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LA BANQUE DES PARTICULIERS ET DES ENTREPRISES

PARLONS DE LA BANQUE...

LA BANQUE
DES PARTICULIERS
ET DES ENTREPRISES

2014

Retrouvez
les chiffres
actualisés
sur fbf.fr
SOMMAIRE

1
DES RÉSEAUX BANCAIRES AU SERVICE
DE LEURS CLIENTS

2-5
LES MISSIONS DE LA BANQUE DE DÉTAIL
1. Un accès universel à la banque en France / 2. Une distribution
responsable du crédit / 3. Une large gamme de moyens de
paiement / 4. Des produits d’épargne diversifiés / 5. L’éducation
financière et budgétaire, une priorité

6-7
DES SPÉCIFICITÉS FRANÇAISES
1. La banque, une activité de proximité relationnelle / 2. L’essentiel
du financement de l’économie passe par les banques… / 3. …alors
même qu’une partie significative de l’épargne financière sort de
leur bilan / 4. Le prix des services bancaires reste modéré

8-11
UN SECTEUR EN PLEINE MUTATION
1. L’impact des nouvelles réglementations / 2. Des taxes
spécifiques toujours plus nombreuses / 3. L’évolution des
habitudes et des attentes des consommateurs / 4. Un
investissement permanent dans la sécurité / 5. De nouveaux défis
pour les banques françaises
LA BANQUE DES PARTICULIERS ET DES ENTREPRISES

Des réseaux bancaires


au service de leurs clients

LES ACTIVITÉS DITES DE « BANQUE DE DÉ- formatiques et les prestations de conseil. Les
TAIL » correspondent aux produits et services banques emploient 370 000 personnes, dont
utilisés par les Français, ménages comme en- 300 000 environ dans les activités de banque
treprises, au quotidien. de détail.

C’EST UNE BANQUE DE PROXIMITÉ. Il y a LA BANQUE DE DÉTAIL EST AUJOURD’HUI


38 000 agences bancaires en France. Plus de EN PLEINE MUTATION, sous l’influence de
99% des Français ont un compte bancaire. nouvelles réglementations, toujours plus nom-
breuses, et aussi en raison des changements
LES BANQUES FRANÇAISES SONT AU CŒUR d’habitudes de consommation des clients.
DE L’ÉCONOMIE. Elles participent activement L’arrivée de nouvelles technologies et de nou-
à la réalisation des projets de leurs clients, veaux entrants sur les activités des banques
entreprises et particuliers, et assurent, via le françaises nécessite de constants ajuste-
crédit, des deux tiers du financement de l’éco- ments. Le modèle de banque à la française,
nomie. Le secteur bancaire pèse 2,8% environ doit s’adapter avec un seul objectif : maintenir
du PIB en France, où il génère aussi de nom- des relations de qualité avec ses clients.
breux emplois indirects dans les services in-

