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NO LLE

VERSION RÉVISÉE

Faire l'expérience de la grâce

à traver.1 le.1 prome.1.1e.1,

le.1 fait.1 et le.1 alliance.1 de Dieu


LA

NOUVELLE

.•
ALLIANCE
VERSION RÉVISÉE ET DÉVELOPPÉE

WATCHMAN N E E � WITNESS LEE


TABLE DES MATIÈRES

Chapitre Page

Avis aux lecteurs 5

Préface de la première édition française 7

Introduction 9

1 Les promesses de Dieu et les faits 15

2 L'alliance de Dieu 33

3 Vue d'ensemble de la nouvelle alliance 43

4 La sûreté de la nouvelle alliance 53

5 La nouvelle alliance et le testament 63

6 Les caractéristiques du contenu


de la nouvelle alliance ( 1) 71

7 Les caractéristiques du contenu


de la nouvelle alliance (2) 85

8 Les caractéristiques du contenu


de la nouvelle alliance (3 ) 137

Une parole de conclusion 171


AVIS AUX LECTEURS

Nous som mes heureux de pouvoir présenter aux lecteurs fran­


cophones la traduction de cet ouvrage qui a pour titre en anglais
The New Couenant . Ce livre est composé d'une série de messages
donnés oralement lors de conférences. Notre préoccupation pre­
mière a été de rester le plus fidèle possible à la pensée de l'auteur,
parfois e n détriment de l'élégance du style. Nous faisons donc
appel à l'indu lgence des lecteurs et nous souhaitons qu'ils concen­
trent toute leur attention sur la réalité spirituelle transmise par
ces messages plutôt que sur la forme.
Les citations bibliques du Nouveau Testament sont tirées de
la Version Recouvrement du Nouveau Testament et celles de
l'Ancien Testament sont tirées de la Nouvelle Version Segond
Revisée 1978, sauf avis contraire.
PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION FRANÇAISE

Lors de sa seconde Conférence de Vainqueurs en octobre 193 1,


Watchman Nee a donné sept messages sur la vérité de la nouvelle
alliance. Ces messages furent initialement publiés dans le maga­
zine de Watchman Nee, The Present Testimony, dans les numéros
23-26, 32-33 et 36 . Avant l'emprisonnement de Watchman Nee
en 1952, son Bureau de l'Évangile à Shanghaï publia une édition
révisée de ces messages. À cette occasion, deux chapitres supplé­
mentaires furent ajoutés relatifs à l'expérience de la nouvelle
alliance. Ces nouveaux chapitres étaient issus de messages donnés
à l'église à Shanghaï en 1949, par Witness Lee. Cette édition est
une traduction de la publication de 1952.
INTRODUCTION

Références bibliques :
Matthieu 26.28 : « Car ceci est mon sang de l'alliance, qui est
répandu pour beaucoup, pour le pardon des péchés. » De nom­
breux manuscrits anciens faisant autorité insèrent l'adjectif
« nouvelle » devant le substantif « alliance ».
Hébreux 8.8- 13 : « Car il dit en signalant leurs fautes : " Voici
que les jours viennent, dit le Seigneur, où j 'accomplirai une nou­
velle alliance avec la maison d'Israël et la maison de Juda, non
selon l'alliance que j'ai faite avec leurs pères, le jour où je les ai
pris par la main pour les conduire hors du pays d'Égypte ; car ils
n'ont pas persévéré dans mon alliance, et moi, je ne me suis plus
soucié d'eux, dit le Seigneur. Car voici l'alliance que je contracte­
rai avec la maison d'Israël, après ces jours-là, dit le Seigneur : Je
mettrai mes lois dans leur intelligence et je les inscrirai sur leurs
cœurs ; et je leur serai pour Dieu, et ils me seront pour peuple. Et
ils n'enseigneront pas chacun son concitoyen et ni chacun son
frère, disant : Connais le Seigneur ; car tous me connaîtront, du
petit jusqu'au grand parmi eux. Parce que je serai propice à
l'égard de leurs injustices et je ne me souviendrai plus jamais de
leurs péchés. » En disant : une nouvelle alliance, il a rendu
ancienne la première. Or, ce qui devient ancien et décrépit est
près de disparaître. ,,
Hébreux 10. 16 : « Voici l'alliance que je contracterai avec eux,
après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois sur leurs
cœurs, et je les inscrirai sur leur intelligence. »
Jérémie 3 1 .3 1-34 : « Voici que les jours viennent, oracle de
l'Éternel, où je conclurai avec la maison d'Israël et la maison de
Juda une alliance nouvelle, non comme l'alliance que j'ai conclue
10 LA NOUVELLE ALLIANCE

avec leurs pères, le jour où je les ai saisis par la main pour les
faire sortir du pays d'Égypte, alliance qu'ils ont rompue, quoique
je sois leur maître, oracle de l'Éternel. Mais voici l'alliance que je
conclurai avec la maison d'Israël, après ces jours-là, oracle de
l'Éternel : je mettrai ma loi au-dedans d'eux, je l'écrirai sur leur
cœur ; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. Celui-ci n'ensei­
gnera plus son prochain, ni celui-là son frère, en disant :
Connaissez l'Éternel ! Car tous me connaîtront, depuis le plus
petit d'entre eux j usqu'au plus grand, oracle de l'Éternel ; car je
pardonnerai leur faute et je ne me souviendrai plus de leur
péché. »
Deux Corinthiens 3.6 : « Qui nous a aussi rendus compétents
en tant que ministres d'une nouvelle alliance, ministres non de la
lettre, mais de l'Esprit ; car la lettre tue, mais !'Esprit donne la
vie. »
Hébreux 13 .20-2 1 : « Or, que le Dieu de paix, qui a ramené
d'entre les morts notre Seigneur Jésus, le grand berger des
brebis, en vertu du sang d'une alliance éternelle, vous rende par­
faits en toute bonne œuvre pour l'accomplissement de sa volonté,
faisant en nous ce qui est agréable devant lui, par Jésus-Christ ;
auquel soit la gloire aux siècles des siècles. Amen. »
( 1 ) La nouvelle alliance est la base de toute vie spirituelle.
F7i'i Nos é ' uvent être pardonnés et notre conscience peut être
� en paix arce...: ue nous avons la nouvelle alliance. ous pouvons
obéir à Dieu et faire ce qui Lui est agréable parce que nous a':2!1s
�alliance. Nous pouvons aussi avoir une communion

directe avec Dieu et une connaissance intérieure plus profonde de,
Lui parce que nous avons la nouvelle alliance. Sans la nouvelle
alliance, nous n'aunons pas l'assurance du pardon de nos péchés.
Il nous serait difficile d'obéir à Dieu et de faire Sa volonté ou
d'avoir quelque chose de plus profond qu'une communion et une
connaissance extérieures et ordinaires de Dieu . Mais, Dieu soit
loué, nous avons la nouvelle alliance ! Et cette nouvelle alliance
est une alliance qu'Il a établie. C'est pourquoi nous pouvons nous
reposer sur elle.
Le frère qui a écrit le chant « Rock of Ages, Cleft for Me » [tra­
duction littérale : Rocher des siècles, frappé pour moi], a souffert
INTRODUCTION 11

dt la tuberculose durant plus de dix ans. Au pire de sa maladie, il


écrivit mn chant dont l'une des strophes dit ceci :

Me rreposer sur la fidélité du Seigneur - Quelle douceur !


Car Son amour est merveilleux.
Me rreposer sur l'alliance de grâce du Seigneur -
Quelle douceur !
Car Son alliance reste sûre à jamais.*

Il sa'\17ait ce qu'est une alliance. En conséquence, il lui était


possible de se reposer sur l'alliance du Seigneur.
(2) Le dessein éternel de Dieu est manifesté à travers la nou­
velle alliance. De ce fait, quiconque appartient au Seigneur mais
ne sait p;as ce qu'est la nouvelle alliance ne sera pas capable de
faire l'expérience du dessein éternel de Dieu. Nous savons que
« la mort à régné depuis Adam jusqu'à Moïse» et que« le péché a
régné dans la mort» (Rm 5. 14, 21 ). À cette époque-là, le dessein
éternel de Dieu n'avait pas encore été révélé. Même si Dieu avait
prêché l'évangile auparavant à Abraham, lui disant : « Toutes les
nations seront bénies en toi» (Ga 3 .8), nous voyons ici juste une
ombre de la grâce, pas la grâce elle-même.« La loi a été donnée à
travers Moïse » (Jn 1 . 17), or la loi est intervenue comme un
à-côté, un supplément (Rm 5.20). La loi ne joue aucun rôle dans le
cadre du dessein éternel de Dieu.« Les prophètes et la loi ont pro­
phétisé jusqu'à Jean» (Mt 1 1 . 13), mais« la grâce et la réalité sont
venues à travers Jésus-Christ » (Jn 1 . 17). En conséquence, ce
n'est qu'à partir de Christ que l'âge de la grâce est venu et qu'il y
a eu la nouvelle alliance, laquelle permet de voir le dessein éter­
nel de Dieu.
Le dessein éternel de Dieu est révélé dans la nouvelle alliance.
Il nous faut donc connaître la nouvelle alliance, car c'est unique­
ment de cette façon que nous pouvons espérer voir le dessein
éternel de Dieu s'accomplir en nous. Sans connaître la nouvelle
alliance, nous ne pouvons pas toucher le centre du salut. Au

*[Ici, du fait que nous n'avons pu retrouver la formulation exacte du


cantique original, nous ne pouvons que paraphraser.]
12 LA NOUVELLE ALLIANCE

mieux, nous pouvons en effleurer la circonférence. Si nous savonE


quelques choses de la nouvelle alliance, nous pouvons affirmer
avoir touché un grand trésor universel.
Qu'est-ce que le dessein éternel de Dieu? Pour parler simple·
ment, Dieu a comme but éternel de s'œuvrer dans l'homme qu'Il a
créé. Dieu se délecte d'entrer dans l'homme et de s'unir à lui afin
que l'homme puisse avoir la vie et la nature divines. Avant la fon­
dation du monde, dans l'éternité, avant le commencement du
temps, avant qu'Il ne créât les cieux et la terre, et aussi avant
Sa création de toutes les choses et de la race humaine, Il recélait
ce grand dessein. Il souhaitait que l'homme reçût la filialité de
Lui. Il souhaitait que l'homme fût comme Lui. Il souhaitait
que l'homme fût glorifié (Ep 1 .4-5 ; Rm 8 .30). De ce fait, lorsqu'Il
créa l'homme, Il le créa à Sa propre image (Gn 1 .27).
Au commencement, dans le jardin d'Éden, nous voyons l'arbre
de vie et l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Dieu plaça
l'homme qu'Il avait fait dans le jardin d'Éden. Il interdit unique­
ment à l'homme de manger de l'arbre de la connaissance du bien
et du mal. En d'autres termes, Il sous-entendait que le fruit de
l'arbre de vie devait être mangé. Mais cela supposait un choix
actif de la part de l'homme. D'après la révélation dans les Écritu­
res, nous savons que l'arbre de vie fait référence à Dieu (Ps 36.10 ;
Jn 1 . 4 ; 1 1 .25 ;_14.6 ; 1 Jn 5. 12). Si l'homme avait mangé du fruit
de l'arbre de vie, il aurait eu la vie, et Dieu serait entré dans
l'homme. Mais nous savons que le premier homme que Dieu avait
fait, à savoir, le premier Adam, échoua et devint déchu. Non seu­
lement il ne reçut pas la vie de Dieu, mais Il mangea du fruit de
l'arbre de la connaissance du bien et du mal et fut séparé du Dieu
qui donne la vie. Ô combien devons-nous remercier Dieu et Le
louer, car même si le premier homme a échoué et est tombé, le
second homme, c'est-à-dire le dernier Adam ( 1 Co 15 .45 , 47), a
accompli le dessein éternel de Dieu !
Dans l'univers, il y a au moins une personne qui est mélangée
à Dieu. C'est Jésus de Nazareth, qui est à la fois Dieu et homme,
homme et Dieu. C'est le Seigneur Jésus, Lui qui est la« Parole»
qui « est devenue chair et s'est établie comme tabernacle parmi
nous ... pleine de grâce et de réalité» (Jn 1 . 14). Bien que personne
INTRODUCTION 13

n'ait jamais vu Dieu, il y a quelqu'un, le Fils unique dans le sein


de Diieu, qui L'a déclaré (Jn 1.18). Il est à la fois Dieu et homme, et
Dieu a l':ntention qu'il soit œuvré dans l'homme. Dieu souhaite

que l'lh e soit rendu conforme à l'image de Son Fils (Rm 8.28,_W
et qum parvienne à la condition que Dieu voulait u'il attei e
une c10nd7tion ans aquelle il lui serait possible de plaire à Dieu.
C'est là le dessein éternel de Dieu, la nouvelle alliance.
(3) N us déclarons qu'aujourd'hui est l'âge de la nouvelle
alliance. Que voulons-nous dire ? Ici, nous ne pouvons que parler
brièveme t, mais au chapitre trois nous développerons ce sujet
davantag�. Nous savons que Dieu n'a jamais conclu d'alliance
avec les Gentils. Puisque nous, les Gentils des nations n'avons
jamais cmtracté d'ancienne alliance, comment pourrions-nous
donc en arnir une qui soit nouvelle ? Hébreux 8. 8 nous dit claire­
ment qu'un jour, Dieu conclura une alliance avec la maison
d'Israël e avec la maison de Juda. À proprement parler, cette
alliance ne sera établie qu' « après ces jours-là » (He 8.10), qui
font référence au millénium. Si c'est le cas, comment pouvons­
nous dire qu'aujourd'hui est l'âge de la nouvelle alliance? Nous le
pouvons parce que le Seigneur traite Son église selon le principe
de la nouvelle alliance et conduit l'église sous le principe de la
nouvelle alliance. Il désire que l'église traite et négocie avec Lui
selon l'alliance, jusqu'au jour où Il accomplira tout ce qu'il sou­
haite accomplir.
Le Seigneur a dit:« Car ceci est mon sang de l'alliance ... » (Mt
26. 28). Il a établi la nouvelle alliance par Son sang afin que nous
puissions avoir l'avant-goût des bénédictions de la nouvelle
alliance. En conséquence, nous disons qu'aujourd'hui est l'âge de
la nouvelle alliance. Cela est possible par la grâce spéciale du Sei­
gneur. De ce fait, nous devons savoir ce qu'est la nouvelle alliance
selon notre expérience, car c'est notre seule manière de confirmer
que nous sommes ceux qui vivent dans l'âge de la nouvelle
alliance.
(4) Pour savoir ce qu'est la nouvelle alliance, nous devons tout
d'abord savoir ce qu'est une alliance. De plus, il nous faut savoir
quels sont les faits relatifs à Dieu et à Ses promesses. Nous
devons donc d'abord parler des faits concernant Dieu et de Ses
14 LA NOUVELLE ALLIANCE

promesses. Ensuite, nous poursuivrons et verrons ce que sont


l'alliance de Dieu et la nouvelle alliance, et ce que sont les carac­
téristiques du contenu de cette nouvelle alliance. Nous mention­
nerons également avec des détails spécifiques comment la loi a
été installée dans l'homme et inscrite dans son cœur, ce qu'est la
puissance de l'opération de la vie en nous, comment Dieu est
devenu notre Dieu dans la loi de vie et comment nous pouvons
recevoir la connaissance intérieure afin de connaître Dieu en pro­
fondeur.
CHAPITRE UN

LES PROMESSES DE DIEU ET LES FAITS

Dans la Parole de Dieu, certains passages traitent des respon­


sabilités que Dieu souhaite que l'homme assume, d'autres passages
parlent de la grâce de Dieu envers l'homme. En d'autres termes,
nous y trouvons des textes traitant des exigences de Dieu et d'au­
tres traitant de la grâce de Dieu. Par exemple, il existe une
multitude de commandements, de lois et d'enseignements qui
indiquent que Dieu s'attend à ce que l'homme prenne des respon­
sabilités. Il s'agit des exigences de Dieu envers l'homme. D'un
autre côté, il y a les bénédictions spirituelles dans les lieux
célestes (Ep 1.3) et l'héritage qui ne peut ni se corrompre, ni se
souiller, ni se flétrir et qui nous est réservé dans les cieux ( 1 P
1.4). Ce sont là les choses que Dieu prend plaisir à nous donner et
qu'Il a accomplies pour nous ! Voilà la grâce que Dieu nous a
octroyée !
La Parole de Dieu par rapport à la grâce peut se résumer selon
trois catégories : (1) les promesses de Dieu pour nous, (2) les faits
que Dieu a accomplis pour nous et (3) les alliances que Dieu a
conclues avec l'homme et que Lui-même mènera à bien. Les pro­
messes de Dieu diffèrent de Ses faits. Les promesses de Dieu et
Ses faits sont également différents des alliances de Dieu. Les
alliances de Dieu englobent à la fois Ses promesses et les faits
qu'Il a accomplis :

LA PAROLE DE DIEU SELON L'ASPECT DE LA GRÂCE

PROMESSE FAIT ALLIANCE

PROMESSE FAIT
16 LA NOUVELLE ALLIANCE

LES PROMESSES DE DIEU

Voyons à présent quel est le sens des promesses de Dieu. Une


promesse est différente d'un fait. La promesse est liée au futur
tandis que le fait est lié au passé. La promesse est quelque chose
qui doit encore s'accomplir tandis que le fait a déjà été réalisé. La
promesse signifie que Dieu fera quelque chose pour l'homme,
tandis que le fait indique que Dieu a déjà fait quelque chose pour
l'homme. La promesse signifie que si tu fais telle ou telle chose,
alors Dieu fera telle ou telle chose. Le fait signifie que Dieu nous
aime et que, connaissant notre impuissance, notre infirmité, Il a
accompli quelque chose pour nous. De nombreuses promesses
sont conditionnelles. Les faits, eux, ne requièrent aucune suppli­
cation de notre part. Nous devons voir que les faits sont des faits,
et croire en eux en tant que tels.
Certains exemples aideront à saisir cette différence entre une
promesse et un fait. Par exemple, le Seigneur Jésus a réconforté
les disciples en disant: « Que votre cœur ne se trouble pas ; croyez
en Dieu, croyez aussi en moi . . . car je vais vous préparer une
place. Et, si je m'en vais et vous prépare une place, je reviens, etje
vous prendrai auprès de moi» (Jn 14.1-3). Ceci est une promesse,
qui devint un fait lorsque le Seigneur revint en tant qu'Esprit.
Plus tard, le Seigneur dit aux disciples: « Il est expédient pour
vous que je parte, car si je ne pars pas, le Consolateur ne viendra
pas vers vous; mais, si je m'en vais, je vous l'enverrai» (Jn 16.7).
Ceci est une promesse. Cette promesse devint un fait le jour de la
résurrection du Seigneur, lorsqu'il souffla dans Ses disciples et
leur dit : « Recevez le Saint-Esprit » (Jn 20.19-22).
De nouveau, le Seigneur Jésus dit à Ses disciples : « Et voici,
j'envoie sur vous ce que mon Père a promis ; mais vous, restez
dans la ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus de puissance d'en
haut» (Le 24.49). Il s'agit ici d'une promesse dans une promesse.
Le jour de la Pentecôte, le Saint-Esprit est venu (Ac 2.1-4). C'est à
ce moment que la promesse devint un fait. Pourtant, cette pro­
messe dépendait d'une condition à remplir, à savoir, que les
disciples seraient préalablement restés en ville.
Utilisons une autre illustration qui montre la différence entre
LES PROMESSES DE DIEU ET LES FAITS 17

la promesse et le fait. Supposons que A et B sont amis. L'un tombe


malade et est incapable de travailler. En plus, il n'a pas d'argent
pour acheter ce dont il a besoin. B aime A et lui dit : « Demain
matin, je viendrai faire ton travail et t'apporter l'argent qu'il te
faut. » C'était la promesse de B à A. Le matin suivant, B vient
chez A pour accomplir le travail promis et lui donner de l'argent
pour qu'il puisse effectuer ses achats. Ceci signifie que la pro­
messe de B à A devint un fait. Si A a cru en la promesse de B, s'il
a cru que la parole de B était digne de confiance, il aura sans
doute ressenti de l'espérance et du repos dès l'instant où la pro­
messe fut faite, et le jour suivant, il en aura joui de manière très
pratique.

Principes concernant les promesses de Dieu


La Parole de Dieu nous montre plusieurs principes relatifs à
Ses promesses. En voici quelques exemples :
(1) « Honore ton père et ta mère, ce qui est le premier com­
mandement avec une promesse, afin que tu prospères et que tu
vives longtemps sur la terre ,, (Ep 6.2-3). Cette promesse est
conditionnelle. Tout le monde ne peut pas prospérer et vivre long­
temps. Seuls ceux qui honorent leurs parents prospèreront et
vivront longtemps. Si une personne ne remplit pas cette condi­
tion, il ne recevra pas la bénédiction promise de prospérité et de
longévité.
(2) « Maintenant, Éternel Dieu, que ta parole à mon père
David, s'accomplisse » (2 Ch 1. 9). Le mot « s'accomplisse » pour­
rait aussi se traduire par « soit établie ». Ceci signifie que nous
devons demander à Dieu d'accomplir Sa promesse. La promesse
nécessite la prière pour qu'elle puisse s'accomplir (cf 1 R 8.56).
(3) « Selon le nombre de jours que vous avez mis à explorer le
pays, c'est-à-dire quarante jours, vous porterez (le poids) de vos
fautes quarante années, une année pour chaque jour ; et vous
connaîtrez ma disgrâce » (Nb 14.34). Ceci signifie que si un
homme est infidèle à la promesse de Dieu et ne remplit pas les
conditions qui l'accompagnent, la promesse pourra ne pas être
tenue. Par exemple, de tous les enfants d'Israël qui sortirent
d'Égypte, seuls Caleb et Josué pénétrèrent en Canaan. Le reste
18 LA NOUVELLE ALLIANCE

mourut dans le désert (Nb 26.65). Ceci montre que Dieu s'est
libéré de Sa promesse envers ceux qui n'ont pas été fidèles. Quant
à Jacob et Joseph, même s'ils sont morts en É gypte, ils furent
ensevelis à Canaan. Du fait qu'ils demeurèrent fidèles jusqu'à la
mort, Dieu tint Sa promesse (Gn 46. 3-4 ; 49.29-32 ; 50.12-13,
24-25 ; Js 24.32).
(4) « Car ce n'est pas par la loi que la promesse d'être héritier
du monde a été faite à Abraham ou à sa semence, mais c'est par la
justice de la foi. Car si ceux de la loi sont héritiers, la foi est
rendue vaine et la promesse annulée» (Rm 4. 13-14). Ceci signifie
que si un homme agit en dehors de Dieu, par la force de sa propre
chair ou s'il ajoute quelque chose à la promesse, il est possible que
celle-ci perde son effet, soit annulée.
(5) « Et tous ceux-là, ayant obtenu par leur foi un bon témoi­
gnage, n'ont pas obtenu ce qui avait été promis, parce que Dieu a
pourvu quelque chose de meilleur pour nous, afin qu'ils ne soient
pas rendus parfaits sans nous » (He 11. 39-40). Et : « Car vous
avez besoin d'endurance, afin qu'après avoir accompli la volonté
de Dieu, vous obteniez ce qui est promis» (He 10.36). Ceci signifie
que nous devons endurer jusqu'à un moment donné, et alors, nous
recevrons ce que Dieu a promis.
À partir de ces Écritures, nous voyons les quatre principes
suivants relatifs aux promesses de Dieu : (1) la promesse de Dieu
nécessite notre prière pour s'accomplir, (2) si la promesse de
Dieu est conditionnelle, l'homme doit remplir la condition que
Dieu a posée s'il veut recevoir la promesse sinon, la promesse
peut être révoquée, (3) si, en dehors de la promesse de Dieu,
l'homme utilise la force de sa chair pour agir ou pour ajouter
quelque chose, la promesse devient sans effet, (4) les promesses
de Dieu s'accomplissent au temps que Dieu a choisi.

Comment la promesse de Dieu s'accomplit en nous


Comment la promesse de Dieu peut-elle s'accomplir en nous ?
Chaque fois que nous voyons une promesse dans la Parole de
Dieu, nous devons vraiment prier. Nous devons prier jusqu'à ce
que !'Esprit de Dieu soit tellement remué en nous, que nous res­
sentirons profondément que cette promesse de Dieu est bien pour
LES PROMESSES DE DIEU ET LES FAITS 19

nous. Si cette promesse n'est pas liée à une condition, nous pou­
vons alors immédiatement exercer notre foi pour la recevoir,
croyant que Dieu agira selon Sa promesse et accomplira en nous
ce qu'Il a promis. Nous pouvons dès cet instant louer et remercier
Dieu. Si la promesse dépend d'une condition à remplir, il faut
alors que nous remplissions la ou les conditions. Nous venons
donc à Dieu par la prière et Lui demandons d'agir selon Sa fidé­
lité et Sa justice et d'accomplir Sa promesse en nous. Après avoir
prié jusqu'à ce que la foi s'élève en nous, nous n'avons plus besoin
de prier davantage. Nous pouvons alors louer et rendre grâces
à Dieu. Ensuite, sans trop attendre, nous verrons que la pro­
messe de Dieu s'accomplit effectivement en nous. Voici quelques
exemples :
(1) Dans un certain lieu, plusieurs sœurs avaient l'habitude
au début de chaque année de demander à Dieu qu'Il leur donne
une promesse qui serait leur soutien tout au long de cette année.
Une des sœurs se sentait faible et parla au Seigneur de sa situa­
tion. Le Seigneur lui donna cette parole : « Christ ... n'est pas
faible à votre égard, mais ... est puissant en vous » (2 Co 13.3).
Ayant reçu une telle parole, elle fut fortifiée. Une autre sœur
avait tendance à s'inquiéter. Dès qu'elle considérait le passé ou
l'avenir, elle prenait peur. Elle aussi parla de son problème au
Seigneur et Il lui donna la promesse suivante : « Ne crains pas,
car je suis avec toi ; n'ouvre pas des yeux inquiets, car je suis ton
Dieu ; je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens de ma
droite victorieuse» (Es 41.10). La répétition de« Je» cinq fois et
l'emploi du temps présent dans ce verset de la Parole de Dieu pro­
voquèrent d'une part que la sœur s'incline en révérence et en
adoration, et d'autre part, qu'elle soit remplie de joie à tel point
qu'elle se mit à louer le Seigneur, même avec des larmes. Plus
tard, lorsque des difficultés et des épreuves l'assaillirent, elle
relut cette parole à Dieu et à elle-même. La Parole de Dieu établit
véritablement cette sœur, l'aida et la soutint pendant de nom­
breuses années.
Bien d'autres histoires semblables parsemèrent le chemin de
ces sœurs. Les promesses que Dieu fit à chacune d'elles pour­
voyaient exactement à leurs besoins. Elles demandèrent avec
20 LA NOUVELLE ALLIANCE

sincérité la promesse de Dieu et l'obtinrent. En fin d'année, lors­


qu'elles se souvinrent de la grâce de Dieu, elles purent témoigner
qu'au cours de cette année là, que la promesse de Dieu les avait
véritablement réconfortées et soutenues de nombreuses fois.
(2) Un autre enfant de Dieu demanda au Seigneur qu'il lui fit
une promesse en rapport avec ses besoins pour sa vie. Un jour,
elle lut ceci : « Que votre manière de vivre soit sans amour de l'ar­
gent, étant satisfaits de ce que vous avez actuellement ; car Dieu
lui-même a dit : je ne te délaisserai jamais ni ne t'abandonnerai»
(He 13.5). Ces mots la surprirent et en même temps la rendirent
joyeuse. Elle répondit : " Amen et amen ! » à cette promesse. Dans
les vingt ans qui suivirent, d'un côté elle obéit au principe de ne
pas manger si elle ne travaillait pas (2 Th 3.10) et de l'autre, le
Seigneur fit vraiment en sorte que la poignée de farine et le peu
d'huile dans son récipient ne viennent jamais à manquer. Le Sei­
gneur ne l'avait ni délaissée, ni abandonnée.
(3) Il y eut également le cas d'une autre sœur malade depuis
de nombreuses années. Alors qu'elle était désespérée, elle se sou­
vint de Romains 8.13 : « Car si vous vivez selon la chair, vous
devez mourir ; mais si par l'Esprit vous mettez à mort les prati­
ques du corps, vous vivrez. » Cette parole lui donna une nouvelle
direction. Elle traita des problèmes qui avaient besoin d'être trai­
tés sous la conduite de la lumière du Seigneur. Pourtant, son
corps demeura malade. Alors, un jour elle pria : « Seigneur, si
Romains 8.13 est la parole que Tu m'as donnée, je Te demande
de m'accorder une autre promesse. » Elle confessa ensuite sa
faiblesse et son incrédulité. Puis, il lui sembla entendre ces mots
profondément en elle : « Dieu n'est pas un homme. Il ne ment
pas.» Elle n'avait aucune idée si de telles paroles se trouvaient ou
non dans la Bible. Alors, cherchant dans une concordance, elle
découvrit dans Nombres 23.19 que de telles paroles étaient écri­
tes : « Dieu n'est pas un homme pour mentir, ni fils d'Adam pour
avoir du regret. Ce qu'il a dit, ne le fera-t-il pas ? Ce q u'il a
déclaré, ne le maintiendra-t-il pas?» Avec ses mots, son cœur fut
plein de joie et sa bouche se remplit de louanges. En conséquence,
Dieu fit aussi disparaître sa maladie.
(4) Des enfants de Dieu, à un certain stade de le\Jlr vie
LES PROMESSES DE DIEU ET LES FAITS 21

spirituelle, furent amenés à expérimenter le Psaume 66. D'un


côté, il semblait que « tu nous avais amenés dans le filet, tu avais
mis sur nos reins un pesant fardeau, tu avais fait chevaucher des
hommes à notre tête » (v. 11-12a). Mais par ailleurs, Dieu leur
avait aussi donné cette promesse : « Nous avions passé par le feu
et par l'eau, mais tu nous en as fait sortir pour (nous donner)
l'abondance » (v. 12b), qui les réconforta et les fortifia.
(5) Plusieurs enfants de Dieu furent assaillis d'épreuves.
Chaque fois qu'ils priaient, la promesse suivante les réconforta et
les fortifia : « Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été
une tentation commune aux hommes ; et Dieu est fidèle, qui ne
permettra pas que vous soyez tentés au-delà de ce que vous
pouvez supporter ; mais avec la tentation il préparera aussi le
moyen d'en sortir, afin que vous puissiez l'endurer» (1 Co 10.13).
(6) Un serviteur du Seigneur passait par une tribulation
extrême. Il semblait qu'une montagne infranchissable se dressait
devant lui. Il avait gravi cette montagne jusqu'à l'épuisement. Il
avait gravi jusqu'au désespoir. Il avait gravi jusqu'où il sembla
qu'il restait très peu de force en lui pour chercher Dieu. Les mots
« jusqu'à cette heure» et « jusqu'à maintenant» (1 Co 4.11, 13) le
portèrent par delà la montagne. « Jusqu'à cette heure » il était
toujours considéré comme les balayures du monde, le déchet de
tout. Mais il put tenir ferme « jusqu'à maintenant. » Le temps
éprouve un homme, mais les promesses de Dieu lui permettent
de passer l'épreuve du temps tout en tenant debout « jusqu'à cette
heure » et « jusqu'à maintenant ».

(7) Des enfants de Dieu, alors qu'ils étaient ballottés par des
vagues, crièrent au Seigneur. Le Seigneur leur donna cette parole :
« Rassurez-vous, c'est moi, n'ayez pas peur » (Mt 14.24, 27). Par
cette parole, leur cœur troublé fut immédiatement apaisé. Les
vagues ne purent jamais les attirer au fond de l'océan.
Par conséquent, nous devrions louer Dieu de ce que Ses pro­
messes qui ne peuvent jamais s'effacer, le moindre de leurs mots
s'accomplira. La foi ne demande jamais de preuve, car tout ce que
Dieu dit, Il le fera. Les cieux et la terre seront consumés et les
montagnes et les collines s'écrouleront, mais celui qui croit au
Seigneur verra Ses paroles s'accomplir.
22 LA NOUVELLE ALLIANCE

LES FAITS QUE DIEU A ACCOMPLIS

En ce qui concerne les faits que Dieu a accomplis, même si


nous ne trouvons pas le mot « faits » dans les Écritures, nous

découvrons néanmoins de nombreux faits accomplis dans l'œuvre


de Dieu.

Les faits sont des œuvres accomplies


Dans l'Ancien Testament, Dieu avait promis que le Seigneur
Jésus naîtrait d'une vierge (Es 7.14). Ensuite, « lorsque la pléni­
tude du temps arriva, Dieu envoya son Fils, né d'une femme, né
sous la loi, afin qu'il rachète ceux qui étaient sous la loi, afin que
nous recevions la filialité » (Ga 4. 4-5). Donc, la promesse qui fut
faite dans Ésaïe qu'une vierge concevrait un fils est devenue un
fait. La crucifixion du Seigneur Jésus est aussi un fait. Il s'est
livré une fois pour toutes et a accompli la rédemption éternelle
(He 9. 12). Puisque ceci est un fait, personne n'a besoin de deman­
der au Seigneur qu'Il meure à nouveau pour nous racheter de nos
péchés.
La venue du Saint-Esprit est aussi un fait qui a été a<ecompli
pour toujours. Puisqu'il en est ainsi, personne ne devrait deman­
der au Saint-Esprit de revenir. (Nous parlons ici du fait de la
venue du Saint-Esprit, et non de l'expérience personn.elle de
chacun par rapport au Saint-Esprit.)
Qui plus est, Dieu a accompli de nombreuses autres choses par
Christ. Les Écritures révèlent que tout ce qui appartient à la vie
et à la piété a été fait en Christ. Par exemple, É phésiens 1.3 dit :
« .. . qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les
lieux célestes en Christ. » Le verset 4 poursuit ainsi :« Selon
qu'il ... '» et cette phrase ne s'arrête qu'au verset 14, si l'on se
réfère au texte d'origine. De cela, nous voyons que toutes les
choses mentionnées dans ces versets sont toutes les bénédictions
spirituelles dont il est question au verset 3 . Ceci explique égale­
ment 2 P 1.3 :« En voyant que sa puissance divine nous a accordé
tout ce qui concerne la vie et la piété. » Toutes ces choses sont en
Christ. Elles sont des faits qui se sont déjà accomplis.
En ce qui concerne les promesses divines, si nous ne nous
LES PROMESSES DE DIEU ET LES FAITS 23

enquérons pas à leur sujet, ou si nous n'en remplissons pas les


conditions, il se peut que nous ne les obtenions pas. Les promes­
ses peuvent devenir sans effet à notre égard. Mais en ce qui
concerne les faits de Dieu, même si nous ne demandons rien, Il les
accomplira quand même en nous. Ce sont des faits ! Donc, nous
n'avons pas besoin de demander quoi que ce soit à leur sujet.
(Nous faisons ici référence aux faits de Dieu emr-mêmes, non à
nos expériences personnelles.)
Dieu ne nous a jamais demandé de faire quoi que ce soit dans
le but d'obtenir ces faits. Il exige juste que nous croyions. La pro­
messe de Dieu peut venir avec du retard, mais les faits de Dieu ne
sont jamais tardifs. Nous ne pouvons jamais affirmer avoir reçu
les faits de Dieu, puis ajouter qu'il nous faut encore attendre
quelques années pour que Dieu nous les donne. Ce que Dieu a
déjà accompli et nous a déjà donné en Christ ne peut en aucun
cas être remis à une date future. Si Dieu tardait à donner, cela
contredirait le fait.
Voyons deux exemples. Dans Éphésiens 2.4-6, nous lisons :
« Mais Dieu, étant riche en miséricorde, à cause de son grand
amour dont il nous a aimés, alors même que nous étions morts
dans nos offenses, nous a rendus vivants avec Christ . . . et nous a
ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les
lieux célestes, en Christ Jésus. » Remarquez ces mots : « dont >>,

« avec'» « nous a». Ce qui est mentionné ici, sont-ce des promes­
ses de Dieu ou des faits divins ? La Parole de Dieu nous dit que ce
sont tous des faits. C'est Dieu qui nous a rendus vivants avec
Christ, et c'est Dieu qui nous a ressuscités avec Christ et nous a
assis dans les lieux célestes en Christ. Ce sont tous des faits déjà
accomplis. Puisque c'est le cas, il nous suffit de louer et de remer­
cier Dieu. Notre attitude vis-à-vis de Satan devrait refléter le fait
que nous avons été ressuscités avec Christ et que nous sommes
montés en ascension avec Lui. Nous ne devrions jamais avoir une
attitude d'espérance qu'un jour nous serons peut-être ressuscités
ou que nous monterons en ascension. Notre attitude devrait indi­
quer que nous avons été ressuscités, que nous sommes montés
en ascension. Nous devons savoir que chacun, parmi le peuple
de Dieu, a reçu une vie de résurrection et d'ascension. Si nous
24 LA NOUVELLE ALLIANCE

considérons que cette vie ne peut s'obtenir que si nous la deman­


dons, nous ignorons donc ce que Dieu a accompli. Dieu nous a
donné, en Christ, tout ce qui appartient à la vie et à la piété. Il est
inutile de demander. Il suffit de proclamer. Alléluia ! Ce fait glo­
rieux, ce fait accompli, ce fait que Christ a accompli, nous a été
donné par Dieu, en Christ !
Le second exemple, dans Romains 6.6, dit ceci : « Sachant que
notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du
péché soit annulé, pour que nous ne servions plus le péché comme
des esclaves. » Ce verset révèle trois choses : (1) le péché, (2) le
vieil homme et (3) le corps du péché. Le péché est cette nature
pécheresse qui nous gouverne (Rm 6. 14; 7.17). Le vieil homme
est notre moi qui aime écouter le péché. Le corps du péché est
notre corps physique, qui est le pantin du péché. Notre corps est
l'instrument qui commet les péchés. Le péché gouverne en nous et
utilise le vieil homme comme l'instrument de contrôle de notre
corps, l'instrument qui lui fait commettre des péchés. Le vieil
homme représente tout ce qui est issu d'Adam et qui tend vers le
péché. C'est ce vieil homme qui écoute le péché et qui pousse
notre corps à commettre un péché. Certains d'entre vous pensent
peut-être que pour aider l'homme à ne plus pécher, la racine du
péché doit être déracinée. D'autres pensent peut-être que dans ce
même but, l'homme doit constamment redoubler d'efforts pour
soumettre son corps. Ce sont des pensées humaines, bien éloi­
gnées de ce que Dieu a fait. Dieu n'a pas traité la racine du péché,
ni notre corps. Il a plutôt traité le problème de notre vieil homme.
« Notre vieil homme a été crucifié avec Lui » (Rm 6.6). Tout
comme notre Seigneur a été crucifié à la croix, de la même
manière, notre vieil homme a été crucifié avec Lui. C'est un fait !
Un fait que Dieu a accompli en Christ.
La proposition « afin que le corps du péché soit annulé» pour­
rait aussi être traduite comme suit : « afin que le corps du péché
puisse devenir sans emploi, inactif.» Puisque notre vieil homme a
été crucifié avec Christ, le corps du péché est devenu inactif.
Même si la nature du péché est encore présente et active et vient
encore nous tenter, le vieil homme que le péché avait utilisé est
désormais crucifié avec Christ. En conséquence, le péché ne peut
LES PROMESSES DE DIEU ET LES FAITS 25

plus être notre maître, car nous avons été affranchis du péché.
Pourtant, quelqu'un pourrait considérer sa propre personne et
penser que puisqu'il est encore faible et commet des péchés, il
devrait demander à Dieu encore une fois de lui donner la grâce et
de travailler encore pour déraciner le péché, afin d'en être délivré.
Une autre personne pense peut-être que Christ a été crucifié,
mais que son vieil homme ne l'a pas été. En conséquence, il
demande à Dieu de crucifier son vieil homme. Il s'ensuit que plus
il demande à Dieu de crucifier son vieil homme, plus ce vieil
homme semble actif et maître de sa personne. Pourquoi cela ?
Parce que certaines personnes ne connaissent que les promesses
de Dieu mais pas les faits qu'Il a accomplis. Ils considèrent
peut-être que les faits de Dieu sont la promesse de Dieu, ayant à
l'égard des faits la même attitude qu'à l'égard des promesses.
Dieu dit que leur vieil homme a été crucifié avec Christ, mais ils
pensent que c'est la promesse de Dieu qu'Il crucifiera leur vieil
homme. Donc, chaque fois qu'ils commettent un péché, ils pensent
que leur vieil homme n'a pas été crucifié et demandent à Dieu
d'encore une fois crucifier leur vieil homme. Chaque fois qu'ils
cèdent à la tentation, ils pensent que leur vieil homme n'a pas été
complètement traité par Dieu. C'est pourquoi ils ont le sentiment
qu'ils doivent demander à Dieu de traiter leur vieil homme. Ils ne
connaissent pas le fait que leur vieil homme a bien été crucifié
avec Christ, ils ne savent pas qu'il s'agit d'un fait accompli, et que
cela est différent d'une promesse. En conséquence, ils continuent
à quémander. Le problème est qu'ils ne font aucun progrès, mais
persistent à crier : « Misérable que je suis ! » (Rm 7 .24).

ou� devons comprendre que Romains 6.6 est une expérience
_
fondamentale pour quiconque ap artient au Seigneur. Nous deVmfs
emander a s n eur donner
a m que nous puissions voir ue notre vieil homme a été crucifié
s . nsuite, sur la base de la Parole de Dieu, il nou�
possible de croire que nous sommes morts au péché (Rm 6.lf).
� si parfois la tentation viendra et nous donneraî impres­
sion que notre vieil homme n'est pas mort, nous croirons toutefois
davanta e à ce que Dieu a accompli qu'à nos impressions et à nos
expériences. Une ois que s aurons vu qu'un fait est un fait,
26 L A NOUVELLE ALLIANCE

l'e érience suivra. Pourtant, il nous faut voir que le fait divin
devient réel non pas parce que nous croyo
fait est réel, et qu'à cause de cela, nous croyons.
La foi signifie que, uisque Dieu déclare ue notre vieil homme

Quelques principes relatifs aux faits divins


De ce que nous avons vu dans les exemples précédents, nous
retenons les principes suivants : (1) nous devons découvrir ce
qu'est un fait de Dieu. Pour ce faire, une révélation du Saint­
Esprit est nécessaire. (2) Une fois que nous voyons ce qu'est un
fait de Dieu, nous devons tenir ferme à la Parole de Dieu et croire
que nous sommes exactement comme elle nous décrit. Nous
devons croire que nous sommes comme nous le décrit le fait de
Dieu. (3) Par la foi, nous devons d'un côté louer Dieu pour ce que
nous sommes et de l'autre, nous devons agir en conséquence et
manifester ce que nous sommes. (4) Chaque fois qu'une tentation
ou une épreuve nous assaille, nous devons croire que la Parole de
Dieu et le fait qu'Il a accompli sont plus dignes de confiance que
nos impressions et sentiments. Il nous suffit de croire pleinement
à la Parole de Dieu. Dès lors, il appartiendra à Dieu de nous
donner l'expérience. Si nous prêtons attention en priorité à notre
expérience, nous échouerons et ne ferons aucune expérience.
Notre responsabilité est de croire au fait divin. La responsabilité
de Dieu est de nous donner l'expérience. Si nous croyons au
fait de Dieu, notre vie spirituelle progressera quotidiennement.
(5) Un fait requiert notre foi, car la foi est le seul moyen par
lequel le fait peut devenir réel dans notre expérience. Le fait que
LES PROMESSES DE DIEU ET LES FAITS 27

Dieu a accompli est en Christ. Donc, nous devons être en Christ


pour jouir du fait que Dieu a accompli en Christ. Lorsque nous
sommes en union avec Christ, nous faisons l'expérience du fait
que Dieu a accompli en Lui. Souvenons-nous que lorsque nous
avons été sauvés, nous avons été unis à Christ et placés en Lui (1
Co 1.30 ; Ga 3.27 ; Rm 6.3). Pourtant, nombreux sont ceux qui,
bien qu'étant en Christ, ne demeurent pas en Lui. Puisqu'ils n'oc­
cupent pas par la foi la position que Dieu leur a donnée en Christ,
ils perdent l'effet que le fait de Dieu aurait dû avoir sur eux. En
conséquence, même si nous sommes déjà en Christ, il nous faut
aussi demeurer en Lui. De cette façon, le fait de Dieu deviendra
notre expérience et continuera à être manifesté à travers nous.

