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INTRODUCTION 

Dans un même texte l’auteur peut faire l’usage d’une variété des types à l’intérieur

d’un même roman, on pourra passer d’un passage descriptif à un passage narratif ou

explicatif, et puis on termine par un passage injonctif c’est-à-dire soit à l’impératif soit à

l’infinitif. Chaque séquence de texte en un but et un objectif principal, cela dépend

principalement de l’intention de l’auteur, c.-à-d. de ce que l’auteur veut que son lecteur fasse,

réalise, imagine etc... On distingue généralement cinq types de textes : le texte descriptif, le

texte explicatif ou informatif, le texte injonctif, le texte argumentatif, et le texte narratif. Pour

être limpide, on va passer directement au texte narratif, pourquoi et pour quoi ? Tout d’abord

pour ne pas tomber dans la monotonie et le remplissage, puis il y ‘a de l’information sur le net

qui donne plus de détail sur chaque type de texte. Deuxièmement, pour avoir de spécificité,

notamment que notre sujet est : signes et structures du récit dans la bande dessinée, cas de

Tintin.

Alors, le texte narratif se distingue des autres textes par le fait qu’il raconte une

histoire fictive ou réelle. Il est composé d’une suite d’évènement vécu par des personnages

qui évoluent dans un univers narratif bien défini.

Le texte narratif offre plusieurs aspects d’analyses : la nature, la forme du récit, les

événements, les personnages, les lieus, le temps, le point de vue du narrateur ou focalisation,

le rythme de la narration, le champ sémantique. Il existe plusieurs genres des textes narratifs :

le roman, la nouvelle littéraire, le mythe, la fable (petit récit souvent en vers qui cache une

moralité sous le voile d’une fiction), le conte et la légende.

Plusieurs formes peuvent se rattacher au texte narratif : le récit, la biographie,

l’autobiographie et l’autofiction.
Le récit : le récit est une histoire qui raconte une événement véridique ou non,

autobiographique ou pas. Il est généralement plus court que le roman : le récit de voyage, le

récit d’aventure, les récits historiques…

Cependant, il faut attendre 1905, avec les aventures de Little Nemo (un petit garçon

d’environ 10 ans qui voyage dans le royaume des rêves pendant son sommeil), pour que la

bande dessinée trouve son style.

Parmi les bandes dessinées qui ont largement contribué à faire de la BD un art à part

entière (le 9e art) est la bande dessinée franco-belge grâce à des personnages mythiques

comme Tintin, Astérix, Lucky Lucke, Gaston Lagaffe, les Schtromps, etc.

Tintin est certainement le personnage de la bande dessinée franco-belge le plus célèbre

dans le monde. Il a un chien, un fox-terrier qui s’appelle Milou et qui l’accompagne dans tous

ses voyages à travers le monde, et même sur la Lune.

La bande dessinée aborde des thèmes aussi variés et divers que ceux de la littérature.

On peut néanmoins distinguer sept catégories :

 Le récit d’aventure avec Tintin, Spirou, Astérix, etc.

 Le western avec Lucky Lucke, Bleueberry...

 L’enquête policière avec XIII, Soda...

 L’humour pour enfant avec Gaston Lgaffe.

 Le récit fantastique avec Torgal.

 L’humour pour adultes avec Superdupont, Lucien, le Chat, etc.

 L’autobiographie avec les auteurs comme Robert Cramb, Marcel Gotlib etc.
Dans cette perspective, nous essayons de répondre aux interrogations suivantes : quels

sont les signes et structure du récit utilisés dans la bande dessinée ? Ensuite, pouvons-nous la

considérer comme un genre au croisement de l’art et la littérature ? Quels sont ses

caractéristiques ? Et enfin, est-ce qu’elle est un support efficace dans le domaine de

l’enseignement ?

Nous pensons que la bande dessinée est l’un des genres du récit qui permet de raconter

un événement, et cela peut être plus courte que le roman. Fondée essentiellement sur une

harmonie de texte et de l’image, la BD est considérée comme un texte facile et sans

consistance ( résistance ) pour les enfants et aussi pour les adultes, notamment si le dessin,

principale composante de la bande dessinée, trouve en plus sa place dans le monde de ses

fans, en quête de ( à la recherche de ) formes et de couleurs qui sont plus motivants à la

lecture que d’autre genre.

Ce travail se compose de deux parties, et chaque partie comporte trois chapitres. Dans

la première partie, nous présenterons d’abord la définition de la BD et ses spécificités, ensuite

nous passerons au rapport texte-image, et le lien entre les mots et le dessin, puis nous

donnerons une perspective exhaustive sur le personnage de Tintin et son influence sur le

monde.

Dans la deuxième partie, nous aborderons la structure et le récit, nous évoquerons ses

péripéties et aventures, son sens et dénouement, ainsi que la bande dessinée dans sa

dimension pédagogique.

Enfin, notre travail prendra fin avec une conclusion dans laquelle nous parviendrons à

mettre en œuvre le bilan de notre travail ainsi que les horizons envisagés.
Il était une fois, il y a très longtemps, un homme qui ne savait ni lire ni écrire.

