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TARGET

carrières

4 e édition

2011

Conseil en Management

Licence 3, Master 1 & 2

2011 Conseil en Management Licence 3, Master 1 & 2 Domaines d’activité pour choisir en connaissance

Domaines d’activité

pour choisir en connaissance de cause

www.targetcarrieres.fr

Les conseils des recruteurs

les étapes d’une candidature réussie

Premier emploi

les entreprises se présentent, offres de stages et d’emploi

une publication réalisée par

réussie Premier emploi les entreprises se présentent, offres de stages et d’emploi une publication réalisée par
L'outil indispensable des décideurs et professionnels de l'éducation > > > > Un site
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L’essentiel de l’enseignement supérieur

La Lettre de l’Etudiant / Educpros :

un hebdo pour retrouver l’essentiel de l’actualité et les grands enjeux du secteur.

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les 500 personnalités qui font le supérieur, les 2 600 établissements, l’annuaire des professionnels de l’éducation, l’annuaire des formations… tout pour les relations écoles des entreprises.

formations… tout pour les relations écoles des entreprises. w Le site des professionnels de l’éducation un

w Le site des professionnels de l’éducation

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édito Le numéro de TARGETcarrières que vous venez d’ouvrir est une pépite. Il condense, à

édito

édito Le numéro de TARGETcarrières que vous venez d’ouvrir est une pépite. Il condense, à votre

Le numéro de TARGETcarrières

que vous venez d’ouvrir est une pépite.

Il condense, à votre profit, des dizaines et des dizaines d’années d’ex- périences cumulées. Celles de vos futurs recruteurs : nous les avons interrogés tout récemment afin de vous livrer les conseils les plus actualisés possible. Celles de jeunes diplômés qui étaient encore dans votre situation voici peu, et qui sont passés de l’autre côté de la bar- rière. Nous les avons tous interrogés avec un seul objectif : vous rendre service en vous aidant à mieux comprendre, le plus concrè- tement possible, ce que le marché de l’emploi attend. Et en leur fixant une seule règle : dire la grandeur des différentes carrières qui s’offrent à vous, mais n’en jamais masquer les servitudes. Ils s’y sont tenus. Ne manquez pas non plus notre enquête sur la « génération Y » (page 10), la vôtre. Elle reflète des préoccupations largement partagées par les recruteurs dans votre secteur ; ils s’en sont émus auprès de nous. Bonne lecture. Et surtout : bonne recherche d’emploi !

ERIC GARAULT
ERIC GARAULT

Emmanuel Davidenkoff Directeur de la rédaction

edavidenkoff@letudiant.fr

Index des contributeurs éditoriaux

A.T. Kearney

HEC

Oresys

Natasha Herzberg

page 22

Bertrand Quélin

page 4

Bertrand Favier

page 13

Léa Hubsch

page 8

Kea & Partners

Arnaud Mestré

page 9

Anne-Claire Lethbridge

page 12

Sandra Berholom

page 19

PricewaterhouseCoopers

Booz & Company

Claudio Fortunati

page 24

Laurence Corbet

page 13

Anna Cohen

page 23

Clément Moisan

page 9

Samuel Maman

page 19

 

Alexandra Pistiaux

page 25

Cette revue est disponible dans les centres d’information et d’orientation des établissements suivants

Arts et Métiers ParisTech (ENSAM) Audencia Nantes Collège des ingénieurs École centrale, Paris et Lyon École des ponts ParisTech (ENPC) École nationale supérieure des mines de Nancy (ENSMA) École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne (ENMSE) École normale supérieure (ENS) d’Ulm-Sèvres et Lyon

École polytechnique de Lausanne École polytechnique ParisTech École spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l’industrie (ESTP) EDHEC Paris, Lille et Nice EM Lyon ENSTA ParisTech ESCP Europe ESSEC Grenoble EM

HEC Paris INA Paris-Grignon Mines ParisTech Reims Management School Sciences po Paris Solvay Business School, Bruxelles ISAE Toulouse Supélec Gif, Metz et Rennes Télécom ParisTech (ENST) Université de Paris 9 - Dauphine

Merci à toutes les associations, écoles et universités qui nous accueillent sur leurs forums de recrutement tout au long de l’année

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Les conseils des recruteurs

d’une candidature

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Premier emploi

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une publication réalisée par

Le guide TARGET carrières – Conseil en Management. Publié par l’Etudiant, 23, rue de Châteaudun, 75308 Paris cedex 09, tél. 01.75.55.40.40, www.letudiant.fr. Société éditrice : Groupe Express-Roularta. SA à directoire et conseil de surveillance au capital de 7 150 050 . Siège social :

29, rue de Châteaudun, 75009 Paris. Tél. 01.75.55.10.00. RCS 552 018 681 Paris. Conseil de surveillance : Rik de Nolf (président), Francis Balle (vice-président), Philippe Bidalon, Jean-Antoine Bouchez, Xavier Bouckaert, Bernard Brunhes, Maxime de Jenlis, Jan Staelens, baron Hugo Vandamme. Directoire : Marc Feuillée (président), Corinne Pitavy (directrice générale), Christophe Barbier. Directeur de la publication : Marc Feuillée. Actionnaire : Roularta Media France. Directeur du pôle Media spécialisés/Directeur de l’Etudiant : Jean Weiss.

Directrice déléguée : Chrystèle Mercier. Directeur de la rédaction : Emmanuel Davidenkoff. Responsable éditoriale : Maëlla Ruellan.

Rédacteurs : Céline Manceau, Marie-Anne Nourry, Dominique Perez, Séverine Tavennec, Emmanuel Vaillant, Guillaume Verney-Carron, Julia

Zimmerlich. Rédacteur en chef technique : Jean-François Laroche. Secrétaires de rédaction : Claire Bayle, Danielle Giorico, Hélène Saint-Marc.

Directrice artistique : Évelyne Voillaume. Conception graphique : Isabelle Glomaud. Rédacteurs graphistes : Michel Bayetto, Elsa Daillencourt,

Éliane Degoul, Isabelle Pons. Rédactrice iconographe : Gertrude O’Byrne. Directrice commerciale : Chrystèle Mercier. Directeurs commerciaux

adjoints : Sébastien Mercier, Camille Rabehanta. Responsable marché emploi : Béatrice Tissier. Responsable produit : Marie Touffait. Exécution : Sylvie Joly, Catherine Schlesinger, Pascal Vinette. Chef de fabrication : Sabine Enders. Impression, façonnage : Kapp Graphic, Évreux. ISSN : 1969-2757. © l’Etudiant, octobre 2010. Remerciements : nous tenons à remercier toutes les personnes (étudiants, diplômés, em- ployeurs) qui ont contribué aux articles, ainsi que les annonceurs qui soutiennent financièrement ce projet.

2 TARGET carrières Conseil en Management 2011

sommaire

Élaborer un projet professionnel pour

Ce que veulent les recruteurs

page

12

répondre aux attentes des recruteurs

page

4

Bâtir un CV percutant

page

14

Conseil en management, page 6
Conseil
en management, page 6

Débuter et faire carrière

Soigner une lettre de candidature spontanée

page

16

Réussir ses entretiens d’embauche

page

18

Ils partagent leur expérience

page

19

Tranches de vie

Pas moins de trois projets à piloter en parallèle

page

22

Le melting-pot enrichit !

page

23

 

Conseil en management :

 
 

les codes pour postuler

page

6

Ils vous décrivent leurs premiers pas professionnels

page

8

Premier emploi :

 
 

les faux pas de la génération Y

page

10

Entretien d’embauche, page 18
Entretien d’embauche,
page 18

Melting-pot,

page 23

Une année internationale pour assouvir

 

curiosité et goût de l’aventure

page

24

Des premiers pas déterminés

page

25

Les recruteurs en chiffres

page

26

Profils des recruteurs

A.T. Kearney

page

29

Kea & Partners

page

30

Oresys

page

31

PricewaterhouseCoopers

page

32

L ACTU DU SECTEUR

Élaborer un projet professionnel

pour répondre aux attentes des recruteurs

BERTRAND QUÉLIN. Professeur de stratégie et politique d’entreprise. Directeur du mastère spécialisé Strategic
BERTRAND QUÉLIN.
Professeur de
stratégie et politique
d’entreprise.
Directeur du mastère
spécialisé Strategic
Management
HEC Paris.

L a diversité des métiers du conseil est connue :

stratégie, projet de transformation, améliora-

tion de la performance opérationnelle et techno- logie. Des candidats souhaitent éviter la spécialisa- tion des premières années d’une fonction particulière dans l’entreprise. La variété du conseil attire : celle des missions et des problématiques des clients. Rejoindre le conseil n’est pas seulement un apprentissage ajouté à sa formation initiale, mais devrait être considéré comme un dévelop- pement professionnel à part entière. Qu’est-ce qu’élaborer un projet professionnel pour le secteur du conseil ? D’abord, un projet personnel construit et pertinent répondra au mieux aux attentes des recruteurs : reflet des besoins des entreprises. Ensuite, certaines capacités sont mieux à même de répondre aux urgences de changement des clients. Pour un consultant, il est essentiel de savoir professionnellement migrer du « je rejoins un pôle d’expertise » à « j’apporte à un client une expertise que je me suis forgée au fil de mes années d’expérience ». Cela requiert d’anticiper ce que seront les exi- gences à venir des métiers du conseil. Répondre à celles de l’embauche est certes une nécessité, mais pas suffisant. Pour comprendre les leviers de pilo- tage d’une direction générale, trois qualités sont primordiales.

1. Analyse et synthèse :

indispensables pour être recruté

Les qualités analytiques font appel aux fondamen- taux techniques : faire converger les analyses du business et des coûts, bien mixer stratégie et finance, et enfin identifier les sources de valeur du modèle d’affaires. Gagner en maturité business passe par cette compréhension des modèles d’affaires et de leurs ressorts, des patterns. L’esprit de synthèse aide à gérer la multitude d’informations et sert à la for- mulation de recommandations claires. Enfin, savoir se remobiliser rapidement est essentiel, surtout au cours des trois premières années. La variété des mis- sions qui attire tant les candidats exige une capacité de travail en un temps court voire record, des capa- cités de recherche d’informations, et d’établisse- ment des bons contacts pour les obtenir, et finale- ment une forte réactivité et une très grande capacité d’adaptation.

4 TARGET carrières Conseil en Management 2011

2. Leadership : avoir le goût du travail en équipe et savoir l’animer

Ces qualités sont synthétisées dans la fonction de manager, à la convergence des attentes du client, de la hiérarchie du cabinet et de l’équipe. C’est une étape de maturité du projet professionnel. Il s’agit de coordonner des moyens pour atteindre des objectifs. Le leadership invite à passer de l’ana- lytique aux soft skills, à la maturité interperson- nelle : savoir travailler avec les autres, mais aussi identifier et reconnaître les qualifications et les talents. Le leadership synthétise des qualités pour atteindre les objectifs à travers les autres : savoir se les associer, et réussir la mission, à travers une action cohérente et responsabilisante. Elles sont difficiles à apprendre autrement que par l’expé- rience, mais essentielles pour accompagner les clients dans la mise en œuvre et le respect du calendrier des décisions stratégiques.

3. Créativité : penser différemment et se placer dans des zones inconnues

Cette phase de maturité du projet professionnel est la plus exposée. Pour le consultant dont la séniorité l’a conduit à des responsabilités dans son cabinet, il s’agit certes d’identifier les besoins et de comprendre les enjeux, mais fondamentalement de nourrir une vision et de la communiquer à son client. Il s’agit d’innover dans les réponses à apporter aux clients, de savoir rompre avec les habitudes d’un secteur d’activité. L’enjeu est d’ac- compagner le client à créer de la valeur plus par l’innovation que par l’imitation. Cela suppose de savoir le convaincre d’anticiper, de prendre un temps d’avance : cela constitue naturellement une situation à risque élevé. Elle exige de disposer d’une très forte crédibilité et d’apparaître celui à même d’être un accélérateur des changements, en créant les conditions propices pour saisir les opportunités au bon moment. Finalement, construire un projet professionnel cohérent, c’est ne pas perdre de vue que le conseil forge, à moyen et long terme, des normes de management et qu’il participe donc à leur conception, à leur diffusion et à leur adaptation. Je vous souhaite, à tous et à toutes, d’être les fer- ments et les vecteurs de ces normes et modèles futurs.

Je vous souhaite, à tous et à toutes, d’être les fer- ments et les vecteurs de
Débuter et faire carrière ■ Conseil en management : les codes pour postuler page 6

Débuter et faire carrière

Conseil en management : les codes pour postuler

page 6

Ils vous décrivent leurs premiers pas professionnels

page 8

Premier emploi : les faux pas de la génération Y

page 10

Ce que veulent les recruteurs

page 12

Bâtir un CV percutant

page 14

Soigner une lettre de candidature spontanée

page 16

Réussir ses entretiens d’embauche

page 18

Ils partagent leur expérience

page 19

DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE

Conseil en management :

les codes pour postuler

Le processus de recrutement des cabinets de conseil a des allures de quête du Graal :

jusqu’à cinq entretiens et des tests qui nécessitent une bonne préparation. Mais les recruteurs

sont unanimes, il faut surtout rester naturel et

avoir la forme.

unanimes, il faut surtout rester naturel et avoir la forme. a lire     <  

a lire

 
 

<

 

Le Conseil en management, analyse et études de cas, éditions Dunod.

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Le Guide des cabinets de conseil en management,

Éditions du management. Le Métier de consultant, Éditions d’organisation.

