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‫الجمھورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية‬

République Algérienne Démocratique et Populaire


‫وزارة التعليم العالي والبحث العلمي‬
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université badji mokhtar-annaba ‫عنابة‬-‫جامعة باجي مختار‬

FACULTE : Sciences de l’Ingéniorat


DEPARTEMENT : Électrotechnique
MEMOIRE DE MASTER
DOMAINE : Sciences et Technologies
FILIERE : Électrotechnique
OPTION : Electronique de puissance
Thème

ETUDE ET SIMULATION D’UNE MACHINE


ASYNCHRONE ALIMENTE PAR UN ONDULEUR
DE TENSION A COMMANDE MLI

Présenté par: Dirigé par:

BOUDJTAT WALID KELAIAIA M S


HIMOURA ABEDELKADER

Jury de soutenance:

- Bensiali Nadia Président MCA Université d’Annaba


- Kelaiaia M S Rapporteur MCA Université d’Annaba
- Ourici Amel Examinateur MCA Université d’Annaba

Promotion : juin 2017


Avant tous, je remercie dieu le tout puissant deM’avoir donné le courage et la
patience pour réaliserce travail malgré toutes les difficultés rencontrées.

Je dédie ce modeste travail :


A mes très chers parents, que dieu les garde et lesprotège pour
leurs soutien moral et financier, pour leur encouragements et les
sacrifices qu’ils ontendurés.
A mes frères :Ghani Said Alla Bilel
A mes sœurs :Hiba Radja Sara
A ma grande famille :HIMOURA & SAHLI

A mescollègues : Electronique de puissance


Aux chers amis :Amir, Chérif, Raouf, Abdallah, Okeba,
Achref,Chérif, Mossab, Chamssou, Hamza,
Zinou, Bonco, Abdou, Chouaib, Jalal, Said
A tous les amis (es) d’études surtout ceux
D’électrotechnique promotion juin 2017
H.KADII JUDGE
Avant tous, je remercie dieu le tout puissant de m’avoir donné le courage et la
patience pour réaliser ce travail malgré toutes les difficultés rencontrées.

Je dédie ce mémoire :
A mes chers parents ma mère et mon père pour leurs patience,
leurs amours, leurs soutient morale et financier ainsi leurs
encouragements et aussi tous les sacrifices qu’ils ont endurés
que dieu les gardent et veillent sur eux.
A mes frères et à ma sœur.
A mes amis et à mes camarades d’électronique de puissance et
surtout à tous ceux d’électrotechnique promotion juin 2017.

BOUDJATAT WALID
Je tiens à remercier :

Mon encadreurMme. KlaiaiaMS pour son suivi continu ainsi


que sa bonne orientation du travail.

Mes remerciements vont également à tous les enseignants dans le


département.

Je remercie également les membres de jury :


Mme.Ourici Amel
Mme.Bensiali Nadia

D’avoir acceptés d’honorer par leur présence la soutenance de


notre MEMOIRE DE MASTER.

En fin je remercie tous ceux qui m’ont aidés de prés ou de loin


afin d’achever ce travail enparticulier mes collègues du
département électrotechnique.
SOMMAIRE 21 juin 2017
 
Introduction générale……………………………………………………………….. 01

Chapitre I
Etude et fonctionnement de la machine asynchrone
I.1.Introduction……………………………………..……………………………… 03
I.2. Principe de fonctionnement de la machine asynchrone………………….… 03
I.3. Glissement d’une machine asynchrone…………..…………………………... 04
I.4. Constitution de la machine asynchrone……………………………………… 04
a) Stator…………………………………………………………………...….. 05
b) Rotor…………………………………………..…………………………… 07
I.4.1. Les différentes configurations des machines asynchrones.……………….. 08
a) Stator…………….…………………………………………..……………... 08
b) Rotor…………………………………………..……………………………. 08
b).1. Moteur asynchrone à cage d’écureuil (rotor en court-circuit)…… 08
b).2. Moteur asynchrone à rotor bobiné (rotor à bague)………………. 09
b).3. A double cage………………………………………………………... 11
b).4. A double encoches ou à encoches profondes.……………………… 11
I.4.2. Avantages et inconvénients de la machine asynchrone……………………. 11
I.5. La variation de la vitesse dans les MAS……………………………………... 12
I.5.1 Quadrants de fonctionnements………………………………………………. 12
I.5.2. Réglage par variation de tension…………………………………………….. 14
I.5.3. Réglage par action sur le glissement………………………………………… 14
I.5.4. Réglage par variation de la vitesse…………………………………………... 14
I.6. Démarrage de la machine asynchrone………………………………………. 15
I.6.1. Démarragedirect moteur 1sens de rotation………………………………… 15
I.6.2. Démarrage direct moteur 2 sens de rotation………………………………... 15
I.6.3. Démarrage moteur étoile/triangle…………………………………………… 15
I.6.4. Démarrage par résistance rotorique………………………………………… 16
I.6.5. Démarrage par résistance statorique………………………………………... 16
I.6.6. Démarrage électronique……………………………………………………… 17
I.7. Freinage des moteurs asynchrones………………………………………….. 17
I.7.1. Freinage à contre-courant…………………………………………………… 17


ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017
SOMMAIRE 21 juin 2017
 
I.7.2. Freinage par injection du courant continu…………………………………. 18
I.7.3. Freinage par fonctionnement en hyper synchrone………………………… 18
I.7.4. Freinage par fonctionnement en génératrice asynchrone…………………. 18

Chapitre II
Modélisation de la machine asynchrone
II.1. Introduction……………………………………………………………………. 19
II.2. Hypothèses simplificatrices………………………………………………….... 21
II.3. Mise en équation du modèle de la machine…………………………………. 21
II.3.1. Equation électrique…………………………………………………………. 22
II.3.2. Equation magnétique……………………………………………………….. 22
II.3.3. Equation mécanique………………………………………………………... 24
II.4. Transformation de Park…………………………………………………….... 25
II.4.1. Equation électrique…………………………………………………………. 28
II.4.2. Equation mécanique………………………………………………………… 29
II.4.3. Choix du repère (d, q)……….……………………………………………… 29
II.4.4. Référentiel fixe par rapport au stator……………………………………... 29
II.4.5. Référentiel fixe par rapport au rotor……………………………………… 30
II.4.6. Référentiel fixe par rapport au champ tournant…………………………. 31

Chapitre III
Etude de l'onduleur de tension triphasé
III.1. Introduction…………………………………………………………………… 32
III.2. Types d’onduleurs …………………………………………………………..... 34
III.2.1. Les Onduleurs de courant…………………………………………………. 35
III.2.2. les Onduleurs de tension…………………………………………………… 35
III.3. Principe de fonctionnement de l’onduleur triphasés ……………………… 36
III.4. Les différentes techniques de commande de l’onduleur …………………... 37
III.4.1. Onduleur de tension à commande 180°…………………………………… 37
III.4.2. Onduleur de tension à commande 120°…………………………………… 45
III.4.3. Interprétation des courbes…………………………………………………. 52


ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017
SOMMAIRE 21 juin 2017
 
III.5. Modélisation de l’onduleur………………………………………………….. 52
III.5.1. Onduleur de tension à modulation de largeur d’impulsion MLI……….. 52
III.5.2. Modélisation d’un bras d’onduleur triphasé……………………………… 53
III.5.3. Tableau récapitulatif……………………………………………………….. 54
III.5.4. Fonction de connexion……………………………………………………… 55
III.5.5. Les potentiels des nœuds………………………………………………….... 56
III.5.6. Les Tensions composées……………………………………………………. 56
III.5.7. Les Tensions simples………………………………………………………... 56
III.6. Stratégie de commande triangulo-sinusoidale à une seule porteuse……..... 57
III.6.1 Interprétations des résultats………………………………………………… 63

Chapitre IV
Association machine asynchrone-onduleur
IV.1. Association machine asynchrone onduleur………………………………….. 64
IV.1.1 Interprétation des résultats de simulation………………………………….. 71

Conclusion générale…………………………………………………………………... 72
Annexe 1…………………………………………………………………………………… 73
Annexe 21…………………………………………………………………………………. 74
Annexe 22…………………………………………………………………………………. 75
Annexe 31…………………………………………………………………………………. 76
Annexe 32…………………………………………………………………………………. 77
Bibliographie


ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017
LISTE DES FIGURES 21 juin 2017
 

Fig. (I.1) : Constitution du moteur asynchrone…………………………………………….. 05


Fig. (I.2) : Stator. …………………………………………………………..………………… 06
Fig. (I.3) : Influence du nombre de paires de pôles sur la vitesse de rotation et
de la forme du champ statorique résultant……………………………………. 06
Fig. (I.4) : Rotor………………………………………………………………………………. 08
Fig. (I.5) : Structure d’un Rotor en cage d’écureuil………………………………………... 09
Fig. (I.6) :Structure d’un rotor bobiné……………………………………………………... 10
Fig. (I.7) : Quadrants de fonctionnement…………………………………………………… 13
Fig. (II.1) : Représentation schématique d’une machine asynchrone triphasée………….. 21
Fig. (II.2) : représentation angulaire des systèmes d’axes dans l’espace électrique……… 25
Fig. (II.3) : Caractéristiques de sortie de la machine à pleine tension à vide……………... 32
Fig. (II.4) : Caractéristiques de sortie de la machine à pleine tension en charge…………. 33
Fig. (III.1) : Onduleur de tension à deux niveau…………………………………………….. 36
Fig. (III.2) : Tension et spectre d’Ua pour l’onduleur à conduction 180°. ………………… 44
Fig. (III.3) : Tension et spectre d’Uab pour l’onduleur à conduction 120°. ………………. 51
Fig. (III.4.1): Onduleur à deux niveaux……………………………………………………... 52
Fig. (III.4.2): Un bras de l’onduleur à deux niveaux et ces différentes
configurations C0, C1, C2……………………………………………………... 53
Fig. (III.5) : Commande triangulo-sinusoïdaleM=6
(Porteuse dent de scie, porteuse triangulaire)………………………………….. 58
Fig. (III.6) : Tension Vkm, tension Vk pour M=6 (Porteuse dent de scie). ……………….. 59
Fig. (III.7) : Tension Vkm, tension Vk pour M= 36 (Porteuse dent de scie).……………… 60
Fig. (III.8) : Tension Vkm, Tension Vk pour M=6 (Porteuse triangulaire)………………. 61
Fig. (III.9) : Tension Vkm, Tension Vk pour M= 36 (Porteuse triangulaire)……………... 62
Fig. (III.10) : Commande de BK1M=6 , et fonctions de connexion………………………… 63
Fig. (IV.1) : Association onduleur machine à vide pour m=6.…………………………….... 64
Fig. (IV.2) : Association onduleur machine en charge pour m=6.…………………………. 65
Fig. (IV.3) : Association onduleur machine à vide pour m=12.…………………………….. 66
Fig. (IV.4) : Association onduleur machine en charge pour m=12…………………………. 67
Fig. (IV.5) : Association onduleur machine à vide pour m=36…………………………….... 68
Fig. (IV.6) : Association onduleur machine en charge pour m=36.………………………..... 69

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 


TABLE DES NOTATIONS ET SYMBOLES 21 juin 2017
 

A, b, c Axes liés aux enroulements triphasés.

n La vitesse de rotation.

ns La vitesse de rotation du champ statorique.

p Le nombre de paires de pôles.

f La fréquence de l’alimentation.

g Le glissement.

w La vitesse angulaire de rotation.

ws La vitesse angulaire de synchronisme du champ statorique. 

U Les tensions.

R La résistance. 

