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AVANT DE LUI JETER LA PIERRE: L’ÉTAT DE PAUPÉRISATION DU PEUPLE EXPLIQUE A MES FILLES.

Partout on crie à la souffrance du peuple, nos parents souffrent pour élever leur progéniture, nos
enfants, nos fils et nos filles s’enfuient devant l’océan de misère pour aller chercher ailleurs une terre
d’asile plus heureuse, certains périssent dans la méditerranée au cours de la traversée, tandis que
d’autres meurent dans le désert de soif, de faim et de soleil, quand ils ne sont pas assassinés par des
trafiquants d’organes humains ou rendus en esclavage dans certains pays.

Ceux qui ont survécu et qui ont réussi leur aventure envoient aux leurs de quoi vivre. Ceux qui sont
restés au pays ne sont pas plus heureux et attendent l’occasion idéale pour s’évader de cette prison
de misère de 475.000Km2. Nous ne pouvons pas nier que la moitié de ces demandes d’asile sont
soutenues par des fabrications mensongères de toute pièce.

Les demandeurs d’asile multiplient en effet des déclarations fantaisistes les unes comme les autres
pour peindre la misère et la dangerosité de leur pays dans les dossiers pour justifier demande d’asile
politique alors que le plus souvent il s’agit d’asile alimentaire. Certains vont jusqu’à simuler des
emprisonnements ou inventer des tortures imaginaires du fait du régime pour expliquer leur
demande d’asile. Dans ces conditions les bavures policières et autres débordements des
composantes de notre armée sont exagérées et médiatiser pour justifier les nombreuses demandes
d’asile. J’y ai contribué et le plus souvent à mon insu et beaucoup me doivent leurs papiers de
réfugiés.

En effet les demandeurs d’asile disent à l’immigration qu’ils me connaissent comme ardent
défenseur des droits de l’homme, Avocat des neufs disparus de Bépanda et depuis peu comme
membres du PADDEC que le régime aurait torturé. Ils utilisent les cartes du PADDEC ou se filment
avec moi pour justifier que sans moi ils auraient perdu la vie dans les geôles infectes de nos prisons,
pour reprendre l’expression usitée. Ce qui justifie en partie leur déception de me voir soutenir la
candidature du président Paul Biya qu’ils ont dépeint comme un monstre dans le but d’avoir leurs
papiers. Mea culpa.

J’ai été embrigadé dans cette prison de la haine du régime du Président Biya pendant presque vingt
ans. La fréquentation de certains « amis » de l’opposition dite radicale mais parfois anarchique et des
trafiquants du droit d’asile a emprisonné ma réflexion critique et lucide.

A l’inverse, mes audiences avec certains chefs d’État de la sous-région et nos discussions en tête à
tête m’ont fait apparaitre mon égarement et l’égarement de mon peuple qui, à tort prend le
Président Paul Biya pour le bouc émissaire de nos misères. Lorsqu’on fait un bon diagnostic de la
situation géopolitique nationale et internationale, il y a lieu de relativiser la responsabilité du
Président de la République.

Certes son régime n’est pas exempt de toute critique, il lui est notamment reproché de nommer
prioritairement les siens aux fonctions gouvernementales les plus importantes où ils abusent de leur
pouvoir sur le peuple, de prendre les mêmes pour recommencer depuis plus de vingt ans, d’avoir un
gouvernement gérontocrate excluant les jeunes, de paupériser la jeunesse par l’absence de création
d’emplois et surtout que la plupart de ses ministres sont des détourneurs de fonds publics avec tout
un gouvernement en prison.

Mais avant de lui jeter la pierre, examinons comment fonctionne un État comme le nôtre. Prenons
l’exemple d’un fonctionnaire qui perçoit un salaire de 100 mille francs qu’il doit gérer pour élever ses
quatre enfants, payer le loyer, le transport, les factures d’électricité et d’eau, la scolarité des enfants,
leur nutrition, payer ses dettes etc. Avec ce salaire il ne peut s’acheter ni une voiture ni construire
une maison sans recourir à un emprunt bancaire qu’il devra rembourser toute sa vie. Encore faut-il
qu’il ait des garanties pour prendre crédit. Il ne peut jamais être riche, nous sommes d’accord ?