Le besoin de voir
Nous avons répété que le fait de Dieu est une chose qui a déjà
été accomplie et qu'il est donc inutile que nous Lui demandions
de faire davantage. Pourtant, si nous n'avons pas vu le fait de
Dieu comme un fait, nous devons alors demander à Dieu qu'il
nous en donne la révélation et la lumière afin que nous voyions.
C'est l'esprit de sagesse et de révélation qui nous donnera de
·�air (F� 1.17--l.8.1. Nous pouvons demander cet esprit. Ce glie
nous demandons, c'est une vision. Nous ne demandons pas que
füeu refasse ce qu'Il a déjà fait, mais qu'll nous montre qu'Il a
accompli cette chose. Pui cette différence avec
c arte. 01c1 ront de clarifier c
pQjnt-:
(1) Une sœur, avant d'avoir vu le fait de sa position en Christ,
pensait qu'elle devait s'efforcer personnellement à parvenir jusqu'à
Christ, sans savoir comment s'y prendre. Un jour, en entendant
cette parole : « Mais c'est de lui que vous êtes en Christ Jésus »
(1 Co 1.30), elle vit immédiatement dans son être intérieur que
Dieu l'avait déjà placée en Christ et qu'elle n'avait aucun besoin
de s'efforcer à aller en Lui.
(2) Certains enfants de Dieu, avant d'avoir vu le fait que
"notre vieil homme a été crucifié avec Christ», soit s'efforçaient à
crucifier eux-mêmes leur vieil homme, soit demandaient à Dieu
de le faire. En conséquence, plus ils s'efforçaient de crucifier leur
28 LA NOUVELLE ALLIANCE

vieil homme, plus leur vieil homme semblait éveillé. Plus ils
demandaient à Dieu de crucifier leur vieil homme, plus ils étaient
confus. Enfin, un jour, Dieu leur ouvrit les yeux et leur révéla
qu'il avait déjà crucifié leur vieil homme avec Christ. En cet ins­
tant, ils se rendirent compte de la sottise de leurs actions et de
leurs prières à ce sujet.
(3) Une sœur ne savait pas que le déversement du Saint­
Esprit était un fait déjà accompli. Une nuit, elle ferma sa porte et
lut Actes 2. Tandis qu'elle lisait cette portion de la Parole, elle
demanda à Dieu qu'il lui donne une révélation. Dieu ouvrit ses
yeux et lui montra trois choses dans ce chapitre : (a) que Christ a
été exalté à la droite de Dieu et qu'ayant reçu la promesse d u
Saint-Esprit de la part du Père, Il déversa le Saint-Esprit
(v. 33), (b) que Dieu L'a fait à la fois Seigneur et Christ (v. 36),
(c) que cette promesse de recevoir le Saint-Esprit fut donnée aux
Israélites et à leurs enfants et pour tous ceux qui sont au loin
(v. 39). Elle vit que le déversement du Saint-Esprit était un fait.
Puisqu'elle était une personne repentie et baptisée au nom de
Jésus-Christ, elle faisait partie de ceux qui « sont au loin ». Elle
se rendit donc compte qu'elle avait bien entendu une partie de la
promesse, à savoir, qu'elle faisait partie de ce que disait le
verset 38 : « Vous recevrez le don du Saint-Esprit. » Voyant cela,
elle fut remplie de joie et ne put cesser de louer le Seigneur.
N_9us insistons donc encore une fois qu'au sujet du fait divin, il
est inutile e eman er a îeu qu re asse cette c ose. Nous
dev"ôns simplement Lui demander qu'II nous montre qu'il a effec­
eîvement accompli ce fait. II est mutile- que nous Lw demand10ns
ciê nous mettre en Christ maintenant, mais demandons-Lui de
nous montrer qu'il nous a effectivement déjà placés en Christ.
Nous n'avons aucun besoin de demander à Dieu qu'il crucifie
notre vieil homme, mais demandons-Lui de nous montrer qu'il
nous a crucifiés avec Christ. Nous ne demandons pas non plus
qu'il répande le Saint-Esprit depuis les cieux, mais plutôt qu'il
nous montre que le Saint-Esprit a déjà été répandu. (Dans Actes
1.13-14, nous lisons que les apôtres accompagnés de plusieurs
femmes et de Marie la mère de Jésus et de Ses frères, persévé­
raient dans la prière d'un commun accord. Actes 2.1 dit que le
LES PROMESSES DE DIEU ET LES FAITS 29

jour de Pentecôte, les disciples étaient réunis en un lieu, parce


qu'à ce moment-là, le Saint-Esprit n'avait pas encore été répandu.
Mais Actes 8.15-17 montre très clairement que Pierre et Jean
prièrent pour les Samaritains qui avaient cru au Seigneur et leur
imposèrent les mains afin qu'ils reçoivent le Saint-Esprit. Ils ne
prièrent pas pour que l'Esprit se répande des cieux. Le déverse­
ment du Saint-Esprit depuis les cieux est un fait, tandis que la
descente de cet Esprit sur les individus est une expérience.)
Nous devons vraiment demander à Dieu de nous montrer que
Ses faits sont des faits. Chaque fois que nous recevons la révéla­
tion intérieure, nous pouvons alors croire spontanément et faire
l'expérience immédiatement. Nous répétons encore que nous
pouvons effectivement demander à Dieu, mais ce que nous Lui
demandons, c'est qu'Il illumine nos yeux pour nous donner la
révélation et la lumière qui nous permettront de voir véritable­
ment quelque chose par rapport aux faits de Dieu.

CONCLUSION

Nous avons mentionné le contraste entre la promesse de Dieu


et le fait de Dieu. À présent, résumons la différence fondamentale
qui distingue le fait divin de la promesse divine. Dans les Écritu­
res, la promesse est une parole énoncée par Dieu avant que la
chose n'arrive, tandis que le fait est une parole que Dieu donne
après que la chose ait été accomplie. Nous devons recevoir la pro­
messe de Dieu avec notre foi, alors qu'en ce qui concerne le fait,
nous devons non seulement le recevoir par la foi, mais aussi jouir
de ce que Dieu a accompli. En conséquence, lorsque nous lisons la
Parole de Dieu, une des choses les plus importantes à faire
consiste à différencier ce qui est une promesse de Dieu de ce qui
est un fait de Dieu. Chaque fois que nous parvenons à un passage
qui traite de la grâce de Dieu, nous disant comment Dieu a fait
une certaine chose pour nous, nous devons nous demander s'il
s'agit d'une promesse ou bien d'un fait. S'il s'agit d'une promesse
qui s'accompagne d'une condition, il nous faut alors remplir cette
condition. Ensuite, prier sincèrement jusqu'à ce que Dieu nous
donne l'assurance intérieure que cette promesse est pour nous.
Puis, naturellement, nous aurons la foi et nous saurons que Dieu
30 LA NOUVELLE ALLIANCE

a entendu notre prière. Nous louerons Dieu spontanément. Même


si la promesse de Dieu ne s'est pas encore accomplie, parce que
nous avons la foi, il semble néanmoins que cette chose est déjà
notre possession. Mais s'il s'agit d'un fait, il suffit que nous
exercions immédiatement notre foi et louions Dieu, en disant :

« Ô Dieu, oui ! Il en est ainsi !» Vous pouvez croire que c'est effec­
tivement ainsi et ensuite, vivre selon cette foi. En agissant de la
sorte, vous prouvez votre foi. Il y a néanmoins quelques points sur
lesquels il faut revenir :
( 1) Avant de demander à Dieu Sa promesse, nous devons
d'abord traiter tout problème dans notre cœur impur. Cemc: dont
les pensées sont confuses ou ceux qui sont trop émotifs volll.t très
probablement considérer que ceci ou cela est une promes;se de
Dieu à leur égard. Hier, il y avait une promesse, aujourd'huii il y a
une autre promesse. Pour eux, obtenir les promesses de Dieu,
c'est comme jouer à la tombola, en tirant un numéro après l'autre.
Neuf fois sur dix, de telles promesses ne sont pas dign es de
confiance et risquent même d'être trompeuses. (Ceci ne veut pas
dire que les promesses de Dieu sont indignes de confiance, mais
que ce que ces personnes considèrent être des promesses de Dieu
sont en fait des choses qu'elles ont conçues elles-mêm.es et non
pas quelque chose que Dieu leur a donné.) Si les personnes qui ont
des inclinaisons naturelles ou une volonté dure utilisent subjecti­
vement ce dont elles se souviennent de la parole de Dieu ou si
elles utilisent les paroles de Dieu qui correspondent à leur
humeur du moment ou encore, si elles expliquent la Parole de
Dieu selon leur subjectivité et la traitent comme s'il s'agissait
de promesses, ces « promesses» ne sont généralement pas dignes
de confiance. Il s'ensuit que ces personnes sont déçues et en vien­
nent même à douter la Parole de Dieu. C'est pour cela qu'avant de
demander la promesse de Dieu, demandons-Lui d'éclairer notre
cœur afin que nous connaissions notre cœur. Nous devons Lui
demander qu'Il purifie notre cœur. Nous devons aussi demander
à Dieu qu'il nous donne Sa grâce et nous rende disposés à renon­
cer à nous-mêmes pour tranquillement fixer nos regards sur Lui.
Alors, si Dieu donne une promesse, nous serons spontanément et
très clairement touchés au plus profond de notre cœur.
LES PROMESSES DE DIEU ET LES FAITS 31

(2) Après avoir reçu la promesse de Dieu, nous devons en


: « Ô croyant ! Je t'en
faire usage. Un jour, Charles Spurgeon a dit
prie, ne traite pas les promesses de Dieu comme si elles étaient
des objets à exposer au musée, mais utilise-les chaque jour comme
des sources de réconfort. Aie confiance dans le Seigneur chaque
fois qu'un temps de disette survient dans ta vie. » Ce sont là des
paroles d'expérience.
(3) Ceux qui ont véritablement reçu une promesse de Dieu se
conduisent en général de manière paisible et stable, comme si la
promesse s'était déjà réalisée. Par exemple, lorsque Paul était
plein de zèle pour l'œuvre à Corinthe, le Seigneur Lui parla dans
une vision : « N'aie pas peur ; mais parle, et ne te tais pas, car moi,
je suis avec toi, et personne ne mettra la main sur toi pour te faire
du mal, car j'ai un peuple nombreux dans cette ville. Il y resta un
an et six mois, enseignant la parole de Dieu parmi eux » (Ac
18.9-11). En une autre occasion, lorsque Paul était en chemin
pour Rome et dû faire face à un grand danger en mer, il put se
tenir au milieu de ses compagnons de voyage et dire : « Prenez
courage, car je crois Dieu et je sais qu'il en sera comme il m'a été
dit.» Non seulement il crut à la promesse de Dieu, mais il utilisa
même cette promesse pour qu'elle devienne promesse et réconfort
pour d'autres. « Et lorsqu'il eu dit ces choses, il prit du pain et
rendit grâces à Dieu devant tous ; il le rompit et se mit à
manger.» Telle était la façon dont Paul agissait après avoir cru
à la promesse de Dieu. Un tel comportement laissa une profonde
impression sur ses compagnons, de sorte que « tous, reprenant
courage, prirent aussi de la nourriture» (Ac 27.23-25, 35-36). Un
saint a dit que chaque promesse de Dieu reposait sur quatre
colonnes : la justice de Dieu, la sainteté de Dieu, la grâce de Dieu
et la vérité de Dieu. La justice de Dieu ne Lui permettra aucune
infidélité, la sainteté de Dieu ne Lui permettra aucune tromperie,
la grâce de Dieu ne Lui permettra aucun oubli et la vérité de Dieu
ne Lui permettra aucun changement. Un autre saint a dit que
même si la promesse tarde à s'accomplir, elle ne vient jamais trop
tard. Ces paroles sont toutes issues de l'expérience de ceux qui
connaissent Dieu.
Le psalmiste a dit : « Souviens-toi de ta parole en faveur de ton
32 L A NOUVELLE ALLIANCE

serviteur, puisque tu m'as donné l'espérance ! » (Ps 1 19.49). Cette


prière est des plus puissantes. La promesse de Dieu nous donne
une espérance vivante. Alléluia !
Dès l'instant où nous avons vu le fait de Dieu, notre foi doit
continuer à voir le fait divin comme tel, comme un fait. Chaque
fois que nous subissons un échec, nous devons en découvrir la
raison. Nous devons à la fois condamner la raison de l'échec et
l'acte d'échec. Si à cause de notre propre échec nous commençons
à douter d'un fait divin, au point de le nier, cela prouve que notre
cœur est un cœur mauvais d'incrédulité eu égard au fait de Dieu
(He 3 . 12). À cet instant, il nous faut demander à Dieu qu'il retire
le cœur mauvais d'incrédulité.
Si nous retenons fermement jusqu'à la fin l'assurance que nous
avions dès le commencement, nous sommes devenus partenaires
de Christ (He 3 . 14).
CHAPITRE DEUX

L'ALLIANCE DE DIEU

Dans la parole de grâce de Dieu, nous trouvons trois choses :


la promesse de Dieu, le fait de Dieu et l'alliance de Dieu. Dans le
premier chapitre, nous avons parlé de la promesse et du fait de
Dieu. Nous en arrivons maintenant à l'alliance de Dieu. Tous
ceux qui ont été enseignés par la grâce loueront Dieu et diront :

« Qu'il est admirable et précieux que Dieu a établi une alliance


avec l'homme ! »

La romesse divine est récieuse. Dans la maladie, la douleur


ou la difficulté, les :Q!Omesses de Dieu deviennent des r a
dans un lieu aride. La promesse de Dieu est aussi comme l'ombre
_
� un grand rocher dans un pays torride (Es 32.2).
Mais il est une chose plus facile à obtenir que la promesse de
Dieu, à savoir : le fait de Dieu. Dieu non seulement donne la pro­
messe qu'Il tiendra bientôt, mais Il nous donne aussi le fait qu'Il
a déjà accompli. Il a vraiment déposé le trésor dans des vases de
terre afin de manifester que l'excellence de la puissance vient de
Dieu et pas de nous-même (2 Co 4. 7).
De plus, Dieu n'a pas fait que donner Sa promesse et les faits
qu'Il a accomplis en Christ, mais Dieu a aussi établi une alliance
avec nous. L'alliance que Dieu a établie est plus glorieuse que Sa
promesse ou Son fait accompli. Dieu a établi une alliance avec
l'homme. Ceci signifie qu'Il s'est abaissé à être lié et limité par
une alliance. Si Dieu est disposé à perdre Sa liberté par l'alliance,
c'est pour que nous obtenions par cette dernière ce qu'Il a prévu
que nous obtenions. Le Dieu tout-puissant, le Créateur des cieux
et de la terre, s'est abaissé au point d'établir une alliance avec
l'homme. Oh ! quelle grâce inégalée ! Devant ce Dieu plein de
grâce, nous ne pouvons que nous incliner et adorer.
34 LA NOUVELLE ALLIANCE

LA SIGNIFICATION D'UNE ALLIANCE

Quelle est la signification d'une alliance? Une alliance parle à


la fois de fidélité et de loi. En ce qui concerne une alliance, il n'est
question ni de préférence, ni de grâce. Une alliance doit être res­
pectée selon des critères de fidélité, de justice et de légalité. Si
nous concluons une alliance avec quelqu'un, consignant claire­
ment par écrit comment nous nous comporterons, mais que nous
rompons cette alliance, cela signifie que nous nous rétractons,
que nous sommes devenus infidèles, injustes et malhonnêtes.
Notre niveau de moralité chute immédiatement. De plus, la rup­
ture d'une alliance est d'ordinaire punissable par la loi.
Nous voyons à partir de cette illustration qu'en établissant
une alliance avec l'homme, Dieu s'est placé dans une situation de
restriction. À l'origine, Dieu pouvait traiter l'homme comme bon
Lui semblait. Il pouvait le traiter avec grâce ou non. Il pouvait le
sauver ou non. Si Dieu n'avait pas établi d'alliance avec l'homme,
Il aurait pu faire comme bon Lui semblait, en toute liberté. S'il
avait eu envie d'agir selon Sa préférence, Il aurait pu le faire.
S'il avait voulu ne rien faire, rien ne L'aurait obligé à faire quoi
que ce soit. Mais une fois l'alliance établie entre Dieu et l'homme,
Dieu est lié par elle. Il est obligé de faire ce qui a été clairement
écrit.
Nous savons qu'en ce qui concerne l'alliance, elle implique uni­
quement la fidélité, pas la grâce. Mais en ce qui concerne la
volonté de Dieu d'être limité par une alliance avec l'homme, cette
alliance devient l'expression la plus élevée de la grâce de Dieu.
Dieu s'est abaissé et semble occuper la même position que l'homme.
Il s'est inclus dans l'alliance. Après avoir établi l'alliance, il Lui
a fallu être limité par elle. Que cela Lui plaise ou non, Il doit le
faire. Il ne peut pas agir en contradiction avec l'alliance qu'il a
établie. Ô combien il est formidable que Dieu ait fait une alliance
avec l'homme ! Combien cela est noble !

POURQUOI DIEU FERAIT-IL ALLIANCE AVEC L'HOMME ?

Pourquoi Dieu a-t-Il voulu établir une alliance avec l'homme?


Pour comprendre cela, nous devons partir du premier exemple
L'ALLIANCE DE DIEU 35

d'alliance de Dieu avec l'homme. À proprement parler, dans


l'Ancien Testament, cette première fois fut à l'époque de Noé.
Avant Noé, Dieu n'avait jamais créé d'alliance avec l'homme. Sa
première alliance avec l'homme fut avec Noé.

Par l'alliance, Dieu montre


à l'homme quelle est Son intention
En considérant l'alliance passée avec Noé, nous voyons qu'une
des choses les plus difficiles pour Dieu est de faire comprendre
Son intention à l'homme. À l'époque de Noé, la race humaine avait
commis des péchés à l'extrême. En conséquence, Dieu voulut
détruire l'homme par le déluge. Mais Dieu se souvint non seule­
ment de la famille de Noé, mais aussi de nombreuses créatures. Il
souhaitait épargner leur vie. En conséquence, Dieu établit une
alliance avec Noé en disant:« Mais avec toi j'établirai mon alliance ;
tu entreras dans l'arche, avec tes fils, ta femme et tes belles-filles.
Tu feras aussi entrer dans l'arche deux animaux de chaque
espèce vivante, pour qu'ils survivent avec toi : tu prendras un
mâle et une femelle. Un couple de chaque espèce, oiseau, bétail,
reptiles du sol, viendra vers toi afin de survivre. Et toi, prends de
tous les aliments que l'on mange, et fais-en des provisions auprès
de toi, pour que cela te serve de nourriture ainsi qu'à eux» (Gn
6. 18-2 1). Dieu souhaitait épargner leur vie et prit également en
compte leur besoin de nourriture. Cette alliance montre combien
le cœur de Dieu est aimant et tendre envers l'homme.
Puis vint le déluge. Toutes les créatures de chair et de sang
qui vivaient sur terre - les oiseaux du ciel, le bétail, les bêtes
sauvages, les reptiles et toute la race humaine - moururent.
Seule la famille de Noé et ces créatures qui furent amenées dans
l'arche furent épargnées. Dieu avait été fidèle à Son alliance.
Pendant une année, les huit membres de la famille de Noé res­
tèrent enfermés dans l'arche. Ils ne virent et n'entendirent rien
d'autre que les déferlements d'eau. Lorsque le déluge se calma
enfin, toute la famille sortit de l'arche. Pourtant, ils étaient
encore remplis de crainte. Ils ne savaient pas si Dieu détruirait
encore une fois la race humaine par un déluge. Ils ne savaient pas
si un jour ou l'autre ils auraient encore à faire face à ce désastre
36 LA NOUVELLE ALLIANCE

terrifiant. Alors même qu'ils étaient sauvés, leurs cœurs restaient


dans la crainte. Nous savons que le jugement de Dieu sur la race
humaine, au moyen du déluge, était bien loin d'être Son désir.
Genèse 6.5-6 dit : « L'Éternel vit que la méchanceté de l'homme
était grande sur la terre, et que chaque jour son cœur ne conce­
vait que des pensées mauvaises. L'Éternel regretta d'avoir fait
l'homme sur la terre, et son cœur fut affligé. » Nous voyons ici ce
qui était véritablement dans le cœur de l'homme. Sans aucun
doute, le déluge fit grand peur à l'homme. Dieu souhaitait chan­
ger cela et montrer à l'homme Sa véritable intention. Il n'avait
pas envie de détruire la race humaine. Il voulait réconforter les
hommes. Il voulait que les hommes connaissent l'intention de Son
cœur. Par conséquent, Il leur donna une preuve de Son intention
et vint établir une alliance avec eux.
« Dieu parla encore à Noé et à ses fils avec lui, en
disant : Quant à moi, j'établis mon alliance avec vous et
avec votre descendance après vous, avec les êtres vi­
vants qui sont avec vous, tant les oiseaux que le bétail
et tous les animaux de la terre, avec tous ceux qui sont
sortis de l'arche, avec tous les animaux de la terre.
J'établis mon alliance avec vous : (il n'arrivera) plus
que toute chair soit retranchée par les eaux du déluge,
et il n'y aura plus de déluge pour détruire la terre. Dieu
dit : Voici le signe de l'alliance que je place entre moi et
vous, ainsi que tous les êtres vivants qui sont avec vous
pour les générations à venir : je place mon arc dans la
nuée, et il sera un signe d'alliance entre moi et la terre.
Quand j'aurai rassemblé des nuages au-dessus de la
terre, l'arc paraîtra dans la nuée, et je me souviendrai
de mon alliance entre moi et vous, ainsi que tous les
êtres vivants, et les eaux ne se transformeront plus en
déluge pour détruire toute chair. L'arc sera dans la
nuée, et je le regarderai pour me souvenir de l'alliance
perpétuelle entre Dieu et tous les êtres vivants qui sont
sur la terre. Dieu dit à Noé : Tel est le signe de l'al­
liance que j'établis entre moi et toute chair qui est sur
la terre » (Gn 9.8- 17).
L'ALLIANCE DE DIEU 37

Dans cette alliance, Dieu répéta plusieurs fois qu'il n'y aurait
plus jamais de déluge. Pour faire comprendre à la famille de Noé
qu'ils n'avaient plus de crainte à avoir, il fit avec eux cette
alliance pour qu'ils puissent tenir ferme à ces paroles d'alliance
et se reposer sur elles.
Cest à partir de cet exemple que nous voyons le but de l'al­
liance : l'intention de Dieu envers l'homme est bonne. Mais
l'homme ne pouvait ni comprendre cela ni le voir. C'est pourquoi
Dieu établit une alliance avec l'homme, afin qu'il puisse avoir
quelque chose, quelque preuve à laquelle s'accrocher. Dieu donna
à l'homme une alliance afin de lui montrer clairement quelle
était Sa véritable intention. Il semble qu'il ouvrait Son cœur à
l'homme pour que celui-ci puisse voir de quoi était vraiment fait
le cœur de Dieu. Oh ! le Dieu si haut, le Créateur des cieux et de
la terre, prit soin de l'homme et le prit en compte à ce point-là !
Même les pierres devraient être touchées par cela.

A travers l'alliance,
Dieu agrandit la mesure de la foi de l'homme
Venons-en à présent au sujet de l'alliance que Dieu conclut
avec Abraham. En sauvant son neveu, Lot et en refusant l'offre
du roi de Sodome, Abraham manifesta son amour, son zèle, sa
bravoure et sa pureté (Gn 14. 14-23). Ensuite, après ces choses,
Dieu vint parler à Abraham et lui dit : « Sois sans crainte,
Abram ! Je suis moi-même ton bouclier, et ta récompense sera
très grande» (Gn 15.1). Ce verset montre qu'à ce moment précis
Abraham éprouvait d'un côté de l'angoisse, craignant le retour
des quatre rois et d'un autre côté de la tristesse, du fait du départ
de Lot et de son propre manque d'enfants. C'est à cet instant que
Dieu vint à lui pour le fortifier et le réconforter. Mais, à en juger
par la réponse d'Abraham, nous voyons que cette promesse de
Dieu ne l'avait pas pleinement satisfait, car il demanda : « Que
me donneras-tu ? Je m'en vais sans enfants, et l'héritier de ma
maison, c'est Éliézer de Damas » (v. 2). Ceci montre qu'il n'avait
pas encore connu ou vu combien cette promesse de Dieu était
remplie de grâce. Son attitude était négative. Il avait aussi sa
propre idée et sa propre façon de concevoir les choses. Que fit
38 LA NOUVELLE ALLIANCE

donc Dieu ? Il répondit : « Ce n'est pas lui qui sera ton héritier,
mais bien celui qui sortira de tes entrailles qui sera ton héri­
tier. Il le mena dehors et dit : Contemple donc le ciel et compte les
étoiles, si tu peux les compter. Il ajouta : Telle sera ta descen­
dance " (v. 4-5). Que signifiaient donc ces paroles de Dieu à
Abraham ? Il s'agissait d'une promesse, non d'un fait. Qu'en
était-il d'Abraham ? Dès lors, il put croire à la promesse de
Dieu. De ce fait, Dieu lui compta cela comme justice (v. 6). Parce
qu'Abraham crut à la promesse de Dieu, il devint le père de la foi.
Après qu'Abraham crut à la première promesse de Dieu , une
seconde promesse lui fut donnée : « Je suis l'Éternel, qui t'ai fait
sortir d'Our-des-Chaldéens pour te donner ce pays e n posses­
sion " (v. 7). Abraham crut-il à cette promesse ? Non, parce que sa
mesure était trop faible. Il se mit à douter, disant : Seigneur
«

Éternel, à quoi reconnaîtrai-je que je le posséderai ? » (v. 8). Du


fait que la promesse était trop formidable, Abraham ne parvint
pas à y croire. En conséquence, il demanda à Dieu de lui donner
une preuve à laquelle il pourrait s'accrocher pour croire.
Comment Dieu réagit-Il à l'incrédulité d'Abraham ? Que
fit-Il ? Dieu fit une alliance avec lui (v. 18). Par conséquent, l'éta­
blissement d'une alliance comble ce qui manque à une promesse.
Une alliance est le meilleur remède à l'incrédulité. Une alliance
agrandit la mesure de foi d'un homme. Abraham ne croyait peut
être pas à la promesse de Dieu, mais Dieu ne pouvait pas changer
Sa promesse. Puisqu'Abraham ne pouvait pas croire, Dieu fit une
alliance avec lui pour qu'il ne puisse faire rien d'autre que Le
croire.
Dieu dit à Abraham : « Prends une génisse de trois ans, une
chèvre de trois ans, un bélier de trois ans, une tourterelle et une
jeune colombe pour me les offrir. Il prit tous ces (animaux), les
coupa par le milieu et mit chaque moitié l'une vis-à-vis de l'autre,
mais il ne partagea pas les oiseaux [ . . . ] Quand le soleil fut couché,
l'obscurité devint profonde ; alors une fournaise fumante et des
flammes passèrent entre les animaux partagés » (v. 9-10, 17).
Qu'est-ce que cela veut dire ? Ceci signifie que Dieu établissait
une alliance avec Abraham. Cela signifie que cette alliance était
une chose qui passait par les parties les plus profondes et par le
L'ALLIANCE DE DIEU 39

sang. Les corps des animaux (génisse, chèvre et bélier) furent


coupés en deux, le sang fut versé, et Dieu traversa ces corps sépa­
rés. Ceci prouve que l'alliance qu'Il avait établie ne changerait
j amais ni ne serait jamais annulée.
Dieu savait que la foi d'Abraham était limitée. Dieu savait
qu'Il devait agrandir la mesure de sa foi. Il fit donc une alliance
avec Abraham. Dieu non seulement promit à Abraham ce qu'Il
ferait, il établit même une alliance avec lui afin de montrer qu'il
le ferait. Dès lors, Abraham ne pouvait que croire car si Dieu
après avoir établi une alliance avec Lui n'agissait pas selon cette
alliance, Il serait infidèle, injuste et irait à l'encontre de la loi. Par
le renforcement d'une telle alliance, la mesure de la foi d'Abra­
ham grandit naturellement.

Au travers de l'alliance,
Dieu donne une garantie à l'homme
Voyons maintenant l'histoire de l'alliance que Dieu fit avec
David. Deux Samuel 7 .4-16 parle de la même chose que Psaumes
89.20-38. Pourtant, 2 Samuel 7 ne détaille pas comment Dieu éta­
blit une alliance avec David. C'est le Psaume 89 qui nous apprend
que lorsque le Seigneur envoya le prophète Nathan vers David,
ce qu'il dit à David était une alliance. Psaume 89 et 2 Samuel 7
traitent du même sujet, non de deux choses différentes. Dans ces
deux passages, ._,,_
Dieu donna
__
Sa parole à David et à ses descendants
et cela servit de garantie, de gage. Il aime que l'homme saisisse
Sa parole et Lui demande de l'accomplir. Il aime que l'homme
fasse cela. Il donna un� alliance à l'homme pour qu'elle soit un
gage, dans l'espoir que l'homme Lui demande de l'accomplir.
Dieu parla de façon très claire à David : « Si ses fils abandon­
nent ma loi et ne marchent pas selon mes ordonnances, s'ils
profanent mes prescriptions et n'observent pas mes commande­
ments, j 'interviendrai contre leur révolte avec un bâton, contre
leur faute par des coups ; mais je ne ferai pas cesser ma bienveil­
lance pour lui et je ne lui ferai pas défaut dans ma fidélité ; je ne
profanerai pas mon alliance et je ne changerai pas ce qui est sorti
de mes lèvres. J'ai j uré une fois par ma sainteté : mentirai-je
à David ? Sa descendance subsistera toujours ; son trône sera
40 LA NOUVELLE ALLIANCE

devant moi comme le soleil » ( Ps 89.3 1-37). Ceci nous dit comment
Dieu fit une alliance avec David. Si les descendants de David
n'observaient pas les commandements de Dieu, Dieu les p unirait
avec un bâton et des coups. Mais Dieu ne peut pas renier l'al­
liance qu'il a établie avec David.
Le Psaume 89 fut écrit au moment où les Juifs avaient perdu
leur pays et étaient emmenés captifs à Babylone. À ce moment-là,
il semblait que Dieu avait oublié Son alliance passée avec David.
Lorsque le psalmiste vit la situation, comment le pays avait été
perdu, il en parla à Dieu : « Et pourtant, tu as rejeté, tu as
repoussé ! Tu t'es irrité contre ton messie ! Tu as dédaigné l'al­
liance de ton serviteur ; tu as profané à terre son diadème »
(v. 39-40). Par ces paroles, il rappelait à Dieu l'alliance qu'il avait
établie avec Son serviteur. Puis Il questionna Dieu immédiate­
ment en s'accrochant à l'alliance : « Où sont, Seigneur, tes actes
bienveillants d'autrefois, ceux que tu as j urés à David dans ta
fidélité? » (v. 50). Nous devons être attentifs à ce que dit le psal­
miste ici. Il pria en s'accrochant à l'alliance. Le Saint-Esprit a
précisément permis qu'une telle prière, une prière où l'homme
demande à Dieu, figure dans la Bible. Par là, nous voyons com­
bien Dieu aime que l'homme prie en s'accrochant au gage qu'il lui
a donné, à savoir, à l'alliance. En cela, Dieu est glorifié. Dieu aime
que l'homme lui demande d'accomplir ce qu'il a promis de faire
dans Son alliance.

L'APPLICATION DE L'ALLIANCE

Si, après avoir conclu une alliance avec l'homme, Dieu ne la


respecte pas, Il devient infidèle et injuste. Nous savons que Dieu
conclut une alliance dans le but que l'homme gagne suffisamment
en hardiesse pour oser Lui demander d'accomplir selon la justice
ce qu'il a promis dans l'alliance. Dieu est lié par l'alliance. Il doit
agir selon la justice. Donc, ceux qui savent ce qu'est une alliance
savent également comment prier et ils peuvent même le faire
avec hardiesse. Voici quelques exemples :
( 1 ) Dans le Psaume 143, verset 1, nous lisons : « Psaume de
David. Éternel, écoute ma prière, prête l'oreille à mes supplica­
tions ! Réponds-moi dans ta fidélité, dans ta j ustice ! » Ici, David
L'ALLIANCE DE DIEU 41

ne demandait pas à Dieu d e lui répondre selon Sa miséricorde ou


Sa longanimité, m ais selon Sa fidélité et Sa j ustice. Il ne quéman­
dait pas comme un pauvre mendiant. Il demandait hardiment
que Dieu lui réponde. Il savait ce qu'était une alliance et en s'y
accrochant, il savait comment demander à Dieu qu'Il lui réponde.
(2) Lorsque Salomon eut fini de construire le temple : « Il dit :
Béni soit l'Éternel, le Dieu d'Israël, qui a, de sa propre bouche,
parlé à mon père David, et qui accomplit de ses mains ce qu'il
avait dit » (2 Ch 6 .4 ; cf. 2 S 7 . 12� 13 ) . Puis il s'agenouilla devant la
congrégation d'Israël, leva les mains aux cieux et dit : « Éternel,
Dieu d'Israël ! Il n'y a point de dieu semblable à toi, dans les cieux
et sur la terre : tu gardes l'alliance et la bienveillance envers tes
serviteurs qui marchent en ta présence de tout leur cœur . . . Main­
tenant, Éternel, Dieu d'Israël, observe à l'égard de ton serviteur,
mon père David, ce que tu lui avais dit . . . Et maintenant, Éternel,
Dieu d'Israël, qu'elle se confirme, la parole que tu as dite à ton
serviteur David ! » (2 Ch 6 . 14, 16- 17). Salomon connaissait l'al­
liance que Dieu avait conclue avec David, son père. Certains
aspects en avaient été accomplis, mais d'autres restaient à
accomplir. Il demanda donc à Dieu, sur la base de Son alliance,
d'accomplir ce qu'Il avait promis. Puis il pria et demanda à Dieu
en s'appuyant sur le gage que Dieu avait donné, c'est-à-dire à
l'alliance.
(3) Nous avons vu que le Psaume 89 a été écrit après que les
Israélites furent emmenés captifs à Babylone. En ce temps là,
tout semblait terminé. On avait l'impression que la promesse de
Dieu était devenue caduque et que Dieu avait abandonné l'al­
liance qu'Il avait conclue avec David. C'est pourquoi il semble que
le psalmiste aidait Dieu à se souvenir : « Où sont, Seigneur, tes
actes bienveillants d'autrefois, ceux que tu as jurés à David dans
ta fidélité ? » (v. 50). Il priait au nom de l'alliance. Il priait en s'ac­
crochant au gage que Dieu avait donné dans Son alliance.

COMMENT POUVONS-NOUS
CONNAÎTRE L'ALLIANCE DE DIEU ?

Comment pouvons-nous véritablement connaître et comprendre


l'alliance de Dieu ? Le Psaume 25. 14 nous dit : « La pensée
42 LA NOUVELLE ALLIANCE

secrète de l'Éternel est pour ceux qui le craignent, et (cela) pour


leur faire connaître son alliance. » Nous savons que si Dieu ne
nous révèle pas Son alliance, nous n'aurons aucun moyen de
savoir ce qu'elle est. Vous entendrez peut-être d'autres parler
de l'alliance de Dieu, et vous saurez peut-être même certaines
choses à son sujet, mais si Dieu ne vous la révèle pas, vous n'au­
rez toujours pas de puissance, vous n'aurez toujours pas ce qu'il
faut pour vous cramponner à la parole de Dieu. C'est pourquoi
Dieu doit nous la montrer dans notre esprit.
Qui peut recevoir la révélation de Dieu ? Seulement ceux qui
craignent Dieu. Le Seigneur révèle Son secret seulement à ceux
qui Le craignent, et Son alliance est réservée à ceux qui Le crai­
gnent. Que signifie craindre Dieu ? Le craindre signifie Le
magnifier, L'exalter. Une personne qui craint Dieu est une per­
sonne qui recherche la volonté de Dieu de tout son cœur, dans
l'intention de se soumettre entièrement au chemin tracé par
Dieu. C'est à ce genre de personne que Dieu révélera Son secret et
Son alliance. Ceux qui sont fainéants, insouciants, dont le cœur
est impur, fier et passif ne devraient j amais s'attendre à ce que
Dieu leur révèle Son secret, ni d'ailleurs à ce qu'Il leur révèle Son
alliance. Le Seigneur réserve Son secret et Son alliance à ceux
qui Le craignent. Tel est le témoignage que rendent ceux qui
craignent Dieu. Par conséquent, si nous voulons véritablement
connaître l'alliance de Dieu, nous devons apprendre à craindre
Dieu.
CHAPITRE TROIS
VUE D'ENSEMBLE DE LA NOUVELLE ALLIANCE

Dieu a conclu de nombreuses alliances avec l'homme. Les plus


évidentes sont les alliances qu'il a conclues avec Noé, avec Abra­
ham, avec les enfants d'Israël à Horeb, après leur sortie d'Égypte,
avec Israël à d'autres moments (Dt 29. 1) et enfin avec David. Tou­
tefois, en plus de ces alliances, il y en a une que Dieu a conclue
avec nous au travers du Seigneur Jésus-Christ, et à laquelle il est
souvent fait référence sous le nom de « nouvelle alliance ». Bien
qu'il y ait de nombreuses alliances, les plus importantes sont celle
que Dieu a conclue avec Abraham et celle qui est appelée la nou­
velle alliance. Les autres ont une portée et une importance
moindres.

LA NOUVELLE ALLIANCE EST UNE CONTINUATION


DE L'ALLIANCE CONCLUE AVEC ABRAHAM

La nouvelle alliance est une continuation et un développe­


ment de l'alliance avec Abraham . Galates 3 nous montre que la
nouvelle alliance et l'alliance qui fut conclue avec Abraham sui­
vent la même ligne. Entre l'alliance avec Abraham et la nouvelle
alliance, il y a l'alliance de la loi conclue avec Israël (Ga 3 . 15-17).
Pourtant, la loi fut ajoutée à cause de la transgression. Elle est,
en essence, un ajout (Ga 3 . 19 ; Rm 5.20). Seule l'alliance conclue
avec Abraham et la nouvelle alliance sont des alliances de foi et
de promesse (Ga 3.7, 9. 16, 17 ; He 8.6). C'est pour cela qu'elles
suivent la même ligne.
Entre l'alliance avec Abraham et la nouvelle alliance, se situe
l'alliance de la loi, conclue avec Israël. C'est elle qui est appelée,
dans Hébreux 8.7, la « première alliance ». C'est aussi elle que
nous appelons l'ancienne alliance. Cette ancienne alliance ne
signifie pas vraiment les trente-neuf livres de la Genèse jusqu'à
44 LA NOUVELLE ALLIANCE

Malachie, que nous appelons communément l'Ancien Testament.


À proprement parler, l'ancienne alliance commença en Exode 19
et se poursuivit jusqu'au moment de la mort du Seigneur Jésus.
Les conditions dans l'ancienne alliance étaient bilatérales. C'est
pourquoi il y avait deux tables de l'alliance à l'intérieur de l'arche
(Ex 3 1 . 18). Si les enfants d'Israël observaient la loi, Dieu les
bénirait. S'ils enfreignaient la loi, Dieu les punirait. Telle était
l'ancienne alliance. Avant cette ancienne alliance, il y en eut une
autre plus ancienne : l'alliance entre Dieu et Abraham. La nou­
velle alliance continue non pas l'ancienne alliance, mais celle que
Dieu conclut avec Abraham.

LA PREMIÈRE ALLIANCE A DES DÉFAUTS

Hébreux 8. 7 dit : « Car si cette première alliance avait été sams


défaut, il n'aurait pas été cherché de lieu pour une seconde. » Ceci
nous indique que la première alliance avait des défauts. Si l'ron
considère la nature de la première alliance, « la loi est sainte »
( Rm 7 . 12), « la loi est spirituelle » (Rm 7. 14) et « la loi est bonne »
( 1 Tm 1.8). Mais en ce qui concerne sa fonction, « par la loi vient
la connaissance claire du péché (Rm 3 .20), « mais la loi n'est p:as
de la foi, toutefois : « Celui qui fera ces choses vivra par elles » (Ga
3 . 12). Ceci signifie que la loi exige de l'homme qu'il fasse ce q ui
est bien, mais elle ne donne pas à l'homme la vie et la puissance
qui sont nécessaire pour faire ce qui est bien : « Car ce qui était
impossible à la loi, en ce qu'elle était faible par la chair » (Rm 8 .3).
Donc, « nulle chair ne sera justifiée devant lui par les œuvres de
la loi » (Rm 3 .20). C'est pourquoi la première alliance était impar­
faite.
Nous devons voir qu'Exode 19 à 24 sont les termes de l'al­
liance de Dieu . Trois mois après leur sortie d'Égypte, les enfants
d'Israël arrivèrent dans le désert du Sinaï. Là, ils dressèrent
leurs tentes au pied de la montagne et Moïse monta vers Dieu.
Dieu voulait qu'il dise aux enfants d'Israël : « Maintenant, si vous
écoutez ma voix et si vous gardez mon alliance, vous m'appartien­
drez en propre entre tous les peuples, car toute la terre est à moi
[ . . . ] Tout le peuple unanime répondit : Nous ferons tout ce que
l'Éternel a dit » (Ex 19.5, 8). Après que Moïse eut déclaré toute
VUE D'ENSEMBLE DE LA NOUVELLE ALLIANCE 45

l'alliance à la congrégation, « Moïse prit le sang et le répandit sur


le peuple en disant : Voici le sang de l'alliance que l'Éternel a
conclue avec vous, sur la base de toutes ces paroles » (Ex 24.8).
Dans cette alliance, nous trouvons des mots comme : « Tu n'au­
ras pas d'autres dieux devant ma face. Tu ne te feras pas de
statue, ni de représentation quelconque de ce qui est en haut
dans le ciel, de ce qui est en bas sur la terre, et de ce qui est dans
les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras pas devant
elles, et tu ne leur rendras pas de culte » (Ex 20.3-5). Les enfants
d'Israël étaient-ils capables d'obéir à ceci ? Nous savons qu'avant
même que Moïse ne rapportât les tables de l'alliance de la mon­
tagne, ils avaient déj à fabriqué un veau d'or et l'adoraient (Ex
32. 1-8). En d'autres termes, même avant que les tables de l'al­
liance ne descendent de la montagne, les enfants d'Israël étaient
déjà devenus infidèles à cette alliance. C'était là la faille de la
première alliance.
Après ceci, les enfants d'Israël continuèrent à enfreindre l'al­
liance de Dieu. Ils provoquèrent Dieu dans le désert. Ils L'éprou­
vèrent et virent Ses œuvres pendant quarante ans. Néanmoins,
leur cœur déviait constamment et ils ne connurent pas les voies
de Dieu ( He 3 .8-10). Ils virent les « œuvres » de Dieu, mais ils ne
connurent pas les « voies » de Dieu. Encore une fois, c'était la
faille de la première alliance.
« Car il dit en signalant leurs fautes : « Voici que les jours vien­
nent, dit le Seigneur, où j 'accomplirai une nouvelle alliance avec
la maison d'Israël et la maison de Juda, non selon l'alliance que
j'ai faite avec leurs pères, le jour où je les ai pris par la main pour
les conduire hors du pays d'Égypte ; car ils n'ont pas persévéré
dans mon alliance, et moi, je ne me suis plus soucié d'eux, dit le
Seigneur » (He 8 .8-9). Ceci signifie que Dieu désirait qu'ils conti­
nuent à être fidèles à l'alliance, mais qu'ils en étaient incapables.
Ils étaient déterminés à suivre le Seigneur et pourtant ils ne par­
venaient pas à Le suivre fidèlement chaque jour. Même s'ils
étaient ponctuellement vivifiés, ils ne réussissaient pas à conser­
ver leur condition vivifiée jour après jour. C'était le défaut de la
première alliance.
Paul a déclaré : « Car nous savons que la loi est spirituelle ;
46 LA NOUVELLE ALLIANCE

mais moi, je suis de la chair, vendu au péché [. . . ] Car je sais qu'en


moi, c'est-à-dire dans ma chair, n'habite rien de bon : car le vou­
loir est avec moi, la capacité de faire le bien ne l'est pas » (Rm
7 . 14, 18). L'expérience de Paul nous dit aussi que la loi elle-même
est spirituelle mais que la loi ne pouvait pas être accomplie, car
elle est rendue faible par la chair (Rm 8.3). Cela aussi était une
faille de la première alliance.

