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Formation Matlab

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Utilisation Pratique de MATLAB


Utilisation Pratique de MATLAB

Introduction
Matlab ( de MATrix LABoratory) est développé et commercialisé par la société américaine Math
Works1 . Matlab est à la fois un langage de programmation et une plateforme de développement
destinée au calcul scientifique. C’est un outil simple et très efficace, indispensable pour l’ingénieur
soit en tant qu’étudiant, soit dans sa vie professionnelle. Au fur et à mesure qu’il progresse dans
sa formation académique il a à traiter des sujets de plus en plus compliqués à moins de posséder
une bibliothèque de fonctions très complète. Matlab dispose d’une banque de librairie très
étendue en plus d’un environnement de programmation très convivial (voir figure 1).

Fig.1 : Environnement Matlab

Il évolue continuellement et est considéré comme étant un langage de haut niveau, avec un
environnement interactif permettant de réaliser des taches très couteuses avec une vitesse plus
rapide que les langages traditionnels. Son principal avantage est l’utilisation d’un langage
interprété (Ainsi, dans un programme MATLAB chaque instruction est interprétée et évaluée
avant de passer à l’instruction suivante, ce mode d’exécution nécessite un interpréteur). Il exécute
les commandes introduites sans passer par l’étape de compilation. En plus, il possède un très
grand nombre de fonctions allant des fonctions élémentaires telles que les fonctions
trigonométriques, les opérations sur les matrices, la génération de nombres aléatoires jusqu’aux
fonctions les plus compliquées telles que les méthodes numériques pour le calcul matriciel ou la
résolution d’équations différentielles ou encore les méthodes d’optimisation. Il contient aussi des
outils de représentation graphique en 2D ou 3D.

Ce document a pour but de vous familiariser avec le logiciel Matlab. Ici, on présente Matlab dans
un contexte pratique d’utilisation, autrement dit, comment utiliser Matlab pour résoudre un
problème. Un résumé de quelques fonctions et commandes utiles est présenté.
Pour démarrer Matlab, ouvrir le groupe Matlab for Windows puis placer le curseur sur l’icône de
Matlab et appuyer 2 fois sur le bouton gauche de la souris. Une fois lancé, La 1ere fenêtre qui
apparait sur l’écran est la fenêtre de commande (voir figure 2). L’Interface graphique de Matlab se
présente comme plusieurs fenêtres avec une barre de menu.

Fenêtre des outils Matlab® Répertoire de travail

Historique des commandes Fenêtre de saisie des fonctions Matlab®

Fig.2 Interface graphique de Matlab

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1. http://www.mathworks.com
2. http://www.mathworks.com/products/matlab/index.html

Toutes les interactions avec le logiciel s’effectuent dans cette fenêtre. A droite, la fenêtre
principale permet d’écrire et de lancer les commandes. En dessous à gauche, on dispose d’une
fenêtre Command history qui contient l’historique des commandes. On évite ainsi de réécrire
d’anciennes (longues) commandes et ceci en cliquant sur la commande qu’on veut lancer. Il est
possible ainsi de relancer une ancienne commande en tapant sur la flèche du haut du clavier dans
la fenêtre de commandes. A gauche, en haut, on a aussi le choix entre 2 fenêtres : un workspace
montrant l’ensemble des variables déjà déclarées et une fenêtre Current directory affichant les
fichiers de répertoire courant.

Ensemble des données: l'espace de travail

Le répertoire courant
Fig.3 Interface graphique de Matlab (2)
Le curseur de Matlab est représenté par le symbole ‘>>’. Les commandes ainsi que les lignes de
calculs sont entrées à partir de ce curseur.

Il y a deux façons pour écrire des fonctions Matlab :


* soit directement dans la fenêtre de commandes,
* soit en utilisant l'éditeur de développement de Matlab (Figure 3) et en sauvant les programmes
dans des fichiers texte avec l'extension ".m"
Figure 3 L'éditeur de programmation Matlab

Les programmes sauvés dans les fichiers matlab (*.m) sont alors directement utilisables comme
des fonctions Matlab à partir de la fenêtre de commande. Pour cela le répertoire dans lequel se
trouve le fichier doit se trouver dans les chemins reconnus par celui-ci ( → File → Set Path…). Il
est toutefois conseillé de toujours sauver ces programmes dans un même répertoire de travail.

