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Français - Lycée 3 - Séquence 1

All is vanity, Charles Allan Gilbert (1892)

Le fantastique

Semestre 1 - Année 2021-2022


2
Des ressources des liens pour préparer
et réussir l'examen DELF B2 junior.

ACTIVITES SUPPLEMENTAIRES et

DEVOIRS BONUS

TESTS

3
4
Table des matières

Programme et objectifs ……………………………………………………………………………… 7

Analyse d’un court métrage


Le Trou noir …………………………………………………………………………………………….. 9

Méthodologie
Différencier les genres littéraires ……………………………………………………………………... 10
Distinguer auteur, narrateur et personnage …………………………………………………………. 12
Comprendre les notions de statut du narrateur et de point de vue ………………………………. 13

Compréhension écrite
Lire une nouvelle fantastique : La Photographie …………………………………………………… 15
Lire une nouvelle de Maupassant : Apparition ……………………………………………………... 21

Expression écrite
Écrire une suite de texte fantastique …………………………………………………………………. 35

Analyse d’image
Décrire et interpréter un tableau de nature fantastique ……………………………………………. 37

Vocabulaire
La peur …………………………………………………………………………………………………... 18
Les émotions et des sentiments ……………………………………………………………………… 20

Grammaire ……………………………………………………………………………………………... 30
GEF B2 Chapitre 13 Le passé composé, l’imparfait, le plus-que-parfait.
GEF B2 Chapitre 14 Le passé simple
GEF B2 Chapitre 16 Le subjonctif (présent et passé)
GEF B2 Chapitre 30 Le doute et la certitude
GEF B2 Chapitre 31 Les perceptions et les sentiments
Le subjonctif, le doute et la certitude ……………………………………………………………….. 31

Se préparer au DELF B2
Présentation générale de l’épreuve ………………………………………………………………….. 39
Présentation de la compréhension de l’oral ………………………………………………………… 40
Exercice en deux écoutes : exemple 1 ………………………………………………………………. 44
Exercice en deux écoutes : exemple 2 ………………………………………………………………. 45
Présentation de la compréhension des écrits ………………………………………………………. 46
Compréhension écrite : un texte informatif ………………………………………………………….. 48
6
Programme et objectifs

Qu'est-ce qui distingue le fantastique du merveilleux ou de la science-


fiction ? Quelles sont les spécificités du fantastique ?

Objectifs communicatifs
Analyser et commenter un court-métrage
Lire et comprendre une nouvelle fantastique
Exprimer la peur, le doute, l'incertitude

Objectifs littéraires et culturels


Définir le genre fantastique
Différencier les genres littéraires (merveilleux / science-fiction / fantastique)
Décrire et interpréter un tableau de nature fantastique

Objectifs grammaticaux
Les temps du passé
Le subjonctif
La perception et les sentiments
Le doute, l’incertitude et la certitude

Objectifs lexicaux
La peur
Les émotions et les sentiments

Objectifs d’expression écrite


Écrire une suite de texte fantastique

Se préparer au DELF B2

7
8
Analyser un court-métrage
Le trou noir, Phil Sansom et Olly Williams, 2007, 2 mn 49

Regardez le film, puis répondez aux questions


suivantes.

1. Où se situe l’action ? Comment pouvez-vous


qualifier cet univers ? Photo du film Le trou noir

.............................................................................................................................................................
.............................................................................................................................................................

2. Quel est le personnage de ce film ? Quel est son métier ? Qualifiez et caractérisez le
personnage principal.

.............................................................................................................................................................
.............................................................................................................................................................

3. Quel est l’événement perturbateur / déclencheur de cette histoire ? Pourquoi peut-on dire que
le court-métrage bascule alors dans un univers fantastique ?

.............................................................................................................................................................
.............................................................................................................................................................
.............................................................................................................................................................

4. Racontez les différents épisodes qui mènent à la catastrophe finale.

.............................................................................................................................................................
.............................................................................................................................................................
.............................................................................................................................................................
.............................................................................................................................................................

5. À votre avis, quelle pourrait être la morale de cette histoire ?

.............................................................................................................................................................
.............................................................................................................................................................

6. D'après vous, que signifie le proverbe « Qui vole un œuf vole un bœuf » ?

a) Celui qui commet un petit vol en commettra un jour un grand. b) On ne doit pas voler.
c) Voler un oeuf n'est pas équivalent à voler un bœuf. d) Petit vol ou grand vol, c'est équivalent.

9
Méthodologie
Différencier les genres littéraires
Extrait 1

Il était une fois un homme qui avait de belles maisons à la ville et à la campagne, de la
vaisselle d'or et d'argent, des meubles en broderie, et des carrosses tout dorés ; mais par
malheur cet homme avait la barbe bleue : cela le rendait si laid et si terrible, qu'il n'était ni
femme ni fille qui ne s'enfuit devant lui. Une de ses voisines, dame de qualité, avait deux filles
5 parfaitement belles. Il lui en demanda une en mariage, et lui laissa le choix de celle qu'elle
voudrait lui donner. Elles n'en voulaient point toutes deux, et se le renvoyaient l'une à l'autre,
ne pouvant se résoudre à prendre un homme qui eût la barbe bleue. Ce qui les dégoûtait
encore, c'est qu'il avait déjà épousé plusieurs femmes, et qu'on ne savait pas ce que ces
femmes étaient devenues.
Charles Perrault, Barbe Bleue, Contes de ma mère l’Oye ou Histoires du temps passé, 1697

Extrait 2
Jinn et Phyllis passaient des vacances merveilleuses, dans l’espace, le plus loin possible
des astres habités.
En ce temps-là, les voyages interplanétaires étaient communs ; les déplacements
intersidéraux, non exceptionnels. Les fusées emportaient des touristes vers les sites
5 prodigieux de Sirius, ou des financiers vers les Bourses fameuses d’Arcturus et d’Aldébaran.
Mais Jinn et Phyllis, un couple de riches oisifs, se signalaient dans le cosmos par leur
originalité et par quelques grains de poésie. Ils parcouraient l’univers pour leur plaisir – à la
voile.
Leur navire était une sorte de spjère dont l'enveloppe - la voile - miraculeusement fine et
10 légère, se déplaçait dans l'espace, pousse par la pression des radiations lumineuses.
Pierre Boulle, La Planète des Singes, 1963

Extrait 3
Le narrateur marche la nuit dans Paris, il perd peu à peu ses repères.

Qui me dirait l’heure ? Aucune horloge ne sonnait dans les clochers ou dans les monuments.
Je pensai : « Je vais ouvrir le verre de ma montre et tâter l’aiguille avec mes doigts. » Je
tirai ma montre … elle ne battait plus … elle était arrêtée. Plus rien, plus rien, plus un frisson
dans la ville, pas une lueur, pas un frôlement de son dans l’air. Rien ! Plus rien ! Plus
5 même le roulement lointain du fiacre, - plus rien !
J’étais aux quais, et une fraîcheur glaciale montait de la rivière.
La Seine coulait-elle encore ?

Guy de Maupassant, La nuit, 1888

D'après une affiche du film Peau d’âne de Une scène de 2001, L'Odyssée
Jacques Demy, créée par Jim Léon, 1970 de l'espace, Stanley Kubrick, 1968 Antoine d'Agata, Texas, 1991

10
Après avoir lu les 3 extraits, complétez le tableau de comparaison suivant.

Extrait Lieu Époque Personnages Réalité du cadre


/Objets spatio-temporel /
effet produit
Le merveilleux

La sicence-
fiction

Le fantastique

Bilan :
Le fantastique, c’est l’apparition du surnaturel dans une vie quotidienne banale. Il est
surtout lié à l’irrationnel et s'illustre beaucoup dans la nouvelle. Néanmoins, le genre fantastique
comprend tous les genres (poésie, roman...) qui font intervenir l'étrange au sens où nous allons le
définir.
Ainsi, le récit fantastique se caractérise par la confrontation entre ces deux éléments :
➔ d'un côté, la vie ordinaire de personnages ordinaires ;
➔ de l'autre, un élément surnaturel (monstre, vampire, magie, hallucination, dédoublement de la
personnalité ...) qui vient bouleverser profondément cette vie banale.
En effet, à l'inverse du conte merveilleux (où il n'y a pas d'obstacles à ce qu'une fée ou un
djinn intervienne dans la vie du héros : Cendrillon ou Aladdin ou la Lampe merveilleuse. Ces
personnages font partie de l'univers merveilleux, ils y sont à leur place. On est dans le monde du «
Il était une fois »), le fantastique est ancré dans le réel.
Notons aussi que la science-fiction, bien qu'elle utilise souvent l'horreur, comme Alien ou
Jurassic Park, ne peut jamais être qualifiée de fantastique. En effet, elle est basée sur les mêmes
principes que le merveilleux : plutôt que le temps indéterminé du « Il était une fois », on retrouve le
« Il sera un jour » ; plutôt que les djinns qui transportent le héros d'un pays à l'autre en un clin
d’oeil, on a les téléporteurs et le voyage à des vitesses supérieures à la vitesse de la lumière.
Le fantastique s'est beaucoup développé au 19ème siècle avec le genre de la nouvelle,
dont Guy de Maupassant est l'un des représentants majeurs, avec Théophile Gautier, Prosper
Mérimée et Edgar Allan Poe.

11
Méthodologie
Distinguer auteur, narrateur et personnage
Lisez les trois extraits suivants et complétez le tableau.

Il écoutait, allongé sur le dos. Il écoutait la respiration de sa femme qui dormait à ses côtés. Soudain,
il vit un mot se dessiner devant lui. « Entrer », c’était cela le mot. Puis, une idée se fondit dans ce mot,
comme une goutte d’eau subitement aspirée par une autre goutte. Entrer dans un rêve… S’il avait pu
entrer dans le rêve de sa femme…
5 C’est alors qu’il eut la sensation de tomber au ralenti, de tomber durant très longtemps, jusqu’au
moment où il se retrouva dans une pièce cernée de dalles blafardes. Sa femme était là, elle souriait.
Elle avança vers lui…
Elle s’éveilla très tôt ce matin-là.
Quand elle regarda sa main couverte de sang, elle comprit que c’était cette impression d’humidité qui
10 l’avait jetée hors du sommeil.
Elle hurla quand elle vit l’homme qui gisait à côté d’elle, la gorge ouverte. Ouverte, c’était cela. A la
gorge, elle s’en souvenait. C’était exactement cela. Et c’était avec un rasoir, que dans son rêve, elle
tuait son mari.

