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Message de l'auteur

Cher lecteur, cher lectrice

Les articles qui figurent dans ce livre numérique ont été écrits sous la
forme de chroniques mensuelles entre 2001 et 2011.
Ils sont présentés par ordre chronologique, les plus récents se situent donc
vers la fin du livret. Vous trouverez une première table des matières par
titres à la page ci-dessous suivie d'une seconde table des matières
thématique utile pour vos recherches ciblées.

Pour les articles les plus anciens vous pourriez penser qu'ils ne sont plus
d'actualité, qu'ils sont en quelque sorte passés de mode. Vous découvrirez
pourtant, peut-être avec étonnement, que les réflexions abordées et les
exercices proposés sont toujours valables ; en effet si le contexte change,
l'essentiel qui constitue l'aspiration au mieux-être, la recherche de
l'épanouissement demeure une quête constante et un savoir être à
maîtriser à au fil du temps pour les êtres humains.

Si vous souhaitez approfondir les connaissances ou l'expérience abordées


dans certains articles, vous trouverez également sous le libellé « pour aller
plus loin » des liens hypertextes sur lesquels il vous suffit de cliquer pour
être en contact immédiat avec des ressources complémentaires ; c'est l'un
des avantages appréciable du livre numérique.
Je vous souhaite une lecture inspirante et de nombreuses prises de
conscience qui ponctueront votre épanouissement.

Patricia Fosse

Ce livre numérique est protégé


par les lois sur la propriété intellectuelle et les droits d'auteur.

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Copyright 2001-2011 - Patricia Fosse - Tous droits réservés
Si vous souhaitez utiliser l'un des articles ou exercice pour un usage
professionnel, vous pouvez le faire en indiquant le nom de l'auteur, extrait
du livre numérique « Les chroniques du développement personnel »
et l'url du site www.epanouissance.com

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Table des matières par titres d'articles

Table des matières par titres d'articles


Table des matières thématique
1. Rester stable et confiant au milieu de la tourmente
2."Je pense donc je suis"
3. La symbolique du sapin
3b. Bilan de votre année
4. L'énergie du Printemps
5. L'élan créatif du printemps
6. Comment devenir maître de sa vie ?
7. Le déroulement du Temps
8. Le déroulement du temps, deuxième partie : les étapes de la vie
9. Le temps de l'été et des vacances
10. La rentrée des rêves
11. Comment programmez vos rêves ?
12. Programmez vos rêves pour Halloween
13. Les différentes manifestations de la peur
14. Amour et soutien inconditionnel
15. Origine de la fête de Noël
16. Bilan annuel et perspectives
17. Ressourcement, énergie, joie de vivre
18. Création, Créativité et vie quotidienne
19. L'amitié considérée sous l'angle du développement personnel
20. Explorer votre relation à l'argent
21. La fleur et le jardinier
22. Réflexions sur le chemin de la vie
23. A vos souhaits
24. Comprendre et transformer l'ennui
25. Positiver...
26. Positiver... (suite)
27. Votre temps, est-ce du "temps mieux" ou du "temps pis" ?
28. Pathologie et créativité
29. Le grand nettoyage de printemps
30. Le grand nettoyage de printemps (2ème partie)
31. Rêve et mieux-vivre
32. Rêve et mieux-vivre (suite)

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33. L'attention
34. Les rêves prémonitoires
35. La séparation ou l’art des au revoir et adieux réussis
36. La sagesse des rêves et des contes
37. Développer l'attitude positive et augmenter le capital chance
38. Se ressourcer par la relaxation et les rêves
39. La course éperdue et insensée après le temps
40. Tenir ses bonnes résolutions
41. Se relaxer au quotidien
42. Comment l’écriture contribue-t-elle au développement personnel ?
43. Sortir de la stagnation
44. Communiquer de manière positive
45. Les rêves relèvent-ils du domaine de l’intime ?
46. Le plaisir
47. Une nouvelle vision de la maladie, de la santé et de la guérison
48. Penser à soi, s’occuper de soi, prendre du temps pour soi
49. Moins de frustration, plus de satisfaction
50. Changer rapidement
51. Boulot, boulot, boulot : l’addiction au travail une nouvelle dépendance
52. Écouter, être écouté
53. Surprise, découverte et changement
54. Les femmes et la culpabilité
55. Confiance primordiale et guérison
56. Passé, présent, futur...
57. La motivation : la locomotive du train de la vie
58. L’argent, plus qu’un moyen d’échanges, une énergie caméléon
59. Prendre, reprendre le chemin de l’épanouissement personnel sans
attendre
60. Dix trucs infaillibles pour rater à coup sûr ses objectifs !
61. Vivre à votre rythme
62. L’art de donner son avis
63. Les rêves, ces ressources inestimables souvent méconnues
64. L’heure d’or
65. Le pouvoir des mots
66. Jusqu'où vous adaptez-vous ?
67. A quoi tient la destinée ?
68. Risquez-vous d'attraper la grippe ?
69. Est-il possible de sortir de la dépendance énergétique et financière ?
70. Comment vivre pleinement ?
71. Jusqu'où vous soumettez-vous à l'autorité ?

5
72. Êtes-vous une personne aimante ?
73. Mères, je vous aime
74. Développez votre puissance positive
75. D'où Nelson Mandela tirait-il sa puissance ?
76. Existe-t-il des relations sans conflit ?
77. Comment venir à bout des « oui, mais... »
79. Êtes-vous plutôt confiant ou plutôt méfiant ?
80. Besoins ? vous avez dit besoins ?
81. Restons calme !
82. Passer à l'action harmonieusement avec le coaching
83. Apprendre à dire non pour être soi
84. Comment dire merci ou l'art d'exprimer de la gratitude
85. Oser demander
87. Apprécier la nouveauté et développer votre créativité
88. Comment jouez-vous au grand jeu de la vie ?
89. Les rêves d'orientation professionnelle
90. La thérapie par les rêves en Grèce antique
91. La thérapie par les rêves en Grèce antique 2
92. La thérapie par les rêves en Grèce antique 3
93. La thérapie par les rêves en Grèce antique 4
94. Quand la fortune vient en rêvant
95. Les rêves prédisent-ils l'avenir ?
96. Connaissez-vous Synesios de Cyrene ?
97. Vous-est-il arrivé de passer à l'action suite à un rêve ?
98. La relaxation remède à l'insomnie
99. Comment la relaxation favorise-t-elle le sommeil ?
100. La relaxation : soutien pour la confiance en soi
et la communication
101. Comment retrouver un mental clair en toutes circonstances ?
102. Invitation à la relaxation et au voyage
103. Les livres savent-ils guérir ?
104. L'épice qui rend la mémoire
105. La Ronronthérapie, ces chats qui nous guérissent
Du même auteur

Table des matières thématique

Les nombres indiqués renvoient aux numéros des articles

addiction travail : 51

6
amitié :19, 22,
argent : 20, 58, 94
l'attention : 33
attitude positive, bonheur : 22, 25, 26, 35, 37, 70, 72, 74, 75, 86
bilan annuel, objectifs et projets : 3b, 5, 9, 16, 23, 40, 60
changement : 21, 35, 40, 43, 50, 53, 59, 66, 69, 82
communication, écoute : 52, 62, 65, 76, 77, 83, 85, 100
connaissance de soi : 71, 79, 80, 83, 88
créativité : 18, 28, 87
croyances psychologiques : 2
écriture thérapeutique : 42
émotions, sentiments : 6, 12, 13, 14, 24, 46, 49, 53, 54, 73
énergie : 4, 17, 38, 69
faire le tri dans sa vie : 6, 9, 19, 29, 30, 86
motivation, destin : 57, 67
rêves : 10, 11, 31, 32, 34, 36, 38, 45, 63, 89, 90, 91, 92, 93, 94, 95, 96
saisons (développement personnel en fonction des saisons)
printemps : 3b, 5, 29, 30
été : 9
automne : 12
hiver : 3, 3b, 14,15
santé : 47, 55, 68, 90, 91, 92, 93, 103, 104, 105
stress (maîtrise) et relaxation : 1, 38, 41, 81, 98, 99, 100, 101, 102
temps (maîtrise et sens) : 7, 8, 27, 39, 48, 56, 61, 64, 78

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1. Rester stable et confiant au milieu de la tourmente

Les événements actuels qui se sont déroulés au plan national,


l’explosion de l’usine AZF à Toulouse et les destructions terroristes aux
États Unis, auxquels s’ajoutent les incidents de violence et de délinquance
fréquents dans certains quartiers, le tout intensément médiatisé, peuvent
facilement nous activer dans des émotions fortes et négatives. Celles-ci
risquent de nous entraîner dans des comportements d’inhibition ou dans
des actions destructrices.

La peur du pire et de la guerre, et le repli défensif, la colère et la violence


destructrices en réponses aveugles et stériles aux stimuli extérieurs sont
des réactions tentantes. Il est facile d’anticiper le pire, de se créer des
scenarii encore plus catastrophiques et de se laisser complètement envahir
par la paranoïa ou la dépression.

La pensée démultipliée a une force souvent négligée. Si des milliers de


personnes versent dans des pensées sombres, il est probable que l’avenir
en chaque instant créé, sera aussi sombre.

C’est un auto conditionnement du cerveau, chacun a le libre arbitre de


générer des pensées d’espoir ou des pensées dépressives, chacun a le libre
arbitre de générer autour de lui, un climat pacifique ou un climat de
violence. Il n’y a rien de plus contagieux qu’une émotion ou qu’un climat
émotionnel partagé par une groupe de personnes. Plus les émotions sont
fortes, plus elles viennent résonner, activer la même émotion, ou l’émotion
complémentaire chez les personnes alentours. Ce n’est pas facile parce que
le terrorisme entraîne la peur ou la montée de violence qui vont elles-
mêmes générer la même énergie.

Cependant ce n’est pas dans ce climat émotionnel que les meilleures


décisions se prennent. Pour décider et agir de façon juste et constructive il
est nécessaire de s’abstraire de ce type d’ambiance, de dire non à leur
propagation et de faire le calme en soi. Des exercices de relaxation, de
visualisation ou de concentration sont alors de précieux outils pour se
recentrer, retrouver la stabilité et la confiance au milieu de la
tourmente.

Exercice : propager la paix autour de soi

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Pratiquez une relaxation préalable. A partir de l’état de détente qui s’est
installé dans votre corps laisser venir l'image d'un endroit particulièrement
paisible. Laisser vous entrer en résonance avec ce climat serein.
Laisser vous envahir par un sentiment intérieur de grand calme jusque
dans chacune de vos cellules. Ressentez bien un sentiment profond de paix
avec vous-même, avec vos proches et vos relations, avec le monde.

Si vous n'y arrivez pas complètement acceptez qu'il vous reste encore des
zones de vous-mêmes à pacifier. Laisser l'intensité maximale de paix
rayonner tout autour de votre corps…Ce rayonnement s'élargit et englobe
votre lieu de vie ainsi que toutes les personnes qui y demeurent…

Ce rayonnement de paix se propage à tout votre village ou votre ville, il


touche les personnes, les animaux, les plantes, les minéraux… Ce
rayonnement de paix augmente encore sa puissance et se diffuse dans
votre département, puis dans votre région. Imaginer la couleur, la texture,
les sons harmonieux que le rayonnement pacifique véhicule…Ensuite vous
laisserez grandir cette énergie de paix aussi loin que vous le pouvez, sur
toute la terre… jusqu'aux confins de l'univers…

Vous mettrez fin à cette visualisation quand vous le souhaiterez à votre


rythme. Vous pourrez la pratiquer de nouveau chaque fois que vous aurez
besoin de vous connecter à l'énergie de paix. Vous reviendrez à la
perception de votre corps détendu et reviendrez à l'état d'éveil en bougeant
doucement.

Citations
L'art de la paix commence avec ceux qu'on aime.
Anonyme

La paix n'est pas comparable à un objet précieux qui nous appartient. Il


faut toujours la conquérir.
Nordahl Grieg

Outil complémentaire :
Les encens du monde commercialisent un encens appelé "Paix de l'esprit".
Associé à la visualisation, il la renforcera en la complétant avec sa
dimension olfactive et subtile.

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2."Je pense donc je suis"

Le philosophe Pascal établissait un lien de cause à effet entre la


pensée et l'identité : c'est parce que nous pensons que nous avons
conscience d'exister. Et si la façon dont nous pensons influençait
significativement notre façon d'exister ? A partir du moment où nous nous
pensons nous-mêmes, les autres ou le monde, différemment, nous
accédons à la possibilité de changer. C'est ainsi que sont nés les
découvertes et les progrès à partir de pensées nouvelles.

Le verbe penser à deux significations principales :


- former des idées, réfléchir, concevoir
- croire, avoir la conviction de
Le premier sens est un sens dynamique de création. Le 2ème sens est plus
statique, plus de l'ordre de ce qui est inscrit, établi.

"Nous vivons ce que nous croyons"


Nos croyances intérieures (au sens de ce que nous pensons de nous-
mêmes, des autres et du monde) constituent une sorte de squelette
psychique. Elles ne sont pas visibles à l'œil nu cependant nous observons
leur manifestation dans notre vie.
Voici trois exemples :

Il y a une forte probabilité qu'une personne qui se pense stupide, adopte le


comportement suivant : elle est admirative des personnes qu'elle trouve
intelligentes, elle est la plupart du temps d'accord et n'ose pas contredire,
elle ne donne pas son avis. Elle a des difficultés à penser par elle-même,
elle est influençable et sans doute manipulable, elle n'exerce que
faiblement son libre arbitre.

Une personne qui pense que la présence des autres est contraignante aura
tendance à s'absorber dans des activités solitaires, à éviter les groupes, à
vivre seul(e) à ne pas respecter les accords pris en commun, parfois même
cherchera à imposer sa volonté…

Une personne qui pense que le monde doit être changé agira pour un idéal
de changement : pacifique, social, économique, environnemental,
politique ou encore spirituel.

10
Repérer les croyances qui président à nos comportements augmente
l'éventail de nos choix conscients

Exercice : assouplir ses croyances

Notez tel quel les pensées qui vous traversent l'esprit au cours d'une
journée. Le soir faites un mini bilan de vos pensées et de vos croyances.
Qu'observez-vous à propos de vos pensées ? Y a-t-il une tendance :
critique des autres, réflexion , recherche de solutions à des problèmes,
autodépréciation, espoir d'un monde meilleur ou différent ?

Poursuivez l'exercice sur plusieurs jours si vous le souhaitez ou à


différentes périodes (travail, vacances, réunions de famille, déplacements).
Pour les pensées ou les croyances qui ne vous paraissent pas très positives
ou pas très efficaces vous pouvez rechercher une alternative.

Exemples :
- "la langue française s'appauvrit, c'est déplorable" en face de cette
lamentation demandez-vous quoi faire dans votre environnement pour
contribuer à enrichir le vocabulaire de vos semblables.
- "cet homme ou cette femme quel(le) … ! Face à cette critique demandez-
vous : est-il préférable pour moi d'éviter cette personne ? Qu'est-ce qui
m'agace dans son comportement ? Cette personne possède t-elle des
qualités intéressantes ?

3. La symbolique du sapin

Que représente ce sapin de Noël que la plupart d'entre nous


installent dans leurs foyer en cette fin d'année ?
La tradition de l’arbre de Noël nous vient d’Europe du Nord où tous les
arbres ont déjà perdu leurs feuilles sauf les conifères. Il s’agit d’ailleurs le
plus souvent d’un épicéa et non d’un sapin.
Le sapin est à l’image de la terre gelée comme pierre. Il ressemble au
monde minéral et cristallin.
Dans les pays scandinaves, le sapin illuminé était symbole de continuité,
de permanence et de renouveau.
Dans le calendrier des arbres celtiques, chacun des 13 mois lunaire de 28

11
jours était dédié à un arbre. Les 13 mois font 364 jours. Le jour manquant
était le 13 décembre, jour de la mort du soleil, dédié à l’if. Le lendemain
24 décembre, jour de la renaissance du soleil, était dédié à l’épicéa, l’arbre
de l’enfantement. D’où la pratique de planter un épicéa le jour de la
naissance d’un enfant.

3b. Bilan de votre année

Avant de prendre une nouvelle inspiration pour l'année à venir, une pause-
bilan s'avère utile pour prendre le temps de souffler et de faire le point sur
l'année écoulée Ce temps de réflexion servira de base pour redéfinir vos
objectifs, vos priorités pour l'année 2002.

Vous trouverez ci-dessous quelques questions destinées à vous guider, si


vous décidez de vous accorder cette pause de fin d'année.

- Comment avez-vous utilisé votre temps cette année ? Disponibilité à soi,


aux autres, temps de travail / temps de loisirs, parasitages (problèmes
d'organisations, imprévus, défections, temps de communication stériles...).
- Quels ont été les évènements les plus marquants ?
- Comment avez-vous nourri les différentes parties de votre être (mentale,
émotionnelle, corporelle, spirituelle) ?

Exercice : lettre de fin d'année à votre meilleur ami

Écrivez une lettre à votre meilleur(e) ami(e) datée du 31 décembre. Vous


allez vous projeter à la fin de l'année prochaine et lui raconter avec moult
détails les projets réalisés au cours de l'année. Laissez-vous contacter des
émotions positives en lui faisant part de vos réussites en tous domaines.
Vous fermerez cette lettre, la rangerez et l'ouvrirez dans un an jour pour
jour...

Citation
Demain du ventre du temps surgira une année nouvelle
Njabulo S. Ndebele

Pour aller plus loin :


Livret numérique de coaching pour clore votre cycle annuel et préparer
vos projets http://www.epanouissance.com/coach_bilan.htm

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4. L'énergie du Printemps

L'énergie du Printemps a déjà fait irruption dans nos contrées en ce mois


de février.
Des journées ensoleillées accompagnées de températures plus clémentes et
des fleurs annonciatrices du renouveau végétal sont apparues. Peut-être
avez-vous senti, au dedans de votre être, les impulsions du changement ?
Envie de ranger ou de réorganiser votre habitation, envie de s'essayer à une
nouvelle activité, émergence de nouveautés semées l'automne dernier...

Le mot printemps vient de primus tempus qui signifie premier temps. Le


printemps est la première des saisons de la vie, correspondant au "jeune
âge". En développement personnel c'est la période ad hoc pour retrouver le
contact avec l'enfant intérieur, le laisser s'exprimer, satisfaire son besoin de
réconfort ou de créativité.
C'est le moment de faire une cure de jouvence et de tendresse. La pratique
de la relaxation à but de bien-être est tout à fait appropriée.
L'histoire contemporaine nous donne plusieurs exemples d'une énergie
collective printanière particulièrement forte qui peut même franchir la
frontière qui sépare la vigueur de la violence. Le printemps de Pékin
(1989) a commencé avec une demande de libération de détenus politiques
et s'est prolongé par une réclamation véhémente de démocratie et de
liberté. "Dans la même sève ascendante", le printemps démocratique du
Sénégal (2000) a été un changement manifesté par la voie électorale.
Dans le domaine des arts d'autres printemps ont vu naître des festivals
musicaux renommés, tels le festival français de la chanson de Bourges
(depuis 1997) et le festival international de musique classique de Prague
(depuis mai 1946, l'un des plus vieux festivals de musique en Europe).
Les symboles artistiques courants représentant le printemps sont : l'agneau,
le chevreau, l'arbuste, les couronnes de fleurs.
La mythologie grecque nous présente Maïa la déesse du printemps et de la
croissance. Maïa était la fille du Titan Atlas et l'une des sept Pléiades,

13
nymphes que Zeus devait transformer en étoiles. Maïa est également la
mère du dieu Hermès, protecteur des voyageurs et des commerçants.

Exercices pour se mettre en résonance avec l'énergie du Printemps :

Absorbez-vous dans la contemplation d'une œuvre d'art qui évoque le


printemps par exemple le tableau : "le printemps" de Botticelli...
Ecoutez et laissez-vous porter par les vibrations d'une séquence musicale :
la première des quatre saisons de Vivaldi ou "le sacre du printemps" de
Stravinski...
Programmer vos rêves avec l'induction : "cette nuit je rêve de printemps".
La technique est expliquée dans l’article n° 11. Ensuite si vous le souhaitez
amusez-vous à le décoder vous-même ou faites vous aider.

Citations
Le printemps c'est quand la neige fond et qu'elle repousse en gazon.
Paroles d'enfant

En automne je récoltais toutes mes peines et les enterrais dans mon jardin.
Lorsque avril refleurit et que la terre et le printemps célébrèrent leurs
noces, mon jardin fut jonché de fleurs splendides et exceptionnelles.
Khalil Gibran

5. L'élan créatif du printemps

Si vous vous mettiez au diapason de l'énergie des saisons peut-


être ressentiriez vous l'énergie du printemps comme un élan créatif, une
poussée d'énergie que vous pouvez canaliser dans la créativité à votre
façon dans le ou les domaines de votre choix. Cette énergie qui "monte"
était déjà présente toute endormie pendant l'hiver.
Dans le Yi Jing, le livre chinois des changements, on trouve une
métaphore qui résume les principales étapes qu découlent de l'impulsion
créative. L'énergie créative est représentée par le dragon. En Chine le
dragon est un animal bénéfique qui crache l'eau féconde - et non le feu
destructeur -.

Ainsi pendant l'hiver le dragon est immobile au fond des rivières, il


s'emplit d'eau. Au printemps il se réveille dans le fracas des orages et
s'élance vers le ciel. En été, il vole au plus haut du ciel d'où il répand, sous

14
forme de pluie féconde, l'eau accumulée durant la saison hivernale. Quand
vient l'automne il redescend vers l'eau sombre pour y restaurer sa
puissance durant son sommeil d'hiver.
Ce cycle naturel appliqué à un projet se décompose dans les quatre étapes
suivantes :

Au début (en hiver) il est trop tôt pour agir, pour déployer sa créativité. Le
projet est encore latent. C'est une étape de préparation, d'attente pour
accumuler des forces.
Puis le dragon s'éveille (au printemps), il quitte l'eau pour la terre, il s'élève
des profondeurs invisibles pour apparaître au niveau du sol, c'est le
moment de faire passer la puissance de l'élan créatif dans la réalité. Les
réalisations peuvent commencer avec prudence, il est utile d'être guidé car
l'expérience est encore insuffisante. L'énergie naissante pour aller vers la
réussite du projet doit s'engager dans une direction solide.

Ensuite (en été), le ou les acteurs du projet vont redoubler d'énergie, se


renforcer. Ils ont besoin de fermeté, de lucidité et de vigilance pour que le
projet gagne en envergure. L'élan créatif touche au point le plus élevé du
ciel. L'aisance dans la réalisation est maximale.

Enfin, l'énergie décroît, il est alors temps d'envisager une période de retrait
(en automne) qui peut être mise à profit par une réflexion, un bilan.

Avec le retour de l'hiver il sera sage de se reposer, de reconstituer ses


forces d'où pourront rejaillir un nouvel élan créatif, un renouvellement
salutaire qui évitera la sclérose.

Exercices pour débuter un projet

Quelles idées avez-vous eu cet hiver ou les hivers précédents ? Faites une
liste.
Ce sont par exemple des idées qui ont frappé à la porte de votre conscience
plusieurs fois et auxquelles vous avez réservé un accueil plutôt favorable
tout en les laissant germer tranquillement.

Choisissez-en une qui a commencé de germer c'est à dire pour laquelle


vous avez déjà quelques éléments. Continuez à travailler sur la
transformation de l'idée en projet en explorant l'environnement dans lequel
ce projet est susceptible d'éclore. Rassemblez des informations ou du

15
matériel. Rencontrez des personnes en relation avec votre projet. Si votre
projet est modeste, construisez-le avec l'aide de vos proches, il sera prêt à
éclore cet été. S'il s'agit d'un projet d'envergure vous aurez besoin de
plusieurs saisons et l'aide d'un coach (accompagnateur de projet) vous sera
utile ; vous pourrez l'amorcer par une première étape susceptible d'arriver à
maturité cet été.

Si vous n'avez pas d'idée que vous aimeriez transformer en projet, vous
pouvez vous entraîner à développer votre créativité en trouvant des idées
avec les exercices suivants :
- noter le plus grand nombre d'activités intéressantes qui vous passent par
la tête (par exemple : décoder mes rêves, peindre, voyager, développer mes
connaissances en informatique, pratiquer le ski, la relaxation, la
gymnastique, courir, m'occuper d'enfants, restaurer de vieux meubles &) -
- imaginer le plus grand nombre d'objets qui n'existent pas (par exemple un
appareil de pop-corn qui fabrique des frites à la banane !)
- lister tous les métiers que vous aimeriez ou auriez aimé exercer
A partir d'un de ces éléments vous pouvez réfléchir à une ébauche de
projet.

Citations :
La créativité est faite d'attention et de respect pour les petits faits de la vie.
Francesco Alberoni

La créativité est une fleur qui s'épanouit dans les encouragements mais
que le découragement, souvent, empêche d'éclore.
Alex F. Osborn

Pour aller plus loin :


séances de coaching : http://www.epanouissance.com/coach_seances.htm

6. Comment devenir maître de sa vie ?

Cesser d'être disciple et devenir enfin son propre maître, voilà le défi que
nous lançait André Harvey lors de sa conférence du 29 avril à Compiègne.
Un défi de taille qui peut changer nos vies.
Pour débuter sa conférence André a annoncé : "Quand le maître est prêt, la
maître apparaît". Ce qui signifie que lorsque nous sommes maître de notre

16
vie nous rencontrons des personnes qui le sont également. La relation
s'établit alors sur un pied d'égalité et d'enrichissement mutuel.

Être disciple c'est la plupart du temps accepter que d'autres pensent,


décident ou agissent à notre place. Être disciple c'est aussi renoncer à
grandir, c'est souvent éviter de réfléchir d'une façon différente. Les
avantages apparents existent : c'est éviter d'être critiqué, éviter d'être jugé.
En n'étant pas maître de sa vie il est plus facile d'être aimé, il est plus
confortable de rester discret au milieu du troupeau de moutons.

Parmi les émotions qui nous assaillent tous les jours l'une d'entre elles
jouent un rôle déterminant et nous manipule souvent à notre insu : il s'agit
de la peur.
La peur revêt plusieurs aspects :
Peur de ne pas être aimé - alors on se conforme au désir des autres pour
éviter d'être rejeté.
Peur de ne pas être à la hauteur - alors on n'entreprend pas les projets qui
nous plairaient en ne se croyant pas suffisamment compétent.
Peur de l'échec - le projet reste dans le tiroir, il ne risque pas de réussir.
Peur d'être malade - on n'ose pas voyager, on se rassure avec des
médicaments qui ne sont pas toujours nécessaires.
Peur de mourir - elle peut se traduire par le déclenchement de symptômes
qui ressemblent à la maladie dont sont mortes des personnes proches
particulièrement au moment de l'anniversaire de leur mort ou quand on
atteint le même âge qu'elles.

Les peurs inscrivent leurs messages dans le corps, pour se délivrer du


symptôme il s'agit d'identifier cette peur et de s'en libérer. La peur d'aller
en enfer autrefois véhiculée par les religions conduisait les disciples à
obéir sans se poser de questions à des comportements dictés par des
représentants du pouvoir religieux même s'ils étaient abusifs.

Le mécanisme utile à reconnaître pour se préserver de la manipulation est


le suivant :
Une peur est suscitée, s'ensuit une réaction de la personne apeurée qui
recherchera la protection proposée.
Par exemple la peur de la maladie entraîne l'achat de médicaments, de
vaccins pour se protéger.
La peur des accidents, la peur de la mort entraînent des souscriptions
d'assurances de toutes sortes destinées non pas à nous protéger

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véritablement mais à apporter une compensation financière dans le cas où
un accident se produirait. Une attitude lucide consiste à évaluer les risques
objectifs. A mon avis il est plus important et plus sage de recourir à la
prévention que de visualiser le pire et de payer par anticipation un
hypothétique dédommagement financier. D'autant qu'il est nécessaire
d'être indemne de tout pour souscrire un contrat.

Une question utile à se poser dans cette perspective de lucidité est : à qui
cela profite-t-il ? La lecture des affiches et des documents à la lumière de
ce mécanisme et de ce questionnement peut être amusante et enseignante.

Comment progresser sur le chemin de la maîtrise de sa vie ? Une piste


efficace est de cesser de se dévaloriser et de hausser sa valeur personnelle.
Une magnifique allée, où germent des graines d'espoir et de confiance, où
perle la rosée intuitive, où brille l'étincelle divine qui anime notre âme. Je
vous laisse l'emprunter à votre guise …

Exercice : être à l'écoute de soi

Pratiquer un exercice de relaxation de façon à vous mettre en état d'écoute


intérieure, de réceptivité à votre intuition.
Dans un endroit que vous appréciez et où vous vous sentez en sécurité
laissez-vous percevoir l'information de quelque chose où de quelqu'un qui
vous freine en ce moment. L'information qui vous parvient peut être de
nature visuelle, auditive ou un ressenti. Laissez l'image se dissiper
Toujours dans ce lieu laissez-vous entrer en contact avec votre maître
intérieur ou bien votre guide, ou bien l'image de vous-même pleinement
épanoui(e), réalisé. Laissez cette énergie de plénitude, de réalisation vous
imprégner.
Revenez à la perception de votre corps installé dans la pièce où vous vous
trouvez. Progressivement à votre rythme revenez à l'état d'éveil.

Pour aller plus loin :


"Le petit maître de poche" livre+CD audio auteur : André Harvey,
Productions André Harvey

7. Le déroulement du Temps

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Quoique l'on fasse ou que l'on ne fasse pas, le temps passe.
En dehors de tout calendrier nous assistons aux cycles saisonniers de la
nature, aux mouvements des astres, nous assistons à la transformation de
notre corps. Face à ce constat du temps qui s'écoule et qui est limité à la
durée de notre vie présente, nous avons différents choix possibles :

- Chercher à ralentir les effets de notre inéluctable vieillissement. Là aussi


nous avons le choix des méthodes en fonction de nos valeurs que ce soit la
pratique d'une discipline naturelle et d'une bonne hygiène de vie pour
conserver une vitalité optimale (yoga, Taï chi, art martial &) ou
l'absorption de substances anti-vieillissement comme le DHEA ou encore
l'application de techniques esthétiques ou chirurgicales.

-"Brûler la vie par les deux bouts" en la vivant plus intensément, même en
frôlant la mort avec des prises de risques élevés pour certains.

On peut accepter ou refuser, détester ou apprécier le temps passé à vivre


depuis notre naissance. Détester parce qu'il nous rapproche de la mort ou
parce que les expériences de vie ont été douloureuses. Apprécier parce que
notre capital d'expériences et notre sagesse ont grandi et peuvent être
offerts au monde par l'intermédiaire de notre environnement.

A l'échelle individuelle le temps vécu peut être souffrance ou libération


progressive, malheur ou bonheur et chacun choisit d'être acteur ou
spectateur de son temps de vie.

Mark Twain affirmait :"Les minutes sont peut-être égales pour une horloge
mais pas pour un homme". Chacun dans sa vie ressent des moments où le
temps semble avoir une durée différente.
Le temps passe vite quand on se livre à une activité plaisante, quand on est
avec des personnes que l'on apprécie, quand on est très occupé. Il semble
s'allonger quand on attend quelque chose, quelqu'un ou que l'on s'ennuie &

Subjectivement le temps semble s'écouler dans le sablier à des vitesses


variables. Cette impression de modification de la durée du temps se
retrouve aussi dans les états de conscience modifiés expérimentés en
relaxation ou pendant les rêves.
Ainsi, dans les rêves, l'habituel repérage mental : passé, présent, futur est
aboli au profit d'une condensation spatio-temporelle. Le rêve englobe des
souvenirs, des lieux éloignés, des éléments inconnus de notre futur

19
probable, des émotions et des sensations du présent.

A l'échelle humaine, le temps semble aussi ne pas avoir la même durée.


Depuis le siècle dernier nombre de découvertes et d'applications
technologiques ont vu le jour. Elles ont eu une répercussion sur notre
façon d'appréhender le temps et l'espace, sur notre rythme d'apprentissage
et d'adaptation. Cela est particulièrement vrai pour les moyens de
transports et de communication. Si l'on compare par exemple le rythme
d'une caravane nomade à celui d'un avion ou d'une fusée il y a de quoi
attraper le vertige !
Par conséquent nous avons beaucoup moins l'habitude d'attendre et de
patienter qu'autrefois, nous avons pris l'habitude que les choses aillent vite,
de plus en plus vite.
L'accélération subjective du temps n'est pas sans poser de problème, ni
d'angoisse.
Pour certains domaines psychophysique notamment : le développement de
l'enfant, son apprentissage, ses étapes de maturation demandent qu'il n'y ait
ni pression excessive, ni angoisse. Pour guérir d'un traumatisme, d'un
deuil, d'un accident, il faut laisser du temps au temps. La cicatrisation, la
rééducation ne seront possibles qu'au terme de patience et de persévérance
régulière.

Le film "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux" de Robert


Redford qui vient de passer récemment à la télévision est une superbe
illustration de ce processus de réparation qui nécessite une durée
incompressible.

Je terminerai donc cet article par cette sage citation de La Fontaine


toujours d'actualité même dans une société qui va vite "Patience et
longueur de temps valent mieux que force et que rage".

Exercices pour aller à l'essentiel :

Durée de vie
Si vous n'aviez plus que 48 heures à vivre que feriez-vous ? Et pour 6 mois
à vivre ?
Si vous étiez immortel que feriez-vous de votre vie ?

Passé-présent-futur
Décrivez votre passé en 3 phrases

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Dites en une phrase ce qui est important dans votre vie en ce moment
Décrivez le futur que vous souhaitez en 3 phrases. (Vous pouvez effectuer
une distinction entre votre futur personnel et celui que vous souhaitez à
l'humanité).

Citations
Le temps c'est : ce qui passe quand rien ne se passe.
Jean Giono

Le temps est un fleuve fait d'évènements.


Marc-Aurèle

Pour aller plus loin :


coaching en maîtrise du temps :
http://www.epanouissance.com/coach_temps.htm

8. Le déroulement du temps, deuxième partie : les étapes de la


vie

Chacun de nous possède en lui une "horloge" de développement


qui nous fournit le plan de base de notre existence. Bien comprise la
conception cyclique du temps peut aider à mieux vivre à réaliser nos
objectifs dans la vie.

Au cours de notre vie, depuis la conception jusqu'à la mort nous traversons


donc différents cycles. Si nous les expérimentons complètement, nous
mettons en place des fondations stables qui nous permettent de passer à
l'étape suivante. Si nous n'achevons pas une phase, le plus souvent parce
que nos besoins légitimes (soins, éducation, attention, compréhension,
amour, protection) ne sont pas comblés, nous portons en nous des freins
inconscients qui une fois adultes limitent notre épanouissement, notre
accomplissement.

Cependant arrivés à l'âge adulte il est de notre ressort de combler ces


lacunes avec l'aide de personnes disponibles. La vie est un processus
continu de développement, et de maturation. Si nous nous y opposons,
alors au lieu d'évoluer, nous régressons.

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Un changement radical paraît possible dans un intervalle de 7 ans. Dans
l'antiquité le chiffre 7 symbolisait souvent l'accomplissement, la plénitude
et la perfection. La semaine est fondée sur une durée de 7 jours. Dans la
genèse la création se fait en 7 jours, repos compris !
De la conception à la naissance
Pour la plupart des humains le séjour dans l'utérus maternel est une
expérience paradisiaque hors du temps et de la pesanteur. Dieu ou la
Nature se charge de notre croissance. Nous sommes en contact avec
l'énergie spirituelle de notre conception. Le fœtus vit et ressent
essentiellement le monde à travers les émotions de sa mère.

C'est pourquoi pendant cette période la sagesse pour la femme enceinte est
de satisfaire ses besoins, de ne pas s'inquiéter de ses ambitions ni de ses
objectifs personnels. L'idéal est d'être en contact avec la nature et avec ses
cycles.

De la naissance à 7 ans
L'expérience de la naissance peut déterminer notre conception du monde
comme un lieu amical et agréable ou comme un lieu froid et sans amour.
Entre la naissance et 6 mois le bébé développe son "pouvoir d'exister" :
d'avoir la droit d'être là et d'être pris en charge en recevant nourriture,
soins et tendresse.
Le contact corporel est particulièrement important au cours de la première
année. Si le nouveau né est séparé de sa mère à la naissance il vit
douloureusement la séparation et la solitude. Ses émotions sont brutes
(plaisir - déplaisir ou frustration) et intenses. Au cours de la seconde année
l'enfant fait l'apprentissage d'autres émotions et de sensations variées

Le bébé s'attache à ses parents ou aux toutes premières personnes qui


s'occupent de lui. Il grandit grâce à leur affection. Si les personnes
nourricières satisfont rapidement ses besoins, il acquiert des sentiments de
confiance, de sécurité, de plénitude et ultérieurement de puissance sinon
c'est l'inverse qui se produit. Ces premières impressions sont profondes et
durables.

Cette phase correspond à l'établissement de la confiance primaire. Cette


confiance est la base nécessaire au déploiement sans restriction et sans
angoisse de toutes les possibilités innées de l'homme. Pendant cette
période l'enfant vit dans une sorte d'état onirique. Il ne peut savoir par lui-
même qui il est ou ce qu'il mérite qu'au travers de la façon dont ses parents

22
le traitent.

Entre 6 et 18 mois l'enfant développe le "pouvoir d'agir". Il explore


sensoriellement son environnement sans se poser de questions. C'est
important qu'il ait le droit d'explorer, d'avoir des initiatives, de faire des
expériences tout en bénéficiant d'un appui et d'une protection.

Entre 18 mois et 3 ans l'enfant s'affirme, il dit "non", commence à se


séparer des parents et se confronte à la réalité. Il provoque et découvre des
limites.

De 3 à 6 ans il développe son pouvoir d'identification. Il découvre son


identité sexuelle, observe les conséquences de ses actes, pose des questions
qui commencent souvent par "pourquoi". Les cauchemars et les peurs
soudaines inexprimables. A 7 ans l'envie active de jouer prend le relais sur
l'état onirique, il différencie le réel de l'imaginaire.

De 8 à 14 ans
Le jeu permet le développement de la sociabilité. C'est le début de la
recherche du soutien et de l'amitié des pairs (les enfants de la même classe
d'âge). C'est la découverte du partage, du chacun son tour et de
l'apprentissage à différer la gratification. C'est le début de l'indépendance
par rapport à la famille, le jeune est vulnérable à la pression de ses
camarades. Il a besoin que quelqu'un lui pose des questions et lui témoigne
de l'intérêt ce qui l'aidera à raconter ses expériences, ses émotions, ses
désirs donc de voir plus clair en lui-même.

Pendant le passage à l'adolescence le jeune a besoin de sécurité. Il doit


recevoir la permission de faire beaucoup d'erreurs et d'en tirer des leçons.
Ainsi il apprend des compétences techniques, il discute et conteste les
façons de faire des autres et développe son "pouvoir de réussir". Les
permissions dont il a besoin pour bien vivre cette étape est d'avoir le droit
de : penser avant d'agir, de faire confiance à ses sentiments pour le guider,
d'agir à sa façon et de ne pas être d'accord.

De 15 à 21 ans
C'est une période pour se connaître, identifier ses désirs et s'aimer. Les
préoccupations sexuelles sont importantes. C'est de nouveau une phase
d'exploration et d'expérimentation du monde. Se lier avec des amis ou des
mentors, se consacrer à des activités constructives permet d'acquérir de

23
l'assurance et de commencer à trouver sa place dans le monde. C'est le
début de l'élaboration des projets. Le soutien familial est encore bienvenu,
davantage à titre consultatif qu'à titre directif. C'est le moment opportun
pour repérer la discipline pour laquelle on est doué et afin d'en acquérir
une maîtrise croissante. Le développement porte sur la responsabilité de
ses besoins, de ses sentiments, de son comportement, ce qui entraîne une
autonomie accrue avec la possibilité d'être accueilli en revenant à la
maison.

De 22 à 28 ans
C'est le moment de quitter le nid familial, de s'émanciper. Les étudiants
doivent apprendre à gérer leur liberté sinon il y a risque de dériver et de ne
rien faire de constructif de cette liberté.

De 29 à 35 ans
C'est la période d'ouverture à la relation intime pour trouver le bon
partenaire. Pour s'ouvrir pleinement à l'autre dans une relation amoureuse
durable, il faut guérir les éventuelles souffrances antérieures. Le moment
est venu de vivre sa propre existence en suivant sa voie intérieure. Il s'agit
de ressentir dans son cœur ce qui est juste et viable pour soi.

De 36 à 42 ans
C'est l'étape du vécu de l'amour inconditionnel envers un être totalement
dépendant (enfants, petits enfants, animal domestique). Le besoin est de
donner sans réserve à quelqu'un qui a besoin de soi pour vivre. C'est
l'expérience du véritable amour gratuit. La relation parentale parfaite est
régie par ce sentiment qui consiste à renoncer à une partie de soi-même au
bénéfice d'autrui.

De 43 à 49 ans
Il s'agit de redonner librement à la communauté ou à l'entourage.

De 50 à 56 ans
Après 7 périodes de 7 ans, un "super-cycle" s'achève, à la 50ème année
commence un cycle entièrement nouveau qui donne une chance de repartir
à zéro, sur la base d'un niveau d'évolution supérieur. Quelques rares
personnes termineront à 98 ans leur 2ème grand tour du circuit d'évolution.
Il s'agit de redonner au monde (l'échelle est plus vaste cette fois) le fruit de
son expérience et l'énergie reçue pendant sa vie. Se consacrer à aider la
planète. Dans l'idéal les besoins personnels sont pourvus, ce qui permet de

24
redonner ce qui a été reçu. Il est possible de rendre la terre meilleure en
voyageant, en partageant lumière et amour au delà de l'entourage et de la
collectivité locale.

Après 56 ans
Un homme doit continuer à se sentir responsable et utile aux autres, sinon
il perd sa raison d'être et sa vitalité. C'est la découverte d'accomplir enfin
ce pour quoi on est venus au monde et la possibilité d'exercer sa mission
tout étant relié au plan spirituel.

Exercice : les étapes de votre vie

A la lecture de cette trame, il est probable que vous ne vous perceviez pas
en synchronisation totale avec les repères indiqués. Aussi je vous propose
de réfléchir aux étapes restées en suspens pour vous-mêmes et à
l'accompagnement que vous pouvez effectuer auprès des enfants et des
adultes proches de vous pour les aider à grandir au mieux.

Citations
S'arrêter, lorsque l'on est sur une bicyclette, cela revient à tomber.
Louis Mermaz

La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre
l'équilibre.
Albert Einstein

Pour aller plus loin :


Pamela Levin "les cycles de l'identité" Éditeur Interéditions

9. Le temps de l'été et des vacances

Les vacances d'été constituent une période privilégiée pour


chacun d'entre nous. C'est la période où nous avons le choix d'utiliser le
temps à notre guise si nous avons su nous couper du travail habituel. Non
pas d'un travail créatif ou ludique dans lequel investir avec plaisir notre
énergie, mais d'un travail sous-tendu par les obligations, les contraintes, les
rythmes imposés par la vie professionnelle.
Pour entrer en résonance (mise en phase) avec les rythmes de la nature et

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progresser par le développement personnel rappelons-nous que l'été
évoque le temps des amours. Les traditions des fêtes de la St Jean au
solstice d'été symbolisent le feu amoureux et l'embrasement de la
rencontre avec l'alter ego.
Ce n'est pas hasard si beaucoup de couples attendent les vacances d'été
avec impatience pour réactiver leur flamme amoureuse peut-être peu ou
prou atténuée par la routine et le quotidien. C'est donc une période propice
pour réfléchir sur les aspects masculin et féminin en soi, pour se pencher à
deux ou seul sur la relation de couple.
C'est aussi l'occasion pour les pères et les mères d'adolescents ou de jeunes
adultes de dialoguer sur ce sujet de façon détendue sans que risquer d'être
interrompu par les nécessités du travail ou des études.

Un autre aspect positif des vacances d'été est la possibilité de faire du


rangement et du tri ou encore des travaux à la maison. Le tri permet de se
séparer de ce qui inutile ou obsolète, et aussi de retirer de son cadre de vie
des éléments qui inconsciemment rappellent quelque chose de désagréable.
Trier permet de faire la place pour le nouveau. Le rangement est en
relation avec le gain de temps, bien sûr, mais il représente aussi la volonté
de mettre de l'ordre dans sa vie.

Exercices pour l'été

Pour réfléchir sur les aspects masculin ou féminin en soi : question à se


poser et à poser à son fils ou sa fille - quel type de d'homme ou de femme
je souhaite devenir ?
Quel type d'homme ou de femme je souhaite rencontrer ? Penser aux
personnes que l'on admire et essayer d'identifier leurs qualités. (il n'y a pas
de limite d'âge supérieur à cette question car chacun est capable de
changement positif indépendamment de son âge)
Pour réfléchir sur le couple : que pourrais-je apporter ou suggérer pour
réactiver sainement le feu amoureux dans mon couple ?

Pour faire du tri passer en revue les différents meubles et objets de la


maison, les vêtements, s'interroger sur son ressenti : est-ce que cet objet
me plaît ?
Est-ce qu'il m'est utile ? Est-ce qu'il me rappelle un événement heureux ou
une personne que j'apprécie ?
Décider ensuite quoi garder, quoi jeter.

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Citations
On mesure le bonheur d'un couple à leurs photos, et les photos se prennent
pendant les vacances ; sans les photos de vacances on ne pourrait jamais
prouver qu'on a été heureux.
David Foenkinos

10. La rentrée des rêves

Les vacances ne sont plus qu'un souvenir et l'effervescence de la


rentrée s'est dissipée. L'automne pointe son nez, les jours raccourcissent,
les nuits s'allongent. La nature inaugure son changement de saison nous
incitant à délaisser le mouvement et l'agitation extérieures pour passer
davantage de temps dans le calme et la chaleur de nos habitations. Cette
transition est propice pour privilégier la vie intérieure.

Il suffit de sortir un cahier ou un classeur et de s'apprêter à vendanger vos


rêves pour en extraire de fructueux messages.
Les rêves ont une signification cachée et un pouvoir réel. Accéder à leur
signification influencera positivement tous les domaines de votre vie :
relations, santé, prise de décisions, spiritualité, créativité...

Tout le monde rêve, absolument tout le monde. C'est par manque d'intérêt
ou d'entraînement que beaucoup de personnes ne se souviennent pas de
leurs rêves. Chacun peut apprendre à se souvenir de ses rêves à condition
de le vouloir et d'y consacrer un peu de temps.
Certaines personnes croient que la plupart des rêves sont absurdes, c'est
une idée préconçue et c'est manquer une opportunité de découvrir leur
signification cachée. Tous les rêves sont dignes d'attention et d'intérêt,
même les "bouts" de rêves, même les cauchemars.
A partir de leur interprétation il est possible d'apprendre et de progresser.
Se souvenir de ses rêves et ne rien en faire c'est comme trouver des objets

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de valeur sur la plage et se contenter d'y jeter un coup d'œil distrait en
sachant que la mer les recouvrira à la prochaine marée.
Un comportement plus enrichissant serait que l'heureux découvreur se
penche et ramasse les objets pour les faire estimer...
La première étape sur la voie de la connaissance des rêves est donc le
rappel des rêves.

Comment activer le souvenir des rêves ?


Je vous propose trois suggestions :

- appréciez vos rêves quels qu'ils soient mêmes fragmentaires, même si le


sujet vous semble inintéressant a priori
- programmez-vous la veille au soir pour vous rappeler vos rêves le
lendemain. Visualisez le moment où vous irez vous coucher, voyez-vous
en train de dormir, au dessus de vous créez une bulle ou vous écrivez
"demain matin je me souviendrai d'un rêve". Visualisez votre réveil et
voyez-vous en train de noter ou d'enregistrer votre rêve avec satisfaction.
- réveillez-vous en douceur, restez au lit quelques instants jusqu'à ce que
des souvenirs de rêve remontent vers la conscience éveillée. Si rien ne se
produit changer de position tout en restant allongé tranquillement. Certains
rêveurs constatent qu'ils se souviennent davantage de leurs rêves pendant
les congés parce que leur réveil est moins stressant.

Si vous ne réussissez pas dès le premier essai, recommencez et ne vous


découragez pas. Il n'y a pas d'âge limite pour activer le rappel des rêves.
Certaines personnes ont commencé à se souvenir de leurs rêves après 40
ou 50 ans, parfois après s'être mis à la pratique du yoga ou de la relaxation.

La deuxième étape est le recueil des rêves.


A l'exception de certains rêves particulièrement marquants leur souvenir
est évanescent. Il convient donc de les conserver. Si vous optez pour l'écrit
vous pouvez utiliser un cahier, un classeur ou une disquette. Des dessins,
des peintures, des collages sont parfois plus expressifs qu'un récit ou
viennent le compléter. Si vous optez pour l'oral, il vous faudra un
dictaphone et des cassettes.

Si vous souhaitez pour retrouver facilement l'un de vos rêves il vous


faudra décider d'un système de classement. Le plus courant et le plus
simple de mise en œuvre est le classement chronologique, vos rêves sont
rangés dans l'ordre des dates où ils se sont produits. Le fait de mettre un

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titre à chaque rêve vous aidera à le retrouver. Un autre système est le
classement thématique qui offre l'avantage de faciliter les retrouvailles
d'un rêve par son contenu. Il vous permettra aussi de repérer les thèmes de
vos rêves et leurs fréquences et l'évolution des contenus. Le classeur ou
l'enregistrement informatique permet une souplesse d'utilisation et de
basculer d'un système à l'autre si vous les souhaitez.

Exercice : résolution d'un problème en dormant

Si vous souhaitez exercer votre créativité nocturne vous pouvez appliquer


les consignes suivantes : penser à un problème qui vous préoccupe.
Examinez-le sous tous les angles, sans chercher de réponse. Ensuite pensez
à autre chose : à un souvenir agréable et laissez-vous envahir par les
sensations. Dormez tranquillement : il est fort probable qu'en vous
réveillant vous ayez la solution à l'esprit qu'elle soit apparue en rêve ou
non. Notez la.

Citation
La plupart des rêves sont ainsi : une composition de symboles en cristaux
dont chacun contient un sens sacré.
Christian Charrière

11. Comment programmez vos rêves ?

Vous avez le pouvoir de programmer vos rêves sur la question ou le thème


de votre choix. La condition de départ est vous souvenir de vos rêves. La
programmation est facile et naturelle pour certaines personnes, pour
d‘autres il faut s’entraîner un peu plus longtemps jusqu’au « déclic ».
Quoiqu’il en soit c’est une expérience réjouissante dont le résultat
surprend souvent et apporte beaucoup en termes de connaissance de soi.

Qu’est-ce que la programmation des rêves ?


Il s’agit d’orienter vos rêves
- vers un thème

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- vers la résolution d’une préoccupation, d’un problème
- vers la réponse à une question que vous vous posez

D’où vient cette technique ?

La technique de programmation des rêves est une version moderne de


l’ancienne pratique thérapeutique et religieuse "d'incubation onirique"
largement répandue en Grèce et en Égypte antiques.

Les grecs pensaient que les rêves étaient envoyés par les dieux. Avant de
s'endormir les grecs demandaient au dieu de leur choix des rêves
favorables.
L'incubation onirique consistait à rechercher dans le rêve la solution à un
problème d'ordre généralement médical. Il s'agissait d'un culte au Dieu de
la médecine Asclépios (appelé Esculape par les romains). Les malades se
rendaient dans ses temples, le plus connu d'entre eux étant celui
d'Epidaure.
Après une purification rituelle, le malade passait la nuit sur un socle de
pierre. Le dieu, son serpent ou son chien, le visitait dans ses rêves. Il
apportait parfois une guérison spontanée ou indiquait un remède. Le
message était décrypté avec l'aide des prêtres.
Ces pratiques ont duré pendant plusieurs siècles (à partir du 6ème siècle) et
se sont étendues à d'autres contrées. Ce culte florissant était pratiqué dans
plus de 300 temples.

Les égyptiens allaient également rêver dans des temples consacrés à


Sérapis (dieu masculin universel semblable à Zeus), Imhotep (prêtre-
médecin et architecte considéré comme un dieu guérisseur), Isis la grande
déesse, ou à Bès le nain difforme pourfendeur de mauvais démons. C'est
aussi à ce dieu protecteur des familles qu'ils demandent de les aider à faire
des rêves paisibles.
Qui sait, si notre souhait rituel du soir : "fais de beaux rêves" ne provient
pas de ces pratiques ?

Comment programmer vos rêves ?

- Dans les 3 jours précédant votre programmation pensez au thème


programmé. (Parfois s’y prendre la veille suffit : cela dépend des

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personnes et du sujet programmé).
- Votre motivation est un facteur important pour réussir à programmer vos
rêves. Réfléchissez à ce qui motive votre pratique, puis faites vous
confiance, "lâchez prise". Évitez d’être tendu ou crispé sur le rêve attendu.
- Si vous avez l’habitude de vous relaxer ou de méditer au cours de la
journée, vous pouvez y inclure une visualisation. Visualisez le moment où
vous irez vous coucher, regardez-vous en train de dormir. Au dessus de
vous créez une bulle où vous écrivez "cette nuit je rêve de…". Visualisez
votre réveil et regardez-vous en train de noter votre rêve avec satisfaction.
- Le soir de la programmation pratiquez une technique de relaxation[1]
(par relâchement des différentes parties du corps, par la respiration…).
Une fois que vous êtes bien détendu, formulez votre induction (la phrase
de programmation) : "cette nuit je rêve de …".
Votre induction doit être votre dernière pensée consciente avant le
sommeil. Elle doit s’exprimer par une phrase claire et de forme positive.

(Généralement les rêves sont induits par les associations d’idées qui les
précèdent à l’état de veille, c’est pourquoi la programmation des rêves
conseille de formuler une induction juste avant se d’endormir.)

- Si vous n’avez aucun souvenir de rêve au réveil, sachez qu’il peut


vous revenir au cours de la journée. Sinon, recommencez la
programmation plusieurs nuits consécutives. Si vous n’y arrivez
toujours pas, acceptez sans vous critiquer et recommencez plus tard.
Sachez également que de nouvelles informations en relation avec le
sujet programmé peuvent vous parvenir à l’état de veille, même si vous
avez oublié vos rêves.
- L’interprétation d’un rêve programmé s’effectue de la même façon
que celle d’un rêve non programmé.

Le rêve peut sembler ne pas avoir de relation évidente avec l’induction,


seule l’interprétation permettra de dire ce qu’il en est.

Exemple de thème de programmation : la maison

Pour vous entraîner voici un exemple d’induction " cette nuit je rêve de
maison ".
Si vous envisagez un déménagement l’induction peut s’énoncer : " cette
nuit je rêve de ma future maison ". Si vous rêvez d’une maison sur pilotis

31
alors que vous n’envisagez pas de voyage à l’étranger, l’interprétation de
votre rêve vous aidera à comprendre la signification symbolique du style
de maison rêvée.
Faites de beaux rêves... de maison.
Pour vous aider à interpréter votre rêve reportez-vous au chapitre 9 du
livre « Les grands types de rêves et leurs significations ».

Pour aller plus loin :


Le CD audio « Mieux dormir, mieux rêver » guide votre entraînement à
programmer vos rêves. En savoir plus à la page :
http://www.epanouissance.com/media.htm

12. Programmez vos rêves pour Halloween

Vous êtes-vous demandé pourquoi les citrouilles évidées avec des trous
figurant deux yeux et une bouche fleurissent à cette période de l'année ?
Pourquoi les magasins regorgent de sorcières, de squelettes, de monstres
grimaçants ?
L'ambiance très spéciale de Halloween connaît depuis 10 ans un succès
grandissant à tel point qu'elle prend une importance comparable aux fêtes
de Noël.
La connaissance de l'origine de cette fête et de sa symbolique est
particulièrement éclairante.
La fête de Halloween qui commence la nuit du 31 octobre provient des îles
britanniques. Elle a été transmise de génération en génération par voir
orale. Le mot anglo-saxon Halloween provient d'une contraction "All-
(saints)-even" qui signifie veille de tous les saints. Signalons que la
Toussaint, en principe une fête de joie, a lieu le 1er novembre alors que le
lendemain le 2 novembre correspond à la fête des morts. Cependant les 2
fêtes sont généralement confondues.
La fête chrétienne de la Toussaint et les manifestations déguisées de
Halloween se déroulent à l'époque où, du temps des druides, les celtes
célébraient la grande fête de Samain. Cette fête marquait le début de l'hiver
(la moitié sombre de l'année), la rentrée des troupeaux dans les abris et
surtout le début de l'année celte. Samain était aussi une fête politique,
législative, juridique et commerciale.
La participation était obligatoire sous peine de châtiment de folie ou de

32
mort appliqué par une puissance supérieure divine et implacable. Sur un
plan spirituel la communion entre tous les participants se manifestait par le
partage de la nourriture et de la boisson. L'exaltation collective de l'énergie
est poussée au paroxysme par des excès dans le but de transcender la
condition humaine pour parvenir au surnaturel, pour entrer en contact avec
l'Autre Monde au cours d'un Temps provisoirement suspendu. Halloween
est une croyance, celle de la présence des défunts, qui, ce soir là, ont la
permission de revenir dans l'environnement qui a été le leur pendant leur
vie et de visiter parents et amis. Mais d'un autre côté ces êtres faisaient
peur aux vivants : peur d'être enlevés par les esprits et de disparaître.

Voici un bref aperçu des glissements des rituels qui se sont produits
jusqu'à aujourd'hui. En Écosse, le soir de Halloween, ce n'était pas les
défunts eux-mêmes qui revenaient mais des jeunes gens qui
personnifiaient l'esprit des morts en se dissimulant le visage sous un
masque et revêtus de longues robes blanches. Puis les enfants prirent la
relève avec une lanterne dont le feu vacillant symbolise l'esprit mouvant
des morts. Les abondantes citrouilles creusées représentent des têtes de
mort. Les friandises quêtées par les enfants représentent quant à elles les
offrandes faites aux défunts. Ils contribuent ainsi à sauver les âmes en
perdition. Si l'on revêt des masques horribles c'est aussi pour faire peur aux
esprits diaboliques tout au moins pour leur montrer qu'on fait partie de la
même troupe.
La justification des rituels passés de Samain était la régénération des
individus et de la société par le contact avec les puissances d'habitude
invisibles.

Exercice de programmation des rêves

Je vous propose une programmation de vos rêves en relation avec l'un des
deux thèmes suivants relatifs à Halloween :
- la rencontre onirique avec une personne décédée, « cette nuit je rêve
d'une personne décédée ou de....(préciser son nom) »
- la guérison d'une peur : « cette nuit je guéris de la peur de....(préciser) »

Les services d'interprétation des rêves vous aideront à décoder votre rêve.
http://www.epanouissance.com/reve_interpretation.htm

Citation
La peur est une brume de sensations

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Jules Renard (écrivain français)

Pour aller plus loin :


"Halloween, histoire et traditions" de Jean Markale Editions Imago

13. Les différentes manifestations de la peur

Suite à l'article précédent vous avez peut-être programmé vos rêves avec
l'induction : "Cette nuit je guéris d'une peur" et vous avez obtenu un rêve
intéressant.
Il est utile d'identifier la nature de la peur traitée dans votre rêve. Il est fort
probable que la dissolution de la peur ne soit pas complète mais que ce
rêve vous aide sur votre chemin de dépassement de ce type de peur. Vous
le saurez en situation dans votre vie réelle... Quoiqu'il en soit n'hésitez pas
à recommencer la programmation tant que vous souhaitez progresser, que
ce soit bientôt ou l'année prochaine à la même époque. Bravo pour votre
courage ! Pour ceux qui n'ont pas encore effectué l'exercice de
programmation ils trouveront ici une déclinaison d'une émotion souvent
méconnue.

La peur de l'inconnu

La peur de l'inconnu est sans doute la plus connue. C'est la peur du


nouveau et du changement sous toute ses formes : rencontrer des nouvelles
personnes, goûter un nouveau mets, changer de mode de vie, avoir un
nouveau travail, visiter un pays étranger. Même si le nouveau a de fortes
chances d'être mieux que l'ancien, la peur de l'inconnu nous chatouille ou
nous paralyse selon l'espace qu'on lui laisse. Pour apprivoiser cette peur il
ne faut pas hésiter à interrompre régulièrement la routine et à se lancer
dans de nouveaux défis même modestes qui obligent à se dépasser et à
sortir des habitudes, à exercer sa créativité dans la vie quotidienne. La peur
de l'inconnu maintient les traditions, refrène les innovations. A dose
raisonnable elle permet d'être prudent et de réfléchir avant d'agir ce qui
peut éviter une prise de risque inconsidérée.

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Exercice : dépasser la peur de l'inconnu

Amusez-vous dans des situations nouvelles pour vous. Allez explorer de


nouveaux territoires en découvrant une nouvelle activité, changez
d'itinéraire. Décidez de partir en excursion ou en voyage sans avoir
effectué de programmation préalable. Vivez une nouvelle expérience (en
respectant vos goûts et vos valeurs bien sûr et en vous faisant accompagner
si c'est un sport ou une activité à risque.)

La peur de la pauvreté

La peur de la pauvreté revêt différentes formes. Détourner son regard


devant un mendiant ou feindre d'ignorer que certaines personnes vivent
dans un dénuement difficilement imaginable sont des comportement
d'évitement qui s'y rapportent. La peur de la pauvreté peut pousser
certaines personnes à s'enrichir même au delà d'une garantie financière qui
les met toute leur vie à l'abri, au delà du respect de leurs congénères. En
positif la peur de la pauvreté stimule l'entraide, la prise de mesures
solidaires, le développement de conditions de vie meilleures (alimentation,
habitat, travail). Une autre façon de nommer la peur de la pauvreté est la
peur du manque. Celle-ci conduit certaines personnes au sur-poids, ou à
faire quantité de réserves au delà du raisonnable.

Exercice : dépasser la peur du manque

De quoi avez-vous peur de manquer ? Cette peur est-elle fondée ?


Comment se manifeste votre comportement dans ce cas là ? Êtes-vous prêt
à vous libérer de cette peur ?
Qu'est-ce que cela changerait dans votre vie ? Êtes-vous prêt à assumer les
conséquences de ce changement ?

La peur de perdre l'objet d'amour

La peur de perdre l'objet de notre amour ou de notre attachement :


cette peur se remarque fréquemment chez les mères qui ont du mal à
accepter que leurs enfants grandissent et à imaginer qu'ils quitteront un
jour le nid pour voler de leurs propres ailes. Elle se manifeste

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particulièrement chez les personnes exclusives ou jalouses et dans des cas
extrêmes elle empoisonne carrément l'existence de certaines personnes.
Souvent de tels comportements excessifs recouvrent la peur d'être
abandonné suite à une précédente blessure d'abandon. Cette peur de
l'abandon peut aussi, à l'inverse, conduire des personnes à rester seules.
Elles se préservent ainsi d'une éventuelle récidive de souffrance causée par
le départ d'une future personne aimée.
Une autre forme plus subtile de cette peur est le souhait pour un parent que
son enfant fasse le même métier que lui afin que l'attachement au métier
perdure au delà de la mort. Parfois c'est très réussi on assiste à des
entreprises artisanales qui se transmettent sur plusieurs générations et
développent un merveilleux savoir-faire, d'autres fois c'est un calvaire pour
parents et enfants. La peur de perdre un objet d'attachement fait également
surface quand il s'agit de quitter une demeure ou une ville habitée depuis
longtemps.
Une variante un peu plus soft de la précédente mais tout aussi importante
au plan de la santé relationnelle est la peur de ne pas être aimé. Elle pousse
souvent à se conformer à ce les autres attendent de nous. Quand ces
attentes vont à l'encontre de nos propres besoins un conflit apparaît. Il faut
alors choisir entre ses besoins propres et les attentes des autres, s'affirmer
ou se sacrifier. Cette peur peut aussi se nommer peur d'être rejeté, elle
conduit les adolescents à se conformer au look et au vocabulaire du groupe
de la bande.

Exercice : dépasser la peur de ne pas être aimé

Dans un premier temps entraînez-vous à repérer les situations où vous


dites "oui" pour faire plaisir alors qu'à l'intérieur de vous ce serait plutôt
"non" la réponse juste à ce moment là. Dans un second temps entraînez-
vous, de plus en plus souvent, à dire "non" en exposant tranquillement
votre ressenti.

La peur de vivre et la peur d'être heureux

La peur de vivre existe bien, même si cela peut étonner a priori.


