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Audit Fiscal 1

INTRODUCTION GENERALE

La fiscalité constitue aujourd’hui une composante essentielle de la vie des


entreprises, appelées, plus que jamais, à la manipuler au quotidien.
Ainsi, et en examinant l’évolution de la fiscalité au Maroc, il est constaté que
celle-ci a connu un développement important induit principalement par la loi
cadre n° 3-83 portant réforme fiscale ainsi que par les impératifs de
développement économique qui connaissent, de plus en plus, des mutations
profondes et imposent régulièrement des changements et des adaptations de cette
discipline.

Compte tenu de ce nouveau contexte, la fiscalité dans sa nouvelle structure,


se traduit par une certaine pression sur les opérations économiques et se
caractérise par sa permanence et son omniprésence de telle sorte que chaque
opération effectuée au niveau de l’entreprise croise l’impôt.

Cette influence régulière et envahissante exercée par la fiscalité sur


l’entreprise peut être résumée dans le schéma suivante :

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Incidence financière de Existence d’obligations


La fiscalité : coût fiscal fiscales

Entreprise

Lien de la fiscalité avec Responsabilité au niveau


La structure d’activité et de l’auditeur fiscal
La nature des opérations

Ces différents éléments imposent aujourd’hui à l’entreprise marocaine de


nouvelles règles et contraintes fiscales dont les plus importantes peuvent être
résumées dans les points suivants :
1- Un système d’imposition basé dans la plupart des cas, sur les déclarations
spontanées du contribuable, chargé dans ce nouveau contexte d’établir
lui même ses déclarations et de verser l’impôt correspondant en respectant les
délais prescrits
2- Des échéances fiscales, importantes en nombre, qu’il faudrait suivre
continuellement afin d’être en conformité avec la loi.
3- Un renforcement des sanctions prévues par l’administration fiscale en cas
d’inobservation des règles et obligations fiscales et l’acheminement progressif

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vers plus de rigueur au niveau des contrôles fiscaux opérés par l’administration
fiscale.
4- La subordination du bénéfice de certains avantages fiscaux au respect
d’obligations de forme et à l’accomplissement de déclarations.
5- Des modifications importantes, en nombre, au niveau des textes de lois
régissant les différents impôts par rapport au droit fiscal et qui obligent
désormais le contribuable à les suivre rigoureusement afin d’éviter des
sanctions de plus en plus lourdes et coûteuses.
6- L’ouverture de la possibilité de gestion fiscale à travers l’insertion dans les
différents textes de dispositions permettant au contribuable d’opérer des choix
fiscaux en fonction de ses objectifs économiques et stratégiques de telle
manière que la fiscalité puisse être mieux gérée et non subie d’une manière
passive.

Dans ce nouveau contexte, l’entreprise doit être vigilante au niveau du suivi


du paramètre fiscal afin de minimiser le risque fiscal qui pèse en permanence sur
sa situation, sa structure financière, et qui pourrait menacer sa pérennité, voir
même sa survie.

Partant du fait que la fiscalité est une matière dense et complexe nécessitant à
la fois une mise à jour permanente et une intégration profonde par rapport aux
réalités de l’entreprise et de son environnement immédiat et futur, il est aisé de
constater que les responsables des entreprises sont rarement des fiscalistes et que
pris dans le feu de l’activité, ils peuvent commettre volontairement ou/et
involontairement des infractions susceptibles d’engendrer des coûts financiers
plus ou moins importants et subir éventuellement des sanctions judiciaires.

Aussi, dans un environnement aussi mouvant et caractérisé par l’existence


de règles hétérogènes et parfois contradictoires, l’entreprise marocaine se trouve

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de plus en plus en situation de risque permanent lui imposant de surveiller son


environnement fiscal. D’autre part, les entreprises ont aussi la possibilité de
prévoir l’impôt et d’utiliser au maximum les moyens fournis par le droit fiscal qui
offre des choix multiples. Les entreprises considèrent alors l’impôt comme une
charge dont il importe de prévoir les incidences financières.

On peut dire qu’actuellement les conditions sont devenues propices pour le


développement au Maroc de la discipline « audit fiscal » qui pourrait parfaitement
contribuer à la maîtrise et à la gestion de la situation fiscale de l’entreprise. Ainsi
l’audit fiscal constituerait un recours privilégié de prévision, prévention et
réduction de risque fiscal d’une part et gestion de la fiscalité au mieux des intérêts
de l’entreprise dans le respect de la légalité d’autre part .

C’est pour cette raison qu’on peut, dans le cadre de ce travail, essayer de
définir les aspects méthodologiques qui méritent d’être intégrés afin d’assurer le
développement et le succès de ce genre de mission d’une part, et mettre en
évidence certains avantages que le droit fiscal offre aux entreprises pour moduler
et gérer les incidences sur leurs finances d’autre part.

Mais, il importe d’apporter au préalable des éclaircissements sur certains


points très importants à savoir :
La nature et les objectifs d’une mission d’audit fiscal ;
La nature du risque fiscal ;
Qui peut entreprendre une mission d’audit fiscal ;
La relation de l’audit fiscal avec les autres types d’audit : l’audit comptable,
l’audit financier et l’audit juridique.

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PRESENTATION DE L’AUDIT FISCAL

L’importance croissante de la fiscalité dans la vie et dans l’activité des


entreprises, le caractère complexe des règles qui se modifient souvent et
l’importance des risques encourus par un non respect de ces règles exigent une
vigilance particulière de l’entreprise.

Les spécificités de la fiscalité confèrent à l’audit fiscal une mission plus


large que celle consistant à contrôler la régularité fiscale.
Cependant, l’accomplissement de la mission de l’audit fiscal ne peut pas être fait
en ignorant les autres aspects de l’audit se rapportant à la vie de l’entreprise
(l’audit comptable, l’audit financier et l’audit juridique)
Cette mission de l’audit fiscal doit être entreprise :
soit par des personnes spécialisées dans l’audit fiscal et dans ce cas, le
recours à l’aide des autres auditeurs (audit comptable, audit financier et
audit juridique) est plus que nécessaire ;
soit par des personnes ayant des compétences polyvalentes.

I- L’audit fiscal : Objectifs, et personnes pouvant


l’entreprendre.

1/ Les objectifs de l’audit fiscal :

Par un contrôle de la régularité, l’objectif de l’audit fiscal est de s’assurer


du respect des dispositions fiscales auxquelles l’entreprise est soumise.

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Par un contrôle de l’efficacité, l’audit fiscal mesure l’aptitude de


l’entreprise à mobiliser les ressources du droit fiscal dans le cadre de sa gestion,
afin de concourir à la réalisation des objectifs de politique générale qu’elle s’est
assignée.

1-1/ Le contrôle de la régularité fiscale :

Si une entreprise ne respecte pas la réglementation fiscale à laquelle elle est


soumise, elle s’expose en cas de contrôle fiscal à des redressements et des
sanctions. Elle encourt ainsi un risque fiscal qui est d’autant plus important que la
législation fiscale est complexe et en constante évolution.

Pour connaître ou maîtriser ce risque, il n’y a pas actuellement d’équivalent


fiscal du commissaire aux comptes, sorte de contrôle légal qui permettrait aux
entreprises d’obtenir périodiquement des attestations ou des certifications de
régularité fiscale. Il en résulte que le seul moment de vérité fiscale pour
l’entreprise est constitué par la vérification diligentée par l’administration. C’est
ce triple pouvoir de contrôle, de redressement, et de sanction dévolu à
l’administration qui constitue la véritable nature du risque fiscal. Ce risque ne doit
pas être mésestimé.

En effet, l’administration dispose des méthodes variées de contrôle,


méthodes dont l’efficacité s’améliore progressivement.
L’auditeur fiscal doit donc déboucher dans une optique plus dynamique sur
l’énoncé de recommandations de nature à résorber le risque décelé.

En la matière, deux types d’actions sont envisageables, il s’agit en premier


lieu d’actions destinées à corriger les erreurs mises en évidence dans le cadre de

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sa mission. Ces actions sont limitées car les possibilités de rectification offertes
par la législation fiscale sont relativement étroites.

En second lieu, il s’agit d’actions destinées à améliorer les sécurités fiscales


de l’entreprise. Ces actions sont constituées pour l’essentiel de mesures
préventives dont l’objectif est de cerner puis de supprimer les sources de
défaillance de l’entreprise dans le traitement des questions d’ordre fiscal.

Toutefois, le droit fiscal ne doit pas être assimilé à la notion de risque. En


effet, la législation fiscale comporte de nombreuses options, de nombreuses
possibilités de choix qui font que dans une certaine mesure, et avec plus au moins
de succès, l’entreprise peut moduler l’importance de sa dette fiscale. Elle peut
aussi être plus au moins efficace dans ses décisions fiscales.

C’est pourquoi, le contrôle de l’efficacité constitue le second objectif


assigné à l’audit fiscal.

1-2/ Le contrôle de l’efficacité fiscale :

L’efficacité fiscale repose sur l’exploitation de la marge de manœuvre


offerte par la législation fiscale. Cette marge de manœuvre recouvre en pratique
deux réalités. II s’agit tout d’abord des diverses mesures d’incitation et de faveur
contenues dans la législation. Ces aides constituant le niveau premier de
l’efficacité dans la mesure où leur utilisation ne peut que procurer un montage à
l’entreprise sous forme de crédit d’impôt d’exonération, abattements…

Aussi, convient-il de vérifier que l’entreprise opère une utilisation optimale


de ces mesures d’aide ou d’incitation.

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Mais la matière première de l’efficacité fiscale est constituée pour


l’essentiel des choix fiscaux qui s’offrent à l’entreprise. Ces choix peuvent être
stratégiques ou tactiques.
Dans cette optique, l’audit fiscal, renseigne les dirigeants sur la qualité et
l’opportunité des choix fiscaux, élément moteur d’une saine gestion fiscale. De
même, d’audit fiscal peut porter sur les choix fiscaux passés dans une optique de
diagnostic ou au contraire porter sur les choix fiscaux à venir.

L’auditeur vérifie alors que toutes les situations fiscales retenues soient les
mieux adaptées et que toutes les implications fiscales des choix ont été perçues.
Mais la question qui se pose à ce titre est de savoir qui peut entreprendre ce genre
de missions ?

2- Entrepreneurs de la mission :

Les entrepreneurs de la mission contrairement au commissariat aux


comptes et à l’audit comptable qui ont été réservés exclusivement à l’expert
comptable jaloux de l’exclusivité qui lui en a été concédée en vertu de la loi n° 15
– 89, l’audit fiscal à l’instar de tous les autres audits opérationnels n’est pas
réservé exclusivement à une profession précise.

Cette situation pourrait poser le problème de voir plusieurs professions


prétendre à l’accomplissement des missions de l’audit fiscal. D’où le risque
immédiat de porter atteinte à l’avenir de cette discipline à naître. Ceci présuppose
que l’entreprise désireuse d’auditer sa fiscalité devrait elle même procéder au
choix de la personne qui assurera cette mission.

Cependant, le choix est rendu difficile par le fait qu’en l’absence de critère
de formation ou de diplôme sanctionnant une qualification dans le domaine de

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l’audit fiscal, diverses professions peuvent postuler pour l’exercice de cette


mission.

Afin, de garder l’entreprise dans son choix, il est proposé d’examiner


successivement la position de quelques professionnels qui semblent être
prédestinés à effectuer les travaux d’audit fiscal en partant de la réalité marocaine.

* Le juriste :
La fiscalité est avant tout une branche de droit. Cependant, dans la pratique
et spécialement dans le contexte marocain, la fiscalité se dissocie du droit dans le
sens où il s’agit de règles qui dérogent généralement aux principes juridiques
traditionnels.
Ce particularisme du droit fiscal est accentué par le fait qu’il s’agit d’un droit
quantifiable et réel dont l’incidence immédiate est souvent financière et
comptable. Aussi, l’évolution du risque fiscal dans l’entreprise ne peut se faire
qu’à partir des données comptables et avec une démarche bien précise.

* Le conseiller fiscal :
Le conseil juridique et fiscal est dans le quasi totalité des cas exercé par les
cabinets d’experts comptables et par des fiduciaires ou comptables agréés.
L’exercice de cette activité est généralement concomitant ou accessoire à
l’exercice de mission comptable au sein des entreprises. Le contrôle des questions
fiscales présuppose en effet une maîtrise de la technique comptable qui constitue
le support privilégié.

Cependant, lorsque la maîtrise par le conseiller fiscal de la comptabilité


n’est pas accompagnée par celle des techniques de l’audit, l’exercice de la
mission d’audit fiscal pourrait ne pas aboutir aux objectifs escomptés.

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* L’expert comptable :
En vertu de la loi, l’expert comptable est seul habilité à exercer les missions
d’audit comptable légal ou contractuel. De même, l’article 1 er de la loi 15-89 lui
offre la possibilité d’entreprendre également des travaux d’ordre juridique, fiscal,
économique, financier et organisationnel se rapportant à la vie des entreprises et
des organismes. Traditionnellement, la fiscalité au Maroc et la comptabilité ont
toujours été intimement associées au Maroc.

En effet, dans la pratique, un bon expert comptable devrait être avant tout
un bon fiscaliste capable de répondre en 1er lieu à la préoccupation fiscale de
l’entreprise.

Donc, il y a lieu de croire que l’expert comptable est le prétendant naturel


et non pas l’unique pour exercer efficacement la mission d’audit fiscal, à condition
bien entendu que son profil s’écarte d’une spécialisation dans un domaine
particulier de l’expertise comptable. Donc, de ce qui précède on peut croire ou
s’interroger sur le rapport de l’audit fiscal, essentiellement, avec l’audit
comptable, l’audit financier et l’audit juridique.

* L’inspecteur des impôts :


L’inspecteur des impôts et en particulier le vérificateur semble être le mieux
qualifié pour exercer cette mission. Cette mission, le vérificateur l’accomplit pour
le compte de l’administration. En effet, aux termes des articles 42 de la loi 30-85
relative à la T.V.A., 33 de la loi n° 24-86 instituant l’I.S. et 105 de la loi n° 17-
89 relative à l’I.G.R, le vérificateur vérifie non seulement le respect de l’ensemble
des dispositions prévues par la législation fiscale, mais aussi la sincérité des
écritures comptables et peut même prononcer le rejet de cette comptabilité, tel que

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prévu respectivement par les articles 38, 35 et 105 des lois susmentionnées et la
loi comptable .
Article 42 de la loi 30-85 Article 33 de la loi n° 24-86 Article 105 de la loi n° 17-89
relative à la T.V.A. instituant l’I.S. relative à l’I.G.R
Toute personne assujettie à la Les documents comptables Les documents comptables
taxe sur la valeur ajoutée est sont présentés, dans les locaux sont présentés, dans les locaux
tenue de fournir toutes de la société, aux agents des contribuables et des
justifications nécessaires et assermentés des impôts directs personnes physiques ou
présenter à toute réquisition et taxes assimilées. Ces agents morales concernées, aux
des agents assermentés des doivent avoir, au moins, le agents assermentés des impôts
taxes sur le chiffre d'affaires grade d'inspecteur adjoint et directs et taxes assimilées qui
qui ont au moins le grade être commissionnés pour ont au moins le grade
d'inspecteur adjoint et qui sont procéder à un contrôle fiscal. d'inspecteur adjoint et qui sont
commissionnés pour procéder commissionnés pour procéder
au contrôle fiscal, tous à un contrôle fiscal.
documents comptables.
Les agents vérifient la
Les agents vérifient la sincérité des écritures Les intéressés vérifient la
sincérité des écritures comptables et des déclarations sincérité des écritures
comptables et des déclarations souscrites par la société et comptables et des déclarations
souscrites par le redevable et s'assurent, sur place, de souscrites et s'assurent, sur
s'assurent, sur place, de l'existence matérielle des biens place, de l'existence matérielle
l'existence matérielle des biens figurant à l'actif. des biens figurant à l'actif.
figurant à l’actif.
Si la comptabilité est tenue par Si la comptabilité est tenue par
Si la comptabilité est tenue par des moyens informatiques ou des moyens informatiques ou
des moyens informatiques ou si les documents sont si les documents sont
si les documents sont conservés sous forme de conservés sous forme de
conservés sous forme de microfiches, la société doit microfiches, il est consenti aux
microfiches, le redevable doit consentir aux agents toutes agents toutes facilités pour
consentir aux agents toutes facilités pour l'exercice du l'exercice du contrôle et
facilités pour l'exercice du contrôle et l'analyse des l'analyse des données
données enregistrées. enregistrées.

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contrôle et l'analyse sur place


des données enregistrées.
Article 38 Article 35 Article 105
Lorsque les écritures d'un Lorsque les écritures d'un Lorsque les écritures d'un
exercice comptable ou d'une exercice comptable présentent exercice comptable présentent
période d'imposition des irrégularités graves de des irrégularités graves de
présentent des irrégularités nature à mettre en cause la nature à mettre en cause la
graves de nature à mettre en valeur probante de la valeur probante de la
cause la valeur probante de la comptabilité, l'administration comptabilité, l'administration
comptabilité, l'administration peut déterminer la base peut déterminer le revenu
peut déterminer la base d'imposition d'après les professionnel de cet exercice
d'imposition d'après les éléments dont elle dispose. d'après les éléments dont elle
éléments dont elle dispose. Sont considérés comme dispose
irrégularités graves

Néanmoins, au cas où cette profession (libérale) aurait à être réglementée, elle


devrait inclure les agents de l’administration fiscale ayant un certain nombre
d’année d’expérience et qui opteraient pour l’exercer à la fin de leur carrière
administrative.

II- Rapport de l’audit fiscal avec les autres types d’audits.

L’audit fiscal, en tant que discipline récente, ne peut aboutir aux objectifs
escomptés à l’exclusion de l’aide ou de prise de connaissance des autres audits.
Ceci s’explique par la dépendance des opérations au niveau juridique, financier,
et comptable.

1/ L’audit fiscal et l’audit juridique :

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L’audit juridique consiste à assurer un contrôle de la régularité, la sécurité


et la conformité des procédures juridiques, et l’efficacité des choix de nature
juridique.

Cependant, l’audit juridique ne peut être général, il devrait être axé sur un
domaine spécifique : audit de contrôles, droit des sociétés…

L’audit fiscal doit être dissocié de l’audit juridique du fait du particularisme


du droit fiscal par rapport aux autres branches de droit. Ce qui est important, c’est
que l’auditeur fiscal doit faire recours à l’audit juridique par le biais d’un rapport
établi par ce dernier, ce qui faciliterait la mission.

2/ L’audit fiscal et l’audit financier :

L’audit financier est un contrôle consistant à mettre une opinion motivée et


responsable sur les comptes annuels.
Toutefois, la portée du traitement des questions fiscales par l’auditeur financier
est limitée car sa démarche ne permet pas d’aboutir à une appréciation
approfondie des problèmes fiscaux.

D’autre part, le non maîtrise de la fiscalité par l’entreprise peut avoir des
incidences dommageables sur la structure financière de l’entreprise, ce qui ouvre
la voie de collaboration et de coordination entre l’audit fiscal et l’audit financier.

Encore, la démarche de l’audit fiscal n’est pas encore normalisée. Celui-ci


peut emprunter à la démarche de l’audit financier quelques éléments de sa
méthodologie du fait que les contrôles porteront sur la même matière.

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Dans un souci d’efficacité, l’auditeur fiscal doit, dans le cadre de son


travail, adopter une démarche rationnelle qui lui permettrait d’atteindre son but le
plus rapidement possible en engageant le minimum de moyens.

