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PREMIER CHAPITRE.

INTRODUCTION AUX SCIENCES ECONOMIQUES ET SOCIALES


Compétence : Notions de bases en Sciences Economiques
Attitude : Agir en tant que citoyen libre et responsable
Valeur : Respect d’autrui

Outils / supports
Connaissances Stratégies et activités et
pédagogiques

Problématique : - Donner des généralités sur les


« Pourquoi étudier les sciences économiques et sociales  Documents Ressources
sciences économiques et - Donner et expliquer les termes : annexes
sociales ? » Sciences économiques, sciences
sociales, Sciences humaines et
Pour comprendre le sociales, organisation, citoyen libre
fonctionnement : et citoyen responsable.
de l’économie,
de la société,  Selon la situation, l’enseignant
des organisations pourra choisir parmi les activités
Et ainsi savoir se situer en proposées ci-après voire les
tant que citoyen libre et alterner
citoyen responsable.
 Brainstorming
- Poser des questions sur les acquis
des élèves sur : les sciences,
l’économie en générale et la vie
sociale,
- Ranger les réponses
- Faire la synthèse

 Travaux de groupe
- Créer des groupes de travail (pour
discuter des opinions) et définir les
tâches des groupes ;
- Prendre une image ou un texte pour
illustrer un point particulier sur :
économie, société (en science
sociale) et organisation.
- Ranger les réponses
- Faire la synthèse
- -Utiliser les méthodes :
- les concepts, les principes et les
théories ;
 Questions- réponses
- Poser des séries de questions sur les
acquis des élèves sur : le
fonctionnement de l’économie,
société et organisation
- Qu’est-ce que l’économie ?
- Qu’est-ce que la société (en science
sociale ?
- Qu’est-ce- que l’organisation ?
- Ranger les réponses
- Faire la synthèse

 Exposé
- Demander aux élèves de présenter un
court exposé concernant le citoyen
libre et le citoyen responsable.
- Le prof fait une synthèse précise la
part de responsabilité du citoyen
dans l’économie.

 Séance de visionnage de vidéo sur


économie, société et organisation
- Commenter et poser des questions
sur les points clés de la vidéo.
- Faire la synthèse

ANNEXES DU CHAPITRE
INTRODUCTION A L’ETUDE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET SOCIALES
1. DEFINITIONS
Science : Ensemble cohérent des connaissances relatives à certaines catégories de faits ou de
phénomènes obéissant à des lois et vérifiées par des méthodes expérimentales.
Economie : Etude des échanges des biens et services rares et utiles.
Sociologie : Etude des interactions des individus dans la société.
Psychologie : étude des comportements de l’individu dans la société.
Organisation : Une organisation représente un ensemble d’individus interagissant ayant un but
collectif, entreprise, administration publique, association …
Citoyen, citoyenne : Dans l'Antiquité, personne qui jouissait du droit de « cité » : Un citoyen
romain. Actuellement : Personne jouissant, dans l'État dont il relève, des droits civils et politiques,
et notamment du droit de vote (par opposition aux étrangers).

2. NOTIONS ESSENTIELLES
Organisation d’entreprise :
Elle consiste en une action ou une série d’actions en structuration, agencement, délimitation,
répartition et coordination d’un groupe d’individus en interaction ayant un ou plusieurs objectifs
commerciaux communs.
Sciences économiques :
Les sciences économiques (ou la science économique ou encore l'économie) est une discipline des
sciences humaines et sociales qui étudie de façon scientifique le fonctionnement de l'économie.
C'est-à-dire d'étudier le besoin en ressources d'une société, faire la description et l'analyse de la
production, des échanges et de calculer sa consommation des biens et des services.
Sciences sociales :
Les sciences sociales sont un ensemble de disciplines académiques ayant pour objet d'étude
la société et les relations entre individus dans cette société.
Elles comprennent la sociologie, l'économie, la démographie, la géographie, la science politique,
l'histoire, l'anthropologie, l'ethnologie, l'ethnographie, les études de genre, ou encore la
criminologie.
Citoyen libre : Evoque surtout la notion de liberté économique.
La forme suprême de la liberté économique est un droit absolu de la propriété privée et une
absence absolue de coercition ou de contrainte au-delà de ce qui est nécessaire pour protéger et
maintenir la liberté. En d’autres termes, la liberté de « travailler, produire, consommer et
investir».
Citoyen responsable : Chaque citoyen est responsable envers les lois.

3. Pourquoi étudier les sciences économiques et sociales  ?


- Les SES visent une compréhension des enjeux économiques et sociaux du monde contemporain, à
travers la transmission de savoir et la formation d’un esprit critique.
- Les sciences économiques et sociales constituent un enseignement pluridisciplinaire
(sociologie, économie, science politique, démographie, psychologie sociale, ...) dont l'objectif est
d'aider les apprenants à mieux comprendre le monde qui les entoure, en décryptant l'actualité
économique et sociale ;
- C’est une discipline des sciences humaines et sociales qui étudie de façon scientifique le
fonctionnement de l’économie, c’est-à-dire la description et l’analyse de la production, des
échanges et de la consommation des biens et des services ;
4. COMMENT FONCTIONNE L’ECONOMIE  ?
Les agents l’économie sont : l’individu, le ménage, l’entreprise, le pays… L’individu ou groupes
d’individu formant un ménage sont les consommateurs de biens et services et éventuellement
produire des biens marchands et non marchands. Il existe diverses opérations économiques qui
font que l’économie fonctionne.
L’économie porte sur les biens, les services dont l’entreprises ou administrations sont les
producteurs et les capitaux investis par les investisseurs. Le prix des produits est en lien étroit avec
la demande, offre, producteurs le marché est une caractéristique de l’économie.
5. COMMENT FONCTIONNE LA SOCIETE  ?
La société est un ensemble d’individus qui partagent des normes, des comportements et une
culture et qui interagissent en coopération pour former un groupe ou une communauté. Les
personnes se comportent différemment en fonction des éducations reçues par leurs parents et la
société qui les entourent.
6. TEXTES ET AUTRES EXTRAITS

6.1. Les sciences économiques


Article connexe : Économie (discipline).
Les sciences économiques (ou la science économique ou encore l'économie) est
une discipline scientifique qui étudie le fonctionnement de l'économie.
Depuis les travaux de John Maynard Keynes, on distingue la microéconomie de
la macroéconomie. La macroéconomie étudie les grands agrégats économiques (l'épargne,
l'investissement, la consommation, la croissance économique), alors que la microéconomie
étudie le comportement des agents économiques (individus, ménages, entreprises) et leurs
interactions, notamment sur les marchés.
On distingue également la théorie économique, qui vise à construire un corpus de résultats
abstraits sur le fonctionnement de l'économie, de l'économie appliquée, qui utilise les outils de la
théorie économique pour étudier des domaines précis comme le travail, la santé, l'immobilier,
l'organisation industrielle ou encore l'éducation.
Les sciences économiques font partie des sciences sociales.
6.2. Qu'est-ce qu'un citoyen libre ?
Extrait
L'homme comme "animal politique" (Aristote).
1) Double nature de l'homme: à la fois voué à la satisfaction de ses besoins (survie) et tourné vers
les autres hommes pour rechercher ensemble la "vie bonne": dimension politique de l'existence.
2) L'homme tire son humanité de son rapport "politique" aux autres hommes: être citoyen, c'est
avant tout participer à la vie publique et pouvoir participer à l'exercice du pouvoir. (Aristote)
3) C'est la Cité ou l'État qui donne la mesure de l'humain. Vivre hors de tout rapport politique aux
autres hommes, ce serait confiner à l'autarcie divine ou retomber au niveau de la bestialité. C'est
au second chapitre du premier livre de la « Politique » que l'on retrouve en substance la formule
d'Aristote. On traduit souvent mal en disant : l'homme est un « animal social », se méprenant sur
le sens du mot « politique », qui désigne l'appartenance de l'individu à la « polis », la cité, qui est
une forme spécifique de la vie politique, particulière au monde grec.
En disant de l'homme qu'il est l'animal politique au suprême degré, et en justifiant sa position,
Aristote, à la fois se fait l'écho de la tradition grecque, reprend la conception classique de la « cité
» et se démarque des thèses de son maître Platon. Aristote veut montrer que la cité, la « polis », est
le lieu spécifiquement humain, celui où seul peut s'accomplir la véritable nature de l'homme : la «
polis » permet non seulement de vivre, mais de « bien vivre ». Il affirme de même que la cité est
une réalité naturelle antérieure à l'individu : thèse extrêmement surprenante pour un moderne, et
que Hobbes & Rousseau voudront réfuter, puisqu'elle signifie que l'individu n'a pas d'existence
autonome et indépendante, mais appartient naturellement à une communauté politique qui lui est «
supérieure ».

http://www.aide-en-philo.com/dissertations/citoyen-libre-1043.html
6.3. Extrait d’article sur la liberté économique en Afrique
Liberté Économique : 4 piliers pour sortir l’Afrique de « l’esclavage économique »
Beaucoup en Afrique parlent de liberté économique, mais peu mettent les bonnes réalités derrière
ces mots.
Par Isidore Kpotufe.
… La liberté économique est tout simplement l’aspect économique de la liberté, c’est l’absence
relative de la propriété gouvernementale et le contrôle des ressources humaines et non-humaines.
Des documents expliquant pourquoi la marche était organisée prévoient le contraire … à
l’extrême.
Ce que les définitions reconnues englobent c’est la liberté personnelle, surtout celle relative aux
droits de propriétés privées échangeables. Les définitions avancées ne sont employées que pour
aboutir à de tels objectifs intellectuels entre autres la mesure du degré de la liberté économique, la
formulation des politiques, et la réalisation des comparaisons internationales.
Après une décennie de recherches menées par plus de soixante économistes, dont quatre lauréats
du prix Nobel, s’établit-il « un large accord sur les éléments fondamentaux, qui sont : la
sécurité des Droits de propriété, la liberté de se livrer à des transactions volontaires, l’absence du
contrôle gouvernemental et la protection contre l’expropriation gouvernementale ».

Et donc voici les «quatre piliers» de la liberté économique,


 le choix personnel,
 l’échange volontaire coordonné par les marchés,
 la liberté d’entrer et de concurrencer sur les marchés
 et la protection des personnes et de leurs biens contre toutes agressions.

En bref, ce que toutes les définitions cohérentes supportent est qu’on parle de liberté économique
dans la mesure où les gens sont libres de tout contrôle gouvernemental, les gouvernements
protègent au lieu de menacer les possessions, et les moyens de production et de distribution sont
des propriétés privées. …
Les deux mesures les plus reconnues de la liberté économique sont l’Indice de la Liberté
économique et la Liberté économique dans le Monde. Selon ces derniers « le contrôle du
gouvernement … contrevient la liberté économique » et atteindre « la forme suprême de la liberté
économique » est « un droit absolu de la propriété privée » et « une absence absolue de coercition
ou de contrainte » au-delà de ce qui est nécessaire « pour protéger et maintenir la liberté » . En
d’autres termes, la liberté de « travailler, produire, consommer et investir dans la manière que l’on
le veut ». …
… qu’il y a un bon nombre de difficultés que rencontrent les gouvernements africains. Ces
derniers supportent d’ailleurs le fait qu’une action efficace doit être prise en compte afin de
pouvoir contrôler la crise du chômage et de la pauvreté en Afrique. Et ceci a tant à donner au
concept associable à la liberté économique, comme la vision d’une région « non-raciale, non-
sexiste, démocratique, unie et prospère, où tout le monde vivra ensemble en harmonie avec
l’égalité d’accès aux opportunités sociales et économiques », tout en appuyant le concept que la
liberté économique est la solution. …
(*) Isidore Kpotufe exerce le métier de journalisme indépendamment au Ghana et dirige le projet
francophone du think tank IMANI GHANA.
https://www.contrepoints.org/2014/01/25/

DEUXIEME CHAPITRE :
ENTREPRISE ET PRODUCTION
Compétences : - Différence entre l’entreprise et l’administration dans leur rôle de
production
- Différence entre le secteur formel et le secteur informel
- Les facteurs de productions
- Les rôles de l’entrepreneur
Attitude : Oser entreprendre et produire

Outils / supports
Connaissances Activités1 et stratégies
pédagogiques
« Qui produit des richesses- Donner et expliquer les termes :
productions de biens et services,
Distinction entre : production marchande et non
production marchande et marchande, en, reprises et
production non marchande administrations (Etat et collectivité
entreprises et territoriale décentralisée, entreprise
administrations individuelle et société, secteur formel
secteur formel et secteur et informel)
informel - Préciser que le rôle de production) des
entreprises se distingue des rôles
d’autres organisations productives
(administrations et associations) 

- Etudes de cas : entreprises


individuelles et société : Prendre des

L’enseignant pourra choisir entre les activités proposées ce qui lui semble adapté
1
exemples significatifs et expliquer la
diversité de ces deux cas entreprise
selon la taille, la nature de leur
production, leur mode d’organisation 
o Savonnerie tropicale (société),
Guanomad (individuelle)
- Donner les caractéristiques du secteur
formel et informel

 Travaux de groupe
- l’enseignant donne des consignes aux
élèves de se mettre en groupe
- Observer des photos, ou lire des textes
sur les entreprises l’entreprise,
l’administration, production
marchande et non marchande, le
secteur formel et informel à
Madagascar
- Ranger les réponses
- Faire la synthèse

 Brainstorming
Que savez-vous sur : l’entreprise,
l’administration, production
marchande et non marchande, le
secteur formel et informel

 Exposé
Demander aux élèves de présenter un
court exposé sur le secteur formel et le
secteur informel à Madagascar.

Problématique : - Préciser les facteurs de production :


« Comment produit- travail et capital
on ?  » - Monter la manière dont l’entreprise
combine efficacement les facteurs de
- En associant du travail et production en tenant compte de leur
du capital coût et de leur caractère plus au moins
- En investissant : intérêt de substituable
l’emprunt - Souligner que cette combinaison peut
évoluer au cours du temps, sous
l’influence des différents facteurs
- Mettre en évidence l’accroissement de
la productivité notamment sous
l’action du progrès technique
- Souligner l’importance de
l’investissement (crédit, banque et
microfinance)

 Questions- réponses
L’enseignant pose différentes
questions par rapport au chapitre
Comment participe-t-on à la
production ?
Que faut-il utiliser pour produire ?
Qu’est-ce- que la productivité ?
Quels sont les avantages de
l’investissement
Quels sont les avantages de l’emprunt
L’enseignant donne les réponses.

 Selon la situation,
l’enseignant pourra choisir parmi
les activités proposées ci-après voire
les alterner

 Brainstorming
Que savez-vous sur : le capital et le
travail ?

 Exposé
Demander aux élèves de présenter un
court exposé sur le capital et le travail.