Req La résistance équivalente.

I Le courant.

T1, T2, T0 Temps de commutation dans le premier secteur.

K1, K2, K3 Rapports cycliques des temps de commutation par rapport à la période
de Modulation.

Tm Période de modulation.

Vréf Les tensions de références.

VP Modulation ou porteuse triangulaire.

Fp Fréquence de la porteuse triangulaire. 

m L’indice de modulation.

r L’indice de réglage ‘’ Taux de modulation ‘’.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 


TABLE DES NOTATIONS ET SYMBOLES 21 juin 2017
 

φs La phase a statorique .

φr La phase a rotorique.

Ls L’inductance propre d’une phase statorique.

Lr L’inductance propre d’une phase rotorique.

Ms L’inductance mutuelle entre deux phases statoriques.

Mr L’inductance mutuelle entre deux phases rotoriques.

Msr Le maximum de l’’inductance mutuelle entre deux phases rotoriques st une


phase statorique.

Ѳ Angle électrique définit la position relative instantanée entre les axes

rotorique et les statorique.

Msr Matrices des inductances mutuelles du couplage stator-rotor.

J Moment d’inertie du rotor.

F Coefficient de frottement visqueux.

Ce Couple électromagnétique.

Cr Couple résistant.

0 Indice de l’axe homopolaire.

‟d” Indice de l’axe direct.

‟q” Indice de l’axe quadrature.

Ls Inductance cyclique statorique.

Lr Inductance cyclique rotorique.

MAS Machine asynchrone.

MLI Modulation de largeur d’impulsion.

PWM Puise with modulation

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 


RESUME
 L’entraînement à vitesse variable des machines électriques était
l’objectif de plusieurs études dans ces dernières années grâce à
l’évolution technologique des convertisseurs statique qui représente
le variable cœur de tout système électrique. L’association des
convertisseurs statiques aux machines asynchrone permet de réaliser
des ensembles électromécaniques à vitesse variable tout en
conservant les avantages bien connus de ce type de moteur, à savoir
le faible coût, robustesse et entretient réduit. Ces variateurs de
vitesse doivent être étudiés de commandes sophistiquées pour
atteindre des performances comparables à ceux utilisant des
machines à courant continu. Les onduleurs triphasés sont les plus
utilisés dans les industries à cause de leurs faible prix, très
approuvés du côté de la réalisation et facile du côté de la commande
électrique. Ce présent travail est relatif à une étude comparative
entres les différentes techniques de commandes des onduleurs à
MLI associés à une machine asynchrone.
1. Le premier chapitre est consacré à l’étude et le fonctionnement de la
machine asynchrone.
2. Le deuxième chapitre est consacré à la modélisation de la machine
asynchrone alimenté depuis le réseau.
3. Dans le troisième chapitre nous présentons les différentes
techniques de commande des onduleurs, avec bien sur une étude
bien détaillée des techniques les plus utilisés actuellement à savoir
la modulation sinusoïdale triangulaire. Cette étude est consacrée à la
conception d’une stratégie de commande qui permet de donné une
meilleure forme de la tension de sortie, donc une meilleure qualité
spectrale.
4. Le quatrième chapitre est consacré à l’association machine
convertisseur.
 A la fin de ce travail nous donnons une conclusion générale qui
résume tous les résultats de simulation.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 


ABSTRACT
 The variable speed drive of electric machines was the
objective of several studies in recent years thanks to the
technological evolution of static converters, which represents the
heart variable of any electrical system. The combination of static
converters and asynchronous machines makes it possible to produce
variable speed electromechanical assemblies while retaining the
well-known advantages of this type of motor, namely low cost,
robustness and reduced maintenance. These variable speed drives
must be studied with sophisticated controls to achieve performances
comparable to those using DC machines. Three-phase inverters are
the most widely used in industries because of their low price, very
approved on the side of the realization and easy on the side of the
electric control. This paper deals with a comparative study of the
different control techniques of the inverters with an asynchronous
MLI.
1. The first chapter is devoted to the study and operation of the
asynchronous machine.
2. The second chapter is devoted to the modeling of the
asynchronous machine fed from the network.
3. In the third chapter we present the different control techniques
for inverters, with a detailed study of the most commonly used
techniques, namely triangular sinusoidal modulation. This study is
devoted to the design of a control strategy, which allows giving a
better shape of the output voltage, thus a better spectral quality.
4. The fourth chapter is devoted to the association machine
converter.
 At the end of this work, we give a general conclusion, which
summarizes all the simulation results.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 


‫ملخص‬
‫كان محرك السرعة المتغير لآلالت الكھربائية الھدف من عدة دراسات في السنوات‬ ‫‪‬‬
‫األخيرة بفضل التطور التكنولوجي للمحوالت الساكنة التي تمثل متغير القلب ألي‬
‫نظام كھربائي ‪.‬مزيج من محوال ثابتة واآلالت غير المتزامنة يجعل من الممكن‬
‫إلنتاج متغيرة السرعة الكھروميكانيكية التجميعات مع الحفاظ على مزايا معروفة‬
‫جيدا من ھذا النوع من المحركات‪،‬وھي منخفضة التكلفة والمتانة وخفض الصيانة ‪.‬‬
‫يجب دراسة ھذه المحركات المتغيرة السرعة مع عناصر تحكم متطورة لتحقيق أداء‬
‫مماثل لتلك التي تستخدم أجھزة ‪ .DC‬العاكس وبثالث مراحل ھي األكثر استخداما‬
‫في الصناعات بسبب انخفاض األسعار‪ ،‬وافق جدا على جانب تحقيق وسھولة على‬
‫جانب السيطرة الكھربائية‪ .‬تتناول ھذه الورقة دراسة مقارنة ألساليب التحكم‬
‫المختلفة للعاكسين مع مد يغير متزامن‪.‬‬
‫خصص الفصل األول لدراسة وتشغيل اآللة غير المتزامنة‪.‬‬ ‫‪.1‬‬

‫ويخصص الفصل الثاني لنموذج الماكينة غير المتزامنة التي تغذيھا الشبكة‪.‬‬ ‫‪.2‬‬

‫في الفصل الثالث نقدم تقنيات التحكم المختلفة للعاكسين‪،‬مع دراسة مفصلة من‬ ‫‪.3‬‬

‫التقنيات األكثر استخداما‪،‬وھي التشكيل الثالثي الجيبية‪ .‬وتخصص ھذه الدراسة‬


‫لتصميم إستراتيجية التحكم‪ ،‬والذي يسمح إعطاء شكل أفضل من الجھد الناتج‪،‬‬
‫وبالتالي أفضل نوعية طيفية‪.‬‬
‫ويخصص الفصل الرابع لتحويل آلة جمعية‪.‬‬ ‫‪.4‬‬

‫في نھاية ھذا العمل‪ ،‬نقدم استنتاجا عاما‪ ،‬والذي يلخص جميع نتائج المحاكاة‪.‬‬ ‫‪‬‬

‫‪ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 ‬‬


 

   

Introduction

Générale
 

CHAPITRE I

Etude Et Fonctionnement De La
Machine Asynchrone
   

 
 

CHAPITRE II

La Modélisation De La Machine
Asynchrone
 

   

 
 

CHAPITRE III

Etude De L’onduleur De Tension


Triphasé
 

 
 

CHAPITRE IV

Association Machine Asynchrone


Onduleur
 

   

 
 

Conclusion

Générale
[Sélectionnez la date] 
INTRODUCTION GENERALE
 
 

INTRODUCTION GENERALE

Les trois machines " à courant continu, synchrone, asynchrone" ont de


tout temps servi les besoins de l’industrie traditionnellement, ces
machines électriques ont été commandées manuellement et les
équipements pour ces opérations sont complexes et coûteux. Le
développement des convertisseurs et l’avancée rapide des semi-
conducteurs ont permis durant ces trois derniers décennies une intense
activité de recherche sur le développement de l’entraînements électrique à
vitesse variable des machines électriques.
La machine asynchrone justifie le grand intérêt de l’industrie vis-à-vis
de ce type de machine de plus, les développements récents de
l’électronique de puissance et de commande permettent aux moteurs
asynchrones d’avoir les mémés performances que celles des machines à
courant continu.
En revanche, les machines à courant alternatif (synchrone et
asynchrone) possèdent de nombreux avantages. L’absence de collecteur
leur permet d’avoir en cambrement réduit, une fiabilité accrue et une
vitesse de fonctionnement élevée.
L’utilisation de la machine asynchrone est en pleine expansion grâces
aux avantages qu’elles offrent sur les autres types de machine électrique le
faible cout la masse réduit la robustesse et la simplicité de construction.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 1


[Sélectionnez la date] 
INTRODUCTION GENERALE
 

L’association de la machine asynchrone – convertisseur statique est à leur


Actuelle, la plus utilisée dans les applications industrielles ou la variation
de la vitesse, une haute précision de régulation et hautes performance en
couple sont requises cette omniprésence de la machine asynchrone est due
à l’évolution technologique des convertisseurs statique de puissance
capables de délivrer des fréquences réglables.
Dans le cadre de cet intérêt vient le choix de notre sujet développé dans
ce mémoire de la manière suivante :
Le premier chapitre est consacré au fonctionnement et la construction de la
machine asynchrone.
Le deuxième chapitre, nous présentons la modélisation de la machine
asynchrone.
Le troisième chapitre traite de façon détaillée les différentes techniques de
commande de l’onduleur deux niveaux.
Le dernier chapitre et consacré à l’association onduleur machine.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 2


ETUDE ET FONCTIONNEMENT DE LA MACHINE CHAPITRE I
ASYNCHRONE
 

I.1. Introduction :
La machine asynchrone connue également sous le terme `anglo-saxon `de la
machine à induction, est une machine à courant alternatif sans connexion entre le
stator et le rotor. Le terme asynchrone provient du fait que la vitesse de ces
machines n’est pas forcement proportionnelle à la fréquence des courants qui la
traversent La machine asynchrone a longtemps été fortement concurrencée par la
machine synchrone dans les domaines de forte puissance, jusqu’à l’avènement de
l’électronique de puissance. On les retrouve aujourd’hui dans de nombreuses
applications, notamment dans le transport (métro, train, propulsion des navires), de
l’industrie (machine-outil), dans l’électroménager. Elles étaient à l’origine
uniquement utilisées en moteur mais, toujours grâce à l’électronique de puissance,
sont de plus en plus souvent utilisées en génératrice. C’est par exemple le cas dans
les éoliennes.

Pour fonctionner en courant monophasé, ces machines nécessitent un système de


démarrage. Pour les applications de puissance, au-delà de quelques kilowatts, les
moteurs asynchrones sont uniquement alimentés par des systèmes des courants
triphasés.

I.2. Principe de fonctionnement de la machine asynchrone :

Les courants statorique créent un champ magnétique tournant dans le stator. La


fréquence de rotation de ce champ est imposée par la fréquence des courants
statorique, c’est-à-dire que sa vitesse de rotation est proportionnelle à la fréquence
de l'alimentation électrique. La vitesse de ce champ tournant est appelée vitesse de
synchronisme.

L'enroulement au rotor est donc soumis à des variations de flux (du champ magnétique).
Une force électromotrice induite apparaît qui crée des courants rotoriques. Ces courants
sont responsables de l'apparition d'un couple qui tend à mettre le rotor en mouvement
afin de s'opposer à la variation de flux : loi de Lenz. Le rotor se met donc à tourner pour
tenter de suivre le champ statorique.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page3 


ETUDE ET FONCTIONNEMENT DE LA MACHINE CHAPITRE I
ASYNCHRONE
 
La machine est dite asynchrone car elle est dans l'impossibilité, sans la présence d'un en
traînement extérieur, d'atteindre la même vitesse que le champ statorique. En effet, dans
ce cas, vu dans le référentiel du rotor, il n'y aurait pas de variation de champ magnétique ;
les courants s'annuleraient, de même que le couple qu'ils produisent, et la machine ne
serait plus entraînée. La différence de vitesse entre le rotor et le champ statorique est
appelée vitesse de glissement.