D’ailleurs les mots « lire » et « écrire » n’existaient pas. Pas davantage qu’aucun autre. Pour

s’exprimer, pour raconter, pour vénérer, il inventa le dessin.


CHAPITRE 1 : Des outils spécifiques :

«  Une bande dessinée, c’est une suite


d’images qui forme un récit et dont le
scénario est intégré aux images. Les textes
éventuels sont principalement intégrés à
l’image, mais ils peuvent également être
inexistants. »

Jean Auquier, l’invention

de la bande dessinée

Une bande dessinée est une suite d’images (le plus souvent accompagnées de texte)

qui, mises bout à bout, forment une « bande ». La succession des bandes forme une histoire.

La bande dessinée (souvent abrégée BD) est un moyen d’expression artistique à part

entière, au même titre que la littérature ou la peinture.

ème
Au cours du XX siècle, elle s’est imposée comme le 9e art, aux côtés du cinéma

(7ème art) et de la photographie (6ème art).

Alors des outils spécifiques sont à la base de chaque bande dessinée, et sa réalisation se

déroule en plusieurs étapes. Voici quelque lexique utilisé dans la DB :

1) La planche de bande dessinée

– Une planche = une page ? : Une planche, c’est la page de BD qui tire son nom de la

« planche à dessein » où elle a été créée. La planche est à la fois l’original réalisé par le

dessinateur et sa reproduction publiée dans un magazine ou un album. La planche est


reproduite sur une page mais ne se confond pas toujours avec elle. Le statut de la planche

n’est pas celui de la page du livre où la valeur du mot ou de la phrase imprimés ne dépend pas

de la place qu’ils occupent sur le papier. C’est en effet tout le contraire en bande dessinée.

En résume c’est une page entière de B.D. composée de plusieurs bandes de cases ou «

vignettes. »

– La bande : une série de plusieurs images qui se suivent horizontalement. Une bande

comprend entre une et six images environ.

– La case : est appelée aussi vignette, c’est une image d’une bande dessinée bornée par un

cadre.

–Le tracé du trait : est net, ou brossé par touches successives. Le dessinateur privilégie la

ligne droite, oblique, ou bien courbe ou encore brisée... Les couleurs peuvent être séparées par

des fins traits noirs.

–la calligraphie : est la forme des lettres, leur volume, la typographie, le caractère manuscrit

ou dactylographié, donnent une valeur expressive supplémentaire au contenu du message

verbal ou sonore.

2) Bulle

– La bulle, est appelée aussi un phylactère, c’est une forme variable peut prendre plusieurs

formes à savoir rectangulaire, circulaire ou autre qui, dans une vignette, contient les paroles

ou les pensées des personnages dites au style direct.

– L’appendice relié au personnage : permet d’identifier le locuteur. Il prend souvent la

forme d’une flèche pour les paroles et de petits ronds pour les pensées.
– Le cartouche : encadré rectangulaire contenant des éléments narratifs et descriptifs

assumés par le narrateur, appelés également commentaires.

– Le récitatif : il peut s'agir de textes courts comme « Pendant ce temps... » Ou « Le

lendemain matin... » Mais il peut être beaucoup plus étoffé et expliquer ou détailler l'action. Il

sert à rendre certaines actions pratiquement impossibles à restituer par l'image.

– L’onomatopée : mot dont le son qui imite la chose qu’il signifie ; les onomatopées

constituent le bruitage de la bande dessinée.

– L’idéogramme : icône, symbole ou petit dessin exprimant une pensée ou un sentiment.

– La typographie ou le lettrage : manière dont le texte est imprimé : caractères, forme,

épaisseur, disposition...

3) Plans

– Les plans : (terme venant du cinéma = série d'images enregistrées en une seule fois, par une

prise de vue ininterrompue) ; en B.D., il s’agit d’une seule image : façons de représenter le

sujet, vu à des distances diverses permettant de voir une plus ou moins grande partie du sujet,

et produisant des effets variés.

– Le plan d'ensemble : vue d’ensemble, de très loin ; prédominance du décor ; détails et

personnages très réduits.

– Le plan général : vue d’ensemble, mais de moins loin ; décor important, mais détails plus

visibles et personnages moins petits.

– Le plan moyen (“en pied”) : cadre les personnages en entier ; il précise l’action.

– Le plan américain : décor secondaire ; prédominance des personnages, coupés à mi-

cuisse ; il concentre l’attention sur les gestes.


– Le plan rapproché : personnages vus de près ; coupés à la ceinture ; il met l’accent sur

l'expression psychologique.

– Le gros plan : le décor disparaît ; il cadre en général le visage et fait ressortir les jeux de

physionomie.

– Le très gros plan : il coupe parfois une partie du visage ou de l’objet cadré et grossissent

l’expression en attirant l’attention sur un détail.

