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République Algérienne Démocratique Et Populaire

Ministère De L’enseignement Supérieur Et De La Recherche Scientifique


Université des Sciences et de la Technologie D’Oran 
« Mohamed BOUDIAF »

Faculté de Chimie- Département de Génie Chimique


Spécialité : Master 1 Génie chimique

Examen du module : Risques industrielles et catastrophes naturelles

Thème :GAZ DE SCHISTE

Représenté par :
TERBAG MOUNIBA (Groupe 02)
BENABDALLEH EL HADJ HAYET (Groupe 01)
BENSAID SOUMIA (Groupe 01)
LABEN HOUDAIFA SOUHIL (Groupe 02)

Pr. Mme. Ben hamadi

Année universitaire 2019/2020


Sommaire

1. Introduction
2. Historique
3. Définition
4. Fonctionnement technique ou scientifique
5. Inconvénients de l’exploitation du gaz de schiste
6. Avantages de l’exploitation du gaz de schiste
7. Fonctionnement technique
8. TECHNIQUES ALTERNATIVES D’EXTRACTION
9. Classement des réserves de gaz
Listes des figures
1. Introduction

Le gaz de schiste est un gaz naturel faisant partie des gaz dit "non conventionnels". Il a la même
origine que les hydrocarbures conventionnels. Il se forment au sein des roches-mères grâce à la
transformation des sédiments riches en matière organique. Cette dernière évolue au cours des temps
géologiques en hydrocarbures. Ils peuvent alors remonter soit directement en surface, soit être
bloqués avant par des roches infranchissables formant ainsi des réservoirs classiques de pétrole et/ou
de gaz. Ou bien, Ils peuvent rester piégés au sein d'une couche de roches compactes et
imperméables appelées "schistes", formant ainsi l'huile et le gaz de schiste. Ces roches sont
généralement situées à des profondeurs comprises entre 1500 et 5000 mètres. On trouve des schistes
quasiment partout dans le monde comme aux Etats-Unis, où l'exploitation intensive du gaz de schiste
existe maintenant depuis quelques années.

2. Historique
Les forages horizontaux comme la fracturation sont des méthodes d'extraction utilisées depuis
longtemps pour les hydrocarbures classiques (c'est-à-dire autre que les huiles et gaz de schiste) : le
forage horizontal s'est généralisé dans les années 1980, et les débuts de la hydraulique remontent
à 1948. Plus de 10 000 fracturations sont effectuées chaque année dans le monde, y compris pour
la géothermie ou la production d'eau potable17.

3. Définition
Le gaz de schiste fait partie des gaz dits « non conventionnels » qui connaissent un développement
important, notamment aux États-Unis. Découvrons ses particularités ainsi que son exploitation dont
les conséquences ne cessent d’être critiquées.

Le gaz de schiste, c’est quoi ?

Le gaz de schiste est un gaz naturel retenu à une grande profondeur emprisonné directement dans des
schistes.

Un schiste est une roche qui présente un aspect feuilleté et qui est composée de plaques plus ou
moins fines ou « feuillet rocheux ». Le schiste n’est donc pas retenu sous une couche imperméable,
comme c’est le cas pour les gisements dits « conventionnels » de gaz ou de pétrole, mais emprisonné
dans la roche elle-même. Ce détail a son importance car le fait d’être renfermé dans la roche
complique fortement son extraction. La composition du gaz de schiste (essentiellement du méthane)
est semblable à celle des gaz dits « conventionnels ».

4. Fonctionnement technique ou scientifique

La valorisation du gaz de schiste nécessite des techniques spécifiques. Elle se subdivise en deux
étapes :
L’exploration

Les techniques d’exploration utilisées pour rechercher les gisements de gaz de schiste sont
comparables à celles utilisées pour les gisements de gaz conventionnel. Géologues et géophysiciens
étudient le sous-sol, sa composition et sa structure grâce à des techniques de cartographie et de
sismographie. Le gaz de schiste est généralement présent dans les zones souterraines composées
d’argile litée : c’est une argile schisteuse contenant des sédiments à grain fin.

L’exploitation

Faiblement concentré et piégé dans des roches imperméables, le gaz est difficile à extraire. La
remontée du gaz vers la surface nécessite donc d’être stimulée.