Problématiques : - Donner et expliquer quelques termes :


« Pourquoi entrepreneur, besoin, profit, ressources
entreprendre ? » humaines, ressources matérielles,
- Répondre à des besoins et ressources immatérielles et financières
réaliser du profit - Expliquer aux élèves les méthodes de
réalisation de profit en entreprenant.
« comment
entreprendre ? »  Exposé
Demander aux élèves de présenter un
- Mobiliser des ressources projet
(humaines, matérielles et
financières)

ANNEXES DU CHAPITRE
ENTREPRISE ET PRODUCTION
1. QUE PRODUIT-ON  ?
Les biens et services économiques sont produits pour satisfaire des besoins humains, individuels
ou collectifs. Les biens sont matériels et les services, immatériels. La plupart des produits sont
destinés à être vendus, ils sont marchands. Mais l’État et les administrations produisent des
services non marchands, financés par les impôts et mis gratuitement à la disposition de la
population.
Pour mesurer la richesse produite, il est préférable de calculer la valeur ajoutée
La mesure de la production :
On peut mesurer la production d’une entreprise à partir du chiffre d’affaires, c'est-à-dire de la
somme des ventes de l’entreprise (quantités vendues x prix de vente unitaire).
Mais le chiffre d’affaires ne représente pas seulement la production de l’entreprise. Pour produire,
l’entreprise a dû acheter des biens et des services à d’autres entreprises qu’elle a transformés au
cours du processus de production. C’est ce qu’on appelle les consommations
intermédiaires (biens et services achetés à d’autres entreprises et qui sont détruits ou transformés
dans le processus de production).
Pour calculer la contribution réelle de l’entreprise, il convient de déduire du chiffre d’affaires le
montant des consommations intermédiaires qui correspond à des richesses créées par d’autres
entreprises, situées en amont dans le processus de production. Le résultat représente la valeur
ajoutée, c'est-à-dire la richesse qui a réellement été créée par l’entreprise.

La valeur ajoutée permet de calculer le P.I.B.


Pour mesurer la production totale d’un pays, il est nécessaire de faire la somme des valeurs
ajoutées et non celles des productions pour ne pas comptabiliser plusieurs fois les mêmes biens et
services. L’indicateur le plus souvent utilisé est celui de P.I.B. Ce dernier représente la somme des
valeurs ajoutées réalisées par les organisations productives résidant sur le territoire national.
2. QUELLES SONT LES ORGANISATIONS QUI PRODUISENT  ?

La plupart des organisations productives sont des entreprises privées qui fournissent des biens et
services marchands et dont l‘objectif principal est la recherche d’un profit. Mais il existe des
organisations productives privées à but non lucratif qui reposent sur des objectifs de solidarité et
d’équité, et fournissent des biens et services marchands pour certaines (mutuelles, coopératives),
non marchands pour d’autres (associations).
Certaines entreprises sont contrôlées par l’État et sont donc des entreprises publiques. Elles
peuvent avoir un objectif de réalisation de profit, comme les entreprises privées, mais ont pu faire
l’objet d’une nationalisation pour des raisons diverses situations de monopole, raison historique...
D’autres sont chargées de mission de service public et n’ont pas d’objectif de réalisation de profit,
même si le service qu’elles fournissent est marchand. Les administrations publiques fournissent
des services non marchands.
a. Les organisations productives privées :
Elles appartiennent à des particuliers
 ..à but lucratif
Il s’agit des entreprises et des sociétés privées.
L’entreprise est une organisation productive qui réalise une production marchande. C’est une
unité de décision économique produisant des biens et des services pour les vendre sur un marché
afin de réaliser des bénéfices. Elle a un but lucratif. 
L’entreprise individuelle est possédée et gérée par une seule personne : le patrimoine de
l’entreprise et celui du chef d’entreprise est confondu (Ex : Guanomad). 
Lorsqu’il y a au moins deux propriétaires, on parle de société (Ex : Savonnerie tropicale)

On peut classer les entreprises selon :


 Le secteur d’activité, qui regroupe l’ensemble des entreprises qui ont la même activité
principale. 
Certaines entreprises ont une seule activité, d’autres en ont plusieurs. Dans ce cas, l’entreprise est
classée dans le secteur où elle réalise le chiffre d’affaires le plus important. 
On distingue traditionnellement trois secteurs d’activité :
 Le secteur primaire regroupe l’ensemble des entreprises qui ont comme activité
principale la production de ressources naturelles (agriculture, pêche et activités extractives) ;
 Le secteur secondaire regroupe l’ensemble des entreprises qui ont comme activité
principale la transformation des ressources naturelles en produits manufacturés ;
 Le secteur tertiaire regroupe l’ensemble des entreprises qui ont comme activité principale
la production de services. 
 La branche, qui regroupe l’ensemble des entreprises ou des fractions d’entreprises  qui ont
la même activité et qui produisent le même produit à titre principal ou secondaire. 
 ..à but non lucratif
Les coopératives, les mutuelles et les associations appartiennent à l’économie sociale (ou tiers
secteur). 
Ces organisations productives ont pour objectif la solidarité, la démocratie et l’équité ; elles
fournissent :
 soit des biens et des services marchands,
Il s’agit des coopératives et des mutuelles. 
Les coopératives sont des sociétés privées dont l’objectif est la défense des intérêts de leurs
membres, appelés sociétaires. Le but est de satisfaire l’ensemble des membres sur une base
égalitaire, les bénéfices étant répartis équitablement entre les sociétaires. Elles produisent des
biens et des services marchands mais dans un but non lucratif.  Ce sont les salariés (coopératives
de production) ou les clients (coopératives de consommation) qui possèdent le capital. Le pouvoir
de décision appartient aux sociétaires eux-mêmes selon le principe: « un homme = une voix ». On
distingue aussi les coopératives non financières (coopératives de production créées pour produire
en commun ou coopératives de consommation créées pour bénéficier des avantages des achats
groupés) des coopératives financières (Banque populaire, Crédit agricole, Crédit Mutuel, etc.).
Une mutuelle est une société de personnes à but non-lucratif organisant la solidarité entre ses
membres, et dont les fonds proviennent des cotisations des membres. Les mutuelles proposent des
systèmes d’assurance fondés sur l’entraide et la solidarité. On distingue deux catégories de
mutuelles : les mutuelles de santé (par exemple OSTIE) et les mutuelles d’assurances (par
exemple la CNaPS, ARO).
 soit des services non marchands.
Il s’agit ici des associations.
Conformément au statut qui leur a été donnée, les associations sont «juridiquement» à but non
lucratif. 
Les associations sont régies par l’ordonnance N°60-133 du 3 octobre 1960 selon laquelle
l’association est « la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun
d’une façon permanente, leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que de partager les
bénéfices». 
Recensée dans le secteur institutionnel «administrations privées» par la Comptabilité Nationale,
une association produit des services non marchands financés par des dons privés ou des
subventions publiques. Pour les plus grandes associations reconnues d’utilité publique comme la
Croix Rouge, le versement de dons donne lieu à une réduction fiscale pour le donateur.
L’association peut avoir une activité commerciale mais les bénéfices qu’elle réalise ne doivent pas
revenir à ses membres. Ils doivent être réutilisés dans le cadre de l’association.
On peut distinguer deux grandes catégories d’associations : les associations culturelles, sportives
ou de loisirs, et les associations plus «militantes» qui cherchent à défendre soit une grande cause
soit une catégorie de la population.
b) Les organisations productives publiques
 ..à but lucratif
Une entreprise publique est une entreprise dont le capital ou la majorité du capital appartient à
l’Etat.
Elle produit des biens et des services marchands et peut avoir un objectif de profit comme les
entreprises privées.
Certaines entreprises publiques sont qualifiées de sociétés d’économie mixte car elles associent
capitaux publics et capitaux privés (par exemple : JIRAMA,…).
L’Etat privatise (il vend certaines de ses entreprises) pour que les entreprises soient soumises aux
lois du marché et pour obtenir des recettes supplémentaires en vue de combler une partie des
déficits publics.
 ..à but non lucratif
Certaines entreprises publiques se distinguent des entreprises privées car elles visent avant tout à
satisfaire l’intérêt général, même si elles fournissent des services marchands. Elles répondent à
une mission de service public qui inclut l’idée d’égalité de traitement des citoyens quelle que soit
leur situation géographique et sociale. 
Les administrations publiques produisent des services non marchands, comme la sécurité,
l’éducation, la santé. Ces services non marchands sont fournis gratuitement ou presque et leur
production est financée par des impôts et des cotisations sociales. Les principales administrations
publiques sont les administrations d’Etat, les administrations locales (ou collectivités
territoriales, à savoir la commune, le département et la région) et les administrations de sécurité
sociale. 
Elles poursuivent une mission de service public, c’est à dire une activité d’intérêt général qui est
assurée même lorsqu’elle n’est pas rentable.
Les administrations ont pour fonction de fournir à l’ensemble de la population ce que les
entreprises ne peuvent produire car la rentabilité de cette production se réalise à trop long terme ou
est incertaine voire nulle (défense nationale, infrastructures routières, etc.). Elles produisent aussi
des services considérés comme essentiels (éducation, santé, etc.) mais que tous les citoyens
n’auraient pu se procurer faute de moyens financiers suffisants si les entreprises les avaient
réalisés elles-mêmes.
Remarque : Le secteur public regroupe l’ensemble des administrations publiques et des
entreprises publiques.

c) Secteur formel et informel


Le secteur qui paie des impôts au Ministère des finances, entre autre la taxe sur la valeur ajoutée,
est considéré comme formel. Le secteur informel ne paie pas ces taxes, mais paie généralement
une contribution journalière ou mensuelle à l’administration locale du marché.
3. COMMENT LES ENTREPRISES COMBINENT-ELLES LES FACTEURS DE
PRODUCTION  ?
Pour produire, les entreprises doivent combiner des facteurs de production, capital et travail. Si les
facteurs de production doivent être utilisés en proportion fixe, on dit qu’ils sont
complémentaires. Le niveau de la production est alors déterminé par le facteur
proportionnellement le moins abondant. Si les proportions de facteurs peuvent varier pour aboutir
à un même niveau de production, on dit qu’ils sont substituables. On peut ainsi augmenter la
quantité utilisée d’un facteur pour diminuer la quantité de l’autre.
Le choix de la meilleure combinaison productive dépend du coût de chacun des facteurs. À long
terme, on considère que les facteurs sont toujours substituables. En revanche, à court terme, les
entreprises ne peuvent pas ajuster rapidement les techniques de production utilisées.
a) Facteurs de production
Toute organisation productive (entreprise, administration, association…) a besoin de différents
éléments pour produire, appelés facteurs de production. On distingue deux grands types de
facteurs de production : le travail et le capital technique.
Le travail correspond à la main d’œuvre (qu’il s’agisse du personnel de direction, du personnel
administratif ou encore du personnel d’exécution travaillant directement à la production).
Le capital technique regroupe le capital fixe, c'est-à-dire les moyens de production utilisés
plusieurs fois dans le processus productif (outillage, machines, bâtiments…), et le capital
circulant ou consommations intermédiaires, c'est-à-dire les biens ou services détruits ou
transformés au cours de la production, donc utilisés une seule fois (matières premières,
composants…).
b) Substituabilité et complémentarité des facteurs de production
Si le travail et le capital fixe peuvent être remplacés l’un par l’autre, les facteurs de production
sont dits substituables (exemple : la moissonneuse-batteuse qui remplace le travail effectué par
les faucheurs). Si, en revanche, l’utilisation de l’un nécessite forcément l’utilisation de l’autre dans
une certaine proportion, les facteurs de production sont dits complémentaires (exemple : le
chauffeur de taxi et son véhicule).

Lorsque les facteurs de production sont substituables, l’entreprise doit déterminer quelles quantités
respectives de travail et de capital elle combinera. Si elle associe beaucoup de travail et peu de
capital, la combinaison productive est à faible intensité capitalistique (exemple : activités de
services, d’aides à la personne…). Si elle associe peu de travail et beaucoup de capital, la
combinaison productive est à forte intensité capitalistique (exemple : activités industrielles telles
que l’industrie automobile).
L’entreprise choisira la combinaison productive la moins coûteuse pour un niveau de production
donné. Ce choix dépend en grande partie du prix relatif du travail par rapport au capital.
Ainsi, la hausse du prix relatif du travail par rapport au capital associée au progrès technique
engendre une substitution du capital au travail (les hommes sont remplacés par les machines) et
donc une augmentation de l’intensité capitalistique des combinaisons productives (exemple : les
guichets automatiques de banque remplaçant le personnel aux guichets, les caissières remplacées
par des scanners…).
4. QUELS SONT LES EFFETS DE LA HAUSSE DE LA PRODUCTIVITE   ?
La productivité est le rapport entre la valeur de la production et la quantité des facteurs de
production nécessaire. On distingue généralement la productivité du capital et celle du travail, qui
peut être mesurée de différentes façons (productivité horaire ou par travailleur). On la qualifie
d’« apparente» car la productivité d’un facteur dépend aussi de l‘autre. Sur le long terme, la
productivité du travail a tendance à augmenter sous l’effet du progrès technique.
L’accroissement de la productivité horaire explique une grande part de la croissance économique.
Les effets des gains de productivité sur l’emploi sont incertains. Ils dépendent de la croissance de
la demande.
Les gains de productivité ont des effets négatifs sur l’emploi à court terme puisque la même
quantité peut être produite avec moins de salariés – effets négatifs que l’on observe en particulier
dans l’agriculture et l’industrie. Mais, à long terme, ils conduisent à une baisse des prix et à une
hausse des salaires favorables au pouvoir d’achat donc à la demande. La satisfaction de cette
demande passe par une augmentation de la production (c'est-à-dire de la croissance) et de la
création d’emplois. Les gains de productivité accroissent également les profits des entreprises qui
peuvent être distribués aux actionnaires sous forme de dividendes, soutenant par là même la
demande, ou investis dans de nouveaux équipements permettant de produire plus avec plus de
salariés. Les effets peuvent donc être finalement positifs à long terme. Mais les emplois créés ne
sont pas identiques aux emplois détruits, ce qui donne toute son importance à l’éducation et à la
formation pour assurer la reconversion du personnel.
Les déterminants de la productivité du travail

NOTIONS ESSENTIELLES

Coûts: dépenses engagées pour produire.


