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M2 Professionnel, Sciences de l’éducation ENS/UF

ENVIRONNEMENT JURIDIQUE
MALAGASY

PLAN DU COURS :

I. Généralités…………………………………………………………………………….. 2

II. Initiation à l’étude du droit administratif………………………………………….. 13

III. Initiation à l’étude du droit de la fonction publique……………………………… 18

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I- GENERALITES:

11- Objectif du cours :


Ce cours vise à développer une aptitude à concevoir, organiser et encadrer le travail sur le plan
juridique. C’est-à-dire, un encadrement juridique des situations auxquelles nous pouvons nous
confronter dans le monde professionnel (que se soit dans le secteur public ou privé).
Ici, l’environnement juridique signifie : ce qui entoure le Droit, ce qui constitue le voisinage du
Droit. Sans être juriste, en tant que haut responsable ou futur responsable, il est important d’initier en
la matière voire maîtriser l’aspect juridique de notre attribution.
Vocabulaire : Juriste veut dire spécialiste en droit
12- Définition :
Le mot Droit se définit comme un ensemble des règles juridiques qui régissent…
Exemple : Le droit constitutionnel c’est l’ensemble des règles juridiques qui régissent les
institutions / relatives aux institutions (le parlement, le gouvernement et la Haute Cour
Constitutionnelle)
Le droit administratif c’est l’ensemble des règles juridiques qui régissent l’administration
dans sa gestion des services publics, et dans ses rapports avec les particuliers.
Le droit de la fonction publique c’est l’ensemble des règles juridiques qui régissent les
fonctionnaires ou les personnels de l’Etat.
Le Finances publiques c’est l’ensemble des règles juridiques régissant la mode de gestion de
finances de l’Etat/ fonds publics.
Le droit du travail c’est l’ensemble des règles juridiques qui régissent à la fois l’employeur et
le travailleur.
Remarque :
Droit objectif c’est l’ensemble des règles régissant la vie en société et sanctionnées par la puissance
publique
Droit subjectif c’est la prérogative attribuée à un individu dans son intérêt lui permettant de jouir d’une
chose, d’une valeur ou d’exiger d’autrui une prestation

La personnalité juridique est l'aptitude à être titulaire de droits et de devoirs.

La personnalité juridique est, d'un point de vue positiviste, une fonction juridique attribuée aux
personnes physiques (êtres humains) et aux personnes morales (groupements tels que : entreprises,
associations, État et ses services déconcentrés).

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13- Branches du droit


131- Droit national et droit international

 Le droit international public étudie la relation entre Etat


 Le droit international privé (étude de nationalité)

132- Les droits régionaux

 Le droit de l'Union européenne


 Le droit européen

133- Distinction entre droit privé et droit public

 Le droit privé
 Le droit public

DROIT PUBLIC DROIT PRIVE

 Droit constitutionnel  Droit du travail


 Droit administratif  Droit commercial
 Droit de la fonction publique  Droit International Privé
 Finances publiques
 Droit de collectivité  Droit pénal (Mixte)
 Droit International Public (entre Etat :
convention, traité…)

14- Hiérarchie des normes juridiques

141- Définition de hiérarchie des normes

La hiérarchie des normes est un classement hiérarchisé de l'ensemble des normes qui
composent le système juridique d'un Etat de droit pour en garantir la cohérence et la rigueur. Elle

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est fondée sur le principe qu'une norme doit respecter celle du niveau supérieur et la mettre en
œuvre en la détaillant.
Formulée par Hans Kelsen (1881-1973), un américain d'origine autrichien, théoricien du droit
et auteur de la "Théorie pure du droit", la notion de hiérarchie des normes juridiques ne peut
prendre tout son sens que si son respect est contrôlé par une juridiction.
La Constitution, qui institue et organise les différents organes composant l'Etat, est en général
considérée comme la norme la plus élevée. Sa suprématie peut cependant entrer en concurrence
avec des règles internationales.

142- Pyramide des normes (ou pyramide de Kelsen)

Etymologiquement, le mot pyramide vient du latin pyramis, pyramide, du grec puramis,


gâteau de farine et de miel en forme de pyramide.
Une pyramide est un grand monument égyptien ayant une base rectangulaire, avec quatre
faces triangulaires, se rejoignant en une pointe au sommet. Les pyramides servaient de tombeau aux
pharaons.
En géométrie, une pyramide est un polyèdre formé à partir d'une base constituée d'un
polygone à n côtés (n ≥ 3). Chaque angle du polygone est relié par une arête à un point unique,
appelé l'apex, formant ainsi n faces latérales triangulaires. Sans précision, la base est supposée
carrée.
Dans la locution pyramide des normes, le terme pyramide désigne une représentation
graphique, en deux dimensions, d'un ensemble hiérarchisé d'éléments de moins en moins nombreux
quand on part de la base et que l'on remonte vers le sommet.
Exemples : pyramide des âges, pyramide des revenus.
L'expression pyramide des normes (ou pyramide de Kelsen) est à la fois un synonyme du
concept de hiérarchie des normes, tel que l'a formulé par Hans Kelsen, ainsi qu'une représentation
graphique montrant l'empilement hiérarchisé des différents blocs qui la composent.

