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INTRODUCTION :

La création de la valeur est l'objectif principal de nombreuses organisations. Celles-ci mettent


en oeuvre de nombreuses stratégies et tactiques afin d'accroître leurs performances et
répondre ainsi aux exigences des propriétaires de l'entité. Face à l'augmentation des risques
nés des mutations diverses externes à l'organisation (législation, progrès technologiques,
normes professionnelles et éthiques etc.) et des changements internes conséquents, les
organisations comprennent mieux la nécessité de disposer d'un outil qui permettrait une
meilleure maîtrise des opérations, une gestion optimale du risque et un meilleur reporting au
gouvernement d'entreprise. Ceci justifie l'importance sans cesse accrue de l'audit interne.

L'audit interne vise à donner une assurance raisonnable aux utilisateurs de l'information qui
leur est destiné est fiable et ne comporte pas d'anomalies significatives.

Aussi, est-il important pour les dirigeants et les bailleurs de fonds du bureau Cameroun du
World Wide Fund For Nature d'avoir cette assurance que les reporting financiers qui leurs
sont adressés ont été établis dans les règles de l'art. Raison pour laquelle nous avons opté pour
l' « audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux
opérations d'achat : cas de WWF-CCPO » dans le cadre de notre stage académique qui s'est
déroulé du 1 juillet 2008 au 30 Août 2008 au sein de l'unité Comptable et financière de WWF-
CCPO.

Ledit travail sera subdivisé en deux grandes parties la première portera sur une revue littéraire
de l'audit interne du processus de traitement de l'information comptable, et la seconde sur la
mise en oeuvre de cet audit uniquement sur les opérations d'achats.

Audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux opérations


d'achats : cas de
WWF-CCPO

CHAP I: LA NOTION D'AUDIT


INTERNE.
I. GENERALITES.
La complexité de la notion d'audit interne suggère que l'on s'arrête tout d'abord sur le sens que
l'on voudrait lui donner, par la suite sur ce qui la distingue de certaines notions voisines et
enfin sur la démarche à adopter pour la réalisation d'une mission d'audit interne.

A. ESSAIS DEFINITIONNELS ET HISTORIQUE DE LA NOTION


D'AUDIT INTERNE.

Il sera question dans cette partie d'aborder quelques définitions proposées sur la notion d'audit
interne et sur l'évolution qu'a subi la notion d'audit.
1. Definitions:

Audit vient du mot latin « audire » qui signifie « écouter ». Les Romains employaient ce
terme pour désigner un contrôle au nom de l'empereur sur la gestion des provinces.

C'est une démarche permettant de recueillir des informations objectives pour déterminer dans
quelle mesure les éléments du système cible satisfont aux exigences des référentiels du
domaine considéré. Il s'attache notamment à détecter les anomalies et les risques dans les
organismes et secteurs d'activités qu'il examine.

C'est en tenant compte de cette assertion que le conseil d'administration de L'IFACI a traduit
la définition internationale de l'audit interne approuvée par l'IIA le 19 juin 1999 le 21 mars
2000 comme «....une activité indépendante et objective qui donne à une organisation une
assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations, lui apporte ses conseils pour les
améliorer, et contribue à créer de la valeur ajoutée. Il aide cette organisation à atteindre ses
objectifs en évaluant, par une approche systématique et méthodique, ses processus de
management des risques de contrôle, et de gouvernement d'entreprise, et en faisant des
propositions pour renforcer leur efficacité. »

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La notion d'audit connue à l'époque des Romains n'est plus la même qui sévit de nos jours. En
réalité, elle a subi de nombreuses mutations au cours de son histoire.

2. Historique de la notion d'audit

Il est possible d'évoquer les différentes phases d'évolutions de l'audit dans un tableau
synthétique :

i. Tableau historique de l'audit

Période Prescripteur de Auditeurs Objectifs de l'audit


l'audit

1) 2000 avant Rois, Clercs, Ecrivains. Punir pour les 2)


J.C à 1700 détournements de 1700
Empereurs, fonds. Protéger le à
patrimoine. 1850
Eglises
et états
Etats, Comptables. Réprimer et punir les 3) 1850 à 1900
fraudeurs.
tribunaux
commerciaux et Protéger le patrimoine.
actionnaires

Etats Professionnels de Eviter les fraudes et attester 4) 1900 à 1940


la comptabilité la
et actionnaires Juristes.
fiabilité du bilan.

Etats Professionnels Eviter les fraudes et les 5) 1940 à 1970


d'audit et de erreurs et attester la
et actionnaires sincérité et la régularité des
comptabilité. états financiers historiques.

Etats, Professionnels Attester la sincérité et la 6) 1970 à 1990


d'audit et de régularité des états
banques financiers historiques.
comptabilité.
et actionnaires

Etats, Professionnels Attester la qualité du 7) À partir de 1990


d'audit et de contrôle interne et le respect
tiers des normes comptables et
comptabilité et des normes d'audit.
et actionnaires du conseil.

Etats, Professionnels Attester l'image fidèle des


d'audit et du comptes et la qualité du
tiers contrôle interne dans le
conseil. respect des normes.
et actionnaires Protection contre la fraude
internationale.

Source : LIONNEL COLLINS, GERARD VALIN, « audit et contrôle interne », Dalloz, Paris,
1992, Page 17.
Etant en cours d'évolution permanente, la notion d'audit, en particulier celle de l'audit interne
fait face à plusieurs confusions avec certaines notions dont il conviendrait de clarifier les
contours.

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B. CONCEPTS VOISINS ET QUELQUES DOMAINES DE L'AUDIT

INTERNE.

1. Concepts voisins

En tant que concept nouveau, l'audit interne est généralement confondu avec quelques
concepts voisins tels que le contrôle interne, le contrôle de gestion, le contrôle budgétaire et
l'audit externe.

0 AUDIT INTERNE ET CONTRÔLE INTERNE

Les définitions du contrôle interne sont nombreuses et ont eu le plus souvent comme auteurs
des organisations professionnelles de comptables.

Il en est ainsi de la définition du contrôle interne donnée en 1977 par le Conseil de l'Ordre des
Experts Comptables français: « le contrôle interne est l'ensemble des sécurités contribuant à
la maîtrise de l'entreprise. Il a pour but d'un côté d'assurer la protection, la sauvegarde du
patrimoine et la qualité de l'information, de l'autre l'application des instructions de la
Direction et de favoriser l'amélioration des performances. Il se manifeste par
l'organisation, les méthodes et les procédures de chacune des activités de l'entreprise, pour
maintenir la pérennité de celle-ci ».

Au vu de cette définition, le contrôle interne joue un rôle essentiel dans la démarche de l'audit
interne en ce sens que pour assurer la maîtrise des activités et améliorer leur fonctionnement
(rôle essentiel de l'audit interne), il faut au préalable assurer la maîtrise du fonctionnement de
ses activités (rôle du contrôle interne). En outre, tandis que l'audit interne doit être assuré par
un opérateur impartial, le contrôle interne est mis en oeuvre par la direction et dans une
certaine mesure par l'ensemble du personnel.

Il n'en est pas de même du contrôle de gestion qui constitue généralement une fonction
distincte au même titre que l'audit interne.

0 AUDIT INTERNE ET CONTRÔLE DE RESTION :

Bien qu'ayant de nombreuses similitudes (autonomie et indépendance du contrôleur ou de


l'auditeur, et bien d'autres) l'audit interne et le contrôle de gestion doivent être distingués. En
effet, ils ont de nombreux points de dissemblance dont on peut citer :

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· Les différences quant aux objectifs: tandis que l'auditeur interne cherche à mieux maîtriser
les activités par un diagnostic des dispositifs de contrôle interne, le contrôleur de gestion va
s'intéresser plus à l'information qu'aux systèmes et procédures qui guident l'élaboration de
ladite information;

· Les différences quant aux champs d'application: s'intéressant essentiellement aux résultats,
réels ou prévisionnels, le contrôle de gestion prendra en compte tout ce qui est chiffré ou
chiffrable tandis que l'audit interne va aller au delà de cette dimension et ceci est
particulièrement perceptible dans les domaines comme la sécurité, la qualité, les relations
sociales;

o iuDIT EXTERNE ET AUDIT INTERNE.

L'audit interne peut être soit exigé par des dispositions légales, ou non. On parlera
respectivement d'audit légal et d'audit contractuel.

L'on peut résumer dans un tableau synthétique les différences entre les audits internes et
externes.

ii. Tableau comparatif audit : interne, légal er contractuel

Critères Audit interne Audit légal Audit contractuel

Objectifs S'assurer du Emission de l'opinion sur la Emission d'une opinion sur


respect de régularité et la sincérité des un pan précis de
comptes l'organisation
l'application des
procédures.

Auditeur Personnel de Commissaire aux Professionnel indépendant


l'entreprise ou
comptes
professionnel
indépendant
Contours de Tous les éléments Tous les éléments Tous les éléments en rapport
la de avec le sujet de l'audit
significatifs des états
mission l'organisation financiers
d'audit

Diffusion des Interne à Interne et externe à Interne à l'organisation avec


l'organisation diffusion au tiers qui en a fait
conclusions l'organisation le demande

Rémunération Grille salariale de Moins intéressante Plus intéressante


l'entreprise

Source : Auteur

Eu égard de la qualité de l'intervenant auditeur, l'audit interne diffère de l'audit externe. Aussi,
d'après certains critères de classifications nous pourrons identifier quelques domaines ou
approches de l'audit interne.

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2. Domaines de l'audit interne.

A travers un certain nombre de critères, l'on peut procéder à de nombreuses classifications.


Nous n'en retiendrons que quelques unes.

o PRISE EN COMPTE DE LA MÉTHODOLOGIE DE CONDUITE DE LA MISSION.