Jacques Sternberg, Le rêve

Bondissant en bas de mon lit, je me Sur la table de chevet, sous la lampe à abat-jour
précipitai vers le miroir. Au spectacle qu’il me rose, il y avait un verre de jus d’orange bien
renvoya, mon sang se glaça. Il n’y avait pas épais, constamment renouvelé. Charles n’avait
d’erreur possible ! Lorsque je m’étais couché qu’à sonner : aussitôt soit maman, soit papa,
5 j’étais Henry Jekyll et je me réveillais Edward 5 passait la tête par la porte entrebâillée pour voir
Hyde ! ce dont il pouvait avoir besoin.
Comment expliquer ce mystère ? La Il avait treize ans, Charles. On était à la mi-
question m’angoissait terriblement. septembre et la campagne commençait sa
flambée automnale. Il était dans ce lit depuis trois
Robert Louis Stevenson, 10 jours, lorsque la peur s’empara de lui pour ne
L’Etrange cas du Dr Jekyll et de Mister Hyde plus le quitter. Brusquement, sa main se mit à se
transformer, sa main droite…

Ray Bradbury, Rêve de fièvre

Titre Le Rêve Dr Jekyll et Mister Rêve de fièvre


Hyde
Auteur

Personnage(s)

Narrateur intérieur
ou extérieur à l’histoire
Le lecteur connaît seulement
l’extérieur comme une
caméra qui enregistre.
Le lecteur connaît les
sentiments des
personnages.
Le lecteur sait des choses
que le personnage ne
connaît pas.

12
Méthodologie

Statut et point de vue du narrateur

Quand on lit un récit ou une description, il faut bien faire la différence entre deux aspects : le statut
du narrateur et le point de vue que ce narrateur adopte.
1. Le statut du narrateur
Le narrateur peut être un personnage de l'histoire, ou non.
a- Le narrateur participe parfois à l'histoire, il vit des aventures qu'il raconte ou il en est témoin. On
parle alors de narrateur personnage. Il emploie la première personne ( je, nous, mon, le nôtre ...).
b- Si le narrateur est absent de l'histoire, s'il n'est pas un personnage, il est extérieur au récit. Il
raconte et décrit à la troisième personne ( il, elle, eux, leur ...). On ne trouve la première personne
que dans les paroles rapportées au discours direct (Elle lui a dit : « Je suis sortie de chez moi à
17h. »).
2. Le point de vue
Qu'il soit intérieur ou extérieur au récit, le narrateur peut choisir de raconter de plusieurs manières,
en choisissant des points de vue différents par rapport à l'action ou ce qu'il décrit.
a- Il peut adopter le point de vue d'un seul personnage, rapporter ce qu'il fait mais aussi ce qu'il
ressent, ce qu'il pense. C'est le point de vue interne.
b- Il peut décrire et raconter en se plaçant totalement à l'extérieur de l'action, comme s'il était à la
place d'un témoin extérieur à la scène ou d’une caméra. C'est le point de vue externe.
c- Il peut enfin raconter et décrire en donnant des informations sur le passé de chaque
personnage, sur leurs pensées et sentiments. Dans ce cas, le narrateur sait plus de choses que
n'importe quel personnage et que le lecteur. Il est, pour cela, parfois comparé à Dieu. C'est le
point de vue omniscient ( = qui sait tout).
Souvent, le récit varie les points de vue et peut alterner points de vue interne, externe et
omniscient.

Vous pouvez visionner cette vidéo qui explique ce que sont le statut du narrateur et les points de
vue.

13
Pour chacun des quatre textes suivants, précisez quel est le statut du narrateur, puis le
point de vue adopté. Justifiez chacune de vos réponses.

Texte 1 : L'homme sortit en courant. Il était essoufflé et ne voyait rien autour de lui. La peur
l'étreignait de plus en plus fort. Il sentait derrière lui le souffle de cette créature qui se rapprochait,
se rapprochait ...

- Statut du narrateur : .........................................................................................................................

- Point de vue adopté :.....................................................................................................................…


.............................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................…..

Texte 2 : Arthur déboucha à 14 heures et 10 minutes, rouge de peur et de transpiration, dans la


rue Montorgueil. Il fuyait son appartement car il avait entendu, dix minutes plus tôt, des bruits
étranges et d'une force inouïe, comme si une créature inquiétante se promenait dans son salon-
cuisine. Très imaginatif, il s'était rapidement mis en tête que ces bruits étaient causés par
un monstre analogue à ceux qui peuplaient les récits de science-fiction qu'il lisait depuis son
enfance. En fait, ce n'était personne d'autre que son beau-frère Léon qui était venu lui rapporter
ses clés – Arthur l'avait hébergé quelques semaines plus tôt. Léon, ancien champion de son lycée
en sprint, était sur le point de rattraper Arthur au croisement avec la rue Tiquetonne.

- Statut du narrateur : .........................................................................................................................

- Point de vue adopté :.....................................................................................................................…


.............................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................…..

Texte 3 : J'étais terrifié. Autour de moi, un vacarme infernal. Dans mon dos, j'entendais, je sentais
l'haleine de ce monstre que je n'arrivais pas à distancier !

- Statut du narrateur : .........................................................................................................................

- Point de vue adopté :.....................................................................................................................…


.............................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................…..

Texte 4 : Un homme brun et entièrement habillé de vert courait en direction de la rue Tiquetonne.
Des gouttes coulaient sur son front. Le souffle produit par sa respiration était bruyant. Il était suivi
d'un autre homme, chauve celui-ci, qui portait une cravate orange sur une chemise verte, et un
pantalon violet.

- Statut du narrateur : .........................................................................................................................

- Point de vue adopté :.....................................................................................................................…


.............................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................…...

14
Compréhension écrite
Lire une nouvelle fantastique
La photographie

Il y avait quelques mois que j'avais acquis cette photographie. Collée sur un morceau
de contre-plaqué, elle envahissait presque tout un mur et, bien souvent, je me demandais
pourquoi je ne la remplaçais pas ; je ne lui trouvais rien de bien remarquable et en général je
n'appréciais guère la photo.

5 À la rigueur, on pouvait lui trouver quelque chose d'insolite1, une impression diffuse qui
me dérangeait parce que, justement, je ne voyais pas exactement pourquoi je jugeais cette
image insolite. Elle représentait un grand lac, vraiment très banal, avec en arrière-plan une
colline déserte pas moins banale. La photo était en noir et blanc, le ciel uniformément gris
sale. Sur le lac, on voyait une barque2 perdue au loin, minuscule, mais inquiétante.

10 Je mis un certain temps à me rendre à l'évidence, même si elle me paraissait difficile à


accepter : la barque, de semaine en semaine, avançait. Mais c’était ainsi. Inexorablement 3, se
déplaçant dans un espace-temps impossible à définir, la barque grandissait parce qu'elle
avançait sur le lac, venue de quelque lointain rivage pour se diriger vers le bord extérieur du
cliché. Autant dire vers moi.

15 Un jour, je pus distinguer deux personnages dans la barque. L'un ramait, l'autre assis
plus en avant semblait ne rien faire. Quelque temps plus tard, d'autres détails me rentrèrent
dans le regard. C'était un homme aux bras nus qui ramait et le personnage placé à la proue 4
ne pouvait être qu'une femme.

Comme la barque se dirigeait vers moi, chaque jour qui passait donnait du poids, de la
20 présence aux deux personnages que j’observais avec curiosité. Mais seule la femme
m'intéressait. Jusqu'au moment où l'inquiétude, puis l'effroi s'en mêlèrent parce que je la
reconnaissais.

Impossible de la confondre avec une autre : ses longs cheveux raides et blonds, ses
yeux si froids qu'ils paraissaient éteints, son corps trop massif et menaçant dans son
25 immobilité, tout en elle me donnait froid dans le dos. Surtout qu'elle me dévisageait les yeux
dans les yeux, sans aucune trace de sentiment, et sur ses genoux il y avait un fusil dont le
canon également me lorgnait de son œil de cyclope meurtrier. Une de ses mains semblait
caresser tendrement la gâchette5. Je convulsais6.

Comment ne pas la reconnaître et me souvenir de tout sans trembler ? J'avais eu une


30 brève liaison avec elle, l'hiver dernier ; au printemps, excédé, je rompais, emporté par une
brutalité qui ne me ressemblait pas et, dès cet instant, avec une froideur sauvage, elle s'était
juré d'avoir un jour ma peau.

Jacques Sternberg, Histoires à mourir de vous, 1991

Vocabulaire
1 4
insolite : bizarre, étrange. proue : partie avant de la barque.
2 5
barque : petit bateau. gâchette : partie d'une arme à feu.
3 6
inexorablement : d'une manière inévitable. je convulsais : j'avais une crise.

15
Questions de compréhension

1. Qui est le narrateur ? L'hero


…...............................................................................................................…

2. Où et quand se déroule l'histoire ? Relevez les indices présents dans le récit. Ce cadre spatio-
temporel est-il vague ou précis, réel ou imaginaire ?
….........................................................................................................................................................
Réel il n'y a rien d'impossible. Il est vague.
..........................................................................................................................................................

3.. Que représente la photographie ? En quoi est-elle banale ?


….........................................................................................................................................................

4. Quels sentiments le narrateur ressent-il face à la photographie dans les deux premiers
paragraphes ? A quels champs lexicaux opposés appartiennent-ils ? Justifiez votre réponse en
relevant plusieurs mots de chaque champ lexical.
….........................................................................................................................................................
Champ lexical de ….............................. / …........................................................................................
Champ lexical de …............................. / ….........................................................................................

5. Quel phénomène fait basculer le récit dans l'étrange ?


.............................................................................................................................................................
Ce phenomene est que lenarrateur pense que la barke se rapproche de lui de jour en jour.

6. Quelle est la réaction du narrateur face à ce phénomène ? A ce moment de l'histoire, peut-on


affirmer qu'il s'agit d'un événement anormal ?
Il n'y croit pas. Non, on peut penser qu'il a une hallucination ou qu'il rève
.............................................................................................................................................................
.............................................................................................................................................................

