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TPE : Transferts Convectifs

Etude sur les capteurs solaires à eau

Encadré par :
M. Mhiri Hatem
Réalisé par :
Abbes Mohamed Ismail
Chbil Mohamed Fedi

2éme année génie énergétique G1


2020/2021
Sommaire :
I. Qu’est-ce qu’un capteur solaire ?
II. Comment fonctionne un capteur solaire ?
III. Chauffe-eau solaire
IV. Types de capteur solaire
V. Composants d’un capteur solaire
VI. Principe de fonctionnement
VII. Etude théorique
VIII. Simulation par logiciel Fluent
I. Qu’est-ce qu’un capteur solaire à eau ?
Les capteurs solaires thermiques constituent l’élément essentiel dans les installations de
conversion thermique de l’énergie solaire. Le rayonnement solaire est absorbé par une surface
noire, parcourue par un fluide caloporteur qui extrait l’énergie thermique et la transfère vers
son lieu d’installation ou de stockage.

Un capteur solaire plan à eau permet de capter l’énergie solaire et la transférer au fluide
caloporteur (l’eau) destiné pour fournir partiellement ou totalement de l’eau chaude sanitaire.

II. Comment fonctionne un capteur solaire ?


 Effet de serre, comment le verre piège la chaleur
Le verre a la propriété de laisser passer la quasi intégralité du rayonnement solaire, mais absorbe
les rayons infrarouges à l’origine de la chaleur, ne les laissant pas ressortir. Cet effet
d’accumulation de chaleur derrière une paroi transparente est connue de toute personne ayant
déjà laissé sa voiture quelques heures au soleil. C’est pourquoi la forme de base des capteurs
solaires est celle d’un caisson vitré.

 Un matériau absorbeur de calories


Plus le matériau utilisé est sombre, plus son coefficient d’absorption de la chaleur est élevé. Le
fond d’un capteur est réalisé à partir de matériaux noirs. Un aluminium fin et noirci est souvent
utilisé, mais d’autres matériaux ont été testés, comme par exemple l’ardoise, qui, en plus d’être
un matériau naturellement sombre, offre l’avantage d’apporter une inertie bien supérieure.

 Limiter les pertes thermiques


Le caisson ainsi composé est ensuite soigneusement isolé pour concentrer un maximum de
chaleur tout en limitant les pertes thermiques.
 Composants d’un chauffe-eau-solaire

Un chauffe-eau-solaire est composé principalement de deux éléments : Ballon de stockage &


le capteur solaire.

chauffe-eau-solaire
III. Chauffe-eau solaire
 Chauffe-eau solaire individuel thermosiphon
Sous l’effet d’un rayonnement solaire, l’eau contenue dans le capteur s’échauffe et sa densité
diminue, selon le principe de la poussée d’ARCHIMEDE elle s’élève dans le circuit et elle est
remplacée par de l’eau plus froide (et donc plus lourde) en provenance du ballon. C’est l’effet
thermosiphon.
Il ne comporte pas de pompes ni de régulation, et ne nécessite pas de raccordement à un réseau
électrique ; les risques de pannes et de disfonctionnement sont très réduits.

Chauffe-eau solaire thermosiphon

IV. Types de capteurs solaires


 Capteurs solaires sans vitrage
C’est le modèle le plus simple, le plus économique mais le moins performant. Il est
généralement constitué d’une simple plaque de métal ou de matière plastique (absorbeur) sur
laquelle sont collés plusieurs tubes porteurs de fluide caloporteur. Les capteurs plans non vitrés
ne sont pas isolés sur la face avant, c’est pourquoi ils répondent mieux à des applications à
basse températures (inférieure à 30°C). Le domaine d’utilisation principal de ce type de capteurs
est le chauffage des piscines extérieures. Parce qu’ils n’ont pas de vitrage, ces capteurs
absorbent une grande partie de l’énergie solaire. Toutefois, parce qu’ils ne sont pas isolés sur
leur face avant, la grande partie de la chaleur absorbée est perdue lorsqu’il y a notamment du
vent et que la température extérieure n’est pas assez élevée.