Le Métier de consultant, Éditions d’organisation. A vant de se lancer dans l’envoi de candida- tures,

A vant de se lancer dans l’envoi de candida- tures, les recruteurs recommandent de bien

comprendre le métier du consultant, la différence entre le conseil en management et le conseil en stratégie et les spécificités des acteurs sur le mar- ché. Cela peut paraître une évidence, mais « un candidat qui ne sait pas où il va, ni pourquoi il est là, ça se détecte tout de suite », commente Aurélie Durand, responsable du recrutement de Capge- mini Consulting. Dans les faits, le positionnement

des cabinets est mixte et, pour éviter les déconve- nues, mieux vaut se renseigner en amont. Le consultant en management accompagne les entreprises dans les périodes de changement :

réorganisation d’un service, refonte du système de gestion des ressources humaines, fusion entre deux entreprises, etc. Il intervient dans la phase de diagnostic jusqu’à la mise en œuvre des solutions choisies au niveau opérationnel. Les missions durent entre six mois et un an. Le consultant en stratégie intervient davantage dans la phase amont des recommandations stratégiques. Les missions sont plus courtes, trois mois en moyenne, et le

6 TARGET carrières Conseil en Management 2011

niveau des interlocuteurs est celui de la direction générale des entreprises. Au-delà des qualités intellectuelles d’esprit de synthèse, de rigueur et de curiosité, « la maturité relationnelle est essentielle car nous sommes en permanence en contact avec nos clients », précise Nicolas Desmoulins, Principal chez Capgemini Consulting. Il faut également faire preuve de diplomatie car les enjeux politiques sur mission sont forts. « Les entreprises font souvent appel aux cabinets pour justifier de décisions peu populaires en interne », observe un consultant senior d’un grand cabinet de conseil.

« Excellence et humilité »

Le premier niveau de sélection des candidatures se fait par le diplôme. Les grands cabinets recrutent en priorité des étudiants issus des grandes écoles de commerce et d’ingénieurs. Pour les candidats hors « écoles cibles », « une lettre de motivation personnalisée et bien construite peut contrebalan- cer une hésitation sur le CV », commente Aurélie Durand. Sur le CV, « nous examinons la qualité des stages. Une mission de gestion de projet ou de processus organisationnels qui implique des contacts avec de nombreux acteurs et un apport de valeur ajoutée sera plus appréciée qu’une mission opérationnelle ou très récurrente », ajoute-t-elle. La taille de l’entreprise est également un critère d’appréciation des stages. « Dans les grandes entreprises telles qu’Axa ou Procter & Gamble, nous savons que le candidat a été encadré et formé », mentionne Nicolas Kachaner, directeur associé senior au BCG et responsable du recrutement à Paris. Des responsabilités dans une association étudiante, la pratique d’un sport col- lectif et l’obtention d’un double diplôme sont également des éléments différenciants qui mar- quent une certaine ouverture d’esprit et le goût du travail en équipe.

Des entretiens de cooptation

Une fois passé le barrage de la sélection sur CV, entre trois et cinq entretiens vous attendent. Le

premier aura lieu avec un chargé de recrutement et sera centré sur votre personnalité et vos moti- vations pour le métier du consultant. « L’écoute, l’attitude, la curiosité, nous sommes attentifs à tous ces signaux », indique Aurélie Durand.Vous pour- rez ensuite passer des entretiens dits de « coopta- tion ». Menés par des opérationnels, ils visent à tester vos aptitudes relationnelles et intellectuelles. Les types d’entretiens varient selon les cabinets, mais la plupart proposent une courte étude de cas. L’objectif est d’évaluer la capacité à poser des questions, à générer des hypothèses et à structurer un raisonnement. S’entretenir avec des anciens ou des consultants lors des forums écoles est un bon moyen d’acquérir les réflexes pour cet entretien. « Les études de cas relèvent souvent du bon sens », ajoute un consultant senior chez Accenture.

Les cabinets de stratégie proposent en ligne des

exemples d’études de cas (voir encadré ci-des- sous). « Il faut en avoir fait quelques-uns, mais il ne faut pas non plus avoir une approche trop formatée. On teste avant tout la capacité du can- didat à structurer une problématique », explique Nicolas Kachaner.

Les cabinets de management proposent eux, en

entretien, deux types de cas : dimensionnement ou métier. Pour bien se préparer à cet exercice, la plupart des cabinets organisent dans les écoles des sessions de coaching avec des consultants. Les cas de dimensionnement correspondent à un exer- cice de logique. Le candidat doit émettre des hypothèses pour aboutir à des ordres de grandeurs (exemple : « Estimez le marché des ballons de rugby en Australie »). Il est conseillé de gardez votre calme pour éviter les erreurs de calcul men- tal. Les cas « métier » sont souvent des cas réels de mission. Il est demandé aux candidats de proposer une démarche de travail qui reprend les principes fondamentaux du métier du consultant. Il faut avoir une approche très pragmatique et proposer une démarche en plusieurs étapes.

Des entretiens de déstabilisation

L’entretien de déstabilisation teste la résistance au stress et l’intelligence relationnelle. Le manager adopte au choix un comportement fermé, très critique, cassant, pessimiste et même parfois hilare. Ne pas perdre de vue que la personne est dans un jeu de rôles et que vous devez garder votre calme pour instaurer un dialogue. Autre exercice du genre, l’entretien de mise en situation : « Un client vous fait part de son mécontentement sur le tra- vail d’un membre de votre équipe, comment réa- gissez-vous ? »

DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE

réa- gissez-vous ? » DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE ■ Enfin, certains cabinets demandent aux candidats de

Enfin, certains cabinets demandent aux candidats de faire une présentation d’un projet personnel ou associatif. Lors de la présentation de projet, le manager évalue votre aisance à l’oral, la structura- tion de votre argumentation et la qualité de votre support. Les présentations sous Power Point étant largement standardisées dans le monde du conseil, il est recommandé de se faire aider d’un ancien (de l’école) ou, si possible, d’un consultant en poste. À l’issue des entretiens de cooptation, le candidat passe un ultime entretien avec le direc- teur de la spécialité ou du secteur auquel il sera rattaché. À ce stade du recrutement, les taux de réussite sont de l’ordre de 90 %. Cet entretien est généralement un échange et l’occasion de poser les questions restées en suspens.

et l’occasion de poser les questions restées en suspens. © J ULIA Z IMMERLICH @ Débuter

©

l’occasion de poser les questions restées en suspens. © J ULIA Z IMMERLICH @ Débuter en

JULIA ZIMMERLICH

@ Débuter en entreprise : comment gérer ses collègues ? Réponse dans la rubrique «
@
Débuter
en entreprise :
comment gérer
ses collègues ?
Réponse dans
la rubrique
« Jobs, stage,
emploi ».
? Réponse dans la rubrique « Jobs, stage, emploi ». LES CAS « MÉTIER » DES

LES CAS « MÉTIER » DES CABINETS DE MANAGEMENT

Voici deux exemples de cas réels de mission qui peuvent être soumis en entretien à des candidats.

> Exemple n° 1 : « La société X décide de mettre en place un centre

d’appels pour gérer son service après-vente. Proposez une

méthodologie. »

> Exemple n° 2 : « L’entreprise X a modifié son organisation il y a

un an. Les salariés font écho d’une certaine insatisfaction et les

résultats sont en baisse. Comment réagir ? »

DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE

Ils vous décrivent leurs premiers pas professionnels

De jeunes professionnels, recrutés depuis moins de cinq ans, témoignent sur leur intégration. Ils vous racontent leur travail au quotidien, ce qui les passionne, et vous indiquent ce qui, à leurs yeux, est indispensable pour exercer leur fonction. Ils vous confient aussi, sans édulcorer la réalité, ce qui constitue les avantages et les contraintes de leur profession.

les avantages et les contraintes de leur profession. Un cadre idéal d’épanouissement LÉA HUBSCH Senior

Un cadre idéal d’épanouissement

LÉA HUBSCH Senior Business Analyst A.T. KEARNEY ESSEC (2009) et IEP Strasbourg (2006).
LÉA HUBSCH
Senior Business
Analyst
A.T. KEARNEY
ESSEC (2009) et IEP
Strasbourg (2006).

À ma sortie d’école, suite à des stages en banque d’affaires et fonds d’investissement, mon

objectif était de m’engager dans une carrière qui me permette d’enrichir ma compréhension de l’entreprise et de ses enjeux stratégiques, sans me restreindre à une industrie spécifique, afin de mul- tiplier les challenges et les possibilités d’apprentis- sage. Le conseil en stratégie, par sa nature entrepre- neuriale et la diversité des problématiques abordées, concilie l’ensemble de ces aspects. J’ai rejoint A.T. Kearney pour son positionnement clé sur le marché du conseil et les qualités humaines des équipes que j’ai pu apprécier dès les entretiens.

Un travail très diversifié

Mes missions, en France ou à l’étranger, sont très variées, que ce soit par leur nature (stratégie, organisation…) ou du fait des particularités des entreprises. C’est ce qui fait du conseil un métier passionnant ! Le rôle du consultant junior est de proposer et d’effectuer des analyses, tant quantitatives que qualitatives, qui serviront de base aux recomman- dations formulées par l’équipe projet. Son quoti- dien est rythmé par des interactions régulières avec le client, dès le grade de junior.

8 TARGET carrières Conseil en Management 2011

Le conseil est un métier exigeant, qui demande une certaine flexibilité horaire. Cet inconvénient est cependant largement compensé par un déve- loppement professionnel rapide, grâce à une exposition à des problématiques de haut niveau et à un contact privilégié avec des seniors, à la fois en interne et chez le client.

Capacité d’analyse et qualités relationnelles

La dimension analytique recouvre plusieurs aspects : rapidité de compréhension face à des problématiques variées et souvent complexes, ainsi que créativité et rigueur dans l’exécution. La dimension relationnelle est, quant à elle, indispen- sable pour développer une relation de confiance avec le client et favoriser un travail d’équipe effi- cace et agréable.

Préparez-vous bien aux entretiens

Cela implique notamment de prendre du recul sur votre parcours, afin de présenter de manière réflé- chie votre choix de vous orienter dans le conseil. Enfin, la curiosité, l’ouverture et l’envie d’appren- dre sont à mes yeux des éléments moteurs dans le développement d’un consultant.

et l’envie d’appren- dre sont à mes yeux des éléments moteurs dans le développement d’un consultant.

DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE

Un impact réel sur les organisations

CLÉMENT MOISAN Consultant junior KEA & PARTNERS École centrale de Paris (2009).
CLÉMENT MOISAN
Consultant junior
KEA & PARTNERS
École centrale
de Paris (2009).

L ’idée d’intégrer un cabinet de conseil s’est imposée durant ma scolarité à l’École centrale

de Paris. Je souhaitais développer mon profil généraliste et occuper un poste qui me permette de découvrir différents secteurs et de traiter diffé- rentes problématiques, stratégiques ou organisa- tionnelles. Mais surtout, après une expérience d’analyste business dans un fonds d’investissement, je ne voulais pas être limité à un métier d’analyse et je rêvais de pouvoir avoir un impact réel sur les organisations. J’ai donc choisi de rejoindre un cabinet de conseil de direction générale et, dès mes premiers entretiens

de direction générale et, dès mes premiers entretiens chez Kea & Partners, j’ai apprécié leur vision

chez Kea & Partners, j’ai apprécié leur vision du métier, qui met l’accent sur les efforts à faire pour transformer durablement l’entreprise.Leur réflexion pour mettre une organisation en mouvement vers la cible définie au cours de la mission correspondait à ce que je recherchais en termes d’impact et de capacité à s’adapter à un environnement.

À l’écoute du client

Le mode de travail chez Kea & Partners demande une grande qualité d’écoute et de dialogue avec le

client, de compréhension des spécificités de l’en- treprise. Cela se retrouve dans les profils des consultants que j’ai rencontrés, en termes de diversité, d’attention pour les relations humaines et de liberté de ton. Au-delà des compétences intellectuelles souvent mises en avant, travailler dans le secteur du conseil nécessite d’abord d’exercer continuellement un jugement critique sur les situations, pour pouvoir challenger ses propres recommandations et pro- poser au client des axes de réflexion pertinents. Dans la relation client, la capacité à mettre en place un dialogue efficace est également cruciale.

Un bilan très positif

Les missions auxquelles j’ai participé m’ont fait développer ces compétences, sur des secteurs très divers. Par ailleurs, le style de management chez Kea & Partners m’a permis d’être très rapidement responsabilisé et autonome dans la relation client sur les chantiers dont j’ai la charge. Ce que j’ai découvert de ce métier durant mes six premiers mois répond donc aux exigences de challenge et d’impact que je cherchais à la sortie de l’école !

et d’impact que je cherchais à la sortie de l’école ! Un environnement de travail stimulant

Un environnement de travail stimulant

ARNAUD MESTRÉ, Consultant en organisation et systèmes d’information ORESYS EDHEC (2007).
ARNAUD MESTRÉ,
Consultant en
organisation et
systèmes
d’information
ORESYS
EDHEC (2007).

U ne fois diplômé de l’EDHEC, trois options se présentaient à moi : partir enVIE, intégrer

un programme « Haut Potentiel » dans un grand groupe et chercher un emploi dans la finance, le conseil ou l’audit. À l’occasion du forum EDHEC, j’ai croisé un ami consultant : « C’est sûr, ce métier va te plaire », m’a-t-il assuré. Après avoir échangé avec lui sur son quotidien, ma décision était prise :

je souhaitais devenir consultant.