7. Décrivez les événements étranges liés à cette photographie.


….........................................................................................................................................................
Le barque granddit de semaine en semaine, elle avance sur le la; se dirigi vers le narrateur. Il y a
deux personnages dedans: l'un rame, l'autre est assis devant. Il y a un homme aux bras nus qui
.............................................................................................................................................................
ramme. L'autre c'est une femme qui tient un fusil
.............................................................................................................................................................

8. Dans les paragraphes 5 et 6, relevez les mots qui appartiennent au champ lexical de la peur.
Quelle remarque pouvez-vous faire ?
….........................................................................................................................................................
Inquiétude, effroi, froid dans le dos, je convulsais, il y a une gradation, les sensations sont de plus
en plus fortes
.......................................................................................................................................................…..

16
Question bilan
9. Remettez dans l’ordre le résumé de la nouvelle en complétant le tableau.
Résumés :
a. Les personnages se précisent encore, la dame de la photo dévisage le narrateur, qui la
reconnaît. Il constate alors qu'elle le met en joue avec un fusil.
b. Le narrateur estime que la photographie qui est accrochée à son mur est banale.
c. La barque avance de plus en plus et, un jour, le narrateur distingue d'abord deux personnages,
puis cela se précise : il s'agit d'un homme qui rame et d'une femme à l’allure étrange.
d. La photo représente un lac sur lequel vogue une barque. Malgré cette banalité, le personnage
ressent une sensation étrange.
e. Il se rappelle avoir eu une aventure avec cette dame et l'avoir ensuite quittée. Elle avait à
l'époque menacé de le tuer … et c'est apparemment ce qu'elle s'apprête à faire !
f. La barque photographiée semble avancer sur le lac et se rapprocher du narrateur de jour en jour.

1 2 3 4 5 6
Résumés

17
Vocabulaire
La peur
1. Associez chaque mot à sa définition.

1. La panique a. Peur irraisonnée devant certaines situations ou certains animaux.

2. L'appréhension b. Terreur soudaine et souvent collective.

3. Le trac c. Peur avant d'affronter un public.

4. La phobie d. Inquiétude obsédante, dont on n'arrive pas à se libérer.

5. La hantise e. Crainte, anxiété vague.

1 2 3 4 5
B E C A D

2. La peur se manifeste de façon physique. En français, il existe beaucoup d'expressions


avec des mots appartenant au champ lexical du corps pour exprimer ces manifestations
physiques.

Vocabulaire à retenir : les parties du corps humain.

la tête - le cou - la gorge - les cheveux - le front - les yeux - les sourcils - les paupières - le nez -
les oreilles - la bouche - les lèvres - les dents - la langue - la mâchoire - la main - les doigts - les
ongles - les / ses jambes - les pieds - les genoux - le dos - les bras - le cœur - le ventre - le
poumon - la peau - la chair - le sang.

Complétez les expressions suivantes, en utilisant les mots ci-dessus qui conviennent.

a) Avoir …............................
gorge nouée. f) Avoir les
…............................
yeux exorbités.

b) Prendre ses
….................................
jambes à son cou. g) Avoir …...........................
le coeur qui bat la chamade.

c) Avoir la sueur qui perle sur …....................


le front . h) Faire froid dans ….............................….

d) Avoir …...........................
les dents qui claquent. i) Avoir …....................... qui se dressent sur la tête.

e) Avoir …...........................
le sang qui se glace. j) Avoir …........................... de poule.

3. Comment réagissent ces personnes ? Quels adjectifs de la liste ci-dessous les


qualifieraient le mieux ? (Faites les accords si nécessaires)

Intrigué - épouvanté - terrifié - perplexe - effrayé - paniqué - craintif - surpris - terrorisé

Attention : Ces émotions n’ont pas la même intensité.

Exemple : Monsieur Dupont a vu des traces de pas dans le jardin.


Il est perplexe.

18
1) Mademoiselle Rose constate qu’une énorme araignée a commencé à vivre dans son salon. Elle
est ….........................................................
2) Tous les soirs, un fantôme enchaîné apparaissait à Mademoiselle Rose et à sa soeur. Elles
étaient …............................................................
3) Madame Leblanc se demande pourquoi un huitième jour est apparu dans la semaine. Elle
est .......................................................
4) Le professeur Violet a trouvé des traces de griffes énormes contre un arbre du parc. Il
est ...........................................................................
5) Madame Pervenche a appris que des voisins un peu bizarres venaient d’emménager en face de
chez elle. Elle est ....................................

4. Écrivez correctement les adjectifs qualificatifs entre parenthèses en fonction du nom


qu’ils qualifient. Attention aux accords.
a) Les loups sont des animaux (féroce) …………………………et (effrayant) ………………………….
Devant eux, les autres bêtes s’enfuient (affolé) …………………………
b) Quand la châtelaine a vu un fantôme pour la première fois, elle a été très (effrayé)
…………………………
c) Les habitants du village ne comprennent pas pourquoi les objets se déplacent tous seuls.
(Inquiet) …………………………, ils demandent conseil à un sorcier.
d) La créature se dresse devant les deux femmes (épouvanté) ………………………… qui n’osent
plus bouger.
e) Comme ces deux vieilles dames sont (craintif) …………………………, elles n’osent pas
s’aventurer la nuit dans les rues.
f) À la vue du monstre, (paniqué) …………………………, ils sont partis se cacher.
g) La méduse réservait un sort (horrible) …………………………à celui qui croisait son regard.
h) Les deux frères, (terrifié) …………………………par ce qu’ils voyaient, ne pouvaient pas
prononcer une parole.
i) La jeune fille est (anxieux) …………………………de savoir si elle peut traverser la forêt sans
problème.
j) La créature avait six bras et douze yeux absolument (terrifiant) ………………………….

Le Désespéré, Gustave Courbet

19
Vocabulaire
Émotions et Sentiments
Vous devez :
- connaître le sens de ces mots et leur intensité
- savoir les écrire correctement
- savoir les utiliser correctement dans une phrase
- les garder en tête et vous entraîner à les utiliser.
Ils sont très importants car ils vous permettront d'empocher 1 ou 2 points facilement en
PE et PO au DELF B2 et au DALF C1.

NOMS ADJECTIFS ADJECTIFS

Structure : Structures : Structures :


«  je ressens, j'éprouve de la/du/de « je trouve ce « je me sens … »,
l'... » film ... », « cela me rend ... »,
« je vois quelque « cette personne
- la surprise chose de/d' ... », semble … », « cette
- la curiosité « je trouve cela ... », personne paraît … »
- l'affolement « j'estime que cela
- la panique est ... »
- la terreur - inquiet
- le trac - horrible - anxieux
- la stupéfaction - effrayant - angoissé
- l'inquiétude - curieux - stressé
- étonnant - perplexe
- surprenant
VERBES UTILISABLES SEULS - alarmant
- stressant
- frissonner - bouleversant Complétez avec :
- trembler - monstrueux
- pleurer GEF B2 Chapitre 31
- hurler - scandaleux
La perception et les sentiments
- crier
- époustouflant
- excitant
- merveilleux

VERBES QUE L'ON PEUT METTRE AU PASSIF


Aux niveaux B2 et C1,
Structure :
« cette idée/cette situation/ce film me ... » / « je - On ne peut pas dire :
suis ... par »
« Je suis choqué »
- bouleverser / bouleversé « Quelque chose est
- terrifier / terrifié magnifique »
- terroriser / terrorisé Ces expressions ne sont pas assez
- épouvanter / épouvanté idiomatiques en français.
- intriguer / intrigué
- scandaliser / scandalisé - On n'imite pas des structures turques
- horrifier / horrifié qui n'existent pas en français : « Je fais
- stupéfier / stupéfié du stress », par exemple, n'existe pas.
- abasourdir / abasourdi
- stresser / stressé 20
Compréhension écrite
Lire une nouvelle de Maupassant

Première partie :
Apparition

On parlait de séquestration à propos d’un procès récent. C’était à la fin d’une soirée intime,
rue de Grenelle, dans un ancien hôtel, et chacun avait son histoire, une histoire qu’il
affirmait vraie.
Alors le vieux marquis de la Tour-Samuel, âgé de quatre-vingt-deux ans, se leva et vint
5 s’appuyer à la cheminée. Il dit de sa voix un peu tremblante :
« — Moi aussi, je sais une chose étrange, tellement étrange, qu’elle a été l’obsession de
ma vie. Voici maintenant cinquante-six ans que cette aventure m’est arrivée, et il ne se
passe pas un mois sans que je la revoie en rêve. Il m’est demeuré de ce jour-là une
marque, une empreinte de peur, me comprenez-vous ? Oui, j’ai subi l’horrible épouvante,
10 pendant dix minutes, d’une telle façon que depuis cette heure une sorte de terreur
constante m’est restée dans l’âme. Les bruits inattendus me font tressaillir jusqu’au cœur ;
les objets que je distingue mal dans l’ombre du soir me donnent une envie folle de me
sauver. J’ai peur la nuit, enfin.
« Oh ! je n’aurais pas avoué cela avant d’être arrivé à l’âge où je suis. Maintenant je peux
15 tout dire. Il est permis de n’être pas brave devant les dangers imaginaires, quand on a
quatre-vingt-deux ans. Devant les dangers véritables, je n’ai jamais reculé, mesdames.
« Cette histoire m’a tellement bouleversé l’esprit, a jeté en moi un trouble si profond, si
mystérieux, si épouvantable, que je ne l’ai même jamais racontée. Je l’ai gardée dans le
fond intime de moi, dans ce fond où l’on cache les secrets pénibles, les secrets honteux,
20 toutes les inavouables faiblesses que nous avons dans notre existence.
« Je vais vous dire l’aventure telle quelle, sans chercher à l’expliquer. Il est bien certain
qu’elle est explicable, à moins que je n’aie eu mon heure de folie. Mais non, je n’ai pas été
fou, et je vous en donnerai la preuve. Imaginez ce que vous voudrez. Voici les faits tout
simples.
25 « C’était en 1827, au mois de juillet. Je me trouvais à Rouen en garnison.