Capteurs solaires sans vitrage


 Capteurs sous vide
Les capteurs solaires sous vide sont composés d’une série de tubes en verre transparents. Dans
chaque tube il y a une plaque absorbante pour capter le rayonnement solaire et un échangeur
pour favoriser le transfert de l'énergie thermique. Les tubes sont mis sous vide pour éviter les
déperditions thermiques convectives de la plaque absorbante et la plaque absorbante reçoit un
traitement sélectif pour empêcher le rayonnement à se dissiper sous forme de grande longueur
d’onde. Ainsi, on peut réaliser des capteurs solaires performants sans une isolation thermique
rapportée ou un coffre de protection.

Capteur sous vide

 Capteur solaire plan vitré


Les capteurs solaires plans vitrés sont très répandus. Ils existent sous formes de capteurs à eau
et de capteurs à air. Ces capteurs conviennent mieux à des applications à température modérée
où les températures souhaitées se situent entre 30°C et 70°C. Les capteurs à circulation d’eau
sont plus couramment utilisés pour la production de l’eau chaude sanitaire à l’échelle
individuelle ou collective, pour un usage industriel, ainsi que pour les piscines intérieures. Les
capteurs à air sont utilisés pour le séchage, pour le chauffage des locaux aussi l’air de
ventilation.

Capteur solaire plan vitré

V. Composants d’un capteur solaire


Type de capteur : Capteur solaire plan vitré
 La couverture transparente :
Du fait de sa résistance aux agressions mécaniques (chocs, grêle, neige…) et aux agressions
thermiques (brusque refroidissement…), le verre sécurisé est spécialement utilisé comme
couverture transparente. Afin d’être le plus possiblement transparent et transmettant du
rayonnement solaire, il est de préférence que le vitrage soit pauvre en oxyde de fer. Pour les
capteurs intégrés en toiture, des matériaux synthétiques sont parfois utilisés. Ils sont plus légers,
moins chers et plus facile à mettre en place, mais leurs durées de vie sont moins que celle du
verre ordinaire. Plus souvent, le vitrage est légèrement structuré, ainsi, il répand la fraction
réfléchie du rayonnement solaire incident, pour diminuer un éventuel éblouissement.
Avec les propriétés suivantes, elle sera notre étude :
 Réflectivité : ρ=0.08
 Transmissivité : τc=0.9
 Absorption : α=0.02
 L’absorbeur :
Le rôle principal d’un absorbeur est le captage du rayonnement solaire et sa conversion en
énergie calorifique. Il est généralement peint en noir pour absorber tous les rayonnements dans
le spectre du visible, du l’ultraviolet et une faible quantité dans l’infrarouge.
Avec les propriétés suivantes du cuivre, elle sera notre étude :
 Conductivité : λ=380W/m°C
 Coefficient de dilatation : 1.65

Afin de diminuer les pertes par rayonnement, les absorbeurs sont généralement revêtus d’une
couche sélective. Le nickel et le chrome sont les principaux métaux utilisés pour les revêtements
sélectifs pour la plupart des capteurs.
Choisissons le Chrome noir sur cuivre (sélectif) avec les propriétés suivantes :
 absorption αp=0.95
 émission εp=0.14
 Le fluide caloporteur
Pour évacuer la chaleur stockée par la plaque absorbante on utilise généralement comme fluide
caloporteur l’eau.
 L’isolant
Un capteur doit être bien isolé thermiquement, et cela avec des matériaux appropriés. Ces
derniers doivent avoir une faible conductivité thermique, afin de minimiser les pertes
thermiques par conduction à travers les faces du capteur. Comme épaisseur de l’isolant on prend
10 cm.
Propriétés de l’isolant (on choisit la laine de verre)
 Masse volumique : 15kg/m3
 Température maximale d’utilisation : 150°C
 Conductivité thermique : 0.041W/m°C
VI. Principe de fonctionnement
Une partie du rayonnement solaire qui arrive sur
la vitre la traverse pour atteindre la plaque
absorbante. Cette dernière s’échauffe et transfère
la chaleur au fluide caloporteur qui circule dans
les tubes. Comme tout corps qui s’échauffe,
l’absorbeur émet un rayonnement
(essentiellement dans l’infrarouge) qui est
réfléchit par la vitre, c’est le principe de « l’effet
de serre ». L’isolant a pour fonction de minimiser
les déperditions thermiques avec l’extérieur. En
effet, la grande partie de l’énergie absorbée doit
être transmise au fluide, il faut donc minimiser
les pertes avec l’environnement proche.