I.3. Glissement d’une machine asynchrone :


Le glissement est une grandeur qui rend compte de l'écart de vitesse de rotation d'une
machine asynchrone par rapport à une machine synchrone hypothétique construite avec le
même stator. Le glissement est toujours faible, de l'ordre de quelques pourcents : de 2 %
pour les machines les plus grosses à 6 ou 7 % pour les petites machines triphasées, il peut
atteindre 10 % pour les petites machines monophasées. Les pertes par effet Joule dans le
rotor étant proportionnelles au glissement, une machine de qualité se doit de fonctionner
avec un faible glissement.

ns  n
g=
ns

g : Le glissement du moteur asynchrone en pourcentage [sans unités]



ns : La fréquence de rotation du champ B en tours par seconde [tr.s-1]

n : La fréquence de rotation du rotor en tours par seconde [tr.s-1]

I.4. Constitution de la machine asynchrone :


La machine asynchrone est la machine la plus utilisée du faite qu’elle nécessite peu
d’entretien, moins coûteuse, et se présente avec une construction assez simple, elle
est aussi très connue par sa standardisation et sa robustesse.
Sur la fig. (I.1) on représente les différentes parties de la machine asynchrone

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page4 


ETUDE ET FONCTIONNEMENT DE LA MACHINE CHAPITRE I
ASYNCHRONE
 

Fig. (I.1) : constitution du moteur asynchrone.

Le moteur asynchrone est constitués par :

a) Le Stator :
Le stator d’un moteur asynchrone est identique à celle d’un moteur synchrone
(MS), 3 enroulements couplés en étoile ou en triangle et décalés entre eux de 2π/3
qui sont alimentés par un système de tension équilibrées. Le stator d’un moteur
triphasé (le plus courant en moyenne et grosse puissance), comme son nom
l’indique, est la partie statique du moteur asynchrone. Il se compose
principalement :
 De la carcasse,
 Des paliers,
 Des flasques de palier,
 Du ventilateur refroidissant le moteur,
 Le capot protégeant le ventilateur.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page5 


ETUDE ET FONCTIONNEMENT DE LA MACHINE CHAPITRE I
ASYNCHRONE
 

Fig. (I.2) : stator.

L’intérieur du stator comprend essentiellement :


 Un noyau en fer feuilleté de manière à canaliser le flux magnétique,
 Les enroulements (ou bobinage en cuivre) des trois phases logés dans les
encoches du noyau.
Dans un moteur triphasé les enroulements sont au nombre minimum de trois
décalés l’un de l’autre de 120° comme le montre le schéma ci-dessous.

Fig. (I.3) : Influence du nombre de paires de pôles sur la vitesse de rotation et de la forme
du champ statorique résultant.

Lorsque les enroulements du stator sont parcourus par un courant triphasé. Ceux-ci
produisent un champ magnétique tournant à la vitesse de synchronisme. La vitesse
de synchronisme est en fonction de la fréquence du réseau d’alimentation (50 Hz
en Europe) et du nombre de paires de pôles. Vu que la fréquence est fixe. La

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page6 


ETUDE ET FONCTIONNEMENT DE LA MACHINE CHAPITRE I
ASYNCHRONE
 
vitesse de rotation du champ tournant du moteur ne peut varier qu’en fonction du
nombre de paires de pôles.
Paires de pôles 1 2 3 4 6
Nombre de pôles 2 4 6 8 12

N0 [tr/min] 3000 1500 1000 750 500

Tableau(I.1) : nombre de paires de pôles.

b) Le rotor :
Le rotor du moteur supporte un bobinage semblable à celle du stator du MS,
bobinage triphasé décalés de 2π/3 à même nombre de pôles que celle du stator MS.
Ces 3 bobinages sont couplés en étoile et court-circuités sur eux-mêmes. Ce type
de rotor est dit bobiné mais on peut envisager un rotor plus sommaire constitué de
barres conductrices court-circuitées par un anneau conducteur à chaque extrémité.
Le rotor est la partie mobile du moteur asynchrone. Couplé mécaniquement à un
treuil d’ascenseur par exemple, il va créer un couple moteur capable de fournir un
travail de montée et de descente de la cabine d’ascenseur.
Il se compose essentiellement :
 D’un empilage de disques minces isolés entre eux et clavetés sur l’arbre du
rotor afin de canaliser et de faciliter le passage du flux magnétique.
 D’une cage d’écureuil en aluminium coulé dont les barreaux sont de forme
trapézoïdale pour les moteurs asynchrones standards et fermés latéralement
par deux "flasques" conductrices.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page7 


ETUDE ET FONCTIONNEMENT DE LA MACHINE CHAPITRE I
ASYNCHRONE
 

Fig. (I.4) : rotor.

I.4.1. Les différentes configurations des machines asynchrones :


a) Stator :
Le stator des moteurs asynchrones triphasés est le même que celui du moteur
synchrone ou de l’alternateur, c’est lui qui crée le champ tournant. Il consiste à un
bâti d’acier, contenant un empilage de tôles rainurées pour recevoir les
enroulements qui sont divisés en trois bobines séparées, de manière à produire
chacune des phases du système triphasé.
b) Rotor :
Dans la réalité le rotor est constitué de tôles empilées de façon à former un cylindre
comportant des encoches où sont logés des conducteurs en aluminium coulé ou en
cuivre dont les extrémités sont court-circuitées par des couronnes de même nature
formant ainsi une "cage d’écureuil" comme le montre dans Fig.(I.5). Le rotor peut
recevoir également trois enroulements identiques constitués de conducteurs en
cuivre reliés à des bagues servant à les court-circuiter. On à faire dans ce cas à un
"rotor bobiné".
b).1. Moteur asynchrone à cage d’écureuil : (rotor en court-circuit)
C’est le plus fréquent. Ce type de rotor a été inventé au début des années 1890. Ces
rotors sont constitués de tôles ferromagnétiques et de barres conductrices
régulièrement réparties à la périphérie du rotor. Les barres sont reliées entre elles
par des anneaux de court-circuit. Les tôles ferromagnétiques servent à guider les

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page8 


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ASYNCHRONE
 
lignes de champ tandis que les barres accueillent les courants d’induits. Pour les
machines de faible puissance, les rotors sont réalisés à partir d’un empilement de
tôles découpées et isolées les unes des autres (feuilletage) dans lesquelles on
injecte un matériau conducteur de manière à constituer les barres ainsi que les
anneaux de court-circuit. Pour les machines de forte puissance, les barres sont
insérés dans le rotor puis les anneaux de court-circuit sont soudés ou brasés aux
barres. Le matériau constituant les barres et les anneaux de court-circuit est
généralement un alliage à base d’aluminium, maison peut aussi rencontrer du
cuivre ou du laiton. En général, les barres sont légèrement inclinées suivant l’axe
du rotor afin que le nombre de barres présentes sous une phase statorique soit
constant quelle que soit la position du rotor. Ce procédé permet de diminuer la
variation de la réluctance du circuit magnétique au cours de la relation du rotor
(Ou « effet d’encoches ») et de diminuer ainsi les oscillations de couple. C’est cette
inclinaison des encoches qui donne à l’ensemble barres plus anneaux de court-
circuit la forme d’une cage d’écureuil déformée. Les moteurs à cage d’écureuil
sont de loin les plus utilisés : ils représentent de 80 à 85 % en milieu industriel.

Fig. (I.5) : Structure d’un Rotor en cage d’écureuil.

b).2. Moteur asynchrone à rotor bobiné : (rotor à bague)


Le moteur à rotor bobiné possède un bobinage triphasé relié en étoile et branché à
trois résistances externes à l’aide des bagues collectrices.
Ce type de moteur s’avère plus coûteux que le moteur à cage d’écureuil.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page9 


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Cependant, il présente les avantages suivants :
- Le couple de démarrage est plus élevé,
- Il est possible de régler la vitesse du moteur à l’aide de résistances
extérieures (rhéostats),
- Le courant de démarrage est plus faible lorsqu’on ajoute un rhéostat.

Avec l’apparition de contrôleurs électroniques de plus en plus performants,


l’utilisation des moteurs à rotor bobiné tend toutefois à diminuer dans les
applications à vitesse variable au profit de moteurs à cage d’écureuil associés à des
Variateurs de vitesse à contrôle vectoriel de flux permettant des variations de0 à
2fois la vitesse de rotation nominale du moteur. Les bagues permettent d’avoir une
liaison électrique avec les bobines du rotor. Ce type de rotor a été conçu pour
Permettre la variation de résistance du rotor en insérant des résistances en série
Avec les bobines afin de réaliser un démarrage rotorique. Ce dispositif a ensuite
permis la variation de vitesse avec un rendement acceptable au moyen d’un
procédé appelé cascade hypo synchrone.
Le coût élevé et l’apparition des variateurs de fréquence a rendu obsolète ce type
de machine. Le rotor bobiné, illustré à la Fig. (I.6) ci-dessous, possède des
enroulements reliés à trois bagues collectrices, elles-mêmes montées sur l’arbre du
moteur.

Fig. (I.6): structure d’un rotor bobiné.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page10 


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b).3. A double cage :
Le rotor est construit suivant le principe du rotor à cage simple, mais avec deux
cages électriquement indépendantes. Une cage externe à la périphérie du rotor
est composée de matériaux résistifs (laiton, bronze) et possède une faible
dispersion magnétique. Une cage interne en cuivre possède une résistivité plus
faible et une dispersion magnétique importante.

b).4. A double encoches ou à encoches profondes :


Ce sont des rotors à cage qui utilisent l’effet de peau dans les conducteurs afin de
faire varier la résistance du rotor en fonction de la vitesse de fonctionnement de la
machine. L’effet de peau est un phénomène électromagnétique qui fait que plus la
fréquence des courants augmentent, plus le courant à tendance à ne circuler qu’en
surface des conducteurs.

I.4.2. Avantages et inconvénients de la machine asynchrone :


Les avantages et les inconvénients de la machine asynchrone sont assez nombreux
mais les principaux sont résumés dans le tableau suivant :

Avantages Inconvénients
 Structure simple.  Non découplage naturel.
 Robuste et facile à construire.  Non linéarités.
 Coût réduit.
 Absence d’un système bagues balais.

Tableau(I.2) : Avantages et inconvénients de la machine asynchrone

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page11 


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ASYNCHRONE
 

I.5. La variation de la vitesse dans les MAS :


I.5.1. Quadrants de fonctionnements :
Les machines synchrone, asynchrone et à courant continu sont naturellement
réversibles. Pour bénéficier de cette propriété, il faut que le convertisseur et la
source soient également réversibles. Si la source ne l’est pas on ne peut pas
récupérer l’énergie lors d’une phase de freinage de la machine mais on peut
La dissiper dans des rhéostats (réversibilité dissipatrice). Le choix d’une structure
convertisseur/machine 1, 2 ou 4 quadrants repose exclusivement sur le cahier des
charges.
• Quadrant I seul : la machine ne tourne que dans un seul sens de rotation, le
couple est positif ou nul (accélérations contrôlées et décélération non contrôlées)
• 2 Quadrants (I et II) : la machine ne tourne que dans un seul sens de rotation, le
couple est positif ou négatif (accélérations et décélération contrôlées)
• 2 Quadrants (I et IV) : la machine tourne dans les deux sens de rotation (pour le
sens inverse la charge est nécessairement entraînante), le couple est toujours positif
(accélérations contrôlées et décélération non contrôlées)
• 4 Quadrants (I à IV) : la machine tourne dans les deux sens de rotation quelque
soit la charge entraînée le couple est positif ou négatif (accélérations et
décélération contrôlée.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page12 


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Frein avec vitesse positive  Moteur avec vitesse positive

F F

Moteur avec vitesse négative  Frein avec vitesse négative 

F F

Fig. (I.7) : Quadrants de fonctionnement.