Questions :

1 Où se passe la soirée où l’on raconte des histoires ?


…………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………

2. Qui va raconter une histoire ? Est-ce un narrateur crédible ?


…………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………

3. Quels sont les deux aspects de son caractère ?


…………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………
4. Où et quand se passe l’histoire qui nous est racontée ? Pourquoi donne-t-on ces précisions ?
…………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………

21
Deuxième partie :

« Un jour, comme je me promenais sur le quai, je rencontrai un homme que je crus


reconnaître sans me rappeler au juste qui c’était. Je fis, par instinct, un mouvement pour
m’arrêter. L’étranger aperçut ce geste, me regarda et tomba dans mes bras.
« C’était un ami de jeunesse que j’avais beaucoup aimé. Depuis cinq ans que je ne l’avais
30 vu, il semblait vieilli d’un demi-siècle. Ses cheveux étaient tout blancs ; et il marchait
courbé, comme épuisé. Il comprit ma surprise et me conta sa vie. Un malheur terrible l’avait
brisé.
« Devenu follement amoureux d’une jeune fille, il l’avait épousée dans une sorte d’extase
de bonheur. Après un an d’une félicité surhumaine et d’une passion inapaisée, elle était
35 morte subitement d’une maladie de cœur, tuée par l’amour lui-même, sans doute.
« Il avait quitté son château le jour même de l’enterrement, et il était venu habiter son hôtel
de Rouen. Il vivait là, solitaire et désespéré, rongé par la douleur, si misérable qu’il ne
pensait qu’au suicide.
« — Puisque je te retrouve ainsi, me dit-il, je te demanderai de me rendre un grand service,
40 c’est d’aller chercher chez moi dans le secrétaire de ma chambre, de notre chambre,
quelques papiers dont j’ai un urgent besoin. Je ne puis charger de ce soin un subalterne ou
un homme d’affaires, car il me faut une impénétrable discrétion et un silence absolu. Quant
à moi, pour rien au monde je ne rentrerai dans cette maison.
« Je te donnerai la clef de cette chambre que j’ai fermée moi-même en partant, et la clef de
45 mon secrétaire. Tu remettras en outre un mot de moi à mon jardinier qui t’ouvrira le
château.
« Mais viens déjeuner avec moi demain, et nous causerons de cela.
« Je lui promis de lui rendre ce léger service. Ce n’était d’ailleurs qu’une promenade pour
moi, son domaine se trouvant situé à cinq lieues de Rouen environ. J’en avais pour une
50 heure à cheval.
« À dix heures, le lendemain, j’étais chez lui. Nous déjeunâmes en tête-à-tête ; mais il ne
prononça pas vingt paroles. Il me pria de l’excuser ; la pensée de la visite que j’allais faire
dans cette chambre, où gisait son bonheur, le bouleversait, me disait-il. Il me parut en effet
singulièrement agité, préoccupé, comme si un mystérieux combat se fût livré dans son
55 âme.
« Enfin il m’expliqua exactement ce que je devais faire. C’était bien simple. Il me fallait
prendre deux paquets de lettres et une liasse de papiers enfermés dans le premier tiroir de
droite du meuble dont j’avais la clef. Il ajouta :
« — Je n’ai pas besoin de te prier de n’y point jeter les yeux.
60 « Je fus presque blessé de cette parole, et je le lui dis un peu vivement. Il balbutia :
« — Pardonne-moi, je souffre trop.
« Et il se mit à pleurer.
« Je le quittai vers une heure pour accomplir ma mission.
« Il faisait un temps radieux, et j’allais au grand trot à travers les prairies, écoutant des
65 chants d’alouettes et le bruit rythmé de mon sabre sur ma botte.
« Puis j’entrai dans la forêt et je mis au pas mon cheval. Des branches d’arbres me
caressaient le visage ; et parfois j’attrapais une feuille avec mes dents et je la mâchais
avidement, dans une de ces joies de vivre qui vous emplissent, on ne sait pourquoi, d’un
bonheur tumultueux et comme insaisissable, d’une sorte d’ivresse de force.

22
Questions :

1. Quelles sont les différences entre les deux personnages qui se rencontrent ?
…………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………

2. Dans quel passage du texte le narrateur est-il averti d’un possible danger ? Comment réagit-il ?
…………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………

3. Quels éléments du texte nous donnent des indices sur la santé et le caractère du narrateur ?
…………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………

4. Relevez le vocabulaire des sentiments dans les lignes 64 à 69. Quelle est
l’impression dominante ?
…………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………

Bilan 1 :

La nouvelle fantastique témoigne de l’apparition de l’étrange et du surnaturel dans un contexte


quotidien et réaliste.
Dans la nouvelle de Maupassant, nous trouvons beaucoup d’éléments qui visent à ancrer le récit
dans le réel comme :
- des indications spatiales précises : ……………………………………………………………….
- des indications temporelles précises : …………………………………………………………...
- des personnages clairement définis : …………………………………………………………….
L’histoire est souvent racontée à la première personne pour permettre de mettre en cause la
parole du narrateur.

Dans la situation initiale, on nous présente le ………………………………………………………


personnage et le contexte dans lequel il vit. Il ………….…………………………………………...
s'agit d'un cadre réaliste.
………………………………………………………
………………………………………………………
On introduit un élément inquiétant. ………………………………………………………
………….…………………………………………...
………………………………………………………
………………………………………………………

23
Troisième partie :

70 « En approchant du château, je cherchai dans ma poche la lettre que j’avais pour le


jardinier, et je m’aperçus avec étonnement qu’elle était cachetée. Je fus tellement surpris et
irrité que je faillis revenir sans m’acquitter de ma commission. Puis je songeai que j’allais
montrer là une susceptibilité de mauvais goût. Mon ami avait pu d’ailleurs fermer ce mot
sans y prendre garde, dans le trouble où il était.
75 « Le manoir semblait abandonné depuis vingt ans. La barrière, ouverte et pourrie, tenait
debout on ne sait comment. L’herbe emplissait les allées ; on ne distinguait plus les plates-
bandes du gazon. Au bruit que je fis en tapant à coups de pied dans un volet, un vieil
homme sortit d’une porte de côté et parut stupéfait de me voir. Je sautai à terre et je lui
remis ma lettre. Il la lut, la relut, la retourna, me considéra en dessous, mit le papier dans sa
80 poche et prononça :
« — Eh bien ! qu’est-ce que vous désirez ?
« Je répondis brusquement.
« — Vous devez le savoir, puisque vous avez reçu là-dedans les ordres de votre maître ; je
veux entrer dans ce château.
85 « Il semblait atterré. Il déclara :
« — Alors, vous allez dans… dans sa chambre ?
« Je commençais à m’impatienter.
« — Parbleu ! Mais est-ce que vous auriez l’intention de m’interroger, par hasard ?
« Il balbutia :
90 « — Non… monsieur… mais c’est que… c’est qu’elle n’a pas été ouverte depuis… depuis
la… la mort. Si vous voulez m’attendre cinq minutes, je vais aller… aller voir si…
« Je l’interrompis avec colère :
« — Ah ! çà, voyons, vous fichez-vous de moi ? Vous n’y pouvez pas entrer, puisque voici la
clef.
95 Il ne savait plus que dire.
« — Alors, monsieur, je vais vous montrer la route.
« — Montrez-moi l’escalier et laissez-moi seul. Je la trouverai bien sans vous.
« — Mais…, monsieur…, cependant…
« Cette fois, je m’emportai tout à fait.
100 « — Maintenant, taisez-vous, n’est-ce pas ? ou vous aurez affaire à moi.
« Je l’écartai violemment et je pénétrai dans la maison. « Je traversai d’abord la cuisine,
puis deux petites pièces que cet homme habitait avec sa femme. Je franchis ensuite un
grand vestibule, je montai l’escalier et je reconnus la porte indiquée par mon ami.
« Je l’ouvris sans peine et j’entrai.
105 « L’appartement était tellement sombre que je n’y distinguai rien d’abord. Je m’arrêtai, saisi
par cette odeur moisie et fade des pièces inhabitées et condamnées, des chambres mortes.
Puis, peu à peu, mes yeux s’habituèrent à l’obscurité, et je vis assez nettement une grande
pièce en désordre, avec un lit sans draps, mais gardant ses matelas et ses oreillers, dont
l’un portait l’empreinte profonde d’un coude ou d’une tête comme si on venait de se poser
110 dessus.
« Les sièges semblaient en déroute. Je remarquai qu’une porte, celle d’une armoire sans
doute, était demeurée entr'ouverte.
« J’allai d’abord à la fenêtre pour donner du jour et je l’ouvris ; mais les ferrures du
contrevent étaient tellement rouillées que je ne pus les faire céder.
115 « J’essayai même de les casser avec mon sabre, sans y parvenir. Comme je m’irritais de
ces efforts inutiles, et comme mes yeux s’étaient enfin parfaitement accoutumés à l’ombre,

24
je renonçai à l’espoir d’y voir plus clair et j’allai au secrétaire.
« Je m’assis dans un fauteuil, j’abattis la tablette, j’ouvris le tiroir indiqué. Il était plein
jusqu’aux bords. Il ne me fallait que trois paquets, que je savais comment reconnaître, et je
120 me mis à les chercher.

