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Economie politique :

Examen oral en Juin (M. Milants)


Pas de syllabus.
Livre à lire : Histoire du capitalisme (M. Beaud) - éd. Seuil/économie (pages 1-175)
Raconte l’Histoire des doctrines économique et la naissance du capitalisme.
On y fait une parabole avec la naissance. Ce système économique est vivant, il est né, donc il
mourra, on ne peut bien sûr pas encore dire quand.
Etant de plus en plus fort et puissant, ses contradictions le sont également. Actuellement nous
sommes dans l’âge mû du capitalisme, il est bien installé et à acquis une certaine maturité.
Les maux de la société ne peuvent être indissociés du système capitaliste. Tout se tient !
La croissance peut varier énormément dans le temps et la durée (capitalisme polaire).

21/09/09

1) Introduction :

Pourquoi dit-on économie politique ?

C’est une idéologie, une science morale. On ne peut pas expliquer un fait par l’observation et
l’explication d’un autre fait. On ne pourra, par exemple, pas reproduire les causes d’une crise
économique ou politique en laboratoire. Cette idéologie affirme donc que l’économie
détermine la politique (Contrairement à ce que veulent nous faire croire les politiciens).

D’après une certaine définition l’économie politique se traduit par :


« Science qui étudie les lois de la productions des biens et des services en vue de satisfaire les
besoins. » C’est une définition idéologique qui voile la vérité.

Plusieurs contradictions :
- Elle se dit être une science. Ors une science ne s’auto-défini pas elle-même.
- Dire que ce sont des lois qui déterminent la production est très réducteur.
- La production ne cherche pas à satisfaire des besoins mais des profits.

Une meilleure définition serait de dire que:


« C’est l’étude scientifique (rigueur de la méthode) du stade de développement capitaliste de
l’histoire ». En effet nous verrons qu’il n’y avait pas d’économie avant le capitalisme.
Il existe énormément d’irrationnel dans l’économie. Par exemple, la peur lié à la dépense, les
prises de risques des investissements, la notion de confiance, …

Un économiste est un gestionnaire du mode de production capitaliste. Autrement dit c’est le


représentant physique de la classe bourgeoise.
28/09/08

Pour comprendre le MPC (mode de production capitaliste), il faut remonter au


moins au mode de production qui le soutant historiquement et géographiquement - le mode de
production féodal.

C’est là que nous pourront trouver les conditions de sa création grâce aux contradictions
observées. Des raisons internes au système et externes vont se cumuler et créer le MPC.

Qu’est ce qu’un mode de production ?

Il s’agit d’une certaine façon de produire. Ce qui est caractéristique d’un mode de production
c’est un certain type de rapport social qui lui est spécifique (le rapport social définit le
mode de production).
Un rapport social – c’est la manière dont sont noués les liens entre les êtres humains pour
faire un produit. Il n’y a pas de mode de production sans rapport social.
Alors : pour définir un mode de production il faut définir le mode de production par le rapport
social qui lui est spécifique, qui lui est le plus fondamental.
Exemple : (en Rome antique) le mode de production esclavagiste - ici le rapport social
qui lui est spécifique mais peut-être pas unique, c’est l’esclavage. L’esclavage est le rapport
social qui domine pendant le mode de production esclavagiste. C’est un lien social qui
permet la production. Le lien social de l’esclavage appuis en occurence d’acheter les forces
productives sur un marché qu’on appelle marché aux esclaves et d’acheter le nombre
d’esclaves que le propriétaire a besoin pour travailler dans son champ. Donc l’esclave est la
force productive principale, il est obligé de travailler pour un propriétaire d’un certains
nombres d’esclaves et qui est tout le temps plus riche qui a des nombreux esclaves. Ici la
classe productive est les esclaves et la classe unproductive est la classe de patriciens (-
économique, c’est une classe dont la consommation est unproductive). Entre ces deux classes
il y a une masse de population qui s’appelle la plèbe qui va varier dans l’histoire notamment
de la Rome antique. Celui qui était riche=beaucoup d’esclaves.
Fondamentalement les deux classes fondamentales de la société sont d’une part la classe
productive qui crée la richesse sociale. Si il y a des classes antagonistes il y a nécessairement
la lutte de classes (ex. dans Rome antique : la révolte de Spartacus-le symbole de la révolte
des esclaves).
Après le mode de production esclavagiste (en tout cas en Europe Occ.), on a connu le mode
de production féodal. Le rapport social qui lui est spécifique c’est le servage. Le servage
est un lien social. C’est un rapport social de base entre serf et les seigneurs. Celui qui est riche
est celui qui possède des terres (au contraire au mode de production esclavagiste où le nombre
d’esclave montrer la richesse). Ici c’est la noblesse qui les possèdes : toute la noblesse les
possèdes et la hiérarchisation propre à la noblesse correspond à la hiérarchisation du nombre
des terres qu’on possède. Alors le roi et le prince auront les terrains les plus vastes, les
chevaliers, ducs, contes les moins. La transmission de la terre se fait par deux modalités
classiques : soit la guerre (aussi les croisades), soit par mariage. Tout lien social est basé sur
un échange qui est illégal. L’échange qu’il y a entre le serf et le seigneur c’est une échange
entre un nécessité d’apporter en nature, lui faire des services (corvée) en échange de fait que
le serf avait le droit à la production. Il y a beaucoup moins de noblesse en comparaison au
reste de population. La productivité est le nombre de marchandises produites dans le temps
donné. Etant donné le degré faible de productivité il fallait beaucoup de gens pour travailler
pour ceux qui ne travaillent pas. La noblesse avait l’obligation de na pas travailler (était
minoritaire et il y avait ta de gens pour les nourrir). Le rapport numérique était basé et
corrélatif aussi au rapport socio et au rapport d’une propriété. (ça va donner la légende de la
noblesse de cœur.) Ils ont le droit de porter une épée – le monopole de l’armement . Ce
mode de production a fait presque disparaître la fonction monétaire. Le servage explique la
base matérielle de la société.

Quel est l’élément qui lie les gens entre eux pour produire ?

Il faut observer quel est le type de propriété, qu’est ce qui justifie la richesse à cette époque ?
C’était avant tout le terrain dont on était propriétaire. Entendons par là, la superficie de ce
terrain mais aussi tout ce qui s’y trouve, y compris les personnes (différents du mode de
production esclavagiste où cela dépendait du nombre d’esclave que l’on possédait).

(Le mode de production Féodal :

Le serf : Personne se trouvant sur la propriété d’un seigneur. Il est son serviteur et dépend de
lui. Sa différence avec l'esclavage provient du statut juridique du serf, qui jouit d'une
personnalité juridique. De ce fait, le serf n'est pas une chose, un bien matériel, mais bien un
être humain, une personne liée par un contrat à une autre personne.

Mode de production des campagnes :

Ce qui lie le seigneur et le serf est la rente en nature. C’est un échange inégal puisque le
seigneur en échange d’une pseudo protection reçoit des rentes alimentaires en nature ou de
corvées. Le serf se voit donc contraint de travailler gratuitement sur les terres du seigneur et
de lui donner en nature une partie de sa récolte. Pour indiquer ce travail gratuit on dit qu'il est
soumis à la Taille et à la Corvée seigneuriale : entretien du château, des douves, des bois,…
Le maître se faisant servir pouvait vaquer à ses occupations et faire la seule chose qu’il
pouvait faire, chasser ou guerroyer. En effet, ce dernier avait le monopole des armes et ne
pouvait en aucun cas travailler. Le travail était considéré comme dégradant.
A cette époque très chrétienne on ne pouvait pas exercer de métier d’argent sous peine
d’excommunication. Cela allait à l’encontre du système de production établit.
* La notion de monopole en économie signifie qu’il y a un vendeur pour beaucoup
d’acheteur.

Il s’agit d’un mode de production autarcique qui liait le serf et le seigneur. L'autarcie est une
politique économique qui préconise l'autoproduction par un pays de la plus grande partie de
ce qu'il a besoin de consommer, et la réduction des importations au strict minimum. Un pays
vivant en autarcie fonctionne en économie fermée. Inversement, un pays ayant ouvert son
activité commerciale à l'étranger a une économie ouverte.
Dans le cas du servage, chaque seigneur avait sa population à son service et il faisait en sorte
qu’il lui fournisse tout ce dont il avait besoin. L’échange avec l’extérieur était réduit au strict
minimum. Un serf ne pouvait d’ailleurs quitter le territoire de son seigneur sous peine de
poursuite.)

Le mode de production capitalisme.


Le rapport social qui lui est spécifique est le salariat.
Là où il y a du capitalisme il y a du salariat (i na odwrot). Le salariat est le rapport social
spécifique au capitalisme ce qui veut par dire unique. Dans certaines circonstances le
capitalisme peut utiliser un autre type de rapport social (ex. utilisé l’esclavage).
Le salariat : C’est l’obligation de la vente de la force de travail en échange d’un salaire. A ne
pas confondre avec le salaire qui correspond au prix attribué à la force de travail des gens.
Ainsi pour maintenir le rapport social avec les autres, on doit vendre sa force de travail.

Pour le MPF l’épicentre est né de la campagne. Les châteaux appartenant au noble en haut et
les villages habités par le peuple, les serfs en bas.

Toute société a une base matérielle qui est le rapport social et au-dessus de cette base se lève
un certain nombre d’appareil qu’on appelle la superstructure. L’essentiel de cet appareillage
superstructurel est l’état. L’état est un enfant d’appareils – les appareils d’état. (comme avec
une maison : fondations – rapport social, les étages – la superstructure déterminer par la base
matérielle). L’état se lève sur les bases de tout ce qu’est fondamental. Ex. l’état vit des
impôts, ils existent car il y a du salariat.

Mode de production des villes :

La vie de campagne dominait largement, les quelques villes existantes fonctionnait selon le
même modèle, elle était d’ailleurs entourée de rempart qui avait la même fonction que les
châteaux en campagne.
Le lien social en ville était les corporations qui exerçaient un mode de production artisanal.
Une corporation possédait ses propres lois, il y allait de la survie de l'ensemble de la
profession. Les corporations étaient très rigides. Elles s’organisaient par corps de métier et
privilégiaient leurs intérêts matériels au détriment de ceux du public qu'elles servaient : Le
corporatisme. Elles avaient une hiérarchie très précises et organisée limitant la production.
Au sommet de l’échelle on trouvait un maître ayant réalisé un chef d’œuvre dans le cadre de
son métier (cathédrale, miniature, …). Il détenait les secrets de fabrications. Suivait ensuite
les ouvriers artisans et enfin les apprentis. Il y avait un nombre limité de travailleur au profit
de la qualité. Il était donc très dur d’entrer dans les villes puisqu’il fallait y avoir un travail et
faire donc partie d’une corporation. Chaque soir, les cloches de la ville sonnaient et les portes
étaient fermées. Toutes personnes y étant illégalement devait sortir de la ville. C’est de là que
vient l’origine du mot clochard.