LA NOUVELLE ALLIANCE EST LA MEILLEURE ALLIANCE

La première alliance avait des défauts. Qu'en est-il alors de la


seconde alliance ? La seconde alliance est la nouvelle alliance ( He
8. 7, 13). La nouvelle alliance est basée sur de meilleures promes­
ses (He 8.6). La nouvelle alliance n'est pas écrite sur des tablettes
de pierre, mais sur les tables de cœurs de chair (2 Co 3. 3). La nou­
velle alliance impartit les lois de Dieu dans les pensées de
l'homme et les inscrit sur son cœur (He 8. 10). En d'autres termes,
dans la nouvelle alliance, Celui qui exige est Dieu, mais Celui qui
nous rend capable de faire la volonté de Dieu est aussi Dieu ! La
nouvelle alliance est une alliance dans laquelle Dieu donne la vie
et la puissance de faire le bien qu'il désire que nous fassions, afin
qu'il soit notre Dieu et que nous soyons Son peuple (He 8.140 ;
Tt 2. 14). La nouvelle alliance permet à l'homme de connaître
Dieu plus profondément, de manière personnelle, sans que nous
recevions d'enseignement de la part d'autrui (He 8. 11). En consé­
quence, la nouvelle alliance est l'alliance de la sanctification (He
10.29), la meilleure alliance (He 7 .22 ; 8.6) et une alliance éter­
nelle (He 13.20). Nous devons dire : « Alléluia ! Quelle nouvelle
alliance douce et glorieuse ! Quelle grâce ! »

LA NOUVELLE ALLIANCE INCLUT


LES PROMESSES ET LES FAITS DE DIEU

Nous avons vu auparavant que la parole de grâce que Dieu


nous a donnée comprend les promesses de Dieu, les faits de Dieu
et les alliances de Dieu. Nous avons aussi vu que les alliances de
Dieu comprennent les promesses de Dieu et les faits de Dieu.
Voyons maintenant les promesses de Dieu et les faits de Dieu qui
sont inclus dans Ses alliances. Les Écritures nous montrent que
VUE D'ENSEMBLE DE LA NOUVELLE ALLIANCE 47

l'alliance de Dieu est la promesse de Dieu, sauf que cette dernière


est sortie de la bouche de Dieu, tandis que l'alliance a été conclue
par un serment (He 6 . 1 7 ). La promesse lie Dieu mais bien plus
l'alliance lie Dieu. Lorsque Dieu conclut une alliance avec Abra­
ham, Il jura sur Lui-même (He 6. 13-14). « C'est pourquoi Dieu,
voulant montrer plus abondamment aux héritiers de la promesse
l'immutabilité de son conseil, intervint par un serment " (He
6. 17). Car « Le Seigneur l'a juré et ne le regrettera pas " (He 7.21).
Par conséquent, une alliance limite et lie Dieu plus qu'une pro­
messe ne le fait.
Hébreux 9. 15-18 nous montre clairement que dans la nouvelle
alliance, il y a des promesses et des faits. Le verset 16 déclare :
« Car là où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du
testateur soit constatée. » Dans le texte original, les mots testa­
ment et alliance sont identiques. De ce fait, le mot alliance
signifie deux choses dans les Écritures : il s'agit premièrement
d'un contrat et deuxièmement d'un testament, d'une volonté.
Nous pouvons en conclure que la nouvelle alliance est à la fois
une alliance et une volonté.

Les promesses de Dieu


Une alliance ne peut pas être établie sans promesse. Chaque
alliance doit comporter une promesse. Une promesse ordinaire ne
comporte pas nécessairement de gage, mais la promesse faite au
sein d'une alliance doit passer par un processus légal et elle est
protégée et mise en vigueur par la loi. Donc, l'alliance de Dieu
doit comprendre la promesse de Dieu. Ceux qui reçoivent un
enseignement profond de la grâce de Dieu et qui Le connaissent
profondément considèrent qu'il y a très peu de différence entre Sa
promesse et Son alliance, car ils savent que Dieu est fidèle autant
qu'Il est juste. Ils croient que si Dieu a promis, Il tiendra Sa pro­
messe. Il n'est pas nécessaire que toutes Ses promesses passent
par un processus légal. Pour ces personnes, la promesse de Dieu
et Son alliance sont équivalentes. Mais ceux dont la foi est faible
voient une grande différence entre la promesse de Dieu et l'al­
liance de Dieu. Pour eux, il semble que l'alliance est la garantie
que la promesse de Dieu sera absolument tenue: Nous ne pouvons
48 LA NOUVELLE ALLIANCE

pas affirmer que toutes les promesses de Dieu sont Ses alliances,
mais nous osons affirmer que toutes les alliances divines incluent
Ses promesses.
Hébreux 8.6 dit : « Mais maintenant, Christ a obtenu un minis­
tère d'autant plus excellent qu'il est aussi le médiateur d'une
meilleure alliance qui a été instituée sur de meilleures promes­
ses. » Ce verset nous dit que la nouvelle alliance est une meilleure
alliance parce qu'elle est instituée sur de meilleures promesses.

Les faits de Dieu


L'alliance de Dieu ne contient pas seulement la promesse,
mais aussi le testament. Hébreux 9. 15 parle de « l'héritage éter­
nel qui a été promis » et le verset 16 parle d'un testament. Un
testament, ou une volonté, indique qu'il y a un bien, un legs. Les
choses léguées sont les faits. Par exemple, un père peut préparer
ses dernières volontés et spécifier comment ce qu'il possède
devrait être entretenu et distribué. Ces biens seront transmis soit
à son fils, soit à quelqu'un d'autre. Ensuite, ceux qui reçoivent
l'héritage jouissent de ce qui leur a été légué. Donc, un testament
ou une volonté, n'est pas une liste de termes vides, mais il doit
comporter des faits. Un testament est une alliance. Nous disons
donc que l'alliance comprend les faits de Dieu.
Une alliance diffère d'une promesse divine ou d'un fait divin,
cependant une alliance contient à la fois la promesse divine et
le fait divin. Sans promesse et sans fait, l'alliance devient un
ensemble de mots vides de sens. Nous rendons grâces à Dieu pour
les nombreuses promesses qu'Il a formulées et qui sont liées à la
nouvelle alliance. Il y a aussi de nombreux faits liés à la nouvelle
alliance. Nous devons dire : « Alléluia ! La nouvelle alliance est
riche et complète ! »

L'ÂGE DE LA NOUVELLE ALLIANCE

Lorsque nous abordons le sujet de l'âge de la nouvelle alliance.


nous devons poser trois questions : ( 1) Avec qui Dieu a-t-Il conclu
la nouvelle alliance à l'origine ? (2) Quand Dieu a-t-il établi la
nouvelle alliance ? (3) Pourquoi l'âge présent est-il l'âge de la nou­
velle alliance ?
VUE D'ENSEMBLE DE LA NOUVELLE ALLIANCE 49

Avec qui Dieu a-t-11 conclu


la nouvelle alliance ?
D'après les Écritures, Dieu n'a jamais conclu aucune alliance
avec les Gentils. En conséquence, la nouvelle alliance ne peut pas
être une alliance que Dieu a établie avec eux. Dieu n'a pas non
plus établi d'alliance avec l'église avant cette ère. Puisqu'il n'y
avait pas eu de première alliance, ni d'ancienne alliance avec
l'église, nous ne pouvons pas dire que Dieu a établi une seconde
alliance ou une nouvelle alliance avec l'église. Mais alors, avec
qui Dieu a-t-11 établi la nouvelle alliance ? Jérémie 3 1 . 3 1-32 dit : «
Voici que les jours viennent, - Oracle de l'Éternel -, où je conclu­
rai avec la maison d'Israël et la maison de Juda une alliance
nouvelle, non comme l'alliance que j'ai conclue avec leurs pères, le
j our où je les ai saisis par la main pour les faire sortir du pays
d'Égypte. » Lorsque les enfants d'Israël sortirent d'Égypte, le Sei­
gneur Dieu conclut une alliance avec eux. Plus tard, Dieu leur dit
qu'Il conclurait avec eux une nouvelle alliance. Cette parole nous
montre que Dieu a établi une alliance avec les maisons d'Israël et
de Juda et non pas avec les Gentils.

Quand Dieu a-t-11 conclu la nouvelle alliance ?


Pour déterminer le moment auquel la nouvelle alliance fut
établie, il nous faut prendre en compte les paroles de Jérémie
3 1 . 3 1 : « Voici que les jours viennent » . Nous savons que lorsque
ces paroles furent prononcées, les jours n'étaient pas encore arri­
vés. Le verset 33 ajoute : « Mais voici l'alliance que je conclurai
avec la maison d'Israël, après ces jours-là, - Oracle de l'Éternel. »
Quels sont les jours dont il est question dans ces mots : « Après
ces jours-là » ? Nous croyons qu'il s'agit, d'après le contenu de
cette alliance, du début de l'âge du royaume des mille ans. Ce
sera à ce moment-là que Dieu établira une nouvelle alliance avec
la maison d'Israël.

Pourquoi l'âge présent est-il celui


de la nouvelle alliance ?
Puisque la nouvelle alliance est une alliance que Dieu conclura
50 LA NOUVELLE ALLIANCE

avec la maison d'Israël dans le futur, pourquoi clisons-nous qu'au­


jourd'hui est l'âge de la nouvelle alliance ? Lorsque nous abordons
ce point, nous devons prendre conscience qu'Il est formidable­
ment fabuleux et débordant de grâce. Nous voyons que la nuit où
le Seigneur Jésus fut trahi, Il prit la coupe et rendit grâces,
puis « la leur donna, en clisant : Buvez-en tous ; car ceci est mon
sang de la nouvelle alliance » (Mt 26.27-28). « Nouvelle alliance ! »
Oh ! Quelle musique douce à nos oreilles ! Que c'est formidable !
Que c'est merveilleux !
Quoique le terme « nouvelle alliance » apparût dans le livre de
Jérémie, il ne fut plus mentionné pendant plusieurs siècles. C'est
un trésor qui avait été oublié. Lorsque le Seigneur Jésus était sur
terre, Il ne mentionna pas cette alliance pendant plus de trente
ans. Jour après jour, d'année en année, Il ne la mentionna jamais.
Pourquoi alors, au moment où Il prenait le souper avec Ses; disci­
ples, prit-Il la coupe, la bénit-Il et la leur donna-t-Il e n diisant :
« Buvez-en tous ; car ceci est mon sang de la nouvelle alliance » ?
Non seulement Il mentionna alors cette nouvelle alliance, mais Il
dit aussi : « Car ceci est mon sang de la nouvelle alliance. » Non
seulement Il mentionna la nouvelle alliance, mais Il dit précisé­
ment : « Ceci est mon sang de la nouvelle alliance. » Oh ! Seigneur
saint et plein de grâce, nous T'adorons et Te louons avec des
larmes de gratitude ! Quelle nouvelle alliance ! Remplie de vie et
de richesses ! Pour ceux qui sont ignorants, il ne s'agit que de let­
tres. Seigneur, Toi seul sais ce qu'est cette alliance. Auj ourd'hui,
Tu as révélé cette nouvelle alliance. Nous pouvons dire que Tu as
ouvert le trésor spirituel et céleste et Tu as légué tous ces trésors
à ceux que Tu aimes. Ô Seigneur, que Tu es merveilleux et plein
de grâce ! Encore une fois, nous Te louons et Te remercions.
La grâce ineffable du Seigneur est la raison pour laquelle la
nouvelle alliance s'applique à tous ceux que la grâce a trouvés.
Bien que ce soit seulement « après ces jours-là ,, (He 8. 10) que
Dieu établira une nouvelle alliance avec les maisons d'Israël et de
Juda, le Seigneur a néanmoins payé le prix de Son sang, permet­
tant ainsi à ceux qu'Il a rachetés de jouir à l'avance de la nouvelle
alliance. La nouvelle alliance a été conclue à compter du jour de
Sa mort. C'est là, la grâce immense du Seigneur afin que nous
VUE D'ENSEMBLE DE LA NOUVELLE ALLIANCE 51

ayons u n avant goût de l a bénédiction de l a nouvelle alliance.


Dans le principe, cela équivaut à ce que Dieu fit lorsqu'Il conclut
une alliance avec Abraham. Il ne fit pas une alliance avec nous,
mais avec Abraham. Pourtant, de la même manière qu'Abraham
fut j ustifié p ar la foi, nous aussi pouvons être justifiés par la
foi. Similairement, la nouvelle alliance que Dieu a promise à
Israël pour leur réjouissance future peut être notre jouissance
aujourd'hui, du fait que le Seigneur a versé Son sang, à nous qui
avons été placés sous cette nouvelle alliance. Le Seigneur nous
édifie aujourd'hui par le principe de la nouvelle alliance et Il nous
bénit de la bénédiction de la nouvelle alliance. Nous savons que le
Seigneur versa Son sang non seulement pour notre rédemption,
mais aussi pour que soit établie la nouvelle alliance. La rédemp­
tion est juste la procédure, le chemin qui permet d'atteindre le
but. Le but que visait le Seigneur lorsqu'Il versa Son sang était
d'établir la nouvelle alliance. La rédemption est étroitement liée
à l'établissement de la nouvelle alliance, car sans résolution du
problème du péché, la bénédiction de la nouvelle alliance ne pour­
rait pas nous atteindre. Nous rendons grâces au Seigneur que
Son sang n'a pas seulement résolu le problème du péché, mais
qu'il instaura aussi la nouvelle alliance. Par conséquent, cet âge
est véritablement l'âge de la nouvelle alliance. Oh, quel âge béni
que celui de la nouvelle alliance ! Nous devons louer Dieu !

LE CONTENU DE LA NOUVELLE ALLIANCE

À présent, nous allons résumer le contenu de la nouvelle


alliance. Dans les chapitres qui suivent, nous examinerons chaque
élément de ce contenu plus en détail.
Hébreux 8. 10- 12 dit : « Car voici l'alliance que je contracterai
avec la maison d'Israël, après ces jours-là, dit le Seigneur : Je
mettrai mes lois dans leur intelligence et je les inscrirai sur leurs
cœurs ; et je leur serai pour Dieu, et ils me seront pour peuple. Et
ils n'enseigneront pas chacun son concitoyen et ni chacun son
frère, disant : Connais le Seigneur ; car tous me connaîtront, du
petit j usqu'au grand parmi eux. Parce que je serai propice à
l'égard de leurs inj ustices et je ne me souviendrai plus jamais
de leurs péchés. » Ce passage révèle clairement que la nouvelle
52 LA NOUVELLE ALLIANCE

alliance comprends trois parties : en premier lieu, Dieu met Ses


lois dans l'intelligence des hommes et les inscrit sur leur cœur.
Dieu devient leur Dieu et ils deviennent Son peuple. Ceci signifie
que Dieu Lui-même entre dans l'homme pour être un avec lui. En
second lieu, ces lois qui sont dans l'homme lui permettent de
connaître Dieu sans l'aide de l'enseignement d'autrui. Il s'agit
dans ce cas de la connaissance intérieure de Dieu. Et enfin, Dieu
fera propitiation pour les injustices de l'homme et ne se souvien­
dra jamais de ses péchés. C'est le pardon.
Hébreux 8.10- 1 1 est en fait une seule et même pensée. Le
verset 12 débute une autre pensée. Sur la base de la locution
conjonctive « parce que » du verset 12, nous voyons que le pardon
est déjà accompli. Du point de vue de Dieu, les versets 10 et 1 1
sont Son but, c'est pour cela qu'ils sont mentionnés en premier. Le
verset 12 donne la procédure que Dieu suit pour accomplir Son
but, c'est pourquoi il est mentionné ensuite. D'après notre expé­
rience spirituelle, Dieu accomplit en premier la propitiation pour
nos injustices et pardonne nos péchés. Ensuite, Il dépose Ses lois
dans notre intelligence et les inscrit dans notre cœur, afin qu'il
puisse être notre Dieu et nous Son peuple. Enfin, Il nous permet
de Le connaître intérieurement et profondément.
Nous pouvons donc énumérer les trois premières parties de la
nouvelle alliance comme suit : ( 1 ) la purification, (2) la vie et
la puissance et (3) la connaissance intérieure.
La nouvelle alliance pourvoit vraiment à tous nos besoins. Il
n'est pas nécessaire que lui soit ajouté ou retiré quoique ce soit.
Ce que Dieu a fait est parfaitement complet. Dieu nous a sauvés
et par le Seigneur Jésus-Christ, Il nous a donné ces trois grandes
bénédictions. Lorsque nous avons la nouvelle alliance, nous
avons la purification, la vie et la puissance. Nous avons aussi la
connaissance intérieure qui nous permet de connaître Dieu plus
profondément. Combien cette nouvelle alliance est complète et
glorieuse ! Quelle grâce notre Dieu déploie envers nous !
CHAPITRE QUATRE

LA S ÛRETÉ DE LA NOUVELLE ALLIANCE

Dans Matthieu 26.28, nous lisons : « Car ceci est mon sang de
l'alliance, qui est répandu pour beaucoup, pour le pardon des
péchés. » Certains manuscrits disent « de la nouvelle alliance ».
Ce verset révèle donc que le sang de Christ est « le sang de la
nouvelle alliance ». Ce sang est particulièrement utile à l'établis­
sement de l'alliance. La nouvelle alliance a été établie par le sang.
En conséquence, la nouvelle alliance est digne de confiance. Elle
est sûre.

LA NÉCESSITÉ DU SANG

Nous devons comprendre pourquoi la nouvelle alliance a


besoin d'être établie par le sang et pourquoi une alliance n'est
efficace que si est établie à travers le sang. Pour cela, nous devons
revenir au récit du jardin d'Éden et aux exigences de la loi.
Nous savons que lorsqu'Adam fut chassé d'Éden, il perdit la
position qui lui permettait de communier avec Dieu. Il perdit sa
vie ainsi que son héritage. D'Adam à Moïse, la mort a régné (Rm
5. 14). Depuis Moïse j usqu'à Christ, la mort et aussi le péché ont
régné ( Rm 5.21). Cela ne veut pas dire que d'Adam à Moïse il n'y
avait pas de péché. Les Écritures nous disent : « Car jusqu'à la loi
le péché était dans le monde ; mais le péché n'est pas imputé
quand il n'y a pas de loi » (Rm 5. 13). Dieu a donné l'alliance de la
loi à Moïse, sur la Montagne du Sinaï. Cette alliance était condi­
tionnelle. Si l'homme obéissait aux paroles de cette alliance, Dieu
le bénirait. Mais si l'homme n'obéissait pas aux paroles de cette
alliance, il serait maudit (Ga 3 . 12, 10). Que fit donc la loi pour
l'homme ? La loi apporta à l'homme la connaissance du péché
(Rm 3.20). En plus, l'homme fut gardé, mis sous la garde de la loi
54 LA NOUVELLE ALLIANCE

(Ga 3.23). Ceci signifie que l'homme était auparavant sous la


domination de la mort, parce que la mort régnait mais que désor­
mais il se trouvait sous la puissance du péché, parce que le péché
régnait.
Donc, avant la venue de Christ sur terre, l'homme était dou­
blement perdant : d'une part, il souffrait à cause du péché d'Adam
et de l'autre, il souffrait car il était incapable d'observer la loi de
Dieu. Parce que la mort et le péché régnaient, l'homme restait
éloigné de Dieu et ne pouvait jouir de Sa présence. Il devint
insensé, incapable de connaître Dieu. L'homme perdit la vie et la
puissance spirituelles qui Lui auraient permis de faire la volonté
de Dieu. En Adam, sous la loi, de quoi peut se vanter l'homme ? Il
ne peut que s'écrier : « Misérable que je suis ! Qui me délivrera du
corps de cette mort ? » (Rm 7 .24). N'y a-t-il alors aucun moyen de
résoudre le problème du péché et de la mort ? Si, il en existe un !
Grâce à l'effusion du sang du Seigneur Jésus, ces deux problèmes
sont résolus.
Nous avons vu que d'Adam à Moïse, la mort a régné et que de
Moïse à Christ, le péché, en plus de la mort, a aussi régné. Dieu
soit loué, le sang du Seigneur Jésus a résolu ces deux problèmes
pour nous ! Grâce au fait que le Seigneur Jésus a versé Son sang,
nous avons été purifiés de nos péchés et nous n'avons plus besoin
de mourir.
L'intention initiale de Dieu était de nous transmettre Sa
propre vie et tout ce qu'Il est. Mais à cause de nos péchés et de la
mort qui résultait de notre condition de pécheurs, nous étions
éloignés de Dieu. Nous ne pouvions plus obtenir tout ce qui éma­
nait de Dieu. Nous perdîmes tout ce que Dieu avait donné, ainsi
que tout ce qu'Il voulait nous donner. Or, le sang du Seigneur
Jésus nous purifie de nos péchés. Il a aussi restauré notre rela­
tion avec Dieu (Ep 2 . 13) de sorte que tout ce que Dieu a donné et
veut nous donner peut devenir nôtre sans aucun empêchement.
En conséquence, le sang du Seigneur Jésus nous a non seulement
réconciliés avec Dieu (Col 1 .20), mais nous apporte aussi Dieu
Lui-même (Rm 8.32).
Le sang de Christ n'a pas seulement accompli la rédemp­
tion, mais il a accompli une rédemption éternelle. Le sang des
LA SÛRETÉ DE LA NOUVELLE ALLIANCE 55

taureaux et des boucs, duquel dépendait le peuple de l'Ancien


Testament, ne faisait que leur rappeler leur péché chaque année
(He 1 0.3-4). Mais Christ par Son propre sang est entré une fois
pour toutes dans le Saint des Saints, obtenant une rédemption
éternelle (He 9. 12). Le sang de Christ purifie notre conscience
(He 9 . 14) de sorte que nous n'ayons plus jamais la « conscience
des péchés ,, (He 10.2). Louons Dieu ! Le sang de Christ résout
éternellement et complètement le problème du péché !
Le sang de Christ nous permet de recevoir le pardon des
péchés (He 9.22 ; Mt 26.28 ; Ep 1 . 7). Le simple fait de prendre
conscience de cette vérité est une grande gloire. Ceux qui ressen­
tent la honte du péché et savent combien il est détestable,
comprennent tous ceci. Mais nous rendons gloire à Dieu de ce que
le sang du Seigneur Jésus non seulement résout le problème du
péché et de la mort, mais qu'il restaure également l'héritage que
nous avions perdu et nous amène ce que nous n'avions pas par le
passé. Ce sang a accompli la plus grande merveille : il nous a
permis d'obtenir Dieu. Le sang de notre Seigneur Jésus non seu­
lement nous rachète du péché de sorte que nous n'en subirons
plus les conséquences, mais il restaure aussi complètement ce
que nous avons perdu au jardin d'Éden et ajoute encore de nou­
velles choses. Le Seigneur Jésus a dit : « Cette coupe est la
nouvelle alliance établie en mon sang » (Le 22.20). D'un côté, le
sang du Seigneur fut versé pour la rédemption. Il retire selon l'as­
pect négatif, ces choses qui nous abîment. De l'autre, Son sang fut
versé pour l'établissement de la nouvelle alliance. Selon l'aspect
positif, il restaure l'héritage que nous avions perdu et nous donne
de nouvelles choses. Donc, le sang du Seigneur Jésus ne sert pas
uniquement à la rédemption mais aussi à la restauration, restau­
rant ce que nous avions perdu et nous apportant ce que nous
n'avions pas par le passé.

LA RELATION ENTRE LE SANG ET L'ALLIANCE

En ce qui concerne la relation entre le sang et l'alliance, nous


pouvons dire que le sang est la base et que l'alliance est le con­
trat, le document écrit. Le sang est la base sur laquelle l'alliance
est établie, alors que l'alliance est le contrat qui est établi avec le
56 LA NOUVELLE ALLIANCE

sang. Sans le sang, une alliance ne peut pas être établie et encore
moins entrer en vigueur. L'héritage que Dieu nous a donné est
inscrit dans l'alliance contractée. C'est là la nouvelle alliance que
Dieu a contractée avec nous par le sang du Seigneur Jésus. C'est
par cette nouvelle alliance que nous recevons l'héritage spirituel
que Dieu nous a octroyé.
Nous voyons donc que la nouvelle alliance est absolument une
question d'ordre légal. Elle fut entièrement établie en suivant la
procédure de la justice de Dieu. La nouvelle alliance ne se réduit
pas à quelques déclarations verbales que Dieu aurait faites, mais
c'est un contrat écrit que Dieu a établi pour nous à travers le sang
de Christ. Il est important de comprendre que le salut de Dieu
avant la crucifixion du Seigneur Jésus était accompli totalement
par Sa grâce, mais qu'après la crucifixion du Seigneur, il était
accompli par Sa justice. Cela ne signifie pas qu'après la cruci­
fIXion il n'y avait pas de grâce, mais la grâce peut être comparée
à de l'eau et la justice à un tuyau. La grâce de Dieu coule j usqu'à
nous à travers le tuyau de la justice. C'est pourquoi Romains 5 . 2 1
dit : « Afi n que, comme l e péché a régné dans l a mort, ainsi l a
grâce règne par l a j ustice pour l a vie éternelle, par Jésus-Christ
notre Seigneur. » La grâce règne par la justice. Dieu ne donn@ pas
la grâce seule à l'homme, m ais Il donne cette grâce par la j ug;;tice.
Dieu nous aime et le Seigneur Jésus est venu afin de mourir pour
nous. Voilà la grâce de Dieu. Si Dieu ne nous aimait pas et ne sou­
haitait pas donner la grâce, le Seigneur Jésus ne serait pas venu
accomplir la rédemption pour nous. Mais le Seigneur Jésus est
mort pour nous et la rédemption a été accomplie. De ce fait,
lorsque nous croyons au Seigneur, nous pouvons être sauvés. Ce
salut se fait par Sa j ustice.
Personne ne peut dire que Dieu n'a pas de grâce. Si Dieu n'en
avait pas, il n'y aurait pas de nouvelle alliance. Mais si tout ce
que le Seigneur nous donne avait pour unique base la grâce, notre
foi risquerait de vaciller, car faute de passer par le processus
légal, le flot de grâce pourrait s'interrompre. Mais loué soit Dieu !
Non seulement Il a la grâce, mais en plus Il exprime Sa grâce à
travers une alliance. Pour nous donner la grâce, Il se lie par une
alliance. Donc, nous pouvons affirmer que la grâce paraît sous
LA SÛRETÉ DE LA NOUVELLE ALLIANCE 57

forme de justice. Une telle j ustice n'annule pas la grâce, mais elle
en est l'expression la plus excellente.
Ce que nous recevons est la grâce de Dieu, mais Dieu a utilisé
le sang pour conclure une alliance avec nous, afin que par cette
alliance nous puissions demander à Dieu qu'il nous traite selon
Sa j ustice. Nous nous tenons sur le fondement de la grâce, mais la
grâce nous atteint par la justice. Le sang de Christ est devenu le
fondement de la justice pour que l'alliance que Dieu a contractée
avec nous ne devienne jamais sans effet. Nous tenons ferme sur
le fondement du sang, le fondement de la justice, pour toutes nos
transactions avec Dieu. Donc, Dieu n'a alors pas d'autre choix que
d'accomplir en nous tout ce qui figure dans l'alliance.
Une personne très mûre dans le Seigneur a dit : « L'alliance de
Dieu est Sa thérapie pour les incroyants. Il utilise Son alliance
pour les guérir. » Par exemple, quelqu'un peut penser que pour
recevoir le pardon des péchés, il doit prier jusqu'à ce qu'il res­
sente la paix, après quoi il aura la preuve du pardon. Mais la
Parole de Dieu dit ceci : « Si nous confessons nos péchés, il est
fidèle et j uste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de
toute injustice » ( 1 Jn 1 .9). Une chose à laquelle nous devons prêter
attention est de vérifier si nous avons ou non confessé nos péchés.
Bien entendu, la confession dont il est ici question n'est pas un
acte superficiel qui ne serait motivé par aucune haine envers le
péché. Confesser signifie ici véritablement voir le péché à la
lumière et le condamner pour ce qu'il est. Nus devant Dieu, nous
confessons le péché que nous avons vu. Nous confessons le péché
que nous avons condamné. Lorsque nous confessons les péchés,
Dieu nous pardonne et nous purifie de nos péchés. En conséquence,
une fois que nous avons confessé, nous devrions croire que Dieu a
pardonné et nos cœurs devraient être dans une paix profonde. Un
frère a dit : « Ayant fait votre part, serait-il possible que Dieu ne
fasse pas la sienne ? » Cette remarque est pleine de sens. La ques­
tion est de savoir si nous avons ou non confessé. Si nous avons
vraiment confessé notre péché, nous ne devrions pas nous soucier
de notre sentiment intérieur, ni d'ailleurs de ce que les autres
disent de nous. De plus, ne nous soucions pas des pensées que
Satan nous envoie. Croyons simplement à la Parole de Dieu.
58 LA NOUVELLE ALLIANCE

En conséquence, la vie du chrétien n'a pas d'autre secret que


de mener une existence qui s'approprie la Parole de Dieu, croyant
que Dieu est fidèle et juste et que ce qu'il a dit, Il va le faire.
Si nous tenons ferme à l'alliance que le Seigneur Jésus a établie,
Dieu prendra soin de nous et accomplira ce qu'il a promis dans
l'alliance car Il a accepté le sang du Seigneur Jésus. Dieu lie Sa
propre volonté à l'alliance et ne peut agir qu'au sein de Son
alliance. S'il n'avait pas établi d'alliance avec nous, 11 pourrait
nous traiter selon Son gré. Pourtant, puisqu'il a contracté une
alliance avec nous, Il ne peut qu'agir selon ce qu'il a dit dans l'al­
liance. Il doit s'en tenir à Son alliance et ne peut pas être injuste.
Nous louons Dieu de ce qu'il nous aime et qu'il a eu miséricorde
envers nous à un tel point qu'il ne peut pas nous traiter autre­
ment que par la j ustice. Il n'y a pas de grâce plus grande que
celle-ci !
Nous devons dire que sans le sang du Seigneur Jésus, nous
n'avons droit à rien. Mais grâce au sang du Seigneur Jésus,
nous avons droit à tout ! Par le sang du Seigneur Jésus, nous
avons le droit de jouir de tout ce qui se trouve dans l'alliance.
Quand par le sang du Seigneur Jésus, nous demandons à Dieu de
nous donner Ses bénédictions d'après l'alliance, Dieu ne peut pas
agir dans l'inj ustice. 11 doit nous les donner en accord avec l'al­
liance. Cette nouvelle alliance a été établie par le Seigneur avec
Son propre sang. Le Seigneur a payé du prix de Son sang. Désor­
mais, nous pouvons demander à Dieu qu'il accomplisse pour nous
tout ce qui est inscrit dans l'alliance, sur la base de la valeur du
sang qui est devant Lui.
Un jour, un frère a dit : " Personne ne sait vraiment tout ce que
le sang englobe. ,, Il se peut que nous ne comprenions pas la valeur
du sang et nous n'avons pas besoin d'en voir la valeur, mais nous
pouvons demander à Dieu qu'il nous traite selon la valeur du
sang à Ses yeux et selon l'alliance que le Seigneur a établie par
Son sang. Il nous suffit de dire à Dieu : « Je veux ceci, car Tu es le
Dieu de l'alliance. ,, Notre Dieu ne peut jamais être infidèle. Il ne
brisera pas Son alliance.
Le sang de la nouvelle alliance résout le problème de nos
péchés et retire les obstacles qui se dressent entre Dieu et nous. Il
LA SÛRETÉ DE LA NOUVELLE ALLIANCE 59

restaure aussi l'héritage que nous avions perdu et permet à Dieu


de nous donner les bénédictions spirituelles célestes, ainsi que
toutes les choses qui appartiennent à la vie et à la piété (Ep
2. 12- 13, 18- 19 ; 1 . 3 ; 2 P 1.3). Toutes les choses qui sont claire­
ment stipulées dans la nouvelle alliance sont les bénédictions qui
nous reviennent de droit par le sang. D'après Hébreux 8. 10-12, la
nouvelle alliance inclut trois parties précieuses dont nous avons
fait mention dans les chapitres précédents : la purification, la vie
et la puissance, ainsi que la connaissance intérieure. Nous déve­
lopperons ces points des chapitres six à huit.
La raison pour laquelle nous ne savons pas comment parler à
Dieu conformément à ce qui est explicitement inscrit dans l'al­
liance est que nous ne savons pas combien de bénédictions le
sang nous a apportées. Il est important de prendre conscience que
toutes les bénédictions spirituelles et l'héritage spirituel nous
sont donnés par l'alliance établie par le sang ! Le sang est la base
sur laquelle nous recevons la nouvelle alliance.
Par conséquent, lorsque nous demandons en conformité avec
l'alliance, nous ne demandons pas ce qui ne nous appartient pas.
Au lieu de cela, nous réclamons ce qui nous a toujours appartenu
et nous a été réservé en Dieu ( 1 P 1 .3-4). Prier conformément à
l'alliance, ce n'est pas prier sans fondement, mais c'est réclamer
ce que Dieu nous a donné dans l'alliance. Lorsque nous prions
selon l'alliance, Dieu ne peut qu'être de notre côté. Donc, lorsque
nous venons à Dieu par la nouvelle alliance qui a été établie par
le sang, bien souvent il nous suffit de proclamer notre dû et
non de quémander. Cela ne veut pas dire que nous n'avons plus
besoin de prier, mais que notre prière devrait se composer davan­
tage de proclamations que de requêtes.
Un frère qui connaît le Seigneur a dit que depuis l'évènement
de Golgotha, toutes les requêtes présentes dans les Écritures
devraient devenir des appropriations. Ceux qui connaissent le
Seigneur, qui connaissent Golgotha et qui connaissent la signifi­
cation du sang diront « Amen ! » à ceci. Frères et sœurs, nous
devons nous souvenir que par le sang nous demandons à Dieu de
nous donner ce qui nous revient de droit. Voilà pourquoi nous
répétons que le principe sur la base duquel Dieu nous traite à
60 LA NOUVELLE ALLIANCE

présent est celui de Sa justice et non pas simplement celui de Sa


grâce. Ce qui nous est offert dans la nouvelle alliance est donc
tout ce que nous avons le droit de recevoir. Conformément à Sa
justice, Dieu n'a pas d'autre choix que de nous donner ce qui est
clairement énoncé dans la nouvelle alliance, car nous le récla­
mons de Dieu conformément à l'alliance.
Parfois, il semble que Dieu ait oublié Son alliance. En de
pareils instants, nous pouvons la Lui rappeler. Dans Ésaïe 43.26,
Dieu a dit : « Rappelle mon souvenir ». Dieu veut que l'homme Lui
rappelle. Parfois, nous pouvons parler avec révérence à Dieu de la
façon suivante : « Dieu, nous Te demandons de Te souvenir de Ton
alliance, de Ta parole de promesse. Nous Te prions d'agir selon Ta
promesse et Ton alliance. » Lorsque nous demandons ainsi et
croyons, nous recevrons ce que nous demandons.

UNE PRIÈRE MERVEILLEUSE

Dans Hébreux 13 .20-21, nous lisons : « Or, que le Dieu de paix,


qui a ramené d'entre les morts notre Seigneur Jésus, le grand
berger des brebis, en vertu du sang de l'alliance éternelle, vous
rende parfaits en toute bonne œuvre pour l'accomplissement de
sa volonté, faisant en nous ce qui est agréable devant lui, par
Jésus-Christ ; auquel soit la gloire aux siècles des siècles. Amen. »
Ceci est une prière de foi. C'est aussi une grande prière dans les
Écritures. Celui qui a écrit Hébreux a demandé à Dieu par le
sang de l'alliance éternelle, de faire en sorte que Jésus-Christ res­
suscité demeure en nous, afin que nous puissions faire la volonté
de Dieu et les choses qui Lui plaisent. Ceci nous montre qu'une
prière dans la foi, une grande prière, est une prière qui se base
sur l'alliance éternelle du sang du Seigneur.
Nous avons besoin de la foi qui nous permet de prier en nous
appropriant l'alliance. Nous devons dire à Dieu sur la base de l'al­
liance : « Ô Dieu, je Te prie par Ton alliance. » Ce genre de prière
est puissant et efficace. Notre foi en Son alliance augmentera
notre hardiesse lorsque nous prierons Dieu.
Souvenons-nous que nous avons le droit de prier Dieu sur la
base de l'alliance. Nous pouvons demander à Dieu d'agir selon
l'alliance mais sans foi, la prière sera inutile. Tout ce que Dieu
LA SÛRETÉ DE LA NOUVELLE ALLIANCE 61

nous a donné dans l a nouvelle alliance est déposé comme d e l'ar­


gent déposé à la banque. Si nous croyons, il nous suffira de retirer
ce qui est déposé.
La nouvelle alliance a été établie par le sang du Seigneur
Jésus, elle est donc sûre et digne de confiance. Notre Dieu s'im­
pose des contraintes par l'alliance. Dieu s'est abaissé à contracter
une alliance avec l'homme parce qu'Il désire que l'homme croie en
Lui et s'approche de Lui. Dieu s'est humilié en établissant une
alliance pour pouvoir donner à l'homme un lien auquel il puisse
s'accrocher. L'homme peut venir réclamer grâce à ce lien. En consé­
quence, nous pouvons chanter sans hésiter le chant suivant :
Tenant ferme aux promesses, je ne tomberai pas,
Écoutant chaque instant de l'Esprit la voix.
Dans le repos de mon Sauveur, qui est tout pour moi,
Tenant ferme aux promesses de Dieu.
Tiens ferme, tiens ferme,
Tiens ferme aux promesses de Dieu mon Sauveur ;
Tiens ferme, tiens ferme,
Je tiens ferme aux promesses de Dieu.
[Hymns, n° 340, Living Stream Ministry, traduction libre.]
De plus, nous proclamons avec joie :
Quel fondement solide de la part du Seigneur,
Il donna à votre foi, dans Sa parole excellente !
Quoi d'autre dirait-Il qu'Il ne vous ait déjà dit ?
À vous qui avez couru vers Jésus, votre refuge ?
[Hymns, n° 339, Living Stream Ministry, traduction libre.]
CHAPITRE CINQ

LA NOUVELLE ALLIANCE ET LE TESTAMENT

Au chapitre trois, nous avons fait remarquer que la nouvelle


alliance contient des promesses et aussi des faits. Nous avons
aussi noté que le mot « testament » dans Hébreux 9.16 est le
même mot que « alliance » dans le texte d'origine. L'alliance est
mentionnée plusieurs fois dans le livre d'Hébreux. De fait, nous
pourrions dire qu'Hébreux a un but bien précis, celui de nous dire
ce qu'est la nouvelle alliance. Hébreux, particulièrement des cha­
pitres six à treize, accorde une attention particulière à cette
question. Ici, dans ce chapitre, nous en arrivons au sujet de la
nouvelle alliance et du testament (ou volonté).
Dans Hébreux 9. 15- 17, il est dit : « Et c'est pourquoi il est le
médiateur d'une nouvelle alliance, afin que, la mort ayant eu lieu
pour la rédemption des transgressions commises sous la première
alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l'héritage éternel qui
a été promis. Car là où il y a un testament, il est nécessaire que la
mort du testateur soit constatée. Car un testament est confirmé
en cas de mort, puisqu'il n'a jamais force tant que le testateur
vit. » Le terme « médiateur » du verset 15 évoque la notion de
quelqu'un qui agit comme garant afin de sécuriser quelque chose
qui, sans cela, ne pourrait s'obtenir. Dans ce sens, le mot « média­
teur » peut aussi se traduire par " l'exécuteur "· Le terme
« testament ,, des versets 16 et 17 est identique au mot « alliance ».
À partir de ces versets, nous pouvons considérer quatre points
importants : ( 1 ) à la fois une alliance et un testament, (2) Celui
qui a fait le testament ou le Testateur, (3) l'Exécuteur du testa­
ment et (4) l'efficacité du testament.

À LA FOIS UNE ALLIANCE ET UN TESTAMENT

Pourquoi disons-nous qu'une alliance est aussi un testament ?


64 LA NOUVELLE ALLIANCE

Qui a fait l'alliance pour nous, Dieu ou le Seigneur Jésus ? D'après


la Parole de Dieu, c'est Dieu qui a contracté l'alliance avec nous et
non pas le Seigneur Jésus. Dieu est le parti qui établit le contrat
d'alliance face à nous. Mais c'est le Seigneur Jésus qui a accompli
l'alliance car cette alliance a été contractée avec Son sang. En ce
qui concerne Dieu, Il a fait l'alliance avec nous, mais en ce qui
concerne le Seigneur Jésus, c'est par Sa mort qu'Il nous a légué
un héritage éternel (He 9. 15). Par conséquent, c'est un testament,
une volonté. Pour qu'une alliance devienne efficace, la mort de
celui qui fait l'alliance n'est pas nécessaire, mais pour qu'un tes­
tament entre en vigueur, la mort du testateur doit survenir. De ce
fait, nous voyons que c'est Dieu qui a fait l'alliance avec nou ,
mais c'est le Seigneur Jésus qui par Sa mort nous a légué le testa­
ment, le legs.
En termes de contenu, celui de la nouvelle alliance est le
même que celui du testament. Il est aussi identique en ce qui
concerne notre héritage, sauf qu'elle s'exprime par rapport à deux
partis : celui de Dieu et celui du Seigneur. Par rapport à Dieu, Il a
fait une alliance avec nous mais par rapport au Seigneur Jésus, Il
nous a laissé un testament. Nous avons dit que la nouvelle
alliance comprend trois éléments principaux : la purification,
la vie et la puissance et la connaissance intérieure. En ce qui
concerne Dieu faisant une alliance avec nous, c'est Dieu qui a
promis de pardonner nos péchés et de nous purifier, c'est Dieu qui
a promis de dispenser Sa vie et Sa puissance en nous et c'est
aussi Dieu qui a promis de nous donner la connaissance inté­
rieure, la connaissance profonde, de Lui-même. Mais en ce qui
concerne le Seigneur Jésus qui nous a laissé Son testament, c'est
Lui qui nous a laissé la purification qui vient du pardon des
péchés, c'est Lui qui nous a laissé la vie et la puissance et c'est
aussi Lui qui nous a laissé la connaissance de Dieu.

LE SEIGNEUR JÉSUS COMME TESTATEUR

Nous avons souligné précédemment que la nouvelle alliance


avait déjà été mentionnée au temps de Jérémie. Pourtant, pen­
dant plusieurs siècles, personne n'a prêté aucune attention à ce
suj et. Ensuite, subitement, un jour, le sujet est revenu. D'après
LA NOUVELLE ALLIANCE ET LE TESTAMENT 65

1 Corinthiens 1 1 .23-25, le soir où le Seigneur fut trahi, Il « prit du


pain, et, ayant rendu grâces, le rompit et dit : Ceci est mon corps
donné, qui est donné pour vous, faites cela en mémoire de moi. De
même, après avoir soupé, il prit aussi la coupe, et dit : Cette coupe
est la nouvelle alliance établie en mon sang. ,, Ici , la nouvelle
alliance est l'alliance glorieuse qui est mentionnée dans Jérémie.
Désormais, par le sang du Seigneur Jésus, cette alliance est
devenue notre héritage pour que nous puissions jouir de son
contenu. Ceci nous montre que la nouvelle alliance est le testa­
ment, la volonté, du Seigneur. Notre Seigneur est le Testateur. Il
nous a donné l'héritage spirituel dans Sa volonté. Ce qu'il nous a
donné ce sont les éléments contenus dans la nouvelle alliance et
qui sont indiqués dans Hébreux 8. 10- 12. Voilà les choses que le
Seigneur nous a léguées dans Sa volonté. Lorsque nous héritons
de quelque chose par le biais d'une volonté, nous recevons ce que
nous ne possédions pas auparavant. Par la nouvelle alliance, nous
avons reçu ce pour quoi nous n'avons pas travaillé, mais que le
Seigneur Jésus nous a légué.