RÉGLEMENTATION

NOUVEAUX LES BANQUES ATTENTES


ACTEURS ET LEURS RÉSEAUX DES CLIENTS

NOUVELLES
TECHNOLOGIES


1
LES MISSIONS 1. UN ACCÈS UNIVERSEL À LA BANQUE
EN FRANCE

DE LA BANQUE L’accès au compte bancaire est une réalité


dans notre pays, où le taux de bancarisation

DE DÉTAIL dépasse 99%, un chiffre nettement supérieur à


la moyenne européenne.
Le dispositif du «droit au compte» agit comme
Le modèle de banque français un filet de sécurité : un client sans compte ban-
se caractérise par une relation caire à qui l’ouverture d’un compte a été refusée
peut s’adresser à la Banque de France. Celle-
de proximité forte avec les
ci désigne sous un jour ouvré un établissement
clients, fondée sur la présence qui ouvrira un compte.
géographique et la qualité de
Les clients des banques disposent de moyens
service. diversifiés leur permettant d’être informés sur le
La banque permet à ses clients de fonctionnement de leur compte et sur la tarifi-
cation des produits et services qu’ils utilisent.
percevoir leurs revenus (salaire,
Les banques ont renforcé la transparence, l’in-
revenus de l’épargne, prestations formation, la comparabilité des prix pour que
sociales…), de faire des placements chacun fasse des choix éclairés.
financiers ou d’obtenir un crédit Par exemple, il est facile de se procurer le prix
immobilier ou à la consommation. d’un service puisqu’il figure sur le site internet
Elle offre une large gamme de des banques, dans toutes les agences et les
moyens de paiement, de produits brochures tarifaires envoyées chaque année
financiers adaptés à des besoins aux clients. Ces brochures tarifaires se pré-
sentent dans toutes les banques avec le même
très divers, mais aussi des produits sommaire et les mêmes chapitres, ce qui per-
d’assurance et au-delà certains met de les comparer facilement.
produits de consommation courante
tels que la téléphonie ou la
protection du domicile. 2. UNE DISTRIBUTION RESPONSABLE
DU CRÉDIT
Les missions remplies par les
L’encours de crédit aux particuliers s’établit à
banques se font dans le respect 996 milliards d’euros à fin décembre 2013, en
de la sécurité des opérations et hausse de 3,3% sur les 12 derniers mois (source :
de la confidentialité des données Banque de France, Stat Info - Crédits aux particuliers
personnelles qui leur sont confiées. 05/02/2014).

La croissance est dynamique pour les prêts im-


— mobiliers (+2,9% sur un an) alors que les crédits
à la consommation marquent le pas (-2,1%). Fin
2013, 47,6% des ménages détiennent au moins
un crédit (source  : Observatoire des crédits aux mé-
nages, janvier 2014).


2
LA BANQUE DES PARTICULIERS ET DES ENTREPRISES

CHIFFRES CLÉS

23% des Français 65% des Français trouvent 78% des Français
ont des comptes dans qu’il est facile de se procurer le ont une bonne image de
plusieurs banques. tarif d’une opération bancaire. leur banque.

(source : Enquête IFOP, mai 2013)

Les conditions d’emprunt restent très favo- L’activité de crédit reste toutefois étroitement
rables, avec une détente des taux d’intérêt. Ain- liée à la demande qui recule depuis 2012. Au-
si le taux moyen des prêts immobiliers a baissé jourd’hui, les Français sont inquiets en raison
de 0,6 point sur un an pour s’établir à 3,08% de la conjoncture économique. Ils se déclarent
au 4ème trimestre 2013 (source Observatoire Crédit très prudents dans leur intention de souscrire
Logement CSA). Le taux moyen des crédits nou- de nouveaux crédits au cours du 1er semestre
veaux en crédit à la consommation s’établit à 2014 : seuls 4,5% des ménages envisagent
5,90% (source Banque de France, Stat Info - Crédits de demander un crédit immobilier et 3,9% de
aux particuliers 05/02/2014). demander un crédit à la consommation (source :
Observatoire des crédits aux ménages, janvier 2014).
En France, la distribution de crédit se fait de
manière responsable, via des produits adaptés
et après une analyse au cas par cas de la situa-
tion des clients, en fonction de leur capacité de 3. UNE LARGE GAMME DE MOYENS
remboursement. Cette politique de risque maî- DE PAIEMENT
trisé et l’accompagnement des clients dans le Les banques proposent une gamme large de
temps explique un taux de défaut qui demeure moyens de paiement : virements, prélèvements,
faible. cartes bancaires, chèques... sont disponibles
pour que les Français puissent effectuer leurs
opérations de manière pratique. Chaque Fran-
çais fait 276 opérations de paiement par an
(hors paiements en espèces).
LE SAVIEZ-VOUS ?
Les banques veillent aussi à offrir ces moyens
Plus de 18 milliards de transactions de paiement à tous leurs clients, y compris les
ont été réalisées en France en 2012. ménages en situation de fragilité. La gamme de
46,9% des paiements sont réalisés moyens de paiement alternatifs au chèque (GPA)
par carte en France. est disponible depuis 2005 pour les personnes
qui ne disposent pas d’un chéquier. Proposée
Le chèque représente 15,5% des
à un prix modéré, elle comprend au minimum
opérations en France, contre 4,5%
des virements, des prélèvements, des TIP ainsi
en moyenne en Europe.
qu’une carte de paiement à autorisation systé-
(Source : BCE, septembre 2013) matique. Chaque opération n’est réalisée que si
l’argent est disponible sur le compte. La gestion
du compte est simplifiée et sécurisée.