Pour quitter Matlab, on a le choix entre la sélection de ‘Exit Matlab’ dans le menu ‘File’ ou bien
taper la commande ‘Exit’ dans la fenêtre des commandes.

Pour connaitre tous les détails de fonctionnement du logiciel il faut consulter le manuel
de Matlab.

1- Notions de base
1.1 La fenêtre de commande Matlab

Lorsque vous ouvrez Matlab vous vous retrouvez face à un prompt (le plus souvent 2 guillemets)
qui vous invite à entrer des commandes. L'une des plus utiles est assurément help qui appelle
pour vous la commande d'aide. Utilisée seule et sans argument, la commande help affiche la liste
des sujets pour lesquels l'aide est disponible, chaque sujet étant accompagné d'une brève
description des fonctionnalités qu'il contient.
Il y a aussi la commande help help, elle est utilisable avec deux types de paramètres :
. help sujet renvoie l'aide sur un sujet complet. Par exemple, help matfun affiche l'aide relative
aux fonctions agissant sur des matrices.
. help commande décrit une commande unique. Par exemple, help schur affiche l'aide relative à
la commande schur qui permet de décomposer une matrice selon la forme de Schür.
Que ce soit relativement à un domaine ou a une commande unique, l’aide se décompose toujours
en deux parties :
1) une courte description de quelques mots : l'entête de l'aide
2) quelques lignes décrivant plus en détails la méthode et que nous appelons : le corps de l'aide
La commande lookfor mot permet de retrouver la liste de toutes les commandes dont l'entête
d'aide contient "mot". Ces dernières sont affichées accompagnées de leur entête d’aide.
L'exécution de cette commande peut prendre un certain temps, car Matlab est obligé de
rechercher dans tous les fichiers d'aide à sa disposition.
Précision importante:
Matlab est sensible à la casse des commandes. Et, quand bien même l’aide de Matlab indique le
nom des commandes en majuscule, il est impératif de taper en minuscules le nom de toutes les
commandes prédéfinies de Matlab, qu’elles soient internes ou externes.

1.2 La gestion des commandes Matlab

Matlab reconnaît deux types de commandes :


. Les commandes internes (built-in commands) sont compilées à l'intérieur du noyau Matlab. Elles
ne nécessitent donc pas de chargement de fichier supplémentaire.
. Les commandes externes sont contenues dans des fichiers d’extension .m et de même nom
que la commande. Par exemple, la commande spy est stockée dans le fichier spy.m. De fait,
lorsque vous tapez une commande au prompt de Matlab, 4 comportements différents sont
possibles :
1) La commande correspond en fait à un nom de variable, auquel cas la valeur de celle-ci est
immédiatement affichée.
2) La commande est interne ; elle est immédiatement reconnue par le noyau de Matlab et
exécutée.
3) La commande n'est pas reconnue comme étant interne ; Matlab va donc la considérer comme
externe et rechercher dans les fichiers .m qui sont à sa disposition. Pour cela, il utilise une liste de
répertoires que l'on peut obtenir en invoquant la commande path. Notons que si une commande
externe a déjà été exécutée précédemment, il y a de grandes chances pour qu’elle soit encore
chargée en mémoire. Ceci peut avoir une conséquence fâcheuse : dans certains cas, Matlab ne se
rend pas compte que le source d’une fonction a changé et oublie de recharger le fichier source.
Nous verrons qu’il est possible de palier à ce comportement à l’aide de la commande delete.
4) Matlab ne trouve aucun fichier correspondant au nom de la fonction invoquée et émet une
erreur, par exemple :

» tklp???
Undefined function or variable tklp.
»

5) La commande path affiche le contenu de la variable d'environnement MATLABPATH,


laquelle peut être définie, soit dans l'environnement du système d'exploitation sous-jacent, soit
dans le fichier matlabrc.
Dans le monde Matlab, on appelle toolbox un répertoire contenant des fichiers .m. Chaque
toolbox vendu avec matlab correspond à un domaine d’aide particulier.