 La fracturation (le fracking)

Solidement coincé dans la roche, le gaz ne peut pas remonter à la surface. Il faut alors briser la roche,
afin de libérer le gaz et lui assurer une meilleure circulation dans le sous-sol avant de remonter à la
surface grâce aux puits. La fracturation permet de maintenir les fissures ouvertes et d’augmenter la
perméabilité des roches. Elle peut être réalisée avec des fluides sous très haute pression (eau additive,
azote, dioxyde de carbone, etc.) : on parle alors de fracturation hydraulique. Des explosifs peuvent
parfois être utilisés localement pour créer des orifices dans le tubing. La fracturation de la roche ne se
fait toutefois que par la pression hydraulique.

Le forage horizontal ou dévié

Emprisonné dans des couches souterraines horizontales, le gaz de schiste ne peut être extrait grâce à
un puits vertical comme c’est le cas pour le gaz conventionnel. En traversant dans le sens de la
longueur la roche, le forage horizontal dit « dirigé » permet d’extraire d’importantes quantités de gaz
de schiste. Il est réalisé à l’aide d’une tête de forage rotative capable d’incliner progressivement l’axe
de forage. Ce type de forage permet d’élargir la couverture d’extraction sans déplacer les
équipements de forage et d’augmenter la surface en contact avec le gisement.

Figure 1 :
Enjeux par rapport à l'énergie

L’exploitation du gaz de schiste se généralise progressivement. Elle représente pour beaucoup


d’États une alternative possible au gaz naturel conventionnel :

L’opportunité pour les Etats de développer leur autonomie énergétique

Pour les États important de grandes quantités de gaz naturel (États-Unis, pays de l'Union
Européenne), la valorisation du gaz de schiste présent sur leur territoire permet de réduire la
dépendance énergétique développée auprès des pays exportateurs. Ainsi aux États-Unis,
l’exploitation du gaz de schiste se développe rapidement afin de réduire la dépendance
énergétique développée vis-à-vis du Canada.

Une rentabilité sous condition

Aujourd’hui, la valorisation du gaz de schiste est principalement justifiée d'un point de vue
économique lorsque la zone de consommation est proche.

Peu de temps après le premier forage d’exploitation, le débit du gaz extrait ralentit
considérablement, affectant ainsi la rentabilité de l’exploitation. Il est alors nécessaire de
réitérer le processus en creusant de nouveaux puits.

Un impact environnemental

L’eau injectée dans le sous-sol pour briser la roche est mélangée à du sable et à des produits
chimiques. Pour faciliter la remontée du gaz à la surface, de nombreux puits sont également
creusés ce qui peut dénaturer le paysage et altérer la structure du sous-sol. Cela représente un
frein au développement des exploitations de gaz de schiste dans les zones habitées ou
protégées. Il existe toutefois des moyens de limiter l'emprise au sol, en implantant notamment
de multiples drains à partir de la même plateforme en surface.

5. Inconvénients de l’exploitation du gaz de schiste

Inconvénients de l’exploitation du gaz de schiste Présenté par ses partisans comme une source
d’énergie abondante, bon marché et moins polluante que les autres hydrocarbures (charbon et
pétrole), le gaz de schiste soulève cependant quelques interrogations quant à ses impacts
environnementaux réels. Pour les détracteurs, ces impacts sont jugés trop importants pour
justifier une exploitation à grande échelle. Les entreprises productrices estiment quant à elles
que les risques de pollution sont tout à fait maîtrisables si les mesures adéquates sont prises.
La première conséquence néfaste de l’exploitation du gaz de schiste réside dans l’existence
d’une fuite de méthane, un gaz à effet de serre jusqu’à 20 fois plus nocif sur le climat que le
CO2. Les premières estimations de l’agence américaine pour l’environnement (EPA) faisaient
état d’un taux de 2,4 %, une quantité considérée comme acceptable. D’autres chercheurs ont
toutefois rapporté des fuites beaucoup plus importantes (9 % selon une équipe de l’Université
du Colorado) à cause de l’étanchéité imparfaite des gazoducs et d’une remontée non
contrôlable de gaz lors du pompage du liquide injecté lors de la fracturation.