A l’analyse celui-ci rencontre moins de problèmes que le président de la République qui porte sa
charge comme Jésus Christ portait sa croix.

En effet, le budget du Cameroun est de 4000 milliards de francs CFA, soit moins que le budget de la
Mairie de Paris qui est de 5.240 milliards de francs CFA. Ce budget provient essentiellement de la
TVA et des recettes de l’État sur la vente du Bois, du Pétrole etc. Le président Paul Biya comme
l’employé qui gagne ses 100 mille francs par mois, doit gérer un budget de 4000 milliards pour tout le
peuple de 24 millions d’habitant pour payer les fonctionnaires qui travaillent pour l’État, pour
acheter le matériel de fonctionnement comme les papiers ou les stylo dans l’Administration, pour
construire les routes, les écoles et les hôpitaux, pour rembourser les dettes de l’État etc.

Dans ce misérable Budget de 4000 milliards, le salaire de tous les fonctionnaires seul prend 1200
milliards, la Présidence gère seulement 57 milliards, le Fonctionnement et l’investissement public est
seulement de 1800 milliards, le remboursement de la dette (intérieure et extérieure) prend une part
importante mais qui ne suffit pas à payer même la dette intérieure. A ces dépenses, il faut ajouter les
imprévus comme la guerre contre le Boko Haram qui exige des dépenses supplémentaires, et la
Guerre dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest qui apparait comme un couteau poignardé dans le dos du
président de la République par des gens tapis dans l’ombre du peuple pour manipuler les
Camerounais et diriger sa colère contre le Président de la République.

Avec ce budget modeste aucun pays au monde ne peut se développer, créer des emplois, satisfaire
son peuple. C’est un budget de la misère. C’est pourquoi les gens qui se plaignent que nos routes ne
sont pas entretenues ne prennent pas en compte certaines réalités. Ils s’étonnent que nos routes se
dégradent alors que nous payons le péage. Certes cela est vrai et des efforts doivent être fait pour
entretenir ces routes mais la réalité est toute autre : Un kilomètre de route goudronnée coûte un
milliard de francs Cfa. L’Adamaoua seule a 5500 kilomètres de routes non goudronnées. Tout le
budget annuel de l’État du Cameroun ne suffirait pas pour goudronner toutes ces routes. Ajoutez à
cela les autres charges de souveraineté de l’État ou ses charges sociales.

Il est clair qu’aucun pays au monde ne peut se développer avec un budget aussi réduit, même si
vous alternez 100 chefs d’État à la tête du pays. C’est pourquoi je suis surpris par la candidature de
certains intellectuels qui normalement devraient savoir ce que je sais mais qui trompent le peuple et
lui vendent des mirages pour prendre la place du Caliphe et devenir Caliphe pour servir l’occident et
perpétuer un système qui étouffe leur peuple. S’ils aimaient le peuple et le Cameroun, ils devraient
comme moi soutenir le chef de l’État, qui a tout compris du haut de sa longue expérience, et
apprendre à ses côtés pour de l’aider à nous sauver tous de la dépendance qui est notre premier
ennemi.

Malheureusement les peuples sont plus enclins à la manipulation qu’à la sensibilisation et certains
se ferment à toute évidence pour se complaire dans les mensonges que leur racontent les vendeurs
d’illusions. Au lieu de tirer à boulets rouges tous les jours sur le président de la République pour
justifier la demande d’asile de nos enfants ou pour servir les intérêts des occidentaux qui le
combattent, essayons de découvrir les responsables de notre état de paupérisation, ce qui permettra
de nous mobiliser pour trouver les solutions de sortie de la misère pour l’abondance.

