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Cours : Chauffage et climatisation

3ème année Génie Eco - Energétique et


Environnement Industriel

Pr . Ahmed Khouya

Année 2019-2020
Chapitre I : Caractéristiques de l’air
humide et le conditionnement d’air
objectifs
 Distinguer l’air sec de l’air atmosphérique
 Définir et calculer l’humidité absolue et relative de l’air
atmosphérique
 Calculer le point de rosée de l’air atmosphérique
 Etablir la relation entre la température de saturation adiabatique et
la température du thermomètre humide
 Utiliser le diagramme psychrométrique pour déterminer les
variables thermodynamiques de l’air atmosphérique
 Dresser des bilans massique et énergétique pour les évolutions de
conditionnement d’air
Introduction Générale
☛ Bon nombre de secteurs ou l’on nécessite le traitement d’air:

 Bâtiment résidentiel, industriel ou tertiaire chauffage

 Agroalimentaire
rafraichissement
 Séchage de produits
ventilation
 Industrie pharmaceutique,….
hygrométrie
 Centrales thermiques, nucléaires et solaires

filtration
Secteurs énergivores!!
Procédés de traitement d’air
Introduction Générale
Exemple de centrale de traitement d’air
1.L’air sec et l’air atmosphérique
☛ L’air est un mélange composé d’azote (79%), d’oxygene
(21%) et de traces de gaz.

☛ L’air dans l’atmosphère contient de la vapeur d’eau (ou de


l’humidité) est appelée « air atmosphérique »

☛ L’air qui ne contient aucune trace d’humidité est appelée


« air sec »

☛ Dans les application relatives au conditionnement d’air, on


traite habituellement l’air comme un mélange gazeux constitué
d’air sec et de vapeur d’eau.

☛ La teneur en humidité varie selon les transferts de vapeur


d’eau à la surfaces des terres, des océans, des rivières ou des
lacs
1. L’air sec et l’air atmosphérique

☛ La teneur en humidité varie selon l’eau évaporée d’une


casserole, vaporisé dans une douche ou par le corps humain,…

En dépit du fait que la quantité relative de vapeur d’eau dans


l’air est faible, elle influe fortement sur le bien être physique;
c’est pour cette raison qu’on ne peut l’ignorer dans l’étude et la
conception des systèmes de conditionnement d’air.
1. L’air sec et l’air atmosphérique
☛ La température de l’air circulant dans les systèmes de climatisation
varie approximativement de -10 à 50°C

☛ Dans cette plage, l’air sec peut être traité comme un gaz parfait
avec une marge d’erreur négligeable.

☛ La chaleur spécifique de l’air demeure à peu prés constante et


égale à 1,005kJ/kg.K
Air sec
Température (°C) Chaleur spécifique cp (kJ/kg.k)
-10 1,0038
0 1,0041
10 1,0045
20 1,0049
40 1,0059
50 1,0065
1. L’air sec et l’air atmosphérique

☛ L’enthalpie de l’air sec est alors estimée avec l’expression:

h  c T  1,005kJ / kg.C ).T kJ/kg)


air _sec p

et sa variation est :

hair _ sec  c pT 1,005kJ / kg.C ).T kJ/kg)

-10 °C ≤T≤ 50 °C
1. L’air sec et l’air atmosphérique
☛ Dans la plage de température de -10 °C à 50 °C, la vapeur d’eau
peut également être traitée comme un gaz parfait (voir cours de
Thermodynamique Appliquée). Donc :
h  h(T )

☛ À des températures ≤ 50°C, les courbes isenthalpiques


coïncident avec les courbes isothermes, par conséquent:

Enthalpie de la vapeur d’eau dans l’air = Enthalpie de la vapeur


saturée à la même température.

