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MPSI

INP-HB Yamoussoukro
Année scolaire 2020-2021
TRAVAUX DIRIGÉS D’INDUCTION ELECTROMAGNETIQUE
Exercice 1

Exercice 2

Exercice 3

1
Exercice 4
L’espace est rapporté en coordonnées cartésiennes, à un repère orthonormé direct  Ox, Oy, Oz 
    
de base  ex , e y , ez  . Soit g   g ez , le champ de pesanteur (avec g  0 ). Deux rails métalliques
parallèles et distants de  , parfaitement conducteurs, sont reliés par une tige conductrice CD
rectiligne de résistance R.

Figure 1.
Ces conducteurs constituent un ensemble rigide, indéformable et immobile. Le circuit est fermé
par une barre mobile parfaitement conductrice de masse m posée sur les rails (A et B sont les
points de contact entre la barre et les rails) et orthogonale à ceux-ci. La barre, dont la position
est repérée par son abscisse DA  x , peut se déplacer parallèlement à elle-même sans
frottements sur les rails.

L’ensemble est plongé dans un champ d’induction magnétique

uniforme et constant B0  B0 ez avec B0  0 .
I. Cadre horizontal dans un champ magnétique uniforme et constant
Le circuit ABCD est situé dans un plan horizontal et les rails sont maintenus parallèles à l’axe
 
Ox . La barre est animée d’un mouvement de translation rectiligne uniforme de vitesse v  v ex
(avec v  0 ). (Figure 1).
1. La position de la barre est repérée par son abscisse DA  x . Après avoir orienté le circuit et
précisé l’orientation de la normale à la surface définie par le cadre ABCD, Exprimer en
fonction des données de l’énoncé, le flux  du champ magnétique à travers le cadre ABCD.
Ne pas hésiter à refaire un dessin !
2. Montrer que, dans
la barre, les porteurs de charge sont soumis
à l’action d’un champ
électromoteur Em . Donner l’expression vectorielle de ce champ Em .
3. Prendre en compte l’orientation indiquée sur la figure 1 et préciser le signe du courant i
induit dans le circuit ABCD.
4. Exprimer en fonction de R, v, B0 et  , l’intensité du courant i .
5. Ce courant induit s’accompagne de forces dites de Laplace appliquées à toutes les portions
du circuit. Recopier la figure 1 en précisant la direction et le sens de la résultante F des
forces d’induction appliquées à la barre AB.
2
 
6. À l’instant initial t  0 , la barre est lancée avec une vitesse initiale v0  v0 ex (avec v0  0 ).

Déterminer l’expression vectorielle de la vitesse v  t  au temps t .
7. Tracer l’allure de la courbe représentative de la fonction v  t  .
8. Une modification de la valeur de la résistance R peut-elle avoir une influence sur le
mouvement de la barre ? justifier.
II. Cadre incliné dans un champ magnétique uniforme et constant
Un cadre plan ABCD est maintenant incliné d’un angle  (constant) par rapport au plan
horizontal.
Les rails sont parallèles à l’axe Dx (orienté par

le vecteur unitaire ex ) et la tige CD est
maintenue parallèle à l’axe Oy (orienté par le

vecteur unitaire ey ). La barre peut toujours
effectuer un mouvement de translation sans
frottement sur les rails (Figure 2).À l’instant
initial t  0 , la barre est abandonnée sans vitesse Figure 2
 
initiale. Soit v  v ex , sa vitesse de translation
au temps t .
1. La position de la barre est repérée par son abscisse DA  x . Exprimer en fonction des
données de l’énoncé, le flux   du champ magnétique à travers le cadre ABCD.
2. Exprimer en fonction de R, v, B0 ,  et  , l’intensité du courant i .
3. Sur un schéma, faire l’inventaire, à t  0 , des forces qui s’exercent sur la barre.
4. Donner l’expression de la résultante F  des forces d’induction qui s’exercent sur la barre
AB.
5. Etablir l’équation différentielle liant la vitesse algébrique v au temps t .
6. En déduire l’expression de v  t  .
7. Tracer l’allure de la courbe représentative de la fonction v  t  .

