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L’AMDEC

III - Méthodologie

Compréhension des modes d'échecs


Une défaillance a toujours une relation de cause à effet.
Tout cause, qui elle même a une cause, pourrait être un échec.
Tout effet, qui lui même a un effet, pourrait être un échec.
Une étape importante de l'AMDEC est de définir clairement
l'étendue de l'étude : le composant, le système.
Une seule cause peut avoir des effets multiples.
Une combinaison de causes peut conduire à un effet ou à des
effets multiples.
L’AMDEC

III - Méthodologie
Identification des éléments de l'AMDEC.
Ce sont des blocs d'information qui sont analysés.
La contribution de l'AMDEC doit venir d'un groupe
multidisciplinaire composé :
- de personnes bien informées,
- d'experts,
- de personnes du bureau d'études,
- d'un responsable production,
- du responsable qualité.
L’AMDEC

IV - Méthodologie
Les fonctions et les modes de défaillances
Une fois l'objet de l'analyse établi, il faut procéder à
l'identification des fonctions.
Une fonction est un effet voulu d'un produit ou d'un
procédé.
De plus, un système est constitué de sous systèmes.
Les modes de défaillance sont identifiés en analysant la
voie par laquelle l'objet échoue.
La recherche de modes de défaillance peut permettre de
trouver certaines défaillances qui n'auraient pas été
considérées.
L’AMDEC

III - Méthodologie

Les effets
Après avoir établi les modes de défaillances et les fonctions, on
identifie les conséquences de l'arrivée d'une défaillance.
Les conséquences identifiées sont considérées comme effets.
Les modes de défaillance impliquent que les conséquences
improbables résulteront des circonstances sous lesquelles elles
surviennent.

Les causes
Après avoir établi les effets et la sévérité, il faut identifier les causes
des modes de défaillances
L’AMDEC

III - Méthodologie

L’occurrence
Rappel : L'occurrence est la probabilité qu'une cause
ou un mécanisme d'échec arrivera.
Si la cause arrive, le mode de défaillance arrive.
Cette condition relie l'occurrence avec les modes de
défaillance.
L’AMDEC

III - Méthodologie

Les contrôles courants

Il existe deux types de contrôles:


-ceux empêchant l'échec qui ont pour but de réduire la
probabilité qu'un mode d'échec ne survienne,
-ceux qui détectent l'échec et les causes qui concernent
les évaluations des détections. Une valeur est alors
attribuée au système de contrôles, représentant une
aptitude à détecter les modes d'échec ou les causes.
L’AMDEC

III - Méthodologie
Le formulaire AMDEC
Modes Moyens
Fonction Proba- Actions
Composants de Effets Gravité de Criticité Remarques
Etats bilité correctives
déf. détection

Ce formulaire est un formulaire type. Il peut être adapté en fonction des besoins.
L’AMDEC

III - Méthodologie
Exemple de l'essuie glace.

Pare brise Conducteur


Fp1
Système
d'essuie glace

Fp1 : Assurer la visibilité du conducteur par temps de pluie ou


neigeux par l'intermédiaire du pare brise
L’AMDEC
III - Méthodologie
Exemple de l'essuie glace.

Proba
Fonction Modes de Gra- Situation Critic Actions
Effets Contexte -
Etats déf. vité agravantes ité correctives
bilité

Perte de Pluie
la Nuit
Perte de la possibilit
Neige
fonction é
de nettoyer
Plein
le pare brise Jour
soleil
Fp1

Pas de Pluie
Absence possibilit Nuit
de la é
Neige
fonction de nettoyer
le pare brise
Jour
L’AMDEC
III- Méthodologie
Réduction des risques
Le but de l'AMDEC est donc de recommander des actions qui ont pour but de
réduire les risques.
Les actions sont prises en fonction de l'indice de criticité obtenu par le produit
:
Gravité x Occurrence x Détectabilité

Tout dépend du niveau de risque que l'on est prêt à accepter.


Tout dépend également de la politique que l'entreprise est prête à
entreprendre afin de réduire les risques.