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Bloc de
constitutionnalité

Bloc de conventionalité

Bloc de légalité

Principes généraux du droit

Bloc réglementaire

Bloc contractuel, Actes administratifs (circulaires, directives)

C’est-à-dire :

 le bloc de constitutionnalité,
 le bloc de conventionalité (traités et conventions internationales),
 le bloc de légalité (lois ordinaires, lois organiques, ordonnances),
 les principes généraux du droit,
 le bloc réglementaire (décrets, arrêtés, etc.),
 le bloc contractuel et les actes administratifs (circulaires, directives).

15- Parallélisme des formes


Dans un conflit de normes, elle permet de faire prévaloir la norme de niveau supérieur sur la
norme qui lui est subordonnée.
Une règle de droit nouvelle doit satisfaire à certains principes :

 respect des règles antérieures de niveau supérieur,


 possibilité de modifier les règles antérieures de même niveau en respectant le principe de
temporalité (la loi la plus récente remplace la précédente),
 entraîner l'abrogation des règles inférieures contraires.

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Autrement dit, le principe juridique de droit public d'après lequel une décision administrative prise
sous une certaine forme ne peut être retirée, abrogée, annulée ou modifiée qu'en respectant les mêmes
formes.

De plus, le parallélisme des formes est un principe juridique selon lequel un acte pris selon une
certaine procédure ne peut être modifié ou abrogé qu'en suivant la même procédure. Il est aussi dit
« correspondance des formes » ou « symétrie des formes ». L'acte qui modifie ou abroge est dit « acte
contraire »
On distingue parfois :

 l'ordre juridique interne ou national, si toutes les normes qui le composent peuvent être
invoquées devant une juridiction nationale
 l'ordre juridique externe ou international (ou transnational), si ses composantes peuvent être
invoquées devant une juridiction internationale.

16- Les auteurs des textes des lois :

 la constitution (Référendum constitutionnel ou élection constitutionnelle= peuple qui a droit


au vote) ;
 la convention (traités et conventions internationales)= organisme international
 le bloc de légalité (lois ordinaires, lois organiques, ordonnances) = législatif ou parlement
(l’Assemblée Nationale et le Sénat)
Au sens large, une "loi" est une disposition normative et abstraite posant une règle juridique
d'application obligatoire. On distingue d'une part, les lois constitutionnelles qui définissent les droits
fondamentaux, fixent l'organisation des pouvoirs publics et les rapports entre eux, les lois organiques
qui structurent les institutions de la République et pourvoient aux fonctions des pouvoirs publics (par
exemple le statut de la Magistrature) et d'autre part, les lois ordinaires. Les lois ordinaires sont
adoptées à l’issue de la navette parlementaire. Parmi les lois ordinaires, on distingue les lois de
finances.
Au sens formel, la loi est une disposition prise par une délibération du Parlement (Assemblée
nationale et Sénat) par opposition au "règlement" qui est émis par une des autorités administratives. A
cet égard on distingue le "décret", acte pris par le Président de la République et l'"arrêté" qui est pris

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par les ministres, les Préfets, les Chefs de district et par les maires en fonction des attributions que leur
confèrent la Constitution et les Lois.
Une loi organique est une loi relative à l'organisation et au fonctionnement des pouvoirs
publics. Votée par le parlement, elle précise ou complète les dispositions de la Constitution qui a
fixé les principes généraux. Une loi organique est une loi relative à l'organisation des pouvoirs
administratifs (fonctions législative, juridictionnelle, gouvernementale et administrative). Les lois
organiques sont obligatoirement soumises au Conseil constitutionnel.

En France, dans la hiérarchie des normes, la loi organique se situe en dessous de la Constitution
mais au-dessus des lois ordinaires.

 les principes généraux du droit (PGD et liberté, PGD et Egalité devant la loi, PGD et
sécurité). La jurisprudence a permis de dégager les PGD. Ces règles énoncent les principes
fondamentaux du droit administratif. Les PGD ont une valeur législative, même si certains
auteurs dont Réné Chapus ont pu soutenir qu’ils avaient une valeur « infra-législative et supra-
décrétale ».

Remarque :
La jurisprudence est une décision rendue par les juridictions sur une question de droit en cas
de vide juridique (de la loi).

 le bloc réglementaire (décret ou arrêté)= c’est un acte pris par l’exécutif (gouvernement) :
c’est-à-dire, pris par les ministères et/ou par ses services déconcentrés).
Remarque :
Le conseil des ministres est dirigé par le Président de la République tandis que le conseil de
gouvernement est dirigé par le Premier Ministre Chef du Gouvernement.
Le mot municipal est relatif à la commune urbaine alors que le communal est relatif à la
commune rurale (par exemple le conseiller municipal ou conseiller communal, police municipale ou
police communale, stade municipal ou stade communal…)

 le bloc contractuel et les actes administratifs (circulaire ou directive, ou note) = c’est un acte
pris par exécutif.