Pour évoquer des cas extrêmes cette émotion se manifeste naturellement
chez des personnes qui ont été emprisonnées pendant plusieurs années.
Elles doivent réapprendre à vivre en liberté. De même pour les personnes

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détenues en camp de concentration dans des conditions mortifères qui
doivent réapprendre à se sentir plus vivant et non à moitié mort.
Peut-être qu'en l'appelant peur de vivre pleinement elle sera plus
évocatrice d'une condition de vie usuelle. Il y a des degrés. Ils peuvent
apparaître en réfléchissant sur l'idée de la vie ou en se posant des questions
telles que : quelles sont les circonstances où je me sens vraiment vivant ?
Personnellement je me sens bien vivante quand je danse librement - sans
figure imposée - sur des musiques que j'apprécie particulièrement. Je sens
alors que je peux "contacter" une grande énergie et que l'énergie circule
bien dans mon corps. Certains se sentent bien vivants en réalisant des
créations - qu'elles soit artistiques ou professionnelles , d'autres en
exprimant et en donnant vie à leurs idées ou en faisant l'amour. Hélas
beaucoup d'hommes et de femmes ne vivent pas complètement, ils se
contentent de survivre.

Une deuxième facette de cette peur est la peur d'être heureux. Certaines
personnes habituées à être malheureuses ou en état de survie économisent
en quelque sorte un bonheur possible. Ces personnes se sont installées
dans un fonctionnement les privant de degrés de vitalité et sont alors
habituées à fonctionner avec des émotions négatives (tristesse,
ressentiment, jalousie, colère ...) qui les rendent malheureuses.
Quelle différence y a-t-il entre survivre et vivre pleinement ? En survie on
répond à des besoins minima : nourriture, logement, l'argent (obtenu par
un travail non choisi) ; peu de plaisir, peu d'amour, l'insatisfaction est
souvent au rendez-vous. La personne en survie méconnaît une partie de ses
besoins propres. Si vous connaissez des personnes dans cette situation et si
vous avez de la sympathie pour elles, discutez de ceci avec elles ou faites
leur passer l'article .

Le développement personnel peut les aider à progresser sur le chemin


d'une vie plus pleine. Une personne qui vit pleinement réalise des activités
où elle s'épanouit et exprime la joie de vivre : sourire, rire, légèreté,
spontanéité. Trop de contraintes, trop de responsabilités, oublier de
s'amuser peuvent étouffer la joie de vivre.
Un troisième aspect se présente avec la peur de réussir. La personne que
cette émotion freine ou bloque n'est pas prête à assumer les conséquences
de la réussite dans un des domaines de sa vie. Elle en a potentiellement les
capacités mais le suprême résultat positif l'effraie. Cette réussite
l'obligerait à remettre en cause son image d'elle-même ou ses relations ou
la "fidélité" aux membres de sa famille.

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Exercice : dépasser la peur de vivre pleinement

Observer les circonstances de votre vie où vous vous sentez bien vivre
pleinement. Félicitez-vous pour cela. Noter les domaines de votre vie où
l'énergie de vie semble diminuée ou bloquée, décidez d'agir pour les rendre
plus vivants.

La peur de souffrir

La peur de souffrir est celle qui se manifeste pour la plupart des personnes
qui vont subir intervention chirurgicale par exemple. Elle peut s'avérer
limitative dans les circonstances où elle entre en concurrence avec le désir
de voyager (peur d'attraper des maladies exotiques) ou avec l'envie de
pratiquer un sport qui risque d'entraîner dans une premier temps des
courbatures ou un effort physique douloureux. La peur d'être malade qui
s'attache à la souffrance peut entraîner des comportements d'évitement des
hôpitaux et à ne pas rendre visite à des proches hospitalisés. Combien de
fois ne dit-on pas "je ne t'embrasse pas, je ne veux pas attraper ta grippe".
Le risque existe si la personne est fatiguée et que son système immunitaire
n'est pas 100% efficace, mais cependant le risque est faible.
Vu sous un angle positif la peur de souffrir est à l'origine des progrès
médicaux, d'une meilleure connaissance des maladies et de stratégies pour
s'en préserver c'est tout le bienfait de la prévention santé. Mais
malheureusement la peur de souffrir peut amener à se gaver à outrance de
médicaments sans que cela soit vraiment nécessaire. La consommation
excessive de médicaments contribue à endormir les défenses naturelles de
l'organisme et ne règle pas forcément les problèmes. C'est notamment le
cas des antidépresseurs. La peur de souffrir, ou de souffrir de nouveau,
peut également miner une combativité saine, utile à défendre l'intégrité
physique et mentale, à poser des limites réalistes dans sa vie. La peur de
faire souffrir conduit parfois au mensonge ou à la fuite qui peut s'avérer
une attitude pire pour l'interlocuteur que celle qui consiste à se positionner
clairement.

La peur de mourir

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Nous savons tous que nous allons mourir, qu'un jour nous ne jouirons plus
de cette vie ci. Nous ne savons pas ce qu'il y a au delà. Les systèmes
spirituels ou religieux proposent des visions du monde de l'au-delà qui
exposent que la mort n'est qu'un passage et qu'il existe une autre forme
d'existence après la mort. L'important est de choisir des "croyances" qui
sont "aidantes" pour se représenter et se préparer au mieux à cette
transformation. Ne rien savoir, ne rien envisager correspond à avoir un
vide en face de soi, et ce vide est plus générateur d'angoisse qu'une
quelconque idée sur la question. Pour apaiser cette angoisse il faut se
renseigner et se préparer même si ce n'est pas pour demain.
La peur de mourir se manifeste à un autre niveau avant un changement
important, c'est une étape significative et préliminaire de même que la
tristesse est consécutive au changement effectué. Le changement est une
mort symbolique et l'ego manifeste là son désarroi avant de réduire son
importance. La peur de vieillir se rattache à la peur de mourir car vieillir
c'est traverser les étapes de la vie qui nous rapprochent de la mort. Nous
avons la chance de pouvoir vivre plus longtemps qu'aux époques
précédentes et de pouvoir faire appel à des techniques (naturelles ou non)
qui ralentissent notre vieillissement. Mais certains animés par cette peur
qui est aussi une peur de grandir, de gagner en maturité, se conduisent
comme d'éternels adolescents ignorant la sagesse et les bonheurs de
chaque âge de la vie.

Exercice : dépasser la peur de mourir

Savez-ce qui se passe au moment de la mort sur le plan physique,


connaissez-vous l'ordre du retrait des sens ? Avez-vous réfléchi à ce que
voulez qu'il soit fait de votre corps après votre mort ? Que souhaitez-vous
laisser après votre mort ? A vos enfants ? Aux autres personnes de votre
famille ? A l'humanité pour les plus ambitieux ?

La peur de ne pas être à la hauteur

Cette peur est fréquemment ressentie avant les examens, les concours, les
nouveaux défis que la vie met sur notre chemin. Elle est particulièrement
éprouvante quand on ne dispose pas d'une réserve suffisante de confiance
en soi. La réserve de confiance en soi se remplit avec les succès, la

39
confiance que les autres nous accorde, avec le dépassement de certaines
épreuves. Une autre façon de décrire cette peur est le doute de ses
compétences.

Exercice : dépasser la peur de ne pas être à la hauteur

Quand avez-vous eu peur de ne pas être à la hauteur pour la dernière fois ?


Les enjeux étaient trop importants pour vous ou votre réserve de confiance
était-elle insuffisante ? Qu'est-ce qui vous a aidé à dépasser cette peur ?

Les peurs et le comportement

Lorsque nous ne sommes pas conscients de nos peurs, le risque est de se


laisser manipuler par celles-ci ou par ceux qui savent bien tirer sur les
ficelles de nos réactions humaines. La plupart d'entre nous, en Europe ou
en Amérique du Nord, vivent dans une certaine abondance ce qui signifie
que nous disposons de plus que ce dont nous avons besoin.
Pourtant à l'approche de Noël beaucoup de personnes achètent les cadeaux
très tôt avant les festivités. Ce qui les fait acheter c'est davantage la peur de
manquer que le fait de trouver un cadeau original en harmonie avec la
personne à qui il est destiné. Quand on se précipite pour acheter quelque
chose parce que le vendeur stipule "offre limitée !", c'est la peur du
manque qui détermine l'acte d'achat.
Peut-être le consommateur en question n'a pas réellement besoin de ce
qu'il achète maintenant, peut-être même n'est-ce pas en accord avec son
budget. Il peut faire confiance et se dire "l'occasion se représentera, je
trouverai ce dont j'ai besoin au bon moment".
Bien sûr c'est dommage de passer à côté d'occasions vraiment
exceptionnelles, c'est pourquoi un petit temps de réflexion permet
d'évaluer la situation et de décider en conscience.

Une nouvelle peur fait son apparition dans notre société : la peur
de s'engager. Je pense que cette peur est fortement corrélée à la peur de
l'avenir et s'apparente donc à le peur de l'inconnu. Notre société est en
pleine mutation, ce qui produit une phase de chaos, les mentalités
changent. Dans ce climat d'imprévisibilité le comportement des personnes
devient lui-même difficilement prévisible. Les dernières élections

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présidentielles en France témoignent de cette tendance.
Paradoxalement cette peur entraîne un comportement qui génère de
l'insécurité. Il est extrêmement difficile de prévoir et d'organiser : les
personnes se décident au dernier moment, les chefs d'entreprise naviguent
plus que jamais à vue. Beaucoup de personnes y compris des leaders
desquels on attendrait un comportement fiable changent d'avis sans crier
gare. Tout ceci n'aide pas à rester stable dans la tourmente. C'est pourquoi
il est nécessaire de développer conscience et confiance, d'agir avec le plus
de cohérence possible (ce qui n'est pas toujours facile) pour ne pas activer
ou renforcer le désordre ambiant.
Les peurs inscrivent leurs messages dans le corps, pour se délivrer du
symptôme il s'agit d'identifier cette peur et de s'en libérer. Ce n'est pas
évident. Il vous reste à aller à la pêche aux peurs avec Mme Lucidité et M.
Courage, et à vous souhaiter de les transformer en un peu plus de bonheur
...

Citations :

Vous avez peur de vivre parce que vivre c'est prendre le risque de souffrir
Arnaud Desjardins dans l'audace de vivre

Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve...


Serge Gainsbourg

14. Amour et soutien inconditionnel

En cette période de l'année l'atmosphère est aux préparatifs des festivités


de Noël. La célébration de la Nativité approche. Que nous soyons croyants
ou non, que nous le voulions ou non, la symbolique de la naissance du
Christ et ce qui s'y rattache touche notre conscient ou notre inconscient et
même les deux. Nous voilà traversant une phase où s'échangent les
traditionnels cadeaux, où la communion familiale est forte, où la solidarité
et le partage sont de mise.
Enfin, c'est le modèle de ce que chacun est sensé vivre. Sinon le stress
s'installe quand l'individu n'a pas les repères sociaux et spirituels "voulus"
et le rituel de ce passage annuel que l'accroissement de la lumière du jour
accompagne est alors partiellement ou complètement vidé de son sens.

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Que ressent la personne qui n'a pas les moyens de faire de cadeaux ? Que
ressent la personne dont les liens familiaux sont distanciés ou rompus ?
Que ressent la personne que la foi a délaissée ou qui n'est pas croyante ?
Que ressent la personne murée dans sa solitude et dont l'idée de solidarité,
de partage n'allume même plus une lueur d'espoir au fond de son être ?
Je pense qu'un des facteurs clés des petits ou grands stresses de Noël
réside dans la notion d'amour inconditionnel incarnée par l'archétype
christique. Cet amour est le don primordial associé à la naissance sur
lequel reposent les fondations de toute existence humaine. Cette énergie
d'amour et de vie sera ensuite étayée par le soutien inconditionnel des
actions et découvertes de l'enfant apporté par les parents et les proches.
Chacun en a reçu à des doses variables et continue d'en recevoir à des
doses variables au cours de sa vie. Quel plaisir de recevoir cette sublime
énergie, on se sent alors beau, rayonnant, intelligent, prêt à soulever des
montagnes, prêt à accomplir des miracles.
Sans cet amour et ce soutien, il est difficile, voire impossible de vivre. En
contrepartie les coups, les trahisons et toute manifestation d'énergie
négative vont déclencher maladies et souffrances de toutes sortes. Ce n'est
pas par hasard que la puissance de guérison du Christ est associée à son
amour inconditionnel. Nous avons à comprendre ce symbolisme et tenter
de l'appliquer dans notre vie.
Cette période est propice pour réfléchir à l'amour et au soutien que vous
avez reçus et pour remercier intérieurement et extérieurement les
personnes qui vous en ont gratifiées - peut-être avec les cartes de fin
d'année ? De même qu'elle est favorable pour donner cette énergie autour
de vous, à votre façon et à votre échelle. Un regard bienveillant, un
sourire, un câlin aux personnes proches, une parole positive et optimiste, le
don d'objets qui vous sont superflus et qui peuvent rendre service à
quelqu'un etc.
Et tout cela sans condition (sans attente) !
Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année pleines de joie et de
lumière

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15. Origine de la fête de Noël

La naissance de Jésus un 25 décembre est une hypothèse. 6


janvier, 25 mars, 10 avril, 29 mai, toutes ces dates ont, à un moment de
notre histoire, été célébrées comme marquant la naissance du Christ, avant
que ne s'impose la date actuelle. Celle-ci apparaît officiellement au IVe
siècle. La naissance du Christ est alors fixée à Bethléem le 25 décembre.
Ainsi, le plus probable est que l'Église de Rome (occidentale) ait fixé la
date de la naissance du Christ au 25 décembre pour ne pas heurter de front
d'anciennes traditions. L'opinion commune des historiens est que l'on se
décida pour le 25 décembre parce qu'il y avait déjà, ce jour-là à Rome, une
grande fête dédiée à la naissance du Soleil triomphant (Sol invictus), en
rapport avec le solstice d'hiver. Mais surtout, cette période était consacrée
d'un côté à la naissance de Mithra, divinité solaire perse favorite de
beaucoup de légionnaires, et de l'autre à la personne de l'empereur,
considéré comme un dieu incarné.
C'est donc après la conversion de l'Empire romain au christianisme que le
25 décembre reçut la fonction de célébrer la naissance de celui qui était
appelé la "Lumière du monde" et le "Soleil de justice". De son côté l'Église
d'Orient avait choisi la date du 6 janvier, pour célébrer l'Épiphanie (en grec
: apparition, manifestation).
Le 6 janvier est encore le jour où beaucoup d'églises orthodoxes grecques
ou slaves célèbrent leur Noël.
Le mot Noël, synonyme d'espoir, de fête, vient du latin natalis dies, jour
de naissance, et Christmas en anglais, signifie la messe du Christ.

Citations :
La leçon la plus importante pour chacun de nous est celle de l'amour
inconditionnel, tant envers les autres que pour nous-même.
Elisabeth Kubler-Ross

16. Bilan annuel et perspectives

L'agitation des fêtes dissipée, vous voici de retour au calme ; il


peut s'avérer utile et constructif d'établir un bilan de l'année écoulée afin de
se projeter dans la nouvelle année en ayant tiré les leçons des évènements
antérieurs.

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Cette résolution pleine de bon sens peut sembler évidente mais combien de
personnes se donnent vraiment le temps de faire une pause pour réfléchir
aux différents domaines de leur vie et pour agir en harmonie avec leurs
profondes aspirations ?
Vous trouverez ci-dessous une ébauche de pistes pour faire le point.
Le leitmotiv inscrit sur beaucoup de cartes de vœux est relatif à la santé.
En effet une bonne santé constitue la base de toute vie et de tout projet.
Dans quelle forme et dans quelle énergie avez-vous traversé 2002 ?
Qu'avez-vous mis en œuvre pour prendre soin de vous et préserver ou
augmenter votre énergie ? Que pensez-vous de votre alimentation, de votre
hygiène de vie, de votre sommeil ? Ont-ils été pleinement satisfaisants ?
Sinon comment pourriez-vous les améliorer ? Pratiquez-vous une activité
physique régulière qui vous convient et vous plait ?
Une fois que la base santé est posée vous êtes à même de vous pencher sur
d'autres thèmes.
Vous êtes-vous fixé des objectifs pour l'an prochain ? Si c'est le cas il est
important de les avoir écrit avec une formulation positive et de les dater.
La date permettra de mesurer le temps nécessaire pour leur réalisation,
parfois difficile à évaluer quand il s'agit d'un nouvel objectif. Si vous vous
étiez donné des objectifs l'an dernier, il faut les prendre en considération
avant d'établir les prochains. Vous les avez atteint ? Alors félicitations ! Et
vous avez probablement fêté cela, non seulement pour le plaisir du partage
mais aussi pour vous charger en énergie de réussite. Si vous n'avez pas
réussi ou si votre réussite est partielle, il faut essayer d'en comprendre les
raisons. Vos objectifs étaient-ils réalistes ? Avez-vous choisi des moyens
adaptés ?

Si vous n'avez pas l'habitude de vous fixer des objectifs, réfléchissez à ce


que vous souhaitez vraiment dans votre vie. L'intérêt de faire un plan écrit
de vos objectifs est de pouvoir vous y référer régulièrement, ce qui permet
de garder le cap et d'en constater l'avancement.
Les objectifs se déclinent en différentes catégories : objectifs matériels
(achats, ventes, troc d'objets, travaux, déménagement), objectifs de santé et
d'énergie, objectifs en développement personnel (par exemple des qualités
ou des aptitudes que vous souhaitez développer : intuition, calme, fermeté,
savoir dire non, confiance en soi), objectifs professionnels, objectifs de
couple (activités communes, voyage en amoureux, disponibilité à sa
compagne - à son compagnon), objectifs familiaux (vacances, soutien et
disponibilité aux enfants ou petits-enfants, animaux), objectifs spirituels
(concernant le sens de la vie et des activités telles que la méditation, la

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prière), etc.
Les objectifs ne doivent ni trop nombreux, ni trop dispersés. Ils doivent se
rattacher à une ligne directrice correspondant à votre projet de vie. La
vigilance sera étayée par des outils. Ceux-ci permettent de veiller à ce que
les choix et les décisions prises soient cohérentes et en harmonie avec la
vie à laquelle vous aspirez.

Citations :
Il n'y a pas de vent favorable à celui qui ne sait où il va.
Sénèque

Pour aller plus loin :


Livret numérique de coaching pour clore votre cycle annuel et préparer
vos projets http://www.epanouissance.com/coach_bilan.htm

17. Ressourcement, énergie, joie de vivre

A cette époque de l'année, alors que l'hiver n'est pas encore


terminé et le printemps pas encore arrivé, il est fréquent de ressentir de la
fatigue ou de la lassitude. L'on se prend à rêver de dépaysement ou de
voyages dans de lointaines contrées... "sous le soleil exactement". Le
besoin de la saison est en fait un besoin de ressourcement, d'énergie et de
joie de vivre.

Le mot ressourcement englobe plusieurs idées voisines. Tout d'abord


littéralement l'action d'un retour aux sources. Au mot sources est associée
la notion physique d'origines, de racines désignant concrètement la terre
d'origine, celle des ancêtres. Il s'agit de puiser de l'énergie pour soi en se
réappropriant celle de la lignée ancestrale. C'est d'autant plus facile que
l'on connaît et que l'on est en harmonie avec ses ascendants. C'est loin
d'être toujours le cas. Plus généralement on désigne aussi un séjour dans la
nature plutôt préconisé aux citadins qui vivent éloignés, pour ne pas dire
coupés, à la fois de leurs racines géographiques et d'un contact régulier
avec les végétaux et animaux.

Sur un plan plus abstrait mais observable au niveau du comportement, le

45
ressourcement signifie le fait de trouver en soi de nouvelles forces. Les
méthodes de développement personnel offrent différentes voies pour
augmenter les ressources et le potentiel d'énergie individuelle.
L'énergie individuelle se décline sous différentes formes qui influent les
unes sur les autres.

Quand votre niveau d'énergie physique est bon, votre corps tient bon dans
l'effort, vous ressentez même une certaine légèreté. En cas de surmenage,
de maladie ou d'alimentation inadaptée, l'énergie physique fait défaut. La
pratique régulière d'un exercice physique - même aussi simple que
marcher à pied ou monter les escaliers au lieu de prendre l'ascenseur -
favorise le maintien d'un bon niveau d'énergie.

Le niveau d'énergie émotionnelle est satisfaisant quand vous vous vivez et


acceptez vos émotions tout en régulant leur manifestation pour votre bien
et celui des autres. Dans le cas contraire, certaines émotions peuvent être
bloquées, ou méconnues ou encore prendre une importance
disproportionnée - excès d'anxiété ou de colère - au point de brouiller la
réalité ... et souvent de se brouiller avec ses semblables.

Le niveau d'énergie mentale est "top" quand vos idées sont claires, que
vous faites preuve d'un raisonnement solide, d'une réflexion pertinente.
Des croyances mentales (ces croyances étant les idées fortes qui
constituent l'architecture de notre vision du monde) positives, aidantes
dans la vie influent sur la qualité de l'énergie mentale. Des événements
difficiles ou des traumatismes plus ou moins assimilés peuvent venir
perturber le mental de façon durable et entraîner des répercussions
négatives sur la vie. A l'opposé un mental serein permet de prendre de
bonnes décisions et de dépasser des difficultés circonstancielles.

Lorsque votre énergie vitale est élevée, vous vous sentez motivés, vous
vous levez le matin plein d'entrain pour la journée qui vous attend, vous
êtes paré pour toutes les éventualités. Votre énergie débordante est
susceptible d'entraîner les autres dans votre sillage. C'est l'énergie des
meneurs, des leaders, des personnalités charismatiques, de ceux qui
galvanisent les foules, sans qu'il y ait forcément de relation avec la sagesse
du contenu de leurs propos ou de leurs actes.

Reste l'énergie spirituelle, celle qui chapeaute les autres. Lorsque votre
énergie spirituelle est fluide, vous savez quel sens donner à votre vie, vous

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savez où est votre place, vos projets et objectifs sont en harmonie avec vos
actions, avec votre environnement et avec votre être profond. En quelques
mots vous êtes reliés à vous-même, aux autres, à l'environnement extérieur
et à Dieu !

Votre énergie est donc à un niveau optimal quand le niveau de chacune des
formes explicitées ci-dessus est bon mais aussi quand les diverses formes
d'énergie "travaillent ensemble" en cohérence orientées vers un même but,
celui de votre "projet de vie" encore appelé "mission de vie" ou
"incarnation spirituelle".

Exercice : choisir les activités qui augmentant votre énergie

Quelles sont les activités que vous pratiquez ou aimeriez pratiquer pour
augmenter les différentes formes d'énergie qui vous animent ? Quels sont
ceux, parmi vos divers états d'âme, qui vous procurent de l'énergie ?

Un bon niveau d'énergie est souvent générateur de joie de vivre. Dans le


dictionnaire des sentiments au mot "joie" on lit : "pluie de confettis", la
fête ! Exubérante, joliment contente, la joie aime chanter et danser, courir
et bondir, rire et sourire. La joie est une émotion résolument positive,
absolument communicative qui se déverse à l'extérieur ne demandant qu'à
être partagée et amplifiée.
En plus de tout ça la joie de vivre rajeunit, il suffit d'observer le visage
d'une personne qui rayonne de joie pour se rendre compte qu'elle semble
soudain plus jeune de plusieurs années !

Exercice : les émotions dynamisantes

Faites une liste des émotions associées à la joie de vivre.


Le ressourcement, l'élévation du niveau d'énergie et la joie de vivre
renforcent le système immunitaire et sont générateurs de bonne santé.
Alors, à vos marques, pour vous mettre en mouvement et agir dans ce bon
sens !

Exercice : programmation d'un rêve de ressourcement


« Cette nuit je me ressource en rêve »

Les services d'interprétation des rêves vous aideront à décoder votre rêve.
http://www.epanouissance.com/reve_interpretation.htm

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Citation :
Comme ils sont étranges ces jours où la joie de vivre est programmée dans
les calendriers.
Marc Lévy (écrivain et architecte franco-américain)

18. Création, Créativité et vie quotidienne

L'énergie liée à la création est fabuleuse. Il n'y a qu'à penser à


l'énergie dégagée lors d'une union sexuelle réalisée dans l'amour pour s'en
rendre compte. Toute personne qui a ressenti l'élan créatif et l'a canalisé
dans la réalisation d'un projet, qui s'est senti pleinement absorbée dans la
création d'une œuvre même modeste, peut témoigner de la qualité
régénérante et positive de l'énergie créative. Lorsque la création s'ancre
dans la réalité, s'offre au monde, est reconnue et appréciée, il s'en suit une
satisfaction épanouissante.
Une fois mises au monde, il y a là une analogie avec les enfants, les
créations échappent à leurs auteurs, d'autres se les approprient que ce soit
matériellement (achats de nouveaux produits) ou intellectuellement
(nouvelles idées). A un niveau plus profond certaines créations servent de
modèles, changeant le comportement de leurs utilisateurs et leur façon de
penser. Sur une grande échelle la télévision a marqué un changement dans
le mode de vie et la communication en famille. Les soirées devant le petit
écran se sont substituées aux soirées où l'on partageait les lectures et où
l'on commentait les événements de la journée. La vie auparavant centrée
sur le microcosme familial s'est alors ouverte au monde et aux cultures
étrangères. Les œuvres très avant-gardistes de certains artistes annoncent
des changements voire des mutations sociales et humaines. Ainsi le
cubisme se faisait le miroir visionnaire d'un éclatement qui a touché la vie
de nombreuses familles et du morcellement des tâches dans le travail.

Dans le domaine de l'illustration les images dites de synthèse, ces


représentations très futuristes ou très fantaisistes réalisées avec l'ordinateur
sont des indices de la place que les ordinateurs ont pris dans les domaines
professionnels ... et de loisir en ce qui concerne les jeux. Les récits de
science-fiction anticipent également la réalité avec une précision qui peut
sembler déconcertante. La preuve en est de la réalisation du robot japonais
anthropomorphe « Asimo » qui semble sorti de la saga des robots de

48
l'écrivain américain Isaac Asimov. La toute prochaine arrivée sur le
marché bureautique du prototype de clavier virtuel, obtenu par projection
d'un faisceau laser et qui permet d'écrire réellement sur un ordinateur de
poche nous entraîne dans un univers étonnant et pourtant déjà familier.
Dans cet univers futuriste des personnes de chair communiquent avec des
personnages virtuels qui sont, soit situés à des années lumière de distance,
soit morts comme dans le film A.I. de Stanley Kubrick. Ce type de relation
et de communication ne peut que nous à amener à reconsidérer notre
évaluation de l'espace et du temps et même de la vie et de la mort. En effet,
mourir signifiera-t-il la même chose qu'aujourd'hui, le jour où l'on saura
qu'à partir d'un cheveu humain on peut faire revivre un personnage virtuel
en tous points semblable à celui du propriétaire du cheveu ? Le cinéma a
déjà immortalisé certains acteurs en deux dimensions nous vivons le
passage à la troisième dimension. Que sera la communication entre les
êtres quand il existera des robots androïdes intelligents programmables et
programmés qui pourraient avoir nos qualités de comportement, être
imperturbables ou parfaitement efficaces et dénués de nos défauts ?

Que feront nous de notre temps de vie humaine si un jour des robots nous
remplacent complètement pour le travail ? Nous sommes déjà confrontés à
cette réalité engendrée par la mécanisation et l'automatisation. Quelles
solutions créatives allons-nous déployer pour nous adapter à un mode vie
différent du mode ancien où l'effort physique était nécessaire et
prédominait dans le travail ?
Confronté à des problèmes quotidiens et soucieux d'améliorer sa vie l'être
humain crée des outils depuis l'aube des temps. Ainsi la créativité n'est pas
seulement réservée aux artistes ou aux génies, elle n'est pas l'apanage d'une
catégorie qui serait celle des créatifs ou créateurs de "tous poils", elle peut
s'exercer dans tous les domaines, professionnels ou non. D'ailleurs chacun
d'entre nous s'y exerce peu ou prou. Quand nous ne faisons pas appel à
cette capacité typiquement humaine, alors nous risquons de souffrir parce
que des problèmes stagnent non résolus. L'une des formes de l'énergie
(physique, émotionnelle, mentale ou spirituelle) reste bloquée entraînant
des désordres désagréables. Ainsi même si cela peut paraître surprenant,
certaines personnes peuvent se sentir déprimées parce qu'elles sont
porteuses de potentialités créatives : soit qu'elles n'en ont pas conscience,
soit qu'elles n'arrivent pas à les exprimer. C'est bien dommage pour elles-
mêmes et pour leur environnement - le développement personnel est une
aide efficace dans ce cas là.

49
Comment exercer sa créativité au quotidien ? Les projets créatifs n'ont pas
forcément besoin d'avoir une grande envergure. Réaliser un travail manuel
décoratif, cuisiner une nouvelle recette, prendre des photos, créer un
moment agréable que ce soit l'occasion d'une fête ou non, écrire une petite
poésie ou une belle lettre, inventer un jeu de société amusant sont autant
d'idées simples à mettre en œuvre pour saupoudrer le quotidien de
créativité. Il est aussi possible de s'entraîner à penser autrement en refusant
a priori les idées toutes faites qui circulent et en essayant de considérer les
événements sous d'autres angles. On peut alors se poser la question : que
penserait un martien de cette situation ? Ou bien un homme préhistorique
ou une femme aborigène ou un fermier américain ou un immortel ou
encore un bébé ou votre animal de compagnie. Ces différents points de vue
entraînent à la flexibilité mentale.

Exercices de créativité :

Faites un "brainstorming" avec un problème que vous souhaitez résoudre.


Le brainstorming qui se traduit en français par "tempête de cerveau"
consiste à envisager toutes les solutions possibles même les plus farfelues.
Écrivez toutes les idées trouvées. Ensuite faites un tri en imaginant la
faisabilité de la mise en œuvre des solutions trouvées. Gardez trois pistes.
Passez à l'action. Si la première piste ne fonctionne pas, essayez la seconde
etc. Soyez patient et persévérant jusqu'à ce que vous réussissiez à résoudre
votre problème.

Programmation d'un rêve :


« Cette nuit je fais un rêve créatif »

Les services d'interprétation des rêves vous aideront à décoder votre rêve.
http://www.epanouissance.com/reve_interpretation.htm

Citations :

La créativité est faite d'attention et de respect pour les petites faits de la


vie.
Francesco Alberoni (sociologue italien)

La créativité et le génie ne peuvent s'épanouir que dans un milieu qui


respecte l'individualité et célèbre la diversité.

50
Tom Alexander (président d'une start-up américaine)

19. L'amitié considérée sous l'angle du développement


personnel

Les relations amicales représentent une part importante du domaine


relationnel qui vient compléter les relations familiales, les relations de
couple et les relations professionnelles.

Au cours de l'évolution d'une personne ces relations se mettent en place


dans la petite enfance par la fréquentation des enfants du voisinage et des
camarades d'école.
Les parents jouent alors un rôle déterminant en favorisant ou non ces
relations par des invitations, dès le plus jeune âge, spécialement à
l'occasion des anniversaires ou de sorties intéressantes où l'opportunité se
présente d'inviter un camarade (zoo, cinéma, musée, promenade en forêt
...). La fratrie est également importante. Soit que les nombreux frères et
sœurs remplissent presque exclusivement l'espace relationnel, soit que les
amis des frères ou des sœurs permettent d'élargir la gamme des
fréquentations.
C'est donc très tôt dans la vie que se constitue une ébauche de l'amplitude
relationnelle amicale de chaque personne. Celle-ci se modélise également
sur celle des parents qui nouent plus ou moins facilement des liens
amicaux avec le voisinage ou avec les collègues de travail. Ceux-ci
viennent d'ailleurs souvent alimenter le réseau amical.

Au cours de la préadolescence les garçons et les filles se regroupent en


bandes de même sexe pour conforter leur identité masculine et féminine,
en se démarquant du sexe opposé par leurs activités et leurs sujets de
conversations. Ils adoptent ainsi des comportements typiques du genre
concerné, tels que l'esprit de compétition, le corps à corps physique pour
les garçons et le partage de confidences et l'intérêt pour les vêtements pour
les filles.

Cette appartenance est fondamentale pour la consolidation de l'identité


sexuelle et prépare à la rencontre avec le sexe opposé. Des difficultés de
l'adulte peuvent prendre racine dans cette période. La manque de
fréquentation et d'intégration dans le groupe de pairs masculins pourra

51
engendrer des hommes peu combatifs voire soumis dont la masculinité peu
marquée leur fera plus facilement fréquenter les femmes en compagnie
desquelles ils seront plus à l'aise. Le manque de fréquentation et
d'intégration dans le groupe de pairs féminins pourra engendrer des
femmes peu féminines ou à dominante maternelle trop exclusives envers
leurs enfants.

L'adolescence est la période par excellence où s'établissent les relations


amicales personnelles (avant elles étaient majoritairement influencées par
la famille). La maison familiale sert surtout de base sécurisante , les filles
invitent plus qu'elles ne sortent si elles en ont la possibilité et les garçons
font le contraire. Cette période d'intensité relationnelle se prolonge au
cours de la vie étudiante. Les relations de travail se distinguent ou se
confondent avec les relations amicales selon les affinités et la part donnée
au travail d'équipe dans les études.

Les relations amicales lorsque l'on vit en couple sont un peu plus
complexes car il n'est pas toujours évident que l'ami(e) d'un des deux
conjoints ait des affinités avec l'autre. Les couples, où les affinités sont
réciproques et doubles peuvent donc se réjouir de cette configuration
appréciable.
Ce résumé de la genèse de la vie amicale est utile si vous souhaitez
réfléchir à votre vie amicale actuelle.

Exercices : vos liens amicaux

Combien avez-vous d'amis ? Cela vous convient-il ? Avez-vous autant


d'amis hommes que d'amis femmes ou davantage d'une catégorie ? Pensez-
vous que l'amitié est possible entre un homme et une femme ? Établissez-
vous une préférence parmi vos amis ? Avez-vous un(e) meilleur(e) ami(e)
?

Avez-vous vécu chacune des étapes décrite ci-dessus de façon optimale ou


avez-vous rencontré des freins ? Des personnes de votre famille se sont-
elles opposées à la fréquentation de certains de vos amis ? La raison qu'ils
invoquaient était-elle justifiée ? Au contraire, étiez-vous absolument libre
de vos fréquentations ce qui a pu vous causer des problèmes parce que
vous n'avez pas été suffisamment mis en garde ou protégés ? Avez-vous
été trahi par un ou une ami ? Aujourd'hui vos amis sont-ils vos amis ou

52
ceux de votre mari ou de femme ?

Faites une liste des amis qui sont importants pour vous. Où les avez-vous
rencontrés ? Pourquoi les appréciez-vous ?
Quel rôle occupez-vous pour chacun d'eux ? Et quel rôle occupent-t-ils
pour vous ? S'agit-il du même type de rôle ou y en a-t-il plusieurs ? Que
partagez-vous ensemble ? (sorties, dîners, projets communs, loisirs,
soutien moral ou matériel ... )

Programmation d'un rêve :


« Cette nuit je fais un rêve d'amitié »

Les services d'interprétation des rêves vous aideront à décoder votre rêve.
http://www.epanouissance.com/reve_interpretation.htm

Citations :
Il n'est pas de joie qui égale celle de se créer de nouvelles amitiés
Proverbe chinois

La véritable amitié ne gèle pas en hiver


Proverbe allemand

20. Explorer votre relation à l'argent

Pour comprendre le sens des différents comportements vis-à-vis de


l'argent, il nous a semblé intéressant de présenter quelques éléments
succincts de l'histoire humaine de l'argent et de son évolution actuelle dans
notre société.
L'argent, tel que nous le connaissons aujourd'hui n'a pas toujours existé.
La première forme de commerce était le troc : échange direct entre deux
personnes ou groupes de personnes, de marchandises de nature différente.

C'est Crésus, roi Lydien d'une ancienne province de l'actuelle Turquie, qui
inventa les pièces. Il fit façonner les pépites d'or et d'argent charriées par le
fleuve Pactole.
D'où les expressions comme "riche comme Crésus" et "trouver le Pactole".
Les hommes ont ainsi placé les pièces de monnaie comme valeur
d'échange - non périssable - intermédiaire entre les marchandises. Le mot

53
argent provient du matériau des premières pièces qui étaient faites d'or et
d'argent. Depuis, les billets, les chèques, puis les cartes bancaires, ont peu
à peu remplacé les pièces de métal. La matière sonnante et trébuchante
initialement tangible est devenue invisible.

La carte bancaire, de même que le chèque, représentent une capacité à


échanger des biens et des services. Cette capacité d'échange est chiffrée sur
vos relevés de banque. Echanger signifie : donner et recevoir ; transposé
au plan financier cela devient dépenser et gagner. Pour vivre
harmonieusement la relation à l'argent il faut trouver un écart adéquat entre
gains et dépenses - pour être autonome financièrement, et atteindre
l'équilibre financier, il faut au minimum que les gains égalent les dépenses,
c'est du bon sens parfois oublié.

Cependant, l'harmonie à l'égard de l'argent découle de l'intégration de


données complexes dont une partie n'est pas rationnelle. Ainsi certaines
personnes disposant de peu d'argent semblent vivre en harmonie, alors que
d'autre, disposant de beaucoup d'argent semblent souffrir de stress
financier. Le contraire est également observable. C'est ici qu'interviennent
les notions complexes :

- de besoins de chacun - quels sont mes besoins ?


- de contentement personnel - de quoi me contenté-je ?
- et de modèles sociaux - qui ai-je pris comme modèle de comportement
vis-à-vis de l'argent dans et hors de ma famille ?

Les personnes qui vivent un manque d'argent chronique présentent un


comportement disharmonieux malheureusement répandu. Il y a au moins
deux cas de figure quand il y a un déficit financier.

Première possibilité :
les revenus de ces personnes sont insuffisants malgré des dépenses peu
élevées. Ces personnes vivent un blocage au niveau du recevoir. Des
croyances mentales (pensées qui organisent la représentation de soi, des
autres et du monde) limitant les entrées d'argent alimentent cette situation.
En identifiant ces croyances et en se sentant responsable de ce qu'il lui
arrive, chacun peut faire évoluer sa situation. Une façon simple de repérer
certaines croyances est de se souvenir de ce que disaient les personnes de
sa famille à propos de l'argent (exemples de croyances : "pour gagner de
l'argent il faut travailler dur", "pour bien gagner sa vie il faut travailler

54
dans tel domaine", "pierre qui roule n'amasse pas mousse", "quand on est
artiste c'est impossible de bien gagner sa vie", etc.). Ces personnes ont en
général du mal à accepter de recevoir pour elles-mêmes des choses
positives en abondance, elles disent qu'elles ont peu de besoins. Elles
doivent également faire un effort pour aller chercher des ressources à
l'extérieur avec vigueur.

Deuxième possibilité :
les revenus sont suffisants mais les dépenses sont excessives. Si la
personne commet un excès de dépenses pour elle-même, elle doit
apprendre à se satisfaire avec moins, à se recentrer sur les choses
essentielles dans sa vie, à recevoir de la part des autres. Si la personne
commet un excès de dépenses pour d'autres personnes, alors elle se sacrifie
ou se met en danger financier. Elle doit apprendre à dire non et à recevoir
davantage pour elle-même.

Il existe d'autres exemples mais nous n'en ferons pas le tour dans la
chronique de ce mois. Trouver l'harmonie et l'équilibre financier est un
défi que l'on peut se donner à soi-même et cela est également profitable
pour les personnes autour de soi. Apprendre des règles de gestion saines et
simples telles qu'établir un budget prévisionnel et décider avec sagesse de
ses dépenses en fonction d'un tableau de bord, s'avère profitable sur tous
les plans y compris celui de la santé mentale et physique. S'intéresser aux
mécanismes administratifs et financiers et chercher à les comprendre peut
aussi permettre d'évoluer positivement.

Programmation de rêve :
« Cette nuit je rêve de plus d'harmonie dans ma relation à l'argent »

Les services d'interprétation des rêves vous aideront à décoder votre rêve.
http://www.epanouissance.com/reve_interpretation.htm

Citations :
Lorsque vous désirez l'argent ou le pouvoir pour vous seul, vous empêchez
le flux de l'énergie de venir vers vous et vous interférez avec l'expression
de l'intelligence de la nature.
Deepak Chopra (médecin et écrivain d'origine indienne vivant aux Etats-
Unis)

55
21. La fleur et le jardinier

Un jour alors qu'il rentrait de l'école un jeune jardinier Barnabé vit


une fleur qui lui faisait signe sur le bord du chemin. C'était une fleur
comme il n'en avait jamais vue... Elle ne ressemblait à aucune autre. Elle
avait des épines violettes, mais ce n'était pas une rose. Elle avait de beaux
pétales marbrés aux couleurs de l'arc en ciel. Elle avait un cœur vert et or
moucheté de brun. Elle était mobile et légère dans le vent. Elle semblait
avoir un caractère facile et gai comme le laissait présager ses étamines
rieuses. Barnabé voulait la considérer comme une amie et pas seulement
comme une fleur de son jardin.

Barnabé avait déjà cultivé beaucoup de fleurs au cours des 14 dernières


années de sa vie. Il connaissait beaucoup de techniques culturales et quand
la fleur lui demanda de l'aider à détacher son premier fruit, il accepta
immédiatement très sûr et très fier de lui, et même un tantinet fanfaron.
Il insista pour que la fleur vienne un dimanche alors qu'il avait réuni
quelques amis et d'autres fleurs pour leur faire expérimenter un nouvel
engrais ultra rayonnant qu'il trouvait particulièrement efficace. La fleur
attendait, espérant que Barnabé lui accorde du temps rien que pour elle et
son fruit. Mais le temps passait et Barnabé vendait ses doses d'engrais sans
se préoccuper du rendez-vous qu'il avait fixé à la fleur. A la nuit tombée,
la fleur dut repartir dans son coin de jardin avec son fruit sans que Barnabé
n'eut rempli sa promesse. La fleur fut très blessée de l'attitude de Barnabé
et au fond de son cœur ne lui pardonna pas. Elle mis son premier fruit au
monde avec l'aide d'un jardinier différent. C'était un jardinier globe-trotter
qui aidait toutes sortes de fleurs de par le monde.

Avant la naissance du premier fruit Barnabé et la fleur s'étaient


longuement côtoyés. Barnabé en bon jardinier qui se respecte avait tenté
de mieux connaître cette fleur un peu spéciale, lui avait prodigué des soins
pour sa croissance. Malgré tous ses efforts l'essence de la fleur lui avait

56
échappé. Et la fleur n'avait pas grandi comme il l'espérait. Il n'avait pas
compris une chose importante et déconcertante. En effet la fleur était
tiraillée entre deux tendances. La première était de recevoir de l'aide pour
l'aider à pousser. La seconde de trouver elle-même dans le sol les
minéraux dont elle avait besoin pour croître. En plus de tout cela la fleur
avait besoin d'être reconnue pour sa beauté et pour ses fruits car cette
reconnaissance là, quand elle est prodiguée avec attention, est l'engrais le
plus efficace qu'il soit.

Un jour étant prête à produire un second fruit plus important que le


premier, la fleur contacta de nouveau Barnabé espérant qu'il lui donnerait
la priorité cette fois-ci. Cependant l'eau avait coulé sous les ponts, Barnabé
agacé par quelques signes amicaux que lui avait adressés la fleur sans
qu'elle ne lui commande d'engrais n'avait plus envie d'être généreux et de
perdre un temps qu'il estimait précieux à s'occuper d'Ambivalia. Car cette
fleur était de la famille des ambivaliacées, une famille de fleurs que
Barnabé connaissait très peu et pour lesquelles il n'avait donc pas
développé de technique culturale efficace.
Il ordonna donc à Ambivalia de ne plus lui faire de signes amicaux et
décida de lui fermer à tout jamais la porte de son jardin. Ambivalia triste et
déçue décida de produire seule son second fruit. Elle conserva quand
même en mémoire les intentions positives dont Barnabé lui avait fait part
par le passé. Elle pardonna également à Barnabé sa vantardise, son
ignorance, et sa fin de non recevoir car en général les jardins sont plus
beaux quand les fleurs s'entendent bien avec les jardiniers.

- Épilogue -
Au fur et à mesure qu'elle produisit d'autres fruits, Ambivalia se
transforma : sa tige devint plus dure, ses couleurs plus vives, son port plus
fier.

Exercice

Ce conte vous invite à réfléchir sur vos zones d'ambivalence. Ce sont des
domaines de votre vie où vous vous sentez tiraillé entre deux ou plusieurs
directions. Le fait de souhaiter se faire aider ou de vouloir réaliser des
projets seul est un exemple. Parfois il faut trancher, parfois il existe une
troisième alternative qui peut permettre de concilier deux tendances
opposées. L'ambivalence entraîne des "non choix" ou des difficultés à

57
prendre des décisions c'est parfois inconfortable, parfois c'est à l'origine de
stagnation dans la vie. La période de la vie caractérisée par l'ambivalence
est l'adolescence. Rester petit et protégé ou grandir, s'assumer, prendre des
responsabilités ? C'est la question fondamentale de cette période
d'existence. Le rôle du parent est bien sûr d'activer le jeune vers
l'autonomie mais ce n'est pas toujours simple...
De la même manière nos zones d'ambivalence représentent des possibilités
de développement, c'est pourquoi il est utile de repérer vos zones
d'ambivalence et d'approfondir la question ... Imaginer les conséquences
de chaque choix possible comme une voie possible...

Citations
On préfère plutôt regarder les fleurs pousser que d'être jardinier.
Marc Gendron - Romancier québécois

58
22. Réflexions sur le chemin de la vie

Cette chronique de rentrée est consacrée à quelques réflexions qui


me sont venues cet été au cours d'une première étape sur le chemin de
Compostelle entre le Puy en Velay et Aumont-Aubrac. Elles peuvent être
utilisées pour méditer sur quelques thèmes de votre vie.
Avant de partir, le chargement du sac à dos pose la question du choix de
l'essentiel.
Se charge-t-on de superflu ? Savons-nous aller à l'essentiel dans notre vie ?
Comme l'escargot nous emportons un peu de notre maison sur notre dos.
Peut-être aussi au début emmenons-nous ce qui pèse trop lourd dans nos
vies ? Au fur et à mesure de notre progression, nous éliminons l'inutile, le
superflu.

L'authenticité
"L'échange ne sera jamais plus vrai que sur ces parcelles de caillasse et de
poussière où le paraître et les faux-semblants n'ont plus de raison d'être."
Il y a des lieux propices à l'authenticité, des personnes avec qui l'on se sent
soi-même, et les masques n'ont pas de raison d'être. Quel allégement !

Le partage
"Voyager ensemble dans la différence, dans la rencontre. Dialogue
vivifiant de l'ailleurs et de l'ici, du large et des racines. Exploration-
imploration. Partage de la route qui est route de partage"
( Extrait de "mon cœur est une étoile" de Gilbert Mosser et Albert Strickler)
Partager la nourriture, partager ses impressions, donner, recevoir sans
attente parce qu'il y a surtout le moment présent. Partager c'est retrouver la
générosité du cœur, quelque chose de l'enfance et la confiance en des
lendemains qui chantent.

La solidarité
Marcher ensemble, c'est faire passer la solidarité avant la performance, se
synchroniser, s'attendre, s'aider dans les passages difficiles. Parfois c'est
aussi se confronter, exprimer son désaccord, se remettre en question :
qu'est-ce qui dans mes paroles ou dans mon attitude dérange l'autre ? La
solidarité est un engagement non dit envers ses compagnons de route, c'est
une réjouissance multipliée par la réussite des autres, c'est penser au
pluriel plutôt qu'au singulier. La solidarité c'est l'acte du cœur qui fait

59
qu'on prend soin de l'autre comme d'un frère ou d'une sœur.

La rencontre
Marcher ensemble un bout de chemin, tout commence avec quelques mots
échangés, les questions rituelles jusqu'où allez-vous ? D'où venez-vous ?
Si la sympathie est là, les échanges vont plus loin vers plus de confidences,
vers plus d'intimité. des choses importantes peuvent se dire qui libèrent
l'âme.

La douleur
Le corps exprime rapidement sa souffrance si le rythme choisi n'est pas
juste, trop rapide ou trop lent. Nous avons rencontré une femme qui avait
la chair à vif au niveau des talons, elle avait démarré avec un rythme trop
rapide et peut-être aussi choisi des chaussures qui ne lui convenaient pas.
Sur le chemin il est indispensable d'avoir trouvé chaussure à son pied ! Le
corps peut également témoigner de souffrances passées qui se réveillent
sous l'impulsion de l'effort soutenu (mal aux genou par exemple).

La douleur rend humble, l'ego doit plier, le mental volontaire n'est plus le
maître à bord. Quel message la douleur véhicule-t-elle ?

L'histoire
Au début je croyais que St Jacques avait parcouru ce chemin et que nous
marchions dans ses pas ! Tout ce chemin pour voir les reliques d'un saint.
Que représente-t-il donc pour provoquer le déplacement de milliers de
pèlerins ?
Saint Jacques était l'un des douze apôtres du Christ. Avec son frère Jean il
quitta tout pour répondre à l'appel de Jésus. Ils étaient ses plus proches
compagnons. Après sa mort Jacques devint prédicateur de la bonne
nouvelle qu'il porta jusqu'en Espagne. Peu de personnes se convertirent, il
repartit donc en Palestine. Il fut décapité au moment de la persécution. Ses
restes auraient été ramenés par la mer en Galice beaucoup plus tard après
avoir séjourné dans plusieurs pays (Libye, Tunisie). Le tombeau de St
Jacques ne fut identifié par un ermite qu'en 815.
Santiago de Galice fut pendant des siècles et pour les chrétiens l'équivalent
de la Mecque.

Le temps
Il se mesure en étapes, l'étape est cet entre-deux destinations qui dure ce
que dure un jour de marche. Elle se mesure en kilomètres... et en dénivelés

60
! Le temps le plus long est celui nécessaire pour se rendre au bout du
chemin, à Compostelle. Il faut compter deux mois, deux mois et demi
depuis le Puy en Velay. Sur cette première étape, Compostelle évoque une
lointaine contrée, un pays rêvé, dont le nom poétique signifie champ
d'étoiles. Et nous voilà au cinéma universel dont l'écran hémisphérique est
la voûte céleste, la tête dans les étoiles et les pieds sensibles posés
fermement sur la terre des superbes chemins qui traversent la France.

L'émerveillement devant la beauté des paysages traversés


La beauté de la nature s'offre au regard, et l'on se surprend à ressentir de
l'attachement ou de l'admiration pour certains endroits tandis que leur
sérénité et leur grandeur majestueuse nous envahissent complètement.

La démarche spirituelle
Les croix et les églises sont des invitations tangibles au recueillement et à
la prière.
Marcher en groupe sur les chemins vers Compostelle c'est rassembler trois
pôles de l'existence humaine : le physique, le spirituel et le relationnel. La
motivation spirituelle conscientisée ou non sert de guide. Le travail
spirituel s'opère jour après jour par la "purification" du mental et du corps
physique.

La satisfaction
Se retourner et mesurer le chemin
parcouru pour y puiser de la satisfaction. La satisfaction recharge en
énergie pour continuer à aller de l'avant. Combien de fois nous retournons-
nous sur notre vie pour évaluer le chemin parcouru ? Faire un bilan est
toujours utile pour réfléchir sur sa vie et ses projets. Une fréquence
annuelle est judicieuse et pourquoi pas juste avant de prendre les bonnes
résolutions de début d'année civile ?

Pour aller plus loin :


"Passants de Compostelle" de J.C. Bourlès Edition petite bibliothèque
Payot
Un livre émouvant qui résonne fort dans l'être de ceux qui ont marché sur
le chemin.
Des témoignages sincères et forts de marcheurs et d'hospitaliers. Des
touches historiques et culturelles des lieux traversés et de ce qui touche à
la légende de St Jacques.

61
Une tentative de réponse aux questions suivantes :
Quand et comment vous est venue l'idée - ou le désir- de vous rendre à
pied à Compostelle ?
Pourquoi et comment vous êtes-vous mis en chemin ?
Cette marche a-t-elle changé quelque chose dans votre vie ?

23. A vos souhaits

Le début de l'année est l'occasion de souhaiter aux personnes de


votre environnement de nombreuses choses bénéfiques et réciproquement
de recevoir leurs bonnes intentions ; c'est une période d'échange de
projections positives. Quel est le sens de ce discours rituel, qui est un vrai
moment de plaisir pour certains et une corvée annuelle pour les autres ? Il
y a vraiment une intention forte et positive qui accompagne les souhaits, à
ce moment là ceux qui offrent leurs souhaits sont particulièrement sincères
et enthousiastes. Tout se passe comme si ce souffle d'enthousiasme était un
capital d'énergie positive, un booster pour démarrer l'année. En effet, à ce
moment là, l'année toute nouvelle offre devant elle un chemin de possibles
nouvelles réalités. Et après, que faire de cette énergie positive ? Va-t-on la
laisser stagner dans un tiroir avec le sempiternel lot des cartes de vœux ?
A mon avis ce serait dommage !

Cette belle énergie de début d'année peut servir à alimenter des projets qui
se dérouleront au fil de l'année. L'année passée j'ai accroché mes jolies
cartes de vœux sur un fil et je l'ai eues devant mes yeux toute l'année pour
me rappeler toutes les bonnes intentions que ma famille, mes amis, mes
relations amicales avaient eu à mon égard.
C'est un support de motivation à la fois décoratif et concret.
Les fameuses bonnes résolutions doivent se nourrir de l'énergie des vœux
et d'une bonne dose de volonté et d'action. Ce capital d'énergie positive au
début du chemin est vraiment fondamental.
Une bonne façon de s'en imprégner est d'accepter de recevoir aussi
complètement que possible tous les bons vœux qui vous arrivent et de vous
en réjouir.
Vous pouvez également ajouter votre propre part de souhaits.

Que vous souhaitez-vous très fortement pour l’an prochain ? Quelles


bonnes choses aimeriez-vous vivre sur votre chemin de l'année ? Quelles

62
sortes de rencontres aimeriez-vous faire ?

Exercice : Vos progrès sur le plan de l'être

Pour compléter un éventuel bilan que vous avez pu réalisé sur


l'avancement de vos projets (plan du faire), je vous propose une petite
séquence de réflexion sur le plan de votre être.
Sur quels aspects de votre personnalité avez-vous progressé l'année
écoulée ? Par exemple vous avez pu augmenter votre capacité à dire non,
ou avoir progressé sur le plan des échanges authentiques avec vos proches
ou encore avoir amélioré la qualité de votre écoute…
Quelles qualités souhaitez vous développer l'an prochain ? Par exemple
vous pouvez avoir envie de développer votre intuition ou votre sens de
l'organisation ou approfondir votre capacité à vous intérioriser en
relaxation ou méditation, être davantage discipliné, être plus dans la
coopération et moins dans le rapport de force…
Notez ces souhaits quelque part dans un carnet ou dans votre agenda,
agissez dans le sens de vos souhaits, relisez-les régulièrement, faites le
point au moins une fois par trimestre et le bilan à la fin de l'année.
Tous mes vœux de progression vous accompagnent.

Programmation d'un rêve :


"Cette nuit je rêve d'un progrès pour mon développement personnel"

Les services d'interprétation des rêves vous aideront à décoder votre rêve.
http://www.epanouissance.com/reve_interpretation.htm

Citations :
Tes destins sont d'un homme et tes vœux sont d'un Dieu.
Voltaire - Extrait du Discours en vers sur l'homme

Je vous apporte mes vœux.


Merci je tâcherai d'en faire quelque chose.
Jules Renard -

63
24. Comprendre et transformer l'ennui

L'ennui est un état intérieur qui rime avec gris.


"Le temps qui passe nous lasse. Plus rien ne nous atteint. On est là mais on
voudrait être ailleurs et pourtant on ne bouge pas. Un sentiment prison qui
nous fait tourner en rond".
(D'après le dictionnaire des sentiments)

L'ennui chez les jeunes

L'ennui en classe est assez répandu chez les préadolescents et les


adolescents. Une explication souvent donnée tient à ce que leur projet
professionnel n'a pas encore émergé. En l'absence de projection future, ils
vivent dans l'instant présent. Lorsque celui-ci ne correspond pas à leur
préoccupation du moment (stars, vélo-moteurs, copain, copine, chanson,
musique, film...) ils décrochent d'autant plus facilement qu'ils ne ressentent
pas de sympathie pour leur professeur.
Réciproquement, rien n'est plus démotivant pour un enseignant que des
élèves ne s'intéressant pas à son cours. Une relation mutuelle d'ennui est
susceptible de s'installer, laissant les uns et les autres insatisfaits.
L'immobilité physique pendant les cours y est peut-être aussi pour quelque
chose mais pas seulement. Le goût pour apprendre est un facteur d'intérêt
pour le domaine scolaire et les canaux de communication pédagogique y
participent. Certains jeunes ont vraiment besoin de concret, de manipuler :
les exposés abstraits ne conviennent pas à leur mode d'apprentissage.

L'ennui résultant de l'absence d'attentions

Quand on s'intéresse vraiment à une personne, elle s'intéresse alors elle-


même à des activités, à des projets. Une personne qui a l'impression qu'on
ne s'intéresse pas vraiment à elle, aura des difficultés à éprouver de l'intérêt
car elle peut se demander : "A quoi bon faire ceci ou cela si personne ne
s'intéresse à ce que je fais".
Ne pas avoir identifié de centre d'intérêt, de domaine de prédilection est
une des causes de l'ennui. Pour avoir des chances de rencontrer une
activité motivante, il est indispensable d'explorer c'est à dire de s'essayer à
différents domaines. Souvent un centre d'intérêt est transmis par une
personne que nous apprécions et qui s'intéresse sincèrement à nous.

64
L'ennui généré par des actions répétitives

La répétition, la routine génèrent de la monotonie qui à la longue provoque


également de l'ennui. D'où la nécessité de varier les activités régulières.
Par exemple : ne pas aller faire ses courses aux mêmes endroits, ni
systématiquement aux mêmes heures, changer de lieu de vacances,
improviser une sortie entre amis, décider de vivre une expérience
complètement nouvelle pour soi. Découvrir un sport, aller voir une
exposition, partir en week-end à l'étranger, cuisiner une nouvelle recette,
choisir un nouvel itinéraire routier ou changer de moyen de transport, se
lancer dans la photographie ou la peinture, s'inscrire à un atelier de
développement personnel sont des pistes à suivre.

Derrière l'ennui, un désir enfoui

Le point commun aux différentes situations évoquées repose sur la


présence d'un désir d'autre chose qui n'est pas reconnu par la conscience,
ou qui est reconnu, mais la personne ne sait pas comment se mettre en
énergie dans ce qu'elle aspire à vivre. Il arrive que la personne ne s'autorise
pas à agir différemment de ses habitudes et subit passivement l'ennui.
D'autres émotions peuvent se cacher derrière l'ennui : de la frustration, de
l'insatisfaction, la colère, de l'impuissance... Les reconnaître facilitera la
dissolution de l'ennui et l'investissement dans des actions stimulantes. Une
personne qui trouve le temps long à son travail et regarde sa montre
souffrira peut-être de la répétition des tâches qu'elle accomplit ou du
manque de contact avec des personnes extérieures. Dans ce cas, si elle
reconnaît les émotions cachées derrière son ennui, colère de ne pouvoir
satisfaire ses besoins de contact, ou frustration d'effectuer un travail
inintéressant en deçà de ses capacités, elle se mobilisera plus aisément
pour changer sa situation.
Ressentis proche de l'ennui : démotivation, routine, lassitude, 'déprime'
Le contraire de l'ennui : amusement, motivation, enthousiasme, intérêt,
passion, hyperactivité.

Exercices : transformer l'ennui

En période d'ennui posez-vous la question : de quoi ai-je envie ? Comment


puis-je répondre à mon souhait ? Qu'est-ce que je pourrais faire de
différent de d'habitude ?
Vous êtes en compagnie de quelqu'un qui s'ennuie : intéressez-vous

65
vraiment à cette personne et proposez-lui une activité distrayante qui vous
plaise à vous aussi.

Citations :
Le plus grand ennui c'est d'exister sans vivre.
Victor Hugo
L'uniformité fait craindre l'ennui.
Théodore Leclercq

66
25. Positiver...

On vous reproche parfois ou souvent d'être négatif ? Alors vous


avez des progrès à faire. On vous considère comme un personne plutôt
positive ? Bravo ! Peut-être pouvez encore faire mieux ?
Vous trouverez dans cet article des idées et des exercices pour développer
ou renforcer la partie positive de vous-même.

Positiver favorise une meilleure santé et rend plus agréable votre passage
sur cette terre !
Positiver facilite les relations et la réussite des projets.
Qu'est-ce que positiver ? Je vous propose d'y réfléchir quelques instants
avant de poursuivre la lecture de cet article...
Voici quelques réponses complémentaires :
L'art d'être heureux, avoir un moral d'acier, agir de façon positive, voir le
bon côté des choses, régler les problèmes sereinement, ne pas laisser les
choses se dégrader, percevoir la lumière au bout du tunnel, imaginer un
issue favorable, faire confiance, avoir le sens de l'humour, savoir profiter
de la vie, saisir les opportunités, être optimisme, être motivé, être gai,
formuler des critiques constructives, savoir dire des paroles réconfortantes,
rebondir sur un événement négatif,...
Vos réponses et celles-ci constituent déjà une réserve de pistes à suivre.

Positiver ce n'est pas se voiler la face, ni bloquer les émotions négatives.


Les émotions dites négatives (tristesse, colère, jalousie, peur...) ont un rôle
à jouer, elles nous avertissent de quelque chose, il faut en tenir compte
mais ne pas se laisser envahir ni diriger par elles.

Votre environnement dégage-t-il une ambiance positive ? Tout d'abord


votre lieu de vie : votre intérieur dégage-t-il une atmosphère positive ?
Examinez vos murs, vos meubles, vos bibelots, si à un moment donné
vous captez quelque chose qui évoque une idée négative, remédiez-y. Et
autour ? L'action est moins évidente sur l'environnement physique qui ne
dépend pas que de vous-même mais vous pouvez agir via votre syndic ou
une association de locataires ou encore sur une plus large échelle auprès
d'une organisation environnementale.

Qu'en est-il des personnes que vous fréquentez ? Évitez celles qui vous
parasitent et dont vous pouvez vous passer ou limitez leur fréquentation.
Vous ne pouvez pas les éviter ? Alors c'est une occasion pour vous de

67
positiver intensivement. A chaque parole négative il vous faudra rétorquer
par quelque chose de positif. Vous ne pourrez pas empêcher la personne
d'être négative mais vous lui montrerez que votre point de vue est différent
et surtout vous ne vous laisserez pas « contaminer » !

Agir de façon positive

Voici des exemples d'actions positives vis à vis de soi : se pardonner ses
erreurs, se féliciter ou se récompenser quand on a réussi une action
positive, agir en accord avec ses valeurs, refuser ce qui ne nous convient
pas, ne pas se laisser manipuler, insister pour obtenir ce que l'on souhaite,
tirer les leçons des expériences insatisfaisantes, être à l'écoute de son
environnement.
Ce qui permet de reconnaître une action positive : vous vous sentez
énergisé, satisfait, content de vous.

Actions positives vis à vis des autres :


Considérer ce qu'il y a de bien ou mieux de meilleur dans chacune des
personnes que vous fréquentez et le leur dire à l'occasion : « toi t'es
vraiment doué pour la pâtisserie », « j'aime bien travailler avec toi », « ta
bonne humeur me rend joyeux », « ton enthousiasme me dynamise », « ta
vigilance me rend vraiment service », « ton exigence m'oblige à beaucoup
de rigueur », « tes bons conseils me sont utiles »...
Une action positive ne se fait jamais ni au détriment d'une ou d'autres
personnes, ni à votre détriment bien entendu. Avant tout entente ou tout
accord vérifiez que vous n'êtes pas perdant. Toute action positive est basée
sur le principe gagnant gagnant. Il est souvent nécessaire de négocier ou
d'ajuster alors n'hésitez pas à vous poser la question : qu'est-ce que j'y
gagne ? Qu'est-ce que l'autre y gagne ? Si c'est plus difficile de repérer ce
que l'autre y gagne, posez-lui la question car nous n'avons pas tous les
mêmes notions de « gains ». La nature du gain peut-être différente mais
c'est indispensable qu'il y en ait un.

Si vous avez plutôt tendance à ramener la couverture à vous, faites un


effort de pour prendre en considération vos partenaires, si vous avez plutôt
tendance à faire abstraction de vous-même demandez fermement la part
qui vous revient. En résumé, ne cherchez pas à exploiter et ne vous laisser
pas exploiter ; ainsi vous vous inscrirez dans une spirale positive dont vous
recueillerez automatiquement des bénéfices.

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Pour développer vos capacités à positiver, il faut vous entraîner et chaque
jour vous offre bon nombre d'opportunités.

Exercices d'entraînement pour développer l'attitude positive

Parallèlement à votre vie quotidienne je vous propose de vous entraîner à


positiver les événements suivants :
1- l'ascenseur est en panne et vous revenez des courses
2- votre collègue est en arrêt maladie et il y a beaucoup de travail
3- vous apprenez que vous allez avoir un nouveau chef
4- la cartouche d'encre de l'imprimante est vide, et vous n'en avez pas
d'avance
5- vous vous êtres fait une entorse : vous êtes immobilisé pour deux
semaines
6- suite à des problèmes aériens votre vol est annulé
7- vous apprenez que vous allez être licencié économique
8- un excellent ami vous signifie que votre amitié est terminée

Des réponses dans la prochaine chronique


Chaque soir passer en revue les évènements positifs de votre journée
Choisissez une piste que vous souhaitez suivre parmi celles évoquées et
entraînez-vous pendant un mois.

