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DEDICACE

A mes parents qui ont cru, appuyé et fait l’homme que je suis.
REMERCIMENTS

Nous tenons à remercier tous ceux qui ont contribué au bon déroulement de notre
stage de spécialisation et à la rédaction de ce mémoire.

Nos remerciements vont d’abord à l’endroit du corps administratif et enseignant du


CEFOD Business School pour la bonne qualité d’éducation universitaire inculquée et pour
leur encadrement.

Nous remercions Monsieur le Directeur Général de l’ABT, Le Révérend


DJEKOUNLAR K. Roland qui nous a accueilli dans sa structure et a mis à notre disposition
tout le nécessaire pour notre stage ;

Au Dr. ADOUM GUELEMINE WEBIGUE qui nous a tendu sa main au moment où


nous en avions le plus besoin. Pour son encadrement et ses enseignements académiques qui
nous ont grandis ainsi que sa détermination à nous trouver ce cadre idoine de spécialisation.
Nous lui serons toujours redevables.

Nous tenons également à remercier, notre encadreur professionnel BEDJOKDE


BOUKSIBEL pour ses conseils et orientations multiples. Les échanges que nous avions eu
avec lui nous ont édifiés et mûris. A l’ensemble de ses collaborateurs et collègues qui nous
ont témoigné la sympathie et au-delà des exigences professionnelles une amitié durable, nous
adressons nos remerciements.

A Monsieur MADJIADJIM NARMBAYE Arsène qui mérite d’être nommée, nous


renouvelons toute notre gratitude.

Enfin, que tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la réalisation de ce
modeste travail, trouvent ici l’expression de notre profonde reconnaissance.
SOMMAIRE

INTRODUCTION GENERALE............................................................................................................6
1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION DE L’ETUDE...........................................................6
2. PROBLEMATIQUE DE L’ETUDE...................................................................................8
3. HYPOTHESES.....................................................................................................................8
4. LA METHODOLOGIE ET TECHNIQUES DE RECHERCHE.....................................9
5. CANEVAS DU TRAVAIL.................................................................................................10
PREMIERE PARTIE : CADRE THEORIQUE ET CONCEPTUEL...................................................12
CHAPITRE I : DEFINITION DES CONCEPTS ET LA REVUE DE LA LITTERATURE...........13
I. DEFINITION DES CONCEPTS.......................................................................................13
II. REVUE DE LITTERATURE........................................................................................17
CONCLUSION CHAPITRE I..........................................................................................................21
CHAPITRE II : PROBLEMATIQUE ET HYPOTHESES DE RECHERCHE................................22
I. PROBLEMATIQUE DE L’ETUDE.................................................................................22
II. LES HYPOTHESES DE RECHERCHE......................................................................23
CONCLUSION CHAPITRE II........................................................................................................24
CONCLUSION DE LA PREMIERE PARTIE....................................................................................25
DEUXIEME PARTIE : CADRE PROFESSIONNEL DE L’ETUDE..................................................26
CHAPITRE III : PRESENTATION DE L’ABT.............................................................................27
I. HISTORIQUE ET LOCALISATION DE L’ABT...........................................................27
II. FONCTIONNEMENT ET ORGANISATION.............................................................28
III. Les activités de l’ABT.....................................................................................................30
CONCLUSION CHAPITRE III.......................................................................................................31
CHAPITRE IV : ETUDE D’UN SYSTEME DE COMPTABILITE FINANCIERE A L’ABT.......32
I. LE SYSTEME COMPTABLE UTILISE AU SEIN DE L’ABT.....................................32
II. ANALYSE ET INTERPRETATION DES DONNEES...............................................39
III. A LA RECHERCHE D’UNE COMPTABILITE ADEQUATE A L’ABT.................44
CONCLUSION GENERALE............................................................................................................47
LISTES DES SIGLES ET ACRONYMES

ANB : Alliances Bibliques Nationales.

ABT : Alliance Biblique du Tchad.

ABU : Alliance Biblique Universelle.

CA : Conseil d’Administration.

CBS : CEFOD Business School.

CEFOD : Centre d’Etude et de Formation pour le Développement.

LMD: Licence Master Doctorat.

OHADA : Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires.

SYSCOHADA : Système Comptable de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du


Droit des Affaires.

DG : Directeur Général

CEMAC :

RDCG : Responsable du Département de Comptabilité et Gestion


INTRODUCTION GENERALE

La formation universitaire si elle permet d’acquérir des connaissances théoriques ouvre aussi
la voie à la conquête du monde professionnel. Le CEFOD Business School dans cet élan
d’excellence, pose le cadre idéal pour concilier les recherches académiques avec le monde
professionnel. Joignant l’utile à l’agréable, le présent mémoire de fin de cycle, telle une
intention exprimée dans un écrit authentique, donne du poids et du réalisme à la formation
que nous avons reçue et nous prédispose à exceller dans le milieu professionnel.

Le système actuel est marqué par la globalisation et l’internationalisation des espaces


économiques. Cette mutation engendre une forte concurrence entre les sociétés tant en
Afrique aussi bien qu’au Tchad. Dans cette lutte à la fidélisation de la clientèle et
investisseurs, il est important que le système interne d’une entreprise reflète une image
attrayante et rayonnante. Cette image peut se construire durablement en soignant la gestion
des finances de ladite entreprise.

La comptabilité, au sens le plus large, est un système d’organisation et de production de


l’information, dans le but d’évaluer la performance d’une entité économique. Elle réunit deux
branches dont chacune à ses objectifs spécifiques : la comptabilité financière ou
« comptabilité générale » et la comptabilité analytique.

L’usage de la comptabilité a évolué et son utilité devient essentielle pour l’importance des
services qu’elle peut rendre comme moyen de calcul économique et de gestion. Elle devient
un moyen de collecte de l’information chiffrée, un instrument d’analyse et d’aide au contrôle
de l’efficacité de la gestion. Elle constitue donc « un système d’information » indispensable
au pilotage de l’entreprise.

C’est cette matière que nous avions choisi de la comprendre, la maitriser et l’implanter dans
les structures professionnelles qui solliciteront nos compétences.

Nos premières expériences professionnelles nous ont conduits à l’Alliance Biblique du Tchad,
une structure foncièrement différente des formes de sociétés commerciales OHADA apprises,
mais où s’effectuent des flux financiers répétitifs et importants. Cette situation a égayé notre
soif de comprendre et rechercher des solutions comptables adéquates pouvant répondre aux
besoins de telle étude ; d’où la présente étude.
1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION DE L’ETUDE

Les révolutions successives qu’a connu le monde l’ont amené vers une forme plus
raffinée, hiérarchisée et productrice des organisations : l’entreprise. Cette forme de société
très utile à l’ère industrielle permet aujourd’hui encore à des Etats, sociétés et familles de se
procurer un système vital à leur existence.

L’entreprise constitue de nos jours le maillon essentiel de l’économie de nos Etats et


familles. Du fait qu’il porte la vie des milliers d’êtres et organisations, il est indispensable
qu’elle survive à toutes ses épreuves. Ainsi en est-il du travail d’un père de famille travaillant
dans une entreprise et dont le salaire nourrit toute sa famille.

Et, comme tel, des outils et systèmes sont mis au service de l’entreprise pour lui
permettre autant que possible d’être opérationnel ; la comptabilité y occupe une place de
choix.

La comptabilité est au cœur de la vie d’une entreprise  Elle est nécessaire pour les
petites et moyennes entreprises et obligatoire pour les sociétés d’une certaine taille qui
doivent effectuer leurs opérations par voie bancaire et établir des comptes consolidés etc.  ;
Bref, rendre compte de leurs états financiers. Elle est donc une méthode d’observation des
opérations économiques de l’entreprise

La comptabilité, premier système d’information dans l’entreprise, a essentiellement


pour objet l’enregistrement des flux entre l’entreprise et son environnement. Elle sert d’un
système d’organisation de l’information financière. Elle représente un système d’information
formel qui permet l’information des tiers sur la situation patrimoniale de l’entreprise.

Grace aux travaux d’un certain nombre d’organisations internationaux dont l’IASC
(International Accounting Standards Committee) et l’OHADA, la comptabilité s’est
régionalisée et mondialisée. Elle s’est imposée comme matière au Tchad par l’héritage
colonial.

Vu l’importance de ce système d’information, la mise en place d’un système de la


comptabilité est très utile et essentiel.

