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Chapitre 4 :

LES TRAITEMENTS THERMIQUES DES


ACIERS

2020/12/8 1 1
TRAITEMENTS THERMIQUES DES ACIERS
1- Introduction

Les opérations de traitements thermiques sont destinées à modifier les caractéristiques des
matériaux métalliques.

Elles consistent à faire subir au matériau un cycle thermique comportant:


• chauffage
• maintien à une température
• un refroidissement à une vitesse déterminée

Elles agissent principalement sur :


• la dureté
• la résistance à la rupture
• la résilience ou la ductilité

Elle ont aussi un effet sur:


• la résistance à la corrosion
• les propriétés magnétiques
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2- Classification
Les types de traitement thermique sont:
2-1-Traitement dans la masse:
Modifier en profondeur les propriétés du matériau dans toute la section ou toute la masse du produit traité (-
trempe – revenu- recuit).

2-2-Traitements superficiels ou traitements thermiques de surface:


Modifier superficiellement les propriétés du matériau «profondeur limitée» (-cémentation
- galvanisation - …).
 Les traitements thermiques constituent une étape essentielle de la conception d'une
pièce.
 Ils répondent à l'ensemble des propriétés exigées par les conditions d'utilisation.
 Concerne tout les domaines industriels: automobile, aéronautique, métallurgique… 8
3- Composition et structure des aciers
3-1- Rappel:
On distingue plusieurs types d’aciers selon le pourcentage
massique de carbone qu’ils contiennent :
les aciers hypoeutectoïdes (de 0,01 à 0,77 % de carbone) qui sont
les plus malléables.

l’acier eutectoïde (0,77 % de carbone) appelé perlite .

les aciers hypereutectoïdes (de 0,77 à 2,11 % de carbone) qui sont


les plus durs.

La structure du fer + carbone évolue d’une façon plus complexe en


fonction de la température et de la teneur en carbone.
La structure du fer pur dépend de la température:

D’une manière simplifiée, pour une teneur en carbone compris entre


0,022 % et 2,1 %:

• jusqu’à 727 °C on trouve de la ferrite (fer α) a une structure cristalline


cubique centrée et de cémentite ;
• à partir de 727 °C le fer α se transforme en austénite (fer γ)
(changement de phase appelé austénitisation);
La température de fin de transformation dépend de la teneur en
carbone.
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3-2- Austénitisation:
 L’austénitisation a pour objet de mettre en solution le carbone et, éventuellement, les
éléments d’alliage précipités sous forme de carbures. Pour ce faire, il est nécessaire de se
placer dans les conditions où le carbone est soluble dans le fer c’est-à-dire de provoquer, par
chauffage, la transformation du fer a en fer g

Fer α Austénitisation Fer g

Structure cristalline cubique centrée Structure cristalline cubique à faces centrées


 L’austénitisation comporte deux étapes:
- Un chauffage jusqu’à la température dite température d’austénitisation ;
- Un maintien à cette température

 La T d’austénitisation est supérieure d’environ 50°C à T limite d’austénisation homogène

 Chauffage lent en particulier pour les grosses pièces



Limiter le gradient thermique entre la peau et le cœur

Limiter les contraintes
Diagramme fer-carbone

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4- But des traitement thermiques :
Les traitements thermiques sont constitués par un certain nombre d'opérations combinées de chauffage et de
refroidissement ayant pour but :

De modifier les caractéristiques des matériaux pour leurs conférer les propriétés nécessaires pour leurs
transformation, leurs mises en œuvre ou leurs utilisation:
- Augmentation de la résistance à la rupture Rr, la limité élastique Re et A %.
- Augmentation de la dureté, permettant à des pièces de mieux résister à l'usure ou aux chocs.

De régénérer un métal qui présente un grain grossier (affiner les grains, homogénéiser la structure) cas des
matériaux ayant subit le forgeage.

 De supprimer les tensions internes des matériaux ayant subit une déformation plastique à froid
(emboutissage, fluotournage).

Remarque:
- Les traitements thermiques sont appliqués surtout aux aciers alliés et non allies.