3
CHIFFRES CLÉS

47,6% des ménages 31% des ménages 26,6% des
français détiennent au moins détiennent un crédit ménages ont un crédit à la
un crédit. immobilier. consommation.

(source : Observatoire des crédits aux ménages, janvier 2014)

Les banques ont enrichi la GPA en 2011 avec offre bancaire spécifique, proche de la Gamme
deux nouveaux services : un nombre minimum de Paiement Alternatifs au chèque (GPA) ac-
d’alertes pour informer les clients sur le solde tuelle et comportant notamment une carte à
de leur compte et un tarif limité pour les frais autorisation systématique, des virements et
d’incident, qui sont plafonnés par jour et/ou par prélèvements, ainsi que 2 chèques de banque
mois. par mois. Le prix de cette offre est administré et
fixé à 3 euros par mois.
La loi bancaire votée le 26 juillet 2013 apporte
de nouvelles dispositions pour les populations Ces mesures rigidifient les rapports entre les
en situation de fragilité ; elle fait référence à une banques et leurs clients, en imposant pour de
nombreux éléments de la relation commerciale
un formalisme ou une tarification encadrés par
RÉPARTITION DU PATRIMOINE la loi.
FINANCIER DES FRANÇAIS
4. DES PRODUITS D’ÉPARGNE
DIVERSIFIÉS
26%
Le taux d’épargne des Français est l’un des
40% plus élevés d’Europe, autour de 16% du revenu
(source : rapport disponible.
Berger/Lefebvre,
avril 2013) Selon le rapport Berger-Lefebvre paru en avril
2013, le patrimoine des ménages représente
17% 11 000 milliards d’euros à fin 2011, soit 8,5
années de revenus. Il est composé pour 62%
17% d’immobilier et pour 32% d’actifs financiers.
Ces actifs financiers sont constitués pour 40%
Assurance-vie
d’assurance-vie (en montant), pour 17% de li-
Livrets défiscalisés et PEL vrets défiscalisés et de PEL, pour 17% de dé-
Dépôts et livrets fiscalisés pôts et de livrets fiscalisés et pour plus de 26%
Valeurs mobilières (dont fonds
de valeurs mobilières (dont les fonds d’épargne
d’épargne salariale) salariale).


4
LA BANQUE DES PARTICULIERS ET DES ENTREPRISES

Parmi les actifs financiers, les livrets défiscali-


sés sont les plus répandus (85% des Français
en détiennent) suivis par l’assurance-vie (40%) LE SAVIEZ-VOUS ?
et les produits d’épargne-logement (31%). En Le site «lesclesdelabanque.com» a
montant, les évolutions de ces dernières an- reçu près de 3 millions de visites en
nées montrent que l’assurance-vie prend une 2013.
place de plus en plus importante au détriment 4 000 contacts ont été traités par
des livrets d’épargne (livrets réglementés et les équipes du Centre d’Information
livrets fiscalisés). Parallèlement, la part des dé- Bancaire en 2013.
pôts à vue et des placements monétaires s’est
Le site «Lesclesdelabanque.com»
fortement réduite.
compte plus de 1 500 pages et la col-
lection de mini-guides thématiques
plus de 60 titres.
5. L’ÉDUCATION FINANCIÈRE
ET BUDGÉTAIRE, UNE PRIORITÉ (source : CIB, janvier 2014)

Les banques mènent collectivement, depuis


2004, un vaste programme de pédagogie fi-
nancière et de sensibilisation à destination du
grand public, des associations et des acteurs Trois mini-guides thématiques publiés en 2013
sociaux, notamment. illustrent les demandes concrètes du public
« Bien réagir en cas de séparation », « Les dé-
Le programme Les clés de la banque s’appuie
marches en cas de décès » et « Comme réagir
sur son site internet et sur une collection de
en cas de baisse de revenus ».
plus de 60 mini-guides thématiques. L’informa-
tion est gratuite, régulièrement mise à jour, et
à disposition de tous les relais qui souhaitent
la diffuser. Un centre d’appels complète ce dis-
positif ; il reçoit plus de 4 000 contacts par an
(téléphone et mail). n°
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En 2013, les mini-guides ont été téléchargés 20
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Ainsi, grâce à une présence constante sur le ter-


rain auprès des accompagnants, le programme
Les clés de la banque est plus réactif, plus per-
tinent. Il touche davantage de personnes car il
répond à leur situation quotidienne, ce qui ex-
plique la hausse importante du trafic de son site
internet en 2013, passé de 2,1 millions de visites
en 2012 à près de 3 millions en 2013.

