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Sommaire

INTRODUCTION .............................................................................................. 3

II. PRINCIPES GENERAUX .............................................................................. 4

III. COMPTABILISATION ET EVALUATION ....................................................... 6

IV. PRINCIPALES CONVERGENCES AVEC LES NORMES MAROCAINES..........15

V. INFORMATIONS SUR LES CATEGORIES DES IMMOBILISATIONS


INCORPORELLES ............................................................................................16

VI. INCIDENCES SUR L’ORGANISATION ......................................................17

CAS PRATIQUE ..............................................................................................21

CONCLUSION.................................................................................................23

TABLE DES MATIERES ....................................................................................24

1
Introduction

Les normes comptables ont pour vocation d’augmenter l’utilité des états financiers pris en
leur application en réduisant l’asymétrie d’information entre les parties prenantes internes et
externes de la firme. Ainsi, dans un contexte de croissance externe, les travaux de PPA
(Purchase Price Allocation) contribueraient à améliorer l’utilité des états financiers pour les
investisseurs en favorisant la reconnaissance, séparément du goodwill, des actifs incorporels
identifiables.

Aujourd’hui plus de 100 pays imposent ou permettent l’utilisation des IFRS alors qu’à la
fin des années 1990 assez peu de sociétés utilisaient les IAS comme référentiel unique.
Certains envisageaient même que les normes américaines (US gaap) puissent devenir le
référentiel mondial. Si l’UE a joué un rôle moteur dans cette dynamique, on soulignera que la
perspective de reconnaissance des IFRS sur les marchés américains a été déterminante dans
les choix opérés ou annoncés par les pays émergents en faveur de ce référentiel (Chine, Inde,
Brésil, Russie).

De ce fait , ces normes s'inscrivent dans un processus d'harmonisation rendue nécessaire


par la mondialisation croissante des échanges et devant aboutir à une convergence des deux
principaux systèmes (système américain US Gaap – dont la traduction est « principes
américains de comptabilité généralement acceptés » – et le système international IASB –
sachant que l'Union européenne a adopté le 29 septembre 2003 les normes internationales
IAS, devenues depuis juin 2003 IFRS pour International Financial Reporting Standards).

Les normes IAS-IFRS s'inscrivent dans les grands principes des plans comptables, il
s'agit d'une comptabilité d'engagement avec le principe de continuité d'exploitation,
proposant, pour les états financiers, une image fidèle, pertinente, en respectant les principes de
prudence et l'indépendance des exercices.

Ainsi quels sont les enjeux de ces normes et quelles sont leurs incidences sur les entreprises ?

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I. Principes généraux

1. Objectif de la norme

L’objectif de la norme est de prescrire le traitement comptable des immobilisations


incorporelles qui ne sont pas spécifiquement traitées par une autre norme.

La norme impose à une entité de comptabiliser une immobilisation incorporelle si, et


seulement si, certains critères sont satisfaits.

La norme spécifie également la manière d’évaluer la valeur comptable des immobilisations


incorporelle et impose à fournir certaines.

2. Champs d’application

La norme IAS 38 concernant les immobilisations incorporelles doit être appliquée à la


comptabilisation des immobilisations incorporelles, à l’exception :

 des immobilisations incorporelles entrant dans le champ d’application d’une autre


norme ;
 des actifs financiers, tels que définis dans IAS 32 Instruments financiers :
Présentation ;
 de la comptabilisation et de l’évaluation des actifs de prospection et d’évaluation (voir
IFRS 6)
 Prospection et évaluation de ressources minérales) ;
 des dépenses relatives à la mise en valeur de gisements et à l’extraction de minerais,
de pétrole, de gaz naturel et d’autres ressources similaires non renouvelables

Certaines immobilisations incorporelles peuvent être contenues dans/sur un support


physique comme par exemple le cas d’un logiciel (dans un disque compact), ou encore le cas
des licences et brevets (sous forme de document juridique).

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Pour déterminer si une immobilisation comportant à la fois des éléments corporels et
des éléments incorporels doit être jugée comme immobilisation corporelle et donc
comptabilisé selon IAS 16 Immobilisations corporelles, ou comme une immobilisation
incorporelle et donc comptabilisé selon la présente norme IAS 38, l’entité doit faire preuve de
jugement pour déterminer lequel des éléments est le plus important.