D' après ce critère de distinction l'on peut faire la différence entre l'audit de conformité, l'audit
de régularité et l'audit d'efficacité. La représentation ci-après fait ressortir les spécificités de
chacune de ces formes d'audit interne.

iii. Tableau comparatif audit : conformité, efficacité et régularité

AUDIT DE AUDIT AUDIT DE


D'EFFICACITE
CONFORMITE REGULARITE

OBJECTIFS S'assurer de la S'assurer de S'assurer de l'effectivité


conformité l'efficacité du du respect des
entre le référentiel, dispositions légales dans
le système de le cadre de la réalisation
management de des activités
système de qualité qualité quotidiennes
de l'entreprise et
l'application
effective

APPROCHE Etude de la Synthèse des données, Etude de la concordance


documentation analyse,
établie et des entre les dispositions
enregistrements mesures, indicateurs légales et la pratique
associés de interne

performance, et de
tout autre

moyen disponible
pour prouver
l'efficacité

LES Rechercher la preuve Rechercher des Rechercher les éléments


ORIENTATIONS de l'application des éléments prouvant
DES dispositions aussi l'efficacité des attestant la mise en
préétablies activités pratiquées application effective ou
INVESTIGATIONS non de la loi

LES RESULTATS Présentation des Présentation des Présentation des


constats constats sous constats
D'AUDIT
d'audit sous forme forme de conformité à d'audit sous forme de
de des critères d'efficacité
reposant sur des conformité ou de non-
conformité et non preuves tangibles conformité à la
conformité aux législation en vigueur
exigences spécifiées

Source : CHRISTOPHE VILLALONGA, «L'audit qualité interne », qualité références,


DUNOD, Mars 2003, Page 38

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o PEISE EN COMPTE DES OBJECTIFS DE LA MISSION

L'on distingue suivant ce critère l'audit opérationnel, l'audit financier, l'audit stratégique et
l'audit qualité interne.

- L'audit opérationnel :

L'audit opérationnel dans une entité est un examen des instruments dont dispose la direction
pour la contrôler et la gérer. Il a pour objet d'évaluer la maîtrise du contrôle opérationnel d'une
organisation1, en prenant individuellement les informations relatives à chaque fonction, y
compris la fonction financière, et devra aboutir à l'expression d'une opinion raisonnable.

- L'audit financier

« L'audit est un examen critique des informations comptables, effectué par un expert
indépendant en vue d'exprimer une opinion motivée sur les états financiers»2. De manière
générale, il consistera en la vérification de : la conformité des enregistrements aux principes
comptables généralement admis ; à l'exhaustivité de l'information financière destinée aux tiers
; à la réalité de ladite information ; à l'exactitude de l'information financière, base de diverses
décisions prises par des opérateurs économiques. L'audit financier interne permet à
l'organisation de déceler les zones à risque et d'initier des actions visant leur maîtrise.

o PEISE EN COMPTE DU DOMAINE D'INVESTIGATION DE L'AUDIT.

On peut citer en l'occurrence :

- l'audit social : c'est une évaluation de la qualité du management des ressources humaines ;

- l'audit environnemental : il vise à évaluer la mise en pratique par l'entité des normes
environnementales ;

- l'audit fiscal : il permet d'évaluer la régularité dans le calcul de l'impôt à payer ;

- l'audit des systèmes d'informations et informatique : c'est l'évaluation du système


informatique de l'entreprise.
1
COLASSE, Encyclopédie de comptabilité, contrôle de gestion et audit, page 63
2
RAFFEGEAU, Audit et contrôle des comptes, Tome 1, page 10

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- L'audit qualité interne : il a comme objectif la détection et la maîtrise

des risques liés au système de management de qualité dans l'organisation donnée.


L'audit interne, quelque soit sa forme ou son objectif doit être effectué suivant les standards
internationaux et de la norme interne de l'entité à auditer.

II. Approche normative et méthodologie d'une mission


d'audit interne.
Comme tout audit, l'audit interne doit être fait en référence aux normes internationales en la
matière et suivre une méthodologie propre.

A. Approche normative de l'audit interne.

1. Généralités sur les normes et les standards.

L'ISO et le CEI définissent la norme comme un « document établi par consensus et


approuvé par un organisme reconnu, qui fournit, pour des usages communs et répétés, des
règles, des lignes directrices ou des caractéristiques, pour des activités ou leurs résultats
garantissant un niveau d'ordre optimal dans un contexte donné. »3

En règle générale, une organisation n'est pas tenue de respecter certaines normes. Toutefois, le
respect de celles-ci peut lui être imposé dans le cadre de ses relations d'affaire avec un tiers.
Par ailleurs certaines dispositions légales peuvent contraindre un type d'entité donnée de
respecter un certain nombre de textes.

2. Normes règlementaires et professionnelles.

L'exercice des activités peut être soumis, selon que l'on appartient à une circonscription
territoriale aux normes règlementaires ou, selon que l'on appartient à un corps de métier aux
normes professionnelles.
3
t Directives ISO/CEI - partie 2 : Règles de structure et de rédaction des Nomes
internationales, cinquième édition, 2004 (§ 3.1.)

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· Normes règlementaires :

Si l'exercice de certaines activités est libre dans certains pays, l'exercice d'autres est par contre
soumis au respect de la législation territoriale en vigueur. Par ailleurs, chaque entreprise étant
unique, il peut arriver, et il arrive même très souvent que celle- ci définisse ses propres
standards en matière d'audit interne. Aussi, l'auditeur interne dans sa mission, devra veiller
d'une part à l'application des directives de l'administration, et d'autre part à la mise en oeuvre
de la loi du pays.

· Normes internationales professionnelles de l'audit interne :


Ce sont des normes reconnues comme tel sur le plan mondial par des organismes de renom
comme l'IIA. Il s'agit :

- des normes de qualification (série 1000) ;

- Des normes de fonctionnement (série 2000) ;

- Des normes de mise en oeuvre.

B. DEMARCHE D'UNE MISSION D'AUDIT INTERNE.

La conduite d'une mission d'audit interne se structure en trois grandes étapes : la préparation
de la mission (A), le déroulement de ladite mission (B) et sa conclusion (C). Au cours de cette
mission, l'auditeur utilise plusieurs méthodes et outils (D).

1. Phase de préparation de la mission.

La mission d'audit interne commence par un ordre de mission, lequel ouvre officiellement la
phase de préparation de la mission qui est notamment axée sur la détermination du risque
d'audit. Le risque d'audit étant défini comme le risque que l'opinion donnée par l'auditeur soit
biaisée du fait d'une anomalie significative contenue dans les états financiers.

Par ailleurs lors de cette phase, seront définis aussi les objectifs de la mission. Cette dernière
peut avoir des objectifs généraux et des objectifs spécifiques. Ces objectifs sont consignés
dans le rapport d'orientation de la mission.

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Les objectifs généraux s'assureront que les principes liés à la sécurité des actifs, à la fiabilité
des informations, au respect des règles et directives et voir à l'optimisation des ressources sont
respectés.

Quant aux objectifs spécifiques, il faudra préciser de façon concrète la manière dont les
auditeurs réaliseront un certain type de diligences.

Il importe de préciser lors de l'analyse du risque d'audit que l'auditeur doit avoir la maîtrise de
l'environnement de l'entité à auditer avant de procéder à la mission proprement dite.

2. Phase de déroulement de la mission.

Cette phase débute par une réunion d'ouverture ; cette réunion présente à l'audité les objectifs
assignés à la mission : c'est l'examen du rapport d'orientation.

Ensuite, de commun accord avec l'audité, il sera établi un chronogramme des diligences à
effectuer par l'auditeur : c'est le planning de travail. Par la suite, c'est l'entrée dans la phase
pratique. Ici les auditeurs mettront en exergue leur expertise, pour entre autre évaluer le
contrôle interne et procéder à des travaux de révision.
L'évaluation du contrôle interne :

Elle permet à l'auditeur d'apporter un jugement de qualité sur l'ensemble de sécurités mises en
oeuvre pour maîtriser le fonctionnement des activités et par voie de conséquence, d'apporter
des améliorations susceptibles de rendre le contrôle interne plus performant. Chaque
dysfonctionnement, chaque anomalie constatée lors de l'analyse du contrôle interne donne lieu
à l'établissement d'une feuille de révélation des problèmes apparents (FRAP).

. Cette analyse va se faire à plusieurs niveaux. Nous les résumerons sur le tableau synthétique
proposé par Antoine MERCIER et Philippe MERLE dans « Mémento pratique Francis
Lefebvre, audit et commissariat aux comptes ». A la fin de l'évaluation du contrôle interne, où
seront évalués les points forts et les points faibles de l'entité auditée, l'auditeur ressortira les
points de non compétitivité et proposera des solutions susceptibles de renverser la tendance

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Schema de la démarche de l'évaluation du contrôle interne

Analyse du risque inhérent

Description des procedures

Test de conformité ou de
compréhension

Prise de connaissance des procédures

Points forts appliqués et


efficaces

Identification des points forts

Tests de permanence
Première evaluation du contrôle interne

Analyse du risque de non permanence

Evaluation finale du contrôle interne

Points forts non appliqués et/ou non efficaces

Faiblesses de contrôle interne

Exploitation de l'évaluation du contrôle interne

La révision des comptes en ce qui la concerne portera sur la conciliation entre les données
recueillies des différents centres de l'entité auditée pour vérifier leur similitude. La
vérification des pièces probantes n'en sera pas des restes.

3. Phase de finalisation de la mission.

A la suite de la mise en oeuvre de toutes les diligences par l'auditeur pour remplir son cahier
de charges, il sera établi un rapport de mission. Ce dernier est établi à partir des différentes
FRAP. Ledit rapport contiendra les problèmes rencontrés, leurs causes et les recommandations
faites par les auditeurs. Il devra respecter un certain nombre de principes :

- Il doit avant sa phase de finalisation être présenté aux responsables audités pour
amendement;

- Il doit être établi de manière claire, objective, convaincante et diffusé le plus rapidement
possible ;

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- Il doit être conçu pour les besoins de ses utilisateurs et doit donc être compréhensible par
eux. Il sera subdivisé en deux parties dont l'une est la synthèse de l'autre : le détail.

Pour clôturer leur mission, les professionnels d'audit tiendront une réunion de clôture ù seront
présentés les conclusions de la mission qui leur a été assigné. Ils présenteront lors de cette
réunion les techniques et les outils dont ils ont utilisé.

