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Nom de famille (naissance) : GODARD

(Suivi s’il y a lieu, du nom d’usage)


Prénom(s) : Nathanaël
N° candidat : 01845074676 N° d’inscription : 003
(11 caractères) (les numéros figurent sur la convocation.) (3 caractères)
Né(e) le : 15 / 02 / 2002

Concours / Examen : Baccalauréat général


Epreuve : Baccalauréat Matière : philosophie
Session : 2021

Choix du sujet : Sujet n°4

Le texte qui nous a été donnée à étudier est un extrait de « La division du travail social » écrit par
Durkheim en 1893. Il porte sur la morale, ou plus exactement le développement de ses vertus pour celle
d’une société donnée. L’auteur défend ici, la thèse comme quoi ce développement ne serait pas indéfini,
autrement dit, qu’il serait limité. C’est pourquoi il tente de résoudre le problème : « La morale de chaque
société possède-t-elle un développement indéfini des vertus qu’elle soutient ? » Pour le résoudre, l’auteur
organise le texte en 3 parties. Dans un premier temps, il expliquera de quel point de vue il considère la
morale, ses limites, tout en annonçant le problème et sa thèse. Dans un second temps, il argumentera en
faveur de sa thèse, que le fait d’agir moralement est limité par la notion de devoir. Enfin, il expliquera qu’agir
moralement, est également limité par une caractéristique vitale de la morale.

Dans cette première partie, l’auteur nous montre d’abord la façon dont il considère la morale. Pour
cela, il nous explique qu’il y a des peuples, que tout ces peuples possèdent leur morale qui leur son propre,
et que ces morales dépendent des conditions de vies de ces peuples. Et du fait que ces morales soient
dépendantes, elles ne peuvent pas être remplacé par d’autres sans créer de désorganisation dans ces
sociétés, qu’importe qu’elles soient plus intéressantes que celles d’avant. Il ajoute que la désorganisation
que créerait ces remplacements de morales, serait forcément douloureux pour les individus de ces sociétés.
Il ne précise pas pourquoi, mais on devine qu’il pense que ce serait le cas, du fait des habitudes qu’on les
individus d’un peuple, qui dépendent des conditions de vie de celui-ci, dont dépend la morale. Ensuite, après
ces explications, l’auteur s’interroge sur la question suivante « La morale de chaque société, prise en elle-
même ne comporte-elle pas un développement indéfini des vertus qu’elle recommande ? ». Autrement dit,
est-ce que le développement des vertus soutenu par la morale d’une société, a des limites, ou contraire, est-
ce qu’on peut les développer indéfiniment ? Nous qualifierions la question de l’auteur ici, comme étant
« rhétorique ». En effet, juste après cette interrogation, il répond simplement par « Nullement. » (Autrement
dit non, le développement des vertus soutenu par la morale d’un peuple est indéfini), montrant ainsi qu’il
défend déjà une thèse précise qui lui parait évidente, et qu’il souhaite expliciter le problème auquel il tente de
répondre en annonçant sa thèse. On a donc le contexte de l’argumentation qui est posé.
L’auteur nous a ici expliqué que chaque peuple possède sa morale, et qu’on ne peut guère la
changer. Il nous a également dévoilé sa position sur le problème qu’il soulève. En toute logique, il va
maintenant nous expliquer les raisons de sa position. Son premier argument se basera sur le lien qu’il y a
entre les actes moraux et la notion de devoir.

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Dans cette seconde partie, l’auteur nous montre un premier argument en faveur de sa thèse, stipulant
que le développement des vertus recommandé par une morale, autrement dit la ligne de conduite (ce qui fait
qu’on agit moralement ou non), les comportements soutenus par une morale, n’est pas indéfini et est limité.
En effet, selon lui, le fait d’agir moralement se ramène au fait de faire son devoir, donc des devoirs qui
dépendent de la morale. Et chacun de ces devoirs est fini car il est limité par les autres devoirs, autrement
dit, un devoir ne peut pas s’accomplir à l’infinie, il y a forcément une limite à cause justement de la présence
des autres devoirs. Il illustre son propos par l’exemple suivants : « On ne peux se donner trop complètement
à autrui sans s’abandonner soi-même ; on peut développer à l’excès sa personnalité sans tomber sans
l’égoïsme » En effet, on possède une morale, s’il l’on souhaite agir moralement, on doit respecter ses
devoirs, or ici le devoir qui serait de se donner à autrui est limité par le devoir de ne pas s’abandonner soi-
même car si l’on se donne trop aux autres, forcément, on s’abandonne complètement soi-même à partir d’un
moment. De la même façon que respecter le devoir de développer sa personnalité, se confronte au devoir de
ne pas être une personne égoïste, car si on la développe trop, on tombe aussi forcément dans l’égoïsme à
un moment donnée. Donc la morale se ramène à des devoirs, chacun de ces devoirs se confronte aux
autres devoirs, et en fonction d’à quel point on fait ses devoirs, le respect de devoirs peut entrainer l’irrespect
d’autres devoirs, donc agir moralement peux impliquer d’agir immoralement, et que donc les vertus qui dicte
notre ligne de conduite (donc le fait d’agir moralement), ne doivent pas être développé au-delà d’une certaine
mesure sous peine d’avoir une ligne de conduite immoral. D’après cette argumentation, on observe donc des
limites au développement des vertus soutenu par la morale d’une société, ce qui soutient donc la thèse de
l’auteur comme quoi ce développement limité et n’est pas indéfini.