Matrice Gravité/Occurrence

A B C D
Catastrophique IV
Très grave II Zone inacceptable
Dangereux II

Peu grave I
indice G F N
temps moins d’une
1 d’arret
< 12h
fois par
an
détection
efficace

temps moins d’une risque de


2 d’arret
< 24h
fois
par mois
non
détection
temps moins d’une détection
3 d’arret
< 7 jours
fois
par semaine
non
fiable

temps plus d’une pas de


4 d’arret
> 7 jours
fois
par semaine
moyen de
détection

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L’AMDEC
IV - Conclusion
• L'AMDEC est un outil simple.
• L'AMDEC est toutefois lourde à mettre en œuvre et
exige un travail souvent fastidieux.
• Il est important d'optimiser l'effort entrepris entre le coût de
l'analyse AMDEC (dépendant de la profondeur de l'analyse) et
le coût de l'amélioration à apporter.
• Une solution réside dans l'utilisation de l'AMDEC fonctionnelle.
• Cette solution permet de détecter les fonctions les plus
critiques et de limiter l'AMDEC aux composants qui sont les
plus importants dans le fonctionnement du système.
L’AMDEC

IV - Conclusion
L'AMDEC fournit :
- une vision différente du système étudié,
- des supports de réflexion, de décision et
d'amélioration,
- des informations utilisables dans le cadre d'études de sûreté
de fonctionnement (Fiabilité, Maintenabilité, Disponibilité,
Sécurité: FMDS),
- une meilleur approche de la maîtrise des risques et de son
analyse, que ce soit au niveau système ou que ce soit au
niveau produit,
- une évaluation des niveaux de risques que l'on peut
envisager soit en interne soit en externe à
Arbre de Défaillance
IAV-DEA/FGR/Bourarach/2014 99
Non-Détection
Analyse
Analyse
Tableau AMDEC
OUTILS DE LA MAINTENANCE
 Analyse des vibrations
 Analyse des températures
 Analyse des huiles
 Suivi par ultra-sons
Taux d'usure

rodage Fonctionnement normal Fonctionnement anormal temps

Evolution de l'usure
Risque de
rupture Re

85%
Serrage correct

75%

Risque de
desserrage

Clé dynamométrique: Incertitude # 50 % de la valeur souhaitée (l'état


des surfaces en contact, la présence ou non de lubrifiant, écarts de
géométrie ou de formes)
Trans.
ultrasonique Réflexion du signal
temps

Signal émis Signal reçu après réflexion


N° Question Note obtenue Coefficient Coefficient

1,2 ou 3

Total
Réf Intitulé Note Coef

101 Existence d’un inventaire des équipements actualisé et 3


tenu à jour
102 Chaque équipement possède un code ou un numéro 3
d’identification unique
103 Les codes sont apparents sur les équipements par des 3
étiquettes, peinture…
104 Pour chaque équipement, sont définies et connues les 2
capacités opérationnelles (utilisées par la production) et
celles du constructeur (chiffres)
105 Pour chaque équipements, on connaît et on fait 3
connaître obligatoirement aux intervenants les règles de
sécurité les autorisations d’intervention, la mise en
conformité ou non aux normes de sécurité.
106 Les équipements sont mis en conformité aux normes de 3
sécurité.
107 Chaque équipement possède un dossier technique-interne- et on sait 3
où le trouver : il comprend des dates d’achat, les modifications,
l’adresse des constructeurs, les références comptables internes, les
caractéristiques techniques… et les informations citées précédemment.

108 Pour chaque équipement, les plans et les schémas du constructeur sont 2
mis à jour et classés, rangés à la disposition des techniciens

109 Pour chaque équipement, les conditions d’interventions, règles de 2


démontage, réglages, préconisations constructeur ou les gammes de
maintenance qui en découlent sans avoir à effectuer de longues
recherches dans les documents des constructeurs sont connus ou
peuvent rapidement l’être
110 Pour chaque équipement, la nomenclature des pièces détachées 2
éventuellement nécessaires pour la maintenance est disponible et on
sait comment se procurer ces pièces dans un délai raisonnable sans
avoir à effectuer de longues recherches dans les documents des
constructeurs, et sans avoir à faire des recherches auprès des
fournisseurs.
111 Pour chaque équipement, les outillages éventuellement nécessaires en 2
fonction des interventions sont connus sans avoir à effectuer de
longues recherches dans les documents des constructeurs.
112 Pour chaque équipement, on possède l’historique des 1
travaux effectués, temps passés, nature des travaux, pièces
échangées, unités d’usage (heures de service ou nombre de
pièces fabriquées) au moment de ces interventions

113 Pour chaque sous-ensemble mobile ou amovible, les 1


différentes affectations sont connues.
114 Il est possible de retrouver rapidement les enregistrements 1
des interventions réalisées sur un équipement.