Cette démarche est désignée dans le cadre de l’audit financier par


l’expression « approche par les systèmes » qui consiste à analyser et évaluer les
circuits des opérations de création et d’enregistrement des informations
financières pour déterminer si les contrôles mis en place sont suffisants pour
assurer la facilité du traitement de ces informations.

3/ L’audit fiscal et l’audit comptable :

Il est évident que l’audit fiscal couvre un champ spécifique qui croise
essentiellement la comptabilité, et qui ne peut donc être réalisé qu’en faisant appel
à une technique spécifique, de l’audit comptable, permettant d’analyser en
profondeur les questions fiscales en assurant un lien étroit avec le domaine
comptable.

Dans le cadre de son travail, l’auditeur fiscal pourrait prendre connaissance


du dossier de l’audit comptable et du commissariat aux comptes qui constituent
une source importante d’information et qui peuvent lui permettre de tirer les
conclusions notamment sur le respect des principes comptables dont
l’inobservation peut motiver le rejet de la comptabilité par l’administration
fiscales (Article 23 de la loi comptable, article 35 de IS et article 38 de la TVA).
Les conclusions permettent d’informer l’auditeur fiscal sur le risque éventuel qui
peut encourir l’entreprise notamment à la suite d’une procédure de reconstitution
du chiffre d’affaires.

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De même, les conclusions apportées par les travaux d’audit comptable


pourraient renseigner l’auditeur fiscal sur l’exhaustivité, la réalité et l’exactitude
des enregistrements comptables qui sont autant de conditions requises par
l’administration fiscale.

Comme il a été dit précédemment, la préoccupation de l’entreprise ou du


prescripteur de l’audit fiscal est, avant tout, d’être renseigné sur l’existence du
risque fiscal et d’apprécier, le cas échéant, l’étendue et l’importance de ce risque.
Naturellement, l’identification du risque devrait commander à l’entreprise de
chercher à localiser les moyens nécessaires pour prévenir ou guérir ce risque
fiscal. Mais la réponse à ces objectifs ne peut se faire qu’avec le recours à un
spécialiste, qui est l’auditeur fiscal, possédant seul l’habilité à les réaliser.

Cependant la réalisation de toute mission d’audit, quelque soit sa nature et


ses objectifs, suppose la définition au préalable de règles précises, formalisées
connues et acceptées des émetteurs et des récepteurs de l’information. La mission
de l’auditeur fiscal, suppose une démarche et une méthodologie permettant
d’atteindre son objectif avec le maximum de sécurité et en utilisant les moyens
nécessaires de façon optimale.
Le succès de la mission d’audit fiscal dépend essentiellement de la démarche
adoptée par l’auditeur.

Un contrôle sur la base des déclarations souscrites par le client ne peut pas
donc l’amener à atteindre ses objectifs.

Toutefois, la réalisation de ce travail ne peut être faite qu’avec le recours à


l’approche par les systèmes, emprunté à l’audit financier. Cette démarche consiste
à analyser :
- La fonction de l’entreprise

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- Les enregistrements comptables


- La fiscaliste de l’entreprise
- Les déclarations fiscales.

Généralement, la démarche de l’auditeur fiscal pourrait se baser sur 3 étapes


fondamentales :
1- Prise de connaissance générale
2- Etude du contrôle interne inhérent aux questions fiscales
3- Rédaction du rapport

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Chapitre 1 : Droit et obligations contractuels.

Avant que l’auditeur entame son travail, plusieurs conditions préalables


doivent être réunies.

I- Règles générales applicables à l’auditeur fiscal :

Les règles générales doivent s’appliquer d’une façon personnelle à


l’auditeur fiscal. Elles concernent son indépendance, sa compétence et son
intégrité.

1/ Indépendance :

L’auditeur fiscal doit être et paraître impérial dans son jugement. Cette
indépendance devrait s’apprécier aussi bien sur le plan matériel que sur le plan
moral.

L’indépendance matérielle exige que l’auditeur ne soit pas dans une


situation de dépendance qui risque de compromettre son objectif, tel que par
exemple le fait d’être en relation d’affaire avec le client ou encore d’avoir un lien
quelconque avec l’audité qui pourrait restreindre sa liberté. L’indépendance

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morale par contre, permettra de s’assurer que l’auditeur fiscal fait preuve
d’honnêteté et d’intégrité dans son comportement en écartant toute possibilité de
subir des pressions externes l’amenant à modifier son jugement.

2/ Compétence :

Ce critère revêt une grande importance pour l’audit fiscal, du fait qu’il va
conditionner le développement de ce type de mission.
En effet, le succès de l’audit fiscal auprès des entreprises marocaines dépendra en
premier lieu d’un niveau minimum de qualité que seule la compétence des
intervenants dans ce domaine pourrait garantir.

En matière d’audit fiscal, cette exigence se pose avec beaucoup d’acuité


étant donné que l’auditeur fiscal doit maîtriser non seulement la fiscalité, mais
également les techniques d’audit, ce qui présuppose qu’il maîtrise la matière
comptable, informatique, financière et juridique et d’une manière générale toute
ce qui a trait au management des entreprises.

Il en résulte que l’auditeur fiscal doit être d’un niveau de compétence élevé
exigent à la fois un profil de spécialiste et également celui de généraliste
polyvalent.

3/ Le secret professionnel :

L’auditeur fiscal est amené tout au long de ses missions à prendre


connaissance d’informations confidentielles ou de risques importants dont la
divulgation pourrait causer des préjudices à l’entreprise auditée.

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Il détient également toutes les conclusions relatives à la situation fiscale de


l’entreprise, conclusion qui si elles arrivent à tomber entre les mains de tierces
personnes, pourraient être utilisées contre elle.

II- Les obligations de l’auditeur et de l’entreprise:

Préalablement à l’acceptation de la mission, l’auditeur fiscal est amené à


entreprendre un diagnostic dont l’objectif serait de savoir si la mission demandée
par le client est possible, dans quels délais et à quel coût. Cette phase débouchera
sur la préparation d’un contrat d’achat appelé communément « lettre de mission »
qui devrait résumer les conclusions de l’auditeur, les modalités d’intervention et
le budget proposé pour la réalisation de la mission.

1- La lettre de mission :

Donc, la lettre de mission permet de définir les obligations réciproques des


parties afin de pouvoir s’y référer en cas de litige.

Dans les termes de la lettre de mission, il sera possible de définir avec


précision l’objectif assigné à l’auditeur, la périodicité des contrôles, les critères
de contrôle, l’étude des travaux à réaliser dans le temps (Exercice à contrôler) et
également dans l’espace (Impôts, activités, entités juridiques). Cependant, et
compte tenu de la nature même des risques fiscaux, il est souhaitable de prévoir à
l’avance une ouverture permettant de redéfinir l’étendue et les objectifs de la
mission lorsqu’il s’avère au cours des premières investigations que de nouveaux
facteurs de risque font leur apparition.

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2- Obligations de l’auditeur fiscal :

L’auditeur doit assurer, dans le cadre de son travail, les obligations


suivantes :
❖ Obligation de confidentialité
❖ Obligation générale de diligence, c’est à dire mettre en œuvre tout son art,
afin d’émettre son opinion sur les questions faisant l’objet du contrat
d’audit fiscal.
❖ Obligation portant sur la remise et le contenu du rapport d’auditeur.

3- Obligations de l’entreprise :

A son tour, l’entreprise doit accomplir les obligations suivantes :


❖ Obligation de faciliter le travail de l’auditeur ou de s’assurer que l’entité
auditée facilitera le travail de l’auditeur au cas où le client n’est que le
prescripteur de la mission.
❖ Obligation de rémunérer l’auditeur.

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Chapitre 2 : Prise de connaissance générale.

Dans un souci d’efficacité, l’auditeur fiscal doit, dans le cadre de son


travail, adopter une démarche rationnelle qui lui permet d’atteindre son but le plus
rapidement possible en engagent le minimum de moyens.
La phase de prise de connaissance générale constitue le volet principal et initial
de cette démarche. Elle est considérée comme une phase nécessaire et commune
à toutes les missions d’audit.

En effet, le déroulement d’une mission d’audit fiscal emprunte largement à


la démarche traditionnellement suivie dans d’autres types d’audits.
Ainsi, la première étape de cette mission est constituée d’une phase de prise de
connaissance générale de l’entreprise comparable à celle que l’on rencontre dans
les missions d’audit comptable.

Cette étape, qui appelle peu de commentaires, doit permettre à l’auditeur


de s’imprégner des spécificités fiscales de l’entreprise et obtenir de cette façon
des indications sur l’orientation future de ses travaux.

Cette étape préliminaire implique une substantielle charge de travail pour


l’auditeur et particulièrement lors de la première intervention dans l’entreprise. Il
en découle un important travail de recensement des données essentielles sur
l’entreprise et d’observations physiques.

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C’est toutefois un point de passage obligé pour l’auditeur fiscal et il ne peut


pas prétendre à se livrer à un contrôle approfondi de la situation fiscale s’il n’a
pas, au préalable, une bonne connaissance de l’entreprise.

Cette étape est d’autant plus utile que les premières observations peuvent
conduire l’auditeur à relever quelques anomalies ou quelques points suspects à
même de justifier une redéfinition, fut-elle partielle, des objectifs de la mission
avec le prescripteur.

Aussi, cette phase lorsqu’elle est bien menée pourra réduire sensiblement
la durée d’intervention de l’auditeur fiscal du fait qu’elle va lui permettre de se
déplacer dans les conditions les plus favorables pour optimiser son travail.

Généralement, l’auditeur fiscal doit étudier et analyser les caractéristiques


générales de l’entreprise et établir un examen analytique des états financiers de
l’entreprise.

I- Etude des caractéristiques générales de l’entreprise :

Sans prétendre à l’exhaustivité, cette étude devrait conduire l’auditeur fiscal


à s’intéresser aux éléments suivants avec des objectifs spécifiques :
❖ Eléments à caractère juridique
❖ Eléments à caractère économique
❖ Eléments en relation avec l’exploitation.

1/ Les caractéristiques juridiques :

L’auditeur fiscal doit, préalablement, accomplir une prise de connaissance


sur le corps juridique de l’entreprise. Il doit être conscient des conditions de fond

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et de forme réunies pour la constitution de la société, des organes de contrôle et


de gestion ainsi que sur le cadre juridique de l’exploitation.
Ces éléments sont résumés dans le tableau suivant :

CARACTERISTIQUES JURIDIQUES

Cadre Juridiques de L’entreprise


Forme de la société Statuts de la société
Changements de forme intervenus
Capital social Montant du capital
Principaux associés
Changements intervenus dans la structure du capital
Objet social Nature de l’objet social
Changements intervenus
Clauses essentielles des Forme des titres sociaux
statuts Mode de transmission des titres
Durée des exercices sociaux
Modalités de répartition des bénéfices
Modalités de liquidation
Organes de Gestion et de Contrôle
Assemblées des associés Compétence
Mode de convocation
Règles de majorité et de voie
Administration Nature
Pouvoirs
Contrôle externe et Commissaires aux comptes
interne Auditeurs externes
Service d’audit interne

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Cadre Juridique de l’exploitation


Forme juridique de Propriété du fonds de commerce
l’activité Location gérance du fonds de commerce (Résumé des clauses
contractuelles)
Concessions (Résumé des clauses contractuelles)
Contrats relatifs à Locations et baux consentis à l’entreprise
l’exercice de l’activité Baux accordés par l’entreprise
Licences et franchises consenties à l’entreprise
Licences et franchises consenties par l’entreprise
Relations avec Groupes
Liens juridiques avec des Société mère : nature des relations
groupes Sociétés filiales et sœurs : nature des relations.

2/ Les caractéristiques économiques :

L’étude des caractéristiques économiques est aussi, assez important dans la


mesure où il permet de mettre le doigt sur des éléments pouvant conduire à
dégager une plus value et par la suite l’amélioration du chiffre d’affaires de
l’entreprise. Il peut donner une image initiale sur les risques pouvant être encourus
par l’entreprise et/ou les choix de nature fiscale.

Ces éléments sont récapitulés dans le tableau suivant :

CARACTERISTIQUES ECONOMIQUES
Activité

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Nature de l’activité Branche d’activité, ses caractéristiques (saisonnalité etc.)


et nature de la fiscalité pesant sur cette et/ou ces branches
(Hôtellerie, immobilier, enseignement etc…)
Lieu d’activité Lieux ou s’exerce l’activité sociale : Siège, agences,
succursales
Nature de l’activité exercée dans chacune des agences
Marché de l’entreprise Marché local
Marchés de l’exploitation
Relations Economiques Avec Groupes
Liens économiques avec Nature des liens économiques avec les sociétés du groupe
des groupes Part de l’activité traitée avec le groupe.

3/ Caractéristique de l’exploitation :

Les caractéristiques de l’exploitation sont considérées comme le pivot au


sein de l’entreprise. Elles représentent un réseau complexe composé d’éléments
et d’organisation. Ce caractère impose une prise de connaissance générale,
approfondie et précise.
Ces caractéristiques sont exposées dans le tableau suivant :

MOYENS D’EXPLOITATION

Moyens Matériels

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Bâtiments utilisés Liste des bâtiments utilisés (emplacement, importance,


affectation, location ou propriété de l’entreprise)
Matériels et Liste du matériel utilisé en classant ce matériel par catégorie
équipements utilisés Nature du droit exercé sur ces biens (Propriété ou Crédit-bail)
Moyens Humains
Effectif Nombre de salariés
Répartition par catégorie
Nature des contrats de travail
Recours à du personnel intérimaire
CARACTERISTIQUES DE L’EXPLOITATION
Approvisionnement
Fournisseurs Sources d’approvisionnement (local, import)
Nature des liens existant avec les fournisseurs
Conventions avec les Stocks appartenant à l’entreprise et déposés chez des tiers
fournisseurs et sous Contrats de sous-traitance
traitants
Production
Nature de la production Production faite exclusivement par l’entreprise ou sous-traitée
Production destinée à la vente et part immobilisée

DISTRIBUTION
Mode de distribution Vente sur commande
Vente par représentants
Vente par réseau de distributeurs
Vente par correspondance
Marchés publics
Clients Nature des liens existants avec certains clients réguliers

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Conventions intervenues
Mode de livraison Fait générateur du transfert de propriété
Consignations
Imputation des frais de livraison
Existence de débours facturés
Financement de l’Activité
Examen de la situation Repérage de variations brutales dans certains postes
financière Influence de la situation financière sur la présentation des comptes
Influence de la situation financière sur le montant de l’impôt
Caractéristiques Financement de stocks
financières Financements extérieurs
Financement par compte courant d’associés
Réglementation Spéciale
Régimes spéciaux Options pour des régimes de faveur
Nature des obligations souscrites par l’entreprise dans le cadre de ces
régimes
Mesures Nature des encouragements
d’encouragement Délais et conditions
Réglementation de prix Nature des obligations juridiques, comptables et fiscales y afférentes
Avantages inhérents à la réglementation : subvention etc
Environnement Fiscal de l’Entreprise

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Passé fiscal de Examen des différentes notifications de redressement


l’entreprise Correspondances avec l’Administration fiscale
Observations de nature fiscale formulée par les auditeurs comptables
et commissaires aux comptes
Pénalités et amendes fiscales mises à la charge de l’entreprise
Réglementation Existence d’une réglementation spécifique à la forme d’exercice de
spécifique à la forme l’activité : coopératives. SICAV, Fonds communs de placement,
d’exercice de l’activité Sociétés d’investissement etc
Réglementation Existence d’une réglementation spécifique au secteur : Immobilier,
spécifique à l’activité concessions, Minoteries. Sociétés pétrolières etc
Réglementation fiscale Existence d’avantages fiscaux spécifiques à la zone d’implantation
spécifique à l’activité
Organisation Comptable
Importance du système Existence d’une comptabilité analytique
d’information comptable Existence d’une comptabilité matière
Existence d’une comptabilité Budgétaire
Organisation de la Plan Comptable
comptabilité générale Système employé
Mode d’enregistrement des opérations
Organisation du service Manuel des procédures
comptable Effectif
Répartition des tâches d’enregistrement et de contrôle
Principes comptables Principes comptables du groupe
Dérogations par rapport aux principes comptables
Changement de méthodes

Ainsi , on constate que la phase de prise de connaissance générale implique


une charge importante de travail pour l’auditeur fiscal et constitue de ce fait un

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investissement qui sera rentabilisé un niveau de la planification de la mission et


également pour les travaux qui seront exécutés sur les exercices futurs.

Le déroulement de cette phase pourrait amplement être facilité par


l’existence de différentes missions d’audit dont les conclusions constitueront une
aide précieuse pour l’auditeur fiscal

Ces conclusions permettent d’informer l’auditeur fiscal sur le risque


éventuel que peut encourir l’entreprise notamment à la suite d’une procédure de
reconstitution de chiffre d’affaires

De même, les conclusions apportées par les travaux d’audit comptable


pourraient renseigner l’auditeur fiscal sur l’exhaustivité, la réalité et l’exactitude
des enregistrements comptables qui sont autant de conditions requises par
l’administration fiscale.

Cette phase nécessaire doit être complétée par un examen analytique global
consistant à analyser les états financiers de la société et des déclarations fiscales
et également des informations non financières.

II- Analyse et rapprochement des états financiers :

1/ Analyse des états financiers :

L’analyse et l’étude des états financiers permet non seulement de se


familiariser avec l’activité de l’entreprise, mais également d’attirer l’attention sur
les postes dans lesquels des erreurs importantes sont susceptibles de se produire.

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Audit Fiscal 30

Certes, l’analyse des fluctuations des postes de bilan dans le temps pourrait
permettre de révéler certains postes qui connaissent des variations anormales et
en chercher les causes.

Par exemple : le compte courant et les comptes de régularisation, les postes


supprimés ou nouvellement crées.
De même, l’analyse de fluctuations dans le poste de produits et de charges dans
le temps peut détecter les augmentations ou diminutions de ces postes et révéler
les tendances anormales qui méritent une attention particulière.

Ainsi, pour améliorer la compréhension de l’activité de l’entreprise auditée,


l’auditeur peut faire recours à l’analyse par les ratios, ces derniers fournissent des
indications sur les changements significatifs dans l’activité du client et ses
caractéristiques financières, et conduisent ainsi à relever des situations qui
pourraient passer inaperçus lors de l’examen des opérations au niveau de contrôle.

2/ Rapprochement des états financiers avec les déclarations


Sociales et fiscales :

Dans ce cadre, l’auditeur fiscal rapproche des postes de bilan et de CPC


avec les autres déclarations fiscales et sociales.
Ces rapprochements peuvent révéler des incohérences entre ces différentes
déclarations qui sont dues à des erreurs ou irrégularités. On peut citer par
exemple :
Rapprochement des montants déclarés au niveau des salaires avec l’état
9421 et les déclarations de salaires de la CNSS.
Rapprochement des montant des honoraires avec la déclaration annuelle
des honoraires versés.

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Rapprochement des différents états annexes à la déclaration du résultat


fiscal avec les données du bilan et du CPC.

Ainsi, l’auditeur fiscal peut recouper, le cas échéant, les informations


financières et comptables avec les donnés non financières du secteur d’activité.
Ce travail permet de mesurer et vérifier que les données comptables par exemple,
sont cohérentes et raisonnables compte tenu de la situation du secteur d’activité.

A l’issue de cette phase de prise de connaissance générale, l’auditeur fiscal


serait en mesure de :
Redéfinir les objectifs de la mission dans le cas où les informations
collectées dans cette phase ont permis de déceler des facteurs de risque qui
imposent une réorientation de la mission.
Planifier le déroulement de sa mission compte tenu des éléments
d’information réunis.