Un cabinet, une culture

J’ai fait part de mon projet à l’un de mes profes- seurs, qui m’a expliqué que chaque cabinet avait un esprit, un fonctionnement et une culture pro- pres. Par exemple, dans certains, le consultant doit se spécialiser rapidement. Personnellement, je reve- nais d’un tour du monde effectué durant ma césure, et je n’avais pas encore d’idée précise de ce que je voulais faire. J’ai fait appel au réseau d’anciens pour obtenir des informations sur les différents cabinets. Un conseil : dans ce type de démarche, trouvez votre « poisson pilote ». Le mien était un ancien, fort de quatre ans d’expérience. En m’appuyant sur les

fort de quatre ans d’expérience. En m’appuyant sur les renseignements recueillis,j’ai pris contact avec cinq

renseignements recueillis,j’ai pris contact avec cinq cabinets. Oresys m’a répondu immédiatement. Le premier entretien a été enthousiasmant, et, passé trois tours d’entretien,Oresys m’a fait une proposi- tion le jour de ma soutenance de mémoire.

Un, deux, trois, quatre… missions

Un consultant est susceptible d’intervenir sur plusieurs missions en parallèle, immergé chez le client. En ce moment, je travaille sur deux mis- sions, une à la RATP et l’autre chez le distribu- teur METRO Cash and Carry. Oresys est une entreprise à taille humaine où nous pouvons prendre des initiatives en interne et participer à la vie du cabinet. J’apprécie la dimension concrète du conseil, le fait de contribuer à transformer l’organisation des entreprises. Mais pour être performant, il est essentiel de posséder quelques qualités : mobilité, dynamisme, endurance, curiosité, empathie, sens pratique, autonomie, capacité d’adaptation et… bonne humeur ! Contrairement aux idées reçues, nous ne sommes pas des Men in black qui appli- quent des méthodes toutes faites.

Men in black qui appli- quent des méthodes toutes faites. TARGET carrières ■ Conseil en Management

DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE

Premier emploi : les faux pas de

Réputés interconnectés, inventifs et impatients

(la vôtre !) ne manquent pas d’atouts pour séduire les recruteurs. Seulement, vous avez aussi tendance à les dérouter par votre manière de vous comporter.

les jeunes diplômés de la génération Y

E st-il besoin de le préciser ? Un entretien de recrutement sert moins à vérifier les savoir-

faire d’un candidat qu’à juger sa manière d’être, de se présenter, de s’exprimer. Si les recruteurs esti- ment que les jeunes diplômés sont généralement plutôt bien préparés à cet exercice,quelques erreurs ne pardonnent pas pour cette génération Y qui peine parfois à intégrer les codes de l’entreprise

Le candidat consommateur

Premier contact, première image que l’on donne de soi. « Le jean-basket pour un poste de com- mercial ou de directeur de magasin, c’est rédhibi- toire, prévient Emmanuelle Nogarotto, responsa- ble de recrutement chez Géant Casino, Casino Supermarchés et HyperCasino. Car la tenue de l’entretien doit être la tenue de travail. C’est une manière de montrer que le candidat se condi- tionne pour avoir le poste. » La ponctualité pour ce premier rendez-vous relève de la même démarche : se mettre en situation d’emploi avant de décrocher le job. « Arriver en retard, un peu négligé, sans préparation préalable témoigne pour

peu négligé, sans préparation préalable témoigne pour Les jeunes diplômés de la génération Y donnent parfois

Les jeunes diplômés de la génération Y donnent parfois l’impression d’être désinvoltes. Un comportement qui agace les recruteurs et peut vous être préjudiciable dès l’entretien ! Apprenez à connaître et à respecter les codes de l’entreprise dans laquelle vous postulez.

@ Débuter en entreprise : comment gérer ses collègues ? Réponse dans la rubrique «
@
Débuter
en entreprise :
comment gérer
ses collègues ?
Réponse dans
la rubrique
« Jobs, stage,
emploi ».

10 TARGET carrières Conseil en Management 2011

cette génération d’un comportement de candidat consomma- teur, note Benjamin Chaminade, expert en gestion de talents et

créateur du blog Génération Y 2.0. Il serait là pour prendre, non pas pour apporter

à l’entreprise, ce qui

est forcément difficile

à accepter de la part du recruteur. »

Se connaître

et connaître

l’entreprise avant

les présentations

« Trop souvent, ils misent sur leur par- cours, c’est-à-dire sur ce qu’ils ont appris en formation, et non sur leur projet, poursuit Benja- min Chaminade. Je vois arriver ainsi des candidats qui ont un excellent CV mais qui ne savent pas quoi faire. Or, un recruteur n’est pas un orienteur ! » Par ailleurs, le manque de connais- sances sur l’entreprise à laquelle les diplômés s’adressent est un reproche récurrent de la part des recruteurs. « Le travail minimum de préparation d’un entretien consiste à se renseigner sur l’entre- prise, son activité, ses marchés et ses lieux de pro- duction, en allant sur Internet et en lisant la presse spécialisée », conseille Vincent Mattei, responsable sourcing recrutement chez Thales, qui rencontre régulièrement des candidats souhaitant travailler dans l’assemblage d’avions, alors que son groupe est un fournisseur de systèmes pour l’industrie aéronautique, à ne pas confondre avec un constructeur d’aéronefs.

Le candidat, pas toujours à l’écoute

Côté expression orale, les recruteurs interrogés semblent plutôt agréablement surpris par l’aisance des candidats. Seulement, il ne suffit pas de savoir

DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE

la générationY

s’exprimer, encore faut-il être capable d’écouter.

« Un entretien est un échange, un moment où le

constructive sur l’organisation, les procédures, les

» estime Cyril Capel. « Il

manières de travailler

e n bref

en bref

e n bref ÉVITEZ LA PHOTO FACEBOOK ! La photo qui accompagne souvent le CV «
e n bref ÉVITEZ LA PHOTO FACEBOOK ! La photo qui accompagne souvent le CV «
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e n bref ÉVITEZ LA PHOTO FACEBOOK ! La photo qui accompagne souvent le CV «

ÉVITEZ LA PHOTO FACEBOOK ! La photo qui accompagne souvent le CV « n’est pas indispensable, note Cyril Capel, directeur associé de CCLD Recrutement. La loi incite même à s’en abstenir. Quoi qu’il en soit, il faut éviter les photos prises avec une webcam ou les portraits de vacances façon Facebook. »

qu’il en soit, il faut éviter les photos prises avec une webcam ou les portraits de
qu’il en soit, il faut éviter les photos prises avec une webcam ou les portraits de

candidat exprime ses motivations, mais aussi où il

faut savoir passer par une phase d’observation et

doit être en position d’écoute, préciseVincent Mat- tei. Or, je m’aperçois souvent qu’il n’écoute pas

de compréhension des modes de fonctionnement d’un univers de travail à apprendre à connaître »,

les

questions.» D’autant moins que cette génération

recommande Benjamin Chaminade.

Y

est réputée pour sa capacité à

zapper. « Même si

cette génération Y peut se targuer d’être multi- tâches, sur le mode “la vie continue”, mieux vaut éviter de répondre au téléphone au cours d’un

entretien

»

remarque Benjamin Cheminade.

Prendre son temps pour aborder les RTT

Enfin, pour cette génération Y réputée vouloir

concilier vie professionnelle et vie privée, le pas- sage sur les questions de rémunération, de condi- tions de travail, et surtout de nombre de jours de congé et de RTT proposés est forcément délicat

« Ces sujets ne sont évidemment pas tabous, seule- ment gare à ne pas les aborder en début d’entre- tien ! » souligne Emmanuelle Nogarotto. « Mieux vaut attendre que le recruteur amène ces sujets

dans la discussion », suggère Cyril Capel, directeur associé de CCLD Recrutement. « Il est évidem- ment maladroit de parler des trente-cinq heures,

de la rémunération et des avantages acquis au bout

de dix minutes d’entretien, ajoute Benjamin Cha- minade. C’est souvent le fait de jeunes diplômés sûrs d’eux et qui ne veulent pas perdre de temps pour se positionner rapidement par rapport à d’autres offres d’emploi. » Autant dire que ces can- didats privilégiés ne sont pas si nombreux.

Commencer par observer et comprendre

Contrat signé, période d’essai engagée

pas gagné. « Car cette génération a bien intégré que l’entreprise est passée d’un contrat relationnel, stable dans la durée, à un contrat transactionnel sans promesse de parcours à long terme, avec un temps d’adaptation réduit », analyse Jean-Marc Le Gall, consultant en stratégies sociales. Consé- quence : l’impatience est un terme souvent utilisé par les recruteurs pour qualifier ces jeunes diplô- més de la génération Y. Impatients d’assumer des responsabilités, d’imposer leur rythme, d’éviter les tâches rébarbatives, de grimper dans la hiérarchie Une impatience qui peut vite passer pour un manque de diplomatie, voire un manque d’humi- lité. « Le mauvais comportement, c’est d’arriver dans l’entreprise en étant vite dans la critique non

tout n’est

S’adapter aux us et coutumes de l’entreprise

Côté hiérarchie, cette génération Y est réputée remettre facilement en cause les systèmes pyrami- daux classiques qui prédominent encore souvent dans les entreprises, préférant travailler et agir sur un mode plus collaboratif. « Ce qui diffère par rapport aux générations précédentes, c’est que ces jeunes diplômés ont tendance à discuter les ordres. Pas forcément pour les remettre en cause. Plutôt par souci de comprendre », explique Benjamin Chaminade. De quoi susciter quelques grince- ments de la part des cadres en place qui ont leurs habitudes. Un conseil s’impose alors : faire profil bas le temps d’un apprentissage obligé des us et coutumes de l’entreprise.

Réfléchir en termes d’acquis

Enfin, face à une entreprise qui peine à leur offrir un plan de carrière à long terme et par un méca- nisme d’autodéfense, les jeunes diplômés peuvent être tentés de prendre ce qu’il y a à prendre, tout de suite, maintenant. À peine arrivé, déjà l’envie

« Même si l’entreprise a du mal à leur

proposer une vision à long terme, conclut Benja- min Chaminade, les jeunes recrues ont tout inté- rêt à se projeter sur un premier emploi sur deux ou trois ans, en réfléchissant en termes d’acquis, à profiter de ce qu’ils aiment faire, à repérer ce qu’ils

n’aiment pas

de partir

»

faire, à repérer ce qu’ils n’aiment pas de partir » © E MMANUEL V AILLANT ADIEU

©

à repérer ce qu’ils n’aiment pas de partir » © E MMANUEL V AILLANT ADIEU ORTHOGRAPHE,

EMMANUEL VAILLANT

qu’ils n’aiment pas de partir » © E MMANUEL V AILLANT ADIEU ORTHOGRAPHE, GRAMMAIRE, SYNTAXE C’est

ADIEU ORTHOGRAPHE, GRAMMAIRE, SYNTAXE

E MMANUEL V AILLANT ADIEU ORTHOGRAPHE, GRAMMAIRE, SYNTAXE C’est LE défaut le plus souvent pointé par

C’est LE défaut le plus souvent pointé par les recruteurs à

la lecture des mails de candidats et autres lettres de motivation :

les jeunes diplômés auraient perdu de vue les règles élémentaires de la langue française. « Sur les fautes d’orthographe, de syntaxe et de grammaire, la complainte des recruteurs est récurrente. Ils estiment à juste titre que les

courriers sont souvent assez

Chaminade, expert en gestion de talents et créateur du blog Génération Y 2.0, qui conseille plus que jamais de se relire ou faire relire. L’effet SMS étant sans doute passé par là

folkloriques », rapporte Benjamin

DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE

Ce que veulent les recruteurs

Des professionnels du recrutement vous font part des qualités et de l’attitude que doit posséder la « perle rare ». Avec des conseils s’inspirant de la réalité professionnelle, ils se sont donné pour mission de vous aider à démarrer votre recherche d’emploi sur de bonnes bases. Des critères distinctifs pourraient vous permettre de vous différencier de la masse des candidats ? Sans détour, les recruteurs vous confient ce qu’ils attendent vraiment de vous.

vous confient ce qu’ils attendent vraiment de vous. Suivez vos envies, votre instinct, et surtout faites

Suivez vos envies, votre instinct, et surtout faites de vrais choix !

ANNE-CLAIRE LETHBRIDGE DRH A.T. KEARNEY.
ANNE-CLAIRE
LETHBRIDGE
DRH
A.T. KEARNEY.

N ous recrutons certes des profils ayant béné- ficié des meilleures formations acadé-

miques, mais si l’aisance analytique et la culture business sont essentielles, elles sont loin d’être suf- fisantes. La passion, la créativité, le pragmatisme et le goût du travail en équipe sont des complé- ments indispensables.

Donnez du relief à l’entretien

En dehors du parcours, qui devra nécessairement comporter des expériences variées et une dimen- sion internationale, c’est surtout en entretien qu’un candidat peut faire la différence. Une fois l’étude de cas validée, la présence de certains ingrédients, telles l’authenticité du discours et l’empathie, sont de puissants facteurs de réussite. Un discours trop rodé, trop policé finit par sonner faux. Or, la capacité à créer de la confiance est absolument clé dans la relation client.Votre per- sonnalité, votre curiosité, votre intelligence émo- tionnelle marquent les recruteurs. L’humilité est également une valeur indispensable, aussi brillant soit le raisonnement analytique. Aucun besoin d’être arrogant lorsqu’on a confiance en soi !

12 TARGET carrières Conseil en Management 2011

Le rôle du consultant junior, de même que celui du stagiaire, est de collecter des informations, de proposer et d’effectuer des analyses, qui serviront de base aux recommandations formulées par l’équipe projet. Son quotidien est rythmé par des interac- tions avec le client, ce qui constitue l’un des aspects les plus intéressants du conseil. Le sentiment que votre avis compte quand vous sortez tout juste de l’école est très gratifiant et incite à se dépasser.