Hergé, Tintin : Tintin au Congo, CASTERMAN, PP.38-39

4) Procédés d’enchaînement de vignettes

– La scène : suite d’images se présentant dans le même décor.

– La séquence : suite d'images ou de scènes formant un ensemble, même si elles ne se

présentent pas dans le même décor.

– L’ellipse : temps qui passe entre deux cases ou deux scènes. L'ellipse permet de sauter des

événements sans importance afin de ne pas casser le rythme de l'action (ou au contraire de ne

pas montrer un événement important pour accentuer un suspense, une sorte de frustration

voulue).
– Le flash-back : “retour en arrière”. On l'utilise en général pour figurer ou représenter le

souvenir d'un personnage, ou pour raconter une action s'étant déroulée avant la scène que l’on

est en train de lire.

– Le "champ-contrechamp" : Le "champ-contrechamp" ne constitue pas un angle de vue à

proprement parler, mais plutôt une façon d'associer deux angles de vue immédiatement l'un à

la suite de l'autre.

Le "champ" est tout simplement l'image d'un angle de vue et le "contrechamp" sera la

vision opposée du champ.

(Exemple de champ-contrechamp), ibid.

CHAPITRE 2 : l’image – texte


L’image a beaucoup plus d’influence que le texte, on entend dans la rue des gens qui

insultent Dieu mais aucun ne répond, par contre quand il s’agit d’une image, Charlie Ibdou

par exemple, tout le monde s’éveille.

Les experts de la bande dessinée, tirent son origine de sa préhistoire aux dessins des

hommes préhistorique dans les cavernes et aux réalisations de William Hagarth. Ce dernier
utilise la gravure pour ridiculiser les vices et les travers de la société de son époque. A cette

époque on ne retrouve pas encore un mélange de texte et d'image car l'écrit était inconnu à

cette époque-là.

C’est à l’identique pour les hiéroglyphes égyptiens (caractère des anciennes écritures

égyptiennes), combinaison entre l'écrit et le dessin. De plus, ou y trouve déjà la lecture en

bande, des scènes placées successivement pour raconter un événement.

1) Le texte dans la bande dessinée

Au même titre que n’importe quel écrit ou genre littéraire, la bande dessinée a son

fonctionnement propre, et des caractéristiques particuliers qui lui sont spécifiques.

Le texte est une composante primordiale dans la BD. Le texte, et par sa fonction

d'enchainement et de mise en relation, sert à lier les images entre-elles, favorise la fluidité du

déroulement de l'action et de la lecture. Et par son aspect dialogué, il aide à transmettre au fur

et à mesure de la lecture les notions essentielles à la compréhension du récit.

Ce n’est pas parce que le texte a une valeur très estimée qu’on le trouve tout seul dans

la bande dessinée, mais au contraire on trouve plutôt des images ou des bandes dessinées

racontées juste par des images.


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Mais il parut qu’il peut exister des Bandes dessinées sans images.

2) Image dans la bande dessinée

L’image a plusieurs fonctions qui peut les remplir telles que :

-Une fonction d'information : l'image renseigne sur une réalité, un événement, …etc.

-Une fonction d'illustration : cette fonction est souvent attribuée à l'image, notamment par

rapport au texte écrit ou au commentaire dans le cas du cinéma et de la télévision.

-Une fonction explicative ou argumentative : l'image peut expliquer et aussi peut apporter

une argumentation en faveur d'une position…

-Une fonction narrative : l'image peut raconter une histoire, à travers les personnages mis en

scène, le décor, l'indication du mouvement…etc. Mais c'est surtout la succession d'images qui

peut permettre de raconter des histoires comme le cas des bandes dessinées notre objet

d'étude.

-Une fonction symbolique : beaucoup d'images ont une valeur symbolique, elles sont

associées automatiquement à une idée, un sentiment…etc.

3) la valeur communicative de l'image


Nous savons que l'image et les dessins constituent pour l'enfant, non seulement un

moyen d'expression mais aussi un outil de communication.

Comme le souligne De COSTE: « Une place de choix devrait être octroyé à l'image

qui fait partie de l'univers des enfants. Dans beaucoup d'institutions scolaires et notamment

les écoles, à travers le monde, l'image a été utilisée de tout temps pour faire parler les

(1)
apprenants ». Dans ses échanges avec ses interlocuteurs, enseignants, pairs, ou à l'école,

l'enfant, progressivement structure les schémas afin de parvenir à une signification de mieux

en mieux perçue et interprétée par autrui.

4) Priorité à l’image dans une BD


L’image est l'outil préféré qui peut attirer l'attention des enfants et aussi les adules,

comme le sait tout le monde. Même quand ils savent lire, les enfants tout d’abord, et parfois

seulement, sur les images lorsqu’en ouvrant et feuilletant un bande dessinée. Alors que les

petits enfants qui ne savent pas lire ne voient d’abord que des images et, pour eux, le texte

(1) De COSTE : L'image dans la didactique. étude de linguistique appliquée n: 17,1975.

lui-même est une image. Les plus regardées sont Les BD bien illustrées; les BD qui ne le sont

pas sont souvent délaissées.

