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Madame RAHARINIVO Hanitra Sahoby

ETAT NUTRITIONNEL ET RENDEMENT SCOLAIRE DES ECOLIERS A AMBOHIMALAZA

MEMOIRE POUR L’OBTENTION DE DIPLOME DE LICENCE EN NUTRITION

REPOBLIKAN'I MADAGASIKARA

Tanindrazana-Fahafahana-Fandrosoana

-----------------

MINISTERE DE LA SANTE

ET DU PLANNING FAMILIAL

MINISTERE DE L'EDUCATION

NATIONALE ET DE LA

RECHERCHE SCIENTIFIQUE

INSTITUT NATIONAL DE SANTE PUBLIQUE ET COMMUNAUTAIRE

INSTITUT NATIONAL DE SANTE PUBLIQUE ET COMMUNAUTAIRE Année 2007 N° ………. Présenté le 01 Octobre 2007

Année 2007

……….

SANTE PUBLIQUE ET COMMUNAUTAIRE Année 2007 N° ………. Présenté le 01 Octobre 2007 Par Madame RAHARINIVO

Présenté le 01 Octobre 2007

Par Madame RAHARINIVO Hanitra Sahoby

Président

: Professeur RAKOTOMANGA Jean de Dieu Marie

Juges

: Professeur ANDRIANASOLO Roger

: Docteur RAVELOSON Hantaniaina

Encadreur

: Docteur RALAIARISON RAHARIZELINA R.

REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA Tanindrazana-Fahafahana-Fandrosoana MINISTERE DE LA SANTE ET DU PLANNING FAMILIAL SECRETARIAT

REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA

Tanindrazana-Fahafahana-Fandrosoana

MINISTERE DE LA SANTE ET DU PLANNING FAMILIAL SECRETARIAT GENERAL

INSTITUT NATIONAL DE SANTE PUBLIQUE ET COMMUNAUTAIRE

LISTE DES PRINCIPAUX RESPONSABLES

I – DIRECTION GENERALE Directeur Général :

Pr RANJALAHY RASOLOFOMANANA Justin

II – DIRECTION DE LA FORMATION ET DE LA RECHERCHE Directeur :

Professeur RAKOTOMANGA Jean de Dieu Marie Chef du Service Pédagogique et Scientifique :

Docteur RATSIMBAZAFY Marie Rolland Chef du Service et Expertise :

Docteur RAKOTONIRINA El-C Julio Responsable du Secrétariat Permanent de l’Enseignement à Distance :

Docteur RARIVOARILALA Esther

III – DIRECTION DES AFFAIRES ADMINISTRATIVES ET FINANCIERES Directeur :

Monsieur RASOANAIVO ANDRIANASOLO Simon Chef du Service Administratif :

Madame RABODOHARY Ranorohelimiadana Eléonore

PROGRAMME DE FORMATION LICENCE EN NUTRITION :

 

LICENCE EN NUTRTION

Crédits

UE1

NUTRITION ET ALIMENTATION HUMAINES

10

Module 1 :

Méthodologie

 

Module 2 :

Initiation à la science de nutrition

1

Module 3 :

Principes fondamentaux de la nutrition /alimentation

1

Module 4 :

Aspects socioculturels et écologiques de la nutrition

2

Module 5 :

Biochimie de la nutrition

2

Module 6 :

Métabolisme et Physiologie de la nutrition

2

Module 7 :

Besoins nutritionnels à travers le cycle de la vie

2

UE2

MALADIES DE CARENCE ET URGENCES NUTRITIONNELLES EN CAS DE CATASTROPHE

4

Module 1 :

Principaux troubles nutritionnels dans le pays en développement

2

Module 2 :

Prévention et prise en charge des maladies carentielles

1

Module 3 :

Urgences nutritionnelles en cas de catastrophe

1

UE3

ACTIVITES DE LABORATOIRE EN NUTRITION ET DE TERRAIN

4

Module 1 :

Analyse biologique pour le dépistage de carences en micronutriments au niveau d’une population

1

Module 2 :

Analyse physico-chimique des aliments

1

Module 3 :

Hygiène alimentaire et salubrité environnementale

1

Module 4 :

Législation des denrées alimentaires

1

UE4

APPROCHE COMMUNAUTAIRE

12

Module 1 :

Diagnostic communautaire sur le plan alimentaire et nutritionnel

1

Module 2 :

Planification des programmes communautaires de nutrition

1

Module 3 :

Suivi et évaluation des programmes de nutrition

1

Module 4 :

IEC en matière de nutrition

2

Module 5 :

Notions de sécurité alimentaire des ménages (SAM)

1

Module 6 :

Politiques nationales en matière de nutrition

1

Module 7 :

Anthropologie

1

Module 8 :

Recherche opérationnelle sur la situation nutritionnelle d’une localité

4

UE 5

ETUDES NUTRITIONNELLES QUANTITATIVES

4

Module 1 :

Statistiques sanitaires et démographiques

1

Module 2 :

Epidémiologie de la nutrition et statistiques

2

Module 3 :

Informatique appliquée

1

UE6

PREPARATION SOUTENANCE DE MEMOIRE

16

 

Préparation de mémoire

 
 

Encadrement et Soutenance de mémoire

 

LISTE DES ENSEIGNANTS

Professeur RANJALAHY RASOLOFOMANANA Justin

Professeur RAKOTOMANGA Jean de Dieu Marie

Professeur RANDRIANARIMANANA VAHINIARISON Dieudonné

Professeur ANDRIANASOLO Roger

Professeur RAMAKAVELO Maurice Philippe

Professeur RAMAMBAZAFY RALAINONY Jacques

Professeur RANAIVOHARISOA Lala

Docteur RAKOTONIRINA Simon

Docteur RAKOTONIRINA El-C Julio

Docteur RALAIARISON RAHARIZELINA R.

Docteur RAVELOSON Hantaniaina

Docteur RASOARIVAO Vololomiarana

Docteur RAVAOARISOA Lantonirina

Docteur RAVOAJA Pauline

Monsieur RAKOTOZANAKA Julien

Madame

RAMINO Vololona

A Dieu tout puissant,

DEDICACES

« Recommande à l’Eternel tes œuvres, et tes projets réussiront » Proverbe 16 :3

A mon conjoint,

« Mes remerciements pour les soutiens que tu m’as apportés »

A mon cher fils,

« Tu m’as fait preuve d’amour, de tendresse, de joie et me donne chaque jour le courage »

A toute ma famille,

« Toutes mes reconnaissances pour les marques d’affection et le dévouement dont elle m’a fait preuve »

A toute la promotion,

« En souvenir de ce que nous avons passé ensemble »

REMERCIEMENTS

A notre Directeur Général de l’Institut National de Santé Publique et Communautaire Monsieur Le Professeur RANJALAHY RASOLOFOMANANA Justin

« Nos sincères remerciements »

A notre Président de mémoire Monsieur le Professeur RAKOTOMANGA Jean de Dieu Marie Qui nous fait l’honneur d’accepter la présidence de notre jury « Tout notre respect et notre reconnaissance »

A nos Juges : Monsieur le Professeur ANDRIANASOLO Roger Madame le Docteur RAVELOSON Hantaniaina

Vous nous faites l’honneur d’avoir accepté de siéger parmi les membres de jury

« Nos sincères et vifs remerciements »

A notre Encadreur de mémoire

Madame le Docteur RALAIARISON RAHARIZELINA

Qui nous a partagé ses expériences et réservé de son précieux temps pour

nous aider à la réalisation de ce mémoire de fin d’études en LICENCE EN NUTRITION

« Toute notre reconnaissance et nos sincères remerciements »

A tous nos enseignants

« Nos profonds respects »

A tout le personnel de l’Institut National de Santé Publique et Communautaire

« Nos vifs remerciements »

Au Médecin Inspecteur, Chef de Service de Santé de District d’ Anosy Avaratra.

A Madame le Maire de la commune rurale d’ Ambohimalaza Miray et à tout le personnel

Au Médecin Chef de CSB, et à tout le personnel du CSB

Au Monsieur le Chef CISCO d’ Avaradrano et à tout le personnel

A Madame le Chef ZAP d’ Ambohimalaza Miray

Aux Directeurs de l’EPP Ambatofotsy, d’ Andranosoa et à tous les enseignants de l’école

A Monsieur le Responsable de l’ONG AFO

A tous ceux et celles qui m’ont soutenu et qui ont contribué à la réalisation de ce travail

« Pour votre collaboration, merci »

TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION

1

I - GENERALITES

4

I -1. Cadre de l’étude

4

I - 1.1. Localisation du milieu d’étude

4

I -1.2. Historique

4

I -1.3. Situation démographique

5

I -1.4. Situation socioculturelle

5

I -1.5. La situation économique :

5

I -1.6. Les infrastructures

7

I -1.6.1. Infrastructure

administrative

7

I -1.6.2. Infrastructure sanitaire

7

I -1.6.3. Infrastructure liée à l’éducation

7

I -1.7. L’environnement des écoliers

8

I -2. Généralité sur les habitudes alimentaires

8

I -2.1. La ration alimentaire

8

I -2.2. Les groupes d’aliments

8

I – 3. Généralités sur l’anthropométrie, les indicateurs nutritionnels et l’état nutritionnel 9

 

I -3.1. Mesure anthropométrique :

9

I - 3. 2. L’anthropométrie et l’état nutritionnel

9

I

-3.3. Méthode de prise des mesures des mensurations

10

II – METHODOLOGIE

11

II

– 1. Type d’étude :

11

II

– 2. Période et durée de l’étude :

11

II

– 3. Population d’étude :