4. Techniques et outils Les auditeurs mettront en oeuvre :

- Les procédures analytiques : L'utilisation des procédures analytiques dans le cadre d'un
audit interne consiste : « à faire des comparaisons entre les données résultant des comptes et
des données antérieures, postérieures ou prévisionnelles de l'entité ou des données d'entité
similaires afin d'établir des relations entre elles ; à analyser les variations significatives et les
tendances ; à étudier et à analyser les éléments ressortant de ces comparaisons. »4

- L'observation physique : L'objectif ici est de s'assurer de l'existence réelle des actifs acquis
par l'organisation auditée ;
- La confirmation directe : c'est le fait de recueillir les informations concernant les
opérations réalisées par l'entreprise auprès des différents partenaires avec qui l'audité les a
réalisé, le but étant de détecter les différences entre les informations en provenance de l'audité
et de ses partenaires ;

- Les sondages : L'étendue des opérations effectuées par l'organisation rend très fastidieuse
une analyse exhaustive de toutes les informations. A cet effet, le sondage permet de
déterminer les comptes, opérations ayant un caractère significatif et sur la base desquels les
opérations d'audit interne seront effectuées.

Parmi les outils qu'utiliseront les auditeurs pour arriver à leurs fins, l'on peut citer l'outil
informatique, les questionnaires.
4
ANTOINE MERCIER, PHILIPPE MERLE, « Mémento pratique Francis Lefebvre, audit et
commissariat aux comptes », Editions Francis Lefebvre, Paris, 2002, Page 413

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CHAP II : LE PROCESSUS DE
TRAITEMENT DE
L'INFORMATION COMPTABLE
RELATIVE AUX ACHATS DE
SERVICES.
I. GENERALITES
Les mots étant polysémiques, il importe de s'arrêter sur la signification que l'on veut tout
d'abord les donner (1), puis nous nous attarderons sur les objectifs et les critères de qualité
d'une information.

A. Définitions des termes :

1. Notion de processus.

Etymologiquement « processus » vient du mot latin « pro » qui signifie « pour », « dans le
sens de » et du mot « cedere » qui veut dire « aller vers l'avant », « avancer ».

D'après le dictionnaire Larousse le processus est une « Suite continue d'opérations, d'actions
constituant la manière de faire, de fabriquer quelque chose ».
Le mot processus peut alors être vu comme un ensemble d'actions conduisant à un but défini ;
c'est une suite d'opérations normalisées effectuées par le personnel pour arriver au résultat
attendu. D'après la norme ISO 9001 relativement à la gestion de la qualité, le processus est
un système organisé d'activités qui utilise des ressources (personnel, équipement, matériels
et machines, matière premières et informations) pour transformer des éléments entrants en
éléments de sortie dont le résultat est un produit. Ce processus peut être celui de traitement
de l'information.

2. Notion de traitement de l'information comptable.

Pour mieux appréhender la notion de « traitement de l'information comptable », il faudrait


tout d'abord définir les termes suivants : « traitement » et « information comptable »

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Selon le dictionnaire Larousse, le traitement est l' « ensemble des opérations que l'on fait
subir à des matières premières, à des substances ou à des matériaux pour les transformer ».

Tandis que l'information est une donnée qui augmente notre connaissance. De manière
générale elle est un : «élément de connaissance susceptible d'être représenté à l'aide de
conventions pour être conservé, traité ou communiqué »5.

Pour ce qui est de l'information comptable particulièrement, elle est appréhendée comme la
transcription comptable des faits économiques ; lesquels sont définis comme «tout
phénomène juridique, économique, ou simplement matériel modifiant ou susceptible de
modifier, dans leur nature ou dans leur valeur, les éléments du patrimoine de l'entreprise
»6.

L'information comptable est en générale mesurable, c'est-à-dire qu'elle prend la forme de


chiffre. Elle peut être perçue de deux manières :

- la donnée : ici il s'agit de la matière première ; en elle seule elle n'a aucun sens et n'en prend
un qu'après traitement ;

- l'information : elle a un sens et permet de prendre des décisions. Elle renseigne son
destinataire sur une situation donnée.

On pourrait voir le traitement de l'information comme l'ensemble des opérations que l'on fait
subir à une donnée (information brute) pour la transformer en information (produit fini) ayant
un sens et susceptible de servir les utilisateurs.

Toutefois, toute information issue d'un tel processus de traitement n'est pas toujours utile aux
yeux de ceux à qui elle est destinée. D'où l'importance d'apprécier les critères de qualité de
l'information.

B. Critères de qualité et objectifs de l'information comptable

1. Critères de qualités de l'information.


Pour qu'une information soit utile, il faut qu'elle remplisse de nombreux critères. Ce sont en
l'occurrence les critères de :
5
Arrêté conjoint du ministre de l'Industrie et du ministre de l'Education Nationale français du
22 décembre 1981 sur le vocabulaire informatique. J.O. du 17 janvier 1982. NC, P. 625.
6
Gore, Dupouy, op. cit., p. 291.

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- Pertinence : l'information est pertinente si elle permet à l'utilisateur d'évaluer les


événements passés, présents ou futurs ;de confirmer ou de rajuster les évaluations effectuées
préalablement ;

- Fiabilité. : l'information est fiable lorsque les utilisateurs ont la certitude qu'elle représente
fidèlement la réalité et n'est entachée d'aucune erreur significative. L'information sera d'autant
plus fiable qu'elle est objective, vérifiable et sans biais;

- Rapidité de la présentation. : l'information est opportune lorsque les décideurs y ont accès
au moment où elle est encore susceptible d'influencer les décisions;

- Compréhensibilité : l''information doit être suffisamment détaillée et comporter assez


d'explications techniques pour que les utilisateurs la comprennent bien. Elle doit être énoncée
clairement et sans ambiguïté. Il ne faudra pas par souci de simplification en exclure les
renseignements essentiels ou susceptibles de réduire la compréhension que peut avoir les
utilisateurs;

- Comparabilité : l'information fournie est d'autant plus utile qu'elle permet de comparer les
résultats de périodes différentes et d'entités différentes.

- Exhaustivité : l'information fournie doit prendre en compte toutes les opérations réalisées
par l'organisation.

Disposer d'une information comptable fiable est primordiale pour une entité à la vue des
objectifs que l'on peut assigner à cette information.

2. Objectifs de l'information comptable :

- Information comme outil de prise de décision : une bonne information doit permettre de
fournir aux décideurs des éléments objectifs sur les choix décisionnels qu'ils ont à prendre
sans risque de se tromper ;

- Information comptable comme outil de communication des résultats aux actionnaires et


des parties prenantes à l'affaire : le rôle premier de l'information comptable étant de présenter
les résultats, il est naturel que ces résultats soient présentés aux différentes partenaires en
relation d'affaires ;
- Information comptable outil de communication avec l'ÉTAT : l'importance de
l'information comptable est due à la communication aux démembrements

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étatiques du résultat de l'organisation en vue de la détermination entre autres de l'assiette


fiscale et des statistiques nationales (en l'occurrence du PIB).

Au vu de tout ce qui précède, disposer d'une information fiable est indispensable non
seulement pour toute organisation, mais également pour tous ses partenaires. Ceci étant, il
conviendrait de mettre sur pied des mécanismes permettant de disposer d'informations
comptables utiles. Cela passe par la mise en place des procédures adéquats ; lesquels ne le
sauraient être si l'organe chargé d'élaborer ladite information n'a une maîtrise suffisante de
l'environnement comptable et les flux d'informations échangés.

II. ENVIRONNEMENT COMPTABLE, FLUX


INFORMATIONNELS ET PRINCIPES
D'ORGANISATION.
Pour s'assurer du degré de fiabilité des informations fournies par une entité, il est judicieux
avant tout de déterminer les échanges qu'elle a avec les composantes de son environnement.
Puis par la suite, il faudra déterminer les préalables en termes d'organisation pour assurer le
meilleur traitement des données.

A. Environnement comptable et flux informationnels :

1. Environnement comptable

L'environnement comptable est constitué de l'ensemble des personnes qui échangent avec le
département en charge des questions comptable et financières des documents comptables. Ces
personnes peuvent être membres de l'organisation à laquelle est rattachée ledit département ou
non. En dépit du caractère interne ou externe de ces personnes à l'organisation, l'on distingue
au niveau de la comptabilité des flux entrants et des flux sortants.

2. Flux informationnels comptables.

« Les flux entrants sont les documents comptables qui proviennent des différentes
directions de l'organisation et qui matérialisent leurs activités. Ces documents sont

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transmis au service comptable pour comptabilisation. »7 Ils constituent la matière première
du travail comptable.

On peut distinguer quelques uns comme les documents en provenance de :

- La DRH, comme les bulletins de calcul de la paie, les supports de conventions de prêts et
autres documents matérialisant les opérations spécifiques effectuées avec le personnel et ayant
des incidences financières ;

- La caisse, comme les arrêtés journaliers de caisse, les brouillards de saisie, les fiches de
contrôle et d'inventaire de caisse ;

- La DAF, comme les ordres de dépenses approuvées et ordre de recettes, les doubles de
chèque de règlement émis, les copies des chèques reçus ;

- La direction des ventes, comme les factures de vente, les bons de commandes reçus des
clients, les bordereaux de livraison signés des clients ;

- La Direction générale, comme les documents émis par la direction et devant être traduits en
terme de comptes (projet d'affectation des résultats) ;

- La direction technique, comme les factures d'achat, les rapports d'inventaire ;

- Direction de la production, comme les fiches de suivi de stock de produits finis, les fiches
de coût de production des produits manufacturés.

Quant aux flux sortants, il s'agit des documents émis par le département comptable et
financier pour l'information des tiers. Il peut s'agir:

- Des états financiers de synthèse (bilan, compte de résultat, TAFIRE, état annexé) et des
grands livres de comptes

- Des reporting financiers, du DIPE ;

- Des relevés de comptes de tiers extrait du Grand Livre ;

B. Principes d'organisation et étapes clés du processus de traitement de


l'information comptable :

1. Principes d'organisation

Si le traitement comptable des opérations n'exige pas une structuration particulière du service
comptable et financier, il paraît assez évident que par mesure de
7
Confère, cours d'organisation des services comptables et financiers, LICOFI-UCAC, 2007-
2008

Audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux opérations


d'achats : cas de
WWF-CCPO
précaution, certaines dispositions soient prises pour anticiper sur certaines erreurs ou fraudes
susceptibles de se produire dans le temps. Or, dans un environnement comptable et financier
non organisé, il est difficile, voire même impossible d'apprécier la réalité de l'information
comptable. D'où la nécessité d'édicter un certain nombre de règles qui, non pas qu'ils
garantissent la régularité et la conformité des traitements comptables, mais offre de sécurités
permettant d'avoir un commencement de confiance sur les états financiers qui seront édités.
On peut aborder entre autre la séparation des pouvoirs, l'existence d'un manuel de procédures,
l'auto-contrôle des fonctions, lequel peut être fait aux travers les agents qui interviennent
durant les étapes clés du processus de traitement de l'information comptable relative aux
achats.