Le métier du comptable que nous aspirons devenir est de préserver le système


d’entreprise en place en lisant à travers les états financiers de cette entreprise, rechercher des
solutions durables à son évolution et l’élever au-dessus des simples personnes qui le dirigent.
Encore, faudrait qu’il y existe un système comptable.

Le choix porté sur l’Alliance Biblique du Tchad est justifié d’abord par la recherche
d’informations nécessaires à la rédaction du mémoire de fin de cycle mais aussi à notre
motivation d’apprendre davantage d’une entreprise qui gère un flux financier important avec
au cœur de sa raison d’être, le caritatif ou l’évangélique.

Aussi, Ce type de sociétés doit-elle rester en marge de toute comptabilité juste parce


qu’elle n’est pas assujettie au même degré que les sociétés commerciales à la fiscalité ?

Le présent mémoire a le mérite de s’inspirer de cette dynamique.

2. PROBLEMATIQUE DE L’ETUDE

Les questions qui soutiennent notre réflexion sont nombreuses. Pour de question de
faisabilité, nous retiendrions une principale et des questions secondaires pour cette recherche :

- Problématique principale

Quoi qu’il en soit, la comptabilité fait vivre une société. Elle est créé grâce par les moyens ou
dispositifs internes à l’entreprise (système informatisé, comptable formé, etc.) ou par les
moyens externes (les audits, soutien étatique..). Dans tous les cas, la comptabilité est soit
directe –préventive, immédiate - soit indirecte – curative, réparatrice et appliquée à un cas
d’espèce.

Aussi, comment une comptabilité mis en place peut-elle efficacement assainir les
opérations financières dans une entreprise en général, et à l’Alliance Biblique du Tchad
en particulier ?

- Problématiques subsidiaires

 Pourquoi mettre en place un système de comptabilité financière dans une entreprise ?

 Quel système comptable est-il le plus optimal ?

 Comment avoir une bonne organisation comptable indépendante des comptables


temporels ?

3. HYPOTHESES
Certes, la comptabilité occupe une place non négligeable dans l’ensemble des fonctions d’une
entreprise, car c’est le miroir des gestionnaires. Sans la mise en place d’un système de
comptabilité financière, l’entreprise évoluerait aveuglement et il sera difficile de connaitre la
situation patrimoniale. Aussi, nous pensons que :

 la mise en place d’un système de comptabilité financière permettrait à l’entreprise de


bien contrôler ses ressources et d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixée.

 Un système comptable efficace permettrait d’éviter les désagréments de gestion en cas


de changement de comptable ;

 La comptabilité permettrait de booster les investissements externes ;

 La comptabilité bien tenue permettrait d’éviter les déficits financiers ;

Mais quels seront donc les objectifs poursuivis par une telle étude ?

L’objectif principal poursuivi à travers cette étude est de faire l’analyse théorique des
différentes étapes entrant dans le cadre de la mise en place d’un système de comptabilité
financière dans une entreprise. Il s’agit de :

 Décrire le système actuel

 Procéder à l’évaluation du système existant

 Présenter toutes les opérations comptables

 Expliquer certaines procédures importantes

L’étude revêt trois centres d’intérêt d’une grande importance :

 Au plan personnel, elle nous permet de compléter notre formation théorique et


d’enrichir nos connaissances par la pratique en milieu professionnel ;

 Pour l’Institut Universitaire du CEFOD, ce mémoire pourra guider les générations


futures et apporter une plus-value à la Bibliothèque de l’établissement dans le domaine
de la gestion des entreprises
 Pour l’Alliance Biblique du Tchad, ce mémoire sera une contribution à l’amélioration
de son approche en matière de la tenue de la comptabilité

4. LA METHODOLOGIE ET TECHNIQUES DE RECHERCHE

La méthodologie utilisée pour cette étude est :

 Sur le plan théorique et technique : nous avons réalisé une revue de littérature aux
notions de comptabilité, du système comptable, d’organisation complète, etc.

 Collecte des données : les données résultent d’une collecte d’informations internes et
externes. Les informations internes proviennent essentiellement des documents
comptables, du stage et des divers entretiens avec le Directeur Général et le
Comptable. Pour les informations externes, elles proviennent d’une recherche
documentaire dans différentes bibliothèques ou des entretiens avec des personnes
ressources (expert-comptable), et des recherches sur internet ;

Dans le cas d’espèce, nous avons fait usage des méthodes et techniques ci-après :

 Méthode descriptive : qui consiste à faire une description des données avant leur
traitement ;

 Méthode historique : qui nous a permis de récolter les faits ayant trait à notre
recherche ;

 Technique documentaire : qui nous a permis de consulter des ouvrages et document


pouvant nous permettre à une compréhension du travail ;

 Technique d’interview : qui a consisté à entrer en contact physique avec certains


responsable de l’entreprise pour échanger des points de vue dans le domaine de notre
étude.

5. CANEVAS DU TRAVAIL

Hormis l’introduction et la conclusion, la présente étude est repartie en deux parties :

 La première partie est une approche théorique et comprend deux chapitres dont :
 Le premier chapitre porte sur la définition des concepts et la revue de la littérature ;
 Le deuxième chapitre porte sur la problématique et les hypothèses de recherche ;
 La deuxième partie est une approche pratique et comprend également deux chapitres
dont :
 Le troisième chapitre présente l’Alliance Biblique du Tchad et :
 Le quatrième enfin porte sur l’étude d’un système de comptabilité financière à l’ABT.
PREMIERE PARTIE : CADRE THEORIQUE ET CONCEPTUEL

Contrairement à ce que croit encore un large public, la comptabilité n’est pas une technique
neutre mais un « produit » social et politique qui sert les intérêts d’un groupe ou de groupes
d’acteurs dominants : les modifications fréquentes des concepts, de résultats et de types
d’évaluation sont la conséquence d’une lutte entre les différentes parties prenantes
(créanciers, actionnaires, managers, salariés, etc.) pour façonner à leur manière la présentation
et la distribution de la richesse produite dans les entreprises.

Les définitions données de la comptabilité sont extrêmement nombreuses tout au long de sa


longue histoire. De nos jours encore, la controverse continue sur la nature de cette discipline.

Ainsi, deux chapitres (02) chapitres sont traités dans cette partie dont le premier chapitre traite
de la définition des concepts et la revue de la littérature, le deuxième chapitre traite de la
problématique et des hypothèses de recherche.
CHAPITRE I : DEFINITION DES CONCEPTS ET LA REVUE DE LA
LITTERATURE

Les procédés comptables sont définis comme étant des techniques utilisées pour tenir les
livres comptables et documents propres aux différents systèmes. Ainsi, nous développerons
les définitions des concepts de systèmes comptables puis la revue de la littérature dans ce
chapitre.

I. DEFINITION DES CONCEPTS

La naissance de la comptabilité remonte à celle de l’humanité. Les Sumériens et les Assyriens


nous ont laissés de nombreuses tablettes d’inventaires (terres, bétails, hommes). La Bible
mentionne l’usage de la comptabilité simple dans l’Evangile de Jésus-Christ selon Mathieu (la
parabole des talents). L’histoire de la comptabilité est aussi vielle que l’homme connait
compter les choses.

LUCA PACIOLI (1445-1517) 1est crédité comme l’auteur du premier livre sur la comptabilité
(summa de arithmetica geometrica, proportionalita) publié à Venise en 1494. Ce livre est
une synthèse des connaissances mathématiques de son temps dont une partie décrit la
méthode de tenue de compte des marchands vénitiens de son temps, la comptabilité en partie
double. LUCA PACIOLI n’a fait que codifier plutôt que d’inventer ce système mais il est
largement considéré comme le « père de la comptabilité ».

Sa description comprend la plupart des éléments du cycle comptable tel que nous la Lavant
que les débits n’égalent les crédits. Ses journaux comportent des comptes pour les actifs
(immobilisations, avoirs et inventaires) pour les dettes, le capital, les dépenses et les recettes
toutes les catégories nécessaires à un bilan et un compte de résultat. Il présente les écritures
nécessaires à une clôture des comptes de fin d’année et n’oublie pas les sujets relatifs comme
l’éthique comptable et les centres de coût.

Il est important de noter que la comptabilité est une technique protéiforme c’est-à-dire
susceptible de prendre diverses formes ou d’en changer fréquemment selon les besoins des
utilisateurs.

