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USTHB RAPPORT DU STAGE DE BOU-SAADA

Faculté : FSTGAT Etude géologique du secteur de


Département : Géologie
Djebel Araar
L2 Géologie – Section A

2015/2016

Réalisé par :

AÏT ABDELMALEK Mohamed

BENHAMIDA Med Ayoub

BENSEGHIR Belkacem Sami


Notre chère enseignante HADDOUCHE Lyna
encadreur
HADJAZE Ilhem
Madamde OUSSAÏDE BABACI Hassene

BOUZIANI Abdellah

HAMIDI Yasmine

BOU MANSOURA Khanssa

DAHOUMANE Hadjer
Sommaire :

I. Introduction générale .p3


1. Contexte géologique régional .p4
2. Situation géographique .p6
3. Situation Géologique .p7
II. Description lithostratigraphique .p8
III. Analyse structurale (Tectonique) .p12
IV. Essai paléogéographique .p15
V. Conclusion .p16

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I. Introduction générale

La géologie est une science traitant l’origine de la Terre, son histoire, sa forme, les matériaux
qui la composent et les processus qui influent ou qui ont influé sur elle.
La géologie diverge vers plusieurs branches notamment la géotechnique et l’hydrogéologie,
et il existe une forte relation entre ces disciplines et cela consiste à appliquer les
connaissances géologiques dans différents domaines d’aménagement et de fondations.
Comme chaque science, la géologie se base sur des études théoriques mais aussi sur des
résultats tirés de la pratique.

Le métier de géologue est avant tout un métier de terrain, autrement dit, le travail de
chercheur géologue consiste en une levée systématique d’observations qui lui permettent
d’éclairer la géologie d’une région donnée.

Pour cette raison, notre travail consiste à faire un stage de terrain, d’appliquer les
connaissances déjà acquises et de synthétiser le tout pour tracer un chemin exact qui nous
révèle des informations géologiques de la région à étudier.
Le choix de la région d’étude est précisément porté sur la qualité des affleurements des
différentes couches sédimentaires.

Le stage de terrain du L2 Géologie de Bou Saada du parcoure LMD, d’Octobre 2015 a pris
départ de l’Université des sciences et technologie de Houari Boumediene en destination de
Bou Saada. Le long de cet itinéraire nous avons fait 7 arrêts : Béni Amrane, Ammal (Oued
Isser), Les gorges de Lakhdaria (Palestro), Les Bibans, Souidia/Khlifate ‘’ Trias’’, Koudiat
Asserdoune, Dirah.

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a. Contexte géologique régional :

1. Béni Amrane: 10h15’

Le premier ensemble géologique du domaine interne des maghrébines : le domaine Tellien


vers le nord, composé de 3 domaines, primaire, secondaire et tertiaire. Ici où affleure le socle
métamorphique Kabyle qui est daté du précambrien, on observe des roches qui apparaissent
en surface, c’est un affleurement. Ce dernier est représenté en un plan de schistosité de
couleur grisâtre satinée qui se représente en feuillet, ceci est dans la partie supérieure de la
formation qui est visible, on aurait pu trouver aussi des micas schistes dans la partie
moyenne et du gneiss dans la partie inférieure qui ne sont pas visible. Le faciès rocheux
rencontré sur celui-ci est de type schiste satiné avec des microplis schisteux avec de petites
alternances, cet évènement majeur qui affecte le socle kabyle est daté du Cambrien’’, grises à
la cassure, caractérisés par des surfaces lisses et brillantes. Par endroit et avec les schistes
satinés, on trouve aussi des péllites, quartzitique et du quartz d’exsudation de forme
lenticulaire.

L’âge de la formation est le Paléozoïque, cette série satinée se trouve au sommet du socle
Kabyle.