Une évolution rapide

La dynamique d’apprentissage est exceptionnelle dans le conseil et les règles très clairement définies. Un jeune consultant peut aisément viser le grade associate en moins de trois ans et devenir un réel acteur de la conduite du changement chez son client. Au grade de manager, vous planifiez le tra- vail de l’équipe et animez une relation client poussée. L’aspect commercial se développe davan- tage dans la suite du parcours, où construire un réseau et faire preuve de leadership intellectuel sont prégnants. Un consultant performant peut devenir partner en une douzaine d’années, peu d’industries offrent un tel parcours !

Un consultant performant peut devenir partner en une douzaine d’années, peu d’industries offrent un tel parcours

DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE

Faites ce que vous avez envie de faire

BERTRAND FAVIER Directeur associé ORESYS.
BERTRAND FAVIER
Directeur associé
ORESYS.

A u cours des dix dernières années, j’ai pu constater deux évolutions majeures chez les

candidats.Tout d’abord, les diplômés d’écoles d’in- génieurs et, de façon plus générale, les garçons ont largement gagné en aisance. Au début, il fallait tenir compte de cette différence pour ne pas passer à côté de bons profils ! Par ailleurs, les candidats que je rencontre aujourd’hui connaissent mieux l’entreprise. Entre les stages longs ou leur année de césure, ils ont déjà, pour la plupart, travaillé au moins un an, ce qui accélère leur maturité. A contrario, les candidats qui se sont limités aux stages courts arrivent sur le marché de l’emploi

avec un réel handicap.

sur le marché de l’emploi avec un réel handicap. Multipliez les expériences Pour les débutants, le

Multipliez les expériences

Pour les débutants, le diplôme reste un élément déterminant. Ensuite, je me demande s’ils sont faits pour notre métier. Je n’attends pas de connais- sances spécifiques de la part des candidats. En revanche, il est essentiel qu’ils aient une bonne capacité d’adaptation et qu’ils comprennent bien notre métier.

J’attache également de l’importance à leur dyna- misme et au niveau de responsabilité qu’ils ont eu. Quelle que soit la nature de l’expérience, un candidat qui a déjà assumé une responsabilité de « chef d’or- chestre » se démarquera vis-à-vis des autres. La plupart des jeunes ont vécu une expérience associative durant leurs études, mais ceux qui vont m’interpeller sont ceux qui ont porté un projet, qui ont adopté des réflexes de coordination et qui ont appris à gérer des aléas. Ce qui m’intéresse aussi ce sont leurs motiva- tions. C’est pourquoi je demande souvent : quelles sont les expériences qui vous ont conduit à postuler dans une entreprise comme la nôtre ?

Écoutez vos envies

Si j’avais quelques conseils à donner à un candidat se serait : avant de commencer à chercher un emploi, prenez le temps de réfléchir à ce que vous voulez faire. Interrogez-vous sur la cohérence des différents postes auxquels vous postulez. Si vous vous dispersez, vous ne serez pas convaincant. Un dernier conseil : choisissez une société dans laquelle vous serez fier de travailler.

une société dans laquelle vous serez fier de travailler. Excellence, leadership et travail d’équipe LAURENCE

Excellence, leadership et travail d’équipe

LAURENCE CORBET Chargée de recrutement PRICEWATERHOUSE- COOPERS.
LAURENCE CORBET
Chargée de
recrutement
PRICEWATERHOUSE-
COOPERS.

N ous ne le répéterons jamais assez : rensei- gnez-vous bien sur le métier de consultant.

Et pour cela, le plus simple est de contacter les

anciens de votre école qui travaillent dans notre entreprise. Qui d’autre serait mieux placé qu’eux pour en parler ? De plus, cette démarche nous garantit que vous candidatez chez nous… en connaissance de cause !

Cohérence du parcours et pertinence des stages

… qui ne doivent pas obligatoirement avoir été effectués dans le conseil. Une expérience en finance, gestion ou audit, au sein de la direction d’une entreprise, présente autant d’intérêt à nos yeux. Lors de l’entretien, nous tentons de détecter l’adéquation du candidat avec nos trois valeurs :

excellence, leadership et travail d’équipe. Le poten- tiel d’évolution du candidat à moyen terme est également important. Nous recherchons des consultants capables de prendre des responsabilités, d’ici deux à trois ans. Enfin, l’aisance et la force de conviction sont des qualités qui font la différence entre deux candidats, dans la mesure où le consul- tant est constamment en relation face au client.

L’évolution du consultant junior

Chez PwC, le jeune diplômé a la possibilité de faire du conseil en management, donc de travailler sur des missions liées à l’amélioration de la perfor- mance, ou du conseil en transaction, c’est-à-dire de l’analyse de données financières. En mission chez le client, il mène des entretiens pour com- prendre les problématiques, rédige des procédures, des cahiers des charges, tout en étant encadré par un collaborateur expérimenté. Chaque année, la performance du collaborateur est examinée, et il change de grade tous les deux ou trois ans. Par ailleurs, la possibilité lui est offerte de changer de métier au sein de notre organisation, ou de bénéficier d’une mobilité internationale, à partir de quatre ans d’ancienneté et à la condition d’avoir de très bonnes perfor- mances.

Restez des apprenants !

Les évolutions réglementaires et techniques sont fréquentes. En conséquence, la période de forma- tion n’est jamais terminée. Il est essentiel que le consultant maintienne son expertise pour pouvoir conseiller au mieux ses clients.

son expertise pour pouvoir conseiller au mieux ses clients. TARGET carrières ■ Conseil en Management 2011

DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE

Bâtir un CV percutant

Un curriculum vitæ doit être conçu pour être parcouru en effectuant une lecture rapide. Pour accrocher un recruteur en moins d’une minute, la sélection des informations en rapport avec le poste visé compte tout autant que leur présentation.

le poste visé compte tout autant que leur présentation. DES CENTRES D’INTÉRÊT QUI EN DISENT LONG
le poste visé compte tout autant que leur présentation. DES CENTRES D’INTÉRÊT QUI EN DISENT LONG

DES CENTRES D’INTÉRÊT QUI EN DISENT LONG

Évitez de baptiser la rubrique de votre CV consacrée à vos loisirs ou centres d’intérêt :

« Divers », « Informations complémentaires » ou encore « Bon à savoir ».

Soyez descriptif

activités associatives, caritatives ou faites

partie d’une association culturelle ou de quartier, indiquez quel est votre rôle :

organisez-vous des conférences ? Récoltez- vous des fonds ? Contactez-vous des sponsors ? Encadrez-vous des jeunes ? Etc.

Soyez précis

conventionnels. Vous lisez beaucoup ? Quels genres d’ouvrages, quels auteurs ? Vous êtes cinéphile ? Quels sont vos réalisateurs fétiches ? Vous pratiquez un sport ? À quelle fréquence ? Depuis combien de temps ? Avec quel niveau ?

Si vous participez à des

Surtout si vos loisirs sont

? Si vous participez à des Surtout si vos loisirs sont Non seulement votre CV doit

Non seulement votre CV doit être lisible et cohérent, mais aussi adapté aux CVthèques, avec des mots clés qui le feront remonter auprès des recruteurs. D’où l’intérêt, souvent, de concevoir deux CV.

D’où l’intérêt, souvent, de concevoir deux CV. S i vous en doutiez, sachez que le CV

S i vous en doutiez, sachez que le CV idéal existe ! Il retrace votre vie étudiante et pro- fessionnelle, chaque expérience étant joliment

mise en valeur avec des couleurs, de l’italique, du

gras

genre : celui qui flatte votre ego et ne demande qu’à être encadré ! Mais c’est un CV totalement inefficace ! Car le CV n’a pas pour objectif de vous plaire, mais de séduire un recruteur. Les informations contenues doivent donc être sélec- tionnées pour faire le lien avec l’entreprise et/ou le poste.

Pour vous, c’est l’exemple parfait en son

Cohérent et concis !

Ne perturbez pas le recruteur avec des informa- tions sans rapport avec le poste à pourvoir. Un curriculum vitæ est un ensemble construit dont le fil conducteur doit apparaître au recruteur dès

la première minute de lecture. Renoncez aux successions d’informations qui vont dans des directions différentes. C’est parfois le problème posé par une présentation chronologique qui

14 TARGET carrières Conseil en Management 2011

<

vous conduit à superposer des tranches de vie professionnelle. Pensez à relire votre CV à tête reposée quelque temps après l’avoir rédigé.Vous estimerez mieux si une vue d’ensemble de vos expériences se dégage ou si la présentation de votre parcours reste floue ou éparpillée.

Un document utile

Interrogez-vous toujours sur les raisons pour les- quelles vous souhaitez délivrer une information :

quel sens celle-ci a-t-elle pour vous et qu’ap- porte-t-elle à l’entreprise ? Puis demandez-vous si cette information peut vous aider à obtenir un rendez-vous. Envoyer un CV ne signifie pas décrocher un contrat de travail : il s’agit de parve- nir à convaincre le recruteur d’engager une démarche pour vous rencontrer. Libre à vous ensuite de préciser lors de l’entretien – si l’occa- sion se présente – que vous avez obtenu vos diplômes avec une mention, que vous avez choisi tel établissement, que vous avez réalisé un mémoire sur tel sujet.

Un document factuel

N’oubliez pas que vous postulez dans un secteur professionnel précis, ce qui impose de faire le lien entre ce secteur et vous.Vous pouvez, par exem- ple, insister sur votre maîtrise des logiciels ou sur votre connaissance des matériels dans l’informa- tique, présenter votre engagement dans vos acti- vités sportives ou dans des associations, etc. Pen- sez à actualiser ces informations régulièrement ! Votre candidature est un document qui pourra circuler en interne, avec éventuellement une petite note de la DRH : « Que penses-tu de ce candidat ? » À ce stade, vous pouvez encore être recalé par un opérationnel parce qu’il manque des informations sur les compétences que pour- tant vous détenez, mais que vous n’avez pas notées. Des données, comme vos résultats, peu- vent être lues plus attentivement par un responsa- ble de service. Pour ce faire, employez toujours un style très direct. Les verbes d’action sont par- faits pour décrire succinctement vos missions. Ne faites surtout pas de phrases.

Comment sélectionner les informations ?

Il faut prendre un peu de temps avant de rédiger son CV. Très souvent, vous avez trouvé une bonne idée et vous vous empressez de la mettre

Ce

en forme pour passer à la ligne suivante

n’est pas la bonne méthode.Voici un petit exer- cice qui vous permettra de faire le point sur vos

atouts au regard du poste que vous recherchez. Il vous servira également lors de l’entretien, car

DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE

chaque information que vous présentez dans votre CV pourra donner lieu à une question. Listez sur une feuille blanche tout ce que vous avez fait : stages, CDD (contrats à durée détermi- née), intérim, petits boulots, activités extraprofes- sionnelles ou extrascolaires, en étant très précis dans le descriptif des tâches que vous avez effec- tuées. N’hésitez pas à vous faire plaisir en n’omettant aucune de vos expériences. Laissez une marge à droite pour dresser deux colonnes dans lesquelles vous ferez des croix. L’une s’inti- tulera : « J’ai apprécié/Ce qui m’a intéressé », et l’autre : « Les entreprises apprécient » ou « Les entreprises sont intéressées par ». Si vous postulez auprès d’entreprises ou de secteurs très différents, vous devez faire une colonne pour chaque caté- gorie d’entreprises. Les éléments qui afficheront deux croix mettront en évidence l’adéquation entre votre projet professionnel et votre profil. Ils devront impérativement figurer sur votre CV (et être développés dans la lettre). Pour ceux qui n’ont qu’une seule croix, il faudra faire un tri dans vos expériences pour déterminer s’il est judicieux de les porter sur le CV et/ou dans la lettre.

Idéal pour se réorienter

Ce travail peut servir de révélateur ou de déclen- cheur pour tous ceux qui ne se sentent pas à leur place dans leur cursus et voudraient se réorienter vers un autre secteur ou une autre profession. Il devient alors plus facile de faire ressortir les points communs (même s’ils sont rares et contenus uni- quement dans vos activités extraprofessionnelles ou vos centres d’intérêt personnels) entre votre parcours et les besoins des entreprises. C’est une démarche essentielle pour vous positionner sur le marché de l’emploi.Vous devez faciliter le travail du recruteur (et le rassurer sur son choix) en mettant en avant les éléments de votre parcours qui l’intéressent.

avant les éléments de votre parcours qui l’intéressent. © C ÉLINE M ANCEAU ET G UILLAUME

©

les éléments de votre parcours qui l’intéressent. © C ÉLINE M ANCEAU ET G UILLAUME V

CÉLINE MANCEAU

ET GUILLAUME VERNEY-CARRON

<

en bref

CONCEVOIR UN CV POUR LE NET Avec le développement des CVthèques, les recruteurs ont aujourd’hui accès à des milliers de CV, et ce sont très souvent des logiciels qui opèrent pour eux un premier tri. Pour être sélectionné, votre CV doit donc correspondre à des critères précis dans la forme et sur le fond. Le site d’emploi jobetic.net livre de nombreux conseils pour adapter son CV à Internet. Il est également possible de tester son CV pour savoir s’il est lisible sur le Web.

@ Exemples commentés et modèles de CV pour tous les profils, rubrique « Jobs, stage,
@
Exemples
commentés et
modèles de CV
pour tous les
profils, rubrique
« Jobs, stage,
emploi ».
tous les profils, rubrique « Jobs, stage, emploi ». COMMENT PRÉSENTER LES INFORMATIONS ? Une fois

COMMENT PRÉSENTER LES INFORMATIONS ?