Ceci donnant une variation non continue de la vitesse ce mode n’est donc pas
envisagé pour un réglage fin du point de fonctionnement désiré.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page13 


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I.5.2. Réglage par variation de tension :


Le couple électromagnétique de la machine asynchrone est proportionnel au carré
de la tension d’alimentation statorique. Il est donc possible d’envisager un
ajustement de la vitesse au-dessous de la vitesse nominale en modifiant la tension
d’alimentation statorique avec un
Gradateur triphasé. Cette solution est le plus souvent utilisée pour le démarrage
de charges à caractéristique de couple quadratique (Cr = k.Ω2).

I.5.3. Réglage par action sur le glissement :


L’utilisation de résistances rotorique permet un réglage de la vitesse au-dessous de
la vitesse nominale mais avec un rendement déplorable. On essaiera donc de
récupérer cette énergie transmise au rotor : c’est la cascade hypo synchrone
réservée à la très forte puissance pour des machines à rotor bobiné.

I.5.4. Réglage par variation de la vitesse :


La fréquence de rotation de la machine étant au glissement près proportionnel à la
fréquence d’alimentation des enroulements statorique, on essaiera de créer pour ces
enroulements un réseau à fréquence variable ce sont les Onduleurs de tension. On
peut aussi chercher à injecter des courants dans les enroulements pour imposer le
couple de la machine ce sont les Onduleurs de courant ou commutateurs de
courant. On peut également convertir directement la fréquence du réseau
industriel en une fréquence variable plus faible (de 0 à 1/3 de la fréquence réseau)
à l’aide d’un cyclo convertisseur à commutation naturelle piloté lui aussi en
fréquence en courant ou vectoriellement.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page14 


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I.6. Démarrage de la machine asynchrone :

I.6.1. Démarrage direct moteur 1sens de rotation :


Un moteur asynchrone triphasé alimenté directement sur le réseau. Le moteur est
commandé par un bouton marche et un bouton d’arrêt, l’arrêt est prioritaire. La
constitué principalement d’un sectionneur, d’un contacteur et d’un relai
thermique.
I.6.2. Démarrage direct moteur 2 sens de rotation :
Un moteur asynchrone alimente directement sur le réseau. Le moteur est
commandé par un bouton marche avant, un bouton marche arrière et un bouton
d’arrêt, l’arrêt est prioritaire. Le constitué principalement d’un sectionneur, de
deux contacteurs équipés d’inter verrouillage et d’un relai thermique.

I.6.3. Démarrage moteur étoile/triangle :


Un moteur asynchrone triphasé alimente d’une puissance importante nécessite ce
type de démarrage, qui permet de limiter le courant d’appel au démarrage. Le
moteur est commandé par un bouton marche et un bouton d’arrêt, l’arrêt est
prioritaire.
 Avantage :
- Réduction du courant de démarrage.
- Relativement bon marché.
 Inconvénient :
- Couple très réduit.
- Coupure d’alimentation lors du passage étoile-triangle.
- Temps de démarrage + élevé.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page15 


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I.6.4. Démarrage par résistance rotorique :


Ce procédé est utilisé pour les moteurs à rotor bobiné avec sortie de l’enroulement
rotorique sur trois bagues. On limite le courant au stator en augmentant la
résistance du rotor. Des résistances montées en série dans le circuit du rotor sont
éliminés au fur et à mesure que la vitesse augmente.
 Avantage :
- Un bon couple de démarrage avec un appel de courant réduit.
 Inconvénient :
- Moteur onéreux et moins robuste.

I.6.5. Démarrage par résistance statorique :


L’alimentation à tension réduite est obtenue dans un premier temps par la mise en
série d’une résistance dans le circuit ; cette résistance est ensuite court-circuitée. Le
courant de démarrage est réduit proportionnellement à la tension. Le couple de
démarrage est réduit proportionnellement au carré de la tension.
Peu utilisé (pour les machines à fort couple de démarrage).
 Avantage :
- Possibilité de choisir le couple de démarrage.
- Choix du courant de démarrage avec précision.
- Passage entre phases de démarrage sans interruption du courant.
 Inconvénient :
- Si le courant est divisé par 3 alors le couple est divisé par 9 !

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page16 


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I.6.6.Démarrage électronique :
Le démarrage se fait progressivement, ce qui évite la pointe de courant en
démarrage direct. La tension évolue de 0 à Un selon une rampe programmable.
Le démarrage se fait à courant constant les rapports T/Tn= (U/Un) 2= I/In sont
vérifiés.

 Avantage :
- Démarrage en douceur.
- Limitation du courant.
 Inconvénient :
- Prix plus élevé.

I.7. Freinage des moteurs asynchrones :


I.7.1. Freinage à contre-courant :
Il s’agit dans notre cas d’exploiter le principe même de la rotation du rotor pour le
freiner. Nous savons que notre moteur se met en rotation parce que le stator génère
un CTS et que en combinaisons avec le CTR, il y accrochage du rotor et mise en
rotation de ce dernier. Nous savons encore que le rotor ce mettra en rotation dans
le même sens que le CTS. Pour parvenir à cela, nous inverserons deux phases du
stator. Cette inversion devra être de courte durée, car les efforts au droit du rotor
seront très importants. On ne doit pas non plus voir le rotor se mettre en rotation en
sens inverse. On peut encore comprendre que cette manœuvre va entraîner de
brusque variation du couple et de courant statorique. Pour limiter celle-ci, nous
inséreront lors de la permutation des phases de la résistance en série avec les
enroulements statorique. Il est encore préciser que la tension du rotor est presque le
double de celle de l’arrêt, une précaution particulière sera prise pour les isolations
des bobinages. Ce système est surtout utilisé pour les moteurs bobinés.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page17 


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I.7.2. Freinage par injection du courant continu :


Ce système est surtout utilisé pour les moteurs à cage.
Il s’agit dans ce cas non pas de supprimer le CTS ou de l’inverser, mais tout
simplement de le figer.
En effet, dans ce cas nous allons créer un frein magnétique. Le CTR va se trouver
en rotation dans un champ fixe qu’il va devoir franchir. On comprend aisément
l’effet de freinage que va encaisser ce CTR lui-même à présent en fonction de la
vitesse du rotor. Dans ce cas, le CTR est directement en fonction de la rotation du
rotor puisque c’est ce dernier qui crée la variation du flux pour les conducteurs. La
vitesse du CTR sera donc identique à la vitesse du rotor et diminuera avec celle-ci.
Ce système ne sera toutefois plus efficace à faible vitesse puisque le CTR
deviendra trop faible.

I.7.3. Freinage par fonctionnement en hyper synchrone :


Dans ce cas de figure, on fait tourner la machine en génératrice à une vitesse en un
rien supérieure à la vitesse de synchronisme. Dans ce cas, le glissement est négatif
et il absorbe de l’énergie mécanique.
Cette méthode est particulièrement efficace pour freiner rapidement une machine
asynchrone sans dispositif mécanique additionnel.

I.7.4. Freinage par fonctionnement en génératrice asynchrone :


Un moteur asynchrone entraîné à une vitesse supérieure au synchronisme peut
débiter de la puissance active sur un réseau, mais continuera toujours à absorber de
la puissance réactive car n’oublions pas que la fréquence au rotor est dans ce cas
élevée. Donc le déphasage du courant rotorique est très élevé ce qui oblige la
machine à consommer de la puissance réactive. Cela est dût au déphasage du
courant rotorique qui influence le déphasage du courant statorique.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page18 


LA MODELISATION DE LA MACHINE CHAPITRE II
ASYNCHRONE
 

II.1. Introduction :

Le système d'entraînement de la machine asynchrone intègre l'alimentation.


Le convertisseur statique, la machine et la commande indispensable au
fonctionnement de l'ensemble. De ce fait, une modélisation de la machine
asynchrone, destinée aussi bien à l'étude de son comportement qu'à la mise en
place des fonctionnements de la commande, est nécessaire pour le bon
déroulement du processus d'entraînement.
L'objectif de ce chapitre est de présenter mathématiquement, une modélisation de
la machine asynchrone sous forme de différents modèles d'état selon le choix de
repère, le vecteur d'état et les entrées-sorties possibles du moteur. Généralement,
ces modèles sont définis dans un référentiel diphasé, soit tournant (d, q), soit fixe
au stator (a, b). Ces référentiels sont définis à partir du référentiel triphasé naturel
de la machine asynchrone à l'aide de transformations mathématiques adaptées. [1]

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 19


LA MODELISATION DE LA MACHINE CHAPITRE II
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Axe de(a) stator 
Axe de (a) de rotor 

(as) 
Rotor

(cr)

(ar) 
(bs) 

(br)
(cs) 

Fig. (II.1) : Représentation schématique d’une machine asynchrone triphasée.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 20


LA MODELISATION DE LA MACHINE CHAPITRE II
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II.2. Hypothèses simplificatrices :
Elle s’appuie sur un certain nombre d’hypothèses :
- entrefer constant.
- le courant homopolaire ne peut circuler (pas de neutre utilisé).
- parfaite symétrie de construction.
- circuit magnétique non saturé et à perméabilité constant.
- Pertes ferromagnétiques négligées.

II.3. Mise en équation du modèle de la machine:


Le comportement de la machine est entièrement défini par trois types d’équations à
savoir :
- les équations électriques
- les équations magnétiques
- les équations mécaniques
Afin de bien mener la modélisation de la machine, il faut adopter les
simplificatrices suivant :
- entrefer constant
- effet des encoches néglige
- pertes ferromagnétique non saturé et a perméabilité constante
- pertes ferromagnétiques négligeables
- l’influence de l’effet de peau et de l’échauffement sur les caractéristiques n’est
pas prise en compte. [1]
Dans le cadre de ces hypothèses et pour une machine équilibrée et couplée en
étoile, les équations de la machine s’écrivent sous la forme matricielle suivante :

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 21


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II.3.1. Equation électrique :


La loi de faraday permet d’écrire :
V = Ri + dφ /dt
Pour les trois phases statorique on résume cette écriture par l’écriture matricielle
condensée :

- Pour le stator :
0 0
0 0 .
0 0
- Pour le rotor :
0 0 0
0 0 . 0
0 0 0
Le rotor étant en court-circuit, ses tensions sont nulles.

II.3.2. Equation magnétique :


Chaque flux comporte une interaction avec les courant de toutes les phases y
compris la sienne (notion de flux / inductance propre).
Exemple de la phase a statorique :

φsa = Lsisa+ Ms (isb + isc) + M1 . iar+ M3 .irb+ M2 .irc

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En matriciel :

1 2 3
2 1 3
3 2 1
1 2 3
3 1 2
2 3 1

Cette matrice des inductances fait apparaitre quatre sous matrice :

= .

