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3.2.2.

2 Essais normalisés liés à la tenue au froid

On sait que l’abaissement de la température des produits pétroliers liquides conduit dans un
premier temps à une augmentation de leur viscosité.si le refroidissement se poursuit on
constate l’apparition dans le liquide de très fines particules solides appelées cristaux. Dans les
cas des produits limpides cela se traduit d’abord par la formation d’un trouble laiteux.

3.2.2.2.1 Point de trouble

C’est la température à laquelle le gasoil présente un voile laiteux, dû à la formation des


microcristaux. Pour se faire on refroidit le produit progressivement en utilisant des bains
réfrigérants de plus en plus froids et l’on note la température à laquelle on observe la voile
laiteux.il est de 5°C au maximum suivant la norme ASTM D2500

3.2.2.2.2 Point d’écoulement

C’est la température à laquelle le produit pétrolier redevient liquide, il est surtout pratiqué sur
les produits lourds comme le fuel-oil. Il est à 24°C au maximum suivant la norme ASTM
D97.

3.2.2.2.3Teneur en eau

Cet essai normalisé permet de détecter de l’eau dans les produits pétroliers. En effet une
teneur en eau trop importante provoquerait le bouchage des canalisations, et enterrerait à une
corrosion des réservoirs.

3.2.2.3 Essais normalisés liés à la volatilité des produits pétroliers

Chaque produits pétroliers répond à un intervalle de volatilité impose le plus souvent par ses
conditions d’utilisation.

3.2.2.3.1 Distillation ASTM

Cet essai normalisé s’applique à tous les produits pétroliers sauf aux gaz de pétrole liquéfiés
et aux bitumes fluxés suivant ASTM D86.

Il consiste à distiller 10 ml de produit dans des conditions normalisées et à relever les


températures correspondantes aux volumes de distillats évaporés recueillis.

 Exemple : pour le super sans plomb :

L’essai de distillation doit permettre de recueillir les volumes ci-après de distillats, y compris
les pertes :
- % évaporé à 70°C : entre 20% et 50% ;
- % évaporé à 100°C : entre 46% et 71% ;
- % évaporé à 150°C : 76%minimum.
- Le point final de la distillation doit être inférieur ou égale à 210°C.
- Le résidu de distillation doit être inférieur ou égal à 2% en volume.
- Les pertes observées doivent être inférieur ou égale à 2,5% en volume.

3.2.2.3.2 Pression ou tension de vapeur

La pression de vapeur est la pression partielle de la vapeur d’un corps. C’est une propriété
physique importante de l’essence en ce qui concerne les démarrages à froid et la conduite à
chaud. La volatilité de l’essence affecte la conduite d’un véhicule et ses émissions
d’évaporation et d’échappement. Cela a engendré un contrôle (une limitation) de la volatilité
de l’essence dans les émissions d’hydrocarbures qui affectent la qualité de l’air. Elle constitue
également une propriété physique importante lors du transport et stockage des liquides
volatils. La pression de vapeur Reid est la pression absolue exercée par un liquide dans les
conditions particulières de température d’essai, de rapport vapeur-liquide et de saturation par
l’eau et l’air. Elle est comprise entre 45-80KPa suivant la norme ASTM D6378.

3.2.2.3.3 Point d’éclair

Le point d’éclair, ou point d’inflammabilité, est la température à partir de laquelle un produit


dégage suffisamment de vapeur pour former avec l’air un mélange inflammable au contact
d’une ou d’une étincelle. Beaucoup d’hydrocarbures fraîchement déversés dans l’atmosphère.
Elle se détermine suivant la norme ASTM D56 et ne concerne pas le SSP.

3.2.2.4 Essai normalisés liés à la combustion

Les essais normalisés liés à la combustion concernent les carburants et combustibles. La


qualité de la combustion est une préoccupation importante de l’utilisateur, caractérisée
notamment par :

3.2.2.4.1 Indice d’octane

Réalisé essentiellement sur les essences, il caractérise l’aptitude de l’essence à bruler


correctement dans les moteurs à allumage commandé. Il est de 94maximum suivant la norme
ASTM D5645.
3.2.2.4.2Indice de cétane

L’indice de cétane (IC) est un nombre qui caractérise la capacité du gasoil à s’enflammer
rapidement après avoir atteint la température d’auto inflammation. Pour assurer un bon
déroulement de la combustion dans le moteur Diesel (contraintes mécaniques et thermiques
modéré), il faut un indice élevé. Il est de 48 au minimum suivant la norme QSTM D5845.

3.2.2.5 Essais normalisés liés à la composition chimique et à la stabilité

Les essais normalisés liés à la composition chimique et à la stabilité concernent les carburants,
la qualité de la composition en une importante d’utilisation :

3.2.2.5.1 Teneur en gomme

Les gommes sont la réunion d’un certain nombre de molécules pour former de nouvelles
molécules plus complexes et qui apparaissent sous forme de dépôts. Pour le Super sans plomb
il est inférieur ou égale à 5mg/100ml au maximum.

Conclusion

Les laboratoires pétroliers utilisent des différentes méthodes pour déterminer les propriétés
des produits pétroliers.il faut d’abord préparer l’échantillon puis l’analyser et en fin comparé
ces caractéristiques aux normes spécifiques.

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