6. Avantages de l’exploitation du gaz de schiste


Malgré ces conséquences écologiques non négligeables, le gaz de schiste continue à intéresser
de nombreux gouvernements et entreprises extractrices. Pour cause, son exploitation a eu un
impact économique inespéré, notamment aux États unis qui sont les premiers producteurs
mondiaux. Diminution de la dépendance énergétique, baisse des prix de l’énergie, création
d’emploi, regain de compétitivité des entreprises sont autant de bénéfices que le pays de
l’oncle Sam a tirés de ce gaz naturel non conventionnel. Le prix du gaz y est ainsi devenu
jusqu’à 4 fois moins cher qu’en Europe à cause de l’augmentation de l’offre suite à
l’exploitation du gaz de schiste qui représente aujourd’hui 23 % de la production gazière
totale américaine. Le gaz de schiste a stimulé l’ensemble de l’industrie qui dispose désormais
d’une source d’énergie bon marché. Les entreprises extractrices réalisent, quant à elles, des
milliards d’euros de chiffres d’affaires annuels.

7. Fonctionnement technique

Parmi les techniques alternatives à la fracturation hydraulique, on peut distinguer celles ayant
recours à l’injection d’un fluide des autres procédés.

Techniques de fracturation alternatives utilisant un fluide autre que l’eau

Le choix d’un fluide pour les techniques de fracturation implique de faire un compromis entre
de nombreux paramètres de natures différentes. En effet, un tel fluide doit être :

 Peu compressible afin d’éviter la consommation d’énergie qui serait nécessaire à une
compression. Cela exclut de fait quasiment tous les fluides sous forme gazeuse(1) ;
 Peu visqueux afin de pouvoir pénétrer dans les interstices de la roche de manière à la
fracturer ;
 Écologiquement acceptable ;
 Non inflammable ;
 Peu cher.

Le fluide « parfait » pour ce type d’application n’existe probablement pas mais différentes
solutions présentant toutes des avantages et des inconvénients sont testées.

 La fracturation au propane liquide

Des fracturations ont été réalisées depuis 50 ans par l’industrie en utilisant du propane liquide
mêlé à un agent gélifiant. Le propane est injecté sous pression, à l’état liquide, en profondeur
(à pression atmosphérique, il ne devient liquide qu’en dessous de -42°C). Sous le double effet
de la température en hausse et de la pression en baisse, il remonte à l’état gazeux après avoir
fracturé la roche.

Le propane liquide a le gros avantage d’être très peu visqueux, ce qui permet de l’utiliser sans
les nombreux additifs propres à la fracturation hydraulique. Le fluide est uniquement mélangé
à un « agent de soutènement » (proppant en anglais), généralement du sable ou des billes de
céramique, qui maintient ouvertes les fissures provoquées dans la roche. Le gel permet de
maintenir en suspension cet agent de soutènement, à le transporter dans les fissures les plus
éloignées et à l’y maintenir. Cette technique de fracturation est la plus courante après la
fracturation hydraulique.

 Les autres fluides de fracturation

De nombreux autres fluides ont été envisagés pour procéder à des fracturations. A ce stade,
aucun n’est parvenu à un niveau véritablement industriel. Citons :

 Le méthanol et le diesel qui permettent d’éviter l’utilisation d’eau et qui nécessitent


un faible nombre d’additifs. Ils présentent cependant des risques environnementaux
tant en surface (déversement, explosion, etc.) que sous terre (contamination en cas de
problème d’étanchéité du puits).

 Le CO2, à l’état liquide ou idéalement en phase supercritique (état intermédiaire entre


liquide et gaz, à des fortes conditions de pression et de température). Il est peu
visqueux (10 fois moins que l’eau à l’état liquide) mais présente des inconvénients tant
physico-chimiques (stabilité en température, réactivité avec certains produits présents
naturellement dans le sous-sol) qu’économiques (coût). Le concept est cependant
intéressant, d’autant qu’il permet de séquestrer une fraction du CO2 injecté. Des
expérimentations ont été menées.

 L’azote qu’il est possible d’extraire de l’air a également déjà été utilisé à l’état liquide
mais a montré certaines limites en termes opérationnels (restriction de profondeur,
emploi d’agent de soutènement impossible, etc.) et économiques ;

 L’hélium qui, injecté à l’état liquide à très faible température dans le sous-sol, s’y
réchauffe et s’y détend puis remonte à l’état gazeux (comme le propane). La maturité
technologique de cette technique est encore faible et le coût probablement
extrêmement élevé ;

 La mousse (émulsion stable entre de l’eau et un gaz, CO2 ou azote) qui permet de


réduire la quantité d’eau injectée et d’améliorer le transport du proppant. Cette
technique nécessite toutefois des infrastructures importantes et l’usage de
CO2 entraînant des émissions si celui-ci n’est pas capté en surface.
Autres techniques de fracturation

D’autres expérimentations de fracturation sont réalisées en exploitant une onde de choc ou un


très fort chauffage de la roche.

