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ENVELOPPES ET REVÊTEMENTS EXTÉRIEURS FICHE

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DÉSORDRES DES
Photo © DR - AQC REVÊTEMENTS DE FAÇADES

1. LE CONSTAT
Souvent employées en revêtement de façade, à voca- Mais les altérations d'aspect (coulures, salissures) sont
tion esthétique et sans fonction d'étanchéité, la céra- également à considérer sérieusement, car potentielle-
mique et la pierre naturelle souffrent parfois du décol- ment révélatrices d'un défaut de traitement des points
lement de certains éléments, d'où un risque pour la singuliers.
sécurité des personnes (chute de carreaux).

2. LE DIAGNOSTIC De même, le voisinage de zones ΔΔle respect des joints de dilatation


claires et foncées entraîne des du gros œuvre ;
Les décollements sont souvent la dilatations différentielles, à l'ori- ΔΔle dessin de l'encollage et son
résultante de plusieurs facteurs : gine de fissurations puis d’infil- épaisseur.
ΔΔmauvais choix du mortier-colle ; tration d'eau ; En cas de pathologie, l'analyse du
ΔΔencollage non conforme (double ΔΔ absence d'« ouverture » du sup- mortier-colle et du ragréage ap-
encollage non respecté, quantité port (support fermé). porte des éléments sur leur mise
insuffisante de colle) ; Toutes précautions doivent être en œuvre :
ΔΔdéfaut de marouflage ou de bat- prises dès les premiers signes de ΔΔtaux d'hydratation du ciment ;
tage des éléments de façade lors décollements (carreaux « sonnant ΔΔprésence de produit réduisant
du collage ; creux » ou décollés). Un sondage l'adhérence.
ΔΔdépassement du « temps ouvert » exhaustif est indispensable, accom-
du mortier colle ; pagné d'une purge systématique. Les défauts d'aspect
ΔΔmortiers « grillés » au soleil ou Un relevé précis des pertes d'ad- ΔΔTraces de calcite sur les revête-
appliqués par temps trop froid ; hérence et des décollements doit ments (lixiviation) : l'eau s'infiltre
ΔΔabsence de protection en tête indiquer : dans le plan de collage, et se
créant des infiltrations d'eau à ΔΔ l'exposition des façades, le voisi- charge en chaux libre présente
l'interface support/carreau ou nage de baies ou de points sin- dans le mortier-colle. Lorsque
support/ pierre ; guliers ; cette eau ressort par les joints,
ΔΔjoints de fractionnement non ΔΔ la présence ou l'absence de pro- elle s'évapore et il demeure des
respectés, partiellement obturés tection en tête de mur ; traces blanchâtres de calcite en
par du mortier-colle ; ΔΔ un éventuel ragréage du surface de revêtement. Les joints
ΔΔmouvements du support provo- support ; de fractionnement doivent être
quant des contraintes de cisail- ΔΔ la zone du décollement (inter- remplis d'un mastic, d'un pro-
lement ; face béton/mortier-colle, mor- filé PVC ou métallique protégé
ΔΔéléments de façade trop foncés tier-colle/ revêtement) ; contre la corrosion, et les arêtes
entraînant des dilatations exces- ΔΔ les épaisseurs respectives des supérieures des revêtements
sives qui favorisent les cisaille- différents produits ; protégées.
ments dans les plans de collage. ΔΔ la présence, la position et le rem- ΔΔ Des micro-organismes se déve-
plissage des joints de fractionne- loppent dans les zones humides.
ment ; Des dispositifs appropriés, tels