Exemple : Un logiciel destiné à une machine-outil à commande numérique qui ne peut


fonctionner sans ce logiciel, fait partie intégrante du matériel et est traité en tant
qu’immobilisation corporelle. Il en va de même pour le système d’exploitation d’un
ordinateur. Lorsque le logiciel ne fait pas partie intégrante de l’ordinateur, il est traité en tant
qu’immobilisation incorporelle, et lorsqu’il est indispensable au fonctionnement de l’appareil
l’immobilisation est jugée corporelle.

La norme IAS 38 s’applique, entre autres choses, aux dépenses liées aux activités de
publicité, de formation, de démarrage d’activité, de recherche et de développement. Par
conséquent, même si ces activités peuvent aboutir à une immobilisation ayant une réalité
physique, du moment que l’élément physique de l’actif reste secondaire par rapport à sa
composante incorporelle, à savoir les connaissances qu’elle renferme.

Des exclusions du champ d’application d’une norme peuvent survenir si certaines


activités ou transactions sont si spécialisées qu’elles donnent lieu à des questions comptables
pouvant nécessiter un traitement différent.

Ces questions se posent dans la comptabilisation de dépenses au titre de la


prospection, de la mise en valeur des gisements et de l’extraction de pétrole, de gaz et de
minerais dans les industries d’extraction ainsi que dans le cas de contrats d’assurance. Par
conséquent, la présente norme ne s’applique pas aux dépenses au titre de ces activités et de
ces contrats. Toutefois, la présente norme s’applique à d’autres immobilisations incorporelles
utilisées (telles que des logiciels) et à d’autres dépenses engagées (telles que les coûts de
démarrage d’activité) des industries d’extraction ou des assureurs.

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3. Définition

L’IAS définit une immobilisation incorporelle comme un actif non monétaire identifiable sans
substance physique.

 Identifiable : permet de distinguer les immobilisations incorporelles des composantes


du goodwill (savoir faire, réputation, etc.).
 Sans substance physique : dans l’IAS 38 montre que cette norme ne s’applique pas
aux éléments incorporels inscrits dans le stock (services en cours de production).

De ce fait, l’actif peut être séparé de l’entité et être vendu, transféré, concédé par licence, loué
ou échangé, soit de façon individuelle, soit dans le cadre d’un contrat, avec actif ou passif lié
ou résulte de droit contractuels ou autres droits légaux, que ces droits soient cessibles ou
séparables de l’entité ou d’autre droits et obligations.

II. Comptabilisation et évaluation

1. Comptabilisation des immobilisations incorporelles

A. Comptabilisation initiale d'une immobilisation incorporelle

Pour être comptabilisée, une immobilisation incorporelle doit respecter la définition d'un actif
et remplir certains critères.

La définition d'un actif suppose le caractère identifiable de l'actif, le contrôle d'une ressource
et l'existence d'avantages économiques futurs. Une immobilisation incorporelle doit être
comptabilisée si et seulement si, il est possible que les avantages économiques futurs
attribuables à l'actif iront à l'entreprise et si le coût de cet actif peut être évalué de façon
fiable.

Ces critères de comptabilisation sont applicables à la fois aux immobilisations incorporelles


acquises auprès de tiers et à celles générées en interne.

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Si un élément incorporel ne répond pas à la fois à la définition d'un actif et aux critères de
comptabilisation d'une immobilisation incorporelle, il doit être comptabilisé en charges. Un
traitement particulier est prévu dans le cas des regroupements d'entreprises.

B. Application aux immobilisations générées en interne

Une immobilisation incorporelle générée en interne doit être évaluée initialement au cout qui
est égal à la somme des dépenses encourues à partir de laquelle cette immobilisation
incorporelle satisfait pour la première fois les critères de comptabilisation.