5
DES SPÉCIFICITÉS 1. LA BANQUE, UNE ACTIVITÉ
DE PROXIMITÉ RELATIONNELLE

FRANÇAISES Le taux de bancarisation de la population fran-


çaise est passé de 20% environ en 1967 à
plus de 99% aujourd’hui. Cette évolution s’est
Les banques françaises ont accompagnée d’un maillage particulièrement
développé une relation de proximité dense du territoire par les banques françaises.
avec leurs clients, notamment en Plus de 38 000 agences bancaires sont répar-
ties partout en France.
renforçant la taille de leurs réseaux
d’agences au cours de la dernière C’est l’une des densités les plus fortes en Eu-
rope. Toutefois le mouvement d’ouverture de
décennie. Les Français disposent de points de vente, qui avait permis d’augmenter le
plus de 580 agences pour 1 million nombre d’agences bancaires de 8% environ par
d’habitants contre une moyenne de an ces 10 dernières années, s’est arrêté voire
450 pour l’ensemble de l’Europe. s’inverse. On dénombre environ 1 000 agences
de moins fin 2012 par rapport à fin 2008.
Le financement de l’économie
Aujourd’hui, la fréquentation des agences est
française repose pour l’essentiel en baisse. En effet, même si le nombre de
sur le crédit accordé par les clients ne fréquentant jamais leur agence ban-
banques à leurs clients. Or, une caire reste stable (2 à 3%), 70% des clients
part significative de l‘épargne déclarent s’y rendre moins d’une fois par mois.
des Français sort du bilan des Les clients des banques françaises restent
cependant attachés à cette proximité géogra-
banques en raison de l’attractivité phique et montrent un fort attachement à leur
fiscale de l’assurance-vie et de conseiller bancaire : 81% des Français le jugent
l’épargne réglementée, ce qui compétent et 79% pensent qu’il répond bien à
rend l’adaptation aux nouvelles leurs questions (source : Enquête IFOP, mai 2013).
réglementations plus difficile.

LE SAVIEZ-VOUS ?
En France, la densité du réseau ban-
caire est proche d’une agence pour
1 700 habitants, parmi les plus fortes
en Europe (source : BCE) .
47% des Français déclarent que le
développement de services ban-
caires via internet les conduit à
moins fréquenter leur agence ban-
caire (source : Enquête IFOP, mai 2013) .


6
LA BANQUE DES PARTICULIERS ET DES ENTREPRISES

CHIFFRES CLÉS

1 462 milliards d’euros 68% des recrutements 16 milliards d’euros
C’est l’encours des contrats dans le banques ont été sur les livrets fiscalisés ont
d’assurance-vie au 31 effectués sur des métiers été retirés entre octobre et
décembre 2013, en hausse commerciaux décembre 2012 (source : Rapport
de +5% sur un an (source : FFSA, (source : Enquête emploi AFB, 2013). Berger/Lefebvre).
janvier 2014).

Pour les banques, offrir à leurs clients la proxi- des dépôts qu’elles collectent. Cet écart est dû
mité relationnelle attendue passe dorénavant à la part significative de l’épargne des Français,
par un dispositif multicanal : agences, télé- confiée aux banques, qui ne reste pas dans leur
phone, internet, mais aussi mobiles, tablettes… bilan. Les fonds déposés sur les livrets défiscali-
La banque doit être accessible partout et à tout sés sont majoritairement centralisés à la Caisse
moment, sur tous les nouveaux supports numé- des dépôts et consignations, les sommes ver-
riques sées dans des contrats d’assurance-vie ne fi-
gurent pas non plus dans les bilans bancaires.
C’est une situation atypique qui provient de la
2. L’ESSENTIEL DU FINANCEMENT DE spécificité de nos systèmes d’épargne et de
L’ÉCONOMIE PASSE PAR LES BANQUES… leur cadre fiscal.