Facteurs de production : capital et travail nécessaires à la production.
Productivité : rapport de la quantité produite à la quantité de facteur de production mis en œuvre.
Progrès technique: amélioration des techniques de production permettant d’accroître la
productivité.
5. POURQUOI INVESTIR  ?
L’investissement est une opération qui permet de renouveler et d'accroître le capital d'une
économie un investissement est aussi une dépense immédiate destinée à augmenter, à long terme,
la richesse de celui qui l’engage.
6. QUELS SONT LES AVANTAGES DE L’EMPRUNT  ?
L’emprunt permet d’avoir un plus grand volume de financement. Les investisseurs ont recours à
l’emprunt pour différentes raisons :
- Investir dans un nouveau projet (commerce …)
- augmenter sa productivité (investir dans des machines-outils supplémentaires...)
- pour gagner de nouveaux clients ou soigner son image de marque (investir dans une publicité.)
- gagner du temps
- à terme, baisser les coûts, c’est-à-dire augmenter son bénéfice (investir dans un outil de suivi de
sa consommation d’énergie, par exemple pour trouver où et comment faire des économies...)
L’investissement peut aussi être nécessaire pour maintenir un chiffre d’affaires (renouvellement
des équipements obsolètes) ou pour moderniser des équipements : plus récents et plus efficaces ou
plus écologiques…
Il existe des institutions publiques et privées qui permettent de faire des prêts pour promouvoir les
projets des particuliers ou des entreprises privées.
NOTIONS ESSENTIELLES
Crédit :
Un crédit est une mise à disposition d'argent sous forme de prêt, consenti par un créancier
(prêteur) à un débiteur (emprunteur). Pour le créancier, l'opération donne naissance à une créance
sur l'emprunteur, en vertu de laquelle il pourra obtenir remboursement des fonds et paiement d'une
rémunération (intérêt) selon un échéancier prévu. Pour l'emprunteur, qu'il s'agisse d'une entreprise
ou d'un particulier, le crédit consacre l'existence d'une dette et ouvre la mise à disposition d'une
ressource financière à caractère temporaire.
Banque :
Une banque est un établissement financier qui, recevant des fonds du public, les emploie pour
effectuer des opérations de crédit et des opérations financières.
7. POURQUOI ENTREPRENDRE  ?
Le but d’entreprendre est de satisfaire un besoin  de la société voire d’un pays exemple : besoin de
création d’emploi.
Voici quelques définitions :
Entrepreneur
Le terme entrepreneur recouvre différentes significations connexes, mais distinctes : l'usage
courant l'assimile à un chef d'entreprise, tantôt porteur d'un projet d'entreprise en phase de
démarrage, tantôt dirigeant d'une entreprise davantage établie, à laquelle le plus souvent il
s'identifie étroitement et personnellement ; l'entrepreneur correspond également à l'appellation
donnée aux chefs d'entreprise de différents secteurs du bâtiment ou des travaux publics.
Besoin : Le besoin recouvre l'ensemble de tout ce qui apparaît être nécessaire à un être, à une
société, à un pays.
Profit : Le profit est le gain financier obtenu d'une opération économique : typiquement, la
différence entre le revenu de la vente d'un produit et le coût de sa production en investissement de
capital et salaires versés
Ressources humaines : Ces ressources humaines sont l'ensemble des collaborateurs.
8. COMMENT ENTREPRENDRE  ?
Il existe différentes méthodes de réaliser des profits.
a. Évaluer la rentabilité du projet
Analyser périodiquement la marge bénéficiaire brute et la marge d’exploitation du projet et les
comparer à celles d’autres meilleurs projets. L’analyse comparative vous permet de cerner les
possibilités d’amélioration.
b. Analyser les divers aspects
Passer en revue la rentabilité des divers aspects du projet un à un: ressources matérielles,
ressources spatiales, ressources humaines, etc. Ainsi mettre maillons forts et les maillons faibles
seront soulevés.
c. Examiner les options
Réfléchir à ce que toutes les options pour accroître le bénéfice. Il est recommandé d’évaluer
rigoureusement chaque option et de créer des scénarios afin d’envisager les résultats possibles.
d. Etablir un plan d’action
Elaborer un plan de travail pour les mettre à exécution et établir un calendrier des activités
ambitieuses, mais il faut toujours réalistes. Réaliser ensuite un suivi trimestriel rigoureux et
apporter les mesures correctives nécessaires.
ACTIVITÉ 1:
Exercice 1. Cochez la bonne réponse
Bien Produit de Produit de
Service
consommation production
Voiture personnelle
Voiture de fonction
Entretien de sa propre maison
Ménage réalisé par une femme de
ménage
Entretien d’une entreprise par une autre
entreprise
Coupe de cheveux chez le coiffeur
Le vélo du facteur
Ordinateur d’une entreprise
Ordinateur de maison
Du gasoil pour le tracteur d’un
exploitant agricole.

Exercice 2. Vrai ou Faux


 Letravailaunoir (informel)estcomptabilisédanslePIB.
 Letravaildomestiquecontribueàlacréationderichesses.
 Laproductionnonmarchandeestuneproductiondestinéeàêtrevenduesur unmarchéàunprixsupérieur
auxcoûtsdeproductionpermettantainsiaux
producteursderéaliserunprofit.
 Touslesservicessontmarchands.
 Touslesbienssontmarchands,durablesounondurables.
 Laréparationdelavoitured’unparticulierdansungarageestunexemple
deservicemarchand.
 Laproductionmarchandeatoujoursunbutlucratif.
 Quandunélèvefaitsesdevoirs,ilcontribueàlaproductionausens
économiqueduterme.
 Leraisinutiliséparleproducteurdechampagneestclassédanslesbiens
deproduction.
 Leprêtaccordéparunebanqueàsonclientestunservicenonmarchand.
Exercice 3. Complétez le tableau ci-dessous par la bonne réponse
Production
Appartiennent
marchande
But lucratif Mission de à des
(PM)
(BL) ou non service propriétaires Exemples
ou non
lucratif(BNL) public privés (PP) ou
marchande
à l’Etat. (état)
(PNM)
Entreprises
privées
Entreprises
publiques
Administrations
publiques
Associations
Coopératives
Mutuelles

Exercice 4. Consigne : Cochez la case correspondante 


Entreprise Administratio Association
n
Akamasoa 
Commissariat de Police 
Boulangerie « Mofoko »
Votre lycée
Epicerie « au coin de la rue »

ACTIVITÉ2 :
Exercice 1. La productivité du travail augmente-t-elle dans les cas suivants ? (Oui ou Non) 
OUI
NON
 La production et le nombre de salariés augmentent de 5 %  
 La production augmente de 2% avec la même quantité de travail.  
 La production diminue de 3% avec une baisse du nombre de salariés de 10%  
La production augmente de 8% avec une augmentation du nombre de salariés de  
10%.

Exercice 2.
1) Pourquoi les entreprises cherchent-elles à augmenter leur productivité ? (Donnez une raison et
justifier la réponse)
2) Donnez une définition de l’investissement.
3) Citez trois raisons qui poussent l’entreprise à investir.
Exercice 3. Cochez la bonne case pour distinguer entre bien de production et bien de
consommation.
Bien de production Bien de consommation
Tissu pour un tapissier
Voiture d’un ménage
Pain pour manger
Table dans une classe
Voiture d’un commercial

Exercice 4. Choisissez parmi les propositions données, la réponse correcte :

1) La production en termes monétaires est assimilée à :


La production en volume
La production en termes physiques
La production en valeur

2) La combinaison productive est considérée comme optimale quand :


Elle coûte le moins cher
Elle utilise moins de travail
Elle permet de produire plus

3) Les facteurs de production sont dits substituables dans le cas où :


Le travail et le capital varient dans la même proportion
Il y a une diminution du gaspillage des facteurs de production
Il est possible de remplacer le capital par le travail et vice-versa
Exercice 5.
On vous communique les informations suivantes pour l’année 2015 concernant deux entreprises
qui fabriquent des produits laitiers.
- L’entreprise A produit du lait pour une valeur de 22 000 Ar et ses consommations intermédiaires
représentent 22% de la valeur de sa production.
- L’entreprise B produit du beurre à partir du lait acheté à l’entreprise X pour une valeur de 48 000
Ar.
1) Dégagez dans un tableau la production ainsi que les consommations intermédiaires de chaque
entreprise.
2) Déterminez la valeur ajoutée de chaque entreprise.
Exercice 6.
Afin de lancer un nouveau parfum, quatre ingénieurs se proposent d’étudier les combinaisons
productives possibles afin de produire 100 000 flacons/an.
Combinaisons possibles Nombre de travailleurs Nombre de machines utilisées
Combinaison productive N°1 250 25
Combinaison productive N°2 250 30
Combinaison productive N°3 150 50
Combinaison productive N°4 120 55

1) Sans faire de calcul, expliquez quelle combinaison productive sera rejetée ?


2) Sachant que chaque travailleur coûte 800 Ar/mois et chaque machine 1000 Ar/ mois,
expliquez quelle combinaison productive sera choisi par l’entreprise ?
3) Quelques années plus tard, l’entreprise décide de changer de combinaison et d’opter
pour la combinaison productive N°3. Alors comment pouvez-vous expliquer cette
décision ?
Exercice 7.
Constatant le manque de boulangeries dans notre quartier, un jeune voisin décide de créer sa
propre boulangerie. Pour cela, il fait construire un local près de sa maison.
En plus, il doit assurer les moyens nécessaires pour garantir la réussite de son projet.
Pour cela, il embauche trois boulangers pour produire le pain.
Ces derniers ont besoin d’un four électrique, d’un pétrisseur, de l’eau, de la levure et de la farine
pour travailler.
Afin de commercialiser la production réalisée, le dirigeant engage 2 chauffeurs qui assurent la
livraison du pain par le biais d’une camionnette.
A l’aide de vos connaissances et du texte ci-joint, répondez aux questions suivantes :
1. Comment peut-on qualifier la production de cette entreprise.
2. Classez les facteurs nécessaires à la production du pain.
3. Déterminez les formes qu’on peut accorder à cet investissement selon l’acteur
investisseur et la nationalité de l’investissement.

Correction de la série
ACTIVITÉ 1:
Exercice 1.
Produit de Produit de
Bien Service
consommation production
Voiture personnelle x x
Voiture de fonction x x
Entretien de sa propre maison x
Ménage réalisé par une femme de
x
ménage
Entretien d’une entreprise par une autre
x
entreprise
Coupe de cheveux chez le coiffeur x
Le vélo du facteur x x
Ordinateur d’une entreprise x x
Ordinateur de maison x x
Du gasoil pour le tracteur d’un
x x
exploitant agricole.

Exercice 2.
 Letravailaunoir (informel)estcomptabilisédanslePIB.Faux
 Letravaildomestiquecontribueàlacréationderichesses.Faux
 Laproductionnonmarchandeestuneproductiondestinéeàêtrevenduesur unmarchéàunprixsupérieur
auxcoûtsdeproductionpermettantainsiaux
producteursderéaliserunprofit.Faux
 Touslesservicessontmarchands.Faux
 Touslesbienssontmarchands,durablesounondurables.Vrai
 Laréparationdelavoitured’unparticulierdansungarageestunexemple
deservicemarchand. Vrai
 Laproductionmarchandeatoujoursunbutlucratif.Vrai
 Quandunélèvefaitsesdevoirs,ilcontribueàlaproductionausens
économiqueduterme.Faux
 Leraisinutiliséparleproducteurdechampagneestclassédanslesbiens
deproduction.Vrai
 Leprêtaccordéparunebanqueàsonclientestunservicenonmarchand.Faux

Exercice 3.
Production But lucratif Mission de Appartiennent Exemples
marchande
à des
(PM)
(BL) ou non service propriétaires
ou non
lucratif(BNL) public privés (PP) ou
marchande
à l’Etat. (état)
(PNM)
Entreprises
PM BL non PP LECOFRUIT
privées
Entreprises Oui,
PM BL/BNL Etat JIRAMA
publiques certaines
Administrations
PNM BNL oui Etat MENETP
publiques
Associations PNM BNL Non PP Croix rouge
Coopératives PM BNL Non PP Cotisse
Le crédit
Mutuelles PM BNL non PP Mutuel
(CECAM)

Exercice 4. Consigne : Cochez la case correspondante 

Entreprise Administratio Association


n
Akamasoa  x
Commissariat de Police  x
Boulangerie « Mofoko » x
Votre lycée x
Epicerie « au coin de la rue » x
FRAM/FEFFI  x

ACTIVITÉ2 :
Exercice 1. La productivité du travail augmente-t-elle dans les cas suivants ? (Oui ou Non) 
O N
 La production et le nombre de salariés augmentent de 5 %  
 La production augmente de 2% avec la même quantité de travail.  
 La production diminue de 3% avec une baisse du nombre de salariés de 10%  
 La production augmente de 8% avec une augmentation du nombre de salariés de  
10%.

Exercice 3. Cochez la bonne case pour distinguer entre bien de production et bien de
consommation.
Bien de production Bien de consommation
Tissu pour un tapissier x
Voiture d’un ménage x
Pain pour manger x
Table dans une classe x
Voiture d’un commercial x

Exercice 4.
1) La production en termes monétaires est assimilée à la production en valeur.
2) La combinaison optimale est considérée comme optimale quand elle coûte le moins cher.
3) Les facteurs de production sont dits substituables dans le cas où il est possible de remplacer le
capital parle travail et vice-versa.
Exercice 5.
1) Production et consommations intermédiaires de produits laitiers en 2015 (en Ar)

Consommations
Production
intermédiaires
Entreprise A 22 000 (22 000× 22) ÷ 100 = 4 840
Entreprise B 48 000 22 000

2)

Formule de la valeur ajoutée = Valeur de la production - Valeur des consommations


intermédiaires

) 000rise B interm’ 000 - 4840 = 17 160 Ar


r0 = 17’ 000 –
22000 = 26 000 Ar
Exercice 6.
1) La combinaison productive N°2 sera rejetée puisqu’elle entraine un gaspillage de 5 machines par
rapport à la combinaison productive N°1 (le même nombre de travailleurs pour les deux
combinaisons mais un nombre de machines moins important pour la première combinaison donc
elle est efficace).
2) Sachant que le coût d’un travailleur = 800 DT et le coût d’une machine = 1000 DT
 Coût de la combinaison productive N°1 : (250× 800) +(25× 1000) = 200 000+25 000
= 225 000 Ar
 Coût de la combinaison productive N°3 : (150× 800) + (50 × 1000) = 120 000+50 000 = 170
000 Ar
 Coût de la combinaison productive N°4 : (120× 800) + (55 × 1000) = 96 000 + 55 000 = 151
000 Ar
L’entreprise va opter pour la combinaison productive N°4 car elle permet de produire avec
le minimum de coûts : Il s’agit d’une combinaison optimale car elle coûte le moins cher.
3) La décision du changement de la combinaison productive résulte :
 Soit d’une augmentation du prix du capital
 Soit d’une diminution du prix du travail
 Soit des deux à la fois
Exercice7.
4) La production de cette entreprise est marchande car elle consiste en la fabrication de pain pour le
vendre sur le marché à un prix qui couvre au moins son coût de production.
5)
Facteur capital
Facteur travail
Capital fixe Capital circulant
le local
l’eau
Trois boulangers un four électrique
la levure
Deux chauffeurs un pétrisseur
la farine
une camionnette

Rappel :
Le capital fixe désigne les moyens de production durables pour plusieurs processus de
production sans subir de transformations autre que l’usure ou l’obsolescence.
Le capital circulant correspond aux biens qui sont détruits ou transformés durant le processus
de production. Ils ne servent que pour une seule utilisation.
3) Cette entreprise est considérée :
Selon l’acteur investisseur : un investissement privé car elle est réalisée par un investisseur
privé (entrepreneur individuel) et non pas par l’Etat.
Selon la nationalité : un investissement national et non pas étranger puisqu’il n’y a pas
l’intervention d’investisseurs étrangers.