11

II

– 4. Critère d’inclusion

11

II

– 5. Critère d’exclusion

11

II

– 6. Mode d’échantillonnage

11

II

– 7. Taille d’échantillonnage

12

II

- 8. Mode de collecte de données

12

II

– 9. Exploitation et analyse des données

13

II

– 10. Les variables étudiées

13

II

-11. Limite de l’étude

14

II

-12. L’éthique de l’étude

14

III- RESULTATS

15

III -1. Représentation de l’échantillon

15

 

III

-1.1.Caracteristiques socioculturelles des mères

15

III

- 1.2. Caractéristiques des ménages

16

III-1-3-Caracteristiques des élèves

17

III -2. Etat Nutritionnel des écoliers

20

III - 2.1. Répartition de l’état nutritionnel des élèves selon l’âge et le genre des élèves

III-2.2.Relation entre l’état nutritionnel des élèves et les facteurs socio-économiques et

culturels

25

III -3. Le rendement scolaire des écoliers

30

III -3.1. Répartition des rendements scolaire selon les différents facteurs recueillis à 31

31

III -3 .2. Relation entre le rendement scolaire et les différents facteurs relevés à l’école

l’école et leur genre

 

32

III- 3 .3. Relation entre les résultats scolaires et l’état nutritionnel

33

III-3.4. La supplémentation en fer et Mébendazole dans les écoles (EPP)

36

III-3.5. Les motifs d’absence des élèves

36

IV- DISCUSSION

37

4

-1 – Caractéristiques de l’échantillon :

37

4

– 2 Les déterminants de la malnutrition :

38

4-3 le rendement scolaire et la malnutrition

41

V-SUGGESTIONS

43

CONCLUSION

48

BIBLIOGRAPHIE

ANNEXES

Annexe I

Annexe II : Calcul de la taille de l’échantillon

Annexe III : Cartographie de la commune rurale d’Ambohimalaza Miray

Annexe IV : Tableaux de valeurs de la population de référence sur l’évaluation

: Questionnaire

de T/A des élèves

LISTE DES ACRONYMES

CCC

:

Communication pour le Changement de comportement

MINSANPF :

SEECALINE

CEG

:

Collège d’Enseignement Général

CISCO:

Circonscription Scolaire

CSB :

Centre de Santé de Base

ECAR :

Eglise Catholique Romaine

EPP:

Ecole Primaire Publique

ET :

Ecart- Type

FJKM :

Fiangonan’i Jesoa Kristy Eto Madagasikara

FKT:

Fonkontany

IEC :

Information Education Communication

IMC:

Indice de Masse Corporel

MAP

:

Madagascar Action Plan

 

Ministère de la Santé et du Planning Familial

MPE:

Malnutrition Proteino- Energétique

NCHS :

National Center Health Statistics

ONG

:

Organisme Non Gouvernemental

P/A:

Poids sur âge

P/T:

Poids sur taille

PCD

:

Plan Communal Pour le Développement

PNN:

Politique National de Nutrition

QI:

Quotient Intellectuel

Projet de Surveillance et d’Education des Ecoles et communautés en matière

T/A:

d’Alimentation et de Nutrition Elargie Taille sur âge

TDCI :

Troubles Dus à la Carence en Iode

UNICEF:

Fonds des Nations Unies pour l’enfance

USAID:

United State Agency for International Development

LISTES DES TABLEAUX

Tableau 1 : Répartition des mères selon leurs caractéristiques socioculturelles

15

Tableau 2 : Répartition des ménages selon leurs caractéristiques sociodémographiques

16

Tableau 3 : Répartition des élèves selon leurs caractéristiques

18

Tableau 4 : Répartition des élèves selon leur état nutritionnel en fonction de l’ IMC et T/A . 20

Tableau 6 : Répartition de l’état nutritionnel des élèves selon leur genre en fonction de l’indicateur taille pour âge (T/A)

Tableau 7 : Répartition de l’état nutritionnel des élèves selon les tranches d’âge en fonction de

22

l’indicateur IMC

23

Tableau 8 : Répartition de l’état nutritionnel des élèves selon leur genre en fonction de l’indicateur IMC

24

Tableau 9 : Répartition de l’état nutritionnel des élèves selon les caractéristiques des mères en fonction de l’indicateur IMC

25

Tableau 10 : Répartition de l’état nutritionnel des élèves selon les caractéristiques des foyers

en fonction de l’indicateur IMC

26

Tableau 12: Répartition de l’état nutritionnel des élèves selon les caractéristiques des foyers en fonction de l’indicateur T/A

29

Tableau 13: Répartition des élèves selon les différents éléments recueillis à l’école

31

Tableau 14 : Répartition des moyennes des notes obtenues selon le genre des élèves L’enfant est considéré comme non assidu à l’école si le nombre de jours de son absence est

31

supérieur à 3 jours et chaque absence dure plus de 3 jours. Par ailleurs, l’enfant est considéré

comme absent si pendant l’année scolaire il s’absente plus de 3 jours

32

Tableau 15 : Répartition des élèves ayant obtenu la moyenne ou non selon les différents facteurs

32

Tableau 16 : Répartition de l’état nutritionnel des élèves selon leurs résultats scolaires en fonction de l’indicateur IMC

34

Tableau 17 : Répartition de l’état nutritionnel des élèves selon leurs résultats scolaires en fonction de l’indicateur T/A

35

LISTES DES FIGURES

Figure 1:: Répartition des élèves de l’échantillon selon l’âge

18

Figure 2: Répartition des élèves de l’échantillon selon le genre

19

Figure 3 : Répartition des élèves selon les deux types de malnutrition

20

Figure 4: Répartition de l’état nutritionnel des élèves selon le genre en fonction de l’indicateur

T/A

23

Figure 5 : Répartition de l’état nutritionnel des élèves selon le genre en fonction de l’indicateur IMC

24

Figure 6: Répartition des deux types de malnutrition selon le genre des élèves

25

Figure 7 : Répartition des moyennes de notes selon le genre

32

Figure 8: Répartition de l’état nutritionnel selon la moyenne de notes obtenue en fonction de

l’indicateur IMC

Figure 9: Répartition de l’état nutritionnel selon la moyenne de notes obtenue en fonction de

l’indicateur T/A Figure 10: Répartition de deux types de malnutritions selon la moyenne de notes obtenue

34

35

36

DIAGRAMME

Diagramme 1:Les déterminants de la malnutrition des écoliers à Ambohimalaza

42

INTRODUCTION

Le problème nutritionnel rencontré chez les enfants d’âge scolaire se retentit sur la scolarité, sur leur performance scolaire ainsi que sur leur poursuite scolaire. (1) Parfois ce problème semble méconnu sinon négligé et ne fait plus l’objet d’enquête de grande envergure ni d’études systématiques du fait que cette classe d’âge se trouve moins exposé à la MPE (Malnutrition Protéino-Energétique) par rapport à celle de la petite enfance et du préscolaire. Or, héritant souvent d’une malnutrition parfois sévère durant leur petite enfance, la plupart des enfants en âge de fréquenter l’école n’arrivent à poursuivre efficacement leur étude, et leur capacité physique et intellectuelle est altérée. (2) En fait, la ration alimentaire de ces enfants victimes de la malnutrition semble être inadéquate et insuffisante surtout chez les foyers les plus pauvres et ceux qui vivent en milieu rural. (1) Or soixante quatorze pour cent (74 %) des foyers malgaches vivent en dessous du seuil de la pauvreté et devient de plus en plus mal nourris et environ 2/3 (60 % ) des enfants scolarisés en primaire vivent en milieu rural. (3) Pourtant, d’ après les données collectées sur la consommation alimentaire, l’alimentation des malgaches est limitée en terme de variété , peu diversifiée, monotone, déséquilibrée, et aussi en terme d’énergie. (4) En plus d’autres maladies communes affectent ces enfants, ils souffrent fréquemment d’affection bucco-dentaire, d’infections oculaires, d’insuffisance de capacité visuelle et de parasitose. (2). Une étude réalisée par l’Institut Pasteur d’ Antananarivo, dans quelques EPP de la capitale confirme cette situation et montre que plus de 80% des enfants souffrent de parasitoses multiples. (2) Différentes formes de malnutritions peuvent se rencontrer chez les enfants d’âge scolaire notamment les carences en micronutriments et le retard de croissance. Elles peuvent causer des conséquences incommensurables sur la qualité des ressources humaines d’un pays et donc avoir une influence pernicieuse sur le développement même du pays. Malheureusement, ces conséquences peuvent être lourdes et durables. (1) Selon l’UNICEF, l’insuffisance en vitamines et minéraux affectent environ le 1/3 de la population mondiale et est cause de presque un million de décès dans le monde. Elle provoque l’anémie, le crétinisme, la cécité, et le goitre. (5) Actuellement à Madagascar, 66% des enfants d’âge scolaire présente l’anémie ferriprive. (6) Une étude réalisée en 2004 par GRET, dans le cadre de son programme d’alimentation scolaire (NUTRIMAD), donne un aperçu sur les carences en micronutriments chez les écoliers. Ainsi, 81% sont anémiés, 86%