Aujourd’hui en France, 63% environ du finance-


ment de l’économie est réalisé par les banques. 4. LE PRIX DES SERVICES BANCAIRES
Ce sont elles qui financent les besoins des RESTE MODÉRÉ
ménages mais aussi des entreprises de toutes
tailles par du crédit. Celles qui ont la possibilité Le prix des services bancaires représente en-
d’avoir recours directement aux marchés finan- viron 0,6% du budget des ménages, et évolue
ciers pour diversifier leurs sources de finance- en général depuis plus de 10 ans moins vite
ment sont pour l’essentiel les plus grandes. que l’inflation ou que celui de l’ensemble des
services (source : INSEE).
Cette situation caractérise l’Europe. Aux Etats-
Unis, la proportion est inversée, et 70% du D’après une étude Bain&Co, les prix des ser-
financement vient directement des marchés vices bancaires pris dans leur ensemble (cré-
financiers. dit, épargne, banque au quotidien) sont plus
faibles en France que dans les autres écono-
mies européennes comparables. Sur la base
3. …ALORS MÊME QU’UNE PARTIE d’un indice de 100 (moyenne de l’Union euro-
SIGNIFICATIVE DE L’ÉPARGNE péenne), la France figure parmi les pays les
moins chers avec un indice de 95, à comparer
FINANCIÈRE SORT DE LEUR BILAN
au Royaume-Uni (107), l’Italie (149) ou l’Alle-
Le montant des crédits que les banques fran- magne (91) (source : Etude Bain&Co 2010).
çaises accordent sont supérieurs au montants


7
UN SECTEUR 1. L’IMPACT DES NOUVELLES
RÉGLEMENTATIONS

EN PLEINE La réglementation internationale qui a été adop-

MUTATION
tée (accords dits de Bâle 3) tend à aligner pro-
gressivement le modèle de financement euro-
péen sur le modèle américain, et les entreprises
vont devoir davantage se financer sur les mar-
Le secteur bancaire est lourdement chés. Par ailleurs, l’écart entre volumes des
touché par la réforme prudentielle crédits et des dépôts handicape les établisse-
de Bâle 3. Outre les adaptations ments financiers français dans leur adaptation
déjà réalisées au ratio de solvabilité, aux règles de Bâle 3 en matière de liquidité :
la mise en conformité avec les ratios celles-ci imposeront bientôt aux banques euro-
péennes de détenir pratiquement autant d’ac-
de liquidité est compliquée, en tifs liquides que de crédits.
France, par l’écart entre crédits et
Ces exigences sur la liquidité interviennent alors
dépôts. que les banques françaises viennent déjà de
D’autres réglementations comme renforcer leurs fonds propres au prix d’efforts
la loi bancaire française auront un considérables de mises en réserve de leurs
résultats et de restructuration de leurs bilans.
fort impact sur les relations entre En cas de reprise économique, les banques
les banques et leurs clients, tandis veulent conserver les moyens d’accompagner
que le secteur financier s’acquitte de leurs clients dans le financement de leurs pro-
taxes toujours plus pesantes. jets. C’est pourquoi elles insistent sur la néces-
sité d’examiner avec prudence toute nouvelle
Enfin, les habitudes des réglementation qui pourrait être pénalisante
consommateurs évoluent alors que pour leurs activités et pour le financement de
nouvelles technologies et nouveaux l’économie. A défaut, les bilans des banques
françaises seront resserrés, le crédit pourrait
acteurs modifient les activités
devenir plus contraint et plus coûteux.
traditionnelles des banques.
La loi de régulation et de séparation des activi-
— tés bancaires de 2013 impose la séparation de
certaines activités, avec un impact sur le coût
voire sur le maintien de certaines prestations
par les établissements financiers français.