1.3 La ligne de commande Matlab


Celle-ci vous permet d'entrer vos commandes. Rappelons que Matlab est sensible à la casse. Les
commandes d'édition sont simples :
. Flêche haut vous permet de récupérer les commandes précédentes
. Flêche bas vous permet de redescendre dans l'historique des commandes
. Flêche gauche, Flêche droite, backspace et delete vous permettent de modifier la ligne de texte
courante.
Toute commande entrée sur la ligne de commande donne lieu à l'affichage de son résultat à moins
qu'elle ne se termine par un point virgule, auquel cas l'affichage est supprimé.
Il est possible de saisir une commande sur plusieurs lignes, à condition d'utiliser 3 points (…)
comme caractères de suite. Par exemple :

» 1/2 + 1/3 + 1/4 ...


+ 1/5 + 1/6
ans =
1.4500
»

Lorsque vous tapez une expression simple sur la ligne de commande, le résultat de celle-ci est
automatiquement affecté à la variable prédéfinie ans.
De manière générale, une ligne de commande Matlab est de la forme : variable(s) = expression
où expression est une commande Matlab quelconque. Par exemple :

» x=0.5
x=
0.5000
» y=cos(1-x^2)
y=
0.7317
» v=[x y]
v=
0.5000 0.7317
«

Si les deux premiers cas se passent de commentaire, le troisième montre comment générer un 2-
vecteur en concaténant les variables x et y à l'aide de l’opérateur [ ]. Notez que le caractère de
séparation des éléments à l'intérieur d'un vecteur est l'espace. Nous reviendrons en détail sur les
tableaux car ils constituent l'élément fondamental de Matlab.

1.3 La gestion de l'espace de travail

La notion d'espace de travail est fondamentale en Matlab. La fenêtre de commandes de Matlab


est un exemple d'espace de travail. Celui-ci est déterminé par l'ensemble des variables et des
fonctions présentes en mémoire. C’est une notion assimilable à celle d’espace de visibilité (scope)
dans les langages de programmation modernes.
Lorsque vous demandez l'exécution d'un fichier .m, ce dernier invoque un nouvel espace de
travail vierge (à l'exception des variables globales dont nous reparlerons plus tard) qu'il remplit avec
ses variables propres. Lorsque son exécution se termine, son espace de travail meurt avec lui.
Ainsi, chaque fichier .m contient son propre espace de nommage. Il n'y a donc aucun danger à
utiliser des noms courants pour les variables locales.

1.3.1 Gestion de la mémoire


Matlab fournit des primitives permettant de gérer la mémoire occupée par un utilisateur :
. Affichage de la liste des variables en mémoire
. Suppression de variables, fonctions, etc ... présentes en mémoire

1.3.2 Affichage de l'espace mémoire occupé

La commande who permet de connaître à un instant donné la liste des variables utilisateur. Par
exemple :

« who
Your variables are:
avxy
«

Cette liste est utile lorsque l'on souhaite connaître la liste des identificateurs utilisés (par exemple,
au moment de créer une nouvelle variable). Toutefois, les informations proposées sont trop
limitées pour permettre de gérer la mémoire du système. Dans ce cas, on préférera la commande
whos dont nous donnons un exemple :

« whos
Name Size Elements Bytes Density Complex
a 3 by 3 9 72 Full No
v 1 by 2 2 16 Full No
x 1 by 1 1 8 Full No
y 1 by 1 1 8 Full No
Grand total is 13 elements using 104 bytes
«

Pour chaque variable on obtient les informations suivantes :


. L'identificateur
. La dimension sous la forme Lignes by Colonnes. Un scalaire est donc de dimension 1 by 1.
. Le nombre d'éléments. Cette information peut paraître redondante par rapport à la précédente
car l'on s'attend à ce que le nombre d'éléments soit égal au nombre de lignes multiplié par le
nombre de colonnes. En fait, cette information est utile lors de la gestion des matrices creuses où
elle fait référence au nombre de cases réellement pleines.
. Le nombre d'octets utilisés
. La densité (exprimée en pourcentages pour les matrices creuses ou par l'identificateur Full)
donne le rapport entre le nombre d'éléments utilisés et le nombre d'éléments théorique d'un
tableau.
. Finalement, la dernière colonne indique si l'identificateur fait référence à des données complexes
ou réelles.

1.3.3 Suppression de variables


La commande clear permet de supprimer des objets de l'espace de travail. Utilisée seule, elle
détruit l'ensemble des variables présentes en mémoire.