1

présentent un déficit en zinc, 90% ont un déficit en Ca et 65% manquent de vitamine A, 50 % présentent le retard de croissance, 33 % souffrent de l’insuffisance pondérale. Selon un chercheur de l’ Université de Caroline du Nord (Chapel Hill des Etats-Unis), l’insuffisance de taille chez les enfants persistante en dépit de la scolarisation diminue considérablement leur capacité d’apprentissage, elle diminue aussi le quotient intellectuel. (QI) Il y aura aussi des défaillances dans le développement physique et mental susceptible d’empêcher les enfants de profiter pleinement de leurs possibilités d’apprentissage à l’école. Cela peut aussi avoir des conséquences sur la réussite ultérieure des enfants dans la vie. (1) Par ailleurs, le monde compte environ un milliard d’enfants d’âge scolaire dont la moitié sont scolarisés. (9) Le taux de scolarisation des enfants en école primaire varie d’un pays à l’autre et à l’intérieur même d’un pays. Et il dépend surtout du niveau socio-économique du pays. Dans le monde en développement, presque la moitié des enfants d’âge scolaire ne vont pas à l’école. (11) En Afrique Subsaharienne, 43% des enfants d’âge scolaire ne sont pas à l’école, 32% en Asie du Sud. Pourtant, ce taux est seulement de 2% dans les pays industrialisés. (11) A Madagascar, le système ‘ Education pour tous’, est appliqué en 2003 dans tout le territoire malagasy. En 2004, le taux net de scolarisation pour le niveau primaire est de 97,1 % .Pourtant, le taux d’achèvement du cycle primaire n’est que de 49 % et le taux de redoublement général de 29,8 % pour la même année (6) En 2005-2006, 3.700.000 des enfants sont inscrits dans les écoles primaires. Et ceux inscrits au secondaire (CEG + Lycée) sont de 40%. Et enfin seulement 3% de jeunes fréquentent les écoles supérieures. (7) D’après ces données, environ 90% des élèves malgaches n’arrivent pas à poursuivre leur étude supérieure (post secondaire) La gravité et les conséquences néfastes engendrées par le problème de malnutrition chez les enfants en âge d’aller à l’école montrent que ce problème n’est pas négligeable tel que laisse supposer le manque de statistiques y afférentes. (2) Le problème de malnutrition chez les enfants en âge scolaire prédomine en milieu rural et chez les foyers les plus déminus. C’est pour cette raison que nous avons choisi la Commune Rurale d’ Ambohimalaza Miray pour effectuer la présente étude qui a pour thème :

« L’état nutritionnel et le rendement scolaire des écoliers à Ambohimalaza ». Le but de cette étude est de déterminer la relation entre l’état nutritionnel et le rendement scolaire des enfants scolarisés âgés de 6 à 14 ans dans quelques EPP d’Ambohimalaza, puis de déceler les différents facteurs qui sont directement ou indirectement liés afin de pouvoir apporter dans la mesure du possible des solutions visant à améliorer la situation. Et elle a comme objectif général « d’identifier les facteurs déterminants de l’état nutritionnel ainsi que le lien entre ce dernier et les résultats scolaires des écoliers dans la

2

commune rurale d’ Ambohimalaza Miray ». Finalement, les objectifs spécifiques sont les suivants : déterminer l’état nutritionnel des écoliers, déterminer les facteurs influençant l’état nutritionnel, déterminer la relation entre l’état nutritionnel et les résultats scolaires des écoliers et enfin proposer des suggestions selon les résultats de recherche. Pour faire face et résoudre ce problème, que la PNN a consacré la stratégie 7 de son Plan National d’Action à la nutrition scolaire avec comme objectif : l’amélioration de l’Etat Nutritionnel et sanitaire des enfants de 6 à 14 ans en vue de contribuer à l’amélioration de leur performance scolaire. (2)

3

I - GENERALITES

I -1. Cadre de l’étude I - 1.1. Localisation du milieu d’étude La commune Rurale d’ Ambohimalaza Miray constituée de 12 fokontany, appartient au district d’ Antananarivo Avaradrano et à la région Analamanga. Le Chef lieu de la commune se trouve à 16 kilomètres de la capitale sur la route nationale n° 02. Elle est limitée

à l’Ouest par la commune rurale d’ Ambohimangakely, à l’Est par la commune rurale d’

Ambanitsena, au nord par la commune rurale de Fieferana et au sud par la commune rurale d’

Anjeva. Elle a une superficie de 33 km² ce qui représente 0,20% de la superficie totale de la région Analamanga. Du fait de sa faible superficie, la commune est confrontée à l’insuffisance de surface cultivable. Cette surface se repartit comme suit :

2503 hectares d’étendue à savane arborée et herbeuse, 65 ha de zone reboisée. Et seulement 771 ha de flancs de collines et des vallées sont réservés aux cultures maraîchères et rizicoles. Elle présente les caractéristiques d’un climat tropical des hautes terres : une saison chaude et pluvieuse à partir du mois de novembre jusqu’au mois d’avril et une saison sèche et fraîche du mois de mai jusqu’ au mois d’octobre (Voir annexe III : cartographie de la Commune Rurale d’Ambohimalaza Miray ) I -1.2. Historique L’histoire d’ Ambohimalaza remonte à plusieurs siècles. En réalité, Ambohimalaza fait partie de douze collines de l’ Imerina célèbres dans l’histoire ancienne. C’est au temps du Roi Andriamanelo (1530-1565) Roi d’ Alasora, père de Ralambo (1565-1615) que remonte l’histoire d’ Ambohimalaza. Après une victoire, par suite d’une guerre avec le Roi d’ Andriafoavaratra (Roi de Merikasinina), Ralambo quitte Alasora et s’installe à Ambohimalaza

à deux kilomètres au nord du Merikasinina. Son fils aîné Andriatompokoindrindra a choisi par

la suite de s’installer à Ambohimalazabe alors que son père s’était retiré à Ambohitrabiby et que son frère cadet Andrianjaka s’établissait à Ambalanirana, également avec le consentement de leur père. Les descendants mâles d’ Andriantompokoindrindra se partagèrent le « Fanjakana » de leur père (domine et menakely) par la suite, selon la coutume (volonté princière) d’alors :

deux tiers à l’aîné et le tiers restant aux cadets. Et l’histoire du fanjakana d’ Ambohimalaza se confond avec celle des « terak’ Andriatompokoindrindra » depuis la fin du XVII Siècles

jusqu’ à nos jours.

4

Le Roi Andriatompokoindrindra a favorisé le soi-disant « endogamie » de ses descendants. Les descendants des deux frères n’avaient pas le droit de prendre femme hors de leur caste, le but étant de préserver la race royale et le « lova tsy mifindra »ou « héritage non déplacé »

I -1.3. Situation démographique

La population de la commune est de 11114 selon le recensement de l’année 2003. Elle

représente 0,41% de la population de la Région Analamanga. La population est jeune caractérisée par 5636 hommes et femmes de 0 à 17 ans qui correspond à 50,71% de la population totale. La densité moyenne est de 337hab./ km². Dans tous les domaines d’activités

(politique, économique, socioculturel, etc.), les natifs Ambohimalaza Miray sont reconnus comme des élites de notre pays

I -1.4. Situation socioculturelle

Lors des différents entretiens entamés auprès de la population,il semble qu’éduquer les enfants demeure une bonne habitude des parents d’Ambohimalaza leur ambition étant d’avoir des élites nationales natives de leur commune, et la population d’Ambohimalaza est très réputée pour cette attitude . Le club de jeunes et sportifs CJSA « Club de Jeunes et Sportifs d’Ambohimalaza » constitue un point de départ très porteur pour le sport dans la commune. Une dizaine d’associations

sportives y ont été crée La commune possède 4 terrains de football, 4 terrains de basket-ball, 1 terrain de hand-ball, 1 terrain de volley-ball et 2 terrains de tennis.

A 14 km de la capitale se trouve le centre de récupération des jeunes délinquants

Du point de vue cultuelle, la commune possède 6

types d’églises 2 ECAR, 2 FJKM, Adventistes, 1 Apostolique, 1 Jesosy Mpamonjy et 1 Jesosy Mamonjy. Pour les us et coutume, Ambohimalaza est renommée dans tout Madagascar pour son attachement à la coutume traditionnelle de mariage entre même caste. Il existe la caste noble ou « Andriana » , la caste « Hova » appelé 2 ème caste et enfin la caste la moins considérée, pendant les temps des Rois, connue sous le nom de « Andevo ».

connus sous le nom de Ankany Fiarenana

I -1.5. La situation économique :

Selon leur activité, la population se répartit comme suit : 60% paysans, 18% artisans, 15% fonctionnaires, 4% salariés privés, 2% commerçant et seulement 1% sont des transporteurs. Environ 2/3 (60%) de la population sont des paysans agriculteurs. Pourtant on note aussi la qualité de l’artisanat, la broderie de haute gamme, la menuiserie et l’ébénisterie

5

Ainsi, l’artisanat fait d’Ambohimalaza une renommé traditionnelle. Chaque semaine, menuisiers et ébénistes fournissent le marché de la capitale (Coum 67 ha) en meubles. La broderie d’Ambohimalaza fait déjà l’objet d’une exploitation vers le pays d’Europe et d’Amérique. Des cultures associées sont pratiquées le plus souvent dans la commune et la majorité de production est destinée à la consommation locale. Les cultures de riz, de manioc, de petit pois, de haricot et de patate douce se rencontrent le plus souvent. En effet, la surface totale cultivée est estimée à 846 Ha. La surface cultivée en riz est de 100,6 Ha avec une production 201,2 tonnes, 224,16 Ha de manioc produisent 1782,07 tonnes, 889 Ha de petit pois donnent 575,11 tonnes, 203 Ha de haricot fournissent 269,99 tonnes et en fin 20,61 ha de patate douce donnent 106,55 tonnes. Le fleuve d’Ampasimbe qui est le principal cours d’eau traverse la grande étendue de la commune surtout dans la partie Nord Ouest. Avec des implantations de petits barrages, ce fleuve assure l’irrigation des rizières et d’autres surfaces cultivées dans cette partie. Concernant l’élevage et la pèche : les bovins, les porcs et les volailles prédominent. On a compté 370 éleveurs de bœufs avec 773 têtes, 54 éleveurs de porcs avec 757 têtes, 808 éleveurs de poulets avec 6259 têtes, 197 éleveurs de volailles d’eau avec 790 têtes. Pour l’apiculture on a enregistré 69 ruches (source monographie commune) Par ailleurs, beaucoup de femmes travaillent dans les zones franches et ces qui constituent aussi une autre source de revenu pour certains ménages. Quatre décortiqueries implantées dans la commune constituent un atout pour Ambohimalaza dans l’épanouissement de ses futures usines. Des groupements d’artisans exploitent le granite et fournissent la capitale en Moellons, gravillons et caillasses.D’autres groupements pratiquent l’exploitation de l’argile pour la fabrication des briques de construction très renommée. Tous les mardis, un marché communal s’installe dans le chef lieu de la commune. La commune se trouve au centre de huit communes qui ont la même vocation économique à savoir : la production de légumes, de miel, de fruits et de riz, ainsi que l’artisanat. Anjeva, Ambohimangakely, Ambohimanambola, Fieferana, Ambanitsena sont les communes les plus proches d’Ambohimalaza. Trois fois par semaine quelques containers sont chargés de légumes issues de ces 5 communes, et s’acheminent de Tamatave, et Ambohimalaza est le centre de chargement et de transaction. Formaliser ce système de commerce augmentera le compte de la commune. De plus la commune possède 2 Rova, l’un à Ambohimalazabe Fokontany Andranonomby et l’autre à Ambatomanohina Fokontany Masombahina, et un lac à Ankandindravololona Fokontany Andranosoa qui pourra développer le tourisme à l’avantage de la commune