2. Ammal/Oued Isser : 10h45’

Les roches sont structurées en bancs, de couleurs rosâtre à rouge (lit de vin), il y’en a aussi
du vert parfois, qui ne sont pas en feuillet mais plutôt en bancs (quand on trouve des bancs
c’est donc généralement des roches sédimentaires). On marque une alternance bien
distincte, de couleur rougeâtre constituée de bancs de grès durs qui sont des éléments
fluviatiles et de bancs d’argiles (les péllites). Ce compartiment est composé par deux faciès :

- Faciès dur : grés rouge (oxydation = Fe au contacte de l’O2 s’oxyde), à la cassure, on


a des sables, ça raye le verre.
- Faciès tendre : argiles, c’est une alternance dans les grés. milieu continentale =>
sédiment fluviatile => grés continentaux dans des milieux oxydés,

L’âge de la formation est du début du cycle Permo-trias

2émé endroit, un peu plus loin ;

On observe une structure massive des formations de grés argileux en blocs collés, ce sont
des roches formés par des blocs cimentés qui sont hétérogéniques, sa patine grise, blocs de
différentes tailles. On dit que ce sont des grès de conglomérats polygénique et

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hétérométrique et à l’intérieur demeure des schistes satinés, gneiss, micas schistes, grès
rouge et du quartz d’oxydation, l’âge de Tertiaire.

Ce conglomérat a remanié le socle et le Permo-trias , l’âge est du Tertiaire, on dit que c’est de
l’Oligo-miocène Kabyle ‘OMK ‘

3. Les gorges de Lakhdaria (Palestro) : ‘’11 :58’’

On retrouve une alternance entre deux formations, constituée de bancs durs et de bancs
tendres de couleur marron, la taille des grains estimée est décimétrique à métrique, les
couches sont parallèle avec un pendage fort (presque verticale)

Dure=> marron => grés quartzite

Tendre => Péllite (argiles et marnes) couleur à la patine gris verdâtre.

Vers le sud : figure de charge : faciès qui n’a pas de banc caractéristique, il n’est pas
carbonaté, alternance de grés et Péllite = flysch, de Crétacé inférieur de Maurétanie (marron
à la patine, verdâtre à la cassure, à ciment quartzeux).

4. Les bibans : 12h50’

Un arrêt de paysage.

C’est dans le domaine intra-tellien, depuis cette plaine on peut observer les montagnes de
Lalla Khadîdja et l’ensemble du socle Kabyle = Djurdjura, vers le sud en suivant la limite
entre la dorsale et les flyschs et la faille Nord-est, Sud-ouest

5. Souidia/Khlifate : 15h

À cette station, la formation se présente sous forme de nappes de charriage avec une
structure chaotique, des parties rose violacés, verdâtre et jaune. Ca comporte du gypse
(roche meuble), des dolomies (roche dure, odeur fétide de couleur sombre), des calcaires et
des argiles versicolores.

On appelle ce genre de plis plis synsédimentaire, ce phénomène se produit lorsqu’on a une


sédimentation en pente. Toute cette structure forme un faciès de flysch, ce type de flysch est
caractéristique de la chaîne Kabyle.

La nappe tellienne a glissé du nord vers le sud et a écrasé les masses de dolomites et argiles.

On trouve aussi des roches vertes, dures et denses de type magmatique =altération
hydrothermale qui donne la couleur verte, qu’on appelle Greenstone/Ophite

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L’âge de cette formation est le Crétacé inférieur, ce dernier fait parti d’un ensemble plus
vaste qui s’appelle « les flyschs Maurétaniens ».

6. Koudiat Asserdoune: 15h30’

A cet arrêt on voit l’ensemble de nappe Tellienne et nappes de flysch, on remarque aussi des
bancs de grés et une zone blanchâtre =le trias qu’on a vue au 5émé arrêt, il y’a un banc de
grés alternée avec des argiles: flysch numidien ou nappe C. Au dessous de la nappe C on
remarque une semelle de trias mélangée avec des argiles et des marnes (calcaire, marne du
Cénomanien de la nappe Tellienne). Et au dessous de la semelle de Trias y’a la nappe B qui
est la nappe Tellienne.

On conclu l’existence d’une superposition de nappes dont les nappes déplacés sont les
nappes de charriage qu’on appelle Alloctone sur une nappe originaire dite Autoctone.

7. Dirah : 15h50’

Dans ce dernier arrêt avant notre arrivé à Bou Saada, on rencontre des inocérames
(lamellibranches née sur la nappe A) qui sont des animaux benthiques, on trouve des bancs
durs (calcaire) et des bancs tendres (marne)

Cette région est affectée par une phase tectonique majeur qui a fermé le bassin tellien, de
l’âge Cénomanien (Crétacé terminale).

b. Situation géographique :

La région de Bou Saada qui se trouve dans la Wilaya de M’Sila et son oasis profitent d'une
situation géographique privilégiée. À Bou Saada y a de nombreux sites géologiques
différents les uns des autres. Le premier oasis qu’on rencontre lorsque l'on se dirige depuis
Alger vers le sud algérien, Bou Saada est située à 245 KM de celle-ci, au sud du chott EL
Hodna, à 35°13'N et 01°05’E, entre la limite sud du Hodna et les confins d’Ouled Naïl, à
l'intersection de la RN 45 et la RN08. Le climat est aride à semi aride avec une faible
végétation.