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17- Ordre de juridiction : STRUCTURE D’ORGANISATION JURIDICTIONNELLE


MALAGASY
L’intérêt de notre étude se pose sur la nécessité/l’importance/la particularité de cette structure
d’organisation juridictionnelle malagasy.
Dans un Etat de droit, l’application des règles juridiques est surveillée par des juridictions
indépendantes. Madagascar connaît trois ordres de juridictions: l’ordre judiciaire, l’ordre administratif
et l’ordre financier.
L’existence d’une juridiction administrative répond à une nécessité de contrôler
l’Administration, afin de régler les conflits entre elle et les administrés; et la juridiction financière est
la justice des comptes de l’administration ; quant à la juridiction judiciaire, elle est la gardienne de la
propriété privée et de la liberté fondamentale des citoyens, elle est compétente pour les actions civiles.
Ces juridictions sont indépendantes les unes des autres. Par ailleurs, à côté de ces dernières, il y
a les justices ou instances.

171- Historique :
Il faut noter que pour les pays appartenant au système juridique anglo-saxon qui ne
connaissent pas la dualité juridictionnelle, et que tous les contentieux de l’administration sont jugés
par des juges judiciaires et selon les règles de droit privé, on parle alors d’unicité de juridiction et de
droit applicable (unicité juridictionnelle). Par contre, dans les pays appartenant au
système juridique romano-germanique, le « contentieux administratif » relève d’un juge différent de
celui qui traite les litiges de droit commun. L’administration est alors jugée par un juge administratif et
selon les règles du droit administratif, on parle dans ce cas-ci de dualité
de juridictions et de droits applicables (dualité juridictionnelle). De plus, le modèle romano-
germanique a été repris par de nombreux Etats d’Afrique lorsque ceux-ci ont accédé à l’indépendance au
début des années soixante.
C’est le cas de Madagascar qui a su réformer le modèle et l’adapter aux réalités et besoins qui
étaient les leurs.
La question qui se pose est: comment est organisée la structure d’organisation
juridictionnelle malagasy ? De quelle façon ? De quelle manière ? En d’autre terme, il est question de
savoir la façon dont cette structure est organisée.
Il est nécessaire, tout d’abord, de cerner la notion/concept d’organisation juridictionnelle malagasy,
afin de dégager ensuite,
Ses particularités/ses compétences/ses attributions/ ses fonctionnements

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172-Généralité sur la Structure d’Organisation Juridictionnelle Malagasy

1721- Notion sur la structure d’organisation juridictionnelle Malagasy


La juridiction vient du mot du latin «jurisdictio », qui signifie « dire le droit », c’est un organe
chargé de trancher les litiges en faisant l’application des règles du droit.
L’organisation juridictionnelle est l’ensemble des organes composant le système juridictionnel
d’un pays.
Le terme « juridiction » est parfois employé comme synonyme de « compétence »lorsqu'un
tribunal ou un juge a juridiction sur une affaire, c'est-à-dire qu'il est compétent pour statuer.
L’organisation judiciaire malgache est fondée sur le principe du double degré de juridiction
et comprend trois ordres de juridiction distincts, tels que l’ordre judiciaire, l’ordre administratif et
l’ordre financier. Leurs organisations sont régies par des règles précises, qui peuvent apparaître
complexes en raison de leur variété. En effet, il n’existe pas qu’un seul type de tribunal pour régler
tous les conflits et les litiges qui peuvent naître dans une société, car c’est en fonction du type de litige
concerné, qu’un tribunal spécifique est compétent pour le trancher.

1722-Types/ordres de Juridiction Malagasy

La juridiction Malagasy est à trois ordres : Ordre Judiciaire, Ordre Administratif et Ordre
Financier.

Cour suprême

Cour des comptes


Cour de cassation Conseil d’Etat

Cour d’appel

Tribunal de Tribunal administratif Tribunal financier


Première Instance

 Cour criminelle
 T. de travail
 T. de commerce
 etc.

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a-Ordre Judiciaire
L’ordre judiciaire est la juridiction compétente pour juger les différends relevant du droit
commun.
Il comprend, tout d’abord, des Tribunaux de Première Instance, qui statuent en premier
ressort; ensuite, les Cours d’Appel, qui est compétente pour les actions en appel des jugements de la
première instance et enfin, la Cour Suprême

b-Ordre Administratif
L’ordre administratif a pour mission de trancher les litiges entre les particuliers et les pouvoirs
publics (administrations de l’État, collectivités territoriales, entreprises publiques).
A Madagascar, l’ordre administratif est constitué par les Tribunaux Administratifs et le Conseil d’Etat.

c-Ordre Financier
Les juridictions financières ont pour fonction de contrôler l’exécution de la loi de finances. Il
s’agit de la Cour des Comptes et des Tribunaux Financiers qui ont pour vocation de contrôler l’activité
des ordonnateurs et des comptables publics.