6

I -1.6. Les infrastructures

I -1.6.1. Infrastructure administrative

La commune possède un poste fixe de Brigade de gendarmerie. Elle dispose pour la communication un réseau Telma à usage personnel ou administratif un réseau

ORANGE et CELTEL (mobiles) et un BLU pour les forces de l’ordre Brigade de gendarmerie. Les cabines téléphoniques publiques ne sont pas encore mises en place. La commune d’Ambohimalaza dispose de matériels pour assurer les affaires courantes et administratives requises : tels que un matériel roulant, motocyclette, deux matériels informatiques et de communication.

I -1.6.2. Infrastructure sanitaire

La commune dispose de 2 formations sanitaires publiques qui sont le CSBII d’Ambohimalaza et le CSBI d’Andranosoa. Il y a aussi 2 autres établissements sanitaires privés dont l’une de la FJKM se trouve à Antsakamaina et l’autre à Antanatsara appartient à

l’ECAR

Certains fokontany connaissent encore un problème sur l’accessibilité de formation sanitaire et parfois les gens se contentent des services des tradipraticiens et des matrones. L’accessibilité aux formations sanitaires peut être limitée par différents facteurs tels que le mauvais état des routes pendant la période de pluie, la coupure des routes par la montée des eaux. Même en saison sèche, les routes secondaires qui relient le chef lieu de la commune aux 12 fokontany sont presque impraticables.

I -1.6.3. Infrastructure liée à l’éducation

La commune compte environ 4351 d’enfants d’âges scolaires entre 6 et 17 ans dont 3846 sont à l’école. Ce qui donne un taux brut de scolarisation de la commune à égale à 88,39 %. La commune dispose de 13 écoles primaires dont 8 publiques réparties dans 8 fokontany et 3 privées dans 3 fokontany . A part les écoles primaires, la commune dispose aussi 3 CEG dont 1 public et les 2 autres privés, 2 lycées privés, toutes ces écoles se trouvent seulement au niveau du fokontany du chef lieu de la commune, les autres fokontany n’en possèdent pas. 4 fokontany parmi les 12 (4 / 12) n’ont pas encore d’école. La distance assez éloignée de certains Fokontany % aux écoles publiques ou privées pose un problème aux parents pour la scolarisation de leur enfant. Pour les examens nationaux, le taux de réussite en général pour l’année dernière est de : 60 % pour le CEPE ; 63 % pour le BEPC et 32 % pour le BACC.

7

I -1.7. L’environnement des écoliers Les écoles Ambohimalaza n’ont aucun système d’approvisionnement en eau potable. Chaque école dispose des latrines à deux portes collectives pour toutes les classes. En général les habitants de la commune utilisent les puits et les bornes fontaines comme source d’eau. Dans la commune rurale d’Ambohimalaza, on a pu enregistrer 1269 latrines, 202 puits dont la plupart est traditionnel et 34 Bornes Fontaines qui sont insuffisants pour subvenir aux besoins de la population. D’une manière générale que l’eau de la commune est non potable nécessitant un traitement et construction des bornes fontaines dans tous les Fokontany qui n’en ont pas encore. En revanche, beaucoup des foyers n’ont pas encore de latrines.

La commune ne possède aucune latrine publique même au marché. (Source : PCD de la commune)

I -2. Généralité sur les habitudes alimentaires

I -2.1. La ration alimentaire

La nutrition humaine est une science de nutriments et de leur utilisation pour l’homme pour assurer le fonctionnement et la structure du corps de façon normale. Ainsi pour être en bonne santé, il faut savoir varier et équilibrer l’alimentation. Ce qui fait partie intégrante des

trois lois nutritionnelles. En premier lieu, la loi de la diversification alimentaire, stipule qu’il faut consommer chaque jour une variété d’aliments de trois groupes. En second lieu, il faut respecter la loi quantitative et qualitative qui exige que les besoins en énergie et en nutriments divers soient satisfaits. Enfin, selon la loi d’équilibre nutritionnel, il faut respecter la teneur respective en calories provenant de chaque nutriment (glucide, lipide, protide).

I -2.2. Les groupes d’aliments

Tous les aliments qu’ils soient animaux ou végétaux, remplissent des fonctions spécifiques au sein de l’organisme grâce aux nutriments qu’ils contiennent. Ainsi donc, ces aliments sont classés en trois groupes selon leurs fonctions. Plus précisément, ils sont classés suivant leur fonction spécifique. Le premier groupe d’aliments ou »les aliments énergétiques » encore appelé «aliments de force », comme leur nom l’indique fournissent de l’énergie et contiennent beaucoup de glucides et de lipides. Ce sont surtout les céréales les tubercules, les racines, les produits amylacés, les «légumineuses » les graines oléagineuses, le beurre, les huiles, et les margarines. Le deuxième groupe ou «les aliments constructeurs »sont encore appelé «bâtisseur »ou «réparateurs ». Ils sont riches en protéines et sont surtout nécessaires pour la croissance, la construction, et le bon développement de notre corps. Ce groupe contient principalement les viandes, les légumineuses, les poissons, les volailles, les œufs et enfin le lait et ses dérivées. Le troisième groupe ou «les aliments protecteurs » qui

8

sont généralement riches en vitamines et sels minéraux, assurent la protection de l’organisme humain

I – 3. Généralités sur l’anthropométrie, les indicateurs nutritionnels et l’état nutritionnel

I -3.1. Mesure anthropométrique :

L’anthropométrie est l’utilisation des mensurations corporelles (poids, taille, âge) pour évaluer l’état nutritionnel d’un individu ou d’un groupe d’individu (population). La mesure anthropométrique consiste à évaluer l’état anthropométrique des individus. Or, ce dernier désigne parfois leur état nutritionnel. Il existe 3 formes de malnutrition, la malnutrition générale ou malnutrition globale (P/A< normal), la dénutrition ou mal nutrition aiguë (P/T < normal), et le retard irréversible de croissance ou malnutrition chronique (T/A < normal)

I - 3. 2. L’anthropométrie et l’état nutritionnel

La taille et le poids sont les 2 mensurations les plus simples que l’on puisse prendre pour évaluer l’état nutritionnel d’une population. Les mesures corporelles sont converties en indicateurs nutritionnels pour évaluer l’état anthropométrique ou état nutritionnel des individus. En effet, pour déterminer l’état nutritionnel d’un groupe d’individus étudiés, il est obligatoire d’utiliser ces indicateurs nutritionnels en se referant aux normes statistiques d’un groupe de population de référence. Les indicateurs nutritionnels les plus fréquemment utilisés sont les suivants :

Le poids de naissance d’un enfant : qui est un indicateur anthropométrique très important car il traduit à la fois la durée de la gestation et le taux de croissance fœtale. C’est à dire qu’il permet de déceler le développement intra-utérin du fœtus ainsi que son mode de vie à l’âge fœtal. De plus, il est aussi un indicateur de santé future et de l’état nutritionnel de l’enfant aussi bien qu’un indicateur de l’état sanitaire et nutritionnel de la mère. Poids/âge (P/A) : qui traduit la malnutrition globale lorsqu’il est inférieur à 80% de la médiane de la population de référence des Etats Unis ou National Center Helth Statistics ou NCHS (voir annexe IV). Il est généralement utilisé pour mesurer l’insuffisance pondérale. On peut dire aussi qu’il est un indice composite car il traduit une combinaison de dénutrition et de retard irréversible de croissance (P/T + T/A = P/A). La personne victime de ce type de la malnutrition a un poids trop petit par rapport à son âge.

9

Taille/Age (T/A) qui traduit la malnutrition chronique ou retard irréversible de croissance lorsqu’il est <90% de la médiane de la population de référence. On dit que l’enfant souffre de la malnutrition chronique l’indice T/A est inférieur à la normale ou il a une taille trop petite par rapport à son âge. Il est en relation avec le QI des enfants scolarisés. (1) Poids/Taille (P/T), il traduit la malnutrition aiguë actuelle ou récente lorsqu’il est <80% de la médiane de la population de référence. C’est à dire qu’il traduit la perte ou le gain récent de poids. Ainsi, il est donc le meilleur indicateur utilisé pour déterminer la dénutrition et le changement nutritionnel récent de l’individu. Habituellement, il est de préférence utilisée dans les enquêtes nutritionnelles dans la situation d’urgence ainsi il sert de critère de sélection pour les programmes d’alimentation sélective. On peut aussi l’utiliser quand l’âge est incertain.

