Vous êtes sur la page 1sur 17

MATIERE : TOMODENSITOMETRIE, PHYSIQUE APPLIQUEE ET TECHNOLOGIE

Enseignant : M SOUALMI

INTRODUCTION ET DEFINITION

Voir à l'intérieur du corps a toujours intrigué l'homme. L'imagerie médicale commence


véritablement en 1895, avec la découverte des rayons X par l'allemand Wilhelm Röntgen.

L'imagerie médicale permet d'obtenir des images de l'intérieur du corps humain à partir de
différentes principes physiques (ultrasons, rayons X, rayons gamma, champ magnétique...). Elle
permet aux médecins d'explorer le corps humain de plus en plus finement et ainsi d'établir des
diagnostics de plus en plus précis. D'autres applications sont possibles comme le suivi et
l'optimisation des traitements ou encore l'aide à la chirurgie. L'imagerie médicale est un des
domaines de la médecine qui a le plus évolué ces 20 dernières années.

Comme la radiographie classique, le scanner s'appuie sur l'absorption plus ou moins importante
des rayons X selon le milieu traversé (les os, par exemple, étant beaucoup plus absorbants que les
tissus mous). La technique du scanner permet l’exploitation précise de nombreux organes.

L’avantage de cette technique par rapport à la radiologie classique est l’obtention, grâce à sa
sensibilité, de résultats, coupe par coupe, des éléments jusqu’alors confondus sur les clichés
radiographiques standards. En effet, en radiologie classique, le faisceau de rayons X projette sur
une plaque radiographique les ombres des organes traversés en les confondant. Les zones entourées
par des tissus plus denses (comme les os) ne sont donc pas visibles. Le tomodensitomètre (scanner)
pallie cet inconvénient : il permet de visualiser tous les éléments profonds de l’organisme, alors qu'une
radiographie ordinaire n'offre "qu'une vue en projection" du volume irradié. Son principe est en effet
de choisir un plan de coupe et d’effectuer de multiples projections sous différents angles afin de
connaître le coefficient d’atténuation en chaque point du plan.

Donc par définition la tomodensitométrie (TDM) ou scanographie, appelée « Computerized


Tomography » par les Anglo-Saxons, scanner pour le publique, est une méthode de diagnostic
radiologique tomographique, permettant d'obtenir des coupes transversales, reconstruites à partir
de la mesure du coefficient d'atténuation du faisceau de rayons X dans le volume étudié. La
tomodensitométrie a connu un essor considérable, justifié par son intérêt diagnostique et
l'amélioration continue de ses performances techniques. Elle représente l'une des applications les
plus réussies et les plus fécondes de l'application de l'informatique à la médecine et à l'imagerie
médicale.

1
MATIERE : TOMODENSITOMETRIE, PHYSIQUE APPLIQUEE ET TECHNOLOGIE
Enseignant : M SOUALMI

CONSTRUCTION D’UN SCANOGRAPHE

Un tomodensitomètre (scanner médical) est constitué d’un statif qui comporte deux (02) parties :

1°) Système de détection et de mesure composé :

- de stator (partie fixe, qui comporte le tunnel, généralement de 70 cm de diamètre, les


éléments de contrôle mécanique pour les différents mouvements du statif, les éléments de
réception et de transmission de données numériques et d’alimentation électrique) ;
- et de rotor (partie mobile, qui comporte le générateur haute tension pour la fabrication des
rayons X, le tube à rayons X, le système de détection et le convertisseur analogique-
numérique ; la vitesse de rotation du rotor est généralement de l’ordre de la seconde pour une
rotation de 360°, la tendance actuelle est à l’augmentation, les constructeurs proposent des
appareils qui effectuent une rotation complète en environ 0,5 seconde).

N.B : Le statif stator et rotor peut s’incliner de +/- 25° par rapport à sa position verticale afin
de permettre une orientation de l’acquisition dans la plan de la coupe souhaité (disque, plan OM,…).

Disposition des différents éléments constitutifs d’un tomodensitomètre.