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5- La trempe:
L’objectif de la trempe est d’augmenter la dureté du matériau
5-1- Technique:
Effectuer une trempe sur une pièce, c'est faire subir à celle-ci une variation de la température en fonction du temps.
Le procédé de trempe se compose de:

-Chauffage à des températures supérieures aux températures de transformation.


- Maintient à une température définie.
- Refroidissement avec une vitesse donnée:
- dans un four éteint : refroidissement très lent (100°C/h)
- à l’air : refroidissement lent (100°C/mn)
- à l’eau : refroidissement rapide (100°C/s)
- à l’azote liquide : refroidissement très rapide (15000°C/s)

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5-2- Paramètres importants:

- Vitesse de chauffage (Vc).


Vchauffage~ 700°C/h (dépend de l'acier à traiter). Cette vitesse est valable
pour des pieces de faibles dimensions « diamètre ou dimension équivalent 20 mm »
- Température de chauffage et de maintien (T).
Température d’austénisation = AC 3 + 50°C : Acier hypoeutectoide
Température d’austénisation = AC 1 + 50°C : Acier hypereutectoide
- Le temps de maintien (t) (durée: 1min/mm d ’épaisseur de pièce).
- La vitesse de refroidissement (Vr).
- La composition de l’acier (teneur en carbone, en élément d’alliage).

H Re Rr

A% KIC Kcu

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6- Le revenu:
l’objectif du revenu est d’atténuer en partie les effets indésirable de la trempe.
6-1- Technique:
Le Revenu est effectué systématiquement après une trempe.
La méthode consiste à:
- Chauffer la pièce à une température inférieure à celle de la trempe (température déterminée en fonction du type de
matériau entre 200°C et 600°C).
- Maintient à une température (pendant une heure mini) pour éliminer les tensions internes entre le cœur et la
périphérie de la pièce , dues au refroidissement brutal lors de la trempe.
- Refroidir cette pièce plus ou moins lentement, pour éviter la formation de nouvelles contraintes ou tensions
internes.

6-2- Nécessité :
• Le revenu permet d’améliorer la ténacité et diminue les tensions internes (perdre graduellement la dureté et la
fragilité acquises par trempe).
H
Re
A1 Rr

Martensite Bainite
Exemple de lame en acier ayant subit une trempe A%
mais sans revenu, elle représente des fissures. KIC
Kcu 15
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7- Le recuit:
Le recuit :

consiste à réchauffer
un acier jusqu’ à sa T°
de transformation la
plus élevée et le laisser
refroidir lentement.

 Nécessité : permettre à
l’ acier de reprendre
son état stable d’avant
un traitement
thermique ou
mécanique.

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Le recuit a pour but:
• Diminuer la dureté d’un acier trempé.
• Obtenir le maximum d’adoucissement pour que l’usinage ou les traitements
mécaniques soient plus faciles.
• Réduire les contraintes internes.

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Les traitements Thermiques

D’après les modes de refroidissement de l’acier qui est en phase d’Austénite la transformation en
refroidissement sera selon deux cas:

Transformation dans les conditions Transformation dans les conditions


anisothermes de l’austénite isothermes de l’austénite
(Courbes TRC) (Courbes TTT)

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Transformation dans les conditions anisothermes de l’austénite
(Courbes TRC)

1. Introduction:

Les transformations dans les conditions anisothermes appliquées à un acier de nuance donnée (déjà porté à la
température d’austénitisation) consistent en un refroidissement continu de cet acier suivant différentes vitesses
contrôlées.
(Ces vitesses de refroidissement varient de quelques degrés par heure à des centaines de degrés par seconde).

Les points d'inflexion présentent le début et la fin des transformations de phases.

Le repérage des différents points de transformation au cours du refroidissement abouti au traçage de la courbe
TRC relative à la Transformation en Refroidissement Continu.

Le traçage des courbes TRC se fait par la dilatométrie.

Un diagramme TRC présente donc les différents domaines par lesquels passent une certaine nuance d'acier au
cours d'un refroidissement.

Ces domaines sont: l'Austénite, la Martensite, la Ferrite, la Bainite, ou la Perlite.

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2. Courbes TRC (Transformation en Refroidissement Continu):

Les courbes TRC (Transformation en Refroidissement Continu)


représentent les résultats de la transformation de l'austénite en
refroidissement continu.