Avec :
Ou :
Ls : est l’inductance propre d’une phase statorique.
Lr : est l’inductance propre d’une phase rotorique.
Ms : est l’inductance mutuelle entre deux phases statorique.
Mr : est l’inductance mutuelle entre deux phases rotoriques.
Msr : est le maximum de l’’inductance mutuelleentre deux phases rotoriques st une
phase statorique.
Avec :

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 23


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2 2
cos cos cos
3 3
2 2
cos cos cos
3 3
2 2
cos cos cos
3 3
M1 = Msr Cos (θ)
M2 = MsrCos (θ - 2π /3)
M3 = MsrCos (θ + 2π /3)
Msr]: matrices des inductances mutuelles du couplage stator – rotor.
θ: angle électrique définit la position relative instantanée entre les axes rotoriqueet
les statorique que sont choisi comme axes de références.

On obtient finalement :

. / . .
. / . .

II.3.3. Equation mécanique :


L’expression de l’équation mécanique est :
Ce – Cr = J d / dt Ω + f Ω
Le couple électromagnétique est donné par :

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 24


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Avec :
J : moment d’inertie du rotor.
F : coefficient de frottement visqueux.
Ce : couple électromagnétique.
Cr : couple résistant.
P : nombre de pair de pole.

II.4. Transformation de Park :


La transformation de Park est constituée d’une transformation triphasée-biphasé
suivie d’une rotation. Elle permet de passe du repère fixe (abc) vers le repère
mobile (d q). [1]

Fig. (II.2) : représentation angulaire des systèmes d’axes dans l’espace électrique.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 25


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Les repères de la transformation de Park des grandeurs statorique et celle des


grandeurs rotorique doivent coïncider pour simplifier ces équations. Ceci se fait en
liant les θs et θr angles par la relation :
θs = θ + θr

Alors dans ce cas la transformation de Park normalisée est obtenue à l’aide de la


matrice de passage :

0 0 0

2 2
cos cos cos
2 3 3
2 2
3 sin sin sin
3 3
1/2 1/2 1/2

Cette matrice est orthogonale, c’est-à-dire


La transformation de Park peut être appliquée sur les tensions, les courants et les
flux.
Le changement de variable relatif aux courants, tension et flux est défini par la

Transformation :
0
Avec x : tension, courant ou flux, et les indices suivantes représentent :
”0” : indice de l’axe homopolaire.
”d” : indice de l’axe direct.
”q” : indice de l’axe quadrature.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 26


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La matrice inverse de transformation de Park normalisée a pour expression :
cos sin 1
2 2
cos sin 1
3 3
2 2
cos sin 1
3 3

0 . 0 0 0

On démontre que :
0 1 0
1 0 0
0 0 0
On obtient finalement le système des équations de Park. Qui constitue ainsi un
modèle électrique dynamique pour l’enroulement biphasé équivalent :
Vd = Rid + dφd /dt – (dθ /dt) φq
Vq = Riq + dφq /dt – (dθ /dt) φd
V0 = Ri0 + dφ0 /dt
Pour la réduction de la matrice des inductances les transformations proposées
établissent les relations entre les flux d’axe d, q, 0. Et les flux d’axe a, b, c :

0
0
Après le calcul, on trouve :

0 0 3/2 0 0
0 0 0 3/2 0
0 0 0 2 0 0 0 0
3/2
0 0 0 0
0 3/2 0 0 0
0 0 0 0 0 0 2 0

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 27


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Ls = is– Ms : inductance cyclique statorique.
Lr = ir – Mr : inductance cyclique rotorique.
M = 3/2 Msr : inductance mutuelle cyclique entre stator et rotor.
Le mode habituel d’alimentation de stator et la structure des enroulements
rotorique conférant la nullité aux sommes des courants statorique et de courant
rotorique, les composantes d’indice (0) sont nuls.
Dans ces conditions de fonctionnement en mode non dégradé, les flux d’axe d et
q sont simplement définis par les trois paramètres constants Ls, Lr, M. est aux
courant par la relation :

0
0
0 0

0 0
0 0
II.4.1. Equation électrique :
Les équations des Park des tensions, statorique et rotorique s’écrivent :
Vds = Rsids + dφds/dt – (dѲ s /dt) φqs 

Vqs = Rsiqs + dφqs/dt – (dѲs /dt) φds 

Vdr = Rridr + dφdr/dt – (dѲr /dt) φqr= 0 

Vqr = Rriqr + dφqr/dt – (dѲr /dt) φdr= 0 

Dans le repère de Park (d, q) tournant à la vitesse angulaire ω s = dθs /dt l’équation
suivant : Machine asynchrone a cage
Vds = Rsids + dφds/dt – ωsφqs
Vqs = Rsiqs + dφqs/dt – ωsφqs
Rridr + dφdr/dt – (ωs ‐ ω) φqr= 0 
Rriqr + dφqr/dt – (ωs ‐ ω) φdr= 0 

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 28


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II.4.2. Equation mécanique :
L’équation du couple et celle du mouvement s’écrivent :
Ce= P M [ iqsidr – idsiqr ]

Avec :

Jdω /P dt = Ce – Cr – (f/P) ω

II.4.3. Choix du repère (d, q) :


Jusqu’à présent, nous avons exprimé les équations et les grandeurs de la machine
dans un repère (d, q) qui fait un angle électrique θs avec le stator et que fait
également un angle électrique θr avec le rotor mais qui n’est défini par ailleurs,
c’est-à-dire qu’il est libre. [1]
Il existe trois choix important. On peut fixer le repère (d, q) au stator, au rotor ou
au champ tournant. Rappelons les angles des transformations de Park θs et θr afin
d’effectuer les rotations.

II.4.4. Référentiel fixe par rapport au stator :


Il se traduit par les conditions :
θs = 0 ; θr= -0 
dθs/t = 0 ; dθr /dt = - dθ/dt
ωs = 0 ; ωr = - ω
Les équations électriques prennent la forme :

Vds = Rsids + dφds/dt


Vqs = Rsiqs + dφqs/dt
Rridr + dφdr/dt + ωφqr= 0
Rriqr + dφqr/dt – ωφdr= 0

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 29


LA MODELISATION DE LA MACHINE CHAPITRE II
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Ce référentiel sera choisi de préférence en vue d’étudier des variations importantes
de la vitesse de rotation, associées ou non avec des variations de la fréquence
d’alimentation.

II.4.5. Référentiel fixe par rapport au rotor :

Ce référentiel est choisi de préférence en vue d’étudier des variations des


grandeurs statorique.
Il se traduit par les conditions :
θs = 0 ; θr = -0
dθr /dt = 0 ; dθs /dt = - dθ/dt
ωr = 0 ; ωs = ω
Les équations électriques prennent la forme :

Vds = Rsids + dφds/dt – ωsφqs


Vqs = Rsiqs + dφqs/dt +ωsφqs
Rridr + dφdr/dt = 0
Rriqr + dφqr/dt = 0

Ce référentiel peut être intéressant dans les problèmes de régimes transitoires ou la


vitesse de rotation est considérée comme constante (exemple : l’étude des
contraintes résultant d’un court-circuit).

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 30


LA MODELISATION DE LA MACHINE CHAPITRE II
ASYNCHRONE
 

II.4.6. Référentiel fixe par rapport au champ tournant :

Ce référentiel est le seul qui n’introduise pas de simplification dans la formulation


des équations. Il fait correspondre des grandeurs continues aux grandeurs
sinusoïdales en régime permanent ; raison pour laquelle ce référentiel est utilisé en
commande.
Il se traduit par les conditions :
dθs/ dt = ωs
dθr/ dt = ωs – ω = ωr
On choisit ce référentiel lorsqu’on vent étudier les problèmes ou la fréquence
d’alimentation est constante. Ainsi ce référentiel est le seul qui n’introduise pas de
simplification dans la formulation.
Les équations dont la formulation soit affétée par le choix au référentiel sont les
équations :
Cm – Ce = (J/p) (dωr/dt)
g = (ω – ωr) / ω
Le référentiel choisi de notre étude est le référentiel statorique et le modèle
mathématique de la machine obtenu suite à cettemodélisation est le suivant :
* dφds/dt = - Rsids + Vds
* dφqs/dt = - Rsiqs + Vqs
* dids/dt = Vds (Lr/(LrLr – Lm2)) + (Lr/(LrLr – Lm2)) φqs.ωφds(Rr/(LrLs –
Lm2))ids+ωids – ((LrRr + LsRs)/(LrLr – Lm2))
* diqs/dt = ω (Lr/(LsLr – Lm2)) . φds(Rr/(LrLs – Lm2)) φqs+ (Lr/(LsLr – Lm2))Vqsiqs
– ((LrRs + LsRr)/(LsLr – Lm2)) . ids - ω
* dω/dt = - (P/J) φdsids + (P/J) φqs – (Cr/J) – (kf/J)
Ces équations vont nous permettre d’étudier le comportement dynamique de la
machine asynchrone à vide et en charge alimentée directement pleine tension ou à
tension délivrée par notre onduleur.la Machine alimente pleine tension délivre les
tensions suivantes et cela pour deux essais à vide et en charge.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 31


LA MODELISATION DE LA MACHINE CHAPITRE II
ASYNCHRONE
 

1.5 1.5

1 1
phids(wb)

phiqs(wb)
0.5 0.5

0 0

-0.5 -0.5

-1 -1
0 0.5 1 1.5 2 0 0.5 1 1.5 2
t(s) t(s)
30 20

20
10
ids(A)

iqs(A)
10
0
0
-10
-10

-20 -20
0 0.5 1 1.5 2 0 0.5 1 1.5 2
t(s) t(s)

200 30

150 20
Ce(Nm)
w(rd/s)

100 10

50 0

0 -10
0 0.5 1 1.5 2 0 0.5 1 1.5 2
t(s) t(s)
30

20 2
ias(A)

ias(A)

10
0
0

-10 -2

-20
0 0.5 1 1.5 2 1.78 1.8 1.82
t(s) t(s)

Fig. (II.3) : Caractéristiques de sortie de la machine à pleine tension à vide.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 32


LA MODELISATION DE LA MACHINE CHAPITRE II
ASYNCHRONE
 

1.5 1.5

1 1
phids(wb)

phiqs(wb)
0.5 0.5

0 0

-0.5 -0.5

-1 -1
0 0.5 1 1.5 2 0 0.5 1 1.5 2
t(s) t(s)
30 20

20
10
ids(A)

iqs(A)

10
0
0
-10
-10

-20 -20
0 0.5 1 1.5 2 0 0.5 1 1.5 2
t(s) t(s)
 

200 30

150
20
Ce(Nm)
w(rd/s)

100
10
50
0
0

-50 -10
0 0.5 1 1.5 2 0 0.5 1 1.5 2
t(s) t(s)
30
4
20
2
ias(A)

ias(A)

10
0
0 -2
-10 -4

-20 -6
0 0.5 1 1.5 2 0.98 1 1.02
t(s) t(s)
 
Fig. (II.4) : Caractéristiques de sortie de la machine à pleine tension en charge.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 33


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 
III.1. Introduction :
Les onduleurs sont des convertisseurs statique assurant la conversion continu-alternatif. Par
une séquence adéquate de commande des semi-conducteurs de puissance (interrupteurs
électroniques), il est possible à la sortie d’un convertisseur statique une tension alternative
(ou courant alternatif) de valeur moyenne nulle ; la tension peut comporter une ou plusieurs
créneaux par alternance.[2]
Ce sont des onduleurs autonomes puisque l’établissement, le maintien et l’ouverture des
connexions entre l’entrée et la sortie ne dépendent que de la commande des semi-
conducteurs, comme il impose sa propre fréquence à la forme d’onde de la tension alternative
fournie au récepteur.
Il est tributaire des caractéristiques de la source (générateur) et de la charge (récepteur) entre
les quelles il est inséré. Contrairement à l’onduleur non autonome qui est relié au réseau
alternatif c’est lui qui impose la fréquence et la forme de l’onde de la tension de sortie.