h (T , P )  h (T )
basse
v g
1. L’air sec et l’air atmosphérique
☛ L’enthalpie de la vapeur d’eau entre -10°C et 50°C peut
exprimée en fonction de la température selon :

h (T )  2500,9  1,82.T
g
kJ/kg

Conséquence: dans la plage de température -10 à 50 °C, l’air


atmosphérique se comporte comme un mélange de gaz parfait
dont la pression est égale à la somme des pressions partielles de
l’air sec Pa et de la vapeur d’eau Pv soit :
P
P = Pa + Pv en ka
2. L’humidité absolue et l’humidité relative de l’air
☛ La quantité de vapeur d’eau dans l’air peut être exprimée en terme
d’humidité absolue ou d’humidité relative.
☛ L’humidité absolue est défini comme le rapport de la masse de
vapeur à la masse d’air sec, soit :
mv
 en kg de vapeur d’eau / kg d’air sec
ma
☛ Parce que la vapeur d’eau et l’air sec se comportent comme des gaz
parfait, l’humidité absolue peut aussi être exprimée en terme des
pressions : PV P
v v
mv RvT Rv Pv
    0,622
ma PaV Pa Pa
RaT Ra

Ou encore   0,622Pv en kg de vapeur d’eau / kg d’air sec


P  Pv
Avec P = Pa + Pv est la pression totale
2. L’humidité absolue et l’humidité relative de l’air
☛ L’humidité absolue d’1kg d’air sec est 0 kg H2O/ kg d’air sec

On se met alors à y ajouter de la vapeur d’eau, ω augmente et , à un


certain point, l’air ne peut plus absorber d’humidité sans qu’il y ait
condensation. L’air est saturé de vapeur « air saturé ».

☛ Le bien être dépend de la quantité d’humidité que l’air contient(mv)


par rapport à la quantité maximale qu’il peut contenir(mg) à la même
température. PvV
mv RvT Pv Pv
☛ L’humidité relative ϕ :   m  P V 
Pg

Psat ,T
g g
RvT
☛ L’humidité relative de l’air varie selon la température même
lorsque l’humidité absolue demeure constante
☛ L’humidité relative varie de 0% pour l’air sec à 100% pour l’air saturé.
2.Relation entre l’humidité absolue et l’humidité relative

Soit P

(0,622 ) Pg

Ou encore

0,622Pg

P Pg
349.00 € TTC
2.Relation entre l’humidité absolue et l’humidité
relative

Pression de vapeur
saturante

1. La zone de l'air humide ambiant (vapeur d'eau) : pv < pvs


2. La "frontière" entre ces deux zones qui est matérialisée par la courbe de
saturation en rouge (vapeur d'eau + eau liquide) : pv = pvs
3. La zone de brouillard (eau liquide ou glace) : pv > pvs
3.L’enthalpie totale de l’air atmosphérique
☛ L’enthalpie totale de l’air atmosphérique est la somme des
enthalpies de l’air sec et de la vapeur d’eau, soit :

H H H m h m h
a v a a v v

☛ En divisant tout par la masse d’air sec ma, on obtient :


H mv
h  m  h  m h  h  h
a a a v a v

Soit : h  ha  hg kJ/kg d’air sec

L’enthalpie de l’air atmosphérique est


exprimé en termes d’unités de masse
d’air sec et non d’unité de masse d’air
humide
3. L’enthalpie totale de l’air atmosphérique
Exemple 1 : La quantité de vapeur d’eau dans une pièce
Soit une pièce dont les dimensions sont de 5 m ☓ 5 m ☓ 3 m.
la pièce est remplie d’air à 100 kPa et à 25 °C, et son humidité
relative est de 75 %. Déterminez:

a) La pression partielle de l’air sec


b) L’humidité absolue
c) L’enthalpie de l’air atmosphérique par unité de masse d’air
sec
d) La masse d’air sec et la masse de vapeur dans la pièce
4. Le point de rosée
☛ L’été , durant le jour, le soleil évapore l’eau, l’air atmosphérique est
chauffé et se charge d’humidité. La nuit, la température de l’air
atmosphérique baisse et son humidité relative augmente ;

☛ Lorsque ϕ atteint 100%, l’air ne peut plus contenir l’humidité et


toute baisse additionnelle de température entraine la condensation ; Le
rosée du matin provient de l’humidité dans l’air qui, durant la nuit, s’est
condensée sur des surfaces froides comme le sol ;

☛ Le point de rosée Trosée est défini comme la température à laquelle


la condensation commence à se manifester lorsque l’air est refroidi à
pression constante :
Trosée = Tsat, Pv