2. Etapes clés du processus de traitement de l'information comptable.

Le service comptable et financier, dans l'exécution de sa mission, est semblable à une


entreprise industrielle. Il intègre des matières premières dans sa machine de production pour
produire de l'information comptable qui sera diffusée aux tiers et mis en stockage dans le
respect de la durée légale de conservation des documents comptables et financier.

Il existe trois grandes étapes dans le processus de traitement de l'information comptable :


collecte des données, traitement proprement dit, et diffusion de l'information comptable.

Ce processus est propre à chaque organisation dépendamment de sa taille, du volume de ses


activités, de ses objectifs et des choix stratégiques de la direction. L'on peut néanmoins le
structurer de la manière suivante8 :

- Collecte des données et pièces comptables : elle doit être exhaustive afin de respecter le
principe de l'exhaustivité de l'information comptable. Tri ou classement des données et
documents précédemment collectés par type de journal comptable : il s'agira ici
d'identifier pour chaque pièce comptable les journaux auxiliaires qui seront utilisés;
8
Confère, cours d'organisation des services comptables et financiers, LICOFI-UCAC, 2007-
2008

Page 23

Audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux opérations


d'achats : cas de
WWF-CCPO

- Contrôle des pièces comptables : ce tout premier contrôle permet de vérifier : la qualité des
pièces justificatives fournies, la conformité de ses pièces par rapport à la procédure mise en
place (bons de commande, signatures des personnes dûment autorisées) ; permet d'effectuer le
contrôle arithmétique et le rapprochement par rapport aux sommes décaissées ;

- Codification des pièces comptables : il s'agira d'attribuer un code à chaque pièce


comptable. Par exemple pour une pièce justificative d'un achat fait le 11 juin 2007, la
codification peut être : ACH/06/07/000056.

- Imputation manuelle desdites pièces : il s'agit d'identifier les comptes à débiter et à


créditer avec leurs montants respectifs ;
Les opérations ci-dessus sont en générale effectuées par le comptable ou l'assistant comptable.

- Contrôle des imputations : ce contrôle permet de valider les imputations précédemment


faites. Il est exercé par le chef comptable. Au cas où il y'aurait des ajustements à faire, ceux-ci
doivent être fait et les nouvelles imputations soumises une fois de plus pour validation. Cette
opération sera réitérée aussi longtemps que le chef comptable n'aura pas validé l'imputation
manuelle de ses pièces ;

- Saisie informatique des pièces comptables imputées : l'imputation comptable effectuée, le


comptable ou l'assistant comptable devra par la suite procéder à leur saisie dans le logiciel de
comptabilité (ERP) mis en place au sein de l'organisation ;

- Edition du brouillard informatique à présenter au chef comptable pour validation : le


comptable ou l'assistant comptable procède à l'édition du brouillard de saisie informatique
qu'il soumet au chef comptable pour validation ;

- Contrôle des saisies : le chef comptable, à partir du brouillard informatique, procède à la


vérification des saisies comptables ci-dessus faites. Eventuellement, s'il y a des corrections à
opérer, elles seront faites et l'on ne passera à l'étape suivante qu'après validation de ces
corrections ;

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d'achats : cas de
WWF-CCPO

- Edition balance, journaux et grand livre provisoires : Périodiquement (mensuellement,


trimestriellement), le chef comptable édite les balance, journaux et grands livres provisoires
aux fins d'effectuer un contrôle de cohérence ;

- Contrôle de cohérences : ledit contrôle est effectué pour vérifier la cohérence entre tous ces
états imprimés ;

- Analyse et justification des soldes des comptes + travaux d'inventaire : annuellement,


notamment en fin d'année il est opéré des travaux d'inventaire pour clôturer les comptes de
l'organisation. Ces travaux tiennent compte des principes de la comptabilité dont la prudence,
la séparation des exercices. L'analyse des comptes fait partie de ces travaux. Il s'agit d'opérer
une analyse compte par compte et surtout des comptes d'attentes et de transferts pour se
rassurer que leurs soldes sont exacts et ne tiennent compte que des opérations qui devraient
s'y rattacher.

- Saisie des ajustements et des écritures de fin d'exercice ;

- Clôture des comptes : c'est l'opération par laquelle les comptes de l'organisation sont
bloqués ; aucunes modifications, ni suppression ne pouvant à partir de ce moment intervenir.

- Edition balance, grand livre et journaux définitifs ;

- Confection des états financiers ;

- Diffusion des résultats.


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d'achats : cas de
WWF-CCPO

CHAPIII: PRESENTATION DE WORDL


WIDE FUND FOR
NATURE.
Ce chapitre sera abordé sur deux plans: tout d'abord une présentation de l'organisation
générale de WWF-CARPO, puis celle du CCPO.

I. ORGANISATION GENERALE DE WWF-CARPO


Pour mieux comprendre le WWF-CARPO, il importe tout d'abord de s'arrêter sur sa
présentation de façon générale et ensuite d'aborder les aspects liés à son organisation et son
fonctionnement (voir annexe 1)

A. Présentation de WWF-CARPO

Cette partie s'articulera autours de deux idées majeures : le WWF en bref et sa carte d'identité.

1. Origine de l'organisation

En 1961, date de la création de WWF, celles-ci (les initiales WWF) renvoyaient à «World
Wildlife Fund». En effet, l'objectif principal du WWF se résumait en la recherche de
ressources pour la protection des espèces en voie de disparition ou en danger du fait de
l'action de l'homme principalement. Cependant, étant donné le caractère interdépendant de la
flore, de la faune et de tout les éléments constitutifs de l'environnement, le WWF a revu son
objectif et s'est attelé à la protection de la nature dans son ensemble d'où sa nouvelle
dénomination « World Wide Fund for Nature » à savoir Fonds mondial pour la nature depuis
2001. Cette structure est de nos jours représentée dans tous les continents.

2. Le réseau mondial de WWF

WWF est implantée dans plus de cent (100) pays et oeuvre en vue de la construction d`un
avenir où il existerait davantage d'harmonie entre l'Homme et son environnement.

Audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux opérations


d'achats : cas de
WWF-CCPO
Dans le cadre de la réalisation de ses missions, le WWF collabore avec de nombreux
partenaires. Ses ressources proviennent des particuliers (53%), de gouvernements et
d'organismes d'aides (22%), d'entreprises (10%), de trusts et de fondations (6%). Les
ressources autres que celles sus citées représentent environ 9 % de celles-ci. Elles permettent
de financer de façon continue plus de deux mille (2000) projets pour la réalisation de ses
missions.

3. Les missions de l'organisation

Toutes les actions de WWF sont guidées par la volonté de protéger l'environnement. Ainsi ses
missions sont relatives entre autres à :

· La sauvegarde de la biodiversité ;

· La promotion d'une attitude responsable dans le cadre de la lutte contre les changements
climatiques ;

· L'utilisation rationnelle des énergies et ressources naturelles ;

· La lutte contre la pollution ;

A ces missions originelles, il convient de noter un élargissement actuel du champ d'activité de


WWF qui mène actuellement des actions visant :

· L'amélioration des conditions d'existence des populations ;

· La recherche d'un développement durable ;

L'atteinte de ces missions suppose une attitude responsable, une éducation des populations
dans le monde entier. A cet effet, WWF a entre autres objectifs la vulgarisation de
comportements responsables qui incluent :

· Le respect d'autrui et de ses spécificités d'ordre culturelles. Ceci induit la lutte contre les
discriminations et préjugés basés sur la religion, l'ethnie, la culture, ou les convictions
politiques ;

· L'ouverture aux divers opérateurs (et principalement aux communautés locales)


qui oeuvrent également dans le cadre de la protection des richesses naturelles ;

· L'utilisation prioritaire d'articles non polluants, recyclés et la lutte contre le gaspillage des
ressources ;

· La culture de l'honnêteté, la recherche de la transparence, de l'efficience dans toutes les


actions entreprises.

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d'achats : cas de
WWF-CCPO
iv. Carte d'identité de WWF.

Logo de World Wide Fund for Nature


(Fonds mondiaux pour la Nature)

Contexte général

Champs d'action

Écologisme

Zone d'influence

Monde entier Fiche d'identité

Fondateur

Julian Huxley

Forme juridique

ONG

Fondation

1961, Morges, Suisse

Siège central
Gland, Suisse

Personnage(s) clef

Sir Julian Huxley

Méthode

Non-violence, Lobbying, Recherche, Innovation

Financement

120 910 695$ USD (2005)

Volontaires

Approximativement. 4 700 000 dans le monde entier

Site internet

http://www.wwf.org ou http://www.panda.org

Slogan

For a living planet Missions

Stopper la dégradation de l'environnement dans le monde et construire un avenir où les


êtres humains pourront vivre en harmonie avec la nature : en préservant la biodiversité du
globe, en garantissant une utilisation durable des ressources naturelles renouvelables; en
encourageant les mesures destinées à réduire la pollution et la surconsommation.

Afin d'arriver à enrayer et à inverser le processus de dégradation de la planète, son objectif


ultime, le Fonds Mondiaux pour la Nature s'est doté d'une structure organisationnelle
particulière.

Audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux opérations


d'achats : cas de
WWF-CCPO

B. Organisation et fonctionnement du WWF.

1. L'organisation globale de WWF.

Le World Wide Fund for Nature est doté d'une structure organisationnelle en réseau. La
glande, Suisse, est le siège de la maison de l'International de WWF : elle est son secrétariat.
Son rôle est de mener et de coordonner le réseau de WWF (network en anglais), constitué de
tous les bureaux WWF du monde. Ces différents bureaux relèvent de deux catégories :

· ceux qui peuvent soulever des fonds et mener à bien des travaux de manière autonomes ; ces
bureaux forment avec le secrétariat la BASE ; et

· ceux qui doivent fonctionner sous la direction d'un des bureaux indépendants de WWF ; ils
ont juste pour rôle d'implémenter les programmes définies par la BASE. En pareille
occurrence on peut citer le Central Africain Regional Program Office (CARPO), bureau
coordonnateur des programmes pays de la sous région Afrique.

2. Organisation WWF-CARPO

Le WWF a mis en place 4 grands programmes en Afrique correspondant à la subdivision


politique de ce continent :

· le programme WAMER (Western Africa) de l'Afrique de l'Ouest ;

· le programme « Mediteranean Coast » de l'Afrique du Nord ;

· le programme EAMER (Eastern Africa Marine Ecoregion) de l'Afrique de l'Est ;

· le Programme de l'Afrique Centrale (CARPO).

S'agissant de ce dernier programme, son siège, depuis le 25 mars 20049 se trouve à Yaoundé,
sise au quartier Bastos, au lieu communément appelé « derrière usine BAT », à la rue « les
Rochelles ».
Le Central African Regional Program Office s'implémente dans quatre pays au travers de
quatre grands programmes. Chacun desdits pays dispose d'un bureau pays, lequel est sous la
coordination du bureau régional dont l'organigramme est fourni en annexe 2.

9 D'après l' «ACCORD DE SIEGE ENTRE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN ET LE


FONDS MONDIAL POUR LA NATURE (WWF) relatif au siège du Bureau Régional du
WWF pour l'Afrique Centrale à Yaoundé Cameroun »

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d'achats : cas de
WWF-CCPO

Chacun de ces bureaux pays (Country Program Office), dans la phase de la mise en oeuvre du
programme pour lequel il a été mis sur pied, dispose de nombreux projets.

C'est ainsi que le bureau pays du Cameroun :Cameroon Country Program Office (CCPO) a à
son sein plus d'une quarantaine de projets. Ces différents projets s'implémentent sur tout le
territoire camerounais au travers de quatre sites (fields office en anglais) dont au Nord, à
Limbé, à Campo et à Yokadouma ; et d'un bureau administratif situé à yaoundé. Le CARPO et
le CCPO partagent les mêmes locaux.

II. Organisation du CCPO.(annexe3)


Comme la plupart des bureaux WWF en Afrique Centrale, le CCPO est en pleine phase de
restructuration. Il nous a été donc impossible d'avoir un organigramme présentant de manière
claire et formelle la répartition des tâches qui y est faite. Aussi, l'organigramme que nous vous
proposons en annexe n'est qu'une ossature de ce que nous avons pu faire le constat durant
notre stage académique.

L'organisation de WWF-CCPO fait ressortir quatre grandes composantes à savoir le


représentant régional, le département de la conservation, le département administratif et des
opérations et celui de la finance.

A. Le représentant régional

Le représentant régional comme son nom l'indique représente l'organisation non seulement au
Cameroun mais également en République centrafricaine, au Congo- Kinshasa et au Gabon. Il
est responsable de la coordination des diverses actions menées par les diverses représentations
de WWF sous sa responsabilité. Il rend compte à WWF international.

B. Le département de la conservation

Le département de la conservation entreprend des actions concrètes sur le terrain afin de


sauvegarder les ressources naturelles détectées dans les diverses écorégions. Toute action est
entreprise dans le cadre de la mise en oeuvre d'un projet déterminé; le projet étant un
ensemble d'opérations visant la protection d'une ressource déterminée
Audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux opérations
d'achats : cas de
WWF-CCPO

dans un site donné. La réalisation des diverses opérations est possible grâce à des ressources
allouées par des bailleurs de fonds pour un projet particulier.

C. Lé département financier

Le département financier a pour mission essentielle la gestion des ressources financières qui
devrait aboutir entre autres à l'établissement d'états financiers représentant l'image fidèle des
actions entreprises par WWF-CCPO. Il est sous la charge d'in directeur financier et est
organisé autour de deux unités avec à leur tête des chefs d'unités:

1. L'unité comptable et financière :

Elle est responsable de la collecte des documents comptables ( factures, chèques émis et reçus
etc.). Grâce à l'analyse de ceux-ci, elle effectue des enregistrements comptables pour
l'établissement des divers états financiers de synthèse et des livres comptables. Elle est aussi
responsable du suivi des relations bancaires et des fournisseurs. Elle effectuera ainsi le
paiement des factures à terme échu.

2. L'unité BIC : budget et contrôle interne ( Budget and Internal control).

L'unité BIC effectue notamment les opérations liées à la gestion de la partie financière du
contrat. Elle opèrera à cet effet des activités suivantes :

· L'audit financier trimestriel des divers sites de WWF-CCPO ;

· Le contrôle visant à s'assurer que les procédures internes sont respectées lors de la réalisation
des diverses opérations.

· Le suivi budgétaire : il vise à réguler les dépenses en fonction des lignes budgétaires y
relatives. Les écarts constatés doivent être analysées et expliqués.

· Le suivi des projets : en effet, chaque dépense et chaque recette doit être affectée au projet
correspondant. Un rapport détaillé doit ensuite être effectué au bailleur de fond.

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Audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux opérations


d'achats : cas de
WWF-CCPO

D. Le département des ressources humaines et opérations

Le plus jeune de tous les départements au WWF-CCPO, il est fondé pour s'intéresser aux
aspects liés à la gestion des ressources humaines et du personnel d'appui. Il est composé de
plusieurs services dont le service de la logistique.
Ce service a de nombreuses responsabilités qui peuvent se résumer comme suit :

· La gestion de toutes les immobilisations corporelles de WWF-CCPO avec un accent


particulier sur la gestion du parc automobile ;

· Le management des chauffeurs ainsi que des déplacements de ces derniers ;

· La gestion des déplacements de l'ensemble du personnel de WWF-CCPO dans le cadre des


activités de l'organisation.

Audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux opérations


d'achats : cas de
WWF-CCPO

CHAP IV : PHASE D'AUDIT DU PROCESSUS DE


TRAITEMENT DE L'INFORMATION COMPTABLE.

I. Processus de traitement de l'information comptable


relative aux achats.
Le département comptable et financier est au coeur des activités du Fonds mondiaL pour la
nature. Il est un département support à tous les autres et jouent le rôle d'interface entre les
acteurs du terrain et les décideurs, entre les bailleurs de fonds et WWF-CCPO pour ce qui est
du reporting financier.

Pour mener à bien ses activités, il recense les informations issues de toutes les autres entités
de l'organisation, pouvant être traduites dans les comptes de l'organisation.

Tout commence par un proposal. Un proposal est une proposition de work-plan que l'on envoi
à un ou plusieurs bailleurs de fonds en vue d'obtenir de celui ou de ceux-ci le financement
d'une activité ou d'un projet donné. C'est une invitation à contracter. Ce work-plan contient de
nombreux volets dont les volets technique, juridique et financier. Il est établi à la base par les
chefs de projets, en collaboration avec l'unité de Budget and Internal Control. Il est à noter
que le volet financier du proposal doit être suffisamment exhaustif, car une fois qu'il est
accepté par le potentiel financeur, il n'est plus modifiable sans son accord exprès.

Une fois le proposal validé par le potentiel bailleur de fond, naturellement avec quelques
amendements, il se transforme en contrat. Ce dernier doit être validé par le Représentant
Régional. Cette phase de validation du contrat par le leader de WWF en Afrique Centrale est
intitulé « secure funding » pour dire « financement sûr, certain ».

Dès cet instant, l'élaboration d'un plan comptable correspondant au projet est faite. Chaque
ligne budgétaire étant rattachée à un compte particulier. Lequel compte peut être lié à l'achat
d'un bien ou d'un service. Le processus lié à cet achat, bien que soumis à des normes internes
à WWF obéit à une pratique qui peut être quelque fois différente.

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Audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux opérations
d'achats : cas de
WWF-CCPO

A. La norme applicable au sein de WWF '. Présentation schématique'°

COUT D'ACHAT Inférieur à 500CHF COUT D'ACHAT supérieur A 500CHF

ETAPE1 : DEMANDE D'ACHAT

ETAPE 1 : DEMANDE D'ACHAT

ETAPE 2 : RECEPTION DES FACTURES PRO FORMAT

ETAPE 3: BON DE COMMANDE

ETAPE 4: Reception Des Biens Acquis

ETAPE 5 : Reception De La Facture Définitive

ETAPE 6: REGLEMENT DE LA FACTURE

Source: CARPO FIELD OPERATONS MANUAL, PART II: FINANCIAL POLICIES AND
PROCEDURES. (Traduction en français par l'auteur)

2. Présentation descriptive

Le schéma ci-dessus retrace le processus d'achat des biens et des services au sein de WWF qui
se formule en six étapes. A chacune de ces étapes, il est mis en place des sécurités visant la
responsabilisation de chaque opérateur.

> La demande d'achat (annexe4)

La demande d'achat (connue sous l'appellation de « purchase requisition » : est un document


émis par un responsable qui exprime un besoin dans le cadre de la réalisation de ses activités.
Celle-ci doit être approuvée par un supérieur hiérarchique déterminé (chef du département
concerné, responsable d'un projet etc. ;) qui doit au préalable s'assurer que la dépense a été
budgétée eu égard à la réalisation d'un projet précis financé par un bailleur particulier.
L'approbation de la dépense par le supérieur

10 Con~~re mémoire in de cycle 9frf,57CT, rédigé par 9frflle 0O.91TOVE7 Z AT AC7(sur l'
Audit interne du cycle des immobilisations corporelles
dans une optique d'amélioration de l'e~~icacité

Audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux opérations


d'achats : cas de
WWF-CCPO

hiérarchique donne l'autorisation au responsable de la logistique de procéder à l'achat effectif


de l'équipement requis.

Sécurité(s) requise(s) : La demande d'achat doit être signée par le demandeur et visée par son
supérieur hiérarchique.