Questions :

1. Quelles sont les caractéristiques de l’endroit où arrive le personnage ?


…………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………
2. Dans les lignes 77 à 91, connait-on avec certitude les sentiments du jardinier ? Quels mots et
quels procédés narratifs permettent d’avoir cette impression ?
…………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………
3. Quel est le sentiment dominant du narrateur dans les lignes 82 à 101 ? Relevez
tout le vocabulaire qui se rapporte à ce sentiment.
…………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………
4. D’après vous, pour quelles raisons le jardinier se comporte-t-il de manière si étrange ?
…………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………
5. Quels sont les éléments les plus marquants de la chambre où entre le narrateur ? Quel
est, d’après vous, l’intérêt de cette description ?
…………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………
6. Donnez un synonyme de l’expression « sans doute » (l.110-111).
…………………………………………………………………………………………………………………

Bilan 2 :

Pour favoriser l’apparition du mystère, le récit fantastique se déroule souvent dans un


endroit inquiétant, lié à des événements tragiques.
Ici, ………………………………………………………………………………………………………………

Le fait de raconter à la première personne permet de créer du mystère puisqu’on n’en sait pas plus
que le narrateur.
Par exemple, dans ce passage, on ignore ………………………………………………………………

25
Quatrième partie :

« Je m’écarquillais les yeux à déchiffrer les suscriptions, quand je crus entendre ou plutôt
sentir un frôlement derrière moi. Je n’y pris point garde, pensant qu’un courant d’air avait
fait remuer quelque étoffe. Mais, au bout d’une minute, un autre mouvement, presque
indistinct, me fit passer sur la peau un singulier petit frisson désagréable. C’était tellement
125 bête d’être ému, même à peine, que je ne voulus pas me retourner, par pudeur pour moi-
même. Je venais alors de découvrir la seconde des liasses qu’il me fallait ; et je trouvais
justement la troisième, quand un grand et pénible soupir, poussé contre mon épaule, me fit
faire un bond de fou à deux mètres de là. Dans mon élan je m’étais retourné, la main sur la
poignée de mon sabre, et certes, si je ne l’avais pas senti à mon côté, mon sabre, je me
130 serais enfui comme un lâche.
« Une grande femme vêtue de blanc me regardait, debout derrière le fauteuil où j’étais
assis une seconde plus tôt.
« Une telle secousse me courut dans les membres que je faillis m’abattre à la renverse !
Oh ! personne ne peut comprendre, à moins de les avoir ressenties, ces épouvantables et
135 stupides terreurs. L’âme se fond ; on ne sent plus son cœur ; le corps entier devient mou
comme une éponge ; on dirait que tout l’intérieur de nous s’écroule.
« Je ne crois pas aux fantômes ; eh bien ! j’ai défailli sous la hideuse peur des morts ; et j’ai
souffert, oh ! souffert en quelques instants plus qu’en tout le reste de ma vie, dans
l’angoisse irrésistible des épouvantes surnaturelles.
140 « Si elle n’avait pas parlé, je serais mort peut-être ! Mais elle parla ; elle parla d’une voix
douce et douloureuse qui faisait vibrer les nerfs. Je n’oserais pas dire que je redevins
maître de moi et que je retrouvai ma raison. Non. J’étais éperdu à ne plus savoir ce que je
faisais ; mais cette espèce de fierté intime que j’ai en moi, un peu d’orgueil de métier aussi,
me faisaient garder, presque malgré moi, une contenance honorable. Je posais pour moi, et
145 pour elle sans doute, pour elle, quelle qu’elle fût, femme ou spectre. Je me suis rendu
compte de tout cela plus tard, car je vous assure que, dans l’instant de l’apparition, je ne
songeais à rien. J’avais peur.
« Elle dit :
« — Oh ! monsieur, vous pouvez me rendre un grand service !
150 « Je voulus répondre, mais il me fut impossible de prononcer un mot. Un bruit vague sortit
de ma gorge.
« Elle reprit :
« — Voulez-vous ? Vous pouvez me sauver, me guérir. Je souffre affreusement. Je souffre
toujours. Je souffre, oh ! je souffre !
155 « Et elle s’assit doucement dans mon fauteuil. Elle me regardait :
« — Voulez-vous ?
« Je fis : « Oui ! » de la tête, ayant encore la voix paralysée.
« Alors elle me tendit un peigne de femme en écaille et elle murmura :
« — Peignez-moi, oh ! peignez-moi ; cela me guérira ; il faut qu’on me peigne. Regardez
160 ma tête… Comme je souffre ; et mes cheveux, comme ils me font mal !
« Ses cheveux dénoués, très longs, très noirs, me semblait-il, pendaient par dessus le
dossier du fauteuil et touchaient la terre.
« Pourquoi ai-je fait ceci ? Pourquoi ai-je reçu en frissonnant ce peigne, et pourquoi ai-je
pris dans mes mains ses longs cheveux qui me donnèrent à la peau une sensation de froid
165 atroce comme si j’eusse manié des serpents ? Je n’en sais rien.
« Cette sensation m’est restée dans les doigts et je tressaille en y songeant. « Je la peignai.
Je maniai je ne sais comment cette chevelure de glace. Je la tordis, je la renouai et la

26
dénouai ; je la tressai comme on tresse la crinière d’un cheval. Elle soupirait, penchait la
tête, semblait heureuse.
170 « Soudain elle me dit : « Merci ! » m’arracha le peigne des mains et s’enfuit par la porte que
j’avais remarquée entr’ouverte.

Questions :

1. Quel événement se produit trois fois dans le premier paragraphe ? Quelle différence y a-t-il
d’une fois à l’autre ?
…………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………
2. Quelles sont les deux origines possibles de ce phénomène ?
…………………………………………………………………………………………………………………
3. Relevez le vocabulaire de la peur dans les lignes 134 à 147.
…………………………………………………………………………………………………………………
4. D’après vous, qui est cette femme ? Quelles sont les différentes explications possibles ?
…………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………
5. Quels éléments rendent possible une interprétation surnaturelle ?
…………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………

Bilan 3 :
Tout au long du récit, le narrateur est confronté à des événements de plus en plus
mystérieux qu’il ne peut complètement définir ou expliquer. Il a de plus en plus peur jusqu'aux
limites de la folie.
Ici, par exemple, .................................................................................................................................

Pour créer cette incertitude, l’auteur peut utiliser le conditionnel, le vocabulaire de


l’incertitude, du rêve ou des adverbes exprimant le doute. Souvent, pour souligner les
sentiments du personnage, l'auteur a recours à une ponctuation expressive : point
d’exclamation pour la peur, d’interrogation ou de suspension pour montrer l’incertitude et
l’incompréhension.

27
Cinquième partie :

« Resté seul, j’eus, pendant quelques secondes, ce trouble effaré des réveils après les
cauchemars. Puis je repris enfin mes sens ; je courus à la fenêtre et je brisai les
contrevents d’une poussée furieuse.
175 « Un flot de jour entra. Je m’élançai sur la porte par où cet être était parti. Je la trouvai
fermée et inébranlable.
« Alors une fièvre de fuite m’envahit, une panique, la vraie panique des batailles. Je saisis
brusquement les trois paquets de lettres sur le secrétaire ouvert ; je traversai l’appartement
en courant, je sautai les marches de l’escalier quatre par quatre, je me trouvai dehors je ne
180 sais par où, et, apercevant mon cheval à dix pas de moi, je l’enfourchai d’un bond et partis
au galop.
« Je ne m’arrêtai qu’à Rouen, et devant mon logis. Ayant jeté la bride à mon ordonnance, je
me sauvai dans ma chambre où je m’enfermai pour réfléchir.
« Alors, pendant une heure, je me demandai anxieusement si je n’avais pas été le jouet
185 d’une hallucination. Certes, j’avais eu un de ces incompréhensibles ébranlements nerveux,
un de ces affolements du cerveau qui enfantent les miracles, à qui le Surnaturel doit sa
puissance.
« Et j’allais croire à une vision, à une erreur de mes sens, quand je m’approchai de ma
fenêtre. Mes yeux, par hasard, descendirent sur ma poitrine. Mon dolman était plein de
190 cheveux, de longs cheveux de femme qui s’étaient enroulés aux boutons !
« Je les saisis un à un, et je les jetai dehors avec des tremblements dans les doigts.
« Puis j’appelai mon ordonnance. Je me sentais trop ému, trop troublé, pour aller le jour
même chez mon ami. Et puis je voulais mûrement réfléchir à ce que je devais lui dire.
« Je lui fis porter ses lettres, dont il remit un reçu au soldat. Il s’informa beaucoup de moi.
195 On lui dit que j’étais souffrant, que j’avais reçu un coup de soleil, je ne sais quoi. Il parut
inquiet.
« Je me rendis chez lui le lendemain, dès l’aube, résolu à lui dire la vérité. Il était sorti de la
veille au soir et pas rentré.
« Je revins dans la journée, on ne l’avait pas revu. J’attendis une semaine. Il ne reparut
200 pas. Alors je prévins la justice. On le fit rechercher partout, sans découvrir une trace de son
passage ou de sa retraite.
« Une visite minutieuse fut faite du château abandonné. On n’y découvrit rien de suspect.
« Aucun indice ne révéla qu’une femme y eût été cachée.
« L’enquête n’aboutissant à rien, les recherches furent interrompues.
205 « Et, depuis cinquante-six ans, je n’ai rien appris. Je ne sais rien de plus. »

1. A quelle situation le narrateur compare-t-il son état au début de ce texte ? En quoi est-ce typique
du registre fantastique ?
…………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………
2. Comparez le trajet aller et le trajet retour du personnage. Quelle est son importance dans le
récit ?
…………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………

3. Quel indice nous prouve que le narrateur n’a pas rêvé ?


…………………………………………………………………………………………………………………

28
4. Quelle peut être l’explication rationnelle des événements ?
…………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………

5. Quels éléments font penser que ce qui s’est passé est irrationnel ?
…………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………

6. Au final, quelle explication semble l’emporter ?


…………………………………………………………………………………………………………………

Dans la situation finale, le personnage ………………………………………………………


retourne à sa vie normale mais quelque
………….…………………………………………...
chose a changé. Souvent, on ne sait toujours
pas si ce qu’il a vu était rationnel ou non. ………………………………………………………
………………………………………………………

Bilan 4 :

Souvent, à la fin d’une nouvelle fantastique, le lecteur et le personnage hésitent encore entre
l’explication rationnelle et l’explication irrationnelle.
Ici, par exemple, ………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………..
Le personnage principal raconte souvent une histoire qu’il a vécue ou dont il a été le témoin. Mais
souvent, il est présenté comme fragilisé par la maladie, la fatigue, le sommeil ou une très grande
sensibilité.
Ici, on peut remettre en cause le récit du narrateur pour plusieurs raisons.
Par exemple, ………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………..

Illustration de Camille Gardoche


29
Grammaire

GEF B2 Chapitre 13 Le passé composé, l’imparfait, le plus-que-parfait.


Pages 61-63, exercices : 1, 2.

GEF B2 Chapitre 14 Le passé simple


Page 66 (Emploi et formation)

GEF B2 Chapitre 16 Le subjonctif (présent et passé)


Pages 76-77, exercices : 1, 2, 3, 4.