5) La liaison texte-image
Faisons appel à l’expression de Joly Martine : « Mot et image, c’est comme chaise et

table, si vous voulez vous mettre à table, vous avez besoin des deux ». (2) Mariant avec subtilité

le texte et l’image, la bande dessinée est un mode de narration utilisant une succession

d’images ou vignettes accompagnées le plus souvent de textes : dialogues, bruits et sons.

Claude PEYROUTET nous expose une logique démonstration quant à la complémentarité «


Le texte peut se référer à l’image en la nommant, en faisant parler des personnages, en

insistant sur un détail ou en annonçant la vignette suivante ». (3)

Les textes figurent soit en- dessous de l’image, soit intégrés dans l’image, en général

dans une forme blanche aux contours irréguliers appelée « bulle » ou «ballon » ou «

phylactère ». Les images sont plus ou moins organisées en bandes agencées, en planches

(Page entière d’une BD) et constituées en séquences (ensemble narrative homogène décrivant

une action).

CHAPITRE 3 : Tintin : héros des générations

L’une des figures emblématiques du 9ème art c’est Tintin. Le directeur du journal le

petit 20ème illustré, L’abbé Wallez, destiné à la jeunesse un supplément hebdomadaire. Il en

confie la rédaction à un de ses employés, Père du célèbre personnage de Tintin, Hergé (1907-

1983) est considéré le comme plus grand créateur de la bande dessinée franco-belge,

(2) MARTINE Joly : L’image et son interprétation, Nathan, 2002, p.25.

(3) PEYROUTET Claude : La pratique de l’expression écrite, NATHAN, Paris, 1991, p.26

est considéré comme le plus grand créateur de la bande dessinée franco-belge, en lui
demandant de réaliser une histoire adaptant un livre anti-communiste. Hergé décide de
prendre Tintin qu’il avait dessiné auparavant en boy-scout Totor sous un autre nom. Tintin,
célèbre grand reporter, Il a un chien, un fox-terrier qui s’appelle Milou et qui l’accompagne
dans tous ses voyages à travers le monde, et même sur la Lune !

Tintin au pays des Soviets première œuvre reste une succession de planches basées sur

une histoire simpliste plutôt qu’une véritable aventure comme celles qui suivront. Le succès

de Tintin est renforcé par un « coup médiatique » du journal qui organise le retour triomphal

de Tintin à Bruxelles, en faisant porter le reporter, joué par un jeune garçon, par la foule.

L’abbé Wallez, enchanté, demande à Hergé une histoire en Afrique. Louant les mérites

et les œuvres des missionnaires. Si l’histoire reste bien dans l’air du temps, la maitrise du
scénario et du graphisme est sans conteste bien meilleure dans Tintin au Congo. Par la suite,

Hergé affine sa méthode, basée sur une documentation rigoureuse, et son style, ainsi que son

message propre, humaniste. Dans le 4ème tome ( les cigares du Pharaons ) apparaissent les

policiers X-33 et X-33 bis, plus connu sous le nom de Dupont et Dupond, ainsi que le

méchant Roberto Rastapopoulos, qui essaye de gêner ses enquêtes. Dans le 6 ème tome, c’est

le général Alcasar qui rejoint le monde de Tintin, suivi de Bianca Catastafiore dans le 8ème

album, une cantatrice ou chanteuse d’Opéra devient parmi les amis de Tintin depuis qu’il l’a

aidé à retrouver ses bijoux. Enfin, au début des années 40 apparait le trio formé par Tintin,

Archibald Haddock et Tryphon Tournesol, la forte personnalité de ces derniers volant

parfois la vedette au sage petit reporter.

Jusqu’au dernier tome Tintin et les picaros, en 1975 et à la mort d’Hergé en 1983,

que de chemin parcouru : Tintin est devenu un légende, son créateur lui a fait parcourir le

globe entier, combattre des trafiquants et des dictateurs, suivre un parcours initiatique, louer

l’amitié et la défense des populations locales. Ses aventures traversent les âges, le public

s’étant de 7 à 77 ans.

Tintin est blond avec une houppette qui lui donne l’air éternellement jeune. Ses traits

sont simples, très précis et sans ombre. D’ailleurs, tout l’univers de Tintin est plutôt

minimaliste et épuré ; les spécialistes appellent ce style graphique la Ligne Claire.

Comme Tintin a beaucoup voyagé, il est connu un peu partout dans le monde. Ses aventures

sont traduites en près de 60 langues et dialectes et il s’est vendu plus de 200 millions de

ses albums.

Qui est l’auteur de Tintin ?

Tintin est né de l’imagination du dessinateur et scénariste belge Georges Rémi qui

signe tous ses dessins sous un pseudonyme : Hergé (d’après les initiales de son nom et de son
prénom, RG). La première aventure de Tintin se déroule au pays des Soviets ; elle est parue le

10 janvier 1929 dans le onzième numéro de l’hebdomadaire belge le Petit Vingtième.