Une fois que vous avez sélectionné les informations essentielles, gardez toujours en tête que la mise en page doit être au service du contenu et poursuivre un objectif de clarté et de lisibilité. Le gras, par exemple, doit être utilisé avec parcimonie et réservé à la même catégorie de mots : les postes exercés ou les entreprises, surtout s’il s’agit de sociétés connues. Les marges sont aussi un outil de mise en page à employer efficacement (pour renvoyer en bout de ligne les dates et les lieux, par exemple). Pensez aussi à sauter des lignes et à laisser de l’espace autour des informations essentielles. Elles ressortiront beaucoup mieux. Et, en moins de deux minutes, le recruteur aura ainsi une vision complète de votre profil.

DÉBUTER ET FAIRE

CARRIÈRE

Soigner sa lettre de candidature spontanée

Loin d’être un coup d’épée dans l’eau, la candidature spontanée peut se révéler payante à condition de comprendre comment fonctionne ce type de candidature. Nos conseils pour soigner l’accroche, proposer vos services et relancer vos interlocuteurs.

Une lettre de candidature ne se rédige pas à la va-vite sur un coin de table. Surtout pour une candidature spontanée où seule votre argumentation peut faire la différence. Vous n’avez que quelques secondes pour faire mouche !

Vous n’avez que quelques secondes pour faire mouche ! L e principe de la candidature spontanée

L e principe de la candidature spontanée est qu’elle s’inscrit en dehors d’un processus de

recrutement.Autrement dit, le recruteur ne pas- sera pas beaucoup de temps à étudier votre can- didature. Vous devez donc doublement faire

votre can- didature. Vous devez donc doublement faire PROVOQUEZ L’ENVIE ! Faites des phrases courtes (évitez

PROVOQUEZ L’ENVIE !

Faites des phrases courtes (évitez les « qui », « que », « de surcroît », « néanmoins », etc.). Choisissez le vocabulaire : c’est essentiel. Certaines lettres sont riches en termes positifs et convaincants, tandis que d’autres laissent en permanence le lecteur dans le doute. Ainsi n’écrivez pas : « Je pense avoir toutes les qualités pour réussir à ce poste », mais plutôt : « Je détiens toutes les qualités pour réussir à ce poste », etc. Si une ou deux fois, dans votre lettre, votre style n’est pas mordant, ce n’est pas préjudiciable, c’est surtout le recours à un même registre sémantique qui donne un ton au courrier et provoque l’envie, ou non, de rencontrer la personne qui l’a rédigé.

16 TARGET carrières Conseil en Management 2011

preuve d’efficacité pour capter l’attention de votre interlocuteur. Comment ? En personnali- sant impérativement votre lettre afin que le lec- teur ait l’impression que vous vous adressez vraiment à lui, et en misant tout sur une accroche directe, personnelle et originale qui séduira d’emblée. Les trois premières phrases sont le parallèle des trois premières minutes pour faire bonne impression lors d’un entretien. Le CV, dans ce contexte, ne prime pas sur la lettre. C’est elle qui déterminera votre avenir.

Soigner l’accroche

Pour soigner son accroche, il faut être à même de parler simultanément de soi-même et de l’entreprise. À défaut, pour sortir du lot des can- didats, vous pouvez jouer sur le registre de votre

personnalité hors du commun. À partir du moment où votre démarche est sincère (à ne pas confondre avec de l’indélicatesse), ne vous imposez pas de limites si vous voulez « mar- quer » l’entreprise. Dites-vous, de toute façon, que vous n’avez pas grand-chose à perdre, si ce n’est la valeur d’un timbre-poste

Créer un lien entre soi et l’entreprise

L’envoi de votre candidature spontanée est généralement précédé d’une envie : celle de travailler dans un secteur précis ou pour une entreprise particulière, ou encore d’exercer une profession. Attention toutefois : votre ambition professionnelle ne doit pas être déconnectée de votre CV. C’est bien d’espérer devenir ingé- nieur commercial quand vous faites des études

scientifiques

tué de stages ou de petits boulots dans une usine de production, vous aurez du mal à convaincre un recruteur que vous avez trouvé votre voie. Si vous n’avez pas approché l’un des aspects phares du métier et si vous avez des dif- ficultés à répondre aux questions telles que :

« D’où vous vient cette vocation ? Avez-vous une idée réelle des missions d’un ingénieur commercial ? », il est préférable de choisir une autre filière, moins éloignée de votre profil. Vos affinités et compétences pour le poste doi- vent exister et apparaître clairement. Il faut mon- trer dans votre lettre que vous lisez l’actualité, que vous êtes au courant des projets de dévelop- pement ou de la dernière campagne de commu- nication de l’entreprise. Il faut affirmer avec enthousiasme votre intérêt pour ses produits, sans flatter pour autant votre interlocuteur. L’idée est de créer un lien entre vous et cette entreprise qui ne vous attend pas.

mais si vous n’avez jamais effec-

Se démarquer de la concurrence

L’accroche doit à tout prix vous différencier des

autres candidats. Si le recruteur se dit : « J’ai déjà lu cette lettre des dizaines de fois », ce n’est pas la peine de l’envoyer. Par exemple, écrire « À la suite de ma rencontre sur le Salon des grandes écoles avec votre responsable des stages, je vous

» ne vous démarquera jamais de la

écris pour

concurrence. En revanche, vous pourrez mar- quer des points en expliquant en quoi cette

entreprise en particulier a retenu votre attention (« J’ai remarqué sur votre stand, lors du Salon des grandes écoles, que votre entreprise présen-

»), en préci-

sant que, depuis ce salon, vous avez pris des ren-

seignements sur ses activités et sa politique de recrutement, ou encore en citant le nom et la

tait sa nouvelle ligne de produits

DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE

fonction du responsable que vous avez rencon- tré. C’est ce qu’on appelle faire preuve d’intelli- gence de situation.

Proposer ses services

Une fois votre lecteur « captivé », il ne faut pas le laisser sur sa faim.Vous devez impérativement pro- poser vos services à l’entreprise. Elle ne va pas décider à votre place de votre avenir professionnel. Sollicitez donc un poste précis ou une mission particulière. Évitez les « restant ouvert à toute pro- position » ou « disponible pour tous types de mis- sion », etc.Trop de candidats sont attentistes, ne les rejoignez pas sur ce terrain ! Votre offre de service peut se retrouver dans l’ob- jet. Mais plutôt que d’écrire « Objet : candidature spontanée », précisez « Offre de service ». Montrez ensuite en quoi vous êtes le candidat idéal pour satisfaire cette offre (quels sont vos compétences, vos résultats), sachant que, selon votre interlocu- teur, vous ne vous présenterez pas de la même manière car une direction des ressources humaines a une vision à plus long terme qu’un opérationnel. La première s’interroge sur vos facultés d’intégration et votre potentiel d’évolu- tion : autant de points qu’il faudra évoquer afin de rassurer le recruteur. Le choix de l’entreprise est aussi un facteur important pour une DRH. L’opérationnel se demande, lui, immédiatement, s’il pourra travailler à vos côtés toute la journée : il ne faut pas lui laisser de doutes sur votre person- nalité et votre expertise technique.Vos résultats sont aussi susceptibles de le séduire.

L’art de la relance

La conclusion d’une lettre de motivation doit être aussi dynamique que l’accroche en proposant, par exemple, de reprendre contact : « Je me permettrai de vous contacter prochainement pour convenir d’un rendez-vous » ou « J’aimerais pouvoir com- pléter cette description de vive voix et surtout répondre à vos questions lors d’un entretien.» Cette proposition ne doit pas rester lettre morte ! La valeur ajoutée d’une candidature spontanée, c’est aussi la relance téléphonique. Il arrive qu’un DRH mette de côté deux ou trois lettres tout en négligeant de rappeler immédiatement les candi- dats. Si vous êtes l’un de ceux-là et que vous l’ap- pelez, il se pourrait très bien que vous soyez le premier servi ! Et même si l’on vous répond par la négative, vous pourrez peut-être récolter des informations sur un recrutement à plus longue échéance ou sur la perception par le recruteur de votre profil ou de votre démarche.

par le recruteur de votre profil ou de votre démarche. © C ÉLINE M ANCEAU ET

©

par le recruteur de votre profil ou de votre démarche. © C ÉLINE M ANCEAU ET

CÉLINE MANCEAU

ET GUILLAUME VERNEY-CARRON

en

bref

 
 

<

 

QUELQUES RÈGLES

DE PRÉSENTATION

Placez vos

coordonnées en haut à gauche de la lettre de

<

motivation.

 

Inscrivez la date en

 

haut à droite, et en dessous les coordonnées de l’entreprise et/ou de la personne à qui vous vous adressez.

N’omettez pas de

laisser une marge

d’environ deux centimètres environ à droite et à gauche.

Allez à la ligne

régulièrement (entre

les paragraphes).

N’oubliez pas de

signer.

 

Évitez le recto-verso.

 

a lire

 
 

<

 
 

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«

100 CV et lettres

de motivation pour les bac + 2/3 », Céline Manceau, Guillaume Verney- Carron, éditions l’Etudiant, 12,90 .

 
premier emploi 100CV ET LETTRES DE MOTIVATION POUR LES BAC+4/5 CÉLINE MANCEAU, GUILLAUME VERNEY-CARRON
premier emploi
100CV
ET LETTRES
DE
MOTIVATION
POUR LES BAC+4/5
CÉLINE
MANCEAU,
GUILLAUME
VERNEY-CARRON

«

100 CV et lettres

de motivation pour les bac + 4/5 », Céline Manceau, Guillaume Verney-

 

Carron, éditions l’Etudiant, 12,90 .

  Carron, éditions l’Etudiant, 12,90 € . TARGET carrières ■ Conseil en Management 2011 ■ 17

DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE

Réussir ses entretiens d’embauche

Les recruteurs sont très sensibles aux bonnes manières des candidats lors de l’entretien d’embauche. Certes, ils ne vont pas analyser tous vos faits et gestes, mais pensez à respecter quelques critères qui aident à adopter la bonne attitude.

R endez-vous pour un entretien d’embauche :

vous devez le préparer soigneusement afin

de donner la meilleure image de vous-même. Comme le souligne Véronique Cotelle, DRH de pôle chez SGS (spécialiste mondial de l’inspection, du contrôle, de l’analyse et de la certification), « votre entretien se passera bien si vous avez pré- paré le fond et si, sur place, vous soignez la forme ».

Soyez toujours courtois

Le jour de votre entretien, vous devrez bien naturel- lement adapter une tenue et une coiffure soignées. Il va de soi également que la ponctualité fait partie des bonnes manières. Prévoyez donc de la marge, envi- ron dix minutes avant l’heure de votre rendez-vous. Quand vous arrivez à l’accueil de l’entreprise, pré- sentez-vous et soyez courtois avec toutes les per- sonnes que vous rencontrez. Philippe Kron, direc- teur associé d’iQuesta (site Web consacré aux stages et aux premiers emplois), accorde beaucoup d’im- portance à cet aspect : « Certains candidats ne saluent pas la secrétaire ou la standardiste. C’est une grosse erreur, un manque flagrant de savoir-vivre. »

Respirez un bon coup !

Ensuite, allez patienter dans la salle d’attente.Veil- lez à éteindre votre téléphone.Vous pouvez feuil-

leter la plaquette de l’entreprise laissée sur la table d’accueil. Si vous avez déjà le cœur qui s’affole, les

, pour respirer un bon coup.Vous pouvez aussi faire des grimaces devant la glace pour vous détendre, vous verser de l’eau froide sur les poignets pour vous donner du tonus. Ces petits gestes vous aide- ront à maîtriser vos émotions et votre corps.

mains moites

n’hésitez pas à passer aux toilettes

Mettez-vous à l’aise… sans vous affaler !

Puis le recruteur vient vous chercher. Ne vous élancez pas précipitamment vers lui, attendez qu’il vous tende la main et qu’il vous adresse la parole pour le saluer. Serrez-lui la main de façon franche en le regardant dans les yeux et avec le sourire. Quand vous arrivez dans son bureau, attendez que le recruteur vous propose de vous asseoir avant de

18 TARGET carrières Conseil en Management 2011

18 ■ TARGET carrières ■ Conseil en Management 2011 Ne vous laissez pas intimider par le
18 ■ TARGET carrières ■ Conseil en Management 2011 Ne vous laissez pas intimider par le

Ne vous laissez pas intimider par le nombre de recruteurs en face de vous ! Et surtout ne vous focalisez pas sur un seul d’entre eux. Pensez à balayer l’auditoire du regard quand vous répondez à une question.

Entretiens @ d’embauche : coaching vidéo de jeunes diplômés par des recruteurs, rubrique « Jobs,
Entretiens
@
d’embauche :
coaching vidéo
de jeunes
diplômés par
des recruteurs,
rubrique
« Jobs, stage,
emploi ».

vous précipiter sur un siège. Mettez-vous à l’aise sans pour autant vous affaler et tenez-vous droit. Sachez que ce n’est pas très élégant de s’adosser au dossier ou de vous asseoir sur une seule fesse. Ne croisez pas vos bras,ayez une attitude d’ouverture !