LE SEIGNEUR JÉSUS
COMME EXÉCUTEUR TESTAMENTAIRE

Notre Seigneur n'est pas seulement le Testateur, mais aussi


!'Exécuteur testamentaire car Il est le « médiateur d'une nouvelle
alliance » (He 9 . 15). Nous avons dit auparavant qu'en tant que
Médiateur d'une nouvelle alliance, Il est aussi !'Exécuteur. Nous
savons que pour rédiger une volonté, il est important que des
témoins soient présents, mais il est encore plus important qu'il y
ait quelqu'un pour exécuter la volonté. Si la volonté n'a pas d'exé­
cuteur, elle n'est pas recevable. Nous louons Dieu que le Seigneur
Jésus n'est pas seulement Celui qui a fait la volonté, mais
aussi Celui qui l'exécute. En ce qui concerne la mort le Seigneur
Jésus est le Testateur mais en ce qui concerne la résurrection,
Il est !'Exécuteur de la volonté. Le Seigneur Jésus a apporté
le sang dans le Saint des Saints (He 9 . 12), ce qui indique que le
Testateur est mort. Puis le Seigneur Jésus est devenu médiateur
de la nouvelle alliance dans les cieux, ce qui indique qu'il est
Celui qui a le pouvoir d'exécuter le testament. Notre Seigneur est
66 LA NOUVELLE ALLIANCE

véritablement digne d'être loué ! Il a obtenu un ministère plus


excellent, car Il est devenu !'Exécuteur d'une meilleure alliance
(He 8.6).
Nous apprenons dans Hébreux 12.22-24 que nous nous
sommes « approchés du Mont de Sion, de la cité du Dieu vivant, la
Jérusalem céleste ; des myriades d'anges, de l'assemblée univer­
selle, de l'église des premiers-nés, qui ont été inscrits dans les
cieux ; de Dieu, juge de tous ; des esprits des justes qui ont été
rendus parfaits ; de Jésus, médiateur d'une nouvelle alliance ; et
du sang de l'aspersion qui parle mieux que celui d'Abel. » Ce pas­
sage nous dit que nous ne sommes pas venus à une montagne qui
peut être touchée (v. 18) mais au Mont de Sion, le lieu d'assemblée
pour Dieu, les anges, les justes ressuscités et les premiers-nés.
C'est aussi là que se trouve le Seigneur Jésus, Lui qui est le
Médiateur de la nouvelle alliance. Dans les cieux, le Seigneur est
non seulement le Souverain Sacrificateur, mais aussi le Média­
teur, !'Exécuteur, de la nouvelle alliance afin qu'elle devienne
efficace en nous. Le Seigneur va s'assurer que l'efficacité de cette
alliance établie par Son sang se réalise en nous, nous permettant
d'avoir la vie et la puissance pour nous soumettre à Dieu, pour
connaître Dieu profondément et pour obtenir le pardon des
péchés sans que notre conscience nous accuse. Il est le Médiateur
de ces choses. Du fait de la fidélité de Dieu et de Sa justice, cette
alliance est incassable et irrévocable. Du fait de la puissance de
résurrection du Seigneur, cette alliance est éternellement effi­
cace. Nous devons dire : « Alléluia ! Le Seigneur est Celui qui
nous a laissé un testament si riche ! Il est aussi Celui qui a le
pouvoir de l'exécuter ! »

L'EFFICACITÉ DU TESTAMENT

Hébreux 9. 16-17 nous dit que « là où il y a un testament, il


est nécessaire que la mort du testateur soit constatée. Car un
testament est confirmé en cas de mort, puisqu'il n'a jamais force
tant que le testateur vit. » Un jour, notre Seigneur a dit à Ses dis­
ciples : « Cette coupe est la nouvelle alliance établie en mon
sang » (Le 22.20). Cela signifie que Celui qui a fait la volonté est
mort et que l'alliance a commencé à entrer en vigueur. Lorsque le
LA NOUVELLE ALLIANCE ET LE TESTAMENT 67

Seigneur Jésus a porté le sang dans le Saint des Saints (He 9. 12),
Il disait à Dieu que Celui qui avait fait le testament était mort.
Même ceux qui parmi nous sont vivants comprennent que Celui
qui a fait le testament est mort, car chaque fois que nous man­
geons le pain et buvons la coupe, nous déclarons la mort du
Seigneur ( 1 Co 1 1 .26). Chaque fois que nous mangeons le pain et
buvons la coupe, nous déclarons que le Seigneur est mort. Le Tes­
tateur est mort et à présent le testament, la volonté, est entré en
vigueur, est efficace.
Il incombe à !'Exécuteur de rendre la volonté efficace. Nous
avons droit à chaque legs de la volonté. Si !'Exécuteur est fidèle,
nous recevrons tous les legs de la volonté, mais si !'Exécuteur
n'est pas fidèle, nous pouvons ne pas recevoir tous les legs du tes­
tament. Comme nous l'avons mentionné auparavant, ce que le
Seigneur nous a légué dans Son testament comprends trois élé­
ments principaux : ( 1 ) la purification qui vient du pardon des
péchés, (2) la vie et la puissance et (3) une connaissance intérieure
de Dieu. Ces trois éléments englobent tous les besoin de notre vie
spirituelle. Le Seigneur Jésus est mort et ressuscité pour nous.
Non seulement Il nous a laissé un testament, mais Il est aussi
!'Exécuteur testamentaire. En conséquence, nous ne devrions plus
vivre une vie de pauvreté, de sécheresse et d'impotence. Nous
devrions recevoir par la foi tout ce qui est inclus dans le testa­
ment.
Avez-vous jamais réfléchi au fait qu'il suffit de se faire baptiser
une seule fois dans notre vie, mais que nous avons fréquemment
besoin de rompre le pain en souvenir du Seigneur ? À l'époque des
apôtres, les croyants rompaient le pain en mémoire du Seigneur
le premier jour de chaque semaine, parce que la coupe est la
coupe de la nouvelle alliance (Le 22.20 ; 1 Co 1 1 .25). Chaque jour
du Seigneur, lorsque nous buvons la coupe, nous savons que nous
nous tenons sur une alliance. Le Seigneur a dit : « Cette coupe est
la nouvelle alliance établie en mon sang » donc, lorsque nous
buvons, ce que nous voyons n'est pas le jus de raisin ou le vin
mais une nouvelle alliance que le Seigneur a établie avec Son
sang. Le Seigneur désire que nous buvions tout ce qu'Il nous a
donné. Chaque jour du Seigneur nous revoyons cette nouvelle
68 LA NOUVELLE ALLIANCE

alliance de manière à nous souvenir du Seigneur et à recevoir


tout ce qui est compris dans cette coupe. Le Seigneur désire que
nous nous souvenions chaque fois que nous la buvons, que Dieu
est lié par cette alliance et qu'Il prend plaisir à nous donner tout
ce qu'Il a promis dans l'alliance. Le Seigneur désire que nous
nous souvenions que nous pouvons constamment jouir de ce qui
est inclus dans cette nouvelle alliance. Chaque fois que nous nous
souvenons du Seigneur devant Dieu, c'est là ce qu'Il veut que
nous voyions. Tant le pain que la coupe sont là pour que nous
nous souvenions du Seigneur. Le Seigneur nous traite selon les
termes de l'alliance. En conséquence, lorsque nous nous souve­
nons du Seigneur, nous nous souvenons de Lui dans l'alliance.
L'efficacité d'un testament ne dépend pas de nos efforts, mais
plutôt de notre connaissance des richesses contenues dans ce tes­
tament, de notre foi en son efficacité et du fait que le Seigneur
Jésus est son Exécuteur. Venons-en à présent à quelques illustra­
tions.

Le pardon des péchés


Prenons par exemple le pardon des péchés. Certains peuvent
se dire : « J'ai péché. Je dois essayer de faire de mon mieux pour
faire le bien jusqu'à ce que mes péchés soient pardonnés. Mais
je ne sais pas combien de temps cela va prendre. » D'autre se
disent : « J'ai péché. Je devrais donc prier sans cesse j usqu'à ce
qu'un jour je ressente la paix. Alors mes péchés seront pardon­
nés. » Mais dans les deux cas, nous devons comprendre que nous
essayons de faire quelque chose en et par nous-mêmes. Cela n'a
rien à voir avec ce que le Seigneur nous a légué dans Son testa­
ment.
Nous devons comprendre que nos péchés sont purifiés et par­
donnés non par l'accumulation de bonnes œuvres car faire le bien
est notre devoir fondamental, ni par des prières répétées j usqu'à
ce que Dieu les pardonne car nos péchés ne peuvent jamais s'effa­
cer par la prière. Ce problème ne sera pas non plus résolu par nos
prières répétées j usqu'à ce que nous-mêmes oubliions les péchés.
Nous devons comprendre que cette question de la purification et
du pardon de nos péchés ne se résoudra d'aucune façon sinon par
LA NOUVELLE ALLIANCE ET LE TESTAMENT 69

le sang, car : « Sans effusion de sang il n'y a pas de pardon » (He


9.22). C'est le sang du Seigneur Jésus qui a résolu le problème de
nos péchés et c'est le sang du Seigneur Jésus qui nous purifie de
tous nos péchés ( 1 Jn 1.7). « Si nous confessons nos péchés, il est
fidèle et j uste pour pardonner nos péchés et pour nous purifier de
toute injustice » ( 1 Jn 1 .9). Tel est le testament et telle est la nou­
velle alliance. Le croyons-nous ?

La délivrance du péché
Concernant la question de la délivrance du péché, Romains
6 . 1 4 dit : « Car le péché ne dominera pas sur vous, car vous n'êtes
pas sous la loi, mais sous la grâce. » Certaines personnes disent :
« Même si les Écritures déclarent ceci, je me sens encore aussi
faible qu'un petit ruissellement d'eau. Chaque fois que la tentation
surgit devant moi, je tombe. » Ces gens-là essayent continuelle­
ment de faire quelque chose eux-mêmes et ils luttent constam­
ment. Ce n'est pas là un legs trouvé dans le testament et ce n'est
pas la nouvelle alliance. S'ils voyaient ce qu'est la nouvelle
alliance, ils s'exclameraient : « Loué soit Dieu ! La puissance ne
vient pas de moi. La puissance est un legs de la part du Seigneur,
pour moi ! C'est cela le testament et la nouvelle alliance ! Le
,,

croyons-nous ?

Connaître et faire la volonté de Dieu


Certains diront peut-être : « Comment pourrai-je connaître la
volonté de Dieu et comment pourrai-je faire la volonté de Dieu ? ,,

La réponse est que tant la faculté de connaître la volonté de Dieu


que la puissance de faire cette volonté sont des legs énoncés dans
le testament du Seigneur Jésus. Quiconque appartient au Sei­
gneur devrait obéir à la volonté de Dieu. Quiconque appartient au
Seigneur a non seulement le potentiel de connaître la volonté de
Dieu, mais il est aussi apte à faire la volonté de Dieu car le Sei­
gneur nous a légué dans Son testament l'aptitude de connaître
Dieu et Il nous a aussi légué la puissance de faire la volonté de
Dieu (He 13 .20-2 1). Voilà le testament et la nouvelle alliance.
Le croyons-nous ?
L'héritage éternel que le Seigneur nous a légué est spirituel et
70 LA NOUVELLE ALLIAN C E

n e peut pas s'épuiser l e temps de notre existence. Mais aujourd'hui,


combien de ceux qui appartiennent au Seigneur peuvent dire
qu'ils ont été purifiés et qu'ils n'ont désormais plus conscience de
leurs péchés ? (He 10.2). Combien peuvent dire que la loi du Sei­
gneur a été mise dans leur intelligence et inscrite dans leur cœur
et que par la vie et la puissance intérieures, ils sont capables de
faire la volonté de Dieu et de Lui plaire ? Combien aujourd'hui
peuvent dire que parce que le Seigneur nous a oints, nous n'avons
plus besoin que l'homme nous enseigne à connaître Dieu ? Frères
et sœurs, nous devons tous prendre conscience que le Seigneur a
par Son sang, établi une nouvelle alliance et nous a légué un tes­
tament riche. Il est aussi !'Exécuteur testamentaire. Donc, si nous
pouvons recevoir cela par la foi, nous deviendrons riches et libres.
« Ô Seigneur, fais que chacun de nous voie ce qu'est le testa­

ment, la nouvelle alliance, pour que Tu sois pleinement satisfait


en voyant l'efficacité de l'alliance de Ton sang ! »
CHAPITRE Srx
LES CARACTÉ RISTIQUES DU CONTENU
DE LA NOUVELLE ALLIANCE

(1)

LA PURIFICATION

Voyons maintenant précisément quelles sont les caractéristi­


ques du contenu de la nouvelle alliance. Nous avons noté dans les
chapitres précédents que d'après Hébreux 8. 10- 12, le contenu de
la nouvelle alliance comprend trois parties principales. Dans Son
dessein éternel, Dieu a d'abord dispensé Sa vie et Sa puissance en
nous. Ensuite, Il est devenu notre Dieu dans la loi de la vie afin
que nous soyons Son peuple selon la loi de la vie, pour que nous
puissions avoir une connaissance plus profonde de Lui et que
nous puissions L'exprimer à travers notre existence. Puisque le
pardon des péchés est simplement une procédure qui permet d'at­
teindre Son but, les Écritures placent le pardon des péchés tout à
la fin. Pourtant, dans notre expérience spirituelle, nous obtenons
d'abord la purification, c'est-à-dire la purification qui vient du
pardon. Par la suite, nous devenons le peuple de Dieu dans la loi
de vie et acquérons une connaissance plus profonde de Dieu, de
manière intérieure.
Venons-en maintenant à la question du pardon des péchés.
Hébreux 8. 10- 1 1 exprime une seule et même pensée, tandis que
le verset 12 en commence une autre. Remarquez le mot « parce
que » du verset 12. Il nous dit : « Parce que je serai propice à
l'égard de leurs injustices et je ne me souviendrai plus jamais de
leurs péchés. » Ce mot « parce que » nous montre que Dieu est
propice à l'égard de nos inj ustices et ne se souvient plus de nos
péchés avant que nous ne recevions la vie. En d'autres termes, ce
qui est mentionné au verset 12 arrive avant ce qu'énoncent les
72 LA NOUVELLE ALLIANCE

versets 10 à 1 1 . Voilà pourquoi la première chose à voir est com­


ment nos péchés sont pardonnés et purifiés conformément à
l'alliance.

Les deux aspects du péché


D'après les Écritures, le péché comporte deux aspects : la
nature du péché et l'acte de péché. La nature du péché est le
péché qui demeure en l'homme, qui le mène, le gouverne et l'incite
à commettre les péchés (Rm 6. 17 ; 7 .20-2 1). Les actes pécheurs
sont les péchés manifestés chaque jour dans notre vie quoti­
dienne. En ce qui concerne chacun de nos actes pécheurs, qu'il
soit petit ou grand, dissimulé ou délibéré, il devient un chef d'ac­
cusation contre nous devant Dieu. Dieu a aussi jugé chacun d'eux
(Rm 1.32 ; 6.23). De ce fait, notre conscience est mal à l'aise dès
que nous pensons à eux. Chaque fois que nous sommes dominés
par le péché et que nous luttons sans être libérés, nous nous sen­
tons misérables (Rm 7 .23-24). En conséquence, les actes pécheurs
doivent être pardonnés et purifiés, mais nous avons aussi besoin
d'être délivrés et libérés de notre nature pécheresse (Rm 6.7, 22).
Loué soit Dieu ! Devant Dieu, le sang du Seigneur Jésus résout le
problème des accusations dues à notre péché et il purifie notre
conscience (Mt 26.28 ; Ap 1.5 ; He 9. 14). La croix du Seigne-ur
Jésus annihile notre vieil homme, nous délivrant de la puissance
du péché et nous libérant du péché lui-même (Rm 6.6, 18). Po ur
cette raison, quand Romains 1 . 1 à 5. 1 1 parle de nos péchés
devant Dieu, le sang est mentionné. Lorsque Romains, depuis
5 . 1 2 j usqu'à la fin du chapitre huit, parle du péché qui est en
nous, le même passage mentionne le fait que notre vieil homme a
été crucifié avec Christ pour annuler le corps du péché, afin q ue
nous ne servions plus jamais le péché comme des esclaves. Main­
tenant, voyons le fait que nos péchés ont besoin d'être pardonnés
et comment ils sont pardonnés et purifiés.

Les péchés doivent être pardonnés


Tous ceux sans exception qui ont véritablement été vivifiés
seront conscients de leurs propres péchés. Par exemple, lorsque le
fils prodigue de Luc 15 prit conscience de sa condition, il ressentit
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 73

qu'il avait péché contre les cieux et contre Son père. Une per­
sonne qui est véritablement éclairée par le Saint-Esprit ne peut
s'empêcher de se condamner au sujet du péché (Jn 16.8). C'est à
ce moment qu'elle a besoin du pardon de Dieu. Dès qu'un homme
voit son péché, il pensera aux accusations de péché contre lui
devant Dieu. Il envisagera la punition qu'il encourt à cause de
son péché et les douleurs incessantes de l'enfer et il espérera
aussi trouver un moyen d'être sauvé. Peut-être qu'à ce moment,
l'évangile lui sera prêché, lui disant que le Seigneur Jésus a été
crucifié à la croix et qu'Il a versé Son précieux sang pour le
pardon du péché (Mt 26.28) pour que les hommes puissent être
lavés de leur péché (Ap 1.5). Lorsqu'une personne entend cet
évangile et croit, ses péchés sont pardonnés (Ac 10.43 ; 26. 18) et
sa conscience est purifiée (He 9. 14).
Luc 7.36-50 montre que le pardon de Dieu ne signifie peut­
être pas grand-chose pour Simon, qui était juste à ses propres
yeux, mais pour une pécheresse qui était considérée comme une «
espèce de femme » (v. 39) par les autres, ce pardon était néces­
saire. Cette femme n'avait de toute sa vie reçu que moquerie et
méchanceté, de sorte qu'elle se sentait honteuse et humiliée. Mais
ce jour précis se tenait devant elle l'Homme nommé Jésus, qui
semblait si saint et pourtant était si accessible (qui lui permit
même de se tenir derrière Lui et de pleurer à Ses pieds). Les
pleurs de cette femme indiquaient plusieurs choses : ( 1 ) ses souf­
frances à cause du péché, (2) l'histoire cachée dans son cœur,
(3) son dénuement et (4) son espérance d'un Sauveur ! Pourtant,
ses pleurs ne provoquèrent aucune sympathie dans le cœur de
Simon, mais ils le laissèrent plutôt pensif (v. 39). Des pleurs dus
au péché ne pouvaient pas être compris par une personne juste à
ses propres yeux, comme l'était Simon. Mais le Seigneur avait
compris ! Tout d'abord, Il corrigea Simon puis Il parla pour cette
femme en pleurs, disant que tous ses péchés avaient été pardon­
nés (v. 4 7). Subséquemment, parlant directement à la femme Il
dit : « Tes péchés sont pardonnés [ . . . ] Ta foi t'a sauvée. Va en
paix » (v. 48, 50). Ce pardon fut pour elle un merveilleux évangile !
Cela lui permit de ne plus se sentir misérable, mais remplie de
74 LA NOUVELLE ALLIANC E

paix. C e pardon allait dorénavant devenir u n évangile pour beau­


coup de grands pécheurs.
Marc 2. 1-12 nous montre que pour les scribes j ustes à leurs
yeux, le pardon de Dieu n'était qu'une doctrine vide de sens qui
provoquait en eux critiques et jugements sur l'autorité du Fils de
Dieu pour pardonner les péchés (v. 6- 7). Mais pour l'homme para­
lytique, que quatre hommes portaient, ce fut très positif. Combien
de fois le péché cause-t-il des tourments dans notre cœur comme
dans notre corps ! Nous nous rendons compte que de nombreuses
maladies viennent de causes naturelles, de contagion ou d'une
grande fatigue. Mais les Écritures indiquent aussi que certaines
maladies sont le résultat des péchés commis (Mc 2.5 ; Jn 5. 14).
Lorsque la maladie vient de péchés commis qu'ils soient visibles
ou cachés, celui qui commet le péché le sait. Quand une personne
commet un péché qui provoque une maladie incurable, tout ce
qu'il peut faire c'est regretter ce qu'il a fait, que faire d'autre ? Le
Seigneur savait que dans le cas du paralytique, sa maladie venait
du péché. Pour cette raison, Il parla d'abord au malade : « tes
péchés sont pardonnés » (Mc 2.5). Puis Il ajouta : « Je te dis :
Lève-toi, prends ta natte et va dans ta maison » (v. 1 1). Les péchés
furent pardonnés et la maladie guérie. Quel évangile ! Dès lors, ce
pardon allait devenir un grand évangile pour de nombreuses per­
sonnes malades à cause du péché.

La sûreté du pardon

D'après l'expérience des serviteurs du Seigneur, plus quel­


qu'un voit ses péchés à la lumière, plus il est attristé par eux et
plus il ressent la grâce du pardon. Chez certains, parce qu'ils ont
péché beaucoup et gravement, subsiste toujours la peur que Dieu
ne leur pardonne pas. Certains qui ont été fréquemment troublés
par leurs péchés passés et qui en ont souffert à l'excès ont déve­
loppé une conscience faible. Bien que leurs péchés aient été
pardonnés, dès qu'ils y pensent ils ont peur, peur de ne pas avoir
été pardonnés. Ils trouvent même trop facile que Dieu leur ait
simplement pardonné. Les personnes dans cette condition et avec
cette attitude ont besoin de comprendre que la sûreté du pardon
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 75

repose sur un fondement solide. Ces personnes doivent prendre


note des points suivants :

Le pardon est basé sur la justice de Dieu

Notre Dieu n'est pas seulement un Dieu saint ( 1 P 1 . 16) mais


Quelqu'un qui aime la j ustice et hait l'iniquité (He 1.9). Sa nature
sainte ne Lui permet pas de tolérer le péché et Son attitude juste
Le pousse à juger le péché. Sa parole dit : « Le salaire du péché,
c'est la mort » (Rm 6.23). Sa Parole dit aussi : « Sans effusion de
sang il n'y a pas de pardon » (He 9.22). Lorsque nous commettons
le péché, Dieu doit nous condamner. D'après Sa nature Dieu est
saint et Il ne peut donc absolument pas tolérer le péché. D'après
la façon dont Dieu fait les choses, Il est j uste. Donc, Il doit sévir
concernant le péché. En Lui-même Dieu est aussi glorieux, c'est
pourquoi les pécheurs ne peuvent L'approcher. Ceux qui s'appro­
chent de Lui vont indubitablement mourir. Dieu traite l'homme
sur la base des principes de Sa sainteté, de Sa justice et de Sa
gloire. Nos péchés ne sont donc pas pardonnés avant qu'ils ne
passent préalablement en j ugement. Dieu ne fait pas que détour­
ner le regard des accusations de péché contre nous. Il pardonne
nos péchés et ne s'en souvient plus parce que le Seigneur Jésus a
versé Son sang (Mt 26.28 ; Ep 1. 7).
La grâce ne règne j amais seule. Elle règne par la justice (Rm
5.21). La grâce ne nous atteint jamais directement : elle nous
atteint par la croix. Les choses ne se passent pas de la façon sui­
vante : Dieu nous voit nous repentir, regretter nos péchés et
pleurer sur eux et Il prend pitié de nous et nous pardonne. Non !
Dieu n'agit pas ainsi. D'abord, Dieu juge nos péchés. Ensuite, Il
nous pardonne (Es 53.5, 10, 12). Un dicton assez populaire en
Chine dit à peu près ceci : « La grâce et la justice ne viennent
jamais main dans la main. » Pourtant, ceux que la grâce a ensei­
gnés réalisent que la façon dont Dieu pardonne les péchés des
hommes est parfaite, à la fois dans la grâce et dans la justice.
Non seulement Dieu agit ainsi, mais parfois nous Ses rachetés
exprimons un peu comme une ombre la perfection, à la fois dans
la grâce et la j ustice. Une lycéenne a raconté l'histoire suivante :
le principal du lycée était quelqu'un qui appartenait au Seigneur.
76 LA NOUVELLE ALLIANCE

Un jour, quelqu'un brisa un meuble à l'école. Le principal (une


femme) mena son enquête, mais personne ne voulut admettre
avoir cassé l'objet. Elle essaya d'expliquer aux élèves qu'il n'était
pas j uste de briser des objets publics appartenant à l'école, que
c'était pire encore de l'avoir fait et de ne pas avoir le courage de
l'admettre. Tout en prononçant ces paroles, elle pleurait. Un élève
s'approcha alors pour confesser. Mais cet étudiant était trop
pauvre pour rembourser les frais du dommage. Le principal prit
alors de l'argent de sa propre poche et paya l'objet, elle pardonna
aussi son péché à l'élève. Une attitude, une conduite comme
celle-ci, si pleine de grâce et de justice de la part du principal
permit à l'élève de connaître le péché, mais lui permit aussi de
connaître la grâce et la justice. Ce n'est là qu'une petite ombre de
la perfection à la fois dans la grâce et dans la justice, manifestée
à travers le peuple racheté de Dieu.
Le jour où la sainteté de Dieu porta les péchés de tous, Il
s'écria d'une voix forte : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu
abandonné ? » (Mt 27.46). C'était encore plus douloureux que la
couronne d'épines sur Sa tête et que les blessures et coups sur
Son corps. Ésaïe 53.5 dit : « Il était transpercé à cause de nos
crimes, écrasé à cause de nos fautes. » Qui a dit qu€ le pardon
était bon marché ? Ceux qui ont été enseignés par la grâce chan­
tent avec larmes et reconnaissance le chant suivant :
La profondeur de Ta grande souffrance,
Aucun cœur ne peut la concevoir.
Pour nous Tu as pris et reçu
La coupe débordante de colère.
Et, oh ! Par Dieu abandonné
Tu fus sur l'arbre damné !
Seigneur Jésus nos cœurs reconnaissants
Se souviennent de Toi aujourd'hui.
[Hymns, n° 213, Living Stream Ministry, traduction libre.)

Le pardon est la caractéristique


de la nouvelle alliance

Regardons une fois de plus Hébreux 8 . 12 : « Parce que je serai


LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 77

propice à l'égard de leurs inj ustices et je ne me souviendrai plus


j amais de leurs péchés. » Il s'agit là d'une des bénédictions que
nous donne la nouvelle alliance. Il y est question de Dieu qui par­
donne nos péchés en Christ. Dieu peut être propice à l'égard de
nos injustices parce que Christ a versé Son sang pour nous. Il est
non seulement propice envers nos injustices, mais Il ne se rappel­
lera pas non plus d'elles. Le fait que Dieu ne se souvienne pas de
nos péchés signifie qu'Il les oublie. Qu'Il oublie nos péchés ne veut
pas dire qu'Il se cache la face et fait exprès de les ignorer, mais
que le sang de Christ a effacé toutes les accusations de péché à
notre encontre et nous a lavés de nos péchés (Es 44.22 ; He 1.3 ;
Ap 1 .5). Aujourd'hui, Dieu se limite à l'alliance. Il a accepté d'être
limité par l'alliance. Quand Il a dit : « Je serai propice à l'égard de
leurs injustices >>, Il le fera. Et quand Il a dit : « Et je ne me sou­
viendrai plus j amais de leurs péchés >>, Il ne s'en souviendra pas.
C'est cela la nouvelle alliance et c'est l'évangile.
Quel dommage que ce dont Dieu se souvient nous l'oublions et
que ce que Dieu oublie, nous le gardons en mémoire ! Certaines
personnes continuent à penser : « J'ai commis tant de péchés
graves - Dieu les a-t-Il vraiment tous pardonnés ? Dieu les
oublie-t-Il vraiment ? » D'autres pensent : « Dieu a effacé mes
péchés, mais la trace en est encore présente. Quand Dieu la verra,
Il se rappellera quel pécheur je suis. » Les personnes qui entre­
tiennent de telles pensées ne savent pas ce qu'est une alliance.
En conséquence, elles ne savent pas jouir des droits de la nouvelle
alliance.
N'oublions pas que le pardon de Dieu de nos péchés et le fait
qu'Il ne s'en souvient plus, sont l'accomplissement de la première
partie de la nouvelle alliance. Dieu a contracté une alliance et a
dit : « Je serai propice à l'égard de leurs injustices et je ne me sou­
viendrai plus jamais de leurs péchés » (He 8. 12). Si Dieu ne
pardonnait pas nos péchés, nous pourrions Lui parler comme
suit : « Ô Dieu ! Tu as contracté une alliance avec nous. Tu dois
pardonner nos péchés. Tu dois agir selon Ton alliance. » Dieu a
établi une alliance et Il doit agir selon elle. Il ne peut pas pardon­
ner ou bien refuser de pardonner selon Son gré, car Il nous a fait
une promesse, Il nous a donné une alliance.
78 LA NOUVELLE ALLIANCE

Hébreux 10. 1-2 nous dit que : « La loi, qui possède une ombre
des biens à venir, et non l'image même des choses, ne peut jamais,
par les mêmes sacrifices qu'on offre continuellement chaque
année, rendre parfaits ceux qui s'approchent. Autrement n'au­
raient-ils pas cessé d'être offerts, puisque ceux qui adorent, étant
une fois purifiés, n'auraient plus eu aucune conscience de leurs
péchés ? » Ces mots signifient que le fait de jouir d'une conscience
pure et de ne plus ressentir le péché n'est pas une expérience pos­
sible pour ceux qui offrent le sang des taureaux et des agneaux.
Seul le sang du Seigneur Jésus peut permettre à l'homme de faire
une telle expérience. Lorsque Dieu voit le sang du Seigneur
Jésus, Il pardonne nos péchés et ne s'en souvient en aucun cas.
C'est là une caractéristique de la nouvelle alliance. La Parole de
Dieu est on ne peut plus claire. Si vous êtes une personne dont la
conscience est troublée, qui ressent que sa conscience l'accuse
encore de péchés passés, nous vous conseillons de chanter le
chant suivant j usqu'à ce que vous disiez «amen » du fond de v otre
cœur. Ensuite, vous commencerez à jouir de la bénédiction du
pardon des péchés dans la nouvelle alliance.

1. Qu'aurais-je à craindre, à redouter ?


Dieu n'a-t-Il pas déj à j ugé
Son propre Fils pour moi ?
Dieu pourrait-Il changer d'avis ?
Christ a déjà payé le prix,
En mourant à la croix !

2. Christ accomplit la rédemption,


Il m'accorda le plein pardon,
M'affranchit de la loi.
Je ne crains point l'ire de Dieu,
Le sang me rend j uste à Ses yeux.
Christ le versa pour moi.

3. Son précieux sang Il a versé,


Par Lui, j'ai été acquitté,
Mes dettes sont payées.
Dieu ne peut exiger de moi,
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 79

La dette immense que paya


Mon Sauveur crucifié.

4. Je suis en paix, libre et radieux,


Car mon Sauveur a comblé Dieu,
Son amour m'a gracié.
J'ai l'assurance du salut.
Dieu ne me condamnera plus,
Christ pour moi fut livré.
[Hymns, n° 1003, Living Stream Ministry, traduction libre.]

La confession du péché et le pardon


Lorsqu'un pécheur sait qu'il est pécheur et croit au Seigneur
Jésus, ses péchés sont pardonnés. Cela ne fait aucun doute. La
question qui se pose est la suivante : après qu'une personne a cru
au Seigneur et a reçu le pardon, a-t-elle besoin de continuer à
être pardonnée ? Pour répondre à cela, nous devons prendre en
considération trois facteurs : ( 1 ) après qu'une personne est
sauvée, elle ne devrait pas à continuer à vivre dans le péché (Rm
6. 1-2) et elle ne devrait plus commettre le péché (Jn 5.14 ; 8 . 1 1).
(2) Il est encore possible qu'un croyant commette le péché (1 Jn
1 .8, 10) et il est possible qu'un chrétien puisse se laisser sur­
prendre par une offense, être tenté et tomber (Ga 6 . 1 ; 1 Co
10. 12). Nous avons l'exemple de l'hypocrisie de Pierre à Antioche,
de Barnabas qui feignit devant un groupe et du frère de Corinthe
qui commit la fornication (Ga 2 . 1 1-13 ; 1 Co 5. 1-2, 5, 1 1 ). Dans le
cas du frère fornicateur, la conséquence fut très grave : d'un côté
son corps fut corrompu et de l'autre côté, il fut excommunié de
l'église. (3) Dans 1 Jn 3.9, nous lisons ceci : « Quiconque est
engendré de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence
de Dieu demeure en lui ; et il ne peut pécher, parce qu'il est
engendré de Dieu. » Il est question ici de l'habitude et de la nature
d'une personne régénérée.
Si nous sommes au clair concernant ces trois points, nous
admettrons que plus nous avons de communion avec Dieu, plus
nous marchons à la lumière de Dieu et plus nous avons besoin de
pardon et de purification. Dieu est lumière ! Être en communion
80 LA NOUVELLE ALLIANCE

avec Dieu signifie donc être dans la lumière. Cela nous est claire­
ment montré dans 1 Jean 1 .5-7. Comment alors pouvons-nous
obtenir le pardon ? La réponse se trouve dans 1 Jean 1.9, verset
qui déclare : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste
pour nous pardonner nos péchés et pour nous purifier de toute
injustice. » Il est clair, au vu de ce verset, que si un croyant
commet un péché, il a besoin de le confesser pour être pardonné.
Nous devons « confesser nos péchés ». Si nous confessons nos
péchés, Dieu est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et
pour nous purifier de toute injustice.
Nous pourrions nous demander ce que sont la fidélité et la j us­
tice de Dieu. La fidélité de Dieu fait référence aux paroles qu'Il
prononce, tandis que la justice fait référence à la manière dont
Il fait les choses. Dans Ses paroles Dieu est fidèle et dans Ses
actes Dieu est juste. Puisqu'Il a dit qu'Il nous pardonnera nos
péchés, Il pardonnera sans doute possible nos péchés. Puisqu'Il a
dit qu'Il nous purifiera de nos péchés, Il nous purifiera absolu­
ment de toute inj ustice. Puisqu'Il a envoyé Son Fils afin qu'Il
meure pour nos péchés, Il ne peut faire autrement que de nous
purifier et de nous pardonner nos péchés. En conséquence, si nous
confessons nos péchés, nous devons en saisissant l'alliance qu'Il a
contractée avec nous, nous attendre à ce qu'Il nous pardonne et
nous purifie.
L'histoire qui suit est authentique. Dans une certaine ville,
demeurait une sœur dont la conscience ne cessait de l'accuser et
ne lui laissait aucun repos. Dès qu'elle voyait un prédicateur, elle
lui disait : « Mes péchés sont si graves ! Je ne sais pas si Dieu m'a
pardonné ou non. » Un jour, un des prédicateurs lui demanda de
lire 1 Jean 1 .9 avec lui. Puis il lui demanda : « Avez-vous confessé
vos péchés à Dieu ? » ce à quoi elle répondit : « Oui ! Je l'ai fait
et j e le fais souvent. » « Que vous dit la Parole de Dieu ? »
Demanda-t-il. Elle répondit : « La Parole de Dieu dit que si nous
confessons nos péchés Il est fidèle et j uste pour nous pardonner
nos péchés et pour nous purifier de nos injustices. » « Donc, rétor­
qua le prédicateur, qu'en dites-vous ? » Elle répondit : « Je ne sais
pas si Dieu m'a pardonné ou non. » Ils poursuivirent ainsi leur
discussion faite de questions et de lecture, puis ils prièrent. Elle
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 81

confessa ses péchés à nouveau devant Dieu. Après l a prière, i l lui


posa la question suivante : « Est-ce que Dieu vous a pardonné vos
péchés ? » Elle répondit : « Je ne sais pas. » Le prédicateur lui
parla alors très sérieusement par ces mots : « Croyez-vous que
Dieu soit menteur ? » Elle répondit : « Comment le pourrais-je ? »
Le prédicateur dit alors : « Donc, si nous confessons nos péchés,
que dit Dieu sur ce qu'il va faire ? Dieu dit qu'Il est fidèle et j uste
pour nous pardonner nos péchés et pour nous p urifier de toute
injustice. » À ce moment là, elle comprit. Sa conscience retrouva
la paix. Dès lors et j usqu'au jour où elle s'endormit dans le Sei­
gneur, elle garda sa joie. La Parole de Dieu l'avait véritablement
éclairée et réconfortée.
Nous devons donc nous souvenir que le pardon des péchés est
un sujet lié à l'alliance. Si nous confessons d'après la Parole de
Dieu, Dieu nous pardonnera selon Son alliance. Frères et sœurs,
osons-nous demander à Dieu en nous cramponnant à Sa parole,
Lui disant : « Ô Dieu ! Ta parole dit que si nous confessons nos
péchés, Tu nous pardonneras nos péchés et nous purifiera de toute
inj ustice » ? Nous devons prendre conscience que Dieu a établi
une alliance avec nous afin que nous puissions Lui parler sur la
base de Son alliance. Il veut que nous demandions par la foi qu'Il
accomplisse ce qui est inscrit dans l'alliance. Loué soit Dieu ! Car
même le pardon des péchés fait partie de la nouvelle alliance.
Sans aucun doute, certains pensent que s'ils haïssent suffisam­
ment le péché, il leur sera plus facile d'être pardonnés. D'autres
pensent que s'ils continuent à se sentir tristes et le cœur contrit,
il leur sera plus facile d'être pardonnés. Ce genre de supposition
est complètement erroné. Ce n'est pas ce que la Parole de Dieu
dit. Un cœur contrit et des sentiments de tristesse sont le résultat
naturel, l'attitude naturelle qui découle du fait d'être éclairé, ce
n'est en aucun cas une condition que nous échangeons contre le
pardon. Dans le livre intitulé Le Secret du chrétien pour une vie
heureuse, nous lisons l'histoire d'une petite fille à qui on demanda :
« Si on commet des péchés, comment le Seigneur Jésus nous
traitera-t-11 et que fera-t-Il ? » Elle répondit : « Je confesserai mes
péchés au Seigneur et pendant un temps, Il me fera me sentir
triste mais après, Il me pardonnera. » Ne pensez pas que ce sont
82 LA NOUVELLE ALLIANCE

là simplement les paroles d'une enfant, car son histoire est celle de
nombreux adultes. Bien des adultes éprouvent la même chose. Ils
pensent qu'après la confession de leurs péchés ils doivent se sentir
tristes pendant un temps et attendre j usqu'à ce que cette douleur
dans leur cœur disparaisse - après quoi ils recevront la preuve
du pardon. Ces gens-là ne connaissent pas la nouvelle alliance.
Nous devons savoir que le pardon des péchés est quelque chose
qui est inclus dans la nouvelle alliance et que du fait que le Sei­
gneur Jésus a versé Son sang, Dieu doit nous pardonner nos
péchés et nous purifier de toute injustice. Le moment où nous
confessons nos péchés est le moment exact où Dieu nous pardonne
selon ce qui est écrit dans l'alliance. Dieu est lié par l'alliance
qu'Il a contractée avec nous. Il nous suffit de demander à Dieu
qu'Il agisse selon ce qui est établi dans l'alliance et Il est obligé de
le faire.
Nous devons rappeler au lecteur que la confession dont nous
parlons ici est ce que nous faisons après avoir vu le péché à la
lumière de Dieu. La lumière divine ne tolère pas le péché. Lors­
qu'une personne voit vraiment le péché à la lumière de Dieu, le
condamne comme tel et vient à Dieu pour le confesser, Dieu lu:i
pardonnera son péché et son injustice. Certains s'abritent sous la
confession du péché : jour après jour ils continuent à mentir sous
couvert du sang précieux et jour après jour ils continuent à se
mettre en colère sous couvert du précieux sang - ce qui est une
grave erreur. Pour eux, la confession est une formule et une
méthode. D'un côté, ils commettent des péchés et de l'autre, ils
confessent comme pour remplir une formalité. Il ne s'agit pas
alors d'une confession faite à la lumière de Dieu. Une telle confes­
sion est une confession de mots. Nous ne devrions jamais agir
ainsi. Ce que nous essayons de vous dire ici, c'est que plus nous
avons de la communion avec Dieu, plus nous marchons dans la
lumière de la vie, plus il nous est facile de voir les péchés. A poste­
riori, nous nous rendons compte combien nous avons besoin du
pardon de Dieu et de la purification du sang précieux. C'est cette
sorte de confession qui compte. Avec cette confession, nous jouis­
sons du repos qui résulte du pardon des péchés dont il est
question dans la nouvelle alliance.
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 83

Apocalypse 4.3 dit qu'il y a un arc-en-ciel autour du trône.