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Chapitre 3 : Etude du contrôle interne fiscal.

L’étude du contrôle interne spécifique à la fonction fiscale constitue


l’essentiel du travail de l’auditeur fiscal.

En effet, les études et les analyses, dans ce sens, vont lui permettre de se
prononcer en fin de compte sur la situation fiscale, c’est à dire sur la fragilité ou
la performance du corps fiscal de l’entreprise.

Elles permettent, ainsi, de conclure des indices pouvant se gérer dans le


cadre de la gestion fiscale.

Le travail de l’auditeur fiscal, dans ce cadre, porte essentiellement sur


l’étude du contrôle interne spécifique au domaine fiscal et sur le contrôle des
opérations fiscales.

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I- L’étude du contrôle interne spécifique au domaine fiscal :

Dans le cadre de cette étape, l’auditeur fiscal va centrer ses contrôles sur la
fonction fiscale de l’entreprise.

1- Objectifs de l’étude de ce contrôle :

Il s’agit, ici, pour l’auditeur de procéder à une évaluation des procédures de


traitement des questions fiscales à l’intérieur de l’entreprise.
Cette phase doit notamment comporter l’analyse des moyens humains et
matériels dont disposent l’entreprise pour les questions fiscales : existence et
organisation du service fiscal, qualification des membres, documentations…
Généralement, les objectifs de l’évaluation du contrôle interne spécifique à
la fonction fiscale dépendent de la nature de la mission.
Dans une perspective de régularité, l’auditeur va s’intéresser aux sécurités
fiscales mises en place pour traiter les opérations. Dans une perspective
d’efficacité, l’auditeur va s’intéresser à la répartition du temps de travail des
fiscalistes de l’entreprise pour déterminer leur activité consacrée à la gestion
fiscale.

L’auditeur évaluera de même le régime et le système d’information fiscale


de l’entreprise afin de s’assurer que celle-ci a la possibilité d’accéder à ce qui
constitue la matière première de l’efficacité fiscale à savoir l’information
juridique fiscale.
Enfin, l’auditeur examinera les conditions dans les quelles les dirigeants de
l’entreprise consultent les responsables des questions fiscales pour la prise de
décision.

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2- Mise en œuvre de l’étude du système de contrôle interne


Fiscal :

L’auditeur fiscal est amené dans le cadre de cette phase à opérer par étape.
Il s’agit en effet de la même démarche utilisée par l’auditeur comptable, mais qui
est axée sur le traitement des questions fiscales.

Cependant, l’existence de risques liés aux opérations comptables pourrait


amener l’auditeur fiscal à examiner également le traitement réservé à certaines
procédures comptables, étant donné que de nombreuses dispositions fiscales sont
conditionnées par le respect des prescriptions comptables.
En fait, le droit fiscal comporte plusieurs dispositions de nature comptable
qui se caractérisent dans certains cas par leur spécificité et leur opposition aux
principes comptables retenus dans la loi 9-88 relatives aux obligations comptables
des commerçants.

Certes, la loi relative aux obligations comptables des commerçants précise


dans l’article 23 que l’administration fiscale peut rejeter les comptabilités qui ne
sont pas tenues dans les formes prescrites par la loi comptable et les tableaux y
annexés.

A titre d’exemple on peut relevé quelque prescriptions comptables


d’origine fiscale prévues au niveau des textes de loi 24-86 instituant l’IS ainsi que
celui de la loi 30-85 relative à la taxe sur la TVA.

Base légale Prescription Fiscale Observation

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Audit Fiscal 35

Impôt Sur Les Sociétés


Les valeurs inscrites à l’actif du bilan après La réévaluation opérée dans les conditions
réévaluation ne doivent pas dépasser la valeur prévues par la loi de finances ne doit avoir
d’actif maximale obtenue en multipliant le prix aucune incidence fiscale présente ou
d’achat ou le prix de revient de chaque élément ultérieure.
susceptible d’être réévalué par le coefficient
correspondant à l’année au cours de laquelle cet
élément é été inscrit à l’actif de la société.
L’article 14 de la loi comptable précise que La réévaluation opérée dans les conditions
lorsqu’il est procédé à une réévaluation de prévues par la loi de finances ne doit avoir
l’ensemble des immobilisations corporelles et aucune incidence fiscale présente ou
financières, l’écart de réévaluation entre la valeur ultérieure.
actuelle et la valeur comptable nette ne peut être
utilisé à compenser les pertes, il est inscrit
distinctement au passif du bilan.
Article 31 Le résultat fiscal de chaque exercice comptable L’intérêt de cet article affirme la
est déterminé à partir du résultat du compte de prééminence des règles comptables sur les
pertes et profits de la comptabilité tenue par la règles fiscales. On peut supposer que le
société conformément aux prescriptions du code résultat fiscal sera déterminé uniquement
de commerce sur la base des rectifications fiscales
expressément déterminées par la loi fiscale.
Base légale Prescription Fiscale Observation
Impôt Sur Les Sociétés
Article 31 La société est tenue d’établir, à la fin de chaque L’article 5 de la loi comptable précise que
exercice comptable, des inventaires détaillés, en la valeur des éléments actifs et passifs
quantités et en valeurs, des marchandises, des doivent faire l’objet d’un inventaire au
produits divers, des emballages ainsi que des moins une foie par exercice, à la fin de
matières consommables qu’elle achète en vue de celui-ci.
la revente ou pour les besoins de l’exploitation.
Article 33 Les agents vérifient la sincérité des écritures La notion de sincérité utilisée dans la loi
comptables et des déclarations souscrites par la fiscale est moins précise que la notion
société et s’assurent sur place de l’existence d’image fidèle prévue par la loi comptable
matérielle des biens figurant à l’actif.

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Audit Fiscal 36

Article 34 Les sociétés dont le siège est situé à l’étranger et


qui ont au Maroc une activité permanente doivent
tenir, au lieu de leur principal établissement
marocain, la comptabilité de l’ensemble de leurs
opérations effectuées au Maroc.
Le livre-journal et le livre d’inventaire sont cotés
et paraphés ou à défaut visés par le chef de service
local d’assiette des impôts directs et taxes
assimilées.
Article 35 Lorsque les écritures d’un exercice comptable
présentent des irrégularités graves de nature à
mettre en cause la valeur probante de la
comptabilité, l’administration peut déterminer la
base d’imposition d’après les éléments dont elle
dispose.

Base légale Prescription Fiscale Observation


Taxe Sure La Valeur Ajoutée
Article 18 Les biens susceptibles d’amortissement éligibles
au droit à déduction, doivent être inscrits dans un
compte d’immobilisation
Article 36 Toute personne assujettie à la taxe sur la valeur
ajoutée doit :
• Tenir une comptabilité régulière permettant
de déterminer le chiffre d’affaires et de
dégager de montant de la taxe dont elle opère
la déduction ou revendique le
remboursement ;
• Si elle exerce concurremment des activités
imposées différemment au regard de la taxe
sur la valeur ajoutée, avoir une comptabilité
lui permettant de déterminer le chiffre
d’affaires taxable de son entreprise en

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Audit Fiscal 37

appliquant à chacune de ces activités les


règles qui lui sont propres.
Base légale Prescription Fiscale Observation
Taxe Sure La Valeur Ajoutée
Article 38 Lorsque les écritures d’un exercice comptable ou
d’une période d’imposition présentent des
irrégularités graves de nature à mettre en cause la
valeur probante de la comptabilité,
l’administration peut déterminer la base
d’imposition d’après les éléments dont elle
dispose.
Article 11 Les entreprises qui désirent effectuer leurs achats
Décret 2-86- en suspension de la taxe sur la valeur ajoutée
99 pris pour doivent tenir une comptabilité régulière et un
l’application compte matières.
de la TVA
Article 11 Pour bénéficier du taux réduit, les fabricants de
Bis Décret 2- fournitures scolaires doivent tenir un compte
86-99 pris matière des produits à acquérir au taux réduit.
pour
l’application
de la TVA
Article Pour bénéficier des taux réduits au titre des achats
11Ter de produits et matières entrant dans la fabrication
Décret 2-86- de la voiture économique, les fabricants doivent
99 pris pour tenir un compte matière des produits et matières
l’application importés ou acquis localement sous le bénéfice du
de la TVA taux réduit.
Article 23 Les promoteurs immobiliers doivent tenir une
Bis Décret 2- comptabilité séparée au titre des opérations de
86-99 pris construction de logements économiques.
pour

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Audit Fiscal 38

l’application
de la TVA

L’étude du système de contrôle interne va suivre aussi, les étapes


suivantes :

 Description du système :

Cette description permettra à l’auditeur fiscal de comprendre le système et les


sécurités mises en place par l’entreprise. Pour cela, il pourra avoir identifié les
systèmes en charge des questions fiscales, recourir aux outils traditionnels de
l’auditeur financier tels que :
l’examen des procédures décrites par le client ;
Les entretiens avec le personnel de l’entreprise ;
L’observation physique ;
L’utilisation, le cas échéant, des dossiers des auditeurs, comptable et
interne.

 Vérification de l’existence du système :

Dans cette phase, l’auditeur fiscal va s’intéresser à s’assurer que la description


du système de contrôle interne fiscal correspond à la réalité.

 Evaluation préliminaire du contrôle interne fiscal :

Dans le cadre de cette étape, l’auditeur va s’interroger sur l’aptitude des


sécurités relevées à limiter le risque fiscal et à mettre en évidence les anomalies
génératrices de risques fiscaux.

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Cette étape s’achèvera donc par une synthèse sur les forces et faiblesses du
système observé afin d’orienter les travaux lors de la phase suivante.
A l’issue de ces travaux, l’auditeur peut établir un rapport de
recommandation sur le contrôle interne, destiné à sensibiliser l’entreprise sur les
faiblesses de son système et les actions à envisager pour pallier à ces
insuffisances.

Dans la perspective d’étudier le système de contrôle interne de la fonction


fiscale, l’auditeur fiscal peut recourir au questionnaire.
A fin de donner une orientation pratique au présent travail, il est dressé ci-
après un questionnaire qui permet de servir de guide à l’auditeur fiscal.

Ce questionnaire récapitule certains contrôles jugés nécessaires pour la


satisfaction des besoins de contrôle. Il devrait faire l’objet de recherche
approfondies dont les résultats sont consignés dans des feuilles correctement
indexées et comportant des conclusions.

QUESTIONNAIRE DE CONTROLE INTERNE FISCAL

Réf Contrôles Observations

* Existe t-il un plan comptable professionnel spécifique à


l’entreprise ?
* Existe t-il des impôts et taxes spécifiques au secteur d’activité de la
société ?
* L’entreprise réalise-t-elle des opérations spécifiques dont le
traitement fiscal nécessite une compétence appropriée (fiscalité
internationale, fusions, etc...)

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Audit Fiscal 40

* Existe t-il des procédures dans l’entreprise qui permettent de


s’assurer que les rôles d’impôts reçus sont correctement établis par
l’Administration et correspondent à la charge réellement due par
l’entreprise ?
* Existe t-il au sein de l’entreprise un service fiscal ?
- Si oui, quelle est son organisation et quel est le profil des
responsables de ce service ?
- Quelle est sa position dans l’organigramme ?
- Si non, quelles sont les personnes qui prennent en charge les
problèmes fiscaux de l’entreprise et quel est leur niveau de
qualification ?
* Quelles sont les moyens et les outils qui permettent aux responsables
fiscaux d’entretenir et de mettre à jour leurs connaissances ?
* L’entreprise recourt-elle à des services fiscaux externes ? Lesquels ?
Quelles sont la fréquence, la périodicité et la nature de ces
consultations ?
* Est ce que toutes les questions d’ordre fiscal sont soumises à l’avis
préalable d’un spécialiste fiscal avant leur comptabilisation ?

Réf Contrôles Observations

* Est ce que le service fiscal ou son équivalent dans l’entreprise est


systématiquement informé de toutes les opérations et conventions à
incidence fiscale ?
* Existe t-il des schémas d’écritures comptables permettant de faciliter
l’établissement des déclarations fiscales ?
* Quel est le degré de fiabilité de ces schémas ?

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Audit Fiscal 41

* Existe t-il au sein de l’entreprise des procédures permettant de


s’assurer que les obligations comptables édictées par l’Administration
fiscale sont respectées ?
* Les comptes impôts et taxes sont-ils régulièrement analysés et
rapprochés avec les déclarations fiscales ?
* L’entreprise a-t-elle payé au cours de l’exercice des amendes,
pénalités et majorations de retard ?
* Si oui, quels sont les impôts concernés ? Quelles sont les infractions
sanctionnées ? et quelles sont la fréquence des infractions et
l’importance de ces sanctions ?
* Existe –t-il des procédures permettant de s’assurer que toutes les
déclarations fiscales sont correctement servies, déposées dans les délais
prescrits et le cas échéant, l’impôt correspondant réglé ?
* Existe t-il des contrôles permettant de s’assurer que les pièces
justificatives appuyant les écritures comptables respectent les
conditions de forme prescrites par les lois fiscales ?
* Existe t-il des contrôles clés effectués par une personne autre que celle
qui établit les déclarations, permettant de s’assurer de la revue des
déclarations fiscales, tant au niveau du respect des règles fiscales qu’au
niveau de l’exactitude de ces déclarations ?

Réf Contrôles Observations

* Existe t-il des faits susceptibles d’activer un contrôle fiscal (Fusion,


apport partiel d’actif, cessation partielle de certaines activités etc) ?
* Quelle est l’importance des charges et des produits comptabilisés au
cours de l’exercice et correspondant à l’exercice (n-1) par rapport aux
charges et produits de l’exercice ?
* Existe t-il un service d’audit interne au sein de l’entreprise ?

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* Si oui, intègre t-il les préoccupations fiscales dans le cadre de son


travail ?
* Le commissariat aux comptes est-il régulièrement effectué ? Dans
quelles conditions ? Quelles sont les principales conclusions de ces
rapports ?
* Les comptes de la société sont-ils soumis à un contrôle externe ?
Quelles sont les principales conclusions des rapports de ces contrôles
externes ?
* Quelles sont les principales conventions de l’entreprise ?
* L’entreprise a-t-elle pris des engagements fiscaux ? Lesquels ?
* L’entreprise a-t-elle subi des contrôles fiscaux ou fait l’objet de
redressements au cours des derniers exercices ?
* Si oui, quel a été l’impact de ces contrôles et redressements ?
* Existe-t-il des possibilités d’optimisation fiscale, que l’entreprise aurait
pu utiliser et qu’elle n’a pas utilisées, qui auraient permis de réduire la
charge de l’impôt ?
* Si oui, pourquoi l’entreprise n’a pas utilisé ces possibilités ?
*L’entreprise peut-elle envisager des opérations de restructuration
permettant de réduire ses obligations fiscales et le montant de la charge
de l’impôt ? Lesquelles ? Quelle serait l’incidence financière qui en
résulterait ?
* Existe-t-il des procédures permettant de s’assurer que toutes les
opérations pouvant être à l’origine de conflit avec l’administration sont
appuyées de dossiers, soigneusement conservés par l’entreprise ?

II- Le contrôle des opérations fiscales :

Le rapprochement entre la connaissance acquise de l’entreprise lors de la


phase de prise de connaissance générale, et l’évolution du contrôle interne

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Audit Fiscal 43

inhérent aux questions fiscales ainsi que l’évolution des forces et faiblesses du
contrôle interne permettra à l’auditeur fiscal de définir l’étendu des contrôles à
opérer. Ces contrôles dépendront de la nature et des objectifs de la mission.

Ainsi, lors qu’il s’agit d’un contrôle de respect des règles fiscales dans le
cadre du contrôle de la régularité fiscale l’auditeur fiscal fait recours aux
techniques suivantes :
- Le questionnaire d’auditeur fiscal
- Les contrôles complémentaires portant sur le respect des règles de forme et
la cohérence.

L’étendue des travaux de contrôle à effectuer devrait être matérialisée par un


programme de vérification qui est rédigé sur une feuille de travail spécialisée dont
on peut esquisser la forme et le contenu ci-après.
PROGRAMME DE VERIFICATION :

CONTROLE DES ELEMENTS CONSTITUTIFS DU DOSSIER FISCAL


L’auditeur s’assure que :
la société conserve au titre des 10 années au lieu où elle est imposée, les
doubles des factures de vente ou des tickets de caisse, les pièces
justificatives des dépenses et des investissements ainsi que les documents
comptables nécessaires au contrôle fiscal, notamment les livres sur lesquels
les opérations ont été enregistrées, le livre d'inventaire, les inventaires
détaillés s'ils ne sont pas recopiés intégralement sur ce livre ainsi que le
livre-journal et les fiches des clients et des fournisseurs.
la société, en cas de perte des documents comptables pour quelque cause
que ce soit, a informé l'inspecteur des impôts directs et taxes assimilées du
lieu de son siège social ou de son principal établissement, par lettre

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Audit Fiscal 44

recommandée avec accusé de réception, dans les quinze jours suivant la


date à laquelle elle a constaté ladite perte.
Les documents comptables de la période non prescrite susceptibles d’être
consultés par l’administration fiscale en vertu de son droit de
communication ou de contrôle fiscal, sont bien classés et facilement
accessibles.

L’auditeur s’assure si un dossier juridique et fiscal est constitué.


DOSSIER JURIDIQUE
Copies des statuts, procès-verbaux des assemblées ordinaires
ou extraordinaires, actes enregistrés
Le livre-journal et le livre d'inventaire côtés et paraphés ou, à
défaut, visés par le chef du service local d'assiette des impôts
directs et taxes assimilées
COPIES DES DECLARATIONS FISCALES + BORDREAUX DE
VERSEMENTS REMIS AU SERVICE DES IMPOTS OU A LA
PERCEPTION
IS Photocopie de la déclaration d'existence 8301
Photocopie de la déclaration du résultat fiscal 8303
Liasse fiscale
modèle normal 100/IS/N : tableaux de 1 à 20
modèle simplifié101/IS/S: tableaux de 1 à 19
L’état des informations complémentaires
IS Photocopie de la déclaration de dispense de versement IS
Copie de l’avis de crédit, décompte ou attestation établis par les
organismes bancaires et de crédit, les sociétés et entreprises qui
versent les intérêts et autres produits similaires.