2
MATIERE : TOMODENSITOMETRIE, PHYSIQUE APPLIQUEE ET TECHNOLOGIE
Enseignant : M SOUALMI

2°) Couchette ou table motorisée

Sur laquelle le patient est allongé est mobile, aussi transparente aux rayons X que possible et elle
permet un mouvement de translation longitudinale au sein de l'anneau formé par le rotor.

1°) Système de détection et de mesure :

Il est constitué de :

 Tube à rayon X :

Les appareils actuels conservent encore la technologie du tube de Coolidge utilisée dans les
installations radiologiques classiques, néanmoins, ces tubes sont plus performants en termes de
capacité et de dissipation thermique et donc plus cher :

- Capacité thermique de l’ordre de 8 MUC (unité chaleur) ;


- Dissipation thermique importante d’environ 1,5 MUC/min.
 Système de filtration :

Le système de filtration est une lame métallique de faible épaisseur interposé entre le tube
radiogène et la collimation primaire, il permet d’homogénéiser le faisceau X dès sa sortie afin
d’arrêter les rayons X « mous ».

 Collimation primaire et collimation secondaire :

La collimation primaire est située en aval du filtrage, elle calibre le faisceau de rayon X en fonction
de l’épaisseur de coupe désirée. Elle limite l’irradiation inutile.

La collimation secondaire est placée en avant des détecteurs, elle limite le rayonnement diffusé par
le patient.

Schéma de la collimation primaire et collimation secondaire

3
MATIERE : TOMODENSITOMETRIE, PHYSIQUE APPLIQUEE ET TECHNOLOGIE
Enseignant : M SOUALMI

 Système de détection (Détecteurs) :

Le détecteur est l’interface entre le monde physique et le monde électrique, il transforme les
photons X en signal électrique. Ce signal est directement proportionnel à l’intensité du faisceau de
rayons.

Ils constituent l’un des points clés de la qualité de l’image et des performances d’un
tomodensitomètre.

Ils sont faits de multiples cellules de détection placées côte à côte et situées en face du tube à
rayons X par rapport au malade.

Les détecteurs utilisés dans les scanners actuels, sont des détecteurs à scintillation.

Détecteurs à scintillation

Le phénomène de scintillation apparaît dans certains matériaux lorsqu'une particule y dépose


une quantité d'énergie suffisante.

De la lumière est émise le long de la trajectoire de la particule. La quantité de lumière produite peut
être reliée à la quantité d'énergie déposée par la particule ayant interagit dans le
matériau scintillateur.

La mesure de cette quantité de lumière permet ainsi de mesurer l'énergie ou le nombre des particules
ayant interagi. Les matériaux scintillateurs sont ainsi devenus d'efficaces détecteurs de particules.

Principe du détecteur à scintillation

 Convertisseurs analogique-numérique ;
 Système d’alimentation du tube scanographique [générateur] ; (câble interposés jusqu’à 1987,
depuis l’arrivée du mode continu, le transfert se fait par des bagues collectrices ou frotteurs,
appelés aussi slip rings)
 Système de contrôle du statif.

4
MATIERE : TOMODENSITOMETRIE, PHYSIQUE APPLIQUEE ET TECHNOLOGIE
Enseignant : M SOUALMI

2°) Couchette ou table motorisée

C’est une table de haute technologie dont le déplacement est coordonné à l’acquisition, et qui atteint
une précision de l’ordre du micromètre ainsi que des vitesses pouvant atteindre 40 cm/s (selon les
appareils et le pitch utilisé).

Couchette ou lit motorisé, effectuant un mouvement vertical et longitudinal.

 Système de reconstruction de l’image (Ordinateur)


 Système de visualisation de l’image (Image/écran)

5
MATIERE : TOMODENSITOMETRIE, PHYSIQUE APPLIQUEE ET TECHNOLOGIE
Enseignant : M SOUALMI

PRINCIPE DE LA FORMATION DE L’IMAGE TOMODENSITOMETRIQUE

Le scanner X étudie l'atténuation d'un faisceau de rayons X au cours de la traversée d'un segment
du corps. En effet, les faisceaux de rayons X traversant un objet subissent une atténuation par
absorption et diffusion qui dépend du numéro atomique de l'objet et de l'énergie des rayons X
incidents.