Il y a plusieurs types de comptabilité. L’on distingue : la comptabilité publique, la


comptabilité privée et la comptabilité nationale.
1
LUCA PACIOLI,1445-1517.
 La comptabilité publique détermine les recettes et dépenses de l’Etat et des autres
collectivités publiques

 La comptabilité privée est celle que tiennent tous les autres acteurs économiques. Ils
utilisent l’une des deux méthodes comptables (simples et en partie double)

 La comptabilité privée peut prendre deux formes :

 La comptabilité générale ou comptabilité financière : elle s’appuie


essentiellement sur la technique de la comptabilité en partie double. Elle est
là pour recenser les biens que possèdent l’entreprise (qu’on appelle ses actifs
et les dettes qu’elle a ou passif).

Outil d’information obligatoire pour les entreprises au-delà d’une certaine taille ou
d’un certain volume d’affaires. Elle peut être fortement règlementée et contrôlée selon les
obligations nationales. Son objectif essentiel est d’informer les dirigeants et les tiers sur la
situation économique de l’entité. Elle sert de base au calcul du résultat et à celui des impôts
directs et indirects. C’est la comptabilité la plus répandue

 La comptabilité analytique ou comptabilité de gestion : La comptabilité de


gestion est une comptabilité qui cherche à déterminer le coût de revient des
produits et des services que vend une entreprise.

Elle n’est pas obligatoire mais en pratique elle est indispensable pour les grandes
entreprises dont le processus de production est complexe.

La comptabilité nationale agrège au niveau d’un pays les comptabilités publiques et


les comptabilités privées pour donner l’image de la situation économique du pays.

Il existe deux méthodes de comptabilité financière : la comptabilité simple et la comptabilité


en partie double. Précisons que dans les deux méthodes, les écritures doivent être justifiées
pour qu’elles soient opposables aux tiers.

 La comptabilité simple : elle est basée sur la distinction des recettes et des dépenses et
la détermination d’un solde entre le total des dépenses et le total des recettes telles
qu’elles apparaissent dans le journal de banque et le journal de caisse.

Chaque événement économique est reporté sur un cahier à deux colonnes : la première
colonne pour décrire l’événement et la deuxième pour mettre son montant en plus ou
moins selon qu’il s’agit d’un bénéfice ou d’une perte. Ce type de comptabilité dite « de
caisse » ne permet pas de faire apparaitre les variations de stock de sorte qu’elle puisse
laisser penser que tout va bien alors qu’on est en train de vendre les « bijou de famille ».
Elle ne convient donc que pour gérer un stock dont la valeur est stable ou relativement
faible.

 La comptabilité en partie double : c’est donc une technique basée sur un


enregistrement réciproque et simultané de deux événements : un débit et un crédit.
Conventionnellement, le débit représente un enrichissement du patrimoine, le crédit
représente l’inverse. Elle permet d’enregistrer non seulement les opérations
financières immédiates mais aussi les opérations différées dans le temps : les
emprunts, les prêts, les réserves ou provisions, etc.

Ce système ne garantit pas complètement la fraude. Généralement les opérations sont


techniquement correctes (débit=crédit) mais la fraude provient des pièces comptables
inventées ou trafiquées et/ou d’affectation de compte erronées voire des abus de
confiance.

Les définitions données au concept de la comptabilité sont légion. Même de nos jours, de
controverse persiste sur sa nature

Selon Richard (2008 :3)2, « la comptabilité est définie comme un ensemble de système
d’information subjectifs ayant pour objet la mesure de la valeur des moyens et des résultats
d’une entité »

L’article 20.1 du plan comptable OHADA définit la comptabilité comme un système


d’organisation financière permettant de saisir, classer, enregistrer des données de base,
chiffrer et présenter une image fidèle du patrimoine, de la situation financière, et du résultat
de l’entité à la base de clôture3.

La comptabilité peut-être perçue comme « un ensemble de comptes établis et tenus selon des
règles. Elle est donc un système d’information obéissant à des conventions et des normes
socialement définies et ne peut exister et se développer que dans les sociétés humaines
complexes ayant atteint un assez haut degré d’organisation  » CAPRON (1993 ; 15)4. Quant à

2
Richard, 2008, p. 3.
3
Article 20 alinéa 1 acte uniforme portant organisation et harmonisation des comptes des entreprises.
4
Capron, 1993, p. 15.
CAUSSE (2000 ; 45) 5la comptabilité peut-être définie par rapport à son champ d’application.
Les caractéristiques généralement attribuées à la comptabilité définissent le champ qui lui est
habituellement réservé :

 Son domaine d’application est l’entreprise ;

 La technique d’enregistrement qu’elle utilise est la partie double ;

 Ses produits sont le bilan, le compte de résultat et les notes annexes.

Pour Alain FAYEL et Daniel PERNOT6, la comptabilité n’est pas seulement une technique ou
un langage, mais avant tout un outil dont il est indispensable de savoir se servir et qui doit être
parfaitement adapté aux tâches qu’il doit remplir.

Ces deux auteurs attribuent à la comptabilité un rôle multiple à savoir :

 Un moyen de preuve entre les commerçants ;

 Un moyen d’information des associés, salariés et des tiers en général ;

 Un moyen de calcul de l’assiette de différents impôts ;

 Un moyen d’obtention des informations homogènes sur le plan national, d’où la


nécessité d’être réglementé par l’élaboration d’un plan comptable général.

En effet, toute entreprise pour la bonne marche de son activité doit mettre en place des outils
d’audit interne, de contrôle de gestion, de gestion financière, etc. afin d’assurer la continuité
de son exploitation et la maitrise des risques qui y sont liés.

D’après l’article 1 du Règlement du Droit Comptable OHADA « toute entreprise doit mettre
en place une comptabilité destinée à l’information externe comme à son propre usage ». 7Il est
donc fait obligation aux entreprises de la sous-région de tenir une comptabilité suivant les
normes du système comptable OHADA. Cette comptabilité doit permettre de satisfaire aux
obligations de régularité, de sincérité et de transparence inhérentes à la tenue, au contrôle, à la
présentation et à la communication des informations qu’elle a traitées.

Au niveau du SYSCOHADA l’organisation comptable est plus raffinée.

5
CAUSSE, 2000, p. 45.
6
Alain FAYEL et Daniel PERNOTG.
7
Actes Uniformes du Droit des Affaires OHADA.
Le SYSCOHADA a pour base l’acte uniforme relatif au droit comptable prévu par le traité
OHADA. Le règlement relatif au droit comptable fait obligation à toute entreprise de tenir une
comptabilité car elles sont soumises au droit commercial. Le SYSCOHADA se fixe donc pour
objectif :

 L’harmonisation des pratiques comptables face aux normes internationales,


 La fiabilité de l’information financière, donner une image fidèle du patrimoine, de la
situation financière et du résultat de l’entreprise enfin,
 La mise à la disposition des entreprises d’un outil de gestion
 La pertinence partagée de l’information financière au sein de l’entreprise et avec
l’Etat.

Toute comptabilité utilise implicitement ou explicitement un certain nombre de principe,


postulant et convention regroupé sous l’appellation de « principe comptable ». La plupart des
principes sont universellement admis et utilisés. La connaissance de ces principes permet de
comprendre l’objectif général assigné aux états financiers dans toutes les normes comptables8.

Le SYSCOHADA retient neuf (9) principes comptables qui sont les suivants : la prudence
(article 3 et 6), la transparence (article 6, 8, 9, 10,11), l’importance significative (article
33), l’intangibilité du bilan (article 34), le coût historique (article 35 et 36), la continuité
d’exploitation (article 39), la permanence des méthodes (article 40), la spécialisation des
exercices (article 59) et la prééminence de la réalité sur l’apparence.

Après toutes ces définitions de concepts, que dit les auteurs à-propos de la mise place d’un
système de comptabilité dans une entreprise ?

II. REVUE DE LITTERATURE

La littérature relative à la mise en place d’une comptabilité dans une entreprise est riche. Elle
est un domaine si important que les auteurs n’ont pas ménagé leurs encres à propos.

Selon DAYAN (2004), « la comptabilité financière étant un des outils de gestion, elle remplit
trois fonctions distinctes et complémentaires : elle est un instrument de preuve, une technique
de bonne administration et un support de communication sociale permettant à certains acteurs
économiques de rendre compte à d’autres acteurs économiques ».9

8
Le SYSCOHADA définit les normes comptables comme étant des données de référence résultant d’un choix
collectif raisonné en vue de servir de solutions à des problèmes. Elles sont en aval des principes comptables.
9
DAYAN, 2004.
Sa fonction de preuve lui confère une forte empreinte juridique voire judiciaire. L’entreprise
face à cette situation devrait conserver des traces des opérations qu’elle a réalisées pouvant
servir de preuves.