TROISIEME CHAPITRE :
REVENU ET CONSOMMATION
Compétences : - Diverses utilisations du revenu
- les déterminants de la consommation
Attitude : - Choix de consommation responsable
Valeurs : - Respect de soi et d’autrui

Outils / supports
Connaissances Activités et stratégies
pédagogiques
« Comment utiliser son - Présenter le nouveau chapitre :
revenu ? » Ménage et consommation
- Donner et expliquer les termes :
En consommant Ménage, revenu, source du revenu (en
(consommation individuelle / travaillant, prestation sociale)
consommation collective) - Donner et expliquer les utilisations du
revenu : consommation, épargne
- Consommation : Consommation
individuelle et collective en lien la
consommation marchande et non
marchande).
- Epargne : placement, et utilité du
placement, thésaurisation

Travail de groupe

- Exploiter un tableau sur la


consommation et épargne.
- Demander aux élèves de compléter les
vides dans le tableau ainsi ils pourront
déduire la corrélation entre la
consommation finale, l’épargne et le
revenu.
ANNEXES DU CHAPITRE
REVENU ET CONSOMMATION
1. DEFINITIONS
Ménage : désigne l’ensemble des occupants d’un même logement sans que ces personnes soient
nécessairement unies par des liens de parenté (cohabitation par exemple).
Le revenu d'un ménage : est définit comme étant l'ensemble de ressources disponibles qui lui
sont attribuées au cours d'une période (JEAN BLEUZEIN, 2008). Il peut aussi être défini, en
terme simple, comme ce que perçoit une personne physique ou morale (salaire) au titre de son
activité ou de ses biens (rente, loyer, ...). Cependant, la définition du revenu est appréhendée
comme étant «  la capacité qu'a un consommateur de disposer des biens et services pour la
satisfaction de ses besoins ou pour sa survie ».
En économie, un revenu est l'ensemble des ressources ou droits qu'un individu, une entreprise ou
une collectivité publique perçoit sur une période donnée, en nature ou en monnaie, sans prélever
sur son patrimoine.
Le revenu disponible d’un ménage correspond à la somme reçue pour différentes rémunérations,
notamment celle du travail, sur laquelle l’État et les organismes sociaux effectuent des
prélèvements sous la forme de cotisations sociales et d’impôts directs, à quoi s’ajoutent des
prestations sociales versées par ces organismes sociaux, par exemple, les allocations familiales
Epargne : constitue un revenu qui n’est pas destiné à la consommation. Elle permet de se
constituer une réserve en cas de difficulté (maladie, perte d’emploi, etc.), de financer un projet
coûteux comme l’achat d’un logement, ou de transmettre un patrimoine à ses proches.
On peut distinguer deux formes d’épargne : une épargne non financière, qui est consacrée à
l’achat de biens immobiliers, et une épargne financière, qui est conservée sur des comptes
rémunérés ou sous forme de monnaie.
La thésaurisation est un terme technique économique décrivant la volonté de garder son argent en
dehors du circuit économique c’est-à-dire c'est le fait d'accumuler de l'argent.
On parle de placement, le fait de bloquer pendant une certaine durée un certain montant d'épargne
dans une opération financière pouvant apporter un gain.
2. LA CONSOMMATION
C’est l’utilisation d'un bien ou service dans le but de satisfaire un besoin. Les biens et services
sont aussi variés que les besoins qu'ils peuvent satisfaire.
Il existe plusieurs formes de consommation :
 La consommation individuelle et la consommation collective :
- dans la consommation individuelle, le bien ou le service consommé ne l’est que par un
seul individu, excluant tout autre individu du même usage en même temps (exemple : une paire de
lunettes).
- dans la consommation collective, plusieurs individus peuvent consommer en même
temps le même bien ou le même service (utilisation d'une route, par exemple), sans possibilité
d'exclusivité et tout en satisfaisant le même besoin.
Les consommations collectives sont en général des services non marchands produits par
des administrations publiques (certains services collectifs pouvant toutefois être produits par le
secteur privé, comme les hôpitaux par exemple).
 La consommation finale et la consommation intermédiaire :
- la consommation finale, qui est uniquement le fait des ménages est composée des biens
et des services destinés à la satisfaction directe des besoins, ainsi que de l’autoconsommation,
c'est-à-dire de la consommation que les individus font de leur propre production (produits destinés
aux cultures de manioc, engrais
- la consommation intermédiaire ou consommation intermédiaire des entreprises concerne
les matières premières ou les produits semi-finis qui sont détruits, transformés ou incorporés, au
cours du processus de production, pour réaliser le produit final (l'énergie et la farine pour fabriquer
un Cracky)
 La consommation marchande et la consommation non marchande :
- la consommation marchande qui concerne tous les biens, qui sont par nature
marchands, ils sont échangés sur un marché à un prix couvrant au moins leur coût de production.
(consommation des biscuits)
- la consommation non marchande qui concerne essentiellement les services obtenus
gratuitement ou pour un prix inférieur à leur coût de revient (exemple : consommation des routes)
3. QUELLES SONT LES SOURCES DE REVENU  ?
Les sources de revenus peuvent être différentes selon les types :
Revenus primaires 
- revenus du travail (salaires)
- revenus du capital (intérêts, loyers, dividendes)
- revenus mixtes (honoraires)
Revenus de transfert 
- allocations sociales (chômage, maladie)
- aides sociales

4. COMMENT LE REVENU DISPONIBLE SE REPARTIT-IL ENTRE LA


CONSOMMATION ET L’EPARGNE  ?
Le revenu disponible des ménages est intégralement utilisé, soit pour leur consommation, soit
pour leur épargne. Le taux d’épargne des ménages mesure la part du revenu qu’ils consacrent à
l’épargne. Plus le revenu est élevé, plus les ménages ont tendance à épargner; plus le taux d’intérêt
qui rémunère l’épargne est élevé, plus les ménages sont incités à épargner.
5. QUEL EST L’EFFET DES VARIATIONS DU REVENU ET DES PRIX SUR LA
CONSOMMATION  ?
Le pouvoir d’achat mesure la quantité de biens et de services que peuvent se procurer les
ménages grâce à leur revenu disponible ; son évolution résulte de celle des revenus et de celle des
prix.
L’élasticité de la demande par rapport au revenu et l’élasticité de la demande par rapport au prix
mesurent respectivement le degré de réaction de la demande d’un produit ou d’un groupe de
produits à la variation du revenu ou à la variation du prix. L’augmentation du revenu implique
généralement une augmentation de la demande, et inversement. L’augmentation du prix induit
fréquemment une diminution de la demande, et inversement. Néanmoins, l’élasticité - revenu ou
l’élasticité -prix peut être différente selon les produits.
Le pouvoir d’achat évolue sous l’effet conjoint de l’évolution du revenu disponible des ménages
et de celle des prix.
6. DETERMINANTS DE LA CONSOMMATION
On distingue les déterminants économiques et les déterminants sociaux
Quels sont les déterminants économiques de la consommation ?
La consommation des ménages varie en fonction du prix du bien ou du service (si le prix est
élevé ou faible, le comportement du consommateur change, comme lors de promotions ou de
soldes) ou en fonction du pouvoir d'achat du ménage.
Quels sont les déterminants sociaux de la consommation  ?
La consommation est un acte social dans la mesure où elle permet aux individus et aux ménages
de signifier leur appartenance à un groupe social ou leur volonté d’y accéder.
Dès lors, la consommation peut être la traduction d’un effet d’imitation (la consommation permet
d’imiter un groupe social modèle) ou d’un effet de distinction (la consommation permet de se
démarquer, d’affirmer son appartenance à un groupe social dont la position est plus élevée que
d’autres).
Cet effet de distinction donne souvent lieu à une consommation ostentatoire, c’est-à-dire
l’acquisition par le consommateur de produits dans le but unique de signifier aux autres sa
position supérieure. Les campagnes publicitaires peuvent utiliser cette volonté de distinction pour
influencer les choix des consommateurs. Toutefois, la publicité ne crée pas les besoins, elle ne fait
que les révéler. Elle est destinée à provoquer le désir de satisfaire ces besoins, mais les
consommateurs ne sont pas toujours soumis aux discours publicitaires.

La consommation ostentatoire désigne consommation d’un bien ou d’un service dans le seul but
de signifier aux autres une position sociale ou un niveau de vie supérieur.
L’effet d’imitation est le choix de consommation d’un bien ou d’un service permettant à une
personne de s’identifier à un groupe social considéré comme modèle.
L’effet de distinction indique choix de consommation d’un bien ou d’un service permettant à
une personne de se démarquer de certains groupes sociaux en affirmant sa différence et son
appartenance à un groupe social dont la position sociale est plus élevée.

Les diagrammes ci-après résument les différents facteurs ou déterminants de consommation.

Notions du programme: consommation — épargne — ménages — pouvoir d’achat —


revenu disponible

Revenu du Travail (revenus mixtes et Cotisations sociales Epargne


revenus salariaux)

Impôts sur le revenu


Revenus primaires et le patrimoine Revenus disponibles
des ménages
Revenu de la propriété (dividendes,
intérêts, loyers) Prestations sociales
(revenus de
Consommation
transferts)
Document 1 : Des revenus variés
Pour son anniversaire, Cécile a organisé un petit repas de famille. A la fin du repas, la
conversation s’engage sur la question des revenus. En effet, la soeur de Cécile, Marie, qui est
infirmière libérale, explique que les honoraires issus de son activité ne lui rapportent guère plus
que le SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti). Pierre, le mari de Cécile, regrette que
le traitement de fonctionnaire soit gelé depuis plusieurs années. Jean, le père de Cécile et Marie,
bien qu’il touche un salaire décent, regrette, de son côté, d’avoir placé de l’argent en Bourse car il
ne percevra cette année aucun dividende des actions qu’il détient. Martine, sa femme, lui répond
cependant qu’ils ne sont pas à plaindre car ils arrondissent leurs fins de mois grâce au loyer qu’ils
perçoivent en louant leur chambre de bonne à un étudiant. Là-dessus, Cécile apporte le dessert,
mettant fin à la conversation.

Document 2 : les différents revenus primaires


En contrepartie de leur participation à l’activité économique, les ménages reçoivent des
revenus qualifiés de primaires. [...] Ces revenus primaires des ménages comprennent:
 la rémunération des salariés, c’est-à-dire tous les versements effectués par les employeurs au titre
de la rémunération du travail (salaires et traitements nets, cotisations sociales salariales et
patronales, avantages en nature...);
 les revenus du patrimoine (ou de la propriété): dividendes, intérêts, loyers, fermages, métayages;
 les revenus de l’entreprise individuelle, qui sont des revenus mixtes, puisqu’ils rémunèrent à la
fois un travail et un capital.
Revenus du travail

Revenus
Revenus du patrimoine
primaires

Revenus mixtes

ACTIVITES 1
1. Pour COMMENCER : Trouvez l’intrus et justifiez votre réponse.
-Le salaire d’un ingénieur, Le traitement d’un fonctionnaire, les intérêts perçus sur un livret
d’épargne.
………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………
- Le salaire d’un ingénieur, les intérêts perçus sur un Livret d’épargne, le loyer d’un appartement.
………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………
- Les intérêts perçus sur un livret d’épargne, les honoraires d’un médecin, les bénéfices réalisés
par un artisan.
2. Doc 1. Définir. Surlignez tous les revenus cités dans le texte et cherchez leur définition.
………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
3. Doc 1 e 2. Illustrer. A quel type de revus du schéma (doc 2) correspondent les revenus cités
dans le doc 1 ?
………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
4. Doc 2. ExpLiquer. Pourquoi parte-t-on de revenus mixtes?
………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
Auto-évaluation
Précisez pour chacun de ces exemples de quel type de revenu ou prélèvement obligatoire il s’agit
1-Les honoraires d’un dentiste libéral
2-La pension reçue par un retraité;
3- La contribution sociale généralisée (CSG) impôt prélevé sur l’ensemble des revenus;
4-La vente de ses récoltes par un agriculteur exploitant;
5-La part du salaire versé par un employeur à la sécurité sociale
6- Un loyer perçu par des propriétaires.
Question de synthèse
Récapitulez en un court paragraphe comment on calcule le revenu disponible des ménages à partir
du revenu primaire.
Notions du programme: consommation — épargne — ménages — pouvoir d’achat —
revenu disponible
Document 1 : les revenus de transfert
Les salariés payent des cotisations salariales et des impôts (par exemple, l’impôt sur le
revenu ou la TVA), alors que les employeurs versent des cotisations patronales et des impôts
(notamment sur leurs bénéfices). Les cotisations financent les organismes de sécurité sociale,
ceux-ci distribuant les pensions de retraite, les allocations familiales ou encore les
remboursements de soins. Les impôts financent essentiellement les dépenses de l’État qui verse
certains revenus sociaux, appelés aussi revenus de transfert, comme le RSA.

Entreprises Salariés

Cotisations Impôts

Revenus de transfert

Retraites : Allocations familiales


Remboursements de soins
ACTIVITES 2
1. Pour commencer : Illustrer. S’agit-il d’impôt, de cotisation ou d’aucun les deux?
La TVA :…………………….. Un pourboire……………………………… assurance chômage:
…………………………………
Les allocations familiales:………………………………………………..
2. Doc 1. Expliquer. Qui paye Les cotisations sociales et les impôts? Qui reçoit des revenus de
transfert?
3-Vrai ou faux?
1. Tout le monde paye des impôts………………..
2. Le salaire est Le principal revenu du travail………………..
3. Le RSA est un revenu de transfert. ………………..
4. Seuls Les plus riches ont des revenus du capital importants ………………..
Document 1  : Le revenu sert à consommer ou à épargner
L’épargne financière signifie que l’on place son argent sur un compte épargne. L’épargne non
financière est la détention d’un patrimoine «matériel », donc sous une autre forme que de l’argent
sur un compte.

Nourriture, chauffage,
Consommation
vêtements, loisirs, etc.

Revenu disponible
Financière
Epargne
Non financière

Le taux d’épargne est la part du revenu qui est


épargnée:
Taux d’épargne= Epargne X 100
Revenu

ACTIVITES 3
1. Pour commencer Illustrer. Les formes d’épargne suivantes sont-elles financières ou non
financières?
Livret A: ……………….. Location d’un terrain : ………………. ? Actions:
……………….Assurance vie: ……………….
2. Doc 1 : Déduire. Si le revenu de Mme Lucie est de 600 000 Ar et que ses dépenses de
consommation s’élèvent à 480 000 Ar, quel est le montant de son épargne?

L’évolution du pouvoir d’achat est calculée pour I’ensemble des ménages, par différence
entre l’évolution du revenu des ménages et l’évolution de l’indice des prix.
Évolution du pouvoir d’achat = évolution du revenu des ménages - évolution des prix
Certaines consommations prennent la forme «un contrat ou d’un abonnement difficilement
renégociable à court terme. Ces dépenses dites « pré engagées » sont principalement les dépenses
liées au logement (loyer chauffage...), aux services financiers et aux communications (téléphonie,
accès à l’Internet...). Ces dépenses ont pris une part croissante dans la consommation, de 15 % en
1959 à 33 % en 2009.De ce fait, les ménages disposent de marges de manoeuvre plus réduites
qu’auparavant dans la gestion de leur budget. Ceci influence sans nul doute la perception qu’ils
ont de l’évolution de leur pouvoir d’achat. La part des dépenses pré engagées dans le budget des
ménages a doublé en cinquante ans. En déduisant du revenu ces dépenses pré engagées, on obtient
un revenu dit « arbitrable » qui permet le calcul d’une évolution du «pouvoir d’achat arbitrable ».

ACTIVITES 4
1. Pour commencer, Si votre revenu augmente de 10% alors que les prix sont en hausse de 5%,
comment évolue votre pouvoir d’achat?
Il augmente? Il stagne? Il diminue?
………………………………………………………………………………………………………
……………………………………
2. Doc 1. Définir. Qu’est-ce que Le pouvoir d’achat?
………………………………………………………………………………………………………
……………………………………
………………………………………………………………………………………………………
……………………………………
Complétez le texte avec tes termes suivants:
Précaution-augmente-arbitrable-épargner-pouvoir achat-taux d’intérêt-revenus-consommer-prix

Le revenu des ménages sert à………………..et à………….. .L’épargne dépend des………….