Cette atténuation, si l'objet est homogène, est exprimée par l'équation :

I = Io. e -µ L

avec

I : intensité du rayonnement transmis


Io : intensité du rayonnement incident
µ : coefficient d'atténuation linéaire (en cm-1)
L : l'épaisseur de l'objet en cm

Le coefficient d'atténuation µ, pour un élément donné, dépend de son numéro atomique Z (= nombre
de charge = nombre de protons = nombre d'électrons), de sa densité, de l'énergie du rayonnement
incident ; si bien que le choix de la tension du générateur du scanner X est un paramètre important
dans le fonctionnement de la machine.

Le spectre d'énergie du rayonnement polychromatique sortant du tube à rayons X est donc filtré, et
il est caractérisé par son énergie moyenne. La mesure de µ, pour un élément donné, est donc plus un
"moyennage" qu'une valeur réelle pour une énergie monochromatique donnée. D'ailleurs, en pratique,
pour un corps biologique, µ ne représente en fait qu'une mesure moyennée des différents éléments
présents dans l'unité de volume étudié.

Or le coefficient d'atténuation ne peut être déterminé par une seule incidence, mais par la
multiplication des incidences. Il faut avoir, en effet, suffisamment de données pour calculer un
coefficient d'absorption qui soit satisfaisant. Le nombre de "segments" calculés est fonction de la
matrice (notion de pixel et voxel).

Il est indispensable de rapporter les coefficients d'atténuation à un coefficient d'atténuation de


référence à savoir : l'eau.

Les valeurs ainsi rapportées ont été définies par Hounsfield d'où le nom d'unités Hounsfield (UH).

Hounsfield a donné à l'eau le niveau 0, à l'air le niveau -1000, et à l'os la valeur +1000.

La formule mathématique qui relie le coefficient d'atténuation linéaire (m x) d'un corps donné (x) et
son opacité (CTx) en unités Hounsfield (UH) est la suivante:

CTx = (1000µ x µeau) / µeau

6
MATIERE : TOMODENSITOMETRIE, PHYSIQUE APPLIQUEE ET TECHNOLOGIE
Enseignant : M SOUALMI

Il est admis que l'air a un coefficient d'atténuation de l'ordre de 0, si bien que la valeur TDM de
l'air est ainsi arbitrairement fixée à -1000.

La valeur TDM de l'eau devient 0 et celle du calcium se situe à +1000.

Ainsi, on peut avoir une représentation graphique des densités attribuées par la TDM à certaines
composantes du corps humain.

On comprend qu'il n'existe en scanographie qu'un seul paramètre, à savoir le coefficient d'absorption
des rayons X, et qu'il s'agit donc d'un procédé de densitométrie linéaire selon le trajet de
progression du rayonnement.

L’acquisition scanographiques

Au scanner on a trois modes d’acquisition :

- mode radio : Radio numérisée du patient dans une position donnée tube/détecteur. L’ensemble
tube/détecteur ne bouge pas car l’angle est définit au préalable donc seule la table se déplace
pendant le passage des rayons X.

- mode séquentiel : les rayons X parcourent le patient sans que la table ne se déplace pas.

→ La table ne bouge pas pendant l’émission du faisceau de rayons X mais seulement pour placer le
patient à l’épaisseur voulue entre deux émissions de rayon X.

Donc la table bouge exactement pour faire des coupes de l’épaisseur voulue (jointive, chevauché et
non jointive)

- mode hélicoïdale : passage des rayons X et déplacement de la table en même temps, cela implique
qu’il y a synchronisation des rayons X et de la table.

Le principe du mode hélicoïdal repose sur la rotation continue du tube autours du lit en déplacement
pendant l’acquisition des données brutes.

Le tube décrit une figure géométrique assimilable à une hélice. Le transfert de l’énergie électrique
se fait part des contacteurs dits « slipring » (générateurs de haute fréquence embarqués à l’intérieur
du statif transmettant le courant par des contacts sur un anneau)

La vitesse de rotation sur les scanners les plus récents est de 0,35s / 360° tube à 12G !!!