Pour la doctrine en la matière, les thèses relatives à l’inefficacité d’un système comptable
dans une entreprise est désuète. La question du bon ou mauvais côté de la comptabilité n’est
plus sujette à débat enrichissant.

Le nœud des controverses se trouve à la manière de mettre en place de tel système, au type de
système à mettre en place et surtout au fonctionnement et de l’utilisation de la comptabilité
dans l’entreprise.

Si pour les uns la comptabilité est intrinsèquement lié au cycle d’activités d’une entreprise à
travers l’exercice comptable (annuel, mensuel, etc.), pour d’autres ce sont les activités qui
conditionnent la vie comptable de l’entreprise. Même sur la question de la durée d’un exercice
comptable, plusieurs auteurs s’accordent pour des exercices de courte durée (hebdomadaire et
mensuelle) plus réaliste qu’à un exercice comptable longue, étatique et législatif (semestriel
ou annuel). Pour les derniers, une année civile permet une vue globale de l’activité de
l’entreprise et en cela il est plus adéquat. Ce point de vue est dominant.

Relativement au fonctionnement de la comptabilité, les uns s’accordent au fait que la


comptabilité est un système d’organisation financière permettant de saisir, classer, enregistrer
des données de base, chiffrer et présenter une image fidèle du patrimoine, de la situation
financière, et du résultat de l’entité à la base de clôture.

C’est le cas de l’ouvrage de Cyrille MANDOU avec la collaboration BEYSUL AYTAC,


Comptabilité générale de l’entreprise instruments et procédures avec exercices
d’applications et corrigés10. Ici, les auteurs font un décryptage clair de la comptabilité. Ils
proposent une présentation conceptuelle progressive de l’entreprise et des mécanismes
comptables. Les études de ces auteurs permettent la compréhension des informations et
instruments comptables relatifs à l’environnement de l’entreprise : les principes comptables
fondamentaux, l’organisation du travail comptable, les documents de synthèse, l’analyse de la
rentabilité et de la solvabilité, la capacité d’autofinancement.

10
Cyrille MANDOU, comptabilité générale de l’entreprise, instruments de procédures avec exercices
d’application et corrigés, collection de BOECK et LARCIE S.A, édition de Boeck université, Bruxelles 2008.
Et pour les autres la comptabilité n’est pas seulement une technique ou un langage, mais
avant tout un outil dont il est indispensable de savoir se servir et qui doit être parfaitement
adapté aux tâches qu’il doit remplir.

C’est dans cette lancée, Bernard COLLASSE dans, Les fondements de la comptabilité 11dans
lequel, il trace l’évolution historique, examine son rôle et les conditions de son insertion dans
le capitalisme contemporain. Il question sa pratique normalisée et, plus généralement, son
aptitude à produire, en conjonction avec l’audit externe, une représentation « vraie » de
l’entreprise et de ses performances. Il fait ainsi apparaitre les multiples enjeux (politiques,
économiques et sociaux) d’une technique qui mesure le profit et qui, paradoxalement, est
généralement considérée comme neutre.

A cela s’ajoute le texte de Michelle Marcoux, Organisations et activités comptables12, dans


lequel l’importance de l’information comptable est détaillée et mise en avant avec des
exercices pratiques. Il constitue aussi un outil de compréhension simplifié et basique des
différentes opérations qui organisent la comptabilité d’entreprise.

A côté ces écrit nous citons en bonne place la thèse de Patrice EDIMO sur L’organisation du
système d’information comptable des entreprises camerounaises : essai d’observation et
interprétation des pratiques13. L’auteur est allé puiser dans les raisons profondes qui
obligent ou non la mise en place d’une comptabilité. Pour lui, la recherche d’une manière
générale, montre que si aucune entreprise ne peut se passer de la comptabilité, les pratiques
comptables organisationnelles présentent un caractère hétérogène et contingent, fortement lié
aux structures et stratégies disparates d’acteurs multiples. Les différences sont confirmées par
l’identification de quatre types de modes d’organisation comptable au sein des entreprises
observées. L’organisation comptable parait donc à la fois commandée par des contingences
structurelles et comportementales, mais elle est également contrainte par les caractéristiques
de l’environnement dans lequel elle s’inscrit. In fine, c’est l’effet conjugué de ces facteurs qui
explique les fondements de l’organisation comptable des entreprises.

Sur le processus de la mise en place d’une comptabilité ARLANDE ANGUE EBANG dans,
14
Mise en place de la comptabilité au sein d’une entreprise cas de FIBIS s’est
11
Bernard COLLASSE, les fondements de la comptabilité, collection Repères, édition la Découverte, Paris 2012.
12
Michelle MARCOUX, organisation et activités comptables, édition BREAL, France 2003.
13
Patrice EDIMO, l’organisation du système d’information comptable des entreprises camerounaises  : essai
d’observation et interprétation des pratiques, Bordeaux, 14 mars 2006.
14
ARLANDE ANGUE EBANG, mise en place de la comptabilité au sein d’une entreprise : cas de FIBIS, Libreville,
2015.
remarquablement appesantie. Dans son travail de recherche, elle fournit une méthodologie
d’approche dans le cadre de la mise en place d’une comptabilité dans une entreprise. Et
l’analyse théorique des différentes étapes que nous pouvons observer pour cette mise en
place.

Toutefois, nous ne pouvons pas parler de la mise en place d’un système de comptabilité
financière dans une entreprise sans évoquer les textes de l’OHADA. Ce traité a été signé le 17
octobre 1993 à Port-Louis et révisé à Québec au Canada, le 17 octobre 2008 a uniformisé et
harmonisé les règles comptables disparates. Ainsi, à cette riche littérature, nous rajouterons
les textes conventionnels et internes en application dans la zone CEMAC.
CONCLUSION CHAPITRE I

Au terme du premier chapitre, nous pouvons dire que la comptabilité a été définie par
plusieurs auteurs. Ces derniers ont donné des points de vue convergents et divergents sur ce
qu’est la comptabilité financière, sa mise en place, son organisation et son rôle dans une
entité.
CHAPITRE II : PROBLEMATIQUE ET HYPOTHESES DE RECHERCHE

Dans un travail de recherche qui est le nôtre, nous ne pouvons pas déroger à la règle qui est
de se poser des questions et d’avancer des hypothèses de recherche qui peut être confirmées
ou infirmées. Ce chapitre va comporter deux parties donc la première sera la problématique et
la seconde les hypothèses de recherche.

I. PROBLEMATIQUE DE L’ETUDE

La vie de toute entreprise est caractérisée par les mouvements d’entrées et sorties de fonds.
Toutes les opérations effectuées par elle avec le monde extérieur engendrent les dettes ou
créances d’une part et d’autres parts les profits ou bénéfices.

Voilà pourquoi la tenue de la comptabilité devient une obligation impérieuse afin d’assurer la
transparence des informations circulant au sein de l’entreprise.

Le service comptable possède toutes les informations financières et comptables tenues


régulièrement et obligatoirement pouvant permettre à l’entreprise d’être au courant de la
situation que traverse ce dernier devant toute situation économique, et pouvant lui permettre
de fournir une information précise aux services de l’Etat au moment opportun et aux autres
partenaires avec lesquels l’entreprise à des relation d’affaires.

Pour toute entreprise cherchant à connaitre son résultat net d’exploitation, elle peut passer par
le service comptable qui lui permettra d’avoir les informations fiables et nettes du mouvement
financier en son sein et prendre des décisions judicieuses.

Tenant compte de ce qui précède, nous nous faisons l’obligation d’étudier la mise en place
d’un système de comptabilité financière à l’ABT.

1. QUESTION CENTRALE

La comptabilité financière est le premier système d’information dans une entreprise. Elle est
un système d’information formel dans une entreprise. Ce qui nous emmènera à nous poser
cette question :

Comment la comptabilité mis en place dans une entreprise peut-elle efficacement


assainir les opérations financières dans cette entreprise en général, et à l’Alliance
Biblique du Tchad en particulier ? Cette préoccupation fera l’objet principal de notre
recherche.

Mais en plus de cette question principale, n’a y-t-il pas d’autres questions ?

2. QUESTIONS SUBSIDIAIRES

A côté de la question principale qui concerne l’importance de la mise en place d’un système
de comptabilité financière dans une entreprise, nous nous poserons d’autres questions qui sont
aussi si importantes que la première.