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Audit Fiscal 45

Lettre d’engagement pour réinvestissement du produit brut


d’exploitation
IS Photocopie de la déclaration des rémunérations allouées à des
tiers 8306
IS Liste des sociétés bénéficiaires des intérêts de bon de caisse
IS Photocopie de la déclaration des produits des actions ou parts
sociales
«et revenus assimilés et des produits de placements à revenu
fixe soumis à «la retenue à la source
IS Photocopie des attestations de propriété de titre
IS Photocopie de la déclaration des rémunérations à des sociétés
non résidentes 8305
IS Photocopie de l’avis de versement des acomptes IS 8401
IS Photocopie de l’avis de versement reliquat IS 8403
IS fiche de liquidation et de restitution -excédent –8900
IS Photocopie de l’avis de versement IS de la retenue à la source
(10%) sur les rémunérations versées à des sociétés étrangères
8316
IS Photocopie de l’avis de versement de la retenue à la source au
titre des produits des actions ou parts sociales et revenus
assimilés et des produits de placements à revenu fixe
IGR Photocopie des bordereaux-avis de versement de la retenue à la
source 9404
IGR - Déclaration des rémunérations, émoluments et salaires 9421
- état annexe des rémunérations et indemnités occasionnelles
versées

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Audit Fiscal 46

IGR Photocopie de l’avis de versement de la retenue à la source


(10%) sur les rémunérations versées à des entreprises
étrangères
IGR Photocopie de la déclaration des rémunérations perçues par les
personnes physiques non résidentes
IGR Photocopie de la déclaration des rémunérations allouées à des
tiers
IGR Liste des sociétés bénéficiaires des intérêts de bons ou billets de
caisse ou de trésorerie
IGR Photocopie des bordereaux-avis de versement de la retenue à
la source au titre des produits des actions ou parts sociales et
revenus assimilés et des produits de placements à revenu fixe
IGR Photocopie de la déclaration des produits des actions ou parts
sociales
«et revenus assimilés et des produits de placements à revenu
fixe soumis à «la retenue à la source
TVA Photocopie de la déclaration mensuelle de TVA 718
TVA Photocopie de la déclaration trimestrielle de TVA 609
TVA Photocopie de la demande pour le bénéfice du régime suspensif
TVA Photocopie de la demande d'exonération de la taxe sur la valeur
ajoutée à l'importation pour les biens d'investissement importés
éligibles au droit à déduction prévu à l’article 18 de la loi sur la
TVA
TVA Photocopie de la demande d'achat en exonération à l'intérieur
pour les biens d'investissement éligibles au droit à déduction
prévu à l'article 18 de la loi sur la TVA
TVA Photocopie de la demande d'option pour le régime des débits
TVA Copie des états de déductions TVA

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TVA Copie de ou des liste(s) des clients débiteurs


TVA Photocopie de la demande de remboursement
Copie de la ou des réponse (s) écrite(s) ou compte rendu en cas
de réponse verbale aux lettres de rappel
Copie de la ou des réponse(s) écrite(s) aux notifications de
redressements
Copie de la ou des lettre(s) d’accord
Copie des réclamations introduites auprès du service du
contentieux
Copie du recours introduits auprès des tribunaux (administratif
et cours suprême)
Décisions des tribunaux
Décisions des tribunaux
CORRESPONDANCES EN PROVENANCE DU SERVICE DES IMPOTS
Quittances de paiement et reçus de dépôt
Attestation délivrée pour l'achat en suspension de taxe dans le
cadre du régime suspensif prévu à l'article 9
Attestation de chiffre d’affaires
Patente Avis d’impositions
TU-TE Avis d’impositions
TVA Avis d’impositions (régularisations opérées par le service des
impôts)
IS-IGR- Rôles (régularisations opérées par le service des impôts)
IS 1ère lettre de rappel 8330
IS 2ème lettre de rappel (IS) 8331
TVA 1ère lettre de rappel (TVA) 735
TVA 2ème lettre de rappel (TVA) 736
TVA 1ère lettre de rappel (IGR) 9425

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TVA 2ème lettre de rappel (IGR) 9426


Avis de vérification
Lettre de clôture de la vérification
Lettre d’absence de redressements
IS 1ère notification de redressements (IS)
IS 2ème notification de redressements (IS)
TVA 1ère notification de redressements (TVA)
TVA 2ème notification de redressements (TVA)
IGR 1ère notification de redressements (IGR)
IGR 2ème notification de redressements (IGR)
IS-TVA- Notification polyvalente (1ère et 2ème)
IGR
Convocation de la commission locale de taxation
Notification de la décision de la commission locale de taxation
Convocation de la commission nationale du recours fiscal
Notification de la de la décision de la commission nationale du
recours fiscal
Réponse du service du contentieux, décharge ou dégrèvements
obtenus
DOCUMENTS COMPTABLES TENUS PAR LA SOCIETE
Journal général coté et paraphé
Livre des inventaires coté et paraphé
Livre de paie
Grand livre
Journaux auxiliaires
Pièces justificatives de dépenses et de charges (factures, tickets
de caisse, contrats…)
Manuel des procédures

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Pièces justificatives de recettes ou de créances (factures, tickets


de caisse, contrats…)
Relevés bancaires
Etats de rapprochements
Echéanciers
Autres documents prévus par d’autres lois et règlements
Manuel des procédures
Comptabilité matière

1/ La vérification de comptabilité :
Le programme de vérification de la comptabilité s’effectuera en suivant le
découpage du plan comptable marocain et ce pour deux raisons essentielles :
 Les enregistrements comptables qui traduisent les flux économiques et
financiers de l’entreprise sont le plus souvent imprégnés de considérations
fiscales. De ce fait, le couple représente un croisement des divers impôts et
taxes et constitue aussi un moyen privilégié pour analyser les diverses
questions fiscales.
 Partir de la comptabilité pour analyser les problèmes fiscaux, permettrait de
faciliter la collaboration de l’auditeur fiscal et de l’auditeur comptable et
utiliser éventuellement les travaux de l’audit comptable pour enrichir
l’intervention de l’auditeur fiscal.

2/ Les contrôles complémentaires :

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Ces contrôles ont pour objectif de déceler des erreurs ou irrégularités qui
peuvent être appréhendées à l’occasion du contrôle par questionnaire. Il s’agit de
contrôles axés essentiellement sur la vérification des obligations de forme
imposées dans le cadre de notre système fiscal qui est marqué par la prédominance
du mode déclaratif.

En effet, l’examen du respect des obligations déclaratives imposera à


l’auditeur fiscal la vérification de deux aspects liés à la forme :
➢ S’assurer que l’entreprise souscrit effectivement les déclarations requises
en utilisant les supports adéquats.
➢ S’assurer que les déclarations ont été déposées dans les délais prescrits.

Il y a lieu également de s’assurer de la concordance des contenus des


différentes déclarations souscrites avec les informations comptables et avec les
différentes déclarations sociales déposées par l’entreprise.
Il s’agira dans ce cas de porter un jugement sur la cohérence des différentes
déclarations et informations comptables et sociales.

1-1/ Contrôle de l’exhaustivité des déclarations :


Il s’agit du contrôle de la forme, des délais, de la cohérence des déclarations
fiscales.

a/ Contrôle de la forme des déclarations :

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Il s’agit dans ce cas pour l’auditeur, de vérifier dans quelle mesure


l’entreprise s’acquitte correctement les différentes déclarations requises en
portant une attention particulière sur les points suivants :
 L’entreprise a-t-elle souscrit les déclarations obligatoires ?
 Utilise-t-elle les imprimés requis ?
 Dépose-t-elle les justificatifs de dépôt des déclarations ?
 Conserve-t-elle les justificatifs ?
 Les déclarations sont-elles correctement servies ?
 L’entreprise dispose t-elle des moyens nécessaires pour justifier le
contenu des différentes déclarations souscrites ?

b/ Contrôle des délais de déclarations :


Le non respect des délais peut coûter cher l’entreprise. C’est pour cette
raison que l’auditeur est amené à examiner l’agenda fiscal de l’entreprise en
vérifiant si les déclarations ont été déposées dans le délais, et dans le cas contraire
apprécier l’incidence fiscale de ces infractions en terme d’amendes, pénalités et
majorations de retard ou encore en terme de privation de certains avantages dont
l’octroi est conditionné par le dépôt de déclarations ou demandes dans les délais.

1-2/ Le contrôle de la cohérence des déclarations :


La cohérence des déclarations est très importante, car elle constitue le 1er
élément sur lequel l’inspecteur fiscal pour opérer des redressements ou encore
pour programmer un contrôle fiscal.

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Ainsi, il y a lieu de constater que les contrôles opérés jusque là ne


seront pas suffisants pour se prononcer sur la régularité fiscale dans son
ensemble. Seule une revue de la cohérence des déclarations souscrites avec les
informations comptables, sociales, financières, ou non, va permettre à l’auditeur
d’acquérir l’assurance que la situation fiscale de l’entreprise est régulière.
Cet examen aura pour objectif de vérifier :
- Que les déclarations sont cohérentes compte tenu de la connaissance
générale qu’il a de l’entreprise, de son secteur d’activité et du contexte
économique ;
- Que les déclarations souscrites sont cohérentes entre elles et qu’il n’existe
pas de contradictions flagrantes entre ces déclarations ;
- Que ces déclarations concordent avec les données comptables ;
- Que les déclarations sont servies conformément aux prescriptions de la loi ;
- Que toute l’information nécessaire à la préparation des déclarations est
conservée en vue de répondre à posteriori à toute demande.

Dans le but d’assurer le contrôle de cohérence, il est proposé ci-après des


tableaux permettent d’assurer le rapprochement des différentes déclarations

Chapitre 4 : Le Rapport d’audit fiscal.

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Comme on l’a observé, l’auditeur pour aboutir à sa finalité exerce un travail


lourd, qui se base sur la réalisation des objectifs bien déterminés. Il s’agit d’une
étude et une analyse générale d’une part, et précise et approfondie d’autre part.
Le travail de l’auditeur se termine par l’établissement d’un rapport sous forme de
document dans lequel seront consignées la synthèse et les conclusions des travaux
de l’auditeur.

Compte tenu du fait que la mission d’audit fiscal n’obéit pas à des normes
prédéterminées, les parties disposent d’une marge de liberté pour fixer la forme
et le contenu du rapport.

Remarquons tout d’abord qu’en matière d’audit comptable, le rapport a fait


l’objet d’une normalisation de la part des organisations professionnelles. Ce
rapport doit respecter, pour son établissement, des règles bien précises.
Au niveau de l’audit fiscal, les conclusions peuvent être communiqués au client
sous deux formes.

I- Forme et contenu du rapport dressant un constat sur


La situation fiscale de l’entreprise :

1/ Forme du rapport d’un constat sur la situation fiscale


de l’entreprise :

La lettre de mission devrait normalement préciser les modalités selon


lesquelles l’auditeur devrait communiquer les conclusions de son travail. Ces
modalités peuvent être librement définies par les parties. Elles porteront, entre
autres, sur le nombre de rapports, les délais de remise et les destinataires du
rapport etc…

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A ce stade, l’urgence de la situation peut édicter le recours à une


communication partielle et périodique des résultats du contrôle, au fur et à mesure
de l’avancement des travaux de l’auditeur fiscal. Ceci permettra à l’entreprise
d’engager immédiatement les actions nécessaires pour redresser sa situation.

Remarquons à ce stade qu’en vue de prévenir les litiges ultérieurs portant


sur la qualité du travail de l’auditeur fiscal, il est fortement recommandé d’opter
pour la forme écrite.

Cependant, la forme écrite peut présenter un risque pour le client qui


souhaite, compte tenu de l’importance de certaines irrégularités relevées, assurer
une confidentialité aux conclusions du rapport d’audit fiscal.

En effet, les conclusions de l’auditeur fiscal, peuvent générer des risques


importants pour l’entité, notamment lorsque ce rapport est consulté
éventuellement par l’inspecteur des impôts ou par des tiers qui peuvent en tirer
des conclusions pouvant hypothéquer l’image de marque de l’entreprise.

2 Contenu du rapport :

Le contenu de rapport est défini principalement dans la lettre de mission et


éventuellement à l’occasion des avenants établis ultérieurement à l’occasion
d’une redéfinition des objectifs de la mission.

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Les conclusions communiquées au client peuvent donc revêtir plusieurs


formes :
 Un inventaire des différentes irrégularités rencontrées
 Un inventaire des différentes irrégularités rencontrées accompagnées d’un
chiffrage de l’incidence fiscale correspondante tenant compte éventuellement des
majorations et amendes encourues.

Lorsque le contrat d’audit fiscal prévoit la formulation de recommandations


sur les actions à engager pour redresser les irrégularités constatées, l’auditeur
fiscal est amené dans ce cas à émettre un rapport de recommandations qu’il est
fortement indiqué de dissocier du rapport comportant un constat sur la situation
fiscale de l’entreprise.

Notons également que compte tenu du fait que le contrat d’audit fiscal
comporte une obligation de moyens imposant à l’auditeur d’être diligent dans le
cadre de l’accomplissement de sa mission, ce dernier devrait impérativement
veiller à inclure dans son rapport des indications concernant les différents travaux
qu’il a entrepris et souligner également ceux des contrôles auxquels il n’a pas pu
procéder en raison des difficultés et limitations rencontrées.

Ces indications pourraient être énoncées dans un paragraphe intitulé


« Objectifs et démarche de la mission » lequel paragraphe permettra de relativiser
les conclusions et recommandations émises par rapport aux travaux effectués.

II- Forme et contenu du rapport de recommandations :

Au niveau de la forme, le rapport de recommandations devrait obéir aux


mêmes remarques citées ci dessus.

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Au plan du contenu, ce rapport constitue un élément important du fait qu’il


va énoncer des actions à entreprendre en vue de redresser les irrégularités qu’il
est toujours possible de corriger et également de prévenir à ce que ces irrégularités
ne se reproduisent plus dans l’avenir.

1/ Recommandations consistant à redresser les irrégularités


Fiscales :

Dans le cadre des recommandations consistant à redresser une situation


irrégulière, deux cas sont possibles :
• Irrégularités purement fiscales afférentes soit à un défaut de déclaration,
soit à des déclarations inexactes ou incomplètes.
• Irrégularités comptables ayant une incidence fiscale qui se justifient
notamment par le fait que le résultat comptable est la base de départ pour
le calcul du résultat fiscal.

Notons que dans le cadre de la définition des critères de compétence de


l’Auditeur fiscal, nous avons insisté sur le fait que l’auditeur fiscal doit
parfaitement maîtriser la technique comptable. En fait, le traitement des
irrégularités comptables ayant une incidence fiscale, exigera de l’auditeur fiscal
un haut degré de compétence compte tenu du fait que le redressement de la
situation reposera à la fois sur une combinaison entre droit comptable et droit
fiscal.

2/ Recommandations consistant à prévenir les irrégularités


Fiscales :

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Dans le cadre de cette catégorie l’auditeur fiscal serait amené à préconiser


des actions à titre préventif consistant notamment :
• A rapporter à l’entreprise certaines situations relevées qui peuvent être
à l’origine d’un conflit d’interprétation entre l’Administration et
l’entreprise. Face à cette situation, l’auditeur recommandera à
l’entreprise de s’entourer de toutes les précautions nécessaires pour
pouvoir justifier sa position et préparer sa défense dans l’éventualité
d’un contrôle fiscal.
• A signaler à l’entreprise les sources de risque qu’il a pu relever lors des
phases de prise de connaissance générale et celle de l’étude du contrôle
interne spécifique au domaine fiscal. Dans ce cadre, l’accent sera mis
sur l’amélioration des procédures et l’instauration de points de contrôle
clés destinés à s’assurer que l’entreprise s’acquitte correctement de
toutes ses obligations fiscales.

Chapitre 5 : La gestion fiscale

La nécessité d’une gestion fiscale est précisée par Maurice CORZIAN :


« Chacun reconnaît la nécessité d’une bonne gestion financière, d’une bonne
gestion commerciale, d’une bonne gestion sociale, elles conditionnent le

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Audit Fiscal 58

développement, voire la survie des entreprises. On doute, en revanche, qu’il


puisse y avoir une bonne gestion fiscale, certains la récusent au nom du fatalisme
fiscal ; d’autres la réprouvent, la confondant avec la tricherie fiscale. Les plus
avisés la pratiquent, qui ne sont ni des fatalistes, ni des tricheurs, mais des bons
gestionnaires » 1.

En effet, les choses ont aujourd’hui évolué; l’approche du paramètre fiscal


doit également être changée. Les entreprises doivent prendre conscience qu’à
l’égard du droit fiscal leur comportement ne pouvait pas être simplement curatif,
mais également préventif et offensif.

Dans cette optique , l’entreprise renonce à subir l’impôt, elle va chercher à


mieux le maîtriser et le gérer, comme elle dispose par ailleurs d’une gestion
commerciale ou d’une gestion financière.

Le développement de la gestion fiscale repose sur une attitude offensive de


l’entreprise à l’égard du paramètre fiscal.
Cette attitude nouvelle trouve son origine dans deux éléments :
❖ D’abord le développement de la gestion fiscale est imputable à la
perception de l’importance croissante de la fiscalité dans la vie de
l’entreprise, importance qui se traduit par le poids financier de la dette
fiscale.
❖ Puis le développement de la gestion fiscale résultant de la prise de conscience
qu’une marge de manœuvre fiscale existe concurremment avec espace de liberté
fiscale. En d’autres termes, à côté des règles impératives, un certain nombre de
dispositions laissant au contribuable une faculté d’options.

D’autant plus, le contribuable recherche toujours, pour réaliser une


opération économique donnée, la voie la moins imposée, encore qu’il soit rare de

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rencontrer des contribuables ayant conscience de la marge de manœuvre contenue


dans les dispositions fiscales, cette faculté est conditionnée par une connaissance
approfondie de la loi et les pratiques administratives. Certes, quoique cette
condition est difficile à réaliser face à un système dont les caractéristiques sont
connues : Complexité, prolifération de textes, manque d’homogénéité, l’auditeur
est tenu d’accorder plus d’attention à la variable fiscale, et doivent chercher
l’information fiscale là où elle existe et maîtriser son application.

Dans ce sens, il est tout à fait légitime de penser que, dans le contexte de
l’entreprise Marocaine, le développement de ce genre de missions connaîtra peu
de succès par rapport aux missions portant sur le contrôle de régularité.

En effet, dans de telles situations, les entreprises font généralement recours


à des missions de conseil destinées à définir au préalable les scénarios possibles,
afin de choisir une solution qui s’adapte le mieux à leurs objectifs.

Dans le cadre de la démarche de l’auditeur fiscal, il est important de


constater que contrôle de régularité et de contrôle d’efficacité ont un tronc
commun qui est constitué par la phase de prise de connaissance générale et celle
relative à l’examen du contrôle interne spécifique au domaine fiscal.

Par ailleurs et contrairement à l’appréciation de la régularité fiscale, la


difficulté dans ce domaine provient du fait qu’il n’existe pas de référentiel connu
par rapport auquel l’auditeur va émettre son jugement.

Ainsi, dans le cadre de la prise de connaissance générale, l’auditeur fiscal


mettra en lumière les éléments nécessaires à apprécier les conditions spécifiques
à l’activité de l’entreprise et sa politique générale lui permettant de former son
jugement en fonction des opérations de l’entreprise.

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De même, dans la perspective d’une gestion fiscale, l’examen du contrôle


interne spécifique au domaine fiscal permettra à l’auditeur fiscal d’apprécier si la
structure de l’entreprise et les procédures de traitement des questions fiscales
permettent ou non de prendre des décisions fiscales efficaces.

En effet, dans l’absolu, l’auditeur ne dispose d’aucune norme stable lui


permettant de situer la pertinence du choix de l’entreprise.

Généralement on va, sans être exhaustif aborder certains cas qu’on a jugé
fondamental pour démontré comment l’auditeur peut moduler les choix offerts
par le droit fiscal.