1723-Degré de la Juridiction Malagasy


a-1er Degré de Juridiction
Les juridictions du 1er degré sont celles qui statuent en première sur les faits. Les particuliers
soumettent pour la première fois un litige devant une juridiction, et cette dernière va trancher le litige
par rapport aux faits présentés. L’exemple type est celui du Tribunal de
Première Instance, le Tribunal Administratif et Financier, Cour d’appel. Aussi, les juges de ses
tribunaux sont des juges des faits car ils statuent à partir des faits qui lui sont présentés. Ils appliquent
simplement la loi sur les faits qui constituent une infraction. C’est un juge qui statut en premier ressort.

b-2ème Degré de Juridiction


Les juridictions du second degré ont pour fonction de juger la même affaire une seconde fois,
lorsqu’un plaideur n’est pas satisfait de la décision rendue en première instance. Elles sont celles
tranchent les différends sur le fond, c’est-à-dire que les juges de fond ne statuent plus sur les faits mais
sur l’application de la règle de droit par les juridictions du 1er degré. Ce sont le Conseil d’Etat pour
les contentieux administratifs, la Cour des Comptes pour les comptes des

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personnes morales de droit public et la Cour de Cassation pour les affaires relevant du droit commun
et les conflits entre les juridictions de différent ordre.
En vertu de l’article 121 de la Constitution de la VIème République, le Cour Suprême veille au
fonctionnement régulier des juridictions de l’ordre judiciaire, administratif et financier. Elle
comprend : la cour de cassation ; le conseil d’Etal ; la cour des Comptes.

18- Du juge
Chaque ordre de juridiction a son propre juge. En effet, il y avait un :
 Juge judiciaire qui travaille à l’ordre judiciaire ;
 Juge administratif qui travaille à l’ordre administratif ;
 Juge financier qui travaille à l’ordre financier.

Remarque : La répartition des pouvoirs


La répartition de pouvoir est liée à la théorie de la séparation des pouvoirs qui a son origine
dans la philosophie politique du XVIIème et XVIIème siècle.
La théorie de la séparation des pouvoirs est basée sur la distinction de trois fonctions dans
l’Etat : fonction législative, fonction exécutive, fonction juridictionnelle (règlement des litiges). A
cette distinction des fonctions correspond une séparation des pouvoirs ; le pouvoir législatif exerce la
fonction législative, le pouvoir exécutif exerce la fonction exécutive, le pouvoir judicaire exerce la
juridictionnelle.
L’article 40 de la Constitution Malagasy de la IVème République énumère les Institutions de
l’Etat et qui sont : le Président de la République et le gouvernement, le parlement (l’Assemblée
Nationale et le Sénat), la Haute Cour Constitutionnelle.
A la séparation des pouvoirs correspondent une séparation organique : le pouvoir législatif
est confié aux assemblées représentatives ou le parlement ; le pouvoir exécutif est confié au Chef de
l’Eta, au gouvernement et aux ministres, le pouvoir judiciaire est confi » aux tribunaux.
L’objet de la théorie est de limiter le pouvoir en le divisant. Montesquieu a clairement défini
cet objectif comme « pour qu’on ne puise pas abuser du pouvoir, il faut que, par force des choses,
LE POUVOIR ARRETE LE POUVOIR. C’est la théorie de l’équilibre de pouvoir ».
Les institutions gouvernantes sont au nombre de deux et qui sont l’organe exécutif ou
gouvernement et l’organe législatif ou parlement.
« « « La liberté politique est la participation à la direction des affaires publiques par le
suffrage et la délibération (un trait caractéristique le plus important de la démocratie libérale) » » ».

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- Structure de l’organe législatif

Le parlement est Le représentant de la volonté du peuple. Le nombre des parlementaires


varie et dépend de la démographie du pays.
Les parlementaires sont regroupés en une ou plusieurs assemblées ou chambres pour une
durée déterminée (mandat parlementaires) que l’on appelle législature.
Le parlement monocamérisme est un parlement composé d’une seule chambre. Cela
s’explique par le fait que la volonté du peuple est une et indivisible.
Le bicamérisme est un système dans lequel le parlement est composé de deux chambres.
Pour Madagascar, la première chambre représente la volonté du peuple (Art 69 de la loi mère) et la
seconde celle des collectivités (Art 81 de la loi mère).

- Structure de l’organe exécutif


On parle qu’un exécutif est monocratique si un seul individu détient le véritable pouvoir de
décision. Il y a un seul décideur au gouvernement, une seule tête. On parle aussi d’exécutif
monocéphale.
Un exécutif est dit collégial si l’organe exécutif est formé de plusieurs individus qui
exercent ensemble les pouvoirs de décision.
Un exécutif est dit dualiste ou bicéphale si l’organe exécutif est composé de deux élément
différent, qui vont se répartir le pouvoir de décision.
Remarque :
Il existe un exécutif dualiste monocéphale. Dans ce cas, le Chef de l’Etat est en même
temps Premier ministre, c'est-à-dire Chef de gouvernement. A Madagascar, sous la Ière République, le
Président de la République était en même temps Chef du gouvernement.