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FICHE ENVELOPPES ET REVÊTEMENTS EXTÉRIEURS
D.12 DÉSORDRES DES REVÊTEMENTS DE FAÇADES
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que corniches, bandeaux ou ba- ΔΔà l'utilisation d'un revêtement IMPACT DE LA PLUIE FOUETTANTE
EN FONCTION DE LA HAUTEUR
vettes, doivent protéger les par- clair, de coefficient d'absorption
ties horizontales de l'infiltration solaire a < 0,7 selon l'exposition ; Altitude Vent + pluie, 5 mm/h
de l'eau de pluie. ΔΔ à la dimension maximale des en m
45 km/h 30 km/h 15 km/h
Le revêtement doit être choisi en dalles de pierres, quand c'est le 20
adéquation avec la destination et cas, en fonction de leur nature et
l'exposition de l'ouvrage carrelé de leur porosité ;
(résistance aux chocs, au gel, aux ΔΔ aux conditions atmosphériques
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produits d'entretien, et coefficient lors de la mise en œuvre (géné-
d'absorption solaire…). ralement 5 °C < T < 30 °C, sans
vent sec ni pluie) ;
L'impact de la nature ΔΔ au respect des prescriptions 0
pétrographique de la pierre du fabricant concernant la pré- 2000 1600 1200 800 400 0 en mm3/m2
Selon leur nature, certaines pierres paration du mortier (temps de
(comme les marbres cristallins) repos, durée pratique d'utili-
sont sujettes au gonflement et à la sation, quantité d'eau ajoutée, Soigner les protections des
décohésion granulaire, par reprise malaxage…) ; parties horizontales (têtes
d'eau et dilatation thermique. Il ΔΔ au respect des prescriptions de mur, appuis de fenêtre)
s'ensuit une déformation et une di- d'encollage en fonction de la et les angles sortants
minution de la résistance. dimension des carreaux et des ΔΔEn l'absence de protection en
dalles de pierre (NB : pour la tête de mur, l'eau de pluie pé-
pierre, le double encollage est nètre peu à peu par les joints,
3. LES BONNES requis) ; puis dans le mortier-colle, et dis-
PRATIQUES ΔΔ au bon transfert du mortier sur sout progressivement la chaux
le revêtement (écrasement des du liant hydraulique.
Veiller sillons). Le DTU 52.1 prévoit la vé- ΔΔ Le même phénomène se produit
ΔΔÀ la nature du support et à son rification régulière du bon écra- souvent dans les angles sortants
état de surface, qui doit être co- sement des sillons du mortier entre deux façades.
hésif, résistant et suffisamment colle. Par tranche de 100m², avec ΔΔ Il arrive que des barbacanes ar-
« ouvert » (absence d’aspect gla- au minimum 5 essais, après avoir rosent abondamment certaines
cé ou brillant) ; décollé l'élément de revêtement zones de façade, ce qui peut être
ΔΔ aux tolérances de planéité qui du support, on doit constater un facteur aggravant.
doivent être de 5 mm sous la une répartition homogène de la
règle de 2 m et 2 mm sous le pâte sur au moins 70 % de la sur-
réglet de 20 cm. En l’absence de face du carreau ;
rattrapages étendus, les rattra- ΔΔ à la réalisation des joints de frac-
pages localisés admis sont limi- tionnement et de désolidarisa-
tés à 7 mm ; tion requis ;
ΔΔ à l'emploi d'un produit de col- ΔΔ au respect de la largeur et de la
lage adapté (C2 S1/S2 façade) nature des joints entre éléments.
en fonction de la hauteur des
ouvrages ;

À CONSULTER L’ESSENTIEL
ΔΔNF DTU 52-2 : Pose collée des re- ΔΔS'assurer que le support est sain, avant le collage des
vêtements céramiques et assimi- revêtements.
lés – Pierres naturelles
ΔΔNF B 10-601 : Produits de car- ΔΔRespecter les conditions de mise en œuvre du NF DTU 52-2 et la
rières pierres naturelles prescription du fabricant du mortier-colle.

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4. L’ŒIL DE L’EXPERT
Traces de calcite sur les revêtements (lixiviation). L’eau
s’infiltre dans le plan de collage. Elle dissout progres-
sivement la chaux libre présente dans le mortier-colle
et/ou le mortier de jointoiement. Lorsque cette eau
s’évapore, il demeure des traces blanchâtres de calcite
en surface de revêtement. Remède : soigner les pro-
tections des parties horizontales (têtes de mur, appuis
de fenêtre) et des angles sortants.