Mais il y a aussi une épargne de…………….. En cas de crise économique. La consommation
dépend des………… et des…………, et leur évolution détermine le…………………. . Ainsi, si
les prix augmentent moins vite que les revenus, le pouvoir d’achat……………… . Mais il faut
retirer l’évolution des dépenses pré engagées pour obtenir le pouvoir d’achat………..

Document 1 : Revenu et consommation


Suite à une promotion, le salaire de Jean passe de 640 000 Ar à 800 000Ar par mois. Cette
amélioration de son niveau de vie transforme sa consommation. En particulier, les achats de Jean
en viande passent de 8 000 Ar par semaine à 9 600Ar, alors que ses dépenses en pommes de terre
diminuent de moitié. Et il peut désormais offrir de la bière à ses invités: sa consommation de bière
passe de 3 000 Ar par mois en moyenne à 4 000 Ar. Pour mesurer l’effet de la variation du revenu
sur la consommation, il suffit de calculer l’élasticité revenue; c’est le rapport entre le taux de
variation de la demande et celui du revenu. Lorsque cette élasticité est comprise entre zéro et un,
le bien est normal: lorsque le revenu augmente, la consommation de ce bien augmente moins que
proportionnellement. Si l’élasticité- revenu est supérieure à un, le bien est dit supérieur. Si elle est
négative, c’est un bien inférieur.

LES ELASTICITES PRIX ET REVENU


1. L’élasticité-prix de la demande
• Définition: L’élasticité-prix de la demande d’un bien est une mesure de la sensibilité de la
demande du consommateur à la variation du prix de ce bien.
L’élasticité-prix est normalement négative car la demande ou consommation baisse
lorsqu’un prix augmente.
Taux de variation de la demande d’un bien
Calcul: Élasticité-prix =
Taux de variation du prix de ce bien
• Interprétation:
-Lorsque l’élasticité-prix est inférieure à -1 = une faible variation du prix d’un bien entraîne
une forte variation de sa demande. On dit que la demande est très élastique (c’est le cas des
produits très substituables ou des biens supérieurs ou de luxe).
-Lorsque l’élasticité-prix est comprise entre -1 et 0 = la demande ne varie pas ou peu quand
le prix varie. Elle est inélastique au prix. Ce sont des biens de consommation courante pour
lesquels il existe peu de biens de substitution.
-Lorsque l’élasticité-prix est > 0 = la demande augmente avec le prix. Ce cas est rare. Il
s’agit des biens de première nécessité. Par exemple, dans les milieux modestes, lorsque le prix du
pain augmente, la consommation de viande diminue au profit de celle du pain, jugée plus
indispensable) et des biens de Veblen (biens de luxe comme le parfum), dont l’augmentation du
prix accroît la consommation ostentatoire.

2. L’élasticité-revenu de la demande
• Définition: L’élasticité-revenu de la demande d’un bien est une mesure de la sensibilité de la
demande du consommateur pour ce bien aux variations de son revenu.
Taux de variation de la demande d’un bien
Calcul: Élasticité-revenu =
Taux de variation du revenu du consommateur
• Interprétation:
— Lorsque l’élasticité est comprise entre 0 et 1 : la variation de la demande d’un bien augmente
moins vite que celle du revenu. Il s’agit de biens normaux comme les vêtements. La demande est
peu élastique au revenu.
— Lorsque l’élasticité-revenu est > 1 : la demande de ce bien augmente plus rapidement que le
revenu. Il s’agit de biens supérieurs»ou de biens de luxe» (ex: les produits électroniques) dont la
demande est très élastique au revenu.
— Lorsque l’élasticité-revenu est < 0 : la demande de ce bien diminue quand le revenu augmente.
Il s’agit de « biens inférieurs» qui sont substitués lorsque le revenu le permet (ex: vin ordinaire
contre vin de qualité).

1. POUR COMMENCER : Complétez


Normalement, lorsque le revenu augmente, la consommation…………………. ; et lorsque Les
prix diminuent, la consommation………………….
2. Doc 1. Analyser. Comment caractériser un bien inférieur?
………………………………………………………………………………………………………
…………………………………….
………………………………………………………………………………………………………
…………………………………….
3. Doc 1. Calculer, Calculez le taux de variation du salaire de Jean, de sa consommation de
viande, de pommes de terre, de bière.
Salaire :………….. ; viande:………….. ; pommes de terre:………….. ; bière:………….. 
4.Doc 1. CalcuLer. Déduisez-en l’élasticité-revenu de chacune des consommations de Jean et la
nature de chacun de ces biens :
viande:………….. ; pommes de terre:………….. ; bière:………….. 

VRAI OU FAUX
1. Plus on s’enrichit, plus la part des dépenses consacrées à l’alimentation diminue………..
2. La consommation des ménages ne dépend que de leur revenu…………….
3. Quand le prix d’un bien augmente, la consommation de ce bien diminue forcément……………
Notions du programme : Consommation ostentatoire- effet de distinction et d’imitation –
marqueur social

VRAI OU FAUX?
1. Une consommation ostentatoire est une consommation discrète des choses…………….
2. Aujourd’hui encore, les ouvriers possèdent beaucoup moins de véhicules que les
cadres…………….
3. La consommation ostentatoire ne s’observe qu’au sein de l’élite sociale. …………….

Document 1  : La mode impose ses codes aux individus


L’un des caractères les plus frappants du phénomène de la mode est sa domination, Nous
ne sommes pas du tout libres de nous habiller comme il nous plaît. Cette contrainte que le milieu
social exerce sur l’individu […] règle les détails les plus minutieux de notre vêtement avec une
exigence plus tyrannique quelle ne règle les actions de notre vie. C’est que nous ne pouvons nous
montrer sans être jugés d’après nos apparences. [...] Chacun doit se rendre semblable aux autres, Il
faut « faire comme tout le monde»; il ne faut pas « se faire remarquer». Car se faire remarquer, ne
pas faire comme tout le monde, c’est s’exclure du milieu social auquel on appartient.
Document 2  : Les individus jouent avec les codes de la mode
Chacune de nos tenues est construite de manière délibérée et consciente. Les individus sont
d’autant plus lucides sur leurs choix vestimentaires qu’ils sont désormais surinformés sur la
signification des «looks». [...] Les individus ne sont pas dupes; ils savent bien que l’imitation est à
l’origine de nombreuses décisions en matière vestimentaire. Mais, dans ces processus d’imitation,
ils souhaitent avoir le sentiment d’être libres. [...] Dans un tel contexte, la « logo mania » constitue
évidemment une bénédiction. Quantité d’articles ne se distinguent de leurs concurrents que par la
seule mention de la marque, apposée bien en évidence sur la poche arrière d’un jean ou sur le plus
banal des tee-shirts.
ACTIVITES
1. POUR COMMENCER; Pour chacun des cas ci-dessous, indiquez ce qui relève plutôt de
L’obligation sociale ou du libre choix des individus.
Porter : Plutôt du ressort de l’obligation Plutôt du ressort du libre
sociale choix
-un costume en cours quand on est
professeur
-une boude d’oreille pour un garçon
-de la « marque » lorsqu’on est au collège
- des Nike quand on s’appelle Ronaldo
-des Nike pour aller au Lycée
- du rose quand on est une petite fille
-un costume cravate lors d’un conseil
d’administration
-du cuir quand on est fan de Heavy Métal
2. Doc 1 .Argumenter. Pourquoi ne sommes-nous pas Libres de nous habiller comme il nous plaît?
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………..
3. Doc 2. Repérer. Surlignez toutes [es expressions qui illustrent que les individus sont Libres.
4. Doc 2 : Déduire. Quel avantage pré entent les logos des marques?
………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………
5. Doc 1 et 2 .Argumenter. La mode conduit-elle à une certaine uniformisation des individus?
………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………
Complétez te texte avec les termes suivants:
fashion victims — d’exclusion sociale — des stratégies — du conformisme — à l’imitation —
la liberté — les codes
La mode s’impose aux individus car ils ne peuvent pas échapper au jugement sur leur apparence.
Cela engendre………………………car la mode incite ………………….des tenues du moment.
En effet, si les individus s’écartent trop de ces tenues, ils risquent de subir des formes plus ou
moins marquées…………………….. Cependant, on aurait tort de croire que les individus sont de
simples………………… Ils disposent d’informations nombreuses sur………………
vestimentaires en vigueur. Ils peuvent adopter……………………. pour concilier leur Look avec
les exigences de la mode tout en affirmant leur personnalité. Même si elle est
réduite…………………………. des acteurs est donc réelle.

I- Questions choix multiples  : copie la réponse que tu trouves bonne (utilisez le sigle numéro et
lettre ex : 1-a……..)
1. Le revenu disponible des ménages 2. L’épargne est fonction: 3. Le pouvoir d’achat dépend:
est utilisé pour: a) du revenu et du taux a) des prix.
a) consommer. d’intérêt. b) des revenus.
b) épargner. b) du taux d’intérêt. c) des prix et des revenus.
c) consommer et épargner. c) du revenu.

4. La consommation résulte 5. Une consommation ostentatoire est:


a) uniquement du revenu du a)une consommation qui permet d’affirmer sa position sociale.
consommateur b) une consommation qui permet aux plus pauvres de satisfaire
et des prix des produits consommés. leurs besoins.
b) de facteurs économiques, sociaux c) une consommation de produits à bas prix.
et démographiques.
c) uniquement de facteurs sociaux
et démographiques

Solutions du QCM
1-c
2-a
3-c
4-b
5-a
Auto-évaluation
Précisez pour chacun de ces exemples de quel type de revenu ou prélèvement obligatoire il s’agit
1- Les honoraires d’un dentiste libéral
2- La pension reçue par un retraité
3- La contribution sociale généralisée (CSG) impôt prélevé sur l’ensemble des revenus
4- Une plus-value réalisée sur la revente d’une action en bourse;
5- La vente de ses récoltes par un agriculteur exploitant
6- La rémunération d’un ouvrier de l’industrie métallurgique
7- La part du salaire versé par un employeur à la sécurité sociale
8- Un loyer perçu par des propriétaires.

Question de synthèse
Récapitulez en un court paragraphe comment on calcule le revenu disponible des ménages à partir
du revenu primaire.

Auto-évaluation
Quel est le motif de chacune des décisions d’épargne suivantes: épargne de précaution, épargne de
liquidité, transmission de patrimoine, épargne de spéculation?
1- Ouvrir un Plan Épargne Logement pour ses enfants.
2- Acheter des actions d’une société en vue de les revendre rapidement en pariant sur une hausse
rapide de leur cours.
3- Mettre de l’argent de côté en vue de l’achat d’une machine à laver.
4- Réduire sa consommation à l’approche de la fin de son Contrat à durée déterminée (CDD).
Question de synthèse
Récapitulez les trois motifs principaux de l’épargne des ménages et les différentes formes que
celle-ci peut revêtir.
Auto-évaluation
Pour chacun des événements suivants, précisez l’influence que celui-ci peut avoir sur le pouvoir
d’achat de certains ménages:
1- Le salaire minimum est revalorisé annuellement;
2- de mauvaises conditions climatiques amènent une hausse du prix des denrées agricoles;
3- Le taux de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est relevé de 2 points;
4- Les opérateurs de téléphonie mobile diminuent leurs tarifs pour faire face à l’arrivée d’un
nouveau concurrent.

Question de synthèse
Récapitulez les facteurs pouvant influer sur le pouvoir d’achat d’un ménage à la hausse ou à la
baisse,
Auto-évaluation:
Précisez les biens qui pourraient correspondre à un «bien inférieur », un « bien normal» ou un
« bien supérieur »:
1- Une BMW neuve;
2- Une journée au parc Astérix;
3- Un pack de bière;
4- Un vélo d’occasion;
5- Une bouteille de champagne;
6- Une semaine de vacances aux Maldives.
Question de synthèse
Récapitulez La manière dont la consommation des ménages évolue, quantitativement et
qualitativement, quand leur revenu s’élève, puis inversement quand celui-ci diminue,
Auto-évaluation
Montrez pour chaque situation comment évolue la demande par rapport à la variation des prix en
précisant si l’élasticité-prix est proche de 0 voire nulle; si l’élasticité prix est comprise entre 0 et 1;
si l’élasticité prix est supérieure à 1:
1- Le prix du gaz est relevé mais l’hiver est particulièrement rigoureux;
2- Le tarif des transports en commun augmente dans votre ville;
3- Suite à de très mauvaises récoltes dans les pays producteurs, le prix des ananas est multiplié par
quatre;
4- Après l’adoption d’une taxe écologique, le prix des billets d’avion intercontinentaux augmente de
50%;
5- Le prix de votre marque de céréales préférée augmente de 20%.

Question de synthèse
Montrez comment évolue la consommation en fonction de la variation du prix des biens.
Synthèse
Les utilisations du revenu disponible
• Le revenu disponible est ce dont disposent les ménages pour leur consommation une fois
déduit de leurs ressources (revenus du travail, revenus de la propriété ou revenus de transferts) le
versement des prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales). S’il s’accroît plus vite
que l’augmentation du niveau général des prix (inflation), les ménages voient leur pouvoir
d’achat augmenter et ils peuvent acheter une plus grande quantité de biens et services.
• La structure de la consommation des ménages a fortement varié au cours des cinquante dernières
années. Ainsi la part des dépenses de consommation s’est modifiée aux dépens notamment de
l’alimentation et au profit des dépenses de santé ou de loisirs alors que le revenu disponible des
français s’accroissait.
• L’épargne correspond à la partie du revenu disponible qui n’est pas consommée immédiatement.
Le taux d’épargne des ménages dépend de variables telles que l’age, les habitudes de
consommation liées à la culture locale et bien sûr du niveau de revenu.
Le revenu détermine la demande
La variation du revenu du consommateur peut modifier sa demande d’un bien particulier. Ainsi,
lorsque le revenu d’un consommateur augmente, sa demande de biens inférieurs diminue car il
les remplace par des biens de meilleure qualité. L’élasticité-revenu est alors négative. Par contre,
la consommation de biens supérieurs (loisirs, biens culturels...) augmente plus rapidement que la
hausse du revenu. La demande pour des biens normaux augmente par contre moins que
proportionnellement à la hausse de son revenu.
Le prix des biens influence aussi la demande
• Généralement la demande d’un bien diminue lorsque le prix de ce bien augmente. On dit alors
que l’élasticité-prix est négative car le prix et la demande varient en sens contraire.
• La demande d’un bien peut être très élastique au prix de ce bien, c’est-à-dire réagir fortement à
un changement de son prix, à la hausse ou à la baisse. On désigne les biens concernés comme des
biens supérieurs ou biens de luxe (loisirs).
• La demande d’un bien peut à l’inverse être faiblement élastique à la variation du prix à l’instar
des biens normaux. Cela concerne des biens dont les consommateurs peuvent moins facilement se
passer.
Les notions clés
Le revenu disponible d’un ménage se calcule en additionnant ses différentes sources de revenus
(revenus du travail, de la propriété ou de transfert) et en en soustrayant les prélèvements
obligatoires (impôts directs et cotisations sociales).
La consommation est l’utilisation de biens et services dont on ne peut se servir qu’en les
détruisant ou en les transformant:
-pour la satisfaction des besoins: la consommation finale;
-pour la réalisation d’autres produits ou services dans les entreprises. C’est la consommation
intermédiaire.
L’épargne désigne la part de ce revenu qui n’est pas immédiatement consommée par un ménage.
Elle peut avoir différents motifs: de précaution, de spéculation ou de transaction (en prévision de
dépenses anticipées).
Le pouvoir d’achat désigne, pour un ménage, la quantité de biens et services que son revenu lui
permet d’acquérir. Il dépend donc à la fois du niveau des revenus et des prix. Le pouvoir d’achat
augmente si les revenus progressent plus vite que le niveau des prix et inversement.
Ne pas confondre
L’élasticité-revenu et l’élasticité-prix d’un bien (ou service) donné. Toutes deux renvoient à la
variation de la demande de ce bien (ou service) mais dans le premier cas, on rapporte celle-ci au
revenu du ou des ménages considérés, tandis que dans le second on la rapporte à l’évolution de
son prix.