L’auteur nous a ici argumenté en faveur de sa thèse, qu’en considérant qu’agir moralement veux dire
faire son devoir, qu’il y a bien des limites au fait de faire son devoir dépendant du fait de faire ses autres
devoirs. Cependant, chaque devoir individuellement est limité, certes, mais est-ce que l’ensemble de nos
devoirs, ne seraient pas lui-même déjà limité par autres chose, notamment les exigences de notre nature ?
C’est ce qu’essaye d’argumenter l’auteur dans sa dernière partie, toujours en faveur de sa thèse.

Dans cette dernière partie, l’auteur nous donne une argumentation que nous trouvons assez
compliqué à comprendre, mais nous allons essayer d’expliquer son raisonnement d’après ce que nous
avons compris. Le développement de nos vertus correspond au développement de notre ligne de conduite,
ce que l’on doit faire pour agir moralement, cette ligne de conduite se ramène donc à l’ensemble de nos
devoirs. Or il explique qu’il y aurait une limite à l’ensemble de ces devoirs, qui serait les exigences de notre
nature. Ces exigences, il les qualifie comme une caractéristique de la moralité de manière générale, et qui
en autres, signifient par exemple le besoin d’accumuler la richesse, avec notamment nos fonctions
industrielles, commerciales. Et bien, il y a d’une part des lignes de conduites, donc des devoirs, dont il est
essentiel qu’ils soient soumis à ces exigences, qui sont une caractéristique de la moralité. Mais d’autres part,
il y a d’autres lignes de conduites, d’autres devoirs qui au contraire, ne peuvent pas du tout être soumis à
ces exigences. Si nous devions donner un exemple, on pourrait imaginer que le devoir de nourrir sa famille
quand on est parent est soumis à l’exigence d’accumuler de la richesse avec les fonctions industrielles et
commerciales, pourtant, on peut aussi imaginer le devoir de faire en sorte que tout le monde puisse se
nourrir à sa faim, et la richesse accumulable étant limité, si l’on accumule trop de richesse, il y aura des
délaissés. Et bien on voit ici l’un de nos devoirs, dont il est essentiel qu’il soit soumis à l’exigence de notre
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Nom de famille (naissance) : GODARD
(Suivi s’il y a lieu, du nom d’usage)
Prénom(s) : Nathanaël
N° candidat : 01845074676 N° d’inscription : 003
(11 caractères) (les numéros figurent sur la convocation.) (3 caractères)
Né(e) le : 15 / 02 / 2002

Concours / Examen : Baccalauréat général


Epreuve : Baccalauréat Matière : philosophie
Session : 2021

nature, mais on voit également l’un de nos devoirs, qui est complètement réfractaire à ces exigences, alors
qu’elles sont, selon l’auteur, vitales. De manière générale, il pense donc que ces exigences, ne peuvent pas
être régi par la morale sans qu’elle les paralyse. D’après ce raisonnement, l’auteur montre donc l’absurdité
de considérer la richesse comme immorale, ou bien considérer la considérer comme morale, comme étant le
« bien par excellence ». Ce raisonnement a donc pour objectif de souligner qu’il peut y avoir des « excès de
morale », et que la morale ayant pour objectif de « régler notre vie temporelle » (Autrement dit, déterminer
des règles de conduites aux individus d’une société), elle ne peut pas se « détourner » de cet objectif sans
avoir à dégrader ce qu’aspire à être la morale, ses caractéristiques (les exigences qu’on a cité), et à ce
qu’aspire à faire la morale. Il y a donc de vraies limites à l’ensemble de nos devoirs dépendant du respect de
ces exigences et on ne peut donc pas développer les vertus de la morale indéfiniment sous peine de ne pas
respecter les exigences qui sont caractéristique de la morale.

L’auteur a tenté de résoudre le problème consistant à dire si le développement des lignes de


conduites soutenues par la morale avait des limites. Il a d’abord, trouvé des limites au concept de morale, et
dégagé un problème plus vaste. Il a ensuite montré, en se ramenant à la notion de devoirs, qu’agir
moralement pouvait impliquer d’agir immoralement. Il a enfin montré l’existence d’exigences de notre nature,
caractéristique de la moralité, qui limitait l’ensemble de nos devoirs. L’auteur maintient donc bel et bien que
le développement de ces vertus n’est pas indéfini, sous peine que cela se confronte à la morale elle-même.
L’auteur base son raisonnement dans le cadre d’un certain relativisme moral, consistant plus ou moins à dire
que la morale est relative au contexte de vie des individus, pourtant Emmanuel Kant soutient une vision
déontologique, où les lignes de conduites soutenues par la morale, sont absolue et ne dépendent d’aucuns
contextes. Il considère par exemple qu’on ne doit pas mentir, peu importe le contexte et qu’on était par
exemple moralement tenu de dénoncer un juif qui se cache si un nazi nous avait posé la question lors de
l’occupation allemande. Ce problème aurait-il donc eu le même enjeu si on avait considéré la morale ainsi ?

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