Aidé par mes formations pratiques sur le terrain, soutenu par les conseils de mon défunt père, j’ai
réalisé a posteriori que n’importe quel président mis à la place du Président Paul Biya ne nous sortira
pas de notre misère parce que le système international en lui-même est mauvais et est la cause
directe de tous nos désagréments. Nous demandons l’alternance à cor et à cris dans l’espoir que
c’est elle la solution à tous les problèmes camerounais. C’est archi faux. C’est de la manipulation
étrangère par télévision et radio interposée ainsi que la manipulation interne par les suppôts de
l’étranger.

C’est de l’alternative dont nous avons besoin, pas de l’alternance. Je vous explique cela par le
graphique ci-dessous.

Regardez les pays africains qui ont connu l’alternance et dite-moi si quelque chose a changé pour
leur peuple. Le Mali, le Benin, le Sénégal sont cités par les occidentaux comme les pays
démocratiques ayant connu l’alternance au sommet de l’État. Cependant rien, absolument rien n’a
changé pour leur pays ni pour leur peuple et ne changera pas. Et pour cause.

Il faut d’abord expliquer comment fonctionne le monde. Il y a dans le monde QUATRE systèmes de
gouvernance : Le Capitalisme qui se décline en deux branches, à savoir le Capitalisme néolibéral et le
capitalisme néocolonial, le socialisme et le communisme.

Le Capitalisme est le système selon lequel la richesse est produite par l’individu qui est libre de la
vendre comme il veut : C’est la liberté de production et la liberté du marché.

Le socialisme quant à lui est une doctrine politique, économique et sociale fondée sur la
condamnation de la propriété privée de la production et par la communauté de production des
richesses.

Le communisme est une doctrine qui tend à la collectivisation des moyens de production, à la
distribution des biens de consommation à chacun selon ses besoins et à la suppression des classes. La
chine s’est appuyée sur cette doctrine pour se développer. C’est l’État fort qui a toutes les richesses
et les redistribue à chacun selon ses besoins, ainsi un menuisier aura moins qu’un médecin par
exemple car ce dernier a besoin d’un véhicule pour aller soigner ses malades.

A l’intérieur du Capitalisme il y a le capitalisme néolibéral dans lequel la richesse est produite par une
Élite autochtone, une Élite locale à l’intérieure du pays. C’est le Cas par exemple des États Unis
d’Amérique où la richesse est produite par les américains comme Gerald Ford, Donald Trump,
Zuickenberg, Bill Gate etc ou en France par Bolloré et autres.

Le capitalisme néocolonial est celui dans lequel la richesse est produite dans un pays à plus de 70%
voire 80% par une Élite extérieure, par les multinationales : Bolloré, Total, Cimencam, Orange, MTN,
même la toxi-banana que nous mangeons chez les pauvres est produite par la compagnie fruitière de
Djombe qui est accusée par le peuple d’avoir mis le Maire de cette localité en prison parce qu’il a
demandé qu’elle paie ses impôts pour développer sa Mairie.( c’est là une des manifestations
néfastes de la corruption téléguidée et dirigée contre le peuple dont je vais vous parler plus loin). La
petite Élite locale comme Kadji, Fotso etc contribue à la richesse du pays à hauteur de 20%
seulement.

C’est ce dernier système capitaliste néocolonial qui nous intéresse dans le cas présent, puis qu’il a
déterminé ma décision de soutenir la candidature du président Paul Biya qui tente vainement de
mettre en pratique sa doctrine Pour le libéralisme communautaire qui est la forme élaborée du
capitalisme communautaire que nous proposons comme une alternative.

En effet, dans ce système de capitalisme néocolonial dont 51 sur 54 États sont les victimes
expiatoires depuis les indépendances et dont Haïti est l’une des plus anciennes victimes, presque
toutes les richesses du pays sont détenues par des étrangers qui les rapatrient dans leur pays sans la
moindre pitié pour les pauvres du pays qu’ils exploitent.