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II- INITIATION A L’ETUDE DU DROIT ADMINISTRATIF

La définition du droit administratif a posé à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle
deux écoles se fondant sur deux notions fondamentales.
L’école du service public du Doyen de la Faculté de droit de Bordeaux, Léon Duguit voyait
dans cette notion la pierre angulaire du droit administratif. Pour Duguit en effet, là où il y a service
public s’applique le droit administratif. En fait, cette école s’appuyait sur l’arrêt Blanco du tribunal
des conflits (08 février 1873) qui est à juste titre considéré comme l’arrêt fondateur du droit
administratif.
L’école de la puissance publique qu’animait le Doyen de la Faculté de droit de Toulouse,
Maurice Hauriou pouvait alors s’affirmer à l’idée selon laquelle le service public est le critère du droit
administratif. L’arrêt société des granits porphyroïdes des Vosges rendu par le Conseil d’Etat le 31
juillet 1912 constitue une fissure dans l’école de Duguit puisqu’il se fonde sur la notion de clause
exorbitante du droit commun pour déterminer la nature administrative de contrat.
En réalité, aujourd’hui on préfère s’intéresser à l’objet du droit administratif : c'est-à-dire
l’administration.
De cette optique, le droit administratif peut être sommairement défini comme l’ensemble des
règles de droit qui s’appliquent à l’administration. L’administration est soumise à un droit qui régit son
organisation et son activité et, par la même, ses rapports avec les administrés.
Le droit administratif est un droit prétorien, c'est-à-dire qui trouve largement sa source dans la
jurisprudence. Il est aussi un droit inégalitaire puisque l’administration bénéficie de prérogatives
exorbitantes du droit commun. Elles se manifestent par exemple par l’acte administratif unilatéral. Il
s’agit d’un acte émanant de l’administration et qui cependant modifie la situation de tiers. Il doit être
exécuté (c’est le privilège du préalable) avant de pouvoir être contesté devant les tribunaux.

21- Moyens d’action de l’administration

Pour remplir ses missions, l’Administration dispose, sur le plan juridique, de deux instruments
qui ne sont pas d’une égale originalité. L’un est l’acte administratif unilatéral. L’autre est le contrat
administratif.

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211- L’acte administratif unilatéral


A. Généralités
Les actes administratifs unilatéraux se divisent en deux catégories : les actes réglementaires
et les actes individuels. Les actes réglementaires ont les mesures de portée générales accomplies soit
par le gouvernement soit par les autorités locales. Les actes individuels ou non réglementaires sont à
portée particulière comme l’autorisation ou nomination.
Les actes administratifs sont élaborés par les autorités administratives souvent en informant
le ou les destinataires mais aussi de plus en plus en sollicitant les avis d’organismes divers.
La compétence d’un auteur de l’acte est également limitée à l’intérieur du territoire ou de la
circonscription où il exerce sa fonction (compétence rationae loci). La compétence du maire d’une
commune ne vaut ainsi qu’à l’égard des habitants de cette commune.
La dimension matérielle de l’acte correspond à son objet (compétence rationae materiae).
L’autorité investie de cette compétence doit agir directement, mais des raisons pratiques lui
reconnaissent le pouvoir de procéder à des délégations de compétence.
Délégation de signature Délégation de pouvoir
Il peut continuer à signer dans Dessaisi de sa fonction pendant
Ex : pouvoir ny maire n manoratra
fanambadiana
Délégant les domaines délégués pendant la délégation.
delegueny @ adjoint
ts afk manao sonia
intsony n mpanome
= mpanome fahefana :
la durée de la délégation. pouvoir
tompon'ny la cle
Elle cesse dès la perte de Elle cesse par son retrait
explicite = expresse =
Délégation fonction du délégant ou du explicite. mivandra2
# tacite = maty momoka hoazy
délégataire. rhf miala n délégant dia
very ilay prolongation
tany ex trosa ts vita takiana
intsony

Les actes administratifs existent dès leur signature par leur auteur.
Les actes réglementaires doivent être publiés soit au Journal Officiel pour les décrets, les
arrêtés ou tous les actes réglementaires, soit dans les divers bulletins des ministères ou dans certains
recueils d’actes administratifs
S’agissant des actes individuels, il faut distinguer deux cas :
 Quand ils imposent des obligations, ils ne sont opposables qu’après notification qui s’effectue
le plus souvent par simple lettre.
 Pour les autres actes, ils entrent en vigueur dès leur signature.

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B. Forme de l’acte :
L’acte administratif unilatéral se caractérise par sa forme générale et par celle de ses
différents éléments.
a. Les décisions explicites sont des actes les plus courants, ils expriment par écrit la volonté de leur
auteur (décret, arrêtés, etc.) c'est-à-dire, la presque totalité des actes de l’administration.
b. Le silence de l’administration pendant quatre mois (à Madagascar) vaut décision implicite de
rejet. Mais, certaines décisions implicites peuvent aussi avoir un effet positif c'est-à-dire
accepter une demande. C’est le cas en matière de permis de construire.
C. Les éléments de l’acte :
Les actes administratifs comportent certains éléments qui jouent un rôle important.
a. L’apposition des visas est une chose importante car elle est à la fois un moyen pour
l’administration de contrôler la régularité de ses actes, et un moyen pour l’administré de vérifier la
régularité de ceux-ci.
b. Ce sont les faits qui justifient la décision. Mais l’administration n’est jamais tenue de motiver ses
actes sauf si la loi ou les règlements le prévoit, pour les décisions négatives.