Citations :
Si on cesse de se prendre la tête et se laisse porter par son influx positif,
façon zen, des solutions apparaissent
Helen Fielding

Lorsque nos intentions sont égoïstes, le fait que nos actes puissent paraître
bons ne garantit pas qu'ils soient positifs ou éthiques
Dalaï Lama

26. Positiver... (suite)

C'est la rentrée, la reprise s'effectue en douceur pour certains et


sur les chapeaux de roue pour d'autres, il est plus que jamais utile de
positiver pour garder le plus longtemps possible le bénéfice des vacances.

69
Bien commencer la journée

Se lever du bon pied, commencer la journée avec un cœur joyeux, plein de


gratitude pour le jour qui s'annonce, vous met dans de bonnes dispositions
intérieures. Si vous avez le sentiment que ce sera un jour merveilleux où
tout se mettra parfaitement en place, vous " risquez " d'attirer tout cela à
vous. Tant qu'on a pas rencontré de difficulté particulière le stock d'énergie
positive peut rester intact, il commence à diminuer au fur et à mesure que
les problèmes se présentent et d'autant plus qu'on a du mal à trouver des
solutions. C'est pourquoi le matin il vaut mieux quitter la maison avec une
réserve suffisante pour atteindre la fin de la journée.

Comment activer une état d'énergie positif dès le matin ? C'est plus facile
quand votre travail vous plaît. Il suffit de contacter par anticipation le
plaisir d'effectuer les tâches qui vous attendent, ou d'être en relation avec
les collègues que vous appréciez. Il s'agit simplement de vous en réjouir
par avance. Si la perspective de la journée s'annonce difficile vous pouvez
repenser à des moments agréables pour permettre à l'énergie positive de
vous accompagner malgré tout. Pour résoudre les problèmes et les
difficultés il faut avoir au départ une bonne dose de confiance, être capable
d'imaginer une ou plusieurs issues favorables. L'exercice n°1 de la
chronique précédente vous permettait de vous entraîner.

Exercice : recadrer les évènements désagréables

Voici des réponses pour recadrer des événements a priori désagréables,


trois options positives sont proposées, peut-être en avez-vous trouvé
d'autres ?
1 - l'ascenseur est en panne et vous revenez des courses
a) vous en profitez pour faire un peu d'exercice et monter à pied
b) cela vous donne l'occasion de contacter un voisin ou une voisine pour
vous donner un coup de main
c) vous déposez les courses dans un endroit sûr et allez vous promener en
attendant que l'ascenseur soit réparé

2 - votre collègue est en arrêt maladie et il y a beaucoup de travail


a) vous demandez d'être payé en heures supplémentaires
b) vous sollicitez l'aide d'un stagiaire
c) vous demandez de l'aide à d'autres collègues

70
3 - vous apprenez que vous allez avoir un nouveau chef
a) vous vous préparez à lui faire part de vos idées pour améliorer les
choses
b) vous vous réjouissez car vous espérez qu'il y aura du nouveau
c) vous vous mettez en observation pour élaborer une stratégie de réussite
appropriée

4 - la cartouche d'encre de l'imprimante est vide, vous n'en avez pas


d'avance
a) vous en empruntez une à un voisin ou à un ami
b) vous modifiez votre planning
c) vous allez en acheter une immédiatement

5 - vous vous êtes fait une entorse : vous êtes immobilisé pour deux
semaines
a) vous en profitez pour lire des livres intéressants
b) vous travaillez quand même en prenant soin de vous
c) vous vous dites que ce n'est un hasard et vous cherchez à comprendre la
cause de cet incident pour éviter que cela ne se reproduise

6 - suite à des problèmes aériens votre vol est annulé


a) vous profiter de ce différé pour faire du tourisme ou du shopping
b) vous commencez ou complétez la rédaction de votre rapport
c) vous vous reposez

7 - vous apprenez que vous allez être licencié économique


a) vous faites un bilan de compétences pour réfléchir à un nouveau
positionnement professionnel
b) vous activez votre réseau relationnel en leur disant que vous recherchez
un nouveau job
c) vous préparez un projet que vous aviez en tête depuis longtemps

8 - un excellent ami vous signifie que votre amitié est terminée


a) vous acceptez avec tristesse que vos routes se séparent
b) vous essayez de comprendre ce qui sous-tend sa décision
c) vous le remerciez pour tous les bons moments que vous avez passés
ensemble

Parfois un événement désagréable peut avoir des conséquences positives.

71
Par exemple, une annulation peut être suivie par quelque chose de mieux,
un licenciement peut vous amener à retrouver un travail plus intéressant,
une période professionnelle plus calme peut vous permettre de vous
reposer ou de prendre le temps de faire des activités dont vous aviez envie
au fond de vous depuis longtemps.

Citations :
L'humour est une source de désordre et ce désordre est positif
Jean-Louis Bory

Un état d'esprit positif t'aide non seulement à imaginer ce que tu veux être,
mais t'aide aussi à le devenir
Wally Amos

27. Votre temps, est-ce du "temps mieux" ou du "temps pis" ?

Petit test préalable pour évaluer votre relation au temps

Votre temps, quand il est "temps pis" :


q vous n'avez pas fait ce que vous aviez prévu de faire
q vous vous sentez contraint : d'aller quelque part, de supporter des
personnes que q vous n'appréciez pas spécialement
vous n'avez pas une minute à vous
q vous vous sentez fatigué
q votre planning est overbooké
q vous n'avez pas le temps de voir vos amis ou les membres de votre
famille que vous appréciez
q vous ne savez pas après quoi vous courez
q vous passez du temps à faire des choses sans importance
q vous avez souvent l'impression de perdre votre temps

Votre temps, quand il est "temps mieux " :

q vous trouvez que votre vie a du sens


q vous pensez que la vie est passionnante
q vous vous sentez satisfait
q vous côtoyez des personnes que vous appréciez
q vous avez du temps libre et vous en disposez avec plaisir

72
Plus de temps libre

Disposer le plus possible de son temps en choisissant au maximum


comment l'utiliser est un souhait de plus en plus répandu. Pourquoi ?
La conscience de cette liberté de choix s'est développée parallèlement à
l'augmentation du temps libre dans la vie des actifs et à l'allongement de
l'espérance de vie. En effet l'automatisation de nombreuses tâches et les
progrès médicaux sont à l'origine de cette relativement nouvelle
disponibilité.
Auparavant, préoccupé par la nécessité de subvenir à ses besoins de base,
l'être humain n'était pas confronté à cette question du choix de l'utilisation
de son temps.

Choisir l'utilisation de son temps libre, se donner des objectifs de


réalisations personnelles ou collectives peut s'avérer angoissant et nouveau
car il s'agit de se poser la question : " qu'est-ce que je veux faire de ma vie
? " Bien sûr il est possible d'échapper provisoirement à cette question clé
en se jetant à corps perdu dans l'étourdissement de la fête ou en répétant
des occupations apprises dans l'environnement familial. Ce n'est que
reporter à plus tard la confrontation avec le libre arbitre et les véritables
décisions.
Pour ceux qui trouvent une ou des réponses à cette question du sens de leur
existence, il devient alors nécessaire de se procurer des outils pour tendre à
maîtriser leur temps et faire avancer leurs projets.

Des réponses quasi-immédiates à nos besoins

Parallèlement à cette augmentation du temps libre consenti ou subi, nous


vivons une période d'abondance où beaucoup de choses sont susceptibles
d'être à notre disposition extrêmement rapidement si nous avons les
moyens financiers correspondants. Les entreprises travaillent avec
l'intention de donner satisfaction le plus vite possible à leurs clients, ce
qui, le cas échéant, entraîne une augmentation aussi rapide de leur chiffre
d'affaires. Ce fonctionnement résulte d'une capitalisation de connaissances
et de moyens techniques issus de plusieurs siècles de travail de l'humanité.
Autrement si aujourd'hui devant votre ordinateur vous pouvez commander
l'objet quelconque dont vous avez besoin par Internet, et le recevoir chez
vous 2 à 8 jours plus tard, c'est que vous utilisez des milliers d'heures de
travail d'autres êtres humains et une quantité vertigineuse de connaissances

73
qui se chiffre en millions d'heures pour satisfaire ce besoin ponctuel.
(transport, technologie informatique, mise au point et fabrication de
l'objet...). Cela est donc rendu possible parce que des milliers d'être
humains ont consacré leur temps et leur énergie à faire progresser leurs
objectifs individuels eux-mêmes au service de buts collectifs. Si ces
mêmes personnes ne s'étaient pas préoccupées de maîtriser leur temps et
d'atteindre leurs objectifs, vous ne pourriez pas vous faire livrer chez vous
un vêtement, un livre, un meuble ou cette chronique !

Prendre conscience qu'un acte quotidien nous met en relation avec le


savoir, le savoir faire, le temps, l'énergie des autres amène à s'interroger :
- quelle est ma participation à cette grande chaîne d'évolution humaine ?
- qu'est-ce que je mets en place dans une optique de réciprocité pour tendre
à maîtriser mon temps et atteindre des objectifs d'intérêt commun ?

Cela amène aussi à relativiser son impatience devant quelqu'un qui nous
fait attendre involontairement ou devant l'ordinateur qui met un peu de
temps, si peu d'ailleurs comparé l'échelle géologique, à charger les pages
du site que vous avez demandé.

Échelle de temps individuel versus échelle de temps collectif

L'apprentissage, le changement à l'échelle individuelle a un rythme bien


plus lent. Comparé à la rapidité de la satisfaction de nos besoins, on ne
peut pas apprendre aussi vite. Une personne met bien plus de temps à
assimiler le contenu d'un livre qu'à le commander et à le recevoir, tout
simplement parce que l'apprentissage s'effectue à un niveau individuel
alors que la séquence d'actions entre la commande et la réception
s'effectuent à un niveau collectif mettant en jeu le temps, l'énergie, le
savoir faire capitalisés par de nombreuses personnes. Apprendre à
maîtriser son temps pour atteindre ses objectifs est une compétence
nécessaire dans notre société actuelle.

Programmation d'un rêve :


"Cette nuit je fais un rêve de maîtrise de mon temps" ou "cette nuit je rêve
que je progresse dans la maîtrise de mon temps"

Les services d'interprétation des rêves vous aideront à décoder votre rêve.
http://www.epanouissance.com/reve_interpretation.htm

74
Citations :

Rien d'important ne se fait précipitamment


Epitecte

Manager son temps c'est faire moins de choses mais de plus grande
importance
Anonyme

75
28. Pathologie et créativité

Le film de Martin Scorsese "Aviator" (Tfm Distribution) relate la


vie de l'homme d'affaires visionnaire Howard Hughes. Le scénario original
de John Logan couvre une période-clé de sa vie : entre les années 1920 et
1950. Ce film, servi par une superbe prestation d'acteurs (Léonardo Di
Caprio, Kate Beckinsale , Cate Blanchett), m'a semblé une occasion
particulièrement intéressante pour aborder trois thèmes de la psychologie
et du développement personnel qui apparaissent dans le film :

L'origine d'un problème mental

Ce type de problème est répertorié par les psychiatres comme une névrose
obsessionnelle.
En effet le héros a la hantise des microbes et à certains moments il est
complètement paralysé par son obsession. Ce symptôme traduit une
angoisse disproportionnée face aux agents des maladies. En effet l'ampleur
de cette émotion n'est absolument pas en relation avec la réalité des
moments où elle se manifeste. Le film commence par une scène du
domaine de l'intime se déroulant dans la pénombre : Howard Hughes alors
enfant, âgé d'une dizaine d'années, est lavé par sa mère qui lui prodigue en
même temps des conseils d'hygiène pour se garder d'une épidémie de
choléra qui sévissait alors au Texas dans les années vingt.
Cette scène démontre que son problème s'est mis en place au cours de son
enfance. Dans sa bibliographie il est dit que Howard Hughes est un enfant
couvé par une mère ultra possessive et maniaque de l'hygiène. Elle
désapprouvait en outre qu'il se fasse des amis parce quelle croyait qu'ils
étaient porteurs de maladie.
N'ayant pu ni s'exprimer, ni décharger l'énergie de cette peur envahissante,
ni la rationaliser par des paroles sécurisantes en phase avec la réalité, la
transmission de la phobie est resté ancrée, se réactivant sous forme d'un
symptôme récurrent en présence de circonstances déclenchantes, non
identifiées par son porteur.
Le film nous donne également à voir comment le mot "quarantaine" épelé
par la mère et l'enfant dans ce contexte d'épidémie s'est également inscrit
dans la psyché du héros. Ce mot résonne avec une telle force, qu'à un
moment donné de sa vie, se trouvant en situation difficile, il vit son
fantasme d'isolement à fond, en se coupant lui-même du monde et en
s'enfermant.
S'agit-il d'une tentative spontanée et inconsciente d'auto guérison comme

76
le pratiquent des ermites ou des yogis qui s'isolent dans la montagne pour
méditer et confronter leurs démons intérieurs ? Ou bien n'est-ce là que la
reproduction d'un mode de vie exclusif que le lui avait imposé sa mère au
cours de son enfance ? Toujours est-il qu'il ne trouve pas dans cet
isolement les ressources de guérison : après la seconde guerre, son mental
et son physique commencent à s'effondrer, il passe petit à petit la barrière
de la folie et de l'irresponsabilité. Il finira sa vie en reclus de façon
dramatique.

La force d'une décision de vie

La scène de l'enfance condense les moments de sa vie où s'installe chez


Howard son handicap mental, et où il prend aussi une décision qui mènera
sa vie toute sa vie et verra éclore son génie visionnaire notamment dans
l'aéronautique. Le film reste flou sur l'origine de cette décision : en fait il
était passionné d'aviation depuis l'enfance.
En réalité il déclara officiellement vers 1930 alors qu'il s'installe à
Hollywood : "Je
veux être le plus grand aviateur du monde, le plus grand producteur de
cinéma du monde, l'homme le plus riche du monde...".

Malgré son handicap mental le héros n'en réussit pas moins à inventer de
nouveaux modèles d'avion et à contribuer mondialement à l'évolution de
l'aéronautique. Malgré les difficultés rencontrées : financières, politiques,
les tentatives manipulatrices de son principal concurrent (Pan American
Airways), sa foi et la volonté engagée dans son projet semblent
inaltérables. A tel point que dans les moments les plus cruciaux, elle paraît
à son environnement et même à ses collaborateurs les plus proches
complètement insensée. En définitive il hisse sa compagnie (Trans World
Airline) au premier plan.

Les décisions de vie peuvent se prendre à tout âge : souvent elles se


prennent dans l'enfance en liaison avec les centres d'intérêt, le
comportement des adultes les plus proches et le vécu personnel. Il en est
ainsi des décisions de choix de métier autrement appelées vocations, des
décisions concernant le mariage ou le célibat, le fait d'avoir ou non des
enfants, de gagner beaucoup ou peu d'argent, de réussir, d'être heureux...
Ces décisions positives ou négatives rarement prise en pleine conscience
sont déterminantes pour la vie de chacun. Il peut arriver qu'un jour on ait
envie de changer quelque chose dans sa vie parce qu'on souffre ou qu'on

77
aspire ardemment à vivre différemment. Il faudra alors retrouver l'origine
de la décision qui a conduit sa vie jusqu'à aujourd'hui et redécider avec
peut-être davantage de maturité.

Les différentes facettes d'un être humain

La coexistence de différentes facettes de personnalités chez Howard


Hughes est d'autant plus étonnante que chacune de celles-ci est intense
pour ne pas dire extrême. Il y a : son aspect d'obsédé des microbes, sa
quête frénétique de jolies femmes, sa jalousie paranoïaque, son génie
visionnaire avec cette capacité à imaginer des modèles d'avion d'avant-
garde, sa capacité à diriger et à motiver des grandes équipes, son talent de
réalisateur et de producteur de films et sa puissance d'homme d'affaires.
On a pu qualifier Hughes de mégalomane, il n'empêche que ses succès
furent à la hauteur de ses projets. Il sombra aussi bas dans les affres
sordides de la maladie, de la psychose et de la déchéance qu'il s'était hissé
sur les hauteurs du succès.

Neveu de l'écrivain et cinéaste Rupert Hughes, il a vraisemblablement


hérité de son oncle sa passion pour le cinéma. A onze ans, il invente une
bicyclette à moteur, un système d'interphone et un appareil de radio sans
fil à la faveur duquel il communique avec les navires de passage. Ce côté
ingénieux lui vient de son père propriétaire d'une entreprise de machines-
outils et qui a lui-même déposé et exploité le brevet d'un trépan (pièce
pour système de forage des puits de pétrole). Il aurait appris à piloter à 14
ans et sa passion pour l'aéronautique lui serait venue pendant ses études.
Il a créé un groupe d'entreprises qui a construit des avions, des
hélicoptères, des missiles et des satellites - mais aussi des systèmes radar
et des équipements militaires et de télécommunication. Il fut le propriétaire
d'une des Big Four (les quatre principales compagnies aériennes
américaines), la TWA.

Comment une personne peut-elle avoir un problème psychologique


important et en même temps faire preuve d'autant de créativité ?
L'approche de la psycho synthèse du Dr Roberto Assagioli et le concept
des sous personnalités vient nous aider à comprendre et à éclairer cette
personnalité riche, aux multiples aspects. Les diverses sous personnalités
se sont construites à partir de modèles et relations spécifiques : par
exemple la relation avec sa mère, avec son père, avec son oncle.
Il arrive qu'une sous personnalité pose problème telle que la facette

78
obsessionnelle chez Hughes ou que deux sous personnalités soient
opposées telles que "l'homme du monde" et "le reclus". La guérison et
l'unification n'ont pas été accomplies.

La récit de la vie de cet homme pas ordinaire est l'occasion de réfléchir sur
certains points :

- Le génie est-il conciliable avec une vie équilibrée ? ou une passion est-
elle compatible avec une vie de famille ?
- Les décisions de vie prises dans l'enfance donc en état d'immaturité ont-
elles un pouvoir absolu ?
- L'obsession de la propreté ou des microbes (à un degré moindre que celle
évoquée dans le film) n'est-elle pas répandue ? Quels en sont les avantages
et les inconvénients ?

Programmation d'un rêve :

En m'inspirant du génie créateur d'Howard Hughes, je vous propose de


programmer un rêve de créativité : "Cette nuit je fais un rêve créateur "

Les services d'interprétation des rêves vous aideront à décoder votre rêve.
http://www.epanouissance.com/reve_interpretation.htm

Citation :

Toutes les choses sont possibles jusqu'à ce que l'on prouve qu'elles sont
impossibles. Et même l'impossible peut n'être que provisoire.
P. Buck

Pour en savoir plus sur la vie de Howard Hughes


- Le livre : "L'Aviateur : La Vraie Vie de Howard Hughes" de Charles
Highman - Editions Calmann-Lévy

- Le film "Aviator" de Martin Scorsese

79
29. Le grand nettoyage de printemps

Faire le tri et nettoyer à la période du printemps est un


comportement rituel, provenant de notre mémoire collective, passé dans le
langage courant.
Si chaque changement de saison marque un passage, il en est deux plus
marqués :
- entre l'hiver et le printemps car les forces régénératrices de la nature à
l’œuvre sont intenses
- entre l'été et l'automne où a contrario la décroissance de la nature et de la
chaleur sont très sensibles.

Dans cette chronique nous abordons sur plusieurs niveaux le thème du


changement fondamental au développement personnel, emblématique du
printemps.
Au cours de notre vie nous pouvons procéder à des tris, à des rangements à
intervalles réguliers, pas seulement sur le plan matériel mais aussi sur le
plan des idées, des personnes avec qui nous sommes en relation... Dans
cette démarche nous faisons l'inventaire de ce que nous possédons, puis
nous décidons de jeter, de donner ou de recycler certaines choses qui ne
nous correspondent plus, tandis que nous choisissons d'en conserver
d'autres.
Pour cette dynamique les changements de saison sont des périodes
propices car nous nous mettons alors en phase avec l'environnement
naturel.

Que se passe-t-il si nous ignorons ou délaissons cette activité de nettoyage


et de tri ?
Et bien il arrive un moment, parfois extrêmement difficile à vivre pour
certaines personnes où les événements les obligent à faire une sorte de
grand nettoyage forcé dans leur vie. Il se traduit par un incontournable
changement de travail ou de partenaire sentimental ou encore par des
difficultés inattendues.
Le changement est inscrit dans notre corps qui renouvelle ses cellules
régulièrement et dans nos gènes bien sûr. Bien que ce ne soit pas toujours
évident il est nécessaire de vivre avec ce changement de la même manière
que l'on "surfe" sur une vague ou mieux de l'anticiper en déployant autour
de soi ses propres antennes d'écoute et d'observation.

80
A l'image de la nature notre évolution obéit à des cycles qui incluent des
phases de renouveau. Les personnes qui travaillent dans le marketing
savent bien qu'un produit possède un cycle de vie et qu'un jour il faudra le
remplacer par un autre. Nos possessions matérielles, nos idées, nos
relations obéissent à ces mêmes cycles.
Seulement voilà, nous aimerions conserver ce qui nous convient toute
notre vie et la nostalgie est un lien puissant qui nous rattache au passé.
Malheureusement elle nous aveugle parfois, nous empêchant de nous
rendre compte de ce qui se passe dans le présent et de ce qui se prépare
pour le futur.

Pour remédier à la nécessité d'évoluer je vous propose un petit programme


de tri sur les sept plans de votre vie. Vous pouvez ne choisir qu'un plan ou
deux. Si vous traitez la totalité des plans vous aurez réalisé un nettoyage
complet. Et votre vie va s'en trouver profondément allégée et transformée.
On dit que tous les sept ans notre être vie une complète régénération. Si
vous ressentez le désir impérieux de révolutionner votre vie il est probable
que votre âge soit un multiple de sept.

Premier niveau : faire le tri sur le plan matériel

Vous avez à définir un ou plusieurs critères de sélection. Par exemple j'ai


choisi de ne conserver que ce qui me plaît et ce qui m'est utile. Non pas ce
qui pourrait servir un hypothétique jour. C'est en gardant ce qui pourrait
servir un jour que l'espace de vie devient encombré de fatras inutile.
En supposant qu'un jour futur vous ayez vraiment besoin ponctuellement
d'un objet vous pouvez décider d'avoir confiance en l'avenir en imaginant -
et c'est fort probable - que vous serez en mesure de l'emprunter, de le
louer, ou encore de l'acheter à ce moment là.

L'inventaire porte sur les contenus suivants :


- les réserves alimentaires : faites le tour de vos placards à provisions, cave
(combien de produits périmés stagnent-ils dans votre buffet ?)
- les vêtements et le linge (éliminer ce qui n'est plus à votre taille ou qui
est trop usé ou trop démodé)
- les produits ménagers, d'entretien, de bricolage de toutes sortes
- les plantes et le matériel de jardin ou de balcon

81
- les papiers et documents
- les livres, CD, disquettes (à noter que l'enregistrement de vos archives
sur CD rom et clef USB économise beaucoup d'espace) .
les photos (il est préférable de ne garder que les photos réussies, où vous
êtes à votre avantage et qui vous rappellent des bons moments, privilégier
la qualité à la quantité).
- les meubles
- la décoration
- la vaisselle
- les outils de toute sortes

Vous pouvez procéder par contenu ou faire le tour de votre maison ou des
vos différentes habitations pièce par pièce. Vous pouvez décider de vous
consacrer à une partie des contenus et traiter les autres à la prochaine
saison.
Vous vous étonnerez parfois de ce que vous avez conservé tant d'années.
J'ai attendu 13 ans avant de faire le tri et le nettoyage à fond de mon
habitation. J'ai été effarée devant le volume de choses inutiles ou
indésirables que j'avais gardées ! J'ai regretté de ne pas l'avoir fait plus tôt
tout en étant bien contente de ne pas l'avoir fait plus tard.
Si vous êtes enraciné dans votre habitation et que vous n'avez pas
l'intention de déménager je vous recommande de faire comme si... Et de
faire un grand tri et un grand nettoyage chez vous, simplement pour
régénérer le lieu et vous-même par ricochet.

Les personnes sensibilisées au développement personnel savent qu'il existe


une correspondance entre certains objets que l'on garde et des aspects de
notre personnalité.
Une amie, elle aussi en période de tri, m'a raconté qu'elle avait conservé
pendant des années et jusqu'à il y a quelques jours, un vase quelconque - ni
beau, ni précieux - qui lui avait été offert par une relation amicale qui lui
avait emprunté de l'argent sans jamais le lui rendre. Ce vase nourrissait-il
un vain espoir de revoir un jour cet argent ou continuait-il d'alimenter une
rancune tenace ? En tous les cas ce vase n'était pas porteur d'énergie
positive. Même si la vue de cet objet ne déclenchait pas de pensée négative
consciente, il maintenait un attachement aussi inutile qu'infructueux avec
un souvenir désagréable du passé.

Parfois, notamment dans le cas de cadeau, il est utile de dissocier l'objet


offert de la personne qui a fait le don. Ainsi je me suis longtemps obligée à

82
conserver des objets qui ne me convenaient pas parce qu'ils m'avaient été
offerts par des personnes que j'estime et qui m'estiment. Ce n'est pas parce
que je vais me séparer de l'objet que je vais perdre en même temps l'estime
de cette personne. Dans le même ordre d'idée vous n'êtes pas obligé
d'accepter ce que vous donne une personne, même s'il s'agit d'un parent
proche.
Il est indispensable que ce que vous conservez soit réparé si c'est
nécessaire, et ne présente aucun danger pour vous et votre famille.
Cette démarche de tri, en plus d'alléger votre vie, a quatre autres avantages
importants :
- Elle vous mobilise sur ce qui est essentiel dans votre vie, sur vos besoins
importants.
- Ce dont vous allez choisir de vous séparer libérera un espace vierge
disponible pour du nouveau.
- Elle protège aussi l'environnement d'un excès de consommation dont il
faudra le débarrasser tôt ou tard.
- Elle vous permet de donner aux personnes qui en ont besoin, ici ou
ailleurs.

Second niveau : faire le tri sur le plan de vos désirs et projets


... En répondant aux questions suivantes :

- Qu'est-ce que j'aime ? Faites une liste de tous vos centres d'intérêt (les
fleurs, les enfants, les animaux la peinture, l'art, le bois, le bricolage, la
cuisine, etc.).
- Qu'est-ce qui me motive ? (rencontrer du monde, la nouveauté, la
reconnaissance, le succès, suivre un projet de A à Z, aider les autres... )
- Qu'est-ce qui me plaît vraiment dans ma vie ?
- Y a t il dans ma vie des choses qui ne me conviennent pas ?
- Quelles sont les solutions pour y remédier ?
- Quels sont les projets auxquels je tiens le plus ?
- Quel plan pourrais-je construire, même s'il n'est réalisable qu'en plusieurs
années, qui me permettre de vivre en majorité des choses qui me plaisent ?
(Cela vaut la peine car c'est votre vie et celle-ci vous ne la vivrez qu'une
fois). Si besoin vous pouvez faire appel à un coach.
- Sur une échelle de zéro à 100 quelle est la part de risque dans mes désirs
et projets ?
- Mes désirs et projets me permettent-ils une part d' expression personnelle
?

83
Programmation d'un rêve :
"Cette nuit je rêve que je fais du tri dans ma vie"

Les services d'interprétation des rêves vous aideront à décoder votre rêve.
http://www.epanouissance.com/reve_interpretation.htm

Citations :
Ranger c'est remuer des traces de temps
Namah

Au fond, Est-ce que ranger ça ne revient pas un peu à foutre le bordel


dans son désordre ?
Philippe Geluck

30. Le grand nettoyage de printemps (2ème partie)

Cette chronique fait suite à la précédente sur le thème du grand


nettoyage de printemps qu'il est temps d'achever pour cette année, l'été
ayant pris ses quartiers résidentiels pour quelques mois.
Nous avions abordé : faire le tri sur le plan matériel et faire le tri sur le
plan de vos désirs et de vos projets, nous allons poursuivre avec cinq
autres niveaux.
Le grand avantage de cette démarche de tri, en plus d'alléger votre vie, est
de vous mobiliser sur l'essentiel. Il arrive également que ce travail
d'épuration soit incontournable pour trouver sa voie ou pour laisser
l'espace à une nouvelle créativité.

Troisième niveau : Faire le tri de vos relations grâce votre carnet


d'adresses

Il faut établir une liste de toutes les personnes qui font partie de votre
cercle relationnel : famille, amis, relations.
On peut perdre beaucoup de temps et d'énergie auprès de personnes dont la
personnalité n'est pas compatible avec la notre ou qui ne peuvent pas
répondre à ce que nous attendons. Il ne faut pas s'entêter.

84
- Quelles personnes appréciez-vous vraiment de rencontrer ?
- Quelles personnes ont une influence motrice ou bénéfique sur vous ?
- Quelles personnes vous font perdre du temps et baisser votre énergie ?
(petit bémol : en phase d'apprentissage nous avons tous un rythme plus
lent)
- Quelles personnes sont indispensables à l'avancée de vos projets ?
- Quelle sorte de personnes souhaiteriez-vous rencontrer pour renouveler
votre cercle relationnel ? Ou avec quelles personnes souhaiteriez-vous
renouer des relations ? Soit qu'elles se soient distendues sans le vouloir au
cours du temps, soit que des disputes ou malentendus aient endommagé la
relation à un moment donné.

Quatrième niveau : Faire le tri dans vos émotions et sentiments

Quelles émotions et sentiments ressentez-vous le plus souvent ? S'agit-il


d'émotions positives ou négatives ? Si vous êtes assaillis par des émotions
négatives récurrentes vous ne faites pas de bien ni à votre moral, ni à votre
corps qui ne reçoit pas à ce moment là de message favorisant le maintien
d'une bonne santé. Si vous souhaitez aller vers un mieux-être, il vous
trouver une méthode ou une personne qui vous aide à transformer vos
émotions et sentiments négatifs en émotions et sentiments neutres puis
positifs.

Les émotions négatives ont aussi un rôle indispensable ; cependant elles


doivent plutôt servir de message d'alerte temporaire propre à déclencher
prise de conscience et action, que de message permanent. Ainsi une peur
brève signale un danger dont il faut se protéger, une peur permanente (une
phobie par exemple) parasite le corps et l'esprit jusqu'à ce qu'elle soit
traitée.

Voici une liste indicative d'émotions, de sentiments et d'état positifs :


Surprise agréable, bien-être, beauté, joies, plaisirs, bonheur, admiration,
jubilation, sérénité, calme, paix, douceur, satisfaction, complétude,
épanouissement, gratitude, reconnaissance, émotion artistique, exister
pleinement...

Cinquième niveau : Faire le tri dans l'expression de soi

85
Qu'exprimez-vous de vous à l'extérieur ? Comment les autres vous
perçoivent-ils ? Vous pouvez leur poser la question : si tu devais parler de
moi à une personne qui ne me connaît pas comment me décrirais-tu ?
Ce que vous exprimez de vous vous satisfait-il complètement ? Sinon que
souhaiteriez-vous exprimer de vous à vos proches, à votre famille, à vos
amis ?

Sixième niveau : Faire le tri dans vos pensées

De même qu'il est possible de privilégier certaines émotions et sentiments


positifs il est possible d'agir sur ses pensées pour neutraliser les pensées
négatives telles que celles formulant une image dépréciée de soi, des
critiques des autres, ou qui réactivent la souffrance en boucles (regrets,
remords, déceptions..). Non seulement elles sont inutiles mais elles sont
néfastes, car elles bloquent la possibilité de changer, de s'améliorer, de
faire des progrès.
L'étape préliminaire au tri est d'abord de repérer le contenu des pensées
que l'on a, en conduisant par exemple, en faisant les courses, ou quand on
est en groupe.

Septième niveau : Faire le tri au niveau spirituel

Il est possible d'aborder cet aspect relatif à la mission de vie et aux


schémas de vie répétitifs, par la réflexion sur soi. En repérant des lignes de
force et de faiblesse dans votre vie et ce depuis votre naissance.
Quels est ou quels sont mes talents ?
Y a t il des points communs dans mes différentes périodes de vie ou une
tendance générale qui se dessine dans ma vie ?
Y a t il dans ma vie des répétitions infructueuses, désagréables que je
n'arrive pas à résoudre malgré plusieurs tentatives qui, considérées sur un
plan rationnel, auraient dû s'avérer efficaces ?
A ce niveau il existe également la pratique du « nettoyage karmique», c'est
une technique énergétique très spéciale qui ne peut être réalisée que par
certains praticiens avancés sur le plan spirituel et qui respectent une

86
déontologie très rigoureuse. A défaut, il peut se produire des retombées
négatives pour le praticien et pour le pratiquant, au mieux rien du tout,
vous aurez alimenté de vains espoirs et peut-être le porte-monnaie du
prétendu praticien.

Programmation d'un rêve :


"Cette nuit je rêve que je fais du tri au niveau...(complétez) dans ma vie"

Les services d'interprétation des rêves vous aideront à décoder votre rêve.
http://www.epanouissance.com/reve_interpretation.htm

Citations :
" Il faut séparer le bon grain de l'ivraie "
Proverbe

31. Rêve et mieux-vivre

Au cours de cette chronique nous aborderons la question suivante :


le rêve peut-il contribuer à la résolution de certains problèmes actuels et
nous aider à mieux vivre ? Si oui comment ?

Le domaine du Rêve est très mal connu pour ne pas dire rejeté, méprisé,
délaissé par une partie de la population française et européenne. C'est
d'autant plus étonnant que c'est une information abondante à laquelle nous
avons accès gratuitement et qui nous concerne en premier lieu. C'est vrai
que cette information est la plupart du temps codée mais combien de
personnes se sont-elles posées la question de savoir s'il est plus difficile ou
moins difficile d'apprendre à décoder les rêves que d'apprendre une langue
étrangère ?

Une des raisons à l'origine de ce constat qui pèse sur l'inconscient collectif
des français, sans que beaucoup de personnes soient au courant, relève
d'un interdit légal levé il n'y a pas si longtemps : jusqu'en 1992 le code
napoléonien punissait d'amende les gens qui font métier de deviner et
pronostiquer ou d'expliquer les songes. A cela s'ajoutent des événements
plus anciens datant de l'inquisition où le rêve était associé à des pratiques

87
de sorcellerie.

Peut-être que cela semblera surprenant à certaines personnes d'utiliser le


domaine du Rêve pour contribuer à résoudre les problèmes que rencontre
notre société. N'est-il pas encore plus étonnant de savoir que la pratique
d'interprétation des rêves était extrêmement répandue pendant toute une
période de l'histoire de l'humanité ? En effet en Grèce à partir du 6ème
siècle avant JC, et pendant plusieurs siècles les malades se rendaient dans
des temples (on en a répertorié plus de 300) pour incuber (programmer)
des rêves de guérison en sollicitant le dieu guérisseur Asklépios. Ces
pratiques étaient répandues dans tout le bassin méditerranéen et durèrent
plus de mille ans. Plus généralement avant de s'endormir les grecs
demandaient au dieu de leur choix des rêves favorables. Dans la Rome
antique, des rêves impressionnants furent même soumis au sénat.

N'est-il pas aussi surprenant que des pratiques oniriques soient utilisées ou
l'étaient encore récemment par différents peuples (les indiens d'Amérique
du Nord, qui vouaient d'ailleurs un grand respect à leur environnement
naturel, des ethnies indiennes d'Amérique du Sud). Est-ce sous prétexte de
notre évolution technologique avancée et donc de notre supériorité mentale
que nous délaissons ou méprisons cette ressource universelle ? Ou bien
est-ce que c'est parce que nous ignorons tout d'elle et en particulier
comment nous en servir ?

Du fait d'avoir exclus le domaine du Rêve de nos centres d'intérêt, il en


résulte à la fois une grande méconnaissance et nombre d'idées et fausses
croyances qui circulent encore au sujet des rêves. En voici deux que l'on
entend encore trop souvent :
- « les rêvent mentent » ou « songe égale mensonge » : le rêve n'est pas la
réalité, cela peut sembler évident mais quand on dit que les rêves mentent
cela peut traduire le regret qu'ils ne soient pas réels. Il possède donc des
caractéristiques différentes. La plupart du temps les rêves sont
symboliques c'est à dire qu'ils sont composés de symboles qu'il ne faut pas
prendre au premier degré. Pour accéder à leur signification il faut les
décoder. Bien au contraire, les rêves disent la vérité mais sous une forme
déguisée.
- « faut pas rêver » : si, bien sûr qu'il faut rêver et c'est même indispensable
à l'équilibre de notre vie. Nous avons besoin de rêve pour mieux vivre
notre réalité, trouver de nouvelles idées, résoudre des problèmes, alimenter
notre expérience concrète et matérielle. Sans rêve on finit par déprimer, ne

88
plus avoir d'espoir en l'avenir, ni de solutions pour l'avenir. A l'opposé une
attitude trop rêveuse, qui n'est pas complétée par l'action, ne sera pas très
fructueuse et constituera peut-être une fuite devant une réalité vécue
comme trop pénible ou contraignante.

Une caractéristique essentielle, importante et évidente des rêves est leur


créativité. C'est d'ailleurs pour cela qu'ils nous surprennent, ils sont
tellement créatifs que notre mental routinier reste souvent coi devant eux
comme la plupart d'entre nous restons ébahis quand nous apprenons l'
existence d'une invention par exemple.
Or la créativité est aussi une caractéristique essentielle de l'homme, qui lui
permet de s'adapter, de trouver des solutions aux problèmes qu'il
rencontre, d'innover, de préparer l'avenir.

La créativité humaine est-elle étroitement associée aux rêves ? L'évolution


de l'humanité est-elle étroitement associée au fonctionnement onirique ?
Pour le moment nous ne savons rien de défini sur la fonction des rêves
malgré les recherches scientifiques (insuffisantes selon moi et inexistantes
à ma connaissance en France) menées en différents points de la planète.
C'est une hypothèse envisageable parce que des résultats récents montrent
une corrélation entre le fonctionnement de la mémoire et les rêves et Jung
auparavant avait déjà mis en évidence grâce à l'étude des rêves ce grand
réservoir de la connaissance de l'humanité qu'il a appelé inconscient
collectif.

Cette hypothèse est en tous les cas considérée comme acquise par le
réalisateur Michael Bay du tout récent film «The Island » qui commence
par un cauchemar répétitif du héros. Jusque là il n'était pas un humain,
mais un clone vivant la vie conforme et répétitive que des humains lui
demandait de vivre en attendant de l'utiliser comme donneur d'organes. Ce
rêve en partie prémonitoire (il contient également des éléments de l'avenir
du héros et de sa partenaire) est montré comme le déclencheur de sa quête
et aussi comme un indice de l'acquisition de son humanité. A partir de rêve
il va se montrer de plus en plus curieux, remettre en cause le mode de vie
qui lui est imposé et mettre en place nombre d'actions (c'est un film
d'action qui provoque la réflexion) pour être libre.

La créativité des rêves est une propriété qui peut a priori s'appliquer à tous
les domaines et à toutes les personnes. Tout le monde rêve et de tout.
Il est cependant plus probable et plus plausible qu'une personne spécialisée

89
dans un domaine donné, soit plus à même de mettre en œuvre une solution
trouvée en rêve parce qu'étant experte, elle aura tous les outils en main.
Si vous êtes économiste vous pouvez demander à vos rêves des solutions
pour des problèmes économiques. Mais vous pourriez aussi demander à
une équipe de rêveurs à qui vous avez résumé le problème, de programmer
leurs rêves sur ce sujet. Et ensuite vous pourriez étudier les solutions
obtenues et retenir celles qui sont les plus applicables aujourd'hui. Sur des
sujets concernant un grand nombre de personnes il est même possible de
les associer de cette manière à une recherche de solutions et ensuite au
choix des solutions retenues selon des critères absolument objectifs et
rationnels cette fois.

Programmation d'un rêve :


"Cette nuit je rêve que j'améliore ma vie"

Les services d'interprétation des rêves vous aideront à décoder votre rêve.
http://www.epanouissance.com/reve_interpretation.htm

Citation :
Le rêve tel que nous le connaissons est apparu chez les mammifères il y a
200 millions d'années. Sur le plan évolutif, on constate que plus le sommeil
devient profond, plus le comportement de l'animal est complexe. Le rêve s'
harmonise avec la montée de la pensée. Peut-être n'est-il pas le produit de
l'évolution mais son agent principal.
Michèle Masson

32. Rêve et mieux-vivre (suite)

Le rêve peut-il contribuer à la résolution de certains problèmes


actuels et nous aider à mieux vivre ? Si oui comment ?
Lors de la chronique précédente nous avions posé le constat d'une lacune
en matière de connaissances et de culture dans le domaine des rêves et
évoqué les raisons historiques de celle-ci. Nous avions également abordé
sommairement l'existence de pratiques sociales répandues utilisant les
rêves à d'autres époques et dans d'autres cultures que la notre.
Ces pratiques constituant des ressources, je vais m'y référer de façon plus
approfondie pour illustrer comment nous pourrions les adapter pour

90
trouver des solutions à trois problèmes qui se posent actuellement dans
notre société.

Le problème du chômage est particulièrement aigu, tout le monde le sait.


C'est une souffrance individuelle véritable qui affecte tous les niveaux de
l'être (physique, émotionnelle et mentale) engendrée par l'absence de
fonction, d'identité, d'utilité sociales reconnues. Il est aussi associé à un
ensemble de problèmes économiques et sociaux à l'échelle du pays.

Sans accompagnement compétent, le demandeur d'emploi peut errer


pendant des mois, trouver un travail temporaire et retomber un peu plus
tard dans la même situation de non sens. Parallèlement en regardant autour
de soi, il est frappant de constater que peu de personnes exercent un métier
qui leur convient. Dans ces conditions comment le fonctionnement social
pourrait-il s'améliorer avec une majorité de personnes qui n'ont pas de
fonction sociale ou qui ne sont pas à leur juste place pour vivre leur talent
de vie ? Dans ces conditions comment peut-on espérer que les relations
entre les personnes tendent vers l'harmonie ?
C'est ici que le rêve représente une information intérieure de source sûre
pour l'orientation professionnelle, pour le choix de projets.

Chez les tribus indiennes d'Amérique du nord, on trouve la pratique


initiatique du jeune au moment du passage à l'âge adulte. Celle-ci dure
plusieurs jours et plusieurs nuits. Il s'isole jusqu'à ce qu'il reçoive la visite
d'un esprit qui lui transmette une vocation.
Chez les Senoï, tribu vivant dans la forêt équatoriale de la péninsule de
Malaisie (Kilton Stewart anthropologue et psychologue américain a étudié
cette société pendant 15 ans) on trouve également une pratique onirique
spécifique. A l'adolescence les rêves de conflit avec l'autorité ne sont pas
critiqués mais attribués à des esprits qu'il doit apprivoiser afin d'obtenir des
indications sur sa place dans la société. Il doit leur demander leur aide sous
forme de pouvoirs, de talents, de techniques nouvelles pour remplir ses
tâches au mieux et avec créativité.

La première fois où l'on se pose la question d'une orientation par rapport à


son rôle dans la société c'est bien sûr à l'adolescence au moment de choisir
un premier projet professionnel, ensuite la question peut se poser de
nouveau après une rupture professionnelle ou un nouvel événement de vie
et puis à l'âge de la retraite.
Le rêve est particulièrement utile en phase d'émergence de projet car il

91
provient de soi, de l'âme. Par conséquent les conseillers d'orientation et
conseillers à l'élaboration de projet gagneraient à acquérir une culture de
base dans le domaine des rêves et se former aux techniques de travail sur
les rêves.

De tous les temps les êtres humains ont été animés par le souhait légitime
d'être en bonne santé. Les dépenses de santé représentent un budget
conséquent d'où la nécessité d'établir en amont des programmes de
prévention à partir d'une véritable connaissance et reconnaissance des
techniques de mieux-être dont l'interprétation des rêves fait partie.

Chez les grecs l'incubation onirique consistait à rechercher dans le rêve la


solution à un problème d'ordre généralement médical. Il s'agissait d'un
culte au dieu Asklépios. Les malades se rendaient dans ses temples le plus
connu étant celui d'Epidaure.
Après une purification rituelle, le malade passait la nuit sur un socle de
pierre (la kliné). Le dieu ou son serpent ou son chien le visitait dans ses
rêves. Il apportait parfois une guérison spontanée ou indiquait un remède.
Le message était décrypté avec l'aide des prêtres.
Ces pratiques ont duré pendant plusieurs siècles (à partir du 6è siècle) et se
sont étendues. Ce culte était pratiqué dans plus de 300 temples.

Dans le langage moderne la programmation des rêves a remplacé


l'incubation onirique. Il n'est pas nécessaire de se rendre dans un sanctuaire
pour la pratiquer. Pour recouvrer plus rapidement une bonne santé, cette
technique couplée à la visualisation positive est efficace pour accélérer la
guérison, notamment des maux bénins tels que les refroidissements et
autres maux de l'hiver.

De plus l'apparition et l'évolution de la maladie se manifestent dans les


rêves (souvent des cauchemars) avant qu'elle ne soit médicalement
détectée. On sait qu'il est plus facile de soigner une pathologie lorsqu'elle
est prise à ses débuts. D'où l'intérêt pour
tout un chacun d'être attentif à ses rêves et pour les soignants d'être à
l'écoute des rêves de leurs patients.

Le médecin grec Hippocrate père de la médecine, lia le rêve à l'état


physiologique du rêveur. Il développa toute une symbolique du rêve, une
sorte de clé des songes médicale. C'est étonnant de penser que tous les
médecins prêtent serment en référence à ce grand homme et que beaucoup

92
d'entre eux n'utilisent pas les rêves dans leur pratique.

Des études contemporaines russes et américaines ont été conduites sur le


rêve diagnostic et le rêve pronostic. Elle confirment les connaissances
anciennes sur les relations existant entre les images des rêves et le
déroulement des maladies.
Lorsque l'allongement de la durée de vie et la réduction du temps de travail
ont créé d'importantes plages de temps libre à occuper. Trop souvent la
télévision prend le pas sur de véritables activités porteuses de sens. Étudier
le vaste domaine des rêves est une possibilité pour utiliser de façon
positive son temps libre en développant sa conscience, étudier ses propres
rêves permet de découvrir de vrais projets porteurs de sens pour soi et pour
la société. Pour les personnes âgées c'est aussi une façon de se pencher sur
des aspects spirituels laissés de côté ou qui refont surface à cette époque de
leur vie.

Citation :

Il est permis de rêver. Il est recommandé de rêver.


Louis Aragon

33. L'attention

Avez-vous déjà rencontré une personne vraiment attentive à qui


vous êtes, à ce que vous faites, à ce que vous ressentez ? Si la réponse est
"oui" alors vous avez ressenti quelque chose d'indéfinissable et d'agréable
qui a augmenté de façon perceptible votre bien-être et votre niveau
d'énergie.
A l'inverse, il est tellement fréquent de croiser des gens inattentifs, voire
même irrespectueux, que cette qualité d'attention à ce qui est se remarque
et se démarque dans la « jungle ambiante ».

Être attentif aux autres est une attitude qui permet d'améliorer la qualité de
vie relationnelle autour de soi. Et comme il n'y pas que les maladies qui
sont contagieuses mais aussi les qualités humaines, cette qualité est tout à
fait susceptible de se propager et de perdurer. De plus, une attention bien
ciblée, portée par une flèche forgée dans une catégorie d'altruisme

93
désintéressée, peut littéralement toucher le cœur de celui qui la reçoit, et
l'amener à réfléchir sinon à se transformer de façon positive.

Comment être attentif aux autres ?


Il faut commencer par éviter les contre-exemples d'attention. Et il y a
beaucoup d'exemples de comportements non attentifs : en voici une liste
non exhaustive que vous pouvez compléter par votre expérience ou par ce
que vous avez eu l'occasion d'observer !

- lâcher une porte sans regarder s'il y a quelqu'un derrière


- ne pas voir que quelqu'un vous tient la porte
- faire semblant d'écouter ou d'être intéressé par des propos
- continuer à parler à une personne qui n'est pas intéressée par ce que l'on
dit
se forcer à faire quelque chose pour quelqu'un alors que l'on n'est pas en
état de la faire
- ne pas faire ce qu'on avait promis de faire
- ne pas donner de nouvelles d'un projet à quelqu'un qui vous avait aidé à
un moment - donné sur ce projet
- faire un cadeau sans s'assurer que cela correspond à ce que l'autre
personne souhaite
- ne pas être à l'heure à un rendez-vous
- oublier l'anniversaire d'une personne proche
- oublier un rendez-vous
- oublier de remercier
- critiquer de façon négative une idée qui vient d'émerger
- imposer sa présence à quelqu'un d'occupé
- imposer son avis à l'autre
- ne pas tenir un engagement pour une raison égoïste
- tenir un engagement ancien qui n'a plus de sens
- avoir l'impression de déjà savoir, ce qui empêche d'être à l'écoute du
moment présent et de découvrir quelque chose de nouveau
- vouloir imposer à quelqu'un quelque chose dont il n'a pas besoin, etc.
(Je ne cite pas le mensonge, la trahison, les injures, le rejet qui sont au delà
de l'inattention sur l'échelle des comportements négatifs).

A l'école on nous demande d'être attentif pour apprendre mais on


ne nous apprend pas à être attentif. L'attention cela s'apprend. Et cela part
déjà d'une intention positive envers une connaissance à acquérir ou une
personne à connaître.

94
Être attentif c'est aussi se poser la question suivante :
Si je dis ou fais telle chose, quelles seront les conséquences possibles ?
C'est ici que l'attention rejoint la conscience de soi et la conscience des
autres. En ce moment la grande mode pour les « people » c'est d'étaler sur
la place publique ce qui relève de leur intimité blessée ou des épisodes
dépravés de leur vie personnelle.
Malheureusement ce passage dans la zone publique d'informations, de leur
vie privée et intime risque davantage polluer les personnes qui écoutent et
de nourrir les commérages - le mental inférieur - que de servir de modèle
positif. La plupart du temps ce type d'informations est non seulement
diffusé sans conscience mais de plus à des fins mercantiles. C'est un cas
typique d'inattention, avec un "I" majuscule et ce, sur une grande échelle.

Comment être attentif aux autres ? A vos enfants, à votre compagnon ou


compagne, à vos amis, à vos clients ?

D'abord il s'agit de décider de l'être, ensuite voici quelques indications que


souvent nous connaissons, mais que nous n'appliquons pas toujours :
Il s'agit d'utiliser ses sens de perception : le regard, l'écoute, le ressenti, le
toucher juste.

- Regarder la personne avec qui vous vous trouvez comme si c'était la


personne la plus importante du monde et de fait si vous êtes seul(e) avec
elle, elle est la plus importante du monde en cet instant. La regarder avec
bienveillance.
- Chasser les a priori ou les souvenirs du passé pour être dans l'instant
présent.
- Écouter ce qu'elle a à dire même si vous n'êtes pas d'accord. Reformulez
son point de vue et expliquez le votre. Si vous tenez à la relation avec cette
personne, nourrissez votre envie de trouver un terrain d'entente et
exprimez la : je souhaite que nous trouvions un terrain d'entente sur ce
sujet.
- Écouter votre ressenti, il est physique : il y a des signaux que votre corps
vous envoie quand vous êtes en relation avec une ou des personnes.
Apprenez à décoder ces signaux.
- Si vous touchez une personne, toucher amical, massage, ou en faisant
l'amour soyez à l'écoute de ce qui lui fait du bien.
- Si une personne est sensible, délicate, ne lui envoyez pas une tape virile
du style : « alors mon pote, ça va ? ».
- Si une personne est plutôt forte, avec un seuil de sensibilité élevé, un

95
geste plus soutenu sera adapté. Cependant comme il existe des exceptions
le mieux est encore de demander à la personne ce qui lui convient.

Même s'il est extrêmement difficile d'être parfaitement attentif à chaque


instant - ce qui ne constitue d'ailleurs pas un alibi - , il est possible de faire
des progrès et d'augmenter votre score pour cette qualité que l'on pourrait
croire en voie de disparition.

Exercices :
Quels sont mes manquements les plus fréquents à l'attention ?
Qu'est-ce que je me donne comme objectifs pour m'améliorer ?

Programmation de rêve :
Cette nuit je rêve que j'améliore ma qualité d'attention (envers : compléter
par un nom ou par une activité).

Les services d'interprétation des rêves vous aideront à décoder votre rêve.
http://www.epanouissance.com/reve_interpretation.htm

Citations :

C'est par l'attention que l'esprit parvient à se former des notions vraies des
choses.
Charles Bonnet

Le bonheur vient de l'attention prêtée aux petites choses, et le malheur de


la négligence des petites choses.
Proverbe chinois

34. Les rêves prémonitoires

96
Les rêves les plus simples et les plus transparents sont les rêves
prémonitoires. Ils annoncent l'avenir exactement tel qu'il va se dérouler
avec plus ou moins d'avance. Leur contenu n'est ni forcément négatif, ni
forcément important. Si j'apporte cette précision, c'est qu'il est fréquent
d'associer rêve prémonitoire et "symphonie du destin" . Ce sont les rêves
les plus marquants parce qu'ils font appel à des facultés psychiques
perçues comme extraordinaires. C’est pour cela qu’il s‘agit d’une catégorie
de rêves qui interpelle particulièrement l’imaginaire. Cependant les rêves
prémonitoires sont moins fréquents que les autres types de rêves, en effet il
y a beaucoup plus de rêves qui ne se réalisent pas que de rêves qui se
réalisent.

Il existe différents types de rêves en lien avec le futur : les rêves


prémonitoires, les rêves prophétiques, les séquences annonciatrices du
futur (elles apparaissent sous forme symbolique, c’est à dire codée), les
rêves conseilleurs, les rêves créateurs, les rêves annonciateurs de guérison
et de maladies.

Les rêves prémonitoires existent-ils ?

- Docteur, dit un patient à son psy, je suis très inquiet. Chaque nuit, je fais
le même cauchemar : de gros nuages noirs envahissent le ciel et un
nouveau déluge éclate. C'est idiot, n'est-ce pas ?
- Totalement
- Les rêves prémonitoires, ça n'existe pas.
- Absolument pas. Mais excusez-moi un instant. Je voudrais mettre un e-
mail à mon agent de change, pour qu'il vende les actions que j'ai dans une
firme de lotions solaires et qu'il investisse tout mon capital dans des
fabriques de parapluies et d'imperméables.

En voici trois exemples :


Ne pas signer
Un sénateur américain avait rêvé d’une longue table de conférence sur
laquelle étaient posés une feuille de papier blanc et un stylo, et il entendait
une voix lui ordonner de ne pas signer. Quelques mois plus tard, il revécut
cette scène au cours d’une conférence en Islande et se trouva devant la
même table, le même papier blanc et le même stylo. A cause de son rêve, il
ne signa pas l’accord.
(cité dans La 10ème prophétie de James Redfield ).

97
Bébé en danger
L'exemple suivant est tiré de l'émission télévisée "normal, paranormal"
diffusée le 4 juin 2002.
Le rêveur est père d'un bébé. Dans la nuit, il rêve que son fils est allongé,
comme mort. Le lendemain il décide de rester à la maison. Effectivement
dans la journée, le bébé fait un arrêt cardiaque et devient tout bleu. Son
papa va chercher de l'aide quelques maisons plus loin auprès d'une
personne de sa famille qui pratique sur le bébé les gestes d'urgence
adaptés. Le bébé est sauvé, il a aujourd'hui 15 ans ! Cet exemple nous
montre à quel point le rêve prémonitoire n'a rien d'inéluctable. Il s'agit
d'une information dont on peut tenir compte pour agir. Ce rêve là, ajouté à
l'action juste de son père, a sauvé la vie de ce jeune homme.

Future mission en entreprise


Il s’agit d’un expérience personnelle positive, j’ai rêvé que j’étais appelée
pour une mission en entreprise. J’ai fait ce rêve environ deux mois et demi
avant sa concrétisation, effectivement j’ai été appelée par une grande
entreprise pour effectuer une mission d’une demi-journée.

Quelle attitude adopter face aux rêves prémonitoires ?

Deux cas se présentent selon qu’il s’agit d’un rêve positif ou d’un rêve
négatif.
Pour un rêve prémonitoire dont le contenu est négatif il va falloir le
considérer comme un avertissement et chercher, si c'est possible, à
contrecarrer l'effet négatif. Pour un rêve prémonitoire positif un travail
concret de préparation à l’événement annoncé peut s'avérer utile
(recherche de documentation, réflexion complémentaire, entraînement
physique...). Quoiqu'il en soit, ce type de rêve sert à se préparer aux
événements à venir.
Les humains ont la possibilité de prendre des décisions à partir
d'informations obtenues pré cognitivement. Cela donne des indications
pour se rapprocher du bon moment et de la meilleure situation possible
pour agir.

Il ne faut pas penser que tous les rêves sont prémonitoires, notamment si
vous rêvez d'une personne que vous connaissez. Beaucoup de rêves sont
heureusement symboliques. Par exemple rêver de la mort d'une personne
ne signifie pas que cette personne va mourir. Il vaut mieux ne pas
annoncer ce type de rêve à la personne concernée elle risque de s'inquiéter

98
inutilement.

Comment reconnaître un rêve prémonitoire ?

Certains auteurs disent que la seule façon de déterminer si vous avez fait
un rêve prémonitoire est de l'avoir noté dans le journal des rêves. C'est
vrai. Cependant il peut y avoir une autre façon d'anticiper.

La présence d’éléments inconnus dans le rêve, le complet décalage entre le


contenu de vos rêves et ce que vous vivez dans le présent constituent des
indicateurs.

La qualité des images est particulière. Il s’agit d’observer finement pour


pouvoir discriminer cette catégorie de rêves, ce n’est pas facile.

Une forte certitude intérieure peut les accompagner.

Comment les expliquer ?

Un savant américain a affirmé que la prémonition n’est pas autre chose


que la mémoire du futur. C’est une façon de considérer les choses à la fois
déroutante et familière : familière parce que la mémoire est pour nous une
notion familière, déroutante parce que nous sommes habitués à : soit
imaginer un futur hypothétique et fluctuant en rêvant éveillé, soit à
considérer le passé stable et solide comme un rocher depuis le moment
présent. Et si considérons le présent à partir du futur, qu’obtenons nous ?
Une fois dépassé un possible léger vertige temporel, nous obtenons bien
une mémoire du futur avec des événements que l’on imagine aussi
tangibles que ceux du passé d’où leur réalisation quasi certaine.

Si à un moment donné de sa vie une personne fait une sorte de bilan en


réfléchissant à sa vie elle pourra repérer une grande ligne, une tendance
principale une sorte de trajectoire. De même en considérant tous les
facteurs présents d’une situation à un moment donné, on peut dire qu’il
existe une trajectoire, une forte probabilité de réalisation d’un événement à
partir des éléments en présence. Le rêve prémonitoire se produit lorsque le
cerveau qui travaille en permanence (pas de week-ends ni de jours fériés
pour lui !) en intégrant de nombreuses informations extrapole et conclut
que la probabilité d’apparition d’un événement est suffisamment élevée
pour qu’elle se réalise.

99
On parle aussi de pseudo rêves prémonitoires (par opposition aux vrais
rêves prémonitoires quand le rêveur ne dispose d’aucune information sur
l’événement) dans le cas où des perceptions réelles qui passent au dessous
du seuil de la conscience de veille sont incorporées dans une zone sous-
jacente de la conscience et amplifiées pendant le sommeil. C’est ainsi
qu’un craquement inhabituel perçu en passant sur un pont en bois peut être
annonciateur du délabrement ultérieur de la planche sans que celui-ci est
été pleinement conscientisé à l’état éveillé.

Dans l’Antiquité, la conception du rêve est en lien avec les croyances


religieuses. Le rêve est perçu comme un message qui annonce l’avenir et il
est envoyé par Dieu ou par un dieu. Cette préfiguration de l’avenir n’est
pas révélée directement par le rêve mais doit être interprétée par une
personne qualifiée, à qui on confère un grand prestige. Par le passé
L’Homme non seulement se préoccupait de son avenir tant individuel que
collectif et mais y attachait une grande importance au point que la société
avait élaboré une partie de son organisation et de son fonctionnement sur
ce questionnement fondamental.
Si les rôles sociaux constitués autour de cette préoccupation relative à
l’avenir ont changé de forme, d’apparence, sur le fond la question portant
sur : « de quoi demain sera fait ? » est toujours d’actualité !

En résumé

Les rêves prémonitoires existent comme en attestent les nombreux


témoignages de rêveurs honnêtes en dépit du fait que certaines personnes
refusent cette réalité onirique qui les dérange. Cette aptitude d’anticipation
était particulièrement utile à une époque de l’histoire de l’humanité où
l’espérance de vie et la sécurité étaient peu élevées. Chaque être humain
renferme en lui cette capacité, endormie ou activée. Cependant peu de
personnes ont développé la connaissance, l’entraînement et la maîtrise de
cette capacité délicate.
A un rêve prémonitoire correspond une probabilité élevée de réalisation
d’un événement. Cependant le libre arbitre et le changement à l’œuvre à
chaque instant dans le monde sont susceptibles d’induire une non
réalisation de l’événement visualisé.

Programmation de rêve :

100
"Cette nuit je fais un rêve prémonitoire positif..."

Citations :
La prémonition n’est pas autre chose que la mémoire du futur
Un savant américain

35. La séparation ou l’art des au revoir et adieux réussis

La vie est faite de séparations de toutes sortes et d’importances


variables. En voici quelques exemples : la petite séparation que constitue
le départ le matin pour aller au travail, des amis que la vie sépare, des
couples qui vont chacun de leur côté après avoir cheminé ensemble, des
enfants qui prennent leur autonomie. Et puis il y a toutes ces vieilles
peaux : habitudes, comportements devenus obsolètes et inefficaces dont on
se défait, comparables aux mues du serpent qui fait peau neuve pour un
corps plus grand. Tout cela entre la naissance - la toute première des
séparations - et la mort - l’ultime séparation - dernier voyage pour une
destination inconnue.

La palette émotionnelle offre différentes tonalités en fonction de situations


plus ou moins bien vécues comme un au revoir au téléphone qui ne donne
pas complète satisfaction, une communication qui est coupée pour des
raisons techniques entre deux interlocuteurs, un abandon trop précoce qui
laisse une trace d’inachevé dans la vie de celui qui l’a vécu, une fin de
contrat réussi avec un client, le départ raisonné d’une maison où l’on a
vécu plusieurs années, la perte non souhaitée d’une activité
professionnelle…

Quand une séparation est réussie, elle ne laisse pas de trace résiduelle, pas
d’énergie parasite (regrets, remords, rancune, blessures réactivables), elle
laisse toute l’énergie disponible pour se consacrer à de nouveaux projets, à
de nouveaux attachements, pour partir pour vers nouvelles aventures sur le
chemin de la vie.
Certaines personnes qui ont la faculté d’anticiper l’avenir et qui sont
pressées savent par avance qu’une séparation va avoir lieu. La difficulté
pour elles est d’en dérouler les étapes avec patience, de laisser l’espace
aux transitions. Ainsi entre le moment où vous savez que vous allez
déménager et celui où vous avez complètement quitté un lieu en triant avec

101
conscience son contenu, en trouvant des destinations appropriées pour ce
que vous ne gardez pas, en trouvant un acquéreur le cas échéant, ou un
successeur…Il peut se passer beaucoup de temps. Et si ce temps là semble
incontournable, c’est que vous avez à l’utiliser avec pertinence.
Une séparation brutale est-elle bonne ou mauvais chose ?
Se faire jeter dehors du jour au lendemain que ce soit d’un logement ou
d’un job n’est pas à franchement parler une bonne chose parce que vous
n’avez pas eu le temps de préparer de quoi vous retourner. C’est plutôt un
choc dont il faudra se remettre. Un licenciement brutal est une véritable
blessure psychologique qui nécessitera l’élaboration d’un deuil
professionnel. C’est seulement après avoir pu exprimé ses sentiments et
émotions, qu’il sera possible de créer de nouveaux attachements
professionnels sereins. Sinon le risque est soit de rester au chômage
longtemps (« à quoi bon retrouver du boulot si c’est pour se faire traiter de
la sorte ? »), soit d’enchaîner des contrats de courte durée associés à la
précarité. Des étapes pour réussir une séparation :

1-Raconter ce qui s’est passé


Raconter à une personne de confiance le déroulement des évènements.
Exprimer son ressenti, ses émotions, ses sentiments positifs et négatifs aux
différents moments de l’histoire.
« Quand j’ai appris que la société avait été rachetée je me suis dis c’est la
fin de l’ambiance familiale qui y régnait. J’ai d’abord ressenti de
l’étonnement puis de la peur. Je me suis demandée ce que nous allions
devenir. »
« Quand j’ai appris au téléphone la mort de mon frère je n’y ai pas cru, je
me suis dis qu’ils s’étaient trompés sur le nom. »
« Quand j’ai appris que mes parents allaient se séparer j’ai cru que le
monde s’écroulait autour de moi. »
« Quand il a fallu que je quitte ma maison j’ai ressenti un arrachement,
c’est comme si on m’enlevait tout un pan de ma vie. »

2-Donner du sens
Il ne sert à rien d’accuser les autres, il est plus constructif de comprendre
ce qui s’est passé et se réapproprier sa part de responsabilité : qu’est-ce
que j’ai fait ou pas fait qui m’a conduit à cette séparation ? Est-ce une
séparation naturelle ? Par exemple quand il s’agit de la fin d’un cycle, les
personnes ont l’impression d’avoir fait le tour de la question, ou qu’elles
sont arrivée à saturation, ou encore elles prennent conscience qu’elles
s’accrochent à quelque chose de révolu. « cette équipe, ce job, cette

102
personne ne convenait plus à celui ou celle que je suis devenu ».
Au début de l’histoire qu’est-ce que j’attendais, qu’est-ce j’espérais ?
Retrouver la motivation qui était à l’origine de la relation. Cette motivation
s’est-elle concrétisée ? Pas du tout, en partie, complètement ? Cette
motivation est-elle encore d’actualité ou bien aujourd’hui suis-je porteur
d’autres souhaits ?