Le Budget de l’État du Cameroun est fourni à 90% par les multinationales étrangères et comme on
dit, « la main qui donne ordonne ». La corruption généralisée est une construction savante qui
constitue l’arme privilégiée des multinationales pour perturber la bonne gouvernance et avoir des
Marchés ou pour avoir le monopole, pour avoir les prix les plus bas, pour sauter la Douane et ne pas
payer l’impôt dû.

Nous sommes donc un État néocolonial dans lequel le Président est tenu en otage pour ne pas dire
rendu esclave des multinationales et de l’Establishment international. Chaque chef d’État qui refuse
ce système et tente de s’en éloigner pour s’évader est immédiatement abattu, liquidé ou pendu
jusqu’à ce que mort s’en suive. Depuis l’indépendance, 27 chefs d’État qui ont tenté de s’en élargir
ont été purement et simplement assassinés : Patrick Lumumba dont le crime était qu’il voulait
s’arrimer au Communisme, Laurent Désiré Kabila, Mouahamar Kadhafi, Thomas Sankara, même Um
Nyobe a été tué pour la raison de communisme et donc de l’alternative. Les plus chanceux ont été
jetés en prison comme Laurent Gbagbo de Côte-d’Ivoire et Mamadou Tandja du Niger.

Ce système est donc imposé par la force à 51 pays africains sur les 54 États que compte l’Afrique.
Seuls les États comme l’Afrique du Sud, le Maroc et l’Algérie ont échappé au capitalisme néocolonial.
Dans les États néocoloniaux dirigés par les multinationales avec la complicité de l’Establishment
international (Nations Unies, Otan, CPI, ONG, Société Civile, les Religions, RFI, CNN, BBC etc.), celles-
ci créent et alimentent les rébellions, le terrorisme pour tenir en respect et en otage les chefs d’États
désobéissants. Elles alimentent aussi et nourrissent à la fois le gouvernement néocolonial qui obéit et
l’opposition néocoloniale qui protège et défend leurs intérêts (on les voit tout le temps dans leurs
ambassades, même moi j’y étais sans le savoir, du coup ils ne m’ont plus invité quand j’ai pris
conscience de mon égarement). Ainsi lorsqu’on parle d’alternance c’est quand l’Establishment
procède au changement de pions sur l’échiquier et fait remplacer un chef d’État qui leur désobéit
pour servir son peuple par un opposant néocolonial prêt à tout leur céder. Il y a donc alternance dans
le même système mais pas d’alternative qui promeut un système différent, puisque rien ne change ni
pour le peuple ni pour l’opposition nationaliste qui défend les intérêts de ce peuple, ni pour le pays.

Le chef d’État désobéissant est celui qui, après avoir été contraint de servir l’Establishment fini par se
révolter devant l’injustice des pillages de son pays et se retourne contre l’Establishment pour servir
son peuple (« Le Cameroun n’est la chasse gardée de personne... Mais la Chine n’enlève rien à
personne »). Immédiatement l’Establishment déclenche contre lui le terrorisme (Boko Haram) et la
Rébellion (Crise anglophone), il déclenche également contre lui ses soutiens locaux comme
l’opposition néocoloniale soutenue par la communication néocoloniale (RFI, BBC etc).

Dans le cas du Président Paul Biya qui a été obligé de servir l’establishment qui a contraint son pays à
entrer dans la crise économique des années 1994 et à aller au FMI alors qu’il avait juré que le
Cameroun n’y ira pas, le Président Paul Biya, qui a été contraint d’avouer qu’il est le meilleur élève
après avoir été puni lorsqu’il avait déclaré, patriotiquement et fièrement, que le Cameroun n’est la
chasse gardée de personne, a donc été contraint de servir cet Establishment jusqu’en 2009.