Exercice 5

3
Exercice 6
Dans le vide, un conducteur rectiligne, d’axe zz ,
infiniment long, est parcouru par un courant
d’intensité i1 . Un cadre rectangulaire conducteur
ABCD, de longueur L  AB  CD , de largeur
  BC  AD , est placé dans un plan contenant l’axe
zz . Le cadre ABCD est considéré comme purement
résistif, de résistance R. Le côté AB , parallèle à l’axe
et situé à la distance d de la ligne de courant,
comporte un interrupteur  K  , de dimensions
négligeables, susceptible de fermer ou d’ouvrir le
circuit au niveau de deux points P et Q très Figure 3 Figure 2
rapprochés (figure 1). Les conducteurs sont des fils
cylindriques, de diamètre négligeable.
 0i1 d 
On admet que le flux 1 à travers le cadre rectangulaire ABCD s’écrit : 1  L ln  .
2  d 
Le dispositif précédent est étudié dans diverses situations.
1. Premier cas : le cadre est immobile, l’interrupteur  K  est fermé et le courant i1  I1 est
constant et positif. Existe-t-il une f.é.m. (force électromotrice) e induite dans le cadre ? Si oui,
l’exprimer en fonction des données de l’énoncé.
2. Deuxième cas : le cadre est immobile et le courant d’intensité i1 varie, au cours du temps t ,
selon la loi : i1  t   a t  b (avec a et b constantes positives). Le régime est permanent.
2.1. L’interrupteur  K  est fermé (figure 2).
2.1.1. Recopier le dessin de la figure 2 en précisant le sens de circulation du courant induit dans
le cadre.
2.1.2. Justifier le sens de circulation choisi.
2.1.3. Exprimer, en fonction des données de l’énoncé, l’intensité i2 de ce courant induit.
2.2 L’interrupteur  K  est maintenant ouvert. Déterminer, en fonction des données de l’énoncé,
la différence de potentiel VP  VQ existant entre les points P et Q.
3. Troisième cas : le cadre est immobile, l’interrupteur  K  est fermé et le courant d’intensité i1

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varie, au cours du temps, selon la loi : i1  t   Im sin 1 t  (courant sinusoïdal, de pulsation 1 ). Le
régime est permanent.
3.1. Déterminer l’intensité i2  t  du courant induit dans le cadre.
3.2 Tracer, sur le même graphe, l’allure des courbes représentatives des fonctions i1  t  et i2  t  .
4. Quatrième cas : le courant i1  I1 est constant et positif, et l’interrupteur (K) est fermé. Le
cadre
est mis en mouvement, mais il demeure dans un plan contenant l’axe zz , le côté AB restant
parallèle à cet axe. Déterminer la f.é.m. induite e dans le cadre, dans les deux situations
suivantes :
4.1. La distance d est constante. Le mouvement est un mouvement de rotation uniforme, de
pulsation 2 autour de l’axe zz .
4.2 La distance d varie maintenant au cours du temps, selon la loi : d  t   d0  vt (avec d 0 et v
constantes positives) : le cadre s’écarte de l’axe zz à la vitesse v , dans un mouvement
rectiligne de translation uniforme.

Exercice 7
Une spire circulaire de rayon r, de résistance R et d’inductance L est placée sur une table
horizontale

où règne un champ magnétique appliqué perpendiculaire à la table uniforme mais

variable B  t   B0 cos t u z , où B0 est une constante.
a) Calculer le flux du champ magnétique appliqué à travers la spire
b) Calculer le flux de champ magnétique dû à l’auto-induction, en fonction du courant I  t 
induit dans la spire.
c) Calculer le flux total. En déduire la force électromotrice dans la spire.
d) Ecrire l’équation différentielle pour le courant I  t  .
e) On cherche le courant dans la spire sous la forme I  t   I1 cos t  I 2 sin t . Trouver les
constantes I1 et I 2 .