SECTION I:

FISCALITE DES PRETS REALISES PAR DES ASSOCIES ET


INCIDENCE SUR LA STRUCTURE FINANCIERE DE L’ENTREPRISE :

En principe, c’est par la voie des augmentations de capital que les associés
assurent les besoins de financement des sociétés. En effet il existe bien des

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sociétés, où les associés ou la société mère préfèrent la voie normale de


l’augmentation de capital, connue dans la pratique sous le non d’avance en compte
courant des associés; ces avances sont en réalité des prêts qui sont consentis à la
société et à ce titre les associés acquièrent la qualité de prêteurs. On note que ce
mode de financement est autrement simple et avantageux qu’une augmentation
de capital pour les raisons suivantes :
 Absence de formalisme : l’avance en compte courant est constaté le plus
souvent par un simple jeu d’écritures ;
 Avantage fiscal attaché au compte courant grâce à la déductibilité des intérêts
du côté de la société et à l’option pour le prélèvement libératoire du côté des
associés.
- 30 % libératoire en ce qui concerne les produits de placements à revenu
fixe versés aux personnes physiques, à l’exclusion de celles qui sont assujetties
audit impôt selon le régime du résultat net réel (RNR) ou celui du résultat net
simplifié.
- 20 % imputable sur la cotisation de l’IGR avec droit de restitution en ce
qui concerne les produits de placements à revenu fixe servis à des personnes
morales soumises à l’IGR ou à des personnes physiques soumises audit impôt
d’après le résultat net réel où à celui du résultat net simplifié. Dans ce cas les
bénéficiaires doivent s’identifier lors de l’encaissement desdits produits.
Le taux de la nouvelle taxe sur les produits de placement à revenu fixe
instituée en 1992 auquel sont soumis les intérêts des comptes courants associés
est 30 % libératoire pour ceux qui ne déclinent pas leur identité, de 20 % pour
ceux qui déclinent leur identité.
- Les avances ne sont pas intégrées en capital donc elles n’en supportent pas les
risques
- Possibilité de retrait d’augmentation ou de diminution des fonds sans les
formalités et procédures généralement lourdes des opérations d’augmentation ou
de réduction du capital

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- Les fonds sont rémunérés à un taux d’intérêt prédéterminé et fixe quelque soient
les résultats de l’activité même de l’entreprise

On remarque avec Mustapha EL KTIRI et N.AKESBI que la fiscalité offre


un « avantage comparatif » précieux en faveur de la formule du compte courant :
l’actionnaire qui y opte rémunéré son capital ainsi placé à l’amont du processus
c’est à dire avant le passage du fisc, par contre l’actionnaire qui opte pour
l’augmentation du capital se place à l’aval du processus et ne peut obtenir la
rémunération de sa « mise » qu’après le passage de l’impôt qui auparavant en aura
déjà prélevé le tiers environ.

Il convient de signaler que cette solution du compte courant est d’autant


plus intéressante que le taux d’intérêt rémunérateur est élevé. On sait que le taux
d’intérêt rémunérateur est limité au taux de base pratiqué par la banque du Maroc
en fonction du taux d’intérêt moyen des bons de trésor à six mois de l’année
précédente.

A cette limitation deux autres conditions doivent être respectées :


1- La déduction n’est possible que si le capital a été intégralement libéré ;
2- Le montant total des sommes portant intérêts déductibles ne peut excéder le
montant du capital social.

Nous constatons que le traitement fiscal avantageux, à la fois pour


l’entreprise et pour l’associé a entraîné un engouement massif pour ce mode de
financement ce qui ne manque pas de déséquilibrer la structure financière, déjà
précaire, de certaines sociétés.

Ces avantages fiscaux, sont importants pour les apporteurs dirigeants des
entreprises, force est de constater que l’impôt sur les sociétés a marqué un retrait

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plutôt qu’un progrès puisque les fonds portant intérêt déductibles peuvent
augmenter jusqu'à atteindre le montant même du capital social et non seulement
sa moitié comme il était auparavant au niveau de l’I.B.P.

Notons en plus, avec IBN ABDELJALIL N qu’au delà des avantages de


rémunération, le régime des comptes courants associés assure la liquidité aux
fonds apportés. Celle-ci est contractuellement et momentanément perdue lorsque
ces apports servent de garantie à des concours bancaires.

Mais, dans la mesure ou, pour une partie au moins ces apports
correspondant à des fonds préalablement sortis par les dirigeants de l’entreprise,
ils ne représentent bien souvent qu’une restitution de la capacité
d’autofinancement nette antérieur.

Un aménagement du régime des C.C.A (compte courant associés) peut à


notre avis donner aux comptes courant une dimension nouvelle empêchant les
abus de comportement de type rentier et permet un renforcement réel et
périodique de fonds propres des entreprises en croissance. Car en fait le souci
d’instaurer une structure saine et mieux équilibrée commande que l’apport en
compte courant soit définitif, ou du moins après un certain temps l’apport doit-
être considéré comme définitif.
Il serait dans ce sens souhaitable de rechercher les moyens permettant l’incitation
à la conversion en capital des avances en comptes courant associés.
A notre sens pour attirer les associés d’incorporer au capital social le montant de
leurs comptes courants, le législateur français accorde plusieurs avantages aux
associés qui incorporent le montant de leurs comptes courants au capital social de
leur entreprise.
En conclusion de cette section on peut dire que les dirigeants d’entreprises doivent
se garder de faire de l’élément fiscal l’unique critère quant au choix de leur

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structure financière car il est anormal s’endetter ou d’augmenter périodiquement


ses fonds propres pour bénéficier d’avantages fiscaux.
Certes, la fiscalité peut transformer le coût des ressources de la firme, mais si
l’avantage fiscal doit être pris en compte, il ne doit pas être l’objectif essentiel
d’une politique financière.
Qu’en est-il à présent des conséquences fiscales du leasing en tant que source
alternative de financement des investissements surtout pour les entreprises
souffrant de l’insuffisance de leurs fonds propres.

SECTION II:

FISCALITE DU LEASING ET AUTOFINANCEMENT :

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Le leasing est une technique de financement particulièrement intéressante


sur le plan fiscal, il trouve son origine dans les besoins de financement accrus des
entreprises.

L’idée de base du leasing repose sur le principe suivant : plutôt que


d’acheter les immobilisations dont elle a besoin, l’entreprise peut les louer, soit
par un contrat de location simple, soit par une location avec promesse d’achat.

Le leasing recouvre plusieurs aspects qu’il convient de présenter


brièvement.

1- Aspect financier :

La société de crédit bail :


 Acquiert le bien pour l’utilisateur ;
 Règle la totalité du prix au fournisseur ;
 Constate lors du règlement de chaque terme de loyer, l’amortissement
financier qui s’identifie avec l’amortissement technique.
 S’engage à transférer à l’issue de la période irrévocable de location la
propriété du bien à l’utilisateur sur sa simple demande, facture dans ce cas
une valeur résiduelle prévue à l’avance.

2- Aspect juridique :

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Le contrat de crédit-bail est un contrat original qui se distingue de la


location-vente et de la location pure et simple. Le matériel est acheté à la demande
expresse de l’utilisateur.
Le contrat est conclu pour une période irrévocable sensiblement égale à la durée
économique du bien (36-48 ou 60 mois selon le cas).

3- Aspect comptable :

L’entrée de l’équipement nouveau dans l’entreprise ne donne lieu à aucune


écriture comptable. L’usage de l’équipement se matérialise simplement par
l’inscription en faits généraux, par une écriture unique, du montant des loyers au
compte : redevances de crédit-bail.

4- Aspect fiscal :

Sur le plan fiscal le crédit-bail est déductible, en permettant d’accélérer la


cadence normale d’amortissement en période bénéficiaire et donc accroître
l’autofinancement.

En effet, les redevances payées par l’utilisateur du bien constituent des


charges déductibles. Ceci est très avantageux dans la mesure où les sociétés de
leasing pratiquement l’amortissement accéléré. C’est là ou réside l’avantage
d’ordre fiscal de la formule de financement par leasing.
Par ailleurs, « le leasing augmente la souplesse de l’entreprise dans le domaine
des investissements (…).Il peut, ce qui n’est pas négligeable procurer des
avantages fiscaux…

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Un avantage non négligeable du leasing porte sur le secteur fiscal, car les
redevances peuvent, à titre de dépenses, être déduites intégralement du bénéfice.
Dans l’achat direct en revanche, on est lié aux taux d’amortissement fixés le fisc ».

En plus, la redevance déductible est rarement limitée par un article de loi.


Toutefois la loi de finances pour l’année 1992 a introduit une limitation de
l’amortissement fiscal déductible des véhicules de transport de personnes utilisés
par les sociétés. La dite loi a étendu la limitation ci-dessus aux mêmes véhicules
lorsqu’ils sont utilisés dans le cadre d’un contrat de leasing ou de location.

L’application littérale des dispositions ci-dessous qui correspond au


traitement prévu par la réglementation française, dont le texte Marocain s’inspire
très fortement, aboutira, dans l’exemple suivant qui néglige volontairement les
paramètres relatifs à la TVA et à la valeur résiduelle, aux chiffres ci-après.

Données :
Prix d’acquisition d’un véhicule DH 650.000 TTC
Echéance mensuelle de leasing DH 21.702 TTC
36mensualités, par hypothèse égales
Calcul de la fraction déductible de la redevance.
Partie de prix excédent DH 200.000 DH 450.000
Amortissement à 20 % DH 90.000
Redevances totales/an DH 260.424
Partie non déductible par an DH 90.000
Fraction déductible DH 170.424

Le texte autorise donc une déduction annuelle de DH 170.424, soit une


déduction globale durant trois ans de DH 511.272, alors que si le véhicule était

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acheté directement, la déduction serait seulement de DH 40.000 par an au titre des


amortissements, soit DH 20.000 sur cinq ans.

Le recours au leasing permet dans ce cas de déduire sur trois années


78,66 % du prix d’acquisition, alors que l’acquisition directe ne permettrait de
déduire que 30,76 % de ce prix et sur cinq ans.

Par ailleurs, l’avantage fiscal au profit du leasing sera d’autant plus


important que la durée de contrat de leasing sera inférieure à la durée de cinq ans
imposée par la loi pour l’amortissement des véhicules.

Si nous reprenons le même exemple ci-dessus en réduisant la durée du


leasing à 24 mois au lieu de 36 et en appliquant le même taux d’intérêt, les
échéances mensuelles s’élèveraient à DH 30.084,28, soit DH 361.011,41 par an
sur deux ans, ce qui donnerait :
❖ Total annuel des redevances DH 361.011,41
❖ Partie non déductible [(650.000-200.000) x0, 20] DH 90.000,00
❖ Fraction déductible par an (361.011,41-90.000) DH 271.011,41

Soit un total déductible sur deux ans de DH 524.022,82 alors que dans le
cas d’un contrat sur trois ans, le moment déductible par an est de DH 170.424,
soit un total déductible de DH 511.272 sur trois, plus faible que lorsque la durée
est de deux ans.

Il est à remarquer qu’en dépit de la limitation prévue par le texte,


l’entreprise ayant fait le recours au leasing en bénéficiera sur le plan fiscal car le
montant de la redevance, constitué par le coût de l’amortissement du véhicule et
de la rémunération du financement de son acquisition, est beaucoup plus

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important que celui qui aurait été déductible au titre des amortissements dans le
cas d’acquisition directe.

Cependant, quoique le recours au leasing permet de répondre au problème


immédiat de financement et procure une économie d’impôt importante, on lui
reproche d’être de coût relativement plus élevé que les crédits à moyen terme.

III- Fiscalité et fusion :

1- Principe de fusion :

La fusion est l’opération par laquelle deux ou plusieurs sociétés réunissent


leurs patrimoines pour n’en former qu’une seule. En pratique, la fusion peut être
réalisé par l’absorption d’une société par une autre ou encore par la création d’une
société nouvelle.

Le processus de fusion comporte plusieurs opérations juridiques


successives : il est, tout d’abord, procéder à un apport d’actif net par la société
absorbée au profit de la société absorbante et il est, ensuite procéder à la
dissolution de la société absorbée. Enfin, il est procédé au partage des actions de
la société absorbante en rémunération de l’apport, actions qui sont attribuées aux
associés de la société absorbée.

Dans la réalité pratique, la société absorbante ou nouvelle ne fait que


continuer l’exploitation des sociétés absorbées ou dissoutes.

Le régime spécial des fusions confère à l’entreprise des avantages qui


peuvent être utilisé pour réaliser des objectifs prédéterminés.

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Exemple d’illustration 1 :

A titre d’exemple l’entreprise, dans le cas où elle ne peut plus récupérer un


montant très important de TVA peut faire recours à se fusionner avec une autre
ayant un crédit de TVA.

Une société « A » détient une filiale « B » qui en situation de crédit


chronique de TVA.
La société « B » a accumulé un important crédit de TVA qui compte tenu
de son activité, ne pourra jamais être récupéré.
La société « A » devait encaisser prochainement une grosse facture sur
laquelle devait collecter un montant important de la TVA .Considérant cette
situation, une fusion entre les deux sociétés permettait dans ce cas à la société
« A » d’alléger sa trésorerie du fait que ce montage juridique lui permettra de
reprendre le crédit de TVA de sa filiale à son profit à condition d’opter pour le
régime de faveur des fusions.

A ce stade de raisonnement, il est utile de signaler qu’au Maroc, il n’existe


pas d’équivalent à ce qui est qualifié en France par les notions « d’abus de droit »
ou « d’acte anormal de gestion ».Ces deux notions prévues de façon expresse par
le législateur Français, permettant à l’inspecteur fiscal de déqualifier certains actes
qui sont juridiquement valables pour rappeler l’impôt qui a été éludé à l’occasion.

Cependant, on constate que le législateur Marocain a ménagé certaines


dispositions, qui demeurent cependant limitées, qui permettent de limiter la
tentation de recouvrir à certains montages en vue de soustraire à l’impôt.

A titre d’exemple, nous citons les dispositions suivantes :

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Audit Fiscal 71

 L’article 11 de la TVA stipule que, lorsqu’une entreprise vendeuse assujettie


et une entreprise acheteuse non assujettie ou exonérée sont, quelle que soit leur
forme juridique, dans la dépendance l’une de l’autre, la taxe due par la première
doit-être assise, non sur la valeur des livraisons qu’elle a effectuées à la seconde,
mais sur le prix de vente pratiqué par cette dernière ou, à défaut de vente, sur la
valeur normale du bien.
 Le 11 de l’article 35 de l’IS prévoit également que lorsqu’une société
marocaine a directement ou indirectement des liens de dépendance avec des
entreprises situées hors du Maroc, les bénéfices indirectement transférés à ces
dernières, soit par voie de majoration ou de diminution des prix d’achat ou de
vente, soit par tout autre moyen, sont rapportés au résultat fiscal déclaré.
 De même, certains montages juridiques ont été expressément ignorés par le
législateur, quand bien même, il s’agit de situations juridiques tout à fait
régulières : cas des sociétés immobilières transparentes et des sociétés à
prépondérance immobilière.

Cependant, l’efficacité de la gestion fiscale d’une entreprise ne peut


s’apprécier que par rapport à ses objectifs. En effet il arrive très souvent que le
chef de l’entreprise écarte le choix fiscal optimal parce qu’il ne permet pas
justement de rester dans les objectifs généraux de l’entreprise.

Ainsi dans l’optique d’une bonne gestion fiscale il ne s’agira pas toujours
de choisir l’optimum fiscal mais essentiellement de retenir celui des choix qui est
conforme à la politique générale de l’entreprise et qui se traduit par le coût fiscal
le moins élevé.

Exemple d’illustration 2 :

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Audit Fiscal 72

Une filiale ABC d’une multinationale installée au Maroc détient


conjointement avec d’autres actionnaires résidents une société XYZ qui est en
situation de déficit accompagné d’un crédit de TVA structurelle qui a atteinte des
proportions très importantes.
La filiale ABC sur instruction du siège, a pris la décision ferme de se
séparer des actionnaires Marocains pour des raisons d’incompatibilité d’objectifs
et de point de vue.

On supposant que deux choix s’offrent à cet entreprise :


➔ Le premier consisterait à liquider purement et simplement la filiale XYZ ce
qui traduit la ferme volonté de la multinationale de cesser tout partenariat avec le
groupe d’actionnaires en question. Cette optique se traduirait, entre autres, par la
perte définitive du crédit de TVA.
➔ Le second choix consisterait à opérer une fusion avec la société filiale : ce qui
entraînerait que les actionnaires de la filiale XYZ se trouveront actionnaires au
niveau de la société ABC avec comme avantage fiscal appréciable la récupération
pour le compte de la filiale ABC d’un crédit de TVA très important.

Dans l’absolue, le deuxième choix est intéressant, mais bute sur un choix
de politique générale par contre le premier choix est moins intéressant, mais se
justifier et par une stratégie propre à l’entreprise.
Nous pouvons donc constater à travers cet exemple, que l’efficacité fiscale ne peut
s’apprécier pour elle même et qu’il est nécessairement question de l’intégrer dans
le cadre de la situation de l’entreprise .

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Audit Fiscal 73

ANNEXE
PROGRAMME DE VERIFICATION :

1/ Le contrôle du contenu du dossier fiscal:


2/ La vérification de comptabilité
vérification des comptes de la société
rapprochement de la comptabilité aux déclarations fiscales
chiffrage des anomalies relevées

CONTROLE DES ELEMENTS CONSTITUTIFS DU DOSSIER FISCAL


L’auditeur s’assure que :
la société conserve au titre des 10 années au lieu où elle est imposée, les
doubles des factures de vente ou des tickets de caisse, les pièces
justificatives des dépenses et des investissements ainsi que les documents
comptables nécessaires au contrôle fiscal, notamment les livres sur lesquels
les opérations ont été enregistrées, le livre d'inventaire, les inventaires
détaillés s'ils ne sont pas recopiés intégralement sur ce livre ainsi que le
livre-journal et les fiches des clients et des fournisseurs.
la société, en cas de perte des documents comptables pour quelque cause
que ce soit, a informé l'inspecteur des impôts directs et taxes assimilées du
lieu de son siège social ou de son principal établissement, par lettre
recommandée avec accusé de réception, dans les quinze jours suivant la
date à laquelle elle a constaté ladite perte.
Les documents comptables de la période non prescrite susceptibles d’être
consultés par l’administration fiscale en vertu de son droit de
communication ou de contrôle fiscal, sont bien classés et facilement
accessibles.

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Audit Fiscal 74

L’auditeur s’assure si un dossier juridique et fiscal est constitué.