Contradiction entre les villes et la campagne :

L’essor des villes (artisanal) allait en contradiction avec la campagne (féodal).


En effet il fallait vendre ce que l’on produisait en ville. Etant donné que la production était
luxueuse elle s’adressait essentiellement au seigneur et à la classe dominante. Pour
consommer (c’est-à-dire détruire en terme économique) il fallait payer. Mais les nobles
n’avaient quasi pas d’argent. Il ne consommait donc pas beaucoup. Cela va cependant lui
donner une soif d’or et pour l’obtenir les seigneurs vont commencer à faire la guerre pour
piller tout ce qu’il trouve sous couvert des croisades, d’une volonté divine.
Une petite parenthèse pour différencier deux types de croisades. Les croisades de riche noble
étaient motivées par le pillage. Les croisades de pauvres étaient une conséquence à la
surpopulation. On envoyait la population en croisade pour se faire un peu de place.

En conclusion : Le mode de production est définit par un rapport social qui lui est spécifique,
qui lui est propre. Ce rapport social est en règle général le rapport social qui redomine dans
les types de sociétés : plusieurs rapports sociaux peuvent exister. La base de fonctionnement
de société est constituée de ce rapport social fondamental. Sur cette base se lève un appareil
superstructure. L’état est un élément de la superstructure.

5/10/09

La superstructure : Toutes les constructions qui permettent à la société de se reproduire.


Il existe deux appareils superstructurels (deux grandes catégories), deux appareils d’Etat. On
les classe en deux types (qui sont étroitement liés) :

1) Les appareils d’Etat de répression (la violence étatique) : la police, l’armée, le service
secret.
La police représente la force de répression étatique (symbolique), s’occupe de la répression
interne. L’armée s’occupe, elle, de la répression externe (sauf cas exceptionnel).

2) L’appareil idéologique d’Etat (la violence potentielle) :


Il n’y a pas d’état sans répression. La fonction répressive est justifiée par un certain nombre
d’appareils plus ou moins sophistiqués, ex. l’appareil judiciaire, l’école (son rôle est de rendre
l’individu social). Toute la sophistication des moyens médiatiques et des moyens
spectaculaires sont là pour permettre de légitimer les fonctions répressives de l’état
Sa fonction est donc la reproduction des normes sociales. En effet nous avons tous un rôle
social bien défini et parfaitement complémentaire aux autres. Pour la justice, sa fonction est la
reproduction des valeurs sociales.
(Dans notre société capitaliste, la faute jugée la plus sévèrement est celle de faire de la fausse
monnaie, en d’autre terme de voler l’Etat. Ceci démontre bien qu’elle sert à justifier et
protéger la reproduction (survivance) du système. Au besoin, elle peut faire appel à l’appareil
répressif qui est sa force de légitimation. )

(schéma 1)
Au Moyen âge l’appareil de légitimation était monopolistique (c’est-à-dire qu’il y a une
seule structure qui a le monopole de l’ensemble de la justification de la société féodale).
Ici cette structure est l’église catholique – elle a la totalité de fonction de
légitimation (en tout cas en Belgique). Il n’a y que l’église qui transmet la connaissance (en
dehors de l’église aucune connaissance n’est possible). L’église a le monopole de savoir, ex.
peut décider ce qu’il faut lire et qui doit lire, qui on apprend à lire et qui on n’apprend pas à
lire.
Elle était décomposée en haut clergé et bas clergé. La raison de cette décomposition est
idéologique et pédagogique : le discoure de légitimation n’est pas le même pour ceux d’en bas
que pour ceux d’en haut. Alors pour les serfs ils (bas clergé) donnaient les discoures de
consolation (pocieszenia), la messe sans vraiment la comprendre… Le discoure ne peut pas
être le même pour les classes dominantes – on leur dit que s’ils sont dominants c’est à la
grâce divine. Alors pendant qu’on déculpabilisait la noblesse en justifiant la richesse par un
don de divin, on disait au pauvre que la pauvreté était la clé du paradis. Le discoure avait le
fonction de « l’attrape tout ».
L’église a eu aussi le monopole d’enseignement.
Sa fonction principale est de justifier l’état de la société.

L’autre classe dominante est la noblesse. (La classe dominante n’est produit pas, mais elle
consomme ce qu’on appelle la consommation unproductive). La noblesse est comme toute
classe dominante, hiérarchisée : au somment la noblesse de cour (personnes ayant obtenu des
charges auprès du Roi. Cela donnait droit à des rentes, des propriétés), les rois, les princes,
etc ; le bas – la noblesse locale (les chevaliers) est décentralisée dans toute les régions et vit
uniquement des rapport du servage.

Les bases de production de la société féodale. L’essentiel de mode de production féodal se


passe à la compagne (dans les villes ce n’est pas pareil).
La noblesse n’a pas d’argent et en plus elle ne peut pas travailler (contradiction). Si on
travaille on n’est plus noble…
L’église catholique rejette le fait d’emprunter, elle condamne a l’excommunication tous les
métiers qui sont en rapport direct avec l’argent. Ce qui est l’explication fondamental de base
comme les catholiques ne peuvent pas faire ces métiers-là on va obliger d’autres qui sont pas
catholiques à les faire. C’est l’origine pour laquelle on va obliger les gens de religion israélite
à faire les métiers l’argent.
(La noblesse va essayer de monétarisé l’exercice de ses fonctions en prélevant l’impôt et en
créant de la fausse monnaie (truquer les pièces d’or, …). Les relations entre les commerçants
et la noblesse vont alors grandir, mais cette soif d’or va entrainer un appauvrissement de la
noblesse. Etant une structure de base elle entrainera les autres avec elle.)
Le système féodal stricto census, il y a quasiment disparition du numéraire, de l’argent
(échange de services contre protection). La noblesse étant la classe dominante elle se doit de
porter des signes distinctifs des classes plus basses (les armes). Ils ont également des goûts de
luxe et sont de fervents amateurs des produits qui viennent d’ailleurs (épices, poudre à canon,
…). Or les problèmes, c’est qu’ils n’ont pas d’argent. Ca va dissoudre des rapports sociaux
féodaux. Pour en avoir, ils vont faire deux choses : voler (d’un noble à coté mais qui est aussi
pauvre…) ou faire des croisades (ce qui justifie certaines) – il y a ce qu’on appelle les
croisades des riches (essentiellement pour aller plier) et des croisades des pauvres (par rapport
propre de MA - les problèmes démographiques : surpopulation).

Pour résumé : il y a une problématique qui va être … de dissolution des rapport sociaux – le
besoin d’argent. (VIII au XIV s.). C’est un processus polaire : en effet, l’appauvrissement de
la noblesse va de paire avec l’enrichissement des commerçants (ce qui va être mal vue).

C’est la genèse de capital : l’objectivation de quels sont les moyens de l’accumulation


primitives de capital. On appelle ça : l’accumulation primitive d’argent.
Sa naissance est basée sur trois fonctions :

1) Le capital commercial (fonction commercent) : On échange de la marchandise contre de


l’argent suivant un processus (schéma) déterminé. M  A  M : On achète de la
marchandise avec de l’argent. Il faut exécuter ce que l’on appel un investissement productif. Il
faut spéculer pour pouvoir acheter bas et revendre la même marchandise plus chère. C’est la
première fonction qui accumule l’argent complémentairement à ce que appauvris la noblesse.
C’est le processus qui rond riche les commerçants (ils ont donc de plus en plus d’argent).
Ceux-là prêtent l’argent pour ceux qui l’ont besoin. Mais l’église catholique interdit de prêt
d’argent, or la noblesse a de plus en plus besoins et les commerçants de plus en plus d’argent,
donc ils pouvaient faire ce qu’on appelle de l’usure (lichwiarstwo). L’usure est la fonction de
l’usurier. C’est une des raisons objectives de schisme protestant/théologique.

2) Le capital usuraire.
Le noble veut de plus en plus de marchandises de luxes. Malgré toutes leurs dispositions et
leurs efforts cela ne suffit pas.
Il va alors emprunter de l’usure : Montant du prêt + celui du service.
Il s’agit en fait d’un prêt différent de celui de nos banques. Ici, on prêtera de l’argent
moyennant le prix définit du service. Ainsi, si l’usurier prête 100 pièces d’or et demande un
remboursement de 150. Sa bourse fera un profit de 50 pièces, tandis que celle de l’emprunteur
sera, elle, plus légère de 50. Il n’y a pas de création de valeur nouvelle! L’usurier est
simplement plus riche de la valeur qu’on lui à donné. L'activité économique était un jeu à
somme nulle et que ce qui était gagné par l'un l'était aux dépens de l'autre. L’usure est
fondamentalement improductive contrairement au crédit. Le noble va donc non seulement
acheter les marchandises, mais aussi emprunter de l’usure aux commerçants. Ce dernier sera
donc doublement avantagé.

Aujourd’hui, le crédit implique le fait qu’il y ai des banques. Elles sont chargées de récolter
l’épargne des ménages. Il est indispensable d’avoir assez d’épargnant pour faire une banque.
La banque fixe un taux d’intérêt à l’avantage des épargnants qui y dépose leur argent. Mais
cet argent, qui est redistribué au ménage, n’est en fait qu’une infime partie des dollars
(Monnaie mondiale de référence) que la banque à gagné en faisant « fructifier » l’argent des
ménages.

En effet, notre argent, une foi dans la banque, est prêté à des investisseurs avec un taux
d’intérêt très élevé. On crée de la valeur qui existera plus tard, c’est un pari sur le futur, d’où
le risque et les problèmes que peuvent rencontrer les banques si elles ne font pas de bons
investissements. Cette économie à crédit est donc un mécanisme productif puisqu’il y a mise
en mouvement, utilisation productive. L’entrepreneur va créer de la richesse grâce à l’argent
emprunté par les banques, en achetant de nouvelles machines ou en augmentant ses effectifs
par exemple. Il y a donc eu une création de richesse grâce aux crédits.
3) La rente foncière (revenu provenant de la location du sol)

A force de s’endetter, le noble va devoir vendre la seule chose qu’elle possède : Les terrains.
Ce sont bien sûr les commerçants usurier qui vont hérités des terres. Libérer du rôle de
protection du noble, il va louer les terrains aux passants libres et anciens serfs agriculteurs.
Cette nouvelle approche du travail va obliger aux agriculteurs de monnayer leur production
contre de l’argent pour pouvoir payer la location de leur terrain. Il y aura à ce moment une
grande réapparition de l’aspect monétaire pourtant presque disparut.
 Monétarisation du système.