3-Bien se quitter
C’est tirer une leçon de son expérience pour cela il faut arriver à trouver le
bénéfice positif de l’expérience vécue.
Qu’est-ce que cette expérience m’a apporté ? Voici des exemples :
- j’ai développé mes compétences dans tel domaine
- j’ai appris à vivre à deux, à partager
- j’ai appris à ouvrir les yeux sur certains dysfonctionnements
- j’ai appris ce qu’il ne fallait pas faire
- j’ai appris à reconnaître le type de personne avec qui je ne peux pas
m’entendre
- j’ai appris la solidarité dans mon quartier
- j’ai appris à travailler avec des personnes très différentes
- j’ai appris à reconnaître les valeurs d’une entreprise qui ne correspondent
pas aux miennes
- j’ai appris à me contenter de peu
Cette nouvelle perspective débouche sur une attitude plus mature.

4-Remercier
C’est exprimer de la reconnaissance, de la gratitude envers la personne, le
lieu, l’équipe, l’animal pour ce qu’il a apporté de bon. Et même si
l’expérience a été négative, il y a une leçon à en tirer. J’ai appris que je
n’avais pas à supporter telle chose. Avoir vécu longtemps dans un petit
appartement m’a appris à apprécier toute la valeur d’un lieu spacieux.
Maintenant je saurai reconnaître l’environnement professionnel, le patron,
le compagnon qui me convient.

Quand le remerciement est possible c’est que le cycle est bouclé. Tant
qu’il reste des griefs c’est que la charge émotionnelle négative n’est pas
dissoute. Il faut laisser du temps au temps. Cependant, attention, vous
même ou les personnes de votre entourage peuvent vous activer dans le
sens de la rumination et alors vous restez coincé dans une étape. N’y
séjournez pas trop longtemps, faites-vous aider si besoin par un praticien
du mieux-être car toute attitude « négative » persistante ne favorise ni une

103
bonne santé, ni votre évolution.

Programmation de rêve :
Cette nuit je rêve que je termine un cycle de séparation ou cette nuit je
rêve que je me sépare de … (mon ancien travail, mon ex-conjoint, ma
maison, de telle mauvaise habitude ou de tel comportement limitant, etc.).

Les services d'interprétation des rêves vous aideront à décoder votre rêve.
http://www.epanouissance.com/reve_interpretation.htm

Citations :
La mer joint les régions qu’elle sépare
Alexander Pope

L’amour c’est quand la différence ne sépare plus


Jacques de Bourbon Busset

Se séparer ce n’est pas quitter quelqu’un, c’est se quitter tous les deux
Sacha Guitry

36. La sagesse des rêves et des contes

Les contes, tout comme les rêves contiennent des messages utiles
pour résoudre toutes sortes de préoccupations, problèmes, difficultés, que
chaque être humain est amené à rencontrer et à dépasser au cours de sa vie.
Des réponses aux questions existentielles et des itinéraires précis -
stratégies d’actions - de chemins à suivre pour évoluer se dessinent dans la
trame du récit.

En plus de favoriser l’écoute, la concentration, l’imagination, ces écrits


recèlent de véritables 'cartes au trésor' pour l’être en développement et en
quête de mieux-être que nous sommes. C’est tout l’inverse du zapping, de
la dispersion mentale que nous proposent les flashes télévisés et autres
séquences aux contours flous et au contenu inconsistant. Sens, structure et
racines culturelles insuffisants créent angoisses et dépression ou recours à
de pseudo solutions (alcool, drogue, sur médication) quand ce n’est pas
une quête frénétique de recherche de soi.

104
L’abandon de ces histoires passionnantes que les parents racontaient à
leurs enfants avant le sommeil ou que l’on partageait à la veillée au coin
du feu constitue une véritable perte de ressources de sagesse.
Pour les adolescents et les adultes, l’étude d’un conte en phase avec leurs
préoccupations du moment (relation sentimentale, recherche d’un projet de
vie, difficultés financières, autonomie dans un nouvel apprentissage) peut
dévoiler des pistes concrètes déjà utilisées avec succès par d’autres êtres
humains à d’autres époques. Car si les formes, les apparences des choses
ont changé, le fond, les préoccupations fondamentales de l’être humain
aux différents âges de la vie restent constants.

Voici un conte qui a pour objet central un rêve. Après sa lecture vous
trouverez plusieurs enseignements qui en découlent. A vous de juger si les
stratégies proposées peuvent vous être utiles en ce moment.

Les deux rêveurs

D ans la ville d’Ispahan, en Perse, vécut autrefois un paysan très


misérable. Il n’avait pour tout bien qu’une humble maison basse couleur
de terre ensoleillée. Devant cette maison était un champ de cailloux, au
bout de ce champ une source et un figuier. C’était là tout son bien.
Cet homme, qui travaillait beaucoup pour peu de récolte, avait coutume,
quand le cadran solaire à demi effacé sur sa façade indiquait l’heure de
midi, de faire la sieste à l’ombre de son figuier. Or, un jour, comme il
s’était endormi, la nuque contre le tronc de son arbre, un beau rêve lui vint.
Il se vit cheminant dans une cité populeuse, vaste, magnifique. Le long de
la ruelle où il marchait nonchalamment étaient des boutiques foisonnantes
de fruits et d’épices, de cuivres et de tissus multicolores. Au loin, dans le
ciel bleu, se dressaient des minarets, des dômes, des palais couleur d’or.
Notre homme, contemplant avec ravissement ces richesses, ces beautés, et
les visages avenants de la foule alentour, parvint bientôt, dans la lumière et
l’aisance de ce songe béni, au bord d’un fleuve que traversait un pont de
pierre. Vers ce pont il s’avança et soudain fit halte, émerveillé, au pied de
la première borne. Là était, dans un grand coffre ouvert, un prodigieux
trésor de pièces d’or et de pierres précieuses. Il entendit alors une voix qui
lui dit :

– Tu es ici dans la grande cité du Caire, en Égypte. Ces biens, ami, te sont

105
promis.
A peine ces paroles allumées dans son esprit, il s’éveilla sous son figuier, à
Ispahan.
Il pensa aussitôt qu’Allah l’aimait et désirait l’enrichir. « En vérité, se dit-
il, ce rêve ne peut être que le fruit de son indulgente bonté. » Il boucla
donc son baluchon, cacha la clé de sa masure entre deux pierres du mur et
s’en alla sur l’heure en terre d’Égypte, chercher le trésor promis.
Le voyage fut long et périlleux, mais par grâce naturelle le bonhomme
avait le pied solide et la santé ferme. Il échappa aux brigands, aux bêtes
sauvages, aux pièges de la route. Au bout de trois rudes semaines, il
parvint enfin à la grande cité du Caire. Il trouva cette ville exactement
comme il l’avait vue dans son rêve : les mêmes ruelles vinrent sous ses
pas. Il chemina parmi la même foule nonchalante, le long des mêmes
boutiques débordantes de tous les biens du monde. Il se laissa guider par
les mêmes minarets, au loin, dans le ciel limpide. Il parvint ainsi au bord
du même fleuve que traversait le même pont de pierre. A l’entrée du pont,
était la même borne. Il courut vers elle, les mains déjà tendues à la fortune,
mais presque aussitôt se prit la tête en gémissant. Là n’était qu’un
mendiant, qui lui tendit la main en quête d’un croûton de pain. De trésor,
pas la moindre trace.

Alors notre coureur de songes, à bout de forces et de ressources, désespéra.


« A quoi bon vivre désormais, se dit-il. Plus rien de souhaitable ne peut
m’advenir en ce monde. » Le visage baigné de larmes, il enjamba le
parapet, décidé à se jeter dans le fleuve. Le mendiant le retint par le bout
du pied, le ramena sur le pavé du pont, le prit aux épaules et lui dit :

– Pourquoi veux-tu mourir, pauvre fou, par un si beau temps ?


L’autre en sanglotant lui raconta tout : son rêve, son espoir de trouver un
trésor, son long voyage. Alors le mendiant se prit à rire à grands éclats, se
frappa le front de la paume, et le désignant alentour comme un bouffon
faramineux :
– Voilà bien le plus parfait idiot de la terre, dit-il. Quelle folie d’avoir
entrepris un voyage aussi dangereux sur la foi d’un rêve ! Je me croyais
d’esprit malingre, mais auprès de toi, bonhomme, je me sens sage comme
un saint derviche.
Moi qui te parle, toutes les nuits, depuis des années, je rêve que je me
trouve dans une ville inconnue. Son nom est, je crois, Ispahan. Dans cette
ville est une petite maison basse couleur de terre ensoleillée, à la façade
pauvrement ornée d’un cadran solaire à demi effacé. Devant cette maison

106
est un champ de cailloux, au bout de ce champ une source et un figuier.
Toutes les nuits, dans mon rêve, je creuse un trou profond au pied de ce
figuier, et je découvre un coffre empli à ras bord de pièces d’or et de
pierres précieuses. Ai-je jamais songé à courir vers ce mirage ? Non. Je
suis, moi, un homme raisonnable. Je suis resté à mendier tranquillement
ma pitance sur ce pont fort passant. Songe, mensonge, dit le proverbe. Où
Dieu t’a mis tu aurais dû demeurer. Va, médite et sois à l’avenir moins
naïf, tu vivras mieux.
Le paysan, à la description faite, reconnut sa maison et son figuier. Le
visage ’ tout à coup illuminé, il embrassa le mendiant éberlué par cet accès
subit d’enthousiasme et retourna à Ispahan, courant et gambadant comme
un homme doué de joie inépuisable. Arrivé chez lui, il ne prit même pas le
temps d’ouvrir sa porte. Il empoigna une pioche, creusa un grand trou au
pied de son figuier, découvrit au fond de ce trou un immense trésor. Alors,
se jetant la face contre terre :
– Allah est grand, dit-il, et je suis son enfant.
Ainsi finit l’histoire.

Commentaire sur le conte

Quel est le problème rencontré par le héros du conte ?

Il est pauvre et aspire à s’enrichir. Il travaille beaucoup pour peu de


résultats.
Ne s’agit-il pas d’une problématique assez répandue ?
Qu’utilise-t-il comme stratégie dans le but de résoudre son problème ?

Il fait un rêve qui lui indique où trouver la richesse. L’information initiale


pour résoudre son problème est présente à l’intérieur de lui, dans ses
ressources oniriques.
Il décide de suivre les indications données par son rêve et part en voyage
(décision).
Pour atteindre la destination de son voyage il doit faire preuve de patience
et de courage pour braver les obstacles sur son chemin. Aujourd’hui peut-
être devrait-il dépasser sa peur de l’avion et apprendre à s’orienter dans un
pays étranger...(phase d’action).

Arrivé sur place il constate une différence entre le contenu de son rêve et

107
la réalité car le coffre n’est pas là. Il est tellement désespéré qu’il envisage
de mourir. Tout l’espoir qui l’animait, qui l’avait porté jusque là,
s’effondre d’un coup.
La difficulté majeure que rencontrent de nombreux porteurs de rêves et de
projets, est la confrontation entre le rêve et la réalité. Car le rêve n’est pas
la réalité, mais sans rêve pas de nouvelle réalité. Une phase dépressive qui
a pour fonction de ramener le rêve au niveau du sol (et des pâquerettes)
habite alors tous les porteurs de rêves et de projets en apprentissage.
Remarquez que pour couronner le tout, le mendiant le raille (« bouffon
faramineux », « parfait idiot de la terre). Aujourd’hui, ce serait : « t’es
cinglé de croire en des bêtises pareilles », « moi je ne crois pas au père
Noël ».

Sa foi en son rêve et sa solidité mentale sont mises à rude épreuve.


C’est alors que son sauveteur - bien plus pauvre que lui et qui ne prend pas
ses rêves au sérieux - lui transmet en miroir une information clé, c’est
l’eurêka, il a compris. La richesse est à portée de main chez lui. Il
entreprend alors le voyage de retour.
Restent quelques questions en suspend : pourquoi a-t-il accompli tout ce
périple ? Si on lui avait dit qu’un trésor reposait dans son jardin, à portée
de main, l’aurait-il cru ? Aurait-il eu la même valeur à ses yeux ? Pour
trouver la richesse chez soi, faut-il aller la chercher ailleurs, braver des
dangers, dépasser des obstacles ?

Programmation de rêve :
Lisez un conte qui vous plait beaucoup juste avant de vous endormir.
Notez votre rêve le lendemain et étudiez-le. Recommencez trois jours de
suite.
Les services d'interprétation des rêves vous aideront à décoder votre rêve.
http://www.epanouissance.com/reve_interpretation.htm

Citations :
La vie ressemble à un conte.
Sénèque

Mais qu’est ce qu’un conte sinon une vision différente de la réalité ?


Jean Van Hamme

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37. Développer l'attitude positive et augmenter le capital chance

Comme chacun peut l'avoir ressenti dans sa vie, il est vraiment


plus agréable d'être en compagnie de personnes positives que d'avoir à
supporter la présence de personnes négatives. Notre niveau d'énergie
augmente, nous nous sentons plus léger, tout semble s'enchaîner
facilement, avec fluidité. Quand un problème apparaît, la solution n'est
jamais loin.
Pourtant si la vie auprès de personnes positives semble couler de source,
acquérir une attitude positive et la conserver malgré les difficultés, ne
semble pas aller de soi. En effet la plupart du temps nous fonctionnons par
automatismes répétant des façons de penser, de faire, de dire, acquises par
habitude. Et rarement nous nous arrêtons pour réfléchir à notre façon de
penser, de faire, de dire. Il faut parfois des remarques, des reproches de la
part de personnes de notre entourage, ou des épreuves pour se remettre en
question.
Ce peut-être aussi le désir d'être meilleur ou une coïncidence qui nous
amène à reconsidérer notre attitude.

Exercice :

Penser à une personne particulièrement négative :


Comment se comporte-t-elle ? Que fait-elle ? Donnez le plus de détails
possibles.
Penser à une personne particulièrement positive : Comment se comporte-t-
elle ? Que dit-elle ? Que fait-elle ? Donnez le plus de détails possibles.

Après avoir fait cet exercice d'entrée en matière, vous avez mis en
évidence des différences de comportements, de paroles entre les personnes
négatives et les personnes positives.
Développer l'attitude positive ne consiste pas à être positif coûte que coûte,
à nier les problèmes mais plutôt à accepter ce qui est, et à partir de là, à
avancer vers un futur plus satisfaisant.
Ce qui suit ne fait partie pas l'attitude positive
- l'angélisme : « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil »
- refuser les émotions négatives

109
- refuser de sanctionner une faute
- accepter ce avec quoi nous ne sommes pas en accord
- refuser ou fuir la réalité

Ce qui caractérise l'attitude négative :


- la fermeture aux autres, au changement
- penser systématiquement au pire comme seule issue possible
(pessimisme)
- vouloir profiter ou abuser des autres
- se plaindre souvent ou en permanence
- ne pas faire confiance (sans raison valable)
- formuler des critiques négatives
- bloquer les initiatives : les siennes et celles des autres
- rejeter la faute sur les autres
- vivre de façon durable des émotions majoritairement négatives : colère,
haine, rejet, tristesse, jalousie, peur, abandon, injustice, agitation…
- se réjouir du malheur et des échecs des autres
- vouloir se mêler des affaires des autres sans qu'ils vous l'aient demandé
- rester bloqué sur des échecs et des rancunes
Et en général tous les comportements de type persécuteur ou victime.

Ce qui caractérise l'attitude positive :

- l'ouverture aux autres, au changement


- être confiant en l'avenir (optimisme)
- accorder sa confiance avec discrimination
- formuler une critique avec un état d'esprit constructif
- croire qu'il existe toujours une solution à un problème
- percevoir le meilleur chez l'autre : ses qualités plutôt que ses défauts, son
potentiel, sa bonne volonté
- favoriser les initiatives
- faire des échanges, mener des transactions gagnant gagnant
- s'intéresser aux autres
- laisser les personnes vivre leur vie et faire les choses à leur façon
- vivre de façon durable des émotions majoritairement positives : joie de
vivre, bien-être, enthousiasme, plaisir, paix intérieure, satisfaction…
- considérer les difficultés et les échecs comme des occasions d'avoir des
prises de conscience et de progresser
- savoir pardonner
- se sentir responsable de ce que l'on vit

110
Difficile de passer directement d'une attitude négative à une attitude
positive, l'écart est trop important. Passer d'une attitude négative à une
attitude neutre constitue déjà un changement significatif.
Voici des pistes pratiques pour évoluer du négatif vers la neutralité
- s'abstenir de formuler toute critique (sauf si on vous demande votre avis :
à ce moment là vous dites ce qui pourrait être amélioré selon vous).
- s'abstenir de tout jugement négatif
- cesser à 100 % de vous occuper des affaires des autres sauf si l'on vous le
demande expressément ou que vous y êtes contraint
- s'abstenir de toute plainte
- exprimer vos besoins, formulez vos demandes
- traiter les évènements négatifs de votre vie (chercher et trouver ce qu'ils
vous ont apporté, informez vous sur la démarche de pardon qui est un
chemin de pacification avec soi et avec les autres)
- une fois ressenties et identifiées les émotions négatives, ne vous y
attarder pas, l'atmosphère intérieure est comme le ciel, changeante.
- ne pas s'attarder sur les erreurs, griefs, ratés
- réviser à la baisse votre niveau d'attentes et d'exigence
- en cas de problème ou d'insatisfaction rechercher par le dialogue avec les
personnes concernées une solution où il n'y ait pas de perdant.
- ne pas vous empêcher de faire ce que vous aimez

La spirale de l'attitude positive :

Si l'attitude négative bloque l'évolution et est néfaste pour la santé,


l'attitude positive ouvre l'univers des possibles, est bénéfique pour la santé
et favorise la chance, cette dame restée longtemps mystérieuse jusqu'aux
études récentes des psychologues contemporains.

Programmation de rêve :
"Cette nuit je fais un rêve positif" ou "cette nuit je fais un rêve de
transformation positive"

Les services d'interprétation des rêves vous aideront à décoder votre rêve.
http://www.epanouissance.com/reve_interpretation.htm

Citation :
Certains regardent la vase au fond de l'étang, d'autres contemplent la
fleur de lotus à la surface de l'eau ; il s'agit d'un choix.

111
Dalaï-Lama

38. Se ressourcer par la relaxation et les rêves

Le verbe se ressourcer signifie retourner à la source. Quelle est


cette source qui permet de se régénérer ? Quels chemins prendre pour s’y
rendre ? C’est l’objet de notre chronique du mois de novembre.

La séance de relaxation guidée est un moment privilégié pour se recentrer,


se réunifier. Se sentir réunifié est d'autant plus important que la plupart des
personnes actives ont tendance à être éparpillé dans des activités et des
endroits multiples.
En se plaçant au niveau de l'être, nous retrouvons le plaisir simple et vital
d'exister, de ressentir, sans qu'aucune condition, aucune pression ne soit
exercée. Cette liberté est associée à un vécu très agréable et à un
rééquilibrage, essentiel pour le maintien du capital santé.

En effet, sur le plan physiologique nous remettons toutes les pendules à


l'heure : la récupération s'effectue sur les plans physique, émotionnel et
mental.
Cet espace-temps de ressourcement que l'on s'accorde est à la fois
important pour soi, et pour les personnes que nous côtoyons car tout en
préservant notre capital santé, il permet d'accorder ensuite aux autres une
présence de meilleure qualité.
Ce rendez-vous avec soi-même consiste d’abord à résorber les tensions de
surface que provoquent les préoccupations, les soucis de la vie
quotidienne. Si vous souhaitez aller plus loin dans cet état de bien-être,
lorsque les muscles sont relâchés et que le mental est calmé, il devient
alors possible d’entrer en communication avec votre « essence créative ».

De quoi s’agit-il ? Il s’agit de contacter cette partie de l’être nommée le


« Soi ».
Votre « moi » c’est vous actuellement avec vos préoccupations, vos
soucis, vos problèmes à résoudre, vos réactions pas toujours souveraines,
vos émotions négatives...
Votre « Soi » vivant est en quelque sorte une version idéale de votre
« moi », l’incarnation parfaite de vous-même, votre juste place sur cette
terre, vos actes sages, vos pensées justes.

112
L’écart entre le moi et le soi c’est votre chemin de réalisation, d’évolution.
Vous pouvez imaginer l’endroit du Soi comme le noyau, le cœur de votre
être, le centre éternel, aussi stable que le centre d’un tornade. Parfois la vie
ressemble à un tourbillon ou à un cyclone mais au niveau du Soi tout est
paisible, serein, tout est à sa juste place.

Le lieu du Soi est aussi le réservoir de la sagesse et de toutes les énergies


positives.
Entrer en communication avec le Soi permet de développer l’intuition, la
créativité, d’utiliser ses ressources intérieures pour décider et agir.
Que nous soyons endormis, le corps détendu pendant le sommeil, ou
éveillés en état de relaxation, la communication avec le Soi, est facilitée.
Elle prend souvent la forme d’images et de symboles qui sont des formes
de pensée primitive.
La pratique de la relaxation profonde et l’interprétation des rêves sont
deux voies qui mènent au Soi, cette source à laquelle il fait bon se
désaltérer, quand on a besoin de renouveau ou de retrouver l’essentiel.

Programmation de rêve :
"Cette nuit je fais un rêve de ressourcement"

Les services d'interprétation des rêves vous aideront à décoder votre rêve.
http://www.epanouissance.com/reve_interpretation.htm

Citation :
Qui n’a point de ressources en lui-même, l’ennui le guette
et bientôt le tient
Alain

39. La course éperdue et insensée après le temps


(ou Comment un « ETEL » nous perçoit)

113
Une peu de fantaisie, d’humour et de lucidité pour cette ultime
chronique de l’année.
Imaginez-vous pour un moment, devenir un extra-terrestre évolué, une
sorte d’ E.T. vieux, sage, extra-lucide, envoyé sur notre planète bleue en
mission d’observation pour connaître les terriens.
Ça y est ? Vous êtes entré dans la peau de ce voyageur, de cet « ETEL »
(Extra Terrestre Extra Lucide) étrangement calme, patient et curieux? Il
faut l’être, pour traverser l’espace et le temps et venir nous découvrir.
Vous arrivez à proximité de la terre en 2006, c’est pourquoi le nom de
code qui vous a été donné par les services secrets qui ont détecté votre
présence est « ETEL 006 ».
Au fur et à mesure de vos découvertes vous transmettez des
informations à vos co-planétaires.
Voici quelques messages que vous leur envoyez :

Les êtres humains malades du manque de temps

Beaucoup humains sont très actifs et même agités, ils passent


d’une action à une autre en l’espace de quelques minutes de leur temps,
quand ils s’arrêtent c’est pour tomber dans le sommeil. Ou si pour une
raison ou pour une autre, ils doivent ralentir leur rythme, ils deviennent
déprimés. Ils évitent de réfléchir et de se remettre en question. Ils évitent
de penser au sens de leur vie, au sens de la mort. Pour ceux-là, se dépêcher
signifie exister. Dès que les choses n’avancent pas assez vite à leur gré, ils
sont encore plus énervés qu’ils ne le sont habituellement.
Ils ne connaissent pas le calme de surface, celui qui vient de l’acceptation
de la progression, de l’acceptation que chaque chose possède un rythme
propre. Ils ne connaissent pas le calme profond celui qui vient du sens de
l’unité, celui qui résulte du centrage. Les actions centrées vont toutes dans

114
le même sens, celui d’une vie choisie et consciente.

Le temps : la suprême richesse des êtres humains

Ce qui a le plus de valeur pour beaucoup d’êtres humains c’est le temps.


Tandis qu’ils se dépêchent, ils souhaitent disposer de plus de temps, ils
rêvent de temps libre.
Comme ce qu’ils appellent le temps, c’est du temps de vie, ils rêvent de
prendre le temps de vivre. En fait ils rêvent de vivre autrement. Mais peu
cultivent l’art de vivre sereinement et longtemps. Ils sont une minorité
d’êtres humains riches d’un temps de qui les satisfait.

Un comportement parfois absurde

Un certain nombre d’êtres humains n’ont pas compris que prendre du


temps pour réfléchir avant d’agir, permet d’éviter de perdre du temps
ultérieurement ou de se perdre tout court. De plus en plus d’être humains
occupant des places de responsables et prisonniers de l’engrenage du
temps, promettent de faire telle chose à tel moment, par exemple appeler
une personne au téléphone ou lui envoyer un courrier. Egalement entraînée
par la roue dentée et déchiqueteuse de l’engrenage du temps, leur
promesse sombre dans un abîme d’oubli temporaire ou définitif. Ainsi la
relation de confiance à peine établie est abîmée, par la parole négligée.
En privilégiant les bénéfices à court terme, ils vivent des cycles courts, ils
créent de l’insécurité et de la perte d’énergie. Leur temps au lieu d’être une
onde fluide et continue devient hachée et fragmentaire.

« Je n’ai pas le temps », l’excuse passe-partout

Les êtres humains actifs disent souvent « je n’ai pas le temps ». En fait
cette expression veut dire : « j’ai peur de vous signifier clairement mon
refus » ou « non, je n’ai pas envie », « non j’ai déjà prévu autre chose », ou
« non parce que je priorise autre chose en ce moment ». Quand ils disent
« je n’ai pas le temps » c’est qu’ils ne sont pas prêts à consacrer du temps
de leur vie parfois à eux-même, parfois à une autre personne. Résultat la
temps passe d’abord, la vie après. Ceux à qui l’on dit « je n’ai pas le
temps » font semblant de croire que c’est vrai, mais parfois ils sentent que
c’est une façon de leur dire qu’ils ont peu d’importance, ou qu’ils
dérangent.

115
Complètement abasourdi par vos découvertes et vous sachant surveillé par
les services secrets vous décidez de mettre un terme à votre première
mission d’observation des humains et de leur relation au temps. Vous êtes
content de rentrer sur votre planète où calme, sagesse et patience
permettent à votre peuple de vivre en équilibre et d’évoluer à un rythme
synchronisé à celui de la vie et de l’univers.

A présent vous pouvez quitter votre enveloppe d’ETEL, reprendre votre


identité humaine et retourner à des activités normales, à votre rythme…

Programmation de rêve :
« Cette nuit je rêve que je suis maître de mon temps »
Les services d'interprétation des rêves vous aideront à décoder votre rêve.
http://www.epanouissance.com/reve_interpretation.htm

Citation :
Nous sommes des voyageurs sur le chemin du cosmique, des poussières
d’étoiles roulant et dansant éternellement dans les remous et les
tourbillons de l’infini. La vie est éternelle, mais les expressions de la vie
sont éphémères, momentanées, transitoires.
Assister à la naissance et à la mort des êtres est comme regarder les
mouvements d’une danse. Une vie est un éclair dans le ciel, elle court
comme le torrent dévale une montagne escarpée.
Nous nous arrêtons un instant pour nous rencontrer, nous regarder, nous
aimer et partager. Ce moment est précieux, mais il est passager. C’est une
parenthèse dans l’éternité. Si nous le partageons avec attention et amour,
le cœur lumineux, nous créerons l’abondance et la joie les uns pour les
autres. Alors ce moment aura été digne d’être vécu.

Deepak Chopra

40. Tenir ses bonnes résolutions

La période de fêtes s’éloigne, voici le moment venu de mettre en


œuvre les fameuses bonnes résolutions de début d’année.
En effectuant ce rituel nous renouvelons notre espoir de changements
bénéfiques. En effet chaque début de quelque chose (d’année, de relation,
de période de formation ou de travail…) réveille en nous ce besoin de

116
renouvellement de soi enfoui au fond de notre être.
En général nous formulons assez facilement nos bonnes résolutions,
identifiant ainsi nos besoins d’amélioration dans différents domaines. Et
après ? Que deviennent ces belles intentions ?
Sont-elles un amas de petits grains de sable qui se fondent jusqu’à
disparaître dans le mouvement lent et régulier du sablier ?
Sont-elles de petits cailloux blancs éclairées par le clair de lune, qui tracent
un chemin dans l’obscurité mais que les animaux et promeneurs de la forêt
risquent de disperser en passant par là ?
Sont-elles des pierres peintes balisant notre route à intervalles réguliers,
dont les symboles nous rappellent la direction à suivre au fur et à mesure
de notre avancée dans l’année ?
Tout part d’une intention positive pour soi. Comment faire pour que cette
intention prenne forme ? Comment faire pour que cette belle intention
résiste à l’adversité ? Comment faire pour qu’elle se matérialise ?

Voici quelques suggestions :


Tout d’abord cette bonne résolution doit être animée d’une forte énergie de
motivation.
Choisissez une de vos résolutions et posez-vous la question : pour quoi est-
ce que je tiens à mener cette bonne résolution à son terme ?
Écrivez vos motivations par écrit. Tout le monde le sait, les écrits restent,
les paroles s’envolent. Imaginez la bonne résolution menée à son terme. Si
elle ne vous procure pas suffisamment de joie, de satisfaction ou si vous
n’arrivez pas à visualiser le résultat, celui-ci est déjà compromis.
Ensuite trouvez-vous des alliés : amis ou membres de la famille qui vous
encouragent à concrétiser votre bonne résolution.
Puis mettez en place les actions adéquates.

Vous avez choisi de perdre quelques kilos ? Réviser votre régime


alimentaire et reprenez une activité physique régulière ou prenez rendez-
vous avec un nutritionniste.
Vous avez choisi de consacrer davantage de temps à une personne ou à
une activité ? Notez vos rendez-vous dans votre agenda.
Vous avez choisi de modifier un aspect de votre comportement qui vous a
été reproché ? Réfléchissez à d’autres façons de réagir et testez-les.
Vous avez mis des actions en place et cela ne fonctionne pas ? Essayez
autre chose.. Il n’y a pas qu’un seul chemin pour atteindre votre
destination. Et tout au long de l’année : faites le point sur vos progrès tout
en continuant à visualiser le résultat concrétisé.

117
Si malgré votre désir de matérialiser votre bonne résolution vous n’y
arrivez pas, ou si celle-ci s’apparente davantage à un projet alors faites
appel à un coach ou à un professionnel du mieux-être pour vous
accompagner.

Programmation de rêve :
« Cette nuit je rêve que ma résolution de ... se concrétise ».

Citation :
Il faut tenir une résolution parce qu’elle est bonne et non parce qu’on l’a
prise
François de la Rochefoucauld

41. Se relaxer au quotidien

La vie quotidienne est remplie de tâches diverses et variées que


l’on enchaîne souvent de façon habituelle pour ne pas dire automatique les
unes après les autres. Choisies et vécues avec conscience et un certain
plaisir ou subies et vécues sous la contrainte les activités familiales,
professionnelles, sociales, divertissantes qui remplissent la vie laissent
rarement un espace ouvert et respirant pour être ; sans rien vouloir, sans
rien chercher, être soi tout simplement, se sentir vivant et présent ici et
maintenant.

Cet espace, la pratique de la relaxation permet de le créer. Si toutefois cela


n’est pas pour vous un motif suffisant, il existe plein d’autres bonnes
raisons de pratiquer la relaxation aussi souvent que possible.

Pourquoi se relaxer régulièrement ?


La relaxation agit dans le sens opposé du stress. Sa pratique agit sur les
plans physique, émotionnel et mental.
Sur le plan physique : le relâchement et la mise au repos de l’organisme
sont supérieurs aux états de détente et de sommeil habituels. Ainsi, les
signaux d’alerte du corps (tensions musculaires, gorge serrée, gêne
respiratoire, maux de ventre liés au stress) tendent à disparaître. Le
système immunitaire est renforcé et les horloges biologiques sont remises
à l’heure. La relaxation agit dans le sens du maintien du capital santé et de
la prévention des maladies.

118
Sur le plan du ressenti et des émotions : le bien-être, le plaisir sensoriel, la
paix intérieure, le sentiment d’unité sont très souvent vécus en état de
relaxation. Ils contribuent au rééquilibrage de la personne. A l’issue d’une
séance de relaxation la personne se sent redynamisée, ressourcée.
Sur le plan mental : la saturation, les soucis, les préoccupations, laissent la
place au calme de l’esprit, ce qui permet de les aborder ultérieurement de
façon sereine et constructive.
Le besoin de pratiquer la relaxation se fait particulièrement sentir lors d’un
passage difficile ou d’un changement accompagné de symptômes de stress
tels que la fatigue, les problèmes de sommeil, des tensions en divers
endroits du corps…
Il arrive aussi que la recommandation provienne du médecin traitant pour
des problèmes de santé précisément répertoriés tels que l’asthme, la
variation du rythme cardiaque, l’hypertension, la mycose d’origine
nerveuse… La pratique alors accompagnée par un thérapeute en relaxation
gagne à être complétée par une pratique en autonomie.
Des difficultés de nature plus relationnelle comme une tendance à
s’énerver, à devenir agressif ou à ruminer des idées noires mais aussi le
souhait de progresser en étant plus serein, plus centré, constituent des
motivations fréquentes et adéquates.
De façon globale, la relaxation favorise l'harmonie et l'ouverture à soi-
même, aux autres et au monde.
Pour parodier un proverbe bien connu « c’est en se relaxant que l’on
devient relaxé ». Plus on s’entraîne, plus on progresse et plus on en tire des
bénéfices pour sa santé et la maîtrise de soi. C’est pourquoi la pratique
quotidienne est souhaitable.

Comment pratiquer la relaxation au quotidien ?

Il existe une multitude d’exercices de relaxation issus de diverses


techniques que l’on peut pratiquer : seul, à deux ou en groupe, chez soi, au
travail, dans les transports ou dans la nature.
Il suffit de choisir le moment de la journée, l’endroit qui vous convient et
la durée que l’on souhaite y consacrer.
Il arrive qu’une difficulté à trouver un créneau horaire se manifeste par la
pensée « je voudrais bien trouver un moment pour me relaxer mais je n’y
arrive pas ». Elle révèle un frein à la motivation qui provient : soit de la
difficulté à gérer son temps, soit de la non permission de s’accorder une
pause ressourçante, soit d’un problème pour se réserver un espace à soi.
Pour mettre à jour les obstacles à une pratique régulière et les surmonter, il

119
est utile de se poser la question : « qu’est-ce qui m’empêche de me
relaxer ? » et d’y répondre honnêtement.

L’ouvrage 102 exercices de flash relaxation offre un large choix


d’exercices dont la durée varie de 2 à 20 minutes et que l’on peut pratiquer
en autonomie en fonction du besoin du moment présent : par exemple
remédier à la fatigue, diminuer une tension physique localisée dans la
nuque ou les épaules, se concentrer…
Ces exercices sont issus de six techniques de base : le relâchement
musculaire, l’étirement, le massage, la focalisation sensitive (concentration
sur les sensations du corps), la respiration et la visualisation positive.
Chacune des techniques correspond plus spécifiquement à un profil de
personnalité ; il est intéressant d’expérimenter des exercices qui sont
attirants de prime abord et ceux qui sont indiqués pour découvrir de
nouveaux horizons de détente moins connus mais porteurs de surprises et
d’évolution.
Un juste dosage dans le choix et la répétition des exercices est à trouver.
Varier les exercices évite la monotonie de la routine. Répéter les exercices
permet de bien les mémoriser, donc d’avoir le réflexe de les pratiquer
facilement au moment où le besoin se fait sentir. Répéter un même
exercice permet aussi d’aller plus loin en approfondissant l’état de
relaxation.
La pratique en autonomie est facilitée par une expérience de relaxation
préalable ou parallèle, guidée à certains moments par un praticien
relaxologue ou par une personne plus expérimentée.

Au-delà du mieux-être, la relaxation, un chemin d’évolution

Se relaxer est un savoir-faire 100% naturel, accessible à chacun par


l’apprentissage et la pratique régulière. L’effort de régularité est
récompensé par le bien-être ressenti, les effets positifs sur la santé, un
comportement plus calme, plus adapté aux situations vécues. Quant aux
découvertes renouvelées sur le chemin de la conscience de soi en relation
avec son environnement, ce sont des cadeaux de grande valeur pour
continuer à évoluer.

Programmation de rêve :
« Cette nuit je fais un rêve relaxant ».
Les services d'interprétation des rêves vous aideront à décoder votre rêve.
http://www.epanouissance.com/reve_interpretation.htm

120
Citations :
Les personnes tendues dépensent trop d’énergie
Dr Edmund Jacobson

Les reloxologues et les relaxants sont les cosmonautes de l’espace


intérieur
Origine inconnue

42. Comment l’écriture contribue-t-elle au développement


personnel ?

De même qu’il nous arrive souvent à tous de parler en notre for


intérieur, de nous parler à nous-mêmes, il arrive à des personnes
équilibrées de s’écrire à elles-mêmes. Au lieu de se volatiliser, les mots et
les phrases s’incrustent alors sur le papier, fragments de mémoire expulsés
du corps et du cerveau, exposés à un devenir incertain. La publication de
journaux intimes d’écrivains célèbres (Stendhal, André Gide, Julien
Green…) témoignent de cette forme d’écriture auto réfléchie répandue à
partir des 17 et 18ème siècle.

Ecrire pour soi en premier lieu, puis éventuellement donner à lire ses écrits
à des yeux connus ou inconnus dans l’espoir de quelque chose qui pourrait
être : un désir d’acceptation plus grand, un besoin de reconnaissance de
son être intime par autrui, une guérison de souffrances non dites ou tout
autre changement positif rendus possibles par le processus de distanciation
qui s’opère en écrivant, en se relisant, en étant lu.
Dans cet article sont abordées quatre facettes de l’écriture associées au
développement personnel : l’écriture thérapeutique, l’écriture expression
du ressenti et des émotions, l’écriture source de créativité et l’écriture base
de projection pour l’avenir.

L’écriture thérapeutique

Ecrire son histoire de vie


Dans la thérapie du récit, les personnes écrivent leur histoire en fonction
de leurs propres perceptions. Selon cette thérapie, l’écriture facilite le

121
changement chez les auteurs en leur faisant analyser leurs expériences,
exprimer leurs émotions et augmenter leur conscience de soi.
L’écriture permet de revisiter son passé, de se le réapproprier et finalement
de se détacher de ce qui entrave le présent.
Exprimer une souffrance en trouvant les mots pour la décrire, la fait sortir
de soi, met de la distance entre les émotions douloureuses et soi. Recevoir
de la compassion de lecteurs allège ce qui en reste pour finalement les
laisser se dissoudre à l’extérieur. Visible aux yeux de tous quand la lecture
est rendue publique, l’écriture auto narrative fait éclater la vérité au grand
jour, donne de la lumière sur des épisodes troubles de la vie de son auteur.
La souffrance, la honte, la douleur qui sortent de l’ombre s’évacuent,
parfois même se transforment dans le cas de l’écriture créative qui puise
son inspiration dans l’histoire de vie.

La lettre de pardon
C’est un exercice efficace de déblocage de situation et d’évolution positive
décrit notamment par le psychothérapeute américain John Gray.
Elle comprend trois étapes : une première lettre d’expression des
sentiments négatifs, une seconde lettre où l’on se met à la place de son
interlocuteur qui répond de façon bienveillante et demande pardon et une
troisième lettre où l’on accorde son pardon.
Cette correspondance auto réparatrice mobilise, transforme les affects,
libérant ainsi l’énergie préalablement bloquée. Celle-ci devient alors
disponible pour avancer dans la vie.
L’écriture peut aussi s’exercer au quotidien pour exprimer son ressenti.

L’écriture expression du ressenti, des sentiments et émotions

Une étude a été menée aux États Unis sur deux groupes de personnes ayant
perdu leur emploi et en recherche d’un nouveau job. Alors que le premier
groupe se contentait de faire les démarches nécessaires, chaque personne
du second groupe tenait un journal où elle notait les évènements et
sentiments vécus au cours de la journée.
Leur journal leur a permis d’exprimer et d’extérioriser sur le papier leurs
sentiments et émotions négatives (par exemple sentiment d’injustice ou
colère face à l’attitude ou au refus de certains employeurs).
Une fois les sentiments et émotions négatifs évacués, il y a de nouveau de
la place pour des sentiments, émotions et comportements positifs tels que

122
retrouver la confiance en l’avenir, mieux cibler son projet professionnel.
Ce sont les personnes du second groupe qui ont pu retrouver plus
rapidement un emploi. En effet les émotions et sentiments négatifs
constituent des freins qui font stagner la personne et participent d’une
attitude globale peu propice à la réussite.
Le ressenti est une notion assez globale, l’équivalent de l’ambiance
intérieure ; les sentiments sont plus définis et plus durables (par exemple le
sentiment d’amour) et les émotions sont à la fois plus précises et plus
fluctuantes dans le temps (tristesse passagère qui se dissipe avec le coup de
fil d’un ami).
L’écriture permet de prendre conscience de son ressenti, de ses sentiments,
de ses émotions associés aux évènements de la vie. Les exprimer sur le
papier permet de faire circuler l’énergie émotionnelle, de prendre du recul,
de réfléchir, puis d’agir avec davantage de maîtrise.
L’écriture peut aussi être utile dans une phase de résolution de problème
ou de création.

L’écriture source de créativité

La lettre auto-adressée
Dans son livre sur la créativité le psychologue américain Mihaly
Csikszentmihalyi transcrit l’expérience d’un responsable d’entreprise
dénommé John Reed. Cet homme s’est écrit une lettre où il détaillait sur
plus de trente pages les difficultés que rencontrait son entreprise, les
dangers et les possibilités envisageables au cours des années à venir ainsi
que les décisions à prendre pour en tirer le meilleur parti.
Ensuite il a fallu encore quelques mois et des discussions avec des amis et
des collègues pour trier les bonnes idées des mauvaises et réorganiser son
entreprise.
Cette lettre lui a permis de dégager de nouvelles perspectives pour son
entreprise.
Bien formuler un problème, cerner toutes ses facettes est aussi important
que le résultat.

L’écriture automatique
cette technique inventée par André Breton et utilisée par les auteurs
surréalistes consiste à écrire tout ce qui passe par la tête sans aucun souci
de cohérence, de grammaire ou même de respect du vocabulaire. Elle

123
permet de libérer la puissance créatrice en accédant aux ressources
inconscientes.
En écriture automatique on s’affranchit des limitations de l’expression
socialement correcte pour qu’émergent des idées et paroles jusque là
souterraines et inconnues. Surprise et découvertes sont au rendez-vous.
Voici ce qu’en a dit André Breton :
« L’écriture automatique et les récits de rêves présentent l’avantage de
proposer une clé capable d’ouvrir indéfiniment cette boîte à multiple fond
qui s’appelle l’homme ».

La créativité, tout comme l’écriture peuvent s’appliquer à construire


l’avenir.

L’écriture base de projection dans l’avenir

La pensée, qui est une forme d’énergie mentale, en passant de la tête à la


main, amorce un début de matérialisation.
Ecrire ses projets professionnels ou personnels c’est s’engager vis à vis de
soi, c’est commencer à les organiser, à les mettre en œuvre. C’est tracer un
schéma, dessiner un ou des chemins de réalisation en direction de son but.
D’ailleurs il est fréquent en retrouvant des écrits anciens oubliés au fond
d’un tiroir, de s’apercevoir que tout ou partie de ce qui avait été écrit s’est
réalisé.
En faisant lire sa production écrite à une ou plusieurs personnes
extérieures, la circulation de l’énergie investie dans l’écrit sera amplifiée
par la résonance qu’elle rencontre et donc l’effet bénéfique sera plus
important. La relation devient alors triangulaire reposant sur trois
piliers que sont l’auteur, sa production écrite et le lecteur-écoutant qu’il
soit professionnel ou non.

Si l’écriture est fréquemment utilisée en coaching, c’est qu’elle scelle un


engagement plus fiable que la parole dans le contexte de notre époque ; ne
dit-on pas : « les paroles s’envolent, mais les écrits restent » ?
L’engagement véritable étant lui-même un basique de la réussite.

Exercice : la lettre exposant un problème

124
Ecrivez-vous une lettre qui décrit un problème que vous souhaitez
résoudre. Décrivez-le d’une manière la plus complète et la plus détaillée
possible. Laissez reposer en oubliant momentanément votre problème.
L’idéal est de le faire avant de prendre quelques jours de vacances. Ou
bien consacrez-vous à des activités différentes jusqu’à ce qu’apparaissent
des solutions. Etudiez les solutions et mettez en œuvre les plus faciles ou
les plus efficaces.

Programmation de rêve :
« Cette nuit je fais un rêve d’écriture … ».

Citations :
L’écriture est la peinture de la voix.
Voltaire

L’écriture est un exercice spirituel, elle aide à devenir libre.


Jean Rouaud

43. Sortir de la stagnation

Vous est-il arrivé de constater que vous n’évoluez pas, ou plus,


dans un domaine de votre vie ? Avez-vous ressenti un sentiment de ras-le-
bol par rapport à une situation stagnante ? Parfois même malgré des efforts
déployés, de l’énergie investie ?
La chronique de ce mois ci aborde plusieurs pistes de réflexion pour sortir
de la stagnation.
Savoir ce que l’on ne veut pas est nécessaire, mais pas suffisant pour
engager un changement. Il faut aussi savoir ce que l’on veut. Savoir ce que
l’on veut donne une orientation pour l’esprit, le mental et l’action.
Une fois énoncé le but que l’on souhaite atteindre, comment savoir si ce
que l’on veut nous convient vraiment ?
La première chose est d’examiner ses motivations : qu’est-ce qui me
motive à désirer une chose plutôt qu’une autre ? Cette étape de mise à jour
des motivations est particulièrement importante, car elle évite de se lancer
dans des aventures que l’on risque de regretter ultérieurement.
Une fois en route vers un but valable, qui repose sur des valeurs
consistantes, se rappeler ses motivations permet de surmonter les

125
inévitables moments de baisse d’énergie ou de découragement. Il n’est
possible de vibrer, de retrouver un bon niveau d’énergie qu’en se
reconnectant à des motivations qui font vraiment sens pour soi.
Si poser des actions pour avancer vers son but semble évident, il n’est pas
toujours facile de savoir d’emblée quelle sont les bonnes actions à poser
pour réussir, quelle stratégie adopter dans un contexte précis.
C’est pourquoi réviser la façon dont on s’y prend en s’interrogeant sur
l’efficacité, la nature, le nombre et la durée des actions permet de faire
évoluer une situation. La persévérance fait parfois la différence. Dans
certains domaines des résultats positifs s’obtiennent sur le long terme,
voire sur du très long terme.
Qui dit contexte difficile, ne signifie pas pour autant renoncement. La
créativité est alors une alliée précieuse, elle permet de répondre aux
questions : qu’est-il possible de faire dans ce contexte ? A qui puis-je
demander du soutien ? Quelles ressources puis-je utiliser ?
C’est en partant du contexte en tant que point d’appui, et non en le
considérant comme un obstacle qu’il sera possible d’agir de manière
créative et efficace.
Une dépendance ou une assistance qui se prolongent trop longtemps sont
des vecteurs d’immobilisme car on risque d’en prendre l’habitude, de
s’installer dans une situation d’entre deux et de relâcher les efforts à
fournir pour s’en sortir.
Vivre dans le rêve d’un ailleurs idéal, d’un mieux plus tard ou encore dans
le regret d’un passé heureux ne mène nulle part. C’est à partir du présent
que l’on peut agir et évoluer.
Incriminer les autres, la situation, la société, blâmer, se culpabiliser ont
plutôt pour effet de renforcer la stagnation. Il est préférable d’entrer en
contact avec son ressenti authentique et de se réapproprier sa part de
responsabilité. Parfois les émotions négatives finissent par se dissoudre et
se transformer avec le temps, parfois une aide est nécessaire.
Si vous avez déjà exploré toutes les pistes précédentes et que les choses ne
progressent pas c’est qu’il existe des obstacles invisibles à l’intérieur de
vous-même. Quels sont ces obstacles ? Ce sont des schémas de pensées
que vous avez adoptés, souvent à votre insu, suite à un vécu d’expériences
inachevées ou négatives telles que des séparations ou deuils inachevés, des
blessures non cicatrisées, des étapes de croissance incomplètes, des
rancœurs envers certaines personnes ou envers vous-même qui n’ont plus
leur raison d’être aujourd’hui.
Ces obstacles et blocages relèvent du travail en développement personnel.
Voici pour terminer comment une action simple peut vous remettre en

126
énergie et en mouvement, c’est celle de faire du tri et du rangement dans
vos affaires, et pourquoi pas dans votre vie. En vous séparant de choses
anciennes dont vous n’avez plus l’utilité vous créez une aspiration, de
l’espace pour du renouveau.

Programmation de rêve :
« Cette nuit je rêve que je sors de la stagnation pour tel domaine de ma
vie » ou « Cette nuit je rêve de renouveau pour tel domaine de ma vie»
Les services d'interprétation des rêves vous aideront à décoder votre rêve.
http://www.epanouissance.com/reve_interpretation.htm

Citations :

Il semble qu’il y ait dans toute destinée, comme un régulateur des


évènements et qu’à chaque période de violence et de tumulte succède
inévitablement une période de détente et de stagnation.
Paul Bourget

44. Communiquer de manière positive

Toutes les paroles que nous prononçons ont un effet sur notre ou
nos interlocuteurs.
Leur contenu et l’intention consciente ou inconsciente qui les anime
agissent sur l’état d’esprit et le comportement des personnes qui les
entendent.
En général les paroles porteuses d’espoir, de paix, de confiance,
d’optimisme, de reconnaissance voire même de confrontation positive ont
un effet positif et dynamisant. A l’opposé les critiques négatives et non
constructives, les attentes pessimistes, les plaintes et tergiversations, la
méfiance lorsqu’elle n’est pas justifiée, l’expression de doutes et de peurs
ont un effet négatif et inhibiteur de l’action.
Les paroles (et aussi les actions mais ce n’est pas notre propos
aujourd’hui) véhiculent donc une énergie dont l’effet est tel qu’il peut se
répercuter non seulement sur l’état d’esprit de la personne avec qui nous
sommes en relation mais aussi sur son état de santé et sur son
comportement.

Dans le registre psychosomatique l’expression « le verbe se fait chair » se

127
vérifie jusque dans la manifestation physique de certains malaises ou
maladies qui prennent leur source dans des expressions formulées soit à un
moment particulier de sensibilité, soit de façon répétée.
Par exemple : avoir de l’aérophagie pour avoir entendu l’expression « tu
me pompes l’air », faire une chute après avoir entendu de nombreuses fois
l’expression « t’es tombé sur la tête », se blesser le pied pour avoir entendu
« tu me casses les pieds » à un moment où l’on exprimait un besoin
important pour soi, etc...

Si la personne qui vit la souffrance dans son corps est responsable de son
mal et aussi de sa guérison, la personne qui profère ce genre de paroles est
responsable des mots qu’elle emploie. Développer sa conscience c’est se
rendre compte que les mots que l’on utilise ont un effet et même plus, ils
ont un pouvoir : celui de créer éventuellement quelque chose qui va au
delà du simple échange verbal du moment.
Au niveau du comportement qu’elles génèrent, certaines paroles négatives
telles que « tu ne termines jamais ce que tu commences », « c’est un
fainéant », « on n’y arrivera jamais », n’encouragent pas l’action ou
l’effort approprié sauf si l’interlocuteur est un « challenger », une personne
qui va relever le défi de mettre votre parole en défaut. Reste que les traces
en mémoire de ces paroles négatives ne créent pas les conditions
favorables pour une relation et une communication positives basées sur la
confiance mutuelle et un espace de possibles à explorer.
Pour améliorer votre communication, lutter contre les automatismes
acquis voici huit points de repère fondamentaux à réviser régulièrement :

A éviter :

- Les critiques négatives sans proposition d’améliorations ou de solutions


de rechange du style « c’est nul », « cela ne sert à rien » préférer : « selon
moi cela risque de ne pas marcher parce que… Peut-être pourrais-tu
regarder dans telle direction… Ou il serait intéressant de t’informer
sur… »
- Les étiquettes qui restreignent ou inhibent « c’est une limace », « c’est un
manuel »
- Les attentes négatives a priori : « encore quelque chose qui ne marchera
pas » ou « je n’y crois pas » préférer le silence ou le questionnement
« comment comptes-tu procéder pour que cela marche ? »…
- Les expressions métaphoriques négatives su type « t’es tombé sur la
tête », « tu me casses les pieds », « tu me pompes l’air » préférez des

128
expressions plus neutres telles que « tu m’exaspères », « tu m’agaces » ou
mieux « je ne suis pas disponible pour le moment et je me sens irritée par
tes interruptions », ou « qu’est-ce qui te faire croire ça ? »…

A utiliser :

La reconnaissance des efforts, du travail bien fait, des services rendus


L’expression d’attentes positives et claires
Les questions pour comprendre, clarifier
Les compliments sincères

Peut-on et doit-on être toujours positif ?

Il faut savoir qu’« à l’impossible nul n’est tenu » mais que chacun gagne à
progresser. Selon d’où l’on part, c’est à dire son milieu d’origine éducatif
et culturel, son environnement social et humain, il y aura plus ou moins
d’effort à fournir pour s’exprimer avec des mots plus positifs, plus
constructifs (et aussi plus efficaces) pour soi et pour les autres.

Pour conclure la seule utilisation de paroles positives ne suffit pas. En


amont des paroles se trouve l’intention : bonne ou mauvaise, consciente ou
inconsciente. Celle-ci doit être claire et positive également pour tendre
vers une communication réellement gagnante-gagnante pour chacun des
interlocuteurs en présence.

Exercice : repérer la nature de vos propos

Écoutez-vous parler ou écoutez-vous penser si vous n’êtes pas bavard.


Puis examiner la nature de vos propos : Selon vous vos paroles étaient-
elles positives, neutres ou négatives ?

Programmation de rêve :
« Cette nuit je fais un rêve de communication positive … »
Les services d'interprétation des rêves vous aideront à décoder votre rêve.
http://www.epanouissance.com/reve_interpretation.htm

Citations :

La véritable éloquence consiste à dire tout ce qu'il faut et à ne dire que ce

129
qu'il faut
La Rochefoucauld

Qui parle sème, qui écoute récolte


Proverbe Persan

45. Les rêves relèvent-ils du domaine de l’intime ?

Nombre de personnes sont réticentes à raconter un ou plusieurs de


leurs rêves devant un groupe. Objectivement cette action, qui appartient à
la catégorie des échanges sociaux est plutôt moins périlleuse que la
pratique de certains sports.
Le partage des rêves en groupe s’avérant toujours une expérience riche
d’enseignements et de compréhensions, j’ai cherché à comprendre
pourquoi ces personnes réagissent ainsi, et comment les inciter à dépasser
leurs réticences.
Mon souhait au travers de la chronique de ce mois est d’apporter un
éclairage et des connaissances complémentaires au sujet des rêves pour
libérer leur expression et leur utilisation. Chaque rêve représente une
information, une ressource importante au niveau individuel et social, qui
deviendra pleinement utile si l’on s’en sert.

Dans un passé récent appartenant à l’histoire contemporaine occidentale


s’est mise en place l'habitude de raconter ses rêves en consultation
individuelle au spécialiste en psychologie et psychothérapie.
L’origine de cette façon de faire remonte à la découverte de Freud et de la
psychanalyse surtout associée au mal être physique et mental (Freud était
médecin).
Ainsi pendant environ deux siècles (le 19ème et le 20ème ) le vaste
domaine du Rêve s’est trouvé réduit à la pratique unilatérale du récit du
rêve à deux (le rêveur raconte son rêve au spécialiste-interprète qui est
perçu comme détenteur de la clé du songe en question. A noter que cette
personne peut être également une voyante).
Cette pratique du registre de l’intime est très utile et tout à fait estimable
(je pratique d’ailleurs moi-même l’interprétation des rêves à visée de
développement personnel en séance individuelle) mais ce n’est qu’une
façon de traiter le rêve qui ne reflète aucunement l’éventail de champs

130
d’application pour utiliser les rêves tant au niveau individuel que social.

Le rêve c'est aussi par exemple la créativité, nombre de créateurs


(musiciens, peintres, écrivains, scientifiques) témoignent de leurs rêves
créatifs. S’ils avaient conservé leurs rêves pour eux et pour leur interprète,
l’humanité entière aurait été privée de leur œuvre ! Ce seul constat suffit à
démontrer que le rêve ne relève pas nécessairement de la sphère intime.
Les grands maîtres à rêver (ceux qui ont contribué à faire re-émerger et
progresser la connaissance des rêves) ont d’ailleurs publié leurs rêves
personnels, les faisant ainsi passer de la sphère intime au domaine public.
La raison en est probablement que l’apport des créateurs dépasse le seul
niveau personnel et contribue à l’évolution de la conscience de l’humanité.

Outre-atlantique, les américains souvent plus hardis et peu influencés par


la pesanteur de l’histoire européenne sont en avance sur nous. Ils ont
développé des groupes rêves que l'on doit entre autres à Montague
Ullmann. Celui-ci, bien que psychiatre, a cependant fait sortir les rêves du
cabinet médical. Ce type de groupes relativement discrets existe aussi en
France.
En relation avec la dimension collective et grâce aux nouvelles
technologies nous allons prochainement vous proposer sur le site
Epanouissance, dès la rentrée, une nouvelle méthode* qui consiste, pour
un ensemble de personnes motivées, à programmer un rêve sur un thème
commun et à traiter, également de façon collective, les informations issues
de ces rêves.

Cette façon d’utiliser les rêves de façon collective avec un objectif défini
par avance qui peut d’ailleurs être proposé par un participant-rêveur et
choisi de façon concertée par un groupe, nous l’avons appelée « la
programmation collective de rêves ».
La pertinence de cette technique onirique et son développement potentiel
est à rapprocher du fait que nous sommes confrontés à des problèmes
majeurs de société, relayés à grande échelle par les médias, et pour
lesquels en tant que citoyens nous nous sentons concernés, impliqués et
co-responsables.
La recherche de solutions collectives par cette technique ne peut
qu’augmenter notre force de proposition et notre participation à la
démocratie et aux actions politiques - au sens du bien dans la cité - qui en
découlent.
* Il ne s'agit pas de travailler un rêve individuel devant le groupe comme

131
nous pouvons le faire en groupe de développement personnel. Cette façon
de procéder s’inspire de pratiques qui avaient été mises en place par l’ASD
(l’Association américaine d’études des rêves).

Citation :

C’est par les rêves que l’humanité forme malgré tout un bloc, une unité
d’où l’on ne peut s’évader et qui se comprend.
Henri Michaux

46. Le plaisir

En cette période de rentrée qui demande de se remettre dans un


rythme plus soutenu, aborder le thème du plaisir m’a semblé une bonne
idée pour contrebalancer la tension qu’entraîne la reprise.

Si l’on vous pose la question : quel est le plaisir le plus important dans la
vie ?
Peut-être répondrez vous : le plaisir sexuel, ou le plaisir sportif ou encore
le plaisir alimentaire.

Ainsi le plaisir prend de multiples formes selon les goûts, les préférences
de chacun. En fait les formes de plaisir se rattachent aux principaux plans
de l’être humain et ainsi l’on peut distinguer :
- le plaisir physique englobe toutes les formes de plaisir liées au corps :
plaisir engendré par l’activité physique quelle soit sportive ou sexuelle, la
plaisir alimentaire en fait partie
- le plaisir relationnel comprend le plaisir d’être en relation, de discuter, de
partager avec des amis ou des relations, d’aimer et d’être aimé, et aussi le
plaisir que l’on ressent dans la relation avec un animal.
- Le plaisir mental comporte les jeux intellectuels, la lecture, la réflexion
- Le plaisir spirituel comprend le plaisir de créer et le plaisir d’être relié à

132
une dimension plus vaste quelque soit le nom qu’on lui donne.

A partir de là plusieurs formes de plaisir se combinent dans des activités


complexes.
Ainsi la relation positive avec un animal comporte aussi du plaisir
physique par les sensations tactiles agréables que cette relation procure.
Le plaisir de pratiquer une activité manuelle inclut du plaisir physique, du
plaisir intellectuel, quand on réfléchit à ce que l’on va faire, et du plaisir
relationnel si l’on exerce cette activité avec ou pour d’autres personnes.
Le plaisir ressenti dans l’exercice de son métier est possible quand on a
fait le bon choix de son activité professionnelle. C’est un atout important
pour le capital santé et le capital vie.

Le plaisir et la souffrance constituent les sens opposés d’une même ligne


d'énergie, et il arrive que la frontière entre les deux territoires ne soit pas
perçue de façon clairement distincte ; ce qui entraîne de la confusion et des
comportements à risque. Les personnes à tendance masochiste ressentent
du plaisir à vivre de la souffrance et bien qu’elles s’en défendent, cette
attitude bloque leur épanouissement.

La permission et l’interdit de ressentir du plaisir dans certains domaines -


alors que ce plaisir est légitime - provient au départ de l’éducation, puis
ensuite des habitudes que l’on a laissées s’installer avec le temps.
On sait aujourd’hui que ressentir sainement du plaisir est non seulement
très bon en soi mais aussi très bon pour la santé parce qu’il préserve et
renforce le système immunitaire, contrairement à la souffrance qui entraîne
l’effet inverse.
Le plaisir que l’on s’accorde après un effort ou une période de travail
soutenu vient équilibrer notre corps et notre mental.
Le plaisir « sain » est un plaisir qui n’entraîne pas de conséquence
négative ; ni pour soi ni pour autrui.

Pour aller dans le sens du proverbe « il ne faut pas mettre tous ses œufs
dans le même panier » il est important de s’autoriser à vivre différentes
formes saines de plaisir rattachées aux différents domaines de la vie. La
recherche de plaisir est naturelle, normale et humaine. Ne rechercher
qu’une seule forme de plaisir s’avère tôt ou tard limitante et provoque le
surinvestissement d’un domaine, ce qui entraîne une fragilité.

Pour terminer cette chronique, il existe une autre forme de plaisir

133
primordiale, essentielle et vitale qui n’a pas encore été citée : c’est le
plaisir d’exister.
Quel formidable plaisir de rendre hommage au fait d’exister, exister tout
simplement, être là, sans rien vouloir, sans rien chercher, exister sans
condition, le suprême plaisir d’être vivant et d’avoir une place, la sienne
sur cette terre.
Chacun peut ressentir ce formidable plaisir en lui ! Alors essayez… Vous
le faites déjà ? C’est extra, surtout continuez !

Citations :
Plaisir : sensation d’un accroissement de puissance.
Friedrich Nietzsche

Tout plaisir est, de par sa nature même, un bien, mais tout plaisir ne doit
pas être recherché ; pareillement toute douleur est un mal, mais toute
douleur ne doit pas être évitée à tout prix.
Epicure

Il est bon de noter combien la charge affective des mots : bien-être, joie,
plaisir et différente. Le bien-être est acceptable, la joie est noble, la plaisir
est suspect.
Henri Laborit

47. Une nouvelle vision de la maladie, de la santé et de la


guérison

En Europe le 19ème siècle nous a transmis une représentation


populaire de la maladie qui s’apparente à une rencontre fortuite entre une
personne plus ou moins fatiguée et des microbes pathogènes. Quant à la
guérison, elle était attribuée aux bons soins d’un médecin, aux
médicaments, ou à la « bonne constitution » du malade. Nous avons là des
explications et des remèdes qui se situent surtout sur un plan physique.