Le Djebel Araar qui est notre terrain d’étude est situé au nord ouest de la ville de Bou-Saada,
plus exactement à la région de Diss. Cette montagne est constituée d’un enchainement de
bancs superposés les uns sur les autres.

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c. Situation géologique :

Dans les Monts des Ouled Naïl (Atlas saharien, Algérie), le Djebel Arar localisée à une
dizaine de km au Nord de Bou Saada ; l’âge du terrain Araar est du Crétacé inférieur, le
terrain du Araar est constitué par une série continentale de grès fins (connu sous le nom de
Grès de Louiza) à stratifications entrecroisées avec parfois des fragments de bois fossiles
calcifiés. Ce complexe continental albien inférieur a une puissance de 250 m se termine par
un niveau d’argiles versicolores avec alternance à la base de bancs de grès fins puis de grès
argileux et de dolomies détritiques qui annoncent une sédimentation lagunaire. L’Albien
supérieur, dont l'épaisseur atteint ici une centaine de mètres, est constitué par des dolomies
avec des niveaux de calcaires à strombes. Les faciès de l’Albien supérieur indiquent une
sédimentation en mer peu profonde.

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II. Description litho stratigraphique :

L’Atlas saharien est connu par ces différents affleurements en particulier la région de Bou
Saada qui est connu par les affleurements massifs du Crétacé et ces différents étages. Cette
période est subdivisée en série des âges géologiques correspondants à des lithologies
indépendantes dont les environnements de dépôt sont différents tel que:

1. Néocomien : Il est caractérisé par des barres massives de dolomies.

2. Barrémo-Aptien inférieur : C’est une série (1000 m) d’alternances de différents


dépôts, sa base est repérée par un banc décimétrique de calcaire oolitique, il se
termine par des marnes vertes riches en gastéropodes et coquilles d’huîtres.

3. Aptien supérieur: Sa base est représentée par une dalle de calcaire à orbitholines, il se
termine par les premiers indices de grès de l’Albien inférieur.

4. Albien inférieur : Il est caractérisé par des barres massives de grès sous forme des
chenaux.

5. Albien supérieur : Il est caractérisé par deux méga-séquences stratocroissantes de


calcaire à strombes.

6. Cénomanien : Il est à dominance marneuse avec la présence du silex.

7. Turonien : Il est représenté par des barres métriques de calcaire.

Parlant de notre terrain d’étude qui est Djebel Araar, il comporte de diverses unités
sédimentologiques qui sont relativement faciles à cartographier, notamment grâce aux
affleurements nets observés dans les talwegs qui drainent les versants de cette montagne et
au fait que la végétation est très réduite.

En commençant depuis la vallée, en plus des alluvions de l’oued là ou on trouve les Marnes
de Louiza, on monte pour ensuite voir l’affleurement d’un banc de grès Louiza qu’on
reconnait grâce à sa couleur (beige à grise) à la surface et grise à la cassure, à sa dureté
(supérieur à celle du marteau 6‘) ainsi qu’à son ciment qui est carbonaté (fait légèrement
effervescence avec du HCl). On estime que leur épaisseur est de 220 jusqu'à 250 mètres,
qu’on a déterminé à partir de Djebel Louiza (ou on voit les deux limites des grès), mais du

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côté de Araar la limite inférieur est sous les colluvions (on ne voit qu’une centaine de
mètres)

Les grès de Louiza disparaissent au fur et à mesure que l’on augmente d’altitude, en étant
traversés par des lentilles d’argiles versicolores, pour que viennent les lentilles de grès
recouper à leur tour la couche d’argile, dite une alternance de Grès et Argile. Cette argile
qui est de couleur rougeâtre à verdâtre a une épaisseur moyenne de 40 mètres.

En dessus de ces argiles versicolores on trouve des fossiles de strombes piégés dans des
falaises de calcaire (qu’on appelle Calcaire à Strombes), ces falaises sont comme tous les
autres calcaires effervescents au contacte du HCl, ne rayent pas le marteau et ils sont de
couleur grise. Leur épaisseur est comprise entre 140 et 160 mètres.