16/10/08
4.2) Les sphère du capitalisme :

La sphère de circulation :

M-A-M:
A= Force de travail + mode de production + Matière première.
On vend une marchandise contre de l’argent pour l’investir à nouveau dans une marchandise.
Il faut investir l’argent pour produire une marchandise. Il faut acheter des moyens ou facteurs
de productions. C’est la fonction du capitalisme d’investir productivement.

La sphère de production :

 M – A – M – A’
A’= A + Augmentation de A.
On revend ensuite cette marchandise plus chère que la somme investie = A’
Ce profit est le résultat de la création de richesse ou valeur nouvelle.

Dans la formule : M – A – M – A’ – M – A’’ – …

M-A-M : Sphère de circulation


A-M-A’ : Formule du capitalisme. C’est la sphère de production, de développement, de
valorisation. Il y a création de valeur nouvelle (Augmentation de A)
L’Input est ce que j’investi
L’output est ce que je gagne dessus.

 Ce sont les deux sphères du capitalisme. On peut facilement voir la sphère de circulation,
mais on ne voit jamais la sphère de production.

L'argent, qui est le résultat du procès de circulation sous la forme M-A-M, constitue le point
de départ du procès de circulation sous la forme A-M-A’, c'est-à-dire échanger de l'argent
contre de la marchandise pour ensuite échanger de la marchandise contre de l'argent. Dans la
forme A-M-A’ c'est l'argent qui constitue le point initial et le point final du mouvement. Dans
la forme M-A-M, l'argent est médiateur de l'échange des marchandises, dans A –M A’ la
marchandise est la médiatrice qui fait que l'argent devient profit. L'argent qui, dans la
première forme, apparaît comme simple moyen est, dans la dernière, le but final de la
circulation. (Karl Marx)
Par exemple : L’ouvrier est payé 100 euros (A) pour construire une voiture (M). On investi
l’argent dans une marchandise. Le capitaliste (patron) va la vendre 1.000 euros (A) car il a un
droit de possession sur la marchandise. Il fait donc un profit, une plus-value de 900 euros en
créant de la valeur nouvelle.
Après les taxes et impôts, ce que le capitaliste se met en poche (petite partie) est appeler le
bénéfice.

Les contradictions internes du monde féodal sont cumulées à un phénomène externe qui est
l’arrivée massive d’or et d’argent grâce au commerce et aux pillages.
 Ce sont les bases de la naissance du capitalisme.
La fonction de commerçant était intimement associée au pillage. On volait l’argent et les
marchandises des autres commerçants identifiés par le Roi comme étant des ennemis du pays.
4.3) Le pillage colonial : Espagnol et Portugais.

Christophe Colomb (né en 1451 à Gênes - mort le 20 mai 1506 à Valladolid, Espagne), est le
premier européen de l'histoire moderne à traverser l'océan Atlantique en découvrant une route
aller-retour entre le continent américain et l'Europe (1492). Il effectue en tout quatre voyages
en tant que navigateur au service des Rois catholiques espagnols Isabelle de Castille et
Ferdinand d'Aragon, qui le nomment avant son premier départ amiral, vice-roi des Indes et
gouverneur général des îles et terre ferme qu'il découvrirait. La découverte de l'espace caraïbe
marque le début de la colonisation de l'Amérique par les européens et fait de Colomb un
acteur majeur des Grandes Découvertes des XVe siècle et XVIe siècle, considérées comme
l'étape majeure entre le Moyen Âge et les temps modernes.

A cette époque, ils vont piller les Amériques et accomplir un véritable génocide des
populations autochtones. Le pillage va de pair avec l’extermination des populations indigènes.
En plus des massacres, les maladies importées d’Europe vont décimer la population locale.
Certaine tribus vont même subir une extermination totale (cuba, …).
C’est donc le capitalisme qui à été la condition indispensable à la création d’’une forme de
génocide « industrielle » de si grande échelle. Ces nombreux génocides expliquent pourquoi
actuellement, l’Amérique est principalement peuplée d’immigré (italo- espano - …
Américain).
Colonies de peuplement (différents des colonies de non-peuplement ou de rente coloniale
qui correspond au pillage des richesses sans colonisation par peuplement (Congo,…)).

Aspect chronologique :

- Conquête où l’on entre dans le pays. (En opposition avec une colonisation où l’on
reste sur la cote par comptoir commerciaux)
- Pillage des métaux précieux.
- Génocide, mise en esclavage.
5) Le Mode de production Esclavagiste :

Le « problème » avec ce type de colonisation génocidaire, c’est que l’on manque vite de
mains d’œuvre. On va donc créer le commerce triangulaire qui se déroule donc en trois
étapes.

Exemple :

1) Mon bateau part d’Amsterdam avec à son


Bord des pacotilles sans grande valeur.
A son bord il y à aussi et surtout des armes.

2) Il part pour l’Afrique où il y achètera des


Esclaves. C’est ce qu’on appelait le
« Commerce du bois d’ébène ». Cela
démontre bien à quel point l’être humain
était considéré comme une marchandise,
une simple force de travail. On achète les esclaves aux chefs de tribus contre des armes. Ces
même armes permettait au chef de capturer d’avantage d’esclave et accentuait donc
d’avantage le commerce des esclaves. Ce commerce était devenu à cette époque la base de
l’économie.

3) Les calles pleins d’esclaves, les commerçants se mettent en route pour l’Amérique. Arrivé
au brésil par exemple, on va vendre ces esclaves. (La moyenne de vie d’un esclave était de 7
ans, on estime qu’environs 100 millions d’esclaves ont été débarqué en Amérique.) On les
vend contre des marchandises exotiques luxueux (café, cacao, épices,…) qu’on pourra ainsi
revendre en Europe à très bon prix.

 Comme on peut le voir il y à profit à chaque escale du navire.

Le problème que rencontrera le commerce de l’esclavage, c’est le peu de productibilité du


travail fourni. C'est-à-dire que le nombre de marchandises produites en un temps donné n’est
pas suffisant. Il faut entretenir l’esclave. Il faut payer sa formation et essayer de le faire vivre
le plus longtemps possible pour ne pas devoir en racheter d’autres. Il faut aussi l’entretenir
suffisamment pour qu’il puisse fournir un travail productif.
On va alors avoir l’idée de les faire travailleurs libres pour les rendre plus productifs.
On leur paye un salaire dérisoire, ainsi lorsqu’on en a plus besoin, on peut le virer sans
contrainte. C’est bien sûr plus avantageux.
 Il y a donc un inconvénient économique de l’esclavage au profit économique du salariat.

20/10/08
6) Les Enclosures :

Une condition obligatoire pour qu’émerge le capitalisme est l’existence d’une masse de
travailleur « libre » de l’attache du servage.

Le but est d’obtenir la force de travail des personnes libre et sans réserve :
- La grande masse des serfs va donc être libérée par le processus de l’enclosure (enclos).

- Cette masse de travailleur « libre » va ensuite devenir des travailleur salariés qu’on appel
des prolétaires. Le prolétariat se défini par l'obligation pour vivre de vendre sa force de travail
à la classe antagoniste qui dispose du capital et des moyens matériels de production. Bien sûr
l'intérêt du prolétaire est d'obtenir le plus possible de son travail, tandis que réciproquement le
propriétaire des moyens de production cherche à minimiser ce coût. Le prolétariat a donc des
intérêts exactement contraires à ceux du capitaliste.
 Le mot prolétaire désigne à l'origine une personne qui n'a que ses enfants comme richesse.
Il est donc obligé de vendre sa force de travail. La puissance du prolétariat est donc une pré-
condition du système de mode de production capitaliste.

Ce qui paraît tout à fait « normal » aujourd’hui, le fait de travailler lorsqu’on n’a rien, est en
fait un processus qui a duré des 10ène d’années. Obliger les gens à travailler était loin d’être
facile. On appelait ces foyers de travail des Workhouse, la population, elle, les avait appelés
des horror house (maison d’horreur).
 C’est donc un travail qu’on accepte « librement », mais qui est socialement contrains et
forcé. Il faut une grande pression sociale pour discipliner et domestiquer les gens.

Processus des enclosures :

Avec la fin du servage et le rachat des terres par les bourgeois, la population est envoyé sur
les routes et deviennent des vagabonds. Ils ne savent et ne peuvent plus payer les terres qu’ils
sont contrains de laisser aux capitalistes et n’ont donc pas d’autre choix. Ceux qui ne se
soumettront pas à la loi du travail seront pourchassés, emprisonnés et pendus. On va montrer
l’exemple en terrorisant la population de toutes ces punitions sanglantes afin qu’ils acceptent
plus facilement d’aller travailler.
Il est à noté que le mot travail, étymologiquement parlant vient du mot « trépalium » qui est
en fait un instrument de torture.

Enclosure = Ce qui à poussé les gens à aller dans les workhouse :

De plus en plus de terre vont être loué. On loue dorénavant des terres a des capitalistes
particuliers qu’on appel des Lands Lords (propriétaire). Ces bourgeois ont besoin de grand
espace car ils élèvent massivement des moutons. Les premières grandes usines étaient celles
de textile et la laine du mouton qui était alors très utilisée. Le mouton a besoin d’énormément
d’herbe et d’espace. On va donc entourer les terrains d’enclos afin qu’ils ne s’échappent pas.
Le système d’enclosure est alors né. En fait, à cette époque, plus les moutons grossissent, plus
la population meurt de fin. Pour cause, le territoire des paysans réservé aux récoltes et cultures
est maintenant propriété des moutons.

Il faut souligner le fait que les premières manufactures Royale se trouvent à la campagne. Le
cadre des villes ne permettait pas cette enclosure, il s’agit d’un espace fermé intra-muros. De
plus le fonctionnement des corporations empêche l’existence de masse de travailleur. Les
manufactures en campagne deviendront des villes après la révolution industrielle se basant sur
l’énergie du charbon. Il existe de nombreux vestige de cette époque (Manchester, Charleroi,
…). La grandeur de la concentration urbaine est un très bon indicateur de l’activité
industrielle (Shanghai, Sao Polo,…)

La manufacture est le premier lieu de production du capitalisme. Il s’agit d’une forte


concentration de force productive (travailleur) en un même lieu.
On appel cela, une économie d’échelle : On peut acheter des matières premières en grande
quantités et ainsi baisser leur prix. Il y a donc une grande complémentarité entre les Lands
Lords et les manufactures.

Là ou il y a manufacture, il y a A-M-A’ !
C’est une valeur qui se valorise. C’est bien la définition fondamentale du capitaliste.