IAS 38 apporte les précisions suivantes sur le traitement des dépenses de recherche et
développement :

 Les dépenses de recherche (ou pour la phase de recherche d’un projet interne) ne
doivent pas être immobilisées mais comptabilisées en charges lesquelles sont
encourues, au même titre que les dépenses liées au démarrage d’une activité ou d’une
entreprise ;
 Les dépenses de développement doivent être immobilisées si l'entreprise peut
démontrer que les critères de comptabilisation d'une immobilisation incorporelle
générée en interne sont respectés, en particulier la faisabilité technique, la disponibilité
des ressources pour achever le développement, l'existence d'un marché ou son utilité
interne…

Si ces critères ne sont pas respectés, les dépenses de développement sont comptabilisées en
charges. Dans ce contexte, L’IASB interdit néanmoins expressément l’activation de certains
éléments lorsque ceux-ci ont été crées par l’entreprise elle-même.

Il s’agit en particulier du goodwill, des marques, des titres de publication et des listes de
clients.
En effet, les dépenses afférentes à ces éléments ne peuvent pas être distinguées du coût de
développement de l’activité dans son ensemble (impossibilité d’en mesurer le coût d’une
façon fiable).

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La norme fournit une liste de dépenses qui ne peuvent être activées, cette liste comprend :
 Coût démarrage, frais juridiques ou administratifs engagés lors de la constitution de
l’entreprise (Frais d’établissements), frais liés à l’ouverture d’une nouvelle
installation, d’une nouvelle activité ou au lancement.
 Dépenses de formation ;
 Dépenses de publicité et de promotion ;
 Les frais de relocation ou de réorganisation de toute ou partie de l’entreprise.

L’interdiction d’activer ces éléments résulte de la difficulté de déterminer les avantages


économiques futurs attendus.

Quand aux dépenses de fonction, on peut considérer que leur non activation a deux causes :

 il est pratiquement impossible de mesurer avec fiabilité le supplément de rentabilité


engendré par une fonction ;
 le contrôle exercé par l’entreprise sur cet éventuel actif serait en tout état de cause, très
imparfait, compte tenu de la possibilité que le salarié démissionne ;
 Le site internet ne peut pas être considéré comme une immobilisation incorporelle que
si l’entreprise est en mesure de montrer que sa présence sur le réseau générera un
supplément de cash-flows et non pas simplement dans le but de faire connaitre les
produits de l’entreprise.

2. Evaluation des immobilisations incorporelles

A. Évaluation initiale

Les immobilisations incorporelles sont évaluées à leur coût, déterminé de la même façon que
pour les immobilisations corporelles (IAS 16).

Ce coût est déterminé différemment selon que l’immobilisation a été acquise séparément,
dans le cadre d’un regroupement, générée en interne ou échangée.

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 Elément acquis séparément

Le coût d’acquisition englobe le prix d’achat et les coûts directement attribuables tel que les
frais de douanes, de transport, les honoraires directement imputés au coût, et les coûts des
avantages liées au personnel pour mettre l’actif en état de marche ainsi que les tests de
fonctionnement.

Par contre les coûts de lancement, les frais administratifs et frais généraux constitue des coûts
non incorporables au coût initial de l’actif acquis.
Cependant, il convient d’actualiser les paiements différés, si le bien est acquis à crédit.

 Elément acquis dans le cadre d’un regroupement

Le coût est évalué à la juste valeur du jour d’acquisition.


S’il existe un marché d’actif pour ce genre d’élément incorporel, ce montant correspond au
prix du marché.

S’il n’existe pas de marché actif, la juste valeur peut être estimée de différentes manières,
l’entreprise peut normalement se baser sur les prix constatés lors des transactions récentes sur
des actifs semblables.

 Elément générés en interne

Pour une immobilisation incorporelle générée en interne, elle est évaluée à son coût de
production (coût directs).

L’entité distingue une phase de recherche et une phase développement (à défaut il s’agit d’une
phase de recherche).le coût est égal à la somme des dépenses encourus (coûts matières et
services, coûts du personnel, droit d’enregistrement) à partir de la date à laquelle cette
immobilisation incorporelle satisfait pour la première fois aux critères de comptabilisation.