I -3.3. Méthode de prise des mesures des mensurations Poids de l’enfant : pour les enfants de 6 à 14 ans, on se sert d’un pèse-personne sur lequel l’enfant se tient debout. Avant de peser l’enfant, l’instrument (pèse-personne) doit être bien taré, c’est à dire que l’exactitude des balances doit être vérifié avant chaque séance de pesée. Il a généralement une capacité maximale de 100 kg et est graduée en division de 100 g. Pour ce groupe d’âge, le poids est arrondi aux 100g les plus proches.

Taille de l’enfant : pour les enfants de plus de 2 ans, on peut se servir d’une toise verticale. L’appareil doit être réglé systématiquement avant toute séance de mesure. Ainsi, certain appareil de mesure nécessite un personnel formé pour assurer correctement la méthode d’emploi, la prise de la taille se fait comme suit : l’enfant après avoir ôté ses chaussures, se tient début sur une surface plane contre la tige verticale, les pieds parallèles et les talons, les fesses, les épaules et l’arrière de la tête touchant la tige. La tête doit être tenue droite, le bord inférieur de l’orbite de l’œil se trouvant sur le même plan horizontal que l’ouverture du conduit auditif externe. Les bras tombent naturellement. La partie supérieure de l’appareil, qui peut être une équerre de métal ou bloc de bois, est abaissée à aplatir les cheveux et à entrer en contact avec le sommet du crâne. Si la chevelure est exceptionnellement épaisse, il faudra en tenir compte. La hauteur de la toise devrait être de 175 cm et la mesure doit être faite avec une précision de 0,1 cm.

10

II – METHODOLOGIE

II – 1. Type d’étude :

Il s’agit ici d’une étude descriptive transversale rétrospective basée sur : les mesures anthropométriques des élèves, l’enquête auprès des ménage (mères des élèves), la consultation des documents à l’école, au CSB et auprès des autorités administratives scolaires.

II – 2. Période et durée de l’étude :

La présente étude a duré deux mois : de juillet à août 2007. Elle concerne l’état nutritionnel et

les résultats scolaires des élèves dans les EPP d’Ambohimalaza Miray pendant l’année scolaire 2006 - 2007. Le travail sur le terrain a duré environ 2 semaines.

II

– 3. Population d’étude :

Les mères de famille dans le foyer ayant des enfants âgés de 6 à 14 ans scolarisés en EPP.

Les élèves de cinq classes de l’école primaire appartenant à l’intervalle d’âge [6 ; 14ans].

II

– 4. Critère d’inclusion

Les couples mères – élèves (âgés de 6-14 ans) sélectionnés par un choix raisonné dans les 2

EPP choisis de la commune

II – 5. Critère d’exclusion

Les élèves âgés de plus de 14 ans et les élèves absents durant les jours d’enquête ont été

exclus de l’étude.

II – 6. Mode d’échantillonnage Pour le choix des écoles :

L’échantillon est obtenu par un « choix raisonné » ou sondage systématique élémentaire.(9) En effet, 25% du nombre total des écoles ont été choisi et tirés au hasard dans la commune soit 2/8 écoles primaires publiques existant dans toute la commune. Pour le choix des élèves :

Nous avons effectué un sondage élémentaire à partir de la liste des élèves. En effet, 40 % des élèves ont été tiré. Systématiquement un élève dans la liste tous les 2/5, le premier étant choisi au hasard dans les 2/5 premiers. (8)

11

II

– 7. Taille d’échantillonnage

2 écoles primaires publiques ont été choisies et tirées au hasard sur les 8 existants dans

la commune soit 25% du nombre total des EPP. 561 élèves sont numérotés de 1 à 561 et la

liste obtenue constitue la base de sondage. 40% de ces élèves ont été choisis et sont

sélectionnés systématiquement au hasard. Le nombre total des élèves sélectionnés constitue

l’échantillon soit 224 individus, soit aussi 224 couples mères - élèves

(Voir annexe II : calcul de la taille de l’échantillon)

II - 8. Mode de collecte de données

Un questionnaire individuel pré testé et traduit en malagasy a permis d’effectuer

l’enquête auprès des mères. Un questionnaire a été utilisé par chaque femme enquêtée.

Les mères ont été convoquées à l’école avec la collaboration des agents

communautaires et des chefs fokontany. Beaucoup d’entre elles ont répondu à la

convocation, mais celles qui ne sont pas venues, ont été visitées dans leur foyer.

Pour recueillir les renseignements sur les aliments consommés par ménage, la

méthode de « rappel de 24 heures» a été utilisée.

Pour la consultation de dossiers et les mesures anthropométriques, une grille a été

utilisée pour chaque classe pour faciliter le travail.

Les élèves ont été pesés à la balance électronique avec une précision de 100 g près et

mesurés à l’aide d’une toise avec un compte à rebours

Avant chaque mesure que ce soit mesure de la taille ou mesure de poids, l’appareil a

été vérifié à trois reprises sur trois personnes différentes

Deux indicateurs de l’état nutritionnel ont été retenus, l’IMC ou indice de Quetelet et le

T/A représentant respectivement la malnutrition globale (ou malnutrition générale) et la

malnutrition chronique (ou retard de croissance ou insuffisance staturale)

IMC = P / T 2 où le poids est évalué en kilos et la taille en mètre

Comme il était difficile de trouver une référence pour l’IMC des enfants d’âge scolaire, la

moyenne des IMC des tous les élèves a été calculée et considérée comme valeur de référence

L’enfant souffre de la malnutrition lorsque son IMC < moyenne des IMC des tous les élèves

de l’échantillon

T / A ou indice de la taille par rapport à l’âge où la taille est évaluée en cm et l’âge en années

Les valeurs de référence de l’ OMS ou National Center Helth Statistics (NCHS) ont été

considérées pour évaluer l’indice T /A des élèves.

12

Il traduit la malnutrition chronique ou retard irréversible de croissance lorsqu’il est < 90% ou

< - 2 ET de la médiane par rapport à la population de référence. On dit que l’enfant souffre de

la malnutrition chronique c’est à dire l’indice T/A est inférieur au normal ou il a une taille

trop petite par rapport à son âge. Il est en relation avec le QI des enfants scolarisés. (1)

II – 9. Exploitation et analyse des données

Les données obtenues ont été exploitées, par le logiciel Epi-Info, Microsoft Excel 2003 et

Microsoft Word 2003. Des comparaisons ont été effectuées entre les proportions pour estimer

l’association entre l’exposition (variables indépendantes) et l’effet (variable dépendant), en

utilisant la valeur de Oods Ratio = OR qui est une des mesures d’association utilisée pour

identifier la relation entre les variables. Il est spécifiquement utilisé pour les données

transversales ou données de prévalence comme le cas de cette étude.

La valeur de la probabilité p, le test d'homogénéité de PEARSON (x2) ou chi2 et l’intervalle

de confiance à 95 sont des tests statistiques appropriés pour évaluer la précision de

l’association. Le seuil de signification choisi est de 0,05 ( = 5%). Si p < 0,05, on dit qu’il y a

une association significative entre les variables croisées. Il en est de même pour l’intervalle de

confiance à 95 % ou IC à 95 %, s’il ne contient pas la valeur « 1 », l’association entre les

variables croisée est statistiquement significative. Pour OR, sa valeur permet de mettre en

évidence l’existence de l’association : si la valeur de OR 1 on dit qu’il y a une association

entre les variables croisées, si OR >1, on dit que l’association est forte. Pourtant, si OR = 1 il

n’y a pas d’association.

II – 10. Les variables étudiées

Les variables quantitatives et qualitatives suivantes permettent l’analyse des données

collectées :

variable dépendante : état nutritionnel des élèves

variables indépendantes

Les variables quantitatives :

Les variables quantitatives concernant les élèves

Age de l’élève

Poids de l’élève

Taille de l’élève

Moyenne des notes des élèves

Les variables quantitatives concernant les mères

Age de la mère

Les variables quantitatives concernant les ménages

13

Revenu

Taille de ménage

Dépense pour les repas familiaux

Les variables qualitatives :

Les variables qualitatives concernant les élèves

Assiduité de l’élève

Absentéisme

Maladie

Les variables qualitatives concernant les mères

Situation matrimoniale de la mère

Niveau d’instruction de la mère

Parité des mères

Profession de la mère

Les variables qualitatives concernant les ménages

Groupe d’aliments composant la ration alimentaire

Type d’installation sanitaire

Types d’approvisionnement en eau potable

II -11. Limite de l’étude

Cette étude est limitée à la commune rurale d’Ambohimalaza Miray, car elle n’est valable que pour cette commune seulement. En effet, les habitudes alimentaires et le rendement scolaire des écoliers varient d’une commune à une autre et d’une école à une autre. Le manque des statistiques concernant cette étude, l’insuffisance des enquêtes nutritionnelles auprès des écoliers et l’inexistence des valeurs de références ont été relevées pendant la réalisation de ce travail.

II -12. L’éthique de l’étude

Avant d’effectuer les enquêtes, une visite au préalable auprès des autorités locales et tous les responsables a été établie. Et l’enquête a été menée après avoir reçu leur autorisation L’enquête auprès des mères a été effectuée tout en respectant la confidentialité et le

consentement éclairé. Pendant l’enquête les opinions personnelles des femmes enquêtées le respect des droits humains, de droit des enfants et du secret professionnel a été garanti. Les personnes enquêtées ont le droit de refuser d’être enquêtées ou d’interrompre l’enquête.

14

III- RESULTATS

III -1. Représentation de l’échantillon Les caractéristiques de l’échantillon peuvent être classées en trois groupes. Les deux premiers groupes donnent des renseignements et informations sur les mères des élèves sélectionnées et leurs foyers. Alors que le troisième et dernier groupe se rapporte aux écoliers. III -1.1.Caracteristiques socioculturelles des mères Nous avons interrogé 224 mères au total durant notre étude. Ces femmes étaient couplées avec leur enfant .ces derniers sont inscrits et fréquentent l’EPP.