Pour quoi la mise en place d’un système de comptabilité financière dans une entreprise  ?

Comment avoir une bonne organisation comptable dans une entreprise ?

Telles sont les questions auxquelles nous tenterons tout au long de notre étude d’apporter des
réponses adéquates.

II. LES HYPOTHESES DE RECHERCHE

Les raisons de l’absence, du non organisation de la comptabilité dans une entreprise sont
nombreuses.

1. HYPOTHESES PRINCIPALES

- Le profil inadapté ;

- L’absence du personnel compétent pour l’accomplissement de cette tâche ;

- Le manque de moyen financier pour sa mise en œuvre ;

- La mauvaise foi des responsables.

2. HYPOTHESES SECONDAIRES

- L’insuffisance d’information ;

- L’inexistence d’une comptabilité informatisée ;

- Absence d’un service d’archive au sein de l’ABT ;

- Un département financier natif et en pleine organisation.


CONCLUSION CHAPITRE II

Dans ce chapitre nous avons eu à nous poser plusieurs questions de recherche. Tous ces
problèmes ont eu des origines diverses qui seront confirmées ou infirmées tout au long de
notre recherche.
CONCLUSION DE LA PREMIERE PARTIE

Parvenu au terme de la première partie, il convient de rappeler que la question qui était au
centre de notre réflexion est : Comment la comptabilité mis en place dans une entreprise
peut-elle efficacement assainir les opérations financières dans cette entreprise en
général, et à l’Alliance Biblique du Tchad en particulier ?

Sur cette question, les points de vue des auteurs ont fortement divergés. Pour les uns la
comptabilité est un système d’organisation financière permettant de saisir, classer, enregistrer
des données de base, chiffrer et présenter une image fidèle du patrimoine, de la situation
financière, et du résultat de l’entité à la base de clôture.

Et pour les autres la comptabilité n’est pas seulement une technique ou un langage, mais
avant tout un outil dont il est indispensable de savoir se servir et qui doit être parfaitement
adapté aux tâches qu’il doit remplir.

Eu égard à tout ceci nous pensons que  la comptabilité peut être définie comme un ensemble
de système d’information subjectifs ayant pour objet la mesure de la valeur des moyens et des
résultats d’une entité.
DEUXIEME PARTIE : CADRE PROFESSIONNEL DE L’ETUDE

Après avoir défini les concepts de la comptabilité et revu les auteurs qui ont parlé de la mise
en place d’un système de comptabilité financière dans une entreprise. Nous nous sommes
posés quelques questions et chercher à savoir les raisons de l’absence, du non organisation de
la comptabilité dans une entreprise.

Nous allons nous appesantir dans cette partie deux chapitres donc le premier portera sur la
présentation de la structure et le second sur la mise en place d’un système de comptabilité
financière à l’ABT.
CHAPITRE III : PRESENTATION DE L’ABT

Dans le cadre de notre recherche, nous avons pu faire notre stage à l’ABT. Ce temps passé
dans cette institution, nous a permis de connaitre comment elle a été créée ? Pourquoi a-t-elle
été créée ? Et comment fonctionne-t-elle et est organisée ?

I. HISTORIQUE ET LOCALISATION DE L’ABT

1) Historique

C’est en 1804, à partir de l’histoire d’une petite fille appelée MARY JONES que la première
société biblique est née en Angleterre. Mary JONES avait un très grand amour de la Parole de
Dieu. A l’âge de 10 ans, elle s’est engagée à travailler durement et économiser de l’argent
pour s’acheter une Bible malgré le coût qui, à son temps, était trop élevé. Au bout de 6 ans, la
fille réunit un montant d’argent suffisant pour acheter la Bible dans sa langue (le Galois),
mais elle n’avait pas trouvé. C’était pour elle un moment tragique.

Cette frustration de Mary JONES qui a suscité la création de la Société Biblique Britannique
pour fourni la Bible non seulement aux Britanniques mais aussi aux autres peuples du monde.
Cette première Société Biblique a entrainé la création d’un grand nombre de Sociétés
Bibliques à travers le monde. Cent quarante-deux ans plus tard, toutes les Sociétés Bibliques
du monde se sont mises ensemble. Ainsi le 09 Mai 1946 fut créée une organisation mondiale
sous le nom de l’ABU, qui a pour membres les Sociétés Bibliques et les ABN.

Au Tchad, c’est le 13 Mars 1989 que fut créé à Moundou la Société Biblique dénommé
l’Alliance Biblique du Tchad. Elle et créée par toutes les Eglises reconnues.

2) Localisation

L’agence siège dans lequel nous avions effectué notre stage est situé à N’Ndjamena
(capital du Tchad) sur l’avenue Pascal YOADOUMNADJI. Bâti selon les standards
internationaux, le bâtiment couvre une superficie suffisamment grande pour contenir les
structures indispensables. Remarquable à sa couleur rose, elle offre un beau décor à cette
avenue. Avec son rez-de-chaussée et ses deux étages, le bâtiment forme un ensemble uni
dans lequel les ressources humaines ne peuvent que travailler harmonieusement.
II. FONCTIONNEMENT ET ORGANISATION

1) FONCTIONNEMENT

L’Alliance Biblique n’est pas une Eglise. C’est un instrument qui a été créé par les Eglises
pour le ravitaillement de toutes les Eglises en Saintes Ecritures. Elle travaille avec les Eglises
tant Catholiques que Protestantes.

Ainsi, toutes les Eglises locales ou paroisses peuvent devenir membres et avoir une place dans
les Assemblées Générales de l’ABT. Il importe de préciser que la racine de l’ABT doit être
dans les Eglises. Si l’ABT n’est pas enracinée dans les Eglises, elle ne peut exister. La vie de
l’ABT dépend très étroitement de la volonté des Eglises du Tchad qui l’ont créée car ces
dernières peuvent la faire faire mourir.

Les fonds qui font tourner les activités de l’ABT proviennent des collectes dans les Eglises
pour le soutien de l’ABT et des contributions des membres individuels.

La partie de la fraternité est convertie en Saintes Ecritures envoyées.

Les Saintes Ecritures envoyées sont vendues à un prix qui est à la portée du citoyen moyen
c’est-à-dire moins que le coût réel. Ce produit obtenu sur la vente plus les contributions des
Eglises et individus permettent la réalisation de ses objectifs.

2) ORGANISATION

L’ABT est composé de la direction générale, du secrétariat, du département programme,


département diffusion et collecte des fonds, avec un service boutique, le département
comptable avec un service magasin et le département traduction.

 L’instance décisionnelle

Elle est techniquement la source des décisions importantes de l’ABT et composée


d’instance permanente (l’Assemblée Générale, le Conseil d’Administration et la Direction
Générale).

 L’Assemblée Générale
Elle est chargée de la modification des statuts de l’ABT et de donner les grandes orientations
au CA. Elle est chargée de la désignation des membres qui doivent siéger au CA.

 Le Conseil d’administration

Le CA est composé des secrétaires généraux qui prennent des décisions importantes pour la
bonne marche de l’ABT. Il est chargé de la nomination d’administrateur et des recrutements
du personnel.

 La Direction Générale

La Direction Générale est chargée de coordonner les activités de l’ABT. Elle est la
première autorité de l’ABT chargée de l’exécution des décisions du conseil et coordonne la
politique de gestion de l’ABT. Elle est placée sous la conduite du Directeur Général.

 Les autres organes

 Le Secrétariat

Le Secrétariat est une branche de la direction. Il enregistre l’entrée et la sortie des courriers.
Le Secrétariat saisie les correspondances, les rapports des activités de la direction, les
comptes rendus des réunions et archive les documents.

 Le Département programme

Le Département programme est chargé de monter les projets de l’ABT, de rechercher des
financements, d’exécuter le projet et faire des rapports sur l’évolution de l’exécution et la fin
du projet aux partenaires financiers. Ce département s’occupe également de la guérison des
traumatismes.

 Le Département diffusion et collecte des fonds

Le Département diffusion et collecte des fonds a plusieurs activités sous sa responsabilité. Ces
activités sont entre autres :

 Compagne de diffusion des Saintes écritures qui est confiée à son service boutique ;

 Semaine de la Bible ;

 Journée internationale de la prière ;


 Journée porte ouverte ;

 Collecte des fonds à travers les enveloppes et/ou caissettes ;

 Suivi et évaluation.