Trosée = 237.48[Ln(φPvs(θ))– 6.41]/[23.69 – Ln(φPvs(θ))] [°C]


4. Le point de rosée
☛ L’évolution du refroidissement de l’air atmosphérique à pression
constante et point de rosée est illustré dans le diagramme T – s de
l’eau :

☛ Ex : Lorsque la température d’un


contenant de boisson qui sort du réfrigérateur
est inferieure au point de rosée, la vapeur
d’eau dans l’air se condense sur ses parois
4. Le point de rosée
Ouvrages dégradés par le refroidissement au dessous du
point de rosée
4. Le point de rosée
Exemple 2 : La condensation sur les vitres dans une maison

Lorsqu'il fait frais à l’extérieur, la condensation peut se produire sur la


surface intérieure des vitres dans la maison. Supposons que la
température de l’air dans la maison est de 20 °C et que l’humidité
relative est de 75 % (voir la figure).

À quelle température de la surface intérieure de la vitre la condensation


commencera-t-elle à se manifester ?
5. La température de saturation adiabatique et la
température du thermomètre humide
☛ Une autre façon d’estimer l’humidité absolue ou relative et de
recourir à une évolution de saturation adiabatique :
 Ecoulement en régime permanant d’air
humide pénètre dans un conduit adiabatique
très long dans lequel se trouve un réservoir
d’eau liquide.

 L’eau s’évapore et se mélange à l’air

 La quantité d’humidité dans l’air croit, et sa


température diminue

 L’air à la sortie devient saturé (ϕ=100%) à


la température T2 qui est appelée
« température de saturation adiabatique »
5. La température de saturation adiabatique et la
température du thermomètre humide
. . .
☛ Le bilan massique de l’air sec : ma1  ma2  ma

. . .
☛ Le bilan massique pour l’eau : mv1  m f  mv2

. . . .  
.
Soit :  ma1  m f   ma2 m f      ma
1 2  2 1

. .
☛ Bilan d’énergie : E in  E out

. .  
.
ma h  ma     h  ma h
. . .
m a h1  m f h  m a h2
f2 1  2 1 f2 2

« Car il n’y a pas d’arbre ni machine

h 
    h  h
hydraulique (W=0), de plus le système
est adiabatique (Q=0) »
1  2 1  f2 2
5. La température de saturation adiabatique et la
température du thermomètre humide
Ou encore :
c pT11hg 2 1h f c pT2 2hg
1 2 2

Ce qui donne : c p T2 T1 2h fg


  2
1 hg h f
1 2

☛ L’humidité relative ω2 déterminée par l’expression :


0,622 Pg
  P P 2 Car ( ϕ 2= 1)
2 2 g2

Pour déterminer ϕ ( ou ω ), Il suffit de mesurer


la température et la pression de l’air à l’entrée
et à la sortie d’un saturateur adiabatique.
5. La température de saturation adiabatique et la
température du thermomètre humide
Exemple 3 : L’humidité absolue et l’humidité relative de l’air
Les températures du thermomètre sec et humide de l’air atmosphérique
à 1 atm (101,325 kPa) mesurées à l’aide d’un psychromètre à rotation
sont respectivement de 25 °C et de 15 °C. Déterminer:

a) L’humidité absolue
b) L’humidité relative
c) L’enthalpie de l’air
6. Le diagramme psychrométrique
☛ Le diagramme psychrométrique est un diagramme fort commode
dans lequel toutes les variables thermodynamiques de l’air
atmosphérique à 1 atm (101,325 kPa) sont regroupées.

☛ Dans le diagramme psychrométrique :

 La température du thermomètre sec se trouve le long de l’axe


horizontale

 L’humidité absolue est déclinée le


long de l’axe verticale
6.Le diagramme psychrométrique

 La courbe de saturation (ϕ = 100%) apparait à gauche du


diagramme

 Les courbes d’enthalpie, de la température du thermomètre


humide, et de volume massiques constantes sont obliques.