134
Bien sûr avoir un bon moral était déjà reconnu comme un facteur
important d’influence sur la guérison et le maintien de la bonne santé. S’y
ajoute donc un facteur psychologique approximatif dans la mesure où l’on
ne maîtrise pas le moral en question. On sait alors peu de choses sur la
façon d’agir en dehors de paroles optimistes et rassurantes de l’entourage
du malade « ne t ’inquiète pas, tu vas t’en sortir » ou « dans un mois il n’y
paraîtra plus ».
Aujourd’hui cette façon de penser est en complète mutation. Une vision
différente et plus globale de la santé et de la maladie est véhiculée par :

- le développement et de la diffusion des connaissances psychosomatiques


occidentales
- l’apport de médecines en provenance d’autres parties du monde
(médecine chinoise, médecine ayur-védique, médecine amérindienne).
Celles-ci sont parvenues jusqu’à nous grâce aux voyages, aux médias et
aux nouvelles technologies.

Cette chronique présente plusieurs aspects de la nouvelle vision de la santé


et de la maladie et diverses pratiques qui en découlent.

L’influence des relations sur la santé et la maladie

D’après la vision du monde des amérindiens, quand une personne est


malade, c’est toute la communauté qui l’est aussi. Le malade exprime la
maladie du groupe dont il est membre qu’elle qu’en soit la taille. La
maladie signale une perturbation au sein de la famille, de la communauté,
du village, de la société.
C’est une notion clé dans l’art de guérir des Cherokees et des Lakotas. La
guérison implique donc le rétablissement d’une « juste relation ».
Les groupes de soutien de certaines maladies reproduisent parfois des
récits pessimistes qui maintiennent les gens malades et les poussent à se
considérer comme tels. Les personnes qui s’approprient ces façons de
penser peuvent en venir à se définir comme étant malades pour toujours. Il
est préférable d’appartenir à un groupe de personnes dynamisé par celles
qui ont trouvé des moyens pour se sentir mieux ou un chemin de guérison
et partagent leur expériences et solutions, plutôt que d’appartenir à un
groupe qui comporte uniquement des personnes malades et qui se

135
définissent comme tels.

Une nouveau facteur est apparu à qui l’on attribue une part de
responsabilité dans le déclenchement de certaines maladies, c’est le
conflit, conflit à l’intérieur de soi que l’apparition de la maladie tente de
résoudre sans toutefois qu’elle constitue une solution vraiment efficace.
Lorsque le conflit provient d’une blessure relationnelle (rejet, abandon,
humiliation, violence physique ou psychologique subie, trahison) il est
possible de se guérir de ses douleurs passées par une démarche de pardon
et en se forgeant un avenir qui leur donne un sens et un but.

La maladie comme signal de disharmonie spirituelle

Dans la médecine chinoise, le corps et l'esprit sont liés : la souffrance de


l'un retentit donc sur l'autre. L'homme et la femme sont replacés au sein
d'un environnement : le ciel et la Terre. Ils sont vus comme un tout, dans
leur globalité.
La maladie découle de la disharmonie ou de la rupture de communication
entre l'Homme et son environnement. L'Homme en tant que microcosme
n'est plus en résonance avec le Monde, qui est le macrocosme.

On retrouve également ce concept dans la médecine ayurvédique : aussi


longtemps que l’interaction entre l’univers et l’individu est optimale et
équilibrée, l’homme jouit d’une santé optimale. Lorsque cette interaction
harmonieuse cesse, la maladie s’installe. C’est pourquoi le principe de
base de tout traitement ayurvédique consiste à restaurer l’harmonie entre
l’individu et l’univers.
Les maladies auraient une origine spirituelle : elles seraient dues à une
perte de confiance dans l’atman - c’est-à-dire dans le divin.

L’Ayurveda conçoit la vie composée de quatre dimensions comprenant le


corps physique, les sens, la psyché et l’âme, l’élément conscient. Ainsi, la
vie individuelle est une unité psycho-physico-spirituelle hautement
dynamique et en échange constant avec le cosmos.
Pour le Dr Bach, médecin anglais (1886-1936), la maladie signale une
rupture d’unité et le fait que la personnalité (le moi) ne vit pas en
concordance avec son âme (le Soi).
Une personne agit contre le principe d’unité quand elle essaie d’imposer sa

136
propre volonté à quelqu’un d’autre au mépris total de la propre volonté de
celui-ci. Non seulement elle entrave ainsi le développement de l’autre être,
mais du fait que tout est relié, elle perturbe en même temps le processus
d’évolution de l’humanité.
Un comportement négatif (blocage ou non-respect) représente une quantité
d’énergie qui ne participe pas à la réussite et à la réalisation de soi.
Lorsque cette énergie est bloquée trop longtemps elle risque de se
matérialiser dans le corps sous forme de désordre, de maladie.

La maladie signale donc une disharmonie qui nécessite un changement de


comportement. Quel comportement changer et comment ? La méthode
d’absorption spécifique d’essences de fleurs du Dr Bach constitue une
réponse possible, avec un accompagnement personnalisé ou en synergie
avec d’autres thérapies. L’avantage de cette méthode est qu'elle dresse une
carte des comportements négatifs limitants et de leur contrepartie positive.
Ce qui fournit une direction dévolution claire et précise.
L’étude des rêves permet également de rétablir la communication entre
l’âme et la personnalité. Le rêve est un médiateur entre le plan spirituel et
la plan physique. Avant l’apparition de la maladie sur le plan physique
c’est à dire avant que les symptômes n’apparaissent, des rêves, le plus
souvent désagréables et chargés d’émotions négatives, se manifestent : ce
sont des signaux avant-coureurs de la maladie. (A l’inverse tout cauchemar
n’annonce pas systématiquement une maladie mais il est sage d’y prêter
attention).

La guérison nécessite un changement, une transformation de soi

Le changement portera sur des croyances mentales, attitudes,


comportements qui maintiennent l’existence d’un problème non résolu.
En général ce qui est amené à changer, ne favorise pas l’expression de soi,
de sa vie, l’harmonie avec son environnement physique et humain.
La gravité d’une maladie n’indique pas nécessairement la dose d’efforts
requis pour initier un changement.

Pour que la transformation persiste après la maladie, il faut s'assurer que


nous trouverons d’autres moyens que la maladie pour résoudre nos anciens
problèmes. D’où une recherche active de solutions nouvelles et créatives.
Il s’avère qu’une personne qui change son attitude générale face à la vie,

137
ses réactions émotionnelles, ses comportements, modifie en même temps
sa biochimie de base ; c’est à dire qu’elle agit sur son corps et sur sa santé.
Les malades qui s’en sortent le mieux sont ceux qui s’impliquent
activement dans leur traitement, en conservant un esprit combatif face au
mal. Ensuite, viennent ceux qui refusent purement et simplement
l’existence de la maladie. « Trop souvent, explique le docteur Simonton, le
corps médical attaque ce refus de front, comme s’il fallait à tout prix
convaincre les malades de la réalité de cette maladie qu’ils refusent de
voir. C’est pourtant le plus sûr moyen de les plonger dans le désespoir. Or,
le désespoir est le comportement le moins efficace face à la maladie ».

Retrouver santé et énergie par la connaissance de soi

On sait aujourd’hui que le stress, les traumatismes, les


souffrances, les blessures physiques et morales, entraînent vieillissement,
fatigue ou maladie. Le développement personnel et la psychothérapie
permettent de remédier à cela en révisant sa façon de vivre après avoir fait
un travail de deuil, d’élimination, de bouclage des situations restées
inachevées. Ces souffrances de l’histoire de vie restent stockées en
mémoire et dans le corps où elles perturbent la libre circulation de
l’énergie. Bien-sûr le vieillissement est génétiquement programmé, on ne
peut l’empêcher, mais on peut le ralentir et bien vivre sa maturité en
prenant soin de soi. Certaines personnes retraitées font preuve d’une
vitalité et d’une énergie positive qui peut sembler étonnante pour leur âge.

Un nouveau paradigme

Il est possible à présent de considérer tout problème de santé physique ou


mentale, comme une opportunité de prise de conscience en relation avec
son évolution et les dimensions les plus profondes de son être.
Il faut apprendre à se responsabiliser : rester en bonne santé relève d’un
choix de mode et d’hygiène de vie, d’attitude et de comportement.

Quelques conseils pratiques et simples pour prendre soin de sa santé

138
- pratiquer une activité physique ou sportive régulière dont au moins une
activité de détente douce (relaxation, stretching, massage, yoga,
méditation, …)
- pratiquer une activité créative manuelle ou artistique
- reconnaître, accepter et exprimer ses émotions ; ce qui revient à les laisse
circuler, tout en respectant les personnes concernées
- pratiquer une activité intellectuelle et s’informer des idées nouvelles et
nouveautés
éviter les situations ou personnes sources d’un stress trop important
- dans vos activités, cultiver le plaisir, la joie et l’harmonie autant que faire
se peut
se visualiser en bonne santé, en pleine forme

A noter que les films d’horreurs affaiblissent le système immunitaire, alors


que les comédies le renforcent.

Citation :
La santé est le trésor le plus précieux et le plus facile à perdre ; c’est
cependant le plus mal gardé.
Chauvot de Beauchênelaisir

Pour aller plus loin :

Le livre « Ces histoires qui guérissent » Lewis Mehl Madrona Ed Guy


Trédaniel
Le CD « Relaxation pour prendre soin de sa santé »

48. Penser à soi, s’occuper de soi, prendre du temps pour soi

Voilà un leitmotiv « tendance » véhiculé avec abondance par les


auteurs, journalistes, praticiens en développement personnel.
De « soi, soi, soi » à « et moi, et moi, et moi » le glissement se produit
souvent renforçant l’orientation individualiste voire égocentrée de notre
société que tout un chacun est d’accord pour déplorer. Au delà du constat,
qui, dans son quotidien agit en conscience dans le sens du lien, pour un
intérêt réciproque, par simple courtoisie ou par respect pour son prochain ?
Les occasions sont fréquentes, il est souvent simple et rapide d’exprimer
quelques mots ou une attitude qui tout en tenant compte de soi, tiennent

139
aussi compte de l’autre interlocuteur que celui-ci soit un ami, une relation
ou même un inconnu.

Penser à soi, prendre du temps pour soi, s’occuper de soi sont des conseils
particulièrement adaptés aux personnes qui consacrent une grande partie
de leur temps et de leur énergie au service des autres. Pour ne pas
s’oublier, voire se sacrifier, il faut alors retrouver un temps d’existence
propre.
C’est aussi indiqué aux personnes qui travaillent beaucoup qui prendront
alors un temps de recentrage, qui sera reposant dans la variation du rythme
et du contenu d’activité. Dans ce cas il ne s’agit pas de penser à soi par
égoïsme ou par narcissisme.

J’ai hélas souvent observé des situations où penser à soi était associé à
ignorer les autres.
C’est le conducteur de la voiture qui stationne là où bon lui semble sans
s’occuper s’il gêne ou non la circulation. C’est le destinataire qui reçoit
une invitation personnelle (je ne parle pas du pourriel) et parce qu’il ne
sera pas disponible ne daigne pas répondre.
C’est la personne qui parce qu’elle a trouvé une ou des oreilles attentives
déballe des détails de sa vie aux autres sans s’occuper si ce qu’elle dit
présente un quelconque intérêt pour ses auditeurs. Certains sont de vrais
moulins à paroles qui ne parlent que d’eux et de ce qui les intéresse et ne
vous accorde pas le moindre intérêt en retour.
C’est le quidam qui lâche une porte sans s’occuper si quelqu’un arrive
derrière. C’est la personne qui s’engage oralement vis à vis de vous, qui
vous fait une promesse et qui ensuite ne tient pas son engagement pour une
raison qu’elle tait. Bien sûr elle ne perçoit même pas la nécessité de
s’excuser. C’est celle qui annule, déplace, fait valser ses rendez-vous
comme bon lui semble parce que cela l’arrange.

Dans toutes ces situations il est clair que les personnes qui agissent ainsi
ne pensent qu’à elles et ne sont pas attentives à ce que leur comportement
égo centré génère chez ceux à qui elles le font subir.
On ne peut pas déplorer l’excès d’individualisme de la société et en même
temps se comporter sans tenir compte de l’autre ou de l’environnement
autour de soi. Le fameux « manque du temps » n’est qu’un paravent qui
sert souvent à masquer une façon de considérer l’autre comme quantité
négligeable. Ce n’est pas parce que certains se comportent ainsi, qu’il faut
les imiter.

140
Penser à soi, prendre du temps pour soi, s’occuper de soi ne signifie pas
« moi d’abord » ou « après moi le déluge » mais moi avec...

Comment le fait de penser à soi, de s‘occuper de soi, de prendre du temps


pour soi peut avoir du sens ? S’agit-il d’une nécessité pour maintenir un
bon équilibre professionnel c’est à dire remplir son rôle social ? S’agit-il
d’une nécessité pour retrouver une bonne santé ? S’agit-il de prendre un
temps de réflexion pour ré-envisager son avenir et trouver une place
différente au sein de notre société ? S’agit-il de consacrer du temps à son
évolution personnelle ou spirituelle dans le but de devenir une meilleure
personne pour transmettre des ressources positives à son entourage ?

Quelle est la bonne fréquence ? Et de quelle façon le faire ?


Il faut garder à l’esprit que nous sommes reliés en permanence aux autres
et à notre environnement. Chaque action ou absence d’action, chaque
attitude crée non seulement une réaction mais une atmosphère d’ensemble
dont nous sommes responsables.

Citation :
Et la vie c’est soi-même et soi-même c’est les autres
Juan Carlos Onetti (écrivain uraguayen)

49. Moins de frustration, plus de satisfaction

En cette période de fin d’année qui fait ressurgir nos rêves de fêtes
chaleureuses, de présents, nos espoirs de lendemains meilleurs, ceux-ci
peuvent être satisfaits en partie ou complètement, selon leur ampleur et nos
moyens, ou s’annihiler dans une souffrance amère qui porte le nom de
frustration…

Qu’est-ce que la frustration ?


Selon le dictionnaire Larousse, il s’agit de l’état d’un individu dont une
tendance ou un besoin fondamental n'a pu être satisfait et s'est trouvé
refoulé.
En voici une autre définition en provenance de Wikipédia : La frustration
est un état mental d’insatisfaction caractérisé par un déséquilibre entre un
désir ou une attente et sa réalisation du fait qu'il n'est pas (encore) réalisé.

141
La frustration est un ressenti plutôt associé au manque, au déplaisir.
Frustrer est synonyme de priver. Et le contraire en est la satisfaction, la
gratification.
La frustration est-elle négative ?

Être capable de supporter la frustration est un signe de résistance, de force


psychologique mais ce ne doit pas être une habitude, ni une jubilation. En
contrepartie il faut aussi être capable de vivre la satisfaction, le
contentement. Tout dépend des situations.
Au cours de leur croissance les enfants et adolescents doivent apprendre à
différer et à maîtriser leurs désirs.
Les profils extrêmes en termes de comportements vis à vis la frustration
sont :

- Ceux des personnes qui supportent peu ou pas la frustration, et se mettent


dans une colère nocive pour eux-mêmes et pour leur environnement. Dans
la vie il arrive que les choses ne se passent pas comme on l’avait souhaité
ou que l’on rencontre des obstacles. L’imagination, la créativité, la
persévérance au service de l’action permettent d’y remédier.

- Ceux des personnes tellement habituées à vivre des frustrations qu’elles


en vivent dans l’oubli d’elles-mêmes et de leurs besoins. Si leur vocation
n’est pas de vivre en conscience dans l’abnégation et la sainteté pour se
consacrer aux autres, leur comportement a toutes les chances d’engendrer
une attitude tyrannique de la part de ceux avec qui elles vivent.

Quand est-ce utile de supporter une certaine frustration ?


- Quand on a décidé de maigrir ou d'arrêter de fumer
- Quand on travaille sur un projet de longue haleine et qu’il faut du temps
pour réussir
- Quand on a décidé de mettre fin à une dépendance quelque qu’elle soit
- Quand on a décidé de changer parce qu’il faut éviter de retomber dans les
comportements d’avant
- Quand quelqu’un cherche à nous manipuler et qu’on ne rentre pas dans le
« jeu »
- Quand on a échoué et qu’il faut tester une autre façon de faire ou se
remettre en question
- Dans toute situation où l’on ne succombe pas à la tentation, dans toute
situation où l’on gagnera à différer une action ou un projet.

142
Exercices pour cultiver la satisfaction, le contentement

Exercice 1 :
Faites une liste la plus complète possible des personnes, animaux, objets,
lieux, activités qui sont source de satisfaction dans votre vie.

Exercice 2 :

Ffaites une liste des sources de frustration dans votre vie, à titre indicatif :
- les personnes peu fiables, qui par leurs propos vous font monter l’espoir
et l’énergie et vous le font redescendre ensuite en se rétractant
- les personnes qui produisent de façon répétée un effet négatif sur vous
- les personnes qui refusent systématiquement ce que vous leur proposez
de positif
- les projets inachevés ou non réussis : terminez-les ou renoncez-y
- les personnes qui ne s’intéressent pas réellement à qui vous êtes ou à ce
que vous faites (On peut avoir des centres d’intérêt différents et
s’intéresser aux autres sincèrement. Si vous n’en êtes pas persuadés il est
préférable de fréquenter des personnes qui partagent vos centres d’intérêt)
- les activités ou projets incertains : n’en conservez qu’un petit nombre qui
ne draine pas trop de votre énergie
- les lieux où vous ne vous sentez pas bien (trop froid, trop chaud, pas
assez de lumière…)

En général les personnes, animaux, activités, projets, lieux non frustrants


sont ceux qui produisent en vous du plaisir, du contentement, de la joie,
par exemple :

- Un lieu satisfaisant - un lieu où vous ressentez du bien-être


- Une relation satisfaisante - une relation où vous vous sentez écouté,
accepté, valorisé, ou vous pouvez dire oui ou non, où chacun donne et
chacun reçoit en quantité équivalente
- Une activité non frustrante - celle qui vous fait du bien, où vous
progressez, où vous apprenez quelque chose de nouveau.
- Vous l’aurez peut-être deviné, pour progresser sur le chemin du mieux-
être, il faut diminuer le contact avec les sources de frustration dans votre
vie et augmenter ce qui est source de satisfaction.

143
- En ce qui concerne le domaine des relations et de la communication si
vous devez maintenir une relation avec une personne qui produit en vous
de la frustration, il va falloir apprendre à communiquer autrement, à vous
comporter autrement avec cette personne. Les services d’un coach et les
stages de développement personnels sont là pour vous y aider.

Et pour terminer les rêves indicateurs de frustration :


Certains rêves sont des indicateurs de vécu de frustration : les rêves où
l’on perd ses dents, et en général les rêves où l’on perd quelque chose,
ceux où l’on court sur place, ceux où l’on rencontre des obstacles que l’on
parvient pas à dépasser.

Citation :
Une frustration encourue au cours de longues années engendre la révolte,
la soif de liberté...
Gilan

50. Changer rapidement

La vitesse et le changement sont des caractéristiques actuelles de


notre société, que nous l’acceptions ou le refusions. Est-il possible et
souhaitable de changer rapidement ? Si oui comment ? C’est l’objet de
notre chronique du mois de février.
Aller vite ne signifie pas que le résultat est pour tout de suite, ni que le
processus cache quelque ressort magique, cela signifie donner un coup
d’accélérateur, aller plus vite que la moyenne, aller plus vite que si l’on
prenait tout son temps.
Il existe des techniques de développement personnel qui permettent
d’atteindre rapidement ses objectifs.

Dans quel cas choisir l’option du changement rapide ?

- quand vous avez stagné pendant longtemps et que vous souhaitez


rattraper un certain retard
- quand vous vous sentez pressé ce peut être par l’âge, ou par les
conditions extérieures

144
- quand vous êtes très motivé ou impatient

Quelles sont les conditions pour un changement rapide ?

- Savoir précisément ce que vous voulez sinon il faut préalablement faire


appel à d’autres techniques pour laisser émerger vos aspirations profondes.
En effet le mental effrayé par l’inconnu aura tendance à s’accrocher à
l’ancien, s’il n’est pas orienté et rassuré par des perspectives motivantes.
- Savoir vous mobiliser pour passer à l’action,
- Renoncer à penser que d’autres sont responsables de ce que vous vivez
- Renoncer à sacrifier vos souhaits importants
- Renoncer à vous plaindre (comportement 100% inefficace en termes de
solution). Se plaindre systématiquement revient à défiler avec une
banderole sur laquelle vous avez écrit le mot victime.
- Renoncer à croire que c’est possible pour d’autres mais pas pour vous
- Renoncer au plaisir inconscient et inapproprié que peut procurer l’échec
ou la frustration
- Renoncer à certaines habitudes pour en mettre d’autres à la place
- Accepter la confrontation, voire la provocation dont le but est de vous
faire progresser plus vite
- Accepter l’inconfort temporaire de la découverte de vos zones d’ombre
être capable de tenir un rythme de changement accéléré. Des évènements
synchronistiques surprenants peuvent survenir dans votre vie, il faut alors
les accepter, les lire comme manifestations du changement que vous
engagez et les intégrer.

Ce qui fait que vous n’atteignez pas vos objectifs :

- vous n’y croyez pas suffisamment parce que votre motivation est
entravée par des expériences négatives du passé qu’il faut revisiter
- ce ne sont pas les votre
- vous ne demandez pas l’aide dont vous avez besoin
- vous n’utilisez pas la stratégie qui vous convient

Ce qui fait que vous passez du temps pour atteindre ses objectifs :

- La dilution : vous tournez autour du pot au lieu d’aller directement à


l’essentiel, vous vous perdez dans le verbiage au lieu de vous exprimer de
façon authentique, vous consacrez du temps de vie à des activités peu
importantes.

145
- vous repoussez le passage à l’action
- vous ne faites pas le point régulièrement pour savoir où vous en êtes
- vous vous éloignez des personnes ou des situations qui pourraient vous
faire progresser.

Les techniques de changement rapides ne conviennent pas à tout le monde,


il faut être à la fois prêt à changer, solide psychologiquement, c’est à dire
avoir une bonne sécurité intérieure, être suffisamment souple pour accepter
la remise en question. Aller rapidement au cœur des choses, au centre de
soi est une voie directe déstabilisante et inconfortable sur le moment,
cependant elle apporte à court terme des résultats tangibles.

De plus chaque être humain possède un rythme biologique qui lui est
propre, au cours de la vie des périodes d’activité plus rapides c’est à dire
au dessus du rythme moyen habituel, alternent et s’équilibrent avec des
phases plus lentes. Une personne qui fonctionne de façon prolongée au
dessus de son rythme entame son capital santé de façon significative.
Heureusement les signaux d’alarme existent : ce sont les symptômes de
mal-être exprimés par le corps.

Pour conclure : changer rapidement c’est possible dans certaines


conditions, pour certaines personnes, à certaines périodes de la vie.

Citation :
Le serpent qui ne peut changer de peau meurt.
Friedrich Nietzsche

51. Boulot, boulot, boulot :


l’addiction au travail une nouvelle dépendance

Après la cigarette, l’alcool, certains médicaments, le jeu, la


drogue, l’alimentation, une nouvelle forme de dépendance se répand,
moins visible, moins connue même si les médias commencent à en parler.
Cette nouvelle addiction a d’autant plus de chances de passer inaperçue
que l’hyperactivité est à la mode (ça fait bien d’avoir l’air pressé et
occupé).

146
Le taux de chômage élevé est-il à rapprocher de cette tendance au
surinvestissement professionnel ? Serions-nous en présence des deux faces
d’une relation sociale au travail perturbée ?
Quoiqu’il en soit, prendre conscience au niveau individuel d’un
déséquilibre entre la vie professionnelle et les autres secteurs de sa vie est
le premier pas pour remettre les choses à leur juste place et préserver sa
santé.

Quels sont les symptômes ?

- le travail est fortement sur investi par rapport aux autres domaines de la
vie, il passe en priorité avant toute chose ; sa préoccupation est
omniprésente
les proches, les invitations amicales n’arrivent pas à extraire la personne de
son boulot même le week-end
- des troubles du sommeil, notamment un réveil précoce
- la difficulté voire l’impossibilité de rester inactif
- la difficulté à prendre des vacances prolongées, la déprime s’installe au
bout de quelques jours avec la nécessité de reprendre le travail
- des tensions douloureuses se manifestent principalement dans les
lombaires et dans la nuque.

Quelles en sont les sources au niveau personnel ?

Comme pour d’autres addictions le processus de séparation avec quelque


chose d’important pour soi (un emploi précédent, une personne…) n’a pas
été mené à son terme.

La valeur travail fait partie des trois valeurs principales qui conduisent le
projet de vie de l’« accroc » au boulot.
Il ou elle ressent également un fort besoin de reconnaissance sociale qui
reste constamment insatisfait avec la quasi-impossibilité d’être comblé.
Comme le plaisir authentique éprouvé à la fin de certaines actions ou
projets n’est pas pleinement vécu, il ne joue pas son rôle régénérateur.

Il y a également un déficit de protection de soi dans la mesure où la


personne ne place pas les limites nécessaires au maintien de l’intégrité de
sa santé.
La personne dépendante du travail croie inconsciemment qu’elle est
obligée de travailler pour exister, ce qui représente évidemment une

147
perception erronée de la réalité.

Elle confond la vitalité et l’activité. Pour exister il n’y a aucune obligation,


il suffit que la vie soit présente. On peut se sentir très vivant sans rien
faire, en étant inactif.
Porteuse de cette croyance mentale non fondée, la personne rétrécit ainsi le
champ de tous les possibles de sa vie. L’être est occulté au profit du faire
et de l’avoir.
Les cycles biologiques naturels qui comprennent des alternances d’activité
et de repos, de ralentissement, ne sont pas respectés, l’espace temps est
parfois rempli à bloc.
A terme l’épuisement guette.
Ce fonctionnement au dessus du rythme naturel intrinsèque à un coût : au
bout d’un laps de temps plus ou moins long, fonction de sa résistance
propre, la personne tombe malade. Le lien social familial et amical est
également perturbé.

Si on analyse la façon de travailler des accrocs du boulot, on s’aperçoit


souvent qu’il y a beaucoup d’énergie perdue ou mal employée. En fait la
personne pourrait s’organiser autrement et tirer le même profit financier de
son travail. Elle se croit indispensable, ne remet pas en question sa façon
de travailler, l’effort est parfois disproportionné par rapport au résultat
effectif.

Comment y remédier ?

La première étape est de prendre conscience de ce dysfonctionnement,


puis de décider de changer. Le changement consiste à réinvestir les autres
domaines de la vie (le couple, la famille, les amis, les loisirs) et à
apprendre à relâcher le rythme en intégrant progressivement des temps de
relaxation, de détente, de repos.
L’aide d’un ou deux praticiens de mieux-être est utile, l’un pour l’aide
psychologique (coach, psychothérapeute, psychologue) l’autre pour l’aide
physique (masseur, ostéopathe, énergéticien…).
Ceux qui ont besoin de trouver de l’intensité pourront l’éprouver en
découvrant de nouveaux domaines, la découverte est toujours
accompagnée de sensations nouvelles et plus fortes, en faisant de
nouveaux apprentissages, en pratiquant un sport un peu plus risqué avec un
encadrement ad hoc.

148
Citation :
Il faut travailler pour vivre et non vivre pour travailler
Anonyme

52. Écouter, être écouté

Dans la vie quotidienne nous sommes inévitablement amenés à


écouter et à être écouté. La façon dont nous écoutons et dont nous sommes
écoutés jouent un rôle important car l’écoute est une des composantes
majeures du dialogue et plus largement de notre relation aux autres.
Il n’y a pas qu’une seule façon de vivre cette écoute, il y a même de
multiples façons d’écouter et d’être écouté. Nous allons dans cette
chronique en aborder quatre et considérer leurs avantages et inconvénients
respectifs. Un petit tour du côté des coulisses de l’écoute c’est à dire ce qui
se trame par delà l’écoute révèlera aussi certains enjeux de la
communication qui passent souvent inaperçus.

L’écoute unilatérale silencieuse

Dans cette configuration l’émetteur parle et l’écouteur reste silencieux. La


parole résonne par la présence de l’autre ou des autres dont les corps font
caisse de résonance vivante. La qualité de cette résonance, l’écho perçu
par celui qui parle dépendra de l’état d’esprit dans lequel se trouvent ses
auditeurs.
Dans le cas où ils sont pleinement attentifs, réceptifs et d’accord sur les
propos tenus, la parole de la personne qui s’exprime est entièrement
validée. Par conséquent la personne émettrice a toutes les chances de se
sentir pleinement acceptée et reconnue dans ses points de vue.
Si l’écouteur est indifférent, l’émetteur ne sentira pas la même intensité de
reconnaissance mais il ne rencontrera pas d’opposition.
L’inconvénient de cette absence de réciprocité dans le dialogue et

149
l’absence d’intervention de l’écoutant est que le contenu verbal peut être
complètement erroné, il peut contribuer à maintenir une attitude ou un
comportement de stagnation ou de souffrance, sans que l’émetteur ne s’en
rende pas compte.
C’est ainsi que des personnes « très à l’écoute » peuvent laisser leurs amis,
leur patron, leur conjoint aller droit dans le mur. C’est ainsi que des
parents peuvent céder aux caprices de leurs enfants immatures.
C’est ainsi que des personnes peuvent consulter certains spécialistes de
l’écoute pendant des années et ne pas vivre d’amélioration significative
dans leur vie, parce qu’aucune contradiction positive n’apporte de
perspective nouvelle et intéressante.

L’écoute orientée

Dans cette approche, l’écoute est réciproque. Un dialogue s’instaure visant


à atteindre un objectif.
Dans les entretiens professionnels une personne consulte un spécialiste
avec une demande. Le spécialiste met ses compétences au service du
consultant pour que celui-ci atteigne son objectif en contrepartie de quoi il
touche une rémunération.
L’écoutant amène des éléments d’information, il donne une direction pour
trouver une ou des réponses à la demande exprimée.
Au cours du dialogue peuvent survenir des moments de contradiction,
d’argumentation, de confrontation positive, nécessaires pour avancer.
Les vendeurs pratiquent aussi bien sûr l’écoute orientée, s’ils ont une
bonne éthique ils chercheront à connaître le besoin réel du client et à le
satisfaire et non à lui vendre n’importe quoi, à n’importe quel prix.
L’écoute orientée est 100% positive quand elle débouche sur une
transaction gagnant gagnant c’est à dire quand chacun des interlocuteurs
alternativement émetteur et écoutant en retire une satisfaction.

L’écoute manipulatoire

Contrairement à l’écoute orientée qui suppose un accord clair entre les


protagonistes, celui qui pratique l’écoute manipulatoire cherche à profiter
de l’émetteur : soit qu’il cherche à lui extorquer quelque chose soit qu’il

150
cherche à exercer un pouvoir sur l’émetteur.
Certaines personnes ont la capacité de déceler les points faibles de leurs
interlocuteurs, que ce soit par l’observation ou par l’intuition, elles les
utilisent alors à l’insu de leur interlocuteur comme levier pour parvenir à
leurs fins ; ce peut-être pour obtenir un service ou pour de l’argent.
D’autres personnes vous écoutent gentiment, se mettent d’accord avec
vous, et ensuite font autrement rendant ainsi votre accord préalable
caduque. Elles justifient parfois leur comportement inconstant par la
nécessité de s’adapter ou par le constat que tout change tout le temps !
C’est une façon d’exercer un pouvoir sur l’autre en dehors de sa présence
et ce comportement engendre de l’insécurité.
D’autres personnes encore vous écoutent et ensuite se font un plaisir de
vous prouver que vous avez tort, de démonter vos propos dans le but
d’affirmer leur supériorité et de prouver qu’elles ont raison. Quand ce type
de communication est répété, la personne qui en fait les frais risque de se
retrouvée niée par le biais de la négation de ses pensées, de ses façons de
faire, de ses goûts.

L’écoute de soi

L’écoute ne concerne pas que les personnes, de même que les oreilles
n’ont pas le monopole de l’écoute. Il existe une autre forme d’écoute :
l’écoute intérieure qui concerne le ressenti dans le corps, les informations
contenues dans les rêves et les intuitions.
La psychosomatique nous enseigne que les tensions présentes
temporairement ou de façon plus durable dans le corps, les douleurs sont à
entendre comme des messages nous informant qu’il y a des perturbations
dans la relation avec les autres ou avec notre environnement.
Les rêves contiennent des messages essentiels concernant notre santé, nos
préoccupations, nos projets et notre vie en général.
Quant aux intuitions elles nécessitent en général apprentissage et
entraînement à une écoute attentive de soi pour en tenir compte et leur
faire confiance dans nos choix et décisions.
Des techniques spécifiques telles que la relaxation, la méditation, la
pratique du silence, l’observation des rêves nocturnes ou éveillés
permettent de se mettre en état d’écoute intérieure.
A l’inverse l’absence d’écoute de soi ou une écoute de soi insuffisante
entraîne du stress et un vécu de situations déplaisantes. Passer beaucoup de

151
temps à l’écoute sur soi revient à s’isoler, il y a aussi le risque de
développer une attitude ego centrée. Il faut trouver le point d’équilibre.
Chaque facette de l’écoute est intéressante à découvrir. Aucune ne doit être
considérée comme la seule, la vraie. Chacune a sa raison d’être et
contribue à la diversité des formes de communication.

Citations :
L’écoute entend l’autre dans son propre silence.
Michel Random
Demeurer immobile à écouter…C’est la tranquillité de l’axe au centre de
la roue.
Charles Morgan

53. Surprise, découverte et changement

En séance de coaching, lors d’un accompagnement au


changement, la surprise est la première émotion exprimée par les
personnes quand je leur demande ce qu’elles ressentent. A partir de ce
ressenti la réalité intérieure d’abord puis extérieure se réorganise grâce à
des prises de conscience, une nouvelle perspective, une authentique
découverte de soi. C’est parce qu’elle est comme cet éclaireur qui part en
repérage, parce qu’elle a une place en avant poste et qu’on ne parle pas
souvent d’elle dans le domaine du développement personnel que je me suis
intéressée à elle.
Étonnement, stupéfaction, stupeur sont les frères et sœurs de Madame
Surprise.
Monsieur Surpris quant à lui a quelques cousins : déconcerté, ébahi,
désorienté, interdit, sidéré, saisi. Devinez ce qu’ils ont en commun ? Leur
caractère bien sûr que vous allez découvrir dans les lignes qui suivent.

La surprise fait partie des six principales émotions de l’être humain qui
incluent la joie, la colère, la tristesse, la peur et le dégoût.
Ce n’est pas une émotion douloureuse, cependant elle est associée à un
choc psychologique. Le moment de surprise marque un moment d’arrêt du
mouvement, elle ne s’accompagne pas de rire ou de larmes, au plus d’un

152
« oh ! » qui laisse la bouche entrouverte puis s’en suit un temps de silence
qui peut aller jusqu’à la sidération, sorte d’anesthésie naturelle du corps et
du cerveau.

La surprise est la première émotion à se manifester lorsque nous apprenons


quelque chose de nouveau. Ce n’est pas une émotion durable,
contrairement aux autres émotions, c’est une émotion transitoire,
intermédiaire. Pourtant elle a toute son importance et je crois qu’il faut lui
rendre hommage et transférer ses lettres de noblesse depuis les domaines
de la littérature, du théâtre et du cinéma à celui de la psychologie et du
développement personnel.
Madame Surprise est de passage et s’il lui arrive d’être là à l’improviste
pour dîner, elle ne reste pas dormir.
Fugace, volatile et dissipée comme une volute de fumée ou parfois
« scotchante » quand son intensité atteint les derniers cran du curseur de
« l’intensimètre » émotionnel.

Elle cède ensuite la place à des émotions positives ou négatives selon que
la nouvelle qui nous parvient constitue une surprise heureuse ou
malheureuse.
L’effet de surprise est un ressort très utilisé dans les romans, les films, les
pièces de théâtre, qui jouerait même le rôle d’amplifier les émotions telles
que la peur dans les films policiers ou d’épouvante ou la joie dans les
comédies. Le récent film à succès « Bienvenue chez les Ch'ti » l’a
d’ailleurs abondamment utilisé pour déclencher notre rire à répétition.
Si la plupart des lecteurs et des spectateurs apprécient la surprise dans ce
contexte de loisirs extérieur à leur vie réelle, il n’en est pas toujours de
même quand ils sont directement impliqués.

Avec la surprise s’amorce la séparation d’avec ce qui était connu de nous


jusqu’ici, ce qui préexistait et que la nouvelle ou l’événement viennent
plus ou moins fortement déranger. Cette séparation peut être douloureuse
ou associée à de la colère, à de la tristesse quand on a perdu un objet ou
une relation, quelque chose de vital pour soi.
Il y a quelques jours l’homme politique français Olivier Besancenot
interrogé par le journaliste David Pujadas au journal télévisé de 20 heures
exprimait qu’il avait ressenti de la surprise puis de la révolte en apprenant
que lui et sa famille avait été espionnés pendant plusieurs mois. Cette
filature contre son gré a entraîné une réaction tout à fait légitime, en regard
des lois de protection de la vie privée.

153
Le vécu de séparation qu’il soit mental ou physique ou les deux ramène
aux expériences antérieures du même nature et à la façon dont elles ont été
vécues. Il y a ce mécanisme commun entre une petite mauvais surprise et
une grande mauvais surprise, qui nécessite une révision de sa vie et de sa
réalité, puis une adaptation. Ceci explique que certaines personnes
n’aiment pas les surprises. Là on peut se poser la question sur ce qui est le
plus aidant : faire en sorte de limiter les surprises dans sa vie ou s’entraîner
à les intégrer ? Ce qui revient à s’entraîner à intégrer la nouveauté plutôt
qu’à refuser son existence (attitude de déni de la réalité, assez limitante
pour soi et les autres).

Ce mouvement du connu vers l’inconnu peut également être associé à de la


joie quand la perspective engendrée par la nouvelle ou l’événement est
positive, c’est la surprise heureuse. C’est la famille ou les bons copains qui
organisent à votre insu une fête d’anniversaire que vous n’avez pas vue
venir, c’est une réussite que vous n’espériez plus. Collectivement nombre
de femmes se sont réjouies en apprenant l’existence d’appareils ménagers
qui leur ont facilité la vie et dégagé du temps pour se consacrer à d’autres
activités plus épanouissantes.

Il est parfois étonnant de constater qu’à l’annonce d’une même nouvelle


ou d’un même événement certains manifestent de l’enthousiasme là où
d’autres se méfient et critiquent vivement. Certains apprécient la
nouveauté, aiment faire de nouvelles rencontres, découvrir de nouveaux
lieux, apprendre de nouvelles choses, ils apprécient d’être surpris, tandis
que d’autres cherchent à s’en préserver jusqu’à ce que la vie, le
mouvement et le changement les rattrape, pas toujours en douceur hélas…

Avec le changement important que notre société traverse actuellement, un


équilibre s’établit entre ceux qui sont favorables à la surprise et au
changement et ceux qui ne le sont pas, régulant ainsi la vitesse de cette
évolution qui sans cela provoquerait davantage de dégâts sociaux et
environnementaux.
La surprise est une émotion annonciatrice de changement, elle est indolore,
c’est elle qui accompagne les découvertes, les nouveaux apprentissages.
Pour ses qualités et sa fonction d’éclaireuse, elle mérite toute notre
attention et notre considération.

Exercices : cultiver la surprise

154
- Entraînez-vous à faire des surprises et à en recevoir dans la vie
quotidienne.
- Intéressez-vous à un nouveau domaine, ou à une autre technique, un autre
aspect de votre domaine de prédilection.
- observez vos rêves, étudiez-les : s’ils sont souvent surprenants c’est
qu’ils ont quelque chose à vous apprendre

Citations :
C'est la surprise, l’étonnement qui nous oblige à évoluer.
Edgar Morin

Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie.


Jean-Philippe Blondel

54. Les femmes et la culpabilité

Vous avez dit culpabilité ?


D’un passé encore proche beaucoup de femmes ont hérité du devoir
impératif de s’occuper de leurs enfants, de vaquer aux diverses tâches
ménagères. S’est ajouté leur souhait de jouer un rôle professionnel dans la
société.

Les premières femmes qui ont revendiqué le droit de travailler et d’être


l’égale des hommes sur le plan professionnel ont souvent dû sacrifier leur
vie de couple ou familiale. Elles se sont ainsi démarquées et se sont faites
remarquer en adoptant un mode de vie différent libre de contraintes
familiales, ce fut le prix à payer pour ces pionnières.

Aujourd’hui les femmes aspirent à vivre harmonieusement leurs vies


familiale et professionnelle mais elles se sentent encore trop souvent
tiraillées entre l’une et l’autre ; il est aussi fréquent qu’elles cumulent
l'éducation des enfants, le travail à la maison et leur travail à l’extérieur
alors qu’il n’y a aucune raison rationnelle à cela. En effet chacun à la
maison profite d’une maison propre et bien rangée, de la nourriture, du
linge. Il est donc logique que chacun participe au fonctionnement collectif
et que les tâches soient équitablement réparties. Si la femme en fait trop et
que la répartition des tâches n’est pas équilibrée, il est très probable que de
la culpabilité sévisse incognito.

155
La culpabilité est un sentiment invisible, très enfoui et durable. Ainsi elle
peut être présente des années durant sans que l’on s’en aperçoive.
Cependant des manifestations observables de l’extérieur témoignent de sa
présence délétère.

Les effets négatifs de la culpabilité des femmes

Lorsque la culpabilité sévit dans l’ombre, voici des exemples de


comportements, problèmes ou difficultés que les femmes rencontrent et
qui apparaissent en pleine lumière :
- Les femmes acceptent facilement une surcharge de travail sans
contrepartie financière, ou à travail égal elles acceptent d’être moins
rémunérées.
- Les femmes acceptent des critiques négatives injustifiées ou s’en
défendent faiblement.
- Les femmes éprouvent des difficulté à évoluer dans leur travail ou à
s’affirmer et être reconnues car elles ne se rendent pas compte de la valeur
de leurs talents et atouts.
- Les femmes ont tendance à faire passer les autres - le plus souvent leurs
enfants et leurs compagnons - avant elles.
- Les femmes peuvent vivre des problèmes relationnels susceptibles de
déclencher des maladies psychosomatiques.

Tout ce passe comme si l’énergie (de vie et de mouvement) équivalente au


surcroît de travail, au manque financier, au coût de la souffrance dans la
cas de la maladie venait « payer une faute » imputable au simple fait d’être
une femme ou une mère.
Aucune étude ne permet aujourd’hui d’affirmer qu’il existe un lien entre
activité professionnelle ou non d’une mère et le plus ou moins bon
équilibre psychologique de son enfant. En réalité ce qui crée une
différence significative c’est le sentiment de bien-être (ou de mal-être),
d’acceptation profonde (ou de refus) de la femme, de la mère par elle-
même et par son entourage.

Trois pistes pour remédier à la culpabilité

156
Il est utile de se rappeler que chaque être humain - et donc chaque femme -
a le droit à la réalisation professionnelle.
Il est normal d’instaurer le partage des tâches en couple et en famille,
confier des responsabilités aux enfants en fonction de leur âge favorise
leur autonomie.
la qualité de présence, la disponibilité effective est plus importante que le
temps de présence.

Voici quelques moments clés indicatifs, à chacune de les choisir en


fonction de son mode vie :

- lire une histoire le soir avant le coucher ou à un moment de disponibilité


- faire un gâteau lors d’un jour de repos
- emmener les enfants au manège ou au cinéma
- être présent à un spectacle ou une compétition
- organiser une petite fête d’anniversaire

Parfois les racines de la culpabilité sont tellement coriaces qu’il faudra


l’aide d’un professionnel - coach ou thérapeute - pour les extraire. Un
indicateur pour consulter est une situation insatisfaisante et stagnante
malgré des efforts mis en œuvre ou encore une fatigue importante voire un
épuisement engendré par de l’hyperactivité.

Citation :

Une conscience coupable est un ennemi vivant.


Proverbe indien

55. Confiance primordiale et guérison

La santé et la maladie ne sont pas des fatalités dans le sens où


elles nous seraient données par hasard et où nous nous ne pourrions avoir
aucune prise sur elles.
Elles résultent d’une somme de facteurs parmi lesquels :
- l’héritage familial via nos ascendants, dont l’influence peut s’exercer
depuis la quatrième génération en amont, sur certaines zones vulnérables
dans notre corps.

157
On appelle cela le terrain ou les maladies héréditaires.
- notre comportement et notre attitude dans la vie, autrement dit, la façon
dont nous interagissons avec les personnes en relation avec nous et notre
environnement.
Aussi surprenant que cela puisse sembler a priori, sur ces deux principaux
facteurs nous possédons un pouvoir d’action réparatrice.

Lorsque nous apprenons que nous sommes malades cela nous surprend
d’abord fortement et désagréablement et si nous commençons à réfléchir
un peu nous sommes beaucoup moins étonnés et une esquisse du sens de
ce pourquoi nous sommes tombés malade, commence à prendre forme.

Face à une maladie qui menace notre intégrité physique ou pire notre vie,
schématiquement deux voies sont possibles :

- la voie de la conscience qui est une voie initiatique dans le sens où la


maladie est le déclencheur d’un processus d’éveil à soi-même qui concerne
l’âme et donc l’être dans sa totalité.
- la voie de l’inconscience qui consiste à chercher des moyens de guérir
sans se poser de question.

En empruntant la voie de la conscience lorsque la lumière est faite sur le


sens de la maladie et que l’attitude, le comportement, le mode de vie ont
changé, que les symptômes ont disparu, apparaît la certitude rassurante que
la guérison est effective.
Ce chemin qui va de l’insécurité physique, de l’incertitude, aux
retrouvailles avec un corps bien portant et serein n’est pas sans remous ni
fluctuations émotionnelles.
Il amène à reconnaître, confronter et transformer ses zones d’ombre,
aspects de soi bien enfouis qu’on a préférés ignorer par aspiration à la
tranquillité, ou qui n’étaient pas facilement accessibles. Les empreintes
originelles les plus vitales proviennent du début de la vie, intra-utérine ou
prime enfance oubliée et de l’héritage transgénérationnel.

Des outils et méthodes existent qui constituent autant d’indications


précieuses pour nous mettre sur la voie de la conscience. Voici ceux que
j’utilise dans ma pratique auprès de mes clients et pour moi-même :

- Les techniques de travail sur les rêves qui signalent l’apparition des
maladies avant qu’elles ne se manifestent sur le plan physique et la

158
guérison, de façon parfois symbolique, parfois explicite.
- La relaxation simple qui permet de renforcer le système immunitaire et
de récupérer sur les plans physique et mental.
- La relaxation thérapeutique permet de plus la libération notamment
émotionnelle de schémas anciens.
- La visualisation positive pour donner à l’âme et au corps la direction du
résultat de guérison souhaité.
- Les dictionnaires de psychosomatique qui indiquent la correspondance
entre l’organe touché et la difficulté vécue en termes de conflit, d’attitude
ou de comportement.
- Les techniques de travail sur l’héritage transgénérationnel (connaissance
de la vie de ses ascendants, professions, maladies, fautes ou rejets
éventuels, secrets de famille etc.).
- Le coaching pour l’accompagnement au changement d’attitude et de
comportement.

Bien sûr, la voie de la guérison en conscience ne dispense pas de se


soigner sur le plan strictement physique. Il est important de choisir une
thérapeutique physique qui nous convienne, pas celle proposée ou imposée
par une tierce personne. Nous possédons en nous l’intuition de ce qui va
nous guérir. Notre corps nous appartient. Il n’appartient ni à notre médecin
traitant, ni à notre conjoint, ni à nos parents ou à nos enfants.

Le processus de guérison amène à contacter ou recontacter un état de


confiance primordiale :
- dans les capacités réparatrices de son corps,
- dans le ou les thérapeutes que vous avez choisis (d’où l’importance de les
choisir avec discernement).
- dans la vie en général

Ceci n’est pas facile et représente un superbe défi.


Voici quelques croyances (dans le sens de convictions, certitudes) aidantes
sur le chemin de la guérison :

- J’ai confiance dans les capacités de guérison de mon corps


- Le corps possède une grande intelligence, de grandes capacités de
réparation
- Mon corps et ma vie m’appartiennent
- Le corps se renouvelle sans cesse petit à petit. Une maladie existante peut
donc disparaître complètement.

159
- Le corps possède en lui tout ce dont il a besoin pour se régénérer.
- Notre corps physique, psychique, émotionnel, énergétique a en lui toutes
les questions et toutes les réponses.
- Ce que le corps a créé, il peut le dé créer.

Une fois l’information juste retrouvée, donc redonnée au cerveau, les


processus biochimiques se rééquilibrent, ce qui n’allait pas se résorbe, la
guérison s’installe.
Cette dernière affirmation repose sur le postulat moderne que la maladie
correspond à une erreur (on dirait un 'bug' en informatique) au niveau du
cerveau qui a mal interprété, mal compris une situation. Le rétablissement
de l’information juste, entraîne le rétablissement du corps.

Citation :
De la santé, du sommeil et de la richesse, on ne jouit pleinement qu’après
les avoir perdus et retrouvés
Jean-Paul Richter écrivain et humoriste allemand

56. Passé, présent, futur...

Voici le retour de la rentrée, cette période de transition qui marque


la fin des vacances et le retour aux études ou au travail. Comment
l’abordez-vous ?

- avec le même état d’esprit chaque année


- sans a priori, en vous disant que chaque moment est différent
- vous avez tout prévu, pour qu’elle soit conforme à vos attentes

Ce mini test peut déjà vous donner une indication sur votre orientation par
rapport au temps, à savoir si vous êtes plutôt orienté passé, présent ou
futur.

Le passé

...Est souvent rassurant dans le sens qu’on est sûr qu’il ne

160
changera pas, qu’il est stable. Le passé est important parce qu’il contient
notre histoire, notre mémoire, nos racines ; ce sur quoi nous nous sommes
construits.
Les enfants absorbent les paroles des histoires racontées par leurs parents
ou d’autres membres de la famille quand on leur raconte. Nous avons tous
besoin, même devenus adultes de savoir d’où nous venons et un manque
d’informations sur le passé ou une coupure créé un déséquilibre.
La souffrance aiguë des personnes amnésiques en témoigne, celle de celles
qui recherchent l’identité de parents inconnus, mais il existe aussi une
souffrance moins visible, moins consciente chez les personnes qui ont
décidé de tout plaquer du jour au lendemain, famille ou travail, pour tout
recommencer.

On ne peut pas effacer ce qui a existé. Le passé contient des


ressources, des succès. L’énergie des souffrances et des échecs qu’il
renferme redevient disponible quand ceux-ci ont été compris, intégrés,
transformés. Alors existe un véritable renouveau, une plus grande liberté.
Le passé est important car il conditionne le présent et le futur.
Les personnes qui sont davantage orientées vers le passé s’intéressent à
l’histoire et aux traditions auxquelles elles restent volontiers fidèles.
Etre trop orienté vers le passé rend moins adaptable lorsqu’un changement
inévitable se produit.
Etre coupé du passé entraîne de la stagnation ou de l’insécurité.

Se tourner vers le passé est nécessaire :


pour faire un bilan sur lequel s’appuyer pour se tourner vers l’avenir, tirer
les leçons de ce qui a été vécu pour avancer,
connaître ses racines et son origine pour y puiser de la force, de la sécurité,
transmettre aux successeurs la mémoire de la famille, de l’entreprise, de
l’humanité.

Le présent

Les enfants vivent dans le moment présent. Ils oublient vite, ne


sont pas rancuniers. Leur spontanéité donne à penser que chaque instant
est à la fois nouveau et différent.
Devenus adultes il arrive que l’on envie les enfants pour leur légèreté et
leur disponibilité au moment présent. Ce sont leurs parents qui sont

161
gardiens de leur passé et veillent sur leur futur.
Alourdies par le poids du passé, inquiétées par l’avenir, certaines
personnes, ayant parfois la nostalgie de l’enfance font l’éloge
inconditionnel du moment présent.
Vivre le moment présent libéré du conditionnement du passé et des
appréhensions du futur peut amener à ressentir un grand bien-être et
idéalement permettre d’agir et de réagir aux situations de façon adaptée,
car les habitudes du passé et la peur de l’avenir créent un filtre qui
empêche de saisir la situation présente telle qu’elle est.

Si l’on vit surtout dans le présent on omet de préparer l’avenir,


donc on ne construit rien et l’on ignore les ressources du passé.
C’est ce qui caractérise la période d’adolescence où l’on refuse
temporairement l’acquis parental et où le projet de soi n’existe pas encore.
Un problème s’installe quand le passé et l’avenir sont refusés sur une
longue période qui devient alors chaotique. Cette phase peut aussi prendre
des allures de vie de patachon quand d’autres sont là pour subvenir
financièrement aux besoins de celui ou celle qui vit dans le moment
présent.
Dans le présent sensu stricto il n’y a pas de sens de la vie ni de sens à la
vie si ce n’est vivre per se.
Une autre façon de trop vivre dans le présent est de vivre ou de travailler
en état d’urgence, toujours sur la brèche. Plus assez de temps pour
réfléchir ou intégrer les enseignements du passé ou se projeter dans
l’avenir. Ce mode de fonctionnement d’où le libre arbitre est absent,
s’avère riche en stress et en intensité de sensation mais fragilise les
personnes ou les structures.

Le futur

L’exploitation ou la surexploitation des ressources naturelles dans un but


de profit immédiat sans tenir compte des conséquences écologiques a
conduit à la situation alarmante que nous connaissons pour la planète.
Heureusement que des données collectées avec patience par les chercheurs
dans le passé viennent éclairer notre présent afin que nous prenions soin du
futur de nos enfants et de la terre.
Face à cet état de fait qui nous concerne tous, certains regrettent le passé et
cherchent à le retrouver en aspirant à vivre comme autrefois, d’autres nient

162
les prévisions car ils souhaitent continuer à profiter un maximum du
moment présent, d’autres encore imaginent comment vivre différemment
en tenant compte de l’information du présent, des connaissances du passé
et des nouveautés.
Se projeter dans le futur, anticiper, permet de construire l’avenir.
Les personnes orientées futur sont prévoyantes, elles créent des images
claires et précises de l’avenir qu’elles souhaitent, elles anticipent ce qui va
se produire en envisageant différents scenarii et les réponses qui pourront
être apportées face à différents problèmes et à diverses situations.

Parmi les personnes orientées futur certaines, visionnaires, ont la capacité


de percevoir à l’avance la réalité de demain. C’est aussi dans cette
catégorie que l’on trouve les créateurs et innovateurs.
La caractéristique d’une orientation future est son incertitude c’est
pourquoi il faut aussi être à l’écoute du présent et savoir ajuster ou
modifier ses projets et la façon d’atteindre ses objectifs quand c’est
nécessaire.

Un équilibre entre les trois orientations du temps est nécessaire pour vivre
une continuité harmonieuse, mieux gérer son énergie et sa vie. Si à la
lecture de la chronique vous avez pris conscience d’une dominante dans
votre fonctionnement, faites en sorte de vous consacrer davantage aux
autres orientations du temps. Côtoyer ou collaborer avec des personnes qui
présentent une dominante différente dans leur orientation temporelle est
enrichissant pour chacun et bien sûr indispensable dans une entreprise.

Citations :
Le présent n'est pas un passé en puissance, il est le moment du choix et de
l'action.
Simone de Beauvoir

Le reniement du passé est une funeste attitude. Et pour lutter contre le


présent et créer de l’avenir, le passé est souvent l’arme la plus efficace.
Julien Green

Le champion tire les leçons du passé, concrétise le présent, pense le futur.


Luis Fernandez

163
57. La motivation : la locomotive du train de la vie

Comme la locomotive tire les wagons dans une direction définie, il


y a toujours une motivation qui conduit chacune de nos actions (ou notre
absence d’action). Parfois elle est au premier plan, bien visible, nous
savons alors exprimer pour quelle motif nous faisons telle ou telle chose.
D’autres fois elle est dissimulée en arrière-plan tout en restant accessible
par soi-même si l’on y réfléchit, ou par un observateur extérieur avisé.
D’autres fois encore, elle échappe complètement à la conscience
habituelle.
Cette notion abstraite et mal connue joue pourtant un rôle décisif dans
notre vie quotidienne et tout au long du déroulement de notre vie.
Ses synonymes sont les mots : motif, mobile, but, inspiration, finalité,
envie.

En voici deux définitions :


- La motivation est une énergie qui propulse vers l’action
- La motivation donne du sens à la vie et produit des projets, des rêves, des
désirs qui en découlent.

Ainsi il existe une sorte de super motivation, le fil directeur de notre vie.
C’est la réponse fondamentale à la question : qu’est-ce qui est le plus
important pour moi dans la vie ? Dans quel but suis-je né ? Pour faire
quoi ?

Nos valeurs motivent et orientent notre vie

Lorsque l’on agit dans le sens de nos valeurs nous sommes mus par une
motivation positive pour obtenir ce qui est important pour soi, par exemple
de l’amour (être aimé), de l’argent (être riche), une bonne santé (être en
forme), de la beauté (être beau, belle), de la connaissance (être savant, être
cultivé, connaître et comprendre le monde dans lequel nous vivons), du
pouvoir (être capable de modeler les autres et l’environnement), de la
reconnaissance (être connu, reconnu dans son domaine) …
La motivation positive est associée au plaisir et à l’enthousiasme, plaisir de

164
réussir, enthousiasme à s’accomplir. Elle est durable car plus elle
augmente, plus elle procure de la satisfaction.

La peur stresse et motive pour la survie

La motivation négative est déclenchée par la peur.


On agit pour ne pas perdre ce que l’on a (richesse, santé, ami, emploi…)
Ce type de motivation crée des tensions, du stress, des problèmes de
sommeil, de santé.
Au bout de plusieurs années de régime de motivation négative, un
épuisement risque de se produire.
La motivation négative est associée à la survie alors que la motivation
positive va dans un sens d’une vie plus pleine.

Les deux motivations peuvent être à l’œuvre dans la même période, par
exemple en situation de divorce on peut se mobiliser sur un plan personnel
pour préserver son acquis matériel alors que sur un plan professionnel
demeuré stable on peut continuer à agir dans le sens de ses valeurs.

A quoi perçoit-on qu’une personne est motivée ?

- à son assiduité
- à sa ponctualité
- à son dynamisme
- au plaisir qu’elle prend à faire ce qu’elle fait
- à la persévérance qu’elle déploie en dépit des difficultés, contraintes,
obstacles
- à la curiosité qu’elle manifeste lorsque les résultats positifs de ses actions
lui font ressentir du contentement, de la fierté
- lorsqu’elle cherche naturellement à améliorer ses résultats, son savoir-
faire

Qu’est-ce qui influence la motivation ?

La motivation est influencée par différents facteurs, spécialement le


résultat de nos actions ; les échecs affaiblissent la motivation, au contraire
des réussites qui la renforcent.

165
Le niveau de satisfaction ressentie après une réussite est une énergie
positive qui a un effet en retour sur la motivation initiale.
C’est ainsi que les émotions et ressentis, selon qu’ils seront positifs ou
négatifs pendant l’action ou à la suite de celle-ci, vont également
augmenter ou diminuer la motivation.
Notre entourage, selon qu’il apporte de l’intérêt, du soutien, de la
stimulation à nos projets ou au contraire de l’indifférence, de l’opposition,
de la réticence, influence aussi notre motivation.
Notre personnalité selon qu’elle est optimiste ou pessimiste est porteuse
d’une motivation plus ou moins grande.

Les freins et les troubles de la motivation

La motivation est soumise à fluctuations. Il est utile de connaître ses


principaux freins pour pouvoir la maintenir à un bon niveau et la rétablir
au besoin.
Les expériences négatives
Il est courant d’observer que la motivation diminue avec l’âge, certaines
personnes deviennent amères, parfois aigries. Pourquoi ? En fait ce n’est
pas l’âge en tant que tel qui est en cause, c’est la plus grande probabilité
d’avoir accumulé des expériences négatives telles que la souffrance, la
déception et en général toutes les émotions et ressentis négatifs.
Ce sont des freins à la motivation tant qu’ils restent présents. Pour les
dissoudre un petit travail est nécessaire qu’il est plus aisé d’effectuer en
étant accompagné par un professionnel praticien du mieux-être. C’est
comme si des sédiments (nos expériences négatives), étaient venus ralentir
le courant de la rivière (notre élan original, notre envie, le flux naturel de
notre énergie).

La motivation pourrait rester d’un niveau élevé si l’on déblayait au fur et à


mesure ces sédiments et si l’on tirait sereinement les leçons des
expériences insatisfaisantes et négatives. Nous serions alors prêts à revivre
une expérience de même nature avec davantage de lucidité, de
connaissances. Nous aurions alors avec plus de chances de réussite car ce
processus de désencombrement permet une meilleure adéquation avec la
réalité.

- Les conflits :

166
Lorsqu’une personne est en conflit à l’intérieur d’elle-même, ou avec
d’autres personnes elle n’a pas suffisamment d’énergie disponible pour
réaliser ses projets. Sa motivation est entravée.
L’ambivalence correspond à l’état d’une personne divisée entre deux
parties. Une partie d’elle souhaite quelque chose, une autre partie souhaite
autre chose. L’ambivalence se perçoit de l’extérieur par un comportement
indécis, hésitant, inactif. La situation ou le projet stagne, ce qui a un effet
démotivant.

- La déprime passagère et la dépression sont des dysfonctionnements qui


altèrent l’envie d’agir et même la capacité de réagir. Il faut les prendre en
considération et les traiter sans attendre.

- Les personnes qui expriment un souhait ou une plainte et ne mettent rien


en place pour remédier à leur situation ou réaliser leur souhait vivent un
problème spécifique au niveau du passage de la motivation à l’action.
Seule une demande d’aide explicitement formulée pourra permettre un
déblocage et faire évoluer leur situation.

Comment augmenter sa motivation ?

- En revenant à ce qui nous motive : pour quel motif fais-je telle chose ?
- En répondant à la question de quoi ai-je besoin pour me sentir plus
motivé ?
- En travaillant efficacement et en profondeur sur ses freins intérieurs avec
un coach ou un thérapeute
- En mettant en œuvre des solutions pour traiter les problèmes rencontrés à
l’extérieur.

Citations :
Avoir des objectifs est non seulement nécessaire pour nous motiver mais
c’est essentiel pour que nous restions en vie.
Robert H. Schuller

Chaque difficulté rencontrée doit être l’occasion d’un nouveau progrès.


Pierre de Coubertin

58. L’argent, plus qu’un moyen d’échanges, une énergie

167
caméléon

La crise financière que notre pays traverse (ainsi que d’autres),


amène à considérer l’argent et les moyens financiers sous l’angle de
l’inquiétude pour certains, (la peur du manque et la baisse du pouvoir
d’achat étant étroitement liées), sous l’angle de la révolte envers les riches
et les spéculateurs pour d’autres, d’autres encore y voient des opportunités
créatives d’enrichissement.
Au-delà de ce qu’il est concrètement : un moyen d’échanges de biens et de
services, un intermédiaire permettant de repérer et de comparer leurs
valeurs marchandes, l’argent est fortement investi de réactions
émotionnelles elles-mêmes sous-tendues par diverses croyances et valeurs.
Les valeurs avec lesquelles l’argent se confond sont le plus souvent le
pouvoir, l’estime de soi, l’amour, la liberté, et même l’énergie vitale.
Comment les gens gagnent-ils de l’argent ? La plupart en échangeant leurs
compétences c’est à dire leur énergie physique (force de travail),
intellectuelle, relationnelle (le commerce, le management) plus du temps
de leur vie contre une rémunération. Quel est le point commun entre toutes
ces compétences ? Elles représentent différentes formes de l’énergie de vie
humaine mises au service de la société.

Au niveau individuel comme au niveau collectif, cette énergie va pouvoir


s’accumuler ou manquer ce qui entraîne un état de richesse ou de pauvreté.
Qu’est-ce que la richesse ? En définitive c’est simplement l’accumulation
d’énergie physique (les biens matériels) ou intellectuelle (les livres, les
connaissances, les savoir-faire) ou relationnelle (le nombre et la diversité
des liens et échanges entre les êtres humains) ou encore spirituelle
(capacités en relation avec l’âme et son cheminement, à se relier à Dieu ou
à l’Univers selon les croyances).
Qu’est-ce que la pauvreté ? C’est à l’opposé, l’insuffisance de biens
matériels, de capacités intellectuelles, de relations, de spiritualité.
Ainsi les personnes et les pays accumulent au cours du temps un capital

168
plus ou moins grand de richesse matérielle, intellectuelle, relationnelle ou
encore spirituel.
La paix favorise l’accumulation de richesses alors que la guerre engendre
leur destruction.

L’argent est donc un indicateur de niveau d’énergie individuel et collectif


et aussi de l’harmonie, de la circulation des différentes formes d’énergie.
Comment l’argent se substitue-t-il aux valeurs de pouvoir ? d’estime de
soi ? d’amour ? de liberté ? d’énergie de vie ?
En tant que moyen d’échanges une quantité d’argent donnée peut
représenter n’importe quoi : une prestation de service, un voyage et un
séjour, un livre, un meuble, une maison, un bijou, un ordinateur…C’est
dans ce sens que l’argent est une énergie caméléon.
C’est ainsi qu’une grande quantité d’argent possédée en liquide ou en
biens équivaut potentiellement à une grande quantité d’énergie. Qui dit
beaucoup d’énergie dit puissance ou pouvoir.