Où habite Tintin ?

Lorsqu’il n’est pas en reportage à l’autre bout du monde, Tintin habite en France, au

château de Moulinsart, dans le Loir-et-Cher. Hergé a inventé ce château en s’inspirant de

l’un des plus beaux châteaux de la Loire : le château de Cheverny (mais sans les deux tours

de chaque côté). D’ailleurs les propriétaires de Cheverny ont mis en place en 2001 dans

certaines salles du château une exposition permanente où l’on peut voir par exemple la

chambre de Tintin.

À quelle époque vit Tintin ?

Tintin parcourt le monde de la fin des années 1920 au début des années 1980. Il a ainsi

traversé la première crise économique mondiale (la crise de 1929), la Seconde Guerre

mondiale, la « guerre froide » entre l’URSS et les États-Unis et les décolonisations. Mais

comme il prend sa retraite à la mort de son créateur en 1983, Tintin ne voit pas la chute du

mur de Berlin, ni l’effondrement de l’URSS… Un peu frustrant pour un grand reporter.

Quel est le métier de Tintin ?

Tintin est grand reporter : il parcourt la planète pour informer un bout du monde de

ce qui se passe à l’autre bout. Par exemple, il a couvert l’actualité du conflit entre la Chine et

le Japon (le Lotus bleu), les conflits du Proche-Orient (Tintin au pays de l’or noir), etc.

Qui sont les amis de Tintin ?


Les meilleurs amis de Tintin sont le capitaine Haddock et le professeur Tournesol.

Courageux, impulsif et alcoolique, le capitaine Haddock n’est pas avare en jurons mais c’est

un fidèle compagnon. Quant au professeur Tournesol, il aide Tintin (et le lecteur) à éclaircir

certains mystères grâce à ses connaissances scientifiques.

Par ailleurs, Tintin a un ami qui lui est très cher mais qu’il ne voit pas souvent car il

habite en Chine ; il s’appelle Tchang.

Depuis qu’il l’a aidée à retrouver ses bijoux, Tintin compte également parmi ses amis

une cantatrice : Bianca Catastafiore.

Par ailleurs, Tintin croise souvent les inspecteurs Dupont et Dupond. Ils ne sont pas

plus méchants qu’ils ne sont bêtes. Et je dirais même plus, ils ne sont pas plus bêtes qu’ils ne

sont méchants !

Qui sont les ennemis de Tintin ?

Contrairement à certains de ses collègues (Lucky Luke, Astérix, etc.), Tintin n’a pas

vraiment d’ennemis. Mais il rencontre souvent des gens qui essayent de gêner ses enquêtes,

comme Roberto Rastapopoulos (rencontré pour la première fois dans l’affaire des Cigares

du pharaon).
Les produits dérivés de Tintin
Microsoft Encarta
Le succès planétaire de Tintin a engendré un nombre
Junior 2009
impressionnant de produits dérivés : figurines, jeux, papiers
peints, vaisselles, objets de collection issus de la série (fusée
lunaire, sceptre d'Ottokar, etc.)...

Parallèlement au succès de la série BD, Tintin est aussi devenu un


héros de cinéma (interprété par Jean-Pierre Talbot). Deux films
basés sur des scénarios originaux ont vu le jour : le Mystère de la
toison d'or (1960) et Tintin et les oranges bleues (1964).

Chapitre 1 : Et puis, les aventures de Tintin ont aussi fait l'objet d'une série de
dessins animés pour la télévision à partir de 1992.
Péripéties et

aventures.
Les aventures de Tintin, Tintin au Congo, Hergé, Casterman, page de couverture.

Catégorie : Bande dessinée

Genre : Aventure

Année : 1931 (noir et blanc) 1946 (couleur)

Nombre de pages : 62

Nation : Belgique
Auteur : Hergé ( George Rémi )

Un synopsis du : Tintin au Congo

Pour effectuer un reportage, le célèbre reporter Tintin et son fidèle compagnon Milou,

sont envoyés au Congo. Mais déjà en embarquant sur le bateau qui les mène vers l’Afrique,

ils doivent se mettre en position d'affronter un bandit qui cherche à écarter Tintin. Le voyage

au Congo sera plein de péripéties, entre fusillades, guérillas de tribus africaines, chasse au

lion, crocodile, léopard, éléphants…

Un Congo belge, de moins en moins belge :

De façon tout à fait logique, beaucoup de bandes dessinées franco-belges situées en

Afrique se déroulent au Congo. Ce territoire, à l’origine, est identifié clairement comme

belge. Prenant tout d’abord le cas de Tintin au Congo, notre sujet d’étude, publié dans le petit

Vingtième en 1930, puis repris un an plus tard en album. Nous notons que l’épisode était une

commande. Au cours des années 1920-1930, se développe en Belgique le concept de

« colonisation éthique », s’incarnat dans la formule « dominer pour servir ». Mais la

thématique ne fait guère recette.

Hergé qui n’est jamais allé au Congo, peut se documenter en métropole. Il bénéficie des

lumières de certains reporters du Vingtième Siècle qui connaissent la colonie (1) .