1.4 Matrices
1.4.1 Création de matrices
Une matrice est un ensemble de lignes comportant toutes le même nombre de colonnes Matlab,
depuis la version 5, supporte les matrices à n dimensions (n>2)
a) Par énumération des éléments
>> m1 = [ 1 2 3 ; 4 5 6 ; 7 8 9] % on sépare les lignes par des point-
virgules
m1 =
1 2 3
4 5 6
7 8 9
On peut étendre aux matrices les autres manières de définir des vecteurs.
Par exemple:

>> m2 = [1:1:3 ; 11:1:13]


m2 =
1 2 3
11 12 13

>> m3 = [1:1:3 ; logspace(0, 1, 3)]


m3 =
1.0000 2.0000 3.0000
1.0000 3.1623 10.0000

1.4.2 Transposition
L’opérateur apostrophe utilisé pour créer un vecteur colonne est en fait l’opérateur
transposition:

>> m2’
ans =
1 11
2 12
3 13

1.4.3 Opérations scalaires-matrices


Une telle opération agit sur chaque élément de la matrice:

>> m2’ * 10 % de même: 4*m2 m2-10 m2/4


ans =
10 110
20 120
30 130

Une exception:

>> m2^2
??? Error using ==> ^
Matrix must be square.

Dans ce cas, Matlab veut calculer le produit matriciel m2 * m2. La solution est l’usage du
point qui force l’opération sur chaque élément:
>> m2.^ 2
ans =
1 4 9
121 144 169

1.4.4 Opérations entre matrices


a) Multiplications
>> m1 % rappelons la définition de m1
m1 =
1 2 3
4 5 6
7 8 9

>> m2 % rappelons la définition de m2


m2 =
1 2 3
11 12 13

>> m1 * m2’ % le produit matriciel n’est possible que lorsque les


dimensions sont cohérentes
ans =
4 74
32 182
50 290
>> m1 * m2
??? Error using ==> *
Inner matrix dimensions must agree.

Multiplication élément par élément:


>> m2 .*m3 % (m2 et m3 ont les mêmes dimensions)
ans =
1.0000 4.0000 9.0000
11.0000 37.9473 130.0000

b) Divisions
>> m2/m3 % division matricielle à droite
ans =
1.0000 -0.0000
9.5406 -1.5960

>> m2\m3 % division matricielle à gauche (cf algèbre linéaire!)


ans =
-0.5000 -0.8257 -0.4500
0 0 0
0.5000 0.9419 1.1500

Division élément par élément:


>> m2./m3 % chaque élément de m2 est divisé par l’élément équivalent de
m3
ans =
1.0000 1.0000 1.0000
11.0000 3.7947 1.3000

>> m2.\m3 % chaque élément de m3 est divisé par l’élément équivalent m2


ans =
1.0000 1.0000 1.0000
0.0909 0.2635 0.7692

>> m3./m2 % chaque élément de m3 est divisé par l’élément équivalent m2


ans =
1.0000 1.0000 1.0000
0.0909 0.2635 0.7692
1.4.5 Matrices particulières

>> ones(3)
ans =
1 1 1
1 1 1
1 1 1

>> zeros(2,5)
ans =
0 0 0 0 0
0 0 0 0 0
>> eye(4) % aussi: eye(2,4)
ans =
1 0 0 0
0 1 0 0
0 0 1 0
0 0 0 1

>> diag([1 : 4])


ans =
1 0 0 0
0 2 0 0
0 0 3 0
0 0 0 4

>> rand(1,7) % nombres aléatoires entre 0 et 1


ans =
0.9355 0.9169 0.4103 0.8936 0.0579 0.3529 0.8132

1.4.6 Caractéristiques des matrices


>> size(m3) % dimensions
ans =
2 3

>> length(m3) % equivalent à max(size(m3)) : dimension maximum


ans =
3

>> rank (m3) %rang (nombre de colonnes ou lignes linéairement


indépendantes)
ans =
1

1.4.7 Manipulations de matrices


Soit :

>> A = [1 2 3 ; 4 5 6 ; 7 8 9 ]
A =
1 2 3
4 5 6
7 8 9

>> flipud(A) % flip up-down


ans =
7 8 9
4 5 6
1 2 3

>> fliplr(A) % flip left-right


ans =
3 2 1
6 5 4
9 8 7

>> rot90(A,2) %2 rotations de 90 degres (sens trigo)


ans =
9 8 7
6 5 4
3 2 1

>> reshape(A,1,9) % change la forme de la matrice


ans =
1 4 7 2 5 8 3 6 9
>> diag(A) % extrait la diagonale de A
ans =
1
5
9

>> diag (ans) % diag travaille dans les 2 sens !