III.2. Types d’onduleurs :


III.2.1. Les Onduleurs de courant :
Alimentés par une source de courant continu. La nature de la source continue impose celle de
la charge alternative. L’évolution rapide des techniques de fabrication des dispositifs à semi-
conducteurs et l’orientation des concepteurs vers la technologie des composants hybrides tels
que l’IGBT ont permis de développer de nouvelles structures d’onduleurs multi niveaux.[2]
Ils sont mieux adaptés aux applications de grandes puissances parce qu’ils réduisent les
contraintes dues aux phénomènes de commutation sollicitant les interrupteurs pour des
applications de forte puissance et haute tension. La technologie de conversion de l’énergie
continu-alternatif en utilisant les convertisseurs statiques est une partie de l’électronique de
puissance en pleine croissance ; cela tient essentiellement à deux raisons :

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 34


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 
La première est l’étendue du domaine de leurs applications :
Systèmes d’entrainements à vitesse variable, utilité d’interconnexion, alimentation de
sécurité…etc.
La seconde vient de l’amélioration des performances des semi-conducteurs de puissance et de
l’apparition de nouvelles composantes (modulation de largeur d’impulsion, modulation
vectorielle).  
Cela permet d’adapter pour chaque application la structure de l’onduleur et la stratégie de
commande qui lui conviennent le mieux l’usage limité aux applications de faibles et
moyennes puissances seulement. La détérioration prématurée des roulements causée par
l’application des tensions homopolaires à l’arbre du moteur.
III.2.2. les Onduleurs de tension :
Contrairement à l’onduleur de courant qui lui d’onde de courant, onduleur de tension impose
l’onde de tension à la machine.[2]
-un onduleur ne peut que distribuer convenablement aux trois phases des moteurs, le courant
qu’il reçoit sauf :
-si la source continue est une source de tension, l’onduleur est appelé onduleur de tension.
En fonction de leurs application ces onduleurs sont classés en trois catégories :
-les onduleurs à fréquence fixe à commutation forcée.
-les onduleurs à fréquence variable à commutation forcée.
-les onduleurs d’entretien du circuit oscillant.
Notre étude, se limitera à utiliser l’onduleur de tension à fréquence variable à commutation
forcée, dont l’avantage est de pouvoir alimenter n’importe quel type de machine à courant
alternatif, tout en facilitant d’inverser l’ordre de succession des phases.
Sur ce, on distingue trois types d’onduleurs de tension :
-onduleur à conduction 120°
-onduleur à conduction 180°
-onduleur à modulation de largeur d’impulsion(MLI).
-commande en MLI avec injection d’harmonique
- technique d’élimination d’harmonique.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 35


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 
III.3. Principe de fonctionnement de l’onduleur triphasé :
Voici le schéma d’un onduleur de tension : Fig.(III.1).
L’onduleur triphasé est constitué de trois bras comprennent chacun deux interrupteurs dont la
commande differe selon la technique de commande adoptée.[4], [7]

T 1 T 3 T 5

T 2 T 4  T 6

Fig. (III.1) : onduleur de tension à deux niveau.

Les interrupteur T1et T2 ;T3 et T4 ; T5 et T6 doivent etre complémentaires deux à deux ; quelle
que soit la loi de commande adoptée ; il est possible d’établir des relations générales qu’on
utiliserons tant pour la commande pleine onde que pour la commande (MLI).
Il nous importe ici de voir de quelle manière les signaux de commande de l’onduleur sont
élaborés pour générer une tension la plus sinusoidale possible.
III. 3.1.Onduleur de tension à commande 180°:
Pour ce type d’onduleur chaque transistor conduit pendant 180° de plus pour chaque
séquence de fonctionnement nous avons trois transistor qui conduisent en même temps.
Les tensions composées : Uab(t) ; Ubc(t) ; Uca(t) sont Définies comme suit :
Uab(t) = Van(t) - Vbn(t).
Ubc(t) = Vbn(t) –Vcn(t).
Uca(t) = Vcn(t) – Van(t)

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 36


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 
Les tensions simples sont calculées à partir du schéma équivalent. On applique la loi d’ohm.

 Lorsque :
1- ) 0 <wt<π/3 : les transistors T1, T5 et T6 conduisent.
Schema equivalent:

La résistance équivalente
1/Réql = 1/R + 1/R = 2/R= Réq1 = R/2

Le courant:
I1 = Ue/Réq = 2Ue/3R
Les tensions simples:
Uan(t) = Ucn(t) = I1 (R/2) = Ue/3
Ubn (t) = - I1R = - (2/3) Ue

Les tensions composées:


Uab(t) = Uan(t) – Ubn(t) = Ue
Ubc(t) = Ubn(t) – Ucn(t) = - Ue
Uca(t) = Ucn(t) – Uan(t) = 0

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 37


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 

2- )π/3 <wt< 2π/3 : les transistors T1, T2, et T6 conduisent.


Schema equivalent:

Le courant :
I2 = Ue/Uéq = 2Ue/3R

Les tensions simples :


Van(t) = I2 R = (2/3) Ue
Vbn(t) = Vcn(t) = - I2 (R/2) = -Ue/3

Les tensions composées :


Uab(t) = Van(t) – Vbn(t) = 2Ue/3 + Ue/3 = Ue
Uca(t) = Vcn(t) – Van(t) = - Uc/3 - 2Ue/3 = - Ue

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 38


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 

3-) 2π/3 <wt<π : les transistors T1, T2, et T3 conduisent.


Schema equivalent:

Le courant :
I3 = Ue/Réq = 2Ue/3R

Les tensions simples :


Van(t) = Vbn(t) = - I3 (R/2) = - Ue/3
Vcn (t) = - I3R – 2Ue/3

Les tensions composées :


Uab(t) = Van(t) – Vbn(t) = 0
Ubc(t) = Vcn(t) –Van(t) = Ue
Uca(t) = Vcn(t) – Van(t) = - UE

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 39


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 

4- )π<wt< 4π/3 : les transistors T1, T2, et T4 conduisent.


Schema equivalent:

Le courant :
I4 = 2Ue/3R

Les tensions simples :


Uan(t) = -I4 (R/2) = - Ue/3
Ubn(t) = - I4 R - 2Ue/3
Ucn(t) = 0

Les tensions composées :


Uab(t) = Van(t) – Vbn(t) = - Ue/3 – 2Ue/3 = – Ue
Ubc(t) = Vbn(t) – Vcn(t) = Ue/3 + 2Ue/3 = – Ue
Uca(t) = Vcn(t) – Van(t) = 0

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 40


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 

5- ) 4π/3 <wt< 5π/3 : les transistors T3, T4, et T5 conduisent.


Schema equivalent:

Le courant :
I5 = 2Ue/3R

Les tensions simples :


Uan (t) = - I5 R = - 2Ue/3
Ubn (t) = I5 (R/2) = Ue/3

Les tensions composées :


Uab(t) = - Ue
Ubc(t) = 0
Uca (t) = Ue

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 41


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 

6-) 5π/3 <wt< 2π : les transistors T4, T5, et T6 conduisent.


Schema equivalent:

Le courant :
I6 = 2Ue/3R

Les tensions simples :


Uan(t) = Ubn(t) = - Ue/3
Ubn(t) – Ucn(t) = 2Ue/3
 

Les tensions composées :


Uab(t) = 0
Ubc(t) = - Ue
Uca(t) = Ue

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 42


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 
Les tensions délivrées par l’onduleur à commande 180° sont représentées comme suit :

 
 
 

0.9

0.8

0.7

0.6

0.5

0.4

0.3

0.2

0.1

0
0 10 20 30 40 50 60

 
Fig. (III. 2) : Tension et spectre d’Ua pour l’onduleur à conduction 180°.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 43


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 
III.3.2. Onduleur de tension à commande 120° :
Pour ce type d’onduleur chaque transistor conduit pendant 120° de plus pour chaque
séquence de fonctionnement nous avons deux transistors qui conduisent en même temps.
Ont représenté successivement :
- les tensions composées : Uab (t), Ubc (t), Uca (t).
-les tensions simples : Uan(t), Ubn(t), Ucn(t).

1- ) 0<wt<π/3 : les transistors T1, et T6 conduisent.


Schema equivalent:

La résistance équivalente :
Réq = R + R = 2R
Le courant :
I1 = Ue/Réq = Ue/2R
Les tensions simples :
Uan(t) = I1R = (Ue/2R) R = Ue/2
Ubn(t) = - I1 R = - Ue/2
Ucn(t) = 0
Les tensions composées :
Uab(t) = Uan – Ubn = Ue/2 + Ue/2 = Ue
Ubc(t) = Ubn –Ucn = - Ue/2 – 0 = - Ue/2
Uca(t) = Ucn – Uan = - Ue/2

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 44


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 

2- ) π/3 <wt< 2π/3 : les transistors T1, et T2 conduisent.

Schéma equivalent:

Le courant :
I2 = Ue/2R

Les tensions simples :


Uan(t) = (Ue/2R) = Ue/2
Ubn(t) = 0
Ucn (t) = - Ue/2

Les tensions composées :


Uab(t) = Ue/2
Ubc(t) = Ue/2
Uca (t) = - Ue

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 45


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 

3- ) 2π/3 <wt<π : les transistors T1, et T3 conduisent.


Schéma equivalent:

Le courant :
I3 = Ue/2R

Les tensions simples :


Uan(t) = 0
Ubn(t) = Ue/2
Ucn (t) = - Ue/2

Les tensions composées :


Uab(t) = -Ue/2
Ubc(t) = Ue
Uab (t) = - Ue/2

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 46


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 

4-)π<wt< 4π/3 : les transistors T3, et T4 conduisent.


Schéma equivalent :

Le courant :
I4 = Ue/2R

Les tensions simples :


Uan(t) = - Ue/2
Ubn(t) = Ue/2
Ucn (t) = 0

Les tensions composées :


Uab(t) = - Ue
Ubc(t) = Ue/2
Uca (t) = Ue/2

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 47


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 

5-) 4π/3 <wt< 5π/3 : les transistors T4, et T5 conduisent.

Schéma equivalent :

Le courant :
I5 = Ue/2R

Les tensions simples :


Uan(t) = - Ue/2
Ubn(t) = 0
Ucn (t) = Ue/2

Les tensions composées :


Uab(t) = - Ue/2
Ubc(t) = - Ue/2
Uca (t) = Ue

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 48


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 

6- ) 5π/3 <wt< 2π : les courant T5, et T6 conduisent.


Schéma equivalent :

Le courant :
I6 = Ue/2R

Les tensions simples :


Uan(t) = 0
Ubn(t) = - Ue/2
Ucn (t) = Ue/2

Les tensions composées :


Uab(t) = Ue/2
Ubc(t) = - Ue
Uca (t) = Ue/2

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 49


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 
Les tensions délivrées par l’onduleur à commande 120° sont représentées comme suit :

0.9

0.8

0.7

0.6

0.5

0.4

0.3

0.2

0.1

0
0 10 20 30 40 50 60

Fig. (III.3) : Tension et spectre d’Uab pour l’onduleur à conduction 120°.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 50


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 
III.3.3. Interprétation des courbes :
Les Tensions obtenu par simulation pour les commandes 180° et 120° sont riches en
harmoniques comme il est montré sur le spectre d’harmonique de la tension Va.
Ces Tensions sont donc non adaptées à l’alimentation de notre machine asynchrone, pour
cette dernière on doit chercher une autre commande dont les tensions délivrées seront proches
de la sinusoïde à savoir la commande de modulation de largeur d’impulsion (MLI).

