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Elisabeth Ternisien

Chant B1

Devoir d’analyse

1- La forme sonate bithématique

A l’origine la sonate désigne une pièce instrumentale qui a vocation à être sonnée. C’est
aussi devenu une forme spécifique, issue de la coupe binaire de la suite baroque. Cette
forme est caractéristique de la première école viennoise, elle correspond également à
l’abandon de la technique du contrepoint, pour lui préférer la mélodie accompagnée.
On reconnaît la forme sonate à trois grandes caractéristiques : d’abord elle est composée
de deux parties avec reprises de chacune. Dans la première partie, on va du ton de la
tonique au ton de la dominante (si on est en mineur, on ira plutô t au relatif majeur).
Dans la seconde partie, on trouve le principe du double retour, à savoir le retour du ton
principal et le retour du premier thème.
La forme sonate vient de la volonté d’isoler deux tonalités, le ton principal et le ton de la
dominante, et donc on trouve dans la première partie –aussi appelée exposition – un
thème caractéristique pour chaque ton. On distingue donc deux groupes thématiques,
généralement séparés par un pont modulant qui permet d’arriver au ton de la
dominante pour le second thème. Ensuite il y a éventuellement une coda ou une codetta.
Le développement qui suit est structuré par un double dynamisme, à la fois thématique
et modulatoire. Enfin, il y a une réexposition avec le fameux double retour.
La sonate se clô t souvent par une coda, voire une codetta.

2- Définissez et donnez l’origine de la fugue

La fugue vient du latin « fugere », qui signifie fuir. Il s’agit d’une composition
polyphonique dans laquelle plusieurs voix (au minimum deux) entrent en imitation
l’une après l’autre, comme si chacune cherchait à rattraper l’autre qui prend la fuite plus
en avant. Ce type de pièces est né dans la deuxième moitié du 16e siècle.
La fugue est une écriture typiquement contrapuntique, et elle vient du Ricercar, une
œuvre instrumentale composée généralement pour l’orgue. Il s’agit de l’équivalent
instrumental des motets, ces œuvres polyphoniques aux lignes mélodiques fluides,
souvent en imitation.
La fugue commence par une exposition, qui se termine lorsque toutes les voix ont
énoncé le thème. Une première voix entre et expose le sujet au ton principal, puis une
deuxième voix arrive pour faire entendre la réponse, à savoir le thème au ton de la
dominante, tandis que la première voix joue une mélodie secondaire entre contrepoint
double renversable. Tandis que d’éventuelles autres voix entrent pour énoncer tantô t le
sujet, tantô t la réponse, les premières voix jouent des parties libres.
Si la mélodie secondaire revient sans cesse à chaque apparition du sujet ou de la
réponse, et reste identique, elle devient un « contre-sujet ». Alors la fugue n’est plus
simple mais double.
Une fois l’exposition terminée, on appelle les autres parties « divertissement ». Il y a
réexposition chaque fois qu’une voix fait entendre à nouveau le sujet.
Dans l’exposition on peut éventuellement trouver un raccord, il sert entre autres à
mettre en valeur l’entrée d’une voix, ou bien à casser le cô té systématique des entrées
successives du motif.

 Schéma d’une exposition de sujet d’une fugue à quatre voix :

Soprano Réponse
Alto Sujet Contre-sujet Partie libre Partie libre
Ténor Réponse Contre-sujet Partie libre
Basse Sujet Contre-sujet
I V I V

3- Donnez la tonalité des sujets de fugue présentés, et qualifiez les réponses

Le sujet de la fugue BWV 884 de J. S. Bach est en sol majeur, et la réponse est en ré
majeur. Il s’agit d’une réponse tonale puisqu’on observe une mutation : dans la première
mesure de la réponse, le premier intervalle est sol-fa dièse, une seconde mineure, alors
que dans le sujet, on a ré-si, une tierce mineure.

Le sujet de la fugue BWV 875 est en ré mineur, tandis que la réponse est en la mineur.
La réponse est réelle, car il n’y a aucune mutation, les intervalles sont rigoureusement
les mêmes malgré le changement de tonalité.

4- Quelle est la règle principale qui régit l’écriture contrapuntique ? Donnez-en un


exemple

Le contrepoint est avant tout une écriture horizontale, et non verticale. Le principe est
de combiner des lignes mélodiques, sans chercher à faire de l’harmonie.
On peut trouver des contrepoints rigoureux, ou bien des contrepoints renversables, dans
lesquels les voix peuvent se permuter.
Dans ses contrepoints, J. S. Bach cherche à donner à chaque voix sa propre identité
mélodico-rythmique, afin de créer entre les voix une complémentarité.
Ci-dessus, un exemple d’écriture contrapuntique, tiré de l’invention numéro six de J. S.
Bach. On constate la présence de deux lignes mélodiques distincte, chacune ayant la
personnalité définie : l’une en syncope avec un motif chromatique, l’autre en notes
conjointes sur le temps. A la mesure cinq, les voix se permutent, ce qui indique qu’il
s’agit d’un contrepoint renversable.

5- Citez les tons voisins de Sib M

Les tons voisins de Sib M sont Mib M et Fa M, ainsi que les relatifs Do m, Sol m et Ré m.

6- Qu’est-ce qu’un rythme dactyle ?

Un dactyle est un rythme qui se caractérise par une note longue puis deux brèves. Par
exemple : Son contraire est l’anapeste, il s’agit de deux brèves puis une longue, ce
qui donne :
Plan détaillé

1er mouvement, allegro assai


Sonate pour piano KV 570 de W. A. Mozart

Structure Carrure Plan tonal

Exposition

Groupe thématique 1 20 (11 + 9) Si b M

Pont modulant 20 (2+12+6) Sol m -> Mi b M -> Fa M

Groupe thématique 2 28 (16 (8 + 8) + 12) Fa M

Coda 8 

Codetta 3

Développement

Séquence 1 15 (9 + 6) Ré b M

Séquence 2 6 Ré M

Séquence 3 16 (8 + 8) Sol M -> Fa M

Séquence 4 16 (8 + 4 + 4) Fa M -> Si b M

Réexposition

Groupe thématique 1 20 (11 + 9) Si b M

Pont modulant 18 (2 + 10 + 6) Sol m -> Mi b M -> Fa M

Groupe thématique 2 28 (16 (8+8) + 12 (6+6)) Si b M

Coda 8 

Codetta 3

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