Une part de liberté peut être aliénée dans une relation de dépendance
financière, ainsi l’argent reçu contraint-t-il la personne qui le reçoit à
certaines attitudes, à certains choix. Cela peut se trouver dans certaines
relations entre les parents et leurs enfants jeunes adultes, « nous
continuons à te financer si tu ne fréquentes pas telle personne » ou bien
« si tu poursuis telles études ».
L’argent représente ici le pouvoir sur l’autre et en même temps se substitue
à un degré de liberté. On retrouve cette configuration dans certaines
relations de couple quand il y a une différence de revenu et dans certaines
relations professionnelles. Souvent les gens disent alors « je n’ai pas le
choix ».

Pour l’estime de soi qui se construit dès le plus jeune âge, la personne qui
en manque a connu un déficit d’énergie positive d’Amour qui peut se
décliner sous la forme d’encouragement, de reconnaissance, de
disponibilité, d’écoute, de soins pendant sa croissance. Le plus souvent
l’enfant a été dévalorisé verbalement, négligé ou maltraité. L’énergie
naturelle a été bloquée ou déviée. Son potentiel n’a pu se réaliser.
Ainsi il y a souvent une corrélation entre une faible estime de soi et des
revenus insuffisants dans l’absolu ou faibles en comparaison avec la vraie
valeur de la personne. Cela explique pourquoi à compétences égales
certaines personnes sont mieux payées que d’autres.
Quand une personne dans une famille ne fait pas don de sa présence et de

169
sa disponibilité, l’expression de l’amour peut être bloquée sur le mode
cadeau, l’argent caméléon vient s’y substituer, c’est le cadeau preuve
d’amour.

Nous avons vu que l’argent qui est intrinsèquement un support neutre peut
comme le caméléon prendre la forme d’objets physiques, mais aussi de
valeurs telles que la liberté, le pouvoir, l’amour, l’estime de soi. Comment
peut-il aller jusqu’à représenter de l’énergie vitale ?
On trouve cette équivalence dans l’argent qui dédommage un préjudice
corporel.
Pour les accrocs aux jeux d’argent on trouve ce comportement risqué de
mettre sa vie en jeu.
Quand une personne ne gagne pas suffisamment d’argent pour assurer ses
besoins vitaux de base : se loger, se soigner, manger, se déplacer, on peut
supposer qu’à un moment donné et probablement au début de sa vie, il lui
a manqué quelque chose d’essentiel, c’est un déficit énergétique inscrit en
mémoire, réactivé dans le présent et observable par le manque d’argent
(par exemple absence d’un des deux parents ou des deux, enfant non
désiré, soins nourriciers ou affection insuffisants).

Vous voulez réfléchir sur votre situation financière ou l’améliorer ? Voici


deux pistes de réflexion :

Exercices

Exercice n°1 : de quoi suis-je riche ? Faites une liste qui comporte le plan
matériel, le plan intellectuel : vos talents et qualités, mais aussi le plan
relationnel, le plan spirituel.

Exercice n°2 : dans quels domaines l’énergie est-elle freinée ou bloquée


dans ma vie ? Comment puis-je y remédier ?

Citations :
L’argent n’a pas d’importance mais le manque d’argent, oui.
Jean-François Somain

L’argent, ce n’est ni bien ni mal, c’est neutre, l’argent !


Edith Cresson

170
59. Prendre, reprendre le chemin de l’épanouissement
personnel
sans attendre

Ce mois-ci j’ai choisi de vous écrire pour vous parler plus longuement de
l’utilité des activités en développement personnel.
Je m’adresse à vous à partir de mon expérience personnelle et de celle des
personnes qui ont choisi de venir me consulter. Depuis le début de mon
exercice professionnel en 1995 j’ai constaté ceci : il existe une relation
évidente entre ce que chacun vit aujourd’hui et le surcroît de stress, les
conflits partiellement ou non résolus qu’il a vécu à moment donné de sa
vie.

Tout épisode qui n’a pu se rétablir de façon harmonieuse reste en mémoire


inconsciente, même si le conscient l’a oublié ou a voulu l’oublier. Il peut
se manifester ultérieurement sous forme de problème dans la vie
relationnelle ou plus grave sous forme de problème de santé (l’énergie du
stress se grave alors dans le corps).
De plus, les stress ou conflits vécus, non résolus, oubliés et cependant
mémorisés, ne concernent pas nécessairement votre vie personnelle mais
ont pu affecter vos parents, grands-parents, oncle, tante, arrière grands-
parents parfois même des ancêtres situés en amont dans la filiation. A titre
d’exemple des personnes vivent encore aujourd’hui des difficultés ou un
épanouissement entravé dont l’origine remonte à ce qu’ont vécu leurs
ancêtres lors de la dernière guerre mondiale ou lors de la guerre 1914-
1918. Dans la même logique ce qui n’est pas réglé par nous dans le
présent, est transmis à nos enfants.

Si chacun est innocent des transmissions qu’il a reçues et qui occasionnent


des limitations ou des problèmes dans son présent, il revient à chacun de
prendre la décision et la responsabilité de les régler. Il s’en suit alors un
mieux-être, un mieux-vivre, une meilleure santé et tout cela rejaillit de
façon bénéfique sur les proches.

Concernant la santé, la meilleure stratégie est encore la prévention.


Résoudre les problèmes, maîtriser les difficultés quand elles en sont encore
à un stade peu avancé évitent que celles-ci deviennent insurmontables et se
transforment ultérieurement en maladie. Le travail de connaissance de soi,

171
commencé dans la sérénité et la curiosité permet souvent de mettre à jour
des stress et conflits intérieurs, de les régler à un stade où ils n’ont pas
encore imprimé de traces dans le corps physique. Ce n’est pas par hasard si
les personnes en vieillissant tombent plus souvent malades et ce n’est pas
une fatalité de l’âge. Vous avez sans doute entendu, comme moi, des
personnes âgées bavarder de leur santé et hélas surtout de leur maladies.
Parfois on en rit gentiment de ces « Tamaloù » qui vont en vacances à
« Bobola ». Ceux qui côtoient ces personnes malades souffrent aussi avec
elles. Je pense que l’on pourrait éviter au moins une partie de cette
souffrance en faisant une démarche de développement personnel
suffisamment tôt dans la vie. Quant à ceux qui tombent malades tout en
ayant déjà fait une démarche, ils y font face plus efficacement,
comprennent mieux ce qui leur arrive et ont acquis des compétences pour
les aider à guérir.

Le coaching et la psychothérapie agissent dans le même sens :


celui de l’épanouissement. La thérapie s’intéresse davantage au passé et à
la souffrance (pour la transformer), le coaching, plus axé résolution des
problèmes dans le présent s’intéresse aussi à la préparation du futur et
notamment à l’accompagnement des projets. S’il arrive que des projets
soient ralentis ou bloqués, c’est que l’énergie circule mal dans un secteur
de la vie. L’origine peut se trouver dans le présent ou dans un passé récent,
alors les choses se réajustent rapidement. Quand différentes solutions ont
été testées et que la difficulté persiste, il faut alors jeter un coup d’œil dans
le rétroviseur avant de pouvoir continuer d’avancer.
Le conflit, le stress d’une part et l’harmonie, l’épanouissement d’autre part
sont comme les deux extrémités d’un chemin, celui qu’il nous revient de
parcourir. Chacun a le droit d’être heureux, chacun mérite le bonheur.
Chacun mérite d’avoir une vie qui correspond à ce qu’il est et à ce qu’il
aspire au fond de lui. Ce n’est pas une question de chance, même si au
départ de la vie nous n’arrivons pas tous dans des conditions idéales, ni
avec le même « poids » de l’hérédité.

C’est une question de prise de conscience et de connaissance. Celles-ci


commencent par l’effort de se mettre en chemin, le premier pas puis
continuent avec le suivant etc.
C’est tellement fréquent de rencontrer une difficulté, un ralentissement, un
problème ou de se poser des questions, d’avoir envie de mieux se
connaître.
Des outils existent, de multiples techniques de développement personnel

172
existent, des praticiens sincères et passionnés sont là prêts à vous
accueillir.
Aujourd’hui avec les nouvelles technologies c’est simple comme un coup
de fil ou comme un courriel pour faire se rencontrer la question et la
réponse, le problème et la solution.

Si l’énergie n’est pas optimale dans un ou plusieurs domaines de votre vie,


autrement dit si quelque chose achoppe dans l’un des domaines de votre
vie (santé, relations, vie sentimentale, finances, vie professionnelle, vie
matérielle) et que nous n’arrivez pas à y remédier de façon satisfaisante
vous-même c’est que vous avez besoin de faire du développement
personnel.
Rassurez-vous ! Nombreuses sont les personnes qui en ont besoin, rares
sont celles qui n’en ont pas besoin. La question est d’accepter de regarder
les choses en face et de ne pas s’arrêter là.

Faut-il souffrir ? Faut-il stagner ? Faut-il rester seul avec ses projets ou ses
préoccupations ? Faut-il renoncer à ce qui nous tient à cœur ?
Le bon sens nous fait répondre non, bien sûr.
Et pourquoi attendre ? Attendre que les choses s’améliorent d’elles-
mêmes ? Attendre que les chose aillent plus mal ? Attendre d’avoir plus
d’argent ? Attendre plus tard de demander ce soutien dont vous avez
besoin tout de suite ?
Plus tôt on commence le travail sur soi mieux c’est, car on est alors dans la
prévention et le confort. S’il y a un passif familial lourd ou difficile, il est
préférable de commencer jeune car l’éclairage des comportements et
évènements demandera alors davantage de temps, pour une compréhension
progressive, dans une sérénité relative.
Relative, car les prises de conscience progressives sont comme des
vaguelettes à la surface de l’eau. Les prises de conscience rapides et fortes
sont comme de grosses vagues bouleversantes qui demandent plus de
temps d’assimilation. Après un bout de chemin un nouvel équilibre, plus
solide en profondeur, plus cohérent, s’installe et bien sûr, davantage de
bien-être.

Et le budget direz-vous ? Tout cela coûte de l’argent !


C’est vrai. Le coiffeur, le restaurant, les loisirs, les nouveaux vêtements
coûtent aussi de l’argent et c’est un investissement de courte durée. Dans
le cas du développement personnel vous investissez durablement et pas
seulement pour vous, pour tous ceux qui vous entourent qui profiteront de

173
votre plus grande harmonie intérieure.

La balle est dans votre camp pour la fréquence entre une séance par mois
et une séance par semaine selon votre objectif.
Du côté pile l’objectif est de vous maintenir dans une dynamique
d’évolution ou de réussite.
Du côté face l’objectif est de comprendre pourquoi les difficultés
d’aujourd’hui sont placées sur votre chemin et comment faire pour avancer
vers un avenir meilleur.

Pour aller plus loin :


Les séances de coaching http://www.epanouissance.com/coach_text.htm

60. Dix trucs infaillibles pour rater à coup sûr ses objectifs !

Vous avez dit « objectif » ?


Avant de vous révéler ces trucs, ménageons un peu de suspens et tentons
de cerner le sujet :
Dans la famille objectifs et apparentés, classés du plus petit au plus grand,
du plus précis au plus général, on trouve : l’objectif, le projet, le but, la
finalité.
Tous les quatre sont orientés futur.
A présent imaginez un engrenage avec quatre roues dentées la plus petite
la roue de l’objectif entraîne une roue un plus grande celle du projet qui en
entraîne une autre de taille supérieure celle du but qui elle-même en
entraîne une très grosse celle de la finalité.

174
Décorer les roues avec des motifs que vous aimez et imaginez encore que
cet engrenage représente votre vie.
Si ma finalité dans la vie (encore appelée le sens de ma vie) est le mieux-
être, que mon but est de transmettre des connaissances dans le domaine du
mieux-être, que mon projet est de le faire avec l’une des diverses
techniques qui existent, le coaching par exemple, il est alors cohérent,
logique que mon objectif du moment soit d’écrire un article sur ce thème.
Mes quatre roues tournent bien ensemble.
Supposons que votre finalité soit la rencontre dans la joie, votre but
d’organiser des manifestations festives, votre projet de préparer la
prochaine fête de la musique, votre objectif du moment peut être de
préparer le programme ou de trouver des musiciens et interprètes. Ici aussi
les roues tournent ensemble.

Supposons que votre finalité soit la préservation de la nature, que votre but
soit la culture écologique, que votre projet consiste en la mise au point
d’un désherbant chimique et que votre objectif actuel est de tester
différentes formules chimiques sur des plantes. Il y a un hiatus entre le but
et le projet. L’objectif n’est pas non plus en harmonie avec le but ni avec la
finalité. Vous vous êtes peut-être rabattu sur ce travail en désespoir de
cause pour des raisons financières.
Rappelons que l’argent n’est ni une finalité ni un but en soit, mais un
moyen permettant d’atteindre différents buts. L’argent érigé en tant que

175
but est signe de dysfonctionnement, ceci explique en partie la crise
économique que nous traversons.

1er truc : assurez vous donc que votre objectif n’est pas en cohérence
avec votre but, votre projet ou votre finalité dans la vie !

Le 1er truc pour rater à coup sûr son objectif est que les quatre roues ne
tournent pas ensemble. Il y a alors une rupture dans la transmission
d’énergie. L’objectif ou le projet ne sont pas complètement alimentés par
le sens de la vie.
Nous observons que l’énergie circule dans les deux sens : l’objectif
contribue à alimenter le sens de la vie et le sens de la vie alimente les
objectifs qui s’y rattachent.

Les objectifs sont-ils indispensables à la vie ?

Réponse non. On peut vivre sans avoir d’objectifs clairement conscientisés


ou formulés.
Souhaitant vous rassurer avant de continuer, je dirais même plus : rater un
objectif n’est pas mortel. Rater un objectif (quand la vie ou la santé
d’autrui n’est pas en jeu) revient à recevoir une claque dans sa fierté,
évidemment ce n’est pas plaisant, mais pour citer une devise Shadock très
consolante : « plus on rate, plus on a de chances de réussir ». C’est
pourquoi pour faire les choses dans l’ordre et gagner du temps, mieux vaut
d’abord savoir comment rater.

Pourquoi alors les gens poursuivent-ils des objectifs ?

En général pour avancer dans le sens de leur accomplissement personnel,


professionnel ou spirituel , et plus précisément pour structurer leur temps
de vie.
Les personnes commencent à s’intéresser à la réussite donc à rechercher
comment atteindre leurs objectifs quand elles ont un projet qui leur tient à
cœur, quand elles ont envie d’être efficace ou qu’on leur demande de
l’être, quand elles en ont marre de rater.

176
2ème truc : cramponnez-vous à une seule façon de faire !

En effet il n’y a jamais une seule façon (encore appelée stratégie)


d’atteindre un objectif. Evitez donc d’avoir en réserve d’autres façons de
réussir ce que vous souhaitez, ainsi après l’échec d’une première stratégie,
vous pourrez déjà vous lamenter ou conclure trop tôt que votre objectif est
bon à mettre à la benne.

3ème truc : ne visualisez à aucun moment le résultat souhaité !

La visualisation de l’objectif atteint, oriente votre énergie, vos actions,


mais aussi les informations que vous captez dans le sens de la réussite.
Donc si vous ne vous représentez pas par une image sensorielle (qui inclut
des composantes visuelles, auditives, sensitives) le résultat souhaité, vous
augmentez vos chances qu’il ne se concrétise pas.

4ème truc : concentrez-vous sur les problèmes plutôt que sur les
solutions !

« Là où va la pensée, va l’énergie » ainsi parlait un grand sage indien. Il en


découle que si vous passez une grande partie de votre temps à ressasser
vos problèmes et ce qui ne marche pas, vous attirerez d’autres problèmes
et ne consacrerez pas suffisamment de temps à trouver des solutions. Dans
le même ordre d’idée un truc qui a bien fait ses preuves dans le passé pour
gâcher les situations et les personnes est de rechercher un coupable que
l’on cherche à punir, plutôt que de chercher un responsable que l’on va
accompagner pour qu’il répare et progresse à partir de ses erreurs.

5ème truc : soyez très tendu sur votre objectif !

Trop de tension sur l’objectif entraîne un surcroît d’énergie de stress


souvent perceptible de l’extérieur. Qualitativement ce surplus d’énergie
investie correspond souvent à de l’inquiétude. La confiance dans la
réussite donne plus de souplesse dans l’action et de détente dans les
relations avec les personnes concernées ou impliquées dans la réalisation
de l’objectif (clients, fournisseurs, collègues…).
Au niveau de l’énergie investie dans la réalisation, il y a alternance de

177
moments d’activité et de moments de réceptivité pendant lesquels on
attend ou observe le retour des actions effectuées. Parfois malgré une
activité intensive le résultat escompté ne se produit pas, c’est alors le bon
moment pour lâcher prise c'est-à-dire relâcher la tension d’action, faire une
pause, éventuellement faire le point.

6ème truc : ne persévérez pas, renoncez le plus vite possible !

Un des meilleurs moyens d’échouer dans la poursuite d’un objectif est de


renoncer dès la première difficulté rencontrée. Le découragement précoce
est plus fréquent chez les personnes jeunes ou inexpérimentées,
l’accompagnement par une personne plus âgée ou plus expérimentée qui
compte déjà des réussites à son actif dans le domaine de l’objectif permet
d’y remédier.
A l’opposé on trouve l’attitude qui consiste à persévérer dans un objectif
complètement irréaliste ou qui se trouve déconnecté de la finalité ou du
but.

7ème truc : Ne cultivez pas les états intérieurs qui favorisent la


réussite, favorisez plutôt les ressentis et émotions négatifs !

Doute, déprime, incertitude, critiques négatives voici les ingrédients qui


transformeront la meilleure recette en salmigondis au goût amer.
Parmi les états intérieurs fondamentaux pour atteindre et booster ses
objectifs il y a :
- la détermination : c’est en quelque sorte le baromètre de la cohérence
interne, quand toutes les parties de soi sont en accord et travaillent
ensemble il en résulte une solide détermination.
- l’enthousiasme haut en énergie et la plupart du temps contagieux, c’est
l’état intérieur le plus propice à dissoudre les réticences et obstacles
susceptibles de se dresser face à l’objectif.
- la confiance ce sourire radieux à un « à venir » positif devient parfois si
grande qu’elle s’apparente à la foi. Et l’on sait que la foi peut faire se
soulever les montagnes ! Bien qu’indispensable la confiance doit
s’accompagner de lucidité, de réalisme de façon à ne pas alimenter de
vaines illusions.

178
8ème truc : poursuivez l’objectif de quelqu’un d’autre !

Nous avons tous une motivation personnelle à l’origine d’un objectif. Si ce


n’est pas le cas c’est à dire si vous ne trouvez pas pourquoi cet objectif
vous fait vibrer, c’est tout simplement que cet objectif n’est pas pour
vous ! Pour chaque objectif ne pas hésiter à se poser la question : pourquoi
est-ce que cet objectif m’intéresse ? Pourquoi est-ce que je poursuis cet
objectif ?

9ème truc : Ne faites pas le point pour savoir où en est votre objectif !

En ne faisant pas le point pour savoir où vous en êtes de l’avancement de


votre objectif vous restez dans un brouillard constitué d’illusions positives
ou négatives qui n’est pas en prise directe avec la réalité objective. Donc
vous ne pouvez pas vous remotiver si besoin, ni réajuster vos actions, ni
revoir le délai nécessaire pour obtenir le résultat espéré.

10ème truc : veiller à ce que votre objectif créée de la dysharmonie


dans votre vie !

Si votre objectif créée du conflit avec une ou des personnes proches ou


avec d’autres aspects importants de votre vie, votre équilibre actuel ou
l’harmonie que vous vivez seront compromis. Peut-être que l’enjeu n’en
vaut pas la chandelle…

Conclusion :
Surtout ne culpabilisez pas lorsque vous n’avez pas atteint l’un de vos
objectifs, il est inutile et même dommageable de vous dévaloriser, il faut
plutôt comprendre ce qui s’est passé et tirer les leçons qui en découlent.
Parfois, il peut être préférable de ne pas avoir atteint l’objectif dans une
période donnée ou même d’y renoncer.

Exercice :

Pour chacun des 10 trucs exposés repérer s’il s’agit pour vous d’un point
fort ou d’un point faible. S’il s’agit d’un point fort bravo, félicitations !
S’il s’agit d’un point faible recherchez comment progresser. Si besoin

179
contactez-nous.
Tous nos vœux de réussite de vos objectifs en 2009 !

Citation :
Pour atteindre l’objectif final je me concentre d’abord sur la préparation.
David Douillet

61. Vivre à votre rythme

Vivez-vous en harmonie avec votre rythme interne ?

Chacun a un rythme spécifique. On dit de certaines personnes


qu’elles sont rapides et d’autres qu’elles sont lentes. Une de ces deux
caractéristiques est-elle préférable à l’autre ? Pas vraiment, cela dépend
des circonstances. En situation d’urgence il est préférable de réagir
rapidement et en situation habituelle, pour l’éducation des enfants par
exemple, il n’est pas utile de se dépêcher. Savoir prendre son temps, être
patient constituent un comportement adéquat.
Parfois il n’est pas facile de faire varier, donc d’adapter son rythme à ce
que la situation nécessite. Maintenir un rythme trop rapide installe le corps
dans un état de sur stress durable. Il y a une usure précoce et une
augmentation de la probabilité de tomber malade. Maintenir un rythme
trop lent installe le corps dans une situation de sous stress durable, le
potentiel d’accomplissement demeure en deçà de son optimum c’est à dire
que les qualités, les compétences, sont sous-utilisées. C’est comme si la
personne vivait au ralenti.

Savez-vous repérer quand vous êtes en surrégime ou en sous régime ?

En voiture on peut entendre que le bruit du moteur n’est pas le même.


Qu’en est-il de la perception de votre corps ?
Quand vous vivez au dessus de votre rythme, par exemple si vous avez
tendance à trop travailler dans l’urgence ou à trop "en faire", votre corps
va vous envoyer des signaux tels que des problèmes de sommeil, de
l’essoufflement, des ressentis d’angoisse ou d’anxiété, des palpitations,

180
l’impression d’être en ébullition. Chacun a ses signaux et une zone du
corps qui manifeste un rythme trop élevé.
Quand vous vivez au dessous de votre rythme il y a toute une partie de
vous-même que vous maintenez en vacance, dont vous n’utilisez pas
l’énergie, qui demeure comme endormie. Il peut s’agir du fait ne pas être
assez actif physiquement mais pas seulement. Vous avez alors
l’impression d’être ramolli, de vivre au ralenti ce qui s’accompagne
fréquemment de déprime ou de dépression. Une insatisfaction de fond est
présente qu’il est parfois difficile de formuler et surtout de connecter au
fait que vous demeurez en deçà de ce que vous êtes capable de réaliser.
Car pour se rendre compte que vous n’avez pas développé certaines
qualités il faut une personne extérieure. D’où l’intérêt de pratiquer une
démarche de connaissance de soi.

Qui vit naturellement à son rythme ?

- la nature en général là où l’on n’a pas cherché à l’exploiter


- les enfants quand on leur laisse suffisamment d’espace et de temps pour
grandir en respectant leurs besoins.
- les animaux dont on ne force pas la croissance ou la production.

Si vous êtes un tout petit peu sensible vous avez certainement ressenti que
quelque chose d’agréable, de positif se dégage des êtres vivants qui vivent
en harmonie avec leur rythme interne. Si vous êtes attentif aux saisons et
que vous avez la possibilité de synchroniser votre activité physique, votre
alimentation, votre sommeil à celles-ci vous en avez certainement retiré du
mieux-être.
Les agriculteurs seraient moins soumis au stress car ils suivent les rythmes
naturels.

Qu’est-ce qui perturbe le rythme personnel interne ?

- les autres quand ils sont en décalage avec vous et que vous vous sentez
obligé de suivre un rythme trop rapide ou trop lent, qui n’est pas le votre
- une pression trop élevée ou insuffisante sur des objectifs personnels ou
professionnels

181
- le travail dans l’urgence, le surcroît d’exigence de rentabilité et
d’efficacité,
- l’obligation d’être réactif avec les nouvelles technologies
- les freins au développement : ces expériences négatives vécue,
mémorisées, non réglées donc non dissoutes qui en bloquant la libre
circulation de l’énergie affectent aussi votre rythme en le ralentissant
- vous-même quand vous refusez de lever le pied par exemple parce que
votre santé l’exige ou que les évènements vous y incitent.

Comment retrouver votre rythme propre ?

En vous donnant le temps et les moyens (techniques d’épanouissement)


pour vous connecter profondément à votre être intérieur.
En écoutant les signaux d’alarme de votre corps, en vous ménageant des
temps de pause suffisamment longs pour décompresser et pour réfléchir à
votre vie.
La relaxation, les rêves associés à du coaching de vie pour prendre un
temps de réflexion sur soi constituent une synergie de techniques
bénéfiques pour retrouver votre propre rythme. Vous trouverez ci-dessous
les dates des prochains stages.

Citation :
L'âge adulte, la période la moins sûre, la plus dangereuse en tout cas,
parce que la moins simple. Comme si l'être humain en vieillissant oubliait
le rythme naturel de la vie.
Jean-René Major (écrivain canadien)

62. L’art de donner son avis

La plupart du temps vous avez un avis personnel sur les situations,


les personnes, les évènements, le livres, les émissions de TV, etc., mais
combien de fois l’exprimez-vous de manière appropriée ?
Êtes-vous du genre à exprimer aisément votre avis ? Préférez-vous le
garder pour vous ou le partager seulement avec une ou deux personnes
proches ?

182
Quand vous le faites, en tient-on compte ?
Donnez-vous votre avis au bon moment, à la bonne personne, de la bonne
façon ?

Pourquoi est-ce si important de donner votre avis ?

Parce que le simple fait de vous exprimez, a des répercussions sur votre
santé et sur votre bien-être. Chacun sait, car le bon sens commun l’affirme,
qu’il est préférable d’extérioriser les choses plutôt que de les garder
prisonnières à l’intérieur, surtout quand il s’agit d’insatisfaction ou
d’émotions « négatives ».
De plus, votre avis, quand il est pris en compte, contribue à faire évoluer
votre situation ainsi que le domaine auquel il se rattache.

Pour donner votre avis il y a au départ deux possibilités : soit on vous le


demande, soit on ne vous le demande pas. Le « on » pouvant être une
personne déterminée qui vous sollicite vous en particulier ou un groupe de
personnes qui vous propose un questionnaire facultatif sur un thème
précis.

Vous ne donnez pas votre avis...

Souvent vous ne donnez pas votre avis car vous ne vous sentez pas
directement concernés ; parfois à tort, car en approfondissant un peu la
réflexion, vous pourriez mettre à jour une relation avec votre vie. D’autres
fois vous prétextez un manque de temps (cela nous est arrivé à tous un jour
ou l’autre). Cependant il peut s’agir aussi d’une flemme ou du fait que cela
ne vous rapporte rien à court terme de passer un peu de temps et d’énergie
à répondre à un questionnaire ou à un sondage. Et à long terme, qu’en est-
il ?

Parfois vous restez trop longtemps en taisant notre avis et, en particulier,
votre désaccord. Ensuite, un beau jour, l’avis auparavant réprimé et
comprimé s’échappe comme une projection volcanique avec une poussée
de colère qui risque de tout détruire sur son passage, ou pour le moins de
compromettre la communication en cours. Entre se taire et manifester

183
violemment une colère trop longtemps contenue, il existe un
comportement intermédiaire tout à fait juste : c’est celui d’exprimer son
avis dans le cours de la vie.

Si trop souvent vous ne n’exprimez pas d’avis vous pouvez passer pour
quelqu’un d’indifférent (à l’opposé si vous mettez votre grain de sel
partout vous passez pour un sans-gêne ou un enquiquineur).
Si vous ne donnez pas votre avis, il est logiquement impossible d’en tenir
compte, donc votre point de vue n’étant pas pris en considération c’est
celui des autres qui prime, ce sont donc eux, les autres, qui contribuent aux
décisions et actions prises. Vous vous excluez ainsi des orientations
collectives qui vous concernent. Donner son avis c’est exister davantage
que de contenter de vivre.

Lorsque vous donnez votre avis...

Lorsque vous donnez votre avis, l’interlocuteur qui le reçoit peut adopter
différentes attitudes parmi lesquelles :

a- refuser l’avis émis, ouvertement ou silencieusement. Cela risque


d’autant plus d’arriver si vous lui assenez votre avis sans lui avoir
demandé s’il est intéressé à l’entendre.
b- écouter attentivement votre avis, l’accepter, en discuter de façon
détaillée avec vous
c- être d’accord avec votre avis et mettre en œuvre un changement allant
dans votre sens.

Il est clair que l’attitude de l’interlocuteur la plus pleinement satisfaisante


pour soi est lorsqu’il décide d’apporter des changement concrets qui vont
dans le sens de votre avis. Cependant pour diverses raisons qui se
comprennent tout à fait sur le plan de la diversité des opinions et
comportements humains, la troisième attitude n’est pas systématique.
Faut-il se censurer pour autant ? Non. Parce que si vous persévérez dans
l’abstention de votre point de vue au bout d’un certain temps, ceux qui
vous sollicitent en concluront qu’il ne sert à rien de le faire et ils
décideront à votre place. Ceci aura pour conséquence un
désinvestissement, un découragement, une passivité encore plus grande de
votre part. Et ce n’est pas comme cela que l’on contribue à améliorer le

184
monde qui nous entoure.

Quelques conseils pratiques :

- si vous avez plutôt tendance à vous taire : commencez à donner votre


avis à des personnes en qui vous avez confiance, qui vous semblent
bienveillantes, ouvertes et qui vous écouteront.
- si vous souhaitez exprimer votre avis à quelqu’un qui ne vous a pas
sollicité, demandez-vous d’abord si elle a intérêt à vous entendre ?
- si vous avez tendance à donner votre avis d’une manière un peu abrupte
ou critique, apprenez à formuler vos phrases autrement, avec plus de tact,
cela rendra vos interlocuteurs plus réceptifs.

Citations :
Autant de têtes, autant d’avis.
Jean de la Fontaine

On s’entend toujours, il suffit de ne pas être du même avis.


Henri de Régnier

63. Les rêves, ces ressources inestimables souvent méconnues

S’il vous plaît ne faites pas comme ces gens qui rejettent trop
rapidement, parfois même immédiatement quelque chose qu’ils ne
connaissent pas, qu’ils ne comprennent pas, ou qu’ils croient connaître,
qu’ils croient comprendre.
Faites preuve de curiosité, expérimentez… Après seulement vous aurez un
avis solide fondé sur autre chose que la répétition de paroles ignorantes.
Il est vrai que les rêves ont souvent été délaisses, critiqués, ignorés,
maltraités, et l’interprétation des rêves même interdite à certaines périodes
relativement récentes de l’histoire de France.

A d’autres périodes plus anciennes, ils ont été respectés voire même
honorés. Dans d’autres cultures ils ont actuellement leur place, ils
informent (culture amérindienne, culture juive, culture musulmane, culture
américaine du nord…).
Au même titre que les actualités nous donnent des nouvelles du monde

185
extérieur, les rêves donnent des informations du monde intérieur dont on
tient compte tout simplement. A partir du moment où l’on ignore l’un des
deux types d’informations, il y a un déséquilibre qui peut coûter cher.

Le développement de la science et de la technologie signifient-ils que les


informations véhiculées par les rêves sont devenues inutiles ? Que les
rêves ne sont plus bons qu’à être archivés au musée des compétences et
connaissances passées et dépassées de l’humanité ?
Je ne le pense pas car d’une part de nombreuses inventions ont d’abord été
rêvées avant d’être réalisées. D’autre part il existe un excès de stress très
répandu actuellement, qui crée dégâts et de coûts en matière de santé et
que l’étude des rêves peut contribuer à résorber.

Ignorer l’existence des rêves, prétendre que c’est de la foutaise = fatale


erreur !

Beaucoup d'erreurs, de méconnaissances existent concernant le domaine


des rêves qui contribuent malheureusement à entretenir un état de stress
intérieur individuel et collectif plus ou moins important. Comment ? D’où
vient ce stress ?
Celui-ci provient d'un clivage entre ce que l'on croit être : le masque social
et soi, ce que l'on est vraiment. La communication entre le soi profond et
la conscience éveillée a lieu par l'intermédiaire des rêves. Se couper de ses
rêves c'est se couper d'une partie vraie et vitale de son être. Pourquoi tant
de personnes aspirent avec ferveur à "être soi" ? Ne pressentent- elles pas
qu'elles ne sont pas ou plus en contact avec quelque chose d'essentiel ?

Ce stress individuel se démultiplie au niveau collectif et social avec le


nombre de personnes présentant un comportement d'évitement, de refus
voire de rejet de ressources naturelles intérieures et accessibles dont le
rêve fait partie.
Parmi les erreurs que j'ai rencontrées le plus souvent et qui servent à
"justifier" une absence de relation entre le moi adapté et le soi authentique,
il y a ces affirmations non vérifiées :

- "les rêves ne veulent rien dire".


N'est-il pas étrange que parfois ces images nocturnes ou diurnes décrivent
une petite histoire qui a un sens ? Est-ce parce que l'on ne comprend pas
quelque chose que, cela ne veut rien dire ? Comment expliquer que
certaines personnes étudient leurs rêves et trouvent de l'intérêt et s'en

186
servent dans leur vie ? Ces personnes seraient-elles complètement stupides
ou spéciales ?

- "les rêves n'ont pas de sens".


Et s'il fallait faire un effort d'interprétation pour accéder au sens du rêve ?
Justement parce qu'il n'apparaît pas de prime abord. Et si cet effort
s'avérait apporter un résultat de valeur ?
Comment expliquer que certaines personnes y trouvent des messages
précieux ?

-"les rêves n'ont aucun rapport avec la réalité"


Et bien si, concernant la santé, des études russes et américaines ont montré
que les maladies se manifestent d'abord dans les rêves sous forme de
cauchemars le plus souvent, avant d'apparaître dans le corps physique. Les
personnes qui notent leurs rêves et qui les étudient vous diront que leurs
préoccupations sont présentes dans leurs rêves. Les rêves cherchent
d'ailleurs à les résoudre. Et certains vous diront que des rêves leur ont
montré des voies à suivre pour leur vie et même annoncé des réalisations
positives de projet.

Il n'est jamais trop tard pour changer d'avis, surtout quand c’est dans votre
intérêt. Comme disait un de mes profs de maths, "seules, les brouettes ne
changent pas de direction". Si vous voulez partir à la découverte des rêves,
voici trois étapes :

- les reconnaître comme des informations potentiellement utiles


- vous y intéresser, lire des articles, les noter
- les étudier puis les utiliser dans votre vie quotidienne

Citation :

Le rêve est la nourriture de l’âme comme les aliments sont la nourriture


du corps.
Paulo Coelho

Pour aller plus loin :


Les cours sur les rêves
http://www.epanouissance.com/reve_cours.htm

187
64. L’heure d’or

C’est l’observation de nombreuses personnes qui expriment le


regret de manquer de temps qui m’amène à écrire la chronique de ce mois
sur le thème de la maîtrise du temps. Vous allez découvrir un exercice
extraordinaire quelques lignes plus bas.

D’abord une révélation. Attention préparez-vous à être étonné et ne vous


sauvez pas ! Restez, vous gagnerez à poursuivre au-delà du possible choc
de conscience.
Faire trop de choses et dire que l’on a pas le temps égale NE PAS
EXISTER !
Étonnant n’est-ce pas ? Et pourtant profondément vrai. Comment est-ce
possible ? Quand vous dépensez votre temps et votre énergie dans une
multitude d’activités et que vous dites que vous n’avez pas le temps c’est
que vous n’existez pas vraiment.
Ce que vous faites c’est de tenter par tous les moyens de camoufler un vide
profond de votre vie. Ce peut-être un vide du présent ou un vide du passé
(souvent les deux) que vous vous efforcez de masquer. Il y a une
similitude entre l’avidité temporelle et l’avidité pour l’alimentation. Il y a
un sentiment de manque sous-jacent.

Si vous voulez régler le problème en profondeur, il faut vous faire


accompagner.
Si vous observez attentivement des personnes qui maîtrisent leur temps,
elles sont calmes et posées, centrées. Elles dégagent une certaine densité
d’existence. Vous constaterez qu’elles ne se plaignent pas du manque du
temps. Pourquoi ?
Parce qu’elles se sentent 100% responsables de leur choix de vie. Elles
savent que choisir c’est se concentrer sur quelque chose et en même temps
renoncer à d’autres choses et elles l’acceptent.

188
Pour commencer ou recommencer à vous sentir maître de votre temps je
vous propose un exercice, une solution simple à mettre en place dès
aujourd’hui. Pas demain, pas plus tard, aujourd’hui. Cette solution je l’ai
appelée : l’heure d’or. De quoi s’agit-il ?

Il s’agit de libérer une heure dans votre semaine. Dans votre agenda vous
réservez une heure de votre temps sans contenu, sans objet, sans rien de
prévu. Vous créez un espace-temps d’une heure. Une heure de complète
liberté, de complète disponibilité.
On pourrait aussi lui donner le nom de : l’heure du moment présent. L’état
d’esprit qui doit initier cette heure c’est celui de la complète disponibilité.
Disponibilité à quoi ? A qui ?
Il n’ y a que vous qui puissiez le dire. L’important c’est de retrouver votre
capacité à vous sentir disponible et libre d’utiliser ce temps comme vous
en aurez envie à ce moment là. L’important c’est de retrouver le choix de
vivre cette heure d’or à votre guise.

Par exemple : vous pouvez décider de téléphoner ou d’écrire à une


personne de votre famille ou à un ami. Vous pouvez réfléchir à ce qui est
important pour vous dans votre vie en ce moment. Vous pouvez vous
relaxer ou vous reposer ou vous balader. Vous pouvez terminer quelque
chose que vous avez commencé et pour laquelle vous vous répétez maintes
fois : « ce serait bien si je terminais ça ».
Vous pouvez vous consacrer à explorer quelque chose de nouveau,
quelque chose qui vous attire et pour laquelle vous passez votre temps à
vous dire : « quand j’aurai le temps ». Vous pouvez rêver. Vous pouvez
prendre un vrai temps de réflexion pour un sujet de préoccupation mais de
façon cool (les solutions émergent plus facilement quand on est détendu).
Vous pouvez regarder une vidéo inspirante ou amusante. Vous pouvez
pratiquer un exercice d’un article de ce livre :-) , etc.
Cette heure pourrait aussi vous servir à compléter une activité dont vous
avez mal évalué la durée. Cependant elle aurait plus un rôle d’élasticité, de
tampon, de compensation que de réelle liberté d’être ou de faire.

Si vous avez une emploi du temps tel qu’il vous semble impossible de
libérer une heure, commencez par un quart d’heure. Le simple fait de vous
retrouver dans cette état de disponibilité sans contrainte, où tout est
possible, est quelque chose de formidable. Si vous ne l’avez pas fait depuis
longtemps vous allez éprouver un ressenti super agréable, une sensation de
liberté comme quand vous êtes en vacances. Que diriez-vous de vous

189
mettre en état vacant, en vacance, une heure par semaine ?

Pour rester dans l’état de disponibilité, ne prévoyez pas ce que vous ferez à
l’avance. N’installez pas une activité régulière dans cette heure. Laissez-
vous surprendre par l’élan du moment. Au cas où une certaine résistance
imprégnée de culpabilité se manifesterait vous pouvez vous dire : « je le
vaux bien !».
Non seulement c’est gratuit mais vous « risquez » d’avoir des bonus du
genre : davantage d’efficacité (car avec cette sous pape vous diminuez la
pression), et plus de détente.

Citation :
Le temps nous égare,
Le temps nous étreint,
Le temps nous est gare,
Le temps nous est train.
Jacques Prévert

Pour aller plus loin :


coaching en maîtrise du temps :
http://www.epanouissance.com/coach_temps.htm

65. Le pouvoir des mots

Braves gens, prenez garde aux choses que vous dites.


Tout peut sortir d'un mot qu'en passant vous perdîtes.
Tout, la haine et le deuil ! Et ne m'objectez pas
Que vos amis sont sûrs et que vous parlez bas.
Écoutez bien ceci : Tête à tête, en pantoufle,
Porte close, chez vous, sans un témoin qui souffle,
Vous dites à l'oreille au plus mystérieux
De vos amis de cœur, ou, si vous l'aimez mieux,
Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire,
Dans le fond d'une cave à trente pieds sous terre,
Un mot désagréable à quelque individu.
Ce mot que vous croyez qu'on n'a pas entendu,
Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre

190
Court à peine lâché, part, bondit, sort de l'ombre ;
Tenez, il est dehors ! il connaît son chemin ;
Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main,
De bons souliers ferrés, un passeport en règle ;
Au besoin, il prendrait des ailes comme l'aigle !
Il vous échappe, il fuit, rien ne l'arrêtera ;
Il suit le quai, franchit la place, et cætera ,
Passe l'eau sans bateau dans la saison des crues,
Et va, tout au travers un dédale de rues,
Droit chez le citoyen dont vous avez parlé.
Il sait le numéro, l'étage ; il a la clé,
Il monte l'escalier, ouvre la porte, passe,
Entre, arrive, et, railleur, regardant l'homme en face,
Dit : « Me voilà ! je sors de la bouche d'untel. »
Et c'est fait. Vous avez un ennemi mortel.
Victor Hugo, Toute la lyre, III, IX.

C'est avec poésie et élégance que Victor Hugo nous raconte le chemin et le
pouvoir d'un seul mot.

Les mots nous échappent parfois sous le coup de l'émotion et parfois un


peu plus tard nous regrettons ce que nous avons dit. N'est-il pas surprenant
qu'un mot ait tant de pouvoir? Celui de rapprocher les êtres ou de les
éloigner à jamais.
Toute cette puissance dans quelques sons auxquels nous attachons une
importance considérable. Pourquoi rester fixé ainsi sur un ou des mots?
Car les mots peuvent aussi s'écrire dans la chair en maux quand ils
s'associent à des émotions négatives. Les mots ne sont pas destinés à rester
gravés dans la chair mais à circuler et faire circuler les idées, les émotions,
à communiquer.
Alors faut-il tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler
comme le préconisait Confucius? Cela permettrait de prendre le temps de
réfléchir et de choisir ses mots à bon escient.

Qu'est-ce qui fait qu'un mot peut blesser et qu'un autre peut soulager et
même guérir? Au moins deux choses: l'intention de celui qui prononce le
mot et la façon dont l'interlocuteur le reçoit. Alors prenez-vous le temps de
vérifier la bonne intention de vos propos avant de parler ? Prenez-vous le
temps de chercher une éventuelle intention positive dans les propos de

191
votre interlocuteur (dans l'intérêt de votre niveau d'énergie et de votre
santé)?

Exercice : les mots qui laissent des traces

Regrettez-vous un jour d'avoir parlé à quelqu'un ? Cela a-t-il entraîné des


conséquences dans votre vie ? Négatives? Insignifiantes ? En fin de
compte positives?
Qu'avez-vous ressenti en termes d'émotions, de niveau d'énergie ? Le cas
échéant, avez-vous pardonné ?

Citation :
Meilleur que mille mots privés de sens est un seul mot raisonnable, qui
peut amener le calme chez celui qui l'écoute. .
Bouddha

66. Jusqu'où vous adaptez-vous ?

Généralement quand on dit de quelqu'un qu'il sait


s'adapter c'est plutôt positif et valorisant.
Que signifie exactement s'adapter ? Ce que l'on nomme adaptation dans le
langage courant est-il toujours positif ?
Où est la limite entre adaptation et soumission ?

Lorsque vous voyagez votre corps s'adapte au changement de condition


climatique et votre métabolisme se modifie. Ceci est possible jusqu'à un
certain seuil thermique, qu'il soit froid ou chaud. Au-delà duquel votre
corps commence à souffrir.
S'adapter a pour synonymes s'acclimater, s'habituer. S'habituer ne va pas
forcément dans le sens de l'épanouissement quand le corps s'habitue au
stress, à la souffrance, la maladie n'est pas loin. Il est préconisé de savoir
s‘adapter, d'être souple, d'être capable d'évoluer. Évoluer implique un
comportement dynamique, d'actif, volontaire. Y aurait-il une adaptation
passive et une adaptation active ?

Peut-on parler d'adaptation à la crise ?


Peut-on dire des personnes qui vivent la crise en s'appauvrissant qu'elles

192
s'adaptent dans le bon sens du terme ? Non elles la subissent plutôt.
Si je suis commerçant je peux :
- baisser le prix de mes produits et vendre autant ou moins alors mes
revenus vont baisser je m'adapte mais je suis perdant.
- baisser le prix de mes revenus et vendre plus alors je maintiens ou
j'augmente mon chiffre d'affaires.
- tester différents produits, enlever de ma gamme ce qui ne se vend pas en
ce moment et proposer d'autres produits qui peuvent se vendre bien en
dépit de la crise. Je m'adapte et je conserve mon niveau de revenu ou je
l'augmente et je suis gagnant.

Lorsque je suis en relation avec une personne il y a trois possibilités :

- l'autre s'adapte à moi


- je m'adapte à l'autre
- il y a une adaptation mutuelle.

Un enfant est au départ très souple, très malléable, il va s'adapter aux


demandes dites et non dites de ses parents et ce même si leur attitude le
stresse. Un enfant va s'adapter à supporter les cris d'un parent. Un enfant
va s'adapter à la privation et à bien d'autres choses. Il s'adaptera, il subira
tant qu'il ne se rendra pas compte qu'il peut faire autrement, qu'il n'a pas
d'autre choix. Il percevra la possibilité d'un autre choix par comparaison
entre ce qu'il vit et ce que d'autres enfants vivent.

S'il y a écoute et dialogue entre les parents et l'enfant ils vont s'adapter
mutuellement et l'enfant aussi bien que le parent vont ajuster leur
comportement de façon à vivre une relation la plus harmonieuse possible.
Un salarié qui intègre une entreprise doit s'adapter au fonctionnement de
celle-ci, à son supérieur hiérarchique. Ensuite dans une entreprise
intelligente qui dispose de dispositifs d'expression des salariés, des
ajustements pertinents peuvent prendre place et l'adaptation est alors
réciproque.

Au plan relationnel il existe donc deux modes d'adaptation : l'adaptation


unilatérale et l'adaptation mutuelle ou réciproque.
L'analyse transactionnelle - un modèle de communication et de
psychologie - parle de « l'enfant adapté » c'est un état du moi, une facette
de la personnalité qui concerne aussi bien les adultes que les enfants.

193
L'enfant adapté

L'enfant adapté positif :


- s'adapte aux normes, aux règles et se sent bien dans sa peau. (L'enfant
obéit à ses parents, le collégien et le lycéen respectent le règlement
intérieur de l'établissement. Dans ce cas l'adaptation est positive pour la
vie sociale).
- obéit tout en tenant sa place vis-à-vis de l'autorité et en conservant son
esprit critique.
- est à l'aise dans les relations
- est débrouillard
- exprime avec clarté et brièveté ce qu'il ressent

L'enfant adapté négatif :


- s'adapte aux normes mais le fait au détriment de soi-même, en se brimant
et en refoulant ses propres aspirations
- exagère l'obligation de suivre la loi et est vite coupable, se soucie avec
scrupule des détails d'application, se laisse mener par les autres, influencer
et se soumet de façon excessive à l'autorité et aux principes
- manque d'assurance et minimise ses capacités et sa puissance à s'adapter.
défaitiste et anxieux, il se fait beaucoup d'idées sur ce que les autres
pensent d'elles ou sur ce qui va arriver. Anticipe et s'imagine au lieu de
s'adapter à la réalité des gens et des évènements.
- est confus, a de la difficulté à exprimer ce qu'il ressent

Quand l'adaptation crée du stress, quand elle diminue l'énergie potentielle


d'un être vivant, quand elle crée de la souffrance il n'y a pas lieu de la
louer, elle est négative. Le seul avantage qu'elle permet est le maintien de
la vie ; c'est plutôt de la survie mais parfois au prix d'une souffrance
extrême. Une personne peut s'adapter au point de devenir quelqu'un qui ne
correspond pas à ce qu'elle est profondément. Un exemple fréquent est
celui des études ou d'un métier imposé par les parents à un jeune et qui ne
correspond pas à sa personnalité ou à ses aspirations.

Attention si une personne 'A' complimente une personne 'B' pour avoir
répondu à ses besoins égocentrés et s'être adaptée à 100% à ses désirs, c'est
de la manipulation résultant d'une adaptation unilatérale. Il est très tentant
(pour ne pas dire fréquent) pour les personnes ayant des responsabilités et
du charisme d'imposer leur point de vue, créant ainsi une adaptation

194
unilatérale pour servir leurs propres intérêts. Il n'est pas rare non plus
d'observer des conséquences négatives y compris pour celui qui semble
d'abord gagnant, suite à ces situations disharmonieuses.
Une adaptation positive diminue ou supprime la souffrance qui se
produirait inévitablement en subissant passivement un changement
extérieur, ou en l'imposant au détriment de l'autre. L'adaptation positive
créée plus de valeur, plus d'énergie.
Il faut rester vigilant car l'homme possède une très grande capacité de
s'adapter au pire et c'est le meilleur qu'il faut viser.

Exercice :
Rechercher dans votre vie deux expériences, l’une d’adaptation positive,
l’autre d’adaptation négative.
Pour l’expérience d’adaptation négative trouvez en vous appuyant sur vos
connaissances et ressources actuelles quelle aurait été une adaptation
positive.

Programmation de rêve :
« Cette nuit je fais un rêve d'adaptation positive. »
Les services d'interprétation des rêves vous aideront à décoder votre rêve.
http://www.epanouissance.com/reve_interpretation.htm

Citation :
L’intelligence c’est la faculté d’adaptation
André Gide

67. A quoi tient la destinée ?

Je voudrais partager avec vous ma dernière prise de conscience


majeure parce qu'elle concerne tous les êtres humains, vous, moi, et tous
les autres.
Pour illustrer ceci j'ai choisi le film de Steven Spielberg (sorti en 2003)
« Arrête-moi si tu peux » avec Léonardo DiCaprio, Tom Hanks et Nathalie
Baye. Il s'agit d' une tranche de vie hors norme d'un jeune homme à partir
de ses 16 ans.
Je vous recommande vivement ce film, les acteurs jouent vraiment bien, le

195
scénario tiré d'une histoire vraie est prenant, plus besoin de présenter le
réalisateur, et surtout il est extrêmement intéressant de le considérer avec
le regard du développement personnel.

L'histoire se déroule dans les années soixante, Léonardo DiCaprio joue le


rôle d'un jeune homme de milieu aisé Frank Abagnale Jr. dont le vie
bascule dans sa 17ème année lorsqu'il apprend de façon plutôt brutale le
divorce de ses parents. Au même moment l'avocat lui demande de décider
s'il veut vivre avec son père ou avec sa mère.
Le choc psychologique est très fort, l'image et l'illusion de la relation
d'amour entre ses parents qu'il portait en lui jusqu'à présent n'a pas le
temps de s'actualiser. Il est confronté à un choix impossible : comment
choisir entre deux êtres qu'il aime ?
Il s'enfuit. Persuadé que cette situation est due à la faillite financière de son
père il va faire tout son possible pour entrer en possession de grosses
sommes d'argent pour - c'est ce qu'il espère - rétablir l'harmonie familiale.
Malheureusement, il le fait de façon frauduleuse en se lançant dans le
trafic de faux chèques, en adoptant de fausses identités de personnes à
statut social élevé et revenus très confortables : copilote d'avion de la
Panam, médecin, avocat.

Quand on pense que tout une vie peut être influencée par une décision
prise dans une situation de stress, une situation avec de la souffrance, une
situation qui n'a pas pu être comprise complètement, une souffrance qui n'a
pas pu être ni exprimée, ni libérée. C'est vertigineux, non ? Imaginez des
années ou toute une vie de souffrance à cause d'une incompréhension et
d'une décision parfois en partie consciente, et toujours en partie
inconsciente (complètement inconsciente quand elle remonte au début de
la vie).

C'est sur un éventail de situations de ce genre que se prennent des


décisions de transgresser la loi comme dans le film ou de la respecter, mais
aussi d'être malade ou d'être en bonne santé, de réussir dans la vie ou
d'échouer, de gagner beaucoup d'argent ou de vivre dans la misère, de
fonder une famille ou de rester célibataire.
Ce film est particulièrement intéressant sur le plan du développement
personnel car on y retrouve les fondamentaux suivants :

- la situation de stress : la nouvelle du divorce de ses parents

196
- le processus de changement avec ses deux premières étapes : le choc (la
mauvaise nouvelle) et le déni de réalité. Ne pouvant accepter cette réalité
Frank essaie de revenir à la réalité antérieure : celle de l'harmonie
familiale. Lorsque le processus de changement s'interrompt avant son
déroulement complet qui consisterait à accepter cette nouvelle réalité de
ses parents séparés, un processus pathologique se met en place. Ici c'est le
début d'un comportement criminel. Ce pourrait être de l'alcoolisme, ou tout
autre dépendance, une maladie physique ou mentale.
la décision de vie et le scénario de vie qui lui fait suite. « Je vais me
procurer l'argent pour que mes parents vivent de nouveau ensemble et
retrouver le bonheur perdu ».

- la résilience : c'est-à-dire la possibilité de s'en sortir, de se reconstruire.


Une relation affective s'est établie entre deux hommes : le poursuivant
incarnant la loi et le fugitif qui la transgresse. Touché par la souffrance du
jeune homme isolé qui résonne probablement avec sa solitude d'homme
divorcé, Tom Hanks alias Carl Hanratti tend la main à Frank après que
celui-ci ait été emprisonné plusieurs années. Il lui offre la chance de s'en
sortir en lui proposant de passer de l'autre côté de la barrière pour aider le
FBI à retrouver des faussaires.

L'histoire finit bien malgré la difficulté qu'éprouve le jeune homme à jouer


un rôle honnête, surtout en retrouvant sa liberté donc l'exercice de son libre
arbitre.
Ce film nous transmet un enseignement à la fois profond et optimiste.
Lorsque des situations de stress, des situations incomplètement vécues, ont
engendré par réaction des décisions limitantes, graves ou malheureuses,
puis une vie difficile ou pénible, il est possible de changer cela. Les
techniques d'épanouissement personnel couplé à la motivation des
personnes qui souhaitent améliorer leur vie ont prouvé leur efficacité et
continuent de la prouver chaque jour.
Si vous mettez en perspective quelques séances bien ciblées - et même s'il
en faut davantage selon votre motivation et le rythme de votre progression
- avec un praticien compétent et la souffrance de plusieurs années de vie,
comme dirait un de mes amis : « Y a pas photo ! ».

NB : À noter qu'il existe quelques différences entre la biographie du personnage


principal et le scénario du film ( il a eu de nombreuses conquêtes et il n'y a pas eu
un seul agent du FBI, mais plusieurs ; la rencontre a eu lieu après son

197
emprisonnement ).

Exercice :

Retrouver une situation que vous avez vécue dans le stress. Quelle
décision avez-vous prise ? Cette décision a-t-elle des conséquences
négatives ou limitantes sur votre vie ? Si c’était à refaire que pourriez-vous
faire ou dire qui changerait le cours de votre destin ?

Citation :
La destinée ne vient pas du dehors à l'homme, elle sort de l'homme même
Rainer Maria Rilkke

68. Risquez-vous d'attraper la grippe ?

Pour ne pas succomber à la psychose grippale une façon radicale


serait d'éteindre votre poste de TV ou votre radio de façon définitive, ce
serait dommage pour le reste des actualités. Pour rester connecté à ce qui
ce passe dans le monde une autre façon est de zapper dès que ce sujet
fatidique est abordé. Vous pouvez aussi chercher à vous informer au
mieux, notamment en portant un autre regard, sur la maladie en général et
sur cette maladie en particulier . C'est ce que je vous propose de faire avec
la chronique de ce mois-ci.

La probabilité d'attraper une maladie contagieuse quand celle-ci est


largement répandue est élevée et pourtant ce n'est pas systématique. Il est
bien connu que de tous temps des personnes ont échappé à la contagion.
Comment ont-elles fait ? Est-ce un pur hasard ou ont-elles des ressources
que nous gagnerions à connaître ?
Si la mise en contact avec les microbes spécifiques est une condition
nécessaire pour attraper la maladie , ce n'est pas une condition suffisante.
D'autres facteurs interviennent.

Une clé bien identifiée aujourd'hui réside dans l'état du système


immunitaire de ceux qui restent en bonne santé . Le système immunitaire
doit être pleinement opérationnel et non affaibli par un mode de vie
chaotique. La réponse du système immunitaire dépend de votre réaction,

198
de votre comportement en situation de stress.
Autrement dit quand vous trouvez des réponses adaptées aux différentes
situations stressantes de la vie, votre système immunitaire fonctionne de
façon optimale.

La psychosomatique et plus récemment le décodage biologique qui


s'inscrit dans son prolongement, nous ont appris que la manifestation des
maladies pour se produire doit réunir certaines conditions en plus de la
seule présence de microbes (quand il s'agit d'une maladie à transmission
bactérienne ou virale). Les organes touchés par une maladie ne le sont par
hasard mais répondent au stress de certaines situations en fonction d'une
sensibilité spécifique à chacun. La maladie est positive dans le sens où elle
tire un signal d'alarme tout en préservant la vie dans sa totalité. C'est un
peu comme le plomb qui en « sautant » permet de conserver intacte
l'installation électrique.
A noter que d'autres médecines anciennes comme la médecine chinoise ou
la médecine ayurvédique établissent un lien de causalité entre l'occurrence
de la maladie et la rupture d'un équilibre, d'une harmonie préexistants.

C'est une logique différente et complémentaire de celle qui spécifie que la


présence d'un type de microbe est responsable d'une maladie. Avec cette
nouvelle vision cette réaction maladive n'est ni un pur hasard (la faute à
pas de chance) ni mauvaise en soi. Tout en cherchant à guérir on ne va
donc pas chercher simplement à éradiquer ex abrupto la maladie mais on
va chercher à comprendre pourquoi et comment elle nous affecte. La
maladie nous transmet le message utile que dans une certaine situation
ponctuelle ou prolongée nous avons été confronté à un stress important et
momentanément submergé par celui-ci. Pour guérir il s'agit de retrouver
l'origine de ce stress, de comprendre ce qui s'est passé et d'en tirer les
leçons. Aussi étonnant que cela puisse paraître quand la compréhension se
fait jour, que les émotions retenues se libèrent, quand le message de la
maladie est intégré, la guérison est au rendez-vous.

Il existe diverses façons de se soigner et de guérir ; celle-ci à l'avantage


d'être naturelle, d'utiliser des ressources humaines et d'augmenter le niveau
conscience de celui qui la pratique.

Plusieurs dictionnaires écrits par des praticiens thérapeutes


accompagnateurs en mieux-être, établis à partir d'observations et
d'expériences effectives de guérison, donnent des pistes utiles. Ils mettent

199
en relation une maladie donnée, ou l'organe concerné avec la situation de
stress vécue, la ou les émotions négatives retenues (colère, ressentiment,
culpabilité..).

Quelles informations nous apportent-ils concernant la grippe ?


La grippe touche l'appareil respiratoire et s'accompagne d'un rhume
écoulements du nez, fatigue, toux, fièvre, courbatures, maux de tête.
Selon Lise Bourbeau dans « Ton corps dit « aimes-toi » la grippe se
manifeste chez une personne qui a de la difficulté à manifester ses désirs et
à faire ses demandes. Elle se sent étouffée par une situation. La grippe est
toujours liée à nos relations avec quelqu'un. La fièvre indique une colère
accumulée ou un état trop passionnel (avoir la fièvre de quelque chose).
L'expression « prendre quelqu'un en grippe » donne un éclairage
complémentaire.
Selon Jacques Martel dans « Le grand dictionnaire des malaises et
maladies » vous pouvez vous demander qui ou quoi avez-vous pris en
grippe ? Contre qui ou contre quoi êtes-vous en colère ?
Les éternuement sont reliés à la critique, au fait de vouloir se débarrasser
de quelqu'un ou d'une situation. Il y a eu un conflit où vous avez senti que
votre espace vital était menacé, vous avez pu vous sentir envahi. Il faut
alors replacer vos limites.
Selon Christian Flèche dans « mon corps pour me guérir » la personne qui
manifeste des symptômes au niveau de l'appareil respiratoire a besoin d'un
espace de liberté et de sécurité.

En suscitant des prises de conscience dès l'apparition des premiers


symptômes, il est possible de diminuer le temps de maladie (et donc de
souffrance). Il est même possible de ne plus subir certaines maladies
chroniques (otites, laryngites, gastro-entérites, sinusites…). Rien n'est
prédéterminé, vous pouvez toujours agir sur votre corps, sur vos
symptômes, sur votre énergie.

La meilleure thérapie étant encore la prévention je vous propose l'exercice


suivant :

Exercice :
Rappelez-vous quand vous avez attrapé la grippe la dernière fois.
Que se passait-il dans votre vie ? A quelle difficulté étiez-vous confronté ?
Comment avez-vous réglé cette difficulté ?

200
Que pouvez-vous décider aujourd'hui en considérant vos besoins et les
situations auxquelles vous êtes sensibles dans les domaines personnel et
professionnel pour prévenir le stress grippal ?

Étymologie :
C'est dès le XIVe siècle que la grippe frappe, mais il s'agit alors de la
grippe de fer, une sorte de griffe permettant d'agripper quelque chose d'un
seul coup. Or, c'est justement parce que la grippe vous grippe tout d'un
coup qu'elle fut ainsi dénommée au XVIIIe siècle.
Jean Pruvost

Citation :
Vous avez peut-être ouï parler de ces mauvais rhumes épidémiques,
auxquels les Français, qui nomment tout, ont donné le nom de grippe, qui
est en effet très significatif.
Bonnet

201
69. Est-il possible de sortir de la
dépendance
énergétique et financière ?

Une petite île du Danemark, Samsø, est devenue la référence en


matière d’énergie renouvelable grâce à ses éoliennes terrestres et offshore.
Elle produit 100% de son électricité et exporte le surplus sur le continent.
Avec ses centrales alimentées par la paille ou l’énergie solaire presque
tous les habitants se chauffent sans produire de CO2.
L’île ne dépend plus de l’Arabie Saoudite pour le pétrole (3 kg de paille
équivalent à 1 litre de diesel), elle ne dépend que de ce qui est produit dans
ses champs.
Pour l’île bretonne d’Ouessant, une démarche analogue est en marche.
Ouessant est la septième île française par la taille, territoire d’une richesse
exceptionnelle, elle est également fragile car elle subit des contraintes
spécifiques d’accessibilité et de coûts, et ne dispose que de ressources
naturelles limitées (eau, énergie...).

L’île n’étant pas raccordée au réseau électrique continental, la production


d’électricité est assurée par deux groupes qui consomment annuellement
1 890 000 litres de fioul pour fournir les 5 500 MWh consommés sur l’île.

Une étude menée par l'ADEME, le Conseil régional de Bretagne, le


Conseil général du Finistère et EDF a débouché sur une offre de maîtrise
de la demande en Énergie et ce n’est que la première phase d’un ambitieux
programme de maîtrise de l’énergie et de production d’énergies
renouvelables sur plusieurs îles. Celui-ci comprend en priorité
l’installation de dispositifs visant à baisser la consommation actuelle
d’énergie puis la production décentralisée d'électricité par énergies
renouvelables, le photovoltaïque en connexion réseau, le développement
de la filière "éolien de proximité".

202
Lors d’un reportage de l’émission Thalassa un responsable local faisait
part de son souhait et de sa vision que l’île devienne autonome en matière
de production d’énergie.
Une avancée technologique récente va contribuer à exaucer ce vœu. Il
s’agit des hydroliennes, sorte d'éoliennes immergées super puissantes qui
transforment l’énergie des courants marins en énergie électrique. Il y a
deux ans, en 2007, est apparue en Irlande du Nord, la toute première
hydrolienne connectée au réseau national d’électricité britannique.
Aujourd’hui en Écosse une société irlandaise teste les prochaines
hydroliennes prévues sur nos côtes bretonnes. D’autres sociétés innovantes
travaillent également au perfectionnement de ces machines.
(Source d’information émission Thalassa du vendredi 13 novembre 2009)

Le point de vue du coach

A la question est-il possible de sortir de la dépendance énergétique et


financière ? la réponse est oui, bien sûr. Fort de cette certitude il est
intéressant de se poser la question suivante : qu’est-ce qui rend possible ce
changement de situation, cette réussite ?
Tout d’abord une intention forte, une vision qui se cristallise en projet.
Ensuite des personnes adhérent à ce projet, elles ont été fédérées par les
premiers porteurs de la vision et du projet qui l’ont partagée avec elles.
Ensuite passage à l’action et collaboration avec des partenaires extérieurs
qui apportent leurs créativité et savoir-faire technique. Le changement,
l’aboutissement, la réussite du projet sont effectifs principalement grâce à
deux clés majeures : la vision maintenue jusqu’à la fin (en dépit des
impondérables) et l’intégration de ressources (solutions) externes
pertinentes.
Remarque : ce qui est vrai au niveau d’un groupe d’habitants, est
également vrai au niveau d’une entreprise, d’un organisme, d’une famille
et d’une personne. De plus le processus est le même quelque que soit le
domaine concerné.
A noter également que de nos jours la réussite ne repose plus sur une
stratégie unique (une seule façon d’atteindre son but) mais sur une
ensemble de stratégies complémentaires. D’où le sentiment de perplexité
qui peut parfois être ressenti devant une telle complexité. Cette
complexité, nous sommes tenus de l’apprivoiser bon gré mal gré puis de

203
l’intégrer si nous ne voulons pas nous retrouver désorienté, déprimé ou
révolté au bord d’une impasse.