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 Eléments échangés

Lorsque l’actif est échangé contre un autre bien, il doit être comptabilisé à la juste valeur.
Sauf si pas de substance commerciale de la transaction ou pas de détermination fiable de la
juste valeur de l’immobilisation reçue ni transférée.

Il existe deux méthodes d’évaluation d’une immobilisation incorporelle postérieure à la


comptabilisation initiale, à savoir :

Méthode de coût

Au bilan, les immobilisations incorporelles sont évaluées à leur coût diminué des
amortissements et autres dépréciations de valeur constatées.

Cette évaluation au coût historique constitue le traitement de référence.

Coût - Cumul d'amortissement - Cumul des pertes = Valeur comptable de l’immobilisation


incorporelle.

Méthode de juste valeur

L’autre traitement autorisé consiste à évaluer ces actifs à un montant réévalué qui correspond
à la juste valeur à la date de réévaluation, diminué des amortissements et pertes de valeur
constatés depuis cette date.

Coût réévalué selon juste valeur – Cumul d'amortissement - Cumul des pertes = Valeur
comptable de l’immobilisation incorporelle.

B. Traitement des dépenses ultérieures

Les dépenses ultérieures liées à une immobilisation incorporelle sont comptabilisées en


charges sauf s'il est probable que ces dépenses permettront à l'immobilisation de générer des
avantages économiques futurs au-delà du niveau de performance défini à l'origine et si ces
dépenses peuvent être évaluées et attribuées à l'immobilisation de façon fiable.

10
Si une dépense relative à un élément incorporel a été initialement comptabilisée en charges
lors d'un arrêté comptable, elle ne peut jamais faire l'objet d'une activation ultérieure, même si
les critères de comptabilisation d'une immobilisation incorporelle sont alors remplis.

C. Amortissement et pertes de valeur

Une immobilisation incorporelle doit être systématiquement amortie sur sa durée d'utilité. La
durée d'utilité est présumée ne pas excéder vingt ans à compter de la date à laquelle l'actif sera
prêt à être mis en service, sauf si, dans de rares cas, une durée plus longue peut être justifiée.

Différents modes d’amortissement peuvent être utilisés pour répartir de façon systématique le
montant amortissable d’un actif sur sa durée d’utilité. Ces modes incluent le mode linéaire, le
mode dégressif et le mode des unités de production.

Le mode d’amortissement utilisé est choisi sur la base du rythme attendu de consommation
des avantages économiques futurs attendus représentatifs de l’actif ; il est appliqué de façon
cohérente et permanente d’une période à l’autre, sauf si le rythme attendu de consommation
de ces avantages économiques futurs varie. Il n’existe que rarement, voire jamais, d’éléments
probants pour justifier un mode d’amortissement des immobilisations incorporelles à durée
d’utilité finie qui aboutirait à un cumul des amortissements inférieur à celui qui serait obtenu
selon le mode linéaire.

L’amortissement est généralement comptabilisé en résultat. Toutefois, les avantages


économiques futurs représentatifs d’un actif sont parfois absorbés dans la production d’autres
actifs. Dans ces cas, la dotation aux amortissements fait partie intégrante du coût de l’autre
actif et elle est incorporée dans sa valeur comptable. Par exemple, l’amortissement des
immobilisations incorporelles utilisées dans un procédé de production est incorporé dans la
valeur comptable des stocks.

11
 Valeur résiduelle
La valeur résiduelle d’une immobilisation incorporelle à durée d’utilité finie doit être réputée
nulle, sauf :
o si un tiers s’est engagé à racheter l’actif à la fin de sa durée d’utilité ;
o s’il existe un marché actif pour cet actif
- si la valeur résiduelle peut être déterminée par référence à ce marché ;
- s’il est probable qu’un tel marché existera à la fin de la durée d’utilité de
l’actif.

Le montant amortissable d’un actif à durée d’utilité finie est déterminé après déduction de sa
valeur résiduelle. Une valeur résiduelle différente de zéro implique que l’entité compte sortir
l’immobilisation incorporelle avant la fin de sa durée de vie économique.

La révision de la norme a apporté de nombreux changements qui peuvent se résumer comme


suit :

Indéterminée (pas de limite prévisible d'utilité) : immobilisation non


amortissable
Amortissement remplacé par des tests de dépréciation annuels et durée à
réexaminer à chaque clôture obligatoirement.

