant, pendant son ministère il a levé le voile sur sa divinité, par ex « Il connaissait tous les
hommes...il savait lui-même ce qui était dans l'homme » (Jean 2:24 ; 4:16-18 ; 16:30 ; Marc 2:8).

→ Il n'a pas pu manifester son omniprésence : « Marthe dit à Jésus : Seigneur, si tu avais été ici, mon
frère ne serait pas mort » (Jean 11:21).

Pendant son ministère Jésus ne pouvait être (en tant qu'homme) qu'à un endroit à la fois.

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• Aujourd'hui...

il manifeste ces trois attributs :

▪ Son omnipotence : « Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre» (Matthieu 28:18).
▪ Son omniscience : « Je connais tes œuvres... » (Apoc 2:2) ; « Je connais ton affliction... »
(Apoc 2:9) ; « Je sais où tu demeures... » (Apoc 2:13 »).
▪ Son omniprésence : « Là ou deux ou trois... » (Matthieu 18:20) ; « Je suis avec vous tous les jours »
(Matthieu 28:20).

b. Les fonctions divines de Jésus-Christ


→ la création : Hébreux 1:10 « Toi, Seigneur, tu as au commencement fondé la terre, et les
cieux sont l'ouvrage de tes mains ».
→ le pardon : Matth 9:6 « Le Fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les
péchés » (voir Jean 8:11).
→ la résurrection : Ex : la fille de Jaïrus ; le fils de la veuve de Naïn ; Lazare.
(Jean 6:44 « Celui qui vient à moi… je le ressusciterai au dernier jour »).
→ le don de la vie : Jean 10:28 « Je leur donne la vie éternelle ».
→ le jugement : Apocalypse 20:11 (Actes 17:30-31) « Je vis un grand trône blanc, et celui
(Jésus) qui était assis dessus ».

c. Les noms divins


→ le premier et le dernier (Apoc 1:17-18 ; Ésaïe 44:6)
→ l'alpha et l'oméga (Apoc 22:13 ; Apoc 1:8)
→ le Seigneur de gloire (1 Corinthiens 2:8 ; Psaume 24:8-10 (le roi de gloire) ; v10 (Bible du
Semeur) : « le Seigneur des armées célestes »).

Le mot « Seigneur » ("Kurios" en grec) attribué de nombreuses fois dans le NT à Jésus correspond
au mot « Seigneur » ou « Éternel » (yhwh ou yahvé) dans l'AT grec de la version des Septante
(6814 fois).

- Proclamer "César est Seigneur" (pour les païens), voulait dire : César est divin.
- Proclamer "Jésus est Seigneur" (pour les chrétiens), veut dire : Jésus est Dieu.

→ Dieu (grec "Theos") : Matthieu 1:23 ; Jean 1:1 ; 20:28 ; Romains 9:5 ; Tite 2:13 ; Hébreux
1:8 ; 1 Jean 5:20.
→ Il reçoit l'adoration : Hébreux 1:6 ; Apoc 5:12 & 13 ; on voit dans les Évangiles des gens se
prosterner aux pieds de Jésus pour l'adorer (et Jésus accepte cette adoration), ex : Luc 24:52.
→ Le Fils de Dieu : de nombreuses fois (Fils unique ; mon Fils ; le Fils ; son Fils etc).
Les autorités religieuses ont condamné Jésus parce qu'il a proclamé qu'il se disait l'égal de Dieu
(Matthieu 26:63-65).

Note : Quand Jésus dit « Moi et le Père nous sommes un » (Jean 10:30), il n'entend pas par là une
unicité de personne, mais une union parfaite entre lui et son Père.

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d. Les déclarations de Jésus-Christ (« JE SUIS2 »)
• Jean 4:26 « JE (le) SUIS, moi qui te parle ».
• Jean 6:20 « JE SUIS, n'ayez pas peur ».
• Jean 8:24 « Si vous ne croyez pas que JE SUIS ».
• Jean 8:58 « Avant qu'Abraham fût JE SUIS ».
• Jean 13:13 « Vous m'appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car JE (le) SUIS ».
• Jean 18:6 « Lorsque Jésus leur eut dit : JE SUIS, ils reculèrent et tombèrent par terre ».

Les 7 « Je suis » de l'Évangile de Jean : le pain de vie (6:35) ; la lumière du monde (8:12) ; la porte
des brebis (10:7) ; le bon berger (10:11) ; la résurrection et la vie (11:25) ; le chemin, la vérité et la
vie (14:6) ; le vrai cep de la vigne (15:1).