Adoptez un ton fluide

Une fois l’entretien commencé, soyez à l’écoute de votre interlocuteur. Lors d’un entretien collec- tif, prenez soin de balayer l’auditoire du regard. Et Philippe Kron de préciser : « L’attitude qui consiste pour le candidat à ne répondre qu’à celui dont il pense qu’il est le “chef” est à éviter absolu- ment. Pire que tout est le réflexe qui conduit à répondre à la personne qui vient de vous poser une question en en regardant une autre ! » Adop- tez un ton fluide et ne parlez pas trop vite. Pour accorder votre vocabulaire à celui de l’entreprise, reprenez dans vos réponses les termes employés par le recruteur. À la fin de l’entretien, après avoir remercié le recruteur, demandez-lui quand vous reprendrez contact, puis repartez avec le sourire et allez relâcher la tension dehors !Vous aviez bien préparé votre entretien, vous pensez avoir fait bonne impression et vous avez donné le meilleur de vous-même. C’est là l’essentiel. La décision ne dépend plus de vous. Il n’y a plus qu’à attendre !

là l’essentiel. La décision ne dépend plus de vous. Il n’y a plus qu’à attendre !

©

là l’essentiel. La décision ne dépend plus de vous. Il n’y a plus qu’à attendre !

SÉVERINE TAVENNEC

DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE

Ils partagent leur expérience

Quel éclairage les expérimentés peuvent-ils vous apporter sur leur parcours professionnel ? En quoi peuvent-ils vous inspirer et vous aider à faire la part du rêve et de la réalité ? Savez-vous vraiment ce qu’implique le fait de diriger, d’entraîner et de fédérer des équipes ? Quelles qualités humaines doit-on manifester en tant que manager ? Comme chaque année, nous avons interrogé quelques professionnels qui vous font part avec enthousiasme de leur expérience et vous permettent de vous projeter dans l’avenir, tout en vous expliquant, sans détour, les challenges qu’ils ont relevés et les contraintes qu’ils assument au quotidien.

Être créatif et oser sortir du cadre

SANDRA BERTHOLOM, KEA & PARTNERS. Directeur. MBA « Leadership and Management in International Context »,
SANDRA BERTHOLOM,
KEA & PARTNERS.
Directeur.
MBA « Leadership and
Management in
International Context »,
Kalmar, Suède
(1999) ; MST en
économie d’entreprise,
Rennes 1 (1998).

Mes influences majeures

C’est un professeur, issu du monde du conseil, qui a influencé mon choix de carrière en me confrontant à une étude de cas. Le fait de résoudre un problème concret, global et touchant aux différents champs d’une entreprise (stratégie de croissance, optimisation de l’outil industriel, etc.) m’a donné l’envie de poursuivre dans cette voie. J’ai acquis les bases du métier dans un cabinet de conseil en stratégie spécialisé dans la métallurgie. Poussée par l’envie de m’ouvrir à d’autres secteurs, j’ai rejoint Kea & Partners en 2007. J’ai été attirée par une nouvelle approche du métier, qui intègre la mise en mouvement et l’accompagnement des hommes de l’entreprise pour rendre concrètes sur le terrain les transformations envisagées.

Les qualités indispensables

Dans le conseil, les dirigeants doivent avoir à cœur de développer deux ressources clés : les clients et les consultants. Ils doivent savoir appréhender les enjeux de manière globale, mais aussi être créatifs

et oser sortir du cadre. Ce sont là des qualités essentielles si l’on veut faire école, donner du sens

à ses convictions et actions. C’est la condition

pour apporter une valeur durable à ses clients et

développer les talents des consultants.

Mes conseils aux jeunes diplômés

Pour se distinguer, il est essentiel d’être curieux, de profiter de l’entourage professionnel très riche des consultants et des clients, de se nourrir

d’expériences

et d’être audacieux.

de se nourrir d’expériences et d’être audacieux. Savoir s’entourer des bonnes personnes SAMUEL MAMAN,

Savoir s’entourer des bonnes personnes

SAMUEL MAMAN, PRICEWATERHOUSE- COOPERS. Senior manager au pôle Conseil dans le secteur financier. MSc Strategy,
SAMUEL MAMAN,
PRICEWATERHOUSE-
COOPERS.
Senior manager au
pôle Conseil dans le
secteur financier.
MSc Strategy, Saïd
Business School,
University of Oxford
(2004) ; École
polytechnique (2000).

Mes influences majeures

Je suis entré chez PwC en 2004 pour intervenir sur des problématiques de quantification et de modélisation des risques. Cela s’inscrivait de manière cohérente avec la mise en place de la réglementation Bâle 2, qui articule des probléma- tiques méthodologiques (conception de modèles de risque) au sein d’un dispositif général de pilo- tage et contrôle des risques. Ainsi, partant d’une compréhension initialement modèle/méthodolo- gie, j’ai développé une vision transverse, fonda- mentale dans ce métier.

Les qualités indispensables

Il est essentiel d’être capable d’appréhender les problématiques techniques, que celles-ci soient d’ordre organisationnel, financier, système d’infor-

mation ou méthodologique.Toutefois, si une vision pointue des problématiques est fortement satisfaisante, d’un point de vue humain, ce n’est

pas suffisant. Un dirigeant sera jugé sur sa capacité

à prendre les bonnes décisions, pas sur son exper-

tise technique dans un domaine particulier. Il doit

savoir s’entourer des bonnes personnes pour trai- ter ces sujets.

Mes conseils aux jeunes diplômés

Faire preuve d’enthousiasme est un élément clé dans l’appréciation de son travail. Certaines tâches peuvent ne pas sembler intéressantes, mais si on ne met pas le cœur à l’ouvrage, alors elles pourront être perçues comme un véritable calvaire ! Pour- tant, tout travail est intéressant, il s’agit juste de le prendre sous le bon angle.

il s’agit juste de le prendre sous le bon angle. TARGET carrières ■ Conseil en Management

Jeunes diplômés, jeunes cadres,

votre avenir est dans le Guide des Entreprises qui Recrutent.

avenir est dans le Guide des Entreprises qui Recrutent. Sortie presse : avril 2011 Disponible en

Sortie presse : avril 2011 Disponible en librairie et sur de nombreux forums de recrutement de grandes écoles et événements RH.

Retrouvez les fiches détaillées des entreprises qui recrutent :

> activité, profils, postes proposés, méthodes de recrutement, contacts RH…

> des informations claires sur les postes et stages à pourvoir de bac + 2 à bac + 5.

> les dossiers d’actualité :

la diversité et le handicap, le CV, les méthodes de recherche

Pour postuler en ligne auprès des recruteurs :

: la diversité et le handicap, le CV, les méthodes de recherche Pour postuler en ligne
: la diversité et le handicap, le CV, les méthodes de recherche Pour postuler en ligne
: la diversité et le handicap, le CV, les méthodes de recherche Pour postuler en ligne
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: la diversité et le handicap, le CV, les méthodes de recherche Pour postuler en ligne
: la diversité et le handicap, le CV, les méthodes de recherche Pour postuler en ligne
: la diversité et le handicap, le CV, les méthodes de recherche Pour postuler en ligne
: la diversité et le handicap, le CV, les méthodes de recherche Pour postuler en ligne
Tranches de vie ■ Pas moins de trois projets à piloter en parallèle page 22

Tranches

de vie

Pas moins de trois projets à piloter en parallèle

page 22

Le melting-pot enrichit !

page 23

Une année internationale pour assouvir curiosité et goût de l’aventure

page 24

Des premiers pas déterminés

page 25

Les recruteurs en chiffres

page 26

<

TRANCHES DE VIE

Pas moins de trois projets

à piloter en parallèle

I l n’y a pas une définition unique du métier de consultant en stratégie, mais plutôt une ambi-

tion profonde : créer de la valeur pour ses clients. Si le métier consiste à fournir des prestations intellectuelles, il reste soumis à un principe de réa- lité. In fine, la qualité d’une mission de conseil pourra se lire dans les résultats et une perfor- mance accrue de l’entreprise cliente, même si cette lecture n’est souvent possible que plusieurs années après la fin de la mission. Je pilote en moyenne trois projets en parallèle. Actuellement, je gère un projet de définition de la stratégie à moyen terme d’un leader de grande consommation, un projet de réflexion sur le busi- ness model d’un leader des loisirs et du tourisme, et enfin une mission d’organisation pour un groupe de grande consommation. Mon temps est partagé entre le management de projets, le développe- ment commercial et les activités internes telles que le recrutement ou le développement de méthodologies.

que le recrutement ou le développement de méthodologies. Le management de projet Il prend la forme

Le management de projet

Il prend la forme de réunions de travail, en interne avec les consultants dédiés au projet, ou bien avec les équipes clientes. C’est l’occasion d’échanger sur les enseignements issus des dernières analyses, de définir les activités à réaliser sur la semaine. Égale- ment de partager des méthodologies utilisées au cours de projets précédents, qui seront utiles au déroulement de la mission. Au cours d’une semaine de travail, je conduis une ou deux réu- nions de travail sur chacun de mes projets. Manager des projets, c’est aussi mener des comités de pilotage. Cette semaine, je vais me rendre à Londres pour y retrouver mon équipe internationale et pré- parer un comité de pilotage sur l’un de mes projets. Ce sont des moments clés de la vie d’un projet et d’un consultant. Le travail et les analyses de plu-

22 TARGET carrières Conseil en Management 2011

sieurs semaines sont synthétisés en quelques heures. Ce sont surtout des moments d’échange essentiels entre les consultants et le comité de direction de l’entreprise cliente, qui permettent de valider les conclusions et orientations à suivre.

Le développement commercial

C’est l’ensemble des activités qui concourent à la vente de nouvelles missions de conseil. Il peut prendre des formes très diverses, par exemple un déjeuner avec un prospect ou un ancien client,

qui permettra de discuter des priorités de l’entre- prise et des besoins de conseil éventuels. Après plusieurs déjeuners ou réunions, le client pourra demander au cabinet une proposition commer- ciale, parfois dans le cadre d’un appel d’offres. C’est un peu comme une compétition sportive. Il

y a l’entraînement de fond toute l’année, puis les

sélections intermédiaires et la finale. Il faut être meilleur que ses concurrents pour remporter le contrat. Ce sont souvent des moments intenses, mais qui permettent de souder les équipes.

Les activités internes

Elles viennent compléter les activités de la semaine. Elles aussi peuvent être très variées, et couvrent par exemple le recrutement, ou encore

le développement et l’évaluation des consultants.

C’est également le temps passé à développer de nouvelles méthodologies ou publications sur un thème donné. Cette semaine, j’ai une conférence téléphonique avec des collègues issus de cinq pays européens pour développer une publication sur la stratégie de pricing.

Un métier exigeant

Chez A.T. Kearney, nous recrutons nos collabora- teurs auprès des meilleures écoles d’ingénieurs et de commerce, à l’issue de trois tours d’entretiens avec des consultants de différents niveaux de séniorité (de senior consultant à partner). Les capa- cités d’analyse et de synthèse sont essentielles. Mais être un bon consultant demande également des qualités de communication, une aptitude à travailler en équipe et à interagir dans des envi- ronnements multiculturels. Enfin, une aptitude à mobiliser les clients et à convaincre.Toutes ces compétences se développent lors des missions et grâce à des formations.

développent lors des missions et grâce à des formations. NATASHA HERZBERG, A.T. KEARNEY. Directeur au bureau
NATASHA HERZBERG, A.T. KEARNEY. Directeur au bureau de Paris. Spécialiste des problématiques de stratégie,
NATASHA HERZBERG,
A.T. KEARNEY.
Directeur
au bureau de Paris.
Spécialiste des
problématiques de
stratégie, marketing
et ventes, elle
intervient auprès des
grands groupes des
secteurs de la grande
consommation,
de l’énergie et des
services.
Elle est diplômée
de l’ESCP (2000).

<

en

bref

LES AVANTAGES Une exposition très rapide à des problématiques stratégiques de l’entreprise, sans doute plus rapidement qu’un parcours classique en entreprise. LES INCONVÉNIENTS Une exigence de flexibilité, que ce soit pour faire face à une forte charge de travail ponctuelle, ou bien quand il s’agit de voyager.

TRANCHES DE VIE

Le melting-pot enrichit !

J ’ai rejoint le cabinet Booz & Company après cinq ans passés chez Eurosport (groupe TF1) au

sein du service Business Développement, puis à la direction Internet en tant que responsable pro- grammation, marketing et communication. Issue du monde des médias, je souhaitais diversifier mon expérience tout en conservant un lien avec cet univers. C’est une opportunité exceptionnelle de travailler pour un cabinet à la fois puissant à l’international, implanté de longue date en France, et offrant une expertise forte dans différents sec- teurs d’activité (médias, télécoms, énergie, auto- mobile, etc.). Pour moi, Booz & Company synthétisait tout cela : une dimension multiculturelle très forte, la possibilité d’effectuer des missions à l’étranger, mais aussi la faculté de travailler sur des projets de stratégie auprès d’entreprises très différentes.

Immersion totale dans un univers international

Tout dans la culture du cabinet est orienté vers l’international. Par exemple, le bureau de Paris compte près de six nationalités différentes et les équipes sont presque toujours multiculturelles. À mon avis, c’est une des grandes valeurs ajoutées de Booz. De même, les possibilités d’effectuer des missions à l’étranger sont nombreuses et variées. J’ai eu l’occasion de travailler sur des projets à New York et Washington, à Madrid. Il s’agit sou- vent de projets de deux à trois mois au maximum, concernant les médias et télécommunications, mais aussi d’autres secteurs d’activité tels que l’énergie ou le transport, qui répondaient parfaite- ment à mon souhait de diversifier mon expertise et ma connaissance de l’entreprise.