Durée d'utilité

Finie : immobilisation amortissable (sur la durée des droits contractuels ou


légaux)
Suppression de la limitation à 20 ans de la durée d'utilité prévue et suppression
du test de dépréciation annuel systématique si une durée d'utilité supérieure à
20 ans est retenue.

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En cas d'amortissement :

 la durée et la méthode d'amortissement doivent être revues au moins à chaque clôture


annuelle ;
 le montant amortissable est déterminé après déduction de la valeur résiduelle,
présumée être nulle, qui doit être réexaminée à chaque clôture ;
 l'amortissement devra cesser lorsque l'actif est décomptabilisé.

D. Dépréciation des immobilisations incorporelles

Les actifs incorporels sont, comme les autres soumis à l’IAS 36 qui concerne les dépréciations
autres que les amortissemnts.des règles plus strictes s’appliquent néanmoins à cette catégorie
d’actif.
La norme IAS 36 impose même en l’absence d’indice d’une quelconque dépréciation,
l’entreprise doit déterminer chaque année la valeur renouvelable :
 Des actifs incorporels qui ne sont pas encore prêts à être utilisés (Actifs en phase de
développement) ;
 Et de ceux dont la durée d’utilisation est inferieure (goodwill notamment).

Pour apprécier si une immobilisation incorporelle a pu perdre de la valeur, l'entreprise


applique la norme IAS 36, « Dépréciation d'actifs ». De même, la norme IAS 38 impose à une
entreprise d'estimer au minimum une fois par an la valeur recouvrable d'une immobilisation
incorporelle qui n'est pas encore prête à être mise en service.

E. Mises hors service et sortie d’immobilisations incorporelles

Une immobilisation incorporelle doit être décomptabilisée (c'est-à-dire éliminée du bilan)


lorsqu'elle est sortie ou que l'on n'attend plus aucun avantage économique futur ni de son
utilisation ni de sa sortie ultérieure.

Le profit de cession est déterminé comme suit :

Produit de sortie net – valeur comptable = produit ou charge au compte de résultat

13
Les profils ou les pertes résultant de la décomptabilisation d’une immobilisation incorporelle
doivent être déterminé comme la différence entre les produits nets de sortie et la valeur nette
de l’actif.
Ils doivent être comptabilisés en résultat lors de la décomptabilisation de l’actif (sauf si IAS
17 contrat de location impose un traitement différent dans une situation de cession bail).
Les profits ne doivent pas être classés en produit des activités ordinaires.

14
III. Principales convergences avec les normes
marocaines

Le goodwill ou Frais
Frais de recherche et de
Amortissement écart d’établissement
développement
d’acquisition et frais à étaler
Frais de recherche
fondamentale doivent être
Comptabilisé en
comptabilisées en charge.
Réévaluation tant qu’actif. IAS 38 interdit la
possible. comptabilisation
Frais de développement
Amortissement parmi l’actif des
IAS / IFRS peuvent être immobilisées
Mode non autorisé frais à étaler ou
sous certaines conditions.
d’amortissement suite à la des frais
linéaire. révision d’IAS d’établissement
Amortissement sur la
38
durée prévisionnelle
d’utilisation.
Frais de recherche
Comptabilisé en
fondamentale doivent
tant qu’actif.
être comptabilisées en
Les frais à étaler
Réévaluation charge.
Mode et d’établissement
interdite.
d’amortissement sont
Frais de recherche appliqué
linéaire. comptabilisés à
Maroc Mode et de développement
l’actif et amortis
d’amortissement peuvent être comptabilisés
Durée maximum sur une durée
linéaire. en immobilisations sous
20 ans (durée maximum de 5
certaines conditions.
d’utilité de an.
l’immobilisation
Amortissement sur 5 ans
concernée).
max.