LE SAVIEZ-VOUS ?
Les fonds propres des principales
banques françaises ont augmenté de
plus de 50 milliards d’euros entre le
31.12.2008 et le 31.12.2013.
(Source : Rapports financiers)


8
LA BANQUE DES PARTICULIERS ET DES ENTREPRISES

CHIFFRES CLÉS

68% des internautes 74% des Français 50% des internautes
consultent leur compte considèrent les services en utilisent internet pour réaliser
bancaire en ligne dont la ligne des banques comme un virement, 4% accepteraient
moitié au moins une fois par sécurisés. de souscrire un crédit
semaine. immobilier en ligne.
(source : Enquête IFOP, mai 2013)

Enfin, la profession bancaire est très mobilisée portent aussi des contributions spécifiques à
sur le marché des paiements qui bénéficie de leur secteur d’activité, qui ont été fortement ren-
nombreux apports en matière d’innovation. forcées depuis 2 ans : taxe sur les salaires, taxe
bancaire sur le risque systémique, participation
Les conditions de sécurité doivent être assu-
au fonctionnement de l’ACPR et de l’AMF.
rées, tant pour les clients que pour les banques,
afin que le niveau de confiance que les clients En 2013, le montant de ces taxes spécifiques
portent à leur établissement bancaire demeure a augmenté pour atteindre 3 milliards d’euros
élevé. Il est donc nécessaire d’encadrer de (taxe acquittée au titre de 2012, versée en 2013).
manière très précise les activités et les acteurs,
Cette fiscalité spécifique pèse directement sur
banques et non-banques, notamment au tra-
le financement de l’économie et la capacité
vers de la révision de la directive européenne
d’investissement du secteur bancaire français
« Services de Paiement » entamée à l’été 2013.
qui doit, dans le même temps, satisfaire à des
De même, les banques françaises restent très obligations réglementaires et prudentielles de
mobilisées pour maintenir un modèle écono- plus en plus lourdes.
mique viable pour les cartes bancaires au béné-
A ces taxes pourrait s’ajouter une taxe euro-
fice de tous les consommateurs. C’est pourquoi
péenne sur les transactions financières1. Tel
elles restent attentives aux projets européens
qu’il a été présenté, ce projet de taxation serait
d’encadrer plus strictement, voire d’interdire,
extrêmement dommageable. Il renchérirait les
les commissions d’interchange. Ce sont ces
conditions d’accès aux marchés financiers et
commissions qui rémunèrent le service rendu
entrainerait la perte de compétitivité du secteur
par la banque du commerçant à la banque du
financier français. Plus encore, cette taxe serait
porteur de cartes, et garantissent l’universalité
pénalisante pour le financement de tous les ac-
des paiements par carte.
teurs économiques, y compris les Etats et les
entreprises non financières. Il faut y renoncer.

2. DES TAXES SPÉCIFIQUES TOUJOURS


PLUS NOMBREUSES
Les banques françaises participent directement
au budget de l’Etat via les impôts et les charges 1. Proposition de coopération renforcée pour l’instauration
qu’acquittent toutes les entreprises. Elles ap- d’une TTF de la Commission européenne du 14 février 2013