Schéma de synthèse :
Formation et utilisations du revenu disponible brut

Revenus du Travail Consommation


(Salaires et revenus
mixtes des
indépendants)
Revenus du Capital
(Intérêts, dividendes, Prélèvements obligatoires Revenu
loyers, etc.) (Impôts et cotisations disponible brut
sociales)

Revenus de transfert
(prestations sociales)

Epargne

Auto-évaluation
Par quel type de personnes les biens et services 5uivants seraient-ils davantage susceptibles d’être
consommés aujourd’hui (âge, sexe, Lieu de résidence, milieu social, etc.)
1- Des pommes de terre;
2- Des steaks de soja biologique;
3- Des billets pour un concert des BB Brunes;
4- Des places pour un match de football de Ligue ;
5- De la crème dépilatoire;
6- Un scooter; Une Smart;
7- Un Code musique classique;
8- Une tente de camping une place;
9- Une croisière en Méditerranée.
Question de synthèse
En quoi la consommation est-elle un «marqueur social »?
Auto-évaluation
Analyser chacune des situations suivantes en discutant le rôle du revenu et celui du milieu social
dans le résultat constaté.
1- Le coefficient budgétaire du logement est beaucoup plus faible dans les ménages de cadres que
dans les ménages d’ouvriers ou d’employés.
2- Le coefficient budgétaire des dépenses d’équipement et de nettoyage de la maison est plus élevé
dans les ménages de cadres que dans les ménages d’ouvriers ou d’employés.
3- Le coefficient budgétaire des dépenses de santé des cadres et des employés est très proche, mais
bien plus élevé que celui des ouvriers.
Question de synthèse
Pourquoi catégorie sociale d’un individu influence-t-elle sa consommation?
Auto-évaluation
Parmi les biens et services suivants, relevez ceux dont La consommation permet de marquer son
appartenance à un groupe et/ou de se distinguer des autres:
1- Un paquet de pâtes.
2- Une soirée à l’opéra.
3- Un séjour chez ses grands-parents.
4- Une séance de cinéma.
5- Une boîte de caviar.
6- Un piercing sur la langue.
7- Des vacances aux Seychelles.
8- Un téléphone portable.
9- Une robe haute couture.
Question de synthèse
Définissez les effets de distinction, d’imitation et la consommation ostentatoire. Montrez quelles
dynamiques peuvent relier ces comportements entre eux.
Auto-évaluation
Parmi Les formes d’incitation suivantes, repérez celles qui résultent de la stratégie consciente
d’une entreprise, puis classez-les en fonction de l’influence qu’elles pourraient avoir sur vous (de
la plus forte à la moins forte):
1- Un spot de publicité à la télévision;
2- Les conseils de vos parents;
3- Une marque portée par votre chanteur (euse) préféré(e);
4- Une distribution gratuite d’échantillons;
5- Une marque portée par les garçons et filles populaires au lycée;
6- La bouche-à-oreille sur Facebook;
7- Les conseils d’un blog de mode;
8- Une campagne d’information publique.
Question de synthèse
Comment les entreprises parviennent-elles à séduire des publics différenciés?
La consommation dépend des appartenances
La consommation permet aux agents de satisfaire un certain nombre de besoins. Elle fait
l’objet de calculs individuels et dépend du revenu et des prix. Mais c’est aussi un acte social: pour
comprendre les écarts de consommation entre individus et/ou ménages, il faut tenir compte de
leurs caractéristiques sociales et de leurs appartenances à des groupes: le milieu social, la culture
d’origine, l’âge et la génération, le niveau de diplôme, la profession, le lieu de vie.., dotent les
acteurs sociaux de normes et de représentations qui jouent un rôle déterminant dans la formation
de leurs goûts et de leurs priorités en matière de dépenses.
La consommation permet de (se) montrer
La consommation situe donc les individus dans la société. Chacun cherche à la fois à
manifester son intégration ou son souhait d’accéder à un groupe, en se conformant aux pratiques
qui en sont caractéristiques (effet d’imitation) et à se démarquer des autres (effet de distinction).
Cette recherche de distinction peut donner lieu à une consommation ostentatoire, qui a pour but
d’afficher l’appartenance à un groupe doté d’une position élevée dans la hiérarchie sociale. Les
mouvements de mode montrent bien, par leur renouvellement cyclique, que tout phénomène
d’imitation est aussi un phénomène de distinction vis-à-vis d’autres groupes.
Les consommateurs sous influence
• Les producteurs ont bien compris que la consommation ne répond pas seulement à une utilité
matérielle et prennent un soin particulier à construire et cultiver l’image de leurs marques en
fonction du public visé. Ils consacrent ainsi des moyens importants au développement de
stratégies publicitaires variées et ont un rôle moteur dans l’élaboration des modes. Maurice
Halbwachs parle de « filière inversée » pour souligner la capacité des entreprises d’orienter les
choix de consommation des individus.
• Cependant, d’autres acteurs cherchent à influencer les consommateurs. L’État recommande (â
travers des campagnes) et rend obligatoire ou interdit (à travers des lois) un certain nombre de
comportements de consommation, notamment en matière d’alimentation, de conduites d’addiction
ou de soins de santé. Des associations de consommateurs, de défense de l’environnement etc
jouent aussi un rôle prescripteur.
Les notions cIés
La consommation ostentatoire désigne le fait de consommer des biens et services coûteux pour
démontrer sa richesse.
L’effet de distinction désigne toute stratégie visant à se démarquer d’autres groupes sociaux.
L’effet d’imitation désigne toute stratégie visant à affirmer son intégration à un groupe social
donné, auquel on appartient ou auquel on souhaite appartenir
Ne pas confondre
Consommation ostentatoire et distinction
La consommation ostentatoire s’inscrit dans une logique de compétition sociale et n’est le fait que
des plus fortunés. A l’inverse, la logique de distinction concerne tous les individus, puisque tout
acte de consommation contribue à situer l’individu par rapport aux autres groupes sociaux. Alors
que la consommation ostentatoire reflète seulement la richesse matérielle, la distinction est une
logique multidimensionnelle, qui tient compte de toutes les ressources détenues (ou non) par les
personnes et détermine leurs choix ce consommation.

Schéma de synthèse
Les déterminants de la consommation
Le milieu social, le pays, l’âge, la
profession, le niveau d’études,….
La consommation des autres La publicité et les stratégies
(Imiter ou se distinguer ...) marketing des entreprises

Le revenu) Les actes de consommation Les prix relatifs des biens


(Préférences et priorités)

Autres formes d’incitations:


Recommandations publiques,
conseils de la Famille ou des amis...

→Exerce une influence sur...


Corrigés des auto-évaluations

CHAPITRE 1
Dossier 1:
1 Revenu du travail - mixte. 2. Revenu de transfert (retraite). 3. Prélèvement obligatoire- Impôt. 4.
Revenu de la propriété. 5. Revenu du travail mixte. 6. Revenu du travail salarial. 7. Prélèvement
obligatoire Cotisation sociale. 8. Revenu de la propriété.
Dossier 2
1-Transmission de patrimoine. 2-Épargne de spéculation. 3-Éparne de liquidité. 4-Épargne de
précaution.
Dossier 3
1- Hausse du pouvoir d’achat car hausse du revenu. 2. Baisse du pouvoir d’achat car hausse du
prix des produits alimentaires. 3. Baisse du pouvoir d’achat car hausse des prix à la
consommation. 4. Hausse du pouvoir d’achat car la hausse de la concurrence fait baisser les prix
des forfaits téléphoniques.
Dossier 4
1- Bien supérieur. 2- Bien supérieur. 3-Bien normal. 4-Bien inférieur.-5. Bien supérieur. 6. Bien
supérieur.
Dossier 5
1- Élasticité-prix proche de zéro car il est nécessaire de se chauffer. 2. Élasticité-prix proche de
zéro car peu de substituts aux transports en commun. 3. Élasticité-prix supérieure à 1 car il y a des
substituts possibles. 4- Élasticité-prix entre 0 et 1 car peu de substituts possibles à l’avion mais
possibilité de ne pas voyager. 5. Élasticité-prix proche de zéro car peu de substituts.
CHAPITRE 2
Dossier 1
1-Ménages modestes notamment ruraux. 2-Ménages de cadres, citadins, femmes, jeunes. 3. Jeunes
hommes citadins. 4-Jeunes hommes de milieu populaire. 5-Jeunes femmes plutôt citadines. 6.-
Jeunes citadins de milieu favorisé. 7-jeune citadine de milieu favorisé. 8-Ménage plus âgé, citadin,
de milieu favorisé. . 9-Ménage jeune de milieu plus modeste. 10- Ménage âgé rural ou citadin.
Dossier 2
1- Le revenu des cadres est plus élevé que celui des ménages ouvriers ou employés, ils consacrent
donc une part plus faible â l’alimentation (mais pas en valeur). 2-Les ménages de cadres dépensent
des sommes plus importantes pour payer une femme de ménage et équiper leur appartement. 3-
Les ouvriers accordent moins d’importance à leur santé que les autres groupes sociaux, même de
niveau de revenu équivalent comme les employés.
Dossier 3
2,5,7,9 marquent l’appartenance à un groupe social. 6-marque l’appartenance à une classe d’âge
ou un groupe de pair.
Dossier 4
Stratégie consciente :1,4. Ordre d’influence décroissante:5, 3, 6,1,4,7,2,8.
QUATRIEME CHAPITRE:
MARCHE ET PRIX
Compétences : Interprétation du fonctionnement du marché
Attitudes : - Savoir négocier
- Esprit de patriotisme
Valeurs : - Respect d’autrui
- Honnêteté

Outils / supports
Connaissances Activités et stratégies
pédagogiques

Problématique : L’enseignant (e) Les ressources en annexe :


« Comment fonctionne Synthèses
un marché en - Présenter le nouveau chapitre : Définitions
concurrence parfaite ? » Marché et prix Illustrations :
- Donner et expliquer les termes : o Graphe : « La courbe de
 L’offre est une fonction concurrence, demande, offre, la loi de l’offre et de la demande »
croissante du prix l’offre et de la demande o Vidéo : « Le prix
- Expliquer le fonctionnement du d’équilibre »
 La demande est une marché en concurrence parfaite
fonction décroissante du - Donner expliquer : la relation entre
prix prix, offre et demande
- la détermination des prix et sa
 La confrontation entre variation.
l’offre et la demande
détermine le prix Travaux de groupes 
d’équilibre - Distribuer le Graphe « Courbe de
l’offre et de la demande »
- Lecture du graphe
- Démarche OHERIC (Observation,
Hypothèse, Expérience, Résultat,
Interprétation, Conclusion)
- Faire la synthèse
Exposé
- Demander aux élèves de faire un petit
exposé sur un cas concret et qu’ils
connaissent :
Exemple  : prix des oranges lors de la
saison contre le prix des oranges hors
saison
Problématique : L’enseignant (e)
«  Pourquoi les marchés Définir
fonctionnent-ils souvent
- le monopole, qui limite le nombre
imparfaitement ? »
d’offreurs
- Expliquer le fonctionnement du
 Nombre limité d’offreurs
marché en concurrence parfaite
 Entente entre les offreurs
- Entente entre les offreurs, pour
remédier à la concurrence parfaite.
Exemple : station-service (même prix
des carburants), frais de transport
ANNEXES DU CHAPITRE
MARCHE ET PRIX
1-Comment évoluent l’offre et la demande par rapport au prix  ?
La demande des consommateurs, c’est-à-dire la quantité totale de marchandises qu’ils sont prêts à
acheter, a donc de nombreux déterminants, dont les principaux sont les prix de vente, les revenus
et les goûts. Elle est généralement une fonction décroissante du prix, ce qui signifie qu’elle
augmente lorsque le prix diminue et diminue lorsque le prix augmente c’est ce que l’on appelle la
« loi de la demande».
L’offre, qui correspond à ce que les entreprises sont disposées à produire et à vendre, résulte
principalement du prix de vente ; elle est généralement une fonction croissante du prix, ce qui
signifie qu’elle augmente lorsque le prix augmente et diminue lorsque le prix diminue.
2-Comment se déterminent généralement les prix  ?
Le marché est le lieu, parfois fictif, sur lequel se rencontrent l’offre et la demande. La variation
des prix permet d’égaliser la quantité de produits demandés avec la quantité de produits offerts.
Ainsi, se fixent automatiquement une quantité d’équilibre et un prix d’équilibre. Ce dernier est
unique et Il satisfait à la fois les acheteurs et les vendeurs.
Cet équilibre ne se réalise parfaitement que sur les marchés concurrentiels caractérisés par de
nombreux demandeurs et de nombreux offreurs, dont aucun ne peut agir seul sur les prix. Dans la
réalité, les situations de concurrence parfaite sont rares. Ainsi, les entreprises qui produisent des
biens ayant leur marque particulière peuvent jouer un rôle sur la fixation des prix.
3-Comment expliquer les variations des prix  ?
Le prix de chaque marchandise résulte de la confrontation entre l‘offre et la demande de cette
marchandise. Toutes les variations de l’offre ou de la demande d’une marchandise ont donc des
répercussions sur son prix. Ainsi, une augmentation de la demande tend à faire augmenter le prix
alors qu’une diminution tend à le faire baisser; en revanche, une augmentation de l‘offre tend à
faire baisser le prix alors qu’une diminution tend à le faire augmenter.

Notions:
Demande: quantité d’une marchandise que les agents économiques sont prêts à acheter à un prix
donné.
Offre : quantité d’une marchandise que les agents économiques sont prêts à vendre (et parfois à
produire) à un prix donné.

Prix: valeur d’échange d’une marchandise; résulte généralement de la confrontation entre l’offre
et la demande.
De nombreux facteurs jouent sur les niveaux de l’offre et de la demande, et font donc déplacer les
courbes correspondantes. Pour la demande, citons principalement le nombre de consommateurs,
leurs goûts et leurs revenus; pour l’offre, citons principalement le nombre de producteurs, le prix
des facteurs de production et les progrès technologiques.

La courbe de l’offre et de la demande

4- Le fonctionnement du marché est-il toujours efficace  ?