15
IV. Informations sur les catégories des immobilisations
incorporelles

Pour chaque catégorie d'immobilisations incorporelles, les états financiers doivent fournir
les informations suivantes :

 Durées d'utilité ou taux d'amortissement utilisés ;


 Modes d'amortissement utilisés ;
 Valeur brute comptable et cumul des amortissements (avec le cumul des pertes de
valeur) à l'ouverture et à la clôture de l'exercice ;
 Postes du compte de résultat dans lesquels est incluse la dotation aux
amortissements ;
 Un rapprochement entre les valeurs comptables (pour l'exercice N et N-1) à
l'ouverture et à la clôture de l'exercice, faisant apparaître : les entrées, les mises
hors service et sorties, les augmentations ou diminutions résultant de
réévaluations, des pertes de valeur, des amortissements comptabilisés.

16
V. Incidences sur l’organisation

1. Incidences sur l’information financière

Les principales incidences de l’application d’IAS 38sur l’information financière, identifiées


dans le cadre du groupe de travail, portent sur les points suivants :

A. La valeur brute des immobilisations incorporelles pourrait être modifiée.

L’actif doit être identifiable et doit donc pouvoir être clairement distingué du goodwill. Les
coûts doivent être immobilisés dès qu’ils peuvent être évalués de façon fiable et qu’il est
probable que les avantages économiques futurs qu’ils procureront iront à l’entreprise

B. Amortissement et dépréciation des immobilisations incorporelles

IAS 38 en vigueur précise qu’une immobilisation incorporelle doit être amortie sur sa durée
d’utilité et qu’il existe une présomption que la durée d’utilité n’excède pas vingt ans.

C. L’affectation des immobilisations incorporelles (et des goodwills) aux unités


génératrices de trésorerie (UGT)

Les immobilisations incorporelles à durée de bien définie et les goodwills doivent faire l’objet
d’un test de dépréciation systématique selon les modalités prévues par IAS 36. Pour réaliser
ce test, il est nécessaire d’affecter aux unités génératrices de trésorerie les immobilisations
incorporelles et les goodwills. Cependant, il est possible de regrouper les UGT pour effectuer
les tests de valeur. Cet exercice peut conduire à modifier la valeur de certains actifs
incorporels dans le cadre de la première application des normes IFRS,

17
D. L’activation obligatoire de toutes les dépenses de développement respectant
certains critères

Les entreprises qui actuellement activent ces frais vont devoir modifier leur base car le
référentiel français ne distingue pas les frais de recherche des frais de développement et les
critères d’IAS 38 sont plus précis L’application d’IAS 38 se traduira donc généralement par
une augmentation du montant des immobilisations incorporelles, avec une incidence
potentielle sur le résultat opérationnel.

E. Une information financière plus détaillée et plus transparente

IAS 38 en cours de révision prévoit la publication d’un certain nombre d’informations et, en
particulier, il convient d’indiquer le montant des immobilisations générées en interne ou non,
le montant des immobilisations à durée de vie indéfinie et les immobilisations à durée de vie
finie, avec la durée d’utilité retenue.

2. Incidences sur le processus et sur les organisations

Plusieurs dispositions de la norme conduiront nécessairement à transférer vers les


opérationnels des responsabilités qui étaient antérieurement uniquement assumées par des
comptables. L’intervention des opérationnels (juristes, responsables des entités
opérationnelles, chercheurs, etc.) sera nécessaire pour :

• déterminer la nature de l’immobilisation incorporelle et en particulier définir sa durée


d’utilité ;

• réaliser l’affectation des immobilisations incorporelles aux UGT ;

• examiner au minimum à chaque clôture les durées d’utilité des immobilisations


incorporelles ;

• identifier, au sein d’un projet de recherche et développement, les dépenses engagées au titre
de la phase de développement qui remplissent les critères d’activation ;

18
• fournir les informations non comptables nécessaires

3. Incidences sur les systèmes d’information

Pour les entreprises concernées, les problématiques liées aux immobilisations incorporelles
concerneront principalement les applications informatiques liées :à la comptabilité générale et
analytique, la gestion des immobilisations, et au reporting/consolidation.