Il a sous sa responsabilité la boutique de l’ABT qui est chargée de la diffusion des Saintes
Ecritures.

 Le Département de la comptabilité et gestion

Il met à la disposition de l’instance décisionnelle, les états financiers et fiscaux


périodiques appuyés des observations propres à elle.

Il tient outre la comptabilité de l’ABT et s’occupe de toutes les activités quotidiennes


relatives aux finances : les factures, les loyers, les impôts et la gestion des stocks des bibles au
magasin de l’ABT.

 Le Département de la traduction

Il est chargé de la traduction de la bible dans les langues tchadiennes. Il est un département de
base et essentiel pour l’ABT car son existence dépend de ce département.

III. Les activités de l’ABT

L’ABT est une branche de l’ABU qui est une Société Biblique. Elle a un conseil
d’administration mais elle n’est pas commerciale. Elle exerce dans une activité
confessionnelle.

Son champ d’activité est jusque-là limité aux grandes agglomérations du Tchad
(N’djamena, Moundou, Sarh, Abéché).

Les objectifs poursuivis par l’ABT sont nombreux :

 Diffusion effective des Saintes Ecritures à bon escient et le plus largement possible
dans un langage facile à comprendre et à un prix qui soit à la portée de tout acheteur ;

 La traduction de la Bible dans les langues locales

 La production des Saintes Ecritures


Le travail hebdomadaire est reparti dans les plages horaires telles que défini dans le
tableau suivant :

Jours et Horaires Heure début Pause Heure fin

Lundi à Jeudi 7h 30 min 12h 00 à 13h 00 16h 00

Vendredi 7h 30 min 13h 00

Source : auteur.
CONCLUSION CHAPITRE III

Nous avons eu voir dans ce chapitre l’historique, la localisation, le fonctionnement,


l’organisation et les activités de l’ABT. Il faut noter que l’ABT qui est une société ne présente
pas les mêmes activités puis quelle est une société particulière.

Qu’en est-il de la mise en place de son système de comptabilité financière ?


CHAPITRE IV : ETUDE D’UN SYSTEME DE COMPTABILITE FINANCIERE A
L’ABT.

Une gestion efficace va au-delà de la production de résultat immédiat. Mettre en œuvre une
gestion efficace c’est donner les moyens de réaliser de bons résultats à long terme. La
comptabilité financière prépare donc le terrain pour d’autres outils de gestion primordiaux
pour l’entreprise tels l’audit, le contrôle de gestion, la gestion financière, etc.

Afin de jeter les bases d’une bonne gestion, Alliance Biblique du Tchad doit faire l’effort
pour se conformer aux normes prescrites en matière de tenue de la comptabilité. D’après
l’article 1 du Règlement du Droit Comptable : « Toute entreprise doit mettre en place une
comptabilité destinée à l’information externe comme à son propre usage. » C’est pourquoi
l’ABT a procédé à la mise en place d’un système de comptabilité financière pour
l’information externe comme à son propre usage.

Dans l’évolution de la comptabilité plusieurs systèmes se sont succédé mais l’ABT a opté
pour l’utilisation d’un système comptable (I). Mais la mise en place d’un système de
comptabilité financière de l’ABT souffre de quelques imperfections qu’il faut analyser (II)
avant de faire quelques recommandations (II) pour sa bonne marche.

I. LE SYSTEME COMPTABLE UTILISE AU SEIN DE L’ABT

L’ABT utilise le système informatisé

La plupart des progiciels comptables sont organisés en systèmes centralisateurs.

La tenue de la comptabilité d’une entreprise sur système informatique présente d’importants


avantages à savoir :

 Tout d’abord, ce système de par ses techniques facilite le travail comptable ce qui
signifie une plus grande rapidité dans la production de l’information et une plus
grande fiabilité.

 Ensuite il offre une meilleure adaptation aux besoins en gestion interne.

 Enfin il permet de mettre en œuvre un système de gestion intégré.

Tous ces éléments militent vers la généralisation de l’informatique.


La comptabilité de l’ABT étant informatisée, les journaux auxiliaires sont présentés sont
présentés sous forme des bordereaux, ainsi nous citons par exemple :

 Le livre- bordereau de caisse

 Le livre-bordereau de banque

Nous savons que le système comptable est un ensemble registre ou document destinée à
l’enregistrement chronologique des opérations comptables. C’est un agencement des
journaux.

Ainsi, au sein de l’ABT, le processus de traitement comptable comprend les étapes ci-après :

 Les pièces justificatives : qui constituent la base même du traitement comptable ;

 Les journaux auxiliaires : qui enregistrent toutes les opérations comptables ;

 Le journal centralisateur : qui centralise les écritures des journaux auxiliaires ;

 Le grand livre : qui présente l’ensemble de compte de l’ABT ;

 La balance provisoire de vérification : qui présente la situation avant inventaire ;

 L’inventaire extra comptable : qui constitue le rapprochement des soldes comptables


avec les réalités ;

 La balance définitive : qui présente la situation après inventaire ;

 Les tableaux de synthèse ou états financiers ;

Ainsi, nous pouvons présenter les systèmes comptables de l’ABT de la manière suivante

Schéma n°1 système informatisé de l’ABT

Pièces justificatives

Journaux auxiliaires

Journal centralisateur

Grand livre

Balance
-Ordre de dépenses

-Bon de commande

-bon de livraison

-note de débit

-note de crédit

-bordereau de caisse

-bordereau de banque

-bordereau de paie

-bordereau opération diverses

-facture de vente

-facture d’achat

Source : Département de la comptabilité et de gestion de l’ABT

A. Méthode comptable utilisé au sein de l’ABT

Au sein de l’ABT, les méthodes comptables utilisées sont celle recommandées par le CGI,
notamment :

- La méthode d’inventaire permanent : pour le suivi permanent des mouvements de


stocks ;

- La méthode d’amortissement linéaire : pour constater la dépréciation de la valeur de


bien immobilisés ;

- La méthode du cout unitaire moyen pondéré : pour la valorisation des sorties de


stocks.

B. Procédés comptable utilisé au sein de l’ABT

Deux procédés comptables sont utilisés au sein de l’ABT, notamment :


 Le procédé manuel

 Le procédé informatique

a. Procédé manuel

Les bordereaux sont traités à la main. Ils ne sont saisis à l’ordinateur qu’après remplissage,
imputation et vérification.

b. Procédé informatique

L’ABT dispose d’un micro-ordinateur dans lequel est installé le logiciel comptable SAGE
SAARI (Compta 100).

En fait, le logiciel de l’ABT permet :

- La rapidité d’exécution des travaux de comptables ;

- La facilité de confectionner les balances ;

- Le gain de temps pour déceler les erreurs ;

- La production automatique d’états financiers et des états comptables.

C. Manuel des procédures comptable utilisé au sein de l’ABT

L’ABT dispose d’un manuel des procédures comptable pour élaborer la collaboration avec
l’Ordre des Expert Comptables du Tchad.

Il comprend les règles auxquelles doivent se conformer le personnel comptable.

Ainsi le manuel prévoit entre autres :

 Le circuit de documents ;

 Les tâches à exécutées ;

 La forme et le contenu de chaque document à publier ;

 Les méthodes d’évaluation ;

 Les normes observées pour le remplissage des bordereaux etc.


D. Plan comptable de l’ABT

Pour permettre l’enregistrement de toutes les opérations comptables qui s’effectuent en son
sein, l’ABT a conçu et mis en application, un plan comptable particulier.

En fait, ce plan a été conçu suivant les réalités propres de l’ABT, mais adopté au plan du
SYSCOHADA, à savoir :

- Classe 1 : Comptes des ressources durables ;

- Classe 2 : Comptes d’actif immobilisé ;

- Classe 3 : Comptes de stocks ;

- Classe 4 : Comptes de tiers ;

- Classe 5 : Comptes de trésorerie ;

- Classe 6 : Comptes de charges des activités ordinaires ;

- Classe 7 : Comptes de produits des activités ordinaires ;

- Classe 8 : Comptes des autres charges et des autres produits ;

- Classe 9 : Comptes des engagements hors bilan et comptes de la comptabilité


analytique de gestion.

E. Les documents comptables de l’ABT

A l’ABT, les documents comptables ci-après utilisés :

- Pièces justificatives ;

- Livre comptable ;

- Etats financiers.