115 Pour chaque équipement, la criticité de l’équipement par 2


rapport à la production est connue ainsi que la qualité et le
degré d’urgence des interventions le concernant

116 Les historiques techniques des équipements principaux sont 3


analysés au moins une fois par an
117 Le prix d’achat ou de remplacement de chaque équipement 3
ou d’ensemble d’équipement ainsi que son coût annuel de
maintenance sont connus
Note obtenue
Réf Intitulé Note Coeff.

201 Existence de procédure de fonctionnement formalisées et 3


respectées par tous , tant au niveau de la production qu’au
niveau de la maintenance.
202 Existence et affichage des fiches de réglage et des opérations 3
de conduite courantes sur chaque équipement.
203 Chaque opérateur fait l’objet d’une évaluation de ses 3
connaissances pour la conduite opérationnelle de l’équipement.
Les lacunes sont corrigées.
204 Chaque opérateur est sensibilisé et formé aux opérations de 3
nettoyage. Des fiches descriptives pour les points délicats sont
affichées et leur applications ne prête à aucune confusion
205 Des contrôles réguliers de l’application du point précédent sont 3
effectués. Les lacunes sont corrigées.
206 Les opérations de graissage, lubrification simple et petit 3
entretien (serrage, ampoules de signalisation..) sont effectuées
par les opérateurs. Il existe un planning d’exécution pour le
graissage et la lubrification. Des fiches descriptives sont
affichées et leur application ne prête à aucune confusion
Réf Intitulé Note Coeff
.
207 Les contrôles réguliers de l’application du point précédent 3
sont effectués. Les lacunes sont corrigées.
208 Mise à disposition des opérateurs d’une nomenclature des 2
pièces de rechange autorisées dans le cadre de
l’automaintenance
209 La propreté et l’hygiène des installations secondaires – 3
sanitaires, locaux, vestiaires, couloirs- sont assurées et
verifiées régulièrement
210 Relevé journalier du TRS ou autre indicateur de performance 3
opérationnelle basé sur ce principe

211 Existence et utilisation d’un moyen d’enregistrement des 3


anomalies detectées durant les interventions effectuées par
les opérateurs
212 Historique des incidents, aléas et apports en lubrifiants 1
Note Coeff
Réf Intitulé .

213 Existence d’un moyen formalisé horodaté de communication des 3


demandes d’intervention entre la production et la maintenance
214 Compte rendu horodaté au moment de la remise en état de 3
l’équipement
215 Contrôle régulier de la bonne exécution des deux points 3
précédents
216 Tableaux de bord opérationnel de chaque équipement décrivant
les aléas, pannes, performances opérationnelles
217 Communications des performances et des résultats 3
opérationnels de leurs lignes de production aux opérateurs et
techniciens de maintenance
218 Examen régulier et synthèse des historiques des interventions et 3
des comptes rendus
219 Concertations régulières entre opérateurs et techniciens pour
améliorer la productivité et pallier les dysfonctionnements
Réf Intitulé Note Coeff
301 Existence d’un local approprié et bien ordonné 3

302 Magasins, travées, colonnes, niveaux et casiers 3


sont physiquement identifiés et codifiés de
manière indépendante de leur contenu
303 Le fonctionnement du magasin est adapté à la 3
maintenance, les procédures de
réapprovisionnement stockage concernant les
pièces de rechange sont différentes de celles des
composants entrant en fabrication, si celles-ci
nécessitent des contraintes particulières
(armement, sécurité…) ne s’appliquant pas aux
matériels de maintenance
Réf Intitulé Note Coeff
301 Existence d’un local approprié et bien ordonné 3
302 Magasins, travées, colonnes, niveaux et casiers 3
sont physiquement identifiés et codifiés de
manière indépendante de leur contenu
303 Le fonctionnement du magasin est adapté à la 3
maintenance, les procédures de
réapprovisionnement stockage concernant les
pièces de rechange sont différentes de celles
des composants entrant en fabrication, si celles-
ci nécessitent des contraintes particulières
(armement, sécurité…) ne s’appliquant pas aux
matériels de maintenance
 Définir les objectifs en termes de taux de service et niveau
du stock
 Choisir les méthodes de gestion appropriées en fonction de
la nature des articles
 Définir pour chaque article, les paramètres de gestion (délai
d’obtention, stock de sécurité, quantité économique...)
 Définir les regroupements des approvisionnements pour les
achats
 Enregistrer les transactions des stocks (entrées,
sorties, écarts d’inventaire)
 Connaissance en permanence des niveaux des
stocks pour établir les demandes de
réapprovisionnements
 Procéder aux inventaires annuels et tournants
 Valorisation des stocks