VII. Etude théorique


 Hypothèses
1. La surface du capteur est uniformément éclairée
2. Le ciel est considéré comme un corps noir à la température 𝑇ciel
3. Chacun des éléments du capteur soit à une température homogène
4. Régime permanent
5. Capteur à inertie thermique négligeable (faible masse des composants et chaleurs
spécifiques)
6. La température de l’air environnant est homogène, par conséquent on considère que les pertes
thermiques vers l’avant et l’arrière se font vers la même température ambiante
7. L’effet de dépôt de la poussière et les masques sur le capteur sont négligeables
8. Ecoulement de chaleur unidimensionnelle

 Bilan énergétique du capteur


𝑸 = 𝑸𝒖 + 𝑸𝒑 + 𝑸𝒔𝒕𝒄
Avec :
 Q l’énergie solaire capté par le capteur
 Qu l’énergie utile (celle récupérée par le fluide caloporteur)
 Qp l’énergie perdue ou transférée principalement par rayonnement ou convection vers
l’extérieur.
 Qstc l’énergie stockée au saint du capteur
Les hypothèses 4 + 5 => le flux stocké dans le capteur est négligeable, Qstc=0

 𝑸 = 𝑸𝒖 + 𝑸𝒑
L’énergie solaire absorbée par l’absorbeur est donnée par

𝑸 = 𝝉𝒄 𝜶 𝒑 𝑮 𝒕
𝑸 = 𝟎. 𝟗 ∗ 𝟎. 𝟗𝟓 ∗ 𝟏𝟑𝟔𝟕=1168.785W
 τc : Facteur de transmission de la couverture transparente (la vitre),
 αp : Facteur d’absorption de la plaque absorbante,
 Gt : L’éclairement solaire global incident sur le capteur

 Le rendement du capteur :
𝑄𝑢 𝑈(𝑇𝑝 − 𝑇𝑎𝑚 )
𝜂= = 𝜏𝑐 𝛼𝑝 −
𝐺𝑡 𝐺𝑡
Le calcul du rendement revient à déterminer les pertes U à travers le capteur :
𝑈 = 𝑈𝑎𝑣 + 𝑈𝑎𝑟 + 𝑈𝑙𝑎𝑡
En négligeant les pertes latérales :
𝑈 = 𝑈𝑎𝑣 + 𝑈𝑎𝑟
Détermination des pertes à travers le capteur :
R1 : Résistance thermique entre le milieu ambiant et la vitre
R2 : Résistance thermique entre la vitre et l’absorbeur
R3 : Résistance thermique entre l'absorbeur et l'isolant
R4 : Résistance thermique entre l'isolant et le milieu ambiant

 Détermination de R1 :
1
𝑅1 =
ℎ𝑐,𝑐−𝑎 + ℎ𝑟,𝑐−𝑐𝑖𝑒𝑙 ,

4
𝜎𝜀𝑐 (𝑇𝑐4 − 𝑇𝑐𝑖𝑒𝑙 )
ℎ𝑟,𝑐−𝑐𝑖𝑒𝑙 =
(𝑇𝑐 − 𝑇𝑎𝑚 )

ℎ𝑐,𝑐−𝑎 = 5.67 + 3.86 ∗ 𝑉𝑣𝑒𝑛𝑡


 Détermination de R2 :
1
𝑅2 =
ℎ𝑐,𝑝−𝑐 + ℎ𝑟,𝑝−𝑐 ,

Le coefficient d’échange convectif :


𝜆𝑎
ℎ𝑐,𝑝𝑐 = 𝑁𝑢
𝐿𝑐

Le nombre de Nusselt donné par des corrélations

 Corrélations de HOLLANDS :
1708(𝑠𝑖𝑛 1.8 𝛽)1.6 1708 𝑅𝑎 . 𝑐𝑜𝑠𝛽 1/3
𝑁𝑢 = 1 + 1.44 [1 − ][1 − ] + [( ) − 1]
𝑅𝑎 𝑅𝑎 ∗ 𝑐𝑜𝑠𝛽 5830
Ra : nombre de Rayleigh
𝜷: l’angle d’inclinaison du capteur
𝜎(𝑇𝑝 + 𝑇𝑐 )(𝑇𝑝2 + 𝑇𝑐2 )
ℎ𝑟,𝑝−𝑐 =
1 1
𝜀𝑝 𝜀𝑐 − 1
+