Tableau 1 : Répartition des mères selon leurs caractéristiques socioculturelles

 

Variables

Nombre

%

1-Tranche d’âge de la mère

 

[23 -25 ans]

16

7,1

[26 -34 ans]

144

64,3

[35 -50 ans]

64

28,6

2.

Situation matrimoniale

Mariée

151

67,4

Célibataire

23

10,3

Veuve

30

13,4

Divorcée

20

8,9

3.

Niveau d’instruction

Illettrée

2

0,9

Primaire

104

46,4

Secondaire

118

52,7

4.

Profession

Secteur primaire

115

51,3

Secteur secondaire

109

48,7

5.

Parité

Multipare

48

21,4

Grande multipare

176

78,6

N=224

   

15

L’âge moyen des femmes interviewées est de 32 ans ± 5,21 L’âge moyen des femmes illettrées et primaires=32ans ± 5,52 contre 31 ans ± 4,90 chez les femmes à niveau d’instruction secondaire et l’âge moyen des multipares =31± 4,57 contre 32 ans ± 5,32 chez les grandes multipares Ce tableau montre que 64,3 des femmes interviewées ont un âge entre 26 et 34 ans. D’une part 78,6 % de ces femmes possèdent plus de 5 enfants (grande multipare) d’autre part, celles qui possèdent moins de 5 enfants sont appelées multipares et représentent 21,4 %. Plus de la moitié d’entre elles ont un niveau scolaire secondaire soit 52,7% contre 46,4 % pour les femmes primaires, seules 0.9 % ne savent ni lire ni écrire. Celles qui travaillent dans le secteur primaire représentent 51,3 % contre 48,7%(secteur secondaire).Par ailleurs, 67,4 % des femmes interrogées sont mariées, sans tenir compte de la légitimité du mariage. 32,6 % de femmes ne vivent pas en couple, dans ce cas, elles peuvent être soient célibataires, veuves ou divorcées Remarque : aucune femme parmi les interviewées, ne s’occupent seulement de leur famille (ménagères). Le secteur primaire regroupe les agriculteurs et éleveurs. Les brodeuses, les mères qui exercent sa profession dans une société ou usine, les commerçantes sont classés dans le secteur secondaire.

III - 1.2. Caractéristiques des ménages La taille de ménage,le revenu mensuel des parents, la dépense journalière pour les repas familiaux, la religion, les types d’installation sanitaire et les types d’approvisionnement en eau potable constituent les caractéristiques des ménages.

Tableau 2 : Répartition des ménages selon leurs caractéristiques sociodémographiques

 

Variables

Nombre

%

1.

Taille de ménage

[1 -5 personnes]

89

39,7

[6 -13 personnes]

135

60,3

2.

Revenu mensuel des parents

[10000-50000 AR] (Très faible)

51

22,8

[60000-100000 AR] (Faible)

80

35,7

[110000-15000)(Moyen)

93

41,5

3.

Dépense par jour pour les repas familiaux

 

< 5000 AR

199

88,8

>= 5000 AR

25

11,2

16

4.

Réligion

Protestants (FJKM)

61

27,2

Catholique

115

51,3

Jesosy Mpamonjy

9

4,0

Jesosy Mamonjy

14

6,3

Pantecotiste

11

4,9

Témoin de Jéhovah

14

6,3

5.

Installation sanitaire

Latrine traditionnelle

219

97,8

Défécation en plein air

5

2,2

6.

Approvisionnement en eau

Bornes fontaines

85

37,9

 

Puits

30

13,4

Sources

109

48,7

La taille moyenne de ménages enquêtés est de 5,44 ± 2,2 qui est supérieure à la taille moyenne nationale (= 4,7) .Elle varie de 2 à 13 personnes 58,5% des foyers interrogés ont un revenu faible et très faible entre 10000 ariary et 100000 ariary contre 41,5 % pour les familles ayant un revenu moyen entre 100000 ariary et 150000 ariary. Par ailleurs, 56,7 % de foyers sont constitués de 6 à 10 personnes Seules 11,2 % des foyers interrogés ont une dépense par jour pour les repas familiaux supérieur à 5000 Ariary. Presque la totalité des foyers interrogés ont utilisé les latrines traditionnelles soit 97,8 % contre 2,2 % des ménages qui pratiquent encore la défécation en plein air. La principale source d’eau potable reste la source naturelle et les puits soit au total 62,1% contre 37,9 % pour ceux qui utilisent les bornes fontaines. Du point de vue cultuelle, plus de la moitié des foyers sont catholiques soit 51,3 %

III-1-3-Caracteristiques des élèves La tranche d’âge, le genre, l’affection bucco- dentaire, l’assiduité et l’absentéisme déterminent les caractéristiques des élèves

17

Tableau 3 : Répartition des élèves selon leurs caractéristiques

 

Variables

Nombre

%

1.

Tranche d’âge

[6 -8 ans]

32

14,3

[8-11 ans]

45

20,1

[11-13 ans]

88

39,3

[13-14 ans]

59

26,3

2.

Genre de l’enfant

Féminin

104

46,4

Masculin

120

53,6

3.

Affection bucco-dentaire

 

Non

103

46

 

Oui

121

54

4.

Assiduité de l’enfant

Enfant non assidu

121

54

Enfant assidu

103

46

5.

Absentéisme de l’enfant

 

Non

157

70,1

 

Oui

67

29,9

N = 224

 

Tranche d' âges

14%

26% 40%
26%
40%

20%

[6 -8 ans] [8-11 ans] [11-13 ans] [13-14 ans]
[6 -8 ans]
[8-11 ans]
[11-13 ans]
[13-14 ans]

Figure 1:: Répartition des élèves de l’échantillon selon l’âge

18

54%
54%
46%
46%
Féminin Masculin
Féminin
Masculin

Figure 2: Répartition des élèves de l’échantillon selon le genre

L’âge moyen des élèves sélectionnés est de 11 ans 9mois ± 2,35 Enfant assidu = enfant qui ne s’absente pas plus de trois fois dans l’année scolaire

39,3 % des élèves soit 88 élèves sur 224 sont âgés entre 11 et 13 ans. Plus de la moitié soit

53,6 % sont des garçons contre 46,4 % des filles. Par ailleurs, 54 % des élèves sont affectés

par l’affection bucco-dentaire contre 46 % non malades, 46 % sont assidus à l’école contre 54

%

Enfin, pendant l’année scolaire 2005-2006, 29,9 % d’élèves inscrits sont absents plus

de trois jours contre 70,1 %.Seuls les absences plus de 3 jours pendant l’année scolaire ont été

retenu (enfant absent = enfant absent plus de 3 jours dans une année)

19

III -2. Etat Nutritionnel des écoliers

l’ IMC et le T/A ont été retenu comme indicateurs de l’état nutritionnel représentant

respectivement la malnutrition globale et la malnutrition chronique ou retard de croissance

Tableau 4 : Répartition des élèves selon leur état nutritionnel en fonction de l’ IMC et T/A

Indicateurs nutritionnels

Nombre

%

1.

Etat nutritionnel selon IMC

>= Moyenne des IMC (normal)

90

40 ,2

<

Moyenne des IMC (malnutri)

134

59,8

2.

Etat nutritionnel selon T/A

> = - 2 ET (> = 90 % ) : normal

84

37,5

<

- 2 ET (< 90 %) : retard de croissance

140

62,5

Retard de croissance modéré [85 à 90 %] ou [-3ET à -2ET]

115

51,3

Retard de croissance sévère < 85 % ou < -3 ET

25

11,2

Les deux types de malnutrition 70,00% 62,50% 59,80% 60,00% 50,00% 40,20% 37,50% 40,00% Normal 30,00%
Les deux types de malnutrition
70,00%
62,50%
59,80%
60,00%
50,00%
40,20%
37,50%
40,00%
Normal
30,00%
Malnutri
20,00%
10,00%
0,00%
IMC
T/A

Figure 3 : Répartition des élèves selon les deux types de malnutrition Les deux types de malnutrition :

retard de croissance ou malnutrition chronique (T/A)

malnutrition globale (IMC)

L’état nutritionnel des élèves en fonction de l’ IMC :

La moyenne des IMC des élèves = 15, 38 ± 2,4, médiane = 15, 32.

La moyenne des IMC des élèves (= 15, 38) est sensiblement égale à la médiane = 15,32, la

distribution des IMC est alors symétrique. Pour une distribution symétrique, prenons la

moyenne comme mesure de tendance centrale.

20

L’enfant souffre de la malnutrition lorsque son IMC est inférieur à la moyenne calculée des IMC (= 15, 38) de tous les élèves sélectionnés dans l’échantillon (considérée comme valeur de référence). En effet, selon cet indicateur, plus de la moitié soient 59,8 % soit 134/224 élèves souffrent de la malnutrition globale. L’état nutritionnel des élèves selon l’indicateur T/A Selon cet indicateur, l’enfant souffre de retard de croissance lorsque son indice T/A est inférieur à 90 % ou – 2 ET de la médiane des T/A de la population de référence (NCHS) Selon cet indicateur, 62,5 % des élèves présentent un retard de croissance soit 140/224 élèves.

