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Le fédéralisme intégral, ou global est une vision du fédéralisme qui ne se limite pas à la théorie de l'État fédéral 

(fédéralisme
dit « hamiltonien » qui se centre sur le pouvoir de décision des citoyens par le biais des institutions fédérales).
C'est en fait une philosophie politique à part entière et comportant elle-même diverses branches. Elle est dérivée
du personnalisme mais aussi des écrits de Pierre-Joseph Proudhon, du syndicalisme révolutionnaire et du christianisme
social. C'est toutefois le terme d'internationalisme (qui reste basé sur les nations) qui a été historiquement retenu par les
courants anarchistes (collectivistes et anarcho-syndicalistes notamment) qui, à la différence d'autres courants fédéralistes,
s'opposent au mondialisme puisque adversaires de toute forme de gouvernance. Le terme fédéralisme libertaire est donc
utilisé pour décrire une société sans frontières entre les personnes mais où chaque territoire conserve son autonomie
économique, culturelle et décisionnelle1. Pour les anarchistes le nationalisme comme le mondialisme sont deux formes
de colonialismes hégémoniques différant seulement par leur échelle2. Ces principes ont irrigué, sur le plan international, la
Première internationale (Association internationale des travailleurs) et, dans divers pays, de nombreuses organisations
participant au courant anarcho-syndicaliste.
Pour les fédéralistes dits hamiltoniens, le fédéralisme intégral est peu démocratique, puisqu'il introduit des pré-conditions
idéologiques au fonctionnement fédéraliste, au lieu de laisser les citoyens décider eux-mêmes en fonction des circonstances
des orientations politiques que doivent suivre les divers niveaux de décision

Conceptions théoriques

Le fédéralisme global selon Alexandre Marc


Parmi les principaux théoriciens du fédéralisme global se trouve Alexandre Marc, ancien secrétaire général de l'Union des
fédéralistes européens. Alexandre Marc recherche un équilibre entre universalisme et individualisme, entre autorité et
liberté. Ses principes sont subsidiarité, autonomie et participation et coopération. Il s'oppose au jacobinisme et au
nationalisme en contestant l'État-nation comme forme d'organisation politique. Il est l'auteur de nombreux ouvrages et
articles exposant sa conception du fédéralisme intégral, dont il s'efforcera jusqu'à sa retraite d'assurer la diffusion à travers
une intense activité d'enseignement au sein d'institutions diverses, dont il est plus ou moins directement l'animateur, comme
le Centre international de formation européenne, l'Institut Européen des Hautes Études Internationales de Nice ou le
Collège d'Études Fédéralistes d'Aoste.

Le fédéralisme global selon le WFM


Le World Federalist Movement (WFM) est une organisation non-gouvernementale internationale. Cette ONG dispose d’un
statut consultatif au sein du conseil économique et social et du département d’information publique de l’Organisation des
Nations unies. Leur engagement principal est « une réforme des Nations unies pour obtenir une autorité globale efficace et
démocratique ». Le WFM est pour la conception d'une fédération d’États nations. Sous le vocable « fédéralisme mondial », il
désigne une vision consensuelle dégagée lors d'une multitude de débats de nombreux mouvements pour la paix, nationaux
ou internationaux. Cette vision prend forme autour de principes généraux que sont essentiellement :

Perte des États de leur pouvoir souverain au profit d’institutions communes mondiales.
Conservation d'une société, d'une culture et de structures politiques propre à chaque État fédéré.
Application pratique de la philosophie politique du « fédéralisme démocratique » à l’échelle internationale et à l’échelle d’une
autorité mondiale (globale).

 Choix du principe de la loi comme base primordiale.


 Choix du principe de lois basés sur des principes démocratiques constitutionnels tel que le suffrage universel.
 Choix du respect des lois sur les libertés individuelles et les droits des minorités.
 Choix du principe de justice indépendante.
 Choix du principe de séparation des pouvoirs.
 Choix du principe de subsidiarité.