DOSSIER JURIDIQUE
Copies des statuts, procès-verbaux des assemblées ordinaires ou extraordinaires, actes
enregistrés
Le livre-journal et le livre d'inventaire côtés et paraphés ou, à défaut, visés par le chef du
service local d'assiette des impôts directs et taxes assimilées

COPIES DES DECLARATIONS FISCALES + BORDREAUX DE


VERSEMENTS REMIS AU SERVICE DES IMPOTS OU A LA
PERCEPTION
IS Photocopie de la déclaration d'existence 8301
Photocopie de la déclaration du résultat fiscal 8303
Liasse fiscale
modèle normal 100/IS/N : tableaux de 1 à 20
modèle simplifié101/IS/S: tableaux de 1 à 19
L’état des informations complémentaires
IS Photocopie de la déclaration de dispense de versement IS
Copie de l’avis de crédit, décompte ou attestation établis par les organismes bancaires et
de crédit, les sociétés et entreprises qui versent les intérêts et autres produits similaires.
Lettre d’engagement pour réinvestissement du produit brut d’exploitation
IS Photocopie de la déclaration des rémunérations allouées à des tiers 8306
IS Liste des sociétés bénéficiaire des intérêts de bon de caisse
IS Photocopie de la déclaration des produits des actions ou parts sociales
«et revenus assimilés et des produits de placements à revenu fixe soumis à «la retenue à
la source
IS Photocopie des attestations de propriété de titre
IS Photocopie de la déclaration des rémunérations à des sociétés non résidentes 8305
IS Photocopie de l’avis de versement des acomptes IS 8401
IS Photocopie de l’avis de versement reliquat IS 8403
IS fiche de liquidation et de restitution -excédent –8900
IS Photocopie de l’avis de versement IS de la retenue à la source (10%) sur les
rémunérations versées à des sociétés étrangères 8316
IS Photocopie de l’avis de versement de la retenue à la source au titre des produits des
actions ou parts sociales et revenus assimilés et des produits de placements à revenu fixe
IGR Photocopie des bordereaux-avis de versement de la retenue à la source 9404
IGR - Déclaration des rémunérations , émoluments et salaires 9421
- état annexe des rémunérations et indemnités occasionnelles versées
IGR Photocopie de l’avis de versement de la retenue à la source (10%) sur les rémunérations
versées à des entreprises étrangères

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Audit Fiscal 75

IGR Photocopie de la déclaration des rémunérations perçues par les personnes physiques non
résidentes
IGR Photocopie de la déclaration des rémunérations allouées à des tiers
IGR Liste des sociétés bénéficiaire des intérêts de bons ou billets de caisse ou de trésorerie
IGR Photocopie des bordereaux-avis de versement de la retenue à la source au titre des
produits des actions ou parts sociales et revenus assimilés et des produits de placements
à revenu fixe
IGR Photocopie de la déclaration des produits des actions ou parts sociales
«et revenus assimilés et des produits de placements à revenu fixe soumis à «la retenue à
la source
TVA Photocopie de la déclaration mensuelle de TVA 718
TVA Photocopie de la déclaration trimestrielle de TVA 609
TVA Photocopie de la demande pour le bénéfice du régime suspensif
TVA Photocopie de la demande d'exonération de la taxe sur la valeur ajoutée à l'importation
pour les biens d'investissement importés éligibles au droit à déduction prévu à l' article
18 de la loi sur la TVA
TVA Photocopie de la demande d'achat en exonération à l'intérieur pour les biens
d'investissement éligibles au droit à déduction es au droit à déduction prévu à l'article 18
de la loi sur la TVA
TVA Photocopie de la demande d'option pour le régime des débits
TVA Copie des états de déductions TVA
TVA Copie de ou des liste(s) des clients débiteurs
TVA Photocopie de la demande de remboursement
Copie de la ou des réponse(s) écrite(s) ou compte rendu en cas de réponse verbale aux
lettres de rappel
Copie de la ou des réponse(s) écrite(s) aux notifications de redressements
Copie de la ou des lettre(s) d’accord
Copie des réclamations introduite auprès du service du contentieux
Copie du recours introduits auprès des tribunaux (administratif et cours suprême)
Décisions des tribunaux
Décisions des tribunaux

CORRESPONDANCES EN PROVENANCE DU SERVICE DES IMPOTS


Quittances de paiement et reçus de dépôt
Attestation délivrée pour l'achat en suspension de taxe dans le cadre du régime suspensif
prévu à l'article 9
Attestation de chiffre d’affaires
Patente Avis d’impositions
TU-TE Avis d’impositions
TVA Avis d’impositions (régularisations opérées par le service des impôts)

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Audit Fiscal 76

IS-IGR- Rôles (régularisations opérées par le service des impôts)


IS 1ère lettre de rappel 8330
IS 2ème lettre de rappel (IS) 8331
TVA 1ère lettre de rappel (TVA)735
TVA 2ème lettre de rappel (TVA) 736
TVA 1ère lettre de rappel (IGR) 9425
TVA 2ème lettre de rappel (IGR) 9426
Avis de vérification
Lettre de clôture de la vérification
Lettre d’absence de redressements
IS 1ère notification de redressements (IS)
IS 2ème notification de redressements (IS)
TVA 1ère notification de redressements (TVA)
TVA 2ème notification de redressements (TVA)
IGR 1ère notification de redressements (IGR)
IGR 2ème notification de redressements (IGR)
IS-TVA-IGR Notification polyvalente (1ère et 2ème )
Convocation de la commission locale de taxation
Notification de la décision de la commission locale de taxation
Convocation de la commission nationale du recours fiscal
Notification de la de la décision de la commission nationale du recours fiscal
Réponse du service du contentieux , décharge ou dégrèvements obtenus

DOCUMENTS COMPTABLES TENUS PAR LA SOCIETE


Journal général coté et paraphé
Livre des inventaires coté et paraphé
Livre de paie
Grand livre
Journaux auxiliaires
Pièces justificatives de dépenses et de charges (factures, tickets de caisse, contrats…)
Manuel des procédures
Pièces justificatives de recettes ou de créances (factures, tickets de caisse, contrats…)
Relevés bancaires
Etats de rapprochements
Echéanciers
Autres documents prévus par d’autres lois et règlements
Manuel des procédures
Comptabilité matière

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Audit Fiscal 77

CAPITAUX PROPRES ET ASSIMILES

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Audit Fiscal 78

Capital social 1- Capital appelé non versé.


ou personnel * Le capital souscrit, appelé et non versé doit être productif d'intérêts dans les conditions prévues
par les statuts de l'entreprise.
* Les intérêts servis aux actionnaires au titre des avances faites par eux à la société ne doivent
être admis en déduction que si le capital est entièrement libéré, et que le montant des sommes
productives d'intérêts ne dépassent pas le capital.

Les intérêts servis aux actionnaires et associés sont en totalité passibles de la retenue à la source
sur les produits de participation et de placements à revenu fixe même lorsqu'ils sont fiscalement
reconnus excessifs et ont subi une limitation.

2- Répartition et transfert de propriétés des titres:


L’auditeur consulte l'état de répartition du capital pour constater s'il y a modification ou non dans
la structure de répartition du capital .
Le rachat par la société de ses propres actions doit se traduire par une diminution des réserves ou
du report à nouveau et par une diminution du nombre des actionnaires autres que la société.
Le rachat et l'amortissement du capital doivent donner lieu à l'application de la retenue à la
source sur les produits de participation et de placements à revenu fixe.

3- Variation du capital.

Toute modification apportée au montant du capital


doit être matérialisée par des actes qui sont passibles
des droits d'enregistrement et de timbre.

En cas de diminution du capital, l’auditeur s'assure qu'il y a pas eu d'augmentation du capital dans
les quatre exercices précédents par l'incorporation des réserves (réserves provenant des provisions
pour investissement et pour reconstitution de gisements).

En cas d'incorporation, partielle ou totale, de l'écart de réévaluation au capital social, le montant


de ladite incorporation doit être mentionné de façon distincte dans l'état des informations
complémentaires. Cette mention est modifiée au fur et à mesure de la cession ou du retrait d'actif
des biens réévalués.

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Audit Fiscal 79

L’existence d’une primes d’émission, de fusion, et d’apport se traduit par une


Primes
augmentation du capital et de l'actif immobilisé.
d’émission, de La diminution traduit soit une incorporation au capital et aux réserves, soit une
distribution. Dans ce dernier cas, l’auditeur s'assure que la retenue à la source sur les
fusion, et produits de participation et de placements à revenu fixe a été prélevée, versée et
d’apport. déclarée.

Ecarts de Il s’assure que :


réévaluation toute réévaluation libre s’est effectuée dans le
respect des dispositions légales (application des
coefficients réglementaires et absence d’incidence
fiscale sur la situation de l’entreprise .
en cas d'incorporation, partielle ou totale, de l'écart
de réévaluation au capital social, le montant de
l’incorporation a été mentionné de façon distincte
dans l'état des informations complémentaires et
que cette mention a été modifiée au fur et à mesure
de la cession ou du retrait d'actif des biens
réévalués.

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Audit Fiscal 80

L’auditeur s’assure que :


Réserve légale
il est fait sur le bénéfice net de l’exercice, diminué le cas échéant, des pertes
antérieures, un prélèvement de 5 % affecté à la formation d’un fonds de réserve
légale et ce, conformément aux dispositions de l’article 329 de la loi relative aux
sociétés anonymes.
Ce prélèvement cesse d’être obligatoire lorsque le montant de cette réserve excède
le dixième du capital social. Pour les sociétés autres que les sociétés anonymes
cette limite est de 20 % (Art 1038 du dahir formant code des obligations et
contrats).
elle n’a pas été utilisée à la distribution d’un dividende aux actionnaires ou à
l’amortissement ou au rachat du capital.

Un prélèvement en faveur des actionnaires n’est


effectué possible lorsque le fond constitué dépasse le
minimum légal, soit par suite d’une affectation
supplémentaire, soit en raison d’une réduction de
capital

Autres réserves L’auditeur se réfère soit au statut et les décisions de


l’assemblée générale pour s’informer sur les
conditions de constitution de réserves facultatives, soit
aux engagements fiscaux de l’entreprise pour s’assurer
de la conformité de la constitution des réserves
réglementées.

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Audit Fiscal 81

a-Report à nouveau bénéficiaire:


Report à
L’auditeur constate si :
nouveau l'augmentation des report à nouveau correspond à l'incorporation du résultat de
l'exercice précédent non distribué.
les diminutions enregistrées par les reports à nouveau traduisent soit par
l'imputation des pertes de l'exercice antérieur, soit par une augmentation des
réserves ou du capital, soit par une distribution des bénéfices ou par le rachat ou
l'amortissement du capital.

Il vérifie si :
la retenue de l’impôt à la source sur les produits des actions ou parts sociales et
revenus assimilés au taux de 10% a été appliquée en cas de distribution des
bénéfices, le rachat ou l'amortissement du capital.
la société n’a pas opéré de retenue à la source sur les produits des actions ou parts
sociales et revenus assimilés lorsque le bénéficiaire est
l’Etat, les Collectivités locales ainsi que les produits des actions
« appartenant à la banque européenne d’investissement (B.E.I) suite aux
« financements accordés par celle-ci au bénéfice d’investisseurs marocains
et «européens dans le cadre de programmes approuvés par le
gouvernement ;
Les sociétés assujetties à l’IS lorsque ces sociétés lui fournissent ou à
l’établissement bancaire, délégué par elle, une attestation de propriété des
titres.

b- Report à nouveau déficitaire:


L’auditeur constate si :
les pertes comptables reportées ont:
accentuées par le report de la perte de l'exercice précédent.
diminuées par l'imputation du bénéfice de l'exercice précédent.
en cas de prise en charge de la perte par les associés, le don fait par les associés
constitue un profit pour la société et devient imposable.
les réserves provenant des provisions pour investissements et pour reconstitution
des gisements ont été imputées quand ces provisions ont été reconnues par
l'administration comme ayant été employées conformément à leur objet.

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Audit Fiscal 82

Résultats nets Lorsque l’auditeur constate une diminution de ce compte,


en instance il doit s’assurer que :
l’assemblée générale a décidé la distribution d’un
d’affectation.
dividende après avoir approuvé les comptes de
l’exercice et constaté l’existence d’un bénéfice
distribuable ou de réserves.
En cas de distribution affectant les réserves
facultatives, la décision a indiqué les postes sur
lesquels les prélèvements ont été effectués. (articles
331 et 333 de la loi sur les sociétés anonymes).

Résultat net de Il doit s’assurer que le résultat de l'exercice


l’exercice. correspond au résultat net comptable inscrit dans le
C.P.C.

Subventions
La subvention d'investissement inscrite au passif
d’investissement.
suppose que l'entreprise a opté pour l'étalement de
son imposition sur une période de cinq exercices.
L'auditeur doit s'assurer que :
cette subvention enregistre une diminution du
20% par exercice
elle est imputée dans un compte de reprises de
subventions (compte de C.P.C. ).

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Audit Fiscal 83

L'auditeur s'assure que:


Provisions
le montant inscrit au passif correspond au montant porté sur la ligne 2 de
réglementées la dernière colonne du tableau des provisions.
la rubrique spéciale dans laquelle sont portées les provisions pour
investissements et les provisions pour reconstitution de gisements fait
apparaître leur montant par exercice;
les provisions ci-dessus ainsi que celle constituées pour acquisition et
constructions de logements ont été déterminées compte tenu des limites
fixées conformément aux dispositions légales

Il doit :
assurer le suivi de chaque dotation
s'assurer de la reprise partielle ou totale lorsqu'elle n'est pas utilisée en
partie ou en totalité conformément à son objet dans les délais impartis.
consulter les variations des comptes d'immobilisation pour voir si des
acquisitions ont été effectuées

Il doit s'assurer que:


la provision pour investissement n'a pas été cumulée au cours d'un même
exercice avec l'exonération du profit net de cession.
les provisions pour investissement et pour reconstitution de gisement n'ont
pas été cumulées;
les provisions pour investissements et pour reconstitution des gisements ont
été imputées à un compte spécial de réserves quand ces provisions ont été
reconnues par l'administration comme ayant été employées conformément
à leur objet.
en cas de cession ou de cessation d'activé, les remboursements de prêts sont
rapportés aux exercices de remboursement. Il s'assure que l'entreprise a
régularisé spontanément sa situation fiscale en souscrivant des déclarations
rectificatives

DETTES DE FINANCEMENT

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Audit Fiscal 84

Seules les sociétés anonymes dont le capital est supérieur à 3.000.000 DH sont
Emprunts
autorisées à émettre des obligations.
obligataires lorsque cette rubrique est servie, l'auditeur vérifie que:
les emprunts obligataires s'accompagnent de l'inscription parmi les
immobilisations en non-valeur de primes de remboursement des obligations;
les intérêts servis en rémunération sont inscrits dans les charges financières
(CPC) et sont portés dans l'état des intérêts des emprunts contractés auprès
des associés et des tiers autres que les organismes de banque et de crédit-
Ligne B : Tiers.
la retenue à la source sur les produits de participation et de placements à revenu
fixe a été prélevée, versée et déclarée.
Il est à noter que les emprunts obligataires peuvent être convertis en capital.

Il s'assure que :
Autres dettes de
les intérêts servis en rémunération de ces dettes sont portés dans
financement les charges financières ( CPC) et qu'ils figurent dans l'état des
intérêts des emprunts contractés auprès des associés et des tiers
autres que les organismes de banque et de crédit- Ligne B : Tiers.
la retenue à la source sur les intérêts servis à des non résidents a été précomptée
et versée sauf s'il s'agit d'intérêts de prêts garantis par l'État ou de prêts jugés
concessionnels par le Ministère des finances.

Dettes rattachées à des


participations.
Billets de fonds.
Avances reçues et comptes
courants bloqués.
Fournisseurs
d’immobilisations.
Dépôts et cautionnements
reçus.
Dettes de financement
diverses..

PROVISIONS DURABLES POUR RISQUES ET CHARGES

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Audit Fiscal 85

Provisions pour risques L'auditeur s'assure que le montant inscrit au passif correspond au montant de la ligne
et charges. 3 de la dernière colonne du tableau des provisions.
Il consulte le tableau: passage du résultat net comptable au résultat net fiscal pour
constater, s'il y a lieu, l'existence de réintégrations des provisions dont la déduction
n'est pas autorisée par la loi ( provision pour son propre assureur, provision pour
garanties aux tiers...).

ÉCART DE CONVERSION
L'existence de ce compte suppose que l'entreprise réalise des opérations financières
libellées en monnaies étrangères ( créances immobilisées ou dettes de financement ) avec
des entreprises non résidentes.
Comme les écarts de conversion portés à l'actif sont déductibles du résultat fiscal (
déduction extra-comptable ), les écarts de conversion portés au passif sont compris dans le
résultat fiscal ( réintégrations extra-comptables ).

DETTES DU PASSIF CIRCULANT


Fournisseurs et comptes L’auditeur vérifie :
rattachés si toutes les dettes envers les fournisseurs sont justifiées
si les dettes envers les fournisseurs étrangers sont valorisées au cours du jours
si l’écart de conversion en plus ou en moins est imputé dans les comptes
appropriés
si le paiement des factures supérieures à 10000 DH n’a pas été effectué
autrement que par chèque barré non endossable, effet de commerce, moyen
magnétique de paiement ou par virement bancaire.
si 50% du montant HT des factures payées autrement que par chèque barré non
endossable, effet de commerce, moyen magnétique de paiement ou par virement
bancaire ont été réintégrées dans le résultat fiscal .
si 50% de la TVA des factures payées autrement que par chèque barré non
endossable, effet de commerce, moyen magnétique de paiement ou par virement
bancaire ont été reversées .
si les dettes devenus sans objet (abandon de créance) n’ont pas été régularisées ( le
compte Fournisseurs et comptes rattachés à débiter par le crédit du compte produit
non courant)

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Audit Fiscal 86

Clients créditeurs , L’auditeur vérifie :


avances et acomptes si l’encaissement des avances reçues des clients sur commande a été déclaré à la
TVA, et ce quelque soit le régime d’imposition choisi (encaissements ou débit)
si des avances n’ont pas été régularisées ( le compte Clients créditeurs, avances
et acomptes à débiter par le crédit du compte client) lorsque la facture ou le
décompte des travaux réalisés ont été établis
si des avances non suivies de livraison de marchandises ou de travaux ont été
définitivement acquises à la société par suite d’abandon du client, auquel cas, le
montant de l’avance est devenu un profit non courant à constater en tant que tel
régularisées ( le compte Clients créditeurs , avances et acomptes à débiter par le
crédit du compte produit non courant)

Personnel L’auditeur vérifie :


si toutes les créances envers les personnel sont justifiées
Si elles correspondent à des rémunérations dues
Si ces rémunérations portées dans les charges de l’exercice
Si l’IGR a été correctement calculé, prélevé et versé à la caisse du percepteur
Si ces rémunérations sont comprises dans le montant des salaires déclarés dans la
9421.

Organismes sociaux L’auditeur vérifie :


si toutes les créances envers les Organismes sociaux t sont justifiées
s’il existe parmi elles certaines qui donnent lieu à des intérêts (CIMR) ou à des
majorations (cotisations CNSS)
si ces créances ont été payées dans les délais légaux
si les intérêts et majorations ont été provisionnés et portées dans les charges de
l’exercice

État L’auditeur vérifie :


si toutes les créances envers l’Etat sont justifiées
s’il existe parmi elles certaines qui donnent lieu à des intérêts (douane) ou à des
majorations (impôts)
si ces créances ont été payées dans les délais légaux
si les intérêts et majorations ont été provisionnés et portées dans les charges de
l’exercice
si les intérêts et majorations non déductibles provisionnés et portées dans les
charges de l’exercice ont été réintégrés dans le résultat fiscal

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Audit Fiscal 87

Comptes d'associés Il y a lieu de se rapporter à l'état des intérêts des empreints contractés auprès des
associés et des tiers autres que les organismes de banque ou de crédit pour voir si :
des intérêts ont été servis aux créanciers de l'entreprise;
les intérêts servis aux actionnaires ont été calculés dans les conditions prévues
par la loi;
la retenue à la source sur les produits de participation et de placements à revenu
fixe a été prélevée, versée et déclarée.