212- Le contrat administratif


Les contrats administratifs se caractérisent par un régime juridique particulier mais tous les
contrats passés par l’administration ne sont pas nécessairement administratifs.
Certains contrats sont administratifs par détermination de la loi. C’est le cas des contrats
relatifs à l’exécution d’un travail public. C’est le cas également des contrats comportant occupation du
domaine public. C’est enfin le cas des contrats passés en application du Code des marchés publics.
Il existe certains critères retenus par jurisprudence dont le critère de service public.
Remarque :
Les marchés publics sont des contrats administratifs écrits à titre onéreux avec des
personnes publiques, ou privées par les personnes morales de droit publics pour répondre à leurs
besoins de travaux, de fournitures, de services ou de prestations intellectuelles (Cf. Code des marchés
publics).

22- Missions de l’Administration


Les missions de l’Administration sont doubles : exercer des activités d’intérêt général qu’on
appelle services publics, d’une part et d’autre part, maintenir l’ordre public dans le respect des
libertés publiques, c’est la police administrative.

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221- Le service public


La notion classique de service public peut se définir comme une activité d’intérêt général,
assurée par une personne publique au moyen de procédés exorbitants du droit commun.
Plusieurs éléments peuvent déceler l’existence du service public : présence d’un intérêt
général, existence d’un droit de regard de l’administration, existence de prérogatives de puissance
publique pour le fonctionnement de l’activité.
Tous les services publics sont soumis à trois grands principes dits « lois de Rolland » : le
principe de continuité, le principe d’égalité, le principe de mutabilité.

222- La police administrative


La police administrative peut être définie comme une activité qui vise à assurer le maintien de
l’ordre public, sans tendre à la recherche ou à l’arrestation des auteurs d’une infraction déterminée.
La définition qu’on vient de donner à la police administrative conduit à se demander ce que
recouvre la notion d’ordre public. Celle-ci est traditionnellement définie à partir d’une trilogie (art. L.
2212-2 du code général des collectivités territoriales) correspondant à ce que la doctrine a pu nommer
« l’ordre public matériel et extérieur » (M. Hauriou), c'est-à-dire :
 la sécurité publique (prévention des dommages aux personnes et aux biens) ;
 la salubrité publique (protection de la santé et de l’hygiène) ; et
 la tranquillité publique (prévention des perturbations de la rue, du tapage nocturne, etc.).
La jurisprudence administrative y a cependant ajouté la moralité publique (CE, sect. 18
décembre 1959, Société « les films Lutetia ») et le respect de la dignité de la personne humaine (CE,
27 octobre 1995, Morsang-sur-Orge).
Naguère, le Conseil d’Etat admettait que la sauvegarde de l’esthétique des lieux publics fût
une composante de l’ordre public, donc un but de police administrative générale (CE, 03 juin 1938,
Société des usines Renault et autres, rec., p. 531).
Remarque :
Les litiges provoqués par la police administrative relèvent du droit administratif et
ressortissant à la compétence des juridictions administratives. Tandis que les litiges de la police
judiciaire relèvent du droit privé et des juridictions judiciaires.
La police judiciaire a pour objet la répression des « infractions pénales» ; et cette répression
relève du « pouvoir judiciaire », de l’autorité judiciaire. Alors que la police administrative, qui ne
peut avoir « d’autre finalité que de préserver l’ordre public et de prévenir les infractions », relève de
la responsabilité du pouvoir exécutif.

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23- Encadrement de l’action de l’Administration :


D’abord, l’action administrative n’est pas libre : elle est limitée par l’obligation de respecter
certaines règles de droit et elle peut être contrôlée, et contestée, par voie du recours (recours de plein
contentieux, recours pour excès de pouvoir, etc.) devant la juridiction administrative. Tel est le sens
du principe de légalité. On peut dire que la légalité est devenue synonyme de régularité juridique.
Ensuite, à coté de cet encadrement juridique, l’Administration fait également l’objet d’un
encadrement politique. Mais ce qui nous intéresse ici c’est la politique d’organisation de
l’Administration. Il s’agit notamment de la politique de décentralisation et celle de déconcentration.
Décentralisation et déconcentration constituent deux maîtres mots en matière d’organisation
administrative.
La déconcentration est une technique d’organisation des administrations qui consiste à
distribuer les agents et les compétences au sein d’une même personne morale, depuis une
administration centrale vers ses services déconcentrés.
La décentralisation se traduit par le transfert d’attributions de l’Etat à des institutions
juridiquement distinctes de lui et bénéficiant, sous la surveillance de l’Etat, d’une certaine autonomie
de gestion (autonomie administrative et autonomie financière).
En droit administratif, on distingue deux sortes de décentralisation : décentralisation
territoriale et décentralisation technique.
La décentralisation territoriale est fondée sur l’idée que les administrés sont liés par des
intérêts communs et que les affaires locales seront mieux gérées si elles sont prises en charge
localement, par ces administrés et surtout leurs élus. Elle débouche donc sur l’existence de
collectivités locales ou territoriales, personnes publiques gérées par des organes élus par la
population locale.
La décentralisation technique ou fonctionnelle ou par service donne naissance, quant à elle
l’établissement public. L’établissement public est bien une personne morale de droit public, dotée
d’organes, d’un budget, des moyens techniques, soumise au contrôle de tutelle de la puissance
publique.