Tout ceci se déroule en Angleterre. L’Espagne et le Portugal qui étaient les premiers pays à la
pointe du développement capitaliste se font petit à petit dépassés. En effet ces deux
« Nations » se sont spécialisées dans les conquêtes et les massacres. Ils envoyaient des moines
soldat qui dans une main avait le crucifie comme légitimation et dans l’autre tenait une arme
pour piller et massacrer (1500 1560). Leur Galion chargé d’or rentrait au pays et les Nobles
affichaient fièrement leur richesse. Toutes les richesses qu’ils ramènent de leurs explorations
ne sont pas utilisées pour valoriser l’économie, mais sont dépenser à l’étranger ne profitant
nullement à l’économie du pays. Ils ne sont en fait jamais réellement passés au stade de
développement capitaliste A-M-A’ ou de manière très limitée et « régionalisé » (Nord de
l’Espagne). Lorsqu’ils n’auront plus de richesse à piller des deux grandes puissances vont
sombrer dans un obscurantisme religieux et une décadence très prononcée.

 On voit ici que l’Histoire du capitalisme est polaire. C'est-à-dire qu’elle se développe
dans le temps et dans l’espace. Ce n’est pas parce qu’un pays est à la pointe du
développement qu’il le restera.

Les pays protestants, eux, ne veulent pas afficher leur richesse. Elle doive être réinvestie. Ce
sont au départ les Hollandais qui dominait ce nouveau marché, il vendait leur produits aux
conquistadors, ce qui va les enrichirent davantage et leur permettre de s’envoler
économiquement. La Hollande était un pays de commerce bien installé dans le MPC.

Comment l’Angleterre à t’elle prit le dessus ?

Il y eu trois guerres maritimes de taille gagné par l’Angleterre.


C’est ainsi qu’ils domineront économiquement la Hollande et le monde (17ème siècle).
L’Angleterre avait deux avantages non négligeables sur leurs voisins Européens.
- C’est une île ce qui les a avantagé dans la pratique régulière de la navigation.
- Il est plus facile et évident de s’unifier en Etat Nation lorsque les frontières sont
clairement définies et distinctes.  Délimitation géographique.

7) Le Mercantilisme :

Le mercantilisme est une conception de l'économie qui prévaut entre le XVIe siècle et le
milieu du XVIIIe siècle en Europe. Les penseurs mercantilistes prônent le développement
économique par l'enrichissement des nations grâce au commerce extérieur qui permet de
dégager un excédent de la balance commerciale grâce à l'investissement dans des activités
économiques à rendement croissant. L'État a un rôle primordial dans le développement de la
richesse nationale, en adoptant des politiques protectionnistes établissant notamment des
barrières tarifaires et encourageant les exportations.
Cette doctrine n’a pas de père fondateur. Elle apparaît à une époque où les rois souhaitent
obtenir un maximum d'or, mais surtout dans un contexte intellectuel où l'homme, avec
Copernic et Galilée, passe "du monde clos à l'univers infini", soit le monde de la Renaissance
où la créativité humaine se libère d'un ordre cosmique prédéterminé. Les théories
mercantilistes sous-tendent cet objectif et développent une problématique basée sur
l'enrichissement en identifiant les activités ayant un rendement croissant, soit les produits
manufacturés par opposition aux produits bruts. Dans ce cadre, on peut considérer que
l'émergence d'idées mercantilistes est l'expression de la montée en puissance d'États nations.

But du mercantilisme :

Le but est l’accumulation de monnaie métallique (Or et Argent) dans les caisses de l’Etat qui
était à l’époque la poche du Roi.
Un Etat fort suppose un Etat riche. Cela implique que la population soit pauvre puisque le
principal de l’argent se retrouve dans les caisses de l’Etat qui est un agent économique
majeur. L’intervention massive de l’Etat dans le champ économique est l’axe central du
capitalisme.

Aujourd’hui, dans les caisses de la Banque central en Europe, il y a des dollars. Depuis 1944,
suite à l’accord de Bretten Wood, le dollar est la monnaie universel de référence, ce n’est plus
l’or. Cette monnaie détermine la valeur des autres monnaies. Les Etat Unis ont l’avantage de
pouvoir baisser la valeur du dollar pour diminuer leurs dettes et favoriser le commerce
international lorsqu’il le souhaite. Dans toutes les banques centrales, il y a des dettes des
autres pays et des devises fortes (les grosses monnaies).
 Le dollar est la principale monnaie de réserve utilisée dans le monde, c'est-à-dire que
c’est la devise utilisée par les banques centrales pour constituer des réserves de change.
Une devise est une unité monétaire. Elle est émise le plus souvent sous le contrôle d'une
banque centrale. Il est donc normal de remplir les caisses de la Banque d’une devise forte telle
que le Dollar.

03/11/08
Le mercantiliste est donc un système de pouvoir politique, système de réglementation de
l’activité économique, système protectionniste et aussi un système monétaire avec la théorie
de la balance du commerce. Le terme donné à cet ensemble d’idée qui ne forme pas un
courant en soi et que l’on a appelé le mercantilisme, apparait en fait ultérieurement à ces
systèmes et à été donné par les opposant de ces systèmes. Comme souvent, on désigne un
terme pour stigmatiser un ensemble de personne, et par la suite, il devient le nom commun
utilisé. Il perd alors souvent son aspect de stigmatisation.

On l’a vu le but du mercantilisme est l’accumulation d’or et d’argent (dollar, créances) dans
les caisses de l’état.
Comment accumuler et garder les monnaies métalliques dans la caisse de l’Etat ?

Il faut une balance commerciale excédentaire. Il faut réaliser plus d’exportation que
d’importation. En fait, si l’on exporte beaucoup, cela signifie que l’on vend beaucoup et que
donc on récupère beaucoup de monnaie. Toute politique économique bénéficiant à un groupe
d'individus étant par définition néfaste à un autre, l'économie ne remplit aucun rôle pour
maximiser le bien-être social. C'est sur la base de ces interprétations qu'a été justifiée la
priorité donnée au commerce extérieur, puisque le commerce intérieur n'augmentait pas la
richesse nationale.

Comment maintenir cette balance commerciale de manière excédentaire ?

On va avoir recours aux taxes douanières. On augmente les taxes douanières pour fariner
l’importation. De cette manière on rend non concurrentielle les marchandises venant de
l’extérieurs. L’Etat peut même suivant la même logique, subventionner les exportations.

C’est une politique d’actualité : le protectionnisme

C’est une réaction typique aux phases de décroissance économique.


On fait ce que l’on appel de la concurrence déloyale. (Dumping)

Le dumping (de l'anglais to dump "entasser, déblayer") désigne deux pratiques commerciales
soi disant interdites et considérées comme déloyales dans de nombreux pays où les
législateurs se basent sur l'idéal de la concurrence pure et parfaite.

• D'une part, elle désigne le fait de vendre un produit à un prix inférieur au prix de
revient pour éliminer la concurrence. L'entreprise espère ainsi chasser un ou plusieurs
concurrents et faire remonter les prix une fois le rival chassé. Cette pratique des prix
bas est appréhendée par le droit de la concurrence en tant que pratique de prix
prédateurs et considéré comme un abus uniquement lorsqu'elle est le fait d'une
entreprise en position dominante sur un marché. De fait, les entreprises poursuivies
pour dumping ou vente à perte le sont qu'elles aient ou non réellement l'intention ou
les moyens de faire remonter les prix plus tard.
• D'autre part, en commerce international, le dumping est le fait de vendre une
marchandise dans un autre pays à un prix inférieur à celui pratiqué dans le pays
d'origine de l'entreprise. Il résulte souvent de subventions accordées par le
gouvernement du pays d'origine des marchandises. Le pays où a lieu la consommation
est autorisé par les règles de l'OMC à appliquer un droit de douane anti-dumping
compensateur pour défendre les producteurs nationaux.

 Le but est donc de favoriser le marché interne et défavoriser le marché externe.


Le Dumping est donc très développé en période de crise. Cette pratique est interdite mais
différentes raisons sont trouvées pour le justifier et le contourner de manière subtile.

Quel est la couverture idéologique du protectionnisme ?

Pour justifier le protectionnisme, il faut trouver une raison « objective ».


Cette raison est le Nationalisme : Ce terme au Moyen-âge ne pouvait avoir un rapport avec
l’idée de nation puisque l’on dépendait de son fief et non d’une Nation.

Il faut attendre le capitalisme pour voir apparaître l’Etat Nation. C’est un concept forgé de
toute pièce pour des raisons strictement stratégique. Une nation n’est qu’une frontière et une
armée. Les habitants ne sont pas nationaux, nous sommes tous citoyen du monde. Cette idée
de nation n’est donc là, que dans le but de préférer les produits ou autres de son propre pays.

Développement des infrastructures favorables au mercantilisme :

Les voies fluviales, les ports, les constructions navales, les manufactures royales.
On produit grâce à l’intervention de l’Etat, grâce aux infrastructures de la politique central qui
définit les règles de douanes.  Rôle central de l’Etat. En période de crise, l’Etat intervient de
manière plus visible.

Les premières théories mercantilistes développées au début du XVIe siècle ont été marquées
par le bullionisme (de l'anglais bullion : accumulation d’or en lingots).
C’est un courant de pensée économique qui définissait la richesse à partir de la quantité d’or
détenue.

Adam Smith : « La double fonction que remplit l’Argent, comme instrument de commerce et
comme mesure des valeurs, a naturellement livré cette idée populaire que l’Argent fait la
richesse, ou que la richesse consiste dans l’abondance de l’or et de l’argent […]. Un pays
riche est celui qui abonde en argent, et le moyen le plus simple d’enrichir le sien, c’est d’y
entasser l’or et l’argent […]. Du fait du succès croissant de ces idées, les différentes nations
d’Europe se sont appliquées, quoique sans beaucoup de succès, à chercher tous les moyens
possibles d’accumuler l’or et l’argent. L’Espagne et le Portugal, possesseurs des principales
mines qui fournissent ces métaux à l’Europe, en ont prohibé l’exportation sous les peines les
plus graves, ou l’ont assujettie à des droits énormes. Cette même prohibition a fait longtemps
partie de la politique de la plupart des nations de l’Europe (France et en Angleterre.) »
 Durant cette période, d'importantes quantités d'or et d'argent affluaient des colonies
espagnoles du Nouveau Monde vers l'Europe. Pour les écrivains bullionistes, la richesse et le
pouvoir de l'État sont mesurés par la quantité d'or qu'il possède. Chaque nation doit donc
accroître ses réserves d'or aux dépens des autres nations pour accroître son pouvoir. La
prospérité d'un État est mesurée, selon les bullionistes, par la richesse accumulée par le
gouvernement, sans référence au revenu national. Cet intérêt pour les réserves d'or et d'argent
s'explique en partie par l'importance de ces matières premières en temps de guerre. Les
armées, qui comprenaient nombre de mercenaires, étaient payées en or. À part pour les
quelques pays européens contrôlant les mines d'or et d'argent, le commerce international était
la principale méthode d'acquisition de ces matières premières. Si un État exportait plus qu'il
n'importait, alors sa « balance du commerce » (ce qui correspond, de nos jours, à la balance
commerciale) était excédentaire, ce qui se traduisait par une entrée nette d'argent. Cela a
conduit les mercantilistes à prescrire comme objectif économique d'avoir un excédent
commercial. L'exportation d'or était strictement interdite. Les bullionistes étaient également
favorables à la mise en place de taux d'intérêt élevés pour encourager les investisseurs à
investir leur argent dans le pays.
10/11/08
Les limites de la politique mercantiliste :

Comme on l’a vu, ce sont les Anglais qui les premiers à être réellement passés au stade de
développement capitaliste A-M-A’ grâce à la création de grande manufacture et à leur
domination maritime. Mais cette politique mercantiliste à été vite copier par les autres pays.
L’Angleterre c’est fortement enrichi et a suscité l’intérêt et la convoitise des autres pays. Une
foi que ce système de fonctionnement c’est généralisé, il ne pouvait plus fonctionner de la
même manière.