L'arc-en-ciel est le signe de l'alliance que Dieu a établie avec Noé.
Il signifie que Dieu n'a jamais oublié cette alliance. Il signifie
aussi que Dieu doit écouter les prières de l'homme qui prie selon
l'alliance. Tant que l'arc-en-ciel est autour du trône, Dieu doit
écouter la prière prononcée en accord avec l'alliance. Dieu s'est
engagé envers nous de cette façon, pour que nous puissions Le
prier selon l'alliance. Quelle grâce merveilleuse !
Qui aujourdbui n'a pas encore résolu le problème des péchés ?
Vous pouvez les apporter devant Dieu en vous accrochant à Sa
Parole et en croyant ce qu'Il dit dans Son alliance. Vous pouvez
alors vous reposer dans Son alliance. Si nous avons perdu tant de
bénédictions spirituelles, c'est parce que nous n'avons pas com­
pris que Dieu a conclu une alliance avec nous. Dieu a fait cela
pour que nous puissions nous adresser à Lui selon les termes de
cette alliance. Il agira à Son tour en fonction de cette alliance.
CHAPITRE SEPT

LES CARACTÉ RISTIQUES DU CONTENU


DE LA NOUVELLE ALLIANCE

(2)

LA VIE ET LA PUISSANCE

Nous avons vu préalablement que dans la nouvelle alliance, le


pardon des péchés est l'évangile de la grâce. Si un homme peut
croire à cette grâce pour le pardon des péchés, sa conscience sera
en repos. Nous savons que de nombreuses personnes qui appar­
tiennent au Seigneur ont reçu cette grâce pour le pardon de leurs
péchés. En ce qui concerne cet aspect précis de l'alliance, non seu­
lement elles croient, mais elles sont aussi disposées à témoigner
que Dieu leur a pardonné leurs péchés et qu'il les a purifiées de
leurs inj ustices.
Cependant, en plus de cet aspect de l'alliance relatif au
pardon des péchés, l'alliance comporte deux autres côtés extrême­
ment glorieux et précieux : l'un concerne la vie et la puissance,
l'autre est la question de la connaissance intérieure. Ces deux
aspects ont été beaucoup négligés et restent incompris par un
grand nombre. Voilà pourquoi tant d'enfants de Dieu sont spiri­
tuellement frappés de pauvreté. C'est aussi pour la même raison
que beaucoup sont faibles et pleins d'échecs. Frères et sœurs, il
est bon que Dieu nous ait pardonné nos péchés, mais si une fois
qu'ils nous sont pardonnés nous restons inchangés, Dieu ne peut
pas obtenir en nous ce qu'il recherche et nous ne pouvons tou­
j ours pas accomplir Sa volonté. Dans ce cas, quelle est la diffé­
rence entre nous et les enfants d'Israël qui ont erré dans le
désert ? Et s'il n'y a pas de différence, quelle est alors la gloire de
la nouvelle alliance ? De ce fait, frères et sœurs, nous devons voir
ce meilleur aspect de l'alliance.
86 LA NOUVELLE ALLIANCE

D'après Hébreux 8.9, sous l'ancienne alliance Dieu a emmené


les enfants d'Israël par la main et les a guidés hors d'Égypte mais
dans la nouvelle alliance, ce sont nos cœurs qu'Il attire hors
d'Égypte. Dans l'ancienne alliance, Dieu a donné la loi extérieure
aux enfants d'Israël mais dans la nouvelle alliance, Dieu a placé
la loi au-dedans de nous, les inscrivant sur notre cœur. Sous l'an­
cienne alliance, il y avait ceux qui enseignaient les enfants
d'Israël mais qui, bien qu'ils eussent observé les œuvres de Dieu,
continuaient à s'éloigner dans leur cœur. Ils ne connaissaient pas
les voies de Dieu (He 3.9-10). Pourtant, dans la nouvelle alliance
il n'y a aucun besoin qu'un homme enseigne son prochain, car
tous peuvent connaître Dieu de manière intérieure, depuis le plus
petit j usqu'au plus grand. Voyons à présent comment Dieu a placé
Ses lois en nous et les a inscrites sur notre cœur et pourquoi il
s'agit là d'un aspect extrêmement glorieux et précieux de la nou­
velle alliance.
Avant de commencer, nous devons lire les versets relatifs à ce
sujet. Le premier est Hébreux 8 . 10 : « Car voici l'alliance que
je contracterai avec la maison d'Israël, après ces jours-là dit le
Seigneur : Je mettrai mes lois dans leur intelligence et je les ins­
crirai sur leurs cœurs ; et je leur serai pour Dieu, et ils me seront
pour peuple. » Un autre verset est Hébreux 10. 16 : « Voi ci l'al­
liance que je contracterai avec eux, après ces jours-là, dit le
Seigneur : Je mettrai mes lois sur leurs cœurs, et je les inscrirai
sur leur intelligence. » Ces deux versets parlent tous deux en pre­
mier de ce qui est mis ou de ce qui est inscrit. Ils sont différents
en ceci : en 8 . 10, l'intelligence est mentionnée en premier puis
ensuite le cœur, tandis qu'en 10. 16, le cœur est mentionné en
premier et ensuite l'intelligence. Que l'un ou l'autre soit men­
tionné en premier, ces deux passages traitent de placement et
d'inscription. Tous deux mentionnent l'intelligence et le cœur. Donc,
tous deux parlent de la même chose. Prenons aussi conscience du
fait que ces deux passages citent Jérémie 3 1 .33, qui dit : « Mais
voici l'alliance que je conclurai avec la maison d'Israël, après ces
jours-là, oracle de l'Éternel : je mettrai ma loi au-dedans d'eux, je
l'écrirai sur cœur ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. »
Ézéchiel 36.25-28 parle de la même chose que Jérémie 31.33,
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 87

sauf que certains mots sont plus clairs dans Ézéchiel et que d'au­
tres le sont plus dans Jérémie. Le passage d'Ézéchiel dit ceci :
« Je ferai sur vous l'aspersion d'une eau pure, et vous serez puri­

fiés ; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos


idoles. Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous
un esprit nouveau ; j'ôterai de votre chair le cœur de pierre et je
vous donnerai un cœur d e chair. Je mettrai mon Esprit en vous et
je ferai que vous suiviez mes prescriptions, et que vous observiez
et pratiquiez mes ordonnances. Vous habiterez le pays que j'ai
donné à vos pères ; vous serez mon peuple, et je serai votre Dieu. »
Il est fait référence à au moins quatre choses dans ces versets :
( 1 ) la purification avec l'eau pure, (2) le don d'un cœur nouveau,
(3) le don d'un esprit nouveau, (4) le retrait du cœur de pierre et
le don d'un cœur de chair et (5) Son Esprit en nous. Lorsque nous
rassemblons ces cinq points, nous obtenons le résultat suivant :
Je ferai que vous suiviez Mes prescriptions et que vous observiez
et pratiquiez Mes ordonnances . . . et vous serez Mon peuple et Je
serai votre Dieu. Veuillez noter le verbe « je ferai » du verset 27. Il
signifie motiver. Le Saint-Esprit qui demeure en nous nous donne
une nouvelle force pour faire la volonté de Dieu et pour plaire à
Dieu, pour que Dieu puisse être notre Dieu et que nous puissions
être Son peuple.

LA RÉGÉNÉRATION

Alors que nous discutons de la façon dont Dieu a placé Sa loi


au-dedans de nous et l'a inscrite sur notre cœur, nous devons
commencer par la régénération, car la régénération signifie que
le Saint-Esprit a placé la vie non créée de Dieu dans l'esprit de
l'homme. La régénération est quelque chose de nouveau qui se
passe dans l'esprit de l'homme. La régénération n'est donc pas
une question de comportement, mais de vie.

La création de l'homme
Avant que nous puissions discuter adéquatement de la régé­
nération, il nous faut commenter la création de l'homme. Nous
lisons dans Genèse 2. 7 que « L'Éternel Dieu forma l'homme de la
poussière du sol ; il insuffla dans ses narines un souffle vital, et
88 LA NOUVELLE ALLIANCE

l'homme devint un être vivant [Litt. : âme vivante] . » Le souffle


vital mentionné ici est l'Esprit, la source de la vie de l'homme.
Le Seigneur a dit : « C'est l'Esprit qui donne la vie » (Jn 6.63a).
Job a aussi déclaré : « Le souffle du Tout-Puissant me fait vivre
[Litt. : donne vie] » (Job 33.4). Dans ce verset précis, le mot « vie »
en hébreu est au pluriel. Lorsque Dieu a ainsi soufflé dans
l'homme, Il a produit deux vies, l'une spirituelle et l'autre relative
à l'âme. Lorsque Dieu insuffla le souffle de vie dans le corps de
l'homme, ce souffle devint l'esprit et simultanément, lorsque cet
esprit entra en contact avec le corps, cela produisit l'âme. C'est de
cette façon que la vie spirituelle et la vie de l'âme prirent nais­
sance en l'homme. Il devient alors clair que l'homme est composé
de trois parties : l'esprit, l'âme et le corps.
Le Nouveau Testament montre également que l'homme est un
être tripartite. Il y a par exemple le verset qui dit : « Que votre
esprit, votre âme et votre corps soient conservés complets » ( 1 Th
5.23). Un autre verset dit : « Jusqu'à séparer âme et esprit, jointu­
res et moelles » (He 4. 12). Ces versets montrent que l'homme est
constitué de trois parties : l'esprit, l'âme et le corps.
Le corps est le siège de la conscience du monde, l'âme est le
siège de la conscience de soi et l'esprit est le siège de la conscience
de Dieu. Par le corps physique nous communiquons avec le monde
physique grâce à nos cinq sens. Pour cette raison, il est aussi
appelé le sens du monde. L'âme, qui comprend l'intelligence,
l'émotion et la volonté, constitue le moi de l'homme, sa personna­
lité. De ce fait, l'âme est le sens du moi. L'e sprit, qui comprend les
facultés que sont la conscience, l'intuition et la communion, sait
comment adorer Dieu, Le servir et entrer en relation avec Lui.
C'est pourquoi, la fonction de l'esprit est d'avoir le sens de Dieu.
Au travers de l'âme, l'esprit contrôle tout l'être de l'homme.
Lorsque l'esprit veut faire quelque chose, il communique son inten­
tion à l'âme et l'âme stimule le corps afin qu'il obéisse à l'ordre
qui émane de l'esprit. Dans la création de Dieu , l'esprit humain
est la partie suprême de l'homme, qui devrait gouverner tout son
être. Pourtant, la volonté est la partie la plus proéminente de la
personnalité humaine et elle appartient à l'âme. La volonté de
l'homme est aussi capable de faire ses propres choix. Elle peut
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 89

choisir d'être gouvernée par l'esprit, par le corps ou bien par le


moi. Du fait que l'âme est si puissante et qu'elle occupe le siège de
la personnalité, !'Écriture appelle l'homme une « âme vivante » .

Le dessein de Dieu
lorsqu'il créa l'homme
Nous avons répété maintes fois que Dieu a un dessein éternel,
qui est de se dispenser en l'homme. Il se délecte d'entrer dans
l'homme et de devenir un avec l'homme pour que l'homme puisse
avoir Sa vie et Sa nature. Il créa l'homme, Adam et le plaça dans
le jardin d'Éden. Au milieu de ce jardin poussaient l'arbre de
vie et l'arbre de la connaissance du bien et du mal (Gn 2.9). Ces
deux arbres étaient les plus visibles et attirèrent l'attention de
l'homme. À propos des arbres du jardin, Dieu déclara : « Tu pour­
ras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras
pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où
tu en mangeras, tu mourras » (Gn 2 . 16-17). Par ailleurs, Il insi­
nua que le fruit de l'arbre de vie était consommable. Si l'homme
avait pris part à l'arbre de vie, il aurait alors choisi Dieu, car
l'arbre de vie signifie Dieu Lui-même. Oh ! La création de Dieu !
Son dessein pour l'homme est si merveilleux et si bon !
À l'origine, l'homme fut fait par Dieu (Gn 2.7) et la vie origi­
nelle de l'homme fut aussi faite par Dieu. En ce qui concerne la
vie créée de l'homme à l'origine, elle était droite (Ec 7.29) et bonne
( Gn 1 . 3 1 ) . Mais en ce qui concerne le dessein éternel de Dieu,
l'homme n'avait pas encore reçu la vie non créée de Dieu. Consé­
quemment, l'homme avait encore besoin de choisir Dieu et la vie
de Dieu. En grec, il y a trois termes différents qui se traduisent
tous par un seul mot dans notre langue : la vie. Un de ces termes
est bios, qui désigne la vie dans la chair. Lorsque le Seigneur
Jésus parla de la veuve qui avait mis tout ce qu'elle avait pour
vivre sa vie, dans l'urne des dons (Le 2 1 .3-4), le terme qui dans ce
verset est traduit par « tout ce qu'elle avait pour vivre ,, est en
hébreu bios. Le second terme Grec est celui de psuché. Ce mot
renvoie à la vie naturelle de l'homme, la vie de l'âme. Lorsque
!'Écriture parle spécifiquement de la vie de l'homme, c'est ce
mot-là qui est utilisé (Mt 16.26 ; Le 9.24). Le troisième mot
90 LA NOUVELLE ALLIANCE

traduit par vie est zoé. Zoé est la vie la plus élevée, la vie spiri­
tuelle et la vie non créée. Lorsque les Écritures parlent de vie
éternelle, comme dans Jean 3 . 16, le terme utilisé est celui de zoé.

La chute de l'homme

Cependant, l'homme Adam n'a pas choisi la vie. Il pécha et


devint déchu lorsqu'il mangea du fruit de l'arbre de la connaissance
du bien et du mal, que Dieu lui avait interdit de manger. Avant ce
moment-là, l'homme avait la possibilité de communier avec Dieu
mais après la chute de l'homme, son esprit devint étranger à Dieu
(Ep 4. 18) et mort pour Dieu (Col 2.13 ; Ep 2. 1). Dieu dit à Adam
dès le début que du jour où il mangerait de l'arbre de la connais­
sance du bien et du mal, il mourrait certainement (Gn 2 . 1 7). En
ce qui concerne la chair d'Adam, après avoir mangé du fruit de
l'arbre de la connaissance du bien et du mal, il vécut encore pendant
plusieurs siècles (Gn 5.3-5). Donc, la mort dont il est question ici
est la mort de l'esprit avant que la chair n'expire. La mort signifie
simplement la séparation de la vie et comme nous le savons, Dieu
est un Dieu de vie. En étant séparé de Dieu, Adam était séparé de
la vie. Nous savons que l'esprit d'Adam mourut. Cela ne signifie pas
que son esprit disparut, mais que son esprit avait perdu la com­
munion avec Dieu, qu'il avait perdu sa sensibilité aiguë. Lorsque
l'esprit d'Adam mourut, il était encore présent, mais il était mort
aux yeux de Dieu. Adam avait perdu la fonction, le fonctionne­
ment de son esprit. Après sa chute, l'homme fut dominé par son
âme et devint charnel (Rm 7. 14). Il ne pouvait plus comprendre
les choses de Dieu ( 1 Co 2 . 14). Par ailleurs, l'homme n'était plus
sujet à la loi de Dieu et il ne pouvait plus l'être. De plus, d'après
Romains 8.7-8, l'homme charnel ne peut pas plaire à Dieu .
À la lumière de ces faits, faut-il comprendre que le dessein
éternel de Dieu ne peut plus s'accomplir ? Certainement pas !
Dieu est Dieu ! Il a planifié selon Son bon plaisir et Il accomplira
Sa volonté éternelle, parachèvera Son dessein éternel. Il désire
toujours dispenser Sa vie dans l'homme, entrer dans l'homme et
être un avec l'homme. Pour accomplir ceci, Il doit résoudre le pro­
blème du péché de l'homme et racheter l'homme déchu. Il doit
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 91

libérer S a vie à travers l e Fils et doit ensuite régénérer l'homme


par le Saint-Esprit.

Le chemin du salut de Dieu


Dans le but de traiter le problème du péché de l'homme et
de ramener l'homme déchu à Lui-même, Dieu a envoyé Christ.
Christ Lui-même a porté nos péchés dans Son corps sur la croix,
afin que nous, étant « morts au péché nous vivions pour la jus­
tice » (1 P 2.24). Cette vérité était typifiée dans Nombres 2 1 .4-9,
quand Moïse éleva le serpent de bronze dans le désert. Les
enfants d'Israël avaient commis un péché et méritaient la mort,
mais Dieu dit à Moïse d'élever un serpent d'airain de sorte que
quiconque avait été mordu par un serpent puisse le regarder et
vivre. De la même façon, Christ fut aussi élevé. Il mourut pour
nous et porta nos péchés. Désormais, nous qui étions mort dans le
péché pouvons avoir la vie de Dieu et vivre (Jn 3. 14-15).
Dieu désire libérer Sa vie et dans ce but, Il a mis Sa vie en
Christ (Jn 1.4 ; 1 Jn 5 . 1 1). La vie de Dieu qui est en Christ a été
libérée lorsque Christ est mort sur la croix, car Christ est le grain
de blé qui est tombé en terre et qui est mort (Jn 12.24). Lorsque
Christ est mort, la vie de Dieu a été libérée. Il est aussi vrai que
Dieu nous a régénérés par la résurrection de Jésus-Christ d'entre
les morts ( 1 P 1 .3).
La régénération signifie que l'on est né de Dieu (Jn 1. 13), né
des cieux ( 1 Co 15.4 7). La régénération signifie aussi que l'on est
né de l'eau et de l'Esprit (Jn 3.5).
À ce sujet, nous avons besoin de quelques explications. Lorsque
Jean le Baptiste vint prêchant et baptisant, il proclamait : « Moi, je
vous ai baptisés dans l'eau, mais lui vous baptisera dans le Saint­
Esprit » (Mc 1 .8). Jean le Baptiste joignit l'eau et le Saint-Esprit
et le Seigneur Jésus joignit également l'eau et le Saint-Esprit.
L'eau à laquelle Jean fit référence est l'eau du baptême. Donc,
l'eau à laquelle Jésus fit référence doit aussi être l'eau du bap­
tême. Les paroles dites par Jésus à Nicodème auraient dû être
des paroles facilement compréhensibles. À ce moment-là, beau­
coup de gens savaient que Jean baptisait d'eau, ainsi, lorsque le
Seigneur Jésus parla d'eau, Nicodème aurait dû immédiatement
92 LA NOUVELLE ALLIANCE

comprendre qu'il s'agissait de l'eau du baptême que pratiquait


Jean. Si l'eau dont le Seigneur Jésus parlait avait été autre chose,
il aurait été difficile pour Nicodème de saisir les paroles du Sei­
gneur. L'eau devait donc nécessairement faire référence à l'eau du
baptême.
Le baptême que pratiquait Jean était le baptême de repen­
tance. Il proclamait aux gens qu'ils devaient croire en Jésus et Le
suivre (Ac 19.4). Le baptême de repentance de Jean ne permettait
pas que les hommes fussent régénérés. Pour être régénérée, une
personne doit naître à la fois d'eau et du Saint-Esprit. Le bap­
tême de repentance signifie non seulement que les actes d'un
homme sont mauvais et morts et qu'il doit donc s'en repentir,
mais aussi que l'homme lui-même est corrompu et mort et qu'il a
besoin d'être enseveli, à savoir, baptisé. Lorsqu'un homme se sub­
merge dans l'eau pour être baptisé, il admet devant Dieu que ses
actions sont mauvaises et confesse que tout son être est corrompu
et mort dans le péché et que de ce fait, il ne mérite que de mourir
et d'être enseveli.
Mais l'homme ne naît pas simplement « d'eau » . Il doit n aître
« de l'eau et de !'Esprit » . Il doit aussi recevoir le Saint-Esprit que
le Seigneur Jésus donne afin d'obtenir la vie de Dieu. Jean le
Baptiste vint en proclamant : « Repentez-vous ! » (Mc 1.4 ; Mt 3 .2),
à quoi le Seigneur Jésus ajouta aussitôt : « Croyez ! » (Mc 1 . 15).
La repentance pousse l'homme à abandonner tout ce qui vient de
lui-même et la foi le fait entrer dans tout ce qui est de Dieu. Par
la repentance, l'homme entre dans l'eau et par la foi, il entre dans
le Saint-Esprit. En entrant dans l'eau et !'Esprit, il naît d'eau et
d'Esprit. Par la repentance, nous entrons dans l'eau et mettons fin
à la vie du vieil homme. En croyant, nous entrons dans le Saint­
Esprit et obtenons la vie de Dieu. C'est cela la régénération !
Bien que la régénération consiste à naître « de l'eau et de
!'Esprit >> , l'œuvre qui amène un homme à la régénération subjec­
tivement est entièrement celle du Saint-Esprit. (Objectivement,
elle est complètement accomplie par Christ.) Donc, dans Jean 3 le
Seigneur Jésus ne parle qu'une seule fois de naître d'eau, mais Il
mentionne être né de !'Esprit à trois reprises, aux versets 5, 6
et 8. La régénération signifie que nous sommes « nés de !'Esprit " ·
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 93

L'Esprit vient « convaincre le monde concernant le péché » (Jn


16.8) et pousse l'homme à se repentir. Il mène l'homme à recevoir
le Seigneur Jésus par la foi. Successivement, Il entre dans ce
croyant qui vient de se repentir et l'amène à croire, lui faisant
recevoir la vie de Dieu. Tout cela, Il le fait en utilisant les paroles
dans les Écritures, c'est-à-dire au travers de la parole de vérité de
l'évangile. C'est pourquoi les Écritures disent que Dieu nous régé­
nère par l'évangile et par la parole de vérité ( 1 Co 4.15 ; Je 1 . 18).
Nous avons « été régénérés, non d'une semence corruptible, mais
d'une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente
de Dieu » ( 1 P 1.23). Par !'Esprit et par Ses paroles, Dieu a
imparti et semé Sa vie en nous. Parce que le Saint-Esprit nous
a touchés, nous avons cru aux paroles de Dieu et la vie de Dieu
est entrée en nous. La vie de Dieu est incorporée dans Ses paro­
les. De plus, les paroles de Dieu sont vie (Jn 6.63). Donc, lorsque
nous recevons les paroles de Dieu, nous recevons la vie de Dieu.
La vie que nous recevons au moment de la régénération n'est
pas une vie charnelle mais spirituelle. Comme le vent, cette vie
n'a pas de forme et elle est invisible (Jn 3.8). Pourtant, elle est
très pratique et l'homme peut en prendre conscience. Par consé­
quent, la régénération de l'homme consiste simplement en ceci : à
sa vie humaine s'ajoute une autre vie, celle de Dieu.
Lorsque nous sommes régénérés, nous avons « l'autorité de
devenir enfants de Dieu » (Jn 1 . 12) et nous devenons la parenté
de Dieu dans la vie, comme un fils est parent avec son père (Ga
4.6 ; Rm 8. 1 5- 16). La vie non créée de Dieu est la vie de Dieu et
aussi la « vie éternelle » (Jn 17.3). C'est la vie qu'Adam aurait
pu obtenir mais qu'il n'obtint jamais. C'est la vie que l'homme ne
possède pas avant la régénération, mais qui entre en nous au
moment de la régénération . Voilà la caractéristique de la nouvelle
alliance, la gloire de la nouvelle alliance. Alléluia !
Dans la vie de Dieu, il y a la nature de Dieu. En conséquence,
lorsque nous avons la vie de Dieu, nous devenons des « partici­
pants de la nature divine » (2 P 1 .4). Nous pouvons comprendre le
cœur de Dieu, nous désirons immédiatement faire ce qu'il désire
et il nous est possible de vivre l'image de Dieu (Col 3 . 10). Si un
homme dit qu'il a reçu la vie du Fils de Dieu, mais qu'il ne vit en
94 LA NOUVELLE ALLIANCE

rien et n'exprime absolument pas dans son existence la nature de


cette vie ou qu'il ne déteste pas le péché et n'aime pas la j ustice,
alors la foi et la régénération de cet homme peuvent être mises en
doute. La nature de Dieu se trouve dans la vie de Dieu. Si nous
n'avons pas la nature de la vie de Dieu, comment pourrions-nous
déclarer avoir la vie de Dieu ?
« Le souffle (esprit) de l'homme est la lampe de l'Éternel » (Pr

20.27). Après la chute d'Adam, l'esprit de l'homme a été plongé


dans les ténèbres. Lorsque le Saint-Esprit nous a régénérés et a
placé la vie de Dieu en nous, Il a rendu notre esprit vivant (Ep
2.5). C'était comme si une lampe s'était allumée. La première
chose à mourir en l'homme au moment de la chute d'Adam a donc
été l'esprit humain. Ainsi, au moment de la régénération lorsque
le Saint-Esprit dépose la vie non créée de Dieu dans l'esprit de
l'homme, la partie de l'homme qui devient vivifiée est son esprit.
L'œuvre du Saint-Esprit commence depuis l'intérieur de l'homme,
opérant depuis le centre vers la circonférence, de l'esprit vers
l'âme puis vers le corps. Lorsque le Saint-Esprit régénère l'homme,
c'est une chose qui se passe entièrement au sein de l'esprit
humain. Par le passé, notre esprit était mort à cause du péché.
Désormais, l'esprit est devenu vivant (Col 2. 13) et nous pouvons
connaître Dieu et être sensibles au péché. C'est la raison pour
laquelle, lorsqu'un homme dit qu'il est régénéré, mais qu'il n'a
aucune connaissance de Dieu ni aucun sentiment vis-à-vis du
péché, nous pouvons douter de sa régénération.
Lorsque le Saint-Esprit nous a régénérés, Il nous a donné un
« cœur nouveau » et un « esprit nouveau » (Ez 36.26). Le fait que

le Seigneur nous donne un cœur nouveau ne signifie pas qu'Il


nous a donné un autre cœur, mais qu'Il a renouvelé notre cœur
corrompu. De la même manière, que Dieu nous donne un esprit
nouveau ne signifie pas qu'il nous donne un autre esprit, mais
qu'il ravive notre esprit mort et renouvelle notre vieil esprit. Un
cœur nouveau nous permet de penser à Dieu, de Le désirer et de
L'aimer. Un cœur nouveau nous permet d'avoir des désirs nou­
veaux et de nouvelles inclinations vers les choses spirituelles et
célestes. Avec un esprit nouveau, nous ne sommes pas faibles ni
impotents envers les choses spirituelles, comme nous l'étions
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 95

avant et nous n'ignorons plus les choses de Dieu . Avec un esprit


nouveau, nous devenons forts et puissants au sujet des choses
spirituelles, obtenons la compréhension des choses de Dieu ( 1 Co
2 . 12) et avons de la communion avec Dieu.
Une autre chose glorieuse qui arrive lorsque nous sommes
régénérés est que Dieu met Son Esprit dans le nôtre (Ez 36.27).
Après la régénération, l'Esprit demeure à l'intérieur de notre
esprit renouvelé. C'est là une expérience que le peuple de l'an­
cienne alliance ignorait totalement. Sous l'ancienne alliance, le
Saint-Esprit de Dieu œuvrait en l'homme, mais les Écritures ne
disent nulle part clairement que l'Esprit de Dieu était venu habi­
ter dans l'homme pour toujours. Comment savons-nous qu'au
temps de la nouvelle alliance, le Saint-Esprit demeure en nous
continuellement ? Nous savons cela par la parole que le Seigneur
a dite à Ses disciples : « Et moi, je prierai le Père, et il vous don­
nera un autre Consolateur, afin qu'il soit avec vous à jamais,
l'Esprit de réalité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu'il
ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez,
car il demeure en vous, et il sera en vous » (Jn 14. 16-17). Le Con­
solateur n'est autre que le Seigneur Lui-même qui vient sous une
forme différente, car le Seigneur poursuit en disant : « Je ne vous
laisserai pas orphelins ; je viens à vous ,, (v. 18). « Il ,, du verset 17
est le « je ,, du verset 18. Donc, le Consolateur est le Seigneur
Lui-même qui vient sous une autre forme. Lorsque le Seigneur
était sur terre, Il était constamment avec Ses disciples, mais Il ne
pouvait pas demeurer en eux. Après la résurrection, le Seigneur
est devenu un Esprit qui donne la vie, pouvant dorénavant habi­
ter en eux. En tant que Dieu incarné, Christ dans la chair ne
pouvait que se déplacer au milieu des hommes, mais Christ en
tant qu'Esprit peut entrer dans les hommes. C'est pourquoi,
lorsque l'Esprit est en nous, c'est Christ qui est en nous (Rm
8.9-10 ; 2 Co 13.5). Quand Christ est en nous, c'est Dieu qui est en
nous (le Christ dans Éphésiens 3 . 17 est le Dieu du verset 19).
Quelle bénédiction que le Créateur demeure dans Ses créatures.
C'est la chose la plus merveilleuse, la plus bénie et la plus glo­
rieuse de tout l'univers !
Le Seigneur ne nous a pas laissés orphelins. Cela signifie que
96 LA NOUVELLE ALLIANCE

c'est Lui qui prendra soin de nous, qui nous nourrira, nous ché­
rira, nous édifiera et qui portera toutes nos responsabilités. Ce
que Christ a accompli sur la croix est objectif, mais l'Esprit qui
demeure en nous change les faits objectifs en une expérience sub­
jective. L'Esprit de réalité guide l'homme dans toute la réalité.
Le mot « consolateur » revêt deux sens en grec. L'un est celui
d'une « aide qui se tient à vos côtés ». Cela décrit le Saint-Esprit
qui est toujours disponible comme notre Aide. Dès que nous avons
besoin de Son aide, Il semble être j uste à côté, prêt à nous aider.
Le second sens est celui « d'avocat » . Christ plaide notre cause
devant Dieu, en notre faveur.
Lorsque nous avons été régénérés, nous sommes devenus des
personnes sauvées. De plus, lorsque Dieu nous a sauvés, Il l'a fait
par le biais du lavage de la régénération (Tt 3 .5). La régénération
nous a non seulement donné la vie, mais nous a aussi lavés. Par la
régénération, notre ancienne création a disparu par le lavage
d'eau. Cela veut dire que nous sommes sauvés et délivrés de l'an­
cienne création. Nous étions autrefois une ancienne création mais
maintenant, par le renouvellement du Saint-Esprit (Tt 3.5), n ous
avons un cœur nouveau, un esprit nouveau et une vie non créée.
« Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle création. Les
choses anciennes sont passées ; voici qu'elles sont devenues nou­
velles » (2 Co 5. 17).
Lorsqu'un homme a la vie de Dieu, il peut connaître Dieu et
comprendre les choses spirituelles. Aujourd'hui, spirituellement,
il est dans le royaume de Dieu. À l'avenir, en réalité, il entrera
dans le royaume de Dieu (Jn 3.3, 5).
Aujourd'hui par la régénération, nous avons non seulement la
vie de Dieu mais nous avons aussi une espérance vivante pour
l'avenir. Nous avons un héritage incorruptible qui ne peut se
souiller ni se flétrir et qui nous est réservé dans les cieux ( 1 P
1 .3-4). Sur terre aujourd'hui, nous sommes un peuple céleste et
dans le futur, nous jouirons de la portion céleste.
Nous pouvons louer et rendre grâces à Dieu pour la merveil­
leuse régénération, qui produit des choses bénies et glorieuses.
Nous devons chanter :
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON C ONTENU 97

Mystère glorieux ! Le Sauveur


À moi s'unit !
Oh ! qu'il est merveilleux le salut
De Dieu en Jésus-Christ !
Alléluia ! Alléluia !
Quel fait glorieux !
Rien, rien ne pourra sur cette terre,
De Lui me séparer !

[Hymns, n° 1074, Living Stream Ministry, traduction libre.]


Lorsque nous avons été régénérés, nous sommes devenus de
l'espèce de Dieu. Mais il nous reste à grandir j usqu'à maturité
afin que nous puissions être semblables à Son espèce, à savoir,
afin que nous puissions devenir des hommes-Dieu glorifiés. Nous
devons prendre conscience du fait que chaque vie possède des
caractéristiques et capacités qui lui sont propres. Par exemple, les
oiseaux possèdent la vie des oiseaux et toutes les caractéristiques
et capacités qui la définissent. Les oiseaux aiment voler et ont
cette capacité. Les poissons possèdent la vie du poisson avec les
caractéristiques et capacités qui la définissent. Le poisson aime
vivre dans l'eau et a la capacité de le faire. Non seulement les ani­
maux sont ainsi, mais les plantes suivent les mêmes règles. « Tout
bon arbre produit de bons fruits mais, l'arbre mauvais produit de
mauvais fruits. Un bon arbre ne peut pas porter de mauvais
fruits ni un arbre mauvais porter de bons fruits » (Mt 7. 17-18).
Telle est la spontanéité de la vie, telle est la loi de la vie.
Puisque nous sommes régénérés, nous avons la vie de Dieu.
Cette vie a elle aussi ses propres caractéristiques et capacités.
Pourtant, nous devons comprendre que, bien que cette vie que
nous avons obtenue soit complète elle n'a pas encore mûri. L'orga­
nisme de cette vie est complet et peut atteindre le niveau
suprême de développement. Mais lorsque nous avons été régéné­
rés, nous avons simplement fait l'expérience d'une nouvelle
naissance. La vie que nous avons reçue n'a pas encore grandi ni
mûri. Elle était comme un fruit dont la vie est complète mais pas
encore mûre. La nouvelle naissance est complète du point de
vue de son organisme, mais pas du point de vue de sa maturité.
98 LA NOUVELLE ALLIANCE

Seule la maturité peut apporter la complétion à chaque partie de


l'organisme. En conséquence, après sa régénération, l'homme doit
passer par un long processus de renouvellement par le Saint­
Esprit jusqu'à ce que cette vie devienne parfaite dans chaque
partie de son être. Dans des paragraphes ultérieurs, nous verrons
dans le détail comment cette semence de vie manifeste son carac­
tère et sa capacité.

LA LOI DE VIE

Relisons Hébreux 8. 10 : « Je mettrai mes lois dans leur intelli­


gence et je les inscrirai sur leurs cœurs. » Ce verset montre la
différence entre la nouvelle alliance et l'ancienne. Dans l'an­
cienne alliance, la loi était en dehors de l'homme et écrite sur des
tablettes de pierre. Dans la nouvelle alliance, la loi est mise en
l'homme et inscrite sur son cœur. Ce qui avait été placé hors
de l'homme et écrit sur des tablettes de pierre doit donc apparte­
nir à la lettre (2 Co 3.6). Dans ce cas, quelle loi peut être mise en
nous et inscrite sur notre cœur ? Quelle est donc la nature d'une
telle loi ? La Parole de Dieu nous montre que la loi qui peut être
impartie en nous et inscrite sur notre cœur n'est pas une loi de la
lettre, mais une loi de vie. Toute loi n'est pas nécessairement une
loi de vie, mais chaque vie doit posséder une loi. La loi que Dieu
a mise en nous vient de la vie que Dieu nous a impartie. Puisque
nous avons la vie de Dieu, nous devons aussi voir la loi de vie
de Dieu. Dieu est venu dans le monde dans Son Fils et le Fils de
Dieu entre dans l'homme par l'Esprit. L'Esprit donne la vie à
l'homme. Cette vie remplit une fonction dans l'homme et cette
fonction est la loi de vie à laquelle nous nous intéressons ici. En
d'autres termes, cette loi de vie vient de l'Esprit. C'est ce que nous
dit Romains 8.2 : « La loi de l'Esprit de vie. » Veuillez noter que
cette loi est seule. L'ancienne alliance comptait de nombreuses
lois, tandis que la nouvelle alliance n'a ni première, ni seconde, ni
troisième, ni dernière loi mais une seule loi unique : la loi de vie.
C'est cela la nouvelle alliance.
Ici, nous devons attirer l'attention sur la nature de la loi de
vie, dont le fonctionnement est spontané. Par exemple, nos oreil­
les entendent spontanément. Il n'y a aucun besoin de déployer un
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 99

quelconque effort pour qu'elles entendent. De la même façon, il


est inutile de déployer des efforts particuliers pour régler notre
vision. Les yeux voient spontanément. La langue agit sans que
nous devions faire appel à notre force pour l'activer. Quand elle
goûte quelque chose de mauvais, vous recrachez spontanément.
Quand elle goûte un met délicieux, vous l'avalez spontanément.
Si l'oreille ne peut entendre, si les yeux ne peuvent voir et si la
langue ne peut goûter correctement, la cause en est soit une
maladie ou un défaut physique, soit tout simplement la mort. Ce
que Dieu nous a imparti est la vie et cette vie obéit à une loi. Dieu
n'a pas placé en nous des règlements ou la lettre morte, mais
quelque chose de vivant. Il s'agit de la loi de vie, d'une chose spon­
tanée.
L'exemple qui suit illustre ce point. Supposez que vous procla­
mez à un pêcher mort : « Tu devrais avoir des feuilles vertes, des
fleurs roses et le moment venu, être chargé de pêches. » Si vous
parlez à ce pêcher de cette manière du début j usqu'à la fin de
l'année, ce sera en vain car vous parlez à un arbre mort, dénué de
vie. Si toutefois le pêcher est un arbre vigoureux, vous n'aurez
besoin de rien dire. Spontanément, il va bourgeonner, donner des
feuilles, fleurir et porter du fruit. C'est cela la loi de vie. Cette loi
opère spontanément.
Puisque Dieu a imparti la vie en nous, la loi de cette vie doit
être présente. Cette vie doit fonctionner spontanément. Cette loi
vivra de manière pratique et spontanée la vie qui est en nous.
Cette vie produira tout naturellement ce qui est son contenu, au
moyen de la loi. De plus, cette vie manifestera la sagesse de Dieu
et tout ce qu'Il est, au travers de cette loi. Tant que nous ne dres­
serons pas d'obstacles devant elle, elle continuera à opérer spon­
tanément.

LES LOIS AU-DEDANS

Jérémie 31.33 dit : « Je mettrai ma loi au-dedans d'eux, je


l'écrirai sur leur cœur. » Pour comprendre ce qu'implique le terme
« au-dedans », nous devons étudier la façon dont notre cœur est

fait. Le cœur que nous étudions ici n'est pas le cœur biologique,
mais celui auquel les Écritures font référence et que la plupart
100 LA NOUVELLE ALLIANCE

de ceux qui appartiennent au Seigneur connaissent par leur


expérience. D'après le texte des Écritures, le cœur est formé de
plusieurs parties. Nous allons maintenant étudier chacune
d'entre elles, une par une.

Les parties du cœur


( 1 ) Le cœur comprend la conscience. Nous voyons cela dans
Hébreux 10.22, qui dit : « Les cœurs purifiés par aspersion d'une
mauvaise conscience. » Un Jean 3 .20 dit : « Car si notre cœur nous
blâme ». Blâmer est la fonction de la conscience et nous voyons
d'après ces versets que la conscience opère au sein du système du
cœur. Pour cette raison, nous affirmons que le cœur inclut la cons­
cience.
(2) Le cœur inclut l'intelligence. Dans Matthieu 9.4, nous
lisons : « Pourquoi pensez-vous de mauvaises choses dans vos
cœurs ? » Marc parle des raisonnements du cœur, Luc 1 . 5 1 des
pensées du cœur et Luc 24.38 des doutes qui s'élèvent dans les
cœurs. L'entendement se situe aussi dans le cœur (Mt 13. 15).
Marie gardait des choses et les repassait dans son cœur (Le 2 . 19)
et d'après Hébreux 4. 12, les pensées viennent du cœur. À partir
de ces versets, nous pouvons voir clairement que le cœur inclut
l'intelligence.
(3) Le cœur inclut aussi la volonté. Dans Actes 1 1 .23 nous
avons l'expression : « D'un cœur résolu » . Romains 6.17 mentionne
l'obéissance du cœur, 2 Corinthiens 9.7 parle de la résolution
issue du cœur et Hébreux 4. 12, des intentions du cœur. Ces ver­
sets nous montrent clairement que le cœur comprend la volonté.
(4) Le cœur inclut aussi l'émotion. Genèse 45.26 dit de Jacob
que son cœur resta froid. Luc 24.32 déclare : " Notre cœur ne brû­
lait-il pas au-dedans de nous ? » Jean nous dit, au verset 14. 1 :
« Que votre cœur ne se trouble pas » et en 16.22 : « Votre cœur se
réjouira. » Tous ces versets indiquent sans ambiguïté que l'émo­
tion fait partie du cœur.
Bien que nous n'osions pas dire que la conscience est le cœur,
que l'intelligence est le cœur, que la volonté est le cœur ou que
l'émotion est le cœur, nous pouvons cependant affirmer que le
cœur contient la conscience, l'intelligence, la volonté et l'émotion.
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 101

Le cœur contrôle la conscience, l'intelligence, la volonté et l'émo­


tion et dans sa totalité, il est l'ensemble de ces quatre aspects de
notre être. Plus tard, lorsque nous mentionnerons les parties spé­
cifiques du cœur, nous parlerons de conscience du cœur, intelli­
gence du cœur, volonté du cœur et émotion du cœur.
De tout ceci, nous voyons que l' « au-dedans » dont parle
Jérémie 31 .33 contient au moins les quatre parties du cœur : la
conscience, l'intelligence, la volonté et l'émotion.

Les relations entre le cœur et les lois


Dans Hébreux 8 . 10 et 10. 16, nous trouvons le mot lois au plu­
riel, bien que la loi de vie soit un singulier et non un pluriel.
Pourquoi la loi est-elle devenue plurielle ici ? La raison tient au
fait que la vie que nous avons reçue par la régénération n'a
qu'une seule loi. Il s'agit de la loi de vie. Mais cette loi fonctionne
en notre être de façon multiple. La vie de Dieu dans chacune de
nos parties intérieures fonctionne spécifiquement. Dans l'esprit,
elle a une fonction, dans l'intelligence elle a une fonction, dans la
volonté elle a une fonction, de même que dans l'émotion. Elle
fonctionne spécifiquement pour chacune des parties intérieures.
Lorsque Jérémie écrit « Je mettrai ma loi au-dedans d'eux >>, cela
veut dire que la loi de vie de Dieu fonctionne de manière spéci­
fique dans chacune des parties.
Donc, en ce qui concerne la loi à proprement parler, elle est
singulière, mais en ce qui concerne la fonction de cette loi dans
notre être, elle est multiple et plurielle. Cela est comparable à de
l'eau courante. La source est unique, mais les tuyauteries sont
multiples. La vie n'a qu'une loi en nous, mais cette loi doit se
répandre dans toutes nos parties internes. Nous avons cette loi
dans notre esprit, dans notre intelligence, dans notre volonté et
aussi dans nos émotions. Pour ce qui est de la vie elle-même, il y a
une seule loi, mais en ce qui concerne la façon dont elle fonctionne
et opère, il y a de nombreuses lois. La loi se répand dans les diver­
ses parties et devient plusieurs lois, mais la source est unique.

Le cœur est le portail de notre être


L'esprit est la partie suprême de l'homme. Pourtant, ce qui
102 LA NOUVELLE ALLIANCE

représente la personne de l'homme n'est pas l'esprit mais le cœur.


C'est le cœur qui représente l'homme. Dans Psaumes 4.5, il est
question de dialogue avec son propre cœur, ce qui montre que
le cœur est la véritable personne de l'homme. Notre cœur est la
partie la plus importante de notre être.
Le cœur se situe entre l'esprit et l'âme. Par conséquent, tout ce
qui entre dans l'esprit doit passer par le cœur et tout ce qui sort
de l'esprit doit aussi passer par le cœur. Proverbes 4.23 dit :
« Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent

les sources de la vie. » Cela signifie que le cœur est le canal par
lequel coule la vie. En d'autres termes, le fruit que l'homme pro­
duit de manière visible sort de son cœur et pour cette raison, le
cœur est primordial. Le cœur est le chemin obligatoire sur lequel
la vie se déplace. Donc, avant que la vie de Dieu entre en nous,
c'est notre cœur qui doit préalablement être touché. Si notre cœur
ne s'est pas attristé et ne s'est pas repenti, la vie de Dieu ne peut
pas entrer. Que Dieu nous fasse ressentir la peine du péché, la
douceur de Son amour ou la valeur de Christ, Il le fait toujours en
touchant notre cœur, nous amenant à ressentir la tristesse et à
nous repentir. La tristesse du cœur est la fonction spécifique de la
conscience et dans la repentance, c'est notre pensée qui se tourne.
Lorsque le cœur est ainsi touché, notre volonté décide et notre
cœur croit. Lorsque nous recevons Christ, la vie de Dieu entre en
nous et est plantée en nous ( 1 P 1.23).

Le cœur est le commutateur de la vie


Un grain de blé planté en terre commencera et continuera à
pousser. Pourtant, sa croissance nécessite que certaines condi­
tions soient réunies. Par exemple, si la semence est plantée mais
j amais arrosée, la croissance sera empêchée. Nous constatons ce
même principe non seulement dans la vie, comme en sciences
physiques. L'électricité est puissante, mais quand le commuta­
teur est en position d'interruption, le flux électrique s'arrête. Il
est vrai que la vie est puissante et spontanée, mais si quelque
chose en empêche le développement ou si les conditions nécessai­
res à son développement ne sont pas réunies, elle ne grandira
pas. Il semblera que la croissance s'est interrompue.
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 103

Comment cette vie peut-elle donc se développer en nous ? Sou­


venons-nous que recevoir la vie commence avec notre cœur et que
la croissance de cette vie commence aussi par notre cœur. Que la
vie puisse grandir en nous dépend de notre cœur, de son ouver­
ture à Dieu. Si notre cœur est ouvert à Dieu, la vie en nous
grandira et se répandra. Mais si notre cœur est fermé envers
Dieu, la vie en nous ne sera pas en mesure de se développer ni de
se répandre. Conséquemment, la croissance et le développement
de la vie en nous sont entièrement une question liée à notre cœur.
Il ne faut pas que nous ignorions cela.
Nous devons prendre conscience du fait que le cœur a des
désirs et des inclinations, alors que l'esprit nous permet d'avoir
de la communion avec Dieu. Donc, le fait de désirer Dieu et d'ai­
mer Dieu n'est pas une chose de l'esprit, mais du cœur. Tandis
que le fait d'adorer et de servir Dieu n'est pas une chose du cœur
mais de l'esprit. Le cœur peut aimer Dieu, mais il ne peut pas
contacter Dieu. Le cœur peut tendre vers Dieu, mais il ne peut
pas communier avec Lui. Seul l'esprit peut toucher Dieu et avoir
de la communion avec Dieu.
Certains diraient que si nous souhaitons contacter les choses
de Dieu, il nous faut utiliser notre intelligence, tout comme lorsque
nous entendons des sons, nous devons utiliser notre intelligence.
Alors qu'il est vrai que notre intelligence est nécessaire pour
l'écoute des sons, il est aussi vrai qu'il nous faut également utiliser
nos oreilles. Si quelqu'un vous parle et que vous êtes dépourvu
d'oreilles, votre intelligence ne pourra pas saisir les paroles pro­
noncées. Il en est de même pour la vue. S'il y a des couleurs rouge,
blanc, jaune et bleu autour de nous mais que nous n'avons pas les
yeux pour les voir, notre intelligence ne pourra pas comprendre ce
qu'est le rouge, le jaune, le blanc ou le bleu. Pour voir, vous devez
utiliser vos yeux. Les sons sont transmis par nos oreilles vers
notre intelligence et les couleurs le sont par nos yeux. De la même
façon, les choses spirituelles doivent être touchées par l'esprit.
Si Dieu désire avoir de la communion avec nous, mais que
nous n'avons pas de cœur, cela Lui sera impossible. Notre cœur
est comme le commutateur électrique : quand il est en position
ouverte, la lumière s'allume. En position fermée, la lumière
104 LA NOUVELLE ALLIANCE

s'éteint. Si notre cœur est ouvert à Dieu, Dieu pourra facilement


avoir de la communion avec nous, mais s'il est fermé à Dieu, cela
Lui sera très difficile. Certes, la vie de Dieu est en nous mais
le cœur est le commutateur de cette vie. De notre cœur dépend le
passage de la vie de Dieu à travers notre esprit vers notre cons­
cience, à travers notre esprit vers notre intelligence, à travers
notre esprit vers notre volonté et à travers notre esprit vers nos
émotions. Si notre cœur est ouvert, la vie de Dieu a un chemin. Si
le cœur est fermé, la vie de Dieu est bloquée.