Des missions diverses

À Madrid et à l’occasion d’une mission de deux mois pour un opérateur ferroviaire, j’ai travaillé sur la définition de la stratégie produit et marque pour le lancement d’une ligne de train à grande vitesse. Ce projet m’a passionnée dans la mesure où il était à la fois très international et exigeait de réelles facultés de découverte et d’adaptation (il a fallu s’imprégner de la culture espagnole). L’une des missions qui m’a le plus marquée s’est dérou- lée aux États-Unis, à New York et à Washington. Intégrée à une équipe composée essentiellement de consultants américains, j’ai réfléchi, pour un client éditeur de revues professionnelles, de bases

de données et de sites Internet, aux moyens de développer ses revenus auprès de l’administration américaine. Notre mission nous a amenés à prendre des contacts au plus haut niveau au sein du gouvernement américain Nous avons orga- nisé un grand nombre d’interviews avec des experts pour mieux identifier les besoins de l’ad- ministration et préconiser des solutions qui

apportent une réelle valeur ajoutée à l’entreprise. Ce travail fut à la fois passionnant, très gratifiant pour les contacts que nous avons noués à cette

sans oublier le parfum d’aventure et ses

occasion

nombreux imprévus, telle la tempête de neige qui s’est abattue sur Washington et nous a tenus enfer- més trois jours dans notre hôtel !

ANNA COHEN, BOOZ & COMPANY. Consultante. Diplômée de l’ESCP-EAP (2003).
ANNA COHEN,
BOOZ & COMPANY.
Consultante.
Diplômée de
l’ESCP-EAP (2003).

Des qualités particulières

Propre à tout consultant, la principale qualité qu’il faut développer, notamment quand on travaille à l’international, est une grande curiosité intellec-

à l’international, est une grande curiosité intellec- tuelle et un certain sens de l’aventure et de

tuelle et un certain sens de l’aventure et de la débrouillardise. Plus généralement, outre le traditionnel esprit d’analyse et de synthèse, il faut également avoir un très bon sens relationnel et un véritable esprit de « réseau ». Ce dernier est particulièrement impor- tant chez Booz & Company, où notre culture et la manière dont nous exerçons notre métier nous amènent à tisser des relations multiples, y compris amicales, avec nos homologues à Paris, mais aussi dans nos bureaux à l’étranger. D’ailleurs, lors de notre intégration, nous avons souvent coutume de dire : « Travaillez, amusez-vous et faites-vous des amis ! »

: « Travaillez, amusez-vous et faites-vous des amis ! » TARGET carrières ■ Conseil en Management

TRANCHES DE VIE

Une année internationale pour

assouvir curiosité et goût de l’aventure

I l y a trois ans, mon choix de faire du conseil n’était pas prémédité. Comme beaucoup de

mes camarades, j’hésitais sur la route à prendre. J’avais effectué deux stages, l’un dans l’industrie et l’autre dans l’audit, deux belles expériences qui m’avaient initié à la complexité de l’entreprise et à la richesse des relations humaines, et donné envie d’en savoir plus sur le management et l’organisation. Le conseil pouvait être la réponse à mes aspirations. Sur un forum, j’ai connu Kea & Partners, qui m’a immédiatement séduit par son dynamisme, sa volonté de croître et ses perspectives de développement international. La rencontre avec des consultants m’a convaincu de l’engagement de Kea dans cette voie. Et si je regarde l’année qui vient de s’écouler, je n’ai pas été déçu !

Fin janvier : départ à Milan

La crise frappe fort et une entreprise de tou- risme veut refocaliser l’activité de sa filiale ita- lienne. Nous cherchons des pistes d’externalisa- tion des activités administratives. Les entretiens avec les collaborateurs se déroulent en italien, ce qui me fait gagner plus facilement leur confiance, surtout sur un sujet aussi sensible et délicat que l’externalisation de leur activité. Les enjeux et impacts d’une restructuration se mesu- rent en gains financiers, mais aussi en gains de qualité dans les modes de travail et le développe- ment des collaborateurs. L’empathie s’installe alors naturellement dans ma relation avec le client et facilite l’accompagnement au quotidien de ses équipes.

À peine rentré, mi-mars :

projet d’intégration d’activité en Arabie saoudite

À cette période, la tendance des entreprises est à la baisse. Participer au développement d’un nouveau business, et qui plus est dans un pays totalement inconnu, m’a immédiatement séduit ! Une fois accomplies les (lourdes !) formalités administra- tives, notre équipe de cinq consultants débarque à Jeddah. Quatre mois pour explorer, de la cave au grenier, processus et modes de fonctionnement afin de préparer l’intégration. Le rythme est sou- tenu et la réalité quotidienne très étonnante : des relations franches et directes, des outils et modes

24 TARGET carrières Conseil en Management 2011

CLAUDIO FORTUNATI, KEA & PARTNERS. Consultant senior. Diplômé du Politecnico di Milano (2006) et de
CLAUDIO FORTUNATI,
KEA & PARTNERS.
Consultant senior.
Diplômé du
Politecnico di Milano
(2006) et de l’École
des mines de Paris
(2004).

de travail peu structurés mais néanmoins efficaces, une inertie au démarrage, suivie par une montée

l’entreprise

double de taille en quelques mois et l’intégration est réussie ! Pour cela, je me suis imprégné de la culture sur le terrain, en visitant les entrepôts et en faisant des tournées avec des vendeurs. On ne fait pas de la transformation assis derrière l’écran d’un ordina- teur ! La barrière de la langue arabe ne m’a pas empêché de nouer des relations riches, même si la vigilance est de rigueur dans un pays où beau- coup de choses sont interdites. Les journées sont rythmées par les prières quotidiennes qui suspen- dent toute activité : il m’a fallu le prendre en compte dans l’organisation des réunions. L’analyse des ventes dans les fichiers « locaux » m’a aussi appris à lire de droite à gauche !

en puissance à la vitesse du son

Fin juillet, ce sont les vacances Cap sur la Sicile pour me redonner de l’énergie !

Et, à la rentrée, surprise ! Une grande marque de glaces industrielles cherche à comprendre le mar- ché et la consommation en Italie, et nous man- date pour une mission de quatre mois. Je me retrouve de nouveau à Milan, tout près de la maison de mes parents, heureux de me voir aussi souvent ! Il s’agit d’une mission de stratégie de distribution : analyse des modes de consom- mation, des acteurs du marché et des canaux de distribution potentiels, l’occasion d’explorer un business passionnant et de replonger dans mes doux souvenirs d’enfance ! La mission se fait conjointement avec notre partenaire italien :

au-delà de nos différences de pratiques et de méthodes de travail, nous partageons la volonté d’aider notre client à trouver sa voie dans un mar- ché extrêmement concurrentiel. Cette première expérience de « staffing croisé » m’aide à dévelop- per capacité d’adaptation et souplesse, deux quali- tés essentielles dans ce métier. Quant à la notion d’équipe, elle n’a ni frontière géographique ni juridique : se sentir intégré par les équipes clients au quotidien est une très belle sensation.

Et demain

: un nouveau projet au Moyen-

Orient, avec à la clé la perspective d’encadrer un consultant.

Et demain : un nouveau projet au Moyen- O r i e n t , avec

TRANCHES DE VIE

Des premiers pas déterminés

J ’ai effectué deux stages déterminants en fin d’études qui ont décidé de mon premier

emploi. Issue de la finance, j’ai découvert de l’in- térieur le monde de la banque, en tant qu’assis- tante chef de projet chez Barclays, pour un projet de développement de la banque à distance, par Internet et téléphone. J’ai choisi mon second stage à la Société générale sur une thématique d’actualité qui m’a passion- née, celle de la sécurisation des opérations de marché. Ces expériences m’ont conduite presque « naturellement » chez PwC, que j’ai choisi pour sa réputation de performance dans le domaine bancaire et des assurances, dans lequel je me suis spécialisée. Mon impression immé- diate est d’avoir eu affaire à des personnes très humaines, d’une grande ouverture d’esprit, impression confirmée lors des entretiens d’em- bauche et, aujourd’hui encore, après six mois dans l’entreprise.

Ma première mission

Nous sommes missionnés pour accompagner les entreprises dans leurs projets de transformation et la conception de leur stratégie. Pour utiliser une image, on ne leur « monte pas leurs meubles », mais on les fabrique et on les monte avec elles. C’est dans cet esprit que je suis arrivée comme consultante junior sur une première mission, commencée avant mon embauche.Ayant réduit ses effectifs de manière drastique, la société de courtage cliente n’avait pas modifié son mode de fonctionnement. Les salariés subissaient donc une pression énorme, et il a été fait appel à PwC pour optimiser les processus opérationnels, avec un tri- ple objectif : enlever le stress, améliorer la qualité de service et anticiper la croissance.

Quatre grandes phases

- Phase 0 : identifier les processus susceptibles de gagner du temps en associant une priorité à chaque processus.

- Phase 1 : faire une analyse détaillée des pro- cessus, définir les processus cibles en les scénari- sant et en plaçant des gains de temps associés.

- Phase 2 : définir la feuille de route (road map) de transformation pour chacun des processus choisis.

- Phase 3 : mettre en place ces évolutions. Je suis intervenue au début de la phase 3, et ai eu comme mission de coacher de manière très opé-

rationnelle les chefs de projet de la société aux outils de management de projet, à la gestion de planning sur MS Project, d’élaborer des fichiers Excel de suivi des charges, de construire des

templates

sur cette mission : un senior manager, un manager, deux consultants seniors, un directeur en charge et un associé. Réunions hebdomadaires, rédaction des supports de réunion, reporting au Comex et participation à la direction de projet : cette pre- mière expérience a été très enrichissante et m’a permis de découvrir le secteur du courtage en assurance, que je connaissais peu.

Nous étions sept personnes de PwC

Adaptabilité d’abord

Je n’ai pas du tout considéré cette première mis- sion comme un test, même si elle s’est déroulée pendant ma période d’essai, mais comme une opportunité. Celle de participer à l’ensemble d’un projet. En tant que débutante, c’était exceptionnel ! En même temps, cela m’a confirmé dans le sentiment qu’il fallait savoir s’adapter très vite dans le conseil. Quand on arrive le matin, il y a toujours les choses aux- quelles on s’attend, que l’on a prévues la veille, et puis le reste, c’est à dire l’imprévu. J’ai par exemple eu une heure ce matin pour refaire le planning sur un projet parce que le client en avait décidé la modification. En général, quand on est sur une mission, on est rattrapé par la dernière et on doit anticiper la prochaine. Le grade de consultant junior ne demande pas de connaissances techniques très pointues. Il faut surtout posséder une connais- sance globale du secteur, des produits, des ten- dances du marché. Un consultant doit savoir être à l’écoute de son client, analyser ses problématiques et comprendre rapidement ses besoins. Il doit être une force de proposition permanente.

Une montée rapide en compétences

On peut très vite progresser et avoir une vision globale d’un secteur, car on travaille rarement longtemps pour un seul client. Il n’est pas exclu d’avoir une expérience de toutes les banques françaises en l’espace de deux ans, et avec des contacts au niveau des directions générales. Il existe peu, je pense, d’autres métiers qui offrent cette possibilité à une jeune diplômée tout juste sortie de l’école.

à une jeune diplômée tout juste sortie de l’école. ALEXANDRA PISTIAUX, PRICEWATERHOUSE- COOPERS.
ALEXANDRA PISTIAUX, PRICEWATERHOUSE- COOPERS. Consultante. Diplômée du Master in Sciences Management de l’EM
ALEXANDRA
PISTIAUX,
PRICEWATERHOUSE-
COOPERS.
Consultante.
Diplômée du Master
in Sciences
Management
de l’EM Lyon
Business School
(2009).

DOMAINES D ACTIVITÉ

Les recruteurs en chiffres

D’un seul coup d’œil, repérez les salaires d’embauche et les opportunités de stages et de collaborations proposés par les cabinets partenaires de cette édition, ainsi que leurs effectifs France et monde.

 

EFFECTIF

EFFECTIF

 

PROVENANCE

PRÉVISIONS

SALAIRES ET RÉMUNÉRATIONS DES FUTURS JEUNES INGÉNIEURS

NATIONAL

MONDE

DES CANDIDATS

DE RECRUTEMENTS

 

Salariés

Salariés

Master universitaire

École de commerce/IEP

École d’ingénieurs

Premiers emplois

Stages

Salaire à l’embauche (/an)

Rémunération des stages (/mois)

A.T. Kearney

                 

www.atkearney.com

150

2 700

Non

Oui

Oui

15/20

10

NC

NC

Kea & Partners www.kea-partners.com

120

NC

Non

Oui

Oui

20

6

NC

NC

   

2 000 au travers

             

ORESYS

d’HIGHLAND WORLDWIDE

38 à 47 K suivant formation

1 600 à 1 800 suivant formation

www.oresys.eu

250

Non

Oui

Oui

35

5

PricewaterhouseCoopers

                 

www.pwc.com

3 800

161 000

Oui

Oui

Oui

NC

NC

NC

NC

NC : non communiqué.

26 TARGET carrières Conseil en Management 2011

Les entreprises se présentent ■ A. T. Kearney page 29 ■ Kea & Partners ■
Les entreprises se présentent ■ A. T. Kearney page 29 ■ Kea & Partners ■

Les entreprises se présentent

A. T. Kearney

page 29

Kea & Partners

Oresys

page 30

page 31

PricewaterhouseCoopers

28 TARGET carrières Conseil en Management 2011

page 32

Oresys page 30 page 31 ■ PricewaterhouseCoopers 28 ■ TARGET carrières ■ Conseil en Management 2011

AT KEARNEY

PROFILS DES SOCIÉTÉS

AT KEARNEY PROFILS DES SOCIÉTÉS ■ Fiche signalétique Domaine de spécialisation Conseil de directions générales.
Fiche signalétique
Fiche
signalétique

Domaine de spécialisation Conseil de directions générales. Secteur d’intervention Organisés en practices internationales, nous sommes présents sur l’ensemble des grands secteurs industriels et des services. Zones géographiques A.T. Kearney est présent dans 37 pays en Europe, Amérique du Nord et du Sud, Moyen-Orient, Asie et Australie. Les nombreuses implantations favorisent les échanges et les transferts entre bureaux. Date de création 1926 à Chicago. Nombre d’employés 2 700 employés, dont 150 à Paris.

transferts entre bureaux. Date de création 1926 à Chicago. Nombre d’employés 2 700 employés, dont 150

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Candidatures

A.T. Kearney 44, rue de Lisbonne 75008 Paris Tél. 01.56.62.55.55 www.atkearney.com Contact : Anne-Claire Lethbridge Directrice des ressources humaines

: Anne-Claire Lethbridge Directrice des ressources humaines > Qui sommes-nous ? Acteur majeur du conseil en

> Qui sommes-nous ?