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III- INITIATION A L’ETUDE DU DROIT DE LA FONCTION PUBLIQUE

Le droit de la fonction publique est l’ensemble des règles applicable aux personnes qui,
nommées dans un emploi permanent, ont été titularisées dans un grade de la hiérarchie des cadres et
échelles de l'Etat. Ces règles sont régis par la loi n° 2003-011 du 03 septembre 2003 portant Statut
Général des Fonctionnaires et ses textes subséquents.
Le Fonctionnaire est, vis- à -vis de l'Administration, dans une situation statutaire et
réglementaire. Nul ne peut être nommé dans un corps de fonctionnaire s'il ne remplit les conditions ci-
après:
 Etre de nationalité Malagasy;
 Jouir des droits civiques;
 Se trouver en position régulière vis -à vis du service national;
 Etre reconnu, apte physiquement et médicalement pour servir la fonction;
 Etre âgé de 18 ans au moins et 45 ans au plus au 1er janvier de l'année portant ouverture
du concours, s'il s'agit d'un premier recrutement;
 Etre de l'un des titres requis pour le niveau minimum de recrutement du cadre et échelle
Remarque :
L'intégration des agents non-encadrés dépend de la disponibilité de poste budgétaire et du besoin
du département employeur (Art. 18)

31- Droits et obligations des fonctionnaires

311- Droits des fonctionnaires

Pour l'application du Statut Général des Fonctionnaires, il n'est fait aucune discrimination de
sexe, de religion, d'opinion, d'origine, de parenté, de fortune, de conviction politique ou d'appartenance
à une organisation syndicale.
Le fonctionnaire a droit, conformément aux dispositions fixées par la Loi pénale, dans
l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, à la protection de l'Administration dont il
relève, contre les menaces, outrages, violences, injures ou diffamations, qu'elle qu'en soit la nature,
dont il peut faire l'objet et à la réparation, le cas échéant, du préjudice qui en est résulté.
Ces protections et réparations s'étendent à son conjoint, à ses enfants à charge et à ses biens.
Lorsqu'un fonctionnaire est poursuivi par un tiers pour faute de service et que le conflit d'attribution n'a

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pas été élevé, l'Administration dont il relève doit le couvrir des condamnations civiles prononcées
contre lui, dans la mesure où une faute personnelle détachable du service ne lui est pas imputable.
Dans le cas contraire, le fonctionnaire responsable est poursuivi les juridictions compétentes
En cas d'accident survenu à un fonctionnaire, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses
fonctions et ayant entraîné une incapacité totale ou partielle permanente constatée par un médecin
agréé. L’Administration est tenue, après avis du Conseil de Santé, de réparer, le préjudice subi sous
forme d'une indemnité définitive et irrévocable, fixée par la Commission de Réforme.
Le droit syndical et la liberté d'association sont reconnus aux fonctionnaires (Art.9). Les
organisations syndicales des fonctionnaires légalement constituées, sont tenues de déposer leurs
statuts et la liste des membres de leur bureau auprès de la ou des autorités hiérarchiques dont
dépendent les fonctionnaires appelés à en faire partie et auprès du Ministère chargé de la Fonction
Publique.
Le fonctionnaire a le droit d'exercer les activités syndicales et associatives pendant les heures de
service et ou en son lieu de travail, sous réserve d'informer l'autorité hiérarchique directe,
conformément aux textes en vigueur.
Le fonctionnaire peut bénéficier d'un congé pour éducation dans les domaines social, civique,
et syndical (Art.10).
Le droit de grève est reconnu aux fonctionnaires pour défendre leurs intérêts professionnels
collectifs et à effectuer dans le cadre du respect de la législation en vigueur, sous réserve de
l'observation d'un délai de préavis de quarante huit heures (Art.11).
Sont autorisées, les activités privées lucratives du fonctionnaire ou de son conjoint, non
soumises au contrôle de son administration ou service, préservant l'honneur de sa profession et ne
s'exerçant pas dans le domaine et au détriment de ses obligations(Art.12).
Les fonctionnaires ont droit à la formation professionnelle, au perfectionnement et à la
spécialisation, selon leur capacité (Art.24).

312- Obligations des fonctionnaires

Le fonctionnaire est tenu à l'obligation est tenu à l'obligation de ponctualité, d'assiduité; de


plein emploi, d'honnêteté et de neutralité(Art.13).
Il a l'obligation de rendre compte à son supérieur hiérarchique, de l'exécution des missions qui
lui sont confiées et, le cas échéant, des raisons qui n'ont pas permis leur exécution (Art.14).

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32- Formation professionnelle.


L'Administration se charge de la mise en œuvre, au profit des fonctionnaires, d'une politique
cohérence de formation professionnelle (Art. 25), soit initiale, soit continue en vue de:
 Perfectionner leur qualification
 Assurer leur adaptation à l'évolution de la technologie, des structures administratives ainsi qu'à
l'évolution culturelle, économique et sociale;
 Eviter une éventuelle reconversion brutale qui leur serait préjudiciable;
 Favoriser leur promotion sociale.
A cet effet, l'Administration employeur doit:
 Elaborer un plan de carrière pour les fonctionnaires;
 Planifier les besoins en formation, bourses d'études, de stage et de perfectionnement pour
les fonctionnaires;
 Prévoir des crédits pour la formation des fonctionnaires suivant la planification ainsi
établie.