ans =
1 0 0
0 5 0
0 0 9

>> triu(A) % extrait le triangle supérieur de A


ans =
1 2 3
0 5 6
0 0 9

>> tril(A) % triangle inférieur


ans =
1 0 0
4 5 0
7 8 9

1.1 Opérateurs arithmétiques


Matlab dispose du jeu complet d'opérations arithmétiques élémentaires sur les réels :

Nom Symbole Note


Addition + Respecter la dimension des matrices ou des vecteurs
Soustraction - Joue aussi le rôle de signe
Multiplication * Multiplication matricielle ou scalaire
Multiplication .* Multiplication des vecteurs élément par élément
Puissance ^ A^2=A*A. s’applique aux scalaires ou aux matrices
carrées
Puissance .^ A=[a1 a2 a3] ; A.^3 donne a1^3, a2^3, a3^3.
Transposition ’ Transposer les lignes ou les colonnes d’une matrice ou
d’un vecteur
Division gauche \ Ax=b, x=A\b
Division droite / xA=b, x=b/A
Division droite ./ Division des vecteurs élément par élément.

Les opérateurs arithmétiques précédés d’un point ‘.’ Effectuent leur opération élément par
élément. Soit la matrice A définie comme précédemment, le résultat de A.^2 est tout à fait
différent de A^2. La première élève chacun des éléments de A à la puissance 2 alors que la
seconde opération est traduite en AxA.

1.2 Lignes de calcul


Dans Matlab, une ligne de calcul est composée d’une ou plusieurs expressions. Si une ligne de
calcul possède plus d’une expression on doit les séparer par une virgule ou un point virgule.le
point virgule permet également la suppression de l’affichage des résultats intermédiaires à l’écran.
Une expression est toute combinaison légale de variables, d’opérateurs arithmétiques et de
fonctions. Exemple :
L’expression suivante est légale dans Matlab :

>> x = 12/4 + foo(y)^2, x=X+1 ;


Où x et y sont des variables et foo une fonction de Matlab. Dans la première expression son
résultat ( la valeur de x) sera affiché à l’écran parce qu’elle n’est pas terminée par un point virgule.

On peut couper une ligne de calcul en plusieurs lignes d’écran par la commande de continuité
‘…’. Ainsi :
>> x = 12/4 + foo(y)^2, …
x=X+1 ;
est identique à la ligne sans les 3 points.
Il faut retenir que la variable x n’est pas la même que X car Matlab distingue les majuscules des
minuscules. ainsi, vous pouvez définir des variables portant des noms à la manière des langages
de programmation évoluées.

1.3 Opérateurs relationnels et logiques


ces opérations sont utilisées dans les directives de contrôle pour fin de bouclage et de
comparaison. Les opérateurs relationnels

1.4 Boucles et directives de contrôle

a)For
for n = 1:5
for m = 5:-1:1
A(n,m) = n^2 + m^2;
end
disp(n)
end
1
2
3
4
5
>> A
A =
2 5 10 17 26
5 8 13 20 29
10 13 18 25 34
17 20 25 32 41
26 29 34 41 50

b) While
while expression
(commands)
End

c) If-then-else
if expression1
(commandes à exécuter si expression1 est“vrai”)
elseif expression2
(commandes à exécuter si expression2 est“vrai”)
else
(commandes à exécuter si aucune expression est “vrai”)
end

2- Composants de Matlab
2.1 Interface de commande

2.2 Objets graphiques

2.3 Bibliothèque de fonctions

3- Exemples pratiques d’utilisation de Matlab


3.1 Circuit résistif
3.2 Réponse indicielle d’un système (circuit RLC)

Il est possible d'enregistrer une séquence d'instructions dans un fichier (appelé un


M-file ) et de les faire exécuter par MATLAB. Un tel fichier doit obligatoirement
avoir une extension de la forme .m (d'où le nom M-file) pour être considéré par
MATLAB comme un fichier d'instructions. On distingue 2 types de M-file, les
fichiers de scripts et les fichiers de fonctions. Un script est un ensemble
d'instructions MATLAB qui joue le rôle de programme principal. Si le script est
écrit dans le fichier de nom nom.m on l'exécute dans la fenêtre MATLAB en tapant
nom. Même si l'on ne souhaite pas à proprement parler écrire de programme,
utiliser un script est très utile. Il est en effet beaucoup plus simple de modifier des
instructions dans un fichier à l'aide d'un éditeur de texte que de retaper un
ensemble d'instructions MATLAB dans la fenêtre de commande.