Les systèmes d’information devront couvrir les thèmes suivants :

 Pouvoir identifier et isoler les données concernées

 Identification dans les systèmes des actifs concernés par la norme et lien avec les
impacts des normes IAS 36 et IAS 14.
 Dès l’origine, identification dans les systèmes de ce qui doit être comptabilisé au titre
des coûts de développement : coûts internes/coûts externes.
 Aptitude des outils existants à suivre et valoriser les coûts de projets de
développement activables

 Gestion de plusieurs référentiels

 L’application de gestion des immobilisations doit donc permettre :la prise en compte
et le suivi de la dépréciation de valeur pour les immobilisations non amortissables,les
multi valorisations et les multi dépréciations résultant de la gestion de plusieurs
référentiels y compris la saisie de champs complémentaires, ainsi que l’affectation aux
UGT pour permettre les tests de dépréciation.
 La mise à niveau des systèmes sera donc concentrée sur : le paramétrage des données
(ex. : durées), la codification des catégories d’immobilisations ainsi que leur capacité
à intégrer de nouveaux «sous-groupes» d’immobilisations

19
 Des considérations fiscales imposeront également le plus souvent le maintien de deux
référentiels, l’un pour les comptes individuels et l’autre pour les comptes consolidés
(problématique de la durée d’amortissement, de la réévaluation des actifs).

 Adapter le format de reporting

Aménagement du système de collecte et remontée des informations nécessaires à l’élaboration


des annexes.

20
Cas pratique

Au 30 juin N, l’entreprise Tidraise a procédé à l’acquisition d’une technique de production


brevetée bénéficiant d’une protection légale d’une durée de 20 années moyennant le
paiement à 90 jours d’une somme forfaitaire de 1 000 K dhs

L’entreprise Tidraise estime pouvoir utiliser cette technique au maximum au cours des quinze
prochaines années correspondant au cycle habituel de renouvellement de ce type de
techniques industrielles dans le secteur d’activité. Elle met en œuvre cette technique dès le
1 er juillet N sans aucun coût supplémentaire à l’exception de frais liés au
lancement concomitant d’une nouvelle ligne de produits pour 100 K dhs. Elle envisage
d’utiliser cette nouvelle technique de manière uniforme sur la totalité de la période d’emploi.

Au cours de l’exercice « N », l’entreprise Tidraise a également engagé des dépenses


de développement informatique afin d’améliorer l’automatisation de certaines chaînes
de production. Ces développements ont été pris en charge par le service informatique interne.
Dès le 1 er avril N, l’entreprise Tidraise démontre la faisabilité technique du projet, les
apports, les moyens et les conditions optimales d’utilisation de ces nouveaux
procédés informatiques dont la date de mise en service est prévue pour le 15 avril N +
1. Conformément au cahier des charges établi, elle a décidé d’affecter un développeur à plein
temps à la réalisation de ce projet pendant une période de douze mois (1 er avril N au 31 mars
N + 1) et mis en place un suivi individualisé de son coût dans le cadre d’un budget total
estimé à 100 K dhs .Aucune durée d’utilité n’est définie pour ce type de développement.

Récapitulatif des dépenses par période (en périodes


K dhs)
1/1/N au 31/3/N 1/4/N au 31/12/N

Salaires et charges sociales 11 38

Divers frais directs d’exploitation inhérents 2 5


au projet

Quote-part de frais généraux (fonctions 0 10


supports) affectée au projet

Frais de formation « utilisateurs » (opérateurs) 0 2


en deux étapes

TOTAL 13 55

21
- Indiquer le traitement comptable à fin « N » de l’acquisition de la technique
brevetée conformément à la norme IAS 38. Proposer les écritures comptables
correspondantes.
- Indiquer le traitement comptable à fin N des dépenses de développement
informa- tiques conformément à la norme IAS 38. Proposer les écritures
comptables correspondantes.