En effet le Président Paul Biya a refusé de reconduire les Accords de coopération militaire et de
défense avec la France que le Cameroun avait signés le 31 décembre 1959 avant la proclamation de
notre Indépendance. Ces Accords qui avait une durée de cinquante ans donnait à la France
l’exclusivité sur toutes nos matières premières, toutes ne ressources pétrolières et minières en sorte
que le Cameroun ne pouvait vendre a aucun autre client que la France, à l’exception des minerais
que cette dernière n’en voulait pas. Plus grave, c’est elle qui fixait les prix de nos matières premières
! Eh bien le président Paul Biya a refusé de reconduire ces Accords léonins qui ont rendu notre pays
pauvre depuis l’indépendance. C’est pourquoi c’est depuis 2010 que le Cameroun est entré de plein
pied dans les Grandes Réalisations car pour la première fois depuis son « indépendance » contrôlée,
le Cameroun a pu diversifier sa coopération vers d’autres pays. Désormais le Cameroun est libre de
donner la construction de notre port de Kribi aux chinois, l’exploitation du plus grand gisement de
diamant à la Corée etc.

Le produit récoltés de cette nouvelle coopération permet au Cameroun du président Paul Biya de
construire l’Autoroute entre Yaoundé et Douala dont nous rêvions depuis fort longtemps, également
de construire le port en eau profonde de Kribi ou le Barrage de M’emvelle etc. N’avez-vous pas
constate que depuis 2010 le Cameroun est entré dans la phase des grands chantiers ? Eh bien c’est
parce que le Président Paul Biya a su conquérir notre indépendance sans effusion du sang. Et vous
n’avez encore rien vu, bientôt le pétrole de BOMONO sera exploité et le Cameroun va dépasser la
Guinée Équatoriale et peut être même la France autour de 2035 en termes de constructions
infrastructurelles. Nous avons un avenir radieux devant nous dans les dix prochaines années
seulement. Prenons un peu de patience bon Dieu !

C’est pourquoi l’Establishment mobilise maintenant certains irresponsables pour compromettre ces
acquis et redonner notre pays aux puissances occidentales qui nous ont saignées depuis la
colonisation ? NON et NON. Ils sont décidés à Chasser Paul Biya, ils ont dit : « Be ready for the next
coming days ! ». Ok, on va se battre. Yes,we are ready ! Aux Armes Citoyens…..

Voilà ce qui vaut au Président Paul Biya toutes les menaces de mort et la déstabilisation de son pays
par l’assemblée des prédateurs réunis, qui utilise certains opposants avides de pouvoir coûte que
coûte.

Le Président Paul Biya n’a jamais failli à son engagement solennel pris lors de sa prestation de
serment de protéger le Cameroun. Il n’a pas vendu le Cameroun. Il a préféré souffrir que de vendre le
Cameroun. Ainsi a-t-il refusé de signer les contrats d’exploitation de pétrole autre que celui de Limbe
que son Illustre prédécesseur avait consenti. Oui, il a refusé alors que rien de l’y contraignait, de
signer les contrats pour l’exploitation du pétrole de Bonaberi à Douala, du pétrole de Kousseri, de
Garoua, de Maroua ou de Bakassi. Il a refusé au motif que ce pétrole appartient aux Camerounais et
qu’il n’a pas le droit de le brader. En effet, les acheteurs pratiquent les prix les plus usuraires. Le
Tchad du Président Idriss Ndeby a dû céder à l’urgence et à l’État de nécessité pour brader son
pétrole à 0,2 litre pour 10 litres.

Au Cameroun notre pétrole qu’on dit lourd ne suffit pas à notre propre consommation, nous ne
sommes donc pas exportateur du pétrole. Nous vendons celui que nous forons et qui est lourd pour
acheter au Nigeria celui que nous consommons. Notre pétrole nous est acheté à 0,5 litre sur 10 litres
pour l’Establishment. Un prix dérisoire qui contraint le Président Paul Biya à vivre dans la misère et
dans la pauvreté que de brader le pétrole du Cameroun. Je connais beaucoup de candidats qui
n’auraient pas hésité à vendre notre pétrole à ce prix ridicule pour construire les autoroutes, les
écoles et les hôpitaux. On ne devient pas président par hasard, il faut une haute construction
idéologique pour ne pas brader les biens du peuple. Et les camerounais réaliseront un jour comme
moi que le Président Paul Biya était un authentique Patriote aimant son pays. Les ricaneurs
d’aujourd’hui iront cacher leur honte ailleurs.