Autres créanciers L’auditeur vérifie :


si toutes les créances sont justifiées
si parmi ces créances il existe certaines qui donnent lieu à des intérêts (dettes
fiscales et parafiscales)
si ces intérêts ont été provisionnés et portées dans les charges de l’exercice

Comptes de régularisation L’auditeur vérifie :


- passif si toutes les charges à payer sont justifiées
qu’elles se rapportent à l’exploitation
que les charges non liées à l’exploitation ont été réintégrées dans le résultat
fiscal
que les charges antérieures ont été régularisées

ÉCART DE CONVERSION
Augmentation des créances L'auditeur s'assure que les écarts de conversion portés au passif sont compris dans
immobilisées le résultat fiscal ( réintégrations extra-comptables ).
Diminution des dettes
financières

TRESORERIE - PASSIF
Crédit d'escompte
L’auditeur vérifie si :
les effets à recevoir sont consignés dans un répertoire qui indique la date de leur
échéance.
les effets escomptés ont été inclus dans la déclaration à la TVA (régime des
encaissements) du mois de l’ échéance de ces effets
le compte Crédit d’escompte a été débité par le crédit du compte Effets à recevoir
les intérêts prélevés par la banque ont été imputés dans les charges et si la TVA
a été récupére le mois suivant celui du prélèvement

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Audit Fiscal 88

Crédit de trésorerie. L’auditeur vérifie si :


les intérêts prélevés par la banque ont été imputés dans les charges financières
pour leur montant HT
la TVA a été récupérée le mois suivant celui du prélèvement

Banque de régularisation

IMMOBILISATION EN NON-VALEURS.
Frais préliminaires. Il doit s'assurer que :
Charges à répartir sur les amortissements des immobilisations en non-valeurs ont été imputés sur les
plusieurs exercices. premiers exercices bénéficiaires ou calculés à taux constant sur 5 ans à compter
Primes de remboursement de l'exercice de leur constatation.
des obligations. les frais de constitution de la S.A. sont amortis sur 5 ans
Amortissements des non- cet amortissement doit s'opérer avant toute distribution des bénéfices.
valeurs. ces amortissements sont soumis à la limitation dans le temps prévue pour le
Amortissements des frais report déficitaire.
préliminaires. les frais d'augmentation du capital ont été imputés sur la prime d'émission.( loi
Amortissement des charges 17-95 relative aux sociétés anonymes.)
à répartir
Amortissements des primes
de remboursement des
obligations

IMMOBILISATION INCORPORELLES
Immobilisation en recherche Il doit s'assurer que :
et développement. le fonds commercial n’a pas été amorti.
Brevets, marques, droits et dans le cas contraire, les amortissements pratiqués ont été réintégrés dans le
valeurs similaires. tableau: passage du résultat net comptable au résultat net fiscal.
Fonds commercial. Il vérifie si les conditions de déductibilité des provisions sont réunies à savoir :
Autres immobilisations a- Conditions de fond
incorporelles. la provision doit être destinée à faire face à une dépréciation ou à une perte
Amortissements des d'un élément de l'actif;
immobilisations les pertes doivent être nettement précisées quant à leur nature;
incorporelles. les pertes doivent trouver leur origine dans l'exercice en cours.

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Audit Fiscal 89

Provisions pour b- Conditions de forme


la provision doit être effectivement constatée dans les écritures de l'exercice.
dépréciation des
la déduction extra-comptable d'une provision pour dépréciation d'un élément
immobilisations
de l'actif n'est pas admise.
incorporelles
Il doit procéder au contrôle des provisions à partir du tableau des provisions, et du
tableau : passage du résultat net comptable au résultat net fiscal .
Il doit s'assurer que :
le solde du début de l'exercice indiqué sur cet état correspond au solde fin
exercice indiqué dans le tableau des provisions de l'exercice antérieur;
les provisions portées en déduction dans le tableau :" passage du résultat net
comptable au résultat net fiscal" ont été réintégrées auparavant par l'entreprise
elle-même ou par l'administration à la suite d'un contrôle fiscal.
les provisions pour dépréciation des éléments de l'actif immobilisé, qu'ils
soient amortissables ou non et sortis de l'actif , ont été reprises et correspondent
au montant porté dans le tableau des provisions.
les diminutions ou disparitions de provisions antérieures ont été reprises et
correspondent au montant porté dans le tableau des provisions.

IMMOBILISATIONS CORPORELLES
La société peut procéder à la réévaluation libre de l’ensemble de leurs immobilisations
corporelles et financières au titre de l’exercice clos en 2000 ou 2001, sous réserve que cette
réévaluation n’ait pas d’incidence immédiate ou ultérieure sur le résultat fiscal.
La société doit produire à la fin de chaque exercice au niveau de l'état des informations
complémentaires toute indication permettant de suivre les amortissements et les
provisions pour dépréciation ainsi que les plus-values et moins-values, calculés par
rapport aux valeurs d'entrée initiales des biens en comparaison avec leurs valeurs
réévaluées.

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Audit Fiscal 90

L’auditeur :
Détermine la valeur locative imposable base de calcul de l’impôt des patentes et de la taxe urbaine par
application au prix de revient des éléments imposables des taux suivants de 3% pour les terrains et 4% pour
les bâtiments, agencements, matériel et outillage.
Calcule le montant de la patente et de la taxe urbaine
Etablit une comparaison avec les rôles émis par l’administration
constate si la valeur des immobilisations retenue pour le calcul de la patente, la taxe urbaine et la taxe d’édilité
n’a pas porté sur la valeur réévaluée
vérifie si l’entreprise bénéficie de certains avantages fiscaux (exonération)
L’auditer relève pour chaque poste:
les éléments sortis de l’actif ( valeur d’origine et amortissements correspondants)
les acquisitions de l’exercice (valeur d’origine)
Il s’assure que les éléments sortis de l’actif:
ont été conservés pendant une période de trois ans suivant la date de leur acquisition et ont été affectés à la
réalisation d' opérations soumises à la taxe sur la valeur ajoutée ou exonérées en vertu des articles 8 et 9 .
ont été conservés pendant un délai de cinq ans qui court à compter de la date de leur acquisition lorsque
l’entreprise a opté pour l’exonération de la plus-value en matière d’impôt sur les sociétés et acquis ces bien
en exécution de l’engagement de réinvestir le montant brut de cession antérieure.

Il s’assure de l’option retenue par la société : imposition des plus-value avec bénéfice des
abattements ou exonération avec souscription de l’engagement pour réinvestir le produit brut
d’exploitation.

Si la société a opté pour l’exonération, il vérifie que cette exonération n'a pas été cumulée avec la provision pour
logements, provision pour reconstitution de gisements et provisions pour investissement visée au C) du paragraphe
I de l'article 7 bis, et ce, au titre de l'exercice au cours duquel la cession des éléments corporels et incorporels visés
ci-dessus a eu lieu.

Il s’assure que les éléments acquis


*

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Audit Fiscal 91

Terrains Ne sont pas fiscalement amortissables les terrains sauf les carrières , sablières et
Les Constructions tourbières .
Installations techniques, Il vérifie :
matériel et outillage que la valeur enregistrée est celle portée sur les factures , mémoires ou
Matériels transport tout document en tenant lieu ;
Mobilier, matériel de la date de début d’amortissement correspond :
bureau et aménagements - soit à la date mise en service des biens acquis ;
divers - soit à la date de leur comptabilisation dans l'actif immobilisé lorsque cette
dernière est postérieure à l'acquisition .
Autres immobilisations - soit à la date d'achèvement des immobilisations produites par l'entreprise pour
corporelles elle-même ;
Immobilisations corporelles les amortissements sont déduits dans la limite des taux admis d’après les usages de
en cours chaque profession , industrie ou branche d’activité
Il vérifie :
amortissements que la valeur enregistrée est celle portée sur les factures , mémoires ou
tout document en tenant lieu ;
la date de début d’amortissement correspond :
- soit à la date mise en service des biens acquis ;
- soit à la date de leur comptabilisation dans l'actif immobilisé lorsque cette
dernière est postérieure à l'acquisition .
- soit à la date d'achèvement des immobilisations produites par l'entreprise pour
elle-même ;
les amortissements sont déduits dans la limite des taux admis d’après les
usages de chaque profession , industrie ou branche d’activité
les écarts de conversion ne sont pas compris dans les amortissements
les amortissements sont déduits dans la limite des taux admis
que l’amortissements des véhicules de transport de personne n’a pas été
appliquée sur un montant supérieur à 200.000 DH TTC;
patentes et de la taxe urbaine n’a pas été determinée non
réévalué

IMMOBILISATIONS FINANCIERES
Les sociétés peuvent procéder à la réévaluation libre de l’ensemble de leurs immobilisations
corporelles et financières au titre de l’exercice clos en 2000 ou 2001, sous réserve que cette
réévaluation n’ait pas d’incidence immédiate ou ultérieure sur le résultat fiscal.
Les modalités d’application des dispositions de cet article sont fixées par voie réglementaire

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Audit Fiscal 92

Prêts immobilisés Il s’assure:


Autres créances que les prêts immobilisés et autres créances financières ont générés des
financières intérêts financiers
que ces intérêts sont compris dans les produits d'exploitation pour leur
montant brut :
qu’ils sont subi la retenue à la source sur les produits de participation et de
placements à revenu fixe
que pour l’imputation sur l’IS ou la demande de restitution de la retenue à
la source sur les produits de participation et de placements à revenu fixe,
l’entreprise a joint à sa déclaration, la copie de l’avis de crédit, décompte ou
attestation établis par les organismes bancaires et de crédit, les sociétés et
entreprises ayant versé les intérêts et autres produits similaires.
que la retenue à la source sur les produits de participation et de placements à revenu
fixe prélevée a été imputé sur l’IS dû ou demandée en restitution.

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Audit Fiscal 93

Titres de participation L’auditer relève pour ce poste:


Autres titres immobilisés les éléments sortis de l’actif ( valeur d’acquisition)
les acquisitions de l’exercice (valeur d’origine)
Il s’assure que les éléments sortis de l’actif immobilisé et des titres de participation
acquis auparavant en emploi d’un engagement de réinvestir le montant brut de
cession antérieure de titres de participation:
ont été conservés pendant une période de trois ans suivant la date de leur
acquisition et ont été affectés à la réalisation d' opérations soumises à la taxe sur
la valeur ajoutée ou exonérées en vertu des articles 8 et 9 .
ont été conservés pendant un délai de cinq ans qui court à compter de la date de
leur acquisition lorsque l’entreprise a opté pour l’exonération de la plus-value en
matière d’impôt sur les sociétés et acquis ces bien en exécution de l’engagement
de réinvestir le montant brut de cession antérieure.

Il s’assure de l’option retenue par la société :


imposition des plus-value avec bénéfice des abattements : dans ce cas, il vérifie
que les taux d’abattement ont été correctement arrêtés compte tenu de la date
d’acquisition et la date de cession ;
exonération avec souscription de l’engagement pour réinvestir le produit brut
d’exploitation : dans ce cas, il vérifie que cette exonération n'a pas été cumulée
avec la provision pour logements, provision pour reconstitution de gisements et
provisions pour investissement visée au C) du paragraphe I de l'article 7 bis, et
ce, au titre de l'exercice au cours duquel la cession des éléments corporels et
incorporels visés ci-dessus a eu lieu.

L’auditeur relève les dividendes et autres produits de participation perçus, vérifie s’ils
sont compris dans les produits «d’exploitation de la société bénéficiaire des
dividendes et autres produits et s’ils ont bénéficié de l’abattement de 100%

ECARTS DE CONVERSION -ACTIF


Diminution des L’auditeur vérifie que les provisions pour perte de changes ont été réintégrées et
les écarts de conversion déduits dans le tableau : passage du résultat net comptable
créances
au résultat net fiscal.
immobilisées

Augmentation des dettes


financières

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Audit Fiscal 94

STOCKS
Marchandises L’auditeur vérifie si :

Matières et des fiches de stocks sont tenus par la société


les inventaires sont détaillés
fournitures,
les prix retenus sont ceux qui figurent sur les factures d’achat
consommables les coûts additionnels sont pris en considération (coût de fabrication)
Produits en cours produits les provisions pour dépréciation y compris pour variation du cours sont
intermédiaires et produits constatées
résiduels les avaries ou disparition de marchandises sont justifiées par des procès-
Produits finis verbaux établis par des experts
Provision pour dépréciation
des stocks

CREANCES DE L'ACTIF CIRCULANT


Fournis. débiteurs, avances Il vérifie si:
et acomptes les créances sur les clients correspondent à des opérations dûment facturées
Clients et comptes les à recevoir ne correspondent pas à des effets de complaisance ;
rattachés et provisions les encaissements des créances n’ont pas porté sur des factures dont le montant
Personnel excédent 20000 et dont le règlement n’est pas effectué autrement que par chèque
Etat barré non endossable, effet de commerce, moyen magnétique de paiement ou
Comptes d'associés par virement bancaire.
Autres débiteurs l’amende de 6% du règlement d'une transaction effectué autrement que par
chèque barré non endossable, effet de commerce, moyen magnétique de
paiement ou par virement bancaire a été spontanément acquittée ou
provisionnée.
tous les encaissements reçus ont été déclarés à la TVA ( régime des
encaissements)
la provision pour créances douteuses a porté sur le montant Hors Taxes
la provision pour créances douteuses est appuyée de dossier juridique
(correspondances et recours judiciaire)
la provision irrégulière pour créances douteuses a été réintégrée dans le résultat
Comptes de régularisation- fiscal
Actif

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Audit Fiscal 95

TITRES VALEURS DE PLACEMENT


Titres valeurs de
placement

ECARTS DE CONVERSION-ACTIF
Titres valeurs de
placement

TRESORERIE-ACTIF
Chèques et valeurs à Il vérifie si :
encaisser les chèques reçus en règlement d’une facture dont le montant est supérieur à
Banques, TG et CCP 20000 DH même barré n’est pas endossé (amende de 6%)
Caisse, Régie d'avances et les chèques reçus en règlement d’une facture dont le montant est supérieur à
accréditifs 10000 DH même barré n’ont pas été endossés au profit de fournisseurs ( limitation
de la déduction IS et TVA à 50%)
l’entreprise établit des états de rapprochement entre sa comptabilité (compte
banque, CCP , TG) et les relevés communiqués par ces derniers
les chèques présentés à l’encaissement et reçus en règlement d’une facture dont
le montant est supérieur à 20000 DH même barré ne sont pas endossés ou portent
la mention « non endossable » (risque encouru : amende de 6%)
la caisse n’a pas enregistré un solde créditeur ;
les encaissements espèces reçus en règlement ne correspondent pas à des factures
dont le montant excède 20000
si le paiement de charges ne correspondent pas à des factures dont le montant
excède 10000 DH

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Audit Fiscal 96

PRODUITS D'EXPLOITATION
Ventes de marchandises (en Il vérifie si:
l'état) les ventes sont comptabilisées HT ;
Ventes de biens et services les factures portent les mentions requises par la loi ;
produits le n° de patente du client est porté sur la facture lorsque l’entreprise effectue
Variation de stocks de des ventes par tournée
produits (1) l’amende de 10% (10% en matière de TVA et 10% en matière d’IS) a été
Immobilisations produites versée spontanément ou provisionnée lorsque le n° de patente du client n’est
par l'entreprise pour elle- porté sur la facture en cas de ventes par tournée
même des ventes à l’exportation ont été réalisées
Subventions d'exploitation l’entreprise a bénéficié de l’exonération (100% ou 50%)
Autres produits les inventaires sont détaillés
d'exploitation l’évaluation des marchandises est effectuée selon le prix de revient
Reprises d'exploitation: que les provision pour dépréciation des stocks ne sont pas déduites directement
transferts de charges de la valeur des stocks lorsque cette l’évaluation est effectuée au cours du jours
les disparitions de marchandises pour avarie, vol, incendie… sont justifiées par
des procès verbaux dressés par des experts assermentés
la TVA déduite a été reversée en cas de non justification de la disparition des
marchandises
les prélèvements sur les marchandises et l’attribution d’avantages en nature aux
salariés de l’entreprises ont subi l’IGR
les prélèvements sur les marchandises et l’attribution d’avantages en nature aux
actionnaires ont subi la retenue à la source sur les produits de participation et
de placements à revenu fixe
toutes les charges relative à l’immobilisation produite par l’entreprise sont
comprises dans ce poste et si l’opération a été déclarée à la TVA ( livraison à
soi-même)
la subvention d'exploitation reçue a été déclarée à la TVA et si elle est comprise
dans les produits bruts d’exploitation, base de calcul de la cotisation minimale

CHARGES D'EXPLOITATION
Achats revendus(2) de Locations et charges locatives : Il se réfère au
marchandises tableau des locations pour s'assurer de la nature des
Achats consommés(2) de biens loués, du montant de la location et du loyer
matières et fournitures compris dans les charges.

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Audit Fiscal 97

Autres charges externes Redevances de crédit-bail: Il se réfère au tableau des


biens en crédit-bail pour s'assurer des rubriques et du
montant des redevances imputées à l'exercice. Il
vérifier si les redevances afférentes au matériel de
transport de personnes dont la valeur dépasse
200.000 DH T.T.C. ont été limitées compte tenu des
prescriptions fiscales en vigueur.
Rémunérations du personnel extérieur à l'entreprise:
les rémunérations accordées au personnel ne faisant
pas partie du personnel salarié de l'entreprise sont
passibles de l'IGR au taux maximum. Lorsqu'ils sont
allouées au personnel non résident n'ayant pas
séjourné plus de 180 jours sur le territoire national,
elles sont passibles de la TVA et de la retenue à la
source de 10%. L'auditeur vérifie dans ces cas que
l'entreprise a prélevé , acquitté les droits et souscrit
les déclarations prévues par la loi.
Rémunérations d'intermédiaires et honoraires: Il
vérifie que l'entreprise a souscrit les déclarations
prescrites. Il y a lieu de rappeler que les honoraires
versés à des non résidents sont passibles de la TVA
et de la retenue à la source de 10%. L'auditeur vérifie
que l'entreprise a éventuellement prélevé , acquitté
les droits et souscrit les déclarations prévues par la
loi.
Redevances pour brevets, marques, droits...: Il
vérifie si dans le dossier fiscal de l'entreprise figure
des avis de versement et des déclarations de la
retenue à la source IGR ou IS. Il est rappelé que les
redevances, brevets, marques, droits... perçus par
des entreprises étrangères sont passibles de la
retenue à la source et de la TVA.

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Audit Fiscal 98

Impôts et taxes Il vérifie :


si les impôts et taxes mis à la charge de l’entreprise résultent d’une
déclaration de l’entreprise ou d’un rôle émis par l’administration
si les bases de calcul et le montant de l’impôt payé ou à payer sont
correctement établis ;
si les impôts non déductibles sont réintégrés dans le résultat fiscal
si l’entreprise a bénéficié des avantages prévus par les lois fiscales
(exonération, réduction )

Charges de personnel Rémunération du personnel


Il doit rapprocher le montant comptabilisé au montant porté sur la
déclaration annuelle des salaires. Remarque: ce rapprochement n'est
possible que si l'exercice comptable coïncide avec l'année civile.
Il vérifie que les modalités de détermination de la base imposable à l’impôt
général sur le revenu (retenue à la source).
Il vérifie si les allocations spéciales, les remboursements de frais, les jetons
de présence et toutes autres rémunérations allouées à une personne physique
"salarié" de la société pour les tâches qu'il a accomplies et les charges qu'il
a engagées en tant qu'administrateur de la société ont subi le prélèvement à
la source au titre des traitements et salaires, au taux du barème prévu par les
dispositions de l'article 94 de la loi précitée en les cumulant avec sa
rémunération.
Il vérifie si le nombre des administrateurs salariés ( société anonyme) n'a pas dépassé
le 1/3 du conseil d'administration. Dans le cas contraire, la rémunération de l'un des
administrateurs est considérée comme une distribution de bénéfices et elle doit être
réintégrée dans la base imposable à l'IS et subir la retenue à la source sur les produits
de participation et de placements à revenu fixe .
Autres charges Il vérifie dans la déclaration des salaires si les jetons de présence alloués aux
d'exploitation membres du conseil d'administration salariés de la société ont été compris dans leur
rémunération ou ont été imposés au taux maximum lorsqu'ils ne sont pas salariés.

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Audit Fiscal 99

Dotations d'exploitation L' auditeur doit relever dans l'état des dotations "matériel de transport " les éléments
dont la valeur est supérieure à 200.000 DH. Auquel cas, il vérifie si des réintégrations
éventuelles du surplus de dotations relatives au matériel de transport de personnes
ont été effectuées. Dans le cas contraire, la question reste posée sur la nature du
matériel de transport immobilisé (véhicules utilitaires ou de transport de personnes)
Il doit s'assurer que:
* les amortissements des immobilisations en non-valeurs ont été imputés sur les
premiers exercices bénéficiaires ou calculés à taux constant sur 5 ans à compter de
l'exercice de leur constatation.
Lorsque les frais de constitution de la S.A. sont amortis sur 5 ans, cet amortissement
doit s'opérer avant toute distribution des bénéfices. Les frais d'augmentation du
capital peuvent être imputés sur la prime d'émission.( loi 17-95 relative aux sociétés
anonymes.)
Il est à rappeler que ces amortissements sont soumis à la limitation
dans le temps prévue pour le report déficitaire.