GEF B2 Chapitre 30 Le doute et la certitude


Pages 139-143, exercices : 2, 3, 4, 6.

GEF B2 Chapitre 31 Les perceptions et les sentiments


Pages 145-148, exercices : 1, 2, 5, 7.

● Étudiez les parties OBSERVEZ, REFLÉCHISSEZ, MÉMORISEZ.

● Faites les exercices.


● Autocorrection : rectifiez si besoin vos réponses en consultant le corrigé.
● Notez les questions que vous voulez poser.

30
Le subjonctif

GEF B2 Chapitre 16
Le subjonctif

Vous avez étudié le subjonctif …

- Comment se conjugue le verbe manger au subjonctif ?

- Comment se conjugue le verbe finir au subjonctif ?

- Donnez 5 exemples de verbes irréguliers.

- Quelles sont les 4 raisons pour lesquelles ce mode est utilisé ?

- Donnez deux exemples différents à chaque fois.

- Quels connecteurs logiques exigent le subjonctif ?

- Donnez deux exemples différents.

Le doute et l'incertitude
Nuancer ses paroles, c'est exprimer une prise de position (de l'incertitude à la certitude) dans ce
que l'on dit.

Les phrases « Elle a eu un accident.» et « Il se peut qu’elle ait eu un accident.» n’ont pas le même
sens pour leur destinataire, la personne qui entend ces phrases.

On appelle « modalisateurs » les mots ou les expressions qui permettent à l’énonciateur de


prendre position par rapport à ce qu’il dit.

Les modalisateurs appartiennent à différentes classes grammaticales : verbes, adjectifs,


noms, adverbes.

GEF B2 chapitre 30
Le doute et la certitude
31
Incertitude, doute Certitude

je crois que, je pense que, j'ai je sais, j’affirme, je certifie, je suis


l'impression que, je me demande si persuadé que + indicatif
Verbes d’opinion + indicatif

je doute que + subjonctif

il paraît que + indicatif il est certain, il est sûr, il est évident


il me semble que + indicatif que + indicatif,

Formes il semble que + subjonctif


impersonnelles il est incertain + subjonctif
il est probable + subjonctif
il est possible que + subjonctif

Noms une espèce de …


une sorte de …

peut-être, incontestablement
probablement réellement
Adverbes apparemment vraiment
éventuellement assurément
catégoriquement

selon lui sans aucun doute


Expressions à son avis à coup sûr
sans doute c’est sûr
c’est évident

Emmanuel Macron rencontrerait en


ce moment le ministre de l'écologie.
Le mode
conditionnel Ce sont des Gilets Jaunes qui
auraient tagué l'Arc de triomphe
cette nuit.

Emmanuel Macron doit être en


train de rencontrer le ministre de
Les verbes modaux l'écologie.
pouvoir et devoir
Ce sont les Gilets Jaunes qui
peuvent avoir tagué l'Arc de
Triomphe cette nuit.

32
Exercices

1. Dans chacune des phrases ci-dessous, le locuteur présente-t-il les faits comme
certains ? Soulignez les mots qui sont des indices de son opinion ou sentiment.

a. Visiblement, tu ne m'écoutes pas !

b. À l'heure qu'il est, elle doit être arrivée.

c. Sans doute viendra-t-il.

d. Sans aucun doute, il viendra.

e. Il apparaît clairement que cet employé de banque détourne de l'argent depuis déjà longtemps.

f. Il se peut qu'il pleuve.

2. Introduisez des marques de l’incertitude dans les phrases ci-dessous. Variez les
modalisateurs.

Exemple :

Quelqu’un était entré.

> J’avais l’impression / il m'a semblé que quelqu’un était entré.


Quelqu’un était sans doute entré. Quelqu’un, me semblait-il, était entré.

a. Le corps de la morte reprenait vie.

….........................................................................................................................................................
.............................................................................................................................................................

b. Une page de mon livre venait de se tourner toute seule.

….........................................................................................................................................................
.............................................................................................................................................................

c. Son miroir lui renvoya l’image d’un autre.

….........................................................................................................................................................
.............................................................................................................................................................

d. Le pied de la momie avait bougé.

….........................................................................................................................................................
.............................................................................................................................................................

e. Il entendit un miaulement craintif qui venait de la muraille.

….........................................................................................................................................................
.............................................................................................................................................................

33
3. Lisez chacun des extraits suivants puis relevez les mots qui indiquent l’incertitude du
narrateur sur la réalité qu’il perçoit.

Extrait 1 : Peu à peu, cependant, un malaise inexplicable me pénétrait. Une force, me semblait-il,
une force occulte m’engourdissait.
Guy de Maupassant, Le Horla

….........................................................................................................................................................
.............................................................................................................................................................

Extrait 2 : Comme je m'arrêtais à regarder un géant des batailles qui portait trois fleurs
magnifiques, je vis, je vis distinctement, tout près de moi, la tige d'une de ces roses se plier,
comme si une main invisible l'eût tordue, puis se casser comme si cette main l'eût cueillie !

Guy de Maupassant, Le Horla

….........................................................................................................................................................
.............................................................................................................................................................

Extrait 3 : Croire au surnaturel dans l'île de la Grenouillère, serait le comble de la folie... mais au
sommet du mont Saint-Michel ?... mais dans les Indes ?

Guy de Maupassant, Le Horla

….........................................................................................................................................................
.............................................................................................................................................................

Scène du film Dark Water, Hideo Nakata (2003)

34
Expression écrite
Sujet :

Ça faisait des mois et des mois que j'avais décidé d'aller passer le week-end à Bruxelles
mais je n'avais jamais pris le temps d'organiser ce voyage express ... Ce soir-là, enfin, coincé à la
maison pour cause de neige et de verglas, je pouvais m'attabler tranquillement pour surfer sur le
net et réfléchir à mon mode d'hébergement. Airbnb, Trivago … Et si je me lançais dans le
couchsurfing ? Une fois mon inscription faite, j'ai commencé à regarder les offres proposées par
la capitale belge.
Tout à coup …

Consigne :
On vous donne la situation initiale d’une nouvelle. Écrivez-en la suite complète en la faisant
basculer progressivement dans le fantastique.
Longueur : 200 mots.

GRILLE D'EVALUATION

Critères Points

Respect du sujet et de la consigne


- respecter le cadre spatio-temporel du début (situation initiale) ;
- respecter le statut du narrateur et le point de vue ; / 10 pts
- respecter la présence des caractéristiques du fantastique ;
- faire attention à la mise en page (paragraphes) et à la ponctuation.
Compétences lexicales (vocabulaire)
- utiliser et écrire correctement le vocabulaire du fantastique (surnaturel), de la
peur, des émotions et des sentiments, de l’incertitude et du doute ; / 6 pts
- éviter les répétitions.
Compétences grammaticales
- utiliser correctement les temps du passé : imparfait, passé composé, plus-que-
parfait (pas de passé simple, S.V.P. !) ; / 9 pts
- utiliser des connecteurs temporels ;
- relire deux fois sa copie attentivement pour éviter les fautes d’accord (sujet-
verbe, nom-adjectif), les fautes d’articles et de pronoms.
Bonus C1
Employer correctement :
- dont ;
- un pronom relatif composé ; / + 5 pts
- le subjonctif
- le conditionnel ;
- le discours indirect au passé.
TOTAL / 25 pts

35
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Analyse d'image
Décrire et interpréter un tableau de nature fantastique
Le Cri est un tableau expressionniste de l'artiste norvégien Edvard Munch peint entre 1893 et
1917. Cette œuvre est souvent considérée comme l'œuvre la plus importante de l'artiste.

Les personnages

1. Que voyez-vous ? Au premier plan ? À


l'arrière-plan ?

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2. Décrivez le personnage au premier plan. À


quoi son visage vous fait-il penser ?

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Le décor
Edvard Munch, Le Cri, 1893
3. De quoi le décor est-il composé ?

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4. Quels éléments sont peints avec des couleurs chaudes ? Des couleurs froides ? Que
constatez-vous ?

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37
La balustrade sépare le tableau en deux parties.

5. Quelle est la forme des lignes dans la partie inférieure gauche ? Dans la partie supérieure
droite?

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6. Que peut symboliser chacune de ces deux parties ?

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7. Dans quelle partie du tableau le visage du personnage en premier plan se situe-t-il ?

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Un tableau fantastique

8. Quel est le lien entre le tableau et son titre ?

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9. D’après vous, pourquoi les personnages à l’arrière-plan sont-ils à moitié cachés ?

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............................................................................................................................................................................

10. Lisez cet extrait du journal intime d'Edvard Munch.

« Je me promenais sur un sentier avec deux amis – le soleil se couchait – tout d'un coup le ciel
devint rouge de sang – je m'arrêtai, fatigué et m'appuyai sur une clôture – il y avait du sang et des
langues de feu au-dessus du fjord bleu-noir et de la ville (Oslo) – mes amis continuèrent, et j'y
restais, tremblant d'anxiété – je sentais un cri infini qui se passait à travers l'univers. »

En quoi cet extrait exprime-t-il une atmosphère fantastique ?


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Niveau B2 du Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues

COMPRÉHENSION DE L'ORAL
Réponse à des questionnaires de compréhension portant sur deux
0 h 30
documents enregistrés : / 25
environ
- exposé, conférence, discours, documentaire, émission de radio ou
télévisée (deux écoutes).
- interview, bulletin d'informations... (une seule écoute)
Durée maximale des documents : 8 mn

COMPRÉHENSION DES ÉCRITS


Réponse à des questionnaires de compréhension portant sur deux
documents écrits : 1h / 25
- texte à caractère informatif concernant la France ou l'espace
francophone
- texte argumentatif.

PRODUCTION ÉCRITE
Prise de position personnelle argumentée (contribution à un débat, lettre 1h / 25
formelle, article critique)

PRODUCTION ORALE 0 h 20 / 25
Présentation et défense d'un point de vue à partir d'un court document environ
déclencheur. préparation
0 h 30

Durée totale des épreuves collectives : 2 h 30

Seuil de réussite pour l'obtention du diplôme : 50/100 Note minimale requise par épreuve : 5/25

Stratégies et conseils méthodologiques

Pour le niveau B2, les 4 compétences sont évaluées de manière indépendante et privilégient
la défense d'un point de vue, les échanges d'idées. L'argumentation y tient une place très
importante.