Multinationales

Establishment

Gouvernement Néocolonial Opposition Néocoloniale

PEUPLE Opposition Patriotique et Nationaliste


Figure : L’alternance entre un gouvernement néocolonial et une opposition néocoloniale : Si le
Gouvernement néocolonial commence à servir les intérêts du peuple d’en bas, il est immédiatement
débarqué et tuée sans pitié pour son âge comme ils l’ont fait avec Kadhafi. C’est ce qu’ils veulent
faire après autour du 07 Octobre 2018.

Ainsi qu’il est aisé de le voir, il serait inutile de se battre comme nous le faisons contre l’ancien
système, nous ne nous en sortirons jamais, Haïti en est une illustration suffisante. Le Mali aussi, le
Sénégal, le Benin, la RCA, le Burkina-Faso, la Côte-d’Ivoire sont parmi les pays qui ont connu
l’alternance et qu’on nous vente comme étant des démocraties, mais est ce que quelque chose a
changé pour leurs peuples ? Est-ce que le chômage a disparu ? Est-ce que le peuple a eu plus
d’argent et de bien être ? NON. Alors il faut rompre avec notre rêve d’alternance qu’un ami qualifie à
juste titre d’ »Alternance crime contre l’Humanité ».

Le peuple a quatre besoin que l’Etat doit garantir et satisfaire : La Paix, la liberté, l’emploi ou un
travail décent et la bonne gouvernance.

Dans une néocolonie, l’Etat et le chef d’Etat d’une néocolonie ne peuvent garantir à son peuple que
deux de ces besoins : La Paix et la liberté. C’est ce que fait le Président Paul Biya.

Le travail et la bonne gouvernance dans une néocolonie dépendent de l’establishment, des


multinationales qui sont propriétaires de la Richesse et peuvent créer des emplois et par la
corruption perturber la bonne gouvernance pour avoir l’exclusivité des Marchés.

Il faut donc rechercher l’Alternative si nous voulons satisfaire les quatre besoins fondamentaux de
notre peuple.

L’Alternative consiste à créer un nouveau système qui remplacera le système néocolonial en vigueur
depuis l’indépendance et pour des siècles des siècles si nous ne sommes pas sensibiliser pour aller
vers le système du CAPITALISME COMMUNAUTAIRE qui étouffera et tuera l’ancien système basé sur
le Capitalisme Néocolonial.

Un préalable à prendre en compte : Aujourd’hui nous ne sommes pas un peuple Camerounais. La


notion du Peuple se définit par une communauté linguistique,culturelle et d’intérêt. Nous avons
quatre zones culturelles distinctes et près de 250 langues nationales. Le Cameroun est une véritable
Tour de Babel. N’étant pas un peuple, nous devons chercher un lien commun qui nous unisse et nous
cimente comme notre lien avec les lions indomptables. Ce lien est notre intérêt collectif et si nous
nous mettons ensemble comme dans une tontine nationale nous pouvons créer et alimenter le
capitalisme communautaire pour remplacer l’ancien système.

Nous avons dit que ce sont les multinationales qui produisent la richesse chez nous et alimente notre
trésorerie nationale et donc le budget de l’Etat. Nous en tant que peuple pouvons remplacer
progressivement les multinationales pour produire nous-même la richesse. Alors que les
multinationales rapatrient leur argent après avoir payé la TVA, leurs impôts donc, il ne nous reste
rien pour créer des emplois. Or si nous créons nous même nos « multinationales », nos entreprises je
veux dire, nous pourrons payer la TVA et les impôts à l’État et ne rapatriant pas notre argent, nous
pourrons employer notre jeunesse et organiser la bonne gouvernance.