III.5. Onduleur à modulation de largeur d’impulsion MLI :


L’onduleur est un convertisseur statique capable de transformer l’énergie électrique d’une
source de tension continue en une énergie électrique de type alternative, l’utilisation des
onduleurs est très vaste dans l’industrie, tels que les variateurs de vitesse pour les moteurs
triphasés, les alimentations de secours …etc. Grâce au développement technologique des
semi-conducteurs, et l’apparition des nouvelles techniques de commandes les onduleurs sont
devenus plus performants. D’autre part la forme de tension de sortie d’un onduleur doit être
plus proche d’une sinusoïde pour laquelle le taux d’harmoniques soit le plus faible possible,
cette dernière dépend largement de la technique de commande utilisée. [4]

III.5.1. Onduleur de tension à modulation de largeur d’impulsion :


En groupant trois demi-points monophasés. On obtient l’onduleur de six interrupteurs dons le
montage Fig. (III.4-1).

I  
T11 D11 T21 D21 T31 D31

Uc = I1 I2 I3
.M

T10 D10 T20 D20 T30 D30

.A .B .C
VA VB VC

N
Fig. (III.4.1): onduleur à deux niveaux.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 51


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 
Cet onduleur fonctionnant en MLI est très utilisé pour alimenter à tension et fréquence
variables des récepteurs triphasés équilibrés. Si l’on concerne une fréquence sinusoïdale
l’onduleur triphasé présente les avantages que l’onduleur monophasé en demi-pont :
-possibilité de faire varier le fondamental des tensions de sortie.
-rejet vers les fréquences élevées des harmoniques de ces tensions. 
Mais de plus, si le récepteur est en étoile sans conducteur neutre ou en triangle, on peut
supprimer les principaux harmoniques de ces tensions. Souvent on modifie la référence pour
réduire le ‹‹déchet de tensions›› cela permet de plus une diminution de certains harmoniques
restant dans les tensions de sortie.
a- Commande des interrupteurs.
b- Reference sinusoidal.

III.5.2. Modélisation d’un bras d’onduleur triphasé :

TK1 D K1 V K1

A   IK
= UC

TK0 D K0 V K0

iks iks

TKS DKS VKS


TDKS VKS

IK . IK .
. .
.

Fig. (III.4.2) : un bras de l’onduleur à deux niveaux et ces différentes configurations C0, C1, C2.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 52


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 
VK= - Uc /2 =˃ (BK1, BK0) = (0, 1)
III.5.3. Tableau récapitulatif :
On a : BK1, BK0, les transistors d’un bras tel que K= 1, 2, 3 bras l’onduleur.
Un bras de l’onduleur triphasé, peut avoir trois configurations pour sa structure.
Le tableau suivant contient les valeurs VK(le potentiel) du point K par rapport au point
milieu fictif (M) caractérisant chacune des configurations.
Configuration                Tension VK
                       C0            Depends de la charge  
                   C1(BK1)                       UC /2 
                   C2(BK0)                     ‐UC /2 

Afin d’avoir un fonctionnement totalement commandable qui permet à l’onduleur de délivrer


les tensions VK désignées, on doit le faire fonctionner en son mode commandable. La
commande appliquée est BK0 = BK1.
Cette commande va nous donner les deux créneaux de tension, donc qui permet le
fonctionnement en mode commandable.
Ce tableau nous montre les résultats de cette commande :
BK1  BK0 
0  1 
1  0 

Avec : K = 1, 2, 3.
Tel que :
BK1 : commande de base du transite Tki et c’est cette commande qu’on va adapter pour la
suite de notre étude.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 53


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 
VKM  BK1  BK0 
UC /2  1  0 
‐UC /2  0  1 

Avec : K = 1, 2, 3.
VK =VAM : 1er bras
VBM : 2éme bras
VCM: 3éme bras

Vref ≥ Up =VK = Uc /2
Vref < Up = VK = - Uc /2
VK = Uc /2 = (BK1, BK0) = (1, 0)
VK= - Uc /2 = (BK1, BK0) = (0, 1)

III.5.4. Fonction de connexion :


Elle définit l’état de l’interrupteur :[7]
· Elle vaut 1 : si l’interrupteur est fermé
· Elle vaut 0 : si l’interrupteur est ouvert
En mode commandable,les fonctions de connexions de l’onduleur sont liées par
la relation suivante :
FK 1  1 - FK 0 avec : k€ {1, 2, 3}

Les commandes Bki ainsi que les fonctions de connexion du premier bras sont représentés sur
la Fig.(III.10)

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 54


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 

III.5.5. Les potentiels des noeuds:


Les potentiels des nœuds A , B , C par rapport au point milieu fictif (M) de l’onduleur
triphasé, s’éxprime comme suit :

Vam = F11 . UC / 2 -F10. UC / 2

Vbm = F21 . UC / 2 –F20 . UC / 2

Vcm = F31 . UC / 2 –F30 . UC / 2

III.5.6. Les Tensions composées:

Les différentes tensions composées de cet onduleur s’expriment au moyen des fonctions de
connexion comme suit :

VAB = VAM – VBM = ( F11-F21) UC / 2-( F10 -F20) UC / 2

VBC = VBM – VCM = ( F21-F31) UC / 2-( F20 -F30) UC / 2

VCA = VCM – VAM = ( F31-F11) UC / 2-( F30 -F10) UC / 2

On peut éxprimer les tensions composées sous la forme :


V    1 -1 0  F1 1   1 -1 0  F1 0  

AB
        
-1  -1 
U c
V BC   2   0 1  F2 1  - 0 1  F2 0    
V    -1 0 1  F
 31
  -1
  0 1  F
 30

 
CA  

III.5.7. Les Tensions simples :


Les tensions VA,VB,VC ont nécessairerment une somme nulle.
Pour obtenir les valeurs instantanées de ces tensions, on part des tensions VAM,VBM,VCM entre
les trois bornes de sortie de l’onduleur et le point milieu M (fictif) de la source de tension
continue.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 55


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 

On a donc :
VA= ⅓(2VAM -VBM -VCM)
VB= ⅓(- VAM +2VBM -VCM)
VC= ⅓(-VAM -VBM + 2VCM)

III.6. Stratégie de commande triangulo-sinusoidale à une seule porteuse :


Les instants de fermeture des interrupteurs sont déterminés par les intersections de l’onde de
référence Vréf,représentant la tension de sortie désirée de fréquence f , avec l’onde de
modulation ou porteuse ’VP’ Fig.(III.5) , la porteuse est toujours caractérisée par :[4]
· L’indice de modulation m = fP/f
· L’indice de réglage r = Vréf / VP
Les tensions de références sont définies par :

Vréf1= Vm . sin (  t)
Vréf2= Vm . sin (  t - 2 )
3

Vréf3= Vm . sin (  t - 4 )
3

Les tensions délivrés par l’onduleur à commande MLI et cela pour différents indice de
modulation et un coefficient de réglage r = 0,8, sont représentées ci-dessous :

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 56


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 

Fig. (III.5) : Commande triangulo-sinusoïdale M=6 (Porteuse dent de scie, porteuse triangulaire).

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 57


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 

400 400

200 200
V am (V )

V bm (V )
0 0

-200 -200

-400 -400
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0 0.01 0.02 0.03 0.04
t(s ) t(s )

400 400

200 200
V c m (V )

V a(V )

0 0

-200 -200

-400 -400
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0 0.01 0.02 0.03 0.04
t(s ) t(s )

400 400

200 200
V b(V )

V c(V )

0 0

-200 -200

-400 -400
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0 0.01 0.02 0.03 0.04
t(s ) t(s )

0.8

0.6

0.4

0.2

0
0 20 40 60

Fig. (III.6) : Tension Vkm, tension Vk pour M=6(Porteuse dent de scie).

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 58


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 

300 300

200 200

100 100
Vam(v)

Vbm(v)
0 0

-100 -100

-200 -200

-300 -300
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0 0.01 0.02 0.03 0.04
t(s) t(s)

300 400

200
200
100
Vcm(v)

Va(v)
0 0

-100
-200
-200

-300 -400
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0 0.01 0.02 0.03 0.04
t(s) t(s)

400 400

200 200
Vb(v)

Vc(v)

0 0

-200 -200

-400 -400
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0 0.01 0.02 0.03 0.04
t(s) t(s)

0.8

0.6

0.4

0.2

0
0 20 40 60 80

Fig. (III.7) : Tension Vkm, tension Vk pour M= 36(Porteuse dent de scie).

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 59


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 

400 400

200 200
V am (V )

V bm (V )
0 0

-200 -200

-400 -400
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0 0.01 0.02 0.03 0.04
t(s ) t(s )

400 400

200 200
V c m (V )

0 V a(V ) 0

-200 -200

-400 -400
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0 0.01 0.02 0.03 0.04
t(s ) t(s )

400 400

200 200
V b(V )

V c (V )

0 0

-200 -200

-400 -400
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0 0.01 0.02 0.03 0.04
t(s ) t(s )

0.8

0.6

0.4

0.2

0
0 20 40 60

Fig. (III.8) : Tension Vkm, Tension Vk pour M=6(Porteuse triangulaire)

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 60


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 

300 300

200 200
Vam(V)

Vbm(V)
100 100

0 0

-100 -100

-200 -200

-300 -300
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0 0.01 0.02 0.03 0.04
t(s) t(s)

300 400

200
200
Vcm(V)

100

0 Va(V) 0

-100
-200
-200

-300 -400
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0 0.01 0.02 0.03 0.04
t(s) t(s)

400 400

200 200
Vb(V)

Vc(V)

0 0

-200 -200

-400 -400
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0 0.01 0.02 0.03 0.04
t(s) t(s)

0.8

0.6

0.4

0.2

0
0 20 40 60 80

Fig. (III.9) : Tension Vkm, Tension Vk pour M= 36(Porteuse triangulaire)

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 61


ETUDE DE L'ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE CHAPITRE III
 

Fig. (III.10) : Commande de BK1M=6 , et fonctions de connexion.