Ces courbes sont tracées sur une échelle logarithmique des temps
«Température–Temps».

Les différentes zones sur un diagramme TRC, définissent la


transformation obtenue de l'Austénite pour différentes vitesses de
refroidissement du matériau.

Les différents traits, repérés (A,B,C,…) ou (V1,V2,V3,…) caractérisent


les vitesses de refroidissement que l'on doit utiliser en fonction de
la dureté à obtenir.

La dureté obtenue pour chaque vitesse de refroidissement est


définie au dessus de l'axe des abscisses.
A l’intersection des courbes de fin de décomposition et celles des vitesses de refroidissement sont
inscrits des chiffres qui indiquent les pourcentages massiques des différents constituants formés.
(voir exemple)
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3. Description de la courbe TRC
Les compositions qui apparaissent:

• Zone (A+F): il y a apparition de la Ferrite.


• Zone (A+M): il y a apparition de la Martensite.
• deux Zones (A+F+C): l'une est située à une
température plus élevée que l'autre.
• À haute température il y a apparition de la Perlite.
• À température plus basse il y a apparition de la
Bainite.
Ces deux phase diffèrent selon leur microstructure.

Pour une vitesse très rapide de refroidissement (A) et


au passage de la température Ms, l’austénite se
transforme en martensite (composant très dur et
fragile).
Pour une vitesse de refroidissement moins
importante (B), l’acier traverse le domaine (A+F+C)
relatif à la Bainite. L’austénite est alors transformée
en partie en Bainite et le reste est transformé en
Martensite au passage de Ms.
Pour des vitesses de refroidissement encore plus
lentes (C), une partie de l’acier se décompose en
Ferrite + Perlite et le reste en martensite.
limite de transformation de l'austénite en martensite.
ligne {Ms} (Martensite start).
la ligne {Mf} (Martensite finish).
Il est possible de trouver la ligne {Mf} en dessous de la ligne du 0°C (des trempes à l'azote liquide
permettent d'atteindre ces températures.
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La transformation de l’austénite en martensite est indépendante du temps. Elle dépend
principalement de la température de trempe.
A une température intermédiaire située dans l’intervalle (Ms, Mf), correspond un certain
taux de transformation martensitique:
M50 représente 50% d’austénite transformée en martensite.
M90 représente 90% d’austénite transformée en martensite.
Toute quantité d’austénite non transformée à la température de la trempe est appelée
’’austénite résiduelle”.

Remarques:
VCT: représente la vitesse critique de trempe
pour laquelle toute l’austénite se transforme en
martensite (c’est la vitesse représentée par une
courbe tangente à gauche au domaine
Bainitique).

La vitesse critique de refroidissement est par


convention calculée entre 700°C et 300°C.

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Les courbes TRC permet de prévoir, pour des vitesses de refroidissement:

1) la microstructure.
2) la dureté.
3) vitesse critique de trempe.

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A = Austénite
F = Ferrite
C = Cémentite
M = Martensite

Exemple1:

Pour la courbe à 175HV, au cours du


refroidissement, il y a passage par les
zones A+F et A+F+C, il y a transformation de
l‘Austénite respectivement en:
• Ferrite (60%) et Perlite (40%).

Pour la courbe à 33HRC, au cours du


refroidissement, il y a passage par les
zones A+F et A+F+C, il y a transformation de
l'austénite en:
• Ferrite (2%) et Bainite (60%).

Pour les courbes à 50HRC, refroidissement


rapide, il y a transformation quasi-total de
l’Austénite en Martensite.

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Exemple2:
Se référer à la courbe TRC de l’acier 35CrM04.
Déterminer les pourcentages massiques des constituants formés pour chaque vitesse de refroidissement.

A = Austénite
F = Ferrite
F+ C = Ferrite + Cémentite =
Perlite
F+ C = Ferrite + Cémentite =
Bainite
M = martensite
1 2 3 4 5 6 7 8 9

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Exemple2:
Se référer à la courbe TRC de l’acier 35CrM04.
Déterminer les pourcentages massiques des constituants formés pour chaque vitesse de refroidissement.

1 2 3 4 5 6 7 8 9

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Tableau 1 : Pourcentages massiques des constituants formés pour différentes
vitesses. 35CrM04.