Acteur majeur du conseil en stratégie et management, A.T. Kearney assiste les directions générales dans leurs problématiques de développement, d’efficacité opé- rationnelle et de conduite du changement. Le cabinet contribue à définir la straté- gie des entreprises et à atteindre avec elles le niveau d’excellence nécessaire pour créer de la valeur à long terme. Dans le cadre de nos missions, nous adoptons une approche structurée élaborée en étroite collaboration avec nos clients, afin que les résultats s’inscrivent dans la durée. La valeur ajoutée de notre cabinet réside dans la capacité à définir des solutions innovantes adaptées aux spécificités de l’entreprise et

à obtenir avec elles des résultats tangibles.

> Nous accompagnons nos clients :

sur un plan stratégique, en apportant une profondeur d’analyse et une ou- verture leur permettant d’identifier les opportunités dans leurs métiers / mar- chés historiques ou sur de nouveaux territoires de conquête ; sur un plan opérationnel, en se focalisant sur l’obtention de résultats tangi- bles et pérennes. Nous nous appuyons pour cela sur nos compétences fonctionnelles pluridiscipli- naires, les expertises sectorielles partagées de notre réseau mondial et une concerta- tion permanente avec nos clients.

> Le recrutement

Nous recherchons des étudiant(e)s en fin de cursus, impérativement bilingues anglais-français.Vous bénéficiez d’environ un an d’expérience (stages cumulés).

Intégré(e) directement au sein d’une équipe de consultants, vous êtes impliqué(e) dans des missions dont la durée varie de 2 à 6 mois avec une forte probabilité d’exposition à l’international.

Vos candidatures sont étudiées toute l’année (CV et LM à transmettre à recrutement@atkearney.com). Le processus de recrutement se déroule de la manière suivante : 3 tours de 2 entretiens - présentation du parcours et des motiva- tions, études de cas, réponses à toutes vos questions ; dernier tour avec Partner/DRH.

> Message aux jeunes diplômé(e)s

Pour un(e) diplômé(e), débuter sa carrière chez A.T. Kearney, c’est se donner une occasion unique de bénéficier d’une dynamique d’apprentissage exceptionnelle. L’exposition à des problématiques variées mais toujours de haut niveau, le travail en équipes internationales, l’exigence de rigueur et de qualité qui nous caractérise ainsi qu’un effort de formation important vous permettront de vous épanouir dans un environnement stimulant. N’hésitez pas à contacter les anciens afin d’échanger avec eux !

PROFILS DES SOCIÉTÉS

KEA &PARTNERS

■ PROFILS DES SOCIÉTÉS KEA &PARTNERS Fiche signalétique Secteur d’activité : Kea&Partners est un
■ PROFILS DES SOCIÉTÉS KEA &PARTNERS Fiche signalétique Secteur d’activité : Kea&Partners est un
Fiche signalétique
Fiche
signalétique

Secteur d’activité : Kea&Partners est un cabinet de conseil en stratégie et management. Effectifs : 110 consultants.

 

Création : octobre 2001. Positionnement : aider les dirigeants à transformer leurs entreprises et à mettre en mouvement leurs équipes pour

<

créer avec eux de la valeur durable. Implantations : nous sommes actifs

à

l’international, depuis notre

 

création, en Europe, en Amériques du Nord et du Sud et en Asie

(20

% de notre chiffre d’affaires).

Recrutements prévus Nous recrutons en permanence des jeunes diplômés des grandes écoles de commerce et d’ingénieurs (catégorie A exclusivement) pour

des postes de consultants juniors. Nous proposons également des stages de fin d’études dans une perspective de préembauche et quelques stages de césure. Les stagiaires seront intégrés

une équipe de consultants sur une mission. Processus de recrutement

à

 

Après sélection de votre candidature

(CV

+ lettre de motivation),

vous rencontrerez des Managers, Directeurs et Senior Partners au cours d’une série de 5 entretiens. Gestion des carrières et évolution Chez nous, l’apprentissage du métier se fait à la fois par le compagnonnage et par un cursus de formation ad hoc. Le parcours de développement de chaque consultant s’appuie sur l’enseignement des savoir-faire et techniques de base du conseil et la transmission du savoir-être propre au métier de Kea&Partners.

30 TARGET carrières Conseil en Management 2011

30 ■ TARGET carrières ■ Conseil en Management 2011 > À propos de Kea&Partners Dès l’origine,

> À propos de Kea&Partners

Dès l’origine, nous avons cultivé notre singularité et constitué pour les directions générales une alternative aux grands cabinets de renom, dans tous les secteurs et sur toutes les grandes problématiques de l’entreprise. Un pari ambitieux mais tenu, comme l’attestent notre croissance depuis neuf ans et la fidélité de clients prestigieux.

> Notre métier

Transformer, c’est-à-dire concevoir en même temps la stratégie, la cible à atteindre

et le chemin pour y parvenir. Transformer, c’est créer de la valeur durable, c’est savoir embarquer un grand nombre de parties prenantes en leur faisant partager le pourquoi tout en travaillant le comment avec eux. Grâce à cette philosophie d’action qui nous caractérise, nous agissons en profondeur sur les comportements professionnels et assurons la péren-

nité des changements engagés.

> Notre identité

Notre style repose sur un socle commun de valeurs et de façons d’être. Libre arbitre, créativité et audace, humanisme, générosité et proximité relationnelle, confiance mutuelle, simplicité, professionnalisme et engagement sont les qualités humaines qui inspirent notre travail au quotidien. Nous partageons tous la volonté d’im- poser une nouvelle École de conseil européenne, fondée sur la recherche d’idées, de démarches et de pratiques innovantes.

Notre modèle de partnership permet aujourd’hui à plus de la moitié des consultants d’être actionnaires de Kea&Partners et chacun, en fonction de son évolution professionnelle, peut régulièrement progresser dans le capital. Notre identité est également affirmée dans nos bureaux à Malakoff : nous avons choisi d’investir un lieu qui nous permette d’exprimer l’âme de Kea&Partners, son identité, ses cou- leurs, sa diversité et ses modes de vie.

ses cou- leurs, sa diversité et ses modes de vie. > L’international Parce que nous sommes

> L’international

Parce que nous sommes européens, nous sommes rompus à la diversité des cultures et des langues. C’est ce vécu qui nous rend forts pour accompagner les entreprises dans leur développement partout dans le monde. En 2010, nous avons initié « The Transformation Alliance », une alliance étroite de cabinets européens unis par les mêmes valeurs et le même projet, qui renforce notre présence hors de France et fédère compétences et innovations autour de la trans- formation des entreprises.

ORESYS

Fiche signalétique
Fiche
signalétique

Secteurs d’activité : conseil en organisation, management et SI. Date de création : 1981. Effectifs : 250. Implantations : Paris, Lyon, Bruxelles et Lausanne. En outre, ORESYS est membre fondateur de HIGHLAND WORDWIDE, associant des sociétés de conseil partageant les mêmes valeurs et services (2 000 consultants dans 45 bureaux à travers le monde). Recrutements prévus De 40 à 50 jeunes diplômés bac + 5 des grandes écoles d’ingénieurs et de commerce. Les atouts d’ORESYS : offrir à tous

 

<

ses collaborateurs juniors et seniors :

• Un environnement convivial et de taille humaine où développement professionnel et épanouissement personnel vont de pair.

• Une formation à nos méthodes.

• Un mode de fonctionnement en équipe.

• L’opportunité de prendre rapidement des responsabilités et de mener des missions de bout en bout.

• Un suivi personnalisé du parcours professionnel.

• Des projets internationaux.

Nous vous invitons à lire sur notre site Web les témoignages de nos consultants et à les interroger.

Candidatures

www.oresys.eu recrutement@oresys.eu Contact : Caroline TETARD 48, rue de Londres, 75008 Paris

Contact : Caroline TETARD 48, rue de Londres, 75008 Paris PROFILS DES SOCIÉTÉS ■ > À

PROFILS DES SOCIÉTÉS

48, rue de Londres, 75008 Paris PROFILS DES SOCIÉTÉS ■ > À propos de l’entreprise Société

> À propos de l’entreprise

Société indépendante de conseil en organisation et amélioration de la performance, ORESYS intervient dans les domaines suivants :

• définition des projets de transformation des entreprises

• conduite de projet & accompagnement du changement

• construction et mise en place de solutions pour le pilotage des entreprises

• gouvernance des systèmes d’information

• expertise des domaines fonctionnels

> Nos métiers

Spécialistes de la conduite de projet, nous intervenons tout au long des projets de transformation dans de multiples secteurs professionnels et dans les principaux domaines fonctionnels de l’entreprise.

> Profils recherchés

Au-delà d’une formation d’excellence acquise dans une grande école d’ingénieurs ou de commerce, ce sont la personnalité des candidats et leur adhésion à nos valeurs – l’engagement, la responsabilité, la solidarité, le goût de l’innovation, du progrès et de la qualité – qui font la différence. Qualités requises : avoir le goût des contacts, une bonne aisance relationnelle, une

grande aptitude à l’écoute du client, une rigueur d’analyse et de synthèse.

> Les missions

Tous nos consultants sont généralistes et interviennent sur des projets dans des domaines

très variés (gestion de la relation client, gestion des ressources humaines, finance,

) et dans des secteurs

management des projets, pilotage des entreprises, logistique

professionnels diversifiés (banque,assurance,distribution,industrie,administration

(banque,assurance,distribution,industrie,administration > Processus de recrutement Trois entretiens individuels

> Processus de

recrutement

Trois entretiens individuels menés par des responsables de mission et des membres de la direction ayant pour but de vérifier la capacité du candidat à travailler avec nos équipes de consultants et de mesurer ses qualités d’écoute, de synthèse et d’adaptation.

> Gestion des carrières

La progression des consultants est au cœur du système de management d’ORESYS.Tout est fait pour accé- lérer la montée en compétences et en autonomie des jeunes diplômés.

PROFILS DES SOCIÉTÉS

PRICEWATERHOUSECOOPERS

Fiche signalétique
Fiche
signalétique

Effectif

• National : 3 800 personnes.

• Monde : 161 000 personnes.

Recrutements prévus

• Master universitaire.

<

• École de commerce/IEP.

• École d’ingénieurs.

• Premiers emplois : auditeurs

financiers, consultants en organisation et systèmes d’information, consolideurs, auditeurs informatiques, auditeurs internes, analystes transaction et experts comptables.

Stages : de 3 à 6 mois selon les métiers.

Site Internet

www.pwc.fr

Candidatures

Contacts Emploi : Isabelle Grevez Stages : Karen Adler 63, rue de Villiers 92208 Neuilly-sur-Seine cedex

+33(0)1.56.57.58.59

Site Internet

www.pwcrecrute.com

cedex +33(0)1.56.57.58.59 Site Internet www.pwcrecrute.com 32 ■ TARGET carrières ■ Conseil en Management 2011

32 TARGET carrières Conseil en Management 2011

32 ■ TARGET carrières ■ Conseil en Management 2011 > Nos métiers Nous proposons des emplois

> Nos métiers

Nous proposons des emplois dans les métiers de la transaction et de l’amélioration de la performance :

Transactions : consultants juniors en evaluation d’entreprises, en stratégie, en

Transaction Services.

Les 350 collaborateurs des équipes dédiées aux transactions interviennent depuis la

définition de la stratégie jusqu’à l’assistance technique sur les sujets les plus pointus.

Ils font valoir leurs compétences en due diligences, conseil en fusions-acquisitions,

résolution de litiges, évaluation d’entreprises tant sur le plan financier que sur le

plan opérationnel et juridique.

Consulting : consultants juniors en maîtrise des risques opérationnels et contrôle interne, en audit interne, en risques bancaires, en optimisation de la fonction financière.

500 collaborateurs réalisent des missions de conduite de changements opération-

nels et technologiques, de maîtrise des risques, d’organisation des processus, de sys- tèmes d’information, de reporting et consolidation et de réduction des coûts.

> Pourquoi rejoindre PwC ?

Vous bénéficierez d’une intégration et d’une formation adaptées. Vous aurez accès à des outils et méthodologies de pointe. Vous effectuerez des missions variées chez des clients différents. Vous partagerez des connaissances sur des bases de données informatiques par client. Vous profiterez de l’ampleur et de la proximité du réseau international.

Si vous avez goût pour la mobilité (géographique ou fonctionnelle) et un sens aigu de l’éthique… … Rejoignez-nous sur pwcrecrute.com !

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« Etre consultant, c’est vivre le meilleur de l’entreprise, l’aider à faire aboutir un projet et à mettre en place une organisation. Etre présent pour les phases de mouvements de l’entreprise sans le train-train quotidien ! »

Sonia L. - Manager (30 ans)

sans le train-train quotidien ! » Sonia L. - Manager (30 ans) Syndicat patronal des entreprises

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