L’album de Tintin (noir et blanc) indique de nombreux éléments que celui-ci se trouve

bien au Congo belge. Au début de l’aventure, expliquant au Milou le trajet suivi, le héros

évoque ainsi deux localités réelles : Bomba, ancienne capitale coloniale, et le port de Matadi.
Alors qu’il se livre à cet exercice didactique, sur la côte, un jeune Noir tient dans ses

mains l’hebdomadaire Bruxellois Le petit Vingtième. Le bateau sur lequel Tintin a voyagé

porte le nom d’une autre localité congolaise, Thsyville. Au contraire à l’édition en couleurs

qui montre au début de l’aventure, et sur la première planche, plusieurs personnes saluent

Tintin et le souhaitent bon voyage et bonne chance, les Dupondt, situés à l’arrière plan,

l’observent et murmurent qu’il part seulement pour l’Afrique. En effet, si le terme

« Congo »est maintenu dans l’intitulé, aucune colonie particulière n’est évoquée au long du

récit.

(1) Bennoit Peeters, Hergé fils de Tintin, Paris, Flammarion, 2002, pp.78-79
Ibid, page 1

De même, à la veille de débarquer, le petit reporter se contente de déclarer à Milou :

« Et voilà l’Afrique, mon brave Milou ».

Ibid, page 9
Chapitre 2 : sens et dénouement.

1) Situation de l’ouvrage

Hergé et le Congo belge des années '30

Après leur retour du pays des Soviets, Tintin et Milou s'ennuient: «Où aller ?» se demandent-

ils devant un globe terrestre, dans le numéro du 22 novembre 1930 (du Petit Vingtième) :

Illustration de couverture du Petit Vingtième (1930)

MILOU :- Que dirais-tu d'un voyage au Congo ?

TINTIN :- Au Congo ?

MILOU :- Mais oui, au Congo... Nous y ferions des explorations ?

TINTIN :- Mais, mon vieux Milou, tous les Belges connaissent le Congo! (1)

(1) Cité par AJAME (pierre), Hergé, Préface de Dan Franck. Paris, Gallimard, 1991, p.80.
Lorsque Hergé est accusé du racisme, il avoue dans l’entretien avec Hergé : C’est en

1930. Je ne connaissais de ce pays que ce que les gens racontaient à l'époque: « les nègres

sont de grands enfants... Heureusement pour eux que nous sommes là » (2)

Alors, Hergé décide enfin d’envoyer son héros dans le Congo (qui à l’époque est une

colonie de la Belgique).

Tintin se lance alors dans une série d’aventures au Congo. A sa sortie, cet album a

connu un grand succès avec celui de Tintin aux pays des soviets. Cependant, nous devons

exposer avant tout, le cadre général de l'élaboration et de la réception de l'album, tentons de

nous pencher sur l'œuvre en elle-même : L'abbé Wallez a reçu une proposition du ministère

belge des colonies : réaliser une série de reportages « positifs » sur la présence belge au

Congo, ce qui l’a poussé de demander à Hergé de d’orienter son héros vers le Congo cette

fois-ci, et ne pas vers l’Amérique. En effet, le Roi a cédé le Congo (qui a d'abord été sa

propriété privée) à la Belgique (1908), parce qu’il était incapable de faire face aux exigences

financières requises par la gestion de cet énorme territoire.

La bande dessinée permet d'identifier les missions civilisatrices que prétendent y

accomplir les métropoles. Il s'agit aussi d'un témoignage du regard que de nombreux

Européens portent sur les populations locales.

Eduquer :

Le 28 juillet 1885, devant les députés, Jules Ferry, dans son fameux discours, évoque

la « mission civilisatrice » de l'Europe. « Je répète qu’il y a pour les races supérieures un

devoir pour elle. Elles ont le droit de civiliser les races inférieures ». Il convient donc

d'éclairer ces populations. Cette éducation passe par l'apprentissage de la langue, mais aussi

(2) SADOUL(Numa), Moi, Tintin. Entretiens avec Hergé. Casterman, 1975, p.49 que la BD.
de l'histoire, notamment de la métropole. Tintin s'adresse à ses élèves, non sans mépris « mes

chers amis » comme suit: "(...) je vais vous parler de votre patrie: la « Belgique ». Son cours

s'interrompt très vite, puisqu'un léopard pénètre dans la salle de classe. Tintin est prêt au

sacrifice. Il est responsable de ses élèves qu'il doit défendre leur défendre et leur protéger de

n’importe quel danger. C'est aussi une manière pour le dessinateur de souligner la générosité

des colons qui donnent le meilleur d'eux-mêmes pour les colonies, à l'image de la mère patrie,

toujours prodigue à l'égard de son empire ou de ses colonies.

Une scène s’est déroulée avant que Tintin commencera son cours, et qui se trouve dans

deux versions : ( parler de Belgique et donner la leçon de calcul). Un élève vient chez le père

qui accompagne Tintin, et lui déclare que leur précepteur est malade, et qu’il n y a personne le

remplace en leur donnant la leçon de calcul.