Citation :

Pensée globale, action locale, serait-ce le principe actuel de la réussite


pour les collectivités, entreprises et organismes ?

70. Comment vivre pleinement ?

A chaque étape de la vie il y a une étape d'épanouissement à


vivre, une étape importante de croissance, une étape clé d'évolution. Le
nom qu'on lui donne (épanouissement, évolution, croissance, ou
développement) peut prendre différents libellés, ce n'est pas le plus
important.
Le plus important est le résultat de ces passages successifs. Quand ces
passages ont une issue positive alors il est possible de continuer à vivre
avec confiance, avec optimisme. Quand l'énergie est optimale il devient
possible de vivre avec enthousiasme et passion, ceci jusqu'à l'ultime
moment de sa vie.
Qu'il est bon et réconfortant pour les jeunes adultes et les adultes en milieu
de vie de pouvoir se ressourcer auprès de personnes plus âgées et
disponibles qui continuent de porter sur la vie et sur le monde un regard
bienveillant et pétillant.
Comme il est touchant de voir des grands-parents s'occuper de leurs petits
enfants avec amour et déployer souvent infiniment plus de patience qu'ils
n'en ont eu avec leurs propres enfants.

Si c'est possible, pourquoi observe-t-on aussi autour de soi des adultes


vieillissant amers et aigris qui communiquent hélas leur pessimisme à leur
entourage ? Quelle transmission tristissime !
Ma réponse est que le potentiel de vie et d'épanouissement de ces
personnes s'est bloqué à un moment donné. Avec lui les souffrances, les
échecs, toutes les expériences inachevées et non assimilées sont restées en
suspend. Bloquées, elles n'ont pas trouvé à s'écouler de façon positive à
l'extérieur (en dehors de regrets ou de paroles négatives), et à se

204
transformer. C'est comme si une partie de leur vie et donc de leur énergie
s'était arrêtée à un moment donné. Et cette énergie n'est donc plus
disponible pour s'accomplir et tout simplement pour vivre en se sentant
bien. Pourquoi ces personnes se sont-elles arrêtés ? Souvent par ignorance
du fonctionnement de l'être humain, et parce qu'elles ne connaissent pas
les pratiques d'épanouissement personnel.
Les artistes aussi même s'ils transforment certains de ces épisodes
limitants de leur histoire en créant, et progressent tout au long de leurs
créations successives peuvent constater une nette maturation de leur art
lorsqu'ils utilisent
des techniques d'épanouissement personnel.

Il existe différentes méthodes pour retrouver sa forme et son énergie : le


coaching en fait partie.
Ce qu'il faut savoir c'est qu'un être humain porte aussi en lui non
seulement ses propres mémoires d'épisodes mal vécus depuis sa
conception mais aussi ceux de ses parents, grands-parents, ou d'autres
membres de la famille.
Ceci explique qu'il faille parfois rechercher loin dans son histoire l'origine
d'entraves actuelles, ce qui explique que des gens s'arrêtent avant d'avoir
retrouvé les traces de stress anciens pour les effacer, ce qui explique qu'ils
en arrivent parfois à conclure : « ça ne marche pas ». Plus simplement on
peut dire qu'il n'ont pas cherché la solution au bon endroit, auprès du bon
praticien ou qu'ils ne se sont pas posé les bonnes questions.

La plupart des gens pensent qu'il y a la naissance, l'enfance, l'adolescence,


la ménopause pour les femmes, la retraite et après la mort.
En réalité il y a davantage d'étapes intermédiaires notamment après la
retraite.
Je suis d'ailleurs très heureuse d'avoir rencontré des personnes retraitées en
forme, rayonnantes d'énergie, actives au sein de beaux projets.
L'idée pour les retraités n'est pas de se comporter comme un trentenaire
hyperactif, à quoi cela servirait d'avoir acquis une profonde expérience de
la vie ? Mais plutôt de compléter des étapes qui n'ont pas pu être vécues en
temps et en heure, de développer un autre aspect de leur personnalité, une
autre qualité, un talent et de poursuivre les étapes suivantes, car il y en a
d'autres, orientées vers la spiritualité.
Quand une grande partie de l'énergie devient immobilisée suite à de
nombreux épisodes inachevés ou à un stress particulièrement intense, il
arrive que la personne perde espoir et finisse par renoncer à tout ce que la

205
vie peut lui offrir de merveilleux.
Il ne faut jamais renoncer à retrouver un maximum d'énergie de vie et ne
jamais se laisser influencer par les oiseaux de mauvaise augure, ceux qui
se sont arrêtés trop tôt et qui projettent leur pessimisme sur le monde. En
même temps il faut aussi comprendre les personnes qui ont déployé
beaucoup d'efforts sans résultat positif : c' est frustrant, il y a de quoi
déprimer.

Que faut-il faire pour ne pas en arriver là ? Il faut pratiquer


l'épanouissement personnel ou professionnel même quand tout va bien par
simple curiosité ou par questionnement pour mieux se connaître. Il faut
consulter dès qu'un problème pointe son nez ou que vous ne trouvez pas de
solution seul après plusieurs essais infructueux. Il ne faut pas prolonger les
phases de stagnation que ce soit pour vos projets, votre santé et vos
finances sans mettre en place des solutions qui vous semblent pertinentes
et efficaces ; pour cela il ne faut pas hésiter à consulter un professionnel.
En ce qui concerna la santé il faut se soigner et persévérer dans une
démarche ou plusieurs démarches concomitantes ou successives jusqu'à
guérison complète.

Citation :
Vivre c'est se réveiller la nuit dans l'impatience du jour à venir, c'est
s'émerveiller de ce que le miracle quotidien se reproduise pour nous une
fois encore, c'est avoir des insomnies de joie.
Paul Émile Victor explorateur et ethnologue français

71. Jusqu'où vous soumettez-vous à l'autorité ?

France 2 offre une occasion de réfléchir au libre arbitre en général


et au votre en particulier, mercredi 17 mars 2010 avec : « le jeu de la
mort » à 20h35. Il s'agit d'un remake télévisuel d'une expérimentation en
psychologie sociale sur la soumission à l'autorité déjà menée dans les
années 1960 par Stanley Milgram, psychologue américain, et son équipe
de chercheurs.

Ce n'est pas à un moment donné qu'un individu va se découvrir vigilant,

206
résistant. Il faut qu'il ait auparavant adopté dans son existence quotidienne
cette attitude de remise en cause de l'ordre.
Ce qui sépare les rebelles des obéissants, c'est la réponse que chacun
apporte au conflit intérieur qu'il livre entre ses valeurs et le poids de
l'autorité. L'expérience montre que les désobéissants résolvent ce conflit en
privilégiant la fidélité à leur propre conscience – ce que Milgram appelle
« l'état autonome » et ce que j'appelle une « présence à soi ». Alors que les
autres vont s'en remettre à l'autorité et se placer dans ce que Milgram
appelle « l'état agentique », une forme d'« absence à soi ».
Extrait d'une interview du philosophe Michel Terestchenko publiée dans
Télérama :
En coaching le concept d'alignement (ci-dessus appelé état autonome ou
présence à soi) désigne le fait que les valeurs, les comportements et les
actions d'une personne sont en accord. On peut dire aussi que la personne
est cohérente, ce qui s'exprime dans le langage courant par une personne
solide, équilibrée. Formulé autrement certains diraient qu'il n'y a pas
d'écart entre la théorie et la pratique.
C'est là précisément que se trouve la clé de la puissance personnelle et de
l'intégrité. Parvenir à l'alignement est un travail sur soi qui inclut recherche
et compréhension de certains épisodes de sa vie, ainsi que de la vigilance
dans les positionnements et actions du présent.

Exercice :

Vous arrive-t-il de faire des choses qui ne vous correspondent pas ?


Si oui qu'est-ce qui vous y conduit ? Faire plaisir ? La peur de vous
distinguer ? La peur de perdre ? L'argent ? Autre chose ?
Entraînez-vous à désobéir aujourd'hui, autrement dit à dire non à quelque
chose, qui ne vous convient pas.

Programmation de rêve :
« Cette nuit je fais un rêve pour me libérer d'une soumission qui limite
mon épanouissement. »

Les services d'interprétation des rêves vous aideront à décoder votre rêve.
http://www.epanouissance.com/reve_interpretation.htm

Citation :

207
La vie se remplit de minuties et de soumissions qui l'étouffent à sa source
et à son insu.
Andrée Ferretti

72. Êtes-vous une personne aimante ?

L'amour est un vaste sujet et vous avez, c'est certain, votre propre
conception de l'amour.
Dans cette chronique nous allons parler d'amour, même si le sujet n'est pas
strictement professionnel, le moins qu'on puisse dire c'est que l'amour est
un carburant de choix pour l'épanouissement et la réussite professionnelle.

L'amour ressemble à un mot magique qui éveille tous les espoirs,


quelqu'un peut-il dire qu'il n'a jamais rêvé au « grand amour » ? Mot
mystérieux et mot imprécis qui regroupe diverses situations : on dit aimer
son conjoint, (son petit ami ou son compagnon), aimer son enfant, aimer
son travail, on parle aussi d'amour de soi.
Pour tenter de sonder le mystère de l'amour je vous propose une liste
indicative (et non exhaustive) des qualités d'une personne aimante :

l'écoute : la base de toute communication, avec l'écoute empathique


profonde vous faites preuve de qualité de cœur. Le résultat de ce type
d'écoute est que votre interlocuteur se sent compris, accepté, validé,
soulagé.

la disponibilité : garder du temps vacant pour soi, pour les autres quelque
soit notre emploi du temps et notamment dans certains moments
importants.
Une qualité rare et précieuse dans cette période où beaucoup de personnes
courent avec leur montre comme le lapin d'Alice au pays des merveilles.

l'accueil : rejoint un peu la disponibilité dans le sens où pour accueillir les


êtres et les évènements, il faut prendre un peu de temps.

la gratitude : c'est tout simplement l'expression de votre contentement, de


votre reconnaissance envers ceux qui vous transmettent de l'énergie

208
positive.
Au niveau de la communication la gratitude est importante pour rétablir les
équilibres énergétiques, couplée à l'enthousiasme elle réjouit le cœur et
stimule la continuation de l'action. A saupoudrer sans modération !
Lâchez-vous sur la gratitude et observer votre ressenti et celui de vos
bénéficiaires.

la protection : s'applique à l'amour de type parental il s'agit de protéger


l'enfant de toute influence ou action néfaste pour lui.

la présence : être là complètement physiquement et moralement, tout entier


réceptif à l'autre. En réalité la présence complète qui va de pair avec la
disponibilité n'est pas si fréquente que cela dans la vie quotidienne, car
souvent les personnes sont en partie présente, pour une autre partie elles
sont absorbées par une préoccupation, une pensée, elles font autre chose en
même temps, bref elles sont à moitié là.

le pardon : souvent accompagné d'une connotation spirituelle ou religieuse


il est souvent délaissé, peut-être parce qu'il est inconsciemment associé à
de la faiblesse, ce qui est archi faux. Il faut véritablement une grande force
intérieure et de la souplesse pour demander pardon et accepter de
pardonner. En reconnaissant ses erreurs et ses fautes, on progresse
beaucoup plus vite.

la fermeté : c'est l'aptitude à dire non, à préserver son intégrité en refusant


ce avec quoi on est pas d'accord ou pire ce qui est négatif pour soi ou pour
l'autre.
Une erreur souvent commise est de croire que par amour on doit accepter
n'importe quoi. En fait l'amour devrait amener à s'épanouir, à se dépasser
et non à se compromettre, ou à se sacrifier.

l'acceptation : consiste à accepter le passé parce qu'il est dépassé et que


l'on aucune prise dessus et à accepter, reconnaître l'autre tel qu'il est dans
le moment présent. L'attitude inverse est le refus ou déni qui bloque les
êtres et les situations.

le jeu : jouer, faire des activités sur un mode ludique détend l'atmosphère
et les personnes ; cela permet aux enfants intérieurs des différentes
personnes en présence de se relier, de ressentir un plaisir sain à être
ensemble. Le jeu créée une puissante énergie de lien.

209
Ce qui suit n'est évidemment pas de l'amour :
toute forme de non respect, de manipulation, de violence
entrer en compétition en lieu et place de la coopération au détriment des
êtres humains ou de l'environnement
vouloir contraindre l'autre à adopter votre point de vue, votre projet ou à
faire ce que vous voulez qu'il fasse (sauf situation particulière où la vie est
en péril).

Exercice :
Prenez un temps d'attention pour réfléchir aux qualités citées ci-dessus.
Voulez-vous améliorer certaines d'entre elles ? Avec qui ? Comment allez-
vous vous y prendre ? Donnez-vous un objectif pour la semaine qui vient.

Programmation de rêve :
« Cette nuit je fais un rêve d'amour. »
Les services d'interprétation des rêves vous aideront à décoder votre rêve.
http://www.epanouissance.com/reve_interpretation.htm

Citation :
Aimer les autres, c'est vouloir pour eux ce qu'ils veulent pour eux-mêmes
et les soutenir dans tout ce qu'ils entreprennent pour vivre dans la joie.
Margaret Paul, extrait de « Renouez avec votre enfant intérieur »

73. Mères, je vous aime

La fête des mères approche comme tous les ans à la même


époque, quel est votre avis à ce sujet ?
Certains pensent que c'est une fête commerciale. Que se passerait-il si cette
occasion de célébrer les mères n'existait pas ? Combien de personnes
prendraient le temps une fois par an (au moins) d'exprimer leur sentiment
de gratitude envers leur mère et/ou la mère de leurs enfants ?

210
Pourquoi est-ce si important de célébrer les mères quelque soit la façon
dont vous choisissez de le faire ?
La raison tout à fait évidente et fondamentale est que personne, au début
de sa vie, ne peut exister sans une mère, ni sans un père d'ailleurs. La
différence biologique entre les deux sexes est que votre mère vous a
généralement porté pendant neuf mois dans son ventre.
Que le séjour in utero ait été agréable ou désagréable, parfois les deux
selon les moments, vous devez votre vie à ce séjour.
Votre vie a été rendue possible grâce à l'existence d'une génitrice qui vous
a tenu au chaud et nourri avec son corps (pour la plupart des personnes, les
cas de « mère porteuse » n'étant pas les plus répandus). Vos parents ont
créé votre existence, votre mère vous a donné la votre vie et aujourd'hui
c'est vous qui avez pris le relais et qui créez votre vie.

Vous avez tous vécu d'agréables ou de formidables moments dans votre


vie et cela vous le devez au fait d'être en vie donc à l'existence de votre
mère.
C'est la reconnaissance minimale vitale envers la mère pour les personnes
qui ont vécu une enfance douloureuse. Et c'est le plus important et le plus
fondamental,car la vie est la clé de l'univers des possibles dont celui de la
paix intérieure et du bonheur.
Peut-être dans un lointain futur comme on le voit dans des films de science
fiction rendra-t-on hommage à une matrice maternelle et non plus à une
mère en chair et en os ? Heureusement nous n'en sommes pas là !

Certains seront tentés de dire : oui mais cette mère qui m'a porté n'a rien
fait de spécial, elle ne m'a même pas désiré(e), elle m'a gardé c'est tout,
ensuite elle ne s'est pas, ou pas bien, occupé de moi.
C'est vrai, ce qui est positif et essentiel c'est qu'elle ait préservé votre vie.
Toute mère qui a mené un être vivant jusqu'à sa naissance mérite déjà une
reconnaissance de la société car elle a contribué à construire la richesse et
la diversité de la société avec la vie qu'elle a donnée.
Bien sûr dans ce cas elle n'a pas vécu sa maternité de manière complète,
idéale et totalement aimante mais elle y a contribué pour le début.
Comme tous les êtres humains les mères transmettent consciemment et
inconsciemment du positif et du négatif à leurs enfants, du plaisir et de la
douleur, de l'amour et d'autres sentiments moins nobles.

Je pense que les personnes qui ne souhaitent pas rendre hommage aux

211
mères conservent à l'intérieur d'elles-mêmes des griefs, des reproches
inconscients à l'égard de leur propre mère ou d'une figure maternelle. Être
adulte c'est pouvoir discriminer les apports positifs des apports négatifs
transmis par sa mère, ne pas la mettre sur un piédestal, ni lui faire porter
tous les maux de la terre. C'est considérer l'être humain avec ses qualités et
ses défauts. C'est aussi au-delà de cette vision lucide, rendre hommage à
cette fabuleuse puissance de vie et aux qualités maternelles petites ou
grandes qu'elle a déployé pendant notre enfance pour nous éduquer, au
mieux de ses possibilités.

Pour porter sur les mères un regard clair et les reconnaître à leur juste
valeur, il faut avoir réglé ses comptes avec la mère imparfaite qui a été la
notre, avoir pacifié les colères, les rancœurs, les rancunes, les regrets qui
font la différence entre la mère idéale que nous aurions aimé avoir et la
mère de chair et d'os porteuse de faiblesses et de méconnaissances qui s'est
occupée de nous.
C'est encore faire la distinction entre les mères de certains copains ou
copines qui nous ont pu nous sembler idyllique lors de brefs moments
partagés et notre mère auprès de laquelle nous étions bien placé pour vivre
ses qualités et ses défauts au quotidien.

Mère trop présente et envahissante, mère ne vivant que pour ses enfants,
mère trop soumise à la tyrannie de son époux, mère trop égoïste qui
s'occupait plus d'elle que de ses enfants, mère trop absorbée par son travail
qui semblait plus l'intéresser que ses propres enfants, mère plus femme que
mère portée sur le sexe et la séduction, « séduisant » même ses enfants,
mère indigne laissant ses enfants seuls pour sortir certains soirs, mère peu
ou pas secondée par le père de ses enfants, mère vécue comme trop
puissante ou trop faible…
Difficile équilibre à trouver et à maintenir entre la femme, la mère, la
professionnelle…Mère sur qui l'on rejette si facilement la responsabilité
d'avoir trop fait ou pas assez. C'est d'ailleurs une façon de lui reconnaître
de la puissance même si celle-ci est exprimée en négatif.

Mère, au sein de laquelle chaque être s'est baigné, mère traversée pour
venir au monde, mère de chair et de sang, mère dont chaque enfant s'est
nourri, une mère qui quand bien même nous le souhaiterions, notre chair
ne pourra jamais oublier, car après avoir été une partie d'elle quand nous
poussions dans son ventre, elle est et restera une partie de notre être pour
toujours. C'est pourquoi nier l'importance et l'influence de la mère est

212
absurde et créateur de dangereux clivages intérieurs. il vaut mieux la
reconnaître pour ce qu'elle est, une pierre charnelle et spirituelle de
l'édifice de notre construction. Si nous ne nous appuyons pas sur elle, c'est
la transmission de la vie même et la puissance de la vie que nous
compromettons.

Mères, je vous aime c'est vous qui donnez la vie, parfois au péril de la
vôtre.
Mères, je vous aime pour toutes vos qualités maternantes, les plus infimes
comme les plus grandes, pour le goûter préparé avec soin dans le cartable,
pour l'arrangement du nid douillet familial, pour vos petits mots gentils qui
réconfortent, pour l'attention accordée au bobo physique comme au bobo
moral.
Mères, je vous aime quand vous continuez d'aimer malgré les reproches,
malgré les critiques, en dépit de la maladie, quand l'amour pour votre
enfant est plus fort que tout.
Mères, je vous aime car c'est vous qui transmettez toutes les qualités de
cœur désintéressées existantes sur cette terre, c'est vous le miroir à facettes
de l'Amour.
Mère, je vous aime quand vous êtes soucieuse de l'avenir de vos enfants.
Mères, je vous aime quand vous vous sentez prête à tout pour garder vos
enfants auprès de vous.
Mères, je vous aime quand vous faites du mieux que vous pouvez pour
aimer.
Mères, je vous aime quand vous glissez dans le quotidien une note de
douceur ou de poésie.
Mères, je vous aime quand vous prenez vos enfants dans vos bras.
Mères, je vous aime même si des personnes plus promptes à vous juger
qu'à vous comprendre pensent que vous êtes ou avez été une mauvaise
mère.
Mères, je vous aime quand vous n'avez pas ou plus d'enfant et que vous
maternez ceux qui croisent votre chemin.
Mères, je vous aime toutes les fois où vous prenez soin des autres quel
qu'ils soient.

Programmation de rêve :
« Cette nuit je fais un rêve d'amour maternel. »
Les services d'interprétation des rêves vous aideront à décoder votre rêve.
http://www.epanouissance.com/reve_interpretation.htm

213
Citation :
Le cœur d'une mère est un abîme au fond duquel se trouve toujours un
pardon.
Honoré de Balzac

214
74. Développez votre puissance positive

Aujourd'hui nous allons commencer d'entrée de jeu avec un


exercice. C'est l'été les vacances ou le rythme plus cool souvent adopté
pendant cette période devrait vous permettre de prendre le temps d'une
pause de réflexion sur vous-même.
Comment vous y prenez-vous pour exercer une puissance positive dans
votre vie ?
Écrivez tout ce qui vous vient à l'idée...

Voici de quoi poursuivre votre réflexion. Tout d'abord une généralité, la


plupart des personnes dont l'âme n'a pas été fragmentée et l'esprit dévié par
des traumatismes graves aspirent naturellement à exercer une puissance
positive sur elles-mêmes, sur les autres et sur leur environnement.
Et c'est un ressenti extrêmement gratifiant d'avoir réussi à réaliser quelque
chose de positif à tous les niveaux (pour soi, pour les autres et pour
l'environnement).
Cependant une intention que l'on croit positive, un savoir-faire souvent
acquis en modélisant des membres de sa famille ou plus tardivement des
enseignants ou des mentors ne suffisent pas toujours car la conscience de
ses motivations profondes, de la façon d'exercer son pouvoir, son influence
est la plupart du temps partielle.

Voici quelques exemples dans la façon d'exercer sa puissance qui ne vont


pas dans le sens d'un résultat positif (+,+,+) à tous les niveaux :

- Penser que vous n'avez aucun pouvoir sur une situation, c'est vous sentir
impuissant et sans ressource, ce n'est jamais vrai à 100%. L'illusion de
l'impuissance est le revers de la médaille dont l'autre face est l'illusion de
la toute puissance.

- Insister pour que quelqu'un fasse quelque chose qui vous arrange ou dans
votre intérêt personnel, si vous percevez des réticences chez votre
interlocuteur ou que vous pressentez que ce ne sera pas positif pour cette
personne ou pour l'environnement.

- Penser, décider ou agir à la place d'une personne qui a toutes ses facultés
et aucun handicap car vous êtes persuadé que c'est mieux pour elle.. Quand

215
vous décidez à la place de quelqu'un vous le privez de sa capacité de
décision, quand vous agisse à la place de quelqu'un vous le privez de sa
puissance d'action. Les bonnes raisons sont faciles à invoquer : ça va plus
vite, vous êtes plus compétent, elle ne se rend pas compte etc.

- Omettre de vérifier que l'accord que vous passez avec un personne ou


groupe soit gagnant gagnant et n'altère pas l'environnement.

- Manipuler votre interlocuteur parce que vous en savez plus que lui sur le
sujet ou sur les techniques de communication.

- Culpabiliser votre interlocuteur en lui faisant des reproches répétés ou de


fréquentes observations négatives ou en lui témoignant souvent votre
insatisfaction.

En exerçant votre puissance positive vous faites en sorte de créer un climat


de confiance et d'harmonie qui n'empêche pas de veiller aux résultats
recherchés ni de superviser, ni de proposer votre aide au besoin. Vous
recherchez les solutions plutôt que les coupables.

Vous complimentez vos proches que ce soit au travail ou à la maison sur


leurs efforts, leurs progrès, leurs réussites. Vous préférez la confrontation
sereine à la manipulation. Et bien sûr vous faites en sorte de progresser
dans votre domaine et d'entraîner les autres dans vos progrès plutôt que de
déplorer l'incompétence de certains.

Et pour finir : si une situation ne s'est pas déroulée comme vous l'auriez
souhaité vous recherchez votre part de responsabilité en procédant à une
remise en question personnelle pour comprendre quelle partie de vous-
même, à mettre en lumière, était impliquée là-dedans.

Programmation de rêve :
« Cette nuit je fais un rêve de puissance positive. »

Les services d'interprétation des rêves vous aideront à décoder votre rêve.
http://www.epanouissance.com/reve_interpretation.htm

Citations :
La connaissance est en elle-même puissance.

216
Francis Bacon

Plaisir : sensation d'un accroissement de puissance.


Friedrich Nietzsche

75. D'où Nelson Mandela tirait-il sa puissance ?

Avez-vous vu Invictus ?

Il s'agit du dernier film de Clint Eastwood avec Morgan Freeman et Matt


Damon dans les rôles principaux.
Le scénario déroule les destins mêlés du grand leader Nelson Mandela
juste après son élection en Afrique du Sud et celle de l'équipe de rugby des
Springboks, de 1994 à 1995.
J'ai trouvé ce film remarquable parce qu'il évoque trois pratiques
extrêmement puissantes et fondamentales du coaching : le pardon, la
motivation et l'engagement.

Le pardon

Le pardon est un incontournable du parcours de chaque être humain. Qu'il


s'agisse de légères déceptions que tout enfant expérimente dans ses
relations familiales ou amicales ou de blessures plus profondes, seul le
pardon met du baume à l'âme et permet de continuer à progresser.
Bien sûr il est toujours possible de refuser de pardonner ce qui implique de
subir les conséquences négatives de son entêtement qui peuvent se résumer
ainsi : évolution freinée ou bloquée, problèmes de santé.
C'est le pardon à ceux qui l'ont emprisonné et à ses geôliers qui est à
l'origine de la force de pacification et de fédération de ce celui qu'on
appelait aussi Madiba.

La motivation

217
La motivation : le film montre comment la puissante motivation, l'extrême
détermination d'un homme hors du commun conduit l'équipe de rugby au
succès en même temps qu'elle rapproche les hommes et les femmes de
couleurs différentes au-delà de leurs différences et de leurs griefs
respectifs.
Tout cela est rendu possible grâce au dépassement de soi, de ses propres
limites qui se dissolvent dans l'action au service d'un rêve collectif.
Je reproduis ici un extrait du poème de l'écrivain William Ernest Henley
(1875), dénommé ultérieurement Invictus, qui a inspiré Nelson Mandela et
donné son nom au film. Un poème hautement porteur d'énergie de réussite
humaniste :

Je rends hommage à mon âme invincible et fière,


Je loue les Dieux qui me donnent
Une âme, à la fois noble et fière.[...]
Aussi étroit soit le chemin,
Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme
Je suis le maître de mon destin,
Le capitaine de mon âme.

L'engagement et la responsabilité :

L'engagement est le niveau d'implication dans un projet. La responsabilité


consiste à se sentir responsable, à être prêt à assumer les risques et
conséquences de ses choix, de ses décisions, sans chercher d'esquives ou
d'excuses le cas échéant.
L'engagement de N.M., sous-tendu par un courage exemplaire, remplit
toute sa vie. Cet engagement est tellement fort qu'il transcende la crainte
de la mort.

« Toute ma vie je me suis consacré à la lutte pour le peuple africain. J'ai


combattu contre la domination blanche, et j'ai combattu contre la
domination noire. J'ai chéri l'idéal d'une société libre et démocratique
dans laquelle toutes les personnes vivraient ensemble en harmonie et avec
les mêmes opportunités.
C'est un idéal pour lequel j'espère vivre et accomplir. Mais si besoin est,
c'est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir ».

218
Exercice :

Évaluez honnêtement votre niveau d'engagement et de responsabilité.


En fait, les deux sont souvent liés, si vous ne vous sentez pas pleinement
responsable en général vous n'êtes pas non plus complètement engagé.

Sur une échelle de 0 à 100, à quel niveau d'implication dans votre projet de
vie vous situez-vous ?
0 : je me sens aucunement responsable de ce que je vis, ce sont les autres
qui décident ou ont décidé pour moi
100 : je suis investi à 100% dans mon projet de vie et je me sens
complètement responsable.
Entre les deux : je me sens en partie responsable et en partie engagé.
A partir de cette observation souhaitez-vous augmenter votre niveau de
responsabilité et d'engagement dans votre vie ?
Dans quel domaine ? Que pourriez-vous faire pour cela ?

76. Existe-t-il des relations sans conflit ?

M'étant retrouvée incidemment à conseiller des personnes vivant


en situation de conflit ouvert et prolongé, j'ai constaté qu'il n'est pas
évident de trouver une issue positive à ces situations sans point de vue ou
apport extérieur et surtout sans une perspective suffisamment forte et
motivante pour retrouver la réelle paix intérieure qui accompagne la
résolution véritable du problème conflictuel.

Un conflit qui se répète est un conflit qui n'est pas résolu en profondeur.
Pour résoudre un conflit en profondeur il faut accepter de comprendre
comment et pourquoi un conflit apparaît, ce qui amène à changer de
comportement.
Si vous n'en passez pas par là, il ne reste qu'une issue : la séparation des
protagonistes.

Or la séparation supprime l'occurrence du problème mais ne le règle pas.


C'est-à-dire que si vous n'avez pas compris et tiré la leçon de votre vécu,
vous avez toutes les chances de revivre une situation similaire qu'elle soit
sentimentale, amicale ou professionnelle.
Tout d'abord dédramatisons la notion de conflit. Le conflit humain est

219
universel et fréquent.
Des tas de conflits se produisent tous les jours chez toutes sortes de
personnes. Pourquoi ?
Tout simplement parce qu'il y a conflit chaque fois que les besoins des
personnes en présence sont différents à un instant T ou chaque fois qu'un
besoin n'est pas comblé.
Même avec les personnes que nous aimons ou apprécions nous ne sommes
pas synchronisés en permanence, nous sommes loin d'être en communion
tout le temps.
La « lune de miel » sentimentale, amicale ou professionnelle ne dure qu'un
temps. Ensuite elle est à recréer régulièrement en toute conscience.

Conflit ne veut pas dire dispute, guerre ou violence. Si on en arrive là c'est


qu'il y a eu échec pour reconnaître les besoins des personnes en présence,
ou échec pour trouver une solution négociée qui tienne compte des besoins
de chacun.
Si on arrive là c'est que l'on veut avoir raison, c'est que l'on cherche à
imposer à tout prix, notamment par la force : son choix, sa façon de faire,
sa façon de penser, sa façon d'être… à l'autre partie.

Le conflit n'est a priori pas un sujet sur lequel on a spontanément envie de


se pencher bien que nous ayons vu ci-dessus que le conflit humain est
universel et fréquent.
Alors qu'est-ce qui pourrait vous motiver à approfondir un peu la
question ?
Un ras le bol de « l'état de guerre » et de la souffrance ? (L'état de guerre
est la manifestation d'un conflit non résolu poussé à l'extrême).
La lassitude de se disputer au quotidien ou d'être impliqué des histoires
conflictuelles interminables qui pompent une partie significative de votre
énergie et de votre argent ?

Existe-t-il une motivation positive à comprendre le fonctionnement des


conflits et comment les résoudre ? A cette question la réponse est oui.
A l'échelle du couple, des amis, des relations professionnelles un conflit
est une opportunité de développement personnel car c'est l'occasion de
reconnaître vos besoins, votre façon de communiquer et de fonctionner,
d'abaisser votre niveau de tension interne, autrement dit d'accéder à un
niveau de paix intérieure plus profond une fois que vous l'aurez résolu.
Avoir résolu un conflit renforce vos valeurs et votre puissance personnelle.

220
Par une journée ensoleillée de cet automne, j'étais en terrasse avec mon
compagnon et nous attendions notre consommation en bavardant. Un autre
couple est arrivé après nous ; soudain nous les avons vu repasser dans
l'autre sens devant nous et s'en aller, sans avoir consommé.
La femme arborait une expression d'insatisfaction, elle est également
passée devant le restaurateur sans mot dire, son mari a esquissé un geste
d'impuissance et bafouillé quelques mots d'excuses. Je suppose que cette
femme aurait aimée être servie rapidement mais elle n'a pas exprimé son
besoin au serveur, comment aurait-il pu deviner ? Connaissant le sens du
service de l'établissement je pense qu'ils auraient fait leur possible pour la
servir en priorité.
Le résultat de cette séquence est une frustration pour la femme, pour son
mari et pour le restaurateur.
Alors qu'il aurait été tellement simple pour la femme de poser la question :
« je suis pressée, est-il possible que vous me serviez rapidement ? » Ou
pour donner encore plus de précision : « Pouvez-vous me servir dans les 5
minutes ? »
C'est bien sûr s'exposer à une possibilité de refus. Mais au moins elle
aurait su à quoi s'en tenir et elle ne serait probablement pas repartie avec le
même sentiment de malaise . Par le simple fait d'avoir formulé sa demande
ou d'avoir exprimé son ressenti « tant pis je suis déçue ».

Lorsque vous quittez quelqu'un, frustré, sans avoir communiqué pour


exprimer votre besoin, il demeure en vous quelque chose d'inachevé, qui
vous prive d'une partie d'énergie positive que ce soit de la joie de vivre ou
de l'énergie à investir dans vos projets.
Car vous le savez bien de déception en déception non résolue on finit par
s'empêcher d'agir.

Exercice : petit outil simple de prévention de conflit

1-La première chose à faire est de prendre conscience de son besoin pour
pouvoir le reconnaître. Quel est votre besoin ?
C'est important de connaître ses besoins notamment quand on est sous
stress car la plage de tolérance est rétrécie.
2-le formuler à l'autre
3- comparer les besoins respectifs
4- chercher une solution pour répondre aux besoins de chacun.
le conflit se résout par le dialogue sans cris, sans violence, ou sans

221
mutisme.
5-Chacun obtient satisfaction.

77. Comment venir à bout des « oui, mais... »

Vous arrive-t-il dans le courant des conversations d'entendre ce genre de


réplique : « oui, mais… » ?
Ou le dites-vous souvent vous-même ?

Vous entendez souvent des « oui, mais… »

Au premier niveau le « oui, mais » exprime un accueil incomplet


à l'affirmation que vous venez d'énoncer, à votre proposition de solution
ou d'aide.
David : « Oui, je viendrais bien à ta réunion mais je suis pas sûr d'être
disponible »
Votre interlocuteur ne dit pas un oui complet, ni un non entier, il dit un peu
les deux. Alors ne sachant pas trop sur quel pied danser vous insistez pour
confirmer votre point de vue.
Aurélien : Et si tu consultais ton agenda ?
David : Oui mais je ne l'ai pas sur moi.
Et parfois ça continue…
Aurélien : Si tu veux je te rappelle ce soir comme ça, tu auras regardé ton
emploi du temps ?
David : Oui, mais nous avons une période assez chargée en ce moment.
Jusqu'à ce que l'un des deux finisse par renoncer, un peu las, ou que la
discussion ne s'envenime.
Aurélien : Écoute, mon vieux, à chaque fois tu me dis la même chose, tu
n'as qu'à suivre un stage de gestion du temps, ou te faire coacher à la fin, tu
t'organiseras mieux !
David : Oui j'y ai pensé mais il faut que je monte un dossier de formation.
Allez, bye, il faut que je rentre, ma femme et les enfants m'attendent pour
le dîner, je me dépêche, déjà que je suis souvent absent pour le boulot…

Que se passe-t-il ? La personne qui dit « oui mais » exprime des


réticences, de la résistance. Au second niveau le « oui, mais » manifeste un
blocage interne de la personne qui se trouve coincée entre le oui et le non
et ne connecte pas les ressources qui lui permettraient de dire

222
complètement oui ou bien parfois « je ne veux pas ».

Comment aider la personne à sortir de son blocage


qui ne profite à personne ?

1- Accueillez complètement ce qui empêche votre interlocuteurs de vous


dire oui. Vous apprendrez quelque chose sur ce qu'il vit, sur votre
proposition, sur vos services, peut-être même des possibilités
d’améliorations.
Dans l'exemple ci-dessus peut-être que David apprécierait un coup de
main pour monter son dossier de demande de formation et qu'Aurélien
pourrait l'aider.

2- Aidez votre interlocuteur à sortir de son ambivalence en basculant dans


le scénario complet du « oui » ou dans le scénario du « non » à l’aide
d’arguments et observez ce qui se passe. Éventuellement envisagez les
deux scenarii l’un après l’autre avec la personne.

Posez des questions pour éclaircir :

- A quelles conditions pourriez-vous me dire oui sans qu’il y ait


d’inconvénients pour vous ? Ce qui donne pour l'exemple précédent :
Aurélien : A quelle conditions pourrais-tu venir à cette réunion sans que
cela présente d'inconvénients pour toi ?
David : si j'avais davantage de disponibilité
Pourquoi ne me dites-vous pas « non, je ne suis pas intéressé » ?
Ce qui donne pour l'exemple précédent :
Aurélien : Pourquoi ne me dis-tu pas : non, je ne suis pas intéressé ?
David : parce que je suis intéressé par cette réunion, seulement voilà : je
n'ai pas la disponibilité pour le moment.

- Essayez d’être dans un véritable lâcher prise intérieur, il s'agit d’être prêt
à accepter soit le oui soit le non.
Ne soyez pas dans la manipulation ou dans le forcing. Un personne qui
cède à une manipulation ou à un forcing risque de vous en vouloir tôt ou
tard et ce n’est pas un bon positionnement sur le long terme.

223
Vous utilisez fréquemment les « oui, mais… »

Soyez à l'écoute de vous-même. Avant de prononcer


« oui,mais… »accordez vous un temps de réflexion pour peser le pour et le
contre.
Osez dire complètement oui ou complètement non.
Observez les conséquences : votre communication est-elle plus facile ?
Plus efficace dans le sens où vous perdez moins de temps ?
Avec des « oui, mais » vous n’avancez pas, vous faites du surplace.
Résolvez vous-même vos « mais » :
Exemples :
- Je partirais bien quelques jours en vacances mais je dois m’occuper des
enfants.
Cherchez et trouvez des solutions pour faire garder vos enfants.
- Je créerais bien un blog, mais je n’y connais rien.
Trouvez un cours qui vous explique comment faire (il existe des cours
gratuits !).

78. Du temps pour être, du temps pour exister

Vous avez probablement entendu parler de la nécessité de prendre


du « temps pour soi », pour ne pas succomber au stress, pour vous
recentrer, pour être mieux concentré, d'une certaine façon plus efficace le
reste du temps, et surtout plus épanoui.

Dans ce « temps pour soi » il y a plus précisément le « temps pour être »


dont les bénéfices viennent neutraliser les effets parfois négatifs d'un
surcroît de pression professionnelle ou de la trop grande vitesse à laquelle
les choses évoluent dans le monde.

224
C'est important de bien comprendre ceci : dans ce « temps pour soi » il y a
un temps spécial et extrêmement essentiel, c'est le « temps pour être » avec
soi uniquement, au contact de soi. Il s'agit d'un état d'existence pure, un
état de vie tout simplement.

Je pense que vous pouvez simplement comprendre ceci en vous souvenant


que votre vie d'être humain a commencé par un temps d'existence simple
et agréable . Un temps où vous vous contentiez d'être, de ressentir,
d'exister sans rien chercher, sans rien vouloir. Et où personne, en principe,
n'attendait de vous quoique ce soit, vu que vous étiez un bébé.

Je dis en principe car cette étape n'a pas toujours été vécue avec toute
l'acceptation, tout l'amour et la sérénité nécessaires à une croissance
ultérieure harmonieuse.
Mais je ne vais pas rentrer dans les détails, je veux juste vous signaler que
si cela n'a pas été aussi positif que cela aurait pu être, il est possible
qu'aujourd'hui vous ayez des difficultés à rester quelques instants
tranquille et serein sans rien faire.

Vous êtes concerné, si entraîné dans le tourbillon de la vie, vous avez


tendance à oublier d'être, d'exister pour vous même.
Et c'est limitant pour votre développement, pour votre épanouissement
parce que le temps sans rien faire, le temps pris pour soi, le temps pris
avec soi seulement, le temps au contact intime de soi-même, ce « temps
pour être » a une utilité essentielle dans la vie même si ce temps semble ne
rien produire de concret.

C'est même une clé d'or pour la santé, le ressourcement et la réussite.

Ce thème correspond au premier cours abordé dans la formation en


coaching essentiel Epanouissance.
www.epanouissance.com/coach_formation.htm

79. Êtes-vous plutôt confiant ou plutôt méfiant ?

Que pensez-vous de ce trait de caractère plutôt caricatural, du


français qui a toujours peur « de se faire avoir » et notamment quand il
voyage à l'étranger?
Ressemblez-vous de près ou de loin à ce portrait stéréotypé ?

225
Pour en avoir une idée il suffit d'observer pour vous-même laquelle de ces
deux
expressions vous ressemble le plus : suivre quelqu'un les yeux fermés ou
demander à ce que l'on vous montre patte blanche.
Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, il y a le résultat que produit
votre comportement aujourd'hui en fonction de là où vous êtes et de là où
vous souhaitez aller.

Certains d'entre vous répondrez probablement que cela dépend dépend du


contexte.
Alors il est intéressant d'observer quels sont les contextes où vous vous
sentez d'emblée en confiance et ceux où vous êtes plutôt sur vos gardes.
Souvent sous la méfiance se cache la méconnaissance ou l'ignorance qui
souvent alimente bien des peurs. Ne pas savoir comment les choses
fonctionnent laisse la porte ouverte à l'imagination positive ou négative et
aux croyances erronées sur la réalité.

Ainsi des études ont montré que les comportements de la population face
aux sites de vente en ligne et des administrations ont beaucoup évolué au
cours du temps. Vous pouvez aussi en faire le constat autour de vous. Les
utilisateurs chevronnés d'Internet considèrent peut-être comme des
humains « préhistoriques » ceux qui craignent encore de faire des achats et
leurs démarches administratives en ligne alors que ceux-ci considèrent
probablement leurs audacieux congénères comme des martiens. Les
habitudes et la confiance évoluent avec la connaissance des outils et des
risques réels (non fantasmés) et l'expérience.

Faire confiance demeure incontournable, c'est même un basique du


comportement en société et la fondation de toute relation. Les exemples
sont naturellement abondants dans la vie quotidienne :

- quand vous mangez à l'extérieur vous devez faire confiance au


restaurateur,
- pour que vos enfants grandissent et s'émancipent il vous faut leur faire
confiance et les laisser choisir et devenir autonome au fur et à mesure de
leur développement,
- quand vous amenez votre voiture à la révision ou à la réparation vous
faites confiance à votre garagiste,
- pour vivre en couple il faut faire confiance à son partenaire,

226
- au travail il vous faire confiance à votre responsable ou à vos
collaborateurs,
- lorsque vous épargnez vous faites confiance à votre banquier
- quand vous faites un achat vous faites confiance au vendeur et au
constructeur etc...

Cependant toute confiance trahie créée un passif qui engendre un espace


relationnel restreint donc une capacité d'épanouissement réduite sauf si
vous faites appel à des techniques de désensibilisation spécifiques utilisées
en coaching et psychothérapie.
La méfiance génère une dépense d'énergie plus grande que nécessaire,
investie dans un surcroît de contrôle. A la longue avec l'hyper contrôle,
tout le monde y perd ! Le contrôlant et le contrôlé !
De quelle perte s'agit-il ? De pertes de qualité relationnelle et d'énergie.

A l'opposé toute méfiance endormie laisse la porte ouverte à la naïveté et


au « pigeonnage ». Faisan et pigeon forment un couple mythique dont le
mythe est toujours vivant de nos jours.

Alors où est le juste équilibre ? Comment faire confiance même après une
trahison douloureuse ?

Comment développer une confiance lucide ? C'est ce que vous découvrirez


dans le second cours de la formation en coaching essentiel Epanouissance.
http://www.epanouissance.com/coach_formation.htm

80. Besoins ? vous avez dit besoins ?

Pourquoi est-il essentiel et même vital de connaître vos besoins


fondamentaux d'être humain ?
Depuis le début de l’histoire de l’humanité et en tous coins du globe les
besoins des êtres humains sont les mêmes et appartiennent à quatre
catégories : physiques, intellectuels, affectifs et spirituels.
Alors que les désirs et les envies varient en fonction des époques et des
lieux géographiques, les besoins sont des constantes de l’existence
humaine.

227
A son niveau de perception ordinaire, et répandu le besoin se fait sentir
comme un manque à combler. Le besoin est ressenti par la personne
comme une poussée à agir pour réaliser un objectif utile ou agréable pour
celui qui agit.
Lorsque l'intensité du manque devient plus élevée, le besoin non satisfait
déclenche une souffrance qui revêt des formes variées selon les personnes.

La satisfaction d'un besoin entraîne le bien-être, plus ou moins durable


tandis que sa frustration entraîne parfois des troubles du comportement ou
de la santé, selon la nature du besoin insatisfait et la personnalité.
Lorsque vous réussissez à faire en sorte que vos besoins soient
complètement satisfaits vous atteignez de états de bonheur, de plénitude.
Lorsque ce n'est pas le cas il est probable que viviez le manque, la
souffrance, le malheur.
Évidemment la sensibilité aux facteurs extérieurs et la maîtrise de soi
interfèrent beaucoup dans l'évaluation personnelle de ses propres besoins
et l'aptitude à y répondre.

Pour un besoin donné c'est rarement « zéro » (besoin totalement insatisfait)


ou « un » (besoin 100% satisfait), ce n'est pas noir ou blanc. Pour la
plupart des personnes c'est gris, entre les deux. Si la satisfaction d'un
besoin est proche de zéro alors il y a un problème grave. Dans le cas du
besoin de mouvement qu'a le corps, une personne qui ne bouge pas assez
sur une durée prolongée va rencontrer des problèmes de santé physique.
Dans le cas du besoin affectif, de relation et de communication, une
personne très isolée sur une longue durée aura des difficultés à reprendre
une vie sociale.

Si vous considérez votre besoin de vous nourrir sainement avec des


aliments qui permettent à votre corps d'avoir un poids où vous vous sentez
en pleine forme, satisfaites-vous ce besoin absolument chaque jour ?
Si vous considérez votre besoin d'être en relation harmonieuse et positive
avec des personnes, satisfaites-vous ce besoin absolument chaque jour ?

Et pourquoi ne faites-vous pas en sorte de satisfaire au maximum vos


besoins naturels, légitimes ?
Il existe différentes raisons, en voici quelques unes :
- parce que vous avez pris l'habitude de satisfaire vos besoins jusqu'à un
certain niveau. Si enfant vous n'avez pas eu la satisfaction d'un besoin

228
naturel pour votre âge il est possible qu'à l'âge adulte vous ne répondiez
pas pleinement à la satisfaction de ce besoin. (Par exemple : pas le droit
d'aller jouer avec vos camarades aussi souvent que vous en aviez envie,
(besoin de contact ludique) pas le droit de dire certaines choses (besoin de
communiquer), pas le droit de refuser (besoin de dire non), pas le droit de
se reposer sauf en cas de maladie (besoin d'inaction, de récupération et de
rêver), pas le droit d'avoir de l'argent de poche (besoin d'argent pour soi).
- parce que vous n'y avez pas réfléchi, donc une partie de ce que vous
pourriez faire pour aller plus loin reste dans l'ombre de l'inconscient.
- parce que vous ne savez pas comment faire.

Imaginez une magnifique plante au port majestueux. De quoi a-t-elle


besoin pour être si belle ? Elle a besoin de terre et de minéraux, d'une
certaine quantité de lumière et de l'attention que vous y apportez. Les
minéraux et la terre dans laquelle elle pousse sont équivalents à vos
besoins physiques, l'attention que vous y apportez chaque jour à vos
besoins affectifs et relationnels et la lumière à vos besoins intellectuels et
spirituels.

Comment reconnaître plus précisément vos vrais besoins et y répondre en


tenant compte avec respect de votre environnement ? C'est ce que vous
découvrirez dans le troisième cours de la formation en coaching essentiel
Epanouissance.
http://www.epanouissance.com/coach_formation.htm

81. Restons calme !

Avez-vous remarqué combien les gens calmes en profondeur ont


un effet apaisant sur ceux qui les entourent ?
Si le stress est contagieux, le calme l'est tout autant !
D'une attitude calme nous déduisons souvent implicitement des qualités
telles que la maîtrise de soi, la fiabilité, la sécurité, une sérénité résistant
aux aléas existentiels.

Dans la cuisine comme dans les défis garder son calme fait une grande
différence, et je ne crois pas me tromper en affirmant que le calme agit sur
le goût des plats, à un niveau de dégustation fine, que vous soyez cuisinier
ou gourmet,. Vous avez peut-être eu l'occasion de regarder l'émission

229
« Top chefs » diffusée sur M6 ? Ce qui a permis aux gagnants de se
démarquer au delà de leurs compétences, c'est leur aptitude à maintenir un
état d'être intérieur calme et confiant pendant le concours.

En effet il faut pouvoir connecter concentration et créativité dans un laps


de temps réduit. Ce qui est vrai en cuisine, est tout aussi vrai dans d'autres
disciplines aussi bien à un haut niveau, que pendant toutes les activités qui
façonnent votre vie.
C'est en étant calme que vous pouvez vous connecter aux ressources
profondes de santé et de créativité de votre être.
Il y a aussi un domaine que nous avons tous vécu et continuons de vivre si
nous voulons poursuivre notre développement personnel, c'est celui de
l'éducation et de la formation. Vous aurez certainement fait ce constat que
le calme facilite grandement vos apprentissages et ceux de vos enfants.

Je vous offre l'exercice express du jour, un basique du calme très efficace -


si je n'en avais qu'un seul à conseiller c'est celui-là que je choisirais - à
pratiquer et repratiquer encore si vous vous sentez énervé , contrarié ou
sujet à l'appréhension :
Placez vos mains sur votre ventre et respirez profondément en sentant
votre ventre gonfler doucement sur l'inspiration et se dégonfler légèrement
sur l'expiration. Si vous êtes à l'extérieur vous pouvez pratiquer cet
exercice sans poser vos mains sur votre ventre, en vous focalisant sur le
mouvement de votre ventre pendant que vous respirez consciemment.

Alors, à quoi ressemble votre état intérieur après avoir pratiqué cet
exercice quelques instants ? A une mer d'huile puissante et tranquille ou
sentez-vous qu'il persiste encore des vagues et du vent qui agitent la
surface de l'eau ?
Si c'est le cas, surmontez votre déception car le résultat n'est pas toujours
aussi rapide.

Sachez simplement qu'il existe trois niveaux de situations pour vous


entraîner à cultiver le calme dans votre vie.

Vous découvrirez ces niveaux et différentes techniques qui ont fait leurs
preuves dans le cours n°4 « Cultiver le calme » de la formation en
coaching essentiel Epanouissance
http://www.epanouissance.com/coach_formation.htm

230
82. Passer à l'action harmonieusement avec le coaching

J'entends certaines personnes dire ceci « j'ai du mal à passer à


l'action », ou « je ne passe pas facilement à l'action » tandis que j'en vois
d'autres s'affairer et courir partout.
Il existe aussi la catégorie intermédiaire de ceux qui « cavalent » et qui ont
du mal à accomplir certaines actions dans certains domaines.

La problème ou l'optimisation du passage à l'action n'est pas exactement là


où vous pourriez vous y attendre.
Il se situe plutôt dans l'impulsion qui précède l'action quelque part entre le
cerveau et les mains ou entre le cerveau et les jambes.

Plus simplement je pourrais dire au niveau de la motivation, de ce « je ne


sais quoi » de mystérieux qui pousse ou qui tire votre corps dans une
direction donnée pour faire quelque chose de précis.
Les actions ont donc du sens, un sens spécifique. Elles devraient aller dans
le sens de vos valeurs, comme on dit dans le jargon du coaching être
alignées avec celles-ci. Pour cela encore faut-il avoir identifié vos valeurs
qui sont vos moteurs d'action. Si vous ne les connaissez pas, prenez vite un
rendez-vous de coaching car c'est indispensable pour avancer.

Autrement dit, à chaque instant de votre vie, si vous disposiez d'un choix
total à 360 degrés dans l'espace, il y aurait tout un tas d'actions possibles
et inimaginables, comme il y aurait tout un tas de décisions envisageables.
Dans la réalité ce n'est pas vrai, à cause de ces fameuses valeurs, les
valeurs personnelles, les valeurs familiales, les valeurs culturelles.
Ce sont les valeurs dont vous êtes le dépositaire et que vous avez plus
moins choisies qui donnent du sens à votre vie.

Une chose est sûre : personne n'a naturellement envie d'agir dans un sens
qui ne correspond pas à ses valeurs et quand cela se produit parfois, alors
du stress, et une mauvaise estime de soi y sont associés. Donc si vous
n'agissez pas beaucoup n'est-ce pas parce que ce que vous pensez que vous
devriez être censé faire , ne correspond pas franchement à vos valeurs ?

Des croyances, ces fameuses pensées incrustées dans votre esprit peuvent

231
aussi barrer la route à l'action fluide et positive. Une des croyances la plus
enkystée qu'il m'a été donnée d'entendre était formulée par une amie
comme ceci : « il y a une différence entre la théorie et la pratique ». Sous-
entendu, c'est bien beau en théorie mais en pratique ça ne marche pas ; le
résultat de cette croyance super limitante était beaucoup de brassage
d'idées et peu d'actions efficaces. Elle mettait également à distance, du fait
qu'elle n'y croyait pas, des expérimentations bénéfiques pour d'autres et
qui auraient pu l'être pour elle.
Heureusement cette amie avec qui j'ai eu l'occasion de discuter à ce sujet
est en train de changer progressivement sa façon de penser et d'agir.

Il existe encore d'autres formes de freins au passage à l'action harmonieux


tel que l'interdit de se reposer, qui va entraîner une « overdose » d'actions.
Les résultats sont alors plutôt maigres en regard de la quantité d'énergie
investie avec en plus des risques d'épuisement physique.

Passer à l'action facilement, avec des résultats satisfaisants et dans la juste


énergie, c'est possible.

Et c'est ce que vous continuerez de découvrir dans le cours « passer à


l'action » de la formation en coaching essentiel Epanouissance.
http://www.epanouissance.com/coach_formation.htm

83. Apprendre à dire non pour être soi

Vous est-il arrivé de ne pas avoir su refusé et de l'avoir ensuite


regretté ?
Si c'est le cas vous n'êtes pas seul à avoir vécu cette situation
inconfortable.

Les exemples sont abondants et hélas fréquents :

- c'est le cadeau décoratif offert par une personne de la famille qui ne vous
plaît pas et qui vous provoque un désagrément épidermique chaque fois
que vos yeux tombent dessus,

- ce sont les verres bus en trop avec les copains qui altèrent vos facultés

232
mentales vous mettant en danger, c'est le plat en trop que vous mangez
pour faire plaisir alors que vous n'avez plus faim et que vous allez digérer
tout l'après-midi,

- c'est l'emploi que vous acceptez qui n'est pas en accord avec nos valeurs
ou avec vos compétences, c'est la relation amoureuse à laquelle vous
succombez par facilité et qui vous empêtre dans des difficultés
relationnelles,

- c'est la surcharge de travail qui fera que vous n'allez pas produire un
travail de qualité, c'est le service rendu à un ami et qui se fait au détriment
de vous-même, c'est le client que vous auriez dû refuser de servir ou le
collaborateur que vous n'auriez pas dû missionner etc.

Il s'agit alors d'éviter que cela se reproduise dans votre présent, pour votre
avenir et pour votre épanouissement.

En effet le passé est dépassé. S'il faut en assumer les conséquences les
moins bonnes comme les meilleures, il ne sert à rien de répéter en boucle
« je ne sais pas dire non » en vous lamentant. Comme disait Coluche, dans
un sketch, « ça ne fait pas avancer le schmilblick » . L'important à présent
est de progresser dans la maîtrise de ce comportement fondamental.

Si vous savez déjà dire non, vous pouvez encore progresser en apprenant
différentes façons élégantes de le dire, notamment sans blesser votre
interlocuteur ou risquer de compromettre la relation. Les variantes sur le
thème du non, dans la façon de le dire existent, et s'y entraîner peut être
pris comme un jeu :

- j'ai besoin que tu me donnes un coup de main cet après-midi


- non je ne peux pas, j'ai promis aux enfants de les emmener au cinéma
- rappelle toi la fois où je t'ai aidé quand tu avais des ennuis, j'ai vraiment
besoin de toi
- je t'aurais volontiers rendu service mais cette fois je ne peux pas j'ai
promis aux enfants
- tu ne peux pas me faire ça !
- je vois que tu considères ça comme une affaire de vie ou de mort de notre
amitié, cependant avant d'arriver à cette extrémité qui nous ferait beaucoup
de peine à tous les deux, il y a peut-être d'autres solutions !
- c'est urgent ce que je dois faire

233
- la séance de ciné se termine à 16 H, est-ce que tu peux attendre jusque là
?
- écoute je vais appeler Jean-Luc, s'il n'est pas disponible maintenant, je te
laisse
un message et je passe te chercher vers 16H.
- OK, ça me va, à plus.

Il existe en effet de multiples façons d'exprimer un désaccord et cela peut


être à la fois amusant et efficace de s'exercer à les varier en fonction des
interlocuteurs et des situations. Du rejet brutal au refus muet, en passant
par l'humour, ou l'élégante éconduite d'un commercial trop insistant, il
existe tout une palette comportementale à tester.

- j'ai besoin que tu me donnes un coup de main cet après-midi


- j'ai les enfants cet après-midi, je ne savais pas quoi faire avec eux, voilà
c'est tout trouvé !
- euh non, ça n'ira pas pour ce que j'ai à faire.
- bon désolé, si tu peux attendre la soirée ?
- non c'est urgent. Bon, je vais chercher quelqu'un d'autre.

Au delà des multiples situations de votre vie où ce comportement clé est


essentiel, il y a l'importance extrême de dire non à tout ce qui ne vous
convient pas, pour pouvoir dire oui à ce qui à ce qui vous convient. C'est
seulement à cette condition que vous pourrez être pleinement vous-même
et incarner l'essence de votre être.

Que se cache-t-il derrière la difficulté à dire non ?

Comment dire non ? Vous découvrirez 9 stratégies pour dire non et de


nombreux exercices pour vous entraîner dans le cours « dire non » de la
formation en coaching essentiel Epanouissance.
http://www.epanouissance.com/coach_formation.htm

84. Comment dire merci ou l'art d'exprimer de la gratitude

234
Êtes-vous du style à exprimer votre gratitude pour tout ce qui
vous arrive dans la vie y compris les difficultés qui vous amènent à mieux
vous connaître et à vous dépasser ?

Merci Laura de m'avoir encore aujourd'hui témoigné ton amitié en


m'accompagnant à la gare, ainsi j'ai pu attraper le train de 7H30 et
arriver à l'heure au rendez-vous important que j'avais.

Je remercie vraiment Paul de ne pas m'avoir emmené la gare, s'il l'avait


fait, je n'aurais ni repris le vélo, ni l'activité physique !

Ou êtes-vous plutôt du style à penser que tout vous est dû ?

Pourquoi devrais-je lui dire merci, c'est mon frère c'est normal qu'il fasse
ça pour moi et en plus c'était facile pour lui de m'accompagner à la gare
avec sa nouvelle voiture !

Remerciez-vous facilement avec plaisir ? Ou cela vous demande-t-il un


effort parce que ce n'est pas une habitude que vous avez acquise jusqu'ici ?

Pensez-vous à vous remercier vous-même pour tout ce que vous


accomplissez au quotidien pour les autres et pour vous-même ?

Merci à moi Laurence, d'avoir cuisiné de bons petits plats pour toute la
famille et de m'être occupée des enfants avec patience et douceur.

Merci à moi Victor d'avoir travaillé avec méthode et persévérance dans


mon job ces dernières années, grâce à cela j'offre une belle qualité de vie
à toute ma famille.

La gratitude est une forme de rétroaction positive (autrement dit

235
d'avis en retour positif). Donner son avis en retour est un comportement
extrêmement utile à la fois pour celui qui l'exprime et pour celui qui le
reçoit. C'est ce qui va faire bouger et avancer les choses.
Et quand cet avis en retour est positif, l'exprimer permet aux
personnes concernées de terminer un cycle d'action de manière
satisfaisante et énergisante.

Hélas il faut bien reconnaître que culturellement la plupart des français


ont l'esprit plus formatés par la critique négative, que par les autres formes
d'avis en retour, notamment positifs dont la gratitude fait partie. Résultat
de cette « sélection naturelle » celui qui reçoit les critiques négatives a le
choix de s'endurcir, de se dévaloriser ou de tomber malade...Que de gâchis
!

Il y a là pour les parents, les éducateurs de tous horizons et les


responsables un bel apprentissage à transmettre.
En effet la gratitude attitude a des bénéfices positifs sur les relations, sur la
santé, sur la progression des projets et sur la prospérité !

Mais qu'est-ce que la gratitude exactement ? Quels sont ces pièges ?


Comment la pratiquer avec sincérité ?
C'est ce que vous découvrirez dans le cours « Exprimer de la
gratitude » de la formation en coaching essentiel Epanouissance.
http://www.epanouissance.com/coach_formation.htm

85. Oser demander

Au moins trente six façons de demander et une seule de ne pas


oser demander.

La difficulté avec l'espoir secret que quelqu'un devine ce qu'il vous faut et
exauce vos souhaits, c'est que l'on trouve seulement cette situation, certes
agréable, dans l'enfance quand celle-ci est heureuse et parfaite, ou encore
dans les contes de fée.
Après, il vaut mieux regarder la réalité en face, la probabilité pour que
rencontriez une bonne fée ou une bonne mère à l'écoute de tous vos

236
besoins est presque nulle.
La toute première chose à faire pour oser formuler vos demandes est de
renoncer à l'idée que quelqu'un d'autre que vous les prendra en charge.
Pourquoi cette personne le ferait-elle ? Au nom de quoi ?
A moins que peut-être vous la payez pour cela ? Même à cette condition il
vous faudra exprimer ce que vous voulez.

D'ailleurs, depuis que vous êtes adulte la personne la mieux placée pour
savoir ce qu'il vous faut, c'est vous parce que c'est vous qui ressentirez la
satisfaction d'avoir obtenu ce que vous voulez. Donc il semble aussi très
logique que vous soyez le mieux placé pour formuler votre demande.

Ceci étant dit et j'espère admis, il existe cependant pour chacun d'entre
nous un domaine où l'on ose moins, où un profil de personne auprès de
qui, l'on n'ose pas !

Ce n'est pas une fatalité c'est un coin de soi à à explorer, à comprendre,


pour se dépasser.
Les demandes saines sont sous-tendues par des besoins, et elles ont toutes
leur raison d'être. Les réponses à ces demandes légitimes sont porteuses
d'épanouissement.

Les demandes touchent les différentes plans de l'existence humaine :


demande matérielle bien sûr mais aussi relationnelle, intellectuelle et il
existe également une demande spécifique qui est la demande spirituelle
dont vous avez peut-être fait l'expérience et qui doit être formulée avec des
conditions précises.

Au restaurant vous pouvez demander qu'on vous change un plat que vous
n'appréciez pas parce que son goût est inhabituel même si vous semblez la
seule personne à en être incommodée (c'est ce que j'ai fait hier), vous
pouvez demander de l'aide humaine ou spirituelle si vous êtes en situation
difficile, une remise de prix si votre budget est serré ou pour le plaisir de
négocier, d'avoir une ambiance positive sur votre lieu de travail, de
développer une qualité particulière etc.

La nature de la demande, la façon de demander et la personne (le groupe,


l'entité) à qui l'on s'adresse sont les trois principaux facteurs qui
influencent l'obtention d'une réponse favorable ou non, et le délai pour
obtenir satisfaction.

237
Exercice :

pensez à la dernière chose que vous avez demandée. Imaginez 3 autres


façons de formuler votre demande. Vous pouvez y mettre de la légèreté ou
plus de détermination (sans que ce soit de la pression excessive) ou des
arguments clairs ou de l'humour...