Exercice 8

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Exercice 09
A. Dipôle magnétique : définitions et propriétés fondamentales
 ex , ey , ez  désignent les vecteurs unitaires d’un repère orthonormé direct Oxyz lié à un référentiel
galiléen. On considère une spire MNPQ de forme rectangulaire  MN  QP  a, MQ  NP  b 
parcourue par un courant continu
d’intensité I . Cette spire est placée dans un champ

magnétique constant et uniforme B  Bex où B  0 . Voir la figure 1.

Figure 4. Dipôle magnétique



1. Déterminer soigneusement les forces Fi exercées sur chacun des côtés de la spire. En
déduire la force magnétique résultante sur la boucle.
2. Vérifier que le système
des forces exercées par le champ magnétique est un couple.
Déterminer les moments Ci par rapport au centre C du rectangle, des actions exercées par le
 
champ B sur chaque côté de la spire. En déduire que le moment résultant  peut se mettre sous
 
la forme     B . Exprimer le moment magnétique  de la boucle en fonction de la surface A

de celle-ci, de l’intensité I et du vecteur unitaire n perpendiculaire au plan de la boucle. 
3. Application numérique : on donne a  b  0,1 m, I  10 A, B  0,1 T . Calculer  et  .
4. On suppose que la spire peut tourner librement autour de l’axe Oy , la position de la spire

 

étant caractérisée par l’angle entre le champ B et le moment magnétique  :   B,  . Pour

6
quelle valeur de la boucle est-elle en équilibre stable ? en équilibre instable ? Justifier
brièvement les réponses.
5. On suppose qu’à partir de l’angle , la spire subit une rotation infinitésimale d .
Exprimer le travail W du couple magnétique durant ce déplacement ; déterminer le travail
correspondant à une rotation finie entre 1 et  2 . En déduire l’existence d’une énergie
 
potentielle U   . B .

6. Application numérique : la spire effectue une rotation depuis la position 1  jusqu’à
2
la position  2  0 . Quelle est la variation de son énergie potentielle ?
  
L’expression du moment     B est valable pour la boucle parcourue par un courant

d’intensité ivariable dans le temps et placée dans un champ magnétique B variable dans
le temps.

B. Principe du moteur asynchrone

Une petite bobine plate de centre O, formée de N spires de section A, fermée sur elle-même,
d’inductance propre L et résistance r tourne à la vitesse constante  autour de l’axe Oz . Sa

position est repérée par l’angle entre ex et le vecteur unitaire n normal au plan de la bobine :
 
 ex , n   t  0 où  0 désigne une constante positive. Cette bobine est plongée dans un champ

magnétique B , de norme constante, ≪tournant≫ lui aussi autour de l’axe Oz à la vitesse
 
 
angulaire  0 constante : ex , B  0t . Voir la figure 2.

Figure 5. Bobine et champ tournant


 
7.

 
Déterminer la valeur, à l’instant t , de l’angle   n, B en fonction de  , 0 ,  0 et t . En
déduire le flux  du champ B à travers
la bobine. Quelle est la force électromotrice induite e
correspondante ?
8. En régime établi, cette force électromotrice engendre dans le circuit  r , L  un courant
sinusoïdal i  t  de même pulsation que e que l’on exprimera sous la forme i  I sin     .
Déterminer I et tan .
 
9. A quel couple   ez le circuit est-il soumis ? Quelle est la valeur moyenne  m de  ? À
quelle condition le couple est-il moteur ?

On se propose d’étudier la variation du couple moyen  m en fonction de la vitesse angulaire.


10. Vérifier qu’il est possible d’écrire  m sous la forme :
02 r L2
m  avec  0  NBA et    0   
2 0   r

7
11. Pour quelle valeur de  (dans le domaine moteur) la quantité  est-elle minimale ?
12. Soit  M la valeur de la pulsation qui donne le maximum de  m , soit  m a x (toujours dans le
domaine moteur). Exprimer  m a x et vérifier que ce couple moyen maximal est indépendant de
la résistance r .

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