Le cœur peut empêcher le déplacement de la vie


Lorsque le Saint-Esprit nous a régénérés, nous avons reçu l a
vie non créée de Dieu. Cette vie est puissante et sans limites. Elle
n'est restreinte ni par l'espace ni par le temps. Mais si notre cœur
a des problèmes, la vie de Dieu sera considérablement entravée.
La vie de Dieu a été dispensée dans notre esprit, mais cette vie
désire se répandre et occuper les différentes parties de notre être
intérieur. Si une quelconque partie de notre être a des problèmes,
cette vie sera empêchée et stoppée.
Tous ceux qui appartiennent au Seigneur par la grâce de Dieu
ont la vie de Dieu en eux. C'est un fait clair et indéniable. Que la
vie de Dieu soit vivante et vive en nous est aussi indéniable.
Parce que nous avons la vie de Dieu en nous, nous recevons révé­
lation et lumière. Sa voix et Ses sentiments sont en nous. Pour­
quoi alors tant d'enfants de Dieu disent-ils : « Je ne reçois ni
révélation, ni lumière et je n'ai pas Sa voix ni Son sentiment » ?
Cela signifierait-il que la vie de Dieu en eux n'est pas réelle ? Cela
signifie-t-il que la vie de Dieu n'est pas vivante ? Non, bien
entendu ! La vie de Dieu est belle et bien réelle et vivante. En
plus, la vie de Dieu existe au-dedans d'eux. La raison pour
laquelle ils n'entendent pas Sa voix ni ne ressentent Ses émotions
est qu'ils ont un problème lié à leur cœur. Peut-être est-ce un pro­
blème de conscience. Il se peut qu'un péché que la conscience
condamne n'ait pas été traité. Ou bien l'intelligence est-elle
peut-être pleine de soucis, de pensées mauvaises, de raisonne­
ments ou de doutes. Il peut y avoir un problème lié à la volonté,
comme ce serait le cas d'une personne qui s'entête à tenir ferme à
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 105

son opinion ou qui ne veut pas obéir. L'émotion aussi peut être
remplie de désirs charnels ou d'inclinations naturelles. Quoiqu'il
en soit, il y a une partie du cœur qui pose problème.
La vie de Dieu a été dispensée en nous, cette vie veut sortir de
l'esprit. Mais de notre côté, nous ne lui permettons pas de sortir.
Parfois, notre conscience ne lui permet pas de passer. D'autres
fois, ce sont nos pensées qui ne lui permettent pas et d'autres fois
encore, c'est notre volonté ou notre émotion qui ne laissent pas
passer la vie. Par conséquent, la vie de Dieu ne peut pas se mani­
fester à travers nous. Souvenons-nous que lorsque la vie de Dieu
se déplace en nous elle doit passer par les différentes parties de
notre cœur. Si un quelconque aspect de notre cœur a des problè­
mes, cela peut empêcher le déplacement de la vie de Dieu.
Éphésiens 4. 17-19 apporte la preuve de ce que nous venons de
dire : « Voici donc ce que je dis et atteste dans le Seigneur : que
vous ne m archiez plus comme les nations, qui marchent dans la
vanité de leur intelligence, ayant l'intelligence obscurcie, étant
privées de la vie de Dieu, à cause de l'ignorance qui est en elles, à
cause de l'endurcissement de leur cœur ; elles qui, ayant perdu
toute sensation, se sont livrées à la luxure pour pratiquer avide­
ment toute espèce d'impureté. » Le terme « intelligence » du
verset 17 est le mot nous dans la langue grecque originale. Ce
mot se retrouve vingt-quatre fois dans le Nouveau Testament. Il
est parfois traduit par « intelligence » ou « pensée » (comme dans
certaines versions de Le 24.45 ; Rm 1 .28 ; 7.23, 25 ; 1 1 .34 ; 12.2 ;
14.5 ; 1 Co 1 . 10 ; 1 Co 2 . 16 ; Ep 4. 17, 23 ; Col 2 . 18 ; 2 Th 2.2 ; 1 Tm
6.5 ; 2 Tm 3.8 ; Tt 1 . 15 ; Ap 17 .9) et d'autres fois il est traduit par
« compréhension » (comme dans Ph 4.7). Le mot nous porte un
sens double, celui d'intelligence et de compréhension. Notre être
compte trois organes de perception : le cerveau dans notre corps,
l'intuition dans notre esprit et l'intelligence dans notre âme. Notre
intelligence devrait être gouvernée par notre intuition. Nous com­
prenons tous que le cerveau est dans notre corps, mais l'intuition
est dissimulée et moins évidente. Parfois, nous la ressentons et
d'autres fois, non. Parfois elle nous incite et d'autres fois elle nous
arrête. C'est ce que nous appelons l'intuition. Entre l'intuition
et le cerveau, il y a notre intelligence. L'intelligence exprime ce
106 LA NOUVELLE ALLIANCE

que l'intuition veut dire et aide le cerveau à tout rendre clair.


Pourtant, même si notre intuition est sensible et notre cerveau
exercé, si l'intelligence a un problème, la signification de ce qui
est en nous ne peut pas se faire connaître. Le nous d'Éphésiens
4.7 est un organe capable de pensée. Il peut être comparé à nos
yeux. Mais le mot « compréhension » dans Philippiens est en Grec
dianoia et définit la fonction de cet organe. En cela il est compa­
rable à la vision ou la vue. Il est la puissance qui permet de
comprendre.
Les pensées vaines de l'homme (le nous) sont son imagination,
ses « châteaux en Espagne » ou ses « plans sur la comète ». Ce
genre d'intelligence est toujours remplie de pensées vaines. Un
j our, après qu'un prédicateur eut fini son message, il demanda à
certaines personnes de la congrégation de prier. Au cours d'une
prière, un homme mentionna 250 sapèques.* Les pensées de cet
homme étaient entièrement remplies de rêves d'argent et de
richesses. Lorsque la vie de Dieu se déplaçait j usqu'à cette partie
précise de son être, comment pouvait-elle passer ? De cet exemple
nous voyons que tout, qu'il s'agisse d'une personne, d'une chose
ou d'une question, peut devenir une pensée imaginaire qui occupe
notre intelligence. Lorsqu'une pensée imaginaire occupe notre
intelligence, la vie de Dieu est étouffée (Mt 13 .22).
Quand l'intelligence d'une personne est occupée par son ima­
gination, sa compréhension devient voilée et sa capacité à
comprendre faiblit. Un j eune chrétien était préoccupé par une
certaine chose. Il continua à tourner cette chose dans sa tête tant
et tant que cela finit par l'épuiser. Certaines fois, il pensait que
cette chose était la volonté de Dieu et d'autres fois, qu'elle ne
l'était pas. Il ressassait sans cesse la chose dans sa tête et il finit
par être confus. Ceci montre que sa dianoia, sa compréhension,
était obscurcie.
Les raisons pour lesquelles l'intelligence devient vaine, la

* [Ancienne monnaie chinoise de l'époque la dynastie Qing, durant


laquelle les pièces de monnaie, de peu de valeur, étaient enfilées par cent
ou par mille sur une petite cordelette. Chaque cordelette de cent ou mille
pièces représentait une unité monétaire.]
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 107

compréhension s'obscurcit et nous devenons étrangers à la vie de


Dieu, sont dues à notre ignorance intérieure et à la dureté de
notre cœur, qui nous privent de toute sensation. Le cœur peut
s'endurcir à tel point qu'il ne ressent plus rien. Pour cette raison,
la source du problème est le cœur.
En résumé, nous pouvons affirmer que lorsque le cœur et
endurci, nous devenons étrangers à la vie de Dieu, ignorants
et incapables de comprendre. De ce fait, la croissance de vie est
bloquée. Nous devons donc prendre conscience que le problème ne
réside pas dans la loi de vie qui arrêterait de se mouvoir en nous,
car en fait elle attend constamment de se répandre dans tout
notre intérieur. En revanche, si une quelconque partie de notre
cœur a un problème, le mouvement de la vie sera bloqué. Donc,
pour que la vie de Dieu se répande et se meuve sans obstacle, le
cœur doit préalablement n'avoir aucun problème.

Le cœur de pierre attendri et le mouvement de la vie


Ézéchiel 36.25-27 parle de cinq choses : ( 1) nous avons été
purifiés par une eau pure, (2) nous avons reçu un cœur nouveau,
(3) nous avons un esprit nouveau au-dedans de nous, (4) notre
cœur de pierre a été retiré et nous avons reçu un cœur de chair et
(5) l'Esprit de Dieu a été mis en nous. Ces cinq choses ont été
mises en nous pour que nous puissions marcher selon les pres­
criptions de Dieu et observer Ses ordonnances. Nous avons déjà
fait remarquer que Dieu nous a donné un cœur et un esprit nou­
veaux et que le Saint-Esprit demeure en nous. Maintenant,
portons notre attention sur la façon dont Dieu retire le cœur de
pierre et nous donne un cœur de chair. Nous devons savoir que
lorsque nous mentionnons le cœur de pierre et le cœur de chair,
nous ne disons pas que nous avons deux cœurs. Nous n'en avons
qu'un. Le cœur de pierre indique la dureté du cœur, tandis que le
cœur de chair indique la tendreté du cœur. Le cœur n'en reste pas
moins unique. Nous n'en avons qu'un seul. Lorsque nous avons
été sauvés, Dieu nous a donné un cœur de chair mais notre cœur
de pierre était toujours là. Nous pourrions dire que nous avions
d'une part un cœur de chair et d'autre part un cœur de pierre. Le
retrait du cœur de pierre ne se fait pas subitement en une seule
108 LA NOUVELLE ALLIANCE

fois mais il est attendri petit à petit. L'étendue de la croissance de


la vie de Dieu en nous dépend complètement du degré auquel
notre cœur a été attendri. Notre cœur de pierre doit être graduel­
lement transformé en un cœur de chair pour que la vie de Dieu
puisse se mouvoir et se répandre sans obstacles.
Parmi les enfants de Dieu, nombreux sont ceux qui ont fait
l'expérience suivante : ils ont tout d'abord été sauvés et leur cœur
de pierre s'est attendri, mais sans devenir totalement tendre.
Au moment de leur salut, leur cœur s'est attendri à peut-être
soixante-dix pourcent, mais après un certain temps, leur cœur
s'est à nouveau endurci. C'est comme s'ils étaient revenus à leur
condition première. En plus, cet endurcissement du cœur semble
pire qu'il ne l'était avant. Le cœur est peut-être capturé par cer­
taines choses, touché par une personne, lié à un objet quelconque
ou attiré par une position. Ces choses commencent alors à tirer
l'homme vers le bas. Tout ceci provoque des problèmes liés au
cœur. La vie qui grandit et se répand en nous dépend entièrement
du degré de transformation de notre cœur et dépend de la dureté
ou de la tendreté de notre cœur. Si notre cœur est pris par des
choses autres que Dieu, qu'il s'agisse d'un objet, d'une personne
ou d'un sujet, elles seront un obstacle au mouvement de la vie.
Par conséquent, Dieu désire transformer notre cœur. Il va conti­
nuer à nous transformer jusqu'à ce que la vie en nous se répande
puissamment.
Lorsque la vie de Dieu désire se répandre en nous, Dieu
touche toujours notre cœur en premier, attendrissant notre cœur
de pierre. Certaines personnes sont touchées par l'amour de Dieu,
d'autres par Sa discipline. Lorsque les enfants d'Israël se détour­
nèrent de Dieu, Il les frappa et ils revinrent à Lui. Un autre
exemple est celui d'une sœur qui était « prisonnière » de son
enfant, le chérissant à l'extrême. Dieu parla une fois, mais elle ne
voulut pas écouter. Dieu parla deux puis trois fois, mais elle
ne voulut toujours pas écouter. Puis Dieu prit l'enfant. En cet ins­
tant, le cœur de la femme se tourna vers Dieu. Un autre frère
était capturé par son entreprise. Dieu lui parla deux, cinq, dix,
vingt fois mais le frère n'écouta pas. Dieu fit donc péricliter son
entreprise. Le frère se tourna alors à Dieu. Certains serviteurs du
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 109

Seigneur ont été capturés par leur œuvre, étant occupés nuit et
jour. Il est vrai que l'œuvre est du domaine spirituel mais elle
peut capturer notre cœur et prendre la place de Dieu. Dieu parla
à une telle personne une fois, mais celle-ci n'écouta pas. Dieu lui
parla dix fois, toujours sans résultat. Dieu frappa la personne et
elle tomba. Son cœur s'illumina et elle retourna à Dieu . Certains
frères et sœurs ont une pratique qui leur est propre, une qualité
particulière ou bien une justice qui leur est propre. Mais ces pra­
tiques, qualités ou justices deviennent leur fierté, la règle, la
norme par laquelle ils mesurent les autres. Ces choses envahis­
sent leur cœur. Dieu leur parle une fois, deux fois, dix fois, vingt
fois, mais ils n'écoutent pas. Alors la main de Dieu vient sur eux.
Là, ils sont éclairés et se prosternent devant Lui. Leur cœur est
absolument tourné vers Dieu. C'est par une telle œuvre que Dieu
transforme un cœur de pierre en cœur de chair pour que la vie
puisse se déplacer sans empêchement. Si votre cœur a été touché
par Dieu, vous direz spontanément : « Ô Dieu ! Je me consacre à
Toi . Je veux que Tu tournes mon cœur entièrement vers Toi. »
Lorsque vous vous offrez de cette manière et permettez à Dieu
qu'il fasse Son travail, Il se déplacera en vous et alors qu'il le
fera, vous verrez quelque chose, entendrez quelque chose et res­
sentirez quelque chose. Si vous êtes disposé à obéir à Dieu, Sa vie
se répandra dans votre conscience, votre intelligence, votre
volonté et vos émotions. De cette façon, la vie de Dieu continuera
incessamment à se mouvoir en vous.

Deux conditions pour le déplacement de la vie


La loi de vie devrait toujours se répandre. Dieu veut se
répandre dans toutes les parties de notre être, mais bien souvent,
lorsque la loi de vie se meut, elle est arrêtée par un mur solide et
ne peut pas passer. Un obstacle se dresse devant ce déplacement.
De ce fait, pour que la vie se déplace et passe plus loin, nous
devons remplir deux conditions.

Obéir à la première sensation que


la vie de Dieu nous donne

La première condition à remplir consiste à obéir à la première


1 10 LA NOUVELLE ALLIANCE

sensation que nous recevons de la part de la vie de Dieu. Tout


homme régénéré recevra quelque chose, percevra une chose issue
de la vie. Un chrétien qui était médecin posa la question suivante
à un prédicateur : « Le début et notre croissance de la vie spiri­
tuelle commencent tous deux par la faim et la soif. Pourtant,
bien des gens ne ressentent ni faim ni soif. Quand c'est le cas,
comment pouvons-nous les aider à avoir faim et soif ? » Il lui
répondit : « Tu es médecin. Tu sais que tout homme a la vie. À
moins qu'il ne soit mort, un homme a de l'appétit. Comment
accroître son appétit ? Tu prescris un médicament à cet effet. S'il
le prend, son appétit augmentera peu à peu, j usqu'au jour où il
redeviendra normal. Donc, dès que nous ressentons un petit
quelque chose, un sentiment aussi faible soit-il, il nous faut obéir
à ce sens et notre appétit et notre soif augmenteront. Plus nous
obéissons, plus la faim et la soif augmentent, plus le sentiment
intérieur prend de force. Puis nous obéissons un peu plus. Plus
nous obéissons, plus le sentiment est fort. En suivant ce chemin,
nous sommes vivifiés intérieurement. » La vie du Seigneur se
déplace en nous de la même manière. Elle se meut dans notre
émotion, nous faisant nous tourner vers Dieu, elle se meut dans
notre intelligence, nous faisant nous tourner vers Dieu. Pu is, elle
se déplace dans notre volonté, nous faisant nous tourner vers
Dieu. Par ce processus répété, la vie en nous augmente, s'appro­
fondit et nous fait grandir. Par conséquent, nous devons commen­
cer par obéir au sentiment intérieur, même s'il est faible. Chaque
fois qu'un sentiment issu de la vie s'élève en nous, nous devons y
obéir.
Certains demanderont : « Une fois que j'ai obéi, que se passe
t-il ? La réponse est la suivante : avant d'obéir au premier sens
,,

reçu, ne vous inquiétez pas de l'étape suivante. D'après les Écri­


tures, Dieu ne donne jamais à l'homme deux sens ou sentiments
en même temps. Abraham illustre cela. Lorsqu'il partit. il ne
savait pas où il se rendait (He 1 1 .8). Il savait uniquement que
Dieu voulait qu'il quittât sa maison, sa terre et sa parenté afin de
se rendre en un lieu que Dieu lui indiquerait plus tard (Ac 7.3).
Le premier sens qu'il reçut fut celui de quitter Our de Chaldée.
La conduite de la vie ne vous laissera jamais être indépendant,
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 111

mais toujours dépendant. L'expérience d'Abraham se résume


ainsi : « Je ferai ce premier pas. Le pas suivant, je ne le connais
pas encore. » Alors qu'il avançait pas à pas, il dépendait entière­
ment de Dieu . Dieu non seulement donna la foi à Abraham, mais
Il forgea aussi Sa nature en lui. En conséquence, après avoir obéit
à la première étape, il vous faut continuer à fixer vos regards sur
Dieu, Lui remettant la seconde étape à travers la communion. Si
nous avançons ainsi, pas à pas, Dieu nous guide.
Lorsque par la grâce de Dieu nous apprenons à Le suivre
depuis notre intérieur, des sentiments et sensations s'élèveront
en nous. Quand nous avançons de la sorte, pas à pas et que nous
faisons un pas qui n'est pas selon Dieu, un mouvement qui n'est
pas en accord avec la vie intérieure, nous ressentirons immédia­
tement l'interdiction du Saint-Esprit (Ac 16.6). C'est quelque
chose d'extrêmement précieux. Immédiatement, vous ressentirez
que l'Esprit de Jésus ne vous suit pas (Ac 16.7). Si vous obéissez à
la conduite intérieure encore et encore, que ce soit pour agir ou
pour vous immobiliser, vous grandirez dans la vie. Nous le répé­
tons : il nous faut obéir à la première sensation que la vie nous
donne. Même le sens le plus minuscule demande notre obéis­
sance, car l'obéissance est une condition primordiale qui permet
le mouvement de la vie.

Aimer Dieu

Une autre condition requise est celle d'aimer Dieu. Marc 12.30
nous dit : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur,
de toute ton âme, de toute ton intelligence et de toute ta force. »
D'après la langue d'origine, le mot « intelligence » devrait être
traduit par « compréhension » (dianoia). Ce verset montre que
nous devons y employer tout notre cœur, toute notre âme, toute
notre compréhension et toute notre force. La Parole de Dieu nous
montre qu'aimer le Seigneur est lié au mouvement de la vie.
L'expérience faite par de nombreux saints indique que Dieu com­
mence par planter la vie en nous, après quoi Il touche nos
émotions par l'amour. Dans l'Évangile selon Jean, l'accent est mis
sur la foi et l'amour. Cet évangile dit que celui qui croit a la vie
éternelle (Jn 3 . 16). Il dit aussi : « Si quelqu'un m'aime, il garde
1 12 LA NOUVELLE ALLIANCE

ma parole, et mon Père l'aimera ; nous viendrons à lui, et nous


ferons une demeure avec lui » (Jn 14.23). La foi signifie que nous
recevons la vie en nous, tandis que l'amour signifie que l'on l aisse
la vie couler. Seule la foi peut laisser la vie entrer. Seul l'amour
peut laisser la vie couler.
Nous devons donc permettre à cet amour d'atteindre notre
cœur et de couler au travers de notre émotion, notre intelligence
et notre volonté. Levons notre tête et déclarons : « Ô mon Dieu, je
veux T'aimer de tout mon cœur, je veux T'aimer de toute mon
âme, je veux T'aimer de toute ma compréhension, je veux T'aimer
de toute ma force ! » Si quelqu'un fait cela en toute sincérité verra
immédiatement sa pensée changer, ses paroles changer et son
comportement changer. Tout au-dedans et en-dehors changera
totalement. Frères et sœurs, ce que Dieu attend de nous aujourd­
'hui, c'est que notre cœur, notre âme, notre compréhension et
notre force soient touchés par Lui . Deux Corinthiens 3 . 16 dit :
« Mais lorsque leur cœur se tourne vers le Seigneur, le voile est
enlevé. » Chaque fois que le cœur se tournera vers le Seigneur, il y
aura la lumière, Sa voix et la sensation que produit la vie.
La question n'est donc pas : qu'est-ce que la lumière ?
Qu'est-ce que Sa voix ? Ou Qu'est-ce que la sensation produite
par la vie ? La question est : où est votre cœur ? Si votre cœur est
englué à une personne, une chose ou une question, s'il est attaché
aux dons, aux expériences spirituelles ou aux œuvres, le déploie­
ment de la vie sera empêché. La vie intérieure sera limitée dans
son écoulement parce qu'elle ne pourra pas traverser votre cœur.
Pour cette raison, le cœur doit se tourner vers le Seigneur et se
fixer sur Dieu seul. Si notre cœur est tourné vers Dieu, nous rece­
vrons la lumière intérieure, nous entendrons Sa voix et nous
recevrons le sentiment issu de la vie. Frères et sœurs, si nous vou­
lons connaître la volonté de Dieu, nous ne devons pas essayer de
comprendre avec notre intelligence. Nous devons en premier
tourner notre cœur vers Dieu. Nous devons prier : « Ô Dieu, je ne
désire que Toi. Je ne veux rien d'autre. » En faisant cela, nous
n'aurons aucun mal à comprendre la volonté de Dieu.
Romains 12. 1-2 nous confirme ces choses. D'abord, Paul a dit :
« Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu. » Par
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 1 13

ces premiers mots, Paul toucha leur émotion. Puis, il poursuivit : «


À présenter vos corps comme un sacrifice vivant. » Par ces

mots-ci, son intention était de faire réagir la volonté. Par la suite,


il aj outa : « Soyez transformés par le renouvellement de l'intelli­
gence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce
qui est bon, agréable et parfait. » C'est la connaissance de la
volonté de Dieu dans l'intelligence. Cela nous montre que la vie
qui est en l'homme peut se répandre dans son émotion, sa volonté
et son intelligence. De cette manière, la vie imprègne notre être
intérieur et coule à travers nous. Quand notre cœur est absolu­
ment tourné vers Dieu, Il nous infusera Son sentiment. Après,
intérieurement et extérieurement, nous changerons. Par consé­
quent, si nous voulons que la vie en nous se répande vers
l'extérieur, si nous voulons que la vie grandisse, nous devons
aimer le Seigneur notre Dieu de tout notre cœur, de toute notre
âme, de toute notre intelligence et de toute notre force.

Les deux fonctions du mouvement de la vie


La vie de Dieu se meut continuellement. Si nous sommes dis­
posés à Lui ouvrir le chemin en Lui obéissant, la vie intérieure
grandira et se développera naturellement. Si nous permettons
à cette vie de continuer à se mouvoir en nous, la laissant péné­
trer notre conscience, notre intelligence, nos émotions et notre
volonté, ce déplacement continuel éliminera toutes les choses que
nous ne devrions pas avoir et déposera en nous toutes les riches­
ses de Dieu. Ainsi, il y a toujours quelque chose qui est éliminé et
autre chose qui est ajouté. Plus il y a d'éliminations, plus de
choses seront ajoutées. Ce qui est éliminé est ce qui ne devrait
pas rester en nous. Ce qui est ajouté est ce que nous devrions
avoir. Ce qui est éliminé appartient à Adam. Ce qui est ajouté est
quelque chose de Christ. Ce qui est éliminé est vieux, tandis que
ce qui est ajouté est nouveau. Ce qui est éliminé est mort, tandis
que ce qui est ajouté est vivant. Par ce processus d'élimination et
d'ajout progressifs, la vie en nous grandit.
Lorsque la vie de Dieu se meut au-dedans de nous, elle remplit
deux fonctions : une fonction de mort et une fonction de résurrec­
tion. La fonction de mort sert à retirer la maladie, tandis que la
1 14 LA NOUVELLE ALLIANCE

fonction de résurrection sert à nous donner la santé. Le premier


élément de la croix de Christ est la mort, tandis que le second élé­
ment est la vie. Romains 6 nous dit que ces deux éléments sont
les éléments les plus puissants et utiles de la vie de Christ. La
croix signifie simplement que lorsque notre cœur est touché par
Dieu, nous nous offrons à Lui pour que Sa vie puisse continuer de
se déplacer en nous. Lorsque Sa vie se meut, un élément nous met
à mort. Cette fonction de mort éliminera les choses en nous qui
devraient disparaître. Elle éliminera ce qui est contraire à Dieu,
contraire à la vie et contraire au Saint-Esprit. Par ailleurs, il y a
un élément de vie qui nous rend vivants. Cette fonction de vie
nous fait vivre les richesses de la divinité, de sorte que nous deve­
nons remplis de lumière, de joie et de paix. La mort de Christ et la
vie de Christ nous délivrent du péché et de tout ce que Dieu hait
et condamne. En plus, elles nous font recevoir quelque chose de
frais et de lumineux, de joyeux et de paisible. Tout comme il y a
l'élimination, il y a aussi l'ajout. Nous devons permettre à la vie
de Dieu d'opérer, de se mouvoir en nous. Chaque fois que cette vie
se meut, quelque chose est éliminée et autre chose est ajoutée.
Lorsque la vie de Dieu se déplace en nous, nous mourons un peu
plus et simultanément, nous vivons un peu plus. Plus la vie de
Dieu se déplace et élimine ce qui ne devrait pas être en nous, plus
les choses qui devraient nous constituer sont ajoutées. Plus la
mort est éliminée, plus la vie augmente. Puissions-nous progres­
ser en suivant le mouvement de la vie de Dieu pour que Sa vie en
nous atteigne toutes les différentes parties de notre être, sans
obstacle, éliminant toujours et ajoutant sans cesse !

La grande puissance du mouvement de la vie


Hébreux 8. 7 dit : « Car si cette première alliance avait été
sans défaut, il n'aurait pas été cherché de lieu pour une seconde. »
Nous avons déj à mentionné que la raison pour laquelle la
première alliance était défectueuse ne tient pas à l'alliance
elle-même, mais au fait qu'elle était sans force lorsqu'elle était
appliquée à l'homme. La première alliance composée des com­
mandements de la lettre était inscrite sur des tablettes de pierre.
Elle pouvait uniquement ordonner à l'homme d'observer la loi,
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 1 15

mais elle ne lui donnait pas la puissance de le faire. La raison


pour laquelle la nouvelle alliance est meilleure tient au fait que
par elle, la loi est dispensée dans l'homme, qu'elle est inscrite sur
le cœur de l'homme. La loi de vie de la nouvelle alliance peut
entraîner l'homme à obéir à la volonté de Dieu et ne requiert
pas l'enseignement humain. Elle permet à l'homme de connaître
Dieu de l'intérieur. En conséquence, nous disons que la nouvelle
alliance est intensément glorieuse et extrêmement précieuse.
Dans la nouvelle alliance, les lois de Dieu sont mises
au-dedans de l'homme. Si la vie de Dieu se meut vers une cer­
taine partie mais ne peut pas passer, elle est empêchée et restera
bloquée à cet endroit. Elle ne pourra pas se répandre. Ceci ne
veut pas dire qu'il y a quelque chose que la nouvelle alliance ne
peut pas faire. Non, la nouvelle alliance peut tout accomplir, car
la nouvelle alliance veut dire « avec Dieu, tout est possible » . La
raison pour laquelle la nouvelle alliance peut tout faire est due
au fait que le mouvement de cette vie est puissant. La puissance
est la puissance de la vie indestructible (He 7. 16). La grande
puissance du mouvement de cette vie est la même puissance qui a
ressuscité le Seigneur Jésus d'entre les morts (Ep 1.20). C'est
aussi la puissance du déplacement de cette vie qui est capable de
faire bien au-delà de ce que nous demandons ou pensons (Ep
3.20).
Voyons à présent quelques exemples.

Elle peut entraîner le cœur


de l 'homme à se tourner vers Dieu

Nous apprenons dans 2 Corinthiens 3 . 14- 16 que le cœur des


enfants d'Israël s'était endurci. Lorsqu'ils lisaient l'Ancien Testa­
ment, un voile demeurait sur leur cœur. Nous lisons aussi que
chaque fois que le cœur se tourne vers le Seigneur, le voile est ôté.
Cela montre clairement que le voile des Israélites était le voile
sur leur cœur endurci, un cœur qui ne voulait pas du Seigneur.
Lorsque leur cœur se tournerait vers le Seigneur, le voile serait
ôté. De la même manière, lorsque nous avons un voile intérieur,
cela veut dire que notre cœur a un problème.
La question est alors la suivante : comment notre cœur peut-il
1 16 LA NOUVELLE ALLIANCE

être tourné vers le Seigneur ? Les Écritures disent que « le cœur


du roi est un courant d'eau dans la main de l'éternel ; il l'incline
partout où il veut » (Pr 2 1 . 1). Du moment que nous sommes dispo­
sés à remettre notre cœur dans la main de Dieu, Il peut nous
tourner.
Si nous sommes disposés à prier le Seigneur en Lui disant :
« Seigneur, je prie que Tu inclines mon cœur vers Tes préceptes et
non vers le gain » (Ps 1 19.36), Dieu sera en mesure de tourner
notre cœur. Si nous sommes ceux qui sont véritablement sauvés,
dont le cœur a été renouvelé, même si nous nous sommes détour­
nés vers d'autres choses et nous sommes refroidis, mais que nous
prenons clairement conscience en nous que Dieu est miséricor­
dieux envers nous, Sa vie continuera à se mouvoir en nous,
j usqu'au jour où Il nous amènera à dire soit à voix haute, soit tout
bas : « Ô Dieu ! Je Te prie d'incliner mon cœur. » Sur la base de
notre timide reddition, la vie avancera davantage et augmentera.
De cette façon notre cœur sera stimulé et tourné vers le Seigneur.

Elle permet à l'homme d'obéir à Dieu

Philippiens 2 . 12- 13 dit : « Comme vous avez toujours obéi, non


seulement comme en ma présence, mais bien plus encore mainte­
nant en mon absence, travaillez à votre propre salut avec crainte
et tremblement. » Comment pouvaient-ils faire cela ? Voici la
réponse : « Car c'est Dieu qui opère en vous le vouloir et le faire
pour son bon plaisir. » Très souvent, nous sommes incapables
d'obéir à Dieu et en plus, nous n'en avons pas envie. Pourtant, si
nous sommes véritablement sauvés, notre cœur est touché, même
si parfois nous régressons et notre cœur s'endurcit, nous connais­
sons cependant notre histoire intérieure : Dieu nous est miséri­
cordieux, Sa vie se meut toujours en nous et en fin de compte, elle
se déplacera jusqu'à ce que notre cœur retrouve le désir d'obéir à
Dieu . Alors, nous déciderons d'obéir à Dieu et nous serons capa­
bles de Lui obéir. La raison en est simple : la vie de Dieu est
entrée dans nos émotions et dans notre volonté. Elle s'est déplacée
à tel point qu'elle nous a rendus capables d'obéir à Dieu.
La conscience d'une certaine sœur la troublait, l'accusant tel­
lement qu'elle pensait qu'elle ne désirerait jamais la volonté de
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 117

Dieu et n e serait plus jamais capable d'obéir à Dieu. I l semblait


qu'elle ne s'attendait plus qu'au verdict du j ugement de Dieu,
tant sa souffrance était grande. Mais à ce moment-là, une prière
s'éleva en elle. Elle murmura à Dieu : « Ô Dieu, je ne suis peut-être
pas capable de rechercher Ta volonté, mais je Te demande encore
que Toi, Tu me fasses rechercher Ta volonté. Bien que je ne puisse
pas T'obéir, je Te demande néanmoins que Tu me fasses T'obéir. ,,
C'était une merveilleuse prière. Philippiens 2. 13 l'avait soutenue
ce j our-là. Elle remarqua que si Dieu ne L'avait pas incitée à pré­
senter une telle prière en son cœur, elle n'aurait jamais pu la
formuler. Puisque le déplacement de Dieu l'avait incitée à prier
de la sorte, Dieu devait aussi être capable de la rendre obéissante
à Sa volonté, car Son déplacement sert à l'accomplissement de
Son bon plaisir. Lorsqu'elle vit cela, elle fut vivifiée dans la joie.

Elle permet à l 'homme de faire les œu vres


que Dieu lui a préparées

Éphésiens 2 . 10 dit : « Car nous sommes son chef-d'œuvre,


ayant été créés en Christ Jésus pour de bonnes œuvres que Dieu
a préparées d'avance afin que nous marchions en elles. ,, Ce
chef-d'œuvre fut accompli par Dieu, en Christ Jésus. Nous pou­
vons dire qu'il s'agit du chef-d'œuvre de Dieu. Un chef-d'œuvre
est tout simplement l'œuvre la plus excellente, la plus parfaite, la
meilleure production. Rien ne peut surpasser un chef-d'œuvre.
Dieu n'a pas seulement sauvé Son peuple, mais en Christ Jésus Il
a fait de lui Son chef-d'œuvre. Ceci fut accompli grâce à l'opéra­
tion de la puissance de Sa vie dans l'homme. Il s'agit d'un aspect
caractéristique de la nouvelle alliance. Dieu a fait de l'homme un
tel chef-d'œuvre, qu'il ne peut rien faire qui le surpasserait. Cela
ne fut pas accompli pour que l'homme trouve satisfaction en
lui-même, mais pour que s'accomplisse le dessein de Dieu de réa­
liser les bonnes œuvres qu'il a préparées d'avance. Les bonnes
œuvres que Dieu a préparées pour nous doivent être quelque
chose qu'il considère comme bon. Seul ce qui prend son origine
dans l'amour peut être les œuvres que Dieu considère comme
étant bonnes (Mt 19. 17). Toute bonne œuvre qui ne prend pas sa
source dans l'amour, même si nous faisons don de tous nos biens
1 18 LA NOUVELLE ALLIANCE

aux pauvres ou de notre corps pour qu'il soit brûlé pour d'autres,
ne profite en rien ( 1 Co 1 3 .3). Les bonnes œuvres qui prennent
leur source dans l'amour ne sont pas des bonnes œuvres ordinai­
res, mais des bonnes œuvres qui ont leur origine dans une vie
d'amour et s'accomplissent sur la base du principe de l'amour. Les
bonnes œuvres que Dieu a préparées pour que nous les fassions
ne peuvent être accomplies et vécues que par la vie de Dieu.
Louons Dieu ! Il nous a sauvés et a mis Sa vie en nous ! C'est par
la puissance de cette vie que le chef-d'œuvre peut être accompli et
que nous pouvons marcher dans les bonnes œuvres qu'll a prépa­
rées pour nous. Voilà l'évangile ! Voilà la gloire de la nouvelle
alliance ! Alléluia !

Elle permet à l'homme de travailler


et de progresser

L'apôtre Paul a dit : « Sa grâce envers moi n'a pas été en vain ,,

( 1 Co 15. 10). Nous savons que c'est vrai, car Il a travaillé plus
abondamment que tous les apôtres. Pourtant il ajoute : « Non pas
moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. ,, Il pouvait
travailler plus que tout autre, non parce qu'il était plus fort phy­
siquement, ni parce qu'il était plus diligent que les autres, mais
parce que la grâce de Dieu était avec lui. Il ajoute aussi : « Lui que
nous annonçons, en avertissant tout homme et en enseignant tout
homme en toute sagesse, afin de présenter tout homme mûr en
Christ ; à quoi aussi je travaille, en luttant selon son opération
qui opère en moi avec puissance ,, (Col 1 .28-29). Le mot « puis­
sance ,, du verset 29 peut aussi se traduire par « puissance
explosive. ,, En d'autres termes, ce que Dieu opérait intérieure­
ment était une puissance explosive. Donc, ce que Paul faisait de
façon visible avait aussi une puissance explosive. L'apôtre Paul
œuvrait, non par une énergie naturelle personnelle, mais parce
qu'au-dedans de lui demeurait une puissance explosive. Cette
puissance explosive détonait constamment en son sein, lui per­
mettant de travailler diligemment et de lutter pour amener tout
homme devant Dieu, parfait en Christ. Cette puissance explosive
est la puissance de la vie de Dieu qui opère intérieurement ! C'est
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 119

la puissance de cette vie qui nous dynamise pour travailler dili­


gemment et pour lutter dans notre travail.
Le fait de travailler plus abondamment et de lutter prouve à
la fois la grâce intérieure et la puissance de la vie intérieure. Il
indique que Dieu nous donne la grâce, non pas pour que nous
appréciions la spiritualité, ni pour que jouissions de notre propre
spiritualité, mais pour que nous devenions plus diligents, travail­
lant et luttant plus que tout autre. Si quelqu'un dit qu'il est le
serviteur du Seigneur, mais qu'il continue à s'aimer lui-même, à
être paresseux et à ne pas travailler, non seulement il est fai­
néant mais il est aussi certainement mauvais (Mt 25.26). Ce
genre de serviteur est condamné par le Seigneur. En conséquence,
nous ne devrions pas parler de doctrines vides. Nous devrions
fixer nos regards sur Dieu pour que nous puissions vivre Sa grâce
et manifester Sa puissance.

Elle donne à l'homme une existence


et un service pleins de fraîcheur

Avant de considérer comment cette vie nous permet d'avoir


un service vivant et plein de fraîcheur, lisons trois passages. Le
premier est 2 Corinthiens 3 .5-6 : « Ce n'est pas que nous soyons
par nous-mêmes compétents pour compter quelque chose comme
venant de nous-mêmes ; au contraire, notre compétence vient de
Dieu, qui nous a aussi rendus compétents en tant que ministres
d'une nouvelle alliance, ministres non de la lettre, mais de
l'Esprit ; car la lettre tue, mais l'Esprit donne la vie. »
Le second passage est Romains 7 .6 : « Mais maintenant, nous
avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi, dans laquelle
nous étions retenus, de sorte que nous servons en nouveauté d'es­
prit, et non en vieillesse de lettre. »
Le troisième passage est Romains 2.28-29 : « Car le Juif, ce
n'et pas celui qui l'est au dehors ; et la circoncision n'est pas
ce qui est au dehors, dans la chair. Mais le Juif, c'est celui qui l'est
au dedans ; et la circoncision est du cœur, en esprit, non selon la
lettre ; sa louange ne vient pas des hommes, mais de Dieu. »
Ces trois passages de !'Écriture montrent qu'il y a une grande
différence entre le service de la nouvelle alliance et celui de
120 LA NOUVELLE ALLIANCE

l'ancienne. Le service de l'ancienne alliance était un service de la


lettre, mais celui de la nouvelle alliance est un service de l'esprit.
Le service de l'ancienne alliance était vieux, mais celui de la nou­
velle est frais. Le service de l'ancienne alliance tuait, mais celui
de la nouvelle alliance donne la vie. En d'autres termes, le service
de l'ancienne alliance suivait la lettre noir sur blanc, un comman­
dement après l'autre. C'était un service formel. Mais le service
dans la nouvelle alliance suit l'Esprit. En elle, l'Esprit dicte les
agissements de l'homme et l'homme y obéit. L'Esprit dicte ce que
l'homme doit dire et il parle en conséquence. L'Esprit dit à
l'homme comment prier et il prie de cette façon.
Nous pouvons dire que le service de l'ancienne alliance était
extérieur, alors que celui de la nouvelle alliance est intérieur. Le
service « selon la lettre » dans l'ancienne alliance ne produisait
que la mort, alors que le service en « esprit » de la nouvelle
alliance donne la vie à l'homme. Autrement dit, le service « selon
la lettre » est mort, mais le service qui est basé sur la vie « en
Christ » est vivant. Le service « selon la lettre » est vieux, mais le
service qui résulte de la vie « en Christ » est frais. Le service « selon
la lettre » est uniquement une question de lettres, mais le service
qui découle de la vie « en Christ » est spirituel.
Nous pouvons dire que tout service extérieur qui suit la lettre
et qui est vieux appartient à l'ancienne alliance. Mais tout service
issu de l'intérieur, de l'esprit, pratiqué en nouveauté, est le ser­
vice de la nouvelle alliance. Un service qui copie ou imite quelque
chose du dehors n'est pas un service de la nouvelle alliance. Ce
dernier résulte d'une relation avec Christ et s'accomplit de l'inté­
rieur. Le service de la nouvelle alliance est spirituel, basé sur la
révélation et accompli dans la nouveauté. Le service de la nou­
velle alliance est issu de Dieu, fait par Dieu et pour Dieu (Rm
1 1 .36). La force du service vient de Lui, la pratique du service se
fait à travers Lui et le résultat du service est pour Lui. Tel est
le service spirituel. C'est un service vivant et c'est le service de la
nouvelle alliance.
Paul dit : « Ce n'est pas que nous soyons par nous-mêmes com­
pétents pour compter quelque chose comme venant de nous­
mêmes ; au contraire, notre compétence vient de Dieu, qui nous a
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 121

aussi rendus compétents en tant que ministres d'une nouvelle


alliance » (2 Co 3.5-6). Dieu œuvrait en eux à tel point qu'ils
étaient rendus compétents en tant que ministres d'une nouvelle
alliance, c'est-à-dire qu'ils devenaient les serviteurs sous la nou­
velle alliance. Paul ajouta : « Duquel je suis devenu ministre selon
le don de la grâce de Dieu, qui m'a été donné selon l'opération de
sa puissance » (Ep 3 .7). Paul déclara clairement qu'il était devenu
un ministre de l'évangile par le don de la grâce de Dieu. Ce don
n'était pas les langues, ni les visions, les miracles, la guérison ou
la délivrance des démons - quoique Paul eût aussi tous ces
dons-là (voir 1 Co 14. 18 ; Ac 13.9- 1 1 ; 14.8-10 ; 16.9, 16-18 ; 18.9).
Le don dont il est question n'est pas celui d'excellente éloquence
ou de sagesse ( 1 Co 2. 1). Ce don n'était pas une chose qui descen­
dit soudainement du ciel. Paul a dit très clairement que ce don lui
avait été donné selon l'opération de la puissance de Dieu. Ce
n'était un don miraculeux, mais un don de grâce. Ce don arriva
grâce à l'opération de la puissance de Dieu en Paul. Ce don rendit
Paul compétent pour « annoncer aux nations les richesses inson­
dables de Christ comme évangile, et illuminer tous les hommes,
pour qu'ils voient quelle est l'économie du mystère, qui à travers
les âges a été caché en Dieu, qui a créé toutes choses » (Ep 3 .8-9).
Ce don est merveilleux ! Ce don merveilleux lui fut donné selon la
puissance de l'opération de Dieu.