Les agents économiques peuvent être à l‘origine d’effets externes (ou externalités) positifs ou
négatifs. Un effet externe est la conséquence positive ou négative pour un agent économique de
l’activité d’autres agents économiques sans que ceux-ci en supportent les coûts (dans le cas
d’effets externes négatifs) ou en retirent un gain (dans le cas d’effets externes positifs).
Par exemple, la pollution peut être le résultat de l’activité productive des entreprises ou des
comportements des ménages. Elle nuit à la santé de la population, qui doit alors en supporter le
coût (effets externes négatifs) alors que les agents économiques pollueurs en sont exonérés. Le
fonctionnement du marché ne prend pas en compte de telles situations.
5- Comment les pouvoirs publics peuvent-ils remédier aux défaillances du marché  ?
Pour limiter les effets externes négatifs liés à la pollution, les pouvoirs publics doivent
intervenir. Ils peuvent encourager les agents économiques pollueurs à compenser volontairement
les effets des pollutions qu’ils occasionnent, par exemple, en participant au financement
d’opérations de dépollution ou de préservation de la nature.
Les pouvoirs publics peuvent aider ou subventionner les agents économiques qui cherchent à
limiter ou à réduire les pollutions dont ils sont à l’origine et/ou faire payer ceux qui polluent à
hauteur des dégâts qu’ils créent.
Enfin, les pouvoirs publics peuvent organiser des marchés des droits à polluer. Dans tous les cas,
il s’agit d’inciter les pollueurs à modifier leurs comportements.
Notions

Effet externe (ou externalité) : conséquence Incitation : action poussant un agent


négative ou positive pour un agent économique économique à adopter un
de l’activité d’autres agents économiques sans comportement adéquat en regard d’un
que ceux-ci en supportent les coûts (dans le cas objectif jugé souhaitable. L’incitation
d’un effet externe négatif) ou en retirent un passe souvent par l’octroi d’un gain
gain (dans le cas d’un effet externe positif). financier ou l’imposition d’une
pénalité financière.
Synthèse :

Loi de l’offre et la Prix d’équilibre. Régulation de la


demande. vie économique.
Les quantités
Régule les quantités offertes sont égales Gestion de la
offertes et aux quantités rareté des
demandées en demandées. marchandises.
faisant varier les prix

EXERCICE D’EVALUATION
QUESTION QCM
Copie la bonne réponse que tu trouves bonne. (utilise le sigle numéro et la lettre ex 1-a……)
1- Lorsque le prix augmente, généralement la demande :
a-augmente
b-stagne
c-diminue
Réponse : 1-c Lorsque le prix augmente généralement la demande diminue.
2- Lorsque le prix augmente généralement l’offre :
a-augmente
b-stagne
c-diminue
Réponse : 2-a Lorsque le prix augmente généralement l’offre augmente.
3- Un déplacement de courbe d’offre sur la droite :
a- Fait augmenter le prix
b- Fait diminuer le prix
c- N’a aucun effet sur le prix
Réponse : 3-b Un déplacement de la courbe d’offre sur la droite fait diminuer le prix.

4- Selon la loi de l’offre et de la demande, la variation des prix :


a- Permet d’égaliser le prix de l’équilibre et la quantité d’équilibre
b- Permet d’égaliser l’offre et la demande
c- N’a aucun effet sur l’offre et la demande
Réponse :-b Selon la loi de l’offre et la demande, la variation des prix permet d’égaliser l’offre et
la demande

5- Pour que la loi de l’offre et la demande fonctionne et que les marchés soient en équilibre :
a- Les demandeurs doivent être plus nombreux que les offreurs
b- Les offreurs et les demandeurs doivent être nombreux
c- Les offreurs et les demandeurs doivent être peu nombreux
TABLEAU
Sur le marché de la volaille, l’offre et la demande réagissent de la façon suivante :
PRIX OFFRE TOTALE DEMANDE TOTALE
( KILOS) ( KILOS)
25 800 50
22 700 150
19 600 250
15 500 375
13 450 450
10 375 550
4 225 750

a- Quelles sont les valeurs du prix d’équilibre et de la quantité d’équilibre ?


Réponse : Le prix d’équilibre est 13 et la quantité d’équilibre est 450 kilos. (offre totale =demande
totale)
b- Que se passe-t-il sur le marché de la volaille, si le prix est égal à 19.10 ? Expliquer pourquoi le
marché est alors en déséquilibre ?
Réponse : Sur le marché de volaille si le prix est égal à 19.10, l’offre totale augmente entre 600 et
700 kilos et la demande diminue entre 250 et 150 kilos d’où le marché est en déséquilibre. Comme
le prix est supérieur aux prix d’équilibre cela provoque une situation de surproduction donc l’offre
totale est plus importante que la demande totale.
EXERCICE A TROU
Recopier le texte en le complétant avec les termes :
a- Chômage – surproduction – l’équilibre
La flexibilité du prix permet l’égalité entre l’offre et la demande, donc …………………………
(l’équilibre) sur tous le marché : ni pénurie ni …………………. (Surproduction) sur le marché
des biens et services ; ni ………………….. (Chômage) ni pénurie d’actif sur le marché du travail.
b- Décroissante – croissante – le marché – augmente –augmente- diminue - diminue
L'offre d'un bien ou d'un service est généralement une fonction …………….. ( croissante) du prix
ce qui signifie qu’elle ………………………. (augmente) lorsque le prix augmente et
……………………… (diminue) lorsque le prix diminue. En effet, lorsque le prix est élevé, le
profit (prix de vente - coût de production) est élevé, ce qui incite les vendeurs à augmenter les
quantités offertes pour maximiser le profit total
La demande est la quantité d'un bien ou service que des acheteurs acceptent d'acheter à un prix
donné. Elle est généralement une fonction …………………..( décroissante) du prix , ce qui
signifie qu’elle augmente lorsque le prix ………………….. (diminue) et diminue lorsque le prix
…………………….(augmente).
L'offre et la demande se rencontrent sur ……………….( le marché).
c- Variation – diminution – confrontation – répercussion – augmentation – diminution – baisser -
augmenter
Le prix de chaque marchandise résulte de la …………………….. (confrontation) entre l‘offre et
la demande de cette marchandise. Toutes les ……………………. (variations) de l’offre ou de la
demande d’une marchandise ont donc des …………………… (répercussions) sur son prix. Ainsi,
une ……………………….. (augmentation) de la demande tend à faire …………………
(augmenter) le prix alors qu’une …………………………. (diminution) tend à le faire
………………… (baisser); en revanche, une augmentation de l‘offre tend à faire baisser le prix
alors qu’une …………………….. (diminution) tend à le faire augmenter.
FLECHES

Relier par une flèche chaque notion à sa définition propre

1- Loi de l’offre et la demande. a- Gestion de la rareté des


marchandises.

2- Prix d’équilibre. b- Les quantités offertes sont égales


aux quantités demandées.

3- Régulation de la vie c- Régule les quantités offertes et


économique. demandées en faisant varier les
prix

VRAI OU FAUX
Variation de prix
- Quand le prix augmente l’offre augmente VRAI / FAUX (vrai)
- Quand l’offre augmente, la demande augmente VRAI / FAUX (faux)
Demande des consommateurs :
- Les éléments principaux qui déterminent la demande des VRAI / FAUX (vrai)
Consommateurs sont les prix de vente, les revenus et les gouts
- Les éléments principaux qui déterminent l’offre des VRAI / FAUX (vrai)
Consommateurs sont les prix de vente, les revenus et les gouts

TABLEAU
Compléter le tableau par : la demande de A augmente – la demande de A diminue – l’offre de A
augmente – l’offre de A diminue
Les principaux facteurs qui déplacent la demande réponse
Si A et B sont des et si le prix de B …………………………… la demande de A
biens augmente augmente
substituables1 et si le prix de B …………………………… la demande de A
diminue diminue
Si A et B sont des et si le prix de B …………………………… la demande de A
biens augmente diminue
complémentaires² et si le prix de B …………………………… la demande de A
diminue augmente
Des modifications de revenu
Si A est un bien et si le revenu augmente …………………………… la demande de A
normal augmente
et si le revenu diminue …………………………… la demande de A
diminue
Des changements dans les gouts
Si les gouts changent en …………………………… la demande de A
faveur de A augmente
Si les gouts changent en …………………………… la demande de A
défaveur de A diminue
Des modifications du nombre des consommateurs
Si le nombre des …………………………… la demande de A
consommateurs de A augmente
augmente
Si le nombre des …………………………… la demande de A
consommateurs de A diminue
diminue
Les principaux facteurs qui déplacent la demande réponse
Des modifications de prix de facteurs de production
Si le prix d’un input3 …………………………… l’offre de A
utilisé pour produire A diminue
augmente
Si le prix d’un input …………………………… l’offre de A
utilisé pour produire A augmente
diminue
Des évolutions technologiques
Si la technologie utilisée …………………………… l’offre de A
pour produire A est augmente
améliorée
Des modifications du nombre des producteurs
Si le nombre de …………………………… l’offre de A
producteur de A augmente
augmente
Si le nombre de …………………………… l’offre de A
producteur de A diminue
diminue

1.
Deux biens substituables permettent de satisfaire à peu près le même besoin (thé et café, par
exemple)
2.
Deux biens complémentaires sont des biens généralement consommés ensemble (ski et chaussures
de ski, par exemple)
3.
Tout ce qui est nécessaire pour produire (matières premières, machines, travail….)

DEFINITION
Définir : Demande – Offre – Prix – Marché – Externalité
Réponse :
Demande : Quantité d’une marchandise que les agents économiques sont prêts à acheter à un
prix donne.
Offre : Quantité d’une marchandise que les agents économiques sont prêts à vendre (et parfois à
produire) à un prix donné.
Prix :Valeur d’échange d’une marchandise ; résulte généralement de la confrontation entre l’offre et
la demande.
Marché : Le marché est le lieu de rencontre des offres et des demandes, le lieu d’échange des biens et
services contre paiement du prix.
Externalité : Conséquence négative ou positive pour un agent économique de l’activité d’autres agents
économiques sans que ceux-ci en supportent les coûts (dans le cas d’un effet externe négatif) ou
en retirent un gain (dans le cas d’un effet externe positif)
GRAPHE

Le graphe suivant représente l’équilibre de marché

Question : 1- Préciser les éléments A -B – C


Réponses A : offres – B : Point d’équilibre – C : Demande
2- Que représentent les valeurs : a)- x : ………………….
b)- y : ………………….
Réponse y : prix d’équilibre
x : quantité d’équilibre

PRIX D’EQUILIBRE
Réalisation : confrontation entre Réponse
une demande par rapport croissante / décroissante décroissante
aux prix …..
une offre par rapport aux croissante / décroissante croissante
prix ……….
Caractéristiques
Les offreurs et les Satisfaites / enfoncées satisfaites
demandeurs
L’offre et la demande Supérieure / Egale / inférieure égale
Augmentation ou baisse
Courbe de la demande Se déplace / stagne Se déplace
Courbe de l’offre Se déplace / stagne Se déplace
CINQUIEME CHAPITRE
INDIVIDUS ET SOCIETES
Titre 1 : DIVERSITE DES CULTURES
Compétence : Expliquer la différence entre les cultures
Attitudes : Apprécier une culture différente de la sienne
Valeur : Respect des valeurs culturelles Malagasy et celles des autres
Outils / supports
Connaissances Activités et stratégies
pédagogiques

Problématique : L’enseignant (e) Les ressources en annexe :


« En quoi les cultures Synthèses
sont-elles diverses ? » - Donner des généralités sur les Définitions
différences de pratiques culturelles Illustrations :
Les différentes manières - Donner quelques définitions : Culture,o Graphe : « Les différences
d’agir et de penser des culture de masse de pratiques culturelles »
individus en fonction : - Etudes de textes : exemple « L’origineo Texte : « L’origine sociale
des sociétés sociale influence-t-elle la manière influence-t-elle la manière
des régions d’être ? » d’être ? »
des groupes sociaux o Texte : « mode de
Brainstorming transmission de la culture »
Poser des questions sur les acquis des
élèves sur : les différentes pratiques
culturelles à Madagascar.
Ranger les réponses
Faire la synthèse

Travaux de groupes
Créer des groupes de travail (pour
discuter des opinions) et définir les
tâches des groupes.

Prendre un texte pour illustrer un point


particulier sur : le mode de
transmission de la culture, de la
culture de l’individu en question et de
la pratique culturelle que cela favorise.
[cf. texte 5.1, texte 5.2]

Question- réponse
Poser des séries de questions sur les
acquis des élèves sur  la pratique
culturelle : « Quels sont les mœurs et
coutumes pratiquées dans votre :
région / société / famille ou groupe
social où vous vivez ? »

Exposé
Demander aux élèves de présenter un
court exposé concernant la pratique
culturelle des autres régions de
Madagascar.
Le prof fait une synthèse précise

Séance de visionnage de vidéo sur


la vie en société
Commenter et poser des questions sur
les points clés de la vidéo.

Titre 2 : SOCIALISATION DE L’INDIVIDU


Compétence : Identifier les rôles de l’école et de la famille dans la socialisation
Attitude: Esprit critique
Valeur : Respect des valeurs et des normes
Outils / supports
Connaissances Activités et stratégies
pédagogiques

Problématique : L’enseignant (e) Les ressources en annexe :


« Comment devient-on Synthèses
un acteur social ? » Donner des généralités sur la Définitions
socialisation des individus selon le Illustrations :
genre et le milieu social ; o Texte : « Le deuxième
Donner quelques définitions : sexe »
Individus, Famille, Ecole, Société, o Travaux de groupe
Normes, Valeurs, Déviance ; o QCM : « la socialisation, les
Etudes de texte : « Le deuxième individus deviennent des
sexe ». acteurs sociaux »
o Ressource pédagogique :
- Travaux de groupes « Etape et acteurs sociaux »
Créer des groupes de travail (pour
discuter des opinions) et définir les
tâches des groupes ;
Utiliser les méthodes : les concepts,
les principes et les théories ;

Question- réponse
Poser des questions sur les acquis des
élèves sur : la socialisation, les
individus deviennent des acteurs
sociaux.
Ranger les réponses
Faire la synthèse
Exposé
Demander aux élèves de présenter un
court exposé concernant le respect des
valeurs / normes et ce qu’il suscite.
(Exemple : enquêter un gérant
d’entreprise).
Le prof fait une synthèse précise.
Séance de visionnage de vidéo sur
la socialisation
Commenter et poser des questions sur
les points clés de la vidéo.

ANNEXES DU CHAPITRE
INDIVIDUS ET SOCIETES
Titre 1 : DIVERSITE DES CULTURES
1. Définitions  :
Culture :
Ensemble des manières d’agir, de penser et de sentir communes à des individus vivant au sein
d’une même société.
Ensemble de connaissances, de croyances, de goûts..., qui permettent à un individu de
communiquer et d’agir avec les autres.
La culture est partagée par un groupe social et transmise par ce groupe à ses nouveaux membres.
Les cultures varient dans le temps et l’espace.
Ensemble des valeurs, des normes et des pratiques qui sont acquises et partagées par une pluralité
de personnes vivant dans une même société.
(http://sesalaprovidence.free.fr/lexique/acceslexique.htm)

La culture ou civilisation est l’ensemble complexe qui comprend la connaissance, la foi, l’art, les
règles morales, juridiques, les coutumes et toutes autres aptitudes ou habitudes acquises par
l’homme comme membre de la société.