Des lits marneux traversent ces bancs de calcaire mais là ou il y a la plus grande épaisseur
de ces marnes, c’est entre les calcaires à strombes et les calcaires a huitres, on peut donc dire
que c’est la limite entre ces deux types de calcaire (qu’on appelle calcaire à Silex)

Dans la dernière falaise, on trouve que des fossiles à huitres qui sont enterrés dans un
ciment de calcaire, ces blocs là on les appelle calcaires à huitres.

On remarque aussi que la majorité des couches sont orientées N-S et qu’elles plongent
faiblement vers le Sud (exemple : N100° - 10°S).

- On peut récapituler ce qu’on a retrouvé dans notre terrain de travail : les principales
unités sédimentologiques observées sont de la base au sommet:
1. Les marnes de Louiza qu’on a trouvé au pied du djebel Araar
2. Les grés de Louiza dont on n’observe, dans notre zone d’étude, que la partie
supérieure, c’est un faciès tendre parfois dur ,cela dû au ciment qui les
compose (ciment argileux ,ciment carbonaté ),leur couleur de la patine est
marron et claire à la cassure ,ce sont des grains fins, rayent le marteau (grés a
ciment carbonatées) donc ils ont une dureté supérieur à ce dernier, ils
réagissent avec HCl ce qu’implique qu’ils contiennent des carbonates, ces grés
ont une épaisseur de 5m, de pendage: N100° - 10°S ,cette unité disparait
progressivement et elle est d’âge Albien inférieur. On ne trouvait pas de
fossiles, et ils s’étendent à environ 200 à 250 m ;
3. Des argiles versicolores, surmontent les grès de Louiza, une unité importante
qui a une épaisseur de 30-40 m, datés d’âge Albien supérieur, ils sont verts,
rouge et jaune intercalées par des bancs de grés de 40-50 cm
4. Différents bancs de dolomies et de calcaires (dits à strombes), de plus en plus
épais vers le sommet, forment ensuite une falaise d’environ 25 m

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d’épaisseur ; ils forment l’unité fondamentale des falaises, ils sont d’âge
Cénomanien inférieur, de couleur marron a rougeâtre, la cassure est claire, on
en trouve des niveaux marneux gréseux verdâtres des géodes de la calcite
ainsi qu’aux moules corresponds aux fossiles (Strombus)
5. Enfin, La partie sommitale du Djebel, constituée d’une alternance de calcaires
marneux et à huitres d’une trentaine de mètres d’épaisseur.

+ Le LOG lithostratigraphique, les photos prises, les cartes minutes du terrain,


la carte minutes au propre, la carte interprétée et les 2 coupes géologiques
perpendiculaires aux structures seront jointent avec le rapport ci-dessus.

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Quelques photos prises du faciès de l’Araar

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III. Analyse structurale (Tectonique)

Le secteur de Bou Saada est situé dans un couloir de failles, la présence de brèches
tectoniques, diaclases, fente de tensions et fractures minéralisées en sont une preuve
irréfutable.
La zone de notre étude Djebel Araar, est une partie de Bou Saada qui a aussi été touchée par
cette tectonique. Et dans le cadre de notre analyse du terrain qui s'est basée sur 2 failles bien
apparentes, et quelques traces qui prouvent l'existence d'une faille majeure.

La première faille est oblique, imposante et très facilement distinguable, sa direction est Est
West (N090°), et se trouve à l'Est du Araar vu depuis le Sud (L'observateur se trouve au Sud
du Djebel), cette faille a créé un décalage de couches de Grés de Louiza et couvertes d'un
éboulis, et au bord faillé se trouve des minéraux tel que la Barytine formé à haute pression
qui a des caractéristiques de zone de faille.
Les mesures de pendages prises entre 2 côtés d'une même faille par exemple (première
faille), montrent un changement de pendage;

- côté Est de la faille N135° - 10°S

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- côté Ouest de la faille N089° - 18°S

La deuxième faille qui se trouve au côté Ouest du Araar (du même point de vu que la
première faille) dirigé Nord-West Sud-Est (N160°) qui est moins grande que la première
mais qui nous montre clairement le décalage entre les couches des (Grés de Louiza et des
calcaires) et on remarque que le bloc gauche chevauche le bloc droit qui nous laissent a
supposé que c'est une faille inverse.