* le fonds commercial et les terrains compris dans la valeur des constructions n'ont
pas été amortis. Dans le cas contraire, s'assurer que les amortissements pratiqués ont
été réintégrés dans le tableau: passage du résultat net comptable au résultat net fiscal.

* les amortissements passés dans les dotations courantes et non courantes ne sont pas
excessifs par rapport à l'annuité de l'exercice fiscalement admise. A cet effet, il
vérifie que:
- la base amortissable correspond au prix de revient diminué le cas échéant du
montant de la TVA;
- pour les biens acquis suite à l'engagement pour le réinvestissement du produit brut
de cession, l'écart résultant de la différence entre les dotations comptabilisées et
celles calculées sur la valeur résiduelle ont été réintégrées sur le tableau: passage du
résultat net comptable au résultat net fiscal.
- les taux d'amortissement pratiqués sont ceux admis.
- les explications utiles concernant la justification des taux majorés, par exemple,
matériel à usure rapide, amortissements accélérés ont été mentionnés dans la colonne
9 de l’état des dotations aux amortissements relatifs aux immobilisations;
- les amortissements dégressifs résultent de l'application du coefficient approprié au
taux d'amortissement correspondant au bien à amortir.
- la règle du prorata temporis a été respectée.
* l'entreprise encouragée bénéficiaire des avantages des codes n'a pas pratiqué en
même temps des amortissements accélérés.
* Les dotations supplémentaires aux amortissements ont été réintégrées en cas de
réévaluation libre.

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Audit Fiscal 100

Il doit en outre rechercher d'autres aspects fiscaux des amortissements passés dans
les charges.
Il doit s'assurer notamment de l'affectation des biens amortis et constater que leur
utilisation n'a pas été faite à des fins autres que professionnelles. L’amortissement
peut en effet porter sur un élément de l’actif immobilisé mis à la disposition:
- soit de l’exploitant individuel ou d’un salarié de l’entreprise (administrateur
salarié ou employé);
- soit des associés ou actionnaires non salariés;
- soit de tierces personnes.

PRODUITS FINANCIERS
Produits des titres de participation et Les dividendes et autres produits de participation sont compris dans les produits
autres titres immobilisés d'exploitation de l'entreprise lorsqu'ils proviennent de sociétés soumises à l'IS .
Gains de change Ils bénéficient d'un abattement de 100% constaté dans le tableau « passage du résultat
Intérêts et autres produits financiers net comptable au résultat net fiscal ».
Reprises financières : transfert de IL vérifie que:
charges - le montant des intérêts perçus compris dans les produits d'exploitation correspond au
montant brut hors taxe.
- la taxe retenue à la source sur les produits de placements à revenu fixe au taux de
20% ? imputable sur l'impôt dû avec droit à restitution, a été appliquée.
- le montant de l'impôt étranger retenu à la source au titre des intérêts perçus par
l'entreprise et imputé sur l'impôt dû (IS) est justifié;
- l'imputation est opérée dans la limite de l'impôt marocain;

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Audit Fiscal 101

CHARGES FINANCIERES
Charges d'intérêts Il vérifie si :
Pertes de change
- les intérêts servis au titres des bons de caisse
Autres charges financières
Dotations financières ou de trésorerie ont été engagés pour les
besoins de l’exploitation, qu’ils sont payés par
l’intermédiaire d’un organisme bancaire et
qu’ils sont consignés dans un état détaillé joint
à la déclaration; à défaut, ces intérêts sont
réintégrés dans le tableau « passage du résultat
net comptable au résultat net fiscal ».
- les intérêts servis aux associés: Ces intérêts sont déductibles dans les conditions
prévues par la loi ( IS et IGR ).
- les intérêts servis au tiers : ces intérêts doivent faire l'objet de la retenue à la source
sur les intérêts servis à des non résidents a été précomptée et versée sauf s'il s'agit
d'intérêts de prêts garantis par l'État ou de prêts jugés concessionnels par le Ministère
des finances. Le défaut de versement de l’impôt et de déclaration fait encourir à la
société les sanctions suivantes :
Majoration de 10% du montant de l’impôt ou fraction de l’impôt non versé ou
versé hors délai;
Majoration de 15% du montant de l’impôt dû en cas de défaut de déclaration ou
déclaration hors délai
Amende de 6% pour le 1er mois de retard et 1% pour chaque

- les intérêts servis à des sociétés ou personnes physiques non résidentes doivent
donner lieu au précompte et versement de la TVA et de la retenue à la source.

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Audit Fiscal 102

PRODUITS NON COURANTS

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Audit Fiscal 103

Produits des cessions a) soit d'abattements appliqués sur la plus-value nette globale résultant des retraits ou
d'immobilisations sur le profit net global des cessions, obtenu après imputation des moins-values
résultant da retraits ou des pertes résultant des cessions.
Le taux de l'abattement est égal à:
- 25% si le délai écoulé entre l'année d'acquisition de chaque élément retiré de l'actif
ou cédé et celle de son retrait ou de sa cession est supérieur à deux ans et inférieur ou
égal à quatre ans;
- 50% si ce délai est supérieur à quatre ans et inférieur ou égal à huit ans ;
- 70% si le délai précité est supérieur à huit ans.

b) soit de l'exonération totale si la société intéressée s'engage par écrit à :


- réinvestir le produit global des cessions effectuées au cours d'un même exercice,
dans le délai maximum de trois années suivant la date de clôture dudit exercice, en
biens d'équipement ou en immeubles réservés à la propre exploitation professionnelle
de la société.
Toutefois, lorsqu'il s'agit de terrains non bâtis acquis dans le cadre du
réinvestissement précité, l'exonération prévue ci-dessus est subordonnée à
l'affectation desdits terrains à la propre exploitation professionnelle de la société ou à
l'édification de constructions destinées au même usage ;
- et conserver lesdits biens et immeubles dans son actif pendant un délai de cinq ans
qui court à compter de la date de leur acquisition.
En cas d'absence ou d'insuffisance de réinvestissement dans le délai prévu ci-dessus,
ou si les biens et immeubles acquis ne sont pas conservés dans son actif pendant cinq
ans, le profit net global de cession est imposé au prorata des montants non réinvestis
ou du prix d'acquisition des biens et immeubles non conservés, sous réserve des
abattements prévus au a) ci-dessus . Cette réintégration est rapportée à l'exercice au
cours duquel la cession a eu lieu, sans préjudice de l'application des amendes et
majorations prévues aux articles 44 et 45
Lorsque l'exercice auquel doit être rapportée cette réintégration est prescrit, la
régularisation est effectuée sur le premier exercice comptable de la période non
prescrite.
Toutefois, l'exonération précitée n'est pas cumulable avec la provision visée au C) du
paragraphe I de l'article 7 bis, et ce, au titre de l'exercice au cours duquel la cession
des éléments corporels et incorporels visés ci-dessus a eu lieu.
Le montant des profits réalisés et exonérés qui excède celui des abattements visés au
a) ci-dessus, est transféré à un compte de réserve obligatoirement affecté à
l'amortissement exceptionnel des investissements réalisés et ce, au titre de l'exercice
de la réalisation desdits investissements. Les amortissements annuels normaux sont
calculés sur la valeur résiduelle de ces investissements.

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Audit Fiscal 104

Subventions d'équilibre
Reprises sur subventions d'investisse
ment
Autres produits non courants
Reprises non courantes; transferts de
charges

CHARGES NON COURANTES


Valeurs nettes d'amortissements des Il vérifie si :
immobilisations cédées
la valeur nette d’amortissement est correctement calculée
les amortissements des immobilisations réévalués ont été régularisés au niveau du
Autres produits non courantes tableau « passage du résultat net comptable au résultat net fiscal »
parmi les produits non courants ne figurent pas des produits imposables à la
cotisation minimale
Dotations non courantes aux les subventions accordées ont été réintégrées
amortissements et aux provisions les dotations non courantes ont été réintégrées

PASSAGE DU RESULTAT NET COMPTABLE AU RESULTAT NET FISCAL


I. RESULTAT NET COMPTABLE
Bénéfice net L’auditeur vérifie qu’il s’agit bien d’un bénéfice ou d’une perte
Perte nette
II. REINTEGRATIONS FISCALES
Courantes L’auditeur vérifie si toutes les réintégrations relevées ont été opérées spontanément par
la société
Non courantes
II. DEDUCTIONS FISCALES
Courantes L’auditeur vérifie si toutes les déductions relevées ont été opérées spontanément par la
société
Non courantes
IV. RESULTAT BRUT FISCAL
Bénéfice brut si T1> T2 (A) L’auditeur vérifie qu’il s’agit bien d’un bénéfice ou d’un déficit
Déficit brut fiscal si T2> T1 (B)
V. REPORTS DEFICITAIRES IMPUTES
Exercice n-4 L’auditeur vérifie si les déficits reportés :
Exercice n-3 correspondent à des déficits fiscaux des exercices indiqués
Exercice n-2 n’ont pas été réduits ou annulés à la suite d’une procédure de rectification des
Exercice n-1 impositions
VI. RESULTAT NET FISCAL
Bénéfice net fiscal (A-C) L’auditeur vérifie qu’il s’agit bien d’un bénéfice ou d’un déficit

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Audit Fiscal 105

ou déficit net fiscal (B)

VII- Cumul des


amortissements fiscalement
différés
Exercice n-1, Exercice n-2, Exercice n- Vérifie si :
3, Exercice n-4, ……. les amortissements ne comprennent pas à des des immobilisations en non valeur
n’ont pas été réduits ou annulés à la suite d’une procédure de rectification des
impositions

VIII- Cumul des déficits fiscaux restant à reporter


Exercice n-1 Déficit fiscal reportable dans la limite de 4
Exercice n-2 exercices.
Exercice n-3
Exercice n-4

CHIFFRAGE DES ANOMALIES RELEVEES

Sanctions pour défaut de déclaration


Défaut de souscription de la déclaration d'existence 8301 1 000 DH
Défaut d’information de l’administration fiscale du transfert du siège social ou du Application d’une amende
principal établissement au Maroc de 500 DH.

Défaut de souscription de la déclaration du résultat fiscal 8303 Taxation d’office sur les
bases évaluées (2ème lettre
de rappel)
Dépôt tardif de la déclaration du résultat fiscal 8303 Majoration de 15% du
montant l’IS ou de la CM
avec un minimum de
perception de 500 DH
Déclaration incomplète Majoration de 15% du
montant l’IS ou de la CM
avec un minimum de
perception de 500 DH

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Audit Fiscal 106

Défaut de souscription de la déclaration de dispense de versement IS Rappel de l’impôt exigible


avec une majoration de
10% et 8% d’intérêts de
retard
Défaut de production de l’avis de crédit, décompte ou attestation établis par les Rappel de l’impôt exigible
organismes bancaires et de crédit, les sociétés et entreprises qui versent les intérêts et correspondant à
autres produits similaires. l’imputation non justifiée
de la retenue à la source
avec une majoration de
10% et 8% d’intérêts de
retard
Défaut de production de la lettre d’engagement pour réinvestissement du produit brut Remise en cause de
d’exploitation l’exonération de la plus-
value taxable et
réintégration dans la base
imposable de l’exercice en
question ou du 1er exercice
non prescrit
Défaut de production de l’état d'informations accompagnant la déclaration du résultat Application d’une
fiscal majoration de 15% de
l’impôt sur les sociétés
avec un minimum de 500
dh
Défaut de production par la société à prépondérance immobilière de la liste des détenteurs Application d’une amende
de leurs actions, parts de fondateurs, parts bénéficiaires ou parts sociales de 10.000 dirhams.

Production par la société à prépondérance immobilière de la liste comportant des Application d’une
omissions ou des inexactitudes des détenteurs de leurs actions, parts de fondateurs, parts
amende de 200
bénéficiaires ou parts sociales
dirhams par
omission ou
inexactitude, sans
que cette amende
puisse excéder 5.000
dirhams.

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Audit Fiscal 107

Défaut de souscription de la déclaration des rémunérations allouées à des tiers (IS) Réintégration dans le
résultat fiscal de 25% du
montant des rémunérations
non déclarées ou 100 DH
par omission dans la limite
de 1000 DH
Défaut de souscription de la déclaration des rémunérations allouées à des tiers (IGR) Réintégration dans le
résultat fiscal de 25% du
montant des rémunérations
non déclarées ou 100 DH
par omission dans la limite
de 1000 DH
Défaut de production de la liste des sociétés bénéficiaire des intérêts de bon de caisse (IS) Rejet total des charges
d’intérêts comptabilisées
Défaut de production de la liste des personnes physiques bénéficiaires des intérêts de bon Rejet total des charges
ou billets de caisse ou de trésorerie (IGR) d’intérêts comptabilisées
Défaut de souscription de la déclaration des produits des actions ou parts sociales et majoration de 15% de
revenus assimilés et bénéfices des établissements des sociétés étrangères et des produits l’impôt non déclaré
de placements à revenu fixe soumis à la retenue à la source (IS)
Défaut de souscription de la déclaration des produits des actions ou parts sociales et majoration de 15% de
revenus assimilés et des produits de placements à revenu fixe soumis à la retenue à la l’impôt non déclaré
source (IGR)
Défaut de production des attestations de propriété de titre Rappel des insuffisances
(30%-20%) et des
majorations y afférentes
Défaut de souscription ou souscription hors délai de la déclaration des rémunérations à Application d’une
des sociétés non résidentes ou production d’une déclaration insuffisante ou incomplète
amende de 1 000
DH.

Défaut de souscription de la déclaration des rémunérations perçues par les personnes Application d’une amende
physiques non résidentes ou souscription d’une déclaration insuffisante ou incomplète . de 500 dirhams
Défaut de souscription par les cliniques et établissements assimilés de la déclaration des Application d’une
honoraires et rémunérations perçus par les médecins non patentables (IS) majoration de 15 % du
montant de l'impôt dû

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Audit Fiscal 108

Défaut de déclaration des Déclaration des traitements et salaires Application d’une amende
- état annexe des rémunérations et indemnités occasionnelles versées fiscale 25 dirhams par
omission ou inexactitude
relevée dans les
renseignements, autres que
ceux concernant les bases
d'imposition
majorée de 50% si le retard
excède un mois sans
dépasser deux mois, et
doublée s'il est supérieur à
deux mois.
Déclaration des traitements et salaires / état annexe des rémunérations et indemnités Application d’une amende
occasionnelles comportant omission ou inexactitude fiscale 25 dirhams par
omission ou inexactitude
relevée dans les
renseignements, autres que
ceux concernant les bases
d'imposition
Défaut de production de la liste des bénéficiaires des intérêts de bons ou billets de caisse Rejet par l’administration
ou de trésorerie en cas de contrôle fiscal de
la charge comptabilisé
Défaut de dépôt de la déclaration mensuelle de TVA Taxation d’office sur les
bases évaluées (2ème lettre
de rappel)
Défaut de dépôt de la déclaration trimestrielle de TVA Taxation d’office sur les
bases évaluées (2ème lettre
de rappel)
Défaut de la demande d'option pour le régime des débits La société peut être
régularisée suivant le
régime de l’encaissement
Défaut de production des états de déductions TVA
Défaut de production de ou des liste(s) des clients débiteurs La société peut être
régularisée

Sanctions pour défaut de versement de l’impôt


Défaut de versement des acomptes IS 8401
Défaut de versement reliquat IS 8403

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Audit Fiscal 109

Défaut de versement de la retenue à la source des produits des actions ou parts sociales Rappel de l’impôt avec
et revenus assimilés ( IS et/ou IGR) application de la
majoration de 10% et 6%
pour le 1er mois et 1% par
mois ou fraction de mois de
retard
Défaut de versement de la retenue à la source des produits de placements à revenu fixe Rappel de l’impôt avec
soumis à la retenue à la source (IS et/ou IGR) application de la
majoration de 10% et 6%
pour le 1er mois et 1% par
mois ou fraction de mois de
retard
Défaut de versement de la retenue à la source (IGR/retenues sur salaires)
Défaut de versement de la retenue à la source (10%) sur les rémunérations versées à des Rappel de l’impôt avec
entreprises étrangères (IS) application de la
majoration de 10% et 8%
d’intérêt de retard
Défaut de versement de la retenue à la source (10%) sur les rémunérations versées à des
entreprises étrangères (IGR)
Défaut de Versement et déclaration tardifs (retard n’excédant pas un mois) de la taxe sur Application d'une
la valeur ajoutée due majoration de 10% du
montant des droits dus.

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Audit Fiscal 110

Tout défaut de déclaration du chiffre d' affaires, tout retard qui excède un mois dans le Application :
dépôt de ces déclarations ou dans le paiement de la taxe exigible, toute omission 1) d'une amende :
insuffisance ou minoration dans les déclarations de recettes ou d' opérations taxables, égale au minimum
toute déduction abusive, toute manœuvre tendant à obtenir indûment le bénéfice d' à 25%
exonérations ou de remboursements. en cas de
mauvaise foi constatée,
100 % du montant de la
taxe fraudée, éludée ou
compromise ou dont
l'exonération, la
déduction ou le
remboursement a été
provoqué ou obtenu
indûment.
2) majoration de retard de
8%
3) Réduction du crédit de
15%
3) 500 DH si la déclaration
ne comporte ni crédit ni
taxe à payer

Défaut de la mention de l’article d’imposition à l’impôt de patente sur les factures de Amende de 10% du
vente délivrées aux clients en cas de vente par tournée montant de l’opération (IS)
et 10% du montant de la
même opération (TVA)
Défaut de mention des références de règlement sur les factures d’achat Rejet de la déduction TVA

Défaut de documents comptables Taxation d’office en cas de


contrôle fiscal sur des bases
évaluées par
l’administration
Défaut de livre d'inventaire et des inventaires détaillés Rejet en cas de contrôle
fiscal, de la comptabilité et
reconstitution du chiffre
d’affaires
Défaut de présentation du manuel des procédures Rejet, en cas de contrôle
fiscal, de la comptabilité et
reconstitution du chiffre
d’affaires

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Audit Fiscal 111

Non conformité des annexes à la déclaration fiscale avec les états prévus par la loi Rejet, en cas de contrôle
comptable fiscal, de la comptabilité et
reconstitution du chiffre
d’affaires
Défaut de réponse écrite aux 1ères et aux 2èmes lettres de rappels dans les délais Taxation d’office sur des
bases fixées par
l’administration dans la
2ème lettre de mise en
demeure
Défaut de réponse écrite aux 1ères notifications de redressements Imposition des nouvelles
bases notifiées par
l’administration
Défaut de réponse écrite aux 2èmes notifications de redressements ou défaut de pourvoi Imposition des nouvelles
exprès devant la Commission Nationale de Recours Fiscal bases notifiées par
l’administration
Défaut de répondre aux convocation et d’assister de la commission locale de taxation
Défaut de pourvoi ou pourvoi hors délai devant la commission nationale du recours fiscal Imposition des nouvelles
suite à la notification de la décision de la commission locale de taxation bases fixées par la
commission
Défaut de répondre aux convocation et d’assister de la commission nationale du recours
fiscal
Notification de recours judiciaire suite à la notification de la de la décision de la
commission nationale du recours fiscal
Défaut de réclamation auprès du service du contentieux Rejet de toute réclamation
et recours ultérieur
Défaut de recours introduits auprès des tribunaux (administratif et cours suprême)

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