Dureté
Vitesse (HRc, HV) % Ferrite % Perlite % Bainite % Martensite

1 54 HRc 0 0 0 100
2 52.5 HRc 0 0 2 98
3 52 HRc x 0 10 90
4 40 HRc x 0 70 30
5 35 HRc x 10 75 15
6 30 HRc 15 12 65 8
8 226 HV 45 35 17 3
9 187 HV 55 45 0 0

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Exemple2:
Se référer à la courbe TRC de l’acier 35CrM04.
Déterminer les pourcentages massiques des constituants formés pour chaque vitesse de refroidissement.

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Tableau 1 : Pourcentages massiques des constituants formés pour différentes
vitesses. 35CrM04.

Dureté
Vitesse (HRc, HV) % Ferrite % Perlite % Bainite % Martensite

1 54 HRc 0 0 0 100
2 52.5 HRc 0 0 2 98
3 52 HRc x 0 10 90
4 40 HRc x 0 70 30
5 35 HRc x 10 75 15
6 22 HRc 15 12 65 8
7 226 HV 45 35 17 3
8 187 HV 55 45 0 0

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Transformation dans les conditions isothermes de l’austénite
(Courbes TTT)
1. Introduction:
Les traitements isothermes appliqués à un acier de nuance donnée consistent à refroidir cet acier depuis sa
phase austénitique g jusqu’à une température Ti inférieure à Ar1.
Si on fait un maintien à la température Ti, l’austénite (A) va se décomposer en ferrite (F) et carbure (C).
Le temps t1 marque le début de la décomposition: A  F + C.
Le temps t2 marque la fin de cette décomposition.

Ta: température d’austénitisation.


A: austénite.
F: ferrite.
C: carbure.

t1: temps de début de transformation de


l’austénite en ferrite et carbure.

t2: temps de fin de transformation de


l’austénite en ferrite et carbure.

Ms: température de début de transformation


de l’austénite en martensitique.

Évolution de l’austénite au cours du temps pour une température de transformation isotherme égale à T i
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2. Courbes TTT (Temps, Température, Transformation):
Physiquement, un tel traitement est réalisé en trempant un bout de métal dans un bain liquide à la température souhaitée. Ensuite,
après des différents temps, on sort l’éprouvette et on fait une analyse métallographique de la structure pour déterminer la fraction (%)
transformée après les différents temps.
Sur chaque ligne isotherme (température constante) on marque les temps de début et de fin des différentes transformations.
l'ensemble de ces points des transformations représente: Les courbes TTT (c’est les résultats de la transformation isotherme de
l'austénite d’un acier de nuance bien déterminée).
La courbe TTT est tracée sur une échelle logarithmique des temps pour pouvoir couvrir des intervalles de temps plus ou moins
importants.

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3. Description de la courbe T.T.T
Le diagramme T.T.T qui a la forme de «C» montre la présence de deux courbes principales:
• La première est relative au début de décomposition de l’austénite en ferrite et carbure.
• La deuxième à la fin de cette décomposition.

La température (Ti) du nez de la courbe correspond au domaine de


stabilité minimale de l’austénite donc à la vitesse de transformation la
plus importante de celle-ci.

Quand (Ti) est située au dessus du nez de la courbe, l’austénite se


Ti
décompose en Perlite.

Quand (Ti) est située entre la température du nez et Ms, l’austénite se


décompose en un constituant appelé «Bainite».

Si on impose Ti<Ms (Ms:martensite start), l’austénite est empêchée de


se décomposer en ferrite et carbure. L’austénite se transforme dans ce
cas en «Martensite». Cette transformation est totale lorsque Ti<Mf
(martensite finishing).

La courbe en trait discontinu représente 50% d’austénite transformée en ferrite et carbure (sous forme de perlite ou sous forme de
bainite).
Les points M50 et M90 représentent respectivement 50% et 90% d’austénite transformée en martensite.

L’ordonnée de droite correspond à la valeur de dureté Rockwell de l’acier après décomposition totale de l’austénite. 34
Les courbes TTT permet de prévoir, en fonction de la température de maintien
trempe:

1) la microstructure.
2) la dureté.
3) le temps de transformation.