 Le point de rosée est déterminée par l’intersection de la droite


horizontale tracé à partie de ω et la courbe de saturation (ϕ=100%)

 Dans l’air saturé, la température du


thermomètre sec et la température du
thermomètre humide ainsi que le point de
rosée sont identiques.
6. Le diagramme psychrométrique
Exemple 4 : L’utilisation du diagramme psychrométrique
Soit une pièce qui contient de l’air atmosphérique à 1 atm et à 35 °C,
ou l’humidité relative est de 40%. Déterminez :

a) L’humidité absolue
b) L’enthalpie
c) La température du thermomètre humide
d) Le point de rosée
e) Le volume massique de l’air.
7. Les évolutions de conditionnement d’air
☛ Le conditionnement d’air comprend le chauffage, la ventilation, la
réfrigération, l’humidification et la déshumidification ;

☛ Les diverses évolutions qui interviennent dans le conditionnement


d’air peuvent être représentés sur le diagramme psychrométrique :

☛ Les évolution de chauffage et de


refroidissement durant lesquelles l’humidité
absolue demeure inchangée sont
représentée par une droite horizontale.
7. Les évolutions de conditionnement d’air
☛ La plupart des évolutions de conditionnement d’air sont
modélisées comme des écoulements en régime permanant :
. .
 Bilan massique de l’air sec :  m a   m a
in out
. .
 Bilan massique de la vapeur d’eau :  m eau   m eau
in out
. .
ou encore  m a .   m a .
in out
 Le bilan d’énergie est dressé dans les mêmes conditions, de
surcroit, on suppose que la variation des énergies cinétiques et
potentielle est négligeables, alors :
. .
E in  E out

. . . . . .
ou encore Q W in   m.h  Q W out   m.h
in in out out
7.1 Le chauffage à humidité constante (ω = cte)

☛ Chauffer l’air en maintenant son humidité absolue constante est


réalisé à l’aide d’un appareil comme : résistance électrique,
chauffante, thermopompe, poêle,…

☛ Au cours de l’évolution de chauffage :


ω1 = ω2
T2 > T1
ϕ2 < ϕ1

☛ Inconvénients :
L’humidité de l’air chauffé peut tomber au dessous de la zone de
confort ( < 40%) et entrainer des effets indésirables comme :

 Des difficultés respiratoires


 La peau sèche
 Les lèvres gercée,…
7.2 Le refroidissement à humidité constante (ω = cte)

☛ On peut également refroidir l’air tout en maintenant son humidité


absolue constante, il suffit de remplacer l’élément chauffant par un
serpentin ou circule un fluide frigorigène.

☛ Au cours de cette évolution:


ω1 = ω2
T2 < T1
ϕ2 > ϕ1

☛ Cette évolution suit une droite


horizontale de la droite vers la gauche
dans le diagramme psychrométrique
7.3 Le chauffage et le refroidissement à humidité constante (ω = cte)

☛ Dans les évolutions de conditionnement d’air ou il n’y a ni


humidification ni déshumidification, le bilan massique se réduit à :
. . .
 Bilan massique de l’air sec : ma1  ma2  ma

 Bilan massique de la vapeur d’eau :  


1 2

 Le bilan d’énergie :
. . . . . .
Q W in   m.h  Q W out   m.h
in in out out

. . 
D’ou Q  ma . h  h 
in  2 1

Ou encore qh2 h1


7.4 Le chauffage avec humidification
☛ Pour éliminer les effets indésirables entrainer par le simple chauffage
de l’air, on utilise un humidificateur :

 Durant l’évolution 1-2, l’air est


chauffée à humidité absolue constante
(ω2 = ω1) et , durant l’évolution 2-3,
l’air est humidifié (ω3 > ω2).

 La température T3 dépend de la façon dont


l’humidification est réalisée :

• Injection des gouttelettes de vapeur d’eau :


T3 > T2
• Utilisation d’un brumisateur : T3 < T2)
Exemple 6 : le chauffage et l’humidification de l’air
Soit un système de conditionnement d’air qui admet de l’air
provenant de l’extérieur à 10°C avec une humidité relative de 30% et
un débit volumique de 45 m3/min. le système est conçu pour
décharger l’air à l’intérieur à 25 °C avec une humidité relative de 60%.
L’air extérieur est premièrement porté à 22 °C dans la section
chauffée du conduit, puis de la vapeur d’eau chaude est ajoutée à
l’écoulement dans la section humidifiée.