Par exemple si nous voulons créer une société de téléphonie mobile, supposons avec un capital de
DEUX MILLIARDS. Il suffirait que 100.000 personnes cotisent la somme de 20.000Francs chacune,
cela va donner le Capital dont nous avons besoin. Même les plus pauvres d’entre nous peuvent
cotiser la somme de 20.000Francs. Avec les deux milliards nous lançons notre Société de téléphonie
mobile et les bénéfices réalisés se partageront équitablement entre nous et la richesse ainsi créer
développera notre pays en créant des emplois. Chacun qui a cotisé 20.000 Francs sera content de
recevoir un dividende, on va dire de 10.000 francs par an. Et plus au fur et à mesure que la société
prendra de l’ampleur. Et elle grandira parce que chacun d’entre nous a de la famille, un Mari, Une
femme et des enfants, des voisins qui seront nos clients. Le Bénéfice exponentiel qu’Orange
engrange chaque fois sur notre dos va diminuer et la Société Nationale de téléphonie mobile dans
laquelle nous aurons tous un intérêt commun gagnera plus que l’Entreprise étrangère qui finira par
fermer la porte. Nous sommes environs 25 millions d’habitants. Si l’on crée une multinationale par
tranche de 100.000 personnes nous aurons remplacé les entreprises multinationales étrangères sur
notre sol en sept ans et ainsi nous aurons l’alternative pacifique qui conduira à l’alternance non
néocoloniale.

Il est évident que dans un tel cas notre intérêt collectif sera le ciment de notre union de telle sorte
que si quelqu’un s’attaque à notre pays ou à notre bien, nous allons tous comme un seul homme
enfiler un treillis et prendre des armes pour défendre notre pays et nos richesses. Il en est de même
du traitement que nous réserverons dans un tel cas aux défourneurs de fonds publics qui seront
punis avec sévérité jusqu’à la deuxième génération si elle a profité des fruits du vol.

Mais aujourd’hui dans le système néocolonial, nous favorisons plus les impérialistes qui nous ont
emmenés à détester nos dirigeants dont l’entourage a été noyauté exprès par les multinationales
pour les servir et non servir le peuple. Ce qui constitue pour chacun de ceux qui le font une véritable
Haute Trahison pour la Patrie.

Rappelons que la Chine, première puissance du monde s’est développée avec un système
communautaire ou communiste on va dire. Rappelons aussi que l’alternance néocoloniale est un
sérieux handicap à la mise en commun de notre force de production collective et apparait comme
une distraction, une recréation, bref un match électoral que l’Establishment organise tous les cinq ou
sept ans pour se distraire et placer ses pions. C’est pourquoi la Chine a supprimé la possibilité de
changer de président pour installer un président à vie, pour couper court aux commentaires
américains sur la démocratie du suffrage universel.

A l’heure actuelle si l’alternance est revendiquée par les occidentaux soutenus par une opposition
néocoloniale qui prends ses ordres dans les ambassades des pays étrangers, c’est parce que le
Président Paul Biya a refusé de signer les contrats d’exploitation de notre pétrole de Douala, de
Bomono, de Kousseri, de Garoua, de Maroua etc. Le président a refusé parce que les prix pratiqués
par les occidentaux sont trop bas. Imaginez que vous avez cultivé vos Plantains pour vendre le régime
à 3000 francs et que l’Establishment vous impose de l’acheter à 300 francs le régime, à prendre ou à
laisser sous prétexte que vous n’avez pas la technologie. C’est abusif. Ils imposent au Président Biya,
de leur vendre gratuitement notre pétrole.