7
MATIERE : TOMODENSITOMETRIE, PHYSIQUE APPLIQUEE ET TECHNOLOGIE
Enseignant : M SOUALMI

Le scanner hélicoïdal permet de faire l'imagerie des parties du corps, qui sont en mouvement
perpétuel comme les pics artériels, les retours veineux ou les temps d'équilibre. Cette imagerie est
rarement possible sur un scanner planaire, car les mouvements involontaires du patient introduisent
du flou dans l'image.

Aussi, un autre avantage de ces scanners hélicoïdaux, c'est la parfaite continuité des différentes
coupes transversales, du volume balayé. Le traitement secondaire des informations acquises, permet
de faire des reconstructions, 2D multiplanaires (MPR Multiplanar Reconstruction), 3D surfacique, 3D
volumique, MIP (Maximum Intensity Projection) ou bien encore de l'endoscopie virtuelle d'excellente
qualité.

8
MATIERE : TOMODENSITOMETRIE, PHYSIQUE APPLIQUEE ET TECHNOLOGIE
Enseignant : M SOUALMI

ECHELLE DE HOUNSFIELD
Les coefficients d’atténuation linéaires sont exprimés en Unités Hounsfield (UH), échelles semi
arbitraire, mais cohérente dont les trois valeurs de base sont

- +1000 pour l’os, qui correspond à une absorption totale

- –1000 pour l’air, qui correspond à une transparence totale

- 0 pour l’eau

Hx(UH) = 1000 (µx - µeau )/( µx + µeau )

Ainsi, l’image TDM numérique reconstruite (matrice) correspond à un tableau de chiffres. Chaque
chiffre est disposé dans la case élémentaire ou pixel, le coefficient d’atténuation locale. Les UH de
quelques tissus sont données dans le tableau 1.

L’association de niveaux de gris à toute l’étendue de l’échelle de Hounsfield, ne permet de distinguer


que 12 à 16 structures différentes que l’œil humain peut distinguer. Le fenêtrage permet de choisir
le domaine des atténuations que l’on veut représenter sur l’écran de visualisation. Par exemple, Si on
choisit de visualiser les coefficients entre 0 et 1000 UH, le contenu du crâne apparaît uniformément
gris, et les os de la boite crânienne en blanc. Par exemple, si l’on décide d’utiliser la gamme complète
des luminosités pour représenter les coefficients d’atténuation ou densités correspondant à +200 à
-200 UH, l’image d’une coupe crânienne permet de distinguer les ventricules cérébraux de la matière
cérébrale où on distingue la substance blanche de la substance grise. (fig. 5 et 6).

9
MATIERE : TOMODENSITOMETRIE, PHYSIQUE APPLIQUEE ET TECHNOLOGIE
Enseignant : M SOUALMI

Fig. 5 Echelle de Hounsfield et principe de fenêtrage

(A) (B)
Fig. 6 Image TDM d’une coupe crânienne avec deux fenêtre différentes de l’échelle de Hounsfield

(A) : largeur (W) = 1500, centre (WL) = -400

(B) : largeur (W) = 100, centre (WL) = +59

10
MATIERE : TOMODENSITOMETRIE, PHYSIQUE APPLIQUEE ET TECHNOLOGIE
Enseignant : M SOUALMI

DEVELOPPEMENT ET TECHNOLOGIE
A partie du prototype de Hounsfield, plusieurs techniques vont apparaître, la principale différence
réside dans le principe géométrique de l’acquisition.

Ces différentes évolutions ont permis de classer les modèles en 4 générations

 Scanners de première génération à détecteur unique

L'ensemble tube détecteur effectue un double mouvement : une translation horizontale suivie d'une
rotation d'angle faible 1°.La mesure ne se faisant que pendant la translation. Après 180 rotations
soit 180° l'ordinateur exploite les 180 "profils" obtenus. La plupart des appareils de ce type
permettaient d'acquérir deux profils par l'adjonction d'un second détecteur en parallèle analysant
ainsi deux couches simultanément.

Le temps de réalisation de la (les deux) coupe(s) était supérieur à 6 minutes.