En France ce mercantilisme à l’anglaise s’appellera le Colbertisme (1664).


Le colbertisme est une doctrine économico-politique du XVIIe siècle, élaborée par Jean-
Baptiste Colbert, contrôleur général des finances de Louis XIV.
Versailles est un exemple très net de cette période. C’était une vitrine de la richesse et du
savoir faire à la française. Le but était de démontrer le savoir faire des artisans français dans le
but de vendre et d’exporter ces produits aux autres pays.

En tant que courant de pensée économique, le mercantilisme sera remplacé par le libéralisme
économique favorable au libre échange. Ce système est utilisé lorsque l’économie « va bien ».
On ouvre les frontières et les barrières douanières, il y a une libéralisation des prix.

Quelles sont les conditions nécessaires à l’envol de la politique mercantiliste :

Il faut une Révolution Bourgeoise :


Les appareils superstructurels (noblesse de la cours) bloquaient le développement
mercantiliste (commerce extérieur) opposé à leurs propres intérêts. Le caractère rétrograde de
la monarchie empêchait donc l’accumulation des pièces dans les caisses de l’Etat. Pour qu’il y
ait changement, il fallait impérativement modifier le système. Il fallait donc une prise de
pouvoir politique par le biais d’une révolution.
Ps : Une révolution n’est pas un coup d’état car dans ce dernier, il n’y a pas de changement
dans les rapports sociaux.

La bourgeoisie était la classe montante à l’époque et porteuse des nouveaux rapports sociaux,
elle formait la classe révolutionnaire (contrairement à la féodalité). Dans le capitalisme, la
classe ouvrière exploitée est la classe révolutionnaire par la place qu’elle occupe dans les
rapports sociaux de production et de propriété (elle produit la richesse sociale).

La première révolution à lieu en 1649. (La grande Révolution de 1789 n’est en fait qu’une
répétition fidèle de la révolution cromwellienne.)
Oliver Cromwell (Huntingdon, 25 avril 1599 – Londres, 3 septembre 1658) est un militaire
et homme politique anglais qui a gouverné l'Angleterre, sous le titre de Lord Protecteur,
pendant les années 1650 jusqu'à sa mort en 1658.

La bourgeoisie étant minoritaire et donc dans un rapport de force défavorable, elle va donc
devoir utiliser et instrumentaliser les classes subalternes, c'est-à-dire la classe paysanne et
ouvrière. Les bourgeois vont tromper le peuple en mettant en avant des revendications qui va
les intéresser. (En France se sera l’apparition du concept de liberté, d’égalité et de fraternité.)
On fait haut et fort des promesses, on instaure des droits formels pour cacher la triste vérité.
Pour les paysans, on promettra « la terre à ceux qui la travail » et aux ouvriers, on promet une
augmentation des salaires et une amélioration nette des conditions de travail.
 Tout cela bien sûr, dans le but de se mettre tout ce beau monde dans la poche et afin qu’ils
se battent pour la bourgeoisie, qui, elle, veut imposer des rapports sociaux qui lui est propre,
de manière cohérente avec le mercantilisme, afin de s’enrichir et d’augmenter encore
d’avantage les profits.

- Une foi que le régime est renversé, les Bourgeois ont prit le pouvoir (1).
L’une des premières choses qu’ils feront est de s’approprié les terres de l’église.

- Le peuple étant survolté par cette période révolutionnaire, la première chose à faire c’est de
le calmer. Pour cela on instaure une forte dictature (2).

En France, après la fuite de Louis XVI et son arrestation à Varennes, le 20 juin 1791, le club
des Jacobins, dit des « Amis de la Constitution », divisé sur la question de la déchéance de
Louis XVI, se scinde en deux parties, les partisans de la poursuite du mouvement
révolutionnaire, qui, autour de Robespierre, conservent l’appellation de « Jacobins amis de la
constitution », et les Feuillants d’autre part, qui se disent aussi « amis de la constitution »,
mais, partisans d’une monarchie constitutionnelle, souhaitent un arrêt du mouvement
révolutionnaire fondé sur un compromis entre les élites de l’Ancien Régime et les
bénéficiaires de la révolution bourgeoise.

- Il va y avoir une autonomisation du peuple qui va se révolter (3). Il réclame ce qu’on leur à
promit. Les paysans qui réclament leur terre seront appelé Les Diggers (piocheurs) et les
ouvriers qui réclame plus d’égalité seront appelé les Leveller (niveleurs). C’était un mot
injurieux trouvé par leurs opposants pour exagérer la menace de leurs idées.

- On va réprimer très sévèrement les manifestants pour que tout rentre dans l’ordre et que les
gens retournes au travail (l’armée est du coté des bourgeois). Tout protestataire sera donc
écraser (4).

 Ces 4 points constituent le schéma type des révolutions bourgeoises (différente des
révolutions ouvrières). Il s’agit de Révolution à âme politique et à forme sociale.
C'est-à-dire que le fondement est la prise de pouvoir politique et que la manière est l’emploi
des revendications sociales.
17/11/08
Synthèse :

Pour qu’il y ait plein développement de la politique mercantiliste (en Angleterre), il faut que
les appareils superstructurels, permettant à la société de se reproduire, saute. A l’époque c’est
la monarchie, mais surtout la noblesse rétrograde qui domine.

Il faut donc impérativement une révolution pour changer le système. La bourgeoisie seule ne
pourra pas le faire, elle va donc instrumentaliser les classes subalternes pour y parvenir. Une
foi au pouvoir, cette bourgeoisie qui avait promis mille et une réformes sociales, impose une
nouvelle dictature (cromwellienne - 1649). Cette révolution va se symboliser dans la
décapitation du roi Charles 1er. Il est important de noté que cela se passe 130 ans avant la
Révolution française de 1789 qui n’est en fait que la répétition de la révolution Anglaise.

Cette nouvelle dictature bourgeoise va se marquer par la restauration d’une monarchie. Mais
cette foi, elle ne sera pas divine mais constitutionnelle. Elle est limitée et contrôlé par le
parlement, constitué de la chambre commune, c'est-à-dire du peuple et de la chambre des
Lords, des puissants.

Le peuple va se révolter se sentant trompé et l’aisé par la fausse propagande bourgeoise. On


appellera les paysans révolté Les Diggers (piocheurs) et les ouvriers les Leveller (niveleurs).
Ils seront sévèrement réprimés par le nouveau pouvoir en place. L’armée composé de
professionnel étant fidèle à l’Etat, les protestataires n’avait aucune chance. De plus la
noblesse ne tardera pas à rejoindre et s’associer aux bourgeois.

La Révolution Française de 1789 fonctionnera de la même manière. Elle débute en 1789 avec
la réunion des États généraux. Le serment du Jeu de paume est un engagement d’union pris le
20 juin 1789 à la salle du Jeu de paume, à Versailles, par les 577 députés du tiers état lors des
états généraux de 1789. Face aux pressions du roi de France Louis XVI, ils firent serment de
ne pas se séparer avant l’élaboration d’une Constitution. Si ce serment n’a pas de portée
juridique, son impact symbolique est très fort. La bourgeoisie va instrumentalisé le peuple de
Paris qui va prendre la Bastille et le mouvement révolutionnaire s'achève avec le coup d'État
du 18 brumaire (9-10 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte.

La fraction Jacobine dont Robespierre et Saint Juste installe la dictature de la vertu !


Le tout-puissant Comité de salut public et à son président se donne le droit de faire arrêter et
d’exécuter le moindre suspect. Tous ceux qui ont quelque motif de craindre Robespierre et qui
proteste contre la «dictature de la vertu», prennent peur et se dévoilent.

Le paysans et ouvriers qui se révoltent sont appeler « Les Enragés ». C’est l’aile radicale du
mouvement social de contestation (// Niveleurs-piocheurs).
- Jacques Roux, par exemple, dénonçait la bourgeoisie marchande plus terrible selon lui que
« l'aristocratie nobiliaire et sacerdotale » de l’ancien régime.
- Jean-Paul Marat, lui, publia le 12 septembre 1789, le premier numéro du Publiciste
parisien, journal politique, libre et impartial journal quotidien connu sous le titre L’Ami du
peuple. Il flatte les aspirations du "peuple" dans son désir de revanche et d'émancipation.
- Gracchus Babeuf, sa doctrine, le « babouvisme », est précurseur du communisme. Il
oppose la dictature du prolétariat à la dictature bourgeoise. Pourchassé par le régime il
constituera ce qu’on appellera « la conjuration des égaux ». Le but est de continuer la
révolution, et d’aboutir à la collectivisation des terres et des moyens de production, pour
obtenir « la parfaite égalité » et « le bonheur commun ». En d’autre terre d’obtenir ce qu’on
leur avait promit. Pour la petite histoire et pour souligner l’écrasement de toute contestation
du nouveau régime. Babeuf sera condamné à mort. En entendant sa sentence, il se frappa,
dans le prétoire même, de plusieurs coups de stylet et fut porté mourant le lendemain à
l'échafaud. Darthé associé de Babeuf, qui avait également tenté de se suicider, est guillotiné
avec lui. Cinq autres accusés sont condamnés à la déportation.

En conclusion, la nature de la révolution bourgeoise se résume en cette phrase :


 C’est une révolution à âme (but) politique et forme (moyen) sociale.
Une révolution du prolétariat, elle, se résume en ces mots :
 C’est une révolution à âme (but) sociale et forme (moyen) politique.