Les fichiers de fonctions ont deux rôles. Ils permettent à l'utilisateur de définir des
fonctions qui ne figurent pas parmi les fonctions incorporées de MATLAB (<<
built-in functions >>) et de les utiliser de la même manière que ces dernières (ces
fonctions sont nommées fonctions utilisateur). Ils sont également un élément
important dans la programmation d'applications où les fonctions jouent le rôle des
fonctions et procédures des langages de programmation usuels.

On définit la fonction fonc de la manière suivante:

function [vars1, ..., varsm] = fonc(vare_1, ..., varen)

séquence d'instructions

 vars1, ..., varsm sont les variables de sortie de la fonction;


 vare1, ..., varen sont les variables d'entrée de la fonction;

Qu’est ce que Simulink ?


Simulink est un environnement de simulation intégré à MATLAB, utilisable dans de nombreuses
disciplines scientifiques et d’ingénierie. Il fournit un environnement graphique interactif qui
permet de concevoir par l’intermédiaires de modèles, de simuler, de mettre en œuvre et de tester
différents systèmes (mécanique, électrique, hydraulique, . . . ). Les modèles sont crées à partir de «
blocs » réunis dans des bibliothèques. Par exemple, une bibliothèque « Simscape/Electrical »
fournit des blocs correspondants aux composants électriques passifs simples (résistances,
condensateurs, inductances).

Introduction à Simulink
Simulink est l'extension graphique de MATLAB permettant de représenter les fonctions
mathématiques et les systèmes sous forme de diagramme en blocs, et de simuler le
fonctionnement de ces systèmes.

POUR DÉMARRER SIMULINK


Dans la fenêtre Commande de MATLAB, taper simulink. La fenêtre Simulink va s'ouvrir.
Cette fenêtre contient des collections de blocs que l'on peut ouvrir en cliquant (double) dessus:
Sources Sources de signaux
Discrete Blocs discrets
Linear Blocs linéaires
Nonlinear Blocs nonlinéaires
Connections Entrée/sortie, multiplexeur/démultiplexeur, etc.
Demos Démos
Blocksets & Toolboxes Blocksets et toolboxes

 Sources de signaux  Affichages


 Blocs discrets  Blocs nonlinéaires
 Blocs linéaires
 Blocksets et toolboxes

 Démos
CONSTRUCTION D'UN DIAGRAMME SIMULINK

Pour commencer, dans le menu File, on choisit New - Model. Une fenêtre de travail Untitled
s'ouvrira.
Ouvrir les collections de blocs en cliquant dessus (double). Faire glisser dans la fenêtre de travail
les blocs dont on a besoin pour construire le diagramme. Faire des liaisons entre les blocs
à l'aide de la souris.
Lorsqu'on clique (double) sur un bloc, une fenêtre de dialogue s'ouvrira. On peut alors changer
les paramètres de ce bloc. Une fois terminé, on ferme la fenêtre de dialogue.
Une fois le diagramme terminé, on peut l'enregistrer dans un fichier: dans le menu File, choisir
Save As et donner un nom (*.mdl) au fichier.

Exemple de diagrammes Simulink:


Simulation avec Simulink

CHOISIR LES PARAMÈTRES DE SIMULATION


Avant de lancer une simulation, on doit choisir les paramètres appropriés au modèle du
système.
Dans le menu Simulation, lorsqu'on choisit Parameters, une fenêtre Simulation Parameters
s'ouvrira. On doit alors choisir les paramètres pour Solver, Workspace I/O et Diagnostics.

LES PARAMÈTRES DE «SOLVER»


LES PARAMÈTRES DE «WORKSPACE I/O»
LES PARAMÈTRES DE «DIAGNOSTICS»

POUR DÉMARRER LA SIMULATION


Dans le menu Simulation, on choisit Start.

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