[http://3.bp.blogspot.com/2IslAJL3zpk/VDzeVZpbKBI/AAAAAAAAIzw/BTDvARbfX9U/s
1600/eduquer.jpg]
C’est la deuxième version en couleur dans laquelle Tintin donne la leçon de calcul :

Juger et pacifier :

On peut voir Tintin, à maintes reprises, rendre des jugements afin de clore des

différends opposants les populations indigènes entre elles. Il ne trouve rien de mieux que de

couper le chapeau en deux afin de satisfaire deux hommes qui se le disputent. Ces derniers

partent satisfaits du verdict rendu, même si leur moitié de chapeau ne leur est plus d'aucune

utilité. De la même manière, nous le verrons plus loin, c'est Tintin qui ramène la paix et

permet de limiter les querelles qui existent dans la région.


Chapitre 3 : didactique et enseignement.

1) La BD : un moyen d'expression

La communication

L’objectif qui doit être visé par l’enseignant de français est enseigner cette langue,

veut dire communiquer cette langue qui est vue comme un moyen d’échange et d’interaction.

Dans les approches communicatives, on analyse la langue comme un tout. L'objectif

est amener l'apprenant à utiliser les règles phonologiques, lexicales et grammaticales ainsi que

les éléments socioculturels et psychologiques dans un contexte déterminé, dans une situation

donnée, c'est-à-dire une situation authentique de communication.


Ces contextes peuvent être présentés à l'aide de supports visuels ( BD, affiches,

photos… Ainsi l'apprenant apprendra à :

etc.); sonores (enregistrements de chanson, comptines – chanson enfantine -…etc).

La classe peut être un terrain propice pour faire découvrir à l'élève plusieurs situations

de la vie quotidienne, et ceci selon ses motivations bien sûr à l’aide d’un support indulgent tel

Ainsi l'apprenant apprendra à :

1-Respecter les usages sociaux : saluer, (se) présenter, remercier…

2-Faire agir : en invitant à faire, suggérant, ordonnant…

3-Echanger des informations : donner et demander des informations sur des personnes ( nom,

prénom, adresse ).

4-Exprimer un sentiment, accords, désaccord, préférences…etc. Ou un point de vue.

a) La communication par la BD

La BD est un support très efficace pour les enfants comme outil de communication.

Avec sa forme, ses dessins et ses couleurs, la BD présente une situation de communication

authentique. Elle motive les sujets à l'apprentissage et peut contribuer à atteindre l'objectif

général de l'enseignement de français à l'école primaire ou autre à savoir : amener l'apprenant

à employer une langue simple appropriée à une situation de communication donnée.

En outre, par son aspect dialogué, la BD permet à l'apprenant de communiquer et

parler à la place des personnages.

2) L'apport pédagogique de la BD

a) Compétences développées par la BD


a.1. Lecture / écriture

L’utilisation en classe de la BD peut servir à faire acquérir plusieurs compétences

relatives à la langue enseignée. C’est une manière attrayante d’aborder le livre, elle peut

donner envie de lire.

Amener l’élève à lire, à écrire et parler, à comprendre et à produire différents discours

dans différentes situations : des compétences pouvant être développées à l’aide de la BD.

Pierre ROY met l’accent sur la nécessité de développer le goût de la lecture chez l’élève : « Si

nous réussissons à donner à nos élèves le goût de la lecture, puis à transformer ce goût en

besoins dont on ne peut plus se passer, à les habituer à une dose quotidienne de lecture, dont

l’absence devient intolérable, nous n’aurons pas perdu notre temps et notre enseignement

n’aura pas été vain…Nous aurons éveillé à un vice, le plus noble qui soit, le plus doux et le

plus utile, celui qui comble la vie d’irremplaçables joies ». (1)

Si l’image permet à l’enfant de comprendre d’un seul coup d’œil une situation qu’un

récit écrit semble paraît compliqué, les courts énoncés contenus dans les bulles, le poussent à

lire avec un gout merveilleux et sans hésitation.

La BD peut servir également dans les exercices d’expression écrite et orale. Ces

activités sont faciles à réaliser, car elle aide l’élève à exprimer facilement grâce au dessin

(histoires racontées par des images).

a.2. La communication orale

A l'école primaire, l'objectif de communication peut se limiter à faire comprendre aux

apprenants que communiquer, c'est : produire un message en fonction des interlocuteurs,

d'une situation, du canal de communication…c'est-à-dire que l'apprenant s'interroge sur: qui

dit? Quoi? A qui? Dans quelles circonstances? Avec quels effets?


A ce propos, la BD peut être considérée comme un support qui favorise l'acquisition

des compétences de communication. Les linguistes comme AUSTIN et SEARLE ont élaboré

une procédure de description de la parole, celui d'acte de langage direct. En effet, le langage

ne sert pas seulement à raconter ou à décrire, il sert aussi à faire des demandes, à donner des

ordres, à féliciter quelque chose à quelqu'un, celui de l’acte de langage indirect.