Déterminez
a) La puissance thermique transmise
dans le section chauffée.
a) Le débit massique de vapeur ajoutée
dans la section humidifiée. Supposer
que l’écoulement et demeure à 100 kPa
Exemple 6 : Temps de séchage.
On veut sécher 27 m3 de pin maritime duquel il faut retirer 11 tonnes
d'eau. On ne tient pas compte ici de la phase de préchauffage qui a
permis de chauffer le bois de la température ambiante jusqu'à 100°C.
On part donc du bois humide à 100°C. L'eau se vaporise à 100°C. Sa
chaleur latente de vaporisation est Lv.

On donne : Lv = 2260 kJ·kg–1.


1. Calculez l'énergie calorifique Q
nécessaire pour sécher les 27 m3 de pin.
2. Calculez le temps de séchage des 27 m3
de pin
Caractéristique du séchoir
- capacité de séchage : 27 m3 de bois
Caractéristiques du brûleur
- puissance thermique Pth = 700 kW
- rendement énergétique r = 87,5
7.5 Le refroidissement avec déshumidification
☛ Lorsque la température de l’air est abaissée, l’humidité absolue
demeure inchangé. Cependant, l’humidité relative augmente et elle
peut être même atteindre des niveaux inacceptables ;

☛ Il devient nécessaire d’extraire de l’humidité de l’air , c’est-à-dire le


déshumidifier. Pour ce faire, l’air est refroidi au dessous de son point
de rosée :
Exemple 7 : Le refroidissement et la déshumidification de l’air
Un écoulement d’air pénètre dans un climatiseur encastré dans une
fenêtre à 1 atm, à 30 °C, avec une humidité relative de 80% et un débit
volumique de 10 m3/min. il en ressort saturé à 14 °C. la vapeur d’eau
condensée durant l’évolution se trouve également à 14 °C.

Déterminez
a) La puissance thermique
b) L’humidité extraites de l’air
7.6 Le refroidissement par évaporation
☛ Dans le refroidisseur par évaporation, l’air chaude
et sec est admis à l’intérieur du refroidisseur (l’état 1)
dans lequel de l’eau est atomisée.

☛ Une partie des gouttelettes s’évaporent en


absorbant de la chaleur et, par conséquent, la
température de l’air diminue, alors que son humidité
augmente (état 2)

☛ Dans le cas limite, l’air émerge du refroidisseur à


saturation (état 2’). C’est la température la plus basse à
atteindre.
7.7 Le refroidissement par évaporation

☛ Cette évolution est identique à l’évolution de saturation adiabatique


puisque les transferts thermiques vers l’extérieur sont négligeables ;

☛ L’évolution de refroidissement par évaporation suit une courbe


de température du thermomètre humide et d’enthalpie constante
dans le diagramme psychrométrique :

T  cte
humide
h  cte
Exemple 8 : le refroidissement dans un refroidisseur à évaporation
Un écoulement d’air à 1 atm et à 35 °C, avec une humidité relative de
20% pénètre dans un refroidisseur à évaporation et en ressort avec une
humidité relative de 80%. Déterminez :

a) La température de l’air à la sortie du refroidisseur


b) La température la plus basse que peut atteindre l’air dans le dispositif
7.8 Le mélange adiabatique d’écoulement d‘air

 Bilan massique de l’air sec :


. . .
ma1  ma2  ma3

 Bilan massique de la vapeur d’eau :


. . .
 ma1   ma2   ma3
1 2 3

 Le bilan d’énergie :
. . .
ma1 .h  ma2 .h  ma3 .h
1 2 3
.
En éliminant le débit m a3 de ces
relations, on obtient :
.
ma1 2 3 h2 h3
 
. 3 1 h3 h1
ma2
Exemple 8 : le mélange d’air climatisé et d‘air extérieur
Un écoulement d’air saturé qui émerge de la section refroidie d’un
système de conditionnement d’air à 14 °C avec un débit de 50m3/min
est mélangé de façon adiabatique à un écoulement de 20 m3/min d’air
extérieur dont la température est de 32 °C avec une humidité relative
de 60%. Les écoulements se mélange à 1 atm.
Déterminez:
L’humidité absolue, l’humidité relative, la température du
thermomètre sec et le débit volumique du mélange résultant.