> La réception et la comparaison des factures pro format

Dans une optique de minimisation des coûts sous contrainte de l'obtention d'un produit de
qualité satisfaisante, la commande n'est effectuée qu'après une comparaison des prix relatifs à
trois factures pro format émises par des fournisseurs différents. Elle a comme document
support « a quotation form » (annexe)

Sécurité(s) requise(s) : Chaque facture pro format doit comporter l'adresse et l'identification
du fournisseur. Elle est analysée par au moins 3 responsables dont le responsable ayant
autorisé la dépense. Le choix est enfin effectué en fonction des besoins et des ressources dont
dispose le projet lié à l'opération d'achat.

> L'établissement du bon de commande (annexe5)

Le bon de commande est le document de base du processus d'achat. Tout bon de commande
est établi sous la base d'une facture pro format sélectionnée. Il est établi en cinq (5)
exemplaires repartis comme suit :

> l'original est à transmettre au fournisseur ;

~ un exemplaire est sauvegardée dans le fichier des bons de commandes avec la demande
d'achat et le mémo justifiant le choix du fournisseur retenu ;

~ un exemplaire est transmis et classé par le Service de la Comptabilité ; ~ un exemplaire est


transmis au responsable du ^projet concerné ;

> la souche est conservée dans le registre des bons de commande.

Sécurité(s) requise(s): Le bon de commande doit être signé de tous les responsables ayant
autorisé la dépense (chef de projet ou représentant régional). Le service de la logistique le
contresigne également. Il est important que soient précisées les droits et les obligations de
WWF-CCPO et du fournisseur en cas d'importation.
Page 35

Audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux opérations


d'achats : cas de
WWF-CCPO

> La réception des biens ou des services (annexe6)

La réception des biens est assurée par un responsable du service de la logistique grâce à un
document appelé « receiving report » (annexe 4). Il a la charge de s'assurer de la conformité
du bien eu égard au besoin exprimé. Tout défaut doit être signalé au transporteur, au
fournisseur et éventuellement à l'assureur. Deux cas de figures peuvent se présenter :

· Si le projet d'affectation se trouve à Yaoundé, le bon de livraison devra être transmis au


Service de la comptabilité accompagné de la facture et du bon de commande ;

· Si le demandeur n'est pas situé à Yaoundé, alors 3 copies d'un « goods Issue note » (bon de
transfert) devront être établies par un responsable du projet ou son mandataire afin de
matérialiser l'affectation du bien au projet correspondant. Un exemplaire est transmis au
responsable du projet correspondant, le second est adjoint au bon de commande et classé par
le Service de la logistique et la souche est conservée dans le registre des « Goods Issued note
».

Sécurité(s) requise(s) : le bon de livraison doit être signé afin de matérialiser la réception
effective des biens par le responsable de la logistique ou un responsable de projet ou dans une
troisième mesure son mandataire.

> La réception de la facture

La réception du bien se fait grâce au bon de livraison accompagné éventuellement de la


facture du fournisseur. Celle-ci devra être réglée suivant les dispositions préalablement
définies par WWF-CCPO et le fournisseur. La facture est reçue soit lors de la réception des
biens soit à une date ultérieure. Celle-ci est comparée au bon de commande et au bon de
livraison afin de s'assurer de l'exactitude des articles, de la quantité de marchandises livrées
ainsi que de la qualité de celle-ci. Un accent doit également être mis sur le contrôle de
conformité du prix unitaire et du prix global de la marchandise consignée sur la facture
définitive.

Sécurité(s) requise(s) : La facture doit contenir des informations relatives à l'identification du


fournisseur.

Audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux opérations


d'achats : cas de
WWF-CCPO

> Le paiement de la facture

Dès la réception de la facture, tous les documents relatifs au processus d'achat doivent être lis
ensemble (facture pro forma, bon de commande, bon de livraison, facture définitive) avant
toute demande et approbation éventuelle du paiement de ladite facture. Eu égard aux termes
du contrat passé avec le fournisseur, le paiement de la facture est effectué. Une liste des
fournisseurs locaux doit être établie et périodiquement mise à jour elle doit indiquer le nom du
fournisseur, son adresse, les services fournis. WWF-CCPO devra s'assurer de la régularité de
chaque fournisseur vis-à-vis du cadre règlementaire du secteur d'activité donné.

Sécurité(s) requise(s) : un cachet « PAYE » devrait être apposé sur chaque facture payée afin
d'éviter des paiements doubles préjudiciables à WWF-CCPO.

B. La pratique interne au sein de WWF

1. Les traitements primaires

N° d'ord Opération Opérande


re de
l'opér
ation

1 Emission du besoin par voie d'intranet (mail) et expédition de celui- Service


ci à la messagerie du DRH & Opérations. demandeur

2 Traitement de la demande par le DRH et expédition (forward du DRH &


mail) au service concerné : logistique pour toutes acquisitions,
achat, gestion des vehicules, et organisation des voyages opérations

3 Quotation (annexe7) de la demande pour toutes les dépenses Service de la


dépassant 500 CHF, soit 220 000 F.CFA. C'est le fait de recueillir
trois factures proformat des fournisseurs qui vendent le même Logistique
produit en vue de choisir celui qui offre le meilleur ratio qualité-
coût-.Une synthèse est faite sur un document intitulé :Quotation
Form, signé du responsable de la logistique.

4 Validation du quotation form et expédition de celui-ci par mail au DRH &


demandeur après signature.
opérations

5 Approbation du choix du fournisseur Demandeur

Page 37
Audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux opérations
d'achats : cas de
WWF-CCPO

6 Edition bon de commande (le bon de commande ou BC est exigé Service de la


pour tous les achats exceptés ceux qui sont payés au comptant. Le BC
est signé par le responsable de la logistique et le demandeur. logistique

7 Appel du fournisseur pour livraison Service de la

logistique

8 Réception commande + bordereau de livraison Service de la

logistique+dema
ndeur

9 Réception de la facture et enregistrement dans le registre des Réception


courriers reçus et expédition au service de la logistique via le
Program Assistant

10 Réception de la facture par le service de la logistique et Service de la


acheminement vers le Directeur financier
logistique

11 Contrôle de la facture et validation par l'inscription « Bon à Payer » Directeur


financier

12 Saisi de la facture dans la base de données du logiciel de Gestion des Service de la


Fournisseurs : GFS et marquage du tampon pour préciser que la
facture a été enregistrée. logistique

13 Expédition des pièces constitutives de données au département Service de la


comptable et financier contre décharge dans un registre tenu à cet
effet : logistique

- Quotation form ;
- Bon de commande ;

- Bordereau de livraison ;
Source : entretien avec le responsable de la logistique ;

2. Processus de traitement proprement dit :

N Opération Opérande

A Réception des données en provenance du service de la logistique Unité Comptable


et

financière

B Vérification conformité des données, contrôle arithmétique des Unité Comptable


et
factures
financière

Etablissement de la facture si l'achat concerne un projet spécifique en Unité Comptable


dehors du projet « core » et

financière

C Classement des factures pour celles devant attendre trente (30) jours Unité Comptable
et

financière

Audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux opérations


d'achats : cas de
WWF-CCPO
D Sélection du fournisseur dont le terme est échu pour paiement. Ledit Unité Comptable
paiement est fonction de la situation nette de la trésorerie et des et
situations prioritaires (voyages, transferts de fond pour projets,
salaires, impôts) financière

E Etablissement du chèque + imputation comptable et acheminement Unité Comptable


pour approbation et

financière

F Approbation imputation comptable et vérification de l'égalité Directeur financier

arithmétique entre le montant du chèque émis et celui de la facture à


payer

G Etablissement du Bank Payment Requisition : signé du Directeur Unité Comptable


financier, du chef de projet et du personnel comptable l'ayant établi ; et

financière

H Validation du chèque par les personnes signataires

I Photocopie du chèque pour rangement Unité Comptable


et

financière

J Etablissement de la liste des fournisseurs à régler, le mercredi, et Unité Comptable


expédition de cette liste à la réception pour inviter lesdits et
fournisseurs à venir encaisser leur paiement
financière

K Remise des chèques le jeudi aux fournisseurs précédemment appelés Unité Comptable
la veille contre leur signature sur la photocopie du chèque. et

financière
L Classement des pièces dans les différents chronos de banques Unité Comptable
et

financière

M Codification des pièces et saisie des écritures comptables sur le Unité Comptable
logiciel comptable ACCPAC et

financière

N Impression « check list » pour vérification des saisies Unité Comptable


et

financière

O Edition du « badge » :c'est l'opération par laquelle les saisies, sans Unité Comptable
être validées peuvent être consultées. et

financière

P Validation du badge Responsable


comptable et
financier

Q postage des écritures Responsable


comptable et
financier

R Corrections des écritures (si besoin y est) Tout le monde

Notons que La nomenclature des comptes à WWF ne suit pas les prescriptions faites par le
droit Comptable OHADA, relatif au Droit des sociétés commerciales et du

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Audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux opérations


d'achats : cas de
WWF-CCPO
GIE et celles relatives au plan comptable, en particulier à la structure des comptes. A

WWF les comptes ont 20 positions : _ _ _ _ / / / .

Les quatre premières correspondent aux subdivisions du grand livre, les huit suivantes au
Code Projet (9F075401=projet du core), les quatre autres au Code du donneur, et les quatre
dernières au code de l'activité, objet de la dépense ou de la recette

Tous ces traitements n'ont pour seule objectif que la production des états financiers de
synthèse.

3. Les outputs:

Suite au traitement comptable ci-dessus opéré, il est établi de manière périodique des
documents d'information sur la situation financière de l'organisation en générale et de chacun
des projets implémentés pour la protection et la sauvegarde de la biodiversité. Ces documents
d'informations peuvent être standardisés ou établis suivant un format spécifique, répondant
aux exigences du pourvoyeur en capitaux.

Pour ceux qui sont standards, on distingue :

- Over all results : document généré trimestriellement ; il reprend les montants globaux des
différents projets en terme de dépenses, de revenus, de soldes ;

- Contrôle budgétaire : document retraçant la situation de chaque projet ; - La série des


rapports financiers produits trimestriellement .