Photo © DR - AQC

Décollements de carreaux et traces de calcite. Les


éléments de façade trop foncés accroissent les dilata-
tions. Ces dernières favorisent le cisaillement du mor-
tier-colle qui entraîne le décollement des revêtements.
Elles favorisent également les fissurations à l’origine
d’infiltrations d’eau derrière le revêtement. Ces infiltra-
tions dissolvent (lixiviation) progressivement la chaux
libre présente dans le mortier-colle et/ou le mortier de
jointoiement. Lorsque cette eau s’évapore, il demeure
Photo © DR - AQC des traces blanchâtres de calcite en surface de revête-
ment. Remèdes et bonnes pratiques : soigner les pro-
tections des parties horizontales (têtes de mur, appuis
de fenêtre) et des angles sortants. Veiller à l’utilisation
de revêtements clairs, de coefficient d’absorption so-
laire < 0,7 selon l’exposition.

Traces de calcite sur les revêtements. L’eau s’infiltre


dans le plan de collage du revêtement par les tranches
non protégées (têtes, appuis de fenêtres, pénétrations
diverses (balcons), etc.). Elle dissout progressivement
la chaux libre présente dans le mortier-colle et/ou le
mortier de jointoiement. Lorsque cette eau s’évapore,
il demeure des traces blanchâtres de calcite en surface
de revêtement. Les barbacanes qui arrosent abon-
damment certaines zones de façade, sont un facteur
Photo © DR - AQC aggravant. Remèdes et bonnes pratiques : soigner les
protections des parties horizontales et des points sin-
guliers. Veiller à l’utilisation de revêtements clairs, de
coefficient d’absorption solaire < 0,7 selon l’exposition.

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Décollement de carreaux. Le support doit être cohésif


et résistant mais suffisamment « ouvert » pour faciliter
l’adhérence du mortier colle. Les salissures, laitances,
et huiles doivent être éliminées. Il faut veiller au bon
« transfert » du mortier-colle sur le revêtement (écra-
sement des sillons) et sur le support. Attention à la
température du support lors de l’application du mor-
tier-colle. Il y a risque d’altération (grillage) du mortier
si la surface de collage est trop chaude ou trop froide.
Photo © DR - AQC
Décollement de carreaux et traces de calcite. Des
éléments de façade trop foncés accroissent les dilata-
tions des carreaux et du support. Celles-ci favorisent
le cisaillement du mortier-colle et les fissurations des
joints. Il s'ensuit des décollements des revêtements
et des infiltrations d’eau derrière les revêtements. Les
infiltrations dans les revêtements dissolvent (lixivia-
tion) progressivement la chaux libre présente dans le
mortier-colle et/ou le mortier de jointoiement. Lorsque
Photo © DR - AQC cette eau s’évapore, il demeure des traces blanchâtres
de calcite en surface de revêtement. Ce phénomène
survient également en l’absence de protection en tête
des revêtements. Un revêtement de carrelage n’assure
pas l’étanchéité. Sur les zones inclinées, il y a égale-
ment infiltration d’eau derrière le revêtement et po-
tentiellement dans et derrière le support. Remèdes et
bonnes pratiques : soigner les protections des parties
horizontales ou inclinées. Veiller à l’utilisation de revê-
tements clairs.

Décollement de carreaux. Le support doit être cohésif


et résistant mais suffisamment « ouvert » pour faciliter
l’adhérence du mortier colle. Attention au collage sur
béton. Les salissures, laitances, et huiles doivent être
éliminées. Veiller au bon « transfert » du mortier-colle
sur le revêtement (écrasement des sillons). Protéger la
tête du revêtement afin d’éviter les circulations d’eau à
l’interface support/carreau. Les supports entièrement
extérieurs (avancées de mur, poteaux, etc.) sont sujets
Photo © DR - AQC à des dilatations accrues qui contraignent le plan de
collage des revêtements. Soigner l’exécution des angles
sortants, sources d’infiltration dans le revêtement.

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