1 ère génération translation + rotation sur un seul détecteur

 Scanners de deuxième génération à détecteurs multiples

C'est le premier scanographe à détecteurs multiples, les constructeurs ayant simplement multiplié
le nombre de détecteurs par 10, 20 ou 30 ce qui permet les mesures suivant plusieurs incidences
pendant ce temps la rotation s'effectue avec un pas de 20° ce qui limite le nombre de rotations à 9,
20 fois moins qu'auparavant.

Le temps d'acquisition donc d'irradiation est ainsi limité à moins de 20 secondes.

11
MATIERE : TOMODENSITOMETRIE, PHYSIQUE APPLIQUEE ET TECHNOLOGIE
Enseignant : M SOUALMI

2ème génération translation +rotation de plusieurs détecteurs

 Scanners de troisième génération

Ce type de scanner utilise un éventail de 300 détecteurs environ disposés dans une chambre
d'ionisation au Xénon. L'angle d'ouverture du faisceau est assez grand pour couvrir la totalité du
patient. Les mouvements de translations sont donc obsolètes un mouvement unique de rotation est
suffisant.

Le temps d'acquisition est ramené à une dizaine de secondes.

3ème génération rotation seule d'une banane de détecteurs en rotation

 Scanners de quatrième génération

Ce type de scanner n'est proposé que par un constructeur, il se compose de détecteurs fixes disposés
autour de la couronne, seule la source de rayons X se déplace en décrivant une rotation sur un cercle
inscrit en dehors de la couronne de détecteurs.

12
MATIERE : TOMODENSITOMETRIE, PHYSIQUE APPLIQUEE ET TECHNOLOGIE
Enseignant : M SOUALMI

Le temps de résolution est approximativement de deux secondes

Les scanners actuels

Les scanners utilisés de nos jours sont de type troisième génération, un seul fabricant propose le
type quatrième génération. La technologie dans le domaine du tube radiogène, des détecteurs, et
surtout de l'informatique de reconstruction des images connaît actuellement une progression
exponentielle. Aujourd'hui on est capable de faire une acquisition (une rotation) en 750 millisecondes
avec reconstruction instantanée sur les scanners de type troisième génération. La révolution en
matière de scanographie est venue de l'acquisition volumique dite aussi spiralée ou hélicoïdale.

13
MATIERE : TOMODENSITOMETRIE, PHYSIQUE APPLIQUEE ET TECHNOLOGIE
Enseignant : M SOUALMI

QUALITE ET PERFORMANCE DE L’IMAGE TDM


L’étalonnage

Il faut contrôler la qualité primaire du rayonnement incident grâce à un étalonnage des


détecteurs : c’est la calibration.

3.2 La résolution spatiale

C’est le plus petit détail visible à fort contraste .Si on diminue le foyer, on augmente la résolution
spatiale (valable aussi en conventionnel)

Si on diminue l’épaisseur de coupe, on augmente la résolution spatiale.

Si on augmente la taille de la matrice, on augmente la résolution spatiale.

La résolution en densité

C’est la plus petite différence de contraste ou d’absorption décelable par l’appareil. Elle dépend du
niveau de bruit qui parasite le système de détection et du nombre de photons X qui arrive sur les
détecteurs (Elle augmente donc avec l’élévation des mas)

La résolution en densité du scanner est 10 fois supérieure à la radiologie conventionnelle.

La résolution temporelle

C’est le phasage entre la production des rayons X et la visualisation de l’examen.

Elle est primordiale lors de l’utilisation de produits de contraste.

Elle dépend :

-Du temps d’acquisition des données.

-Du temps de reconstruction

-Du temps de cycle: ensemble de opérations regroupant acquisition, reconstruction,


visualisation, archivage et déplacement du lit.

Le bruit

C’est la dispersion des valeurs de densité de l’image autour d’une valeur moyenne. Tout système de
mesure et de transfert de mesures crée obligatoirement un bruit dans la retranscription du signal.

L’effet de volume partiel

C’est un effet qui peut gêner les radiologues lors de leur interprétation.