• Il faut être sensibilisé à la gestion du temps et à la lecture attentive des consignes.


• Entraînez-vous sur des compréhensions orales avec une seule écoute afin de vous
habituer aux situations authentiques de la vie courante.
• Consultez les sites TV5monde Apprendre et ActuFLE pour vous entraîner.
• Tout doit être écrit à l'encre, une réponse au crayon étant considérée comme nulle.

39
► B2
COMPREHENSION DE L'ORAL

■ L'épreuve

L'épreuve de compréhension de l'oral, d'une durée de 30 minutes environ, consiste à


répondre à des questionnaires de compréhension portant sur deux documents sonores,
faisant chacun l'objet d'un exercice.
D'une durée totale maximale de 8 minutes, les deux enregistrements correspondent :

- pour le premier document, à l'audition d' :


• un exposé
• une conférence
• un discours
• un documentaire
• une émission de radio ou télévisée,
faisant l'objet de deux écoutes.

- pour le deuxième document, à l'audition d' :


• une interview,
• un bulletin d'informations,etc.
faisant l'objet d'une seule écoute.

Le travail pour le premier document comporte 5 étapes :


- 1 minute pour la lecture des questions ;
- une première écoute du document (de longueur variable) ;
- 3 minutes pour commencer à répondre aux questions ;
- une deuxième écoute du document ;
- 5 minutes pour compléter les réponses.

Le travail pour le deuxième document comporte 3 étapes :


- la lecture des questions (1 minute) ;
- l'écoute du document (de longueur variable) ;
- la réponse aux questions (3 minutes).

Ces étapes et leur durée sont indiquées au début de l'épreuve, sur la feuille de réponse et
l'enregistrement .

40
■ Pour vous aider …
• La première étape est celle de la lecture non seulement efficace mais aussi rapide des
questionnaires. Quelle que soit la longueur de l’exercice, on ne dispose que d'une minute
pour prendre connaissance des questions (qui peuvent atteindre la douzaine) et des
propositions de réponses qui les accompagnent dans le cas des QCM.

• La deuxième étape est celle de la prise de notes pendant l’écoute. Outre le fait que prendre
des notes est une compétence développée en B2, cet exercice est indispensable pour
réussir toute épreuve de compréhension orale. Les questions sont normalement posées
dans l’ordre des textes. La prise de notes ne remplira pleinement sa fonction de filtre de
l’information qu’à la condition expresse que toutes les questions aient été correctement
lues.

• Quand vous écoutez, vous devez d'abord identifier :


- D'une part, le contexte dans lequel vous vous trouvez pour mobiliser rapidement ce qu'il
signifie pour vous et chercher à anticiper sur le contenu du message. La connaissance de
la situation et ces hypothèses vont vous aider à ne pas perdre le fil, même si vous ne
comprenez pas tout.

- D'autre part, le type de document et ses spécificités. Repérer les mots qui marquent les
étapes d'un discours en continu ou les articulations d'une discussion renseigne sur
l'argumentation suivie, les opinions et les prises de position.

• Avant que ne commence la seconde écoute du document long, vous devez impérativement
avoir déterminé les réponses dont vous êtes certain, celles dont vous êtes incertain, celles
que vous n'avez pas pu encore donner. Il s’agit en effet pour vous de concentrer votre
attention uniquement sur les passages qui présentent une difficulté.

41
DELF B2 Compréhension orale – 30 minutes environ
Informations générales –

Étapes :
1. Lecture des questions : 1 minute.
2. Première écoute.
3. Relecture des questions : 3 minutes.
4. Deuxième écoute.
5. Relecture des réponses : 5 minutes.
- Les questions suivent l’ordre de l’enregistrement.
- Écrivez au stylo dès le départ : la propreté de l’écriture n’a aucune importance, vous pouvez
barrer vos erreurs, utiliser votre tippex-souris après. Si vous tenez à écrire au crayon, recopiez au
stylo après la CO, juste avant de passer à la CE.
- Les guillemets, les phrases complètes n’ont aucune importance ! Ne perdez pas votre temps !
Donnez des réponses courtes !
- La correction de l’orthographe n’a aucune importance, par contre, attention à la prononciation
correcte en français !
Exemples :
formes correctes : “bouton” : buton / boutton → OK !
“bouleversé” : buleversé / bouleverse / boulversait OK / boulverser OK !
- Soyez prêts à entendre beaucoup de personnes et de différents accents dans les sondages, des
jingles dans les pubs, du bruit, des parasites : ne paniquez pas !
- N’essayez pas de tout comprendre : ce n’est pas ce qu’on attend de vous.
- Vous devez uniquement écouter pour entendre les réponses à vos questions en vous basant sur
vos connaissances grammaticales (connecteurs, marques du pluriel, etc.) et repérer les réponses
(même si vous ne comprenez pas exactement ce qu’on dit). On teste vos compétences
grammaticales.
- On vous demande de vous débrouiller malgré les difficultés. On teste votre débrouillardise.
- D’où, l’importance des stratégies !

Stratégies

Avant la première écoute : 1 minute

Ne pas s’attarder sur les mots inconnus ! Ne pas essayer de les déchiffrer ! Ne pas paniquer !
Car :
a) on a peu de temps. b) on peut les comprendre en écoutant. c) on peut y répondre peut-être sans
les comprendre.

1. Lire les questions sans s’attarder sur les mots difficiles (qu’on peut juste souligner), pour
repérer avant l’écoute :
a) Qui ? Combien de personnes vont parler ? Combien de voix différentes je vais entendre ?
Sexes : hommes / femmes (Attention aux prénoms !) ?
→ Séparer les questions portant sur les différents personnages en traçant des lignes. Ex : Benoît /
Sabrina /...

b) Quoi ? De quoi va-t-on parler ? Trouver le thème à partir du champ lexical avant l’écoute pour
s’y préparer mentalement.

c) Type de document ? Exposé ? Conférence ? Débat ? Discours ?

2. Écrire les chiffres / les nombres en lettres et les prononcer en français (pour ne pas être obligé
de réfléchir pendant l’écoute). Ex : mille trois cent soixante-seize

42
3. Choisir une question-repère facile (comme locomotive, comme bouée de secours) au milieu
(question 6 ou 7) pour s’y retrouver si on est bloqué au début, si on perd le fil.

4. Si on a le temps, repérer les points : 1 point : question facile, 2 points : question moins facile,
3 points : question difficile.

1ère écoute

Avant la deuxième écoute : 3 minutes

1. Stratégie pour les mots inconnus – Essayer d’en deviner le sens à partir :
a) des mots de la même famille et les suffixes, les préfixes. Ex : incorrigible : in- (indirect +)
corriger + - ible (impossible)
b) du contexte (champ lexical – thème).
c) de l’intonation : wouah ! → enthousiasme.
d) des mots transparents (turc, anglais, espagnol, ...)

2. Attention aux mots techniques et aux structures grammaticales en lisant ! Au B2, on teste la
connaissance en grammaire, l’utilisation de la grammaire en compréhension.
Exemples :
- ne ... que = seulement / ne ... que ≠ ne ... pas → lire attentivement

- Question avec pourquoi ?→ Attention aux connecteurs : a) de cause : car, parce que, ...
b) de but : pour que, afin que,...
- Attention au pluriel dans les questions !
Ex : Quels avantages ...
→plusieurs réponses, donc attention aux points : 3 pts ou 1,5 pt = trois réponses.

- Attention aux questions à liste :


Ex : Quels sont les ... les plus importants ... ? / Quels sont les premiers ... ?
→ a) attention aux points : 3 pts ou 1,5 pt = trois réponses.
b) repérer les connecteurs additionnels d’abord, en suite, en outre, ...et écouter puis recopier
bêtement si nécessaire sans comprendre.

2ème écoute

1. Compléter ses réponses et s'assurer d'avoir répondu juste. Apporter les dernières
modifications à son travail : celui-ci doit être clair et lisible !

2. Garder un temps pour la relecture.

43
Compréhension orale
Exercice en deux écoutes. Exemple 1
Lisez les questions. Écoutez le document puis répondez. / 17 points
1. Benoît et Sabrina : / 1 point
a. sont tous les deux parisiens. b. sont tous les deux cinéphiles. c. sont tous les deux en terminale.

2. Benoît a : / 1 point
a. 1316 DVD b. 1366 DVD c. 1376 DVD

3. Que reproche Benoît aux sous-titres ? / 1 point


…...…………………………………………………………………………………………………………………..

4. Sabrina pense que : / 1 point


a. Les films doublés manquent de crédibilité.
b. Les films doublés manquent d'authenticité.
c. Les films doublés manquent de personnalité.

5. Quel paradoxe relève Sabrina dans le fait que Benoît accorde de l'importance au jeu des
acteurs et aime les films en VF ? / 2 points
………………………………………………………………………………………………………………………...
…………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………...

6. Benoît considère que : / 1 point


a. les acteurs et les doubleurs ont souvent autant de talent.
b. les doubleurs ont moins de talent que les acteurs.
c. certains acteurs ont moins de talent que les doubleurs.

7. Pourquoi Benoît n'aime pas voir des films en anglais ? / 1 point


………………………………………………………………………………………………………………………...
…………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………...

8. Pour Sabrina, voir un film en VO sous-titré : / 1 point


a. demande un certain temps d'adaptation.
b. est très accessible immédiatement.
c. exige un sérieux entraînement.

9. Selon Benoît, quels spectateurs peuvent se sentir exclus par le recours à la VO ? / 2 points
………………………………………………………………………………………………………………………...
…………………………………………………………………………………………………………………………

10. Quels avantages est-ce que Sabrina reconnaît aux films doublés ? / 2 points
………………………………………………………………………………………………………………………...
…………………………………………………………………………………………………………………………
11. Benoît pense que les gens qui aiment les films en VO : / 1 point
a. suivent une mode. b. sont très intelligents c. sont rares.

12. Selon Sabrina, qu'est-ce qu'on ne peut pas traduire dans la version française d'un film
étranger ? / 3 points
..……………………………………………………………………………………………………………………….
…………………………………………………………………………………………………………………………

44
Compréhension orale
Exercice en deux écoutes. Exemple 2
Lisez les questions. Écoutez le document puis répondez. / 17 points
1. Le stress scolaire : / 1 point
a. touche peu d'élèves alors qu'on en parle tout le temps.
b. touche peu d'élèves, c'est pourquoi on en parle peu.
c. touche beaucoup d'élèves mais on n'en parle pas beaucoup.