Culture de masse :
Ensemble de normes et de valeurs véhiculées par les mass médias (presse, radio, télévision,
publicité, internet) et les autres industries culturelles (industrie du cinéma, du disque, parc de
loisirs, etc…).
Catégorie socioprofessionnelle (CSP) est un ensemble d’individus exerçant des professions
proches, que ce soit par le type d’activités, le statut de l’emploi ou la place dans une
hiérarchie.
Groupe social est un ensemble de personnes ayant des relations directes, adhérant aux
mêmes valeurs et aux mêmes normes, et ayant un sentiment d’appartenance à ce groupe.
2. Quelle est l’origine des différentes pratiques culturelles  ?
Dans nos sociétés, les pratiques culturelles prennent la forme de consommation de biens ou
services culturels (lire des livres, regarder la télévision, écouter la radio, aller à des spectacles,...).
Les pratiques culturelles dépendent de la catégorie socioprofessionnelle (CSP). Les inégalités en
matière de revenu sont une première explication à ces différences de pratiques culturelles, mais
cela n’explique pas tout.
Les différences de pratiques culturelles s’expliquent le plus souvent par des différences de culture
entre groupes sociaux. La culture est un ensemble de goûts, de préférences, de connaissances,
d’idées, de croyances..., qui permettent de communiquer et d’agir. La culture influence le mode de
vie et donc les pratiques culturelles. Or, les familles de cadres et d’ouvriers ont des cultures
spécifiques.
3. La culture de masse efface-t-elle les différences de pratiques culturelles  ?
La culture de masse est la culture véhiculée par les industries culturelles audiovisuelles (télévision,
cinéma, radio...). Elle transmet une culture hédoniste (centrée sur le plaisir) et s’adresse au plus
grand nombre.
Parce qu’elle s’adresse à tout le monde, cette culture aurait pu réduire les inégalités de pratiques
culturelles entre groupes socioprofessionnels. Mais ce n’est pas le cas et ces inégalités sont
globalement stables dans le temps.
Cependant, la culture de masse a modifié les cultures en présence et a accentué les inégalités liées
à l’âge car toutes les classes d’âge n’ont pas le même accès aux mêmes médias.
Graphe 5.1. LA CULTURE DE MASSE

Graphe 5.2. LES DIFFERENCES DE PRATIQUES CULTURELLES

TEXTE : L’ORIGINE SOCIALE INFLUENCE-T-ELLE LA MANIERE D’ETRE ?


« Les deux chaumières étaient côte à côte, au pied d’une colline, proche d’une petite ville de
bains. Les deux paysans travaillaient dur sur la terre inféconde pour élever tous leurs petits.
Chaque ménage en avait quatre. Devant les deux portes voisines, toute la famille grouillait du
matin au soir. Les deux aînés avaient six ans et les deux cadets, quinze mois environ ; les mariages
et, ensuite les naissances s’étaient produites à peu près simultanément dans l’une et l’autre maison.
Les deux mères distinguaient à peine leur produit dans le tas ; et les deux pères confondaient tout à
fait.
Par un après-midi du mois d’août ; une légère voiture s’arrêta brusquement devant les deux
chaumières, et une jeune femme, qui conduisait elle-même, dit au monsieur assis à côté d’elle :
- Oh ! regarde, Henri, ce tas d’enfant ! sont-ils jolis, comme ça, à grouiller dans la poussière.
L’homme ne répondit rien, accoutumé à ces admirations qui étaient une douleur et presque un
reproche pour lui ?
La jeune femme repris :
- Il faut que je les embrasse ! Oh ! comme je voudrais en avoir un, celui-là le tout petit.
Et, sautant de la voiture, elle courut aux enfants, prit un des deux derniers, celui des RANDRIA,
et, l’enlevant dans ses bras, elle le baisa passionnément sur ses joues sales, sur ses cheveux frisés
et pommadés de terre, sur ses menottes qu’il agitait pour se débarrasser des caresses ennuyeuses.
Puis elle remonta dans sa voiture et partit au grand trot. Mais elle revint la semaine suivante,
s’assit elle-même par terre, prit le moutard dans ses bras, le bourra de gâteaux, donna des bonbons
à tous les autres ; et joua avec eux comme une gamine, tandis que son mari attendait patiemment
dans la frêle voiture.
Un matin, en arrivant, son mari descendit avec elle ; et ; sans s’arrêter aux petits enfants qui la
connaissaient bien maintenant, elle pénétra dans la demeure des paysans. Ils étaient là en tain de
fendre du bois pour le manioc ; ils se redressèrent tout surpris, donnèrent des chaises et
attendirent. Alors la jeune femme, d’une voix entrecoupée, tremblante commença :
- Mes braves gens, je viens vous trouver parce que je voudrais bien…je voudrais bien emmener
avec moi votre… votre petit garçon… »
QUESTION : L’origine sociale influence-t-elle la manière d’être ?
TEXTE : MODE DE TRANSMISSION DE LA CULTURE
La culture est un ensemble de connaissances, de croyances, de goût,… qui permettent à un
individu de communiquer et d’agir avec les autres. Cette culture est partagée par tous les membres
d’un groupe social et elle est transmise par le groupe à ses nouveaux membres.
Pour illustrer la définition précédente, recopier et compléter le tableau ci-dessous en indiquant ce
qui relève dans les portraits suivants du mode de transmission de la culture, de la culture de
l’individu en question et de la pratique culturelle que cela favorise.
 Ando : elle fréquente la bibliothèque nationale à Anosy et pense que la culture l’aide à découvrir
et à comprendre la relation humaine : un professeur d’histoire y emmenait ses élèves.
 Solofo : il a appelé son ami pour l’accompagner voir un match de football. Il estime que le match
de foot est plus amusant que les jeux vidéo et fait rencontrer plus de joueurs qui forment une
équipe, un tout.
 Fara : elle demande à sa sœur de l’emmener voir un spectacle du groupe Mahaleo car elle croit
que leurs chansons parlent beaucoup de la vie de la société.
MODE DE PRATIQUE
ELÉMENTS
TRANSMISSION DE CULTURELLE À
CULTURELS
LA CULTURE L’ÂGE ADULTE
Elle pense que la
Le prof a emmené
lecture aide à Elle fréquente la
ses élèves à la
Ando découvrir et à bibliothèque
bibliothèque
comprendre les nationale à Anosy.
nationale à Anosy.
relations humaines.

Solofo

Fara
Titre 2 : SOCIALISATION DE L’INDIVIDU
1. Définitions  :
- Socialisation : processus par lequel l’individu acquiert et intériorise les normes et les valeurs du
groupe social et de la société auxquels il appartient.
Ensemble des mécanismes par lesquels les hommes font l'apprentissage des rapports sociaux et
assimilent normes, valeurs et croyances. (http://sesalaprovidence.free.fr/lexique/acceslexique.htm)
- Normes : règles de conduite, très largement suivies dans une société ou un groupe.
Etant une règle explicite ou implicite prescrivant une conduite socialement valorisée
Une norme est un comportement ou une pratique à laquelle les comportements ou les
pratiques d’un individu sont tenus de se conformer et qui leur sert donc de référence.
Règle explicite
- Valeurs : principes ou idéaux partagés par les individus d’une même Société ou d’un même
groupe.
Etant une préférence ou un principe qui oriente l’action des individus.
Alors que les valeurs restent abstraites, les normes précisent ce que doivent être les
comportements des individus.
- Société : un groupe d'individus d'une époque, d'un mode de fonctionnement ou d'un type
particulier et ce groupe réuni par des intérêts communs ou pour une activité ou une action
commune.
- Déviance : un terme désignant tout comportement de transgression d'une norme communément
admise au sein d'une société ou d’un groupe. Toute action sociale, tout comportement individuel
ou collectif, repose sur l'idée de conformité, c’est-à-dire de respect d'une norme.
La déviance est le non-réponse des normes (qu’elles soient ou non légales), provoquant une
sanction sociale.
2. Les individus sont-ils déterminés par la société dans laquelle ils vivent  ?
Au cours de la socialisation, l’individu apprend, consciemment ou inconsciemment, les normes
(les règles) et les valeurs (principes et idéaux) du groupe social et de la société auxquels il
appartient. La famille est un agent de socialisation, mais il en existe d’autres, comme l’école.
La socialisation transmet des stéréotypes masculin et féminin (modèles schématisés) ; elle est donc
différente selon le genre. Elle permet à un individu d’être intégré dans la société, c’est-à-dire d’en
être un membre reconnu; il devient alors un acteur social.
La socialisation provenant d’agents divers, et l’individu disposant dans une certaine mesure de
marges de manœuvre, aucun déterminisme social strict ne pèse sur lui.
3. Quel rôle spécifique la famille et l’école jouent-elles  ?
Quelles que soient sa forme et son évolution, la famille est un lieu de vie qui contribue au bonheur
et à l’épanouissement de ses membres, dont celui des enfants, de leur naissance à l’adolescence, et
à leur intégration sociale. La famille exerce une fonction d’attachement de première importance :
les liens entre parents et enfants sont avant tout affectifs. Mais, par la socialisation dont ils sont
des agents, la famille ainsi que l’école sont des facteurs d’une relative reproduction sociale.
Même si l’école considère les élèves comme étant égaux, une totale égalité des chances n’existe
pas. Les performances scolaires des élèves dépendent pour une part de leur milieu social et
familial, qui les prédispose à une réussite scolaire inégale.
4. Comment les individus deviennent-ils des acteurs sociaux différents selon leur genre et leur
milieu social  ?
La socialisation n’est pas identique pour tous les individus: elle diffère selon le genre (masculin
ou féminin) et selon le milieu social. C’est pourquoi l’on peut évoquer l‘existence d’une
socialisation différentielle qui transmet des normes et des valeurs différentes.
Ainsi, la famille transmet aux garçons et aux filles, dès leur plus jeune âge, des stéréotypes
masculin et féminin (modèles schématisés). Selon le milieu social auquel la famille appartient, les
enfants ne sont pas conduits à adopter les mêmes comportements et à intégrer les mêmes
dispositions.
Dans une certaine mesure, la socialisation différentielle n’est pas consciemment dirigée par la
famille, elle s’effectue inconsciemment et échappe pour une part à son contrôle.
TEXTE : LE « DEUXIEME SEXE »
On ne naît pas femme : on le devient. Aucun destin biologique, psychique, économique ne définit
la figure que revêt au sein de la société la femelle humaine ?
En vérité, l’influence de l’éducation et de l’entourage est ici immense.
Ainsi, la passivité qui caractérisera essentiellement la femme « féminine » est un trait qui se
développe en elle dès ses premières années ? Mais il est faux de prétendre que c’est là une donnée
biologique ; en vérité, c’est un destin qui lui imposé par ses éducateurs et par la société.
L’immense chance du garçon, c’est que sa manière d’exister pour autrui l’encourage à se poser
pour soi. Il fait l’apprentissage de son existence comme libre mouvement vers le monde ; il
rivalise de dureté et d’indépendance avec les autres garçons, il méprise les filles. Grimpant aux
arbres, se battant avec des camarades, les affrontant dans des jeux violents, il saisit son corps
comme un moyen de dominer la nature et un instrument de combat. Il entreprend, il invente, il
ose.
Au contraire (on apprend à la femme) que pour plaire il faut chercher à plaire, il faut se faire
objet ; elle doit donc renoncer à son autonomie. On la traite comme une poupée vivante et on lui
refuse la liberté ; ainsi se noue un cercle vicieux ; car moins elle exercera sa liberté pour
comprendre, saisir et découvrir le monde qui l’entoure, moins elle trouvera en lui de ressources,
moins elle osera s’affirmer comme sujet.
QUESTIONS :
i. Qu’est-ce qui distinguent les individus du genre masculin de ceux du genre féminin dès leur plus
jeune âge ?
ii. Expliquer la première phrase du texte.
TRAVAUX DE GROUPES : LA SOCIALISATION, LES INDIVIDUS DEVIENNENT DES
ACTEURS SOCIAUX
 Premier temps : chaque groupe prépare une explication, justification ou/et une critique de l’un des
propos figurant en caractères gras et numérotés dans le texte ci-dessous ; quelles normes et valeurs
sont attachées à chacun de ces propos ?
 Deuxième temps : chaque groupe présente à la classe un compte-rendu de ses réflexions.
 Troisième temps : suggestion de débat sur la question : « Quelles normes et quelles valeurs la
socialisation doit-elle transmettre ? »
QCM :
SOCIALISATION DE L’INDIVIDU
1- La famille assure une fonction de socialisation :
a- En donnant naissance à un enfant.
b- En transmettant des normes et des valeurs à son enfant.
c- En confiant son enfant à des autres institutions.
2- L’école assure une fonction de socialisation :
a- En attendant des élèves un type de comportement face aux apprentissages.
b- En laissant totalement libre chaque élève.
c- En n’attendant rien des élèves.
3- La socialisation fait de l’individu :
a- Un spectateur.
b- Un acteur isolé.
c- Un acteur social.
4- La socialisation a pour effet :
a- Un déterminisme social des enfants.
b- De laisser un certain choix à chaque individu dans sa vie.
c- De laisser totalement le choix aux individus dans leur vie.
5- La socialisation est :
a- Identique quels que soient le genre et le milieu social.
b- Différente selon le genre et le milieu social.
c- La même pour les garçons et les filles d’un même milieu social.

CULTURE ET CULTURE DE MASSE


1. La culture est présente :
a- uniquement dans les sociétés qui connaissent l’écriture.
b- uniquement dans les sociétés qui ont produit des œuvres d'art.
c- dans toute les sociétés.
2. La culture est un ensemble de connaissances, de croyances :
d- strictement individuelles.
e- partagées par les membres d’un groupe social directement ou indirectement en relation
f- communes à des individus qui n’ont aucun rapport entre eux.
3. La culture de masse est une culture :
g- diffusée par des médias qui s'adressent « à TOUS ».
h- imposée par les dictatures communistes.
i- pratiquée par les rugbymen lors d’une mêlée.
4. La diffusion d’une culture de masse :
j- a diminué les inégalités de pratiques culturelles entre groupes socioprofessionnels.
k- n’a pas eu d'influence notable sur les inégalités de pratiques culturelles entre groupes
socioprofessionnels.
l- a augmenté les inégalités de pratiques culturelles entre groupes socioprofessionnels.

Définir : socialisation, culture, culture de masse, norme, valeur.

Quelle est la différence entre culture et culture de masse, norme et valeur ?


CHOISIR LA BONNE PROPOSITION
Qu’est-ce que la socialisation ?
La socialisation est :
- un risque politique
- un ensemble de valeurs, de normes de croyances
- une intériorisation de normes, de valeurs, de croyances
Les normes sociales sont :
- issues de la tradition
- votées chaque année
- écrites par les parents
- des préceptes religieux

La culture de masse désigne :


- l’uniformisation de la culture
- l’ensemble des informations véhiculées par la presse, la radio, la télévision, etc.
- l’industrialisation de la culture
- les loisirs et spectacles appréciés par le plus grand nombre

VRAI OU FAUX

Les valeurs sont le prolongement des normes VRAI ou FAUX


Les normes sont des applications des valeurs (ex. : l’école).
Toute pratique est culturelle VRAI ou FAUX
(Toute pratique fait intervenir la culture des individus).

OUI ou NON
Les pratiques culturelles dépendent :

-Essentiellement du revenu Oui ou Non


-de la socialisation familiale Oui ou Non
-du lieu de résidence Oui ou Non
-de l’âge et du sexe Oui ou Non
1) Quelle valeur, pour quelle norme ?