14
MATIERE : TOMODENSITOMETRIE, PHYSIQUE APPLIQUEE ET TECHNOLOGIE
Enseignant : M SOUALMI

L’image reconstruite à partir d’une coupe d’une épaisseur X tient compte de toute l’information
densitométrique contenue dans cette épaisseur.

Exemple : Nodule pulmonaire

Soit un nodule de 2 mm, on ne risquera pas de « manquer »la localisation de ce nodule si on fait des
coupes d’une épaisseur de 10 mm, ceci est bon pour la résolution spatiale.

Les artéfacts

- les artéfacts de cible : Elle est due au mauvais réglage des détecteurs post ou sans calibration.

- le flou cinétique : Du aux mouvements du patient (de moins en moins grâce à l’acquisition rapide et
volumique sur scanner hélicoïdal).

-les artéfacts de volume partiel : se produit quand le diamètre de l’objet examiné est inférieur à
l’épaisseur de la coupe, c’est-à-dire à la hauteur du voxel.

15
MATIERE : TOMODENSITOMETRIE, PHYSIQUE APPLIQUEE ET TECHNOLOGIE
Enseignant : M SOUALMI

MESURES ET TRAITEMENTS DE L'IMAGE SCANNOGRAPHIQUE

Plusieurs fonctions de mesures sont accessibles à l'opérateur sur la console de visualisation d'un
scanner. Nous ne citerons que les principales possibilités.

Mesure des distances :

Elles sont mesurées entre 2 ou plusieurs points prédéfinis par l'opérateur sur l'écran et sont données
au 1/10ème de mm près, l'exactitude des mesures qui est excellente dépend au préalable d'une
calibration de la machine.

Mesures des surfaces et des volumes :

La surface d'une zone d'intérêt définie par l'opérateur (au moyen d'un track ball) est proportionnelle
au nombre de pixels pris en compte. Comme l'épaisseur de la coupe est connue, les volumes sont aussi
mesurables.

Les mesures de "densités":

On délimite sur l'écran une région d'intérêt dont on obtient la densité moyenne en unités Hounsfield
(UH). Ces mesures sont utiles pour vérifier la nature liquidienne ou graisseuse d'une structure.

Reconstruction d'autres plans de coupes :

Les scanners X jusqu'à la quatrième génération ne donnent que des plans de coupes transverses. On
peut obtenir par reconstruction informatique des plans de coupes perpendiculaires (plans sagittal et
frontal) ou obliques.

Reconstruction 3D :

Il existe actuellement des logiciels appropriés à la représentation tridimensionnelle (3D). L'avenir


de ces images 3D est important en particulier dans la préparation des plans de traitement en
radiothérapie et en chirurgie.

16
MATIERE : TOMODENSITOMETRIE, PHYSIQUE APPLIQUEE ET TECHNOLOGIE
Enseignant : M SOUALMI

INCONVENIENTS DE LA TDM

- Les examens TDM sont peu irradiant pour chaque coupe. Un examen comporte habituellement un
grand nombre de coupe, mais pour chacune l’irradiation est localisée à la zone anatomique
correspondant à la coupe explorée. L’irradiation reçue en un point donné n’augmente pas de manière
proportionnelle au nombre de coupes. Par exemple un examen TDM abdominal comportant une 20 ne
de coupes entraîne une irradiation cutanée de 50mSv et d’environ 20Sv au centre du faisceau.

- Irradiation du personnel

- Une autre source de danger est représentée par l’injection de produits de contraste iodés.

BIBLIOGRAPHIE

- BRUNEREAU F ZEITOUN, Guide de sémiologie en scanner, Masson 2005.


- J.P. Dillenseger et E.Moerschel, Guide des technologies de l'imagerie médicale et de la
radiothérapie : « Quand la théorie éclaire la pratique », édition Masson 2009. (Pages 103 – 147).
- L ARRIVE, L AZIZI, Scanner pratique, édition Masson 2009.
- Scanner a Rx; « tomodensitométrie » D.DOYEN.E, A.CABANIS, édition MASSON PARIS 2000.
- Scanographie volumique multi coupe, principes, applications et perspective édition, Masson, paris
2002.

17

Vous aimerez peut-être aussi