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C’est un décrochement sénestre doublé d’un effondrement forment Horst et Graben.

Encore plus à l’ouest de nouveaux indices nous renvoient encore une fois vers l’éventuelle
présence d’une faille.

1er indice : Des joints stylolithiques bien dessinés N85°-15°S.

2eme indice : Des diaclases perpendiculaires aux joints stylolithiques.

3eme indice : Des brèches importantes : les calcaires étaient tellement broyés qu’ils avaient
un aspect schistosé.

Cet ensemble de failles et de fractures a façonné la montagne en 2 grands blocks séparés par
un grand Oued. Le compartiment Est étant plus haut que celui de l’Ouest, on déduit que les
failles ont provoqué l’effondrement du compartiment Ouest tandis que le compartiment Est
est monté.

Après la découverte de la faille de Horst & Graben plus à l'Ouest et le grand Oued, et après
l’analyse du terrain, on a trouvé qu’il rejoint les calcaires à strombes de l’Araar des Grés du
Arraga. Et aussi la présence de stries à diverse endroit, fentes de tension et d'autres restes
tectoniques, a mis en évidence l’existence de la faille majeurs - Est West (N090°) - (environ
40 à 50km de longs), qui s'est révélé être la résultante du grand accident Nord Atlasique
séparant le domaine Atlasique de l'Atlas Saharien.

La faille majeure

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IV. Essai paléogéographique

A partir des données de terrain et l’étude des formations citées ci-dessus, on peut citer les
différents milieux de dépôts de la série de Bou Saada.

Les barres de calcaires à orbitolines, des marnes vertes riches en brachiopodes, gastéropodes
et lamellibranches, témoignent d’un domaine marin, ce qui implique une période de
transgression.

Durant l’Albien inferieur, en allant de Djebel Araar vers Djebel Louiza, les barres de grès
d’origine continentale à ciment sidéritique (carbonate de fer) prennent la forme d’un chenal
lenticulaire probablement due à la circulation des eaux riche en fer.

Ces grés granoclassés, marqueurs d’une base de séquence de dépôt fluviatile, présentent une
importante surface de ravinement et parfois une minéralisation en barytine.

Les environnements de dépôts sont par ailleurs différents, hauts et lagunaires, d’où les
gypses sont l’indice d’une régression marine.

Les argiles versicolores sont en réalité une formation de transition qui initie la grande
transgression de l’Albien supérieur.

Les séquences stratocroissantes et granodécroissantes sont transgressives. Elles sont les


premiers vrais signes de la transgression marine qui recouvrira tout l’Atlas saharien au
Cénomanien.

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V. Conclusion

Bou Saada est, bien plus que toutes autres régions du territoire national, une ville à l’échelle
des phénomènes géologiques, structures géologiques, accidents tectoniques, phénomènes
sédimentaires …etc. Toutes ces caractéristiques géologiques sont le résultat de sa situation
stratégique transitoire entre les hauts plateaux et la plateforme saharienne d’où la similitude
géologique qui la classe parmi les grandes écoles géologiques à ciel ouvert, qui offre ainsi un
enseignement sur le terrain avec ces affleurements remarquables, et la transition parfois des
bancs, des barres ou des couches sédimentaires.
L’élaboration de ce rapport, nous a été un acquis géologique enrichissant sur une variété de
points de vue : structural, sédimentologique et unités lithologiques et leurs limites.

La géologie de la région de Bou Saada ne prendra toute sa signification que dans un cadre
plus vaste, celui des grands ensembles du Maghreb, où l’apparition du grand accident Sud
Atlasique, qui le sépare au Maroc de l’Anti Atlas, de la plateforme Saharienne par la suite est
une ligne tectonique continue depuis Agadir au Maroc jusqu'à Gabés en Tunisie.
La géologie de la région de Bou Saada est marqué essentiellement par un décrochement
dextre séparant djebel el Araar et Louisa de Djebel Dahla et Freytas.

Sur l’aspect stratigraphique l’affleurement remarquable est celui du crétacé avec ces
différents étages du néocomien jusqu’au Turonien.

L’évolution géodynamique dans ce domaine est caractérisé par une transgression eustatique
généralisée du Lias et se traduit par des dépôts littoraux puis s’ajoute un complexe deltaïque
jusqu’au Crétacé inférieur puis vient une autre transgression eustatique.

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