1. Pièces justificatives
La pièce justificative est un écrit qui matérialise toute opération économique ou tout fait
comptable à l’ABT. Elle reprend généralement les renseignements ci-après :

 La date de l’opération

 Les personnes intéressées pour l’opération

 La valeur de la transaction économique intervenue

 L’échéance des règlements financiers

a. Identification des pièces justificatives au sein de l’ABT

Toutes les pièces justificatives sont codifiées pour permettre leur informatisation, cette
codification va de 100 à 800.

Exemple : une pièce à comptabilisée le 10 février 2010 peut être numérotée de la façon
suivante : 1000201. Cela signifie ;

100 (Code journal) 02 (Mois de février) 01 (Première pièce)

b. Nature des pièces justificatives au sein de l’ABT

Les principales pièces justificatives utilisées à l’ABT sont les suivantes :

- La facture fournisseur(annexe) : qui est accompagnée de la copie du bon de


commande(annexe), du bon de livraison(annexe) et du bon d’entrée en
magasin(annexe).

- La facture client (annexe) : qui se présente souvent comme un relevé de bordereau de


taxation à terme.

- Les reçus de caisse.

- L’ordre de dépense

c. Circulation des pièces justificatives au sein de l’ABT

Il existe un circuit unique pour toutes les pièces justificatives convergeant vers le département
de la comptabilité.
En fait, la circulation des pièces justificatives est fluide, malgré le retard causé parfois par les
perturbations du travail.

d. Conservation des pièces justificatives au sein de l’ABT

Au sein de l’ABT, les pièces justificatives sont conservées pendant une période de dix ans
suivant les normes édictées par le droit comptable OHADA.

2. Etats comptables

Les états comptables sont des documents d’appui et d’aide dont se sert le comptable pour le
pointage et l’analyse des documents réalisés sur un compte donné.

En effet, les principaux états comptables utilisés par l’ABT sont :

 La ventilation des recettes ;

 La pré-balance ;

 Le témoin de saisie ;

 Le relevé par fournisseur ;

 Le relevé par client etc.

3. Livres comptables

Les livres comptables sont des documents de diffusion de l’information et rendus


l’application obligatoire par le droit comptable OHADA.

Les principaux livres comptables utilisés par l’ABT sont :

- Le journal

- Le grand livre

- La balance

- Le livre d’inventaire

a. Le livre journal
C’est un document dans lequel sont relatées chronologiquement les opérations juridico-
économique réalisées par l’ABT.

b. Le grand livre

C’est un document dans lequel sont tirés les soldes des comptes du bilan et du compte de
résultat.

c. La balance des comptes

C’est un tableau qui permet de vérifier que les soldes tirés dans le grand livre sont exacts.
Ainsi, on vérifiera l’égalité (débits et crédits) entre les soldes d’ouverture de l’exercice, le
mouvement (débits et crédits) de l’exercice et les soldes (débits et crédits) de clôture.

d. Le livre d’inventaire

C’est le document dans lequel sont transcrits à l’inventaire tous les comptes du bilan, le
tableau de flux de trésorerie de chaque exercice et le résumé des opérations d’inventaire (les
quantités et les valeurs d’inventaire).

II. ANALYSE ET INTERPRETATION DES DONNEES

Tout au long de cette section, nous aborderons la présentation et l’analyse des données de
l’enquête.

A. PRESENTATION ET ANALYSE DES DONNEES DU GUIDE D’ENTRETIEN

1) Guide d’entretien du responsable du département de comptabilité et gestion

RDCG Réponses

Questionnaire
Quelles sont les missions de votre En entreprise depuis 2 mois, au sein du
département depuis votre arrivée ? département de comptabilité et de gestion,

Notre département a pour rôle de :

- Collecter les informations ;

- Traiter l’information (pièces


justificatives) ;

- La saisie des pièces comptables


quotidiennement ;

- Publier les Etats de synthèses


(effectuer les opérations de la
comptabilité générale).

Comment est gérée l’information Chaque département et service doit


financière au sein de votre département ? envoyer les factures chaque début du mois.
La pièce à son arrivée est directement
traitée. Chaque pièce est analysée puis
saisie.

Quelles sont les difficultés rencontrées au - La réception tardive des pièces


sein de votre département ? comptables, et elles sont souvent
incomplètes ;

- Le non harmonisation de la tenue


des données financières à l’ABT ;

Les archives ne sont pas bien tenues en cas


de contrôle ou de vérification on ne peut
pas travailler comme il se doit.

- Non actualisation du manuel de


procédure comptable et financière.
Quel changement souhaitez-vous voir pour La mise en place d’un schéma comptable
améliorer la gestion de votre assez structuré et l’actualisation du manuel
département ? de procédure comptable

Des formations internes.

L’harmonisation des supports


d’information.

L’information de toutes les opérations.

Le vote du budget.

La centralisation des dépenses.

Le recueil de l’information à temps pour


prendre et prévoir les décisions.

2) Analyse et interprétations des observations

 L’entreprise l’ABT a changé de comptable depuis 2 mois. Les tâches sont définies par
le responsable du département de comptabilité et de gestion depuis son arrivée ;

 Ces recommandations ne sont pas respectées ni appliquées par les services concernées.

 Le système comptable est en pleine réorganisation des procédures de traitement des


pièces données financières ;

 Il n’est pas possible d’effectuer des prévisions budgétaires dès lors que le résultat de
l’exercice antérieur n’est pas déterminé ;

 La comptabilité de l’ABT n’est pas organisée.

3) Guide d’entretien destiné au Directeur Générale

DG Réponses
Questionnaire

Quelles sont les missions de votre La gestion de l’ABT


direction depuis votre arrivée ?

Comment est gérée l’information Il est difficile sans département


financière au sein de l’ABT ? comptabilité de gérer les pièces
comptables.

Quelles sont les difficultés rencontrées au On n’arrive pas à gérer la croissance de la


sein de l’ABT? clientèle car il y a manqué des bibles fars.

Quel changement souhaitez-vous voir Néant.


pour améliorer la gestion de l’ABT ?

4) Analyse et interprétation des observations


 Le DG est débordé par l’activité

B. EVALUATION DES AVANTAGES ET DES INCONVENIENTS DE


L’ORGANISATION ACTUELLE DE L’ABT

L’analyse de notre guide d’entretien et notre recherche documentaire nous conduit à


l’évaluation des avantages et des inconvénients de la mise en place d’un système de
comptabilité financière de l’ABT. Nous illustrons alors l’analyse SWOT (Forces, Faiblesses,
Opportunités et Menaces).

Schéma N°2 : Tableau des grands axes de l’évaluation interne et externe de l’ABT
(Analyse SWOT)

Forces Faiblesses
- La puissance financière ; - Manque de méthode d’organisation de
l’ABT ;
- Le monopole ;
- Manque de grille des taches ;
- La qualité du service ;
- Négligence de certains employés ;
- La fidélisation des clients ;
- Manque de formation ;
- La jeunesse des employés
- Le mauvais système de gestion de
l’information ;

- Le manque de Dynamisme de certains


employés ;

- Le manque de management
participatif.

Opportunités Menaces

- La croissance de la clientèle ; - La dépendance vis –à- vis d’un seul


producteur de la bible à
- Extension de la confiance des
l’international ;
populations sur l’activité ;
- L’absence de réglementation de
- La croissance de jeunes cadres
l’activité ;
formés dans le domaine de la
finance ;

- Le rapport qualité sur la


satisfaction du client

Au regard de ce constat, sur la situation de l’entreprise, nous relevons les points qui vérifient
nos hypothèses de départ à savoir :

- L’insuffisance d’information

Le responsable du département de comptabilité et de gestion n’est pas en possession de toutes


les pièces comptables qui retracent l’activité de l’entreprise. L’insuffisance d’information est
un frein à l’organisation comptable de l’entreprise. L’entretien avec le RDCG de même révélé
que l’information ne circule pas bien au sein de l’entreprise, et il n’y a pas de respect de
postes.

- La comptabilité informatisée peut utiliser

Le nouveau responsable du département de la comptabilité et de gestion trouve à son arrivée


une comptabilité de trésorerie qui n’utilise pas suffisamment de logiciel comptable et dont
l’organisation financière n’était pas véritablement contrôlée.

L’enregistrement juste des entrées et sorties de fonds ne suffisait pas à établir les documents
de synthèses.

- Manque de suivit des fournisseurs et des clients

La comptabilité n’est pas tenue vraiment pour le suivi des tiers.