C’est événement n’ont pas été théorisé. A l’époque, la notion d’économiste n’existait pas.
Balthus ( ???) va être le premier à donner un périmètre à cette fraction de la connaissance.
Avant, les économistes étaient indissociables des politiques.
Maquiavel (???) va conseiller le prince pour les affaires politique mais aussi économique
lorsqu’il dit par exemple qu’il faut instaurer un état riche et un peuple pauvre.

Les Deux modes de gestions de la production capitaliste :

Thomas Hobbes (1588 – 1679) >< John Locke (1632 – 1704)

Ils vont influencer les deux façons de gérer le mode de production capitaliste.

1) Gestion dure (moins « démocratique) : Mercantilisme, protectionnisme. (Hobbes)


2) Gestion légère (plus « démocratique ») : libre échange, libéralisme (J. Locke)

1) Thomas Hobbes : (5 avril 1588 - 4 décembre 1679 ; Angleterre)

C’est un philosophe anglais. Son œuvre majeure, le Léviathan, eut une influence considérable
sur la philosophie politique moderne, par sa conceptualisation de l'État de nature anarchique.

Dans ses ouvrages, il donnera une conception du monde basée sur deux monstres de la
création originelle. Il en donnera d’ailleurs le titre.
- « Béhémoth » : Il représente le chao (l’anarchie), le grand désordre. C’est un Dieu de
la mer qui crée des catastrophes.
- « Le Léviathan » : C’est un monstre froid et cruelle qui impose l’ordre (// l’Etat).
Pour lui, si on laisse les hommes aller naturellement, il va passer son temps à faire la
guerre. Il faut donc imposer l’ordre pour éviter cette situation de chao. Il prône la
restauration d’un pouvoir fort (monarchie des Stuarts).

Hobbes est donc de tendance interventionniste et défend le mercantilisme. C’est la théorie du


« capitalisme d’Etat » qui a un pouvoir fort  L’Etat organise la société.

2) John Locke : (29 août 1632 - 28 octobre 1704 ; Angleterre)

C’était un philosophe anglais, l'un des premiers et des plus importants penseurs de
l'Enlightenment (les Lumières anglaises). Sur le plan épistémologique, c'est un représentant
de l'empirisme, considérant que toute connaissance vient de l'expérience. Sur le plan
politique, il est considéré comme un des fondateurs intellectuels du libéralisme. Son influence
fut considérable dans ces deux domaines.

J.Locke est opposé à l’absolutisme des Stuarts (nom d'une dynastie de souverains qui
régnèrent sur l'Écosse entre 1371 et 1714, et sur l'Angleterre, l'Irlande et le Pays de Galles
entre 1603 et 1714.)
Il est le premier à mettre en avant la théorie de la séparation des pouvoirs qui est le fondement
des théories contractuelles. Il faut la création d’un contrat social (// Rousseau).
Les trois pouvoirs (Législatif – exécutif – judiciaire) doivent être séparés et autonomes. C’est
la condition nécessaire pour une garantie de régime de libre adhésion basé sur un contrat. Le
contrat social crée une communauté seule détentrice de tous les pouvoirs. Mais, ne pouvant
exercer elle-même ses pouvoirs, ceux-ci sont délégués à des magistrats.
Dans toute organisation politique, il existe une partie qui définit ce que chaque pouvoir doit
faire, et une partie qui désigne les titulaires de ces pouvoirs auxquels on obéit.
Tandis que le recours à la force concerne les pouvoirs exécutif et fédératif, le législatif
appartient à la société elle-même. Le pouvoir législatif est pour Locke le pouvoir suprême : ce
pouvoir ne peut donc être absolu et arbitraire :

 Plus grande tolérance politique, économique et religieuse. Le tout inscrit dans la


constitution.

Remarque : Aujourd’hui, en Belgique, il y a une proéminence de l’exécutif sur le législatif.


En effet, après les élections et même parfois avant, des alliances se créent et l’exécutif
s’arrange pour avoir le pouvoir. Se sont les partit qui fondent le gouvernement. De plus, le
pouvoir judiciaire, normalement séparé de la politique n’est qu’une illusion. Ce sont biens les
ministres qui nomment les juges.
 Remise en question du postulat de J.Locke qui est à la base du contrat fondamental,
autrement dit, de la constitution. En effet c’est cette dernière qui lie les citoyens à l’Etat.
PS : Dans la constitution américaine, il est inscrit que les citoyens on le droit à l’insurrection
et au port d’arme (plus le privilège de l’Etat). A la base, c’est une constitution très
démocratique.

8) Le siècle des trois révolutions (XVIII ème siècle) :


(>Page 67 du livre – Chapitre2)

Les trois révolutions : Certaines sont effectives et d’autres n’en sont pas réellement.

1) La Révolution américaine  Exemplaire.


2) La Révolution Française (1789)  Répétition.
3) La « révolution » industrielle  Arrivé du capitalisme sous sa forme
pleinement développée (Angleterre).

8.1) La révolution Américaine : Guerre d’Indépendance (1774-1780)

Historique :

L’Amérique du Nord était divisée par les différentes colonies des différents colonisateurs. Le
Nord Est était occupé par le Royaume Uni et plus au sud, c’était un territoire Français.
Il y avait des guerres récurrentes sur le territoire américain entre les différentes colonies. Les
grandes puissantes instrumentalisaient les Indiens, de sorte qu’il fasse la guerre pour eux et
servent de chair à canon. Les Mohicans du coté français et les Iroquois du coté Anglais. Il faut
dire qu’avant même l’arrivée des colons, ces différentes tribus se faisaient déjà la guerre
estimant que tout ceux n’appartenant pas à leur clan n’était pas des humains.
Les Blancs était de chaque coté des rangs et les Indiens ne sont que très rarement révolté
contre eux. Dans les guerres, c’est toujours l’avantage militaire qui prédomine et cela dépend
d’un avantage économique. La plus grande puissance économique à toujours l’avantage.

Qui était les colons d’Amérique ?

Pour les Anglais, il s’agissait avant tout de paysans venu d’Angleterre pour des raisons
économiques et politique. On leur a promis richesse et prospérité sociale.
Il y avait aussi des Nobles, soif de fortune, des administrateurs et militaires pour contrôler et
faire fonctionner la colonisation.

Quel est le but ?

Il s’agit donc d’une colonie de peuplement ou l’on envois une partie de la population piller les
richesses et s’incruster dans le territoire (différent d’une colonie de rente où le but est de piller
sans y rester). Ceci permettait également de régler le problème de surpopulation qu’il pouvait
y avoir en Angleterre tout en continuant les échanges.

Remarque : Il est plus difficile d’avoir une colonie de peuplement car une contradiction va
naître entre les colons et la nation d’origine.

Les problèmes rencontrés :

Les richesses trouvé en Amérique était envoyé en Angleterre à des prix dérisoire.
Inversement, certain produit comme le thé, était importé d’Angleterre au Amérique mais à des
prix pouvant doublés. Les colons révoltés par cette pratique vont se déguiser en Indiens et
incendier des bateaux marchants. Ceci sera prit par les autorités Anglaise comme une
déclaration de guerre et les colons seront remis aux pas par la force. Les colons vont
cependant exiger le monopole de certaines marchandises et une certaine Indépendance.

24/11/08
Notion de Monopole et de concurrence : C’est deux notions sont symétriques et
complémentaire. Elles ont des différences mais l’une n’irait pas sans l’autre.

1) Plus il y a un monopole (un vendeur pour beaucoup d’acheteur) plus la situation


favorise l’émergence de la concurrence.
L’entreprise qui a le monopole n’hésite pas à augmenter ses prix et diminuer la qualité
de ses services. Mais lorsqu’une personne installera une concurrence, l’entreprise de
départ devra s’aligner, du moins dans un premier temps. Lorsqu’il s’agit d’une grosse
entreprise, la concurrence ne dure jamais très longtemps.
La meilleure situation pour le consommateur c’est la guerre de concurrence.
2) L’exacerbation de la concurrence produit le monopole. En effet entre entreprises, il
y a souvent des ententes commerciales. Se rendant bien compte que se marcher sur les
pieds ne serait un avantage pour aucun parti, ils vont s’accorder sur une certain
politique économique et créer un nouveau monopole (cartellisation). Ceci est interdis
mais il y a plusieurs manières de contourner la loi. Ils alignent donc leurs prix ce qui
bloque la concurrence. Mais ce nouveau monopole commun va inévitablement créer
d’autre concurrence etc.

Le capitalisme à ses propres lois, on ne peut pas réellement le réguler puisqu’il est en
constant déséquilibre entre monopole et concurrence.

La révolution américaine (suite) :

L’Angleterre avait le monopole de beaucoup de produit par rapport à ses colons d’Amérique.
Il se permettait donc de taxer fortement tous les produits vendu en Amérique. Etant Anglais
eux même, les collons se sentait exploité et méprisé. L’arrivé de bateaux plein de thé vendu
très chère mis le feu aux poudres et provoqua la révolte des colons (dirigé par G.Washington).
Cette révolte sera considérée comme un casus belli (locution latine signifiant littéralement
« cause de guerre »). L’Angleterre va alors envoyer plus de troupe pour mater et contrôler les
colons anglais installés sur le sol Américaine.

Comment les collons vont-ils gagner cette guerre ? (1775 à 1783.)

1) Ils vont être directement aidés militairement par les français (dirigé par Lafayette) et
indirectement par l’Espagne.

Cette aide est paradoxale puisqu’en France à cette époque là, c’est le roi Louis XVI
qui règne (1774–1791). C’est donc une monarchie absolue de droit divin qui vient en
aide aux révolutionnaires démocrates. Ceci s’explique tout simplement par le fait que
cette révolte était bénéfique d’un point de vue économique pour la France.
D’un point de vue polémologique (science de la guerre), on peut faire appel à un
ennemi si cela permet de favoriser la concurrence.
Ps : Les colons en s’opposant au Roi d’Angleterre vont par définition devenir
républicain et par la suite ils écriront la constitution sur les bases des penseurs des
Lumières de l’époque (Locke, Rousseau,…) faisant ainsi l’une des constitutions les
plus démocratiques du monde.

2) De plus, l’empire britannique ne va pas mettre toutes ses forces dans la bataille. Les
troupes sont occupées à la conquête du Cachemire et L’empire estimera pouvoir
stopper la révolte plus tard.

Cette guerre d’indépendance est unique car elle va gagner ! En effet la révolte des collons
aboutira à la création d’un état nation fort qui ira même jusqu'à dépasser le pays colonisateur
d’origine en terme de puissance économique et donc aussi militaire. Cette situation est unique
en son genre et généralement, une guerre d’indépendance se termine par une situation encore
pire qu’elle ne l’était initialement.
8.2) Les physiocrates :

La physiocratie (étymologiquement : gouvernement par la nature en ancien grec) est une école
de pensée économique et politique née en France vers 1750, qui a connu son apogée au cours
de la seconde moitié du XVIIIe siècle, et qui est à l’origine de la conception moderne de
l’économie. Bâtie sur la critique du mercantilisme (et du colbertisme), la physiocratie est
probablement la première théorie générale et systématique d'économie politique,
annonciatrice de l'économie classique fondée par Adam Smith. Elle est également une
préparation idéologique majeure de la révolution française.