33- Rémunération -avantages sociaux.

Le fonctionnaire a droit, après service fait, à une rémunération juste (Art.27).


Cette rémunération comprend:
 Le traitement indiciaire soumis à retenue pour pension
 L'Indemnité d'éloignement
 Les prestations familiales;
 L'Indemnité de transport
 L'Indemnité de scolarisation
Les fonctionnaires peuvent bénéficier des primes liées à la performance et au mérite, ainsi
que d'autres indemnités.
Le fonctionnaire a droit à un logement administratif (Art.29). A défaut, il bénéficie d'une
indemnité de logement.
L'Administration prend en charge et en totalité les frais médicaux ainsi que les frais
d'hospitalisation des fonctionnaires traités dans les centres médico-sociaux et dans les formations
sanitaires publiques.
En cas de décès du fonctionnaire de l'un et de l'autre sexe, ses ayants droit bénéficient d'un
secours décès, d'une pension de veuvage et d'une pension d'orphelinat.

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Le secours décès est équivalent à douze mois de solde. Les frais de mise en bière et de transport
de la dépouille mortelle ou des restes mortels du fonctionnaire, du lieu du décès au lieu d'inhumation
définitive, ainsi que les frais de transports des membres de sa famille et de leurs bagages, du lieu de
résidence au moment du décès au domicile choisi par ces derniers, sont à la charge de l'Etat.
Les fonctionnaires ont droit à une pension de retraite(Art.38).
L'Avancement des fonctionnaires comprend l'avancement d'échelon et l'avancement de classe
(Art.45).
Les corps des fonctionnaires comprennent uniformément une hiérarchie et un échelonnement à
quatre classes (Art.46).
 La classe exceptionnelle à deux échelons
 Le principalat à trois échelons
 La première classe à trois échelons
 La deuxième classe à trois échelons.
Les fonctionnaires bénéficient d'un avancement automatique d'échelon au bout de deux ans
d'ancienneté. L'inscription au tableau d'avancement de a lieu uniformément au bout de trois ans
d'ancienneté.
34- Récompense et Discipline
Tout service exceptionnel rendu à la Nation par le fonctionnaire dans l'exercice
de ses fonctions ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions ouvre droit, à l'une
des récompenses suivantes (Art.51):
 Lettre de félicitation ministérielle;
 Majoration d'ancienneté d'échelon
 Surclassement d'échelon;
 Avancement immédiat de classe.
La lettre de félicitation ministérielle donne droit, à titre exceptionnel, à la nomination ou à la
promotion du fonctionnaire intéressé dans l'Ordre National.
Les sanctions disciplinaires applicables aux fonctionnaires titulaires sont (Art.52):
. Les sanctions du premier degré prononcées par le Ministre dont relève le fonctionnaire fautif:
 L'avertissement
 Le blâme

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Les sanctions du deuxième degré prononcées par l'autorité investie du pouvoir de nomination, après
avis du Conseil de discipline:
 La suspension de solde;
 La radiation du tableau d'avancement pour une durée déterminée:
 La réduction de l'ancienneté
 L'abaissement d'échelon;
 La rétrogradation ;
 La mise à la retraite d'office
 La révocation sans suppression des droits à pension
 La révocation avec suppression des droits à pension et déclaré à jamais incapable d'exercer
aucune fonction publique
Les sanctions disciplinaires applicables aux fonctionnaires stagiaires ont:
 La prolongation de stage
 Le licenciement
35- Positions réglementaires
Tout fonctionnaire peut être placé dans l'une des positions
réglementaires suivantes (Art. 61):
 En activité ;
 En détachement ;
 Hors cadres ;
 Sous le drapeau;
 En disponibilité.
Sont assimilées à la position d'activité, les situations suivantes:
 Le repos médical, la convalescence de maladie;
 Les autorisations et permissions d'absence, les congés de toute nature dont le congé pour
éducation et le congé pour formation;
 Les recyclages, voyages d'études et d'information, stage de perfectionnement, stages de
spécialisation et toutes autres formations professionnelles effectuées en cours d'emploi;
 Les affectations.
Le congé est pour le fonctionnaire un droit inviolable et imprescriptible et peut être cumulé (Art.64).
Le fonctionnaire optant pour le congé annuel cumulé, bénéficie d'une permission de vingt jours.

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Si le fonctionnaire n'a pas pu jouir de son congé en raison des nécessités de service, il lui est dû
par l'Administration, avant sa cessation définitive de fonctions, une indemnité compensatrice de congé
non pris
Les fonctionnaires bénéficient (Art. 65) de:
 Congé de maladie
 Congé de maternité fixé à trois mois;
 Congé de paternité fixé à quinze jours
 Autorisation d'absence spéciale en cas d'hospitalisation du conjoint ou de son enfant à charge.

36- Cessation définitive de fonctions


La cessation définitive de fonctions entraînant la perte de la qualité de fonctionnaire résulte:
 Du décès ;
 De l'inaptitude définitive ;
 De la perte de la nationalité Malagasy ;
 De la déchéance des droits civiques ;
 De la démission ;
 De la révocation ;
 De l'admission à la retraite.

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