 La fracturation par arc électrique (ou fracturation « hydroélectrique ») : cette


technique consiste à générer des arcs électriques entre deux électrodes sous très haute
tension positionnées dans un fluide (par exemple de l’eau) au fonds du puits. Ces arcs
électriques génèrent des ondes de choc qui se propagent dans le fluide, puis dans la
roche en la fragmentant. Comme cette onde de choc diverge à partir de l’arc, l’énergie
se propage sur une distance limitée et la fracturation est nécessairement localisée.
 A proximité du puits et donc de l’arc, elle peut cependant être plus puissante que les
technologies hydrauliques plus classiques. Par ailleurs, il est possible de répéter
l’opération plusieurs fois en déplaçant éventuellement les électrodes pour traiter une
autre partie du puits.  Cette technique utilise peu d’eau mais est encore au stade de la
recherche au laboratoire.

Figure :

 La fracturation par explosifs : la détonation d’explosifs placés dans le sous-sol peut


permettre de fracturer efficacement la roche mais l’effet restera local pour les mêmes
raisons que ci-dessus. Par ailleurs, les impacts environnementaux peuvent être
importants (risque pyrotechnique en surface et produits de détonation toxiques restant
en sous-sol).

 La fracturation par procédé thermique (ou fracturation sèche) : le chauffage du


sous-sol est parfois utilisé par l’industrie pétrolière afin d’accélérer la maturation de
précurseurs du pétrole (kérogène) ou bien pour fluidifier le produit à récupérer et donc
favoriser sa migration vers le puits d’exploitation. On peut chauffer la roche-mère
pour la déshydrater, ce qui provoque sa fissuration et une augmentation de sa porosité
(en raison de l’espace de l’eau laissé libre). Le chauffage de la roche peut être
notamment réalisé en injectant de l’hélium chaud en profondeur. Par ailleurs, les
autres effets cités ci-dessus (maturation et diminution de la viscosité) contribuent à
augmenter le taux de récupération. Le niveau de maturité de ce concept est
actuellement encore très faible et le bilan énergétique très défavorable.
Il existe encore d’autres techniques de fracturation que celles précédemment citées comme la
fracturation pneumatique (consistant à injecter de l’air à forte pression dans la roche) ou les
fracturations mécaniques (flambage, découpe, multigrains). De nouvelles techniques sont
encore susceptibles d’émerger et de présenter un meilleur équilibre en termes d’impact
environnemental, de coût ou encore d’acceptabilité.

Fracturation Fracturation à base d'un fluide (autre Autres types de


hydraulique que l'eau) fracturation
Propane
Méthanol/Diesel Électrique
Dioxyde de carbone (CO2) Explosion
Eau
Azote Mécanique
Hélium Thermique
Mousse

8. TECHNIQUES ALTERNATIVES D’EXTRACTION

   Stimulation au propane pur


Avantages :

sable uniquement nécessaire + gaz réutilisable à 95%

Inconvénient :

Gaz très inflammable

=> Expérimentation à l’heptafluoropropane : peu inflammable

 Stimulation par arc électrique - provocation de

microfissures par onde


Inconvénients : besoin important d’électricité + relative nécessité d’eau
9. Classement des réserves de gaz

Les réserves de gaz naturel sont qualifiées et classées selon le potentiel économique qu’elles
représentent :

 Les réserves prouvées concernent l’ensemble des quantités de gaz dont l'existence est
établie et dont les chances de récupération et de rentabilisation, dans le cadre des
données actuelles de la technique et de l'économie, sont d'au moins 90 % ;

 Les réserves probables ont été testées mais ne font pas l’objet d’une production. Elles
concernent, pour un gisement identifié, les quantités de gaz ayant une probabilité
supérieure à 50 % d'être économiquement exploitables ;

 Les réserves possibles concernent l’ensemble des quantités de gaz dont la probabilité
de rentabilité est de 10%.

Ces critères ont un impact sur la vie économique des sociétés pétrolières ou gazières car ils
influent directement sur leur valorisation boursière. Il existe une grande diversité de
règlements de divulgation. Si une société souhaite être présente sur les marchés financiers à
New York, elle doit se plier aux règlements de la SEC (Securities and Exchange Commission)
qui harmonise les normes. La SEC ne rend obligatoire que la divulgation des réserves
prouvées. 

Figure :

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