Le terme de physiocrate, signifiant littéralement « gouvernement » (du grec « kratein ») par la


nature (du grec « phusé »)  Ce sont des théoriciens considérants la Nature comme le
premier facteur de production.

Le fondateur de cette école est François Quesnay, qui en deviendra le chef de file incontesté
après la publication du « Tableau économique » en 1758, où il représente la circulation des
richesses dans l'économie. C’est donc le fondateur de la première école économique !
L’économie à une question fondamentale à laquelle elle tente de réponde :
 Qui et comment produit-on la richesse ?

Pour les physiocrates, la richesse, c’est la Nature qui la produit (Prima de la Nature sur Dieu).
 Aspect moderne
Ce sont des spécialistes de l’économie, ils seront d’ailleurs auteurs des articles économiques
de l’encyclopédie.
Le concept de bases est celui du produit net. C'est-à-dire la différence entre « l’Input » et
« l’output ». Par exemple lorsqu’on plante une pomme et qu’un arbre par la suite nous en
fournira 100. Le produit net sera de 100 pommes – 1 pommes = 99 pommes obtenue grâce à
la Nature.

Dans leur Logique, ils limitent le travail agricole comme seule activité productive.
Quesnay va élaborer le premier tableau sociologique des classes sociales. Il va les classer
selon leur place économique dans la société, c'est-à-dire selon leur production de richesse.
C’est donc tout naturellement que les agriculteurs vont se retrouver en haut de la pyramide.

01/12/08
La pyramide des classes sociales découlent des différences de productivité des classes de
travailleurs. (Le caractère productif du travail)
Pour rappel : Est productif ce qui crée de la valeur nouvelle !
La productivité du travail est le nombre de marchandise
créé en un temps donné.

D’après le tableau des classes social des physiocrates (Avant la Révolution de 1789) :
1) Les agriculteurs qui travail et cultive la terre (prima de la Nature).
2) La classe indirectement productive (Noblesse – Clergé)
(Propriétaire des terrains qui ne le travail pas directement).
3) Les classes stériles (improductives).
- Les bourgeois (commerçants)
- Les ouvriers qui travaillent un produit quasi fini.
- Les artisans avec leur savoir faire.

A l’époque, ces théories vont bien sûr choquée les manufacturiers et bourgeois considérés
comme étant économiquement stérile.

Turgot (1727-1781), un physiocrate hétérodoxe (inclassable), qui essaya de mettre en place


sous le régime monarchique une politique de la raison et le libéralisme économique. Il va
également rectifier le tableau des classes sociales des physiocrates et définir que la classe
ouvrière et la bourgeoisie sont belle et bien des classes productives. Il s’éloigne donc du
dogme physiocratique. Il deviendra le représentant du développement capitaliste dans les
entreprises à grande échelle, dans les manufactures.

8.3) La révolution industrielle :

La révolution industrielle, expression créée par Adolphe Blanqui (1798-1854), désigne le


phénomène majeur du XIXe siècle dont les conséquences affectèrent profondément
l'économie, la politique, la société et l'environnement. La pertinence de ce terme a toutefois
été maintes fois contestée et on préfère parler aujourd'hui d'industrialisation (en plusieurs
phases) pour souligner le caractère progressif du phénomène au lieu du côté brutal que le mot
"révolution" peut avoir tendance à sous-entendre.

Cette Révolution partira d’Angleterre. La Ville emblématique de ce phénomène est


Manchester. C’est une région industrielle due à son bassin houiller qui sera l’un des produits
qui va monopoliser le marché dés 1783. La première véritable machine à vapeur industrialisée
est inventée par James Watt. Cette invention sera vite appliquée dans les manufactures de
métier à tisser avec la mule-jenny. C’est une machine à filer à énergie hydraulique qui, au fur
et à mesure de ses perfectionnements, fila d’un même mouvement de 30 à 1 000 fils en même
temps. Elle fonctionne donc sans intervention humaine ce qui augmente considérablement la
productivité de la force de travail. C’est un pas extraordinaire vers la division sociale du
travail. Le travail sera simplifié, déqualifié et les ouvriers seront donc de moins en moins
chers. On va vers la déconstruction du travail complexe vers le travail simple pour augmenter
la productivité grâce à la mécanisation, mais pas pour améliorer les conditions sociales des
travailleurs.

Remarque : Avant, l’ouvrier était le seul à savoir combien il fallait de temps pour faire ce
qu’il devait faire. Le patron lui ne savait pas vraiment quel était le temps le plus rapide
possible pour avoir un produit de bonne qualité. Les ouvriers pouvaient donc prendre le temps
de faire les choses et de flâner un peu. Avec la mécanisation, le travail à la chaine, tout à
changé. L’ouvrier devra à présent suivre la cadence imposée par la machine et n’a plus besoin
d’une trop grande qualification. Le travail ouvrier sera dominé par le capital. C’est dans ce
contexte que l’on inventera d’ailleurs le chronomètre (livre conseillé : L'Atelier et le
Chronomètre de Benjamin Coriat).

Frederick Winslow Taylor (1856-1915) était un ingénieur américain qui a mis en


application l'organisation scientifique du travail, qui est la base de la révolution industrielle du
XXe siècle. C’est le premier mode du capitalisme mûr. Lors d’un stage, il constate que les
ouvriers prennent trop de temps pour faire leur travail. Il va donc réfléchir aux moyens
d’utiliser cette force de travail de la manière la plus rentable possible.

Définition : Procès de division social du travail basé sur la séparation entre concepteur et
exécutant et tendant techniquement à organiser la chaine, selon les variables « un geste, un
poste de travail » le tout relié par la ligne de production (Le Taylorisme).

Autrement dis, ses travaux de recherche ont conduit au développement du travail à la chaîne,
à la parcellisation des tâches, en transformant les ouvriers et les employés à ne devenir que de
simples machines de guerre dans d'immenses entreprises mécanisées. Pour Taylor, le rôle de
l'encadrement consiste à indiquer aux employés la meilleure manière de réaliser une tâche, de
leur fournir les outils et formations appropriés, et de leur délivrer des objectifs et incitations
en vue d'atteindre la performance. Selon ses détracteurs, il a introduit dans le monde du travail
une séparation radicale entre ceux qui conçoivent et ceux qui produisent. Pour Taylor,
l’ouvrier n’est pas là pour penser, mais pour exécuter des gestes savamment calculés pour lui.
Il est encouragé à être performant par un système de primes. Tout travail intellectuel doit être
éliminé de l’atelier pour être concentré dans les bureaux de planification et d’organisation de
l’entreprise. Le contremaitre, souvent détesté, était chargé de faire la liaison entre les ouvriers
et les concepteurs.

Avant, le savoir faire de l’ouvrier se prolongeait dans la bonne utilisation des outils. Avec
Taylor, l’ouvrier est le prolongement de la machine ce qui constitue une inversion complète.
Ici, l’homme est le serviteur de la machine.

Cette technique c’est répandue vers les Amériques. Afin d’avoir une main d’œuvre la plus
domestiqué et la moins contraignante possible, on fera appel à l’immigration (homme
uniquement) non qualifié.

08/12/08 ??
15/12/08 ??

22/12/08 Congé
29/12/08 Congé
05/01/09 Examen
12/01/09 Examen

19/01/09
Le taux directeur est imposé par l’état. Il impose les prix avec une certaine marge limitant la
concurrence.
Le taux d’intérêt = prix de l’argent.

Malthus (1766-1834) :

C’est un Révérend (curé protestant) qui va développer certaines visions du monde. Cette
position lui donnera des engagements théologiques. On nomme sa vision idéologique de
Malthusienne. Il fera des recherches historiques à propos de l’économie du M.A. Il examinera
plus précisément les périodes de croissances et de décroissance économique au fil de
l’histoire. Il constatera que les deux grandes phases de croissance qu’a connue cette période
correspondent pour l’une à la suite de la guerre de 100ans et pour l’autre suite à la grande
peste Noir. Autrement dis à la suite d’une importante diminution démographique.

Malthus fera deux grandes erreurs méthodologiques :

1) Il en conclu une causalité. Il déduit, suite à ses observations non fondée, que c’est « grâce »
à la mort de beaucoup de personnes qu’il y a eu relance économique.

2) Il va alors inverser sa proposition et dire que la cause des crises est la surpopulation.
Ceci constituera la base de sa théorique malthusienne.

Dans cette conception, ce sont les pauvres qui sont de trop. La surpopulation néfaste est celle
des pauvres, c’est donc leurs trop grand développement qui est à la base des crises
économique. Il va donc de soit, pour Malthus, que la solution est de réduire les naissances
pour les personnes pauvres. Entre parenthèse, une « bonne guerre » serait aussi bénéfique
puisque ce sont les pauvres qui en payent le plus lourd tribut.

Encore aujourd’hui on a tendance à limiter les naissances quand ce va mal et les encourager
lorsque tout va bien. Les partis d’extrême droite sont pour le développement des familles
national mais contre celle de la population immigrée. Seulement après une guerre ou
épidémie, pour qu’il y ait cette croissance économique, il faut aussi une croissance de main
d’œuvre. C’est une application des lois de la marchandise à la force de travail. Mais il y a un
décalage d’une génération par rapport au besoin. On fera dans ce cas appel à l’immigration et
on la renverra une foi que le besoin de main d’œuvre sera rééquilibré.

Malthus va fonder sa loi « Naturelle ». Dire qu’elle est naturelle signifie une invariance et une
certaine vérité absolue. Cette loi se définis comme suit :
« Soit la production de la courbe des éléments (biens alimentaires) suit une croissance
arithmétique, alors que la courbe des la population suit une croissance exponentielle. »
Cette divergence constitue ce qu’il appel la surpopulation absolue.
Population
Temps

Tout ceci est faut :


° Ceci postule qu’il y ait un non-développement capitaliste à la campagne.
Ceci est complètement faut sur la durée. Malthus voit de l’invariance dans l’agriculture.
Il n’a pas pris en compte les développements technologiques.

° Si la théorie de Malthus se caractérise par une surpopulation absolue, Marx dit qu’elle n’est
pas absolue, mais bien relative vu qu’elle correspond aux besoins même du capitalisme.
Le but d’avoir une population en surnuméraire est de faire une pression à la baisse sur les
salaires de ceux qui travaillent. Il faut aussi une sorte de réserve de mains d’œuvre quand
l’économie en aura besoin. Le chaumage est donc un mal nécessaire. On joue sur la
concurrence des travailleurs.