Ainsi, un même acte peut être réalisé par des énoncés très différents et parfois même à

partir d'éléments non verbaux (un sourire comme équivalent d'un bonjour par exemple).

a.3-La compétence: compréhension/expression

Dans la BD se trouve un lieu harmonisant la compréhension et l'expression. Ces

activités sont faciles également à réaliser, car l’apprenant est aidé dans son imagination par le

dessin. En effet, les activités de mémorisation permettent à réussir les activités de production.

C’est à dire que l'apprenant mémorise d'abord ce qu'il a vu puis il le produit sans faire un

grand effort.

La production orale ou écrite de la classe de français, constitue donc un des moyens

pédagogiques pour construire une compétence d’expression et de communication.

a.4-La narration

La BD représente un véritable récit de fiction. La narration, en BD, repose sur le

dialogue, c'est-à-dire l'ensemble des actions réciproques (interaction) verbales entre les

différents personnages du récit. Il s'agit d'un récit ou d'une histoire racontée par des images, ce

qui nous amène à dire que la BD constitue un bon support pour apprendre aux élèves à

construire un schéma narratif.


b. Comment travailler avec la BD en classe

A partir de l'image l’enfant peut comprendre la BD en totalité, du dessin, et de

réfléchir sur les procédés graphiques, ainsi de développer l'expression orale. En d'autres

termes, l'enseignant incite ses apprenants à introduire le document. L'enseignant vise alors à

un entrainement en compréhension orale et écrite pour arriver à l'expression orale

(déclencheur d'expression): raconter l'histoire selon différents points de vue, trouver un titre,

imaginer ce qui s'est passé avant, ce qui se passera après. Outre, l'enseignant demande aux

apprenants d'imaginer le contenu des bulles, de trouver le mot de la fin, de réviser et enrichir

son vocabulaire et de manipuler certaines structures grammaticales et des actes de parole en

situation authentique.

L'enseignant passe enfin à l'expression orale pure, en développant la créativité des

apprenants. Par exemple, il est possible de jouer les scènes originales de la BD, ou celles

inventées par les apprenants qui est à leurs niveau.

c. Les avantages de la BD

La BD permet un travail en réseau sur les personnages, les genres et les auteurs et

leurs différentes œuvres. Elle permet pour tous les apprenants une entrée plus facile dans la

lecture autonome et elle devient par la suite la lecture de plaisir. S'ils ne sont pas habitués à

lire des romans ou des autres formes de littérature, généralement les apprenants connaissent et

pratiquent déjà d'eux-mêmes la lecture de bandes dessinées. Pour les apprenants en difficultés

face à la lecture, cela reste un moyen plus facile de pratiquer la lecture autonome et qui leurs

donne le bon gout de l’apprendre avec plaisir.

Tout comme le théâtre, la BD est un outil privilégié pour l'étude du dialogue dont elle

utilise de A à Z. Par sa technique du cadrage et la mise en scène des personnages, elle

s'apparente à du " théâtre en image ".


La BD peut être le point de départ de projets d'écriture; par exemple au niveau de

l'écriture de dialogues, l'exercice consiste pour l'apprenant à écrire les paroles des personnages

en tenant compte de l'information visuelle (attitudes, décors, personnages,…etc.).

La BD participe à l'introduction de l'image sous toutes ses formes au sein de la classe.

d. Conclusion

Nous concluons de ce chapitre que la bande dessinée est un support qui plait les

apprenants et les pousse à apprendre le français. C'est la raison pour laquelle nous avons

voulu l'étudier en tant que support d'apprentissage de la langue étrangère.

Certes l'enfant est né pour jouer, mais notre objectif principal à travers la BD n'est pas

d'amuser l'apprenant mais plutôt d'apprendre la langue avec tout ce que cela comporte comme

compétences. La stratégie donc est de joindre l'utile à l'agréable, une motivation à suivre les

difficultés de l'apprentissage.

Une des plus grandes motivations dans l'apprentissage de la langue étrangère est que

l'apprenant est attiré curieusement par un environnement autre que le sien. Ainsi plongé dans

cet autre monde qui est à son gout il aimera davantage son école et lui permettrait d'être

récupéré définitivement à suivre tous ses cours et réussir dans sa scolarité.


Conclusion :

Elle n’appartient pas à une classe sociale définie, de l’ouvrier au cadre supérieur les

BD circulent, elle est universelle, elle s’adresse aux personnes peu cultivées comme aux

universitaires. Comme toutes les littératures, elle adopte divers genres : de celle dite « de

gare » à la BD réputée sérieuse.

La BD est un moyen d’expression, un véhicule de la culture de masse et de son

idéologie mais aussi un art. Les BD sont le reflet de leur époque. Faut-il croire à l’existence

d’un âge d’or ? Cette question divise ceux qui se vantent d’être des interprètes … Il faut certes

laisser aux dessinateurs à libérer le désir créatif.

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