Le pétrole de Limbé par exemple qui est lourd ne suffit pas à notre consommation si bien que nous
le vendons pour acheter le pétrole au Nigeria pour notre consommation interne. Ils prennent 10litres
et nous donnent 0,5litre. Tu as ta chose, un Blanc sous prétexte qu’il a la technologie et toi la chose,
la retire de ton sous-sol, prend pour sa peine dix litres et te donne 0,5 litre. Ils le font avec le pétrole
de Limbé depuis 1970. Alors le président Paul Biya leur a dit que c’est le pétrole qui appartient au
camerounais et qu’on va le tuer avant d’arracher ! Il a signé l’indien sur ça. Et l’Establishment a
d’abord lancé contre lui Boko Haram. S’il n’avait pas l’expérience d’un vieux sage à qui on ne fait pas
des grimaces, ils l’auraient déjà eu. C’est pourquoi il leur a dit malicieusement que ne dure pas au
pouvoir qui veut mais qui peut. Il peut en effet déjouer leurs ruses pour l’évincer du pouvoir et placer
leur pantin pour vendre le Cameroun. Ils sont passés par la République centrafricaine pour créer la
rébellion et ont une fois de plus échoué, alors ils tentent le tout pour le tout par le Sud-Ouest et le
Nord-Ouest anglophone pour diviser le Cameroun et le piller pendant que nous nous battons comme
des chiffonniers.

Une certaine société appelée KILIMANJARO LIMITED qui serait au Canada aurait déjà acheté depuis
2014 le pétrole de Bakassi entre les mains de certains de nos frères anglophones qui ont acheté des
armes pour soi-disant acheter les armes pour faire la guerre et créer leur État appelé République
Fédérale d’Ambazonie. Alors que le président Paul Biya luttait dans le Nord contre Boko Haram et
dans l’Est contre le terrorisme, ils l’ont poignardé dans le dos en ouvrant un nouveau front dans le
Sud-Ouest et le Nord-Ouest. Comme notre Armée Nationale se bat dans ces deux Régions, ils veulent
maintenant créer un quatrième front : Ils veulent profiter des élections pour pousser la population
mécontente et ignorante à manifester dans la rue en disant qu’ils ont gagné les élections et monter
quelques personnes pour tirer sur la foule. Ainsi ils justifieront l’intervention de l’ONU comme ils ont
fait pour Laurent Gbagbo en Côte-d’Ivoire, ils vont bombarder le palais présidentiel. Ils ont dit : « Be
ready for the next coming days ».

Ils ont pris le caillou mais l’oiseau a déjà vu.

Voilà pourquoi l’élection du 7 octobre 2018 est en réalité le cache-sexe du complot pour l’invasion du
Cameroun par l’Establishment pour remplacer le président Paul Biya par un président qui va signer
les contrats avec eux pour que notre pétrole et toutes nos richesses leur soient bradés. Dans les
prochains jours donc, les vautours vont s’accaparer de notre pays et le mettre à feu et à sang, avec la
complicité agissante et active d’une opposition radicale, tribale et néocoloniale tapie dans la foule
parmi nous et dans la diaspora.

C’est pourquoi le Président du PADDEC demande aux véritables patriotes de ne pas suivre ces
irresponsables criminels et de se mettre à la disposition de notre vert-rouge-jaune pour la défense de
notre pays aux côtés du chef d’Etat-major suprême des Armées Nationales le Président Paul Biya, en
guerre contre la françafrique et l’Establishment. C’est un impératif patriotique et générationnel. Ne
vous trompez pas d’ennemi et ne soyez pas le cheval de Troie des puissances prédatrices
occidentales. Ne soyez pas parmi les assassins qui veulent mettre notre pays à feu et à sang. Nous
sommes tous investis et oint de la Haute Mission de préservation de la paix et de l’indépendance du
Cameroun contre toutes les associations des prédateurs réunis et les charognards qui veulent
s’accaparer des richesses de notre pays.

Que tous les Patriotes se mettent en état d’alerte maximum.

Yaoundé le 1er Aout 2018

Me MOMO Jean de Dieu Jean De Dieu Momo

Président National du PADDEC

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