Les pertes vers l’avant sont alors données par :


1
𝑈𝑎𝑣 =
𝑅1 + 𝑅2

 Détermination de R3 :
On néglige les pertes latérales alors R3=0

 Détermination de R4 :
𝜆𝑖𝑠𝑜𝑙𝑎𝑛𝑡
𝑅4 =
𝑒𝑖𝑠𝑜𝑙𝑎𝑛𝑡
Les pertes vers l’arrière sont données par :
1
𝑈𝑎𝑟𝑟 =
𝑅4
 L’expression des pertes globales est donnée par
𝑈 = 𝑈𝑎𝑟𝑟 + 𝑈𝑎𝑣

 Caractériqtiques de la ville Monastir :


 Tamb = 23°C
 V =20.4 km/h= 5.66m/s
 Gt = 850.56 W/m²
 Tc = (température de vitre)= 90°C
 Tp = (température de l’absorbeur)= 160°C
 Tis (température de l’isolant)= 30°C
 λis = 0.035 W/mK
 Le panneau solaire thermique
Le panneau solaire choisi est CS 2.0 pour installation en mode portrait.
Superficie: 2,02m². Garantie 12 ans. Le capteur solaire idéal et puissant à installer en
surimposition (au-dessus de la couverture) pour le chauffage de l'eau chaude sanitaire
ainsi que pour les systèmes solaires combinés.
Surface totale 2.02 m²

Surface d’absorption 1.87 m²

Dimensions (L x l x h) 1730 x 1170 x 83mm

Poids 32 kg

Volume de l’absorbeur 1,4 L

Type de liquide caloporteur Eau

Revêtement hautement sélectif 0.4 mm Absorption 95 % ± 2 %, Émission 5 % ±


2%

Isolation Laine de roche 40 mm, voire 9 mm sur


les côtés (sans vaporisation

Verre solaire trempé (ESG) épaisseur 3,2 mm


sans fer, antireflet

Coefficient de transmission 90,6 % ± 2 %

Dimension du vitrage (L x l) 2000 mm x 1000 mm

VIII. Simulation par logiciel Fluent


Le rendement du panneau photovoltaïque peut également être déterminé en
utilisant fluent qui est un logiciel permettant d’effectuer la modélisation et la
simulation en matière de la mécanique des fluides.
Le modèle de rayonnement P1 est utilisé pour modéliser le rayonnement solaire
puisque ce modèle donne des résultats satisfaisants quelque soit le milieu.
 Logiciel Gambit
On a utilisé tout d’abord le logiciel GAMBIT pour le dimensionnement du
panneau.
Le panneau est modélisé par un rectangle de longueur et de largeur en
imposant les conditions aux limites adéquates :
On a obtenu le résultat suivant :
Le contour de la température statique

 Influence sur la courbe de rendement d’une variation de l’intensité du


rayonnement solaire
 Conclusion :
La température des capteurs solaires varie en fonction du flux échangé par convection : plus le
flux augmente, plus la température diminue.
L’efficacité d’un capteur dépend donc de ses caractéristiques thermiques (diminution des
pertes) et optiques (augmentation des apports solaires utiles).
En conclusion, on retiendra qu’un capteur est d’autant plus performant :

 qu’il fonctionne à une température proche de la température ambiante (delta T°


faible).
==> Travail à basse température idéal ;
 que l’irradiation est importante
==> Orientation et inclinaison adaptée.

Bibliographie :
https://energieplus-lesite.be/theories/eau-chaude-sanitaire12/rendement-d-une-installation-
solaire-thermique/
https://www.labri.fr/perso/billaud/travaux/Helios/Helios2/resources/fr02/Chap_2_FR.pdf
https://www.energy.gov/eere/solar/solar-radiation-basics

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/B9780080261478500071

https://fr.freepik.com/vecteurs-premium/rayonnement-solaire-planetes-tournent-
autour_8027394.htm

https://docplayer.fr/67280683-Mesure-et-analyse-statistique-tout-temps-du-spectre-du-
rayonnement-solaire.html

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