(VOIR EXEMPLE)

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4- Application du Diagramme TTT:
On considère quatre échantillons en acier eutectoide (0.8%C) refroidis selon 4 lois de refroidissement: 1(rose),
2(vert), 3(bleu) et 4(jaune) dont le diagramme TTT est représenté par la figure suivante :

On veut décrire comment se produisent les transformations, quelles sont les compositions résultantes et
identifier la nature de ces transformations (ou traitements thermiques). 36
Loi 1:
le matériau est refroidit rapidement jusqu'à 160°C,
(inférieure à Ms) donc l'austénite ne trouve pas le
temps suffisant pour se transformer en Perlite ou en
bainite.
Et comme 160°C est la température à la quelle on a
50% d'austénite transformée. Donc la composition
finale est 50% martensite et 50% austénite résiduelle
(non transformée)
Cette loi de refroidissement correspond est la trempe
classique avec refroidissement rapide.

Loi 2:
Le matériau est refroidit rapidement jusqu'à 260°C,
(légèrement supérieure à Ms) et maintenu à cette
température jusqu'à 100s. Ce temps n'est pas suffisant
pour former la bainite. Pour celà le deuxième
refroidissement à partir de 260°C jusqu'à la
température ambiante aboutit à la formation de la
martensite.
La structure obtenue est 100% martensitique.
Cette loi de refroidissement correspond donc à une
trempe étagée martensitique: cette trempe permet
d'éviter les tapures éventuelles surtout pour les pièces
massives.
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Loi 3:
Le matériau est refroidit rapidement jusqu'à 300°C,
(supérieure à Ms) et maintenu à cette température
jusqu'à 600s. Ce temps correspond à la transformation
de 50% de l'austénite instable en bainite. Le
refroidissement rapide jusqu'à l'ambiante à l'instant 600s
aboutit à la transformation de l'austénite restante en
martensite.
La structure finalement obtenue est 50% bainite et 50%
martensite.
Cette loi de refroidissement correspond à une trempe
étagée moitié bainitique moitié martensitique.

Loi 4:
Le matériau est refroidit rapidement jusqu'à 600°C, (qui
est située au dessous de 723°) et légèrement supérieure
au nez de la courbe (550°C). Maintenu à cette
température jusqu'à 3,6 103 s (1h). Ce temps est suffisant
pour que l'austénite se transforme totalement en perlite
(temps de fin de transformation est 10s). La perlite est
un composé stable à une température inférieure à 723°C.
Un refroidissement ultérieure même rapide n'aboutit à
aucun changement de structure.
Donc à la température ambiante, la composition
obtenue est de la perlite à 100%.
Cette loi correspond à une transformation perlitique.

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5-Influence des éléments d’alliage sur la transformation isotherme de l’austénite:

Les éléments d’alliage en solution solide de l’austénite ralentissent la décomposition isotherme de celle-ci en perlite et en bainite.
Les courbes de transformation sont alors repoussées à droite du diagramme.
En présence d’éléments d’alliage non carburigènes (Si, Al, Cu, Ni, Co) en faibles teneurs, les courbes TTT sont analogues à celles des
aciers non alliés (figure 5.a).
En présence d’éléments d’alliage carburigènes (Cr,Mo,W,V,Ti,Nb), les domaines perlitique et bainitique se séparent (figure 5.b et 5.c).
En présence d’éléments d’alliage carburigènes et de faibles teneurs en C, la décomposition de l’austénite est plus rapide au niveau du
domaine bainitique (figure 5.b).

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Plus les teneurs en éléments d’alliage carburigènes sont élevées, plus le domaine perlitique devient indétectable
expérimentalement (figure 5.d).

En présence d’éléments d’alliage carburigènes et de fortes teneurs en C (cas des aciers à outils), la décomposition de l’austénite
est plus rapide au niveau du domaine perlitique (figure 5.c).

Plus les teneurs en éléments d’alliage sont élevées, plus le domaine bainitique est indécelable(figure 5.e)

En général, les éléments d’alliage alphagènes tendent à séparer les deux domaines perlitique et bainitique. Par contre, les
éléments d’alliage fortement gammagènes tendent à les fusionner.

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