26/01/09
Actuellement, les politiques malthusiennes se traduisent par une politique pro-nataliste
lorsque l’on veut augmenter le taux de fécondité en période faste et inversement à une
politique anti-nataliste.

David Ricardo, né le 18 avril 1772 et mort le 11 septembre 1823, économiste anglais du


XIXe siècle, est l'un des économistes les plus influents de l'école classique aux côtés d'Adam
Smith et Thomas Malthus.

Deux points importants :

1) C’est le père fondateur de la théorie « valeur-travail » :


La création de valeur nouvelle (de richesse) est produite du travail humain. Il dira que ceux
qui crée la valeur sociale (dans la société bourgeoise) n’en vive pas et que, parallèlement,
ceux qui en vive ne la crée pas. Il s’agit d’un constat empirique de la réalité.

2) C’est donc le dernier économiste classique (Bourgeois) :


Il pose une analyse du système à laquelle on ne peut aller plus loin. Ceux qui lui succèderont
ne pourront que faire une analyse critique et subjective du système et de son constat.

Il y aura une influence Ricardienne dans les théories Marxiste :

Il faut d’abord définir la cellule élémentaire (plus petite unité) du MPC comme étant la
marchandise. C’est l’élément visible de la société capitaliste, celle à laquelle nous sommes
tous confrontée. La confrontation à la réalité se fait fasse à la marchandise, on se situe hors de
la sphère de production qui elle reste invisible. On ne connaît que le produit fini près à la
vente. On ne parle donc uniquement que de la circulation des marchandises.

Une marchandise se caractérise par deux propriétés fondamentales :


Toute marchandise possède une valeur d’usage et une valeur d’échange.

La valeur d’usage : C’est un concept dénué de tout sens moral ou étique.


Il s’agit de son utilité sociale en rapport à un certain mode de production.
Exemple : Le pain à une utilité sociale qui est de se nourrir. C’est un besoin fondamentale,
mais dans le cadre du MPC, l’utilité de certaines marchandises est beaucoup plus relative.
La valeur d’échange : La valeur d'échange est une propriété de la marchandise qui permet de
la confronter avec d'autres marchandises sur le marché en vue de l'échange.
C'est parce qu'un produit possède une valeur, c'est à dire qu'il renferme une quantité
déterminée de temps de travail, qu'il peut devenir marchandise et être une valeur d'échange.

Il s’agit en faite du prix de la marchandise. Ce n’est pas la valeur d’usage qui détermine la
valeur d’échange. Cette dernière est déterminée par le temps moyens socialement
nécessaire à la production. La production de luxe est une déviation de ce temps moyen.
La valeur d’échange de la force de travail (la main d’œuvre) est le salaire. C’est le prix de
cette marchandise spécifique. Sa valeur d’usage est celle de créer plus de valeur qu’elle n’en
coûte. C’est donc l’utilité, la raison de l’utilisation de la force de travail. C’est l’unique source
de la création de valeur nouvelle qui se présente sous la forme de « sur-valeur » ou « plus-
value » !

28/01/09
Karl Heinrich Marx, né le 5 mai 1818 à Trèves en Rhénanie (ouest de l'Allemagne) et mort
le 14 mars 1883 à Londres, était un activiste politique, philosophe de formation et théoricien
allemand, célèbre pour sa critique du capitalisme et sa vision de l'histoire comme résultat de la
lutte des classes, à l'origine du marxisme. Il n’a jamais été travailleur salarié. Sa théorie est
une totalité indissociable, tout se tien. Ses recherches et ses œuvres sont le produit de sa
coopération très étroite avec Friedrich Engels, né à Barmen aujourd'hui une partie de
Wuppertal (ouest de l'Allemagne), 28 novembre 1820 - décédé à Londres, 5 août 1895. Il fut
un philosophe et théoricien socialiste allemand, grand ami de Karl Marx.

La « plus-value » : C’est le seule concept spécifique de Marx. C’est la seule théorie qui lui
est propre. La traduction française du terme allemand « Mehrwert » et la « survaleur ».

Marx va se demander qui produit cette richesse nouvelle. (A-M-A’) :

"Quelle est l'origine de cette plus-value ? Elle ne peut ni venir du fait que l'acheteur a acheté
les marchandises au-dessous de la valeur, ni du fait que le vendeur les a revendues au-dessus
de la valeur. Car, dans les deux cas, les gains et les pertes de chaque individu se compensent,
puisque chacun est tour à tour acheteur et vendeur. Elle ne peut provenir non plus du dol,
puisque le dol peut sans doute enrichir l'un aux dépens de l'autre, mais il ne peut pas
augmenter la somme totale possédée par l'un et l'autre, non plus, par conséquent, que la
somme des valeurs circulantes en général."

Il dira qu’il s’agit de ceux qui produisent la plus-value. Il les appellera les travailleurs
productifs (en opposition au travailleur improductif qui ne crée pas de richesse nouvelle).
On mesure donc la valeur d’échange d’une marchandise par le temps nécessaire à sa
production. Le prix est l’expression monétaire de la valeur d’échange.

2 h. 8h  Journée de travail.

A=2h B = 6h

Le temps déterminé d’une journée de travail découle d’un libre contrat de travail.
On travail 8h contre un salaire déterminé. Autrement dit, il s’agit d’une location déterminée
de la force de travail.

Par exemple ; un travailleur au bout de 2h à produit l’équivalent de ce qu’il reçoit en salaire.


Il s’agit donc de la période de « travail nécessaire » (A). C’est la période de travail payé.
Les 6h qui suivent est la période de « surtravail » (B). C’est la période de travail non payé.
Ces deux concepts sont donc contradictoire et inversement proportionnels.
 C’est la base objective de la lutte des classes (Rapport d’exploitation).

L’important pour le patron, c’est de transformer en argent le « surtravail ». Il faut toujours


augmenter la fraction de travail non payé. Il faut noter que le prolétaire d’aujourd’hui ne sait
jamais lorsqu’il réalise ce travail « non payé ». Il doit vendre la totalité de sa marchandise
produite. Ce qui importe, c’est la réalisation monétaire de la fraction « surtravail » de la
journée de travail. Pour qu’il y ait une plus-value, il faut qu’il y ait transformation du travail
non payé en Argent (A-M-A’).

Si l’on simplifie en disant que le profit est équivalent à cette plus-value, on distingue deux
sortes de profits :

« Je nomme plus-value absolue la plus-value produite par la simple prolongation de la


journée de travail, et plus-value relative la plus-value qui provient au contraire de
l'abréviation du temps de travail nécessaire et du changement correspondant dans la
grandeur relative des deux parties dont se compose la journée. »

La plus-value absolue : Il s’agit de toutes les méthodes qui cherchent à étendre la grandeur
absolue de la plus-value. Rappelons brièvement que le temps de travail socialement nécessaire
est la valeur de la force de travail. Il représente l'équivalent nécessaire à la reproduction de la
force de travail, à la subsistance du travailleur.
 On allonge la journée de travail en augmentant pas ou légèrement le salaire (heure
supplémentaire). La durée du travail nécessaire reste la même, seule la durée de surtravail
augmente.

La plus-value relative : Ce sont toutes les méthodes qui tentent d’augmenter le surtravail
relativement au travail nécessaire. Si la durée de travail est fixée, on cherche à diminuer la
valeur du travail nécessaire en augmentant la productivité du travail. Cela peut se faire par
amélioration de la division ou travail ou par la mécanisation.

Comment le temps de travail nécessaire peut-il être réduit ?

Nous avons vu que la valeur de la force de travail est déterminée par la quantité de travail
nécessaire à la reproduction de la force de travail.

Si, par exemple, la productivité double dans des branches produisant des articles nécessaires à
la reproduction de la force de travail et à la subsistance des travailleurs/euses (nourriture,
vêtement,…), la valeur des moyens de consommation s'abaisse. En faisant diminuer le prix de
la marchandise grâce à l'augmentation de la productivité, on arrive à faire tomber la valeur de
la force de travail et donc à diminuer le temps de travail nécessaire et augmenter le temps de
surtravail. C’est donc une méthode qui fait produire l'équivalent du salaire en moins de temps.
 La plus-value relative s'explique donc par le fait que le temps de travail nécessaire est
réduit et que le surtravail est augmenté.
Par exemple, si en 2 heure je faisais 3 pantalons à 25 euros=75 euros= salaire= travail payé en
doublant la productivité, en 1heure je ferai 6 pantalons à 12,5euros= 75 euros = travail payé.
J’ai donc allongé la durée de travail non payé.

La valeur des marchandises entrant dans la consommation du travailleur diminuant, on


diminue aussi la valeur de la force de travail, ce qui a pour effet de réduire aussi le temps de
travail nécessaire et d'augmenter le temps de surtravail et par la même, la plus-value relative.
Autrement dit, l’augmentation de la productivité entraine une diminution de la valeur unitaire
de la valeur des marchandises produites. On accroit de cette manière la masse de plus-value
produite et donc la réalisation monétaire de la fraction non payé de la journée de travail.

Marx et Engels ont fondé une méthode de raisonnement spécifique :

Il cherche à tirer des conclusions athées et révolutionnaires de la philosophie de Georg Hegel


(27 août 1770 ; 13 novembre 1831). Son œuvre est l'une des plus représentatives de
l'Idéalisme allemand et a eu une influence décisive sur l'ensemble de la philosophie du
XXème siècle.

Ils vont fonder la dialectique matérialiste.

Marx et Engels ont présenté leur propre conception de la dialectique comme le contraire
direct de la dialectique hégélienne. Marx dire de la dialectique idéaliste de Hegel : « Elle est
chez lui la tête en bas. Il faut la renverser pour découvrir dans la gangue mystique le noyau
rationnel ». Pour Hegel, l’histoire est la concrétisation des idées. Autrement dit, Les idées
sont le point de départ de la matière. De plus, l’histoire est en mouvement mais à une finalité,
suivant le plan de Dieu.

Marx pose, lui, l’expérimentation comme point de départ. La matière et l’expérience est à la
base des idées. Pour lui aussi l’histoire est en mouvement. Il part de l’idée que les évènements
historiques sont influencés par les rapports sociaux, en particulier les rapports entre classes
sociales, donc par la situation réellement vécue par les êtres humains plus que par les
idéologies. Mais il n’y a pas de finalité dans cette conception et c’est pour cette raison qu’il
envisagera d’autres perceptives que le capitalisme, souvent considéré comme l’aboutissement
de l’évolution historique.

 Il y a une rupture méthodologique avec Hegel, Marx va dépasser la dialectique hégélienne.