III.6.1 Interprétations des résultats :


Une analyse spectrale, des tensions délivrée pour l’onduleur commande en modulation de
largeur d’impulsion et cela pour différente indices de modulation (m = 6, et m = 36), montre
que plus m augmente plus les harmoniques sont repoussés vers des fréquences élevées ce qui
facilite leurs filtrage on note alors une nette amélioration de l’allure de tension qui se
rapproche de plus en plus de l’allure sinusoïdale à m = 36. Cependant en comparant les
tensions obtenus pour les deux porteuses étudiées, celles délivrées par l’onduleur en
commande triangulo-sinusoïdale à porteuse triangulaire sont mieux adaptées à l’alimentation
de notre machine.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 62


ASSOCIATION MACHINE ASYNCHRONE CHAPITRE IV
ONDULEUR

IV.1. Association machine asynchrone onduleur :

Une fois la modélisation de la machine asynchrone terminée, la commande de


l’entrainement asynchrone étudiée à savoir la modulation de largeur d’impulsion
on ne peut confirmer l’efficacité de la technique adoptée qu’après alimentation
de la machine par les tensions délivrées par l’onduleur et cela pour deux essais à
vide et en charge. On retient les résultats suivants :

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 63


ASSOCIATION MACHINE ASYNCHRONE CHAPITRE IV
ONDULEUR

1.5 1

1
0.5
phids(wb)

phiqs(wb)
0.5
0
0
-0.5
-0.5

-1 -1
0 0.5 1 1.5 0 0.5 1 1.5
t(s) t(s)
30 40

20
20
ids(A)

10 iqs(A)
0
0
-20
-10

-20 -40
0 0.5 1 1.5 0 0.5 1 1.5
t(s) t(s)

200 40

30
Ce(Nm)
w(rd/s)

20
100
10

0 -10
0 0.5 1 1.5 0 0.5 1 1.5
t(s) t(s)
30
5
20
ias(A)

ias(A)

10 0
0

-10 -5

-20
0 0.5 1 1.5 1.45 1.5 1.55
t(s) t(s)

Fig. (IV.1) : Association onduleur machine à vide pour m=6.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 64


ASSOCIATION MACHINE ASYNCHRONE CHAPITRE IV
ONDULEUR

phids(wb) 1.5 1

phiqs(wb)
1
0.5
0.5
0
0
-0.5
-0.5

-1 -1
0 0.5 1 1.5 0 0.5 1 1.5
t(s) t(s)
30 40
ids(A)

iqs(A)
20
20
10
0
0
-20
-10

-20 -40
0 0.5 1 1.5 0 0.5 1 1.5
t(s) t(s)

200 40
Ce(Nm)
w(rd/s)

150 30

100 20

50 10

0 0

-50 -10
0 0.5 1 1.5 0 0.5 1 1.5
t(s) t(s)
30
ias(A)

20

10

-10

-20
0 0.5 1 1.5
t(s)

Fig. (IV.2) : Association onduleur machine en charge pour m=6.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 65


ASSOCIATION MACHINE ASYNCHRONE CHAPITRE IV
ONDULEUR

1.5 1
phids(wb)

phiqs(wb)
1
0.5
0.5
0
0
-0.5
-0.5

-1 -1
0 0.5 1 1.5 0 0.5 1 1.5
t(s) t(s)
30 40
ids(A)

20 iqs(A)
20
10
0
0
-20
-10

-20 -40
0 0.5 1 1.5 0 0.5 1 1.5
t(s) t(s)

200 40
Ce(Nm)
w(rd/s)

150 30

100 20

50 10

0 0

-50 -10
0 0.5 1 1.5 0 0.5 1 1.5
t(s) t(s)
30
4
ias(A)
ias(A)

20
2
10
0
0 -2
-10 -4

-20 -6
0 0.5 1 1.5 1.45 1.5 1.55 1.6
t(s) t(s)

Fig. (IV.3) : Association onduleur machine à vide pour m=12.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 66


ASSOCIATION MACHINE ASYNCHRONE CHAPITRE IV
ONDULEUR

1.5 1

phids(wb)

phiqs(wb)
1
0.5
0.5
0
0
-0.5
-0.5

-1 -1
0 0.5 1 1.5 0 0.5 1 1.5
t(s) t(s)
30 40
ids(A)

iqs(A)
20
20
10
0
0
-20
-10

-20 -40
0 0.5 1 1.5 0 0.5 1 1.5
t(s) t(s)

200 40
Ce(Nm)
w(rd/s)

150 30

100 20

50 10

0 0

-50 -10
0 0.5 1 1.5 0 0.5 1 1.5
t(s) t(s)
30
ias(A)

20

10

-10

-20
0 0.5 1 1.5
t(s)

Fig. (IV.4) : Association onduleur machine en charge pour m=12.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 67


ASSOCIATION MACHINE ASYNCHRONE CHAPITRE IV
ONDULEUR

1.5 1
phids(wb)

phiqs(wb)
1 0.5

0.5 0

0 -0.5

-0.5 -1

-1 -1.5
0 0.5 1 1.5 0 0.5 1 1.5
t(s) t(s)
40 40
ids(A)

iqs(A)
20 20

0 0

-20 -20

-40 -40
0 0.5 1 1.5 0 0.5 1 1.5
t(s) t(s)

200 40
Ce(Nm)
w(rd/s)

30
150
20
100
10
50
0

0 -10
0 0.5 1 1.5 0 0.5 1 1.5
t(s) t(s)
40 10
ias(A)

ias(A)

20 5

0 0

-20 -5

-40 -10
0 0.5 1 1.5 1.2 1.25 1.3 1.35
t(s) t(s)

Fig. (IV.5) : Association onduleur machine à vide pour m=36.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 68


ASSOCIATION MACHINE ASYNCHRONE CHAPITRE IV
ONDULEUR

phids(wb) 1.5 1

phiqs(wb)
1
0.5
0.5
0
0
-0.5
-0.5

-1 -1
0 0.5 1 1.5 0 0.5 1 1.5
t(s) t(s)
40 40
ids(A)

iqs(A)
20 20

0 0

-20 -20

-40 -40
0 0.5 1 1.5 0 0.5 1 1.5
t(s) t(s)

200 40
Ce(Nm)
w(rd/s)

150 30

100 20

50 10

0 0

-50 -10
0 0.5 1 1.5 0 0.5 1 1.5
t(s) t(s)
40
ias(A)

20

-20

-40
0 0.5 1 1.5
t(s)

Fig. (IV.6) : Association onduleur machine en charge pour m=36.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 69


ASSOCIATION MACHINE ASYNCHRONE CHAPITRE IV
ONDULEUR

IV.1.1 Interprétation des résultats de simulation :

en associant la machine asynchrone à l’onduleur commande en MLI et cela pour

deux essais à vide et en charge on remarque que plus m augmente plus on a une

réduction notable des couples pulsatoire qui sont directement liées aux

harmoniques à m = 36 la commande du couple est nettement meilleur et les

oscillation de vitesse en régime permanent sont pratiquement inexistante pour

l’essai en charge on note une diminution de la vitesse et un régime transitoire

plus long vu que le démarrage s’effectue en charge.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 70


[Sélectionnez la date] 
CONCLUSION GENERALE 
 

CONCLUSION GENERALE :
   
Dans notre étude, nous avant présenté la modélisation du moteur
asynchrone alimenté par une source de tension sinusoïdale triphasée et
équilibrée à fréquence constante établi sous des hypothèses
simplificatrices.
Après, nous avons utilisé la transformation de Park pour éviter la
complexité des équations différentielles. Cette transformation permet le
changement du système triphasé réel au système biphasé linéaire
équivalent de cette machine ce qui signifie une facilité de résolution et
de simulation.
Pour finir, on à étudier la machine asynchrone associée à un onduleur
de tension à pleine onde (commande à 180° et 120°) et à MLI. Dont les
tensions délivrées par l’onduleur ont été présentés en détails dans le
manuscrit. Les résultats de simulation montrent que l’alimentation de la
Machine asynchrone par un onduleur de tension à modulation de largeur
d’impulsion à porteuse triangulaire à vide ou en charge, est assez
satisfaisantes comme on peut le voir sur la caractéristique de vitesse où
les ondulations sont insignifiantes en régime permanent ainsi que les
couples pulsatoires qu’on arrive à réduire avec l’augmentation de
l’indice de modulation m comme il est montré sur la caractéristique du
couple.

Donc, notre entrainement asynchrone est bien alimenté avec une


tension très proche d’une sinusoïde.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 71


ANNEXE 21 juin 2017
 
Annexe 1 :
Les données de la machine asynchrone à cage sont :

La puissance nominale pn = 1.5 KW

La tension 380V/220V

In = 3.7/6.4

Le cos φ = 0.64

La fréquence f = 50 Hz

Nombre de paire de pole p = 2

La vitesse nominale nn = 1420 Tr/mn

Cr = 2,5 N.m

J = 0.031kg.m2

ωs = 314

Rr = 3.85Ω

Rs = 4.85Ω

Ls = 0.274H

Lr = 0.274H

Lm = 0.258H
 

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 72


ANNEXE 21 juin 2017
 
Annexe 2 :
Les résultats de simulation représentée tout le long de cette étude ont été développés à
partir du logiciel MATLAB 9.1 suivant les organigrammes se calcul suivant :
Organigrammes de calcul des tensions VKm, VK et les commandes BKi pour une
porteuse en dents de scie et une porteuse triangulaire
Début

Données

T, f, Uc, W, fp, Wp, r, ∆t

Y= Uc/2*dscie(Wp*t)

Y= abs(y) –Uc/2

Vref1, Vref2, Vref3

I=1

Oui Non
 
I≤L

K=1
AFFICHER

Oui Non
 

Vref K (I) ≥ y (I)

2 3 4
1

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 73 


ANNEXE 21 juin 2017
 

1 2
3 4
VK1 (I) = Uc/2 VK1 (I) = -Uc/2

BK1 (I) = 1 BK1 (I) = 0

BK0(I) = 0 BK0 (I) = 1

K+1

Non   Oui
K≤3

Va (i) = [2*Vam(i) – Vbm(i) – Vcm(i)]/3

Vb (i) = [2*Vbm(i) – Vam(i) – Vcm(i)]/3

Vc (i) = [2*Vcm(i) – Vam(i) – Vbm(i)]/3

I=I+1

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 74 


ANNEXE 21 juin 2017
 
Annexe 3 : 
Organigramme de calcule de l’association onduleur machine.

Début

Données de départ

P,J,Rs, Lr, Ls, Lm, Ws,Sigma,f,W,Uc,fp,

Wp,r, Tr, Ts, Kf, Cr

Y= abs(y) –Uc/2

Vref1, Vref2, Vref3,

K= 1

 
Vref K ≥ Y
 

VKm = Uc/2 VKm = -Uc/2

K+1

2
1

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page75 


ANNEXE 21 juin 2017
 
 

1 2

Non   Oui
K≤3

Va = (2*Vam – Vbm – Vcm) /3

Vb = (2*Vbm –Vam – Vcm) /3

Vc = (2*Vcm – Vam –Vbm) /3

Vds = (2/3)*(Va – Vb*cos (Pi/3) – Vc*cos (Pi/3))

Vqs = (2/3)*(Vb*sin (Pi/3) – Vc sin(Pi/3))

dy= [dphids;dphiqs;dids;diqs;dwm]

[t, y] = ode45 (t0, tf, x0)

Résolution par la méthode de


Runge Kutta d’ordre 4 (ode 45) 

phids, phiqs, ids, iqs, Wm, Cem, ia

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017 Page 76 


BIBLIOGRAPHIQUES  21 juin 2017 
 

BIBLIOGRAPHIE
[1]- PHILIPPE BARRET
Régimes transitoires des machines tournantes électriques.
Edition EYROLLES 1987
[2]- GUY SEGUIER, FRANCIS LABRIQUE
Les convertisseurs de l’électronique de puissance, volume 4,
La conversion continu-alternatif. Technique et documentation Lavoisier 1989.
[3]-R. ABDESSEMED, M. KADJOUDJ
Modélisation des machines électriques Presses de l’université de Batna 1997.
[4]-HENRIFOCH. FRANCOIS FOBEST. THIERRY MEYNARD.
Onduleur de tension Technique de l’ingénieur D.3176-2. 2002
[5]- modélisation de la machine asynchrone : chapitre 2 d’une thèse de
magistère l’année 2016.

[6]- L Baghli. « Modélisation et Commande Des Machines Asynchrone »,


Cours De Commande IUFM De Lorrain UHP, 03/04.

[7]- onduleur triphasé de tension : chapitre 3 d’une thèse de magistère l’année


2016.

[8]-www.memoireonline.com.

[9]- https://www.doc-etudiant.fr/Methodologie/Memoire

[10]- www.wikipédia.fr\electronique\electronique de puissance\onduleurs.htm.

ELECTRONIQUE DE PUISSANCE ANNABA 2017

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