9
« avoir accès à une banque à distance » (inter-
net, téléphone), 65% des Français choisissent
LE SAVIEZ-VOUS ?
de pouvoir être suivis personnellement en 2013
88% des porteurs de carte ont activé contre 54% en 2011 (+11pts). Et les jeunes de
une solution d’authentification de moins de 35 ans sont 14% à être attirés par des
type 3D Secure (source : rapport de banques uniquement accessibles à distance,
l’Observatoire sur la sécurité des cartes, contre 10% de l’ensemble des Français (source :
juillet 2013).
Enquête IFOP, mai 2013).
56% des internautes paient des
Le recours au crédit change. Les ménages
achats en ligne (source : Enquête IFOP,
restent très prudents en raison des incertitudes
mai 2013) .
économiques qui pèsent sur leur avenir. Ainsi,
une proportion de ménages plus importante ne
détient que des crédits immobiliers. Le recul
s’est accéléré en matière de détention de cré-
3. L’ÉVOLUTION DES HABITUDES ET DES dit à la consommation, pour tous les modes de
distribution (cartes magasin, souscription sur le
ATTENTES DES CONSOMMATEURS
lieu de vente ou auprès d’une banque, d’un or-
Les banques, comme tous les secteurs écono- ganisme de crédit). Le crédit à la consommation
miques, sont confrontées à une profonde mu- finance principalement des projets de consom-
tation des habitudes de consommation et des mation durable comme acheter un bien d’équi-
attentes de leurs clients. pement, un véhicule ou améliorer son cadre
Les clients utilisent de manière intensive les de vie et les usages comme des dépenses de
nouveaux outils développés par les établisse- loisirs ou de consommation courante… ont ten-
ments bancaires pour accéder à distance à leur dance à reculer, y compris pour les ménages
compte. Les applications désormais acces- les plus jeunes.
sibles sur des supports très variés (ordinateurs, Une nouvelle dynamique se fait jour en ma-
tablettes, smartphones…) rencontrent un grand tière de paiements. Les évolutions en cours
succès car elles informent à tout moment les depuis 10 ans s’accélèrent : la prépondérance
clients et leur proposent de plus en plus de ser- de la carte bancaire, moyen de paiement pri-
vices à distance, comme la réalisation de vire- vilégié des Français, facilite la transformation
ments. des comportements. De nouveaux modes de
Les clients des banques sont de plus en consommation apparaissent : payer plus vite
plus avertis. Leurs demandes s’orientent donc avec la carte sans contact, payer sur internet
vers plus de personnalisation, plus de conseils, depuis chez soi ou partout depuis son mobile.
notamment lors de la souscription de produits Les banques s’appuient sur de nombreuses
comme le crédit. Entre un modèle de banque expérimentations pour proposer des offres en
avec « conseiller attitré qui vous suit personnel- adéquation avec ces nouvelles attentes, tout en
lement  », un modèle avec «  moins d’agences conservant des exigences élevées en matière
physiques et pas de conseillers attitrés » et de sécurité.


10
LA BANQUE DES PARTICULIERS ET DES ENTREPRISES

CHIFFRES CLÉS

23% des Français ne 23% des Français 52% expriment des freins
connaissent pas le paiement sont prêts à utiliser cette à l’utilisation du paiement sans
sans contact. possibilité. contact.

(source : Enquête IFOP, mai 2013)

D’autres produits se développent également, 5. DE NOUVEAUX DÉFIS POUR LES


comme les cartes de paiement prépayées qui BANQUES FRANÇAISES
répondent à des besoins tels que donner de
l’argent de poche à un adolescent de manière Les nouveaux usages, favorisés par les tech-
sécurisée et contrôlée, avoir une carte spéci- nologies récentes, conduisent les consomma-
fique, non reliée à son compte bancaire, pour teurs à exiger davantage de diversité, de trans-
partir à l’étranger, pour payer sur internet… parence, de réactivité. Et la concurrence entre
établissements financiers est une réalité en
France : en 2013, 11% des Français déclarent
4. UN INVESTISSEMENT PERMANENT envisager de changer de banque, et les Fran-
çais sont également près d’un quart à possé-
DANS LA SÉCURITÉ
der des comptes dans plusieurs établissements
Les banques investissent pour rendre les nou- (source : Enquête IFOP, mai 2013).
velles solutions de paiement toujours plus sûres.
Les banques ont saisi l’opportunité de renou-
Elles ont notamment généralisé les dispositifs
veler leur offre de produits et services pour ré-
«d’authentification non rejouable» du type 3D
pondre à ces usages qui se transforment. C’est
Secure (envoi d’un code unique par SMS, utili-
un défi pour lequel les banques françaises sont
sation d’un boîtier fourni par la banque…).
prêtes : maintenir une haute qualité de service,
Elles renforcent aussi en permanence les condi- intégrer toujours plus d’innovation, garantir la
tions de sécurité autour de la consultation des sécurité des transactions. Néanmoins, elles
données et des souscriptions en ligne. doivent aussi faire face à des changements ré-
Les établissements financiers français se mo- glementaires qu’elles souhaitent progressifs et
bilisent pour remplir leurs missions dans le compatibles avec leur mission de financement
respect de la sécurité des opérations et de la de l’économie.
confidentialité des données personnelles qui
leur sont confiées. Pour cela, il est impératif que
tous les acteurs soient soumis aux même règles
en matière de paiement.


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