Retard de croissance modéré : l’enfant souffre de retard de croissance modéré lorsque son indice T/A appartient à l’intervalle [85 à 90 % [ou] – 3 ET à – 2 ET] de la médiane de la population de référence. 51,3 % des élèves présentent de l’insuffisance staturale modérée ou retard de croissance modéré

Retard de croissance grave: l’enfant souffre de la malnutrition sévère lorsque l’indice T/A est < 85 % ou < - 3 ET de la médiane de la population de référence (NCHS) 11,2 % des élèves présentent de retard de croissance grave

21

III - 2.1. Répartition de l’état nutritionnel des élèves selon l’âge et le genre des élèves

Les élèves sélectionnés ont été regroupés selon leur âge compte de leur classe.

et leur genre sans tenir

Tableau 5 : Répartition de l’état nutritionnel des élèves selon les tranches d’âges en fonction de l’indicateur taille pour âge (T/A)

   

T/A

Variables

T/A >= -2 ET

T/A < -2 ET

Total

Nombre

%

Nombre

%

nombre

%

Tranche d’âges

 

[6 – 8 ans [

8

9,5

24

17,1

32

14,3

[8 – 11 ans [

18

21,4

27

19,3

45

20,1

[11 -13 ans [

29

34,5

59

42,1

88

39,3

[13 -14 ans]

29

34,5

30

21,4

59

26,3

Total

84

100,0

140

100,0

224

100,0

42, 1 % des élèves présentant le retard de croissance a un âge entre 11 et 13 ans. Mais la différence de proportion avec les autres tranches d’âge n’est pas significative.

Tableau 6 : Répartition de l’état nutritionnel des élèves selon leur genre en fonction de l’indicateur taille pour âge (T/A)

   

T/A

Variables

T/A >= -2 ET

T/A < -2 ET

Total

 

Nombre

%

Nombre

%

nombre

%

Genre de l’enfant

 

Féminin

56

66,7

48

34,3

104

46,4

Masculin

28

33,3

92

65,7

120

53,6

Total

84

100,0

140

100,0

224

100,0

OR = 3, 83 %

IC : [2,16 – 6, 79]

p = 0,000001

Presque 2/3 soit 65,7 % des élèves présentant le retard de croissance sont des garçons contre 34,3 % des filles. Ainsi, cette différence de proportion de retard de croissance par rapport au genre de l’enfant est nettement significative. P = 0,000001

22

%

Retard de croissance et genre

80 70 60 50 40 30 20 10 0
80
70
60
50
40
30
20
10
0

Normal

Retard de croissance

Garçons Filles
Garçons
Filles

Figure 4: Répartition de l’état nutritionnel des élèves selon le genre en fonction de l’indicateur T/A Tableau 7 : Répartition de l’état nutritionnel des élèves selon les tranches d’âge en fonction

de l’indicateur IMC

   

IMC

Variables

>= Moyenne des IMC

< Moyenne des IMC

Total

nombre

%

nombre

%

nombre

%

Tranche d’âges

 

[6 – 8 ans [

4

4,4

28

20,9

32

14,3

[8 – 11 ans [

23

25,6

22

16,4

45

20,1

[11 -13 ans [

32

35,6

56

41,8

88

39,3

[13 -14 ans]

34

34,4

28

20,9

59

26,3

Total

90

100,0

134

100,0

224

100,0

Selon cet indicateur, 56/134 élèves (41,8 %) des élevés victimes de la malnutrition globale

appartiennent à la tranche d’âge [11- 13 ans]. Mais la différence de proportion identifiée par

rapport aux autres tranches d’âge n’est pas statistiquement significative (p = 0,09)

.

23

Tableau 8 : Répartition de l’état nutritionnel des élèves selon leur genre en fonction de

l’indicateur IMC

   

IMC

Variables

>= Moyenne des IMC

< Moyenne des IMC

Total

 

nombre

%

nombre

%

nombre

%

Genre de l’enfant

 

Féminin

48

53,3

56

41,8

104

46,4

Masculin

42

46,7

78

58,2

120

53,6

Total

90

100,0

134

100,0

224

100,0

58,2 % des élèves souffrant de la malnutrition globale sont de garçons contre 41,8 % des

filles. Mais la différence de proportion remarquée avec les filles malnutries n’est pas

significative. Le genre des élèves et l’état nutritionnel n’a aucune influence sur l’état

nutritionnel.

Malnutrition globale et genre

70 60 50 40 30 20 10 0 Normal Malnutri %
70
60
50
40
30
20
10
0
Normal
Malnutri
%
Garçons Filles
Garçons
Filles

Figure 5 : Répartition de l’état nutritionnel des élèves selon le genre en fonction de l’indicateur IMC

24

Types de malnutrition et genre

Retard de

croissance

Malnutrition

globale

Filles Garçons 0 20 40 60 80 %
Filles
Garçons
0
20
40
60
80
%

Figure 6: Répartition des deux types de malnutrition selon le genre des élèves

III-2.2.Relation entre l’état nutritionnel des élèves et les facteurs socio-économiques et culturels Le croisement des indicateurs nutritionnels IMC et T/A aux facteurs socio- économiques et culturels permet d’identifier statistiquement les causes de la malnutrition rencontrée chez les écoliers ou les déterminants de l’état nutritionnel

Tableau 9 : Répartition de l’état nutritionnel des élèves selon les caractéristiques des mères en fonction de l’indicateur IMC

   

IMC

 
 

Variables

> = Moyenne IMC

< Moyenne IMC

Total

 

Nombre

%

Nombre

%

Nombre

%

2.

Situation matrimoniale

 

Mariée

29

32,2

122

91

151

67,4

Non mariée

61

67,8

12

9

73

32,6

Total

90

100,0

134

100

224

100,0

OR = 0,46

 

IC : [0,02-0,09]

p = 0000000000

3.

Niveau d’instruction

 

Illettrée et primaire

30

33,3

76

56,7

106

47,3

Secondaire

60

66,7

58

43,3

118

52,7

 

90

100,0

134

100,0

224

100,0

OR = 0,38

 

IC = [0,21-0,66]

p = 0,0003

 

25

4.

Profession

Secteur primaire

41

45,6

74

55,2

115

51,3

Secteur Ire

49

54,4

60

44,8

109

48,7

 

90

100,0

134

100,0

224

100,0

OR = 0,67

 

IC = [0,21 – 1,16]

p = 0,07

 

5.

Parité

Multipare

68

75,6

108

80,6

176

78,6

Grande multipare

22

24,4

26

19,4

48

21,4

Total

90

100,0

134

100,0

224

100,0

OR = 0,74

 

IC = [0,39 -1,41]

 

p = 0,18

Une large différence été remarquée entre les proportions des élèves malnutris ayant des mères mariées avec les autres mères (91 % contre 9 %).Et cette différence est pas statistiquement significative p = 0 . Les élèves malnutris sont surtout ceux issus des mères de faible niveau d’éducation (illettrées et primaires) soit 56,7 % contre 43,3 %. Et l’association est statistiquement significative p = 0,0003. Par ailleurs, plus de la moitié (55,2 %) des élèves malnutris sont issus des mères qui travaillent dans le secteur primaire contre 44,8 %. Ce sont surtout les élèves issus des mères grandes multipares qui souffrent de la malnutrition par rapport aux autres mères (80,6% contre 19,4%)

Tableau 10 : Répartition de l’état nutritionnel des élèves selon les caractéristiques des foyers en fonction de l’indicateur IMC

   

IMC

 
 

Variable

>=Moyenne IMC

< Moyenne IMC

Total

 

Nombre

%

Nombre

%

Nombre

%

1.

Revenu mensuel des parents

 

Moyen

61

67,8

32

23,9

93

41,5

Faible et très faible

29

32,2

102

76,1

131

58,5

Total

90

100,0

134

100,0

224

100,0

OR = 6,7

IC = [3,7 – 12,14]

 

p = 0.00000000000

2.

Groupe d’aliments

Groupe I + II + III

69

76,7

59

44,0

128

57,1

Groupe I + III

21

23,3

75

56,0

96

42,9

Total

90

100,0

134

100,0

224

100

OR = 4,17

IC = [2,30 – 7,57]

 

p = 0,0000005

26

3.

Approvisionnement en eau potable

 

Autres

47

52,2

92

68,7

139

62,1

Borne fontaine

43

47,8

42

31,3

85

37,9

Total

90

100,0

134

100,0

224

100,0

OR = 0,49

IC = [0,28 – 0,86]

 

p = 0,007

4.

Niveau d’hygiène : lavage des mains après défécation

 
 

Non

44

48,9

91

67,9

135

60,3

 

Oui

46

51,1

43

32,1

89

39,7

Total

90

100,0

134

100,0

224

100,0

OR = 0,45

IC = [0,26 – 0,78]

 

p = 0,002

5.

Taille de ménage

[2 à 5 personnes]

53

58,9

36

26,9

89

39,7

[6 à 13 personnes]

37

41,1

98

73,1

135

60,3

Total

90

100,0

134

100,0

224

100,0

OR = 3,8

IC = [2,21 – 6,87]

 

p = 0,0000009

Les élèves issus des foyers ayant un revenu faible et très faible sont plus exposés à la

malnutrition par rapport aux autres (76,1 % contre 23, 9 %).Et cette différence de proportions

est nettement significative p =0,0000000000.

Par ailleurs, plus de la moitié soit 56 % des élèves malnutris ont pris une alimentation

non équilibrée dans leur ration alimentaire (groupe I + III seulement). Et cette différence est

très nettement significative, p =0,0000005, ce qui fait qu’il y a une association significative

entre l’état nutritionnel des élèves et les différents groupes qui composent leur ration

alimentaire.

Parmi les élèves malnutris selon cet indicateur (IMC), 68, 7 % vivent dans des foyers

qui utilisent les puits et les sources (autres) comme source d’eau potable contre 31,3 % des

élèves malnutris ayant utilisé les bornes fontaines. P = 0,007Donc, il y une association

significative entre l’état nutritionnel des élèves et les sources d’approvisionnement en eau

potable de leur foyer respectif.