- Absence d’un service d’archive

Outre ces 3 raisons, nous citons aussi le fait que dans toute l’organisation de l’entreprise ne
compte pas en son sein un département des archives. Toutes les pièces comptables et données
retraçant l’activité sont gardées dans des cartons durant toute l’année, sans être traitées et
numérisées pour qu’ils soient toujours accessibles.

- Un service financier natif et en peine organisation

La prochaine section aborde les différentes propositions faites à l’ABT pour une meilleure
organisation. Aussi, nous ferons des recommandations d’ordre général.

III. A LA RECHERCHE D’UNE COMPTABILITE ADEQUATE A L’ABT

Selon Jack Welch, « Lorsque la vitesse d’évolution du marché dépasse celle de l’organisation
la fin est proche ».

Pour s’assurer de la bonne croissance et gestion de son activité, il est de rigueur que l’ABT
s’inscrit dans un cycle d’évolution (du capital humain et technique) continuelle, vue la
croissance exponentielle du nombre de son clientèle sur le plan national.
Durant notre stage, notre contribution apportée à l’amélioration du système comptable se
résume essentiellement sur ce que nous avons apporté comme recommandations spécifiques
du point de vue positif à l’organisation de l’ABT et aussi des points critique et
recommandations générales à l’organisation de sa comptabilité.

L’organisation comptable à l’ABT impose le respect de principes et règles de tenue et de


conservation des livres comptables, de la tenue des exercices, et d’autre part l’organisation
matérielle de la comptabilité :

 La définition au sein de l’ABT, du respect des règles de tenue et de conservation des


livres comptables ;
 Les documents comptables doivent être tenus avec une certaine rigueur et ce, pendant
dix ans et doivent aussi figurer sur un document écrit et intelligible, surtout lorsque le
support n’assure pas l’inaltérabilité des données
 Le respect des règles de la continuité et de la régularité de la tenue des exercices ;
 Elle n’est possible que suite à la création des écritures, la numérotation de celle-ci et
que cette numérotation soit faite sans doublon et sans manquement. La garantie de la
continuité est acquise lorsque la règle d’inaltérabilité des écritures et surtout des
numéros est respectée.

Aussi, l’organisation matérielle doit se concrétisée par :

 La conception du plan comptable : le fait que l’entreprise adopte un plan comptable


spécifique à son activité et établit par référence à celui du SYSCOHADA ; car
l’entreprise doit présenter des comptes annuel.
 Le choix des supports de la comptabilité, c'est-à-dire les documents, les livres et d’une
manière générale, tout ce qui permet, dans les conditions de conservation prescrites,
d’enregistrer des données de base et de prendre connaissance des informations.
 Le choix des procédures de traitement, c’est à dire le choix des méthodes et moyens
qui seront utilisés par l’entreprise pour que les opérations nécessaires à la tenue de la
comptabilité et l’obtention des états financiers prévus ou requis soient effectuées dans
les meilleures conditions d’efficacité et à moindre coût sans pour autant faire obstacle
au respect par l’entreprise de ses obligations légales et réglementaires dont : la
dématérialisation des traitements comptables.
Nous rajouterons à cela le respect et la mise en pratique du manuel de procédure comptable et
financier élaboré et actualisé par le responsable du département de la comptabilité et de
gestion.

 Le contrôle des pièces justificatives :

Toutes les pièces justificatives en provenance des autres départements et services doivent
faire l’objet d’une vérification préalable par le comptable. Aussi il sera vérifié, les mentions
légales. En cas d’anomalie sur une pièce, le comptable doit procéder à une correction en
contactant les émetteurs de la pièce avant de les enregistrer dans la comptabilité.

 L’imputation des pièces comptables ;


 La saisie des pièces comptables ;
 La saisie doit se faire à partir des pièces d’imputation comptables et par le journal.
 Le contrôle des saisies ;
 Le classement des pièces justificatives ;
CONCLUSION CHAPITRE IV.

En bref, nous avons parlé de la mise en place d’un système de comptabilité générale à l’ABT.

Nous avons eu à décrire les techniques et procédés utilisées par l’ABT.


CONCLUSION DE LA SECONDE PARTIE.

En conclusion, pour cette partie, nous avons présenté l’ABT. Nous avons procédé à l’analyse
des documents et procédures comptables trouvés sur les lieux, nous sommes parties sur une
étude qualitative des données que nous avons pu recueillir, tout le long de notre séjour. Nous
avons soumis à un questionnaire les principaux acteurs de l’entreprise pour fonder notre
diagnostique sur la mise place d’un système de comptabilité générale. L’analyse de notre
guide d’entretien a révélé que le manque de contrôle interne, l’absence d’un schéma des
taches pour chaque employé, le non-respect des principes comptables, la négligence dans les
conservations, le manque de personnel dans le département de la comptabilité et de gestion et
le traitement des données retraçant l’activité empêche la mise en place d’un système de
comptabilité générale. Nous avons ainsi pu mettre en avant les avantages et les inconvénients
de ce système.
CONCLUSION GENERALE

Au sortir de notre étude portant sur la mise en place d’un système de comptabilité générale à
l’ABT, nous avons fait dans une première partie le cadre théorique de l’étude. Nous avons mis
en avant les œuvres théoriques, œuvres littéraires traitant de la mise en place d’un système de
comptabilité, les écris scientifiques tels que les thèses et mémoires, revues qui nous ont
inspirés tout le long de l’analyse du sujet. Nous avons pris pour ligne directive les normes du
SYSCOHADA. Selon ces normes le respect des principes comptables sont de rigueurs pour la
mise en place d’un système de comptabilité financière d’une entreprise. Ces normes
comprennent à la fin de chaque exercice l’élaboration des états financier de synthèses que
sont le bilan, le compte de résultats, les Soldes Intermédiaires de Gestion et les notes annexes.

En fin nous avons posé la problématique et les hypothèses de recherche.

Puis, dans une seconde partie, nous avons présenté l’ABT. Nous avons procédé à l’analyse
des documents et procédures comptables trouvés sur les lieux, nous sommes parties sur une
étude qualitative des données que nous avons pu recueillir, tout le long de notre séjour. Nous
avons soumis à un questionnaire les principaux acteurs de l’entreprise pour fonder notre
diagnostique sur la mise place d’un système de comptabilité générale. L’analyse de notre
guide d’entretien a révélé que le manque de contrôle interne, l’absence d’un schéma des
taches pour chaque em ployé, le non-respect des principes comptables, la négligence dans les
conservations, le manque de personnel dans le département de la comptabilité et de gestion et
le traitement des données retraçant l’activité empêche la mise en place d’un système de
comptabilité générale. Nous avons ainsi pu mettre en avant les avantages et les inconvénients
de ce système. Tout ceci nous a permis de justifier nos hypothèses du départ. Les hypothèses
que nous avons vérifiées sont telles que l’insuffisance d’information, la comptabilité
informatisée peut utiliser, manque de suivit des fournisseurs et des clients, absence d’un
service d’archive et un service financier natif et en peine organisation.

Après avoir ressorti les forces et faiblesses de l’organisation actuelle au travers de l’analyse
des données de l’enquête et la matrice SWOT de l’organisation des activités de l’ABT, nous
avons proposé des suggestions.

En définitive, au sortir de notre étude sur «  La mise en place d’un système de comptabilité
générale à l’ABT » nous déduisons que le respect des principes comptables et la
schématisation du processus de traitement des données de l’organisation du système
comptable financier. Aussi, l’ABT a tout avantage à actualiser et veiller à l’application du
manuel de procédure comptable et financier en son sein.
BIBLIOGRAPHIE

- Acte Uniforme du Droit des Affaires OHADA, mise en conformité avec le droit
tchadien.

- ARLANDE ANGUE EBANG, mise en place de la comptabilité au sein d’une entreprise  : cas de FIBIS,
Libreville, 2015.
- Bernard COLLASSE, les fondements de la comptabilité, collection Repères, édition la
Découverte, Paris 2012.
- Cyrille MANDOU avec la collaboration de Beysul, comptabilité générale de
l’entreprise, instruments de procédures avec exercices d’application et corrigés, collection de
BOECK et LARCIE S.A, édition de Boeck Université, Bruxelles 2008.
- Michelle MARCOUX, organisation et activités comptables, édition BREAL, France 2003.
- Patrice EDIMO, l’organisation du système d’information comptable des entreprises
camerounaises  : essai d’observation et interprétation des pratiques, Bordeaux, 14 mars 2006.
TABLE DES MATIERES
ANNEXES

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