Christ formé en nous, la transformation


et notre conformité à Lui
Lorsque la loi de vie peut se mouvoir en nous sans empêche­
ment, elle se développe au point où Christ peut être formé en
nous ( Ga 4. 19). Lorsque Christ sera formé en nous, petit à petit,
nous serons transformés (2 Co 3 . 18). Le but de la transformation
est que devenions comme Lui, semblables à Lui ( 1 Jn 3 .2). Christ
qui se forme en nous ne peut être dissocié de l'œuvre de la vie de
Dieu en nous. Plus la vie de Dieu se mélangera à nous, plus
Christ sera formé en nous et à ce même degré, nous serons trans­
formés.
Dans la mesure où un homme est rempli de la vie de Christ,
vit Christ et exprime Christ, il sera rendu conforme à l'image du
122 LA NOUVELLE ALLIANCE

Fils de Dieu, comme le mentionne Romains 8.29. C'est là ce que


Paul poursuivait et c'était son expérience (voir Ph 3 . 10 ; 1.20).
Nous pouvons avoir la même expérience aujourd'hui et chaque
enfant de Dieu devrait tendre vers ce but. En ce qui concerne le
fait d'être complètement semblables à Lui, nous devons pour cela
attendre l'avènement du Seigneur ( 1 Jn 3 .2). Ce jour sera le
moment de la rédemption de notre corps (Ep 1 . 14 ; 4.30 ; Rm 8.23).
C'est à ce moment-là que nous serons exactement comme Lui.

Christ formé en nous


Une simple illustration nous aidera à voir ce que signifie que
Christ est formé en nous. Un œuf contient la vie d'un poulet.
Pourtant, si pendant la période d'incubation vous regardez à tra­
vers l'œuf avec une lampe torche, il vous sera impossible de
déterminer quelle partie est la tête et laquelle est les pattes. C'est
lorsque le poussin est prêt à éclore et à sortir que vous pouvez
voir clairement sa forme. C'est là que vous pouvez déclarer que le
poussin a été formé dans l'œuf. De la même façon, la vie de Christ
dans des chrétiens immatures n'est pas bien formée. Elle n'est
bien formée que dans les chrétiens mûrs. La vie de Christ est
complète, mais nous la limitons. Donc, Christ n'est pas encore
bien formé en nous. Cela signifie que la croissance de la vie est
empêchée.
Paul travaillait encore pour les croyants galates jusqu'à ce que
Christ soit formé en eux (Ga 4. 19). Nous voyons par là que la for­
mation de Christ en nous est extrêmement importante. Paul ne
prononçait pas ici des paroles vaines et il ne s'apitoyait pas non
plus sur son sort. Il travaillait encore, ce qui lui demandait du
temps, de l'amour, de l'intercession, des larmes et une attente
quotidienne. Combien d'enfants de Dieu aujourd'hui ont Christ
formé en eux ? Combien de ceux qui servent le Seigneur s'inquiè­
tent de la condition spirituelle des enfants de Dieu et travaillent
dans la douleur pour amener la naissance spirituelle ? Oh, quand
nous parlons de cela, nous nous repentons, nous sommes peinés
et nous pleurons, non pas simplement parce que notre situation
est pitoyable, mais aussi parce qu'envers certains enfants de
Dieu, notre amour n'est pas ce qu'il devrait être.
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 123

Certains enfants de Dieu sont immatures et anormaux. D'au­


tres même régressent et tombent. Pouvons-nous rejeter toute la
faute de leur condition pitoyable sur eux ? Pouvons-nous être
désinvoltes et continuer à vivre jour après jour sans nous sentir
peinés pour eux et sans prier pour eux ? « Ô Dieu, pardonne-nous
et sois miséricordieux envers nous ! Donne-nous du temps pour
apprendre et connaître. Donne-nous du temps pour travailler
encore pour ceux qui sont comme les croyants de Galatie. »

La transformation

D'après Romains 12. 1-2, il y a deux conditions requises pour


que la transformation ait lieu : l'une est que nous présentions
notre corps, l'autre est que notre intelligence soit renouvelée. Pré­
senter notre corps est comparable à la régénération : cela arrive
une fois pour toutes. Tandis que la transformation est un proces­
sus graduel.
Étudions spécifiquement la relation entre l'intelligence et la
transformation. Romains 12.2 dit : « Soyez transformés par le
renouvellement de l'intelligence. » Éphésiens 4.23 dit : « Soyez
renouvelés par l'esprit de votre intelligence. » Ces deux versets
font référence à la relation entre le renouvellement de l'intelli­
gence et la transformation. L'opération du Saint-Esprit se fait
toujours depuis le centre vers la circonférence. Puisque l'esprit
est particulièrement lié à l'intelligence, l'esprit doit être le pre­
mier à être renouvelé. Ensuite, l'intelligence doit être renouvelée.
Enfin, le comportement de la personne changera progressive­
ment.
La repentance signifie avoir un changement de pensée parce
que les yeux ont été ouverts. Que notre intelligence soit renou­
velée signifie simplement que nos yeux ont été illuminés. Plus
nos pensées sont renouvelées, plus nous sommes transformés.
Jour après jour, grâce à la lumière de la vie, Dieu nous amène à
nous connaître nous-mêmes, à nous répudier, à connaître la réa­
lité de la vie intérieure et à faire l'expérience de retirer le vieil
homme et de revêtir l'homme nouveau dans notre façon de vivre.
Tout ceci est en rapport avec notre expérience subjective. Objecti­
vement, les chrétiens ont déj à tous retiré en ce qui concerne leur
124 LA NOUVELLE ALLIANCE

ancienne manière de vivre, le vieil homme et ils ont déjà revêtu le


nouvel homme (Ep 4.22, 24 ; Col 3 . 10). Ce sont tous des faits qui
ont été accomplis en Christ.
Nous devons prendre conscience que la transformation et la
régénération sont deux choses différentes. La régénération est
quelque chose qui arrive une fois pour toutes, tandis que la trans­
formation est un processus graduel et quotidien. Posons-nous
alors cette question : jusqu'à quel point ai-je fait l'expérience de
la transformation ? S'il n'y a eu aucun changement en nous
depuis le jour où nous sommes devenus chrétiens, si nous conti­
nuons à nous aimer nous-mêmes, à nous apitoyer sur nous, à être
égoïstes, fiers et remplis d'anxiété et de doute, notre rencontre
avec la lumière peut être mise en doute. Si avec le temps, nous
nous refroidissons, nous endurcissons et devenons plus fiers, dis­
solus ou indisciplinés, c'est qu'une maladie s'est installée soit
dans notre cœur, soit dans notre intelligence. Si tel est le cas,
nous devons nous humilier et recommencer à traiter le problème
de notre cœur. Nous devons demander au Seigneur qu'Il soit
miséricordieux envers nous, qu'Il nous illumine et nous donne la
force de nous débarrasser de chaque péché et de chaque parcelle
de notre moi qui empêche l'avancement de la loi de la vie.
Le Saint-Esprit dit : « Aujourd'hui, si vous entendez sa voix,
n'endurcissez pas vos cœurs » (He 3 .7-8). Puisse le Seigneur être
miséricordieux envers nous pour que notre cœur s'adoucisse
devant Lui. En même temps, nous devons croire Philippiens 2 . 13 :
« Car c'est Dieu qui opère en vous le vouloir et le faire pour son bon

plaisir. ,, C'est là la caractéristique de la nouvelle alliance. C'est


aussi la gloire de la nouvelle alliance. Nous devons louer Dieu !

La transformation et la conformité

La conformité dont il est question dans les textes d'origine de


Romains 8.29 et dans Philippiens 3 . 10 consiste à avoir la même
forme et la même nature ou à être identique. Ce mot grec précis
n'est utilisé que trois fois dans le Nouveau Testament : dans
Romains 8.29, dans Philippiens 3 .2 1 , où il est utilisé sous forme
d'adjectif et dans Philippiens 3 . 10, où il est utilisé dans sa forme
verbale.
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 125

Quelle est la différence entre être transformé et être rendu


conforme ? La transformation est une question de processus,
tandis que la conformité indique une œuvre achevée. La transfor­
mation signifie que la vie du Seigneur grandit progressivement
en nous, que nous sommes pareils au Seigneur. La conformité
signifie que nous sommes complètement transformés et que nous
sommes semblables au Seigneur en forme et en nature. Être
conforme est comparable à un objet qui sort d'un moule. On peut
aussi comparer cela à un forgeron qui place du cuivre dans un
moule et le cuivre liquide prend la forme du moule. C'est aussi
comparable à une personne qui fait un gâteau et met la pâte dans
un moule. Au final, le gâteau aura la forme du moule. Notre ressem­
blance au Seigneur sera une ressemblance aussi parfaite que cela.
Romains 8.29 dit : « Être rendus conformes à l'image de son
Fils ». Cela signifie que notre image sera semblable à celle de
l'humanité glorifiée du Seigneur. Si une personne désire être
transformée et être conformée à l'image du prototype que Dieu a
désigné, sa nature doit changer depuis l'intérieur. La vie de Dieu
doit entrer dans son esprit et imprégner tout son être jusqu'à ce
que sa nature soit complètement changée. Par conséquent, il s'en­
suivra une conformité complète de l'image. C'est ainsi que l'Esprit
du Seigneur œuvre pas à pas, de gloire en gloire (2 Co 3 . 17- 18).
Loué soit le Seigneur pour une telle œuvre !
Ici à nouveau, il nous faut considérer la question du cœur.
Deux Corinthiens 3 . 18 dit : « Mais, nous tous, contemplant et
reflétant comme un miroir la gloire du Seigneur d'un visage
dévoilé, nous sommes transformés en la même image, de gloire en
gloire, comme provenant du Seigneur Esprit. » Ici, Paul emploie
l'image du miroir. Un miroir ne peut refléter que ce vers quoi il
est dirigé, ce qui est devant lui. De la même manière, dans notre
vie quotidienne, plus nous voyons Christ, plus nous reflétons
Christ. Le visage dévoilé signifie que notre visage n'est pas cou­
vert d'un voile, de sorte que nous pouvons voir Christ complète­
ment. Si un voile nous couvre le visage, soit nous ne verrons pas
Christ du tout, soit nous Le verrons seulement partiellement.
Lorsque nous étudions attentivement 2 Corinthiens 3 . 12- 16, il
apparaît que le voile était là parce que le cœur ne veut pas le
126 LA NOUVELLE ALLIANCE

Seigneur. Jadis, le visage de Moïse brillait parce que Dieu lui


avait parlé. Du fait que les Israélites craignaient la lumière qui
irradiait de son visage éblouissant, ils hésitaient à se rapprocher
de lui. En conséquence, lorsque Moïse venait dans la présence du
Seigneur, il retirait la voile, mais lorsqu'il sortait, il utilisait un
voile pour se couvrir à nouveau le visage (Ex 34. 29-35). Le voile
sur le visage de Moïse nous parle de la condition des enfants
d'Israël, du fait que leur cœur était loin de Dieu. Plus tard, les
Israélites se retrouvèrent dans la même situation de crainte de la
lumière. Ils ne voulaient pas la lumière. Le voile sur leur cœur
n'avait pas encore été retiré : de ce fait, lorsqu'ils lisaient l'Ancien
Testament, ils ne pouvaient pas le comprendre. Le verset 16 dit
très clairement que chaque fois que le cœur se tournera vers le
Seigneur, le voile sera retiré. C'est là la clé qui détermine si nous
pouvons ou non voir le Seigneur clairement. Si notre cœur est
tourné vers d'autres choses, c'est comme s'il était recouvert d'un
voile et naturellement, notre vie sera vécue comme dans une
lumière diffuse et ne reflètera Christ qu'incomplètement.
Il s'agit d'un problème du cœur, d'un problème du miroir.
Lorsque nous sentons qu'il y a une barrière, un voile, entre le Sei­
gneur et nous, notre cœur a besoin de se tourner une fois de plus
vers Lui . Lorsque notre cœur se tourne vers le Seigneur nous pou­
vons voir clairement et le reflet est lui aussi très clair.

Être comme Lui

Nous avons déjà dit que le but de la transformation est que


nous devenions comme Lui. Mais une ressemblance totale avec
Lui devra attendre le jour de Son retour, de Son apparition. Ce
sera le moment de la rédemption de notre corps. Alors, nous
serons absolument comme Lui. Pour cette raison, il nous faut
aussi dire un mot en relation avec la rédemption du corps. Nous
avons vu que lorsqu'Adam tomba, l'esprit mourut en premier et
l'homme devint entièrement soumis au contrôle de l'âme et entiè­
rement dans la chair. Plus tard, le corps mourut à son tour (Gn
5.5 ; Rm 8 . 1 1). Cela signifie que la mort qui eut lieu dans l'esprit
finit par atteindre le corps.
Lorsque l'homme est régénéré, son esprit est vivifié en premier.
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 127

Ensuite, par l'œuvre de la croix, le Saint-Esprit met à mort les


mauvaises pratiques du corps (Rm 8 . 1 3 ; Col 3.5), nous incitant à
renier notre moi chaque jour (Le 9.23). De plus, par l'opération de
la vie en nous de jour en jour, nous sommes changés sans cesse
tant dans notre nature que dans notre forme, afin que nous
soyons rendus conformes à l'image du Fils de Dieu. Enfin, un jour
lorsque le Seigneur apparaîtra, « nous serons comme lui, car nous
le verrons tel qu'il est » (1 Jn 3 .2). Il s'agit là de la rédemption du
corps que Paul attendait (Rm 8.23). Ce sujet est aussi mentionné
dans Philippiens 3.21, où Paul dit que le Seigneur Jésus « transfi­
gurera le corps de notre humiliation pour qu'il soit rendu
conforme au corps de sa gloire, selon l'opération par laquelle il
peut même s'assujettir toutes choses. "
De ces versets, nous voyons que le salut de Dieu commence
avec la vivification de notre esprit et se termine avec la rédemp­
tion de notre corps. La phrase « vous vivrez » dans Romains 8 . 13
indique notre expérience quotidienne de la vie dans le corps phy­
sique. Elle n'indique pas la rédemption de notre corps. Les
Écritures nous disent que la résurrection et la transformation
sont un mystère ( 1 Co 15.5 1-52). La rédemption du corps par
laquelle notre corps devient pareil à Son propre Corps de gloire
est aussi incroyablement glorieuse. L'apôtre Jean croyait que
cette promesse s'accomplirait un jour. C'est pourquoi il dit que
lorsque le Seigneur apparaîtra, nous serons comme Lui car nous
Le verrons tel qu'Il est. Voici, la caractéristique de la nouvelle
alliance. C'est aussi la gloire de la nouvelle alliance ! Frères et
sœurs, il n'est pas trop tard pour y croire.

Nous purifiant nous-mêmes

Bien que la rédemption du corps soit de toute évidence une


question liée à la grâce de Dieu, il n'en demeure pas moins
qu'après avoir déclaré que nous serons comme Lui et que nous Le
verrons tel qu'Il est, l'apôtre Jean a poursuivi en disant : « Qui­
conque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est
pur » ( 1 Jn 3 .3).
Placée dans son contexte, cette espérance est liée à l'expression
« nous serons comme lui » . Dans ce verset, se purifier est différent
128 LA NOUVELLE ALLIANCE

d'être propre. Être propre signifie être sans souillure, mais la


purification signifie à la fois l'absence de souillure et aussi l'ab­
sence de mélange. La purification se fait par l'éclairage intérieur
de la vie en nous (Jn 1.4), afin que nous puissions nous connaître
personnellement (Ps 36.9) et éliminer tout ce qui Lui déplaît.
Nous avons la nature de Dieu. Donc, en accord avec la cons­
cience qui nous vient de la nature de la vie de Dieu, nous devrions
traiter non seulement le problème du péché, mais aussi tous les
problèmes liés à notre moi et à ce qui n'est pas la volonté de Dieu.
Cela est la signification de notre purification. Mais il y a une
autre purification plus profonde. Un frère qui était devenu ins­
truit dans le Seigneur parlait de la purification en ces mots : " Le
danger de la spiritualité est de faire l'expérience de la victoire et
de la sanctification, d'être fertile dans notre œuvre et de posséder
des dons et des justices spirituels qui sont issus de la vie . . . Une
purification plus profonde signifie que même ce qui vient de la
révélation divine, qui est le résultat de la vie de résurrection de
Christ, ne devrait pas demeurer. Il y a un processus métabolique
impliqué dans la croissance de vie . . . Cela veut dire que tout ce
qui vient de la vie de résurrection ne sera jamais perdu et restera
toujours frais. Pourtant, ces choses doivent être entretenues dans
la nouveauté du Saint-Esprit et ne jamais être un simple souve­
nir. Ce qui prend source dans Sa vie de résurrection ne sera
jamais perdu, mais demeurera en nous pour toujours. Ces choses
feront partie de notre vie et seront constituées en notre être.
Lorsqu'une de ces choses devient nécessaire, il nous suffit de la
prendre dans le Saint-Esprit. Après cela, cette ancienne révéla­
tion ou expérience sera aussi fraîche et vivante que si nous
venions juste de l'avoir. »
Ces paroles sont difficiles à comprendre, mais elles appellent
une réaction de notre part. Frères et sœurs, si nous avons un tel
espoir en Lui, nous nous dirons ce que l'apôtre Jean disait : « Qui­
conque a cette espérance en lui se purifie ». Alors nous nous
lèverons et marcherons selon la lumière du Saint-Esprit.

Dieu désire être Dieu dans la loi de vie


Le mouvement continuel de la vie de Dieu en nous sert un but
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 1 29

grandiose. La seconde partie d'Hébreux 8. 10 dit : « Je leur serai


pour Dieu, et ils me seront pour peuple. » Ceci nous révèle ce qui
tient au cœur de Dieu et ce qu'est Son dessein d'éternité en éter­
nité. Dieu veut être notre Dieu et nous devons être Son peuple
selon la loi de vie. Ceci est vrai et vraiment merveilleux. Voyons
maintenant à partir des Écritures quelle est l'importance de ceci
dans tout l'univers.

Le dessein éternel de Dieu

Quelle est l'intention de Dieu dans cet univers ? Dans Genèse


2, nous voyons qu'après avoir créé l'homme, Dieu indiqua que
l'homme devait exercer son libre arbitre pour choisir Sa vie. Pour­
tant, on ne nous dit pas l'intention de Dieu dans l'univers. Genèse
3 parle de la chute de l'homme, mais ne nous dit rien de ce que
recherchait véritablement le diable. Ce n'est pas avant d'avoir
guidé les Israélites hors d'Égypte et de les avoir menés au Mont
Sinaï, où Il donna les Dix Commandements, qu'Il révéla ce qu'il
avait sur Son cœur. Ce n'est que lorsque le Seigneur Jésus fut
tenté dans le désert qu'Il révéla ce que le diable recherchait et ce
n'est qu'au moment où le Seigneur pria la prière qu'Il enseigna à
Ses disciples, qu'Il indiqua à nouveau clairement le désir profond
de Dieu.
Le premier des Dix Commandements est le suivant : « Tu
n'auras pas d'autres dieux devant ma face. » Le second dit :
« Tu ne te feras pas de statue, ni de représentation quelconque
de ce qui est en haut dans le ciel, de ce qui est en bas sur la terre,
et de ce qui est dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te pros­
terneras pas devant elles, et tu ne leur rendras pas de culte ; car
moi, l'Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux. » Le troisième
commandement est : « Tu ne prendras pas le nom de l'Éternel,
ton Dieu, en vain. » Le quatrième est : « Souviens-toi du jour du
sabbat, pour le sanctifier. » (Ex 20.3-8).
Dans ces quatre commandements, Dieu a révélé Sa volonté et
Il a également clairement dévoilé Ses exigences formelles envers
l'homme. Ici, Il a parlé en termes clairs du but de Sa création et
du but de Sa rédemption. Le but est simplement que Dieu veut
être Dieu. Dieu est Dieu et veut être Dieu parmi les hommes.
130 LA NOUVELLE ALLIANCE

Dans le Nouveau Testament, il y a une grande révélation


parallèle à la révélation de Dieu au Mont Sinaï. Il s'agit de la ten­
tation que le Seigneur subit dans le désert. Dans les livres
d'Ézéchiel et d'Ésaïe, on nous parle clairement du chérubin que
Dieu avait fait, qui plus tard s'exalta dans le but de devenir égal
à Dieu. Il se rebella contre Dieu, fut jugé par Dieu (Ez 28.8,
12-19 ; Es 14. 12-15) et devint le diable. Pourtant, cette question
n'avait pas été aussi nettement révélée que dans les Évangiles,
où nous voyons le diable faire une offre pour usurper la position
de Dieu. La tentation la plus sérieuse émise par le diable fut : « Si
tu te prosternes et m'adores. » Mais le Seigneur le repoussa sans
aucune hésitation en disant : « Va-t-en, Satan. » Ce après quoi le
Seigneur déclara solennellement : « Tu adoreras le Seigneur ton
Dieu, et tu le serviras lui seul » (Mt 4.9-10). Oh ! Seul Dieu est
Dieu !
Dans le Nouveau Testament, la prière que le Seigneur ensei­
gna à Ses disciples était aussi une grande révélation. Dans cette
prière, Il révèle la volonté de Dieu : que Dieu veut être Dieu. Le
Seigneur dit : « Priez ainsi : Notre Père qui es dans les cieux, que
ton nom soit sanctifié ,, ( Mt 6.9). Dans les cieux, le nom de Dieu
peut seulement être utilisé par Dieu, mais sur terre, il y a des
personnes qui prononcent Son nom en vain et pourtant Il se cache
comme s'Il n'existait pas. Mais un jour, notre Seigneur a enseigné
aux disciples comment prier : « Notre Père qui es dans les cieux,
que Ton nom soit sanctifié. ,, Le Seigneur veut que nous priions
ainsi pour que nous déclarions que Lui seul est Dieu. Les autres
ne le sont pas. Nous devons glorifier Son saint nom comme l'avait
fait le psalmiste (Ps 105.3). Nous devons dire : « Éternel, notre
Seigneur ! Que ton nom est magnifique sur toute la terre !» (Ps
8.2). Ô Dieu ! Que ta louange soit perfectionnée dans la bouche
des bébés et des nourrissons ! » (Mt 2 1 . 16).

Dieu désire demeurer parmi les enfants d'Israël


comme leur Dieu

Bien que Dieu soit Dieu, ce qui est merveilleux, c'est qu'Il
désire demeurer parmi les hommes. Dieu ordonna à Moïse de
Lui construire un sanctuaire en précisant clairement : « Et je
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 131

demeurerai a u milieu d'eux » (Ex 25.8). I l dit encore : « Je demeu­


rerai au milieu des Israélites et je serai leur Dieu. Ils
reconnaîtront que je suis l'Éternel, leur Dieu, qui les ai fait sortir
du pays d'Égypte, pour demeurer au milieu d'eux. Je suis l'Éter­
nel, leur Dieu » (Ex 29.45-46). Dieu voulait que Moïse dise aux
enfants d'Israël en termes simples qu'Il était l'Éternel leur Dieu,
Celui qui les avait fait sortir du pays d'Égypte pour leur donner le
pays de Canaan et pour être leur Dieu (Lv 25.38). Lévitique 26 . 12
est encore plus clair : « Je marcherai au milieu vous, pour être
votre Dieu, et pour que vous soyez mon peuple. » Dieu est Dieu ! Il
est majestueux est très grand ! Pourtant, Il vient pour demeurer
parmi les hommes afin d'être leur Dieu.

La Parole devint chair, demeurant parmi les hommes,


pour déclarer Dieu

Lorsque la Parole devint chair et établit un tabernacle parmi


nous (Jn 1 . 14), cette Parole de vie, qui existait depuis le commen­
cement fut entendue, vue et touchée par l'homme ( 1 Jn 1 . 1).
« Personne n'a j amais vu Dieu >>, mais maintenant « le Fils unique,
qui est dans le sein du Père, lui, a déclaré Dieu » (Jn 1 . 18). Il
s'agit d'Emmanuel, Dieu avec nous (Mt 1 .23).

Dieu demeure dans l'église en tant que Dieu

Lorsque l'église fut édifiée en tant que maison spirituelle ( 1 P


2.5), elle devint la demeure de Dieu en esprit (Ep 2.22). Il s'agit
d'une question mystérieuse et glorieuse. Lorsque la Parole devint
chair et s'établit comme tabernacle parmi les hommes, Dieu était
limité par l'espace et le temps, mais lorsque Dieu habite dans
l'église en esprit, Il n'est limité ni par le temps ni par l'espace.
Alléluia !

Dans l 'âge du royaume, Dieu sera le Dieu


de la maison d'Israël

Bien qu'à l'époque de l'ancienne alliance le peuple d'Israël ait


abandonné Dieu, dans le futur, Dieu contractera une nouvelle
alliance avec eux. Dans le futur, Il impartira Ses lois dans leur
132 LA NOUVELLE ALLIANCE

intelligence et les inscrira sur leur cœur, pour qu'il puisse être
leur Dieu (He 8. 10).

Dans l'éternité future, Dieu demeurera parmi


les hommes en tant que Dieu

Un jour, le tabernacle de Dieu sera avec les hommes : « Et il


s'établira comme tabernacle avec eux, et ils seront ses peuples, et
Dieu lui-même sera avec eux et sera leur Dieu. » (Ap 21.3). C'est
absolument merveilleux ! « Il essuiera toute larme de leurs yeux ;
et la mort ne sera plus ; et il n'y aura plus ni tristesse, ni pleur, ni
douleur ; car les premières choses auront disparu » (Ap 2 1 .4). À
ce moment-là, l'homme et Dieu ne seront plus jamais séparés.
Alléluia !

Dieu en tant que Père et Dieu en tant que Dieu

Le j our de la résurrection, Jésus dit à Marie la Magdeleine


« Va vers mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et
votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » (Jn 20. 17). Ce verset
nous dit que nous avons un Père et aussi un Dieu. La différence
entre Dieu en tant que Père et Dieu en tant que Dieu tel que nous
le montrent les Écritures, c'est que Dieu en tant que Père parle
Sa relation avec les individus, tandis que Dieu en tant que Dieu
indique Sa relation par rapport à tout l'univers. Dieu en tant que
notre Père implique un lien de vie et prouve que nous sommes
liés à Lui comme un fils est lié à un père, tandis que Dieu en tant
que Dieu est une question de position et indique qu'il est le Créa­
teur.
Lorsque nous connaîtrons Dieu comme le Père, nous oserons
nous jeter sur Son sein. Et lorsque nous connaîtrons Dieu comme
Dieu, nous nous inclinerons en révérence pour L'adorer. Nous
sommes les enfants de Dieu, vivant dans Son amour et jouissant
avec bonheur de tout ce qu'il nous donne. Nous sommes aussi Son
peuple, tenant ferme sur cette position d'hommes, L'adorant et Le
louant. Du fait que Dieu est Dieu, nous devons L'adorer avec des
ornements sacrés (Ps 29.2) et dans la crainte (Ps 5. 7). Quiconque
connaît Dieu en tant que Dieu en toutes choses ne peut faire
autrement que de Le craindre et de prêter attention aux détails,
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 133

comme son habillement et son comportement. Quiconque est


désordonné, insouciant, fier, libre de ses actions et permet au
péché de demeurer, est une personne qui ne connaît pas Dieu en
tant que Dieu.
Nous savons que : « Il n'y a aucune créature qui ne soit mani­
feste devant lui, mais tout est nu et découvert aux yeux de celui à
qui nous devons rendre compte » (He 4. 13). À cause de cela « ne
participez pas aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais
plutôt réprouvez-les ; car les choses qui sont faites par eux en
secret, il est honteux même d'en parler » (Ep 5 . 1 1- 12).
Si un homme a peur d'ouvrir son cœur à Dieu à quelque sujet
que ce soit, cela s'appelle les ténèbres. Toute chose qu'un homme
n'ose pas ouvrir à Dieu est une honte. Paul a dit : « Connaissant
donc la crainte du Seigneur, nous persuadons les hommes » (2 Co
5 . 1 1). Nous ne pouvons que craindre le Seigneur et supplier les
hommes, leur disant qu'à moins de ne pas vouloir se repentir ou
de ne pas être sauvés, ils doivent savoir que « notre Dieu est aussi
un feu dévorant » (He 12.29). Si l'homme ne traite pas sérieuse­
ment tous les péchés qui devraient être confessés, il tombera un
jour dans les mains du Dieu vivant. Ce qui sera une expérience
terrible (He 10.31).
Pensez-vous que Dieu se soit endormi, simplement parce qu'Il
se cache momentanément ? Dieu est patient et tolérant, atten­
dant que vous vous repentiez. Pensez-vous qu'on puisse se moquer
de Dieu ? Les Écritures nous disent qu' « on ne se moque pas de
Dieu » (Ga 6.7). Frères et sœurs, nous devons craindre Dieu.
Si vous savez que Dieu est Dieu, vous aurez envie d'être un
être humain. La chute nous a tous infectés du désir d'être Dieu en
nous-mêmes, mais le salut, une fois de plus, dépose en nous le
désir d'être homme. Le principe du Jardin d'Éden est celui-ci :
après avoir mangé du fruit de l'arbre de la connaissance du bien
et du mal, nous sommes comme Dieu (Gn 3.5), mais le principe de
Golgotha est celui-ci : notre position en tant qu'homme est res­
taurée. Notre Seigneur est né en tant qu'être humain dans la
famille d'un charpentier (Mt 13.55). En tant qu'homme, Il s'est
soumis au baptême de Jean le Baptiste (Mt 3 . 13-16). En tant
qu'homme, Il a rejeté trois fois la tentation du diable (Mt 4.1- 10).
134 LA NOUVELLE ALLIANCE

C'est aussi en tant qu'homme qu'Il a souffert et qu'Il a été j ugé


(He 2 . 18). En tant qu'homme, Il a subi les moqueries sur la croix
et n'en est descendu (Mt 27.42-44). Si le Seigneur prit Sa position
d'homme, qu'en est-il de nous ?
Les vingt-quatre anciens d'Apocalypse 4.4 sont les anciens de
l'univers entier. (Les vingt-quatre anciens ont déjà leur couronne,
sont déjà assis sur des trônes et sont au nombre de vingt-quatre,
ce qui n'est pas le nombre de l'église. Donc, ils doivent être les
anciens de tout l'univers, ceux qui représentent les anges que
Dieu a créés et qui sont des anciens parmi eux.) Parce qu'ils
connaissent Dieu comme le Dieu de la création, ils L'adorent en
ces mots : « Tu es digne, notre Seigneur et Dieu, de recevoir la
gloire, l'honneur et la puissance ; car tu as créé toutes choses, et
par ta volonté elles étaient et elles furent créées » (Ap 4 . 1 1). Lors­
qu'il viendront au festin des noces de !'Agneau, ils s'inclineront
encore et adoreront Dieu, qui est assis sur le trône (Ap 19.4).
Lorsque l'ange vola au milieu du ciel, annonçant l'évangile
éternel aux peuples sur la terre, il dit : « Craignez Dieu et donnez­
lui gloire, car l'heure de son j ugement est venue ; et adorez celui
qui a fait le ciel, la terre, la mer et les sources des eaux (Ap »

14.6-7). Ceci indique que lorsque nous connaissons Dieu en tant


que notre Dieu et notre Créateur, nous L'adorons.
Quiconque connaît Dieu en tant que Dieu et prend la position
d'un esclave, L'adorera (Ap 22.9). Certainement, celui qui s'assoit
« dans le temple de Dieu, se présentant lui-même comme étant

Dieu » doit être celui qui s'oppose au Seigneur (2 Th 2.4). Celui


qui est capable de faire des miracles et de tromper les peuples de
la terre, leur demandant d'adorer la bête (Ap 1 3 . 14-15) est certai­
nement le faux Christ ( Mt 24.23-24). Quiconque connaît Dieu en
tant que Dieu L'adorera. C'est cela qui glorifie Dieu.

Dieu en tant que Dieu dans la loi de vie

Nous devons voir à présent que Dieu a mis Ses lois dans notre
intelligence et les a inscrites sur notre cœur afin qu'Il puisse être
notre Dieu dans la loi de vie et que nous soyons Son peuple dans
la loi de vie. La seconde moitié d'Hébreux 8.10 suit immédiate­
ment ce qui a été dit auparavant. Il n'est pas dit ici que Dieu veut
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 135

être notre Dieu sur le trône. Le texte dit au contraire que Dieu
veut être notre Dieu dans la loi de vie et qu'il désire que nous
soyons Son peuple dans la loi de vie. Nous et Dieu, Dieu et nous,
ensemble vivons une relation dans la loi de vie. Si nous ne
sommes pas dans la loi de vie, nous ne pouvons pas toucher Dieu.
Si nous vivons dans la loi de vie, nous serons le peuple de Dieu et
Dieu sera notre Dieu. La seule manière de nous approcher de Lui,
de Le servir et de L'adorer est de contacter Dieu dans la loi de vie.
Pourquoi donc Dieu devient-Il notre Dieu et nous Son peuple
dans la loi de vie ? Pour expliquer ce fait, nous devons une fois de
plus étudier la création et la nouvelle naissance de l'homme. Dieu
est Esprit. Quiconque désire avoir de la communion avec Lui doit
avoir un esprit. Lorsque Dieu créa Adam, Il le fit avec un élément
en lui qui était compatible à Dieu, pareil à Dieu. Cet élément dans
l'homme était l'esprit. Quand Adam tomba et devint étranger à la
vie de Dieu, son esprit mourut vis-à-vis de Dieu. Pourtant, grâce à
la rédemption de Dieu, lorsque l'homme se repent et croit, non
seulement son esprit est rendu à la vie, mais il reçoit en plus la
vie non créée de Dieu. Par le Saint-Esprit, Dieu entre en nous et
demeure en nous et dès cet instant, nous pouvons adorer Dieu en
esprit et en réalité. Jean 4.23-24 est très clair. Le verset 24 dit
que « Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent, l'adorent
en esprit et en vérité. ,, Ceci signifie que seul l'élément dans
l'homme qui est semblable à Dieu peut adorer Dieu. Seul l'esprit
peut adorer l'Esprit. Seule l'adoration faite en esprit est la véri­
table adoration. Ce genre d'adoration ne se fait pas par l'usage de
l'intelligence, ni par l'usage des émotions ou de la volonté. Cette
adoration se fait dans l'esprit et la vérité. Le verset 23 dit : « Les
vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, car aussi
le Père recherche de tels adorateurs. ,, Ce verset est lourd de sens.
Lorsque nous lisons cela et ce qui suit, nous voyons que si un
homme désire adorer Dieu, il doit d'abord savoir adorer le Père. Si
quelqu'un n'a pas la relation de Père et fils avec Dieu, il n'a pas
encore la vie dans son esprit, qui est encore mort, il ne peut pas
adorer Dieu. Lorsqu'une personne naît de nouveau, son esprit est
vivifié, elle devient un enfant de Dieu et peut communier avec
Dieu. De ce fait, avant que nous puissions être le peuple de Dieu,
136 LA NOUVELLE ALLIANCE

nous devons préalablement devenir les enfants de Dieu. Pour


cette raison, nous disons que Dieu devient notre Dieu dans la loi
de vie et que nous sommes le peuple de Dieu dans la loi de vie.
Tite 2. 14 dit : « Qui s'est donné lui-même pour nous, afin de
nous racheter de toute iniquité et de purifier pour lui-même un
peuple particulier comme une possession unique, un peuple zélé
pour les bonnes œuvres. » Nous sommes le peuple particulier qui
devient Sa propre possession qu'Il a acquise (Ep 1 . 14). Nous pou­
vons devenir le peuple particulier de Dieu parce qu'Il est notre
Dieu dans la loi de vie et que nous sommes Son peuple dans la loi
de vie.
Apocalypse 2 1 . 7 dit : « Celui qui vaincra héritera ces choses, et
je serai pour lui son Dieu, et il sera pour moi un fils. » Dans l'éter­
nité, par rapport à la relation de vie et la relation personnelle,
nous serons fils de Dieu, mais en ce qui concerne la position de
Dieu et notre connaissance de Lui en tant que Dieu, Il sera notre
Dieu. Combien ceci est glorieux !
En conclusion, nous devons nous dire les mêmes paroles que
reçut l'apôtre Jean : « Adore Dieu » (Ap 22 .9).
CHAPITRE HUIT

LES CARACTÉ RISTIQUES DU CONTENU


DE LA NOUVELLE ALLIANCE

(3)

LA CONNAISSANCE INTÉRIEURE

Au sujet des caractéristiques du contenu de la nouvelle


alliance, nous avons déjà mentionné deux aspects principaux. Il
est vrai que Dieu est propice envers nos injustices et qu'Il ne se
souvient plus de nos péchés. C'est la grâce de Dieu qui nous est
donnée dans la nouvelle alliance. Mais il s'agit simplement là
d'une procédure par laquelle Dieu accomplit Son dessein éternel.
Il est aussi vrai que Dieu devient notre Dieu et que nous deve­
nons Son peuple dans la loi de vie. La nouvelle alliance ne
s'arrête toutefois pas ici, mais elle continue ainsi : « Et ils n'ensei­
gneront pas chacun son concitoyen et ni chacun son frère, disant :
Connais le Seigneur ; car tous me connaîtront, du petit jusqu'au
grand parmi eux » (He 8 . 1 1). Il s'agit de la connaissance plus pro­
fonde de Dieu. C'est connaître Dieu Lui-même. Par !'Esprit, Dieu
amène Ses rachetés au sommet, c'est-à-dire à Le connaître
Lui-même. Dieu dépose Ses lois dans notre intelligence et les
inscrit sur notre cœur. C'est là simplement une procédure par
laquelle Dieu accomplit Son dessein plus profond : que Dieu Lui­
même soit connu. Nous savons que le dessein de Dieu est de nous
constituer de Lui-même pour qu'Il soit complètement mélangé à
nous. Par conséquent, la caractéristique de la nouvelle alliance
est que l'homme puisse connaître Dieu dans la loi de vie et que,
de cette façon, il accomplisse le dessein de Dieu.
Osée 4.6 dit : « Mon peuple périt, parce qu'il lui manque la
connaissance. » Le manque de connaissance dans ce verset est le
manque de connaissance de Dieu Lui-même. Les enfants d'Israël
138 LA NOUVELLE ALLIANCE

étaient désobéissants j usqu'à être anéantis. C'était dû essentiel­


lement à leur manque de connaissance de Dieu. Mais, loué soit
Dieu ! La nouvelle alliance possède cette caractéristique : que
chaque possesseur de la vie éternelle connaît Dieu (Jn 17.3).
Aujourd'hui, une fonction de la vie éternelle est de connaître Dieu.
La caractéristique de la nouvelle alliance est que Dieu révèle et
conduit dans la loi de vie. Il nous permet de L'adorer, de Le servir
et d'être en communion avec Lui, de sorte que nous puissions
progresser pas à pas et Le connaître de plus en plus. Voyons à
présent comment dans cette loi de vie nous pouvons connaître
Dieu sans que personne ne nous enseigne du tout.

L'ENSEIGNEMENT DE L'ONCTION

Hébreux 8 . 1 1 dit ceci : « Et ils n'enseigneront pas chacun son


concitoyen et ni chacun son frère, disant : Connais le Seigneur ;
car tous me connaîtront, du petit j usqu'au grand parmi eux. » La
phrase « ils n'enseigneront pas » est une parole très puissante
dans le texte d'origine. Ce que nous lisons ici concorde avec 1 Jean
2.27 : « Pour vous, l'onction que vous avez reçue de lui demeure en
vous, et vous n'avez pas besoin qu'on vous enseigne ; mais comme
son onction vous enseigne sur toutes choses - et elle est véritable
et elle n'est pas un mensonge -, et comme elle vous l'a enseigné,
demeurez en lui. »
La raison pour laquelle une personne qui a la vie de Dieu n'a
pas du tout besoin de l'enseignement des autres est que l'onction
du Seigneur demeure en elle et lui enseigne toutes choses. C'est
ici une question d'ordre très pratique. Lorsque la Parole de Dieu
dit « ils n'enseigneront pas >>, c'est exactement ce qu'elle veut dire.
L'onction du Seigneur demeure constamment en nous. Il semble
que plus Il déploie Sa grâce, plus nous avons de difficulté à croire,
c'est pourquoi la Parole de Dieu dit que cette onction « est véri­
table » et « n'est pas un mensonge ». Nous ne devrions pas douter
de la Parole de Dieu simplement parce que notre condition spiri­
tuelle est anormale. Ce que Dieu dit est en parfait accord avec ce
qu'Il accomplit. Nous devons croire à la Parole de Dieu et nous
devons aussi Le remercier et Le louer.
Afin de bien comprendre l'enseignement de l'onction, il nous
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 139

faut considérer les trois fonctions inhérentes à l'esprit humain.


Nous avons dit plus haut que l'esprit de l'homme est composé de
trois parties ou fonctions : l'intuition, la communion et la cons­
cience. Considérons-les séparément.

L'esprit a la fonction de communion


C'est un fait que lorsque nous avons été régénérés, notre
esprit a été vivifié. Notre esprit revenu à la vie est la première
étape de la communion entre Dieu et l'homme. Nous savons aussi
que lorsque nous avons été régénérés, le Saint-Esprit est venu
habiter en nous. De plus, Dieu est Esprit, c'est pour cette raison
que celui qui L'adore doit L'adorer en esprit et en vérité. Le
Saint-Esprit guide l'homme depuis son esprit humain afin qu'il
adore Dieu et ait de la communion avec Lui. Ceci nous montre la
fonction de notre esprit humain par rapport à la communion.

L'esprit a la fonction de conscience


Lorsque nous avons été régénérés, notre conscience a été
vivifiée. Le sang du Seigneur Jésus purifie la conscience, la ren­
dant propre, pure et plus sensible. Le Saint-Esprit témoigne dans
notre conscience en ce qui concerne notre marche et notre com­
portement. Romains 8.16 dit : « L'Esprit lui-même rend témoi­
gnage avec notre esprit. » Romains 9 . 1 dit : « Ma conscience rend
témoignage avec moi dans le Saint-Esprit. » La première épître
aux Corinthiens 5.3 nous révèle que l'esprit juge et la seconde
épître, au verset 1 . 12 nous dit que notre conscience témoigne.
Tout ceci indique que l'esprit a la fonction de conscience.
Si nous nous trompons, le Saint-Esprit nous condamnera dans
notre conscience. Nous devons prêter attention au fait que ce que
la conscience condamne, Dieu le condamnera aussi. Il est impos­
sible que la conscience condamne quelque chose et que Dieu
justifie cette même chose. Si notre conscience nous dit que nous
avons tort, c'est que nous avons tort. Dans ce cas, nous devons
nous repentir, confesser et être purifiés par le précieux sang du
Seigneur ( 1 Jn 1.9). Si notre conscience est pure et sans offense
(2 Tm 1 .3 ; Ac 24. 16), alors nous pouvons servir Dieu avec har­
diesse et sans crainte.
140 LA NOUVELLE ALLIANCE

L'esprit a la fonction d'intuition


Tout comme le corps d'un homme éprouve des sensations,
l'esprit de l'homme éprouve aussi ses propres sensations. La sen­
sation qui émane de l'esprit humain naît dans la partie la plus
profonde de l'être. Nous lisons dans Matthieu 26.41 : « L'esprit est
bien disposé. » Dans Marc 2.8 : « Sachant pleinement dans son
esprit. » Dans Marc 8.12 : « Gémissant profondément en son esprit. »
Dans Jean 1 1 .33 : « Ému d'indignation en son esprit. » Dans Actes
19.2 1 , nous lisons : « Se proposa dans son esprit » et dans Actes
20.22 : « Lié dans l'esprit. » Puis, dans 1 Corinthiens 16. 18, il est
dit : « Ils ont rafraîchi mon esprit » et dans 2 Corinthiens
7 . 1 3 : « Son esprit a été rafraîchi. » Nous voyons ici toutes les
fonctions intuitives de l'esprit. (Il serait correct de dire que les
sensations éprouvées dans l'esprit sont presque aussi nombreu­
ses que celles issues de l'âme. Pour cette raison nous avons besoin
d'apprendre à discerner ce qui est de l'esprit et ce qui vient de
l'âme. C'est seulement après être passé par une opération plus
profonde de la croix et du Saint-Esprit que nous pourrons savoir
ce qui émane de l'esprit et ce qui émane de l'âme.)
Nous nommons la sensation de l'esprit « intuition », parce
qu'elle vient directement de l'esprit. Normalement, la sensation
d'une personne est suscitée par des stimuli extérieurs, comme par
exemple des personnes, des choses, des événements. Si le stimu­
lus provoque la joie, nous nous réjouissons, s'il provoque la
tristesse nous sommes tristes. Ces sentiments ont une cause et de
ce fait, nous ne pouvons pas dire qu'ils sont l'intuition. L'intuition
dont nous parlons ici est la sensation qui a sa source directement
à l'intérieur de l'homme, sans aucune cause apparente. Par
exemple, vous avez envie de faire une certaine chose parce qu'il
y a une bonne raison de la faire. Vous voulez la faire et décidez
donc d'agir. Pourtant, pour une raison inconnue, une sensation
inexplicable s'élève au-dedans de vous, remplie de lourdeur et de
malaise. Il semble que quelque chose en vous s'oppose à ce que
votre intelligence pense, à ce que votre émotion ressent et à ce
que votre volonté a décidé. Il semble que quelque chose d'inté­
rieur vous dit de ne pas faire ce que vous aviez l'intention de
faire. C'est l'interdiction de l'intuition.
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 141

Voici une autre illustration. Vous avez peut-être envie d e faire


quelque chose sans qu'il y ait de raison. Vous n'avez aucune
raison de le faire, c'est contraire à votre souhait et vous n'avez
pas l'intention de le faire. Pourtant, pour une raison inconnue, il y
a simultanément une sensation intérieure d'urgence, d'encoura­
gement, qui vous incite à faire cette chose. Si vous obéissez et
faites cette chose, vous serez soulagé. Il s'agit ici de l'intuition qui
incite à agir.