Pour le niveau d’hygiène, plus de 2/3 (67,9%) des élèves malnutris selon cet indicateur

(IMC) ne se lavent pas leur mains après défécation contre 32,1%.Et la différence est très

nettement significative (p= 0,002).

Il est évident que l’état nutritionnel de ces élèves est étroitement lié aux différents facteurs

socio – économiques et culturels tels que la situation matrimoniale de leur mères, le niveau

d’instruction de leur mères, le revenu de leur parents, les groupes d’aliments que composent

leur alimentation, l’approvisionnement en eau potable et le niveau d’hygiène.

27

La taille de ménage influe l’état nutritionnel des élèves, plus la taille de ménage est élevée plus l’enfant est malnutri. En effet, 73,1 % des élèves issus d’une famille nombreuse (taille de famille >= 6), sont affectés par la malnutrition contre 26,9 % parmi ceux issus d’un foyer dont la taille da ménage varie entre 2 à 5

Tableau 11: Répartition de l’état nutritionnel des élèves selon les caractéristiques des mères en fonction de l’indicateur T/A

   

T/A

 
 

Variables

T/A > =

- 2 ET

T/A < - 2 ET

Total

 

Nombre

%

Nombre

%

Nombre

%

1.

Situation matrimoniale

 

Mariée

31

36,9

120

85,7

151

67,4

Non mariée

53

63,1

20

14,3

73

32,6

Total

84

100,0

140

100,0

224

100,0

 

AS

P = 0,0000000000

 

2.

Niveau d’instruction

 

Illettrée et primaire

31

36,9

75

53,6

106

47,3

Secondaire

53

63,1

65

46,4

118

52,7

Total

84

100,0

140

100,0

224

100,0

AS

P = 0,008

3.

Profession

Secteur primaire

35

41,7

80

57,1

115

51,3

Secteur secondaire

49

58,3

60

42,9

109

48,7

Total

84

100,0

140

100,0

224

100,0

AS

p = 0,01

4.

Parité

Grande multipare

63

75,0

113

80,7

176

78,6

Multipare

21

25,0

27

19,3

48

21,4

Total

84

100,0

140

100,0

224

100,0

NS

 

P = 0,15

(85,7 %) des élèves présentant le retard de croissance sont issus des mères mariées contre 7,9 % pour les élèves présentant le retard de croissance et ont des mères non mariées. Cette différence de proportion est très significative p = 0, 0000000000

28

Plus de la moitié (53,6 %) des élèves issus des mères ayant un niveau d’éducation primaire présentent un retard de croissance. Et 63,1 % des élèves normaux (qui ne présentent pas le retard de croissance) sont issus des mères à niveau d’éducation secondaire. L’association entre l’état nutritionnel des élèves avec le niveau d’instruction de leur mère est nettement significative. p = 0,08 Parmi les élèves présentant le retard de croissance, 57,1 % proviennent des mères qui travaillent dans le secteur primaire. Et 42, 9 % ceux issus des mères du secteur secondaire. L’association entre le retard de croissance et la profession de la mère est donc significative. Par ailleurs, la relation entre la parité des mères et l’état nutritionnel de leur enfant n’est pas significative : 80,7 % des élèves issus des mères grandes multipares présentent le retard de croissance contre 19,3% pour ceux provenant des mères multipares. La présence ou non de retard de croissance chez les enfants scolarisés dépendent étroitement de la situation matrimoniale et le niveau d’instruction de leur mère, et aussi du secteur d’activité de leur mère

Tableau 12: Répartition de l’état nutritionnel des élèves selon les caractéristiques des foyers en fonction de l’indicateur T/A

   

T/A

 

Variables

> = - 2 ET

< - 2 ET

Total

Nombre

%

Nombre

%

Nombre

%

1. Revenu mensuel des parents

 

Moyen

52

61,9

41

29,3

93

41,5

Faible et très faible

32

38,1

99

70,7

131

58,5

Total

84

100 ,0

140

100,0

224

100,0

AS

p = 0,0000009

 

2. Approvisionnement en eau potable

 

Autres

46

54,8

93

66,4

139

62,1

Borne fontaine

38

45,2

47

33,6

85

37,9

Total

84

100,0

140

100,0

224

100,0

AS

p = 0,04

3 – Groupe d’aliments composant la ration alimentaire

 

Groupe I + II + III

66

78,6

62

44,3

128

57,1

Groupe I + III

18

21,4

78

55,7

96

42,5

Total

84

100,0

140

100,0

224

100,0

AS

p = 0000001

29

5- Taille de ménage

[2 à 5 personnes]

43

51,2

46

32,9

89

39,7

[6 à 13 personnes]

41

48,8

94

67,1

135

60,3

Total

90

100,0

134

100,0

224

100,0

OR = 2,14

IC = [1,23-3,73]

 

p = 0,003

 

Les élèves issus des foyers ayant un revenu faible et très faible sont plus exposés aux retard de croissance par rapport aux autres (70,7 % contre 29,3 %).Et cette différence est statistiquement significative (p = 0,0000009). Ce qui signifie que le revenu de leur parent a une influence sur l’état nutritionnel des élèves Une différence a été remarquée entre les élèves présentant un retard de croissance utilisant les bornes fontaines comme source d’eau potable chez eux par rapport aux autres (puits et sources) soit respectivement 33,6% contre 66,4%, cette différence est statistiquement significative, (p = 0,004). Le type d’approvisionnement en eau potable des ménages influent sur l’état nutritionnel Par ailleurs, une association très nette a été remarquée entre la présence de le retard de croissance chez les élèves et les différents groupes d’aliments qui composent leur alimentation. En effet, ce sont surtout les élèves dont leur ration alimentaire est inadéquate (groupe I + groupe III) sont les plus victimes du retard de croissance par rapport aux autres, 55,7 % contre 44 ,3 %, et cette association est très évidente p = 0,0000001 Le revenu faible et moyen des parents, l’inadéquation de la ration alimentaire et les mauvaises sources d’eau potable des ménages enquêtés influent sur la présence de retard de croissance chez les écoliers de 6 à 14 ans. La taille de ménage a une influence sur l’état nutritionnel des élèves, plus la taille de ménage est élevée plus l’enfant est malnutri. En effet, 67,1 % des élèves issus d’une famille nombreuse (taille de famille >= 6), présentent l’insuffisance staturale contre 32,9 % parmi ceux issus d’un foyer dont la taille da ménage est faible (varie entre 2 à 5)

III -3. Le rendement scolaire des écoliers Pour évaluer les résultats scolaires des élèves sélectionnés, il est indispensable d’utiliser les moyennes de leurs notes recueillis pendant l’année scolaire 2006 – 2007.La moyenne des 4 notes (les 3 notes des trois trimestres et une note de l’examen de passage) a été retenue. Et c’est la moyenne ainsi obtenue ou moyenne générale de l’élève a été utilisée dans tous les tableaux.

30

III -3.1. Répartition des rendements scolaire selon les différents facteurs recueillis à l’école et leur genre La moyenne des notes des élèves, les nombre de jours d’absence, la fréquence de l’absence ont été relevés après avoir consulté les dossiers et archives des écoles et après un entretien auprès des enseignants. Pour savoir si les élèves consomment ou non du sel iodé, un test de l’iodation de sel a été effectué à l’école pendant notre passage. Tableau 13: Répartition des élèves selon les différents éléments recueillis à l’école

 

Variables

Variables

 

Nombre

%

1.

Moyenne obtenue

Moyenne > = 10

97

43,3

Moyenne < 10

127

56,7

Total

224

100,0

2. Consommation du sel iodé

 

Non

131

58,5

Oui

93

41,5

Total

224

100,0

Plus de la moitié (56,7 %) des élèves de l’échantillon n’ont pas obtenu la moyenne annuelle de notes 10/20 contre 43,3 % Pourtant, seuls 41,5 % consomment le sel iodé contre 58,5 % Tableau 14 : Répartition des moyennes des notes obtenues selon le genre des élèves

   

Moyenne des notes obtenues

 

Variables

Moyenne des notes >=10

Moyenne des notes < 10

Total

 

Nombre

%

Nombre

%

nombre

%

2 –Genre de l’enfant

 

Féminin

54

55,7

50

39,4

104

46,4

Masculin

43

44,3

77

60,6

120

53,6

Total

97

100,0

127

100,0

224

100

Plus de la moitié soit 60,6 % des élèves qui n’ont pas obtenu la moyenne de notes supérieur à 10/20 sont de garçons, et cette différence est nettement significative. P = 0,008 .Il est évident que les filles sont plus intelligentes que les garçons.

31

Moyenne de notes et genre

Garçons Filles
Garçons
Filles
70,00% 60,60% 60,00% 55,70% 50,00% 44,30% 39,40% 40,00% 30,00% 20,00% 10,00% 0,00% Moyenne >=10 Moyenne
70,00%
60,60%
60,00%
55,70%
50,00%
44,30%
39,40%
40,00%
30,00%
20,00%
10,00%
0,00%
Moyenne >=10
Moyenne <10
Figure 7 : Répartition des moyennes de notes selon le genre

III -3 .2. Relation entre le rendement scolaire et les différents facteurs relevés à l’école L’enfant est considéré comme non assidu à l’école si le nombre de jours de son absence est supérieur à 3 jours et chaque absence dure plus de 3 jours. Par ailleurs, l’enfant est considéré comme absent si pendant l’année scolaire il s’absente plus de 3 jours Tableau 15 : Répartition des élèves ayant obtenu la moyenne ou non selon les différents facteurs

   

Moyenne des notes obtenues

 
 

Variables

Moyenne des notes >=10

 

Moyenne des notes < 10

Total

 

Nombre

%

Nombre

%

nombre

%

1.

Assiduité

Non

44

45,4

 

77

60,6

121

54

Oui

53

54,6

 

50

39,4

103

46

Total

97

100,0

 

127

100,0