Exemple : 10 demandes actions pour une nouvelle voiture,


je passe une annonce
j'en informe ma famille, mes amis, collègues, voisins, commerçants
du quartier
je vais chez mon garagiste
je pose une affichette sur ma voiture
je réponds à des annonces
je formule aussi une demande spirituelle pour trouver la voiture de
mes rêves j'imagine précisément la voiture qui me convient, je fais
son portrait en quelque sorte
j'emprunte ou je loue le modèle que je souhaite avoir
je pose une affichette sur mon lieu de travail ou chez les
commerçants
je vais visiter les concessionnaires ou les garages de voiture
d'occasion

Connaissez-vous les différences entre demander, solliciter,


revendiquer, harceler ? Savez-vous objectivement pourquoi les autres
refusent de répondre à certaines de vos demandes ?
Savez-vous comment vous y prendre pour obtenir satisfaction de vos
demandes ?

C'est ce que vous découvrirez dans le cours « Oser demander » de la


formation en coaching essentiel Epanouissance.
http://www.epanouissance.com/coach_formation.htm

86. Changement de vie ou actualisation de soi ?

238
Tout au long de notre vie nous procédons à des tris, à des
rangements et à des actualisations pas seulement sur le plan matériel mais
aussi sur le plan des idées et des connaissances, des personnes avec qui
nous sommes en relation.
Nous mettons également à jour nos attitudes, nos comportements, nos
décisions
en interrelation avec nos nouvelles expériences de vie et l'évolution du
monde.

Dans cette dynamique nous faisons l’inventaire de ce que nous possédons,


puis nous décidons de jeter, de donner ou de recycler certaines choses qui
ne nous correspondent plus, tandis que nous choisissons d’en conserver
d’autres.

Voilà ce qui devrait se produire de façon naturelle et continue et à certains


moments clés de notre vie pour que nous poursuivions notre spirale
évolutive, notre progression d'être humain.

Mais force est de constater que j'ai brossé là un tableau idéal et que dans la
réalité, nombreuses sont les personnes qui répugnent à ranger, à trier, ou
encore à jeter ou à mettre au recyclage ce qui est devenu inutilisable,
inutile et encombrant. Une des conséquences extrême et douloureuse de ce
constat est la pulsion à tout quitter du jour au lendemain. Certains y
succombent avec l'inconfort et les difficultés qui vont avec pour eux ou
pour ceux qui les entourent.
Pourtant il existe un autre façon, plus douce et plus progressive, de
renouveler sa vie, qui est l'actualisation de soi.

Rares sont ceux et celles qui n'éprouvent pas de la difficulté à se séparer


sereinement des objets, des connaissances, ou encore des relations (je sais
que cette dernière notion peut choquer) qui ont fait leur temps. Ainsi les
êtres humains sont attachés à leurs attachements quand bien même ceux là
ne sont plus porteurs de sens positif et constructif.

Pourtant imaginer un arbre qui retiendrait désespérément ses feuilles à


l'automne ou encore imaginer un chien qui voudrait garder son épais
pelage d'hiver aux beaux jours, vous semble absurde, n'est-ce pas ? Si je
transpose cette remarque sur vos cheveux qui tombent au printemps peut-
être que vous pouvez trouver normal de vouloir retenir vos cheveux ?

239
Dans les rêves les cheveux symbolisent les idées. Qu'est-ce qui est plus
léger et volatile qu'une idée ? Même pas une plume. Pourtant il arrive de se
cramponner à une idée bien incrustée même si elle appartient à une période
révolue.

Pour vivre épanoui, en harmonie avec votre époque et quelque soit votre
âge, il faut apprendre ou réapprendre à faire régulièrement du tri dans
votre vie.

Quand faire du tri, du rangement et de l'actualisation dans votre vie ?


Comment faire du tri de façon concrète sur les 7 plans de l'existence
depuis le niveau matériel jusqu'au niveau spirituel en passant par les
émotions ?

C'est ce que vous découvrirez dans le cours « Trier, ranger,


actualiser » de la formation en coaching essentiel Epanouissance.
http://www.epanouissance.com/coach_formation.htm

87. Apprécier la nouveauté et développer votre créativité

« Cela ne marchera jamais ! » C'est peut-être ce que vous avez


pensé devant une invention, un nouveau produit, un service innovant.

Si c'est le cas vous n'êtes pas seul : le patron d'IBM n'a pas voulu miser un
centime sur l'ordinateur portable ! En prenant connaissance de cette
information aujourd'hui, cela vous paraît insensé n'est-ce pas ?

Auriez-vous fait partie de ceux qui ont longtemps pensé que le téléphone
mobile resterait un gadget pour les plus riches ?
Auriez-vous imaginé l'essor et l'importance qu'a pris la télévision ?

240
Le néophobe est une personne qui n'apprécie pas la nouveauté. Elle ne
veut pas être dérangée, elle n'apprécie pas qu'on bouscule ses habitudes,
qu'on chamboule son train train. Elle n'aime pas que le monde change.

Le néophile au contraire est une personne qui apprécie beaucoup la


nouveauté au point parfois d'être très enthousiaste voire même excité.
Et vous quelle est votre attitude face à la nouveauté, plutôt néophobe ou
plutôt néophile ?
Aucune des deux attitudes n'est meilleure que l'autre, nous avons besoin
des deux attitudes pour que le monde « tourne rond ». Il faut à la fois
garder la mémoire vivante de ce qui a été découvert dans le passé, de ce
qui se fait aujourd'hui en préservant les habitudes et accueillir pour les
expérimenter les solutions de demain.

L'attitude néophile qui consiste à accueillir et utiliser ce qui est nouveau


est la base de la créativité, une qualité indispensable pour l'être humain.

C'est tellement évident que si vous regardez autour de vous avec un


« regard déshabitué », ce regard qui prend de la distance par rapport aux
habitudes et se décolle de l'évidence, vous prendrez conscience que chaque
objet que vous utilisez, c'est à dire absolument TOUT, a été un jour créé
par quelqu'un !
Si ce n'était pas le cas nous vivrions encore comme à l'âge des cavernes !

Quelles différences existe-t-il entre découverte, innovation, invention et


créativité ? Comment pratiquer la créativité ? C'est ce que vous
découvrirez dans le cours « Exercer votre créativité » de la formation en
coaching essentiel Epanouissance.
http://www.epanouissance.com/coach_formation.htm

88. Comment jouez-vous au grand jeu de la vie ?

L'ambiance estivale incite ceux qui continuent leurs activités


professionnelles à plus de détente, de décontraction dans le travail. Je fais
partie de ceux-là.
Jusqu'à ces derniers jours, je n'avais vraiment pas d'affinité pour les jeux
vidéos malgré diverses incitations à partager ce genre d'activité ludique qui
ont croisé mon chemin, à plusieurs reprises.

241
Je peux même dire que je nourrissais des a priori assez négatifs envers
ceux-ci, après avoir vu certaines personnes scotchées pendant plusieurs
heures devant ces jeux, seules ou en compagnie de partenaires invisibles.
Pour moi ils étaient associés à une perte de temps pure et simple. Les jeux
de rôles et de quête destinés aux ados bénéficiaient toutefois d'un peu
d'indulgence de ma part.
Rassurez-vous je ne vais vous faire de la pub pour un quelconque jeu, c'est
bien de coaching dont il s'agit...

Le rythme estival, ma curiosité et quelques courriels qui auraient fini


habituellement illico dans la corbeille accompagnés d'un froncement de
sourcils, m'ont conduite à tester trois jeux dont les objectifs sont simples,
clairs et les parties prévues pour une très courte durée.

Le premier jeu m'a d'abord semblé intéressant pour l'entraînement visuel


qu'il nécessite, le deuxième pour la rapidité de réflexe qu'il occasionne et
le troisième pour les deux caractéristiques précitées. Évidemment pour
chacun d'eux, il y a une histoire, un scénario qui vous donne un rôle
héroïque le temps que dure la partie ! Et vous progressez à chaque fois
vers un gros lot attractif.
Jusque là cette simple expérience nouvelle, en dehors de mes sentiers
habituels m'a permis de lâcher mes a priori limitants au sujet de ces jeux,
si les joueurs ont suffisamment de maîtrise d'eux-même et de leur temps
pour vivre un nombre limité de séquences ludiques et ne pas tomber dans
l'addiction.

Mais ce n'est pas la prise de conscience la plus riche qui m'ait traversé
l'esprit. En répétant mes courtes séquences ludiques du jour au lendemain,
j'ai réalisé à ma grande surprise que sans rien faire de particulier, si ce n'est
de répéter cette expérience en dilettante, je progressais sans effort dans
mon habileté et découvrait de nouvelles stratégies ludiques.

Eurêka ! Un objectif motivant, un temps délimité qui permet de mobiliser


son énergie de façon concentrée, un cadre d'actions et de stratégies et l'être
humain progresse naturellement.
Pourquoi ? Parce que c'est dans sa nature de progresser.
N'est-ce pas un remarquable modèle réduit du grand jeu de la vie ?
A la différence du jeu ordinaire qui vous impose une destination précise et
une trajectoire progressive bien définie, dans le grand Jeu de la vie,
librement joué, c'est vous qui décidez là où vous voulez aller et comment

242
vous y allez. La question de savoir si le jeu de la vie est effectivement
librement joué nous emmènerait dans un débat certes passionnant mais ce
n'est pas le sujet de du présent article.

Quoiqu'il en soit le coaching ainsi que toute démarche d'épanouissement


personnel a pour conséquence d'augmenter votre degré de liberté et non
pas de réduire l'éventail de vos choix.
Même si l'espérance de vie s'allonge, et c'est tant mieux, notre temps de
vie est limité. Ce qui nous porte c'est le sens que nous donnons à notre vie
et les objectifs motivants, vibrants que nous choisissons.
Parce que seuls les objectifs qui font sens pour soi et pour la société, ont la
propriété de nous garder bien vibrants de vie et la capacité de nous
conduire avec passion jusqu'au bout de notre vie.

Et vous comment jouez-vous au grand Jeu de la vie ?


Vous sentez-vous libre ou coincé ? Acteur ou spectateur ?
Avez-vous la motivation suffisante ? Avez-vous un cadre qui vous
convient ?
Avez-vous des stratégies qui réussissent comme vous le souhaitez ?

89. Les rêves d'orientation professionnelle

Le chômage sévit et pose problème dans notre société. C’est souvent une
souffrance individuelle qui affecte tous les niveaux de l’être (physique,
émotionnel et mental) engendrée par l’absence de fonction, d’identité,
d’utilité sociales reconnues. Le chômage pose aussi un ensemble de
problèmes économiques et sociaux à l’échelle d’un pays.
Sans accompagnement compétent, le chercheur d’emploi peut errer
pendant des mois, trouver un job et retomber un peu plus tard dans la
même situation de non sens.

Parallèlement en regardant autour de soi, il est frappant de constater que


trop peu de personnes exercent un métier qui leur convient totalement.
Dans ces conditions comment la paix sociale pourrait-elle se développer et
durer avec une majorité de personnes qui n’ont pas de fonction sociale ou
qui ne sont pas à leur juste place pour vivre leur talent de vie ? Dans ces
conditions comment peut-on espérer que les relations entre les personnes

243
tendent vers l’harmonie ?

Il est intéressant de savoir que les rêves délivrent des informations


intérieures de source sûre pour l’orientation professionnelle et pour le
choix de projets.
Le 1er moment où l’on se pose la question d’une orientation par rapport à
son rôle dans la société c’est bien sûr à l’adolescence au moment de
choisir un projet professionnel pour la 1ère fois. Ensuite la question peut
se poser de nouveau après une rupture professionnelle ou un nouvel
événement de vie et puis à l’âge de la retraite.
Le rêve est particulièrement utile en phase d’émergence de projet car il
provient de soi, de l’âme.

Voici deux rêves d’orientation l’un très ancien, l’autre contemporain :

Galien, souvent présenté comme un anatomiste et physiologiste obstiné,


vécut au 2ème siècle avant J.C. , était médecin, auteur du petit traité
intitulé « Du diagnostic par les songes ». Il établit une classification des
rêves. Il tint sa vocation d’un rêve.
Asklépios (le dieu grec de la médecine) apparut en rêve au père de Galien
et lui demanda de faire de son fils un médecin. Il lui avait déjà donné un
nom de bon présage: "galénos", le pacifique, le tranquille. Galien devint un
grand médecin, déjà à cette époque il avait une vision holistique : il
considérait la vie comme un tout.
Notez que dans cet exemple le rêve ne vient pas directement au principal
intéressé mais à un proche.
Voici le témoignage d’Allan Ishac de New York (1995) publié dans le
livre l’expérience de la dixième prophétie de James Redfield :

« Il y a plusieurs années, à un moment où j’étais dans un état intermédiaire


entre veille et sommeil, j’ai vu un message s’inscrire sur le tableau noir de
mes paupières fermées : vingt cinq endroits où l’on peut trouver le calme
et la tranquillité à New York. Il écrivit cette phrase sur une feuille de
papier et l’oublia. Il la retrouvait de temps à autre dans ses affaires. Un

244
jour alors qu’il envisageait de quitter New York parce qu’il se sentait
épuisé par le rythme de vie, le bruit et la tension générale, il se rendit
compte que son rêve lui donnait le titre d’un livre et il se mit à
entreprendre des recherches et à écrire durant le week-end. Grâce à une
série de synchronicités, il publia finalement son livre : Cinquante endroits
où trouver le calme et la paix à New York. »

Ceux qui ont fait l’acquisition du livre « Les grands types de rêves et leurs
significations » retrouveront à la page 73 le récit d’un rêve personnel qui
m’a incitée à écrire mon premier livre, un recueil d’exercices de
relaxation. Plus tard quand le livre a été écrit, j’ai trouvé un éditeur pour le
publier.
Des personnes célèbres telles que le psychiatre Jung ou encore le
visionnaire Cayce ont raconté le récit de rêves décisifs pour leur
orientation professionnelle. Il n’est pas nécessaire d’être célèbre pour faire
appel à des rêves d’orientation d’ailleurs ces auteurs ne l’étaient pas
encore. Quoi qu’il en soit leur expérience reste source d’inspiration et de
modélisation.

Dans les cours sur les rêves, le cours 21 est consacré aux rêves
d’orientation
http://www.epanouissance.com/reve_cours.htm

90. La thérapie par les rêves en Grèce antique

245
Saviez-vous que la programmation des rêves appliquée à la santé
existait plusieurs siècles avant et après JC, en Grèce antique notamment ?
Je reviens de Grèce où j’ai visité le site archéologique d’Epidaure avec
beaucoup d’émotions car c’est un site très ancien qui témoigne de
l’histoire de l’humanité et parce qu’on y pratiquait la programmation des
rêves ; vous savez combien je suis passionnée par le domaine des rêves.
C’était un vaste centre, à vocation thérapeutique, en fait le plus grand
d’Europe.
Très fréquenté, il regroupait :

- un sanctuaire dédié au dieu de la médecine Asklépios (Esculape pour les


latins),
- un théâtre antique de 12 000 places très bien conservé qui accueille l’été
des tragédies classiques,
- un stade où les athlètes exerçaient leurs jeux sportifs en l’honneur du
dieu.

Ainsi que divers bâtiments dédiés à l’hébergement et à la restauration.


Voilà pour la présentation générale mais revenons-en aux rêves et à leur
place dans cette démarche thérapeutique de l’antiquité. Il y a eu des
variantes au cours du temps cependant voici un schéma général.

Quand ils atteignaient les propylées, gigantesques portes d’entrée du site


ressemblant à des arcs de triomphe, les malades venus en pèlerinage pour
guérir avaient conscience d’entrer dans un lieu sacré. Après avoir passé ces
portes impressionnantes, ils suivaient la voie sacrée qui menait au temple
d’Asklépios.

A l’intérieur se trouvait la statue du dieu représenté avec son bâton orné


d’un serpent enroulé autour, à l'origine de l’actuel caducée des praticiens
médicaux.
Son visage avait une expression bienveillante et calme. L’aspirant à la
guérison lui adressait une prière fervente.
Puis le patient se rendait à la fontaine sacrée où il devait se purifier. Près
de là se trouvait l’autel où le malade devait offrir un animal en sacrifice.
Les pauvres pouvaient consacrer des offrandes de moindre valeur tels que
des fruits, des gâteaux ou n’importe quel autre don modeste.
Suivait ensuite une pratique spirituelle, peut-être secrète car on n’a pas
retrouvé de précisions sur son déroulement, accompagnée par des prêtres
et destinée à augmenter la motivation à guérir, la foi en la guérison.

246
Ensuite venait la séquence de programmation du rêve de guérison appelée
incubation onirique précédent une nuit de sommeil. Je ne pense pas que les
malades dormaient bien, mais l’important était plus le rêve obtenu que la
qualité du sommeil.
Il est étonnant de constater que de nos jours certains rêves qui manifestent
la guérison contiennent encore la présence d’un chien, d’un serpent, ou
d’une présence spirituelle...

91. La thérapie par les rêves en Grèce antique 2

La thérapie par les rêves, longtemps en vogue dans l’antiquité


reposait sur le pouvoir du dieu Asklépios accompagné de ses principaux
attributs animaux le serpent, le chien et le coq. C’est dommage que le coq
et le chien soient absents des reproductions sculpturales les plus
répandues. En effet nous parlerons dans l’article n°4 de cette série
historique, de la fonction symbolique de ces animaux que l’on retrouve
encore de nos jours dans certains rêves de guérison (absolument étonnant,
mais vrai !

La cérémonie proprement dite débutait après le coucher du soleil et se


déroulait selon des rituels parfaitement mis au point qui prédisposaient le
patient à recevoir les soins des prêtres.
Avant de consulter le dieu dans son temple, le malade était soumis à un
grand nombre de pratiques, dont les unes, telles que le jeûne, les ablutions
et les bains, étaient simplement hygiéniques, tandis que les autres, comme
les purifications et les sacrifices avaient un caractère religieux.

Après cette préparation, il était admis au temple pour y passer la nuit dans
le portique d’incubation (« abaton »), soit sur la peau d’un animal
préalablement sacrifié, soit sur des lits placés auprès de la statue
d’Asklépios. Là, dans le silence et la demi-obscurité du temple, où il
apercevait des serpents familiers déroulant leurs longs anneaux sur le
parvis, il recevait en songe la visite du dieu pour lui indiquer les remèdes
qui devaient le guérir. Les serpents, surtout ceux de couleur claire, étaient
consacrés à Asklépios et ne faisaient jamais de mal à personne. Cette
variété de reptiles se trouvait, disait-on, seulement à Épidaure.

247
Voici le récit extraordinaire, relaté par Aristophane, de l’expérience vécue
par un citoyen pauvre et son esclave ayant accompagné un dénommé
Ploutos dans le sanctuaire d'Asklépios pour le guérir de sa cécité...

« Arrivés près du temple avec notre malade [...] nous le menons


d'abord à la mer pour se purifier ; [...] nous nous rendons ensuite au temple
du dieu. Une fois les galettes et les différentes offrandes consacrées sur
l'autel [...] nous faisons coucher Ploutos, suivant l'usage et chacun de nous
se fait un lit avec des feuilles .[...] On éteint les lumières et le prêtre nous
engage à dormir, en nous recommandant de garder le silence si nous
venons à entendre du bruit. (... le dieu arrive) Il vient s'asseoir au chevet de
Ploutos, lui tâte d'abord la tête, prend un linge bien propre et lui essuie les
paupières ; Panacée* lui couvre d'un voile de pourpre la tête et tout le
visage ; puis le dieu siffle et deux énormes serpents s'élancent du
sanctuaire. [...] Ils se glissent doucement sous le voile de pourpre, lèchent,
à ce que je crois, les paupières du malade et [...] Ploutos se relève : il voit.
De joie, je bats des mains, j'éveille mon maître; aussitôt le dieu disparaît
dans le sanctuaire avec les serpents. »
(Aristophane, Ploutos, v. 659-741)
*Panacée : de la racine grecque « pan, « tout », et akos, « remède », fille
d’Asklépios représentant la guérison universelle.

92. La thérapie par les rêves en Grèce antique 3

Nous avons découvert dans les précédents articles l'étonnant


protocole thérapeutique d'incubation onirique (la programmation
spirituelle des rêves placée sous l'égide du dieu Asklépios - Esculape pour
les latins -) suivi par les malades venus en pèlerinage à Epidaure dans le
but de guérir.
Le lendemain de la mystérieuse nuit d'incubation le malade racontait ce
qu'il avait vu ou entendu aux prêtres qui interprétaient ses visions et
appliquaient le traitement prescrit par le dieu. Parfois la guérison était
instantanée ; parfois elle dépendait de pratiques prescrites dans la vision et
interprétées par les prêtres ; parfois elle résultait d'un véritable traitement
médical.

248
Il semble qu'à l'origine les guérisons instantanées aient été les plus
courantes. Il s'agit alors de véritables miracles, qui devaient être aussitôt
consignés par écrit. On soignait quantité de maux, mais il est probable que
les résultats les plus probants étaient obtenus sur des maladies d'origine
psychique.
Il est aussi clair que l'élément le plus important de ce genre de guérison
était la foi du patient. L'atmosphère spirituelle et religieuse, de même que
l'apparition du prêtre vêtu du costume d'Asklépios et accompagné de sa
suite lors de l'« incubation » nocturne, étaient sans doute impressionnantes.

Exemples de rêves de guérison

On a trouvé à Épidaure des inscriptions attestant des guérisons opérées


dans le sanctuaire d'Asklépios. Les récits sont extrêmement variés et leur
présentation mêlent humour et émotion :

« Ambrosia d'Athènes était borgne. Cette femme vint en suppliante vers le


dieu et, se promenant dans l'enceinte sacrée, elle se moqua de quelques
unes des guérisons, prétendant qu'il était invraisemblable et impossible que
des boiteux marchassent et que des aveugles vissent, simplement pour
avoir eu un songe.
S'étant endormie, elle eut une vision. Il lui sembla que le dieu lui
apparaissait et lui disait qu'il la guérirait mais qu'il exigeait d'elle, à titre de
salaire, qu'elle plaçât dans le temple un cochon d'argent en souvenir de la
stupidité dont elle avait fait preuve ; parlant ainsi, il entrouvrit l'œil
malade, et y versa un certain remède. Quand le jour parut, elle était
guérie. »

« Un homme ayant les doigts de la main paralysés, à l'exception d'un seul,


vint en suppliant vers le dieu, et voyant les tableaux (ex-voto) dans
l'enceinte sacrée, il se prit à douter des guérisons et à railler les inscriptions
qui les attestaient. S'endormant alors, il eut une vision. Il lui sembla qu'il
jouait aux osselets auprès du temple et se préparait à jeter un coup :
soudain, le dieu lui parut, et s'élançant sur sa main, lui étendit les doigts
l'un après l'autre.
Le dieu s'étant éloigné, l'homme, pour bien se convaincre de la chose,
referma ses doigts et les rouvrit un à un ; le dieu lui demanda s'il avait
encore des doutes au sujet des inscriptions sur les offrandes du temple, et il

249
répondit que non. Le dieu lui dit alors : " Parce que tu n'as pas cru tout à
l'heure à des choses qui ne sont pas incroyables, je t'accorde maintenant
une incroyable guérison. " Et, le jour ayant paru, il sortit guéri. »

Remerciement, témoignage de reconnaissance

Les guérisons miraculeuses donnaient lieu à des ex-voto. L'usage voulait


que, avant son départ, le sujet guéri témoignât de sa reconnaissance par un
présent plus ou moins important selon sa condition sociale. Pausanias,
visitant Épidaure au IIe siècle de notre ère, a vu dans le dortoir sacré six
stèles rapportant des miracles anciens.

93. La thérapie par les rêves en Grèce antique 4

Voici le 4ème article de cette série qui aborde les symboles issus de
la
mythologie encore présents dans les rêves actuels.
Les symboles issus de la mythologie et présents dans les rêves actuels

Le symbole du corbeau

Coronis, fille unique de Phlégyas, roi de Béotie a été séduite par Apollon.
Enceinte du Dieu, Coronis fut faussement incriminée par le corbeau qui se
rendit à Delphes afin de dévoiler à son maître Apollon l'infidélité de sa
bien-aimée avec un certain Ischis. Celui ci fut foudroyé par Zeus et
Coronis atteinte mortellement par les flèches d'Artémis sœur d'Apollon.
Puis, le Dieu se reprocha d'avoir prêté l'oreille à cette calomnie, et se
vengea du corbeau en changeant en noir son plumage blanc. le mot coronis
en grec veut dire corneille.
Dans les rêves le corbeau noir reste souvent associé au porteur de
mauvaise nouvelle et plus précisément de trahison, le mythe nous enseigne
à vérifier la véracité des faits.

250
Le symbole du serpent

Le serpent est symbole de vie et de vigueur parce qu'il possède la propriété


de changer de peau au cours de ses mues, retrouvant ainsi l'apparence de la
jeunesse.
L'animal favori d'Asklepios est presque toujours le serpent que l'on peut
voir à ses côtés, enroulé à son bâton.
Un jour, Zeus, jaloux du pouvoir d'Asklepios, le punit en le foudroyant et
Apollon le transforma en constellation, celle du Serpentaire.

A noter qu'en Grèce on trouve des serpents qui vivent dans leur habitat
naturel.
Il s'agit d'une espèce particulière de serpents connue sous le nom de
Elaphe longissima ou serpent d'Asklepios, une couleuvre inoffensive pour
les humains. Elle peut atteindre la taille de deux mètres, très rapide, très
agile, elle possède un solide appétit et se nourrit de petits mammifères, de
lézards et d'oiseaux.

Le symbole du chien

Selon une autre version du mythe, Asklepios (Esculape en latin) est conçu
après une relation amoureuse entre Coronis et Apollon, au cours d'un
voyage de cette jeune femme dans le Péloponnèse, où elle accompagne son
père Phlégyas. Quand tous deux arrivèrent à Epidaure, elle accouche en
secret au pied d'une montagne (le mont Pyrtion selon certaines légendes),
et abandonne son nouveau-né. Asklepios est sauvé grâce à une chèvre qui
l'allaite et un chien gardien du troupeau qui le protège.
A Epidaure dans l'Asklepiéion (temple de guérison consacré au dieu
Asklepios) il y avait des chiens sacrés : il y a au musée d'Athènes, 2
figures provenant des fouilles de cette ville représentant des chiens
d'Esculape. Peu à peu l'importance religieuse du chien s'effaça en Grèce au
profit du serpent. Le chien faisait partie du culte d'Esculape. Un grand
nombre de sanctuaires de ce dieu avait leurs Chien sacré aussi bien que
leur Serpent. Timothée de Gaza (rédacteur d'un ouvrage zoologique au
6ème siècle) qui reconnaît le chien comme animal sacré explique sa
présence dans les temples médicaux : « par son flair indiscutable des
épidémies ». Quand une épidémie est imminente, les chiens la pressentent

251
par instinct.
Premier ami de l'homme, avant même le cheval, le chien est une figure
essentielle et ambivalente. Il se situe à mi-chemin entre le protecteur et la
menace. C'est un gardien à qui il peut arriver de retrouver sa nature
sauvage et se retourner contre son maître.
Il a le rôle de gardien et le protecteur de la famille et des biens de son
maître. La présence d'un chien blessé ou agressif dans un rêve traduit un
problème de santé car il ne remplit plus son rôle de protection, il a aussi un
rôle d'avertissement grâce à son flair.

Épilogue : évolution du site thérapeutique et de la forme des soins

Le succès d'Epidaure fut durable et alla même s'accroissant, comme le


montrent bien les successifs agrandissements. Beaucoup de sanctuaires
dédiés à Asklepios furent construits peu de temps après. Mais, avec le
temps, la nature du sanctuaire se transforma insensiblement : on construisit
de grands établissements de bains et Epidaure devint une sorte de ville
d'eaux, où la cure de repos, l'hydrothérapie et les soins de médecins
éclairés guérissaient tout autant qu'Asklépios en s'y prenant autrement.

Cette évolution a malheureusement eu pour effet de reléguer aux oubliettes


des techniques psychologiques d'activation d'auto guérison qui avaient
l'avantage d'être naturelles même si elles étaient en partie associées à des
croyances qui nous paraissent aujourd'hui désuètes.
Si ces techniques ont été délaissées elles n'en sont pas pour autant perdues
car certaines personnes qui les utilisent sous une forme plus moderne, sont
en quelque sorte des mémoires vivantes de ces capacités. Les nécessités
écologiques nous amèneront peut-être à les redécouvrir à plus grande
échelle.

252
94. Quand la fortune vient en rêvant

Une légende conte l'histoire d'un mari et de sa femme, nommés


Ch'ên, qui gagnaient leur vie en récoltant du thé sauvage.

Un jour, ils trouvèrent un oiseau blessé qu'ils emmenèrent chez eux pour le
soigner. Lorsque l'oiseau fut guéri, ils le relâchèrent et n'y pensèrent plus.
Peu après, ils eurent tous deux un rêve où une silhouette vêtue de noir
apparut dans leur chambre à coucher et leur annonça : « Je suis le roi des
pigeons de cette montagne.
Alors que j'étais sans souci, je fus frappé en plein vol par un aigle et je
serais mort sans vos bons soins. J'ai l'intention, pour vous récompenser, de
faire votre fortune. »
Tous deux se réveillèrent alors et parlèrent de leur rêve commun. Mère
Ch'ên déclara : « Je n'aurais jamais imaginé que ce fût un oiseau royal. De
toute façon, je ne vois toujours pas comment un oiseau pourrait faire notre
fortune ! »
A quoi Ch'ên répondit : « Pourquoi le désirer ? Nous lui avons sauvé la vie
sans penser à être récompensés.
Inutile de l'espérer maintenant. Tant que nous pourrons vivre jour après
jour, que souhaiter de plus ? »

Le lendemain matin, dans l'heure qui précède l'aube, ils entendirent une
clameur monter de la cour. Cela commença par le jacassement de quelques
oiseaux, mais il y eut bientôt des milliers de ces bruyantes créatures
perchées sur le rebord de la fenêtre, sur le toit et sur les branches des
arbres de la cour.
Trop effrayés pour sortir, les Ch'ên se demandaient si cette invasion était
de bon ou de mauvais augure. Juste avant le lever du soleil, les oiseaux
commencèrent à s'envoler et peu à peu le silence retomba.
Rassuré, le couple sortit précipitamment et trouva le sol de la cour jonché
de feuilles de thé d'une qualité bien meilleure que toutes celles qu'ils
avaient connues jusqu'alors ! Tout joyeux, ils les entassèrent pour les
torréfier.
Le deuxième et le troisième jour, la même chose se produisit.
Comme plusieurs milliers d'oiseaux participaient à l'opération, il y eut
suffisamment de thé pour réunir le capital nécessaire pour mettre sur pied
une affaire prospère.

253
Vivre une surprenante expérience de programmation de vos rêves

Que vous soyez plutôt attiré par la richesse intérieure, ou plutôt par la
richesse extérieure ou encore par les deux, que diriez-vous de vivre une
surprenante expérience de programmation de vos rêves ?
Phrases de programmation :
« cette nuit je fais un rêve de richesse »
ou « cette nuit je rêve que je suis riche »

Les services d'interprétation des rêves vous aideront à décoder votre rêve.
http://www.epanouissance.com/reve_interpretation.htm

254
95. Les rêves prédisent-ils l'avenir ?

Le rêve et la réalité se complètent, il y a un échange permanent


d'informations et d'énergie entre les deux, de plus c'est l'action qui
transforme votre réalité.
Le rêve indique parfois une probabilité de réalisation, cependant il laisse
toujours le
libre arbitre.

Supposons qu'un rêve vous indique le jour « J » une forte probabilité de


réalisation d'un événement plutôt négatif parce qu'il a intégré la somme des
informations disponibles à ce moment là.
Supposons encore qu'au jour « J+1 » vous fassiez une séance de coaching
ou de thérapie efficace qui va transformer de façon positive vos croyances
intérieures et vos comportements limitants.
La probabilité de réalisation de l'évènement négatif va baisser jusqu'à
même atteindre zéro.

Ne considérez jamais les rêves comme une fatalité mais comme une
information devant laquelle vous avez un libre arbitre effectif. Les rêves ne
sont pas gravés dans le marbre, ce sont seulement des pré réalités
auxquelles vous choisirez de donner une forme densifiée concrète ou non.
Les personnes qui pensent (à tort) que leurs rêves leur donnent des ordres
décident de laisser leur libre arbitre - et donc leur puissance d'action et de
changement - au vestiaire dans leur jeu de la vie.
L'exemple suivant est extrait de l'émission télévisée « Normal,
paranormal » diffusée le 4 juin 2002 :

Le rêveur est père d'un bébé. Dans la nuit, il rêve que son fils est allongé,
comme mort. Le lendemain il décide de rester à la maison. Effectivement
dans la journée, le bébé fait un arrêt cardiaque et devient tout bleu. Son
papa va chercher de l'aide quelques maisons plus loin auprès d'une
personne de sa famille qui pratique sur le bébé les gestes d'urgence
adaptés. Le bébé est sauvé, il a aujourd'hui 15 ans !
Cet exemple nous montre à quel point un rêve qui semble prémonitoire n'a
rien d'inéluctable. Il s'agit d'une information dont on peut tenir compte
pour agir. Ce rêve là, ajouté à l'action juste de son père, a sauvé la vie de
ce jeune homme.

255
96. Connaissez-vous Synesios de Cyrene ?

Pour le situer brièvement il s'agit d'un homme d'origine grecque


qui s'est converti au christianisme en se mariant. Il a vécu au Vème siècle,
dans l'actuelle Libye exerçant différentes fonctions successives : dont une
charge militaire et une charge épiscopale. Il était également versé dans la
philosophie et l'écriture.

Il a, pour ce qui nous intéresse, écrit un traité plutôt court sur les rêves qui
a traversé les siècles. Ce traité fut considéré comme un ouvrage de
référence jusqu'à ce que des livres plus modernes, mais hélas porteurs
d'une vision plus restreinte, moins riche, le relèguent en arrière plan.
Les apports en matière de rêves de cet homme au profil pluridisciplinaire
de la fin de l'antiquité sont encore si étonnamment modernes qu'on peut le
considérer
comme un pionnier, un éclaireur de l'humanité pour la connaissance et
l'utilisation des rêves.

Synesios pensait que les rêves sont une source quasi intarissable de
richesses. Il affirmait « je ne suis pas surpris que certains doivent au
sommeil la découverte d'un trésor, et que quelqu'un soit allé se coucher
très ignorant et après avoir une conversation en rêve avec les muses, se soit
réveillé poète ».
Pour Synesisos les rêves permettent à l'âme de s'élever jusqu'à une région
supérieure qui lui permet une parfaite inspection, une vision plus distincte
des choses réelles.
Il reconnaissait la flexibilité infinie de l'imagination en rêve, et aussi les
propriétés divinatoires de certains rêves, vraies pour tous et non pas
seulement réservées à certaines personnes privilégiées.

Encore plus époustouflant et tellement incroyablement moderne : il mettait


en garde contre les livres d'interprétations toutes faites, reconnaissant
l'existence d'une diversité de l'esprit imaginatif. Une autre façon de dire
que chacun a ses propres images symboliques. (Ce qui été appelé plus tard
en psychologie le niveau de l'inconscient personnel).

Pour aider une personne à découvrir la relation entre les événements de sa

256
vie éveillée et les images de ses rêves nocturnes et de ses visions diurnes,
il encourageait -déjà- la pratique d'un journal de rêves !
Synesios était un ardent supporter des diverses applications pratiques
issues de la culture des rêves. Lui-même témoigne avoir reçu en rêve de
l'inspiration pour ses écrits, une assistance éditoriale en quelque sorte !
Il transmettait aussi la joie édifiante qui peut être vécue lors de la sensation
de communion avec une source spirituelle élevée.
Quelle connaissance, quelle ouverture, quelle sagesse, quelle intelligence
sensible et sensée, caractéristique d'un authentique maître à rêver !

L'esprit de cet homme en ce qui concerne les rêves correspond tout à fait à
l'esprit de la formation Formarêves ; c'est pourquoi je trouve que le résumé
de sa perception et de son attitude avec les rêves est une parfaite
introduction à Formarêves.
http://www.epanouissance.com/reve_formation.htm

97. Vous-est-il arrivé de passer à l'action suite à un rêve ?

De nombreux évènements culturels ont été mis en œuvre parce


qu'un rêveur a décidé d'entreprendre un projet ou de poursuivre un but
dans une direction provenant d'un rêve.
Le résultat final peut être la construction d'un immeuble ou la destruction
d'une ville, le début ou la fin d'une guerre, ou le développement d'une
forme différente d'organisation sociale.
Dans ce cas nous constatons les conséquences de l'interprétation
individuelle d'un rêve.
L'histoire suivante devrait probablement être considérée comme un conte
parce qu'elle nous parvient du XVème siècle, et qu'elle a été retranscrite à
plusieurs reprises avec diverses variations. De plus elle ressemble
beaucoup au conte intitulé « Les deux rêveurs » que certains d'entre vous
ont peut-être eu l'occasion de lire et d'écouter. (ce conte figure dans le
recueil L’arbre aux trésors, de Henri Gougaud).

Et si ce conte n'était qu'un récit authentique transformé, ayant traversé le


temps et l'espace à cause de sa rareté et de son originalité ?
Il s'agit du rêve d'un certain John Chapman, rétameur dans la ville de
Swaftham. (le rétameur fait partie des vieux métiers ; il rétame les surfaces

257
métalliques, en recouvrant à nouveau d'étain les objets usagés).

Chapman eut un rêve lui indiquant que s'il séjournait à Londres et qu'il se
rendait dans un certain endroit sur London Bridge, il rencontrerait
quelqu'un qui lui dirait quelque chose de grande importance concernant ses
futures affaires.
Il pensa faire le voyage mais fut d'abord dissuadé par sa femme qui se
moqua de lui et le traita de fou.

Cependant comme le rêve se répéta les deux nuits suivantes, il décida


d'aller à Londres malgré la réaction dévalorisante de sa femme à son égard.
Arrivé à Londres il se posta trois jours de suite sur le pont. La nuit du
troisième jour alors que sa confiance dans le rêve commençait à décliner
un étranger vint à lui et lui demanda pourquoi il restait là.

Le rétameur lui raconta mais ne lui dit pas d'où il venait. L'étranger sourit
avec tolérance et lui suggéra de rentrer et de ne plus prêter attention aux
rêves. Pour lui prouver à quel point les rêves sont stupides l'étranger lui dit
qu'il avait récemment rêvé que s'il se rendait dans un endroit appelé
Swaftham et qu'il creusait sous un pommier dans un certain jardin du nord
de la ville, il trouverait une boite avec de l'argent.

Étonné le rétameur rentra chez lui et commença à creuser à l'endroit


indiqué par l'étranger. Après avoir creusé une certaine profondeur, sa pelle
toucha quelque chose de dur qui se révéla être un coffre en fer. Il le porta
dans sa maison, l'ouvrit : il était rempli d'argent.
Gravé sur le couvercle du coffre il y avait une inscription latine que des
étudiants lui traduisirent : « sous moi, en repose un autre, encore plus
riche ».
Creusant plus profond dans le trou, le rétameur trouva un second coffre
plus grand, rempli de pièces d'or et d'argent.

L'histoire du rétameur semble fantaisiste et incroyable.


Pourtant il persiste aujourd'hui quelque chose de bien réel de cette histoire.
En témoignage de sa gratitude Chapman fit un don pour construire une
église dans sa ville en 1454. Des sculptures et des vitraux représentant le
rétameur peuvent être vus aujourd'hui dans l'église de St Pierre et St Paul à
Swaftham dans le conté de Norfolk.
Replacée dans son contexte historique ce récit n'est pas plus surprenant
que celui des personnes qui rêvent des résultats gagnants du loto ou de leur

258
prochaine œuvre : livre, sculpture, édifice... Qu'elles décideront ou non de
réaliser.
Les chasseurs contemporains de trésor existent encore de nos jours et cette
quête colore leur vie de passion et aboutit parfois à la découverte d'un
ancien trésor oublié.
Que ce soit pour découvrir un trésor à l'extérieur ou manifester à l'extérieur
les trésors intérieurs que sont vos talents, les rêves sont des ressources
fabuleusement réelles et facilement accessibles, il suffit de vous en
souvenir.
Ensuite il faut prendre un temps pour les étudier et cela sera d'autant plus
facile et plaisant pour vous que vous êtes curieux et que vous aimez
déchiffrer les énigmes.
Étudier les rêves, c'est comme tout, cela s'apprend.

98. La relaxation remède à l'insomnie

Avez-vous déjà pratiqué la relaxation pour retrouver le sommeil ?

Éliane, épanouissonaute active, m’a demandé des témoignages


d’expériences d’amélioration du sommeil. En ce qui me concerne cela
m’est arrivé d’avoir le sommeil perturbé temporairement soit à cause de
soucis soit parce que j’avais un niveau d’énergie trop élevé pour
m’endormir après une soirée festive ou professionnelle réussie donc très
dynamisante. La relaxation m’a toujours été précieuse dans ces situations
ainsi que le travail sur mes rêves quand il m’arrive d’être réveillée par un
rêve intense.

Sachez que si vous avez des problèmes de sommeil vous n’êtes pas seul :
un français sur trois souffre d'insomnie. Si cette statistique console un peu,
elle interroge aussi.
Pourquoi ?
La qualité du sommeil serait-elle le reflet de la sérénité de l’âme ?
Les problèmes de sommeil révèlent hélas le fort niveau de stress de la
population. Pourtant mal dormir n’est pas une fatalité non plus.
Le sommeil est le moyen le plus naturel qui permet à l'organisme de se
débarrasser de sa fatigue et de récupérer son énergie tant physique que
psychique. Le sommeil est un phénomène constant et périodique. Pendant

259
le sommeil lent profond sont sécrétées certaines hormones, en particulier
l'hormone de croissance qui joue aussi un rôle anabolique (renouvellement
des cellules et des constituants du corps) et de réparation.

Il faut repérer les différentes sortes d’insomnie. Ainsi une insomnie


temporaire et une insomnie persistante ne pourront pas être abordées de la
même façon. Une insomnie persistante demande, parallèlement à
l’utilisation de remèdes, une investigation en profondeur pour en
rechercher les causes et les traiter.
Il existe différentes formes d’insomnie : à l’endormissement, le réveil
précoce, les réveils nocturnes et encore un sommeil insuffisamment
récupérateur.
Une insomnie peut être due à des problèmes de santé ou à une menace
importante telle que perdre un être cher ou son emploi ou encore manquer
d’argent. Le réveil se produit quand l’inconscient ne trouve pas de solution
au problème ou que la charge énergétique du rêve est élevée.

Voici quelques exemples supplémentaires de causes fréquentes


d’insomnies :
Une tension physique, une douleur ou une tension mentale, une tension
relationnelle, vous vous êtes disputés avec quelqu’un ou vous êtes en
conflit muet avec une personne. Vous appréhendez un évènement : un
examen, un concours, un déménagement, un changement de mode de vie,
un défi professionnel, et aussi une intervention chirurgicale ou un examen
médical.

L’insomnie est un signal d’alarme, elle ne doit pas se prolonger sans que
vous vous mobilisiez pour la traiter. En ce qui concerne la santé l’insomnie
peut être la manifestation de peurs : peur pour son intégrité physique ou
morale ou pour sa vie. Dans ces cas là on ne peut pas bien dormir. La
souffrance est aussi un obstacle au sommeil, il faut d’abord diminuer le
niveau de douleur pour retrouver le sommeil.

Lors de l'article précédent nous avions abordé le rôle du sommeil, les


différentes sortes et causes d'insomnie. Voici la suite :

99. Comment la relaxation favorise-t-elle le sommeil ?

260
La relaxation aide à l'endormissement et atténue les tensions ce
qui favorise donc un sommeil de meilleure qualité.
La relaxation détente est un remède dans le moment présent, la relaxation
thérapeutique ou les consultations en développement personnel sont
indiquées pour les problèmes de fond, les tensions profondes qui sont du
ressort de l'être ou du comportement.

La relaxation agit notamment sur :


- le tonus musculaire : en l'abaissant, le relâchement musculaire est plus
important que dans le sommeil, ce qui a pour effet la diminution de la
douleur
- le cœur : par le ralentissement du rythme cardiaque,
- la respiration : en ralentissant la fréquence respiratoire (de 30 à 50 %)
- le cerveau : en modifiant son activité électrique (production d'ondes
alpha et thêta), en libérant des endorphines ces morphines naturelles qui
sont à l'origine de la sensation de bien-être.

Suggestions d'exercices pour vous endormir ou vous rendormir :

En voici trois, vous les retrouverez ainsi que d'autres exercices dans
l'ouvrage « 102 exercices de flash relaxation ».
L'exercice du bâillement qui déclenche une détente propice au sommeil, un
exercice naturel rapide et efficace page 61
L'observation de la respiration et l'allongement de la durée de l'expiration
pages 119 et 120.

Sachez qu'il est aussi possible de programmer mentalement un sommeil


réparateur au moment de l'endormissement en complément d'une pratique
de relaxation.

261
Les cauchemars ou les rêves à forte charge énergétique qui vous réveillent
vous apportent des informations précieuses, accueillez-les et cherchez à
comprendre leurs messages.

Pour en savoir plus sur le livre : http://www.epanouissance.com/relax.htm?


page=Exercice.htm

100. La relaxation : soutien pour la confiance en soi


et la communication

La communication est vraiment ce qui caractérise tous les êtres vivants


doués de sensibilité. Elle est intimement associé à la vie et à la survie. Je
ne fais que rappeler une réalité biologique vraie pour tous les animaux et
même les plantes dont on sait à présent qu’elles émettent des substances
leur permettant notamment de se transmettre les unes aux autres des
informations qui sont des messages biochimiques.

Pourquoi parler de la communication ?


Parce la communication quelle soit la forme que nous privilégions
(verbale, non verbale, télépathique, poétique, télégraphique, musicale,
symbolique, imagée, par le toucher…) est fondamentale pour notre
épanouissement et même avant cela, pour notre croissance jusqu’à l’âge
adulte.
Cependant interrogez-vous sincèrement : sur une échelle de 1 à 10, dans
quelle proportion utilisez-vous ce merveilleux potentiel de communication
dont vous êtes naturellement dotés ?
Reste-t-il de l’espace et avez-vous envie de progresser ?

Votre aptitude à la communication est souvent limitée ou perturbée par


divers éléments :

- des émotions comme la peur qui freine la confiance en soi ou la colère


qui tend la relation,
- des croyances liées à une mauvaise expérience (si je communique
librement, je risque de ne pas être à la hauteur, que l’on se moque de moi,

262
voire même de me faire rejeter)
- des préjugés sur des personnes qui pensent différemment de vous,
etc.

En fait beaucoup de freins à la communication sont imprimés dans le corps


sous forme de tensions physiques et mentales que l’on ressent plus ou
moins consciemment. C’est pour cela qu’une pratique de relaxation soit
avant de communiquer, soit pendant, constitue une ressource de haute
valeur ajoutée.

Pour aller plus loin :


Le pack audio de relaxation « confiance en soi et communication » c’est
dix exercices qui libèrent les ressentis qui font écran à la confiance en soi,
transformant ainsi votre état intérieur pour que vous communiquiez de
façon plus fluide, plus positive, plus constructive.
http://www.epanouissance.com/relax_audio.htm

101. Comment retrouver un mental clair en toutes circonstances


?

Il est important d'avoir le mental le plus clair possible pour


retrouver vos pleines capacités de réflexion, de décision, de
compréhension, d'écoute, de création.
Il y a différentes situations qui font que votre mental peut se retrouver plus
ou moins obscurci.
Tout d'abord après une hyperactivité cérébrale, si vous avez beaucoup
travaillé ou plus intensément qu'à l'accoutumée il est fréquent de ressentir
une certaine saturation quand ce n'est pas de la lassitude ou carrément un
« ras-le-bol ».
Si vous voulez reprendre votre travail dans de bonnes conditions il est
nécessaire de faire une pause. Vous rendrez celle-ci vraiment efficace en
pratiquant un ou plusieurs exercices tout à fait adaptés à ce que vous vivez,
par la détente musculaire, la détente mentale et la respiration.

Une autre situation où l'esprit peut se retrouver en proie à quelques


turbulences est la présence indésirable de préoccupations qui viennent

263
parasiter votre réflexion. Celles-ci interrompent sa fluidité ou amènent
votre pensée à diverger en dehors de toute relation pertinente avec
l'objectif de travail que vous vous êtes fixé. Pour éviter que cet incident ne
se produise, il existe un exercice approprié qui vous permet de mettre à
distance vos préoccupations et de disposer d'une concentration suffisante
pour atteindre votre objectif.

Le bon cheminement de votre pensée ou de votre écoute peut aussi être


entravé par des idées noires ou des pensées négatives qu'il est
indispensable de neutraliser pour retrouver une état intérieur positif et
constructif. Deux exercices spécifiquement conçus pour dissiper ce type de
perturbation vous permettent de retrouver la sérénité mentale.

Une autre circonstance où le mental est affaibli même si vous avez


l'impression du contraire est quand vous êtes dans l'effervescence, que
vous avez atteint un niveau d'excitation trop élevé ; ainsi au lieu de
faciliter une démarche claire, cet état brouille votre lucidité. Il vous faut
redescendre vers un niveau d'énergie un peu plus bas et retrouver un
certain calme pour être en pleine possession de vos moyens intellectuels
ou intuitifs.

Et enfin une dernière situation assez fréquente est celle où vous vous
sentez dans la confusion, vos idées sont embrouillées, vous avez besoin de
les démêler, d'établir des distinctions, de pouvoir discriminer. Là encore un
temps de recentrage ou de ressourcement s'impose pour y voir plus clair
ensuite.
Si vous êtes volontaire et tenace au travail, si vous êtes du genre à ne pas
lâcher un travail tant qu'il n'est pas terminé, il arrive probablement que
vous continuiez à travailler même quand vous vous êtes éloigné de votre
potentiel mental optimal, ; ce qui procède davantage de l'entêtement que
de l'efficacité. Sachez que vous pouvez mieux travailler sans vous crisper
et en faisant moins d'efforts.
Ce serait dommage de vous priver de cette opportunité.

Pour aller plus loin :


Tous les exercices évoqués ci-dessus sont contenus dans le pack audio de
relaxation « mental clair » que vous trouverez à la page
http://www.epanouissance.com/relax.htm?page=relax_audio.htm#904

264
102. Invitation à la relaxation et au voyage

Le printemps revient en Europe et avec lui la clémence de belles


journées ensoleillées.
C'est l'occasion de pratiquer des pauses relax ou des ballades relaxantes
dans un parc ou dans un coin de nature plus sauvage.

Relaxation de printemps :

Vous vous ressourcerez probablement davantage, en toute simplicité, à


l'extérieur grâce au double effet de la relaxation et de l'imprégnation des
éléments naturels qui agissent de manière apaisante sur tous vos sens.
Voici une suggestion d'exercice printanier de relaxation :
Vous pouvez choisir de pratiquer cette relaxation en vous asseyant dans un
endroit calme ou en marchant lentement.
Laisser d'abord vos yeux se détendre en regardant le paysage de façon
globale sans chercher à vous fixer sur un détail particulier, votre regard est
détendu,
Prenez conscience des bruits qui vous entourent : les chants d'oiseaux sont
très présents en cette période, le bruit léger du vent, les bruits d'activité
citadine plus ou moins proches, les bruits naturels comme les craquements
de branches, les froissements de feuilles, les bruits de vos pas... Ne
cherchez pas particulièrement à identifier tous les sons, accueillez-les c'est
tout.
Détendez vos jambes en les secouant avec des mouvements légers pour
éliminer des tensions superflues,
Détendez vos bras en les laissant pendre le long de votre corps, secouez-
les doucement également,
Détendez votre nuque en laissant aller doucement votre tête d'un côté puis
de l'autre, devant, derrière, décrivez éventuellement un cercle lentement
tout en douceur.
Sentez le contact de l'air avec les parties dénudées de votre corps : votre
visage, vos mains, éventuellement vos jambes.
Appréciez la douceur de l'air comme une caresse qui vous régénère.
Sentez la chaleur des premiers rayons du soleil sur votre peau.
Sentez les parfums du printemps : odeurs des arbres, odeur de la terre,

265
parfums d'herbe et de fleurs...
Sentez l'énergie joyeuse et vibrante de renouvellement de la nature,
mettez-vous au diapason.
Laissez le printemps entrer en vous et réveiller les parties de vous, les
énergies qui s'étaient endormies ou ralenties pendant l'hiver.

Relaxation pour le voyage :

Avec l'arrivée des beaux jours, si vous êtes de ceux qui aiment se déplacer
ou voyager, vous commencez à ressentir l'envie de bouger. L'appel de
contrées étrangères, à découvrir ou à redécouvrir, fourmille dans votre tête
et dans vos jambes.
Le temps du voyage est un temps très particulier de l'entre-deux où vous
n'êtes plus chez vous, vous avez abandonné volontairement vos repères
habituels et vous n'êtes pas encore arrivé sur le lieu de votre destination.
C'est un temps avec une atmosphère très spéciale et très intéressante si
vous savez l'apprécier à sa juste valeur. Vous ne l'occulterez pas avec une
activité à outrance qui l'annihile, vous ne chercherez pas à fuir ce moment
présent d'existence dynamique que le mouvement en direction de votre
destination imprime à votre corps et à votre pensée.

Pour aller plus loin :


Je vous propose de profiter de ce temps intermédiaire pour être présent
plus intensément à votre voyage et à vous-même en vous relaxant :
http://www.epanouissance.com/relax_CD1.htm

103. Les livres savent-ils guérir ?

Connaissez-vous la bibliothérapie ?
Le mot « bibliothérapie », vient du grec biblios (livre) et therapeuein
(soigner) signifie : soigner par le livre.
Ce mot est rare dans les dictionnaires français et les seules définitions
existantes sont sommaires ou floues, ce terme étant peu ou mal connu en
France.
Dans les pays anglo-saxons, sans être très ancien, « bibliotherapy »n'est
pas une nouveauté puisqu'on le rencontre dans le Webster International'
avec la définition suivante:

266
«The use of selected reading materials as therapeutic adjuvants in
medicine and psychiatry. Also : guidance in the solution of personal
problems through directed reading.»
Ce qui se traduit par «La bibliothérapie est l'utilisation d'un ensemble de
lectures sélectionnées en tant qu'outils thérapeutiques en médecine et en
psychiatrie. Aussi un moyen pour résoudre des problèmes personnels par
l'intermé​diaire d'une lecture dirigée. ».

La bibliothérapie est l'usage guidé de la lecture, en gardant à l'esprit qu'un


résultat thérapeutique est attendu. La lecture avec tout ce qu'elle sous-tend
est utilisée comme soutien efficace d'une thérapie.
Face aux difficultés de vie, comme la confrontation à une très grave
maladie, la perte d'un être cher ou un divorce, les anglo-saxons
s'organisent ! On assiste, en effet, depuis une vingtaine d'années au
phénomène du « self-help ». Difficile à traduire, ce concept implique une
idée d'auto assistance. ou de débrouillardise. Celle-ci s'avère nécessaire
dans un monde de plus en plus complexe où l'individu se sent davantage
isolé et bénéficie moins du soutien social que lui procurait la famille
élargie ou la vie de village.

Il peut ainsi accéder à des ressources comportementales et à des schémas


de pensée qui n'étaient pas forcément présentes au sein de ces
communautés de taille limitée.
Donc il existe aussi une perspective plus large du concept de bibliothérapie
considérée comme une fonction de soutien et d'aide pour trouver des
solutions aux problèmes personnels par des lectures guidées.

De quelle sorte de livres s'agit-il ?


Ils se rattachent au domaine de l'épanouissement personnel.
Ce sont des guides pratiques, des livres de conseils, des histoires vécues de
guérison ou encore des fictions qui engendrent des prises de conscience ou
proposent de modéliser des comportements positifs pour traverser
épreuves et difficultés de la vie.

La bibliothérapie une nouveauté ? Nenni ! Si loin qu'on remonte dans


l'histoire, on retrouvera cette intuition de la vertu thérapeutique du livre et
du récit.
On la retrouve dans différentes cultures, ainsi soigner par les livres sacrés
n'est pas étranger à l'hindouisme non plus.

267
La bibliothérapie, en complément avec d'autres thérapies, ou seule, selon
les cas, ouvre la voie à un mieux-être de l'être humain blessé.

Pour aller plus loin :


le livre « Bibliothérapie , lire c'est guérir » de Marc Alain Ouaknin,
Editions Point sagesse

104. L'épice qui rend la mémoire

Juin 2011 : voici une excellente nouvelle thérapeutique, des


chercheurs israéliens ont découvert que des extraits d'écorce de cannelle
améliorent de façon très significative la santé et les capacités cérébrales de
souris qu'ils ont préalablement incubées avec la maladie d'Alzheimer.

La maladie d'Alzheimer est une maladie dégénérative du cerveau, qui


entraîne une détérioration progressive et définitive des cellules nerveuses
provoquant une démence sénile.

Une dame interviewée sur la cannelle dans un magasin d'épices à


l'occasion de cette découverte a expliqué qu'effectivement elle savait que 4
cuillères à café de cannelle par jour sont utiles pour « lutter contre
l'oubli ».
Ici il ne s'agit pas de la cannelle entière car celle-ci consommée en trop
grande quantité contient des éléments toxiques pour le foie, auxquels
certains personnes sont plus sensibles que d'autres.

Les propriétés médicinales de la cannelle sont connues par la médecine


chinoise depuis près de 2000 ans avant J.C. et par la médecine ayurvédique
de l'Inde.
Elles sont déjà assez étendues :

La cannelle de Ceylan est un excellent anti-infectieux (antibactérien,


antiviral, antifongique) utilisé dans les états grippaux. Elle stimule les
fonctions circulatoire cardiaque et respiratoire. La cannelle est également
utilisée comme vermifuge et antispasmodique.

Troubles de la digestion, manque d'appétit, nausées et vomissements,

268
douleurs dentaires, refroidissement, diarrhée, diabète (certaines études
auraient prouvé que la prise régulière de gélules à base de cannelle aurait
un effet positif sur le diabète, d'autres études sont nécessaires pour
infirmer ou confirmer cette indication).

Riche en manganèse et en fer, la cannelle a confirmé par sa puissance


antioxydante remarquable. L'écorce du cannelier est en effet classée au
quatrième rang des aliments les plus antioxydants.

Si vous souhaitez consommer de la cannelle


les précautions à respecter sont les suivantes :

Un demi-bâton de cannelle, ou ¾ de c. à café de poudre, pour une tasse


d'eau bouillante. Ne pas dépasser 3 tasses par jour.
Ne pas utiliser la cannelle pour des enfants de moins de 2 ans.
Les femmes enceintes et allaitant ne doivent pas consommer de tisanes ou
remèdes à base de la cannelle.
Renseignez-vous également de façon exhaustive sur les effets et les
contrindications de l'absorption de cannelle dans plusieurs ouvrages
spécialisés.
Ne pas utiliser d'huile essentielle de cannelle, à moins que ce ne soit sous
la supervision d'un spécialiste de la santé.
Voici donc ce qui pourrait être une solution plutôt simple et naturelle
contre un fléau actuel. En 2007 on estimait que la maladie d'Alzheimer
touchait 5% de la population âgée de plus de 65 ans et 15 % des plus de 85
ans est touchée par la maladie. Cela représentait 860 000 personnes en
France, plus de 4 millions aux États Unis et 25 millions dans le monde.
D'ores et déjà ces premiers résultats scientifiques qui semblent confirmer
une connaissance empirique populaire sont porteurs d'espoir. Il reste à
poursuivre l'expérimentation notamment sur les êtres humains à large
échelle.

Cela n'empêche pas les autres approches de type bio-psychologique pour


comprendre le déclenchement de la maladie et de type pédagogique pour
entraîner au renforcement de la mémoire.
Les solutions s'ajoutent d'autant mieux en synergie qu'elles relèvent de
différents plans de l'être humain (physique, émotionnel et mental).

269
Voici quelques aspects psychologiques de la maladie d'Alzheimer :

Il y a une fuite du présent qui fait peur au bénéfice du passé.


La personne a fait sienne à 100% la fameuse phrase « c'était mieux
avant ».
Certaines choses peuvent manquer dans le présent à la personne qui entre
en maladie ne trouvant pas de solution. Mais elle n'en est pas consciente de
ses besoins ou ne sait pas comment y répondre.
la personne ne se sent pas reconnue par les autres pour qui elle est
vraiment (ce qui est différent de l'image qu'elle donne). Ne se sentant pas
reconnue la personne ne reconnaît plus les autres.
la personne ne se sent pas la capacité de faire face à la peur de vieillir ou
de mourir
la personne ne se sent pas la capacité de faire face à un trop plein de
souffrances accumulées tout au long de sa vie et non dissoutes.
Une des solutions réside dans l'accueil et l'acceptation du moment présent
tout ne cherchant pas à vouloir retenir le passé

105. La Ronronthérapie, ces chats qui nous guérissent

Savez-vous pourquoi le chat ronronne ?

Le ronronnement est différent des autres vocalisations expressives du chat


(environ 65 répertoriées) car il se produit pendant la totalité du cycle
respiratoire (inspiration et expiration) et non pas seulement pendant
l'expiration.

(Si vous n'avez jamais fait cette expérience amusante, essayez de parler ou
d'imiter un ronronnement en inspirant...)

Le ronronnement du chat est un son dont les fréquences sont


comprises 25 et 150 hertz. Ces fréquences font partie des basses
fréquences dont les propriétés sur la guérison du corps humain sont
étudiées depuis une vingtaine d'années.
Un document de 2006 présenté par un institut de recherche
américain sur la faune dans le compte rendu de la 12ème Conférence

270
internationale à Bristol sur les vibrations et les bruits de basse fréquence a
qualifié le ronronnement des félins de mécanisme naturel de guérison.

Effet du ronronnement sur le chat lui-même :

Le ronronnement se produit non seulement quand Minet semble nous


montrer qu'il est content mais aussi quand il est en souffrance. (En fait le
chat ronronne dans différentes circonstances en dehors des moments où il
paraît nous manifester son bonheur : pour demander de la nourriture à sa
mère nourricière, quand il est très stressé, quand la chatte met bas, quand il
est gravement blessé et même quand il meurt).
Ce qui a conduit les chercheurs ayant étudié le ronronnement de
différentes espèces de félins aux conclusions suivantes :
Le ronronnement contribue à la phase de leur métabolisme (appelée
l'anabolisme) qui correspond à la croissance ou à la réparation. Pendant ce
temps ils grandissent, réparent leurs tissus, construisent leur mémoire. Le
ronronnement les aide aussi à s'endormir.
De plus les chats ont la faculté de se rétablir plus rapidement et plus
facilement que le chien et l'Homme après des opérations chirurgicales, des
fractures out lésions.

Effet du ronronnement sur l'être humain :

Des médecins ont même tenté d'utiliser les thérapeutiques du


ronronnement sur l'Homme ; ils ont essayé de guérir des fractures et ont
constaté une accélération du processus de cicatrisation.

Cette gamme de basses fréquences est d'ailleurs utilisées par les


kinésithérapeutes pour réparer les os, les muscles ou les tendons lésés.
Elles accélèrent la cicatrisation.
Ces ondes basse fréquence ont d'autres propriétés comme diminuer notre
tension artérielle, ralentir notre rythme cardiaque, activer nos défenses
immunitaires. soulager la douleur.

Certains médecins ont enregistré des ronronnements de chats à la manière


des disques de relaxation qui contiennent des bruits naturels de rivières, du
vent, des chants d'oiseaux.
Selon l'avis de certains vétérinaires, plus que le ronronnement en lui-même

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c'est l'échange énergétique avec le chat qui est rééquilibrant car tout se
passe comme si le chat avait la capacité d'absorber l'énergie du stress pour
la transformer.

Voici le témoignage de Nuria (traduit de l'américain) que la présence de


chats a soignée :

Je souffrais de crises de panique et d'anxiété et de dépression vers la fin de


l'année 2006. J'étais en thérapie depuis des mois et prenais des
médicaments.
J'ai décidé d'adopter un chaton pour avoir une autre vie auprès de moi et
ne pas me sentir si seule. Vlad est entré dans ma vie avant mon 40ème
anniversaire en 2007. J'ai immédiatement senti que j'avais un but, prendre
soin de mon chaton.
Environ un mois plus tard j'ai adopté un compagnon pour lui et ajouté une
autre merveilleuse petite vie. Les avoir m'a merveilleusement tiré de mes
problèmes.
A tel point que je sens que je peux gérer ma vie un peu mieux et et ne plus
avoir de crises d'anxiété. Rentrer à la maison pour retrouver ma famille de
5 chats est le meilleur moment de ma journée. Je rentre à la maison et je
peux leur parler, leur raconter mes soucis et ils écoutent patiemment. Les
chats sont de merveilleux thérapeutes et de plus de grands amis. J'espère
que plus de personnes leur donneront une chance. Dire que ce sont des
créatures solitaires est juste un mythe.

Pour aller plus loin :


Livre + CD : « La ronron thérapie »
Pour ceux qui ne peuvent pas avoir de chats chez eux, un enregistrement
de ronronnements est inclus.

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