II. Finalisation de la mission d'audit du processus de


traitement de l'information comptable relative aux
opérations d'achats de service.
L'étape actuelle du processus d'audit interne nous permettra de porter une appréciation relative
au système de contrôle du processus de traitement des opérations d'achat, notamment ceux des
services de WWF-CCPO. L'un des apports les plus importants de cet audit interne sera sans
nul doute les recommandations qui en découleront.

Audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux opérations


d'achats : cas de
WWF-CCPO

A. Evaluation du système de contrôle du processus de traitement des achats.

Le contrôle interne est une fonction récemment introduite au WWF-CCPO. Elle est assumée
par l'unité du BIC11. Cette unité effectue des missions d'audit interne suivant les normes mises
à cet effet par WWF international dans son document intitulé : AUDIT MANUAL WWF INT
FY 07.

La mission de cet audit interne étant de fournir une assurance objective au travers des
consultations des différents services de WWF-CCPO afin de les aider à atteindre leurs
objectifs respectifs et d'améliorer leur rendement en proposant des solutions susceptibles
d'accroître leur efficacité.

1. Analyse de la structure organisationnelle

Comme précédemment précisé, l'audit interne est effectué par le service du BIC. Ce dernier,
nous l'avons vu au précédent chapitre est subordonné au département administratif à qui il
rend compte. Le premier risque encouru ici est la subordination du contrôle à un département
opérationnel ; qui, en principe, devrait aussi être contrôlé eu égard à son activité. Ce
positionnement hiérarchique pourrait avoir une mauvaise influence sur l'efficacité de l'action
du contrôleur interne. Ainsi, cet acteur, aussi compétent et expérimenté soit-il, ne saurait
donner une assurance objective et entièrement indépendante dans la mission qui lui est
assignée.

Le second risque que nous pouvons identifier peut être lié à la séparation des fonctions. La
séparation des fonctions est un principe de base et fondamental à toute organisation. Ce
principe institue la succession de fonctions indépendantes qui interviennent dans le traitement
de l'information comptable. Il garantie par ailleurs un minimum de contrôle des opérations
réalisées par chacun des agents de l'entité.

L'analyse qui suit a pour objectif de déceler les incompatibilités susceptibles d'exercer une
influence négative sur l'efficacité du système organisationnel. Pour déceler ces risques, nous
analyserons la pratique interne au vu de la non exhaustivité de la procédure comptable et
financière mise en place.
11
Source : entretien avec le responsable du « contrôle interne »

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Audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux opérations


d'achats : cas de
WWF-CCPO

Le risque lié à la séparation des pouvoirs que nous pouvons identifiés ici est notamment le cas
des traitements fait par des agents et dont le contrôle est exercé par eux-mêmes. Nous
prendrons le cas par exemple du cas de la saisie, de la validation et du postage des écritures
comptables.

Le postage est l'opération par laquelle les imputations comptables, précédemment saisies sont
non seulement rendues accessibles dans la base de données comptable, mais aussi prises en
comptes dans les soldes des comptes.

Dans l'unité comptable et financière coexiste deux agents dont le chef de cette unité. En
principe, comme les imputions, les saisies comptables devraient aussi être validées par les
personnes indépendantes ; c'est-à-dire par celles qui n'ont pas participé à leur saisie. Il arrive
très souvent que la personne qui devrait en principe être chargée d'effectuer les saisies soit
aussi entrain de les valider, voir même de les poster.

2. Test de conformité de la mission d'audit interne par rapport au cadre de référence


défini par l'IIA.
Le tableau suivant permet d'évaluer les procédures mises en place par le BIC lors des
missions d'audit.

v. TEST DE CONFORMITE AUX STANDARDS DE LA FONCTION D'AUDIT INTERNE

Ecarts observés dans le cadre


Normes internationales de l'audit du processus de traitement de
Remarques
interne l'information comptable lié
aux achats

NORMES DE QUALIFICATION

1000- Mission, pouvoirs et L'indépendance et l'objectivité La fonction d'audit


responsabilités : La nature des de l'auditeur interne sont remises
missions d'assurance réalisées doit en cause à cause du rattachement interne est une
être définie dans une charte d'audit. de la fonction d'audit interne au
fonction récemment
L'audit interne doit être indépendant Département Administratif et
et les auditeurs internes doivent Financier. mise en place au
effectués leur travail avec objectivité. WWF-CCPO. Elle
est assumée par
Le responsable de l'audit interne doit l'unité BIC
relever d'un niveau hiérarchique
permettant aux auditeurs internes
d'exercer leurs responsabilités.

Les auditeurs internes doivent avoir


une attitude impartiale et dépourvue
de préjugés, et éviter les conflits

Audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux opérations


d'achats : cas de
WWF-CCPO

d'intérêts.

1200- Compétence et conscience Aucun écart


professionnelle: Les missions doivent être
remplies avec compétence et conscience
professionnelle

1300- Programme d'assurance et Un programme


d'amélioration d'assurance

qualité : Le responsable de l'audit interne doit qualité n'est pas


élaborer et tenir à jour un programme d'assurance. mis en place
Des évaluations internes et externes doivent être
effectuées et les rapports y relatifs rédigés.

NORMES DE FONCTIONNEMENT

2000- Gestion d'un audit interne : Le Pas d'écart Les audits internes
responsable doit rédiger cette activité de façon à significatif
garantir qu'elle apporte une valeur ajoutée à sont effectués suivant
l'organisation un canevas mis sur

pied par WWF

International et
applicable dans toutes
les représentations de
l'organisme.

2100- Nature du travail- L'audit interne doit Les missions


évaluer les processus de management des risques, d'audit ne portent
de contrôle et de gouvernement d'entreprise et sur plusieurs
contribuer à leur amélioration sur la base d'une cycles à la fois.
approche systématique et méthodique.

2200- Planification de la mission : Les auditeurs Pas d'écart


significatif
internes doivent concevoir et formaliser un plan
pour chaque mission. Ce plan précise le champ
d'intervention, les objectifs, la date et la durée de
la mission ainsi que les ressources allouées.

2300- Accomplissement de la mission : Les Pas d'écart


auditeurs internes doivent identifier les significatif
informations nécessaires, fiables, pertinentes,
utiles pour atteindre les objectifs de la mission.

2400- Communication des résultats : Les Pas d'écart


auditeurs internes doivent communiquer les significatif
résultats de la mission.

2500 : Surveillance des actions de progrès : Le Non évoqué

responsable de l'audit interne doit mettre en place


et
tenir à jour un système permettant de surveiller la
suite

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Audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux opérations


d'achats : cas de
WWF-CCPO

des donnée aux résultats communiqués au management.

2600- Acceptation des risques par la direction Non évoqué

générale

Source : IIA et auteur

La remarque majeure que l'on fait ici est que l'organisation de la structure fait en sorte que les
critères liés à la qualification de l'auditeur ne soient pas respectés du fait du rattachement de
cet auditeur à un département opérationnel.

vi. Test de permanence de la conformité à la norme interne de la pratique interne dans le

cadre du processus de traitement de l'information comptable liés aux achats.

Opération Résult Observations


ats
ONR A
i uo n S

Les besoins en termes d'achat sont-ils v Du fait que le demandeur peut


toujours validés par le DRH& opérations ? directement s'adresser à la
logistique

Existe-t-il toujours des quotations form v Certains types d'achat sont


pour tous les achats dont le montant est directement faits auprès des
supérieur à 500 CHF ? fournisseurs agréés.

Validation du quotation form et expédition v


de celui-ci par mail au demandeur après
signature.

Approbation du choix du fournisseur v Dès lors qu'il ya quotation form

Edite t-on toujours les bons de v


commande ?

Réception commande + bordereau de v


livraison

Tous les bons de commande sont-ils v


toujours signés par les personnes autorisées
?

Toutes les factures reçues proviennent-elles v Certains courriers sont


toujours de la réception ? directement acheminés à la
logistique lors de la livraison des
biens.

Le directeur financier appose t-il toujours v


la mention de « bon à payer » sur la facture
?
Toutes les factures sont-elles toujours v
saisies sur GFS par la logistique ?

tous les chèques sont-ils signés par des v


personnes dûment autorisés et soumis à
l'approbation préalable du directeur
Financier ?

L'imputation comptable est-elle toujours v Nous avions dû faire signé toutes


validée par le directeur financier les pièces d'imputations
comptables des justifs de FY08

Audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux opérations


d'achats : cas de
WWF-CCPO

La dite imputation lorsqu'elle est saisie, I Nous avions dû régulariser ces imputations
est-elle

toujours marquée du cachet « saisi su


ACCPAC, Poste... » ?

Etabli t-on toujours un bank Payment en I


cas de paiement par chèque ?

Est-il toujours signé du Directeur I La plupart du temps il manque la signature


financier, du chef de projet et du du chef projet.
personnel comptable l'ayant établi ;

Le chèque est-il toujours photocopié


I
pour rangement ?

Les pièces sont-elles toujours classées I


dans les

différents chronos de banques ?


Codification des pièces et saisie des I
écritures

comptables sur le logiciel comptable


ACCPAC

Impression « check list » pour I L'impression du check list n'est pas


vérification des saisies
systématique, il est presque toujours omis, ou
bien s'il est fait, dans certains cas il n'a pas
été fait une vérification des saisies.

Edite t-on toujours le « badge » ? I Cas où c'est le responsable comptable

&financier saisi lui-même les opérations.

Les écritures comptables sont elles


I
toujours postées ?

Les imputations comptables faites dans I Ces sites ne bénéficient pas de privilèges leur
les sites sont- elles toujours soumises au permettant de « poster directement les
contrôle pour être « postées»? écritures »

Le contrôle de ces imputations présente- I Ces contrôles présentent quelques


t-il des
défaillances. Par exemple, ce sont les
défaillances ?
auditeurs externes qui décèlent certaines

mauvaises imputations ou ventilation des


charges.

Le contrôle interne étend t-il ses actions I C'est une défaillance du sytème.
au niveau du bureau central

Le Bon de Commande est-il


Source : auteur

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Audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux opérations


d'achats : cas de
WWF-CCPO

B. Recommandations :

Les recommandations que nous pouvons faire peuvent être soit liées aux traitements des
opérations

- En vue de garantir l'indépendance de l'unité de contrôle interne, celle-ci devrait-être


détachée du département opérationnel à qui elle est rattachée ; Ceci d'autant plus que cette
unité doit aussi avoir un regard sur les opérations réalisées non seulement par l'unité
comptable, mais aussi par le directeur financier lui-même.