2. À quoi la spécialiste compare-t-elle l'école ? / 1 point


………………………………………………………………………………………………………………………..
3. On peut commencer à stresser : / 1 point
a. l'école. b. au collège. c. au lycée.
4. Pourquoi les relations entre élèves peuvent-elles être source de stress ? / 1,5 point
………………………………………………………………………………………………………………………..
5. Quels problèmes de santé peuvent être des signes de stress, selon Michèle Lebrun ? / 1 point
a. Les problèmes articulatoires. b. Les troubles gastriques. c. Les soucis musculaires.
6. Pourquoi le stress peut-il provoquer des problèmes de santé ? / 1,5 point
………………………………………………………………………………………………………………………..
7. En quoi le stress affecte-t-il les capacités d'apprentissage des enfants ? / 1 point
a. Les enfants stressés n'arrivent pas à travailler rapidement.
b. Les enfants stressés ne s'intéressent pas à ce qu'ils apprennent.
c. Les enfants stressés bégaient quand ils lisent à haute voix.

8. D'après Michèle Lebrun, que consomment parfois les jeunes qui veulent déstresser ?/ 3 points
………………………………………………………………………………………………………………………..
9. Qu'est ce qui peut accentuer le stress scolaire dans la relation entre le professeur et
l'élève ? / 1 point
a. Le mépris du professeur. b. Le manque de patience du professeur. c. l'exigence du professeur.
10. En quoi les résultats scolaires peuvent affecter les relations de certains élèves avec leurs
parents ? / 2 points
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………………………………………………………………………………………………………………………..
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11. Pourquoi est-ce difficile pour les parents de stimuler leurs enfants ? / 1 point
a. Parce qu'il doivent trouver l'équilibre entre stimulation et dédramatisation.
b. Parce que les enfants confondent souvent stimulation et exigence
c. Parce que les adolescents sont susceptibles en général.

12. Quelle est l'une des causes principales de stress, selon la pédopsychiatre ? / 2 points
………………………………………………………………………………………………………………………..
abc DELF Junior Scolaire B2, CLE INTERNATIONAL, 2018

45
► B2
Compréhension des écrits
L'épreuve de compréhension des écrits consiste à répondre à des questionnaires de
compréhension portant sur deux documents écrits.

Il s'agit d 'analyser le contenu :

- pour le premier document d'un texte à caractère informatif concernant la France ou l'espace
francophone ;

- pour le deuxième document, d'un texte argumentatif.

Le temps accordé pour l'étude des deux documents est de 1 heure.

■ POUR VOUS AIDER...

• Aidez-vous des indices externes (titres, illustrations, chapeau, sous-titres...) : ils vous donnent
déjà des clés pour entrer dans le texte.

• Survolez rapidement les deux textes et les deux questionnaires, commencez par celui qui vous
paraît le plus facile.

• Lisez toujours le questionnaire avant le texte : la lecture du questionnaire constitue un « filtre »


à la lecture du texte.

• Tenez toujours compte du contexte pour deviner le sens d'un mot que vous ne comprenez pas
ou pour interpréter correctement un mot, une expression, choisir le sens qui convient.

• Repérez les mots qui vous aident à saisir l'organisation d'un texte.

• Au fil de la lecture, soulignez les informations importantes et diviser le texte en parties. Cet
exercice permet :

- d’augmenter votre niveau de concentration pendant la lecture

- de vous replonger plus facilement dans les textes pour y trouver les réponses aux
questions qui sont posées dans l’ordre (à l’exception de la première sur le texte argumentatif)
et, donc, de gagner du temps

- de retrouver les passages nécessaires aux justifications exigées dans le questionnaire du


texte informatif.

• Nous rappelons que justifier ne signifie pas recopier un passage entier du texte mais bien
sélectionner l’information nécessaire dans ce passage.

46
Stratégies pour la CE

1. Lisez la source, le titre, le chapeau.


2. Lisez attentivement les questions.
3. Lisez le texte attentivement et commencez à répondre aux questions.

4. Attention aux pièges ! Vous retrouverez dans les QCM des mots présents dans le texte. Ne
vous précipitez pas et relisez une deuxième fois le passage pour répondre correctement.

5. Pour les questions vrai / faux / justification, vous devez justifier avec un passage du texte. À
savoir : vous obtenez la totalité des points si le choix vrai / faux ET la justification sont corrects,
sinon vous n’aurez aucun point. Quand la justification (la phrase du texte) est trop longue,
recopiez-en le début et la fin et utilisez le signe (…) au milieu.
6. Lorsque vous recopiez une phrase du texte, mettez-la entre guillemets («... »).

7. Pour les questions où l’on vous demande d’expliquer le sens d’un mot ou d’une expression,
aidez-vous du contexte et de votre compréhension globale du document pour comprendre et
répondre.

8. Attention à l’orthographe et à l’écriture ! Bien que vous ne soyez pas pénalisés à ce niveau, vos
réponses doivent être lisibles, compréhensibles et bien formulées.

9. Relisez et contrôlez vos réponses.

47
Compréhension écrite
Un texte à caractère informatif

Lisez le texte ci-joint et répondez aux questions. / 13 points

Voyagez autrement grâce au couchsurfing

Chers globe-trotters, oubliez les hôtels hors de prix ! Lors de vos voyages, profitez
de l’hospitalité des habitants du monde entier qui vous offrent gratuitement leur
canapé ou leur chambre d’amis. Le couchsurfing, c’est le concept à la mode qui
promet des expériences uniques et inoubliables.

Imaginez, l’espace d’un instant, un immense réseau social de plus de 9 millions de


personnes prêtes à héberger chez eux des voyageurs venus du monde entier. C’est ce
qu’offre depuis 2004 couchsurfing.org, premier hébergeur mondial du concept avec 120
000 villes disponibles dans 247 pays différents. Le couchsurfing, qui pourrait se traduire
par «passer d’un canapé à l’autre» permet de se loger gratuitement dans le monde entier
et, surtout, offre la possibilité de rencontrer les habitants des pays visités, de partager
pour quelques jours leur quotidien et de bénéficier de leurs conseils lors de votre voyage.
Le principe du couchsurfing est simple : par le biais d'un unique site Internet, on peut
trouver un canapé, voire un lit pour dormir, gratuitement, chez l'habitant, dans presque
n'importe quelle ville du monde entier. Et vice-versa : on peut proposer son canapé ou sa
chambre d'amis à quiconque cherche un endroit où dormir. Le principe est donnant-
donnant. Si le concept séduit, c’est avant tout car il offre la possibilité de rencontrer des
personnes extraordinaires, de se fondre (1) dans leur culture, de vivre des moments
inoubliables ... Car ce n’est pas un hôtel qui rend votre voyage exceptionnel mais bel et
bien les gens qui vous entourent. L'essence même du voyage, c'est le partage. « Le
voyage est un élément moteur qui relie des millions de personnes à travers le monde.
Nous vivons à une époque où les gens peuvent être connectés les uns aux autres et
partager leurs expériences», confie Jennifer Billock, directrice de Couchsurfing.org, à
Paris Match.

Faire avancer la paix entre les peuples

Jade, 24 ans, a voyagé en Thaïlande grâce au couchsurfing et en garde un très bon

48
souvenir : «Je me suis lancée dans l’aventure car je rêvais de comprendre la culture
asiatique. Et il n’y avait pour moi pas d’autres moyens que d’aller directement vivre chez
eux. C’était fantastique, je me suis retrouvée dans une famille adorable et mon regard
sur leur mode de vie a véritablement changé», confie-t-elle. Lorsque Jade est arrivée, elle
a pu compter sur les précieux conseils de sa famille d'accueil : les lieux à éviter ou les
spécialités culinaires à tester. «Cet esprit de fraternité montre à quel point il existe encore
beaucoup d’amour dans ce monde», explique Jade, très émue en se replongeant dans
ses souvenirs. Oui, un moment pareil laisse des traces indélébiles(2). Car c’est en
voyageant autrement que l’on découvre qui l'on est vraiment.
Aurélien Tardieu
Parismatch.com

1. Se fondre : s’introduire dans la vie d’une personne.

2. Indélébiles : qui ne s'effacent pas.

1. Ce texte est : / 1 point


a. □ une publicité pour le couchsurfing.
b. □ un article de presse sur un concept d’hébergement original.
c. □ une annonce pour les personnes désirant louer leur chambre.

2. Quelle est la particularité du couchsurfing ? / 1 point


a. □ Etre gratuit.
b. □ Etre accessible à tous.
c. □ Etre possible partout dans le monde.

3. Citez les 3 premiers avantages du couchsurfing mis en avant dans l’article. / 1,5 point
…………………………………………………………………………………………………………

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………………………………………………………………………………………………………...
4. Vrai ou faux ? / 3 points
Cochez la case correspondante et justifiez votre réponse en citant un passage du texte.
Vrai Faux

a.On ne peut faire une demande qu’à partir du site couchsurfing.org.

Justification :
…………………………………………………………………......................

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b. Avec le couchsurfing, on ne peut dormir que sur un canapé.

Justification :
………………………………………………………………….....................

5. Expliquez avec vos propres mots l’expression “donnant-donnant ”. / 2 points

…………………………………………………………………………………………………………
6. Qu’est-ce qui est le plus important en voyage, d’après le journaliste ? / 1 point

…………………………………………………………………………………………………………………..

7. Pourquoi notre époque est-elle adaptée à ce mode de logement, d’après Jennifer

Billock ? / 1,5 points

…………………………………………………………………………………………………………
8. Pourquoi Jade a-t-elle voyagé en Thaïlande en utilisant le couchsurfing ? / 1 point
a. □ Pour ses études.
b. □ Pour voyager gratuitement.
c. □ Pour vivre chez les Thaïlandais.

9. Qu’apprend-on grâce au voyage, d’après le journaliste ? / 1 point


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Mes stratégies pour la CE du DELF B2

abc DELF Junior Scolaire B2, CLE INTERNATIONAL, 2018

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