Correction du cas
1- Le traitement comptable a la fin N de l’acquisition d’une technique brevetée
- L’élément incorporel doit faire l’objet d’une inscription a l’actif avec un coût d’entré
de 1000 Kdhs correspondant au prix d’achat net
- Les frais liés au lancement ne vont pas entrer dans le coût de l’immobilisation,
Cependant ils vont être enregistrés comme étant des charges
- L’amortissement de cet actif incorporel doit être opérer sur la base du coût d’entrée
sur une durée de 15ans : Amort =
-

Immobilisation incorporelle 10000

Banque 10000
100
Charge d’exploitation
100
banque 33,3
Dotations aux amorts
33,3
Amorts de l’immob incorp

2- Le traitement de dépenses de développement le 01/04/N


Les dépenses doivent être comptabilisées en charges

Immobilisation incorporelle 55

Banque 55
13
Charge d’exploitation
13
banque

22
Conclusion

L’une des fonctions les plus importantes de la comptabilité financière est de fournir des
informations sur la situation économique et financière des sociétés d’un groupe, afin que les
actionnaires et les investisseurs potentiels soient en mesure de faire des analyses et des
comparaisons de sociétés qui leur permettent d’effectuer des choix rationnels en matière
d’investissement.

Les normes internationales d'information financière sont destinées aux entreprises cotées ou
faisant appel à des investisseurs dans le but d’harmoniser la présentation et la clarté de
leurs états financiers.

L’IAS 38 vise les immobilisations incorporelles qui n’entrent pas dans le champ d’application
d’autres normes. Au paragraphe 8 de l’IAS 38, l’immobilisation incorporelle est définie
comme «un actif non monétaire identifiable sans substance physique».

En outre, l’IAS 38 exige que l’immobilisation incorporelle soit identifiable. Si on laisse de


côté la question du contrôle, nombre d’actifs réglementaires répondraient à la définition
générale d’un actif. Ils représentent une ressource qui découle d’événements passés et dont
des avantages économiques futurs sont attendus par l’entité à tarifs réglementés.

Les actifs incorporels dont la durée de vie utile est limitée sont amortis selon la méthode de
l’amortissement linéaire sur leur durée de vie utile estimative de cinq à quinze ans pour les
relations clients, cinq ans pour la licence, vingt ans pour le contrat de distribution et cinq ans
pour les logiciels et les sites Web.

23
Table des matières

I. INTRODUCTION.......................................................................................................... 3
II. PRINCIPES GENERAUX ................................................................................................ 4
1. OBJECTIF DE LA NORME.......................................................................................................... 4
2. CHAMPS D’APPLICATION ........................................................................................................ 4
3. DEFINITION ......................................................................................................................... 6
III. COMPTABILISATION ET EVALUATION ......................................................................... 6
1. COMPTABILISATION DES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES .......................................................... 6
A. Comptabilisation initiale d'une immobilisation incorporelle ....................................... 6
B. Application aux immobilisations générées en interne ................................................. 7
2. EVALUATION DES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES ................................................................... 8
A. Évaluation initiale ........................................................................................................ 8
B. Traitement des dépenses ultérieures ......................................................................... 10
C. Amortissement et pertes de valeur............................................................................ 11
D. Dépréciation des immobilisations incorporelles ........................................................ 13
E. Mises hors service et sortie d’immobilisations incorporelles .................................... 13
IV. PRINCIPALES CONVERGENCES AVEC LES NORMES MAROCAINES ........................... 15
V. INFORMATIONS SUR LES CATEGORIES DES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES ....... 16
VI. INCIDENCES SUR L’ORGANISATION ....................................................................... 17
1. INCIDENCES SUR L’INFORMATION FINANCIERE ........................................................................... 17
A. La valeur brute des immobilisations incorporelles pourrait être modifiée................ 17
B. Amortissement et dépréciation des immobilisations incorporelles ........................... 17
C. L’affectation des immobilisations incorporelles (et des goodwills) aux unités
génératrices de trésorerie (UGT)....................................................................................... 17
D. L’activation obligatoire de toutes les dépenses de développement respectant
certains critères ................................................................................................................. 18
E. Une information financière plus détaillée et plus transparente ................................ 18
2. INCIDENCES SUR LE PROCESSUS ET SUR LES ORGANISATIONS ......................................................... 18
3. INCIDENCES SUR LES SYSTEMES D’INFORMATION ....................................................................... 19
CAS PRATIQUE ................................................................................................................ 21
CONCLUSION .................................................................................................................. 23
TABLE DES MATIERES ...................................................................................................... 24

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