« En lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité » (Colossiens 2:9).


« Dieu était en Christ.... » (2 Corinthiens 5:19).
« Existant en forme de Dieu, il n'a pas regardé son égalité avec Dieu comme une chose à maintenir
à tout prix » (Philippiens 2:6).

Question : Jésus pouvait-il pécher ?


Réponse : oui en tant qu'homme (Hébreux 4:15) ; non en tant que Dieu (Jacques 1:13).

Hébreux 1:3

« resplendissement de sa gloire, effigie de sa substance » (Bible de Jérusalem).


« ce Fils est resplendissement de sa gloire et expression de son être » (TOB)
« le rayonnement de sa gloire et l'expression de son être » (Colombe)
« ce Fils reflète d'une manière éclatante sa gloire et constitue l'empreinte exacte de son être,
l'expression parfaite de sa nature » (Parole Vivante).

"L'expression parfaite" litt : la "réplique exacte" (grec "charaktèr"3) de son être, de sa nature (grec
"hupostasis" (a donné en français "hypostase" : sujet vraiment existant).

5. L'importance de la doctrine de la divinité et de l'humanité de


Jésus
Les gnostiques (du temps de l'apôtre Jean) affirmaient que l'Esprit se serait posée sur Jésus lors de
son baptême mais l'aurait quittée avant la croix. Ils niaient donc la divinité de Jésus, ne voyant en lui
qu'un simple homme et rien d'autre !
Cette fausse doctrine s'appelle : le docétisme (de "dokeô" = paraître, sembler) ; voir 1 Jean 1:1

Ces faux docteurs enseignaient que tout ce qui est matériel est mauvais, que ce soit la création
matérielle tout comme le corps humain (y compris celui de Jésus). C'est en fait la doctrine de
l'Antichrist qui conduit à la négation de l'incarnation pour retirer la valeur de son sacrifice expiatoire
(la mort et la résurrection de Jésus d'entre les morts étant l'approbation du Père sur le sacrifice de
son Fils et la certitude que nos péchés sont effacés).

2
"Je suis celui qui suis" ou : "je suis qui je suis" ou : "je suis ce que je suis" (Exode 3:14)
3
A donné : imprimerie, gravure, sculpture...empreinte

Jeudi 21 Mai 2015 7 Divinité / humanité de Jésus-Christ


Dieu (en la personne de Jésus) s'est fait homme :

→ pour ramener l'obéissance dans nos cœurs (Hébreux 5:8).


Là où Adam est tombé, Jésus a vaincu.
→ pour offrir un sacrifice substitutif : il a pris notre place au Calvaire.
→ pour que nous ayons un médiateur entre Dieu et les hommes :
d'où le côté divin et humain de Jésus.
→ pour rétablir l'homme dans sa position de dominateur et non plus de dominé
(par rapport au péché).
→ pour reproduire en nous l'image de Dieu perdue à la chute :
« prédestinés à être à l'image de son Fils » (Romains 8:29).

Si Jésus avait été Dieu (seulement), il n'aurait pu nous comprendre.


S'il avait été homme (seulement), il n'aurait pu nous sauver.
Mais Dieu s'est fait homme pour sauver les hommes et pour compatir à leurs faiblesses.

Conclusion
L'humanité et la divinité de Jésus 4 : deux doctrines qui nous paraissent (à nous les humains),
inconciliables mais qui sont parfaitement harmonisées dans le plan de Dieu.

Quelqu'un a dit : "Jésus a été le lien de rencontre de l'éternité et du temps, la fusion du divin et de
l'humain, la jonction du ciel et de la terre".

▪ La nature humaine de Jésus n'a pas existé indépendamment de sa nature divine.

▪ La nature divine de Jésus n'a pas existé indépendamment de sa nature humaine.

Les deux étaient inséparablement unies, quoique distinctes. Le fait que le Fils de Dieu infini,
omnipotent et éternel ait pu devenir homme et revêtir une nature humaine pour toujours, restera
pour l'éternité le miracle le plus grand et le mystère le plus profond de tout l'univers.

Jean-Claude FLORIN

4
L'Évangile de Luc met l'accent sur l'humanité de Jésus et l'Évangile de Jean sur sa divinité

Jeudi 21 Mai 2015 8 Divinité / humanité de Jésus-Christ

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