- Les missions d'audit fait au niveau des extensions de WWF qui sont sur le terrrain ne
devraient plus se limiter uniquement au contrôle des pièces (de leur conformité et de leur
régularité), au contrôle du respect des procédures mises en place, ainsi qu'à l'imputation
comptable faite au niveau des sites qui ont un service comptable, mais devait aussi s'élargir
pour faire la conciliation entre les factures adressées par un fournisseur présentées par le site,
et l'historique des transactions pris chez ce fournisseur ;

- Les « badges » fait par les sites doivent être scrupuleusement examinés avant le

postage pour éviter que certaines erreurs d'imputations ne se produisent ;

- Les imputations et les saisies, ainsi que le postage ne doivent pas être fait par la même
personne pour réduire le risque d'erreur et d'éviter par la même occasion de faire l'opération
diverse de l'opération diverse de l'opération diverse de l'opération diverse d'une transaction
qui avait été mal imputée. Par ailleurs, toutes les imputations au vue de la pratique doivent
être impérativement validées par le responsable financier. L'on ne devrait par conséquent plus
attendre qu'une mission d'audit se présente pour le faire ;

- Pour faire participer le service de contrôle interne dans le processus de traitement de


l'information comptable relative aux opérations d'achats, on peut modifier légèrement la
procédure applicable pour dire que périodiquement, ceux-ci devraient par exemple auditer
toutes les pièces comptables imputées par la comptabilité et faire un état de concordance entre
les régistres de réception de

Audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux opérations


d'achats : cas de
WWF-CCPO

facture tenue par la réception, la base de données des factures enregistrées par le service de la
logistique sur le logiciel GFS, les factures payées et celles comptabilisées.
- Il est à noter que pour parfaire le système de gestion des projets mis en place, il faudrait que
les informations relatives à un achat donné soient conciliées dans une seule base donnée qui
déterminera lequel des projets l'a supporté et s'il a été payé ou existe encore dans la liste des
factures à régulariser. Ceci permettra au responsable du contrôle interne d'avoir un état
détaillé des opérations d'achat par projet et de mieux faire le contrôle des imputations
comptables effectuées .

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Audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux opérations


d'achats : cas de
WWF-CCPO

CONCLUSION GENERALE
Notre objectif dans cette étude a été notamment de faire ressortir l'évolution de la fonction
d'audit, et notamment d'audit interne. Il en découle que la fonction d'audit interne n'est pas à
confondre avec certaines fonctions et que dépendamment des objectifs qui lui seront assignés
par la direction, cette fonction pourra s'étendre sur plusieurs domaines d'applications en vue
d'améliorer l'efficacité dans la gestion des ressources dont dispose cette organisation. Il est à
noter que l'audit interne ne peut être exercé convenablement et atteindre ses objectifs que si au
préalable une démarche appropriée d'audit est mise en oeuvre pour améliorer l'efficacité de
l'organisation et surtout de sont processus de traitement de l'information comptable relative
aux achats.

Ce processus de traitement de l'information comptable revêt une importance capitale, eu égard


entre autres aux objectifs que l'on assigne à l'information comptable et aux critères de qualité
de cette information. Notons-le, l'audit interne du processus de traitement de l'information
comptable vise la maîtrise des différentes étapes de transformation des données en
information fiable, permettant de fournir une assurance auprès de ceux qui l'utilisent, que
ladite information a été produite sans anomalies significatives. Aussi, conviendra t-on qu'il
faille avoir une claire maîtrise de l'environnement de l'organisation et des différentes échanges
qui sont susceptibles d'intervenir et être traduites en écritures comptables.

La quête de cette maîtrise est la démarche permanente du personnel financier de World Wide
Fund For nature, au niveau de sa représentation camerounaise (CCPO), organisation mondiale
de protection de la biodiversité, où nous avons eu l'opportunité d'effectuer notre stage
académique. Plus qu'enrichissant, ce stage nous a permis entre autres d'appréhender la
manière dont est structurée une ONG, de côtoyer le milieu professionnel dans tous ses aspects
: humain et social, sympathique et conflictuel, de nous rendre compte de la teneur de notre
formation académique qui vise à nous donner des bases nécessaires pour comprendre toute
forme d'organisation, et faire quelques tests.

Parlant de tests, par références aux standards internationaux et à la norme interne, nous avons
effectué quelques tests qui nous ont permis de détecter quelques zones à risque qui, avec la
dynamique de perfection entreprise dans l'organisation de WWF, vont sans doute être réduites.
Audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux opérations
d'achats : cas de
WWF-CCPO

Table des matières


INTRODUCTION : 1

CHAP I: LA NOTION D'AUDIT INTERNE. 7

I. GENERALITES. 7

A. ESSAIS DEFINITIONNELS ET HISTORIQUE DE LA NOTION D'AUDIT

INTERNE. 7

1. Definitions: 7

2. Historique de la notion d'audit 8

B. CONCEPTS VOISINS ET QUELQUES DOMAINES DE L'AUDIT INTERNE. 9

1. Concepts voisins 9

2. Domaines de l'audit interne. 11

II. Approche normative et méthodologie d'une mission d'audit interne. 13

A. Approche normative de l'audit interne. 13

1. Généralités sur les normes et les standards. 13

2. Normes règlementaires et professionnelles. 13

B. DEMARCHE D'UNE MISSION D'AUDIT INTERNE. 14

1. Phase de préparation de la mission. 14

2. Phase de déroulement de la mission. 15

3. Phase de finalisation de la mission. 16

A. Evaluation du contrôle interne 16

B. Prise de connaissance générale 16

4. Techniques et outils 17
CHAP II : LE PROCESSUS DE TRAITEMENT DE L'INFORMATION COMPTABLE
RELATIVE AUX ACHATS DE SERVICES. 18

I. GENERALITES 18

A. Définitions des termes : 18

1. Notion de processus. 18

2. Notion de traitement de l'information comptable. 18

B. Critères de qualité et objectifs de l'information comptable 19

1. Critères de qualités de l'information. 19

2. Objectifs de l'information comptable : 20

II. ENVIRONNEMENT COMPTABLE, FLUX INFORMATIONNELS ET PRINCIPES


D'ORGANISATION. 21

A. Environnement comptable et flux informationnels : 21

1. Environnement comptable 21

2. Flux informationnels comptables. 21

B. Principes d'organisation et étapes clés du processus de traitement de l'information

comptable : 22

1. Principes d'organisation 22

2. Etapes clés du processus de traitement de l'information comptable. 23

CHAPIII: PRESENTATION DE WORDL WIDE FUND FOR NATURE. 26

I. ORGANISATION GENERALE DE WWF-CARPO 26

A. Présentation de WWF-CARPO 26

1. Origine de l'organisation 26

2. Le réseau mondial de WWF 26

3. Les missions de l'organisation 27

B. Organisation et fonctionnement du WWF. 29

1. L'organisation globale de WWF. 29

2. Organisation WWF-CARPO 29
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Audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux opérations


d'achats : cas de
WWF-CCPO

II. Organisation du CCPO.(annexe3) 30

A. Le représentant régional 30

B. Le département de la conservation 30

C. Lé département financier 31

1. L'unité comptable et financière : 31

2. L'unité BIC : budget et contrôle interne ( Budget and Internal control). 31

D. Le département des ressources humaines et opérations 32


CHAP IV : PHASE D'AUDIT DU PROCESSUS DE TRAITEMENT DE

L'INFORMATION COMPTABLE. 33

I. Processus de traitement de l'information comptable relative aux achats. 33

A. La norme applicable au sein de WWF 34

1. Présentation schématique 34

2. Présentation descriptive 34

B. La pratique interne au sein de WWF 37

1. Les traitements primaires 37

2. Processus de traitement proprement dit : 38

3. Les outputs : 40

II. Finalisation de la mission d'audit du processus de traitement de l'information

comptable relative aux opérations d'achats de service. 40

A. Evaluation du système de contrôle du processus de traitement des achats. 41

1. Analyse de la structure organisationnelle 41

2. Test de conformité de la mission d'audit interne par rapport au cadre de référence défini par
l'IIA. 42
B. Recommandation : 46

CONCLUSION GENERALE 48

Bibliograbphie &webographie

Audit interne du processus de traitement de l'information comptable relative aux opérations


d'achats : cas de
WWF-CCPO

Bibliographie
· LIONNEL COLLINS, GERARD VALIN, « audit et contrôle interne », Dalloz, Paris, 1992

· CHRISTOPHE VILLALONGA, «L'audit qualité interne », qualité références, DUNOD,


Mars 2003

· COLAS SE, Encyclopédie de comptabilité, contrôle de gestion et audit,

· 1RAFFEGEAU, Audit et contrôle des comptes, Tome 1

· Directives ISO/CEI - partie 2 : Règles de structure et de rédaction des Nomes


internationales, cinquième édition, 2004

· 1 ANTOINE MERCIER, PHILIPPE MERLE, « Mémento pratique Francis Lefebvre, audit


et commissariat aux comptes », Editions Francis Lefebvre, Paris, 2002

· 1 Gore, Dupouy, op. cit

· cours d'organisation des services comptables et financiers, LICOFI-UCAC, 2007-2008

· ACCORD DE SIEGE ENTRE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN ET LE FONDS


MONDIAL POUR LA NATURE (WWF) relatif au siège du Bureau Régional du WWF pour
l'Afrique Centrale à Yaoundé Camerou

Mémoires et travaux

· Mémoire fin de cycle MSTCF, rédigé par Mlle DONFOUET ZAFACK sur l' Audit interne
du cycle des immobilisations corporelles dans une optique d'amélioration de l'efficacité : cas
de WWF-CCPO

· Mémoire fin de cycle MSTCF de TCHEUNOU SIALEU Stéphanie Pascale : L'audit des
comptes du cycle du personnel et l'optimisation des charges salariales

Webographie :

· www.panda.org

· www.ifaci.org

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