L'onction se trouve dans l'intuition de l'esprit


L'intuition est l'endroit où l'onction nous enseigne. L'apôtre
Jean a dit : « L'onction que vous avez reçue de lui demeure en
vous, et vous n'avez pas besoin qu'on vous enseigne ; mais comme
son onction vous enseigne toutes choses - et elle est véritable et
n'est pas un mensonge -, et comme elle vous l'a enseigné, demeu­
rez en lui » ( 1 Jn 2 .27). Ce verset montre clairement comment
l'onction du Saint-Esprit nous enseigne. Le Saint-Esprit demeure
dans notre esprit et l'onction se trouve dans l'intuition de l'esprit.
L'onction du Seigneur nous enseigne toutes choses. Ceci veut
dire que le Saint-Esprit nous enseigne dans l'intuition de l'esprit,
provoquant certaines sensations dans notre esprit, au même titre
que lorsqu'un onguent, un baume est appliqué sur le corps d'un
individu, ce dernier ressent quelque chose. Lorsque notre esprit
a cette sensation, nous savons ce que dit le Saint-Esprit. Nous
avons besoin de faire la différence entre connaître et comprendre.
Nous connaissons dans notre esprit, mais nous comprenons avec
notre intelligence. Nous savons une certaine chose au travers de
l'intuition de l'esprit, après quoi l'intelligence est illuminée pour
comprendre ce que sait et connaît l'intuition. C'est dans l'intui­
tion de l'esprit que nous connaissons l'intention du Saint-Esprit,
mais c'est dans l'intelligence de l'âme que nous comprenons la
conduite du Saint-Esprit.
L'opération de l'onction est indépendante et n'a pas besoin de
l'aide humaine. Indépendamment, elle exprime sa propre inten­
tion. Elle œuvre seule dans l'esprit, permettant à l'homme de
connaître ce qu'est son intention dans l'intuition. La Bible appelle
« révélation » cette connaissance dans l'intuition de l'esprit. La
142 LA NOUVELLE ALLIANCE

révélation signifie que le Saint-Esprit montre l'image claire et


véritable d'une chose dans notre esprit, afin que nous sachions
avec clarté. Ce genre de connaissance est plus profond que la
compréhension de l'intelligence. L'onction du Seigneur demeure
en nous et nous enseigne au sujet de tout. Pour cette raison, nous
n'avons pas besoin de nous enseigner les uns les autres. Cette
onction nous enseigne toutes choses par le biais de la fonction de
l'intuition.
Le Saint-Esprit s'exprime par le biais de l'intuition de l'esprit.
L'intuition est une capacité innée à connaître ce que le mouve­
ment du Saint-Esprit veut dire. Pour cette raison, si nous voulons
faire la volonté de Dieu, nous n'avons pas besoin de demander
aux autres, ni de nous poser la question. Il nous suffit de suivre la
conduite de l'intuition. L'onction du Seigneur nous enseigne à
propos de tout. Il n'y aucune situation, ni aucune chose au sujet
de laquelle elle ne nous enseigne pas. Par conséquent, notre seule
responsabilité est de recevoir l'enseignement de l'onction.

Quelques exemples
Un frère m'a un jour raconté l'histoire suivante, à propos d'un
chrétien qui avait été alcoolique avant son salut. Ce chrétien
avait aussi un ami qui buvait excessivement. Plus tard, tous deux
furent sauvés. Un jour, le plus jeune des deux avait invité l'autre
à dîner. Du vin fut placé sur la table. Le plus âgé dit : « Puisque
nous sommes sauvés, nous ne devrions peut-être pas boire. » Le
plus jeune répondit : « Cela n'a pas d'importance si nous en pre­
nons j uste un peu, car ce que nous buvons est du vin de Timothée.
Ce qui est permis dans les Écritures. » Plus tard, ils posèrent à un
ministre de la Parole la question suivante : « Après qu'un homme
est sauvé, devrait-il boire du vin de Timothée ? » Le ministre
répondit qu'en plus de dix années de travail, il n'avait jamais
entendu l'expression : « le vin de Timothée. ,, Plusieurs jours plus
tard, ils revinrent parler au pasteur, lui disant qu'ils ne buvaient
plus de vin de Timothée. Lorsque ce dernier leur demanda si
quelqu'un le leur avait interdit, ils répondirent par la négative et
ajoutèrent : « En fait, les Écritures disent que Timothée devrait
boire un peu de vin. Mais nous, nous ne buvons pas parce que
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 143

quelque chose en nous nous l'interdit. » Frères et sœurs, cette


interdiction intérieure est l'interdiction issue de la loi de vie. La
loi de vie est vivante et puissante et cette loi ne leur permettait
pas de boire. Parce que la loi de vie peut parler, opérer et donner
des sensations, nous devons la respecter.
Un serviteur du Seigneur raconta qu'un frère était venu le
voir un jour pour demander s'il devait faire une certaine chose
ou non. Le serviteur de Dieu demanda : « Intérieurement, sais-tu
que faire ? » Le frère répondit immédiatement : « Oui, je le sais. »
Plusieurs jours plus tard, il vint avec une question similaire. La
même question lui fut posée : « Intérieurement, sais-tu que
faire ? » Et il répondit : « Oh, je sais, je sais. » La troisième fois
qu'il vint, il entendit la même question et sa réponse fut encore la
même. Bien qu'à ce moment-là, le ministre du Seigneur ne le dît
pas de façon audible, il dit en son cœur : « Pourquoi prends-tu des
chemins détournés ? Il y a quelque chose en toi qui t'enseigne
tout, dans la vérité et sans mensonge. » Ce « quelque chose » est la
loi de vie. Elle nous enseigne ce que nous devrions faire et ne pas
faire.
Le problème, par conséquent, réside dans le fait que nous ne
sommes pas disposés à suivre cette loi intérieure. La question se
résume à savoir si notre cœur est entièrement tourné vers Dieu.
Si notre cœur est complètement tourné vers Dieu, alors nous
n'avons pas besoin qu'un autre nous enseigne, parce qu'il y a en
nous quelque chose de vivant et de véritable qui nous enseignera
toujours. Tous les enfants de Dieu font une expérience analogue,
certains plus que d'autres, mais nous avons tous au moins quelque
expérience de la loi de vie en nous. Cette loi bouge et parle sans
l'ombre d'un doute, et elle n'a pas besoin de l'enseignement de
l'homme.
Prenons un exemple supplémentaire : un chrétien aimait
donner l'hospitalité aux croyants et tout particulièrement aux
ministres de Dieu. S'il en rencontrait un, il l'invitait à dîner ou lui
donnait un présent. Un jour, il écoutait un prédicateur. Ce que
cet homme prêchait n'était pas conforme aux Écritures, car il ne
confessait pas que Jésus-Christ était venu en chair. Pendant que
le frère écoutait, d'un côté il se sentait mal à l'aise et par ailleurs,
144 LA NOUVELLE ALLIANCE

comme à son habitude, il avait envie d'aller serrer la main du pré­


dicateur et de lui dire quelques mots. Alors qu'il s'apprêtait à lui
serrer la main, il ressentit une interdiction intérieure. Il hésita
une minute. Puis il se résigna et rentra chez lui. Ce chrétien
n'avait pas pris conscience que 2 Jean 7 . 10 déclare que certains
s'appellent ministres de Christ, mais qu'ils ne confessent pour­
tant pas que Christ est venu en chair. Ce frère ne savait pas
qu'une telle personne ne devrait pas être saluée ni reçue et pour­
tant, c'était exactement ce que lui disait la vie intérieure. Ceci
signifie qu'alors qu'il n'y a aucun besoin qu'on nous enseigne,
nous pouvons quand même savoir. C'est là la caractéristique de la
nouvelle alliance.

Pourquoi alors les É critures parlent-elles


d'enseignement ?
Sans aucun doute, quelqu'un posera cette question : pourquoi
alors les Écritures parlent en de nombreux endroits d'enseigne­
ment ? Par exemple, Paul dit : « C'est pour cela que je vous ai
envoyé Timothée, qui est mon bien-aimé et fidèle enfant dans le
Seigneur, et qui vous rappellera mes voies, qui sont en Christ,
telles que je les enseigne partout dans chaque église » ( 1 Co 4_ 1 7).
Il a aussi dit : « Mais, dans l'église, je préfère dire cinq paroles
avec mon intelligence, afin d'instruire aussi les autres » ( 1 Co
14. 19). De nombreux autres endroits encore mentionnent l'ensei­
gnement, comme c'est le cas avec Colossiens 1 .28 ; 2.22 ; 3 . 16 ;
1 Tm 2.7 ; 3.2 ; 4. 1 1, 13 ; 5 . 17 ; 2 Tm 2.2, 24 ; 3 . 16. Comment expli­
quer ces passages ? Pour répondre à cette question, nous devons
commencer par notre expérience, puis nous verrons ce que les
Écritures en disent.

La parole a d'abord opéré intérieurement

L'onction du Seigneur nous enseigne vraiment intérieurement.


La difficulté tient à ce que nous ne pouvons l'entendre. Frères et
sœurs, nous devons comprendre combien nous sommes faibles.
Nous sommes tellement faibles que même si Dieu a parlé une fois,
deux fois, cinq fois, dix fois ou vingt fois, nous n'avons toujours pas
entendu. Parfois, nous entendons mais feignons de n'avoir rien
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 1 45

entendu. Nous comprenons mais feignons de ne pas avoir com­


pris. Le Seigneur a dit : « Celui qui a des oreilles, qu'il entende »
(Ap 2.7a). Dans chacune des sept épîtres dans !'Apocalypse, cette
phrase se répète : « Celui qui des oreilles, qu'il entende. » Les
Écritures considèrent qu'écouter est extrêmement important.
Lorsque les disciples demandèrent au Seigneur Jésus pourquoi,
Il s'adressait au peuple à l'aide de paraboles, Il répondit : « C'est
pourquoi je leur parle en paraboles, parce qu'en voyant ils ne
voient pas, et qu'en entendant ils n'entendent ni ne compren­
nent » (Mt 13. 13). Le Seigneur Jésus a aussi cité Ésaïe 6.9-10 :
« En entendant, vous entendrez, et vous ne comprendrez pas ; en
voyant, vous verrez, et vous ne percevrez pas ; car le cœur de ce
peuple est devenu insensible, ils se sont bouché les oreilles et ils
ont fermé les yeux, de peur qu'ils n'aperçoivent de leurs yeux,
qu'ils n'entendent de leurs oreilles, qu'ils ne comprennent de leur
cœur, qu'ils ne se tournent vers moi et que je ne les guérisse » (Mt
13. 14- 15). Ces versets montrent que le problème n'est pas une
absence d'enseignement intérieur ou de parole intérieure, mais
de refus d'entendre.
De ce fait, souvent le problème n'est pas l'absence de parole de
la part de Dieu, ni même l'absence d'une parole que l'homme
reçoit intérieurement, mais c'est son refus d'entendre. Dieu a
parlé une, deux, cinq ou même dix fois, pourtant nous n'enten­
dons toujours pas. Parce que nous ne voulons pas entendre, nous
ne pouvons pas entendre. Parce que nous n'entendons pas, nous
abandonnons toute écoute. Job 3 3 . 1 4 dit : « Dieu parle cependant,
tantôt d'une manière, tantôt d'une autre, et l'on n'y fait pas atten­
tion. » C'est la situation véritable de certains enfants de Dieu.
Ceux qui ont des problèmes dans leurs pensées, ceux qui sont
subjectifs, qui sont têtus, sont des personnes qui ont du mal à
entendre. Cependant, chaque fois que nous n'entendons pas la
voix de Dieu et ne recevons pas l'enseignement de l'onction, nous
devons comprendre que quelque chose en nous ne va pas, que
nous avons probablement un problème. La difficulté ne vient
jamais de Dieu, mais toujours de nous. Mais loué soit-Il ! Il est
patient et continue à parler à l'homme. Job 33. 15-16 dit : « En
songe, en vision nocturne, quand un profond sommeil tombe sur
1 46 LA NOUVELLE ALLIANCE

les hommes, quand ils sont endormis sur leur couche. Alors il fait
des révélations aux hommes et met le sceau à leur instruction. »
Si nous ne L'entendons pas, Il utilisera même les visions et les
rêves pour nous instruire. Donc, ce n'est pas que Dieu n'a rien dit,
Dieu a beaucoup parlé. La difficulté est que l'homme a bien du
mal à entendre.

La répétition au-dehors

Lorsque nous lisons les Épîtres du Nouveau Testament, nous


voyons que de nombreux enseignements sont des répétitions. Ils
sont répétés à cause des diffi cultés dans l'église. Dans les Épîtres,
nous voyons souvent l'expression « ignorez-vous ? » Cette expres­
sion apparaît dans Romains 6.3, 16 ; 1 Co 3 . 16 ; 5.6 ; 6.2-3, 9,
15-16, 19 et Je 4.4. « Ignorez-vous » indique que bien que nous
ayons entendu quelque chose et que nous ayons su quelque chose
intérieurement, nous l'avons ignoré. Nous l'avons tout bonne­
ment mis de côté. Donc, à travers les Écritures Dieu nous dit :
« Ignorez-vous ? » La Bible ne parle pas à la place de l'onction

intérieure, mais elle répète simplement ce que l'onction a déjà dit.


Du fait que nous sommes anormaux et malades spirituellement
et parce que nous avons négligé l'enseignement intérieur, le Sei­
gneur utilise les paroles bibliques, à travers Ses serviteurs,
répétant au-dehors ce que l'onction a dit au-dedans. L'onction du
Seigneur nous a enseignés au-dedans, il nous faut donc commen­
cer à écouter de l'intérieur. Nous devons voir que l'enseignement
intérieur et l'enseignement extérieur s'entraident. L'enseignement
au-dehors ne doit toutefois pas remplacer ce qui est à l'intérieur.
La parole intérieure est vivante et issue de la vie. C'est la caracté­
ristique de la nouvelle alliance. Quiconque appartient à Dieu doit
être attentif à cela.
Ici, nous devons dire quelques mots de rappel pour les frères
et sœurs. Lorsque nous aidons les autres, nous ne devrions
j amais leur donner les Dix Commandements, ni leur enseigner de
manière subjective de faire ceci ou de ne pas faire cela. Nous ne
devrions pas parler de la volonté de Dieu aux individus comme
l'avaient fait les prophètes de l'Ancien Testament. La raison pour
cela est que les prophètes du Nouveau Testament ne s'adressent
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 147

qu'à l'église, non les individus. Un prophète du Nouveau Testa­


ment ne peut qu'indiquer la volonté de Dieu dans le principe. Il
ne devrait jamais indiquer la volonté de Dieu pour un individu.
Nous tous, qui appartenons à Dieu devons apprendre à recevoir
l'enseignement de l'onction intérieure, faute de quoi nous ne
sommes pas dans la nouvelle alliance. Nous ne pouvons que confir­
mer ce que Dieu a déjà dit à l'homme. Nous pouvons seulement
répéter ce que Dieu a déjà enseigné intérieurement. Dire davan­
tage revient à dépasser la nouvelle alliance. D'un autre côté, nous
devrions humblement recevoir l'enseignement que nous apportent
ceux qui nous enseignent dans le Seigneur. Pourtant, l'enseigne­
ment que nous recevons doit aussi être l'enseignement intérieur
de l'onction. Sinon, ce n'est pas la nouvelle alliance. Nous devons
nous souvenir que la lettre tue et que seul l'Esprit donne la vie
(2 Co 3 .6).

L'intelligence
a besoin d'être renouvelée
L'onction du Seigneur se trouve dans l'intuition de notre
esprit et nous enseigne à propos de tout, mais parfois notre intel­
ligence ne parvient pas à comprendre la sensation qui émane de
l'esprit. Pour cette raison, notre intelligence a besoin d'être renou­
velée. Seulement à ce moment-là, nous pourrons comprendre ce
que l'onction nous enseigne. Romains 12.2 nous montre que l'in­
telligence a d'abord besoin d'être renouvelée et transformée, puis
nous pourrons prouver ce qu'est la volonté parfaite, bonne et
excellente de Dieu. Colossiens 1.9 nous montre que nous devons
tout d'abord avoir une compréhension spirituelle. Après cela,
nous serons remplis de la pleine connaissance de la volonté de
Dieu. En conséquence, le renouvellement de l'intelligence est
essentiel. D'un côté, si notre intelligence n'est pas renouvelée,
nous ne pourrons ni connaître ni comprendre l'enseignement de
l'onction. D'un autre côté, si notre intelligence n'est pas renou­
velée, nous prendrons en compte les pensées soudaines, celles qui
passent comme des éclairs dans notre intellect, pensant qu'elles
sont la conduite du Seigneur en nous. Nous prendrons aussi en
compte les visions et rêves insensés et inutiles, comme s'ils
1 48 LA NOUVELLE ALLIANCE

étaient des paroles que le Seigneur nous aurait données en guise


de révélation de Sa part. De telles attitudes sont nuisibles et vaines.
Nous admettons et croyons que le Seigneur ouvre parfois nos
oreilles par le moyen de visions et de rêves tels que ceux mention­
nés dans Job 33. 15-16, mais nous n'acceptons ni ne croyons que
des pensées confuses ou des visions ou rêves insensés et vains
viennent du Seigneur. En conséquence, le renouvellement de l'in­
telligence est essentiel pour comprendre l'enseignement de l'onc­
tion. La question est alors la suivante : comment l'intelligence
peut-elle être renouvelée ? Tite 3.5 parle du renouvellement du
Saint-Esprit. Romains 12. 1-2 explique très bien que nous devons
en premier présenter notre corps comme un sacrifice vivant, afin
qu'ensuite nous puissions être transformés par le renouvellement
de notre intelligence. Nous voyons par là que le renouvellement
de l'intelligence dépend de notre consécration. Éphésiens 4.22-23
nous montre que pour le renouvellement de l'esprit nous devons
dans notre expérience, commencer par nous dépouiller de notre
vieil homme en ce qui concerne notre ancienne manière de vivre.
Ceci montre que le renouvellement de l'intelligence est quelque
chose qui arrive par la croix. Éphésiens 4.23 dit : « Soyez renouve­
lés par l'esprit de votre intelligence. » Il est donc clair que le
renouvellement commence depuis l'esprit pour ensuite se répandre
dans l'intelligence. Nous avons dit précédemment que le travail
du Saint-Esprit commence au centre et se répand vers la circonfé­
rence. S'il y a un problème dans le cœur d'un homme, c'est-à-dire
dans la partie la plus profonde de son être et que ce problème
n'est pas traité, il est impossible que l'intelligence soit renou­
velée. Par conséquent, le Saint-Esprit commence par renouveler
l'esprit de l'intelligence, puis il renouvelle l'intelligence.
En résumé, grâce à la contrainte divine, nous présentons notre
corps comme un sacrifice vivant. À la suite de cela, le Saint­
Esprit fait en sorte que par la croix nous fassions l'expérience
d'exercer notre volonté pour nous dépouiller du vieil homme en ce
qui concerne notre ancienne manière de vivre, afin que par Sa
vie qui entre davantage en nous, notre esprit soit renouvelé et
notre intelligence le soit aussi. Ce renouvellement est une œuvre
prolongée et continuelle du Saint-Esprit. Lorsque nous en arrivons
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 149

là, il nous faut remercier Dieu et Le louer du fait que tout est
l'œuvre de Sa grâce. Nous n'avons rien d'autre à faire que de rece­
voir Sa grâce, Le louer et Le remercier. Nous répétons que
l'onction du Seigneur est en nous, nous enseignant à propos de
toutes choses. C'est là un point défini et vrai. La loi de vie en nous
ne requiert aucun enseignement de l'homme. Ce n'est pas une
exagération. Les Écritures l'ont vraiment dit. Mais par ailleurs,
nous devons faire attention à ne pas être trompés et à ne pas
tomber dans l'extrême. Nous devons comparer nos sensations
intérieures aux paroles qui sont dans la Bible.

Comparer notre sensation intérieure


avec les É critures
Le Saint-Esprit est !'Esprit de vérité (Jn 14. 17). Il nous mène
dans toute la vérité (Jn 16.13). En conséquence, si notre sensa­
tion intérieure vient du Saint-Esprit, elle doit correspondre à ce
que dit !'Écriture. Si la sensation intérieure ne correspond pas
aux paroles de la Bible, alors cette sensation n'est pas digne de
confiance. Nous savons que la sensation intérieure est vivante et
nous savons aussi que les Écritures en dehors de nous sont exac­
tes. Si nous avons uniquement les paroles des Écritures, nous
trouvons l'exactitude et la sûreté, mais pas la vie. En revanche,
avoir j uste la sensation intérieure peut-être quelque chose de
vivant, mais qui n'est pas exact ou ce peut être vivant mais pas
sûr. Notre expérience doit être comme un train avec la puissance
à l'intérieur de la locomotive et les rails en dehors. S'il n'y a que
des rails mais pas de puissance, le train ne bougera pas. S'il n'y a
en revanche que de la puissance mais pas de rails, le train ira
dans tous les sens et finira par faire un accident. Les Écritures
nous montrent que lorsque les Israélites sortirent d'Égypte, ils
avaient devant eux une colonne comme une nuée qui les guidait
le jour et une colonne de feu qui les guidait la nuit. Lorsque notre
condition spirituelle est normale, nous marchons comme en plein
j our. Mais notre condition spirituelle n'est pas toujours ainsi. Les
Écritures disent également que la Parole de Dieu est une lampe
à nos pieds et une lumière sur notre sentier (Ps 1 19. 105). Sans
la nuit, il n'y a pas besoin de lampe ou de lumière. Lorsque la
150 LA NOUVELLE ALLIANCE

lumière luit en nous, notre sensation intérieure est claire et sûre.


Lorsque les ténèbres sont en nous, notre sensation intérieure est
trouble et incertaine. Nous devons alors utiliser les paroles de la
Bible pour vérifier la justesse de notre sensation intérieure.
La vie plus la vérité sont égales à la vraie puissance. La vie et
la vérité produisent une force sûre. Nous devons marcher sur le
chemin sûr de la vie et de la vérité. Chaque action, chaque pensée
et chaque décision ont besoin d'être comparées aux paroles de
la Bible, afin que nous puissions avancer et progresser sans faire
de détour ni prendre de mauvais chemin.

Deux façons de connaître Dieu


Lisons encore Hébreux 8. 1 1 : « Et ils n'enseigneront pas
chacun son concitoyen et ni chacun son frère, disant : Connais le
Seigneur ; car tous me connaîtront du petit j usqu'au grand parmi
eux. » Ce verset dit que nous, qui sommes le peuple de Dieu dans
la loi de vie, pouvons connaître Dieu sans que personne ne nous
enseigne. Ce verset utilise deux fois le verbe « connaître » . La pre­
mière fois, il est question d'hommes s'enseignant les uns les
autres à connaître le Seigneur. La seconde fois, il est dit que du
plus petit au plus grand, tous connaîtront le Seigneur. Le premier
verbe implique une connaissance ordinaire et le second fait réfé­
rence à la connaissance intuitive. La connaissance ordinaire est
objective et extérieure, tandis que la connaissance intuitive
est intérieure et subjective.
Nous pouvons illustrer la différence entre la connaissance
ordinaire et la connaissance intuitive de la façon suivante : sup­
posons que du sel et du sucre soient placés devant nous. Les deux
se ressemblent. Tous les deux sont une poudre fine et blanche,
mais une fois dans notre bouche, nous savons les distinguer. Le
sucre a un goût sucré et le sel un goût salé. Bien que nous puis­
sions utiliser nos yeux pour connaître le sel et le sucre, ils ne
seront pas aussi précis et justes que nos papilles gustatives.
Il en va de même pour notre connaissance de Dieu. La
connaissance extérieure n'est qu'une connaissance ordinaire,
mais la connaissance intérieure est la connaissance exacte. Lorsque
Dieu nous donne de goûter à Lui intérieurement, nous faisons
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 151

l'expérience d'une joie inexplicable. Le Psaume 3 4 . 9 dit : « Goûtez


et voyez combien l'Éternel est bon ! » C'est merveilleux ! Nous
pouvons goûter Dieu ! Hébreux 6.4-5 mentionne : « Ceux qui ont
été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui sont devenus
participants du Saint-Esprit, qui ont goûté la bonne parole de
Dieu et les puissances de l'âge à venir. » Ceci nous montre que les
choses spirituelles doivent être goûtées. Rendons grâces à Dieu
de ce que la caractéristique de la nouvelle alliance non seulement
nous rende capables de goûter aux choses spirituelles, mais
qu'elle nous rende aussi capable de goûter à Dieu Lui-même.
Quelle bénédiction et quelle gloire !

Trois étapes dans la connaissance de Dieu


D'après les Écritures, on peut distinguer trois étapes dans la
connaissance que l'homme a de Dieu. Psaume 103 . 7 dit : « Il a fait
connaître ses voies à Moïse, ses hauts faits aux fils d'Israël. » Le
mot « voies » de ce verset est identique à celui d'Ésaïe 55.8. Les
Israélites connaissaient uniquement les hauts faits de Dieu, mais
Moïse connaissait les voies de Dieu. Il est clair que la connais­
sance de Moïse était plus profonde que celle que les enfants
d'Israël avaient de Dieu. Mais la connaissance intuitive men­
tionnée dans Hébreux 8. 1 1 est plus profonde que la connaissance
des voies de Dieu. La connaissance intuitive consiste à connaître
la nature de Dieu, Dieu Lui-même. Si nous mettons ces deux der­
niers versets des Écritures côte à côte, nous pouvons voir que
notre connaissance de Dieu se fait en trois étapes. La première
consiste à connaître les hauts faits de Dieu, la seconde consiste à
connaître les voies de Dieu et la dernière consiste à connaître
Dieu Lui-même. Connaître les hauts faits et les voies de Dieu ne
sont qu'une connaissance extérieure, mais la connaissance inté­
rieure de la nature de Dieu et celle de Dieu Lui-même sont la
connaissance plus profonde. C'est la plus précieuse. Étudions à
présent ces trois étapes séparément.

Connaître les hauts faits de Dieu

Connaître les hauts faits de Dieu signifie connaître les miracles


et merveilles qu'Il accomplit. Les enfants d'Israël en Égypte, par
152 LA NOUVELLE ALLIANCE

exemple, virent les dix plaies que Dieu envoya (Ex 7 - 1 1 ). Un


autre exemple est celui où Dieu fit venir un grand vent d'orient, qui
fit se retirer l'eau de la Mer Rouge en une nuit, de sorte que l'eau
se sépara et que le sol de la mer s'assécha (Ex 14.21). Voici deux
autres exemples : l'eau vive sortant d'un rocher que les enfants
d'Israël burent dans le désert (Ex 17.6) et la manne descendue du
ciel qu'ils mangèrent chaque jour (Ex 16.35). Toutes ces choses
étaient les faits de Dieu. De la même façon, la multiplication des
pains (Jn 6.9-12), la guérison des aveugles, des estropiés, des
lépreux ou des sourds et la résurrection des morts (Mt 1 1.5)
étaient autant de hauts faits de Dieu. Aujourd'hui, certaines per­
sonnes ont été guéries de leur maladie par Dieu ou ont été proté­
gées par Dieu d'un danger pendant leur voyage. Toutes ces choses
sont les hauts faits de Dieu. Mais si nous ne connaissons que Ses
actes, nous ne pouvons pas dire que nous connaissons Dieu. Cette
sorte de connaissance est trop superficielle et extérieure.

Connaître les voies de Dieu

Connaître les voies de Dieu signifie que vous connaissez le


principe selon lequel Dieu agit. Par exemple, lorsqu'Abraham
pria pour Sodome, il se tint du côté de la j ustice de Dieu. Il savait
que Dieu était un Dieu de j ustice et qu'Il n'agirait jamais en oppo­
sition à Sa justice. Ceci indique qu'Abraham connaissait les voies
de Dieu, Sa façon d'agir. Un autre exemple s'observe dans l'épi­
sode où Moïse vit la gloire de Jéhovah manifestée et qu'il dit à
Aaron : « Prends le brasier, mets-y du feu pris sur l'autel, places-y
du parfum, va promptement vers la communauté et fait pour eux
l'expiation ; car l'indignation de l'Éternel a éclaté, la plaie a com­
mencé » (Nb 17 . 1 1 ). Ceci signifie que Moïse connaissait les voies
de Dieu. Il savait que si un homme agissait d'une certaine manière,
Dieu répondrait lui aussi d'une certaine façon.
Samuel dit à Saul : « Voici : L'obéissance vaut mieux que les
sacrifices, et la soumission vaut mieux que la graisse des béliers »
( 1 S 15.22). Cela fait référence à la connaissance des voies de
Dieu. Un autre exemple est celui de David lorsqu'il refusa d'offrir
des holocaustes qui ne lui coûtaient rien (2 S 24.24). Nous avons
là une autre référence à la connaissance des voies de Dieu.
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 1 53

Connaître Dieu Lui- même

Connaître la nature de Dieu signifie connaître Dieu Lui-même.


Nous avons mentionné auparavant que chaque sorte de vie pos­
sède ses caractéristiques propres. Les poissons ont les caractéris­
tiques des poissons et les oiseaux celles des oiseaux. La vie de
Dieu possède aussi sa propre caractéristique. Cette caractéristique
est Sa nature. Sa nature est la bonté, la droiture (Ps 25.8 ; 86.5 ;
Mt 19.17) et la sainteté (Ac 3 . 14 ; 2.Co 1 . 12). Cette nature va
exprimer Dieu au travers de la lumière. Lorsque nous naissons de
nouveau, nous obtenons la vie de Dieu et recevons la nature
divine. Lorsque nous touchons cette nature en nous, nous tou­
chons aussi Dieu Lui-même en nous. Cela, c'est connaître Dieu
Lui-même. Par exemple, s'il y a un péché notre conscience ressent
qu'il faut résoudre ce problème et que ce sera le seul moyen pour
retrouver la paix. Pourtant, au-dedans de nous, il y a une sensa­
tion de sainteté, une sensation plus profonde que la conscience.
Très profondément, il y a un dégoût et une haine envers le péché.
Ce genre de haine vient de la nature sainte de Dieu. Lorsque
l'homme touche Dieu Lui-même, sa connaissance de la sainteté
de Dieu dépasse la description humaine. Parfois, nous avons la
même sensation que Job : « Mon oreille avait entendu parler de toi ;
mais maintenant mon œil t'a vu. C'est pourquoi je me condamne
et je me repens sur la poussière et sur la cendre » (Jb 42.5-6).
Dans la lumière éblouissante du soleil, même la poussière est
révélée. Comparativement, dans la sainteté de Dieu notre saleté
est toujours révélée. Il n'est pas surprenant que lorsque Pierre a
rencontré le Seigneur personnellement, il soit tombé aux genoux
du Seigneur en disant : « Seigneur, retire-toi de moi, car je suis un
homme pécheur ! » ( Le 5.8). Bien souvent, tant dans nos paroles
que dans nos actions, même si notre conscience ne nous condamne
pas, il demeure un sentiment de malaise, une sensation qui ne dit
pas « amen ». C'est la sensation de la nature de la vie de Dieu, qui
excède la sensation causée par la conscience. Si nous avons appris
et que nous sommes disposés à obéir, c'est en de tels instants que
nous touchons Dieu Lui-même.
Paul a dit aux croyants de Corinthe : « Nous nous fatiguons à
154 LA NOUVELLE ALLIANCE

travailler de nos propres mains ; insultés, nous bénissons ; persé­


cutés, nous endurons ; diffamés, nous exhortons. Nous sommes
devenus comme les balayures du monde, l'ordure de toutes choses,
jusq u'à maintenant » ( 1 Co 4. 12-13). Cela montre que non seule­
ment la vie de Dieu est ainsi, mais que la nature de cette vie
est ainsi. Lorsque Paul touchait à ce point la nature de Dieu, Il
touchait Dieu Lui-même. C'est alors qu'Il connaissait Dieu per­
sonnellement.
L'histoire qui suit est véridique. Deux frères qui étaient fermiers
et aussi chrétiens semèrent du riz. Leurs rizières se trouvaient
au milieu d'une colline. Chaque jour les frères pompaient l'eau
j usqu'à leurs champs à l'aide de leurs pieds. Mais chaque jour, ils
découvraient que le fermier dont les champs étaient en dessous
des leurs s'arrangeait pour détourner cette eau dans ses propres
champs, en contrebas. Pendant sept ou huit jours ils endurèrent
la situation sans dire un mot, mais au fond d'eux il n'y avait
aucune joie. Plus tard, ils allèrent demander conseil à un frère
qui était un serviteur du Seigneur. Il leur dit : « Endurer n'est pas
suffisant. Vous devriez aller et arroser le champ de votre voleur
d'eau. Et ensuite, pomper l'eau dans vos propres champs. » Les
deux frères s'en revinrent à leurs champs et suivirent les recom­
mandations. Curieusement, plus ils faisaient cela, plus ils étaient
heureux. Il en résulta que le voleur d'eau fut touché. Non seule­
ment il s'arrêta de voler leur eau, mais il vint présenter ses
excuses aux frères. Nous voyons là que s'ils ont pu agir de la sorte
et le faire spontanément, c'était parce qu'ils agirent selon la nature
de Dieu. Autrement, s'ils avaient simplement agi de manière
objective, ils auraient conservé en eux un sentiment d'injustice.
Plus tard, ils auraient encore ressenti un trouble intérieur. Seules
les choses accomplies selon la nature de Dieu nous satisfont inté­
rieurement. Plus nous agissons de cette façon, plus nous louerons
Dieu et plus nous connaîtrons Dieu Lui-même.

C onnaître Dieu dans notre intuition


Connaître Dieu Lui- même est la plus grande bénédiction et la
plus grande gloire dans la nouvelle alliance. Dieu ne peut pas
être connu à travers la chair, mais seulement au moyen de
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 155

l'intuition. Voyons ce que les Écritures disent au sujet de la


connaissance de Dieu dans notre intuition. Jean 17 .3 dit ceci : « Et
la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, le seul vrai Dieu, et
celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » Ce verset nous dit que qui­
conque a la vie éternelle connaît Dieu et le Seigneur Jésus. En
d'autres termes, lorsqu'un homme reçoit la vie éternelle, i l reçoit
une connaissance de Dieu dans l'intuition, qu'il ne possédait pas
auparavant. Cette vie éternelle possède une fonction qui permet
à l'homme de connaître Dieu. Nous connaissons Dieu, Celui qui
s'est fait connaître à nous, par le biais de la vie intérieure. Nous
ne sommes pas comme les Athéniens qui en raisonnant et argu­
mentant, adoraient un Dieu inconnu (Ac 17 .23). Par conséquent,
si quelqu'un dit qu'il a la vie éternelle mais qu'il n'a jamais connu
Dieu, son affirmation qu'il a la vie éternelle est à mettre en cause,
c'est une connaissance de la lettre. Pour être encore plus tran­
chant, nous dirons que ce genre de personne n'a pas la vie
éternelle. Si nous voulons connaître Dieu, nous devons avoir en
premier la vie éternelle.
Un Corinthiens 2 . 1 1- 12 dit : « Car, qui parmi les hommes
connaît les choses de l'homme, si ce n'est l'esprit de l'homme qui
est en lui ? De même, personne n'a connu les choses de Dieu non
plus, si ce n'est l'Esprit de Dieu. Mais, nous n'avons pas reçu l'es­
prit du monde, mais l'Esprit qui vient de Dieu, afin que nous
connaissions les choses qui nous ont été gracieusement données
par Dieu. » Ce verset nous dit que c'est le Saint-Esprit qui est
dans notre esprit, qui nous permet de connaître les choses de
Dieu. L'intelligence humaine ne peut pas connaître les choses de
Dieu. L'homme est incapable de les interpréter grâce à ses pro­
pres pensées, comme de les comprendre par sa propre sagesse.
C'est pourquoi la Bible dit : « Mais l'homme animique ne reçoit
pas les choses de !'Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour
lui ; et il n'est pas capable de les connaître, parce que c'est spiri­
tuellement qu'on les discerne » ( 1 Co 2 . 14).
Éphésiens 1 . 17-18 dit : « Afin que le Dieu de notre Seigneur
Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et
de révélation dans la pleine connaissance de lui, les yeux de votre
cœur ayant été illuminés pour que vous sachiez. » Ces versets
156 LA NOUVELLE ALLIANCE

nous disent que l'apôtre priait pour les croyants d'Éphèse qui
avaient été régénérés, pour qu'ils puissent recevoir un esprit de
sagesse et de révélation et pour qu'ils puissent recevoir la pleine
connaissance de Dieu dans leur intuition. Il est difficile de dire si
cet esprit de sagesse et de révélation est une fonction qui a été
cachée dans l'esprit des croyants et qui sera dévoilée par Dieu
au moyen de la prière ou si c'est au moyen de la prière du
Saint-Esprit que le croyant reçoit de nouveau la sagesse et la
révélation dans son esprit. Quoiqu'il en soit, cet esprit de sagesse
et de révélation permet au croyant d'obtenir la pleine connaissance
de Dieu. Notre intuition a besoin de sagesse et de révélation.
Nous avons besoin de la sagesse pour savoir ce qui est de Dieu et
ce qui est de nous. Nous avons besoin de sagesse pour connaître
les faux apôtres et les faux anges de lumière (2 Co 11. 13-14).
Lorsque Dieu nous donne la sagesse, il ne la transmet pas à notre
intelligence mais à notre esprit. Dieu veut que nous ayons la
sagesse dans notre intuition. Il désire nous mener sur le chemin
de la sagesse au moyen de l'intuition. Nous avons besoin de révé­
lation pour Le connaître véritablement. L'esprit de révélation
signifie que Dieu se déplace dans notre esprit et permet à notre
intuition de connaître l'intention de Dieu et de connaître le mou­
vement de Dieu. Ce n'est qu'en recevant la révélation dans
l'esprit que nous pouvons avoir une pleine connaissance de Dieu.
Lorsque Dieu nous donne l'esprit de sagesse et de révélation,
Il ne nous donne pas seulement la pleine connaissance de Lui
dans notre intuition, mais Il illumine aussi les yeux de notre
cœur. Les yeux de notre cœur font référence ici à notre compré­
hension, à dianoia, que nous trouvons dans Éphésiens 4.18. Il
s'agit de la simple faculté de perception et de compréhension.
Éphésiens 1 . 17-18 mentionne deux choses. La première est la
connaissance de l'intuition, tandis que la seconde est la connais­
sance ou compréhension, de l'intelligence. L'esprit de révélation
se situe dans la partie la plus profonde de notre être. Dieu se
révèle dans notre esprit pour que nous puissions avoir une pleine
connaissance de Lui dans notre intuition. Pourtant, cette connais­
sance n'est que la connaissance de l'intuition : seul l'homme
intérieur connaît, mais l'homme extérieur ne connaît toujours
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 157

pas. Notre esprit a encore besoin d'illuminer notre intelligence


par la lumière, afin que notre intelligence puisse comprendre l'in­
tention de l'esprit, amenant l'homme extérieur à connaître lui
aussi. C'est pourquoi la révélation commence dans l'esprit puis
atteint l'intelligence. La révélation se situe dans l'intuition de
l'esprit, tandis que l'illumination se situe dans l'intelligence de
l'âme. Dans l'intuition, nous connaissons le biais de la sensation,
tandis que dans l'intelligence, nous comprenons en voyant. Ainsi,
Dieu nous donne un esprit de sagesse et de révélation, pour que
nous puissions vraiment Le connaître et Le comprendre.
Colossiens 1 .9-10 dit : « Que vous soyez remplis de la pleine
connaissance de sa volonté en toute sagesse et compréhension
spirituelles, pour marcher d'une manière digne du Seigneur pour
lui plaire en toutes choses, portant du fruit en toute bonne œuvre
et en croissant par la pleine connaissance de Dieu. » Ce passage
nous montre que nous avons besoin de sagesse et de compréhen­
sion spirituelles pour connaître la volonté de Dieu, pour faire ce
qui Lui plaît et pour obtenir la pleine connaissance de Lui. Nous
avons vu que c'est Dieu qui donne la sagesse spirituelle à notre
esprit mais simultanément, nous avons besoin de la compréhen­
sion spirituelle pour comprendre la révélation que Dieu a donnée
à l'intuition de notre esprit. D'un côté, l'intuition de l'esprit nous
permet de connaître le mouvement de Dieu mais de l'autre côté,
la compréhension spirituelle nous permet de connaître le sens, la
signification de ce mouvement dans notre esprit. Si en toutes
choses nous recherchons la volonté de Dieu dans notre esprit, il
en résultera que nous connaîtrons toujours davantage Dieu Lui­
même. Nous grandirons par la pleine connaissance de Dieu. Cela
fera croître notre intuition indéfiniment. La croissance de l'intui­
tion est tout simplement la croissance de la vie. Plus la vie
grandit, plus Dieu nous occupe. En conséquence, nous devons
suivre le mouvement de la loi de vie et entraîner notre esprit à
connaître Dieu plus profondément. Notre besoin est de Le
connaître pleinement. Nous devons demander à Dieu qu'Il nous
donne un esprit de sagesse et de révélation et qu'Il nous donne la
compréhension spirituelle, afin que jour après jour, nous puis­
sions grandir par la pleine connaissance de Dieu.
158 LA NOUVELLE ALLIANCE

Matthieu 5.8 dit : « Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils
verront Dieu. ,, Ici, nous voyons encore la question du cœur. Si
notre cœur est pur et non double, comme le mentionne Jacques
4.8, nous verrons Dieu. Si notre cœur désire et a envie de choses
autres que Dieu Lui-même, il y aura un voile intérieur. Notre per­
ception de Dieu en sera rendue floue. En conséquence, chaque fois
que nous ressentons un flou intérieur, la chose primordiale à faire
est de demander à Dieu qu'Il nous montre si notre cœur est pur
ou non.
Le Seigneur Jésus à dit : « Si quelqu'un m'aime, il gardera ma
parole, et mon Père l'aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons
une demeure avec lui ,, (Jn 14.23). Ce verset nous dit que si nous
aimons le Seigneur et Lui obéissons, Dieu fera Sa demeure avec
nous. Dieu nous donnera la sensation de Sa présence. Cela corres­
pond à 1 Jean 2.27, où nous lisons que nous devons demeurer
dans le Seigneur selon l'enseignement de l'onction. Ceci signifie
que lorsque nous marchons conformément à l'enseignement de
l'onction, nous gardons la parole du Seigneur. Ensuite, nous
demeurerons dans le Seigneur et Dieu fera Sa demeure avec
nous. Ce genre d'obéissance est issu de notre amour envers Dieu
et non d'une pression ou coercition extérieure. Le frère Lawrence
disait que si notre cœur peut arriver à connaître Dieu un tant soit
peu, il ne peut le faire qu'au moyen de l'amour. Il disait aussi que
ce qui plaît au cœur de l'homme difière de ses sentiments. Les
sentiments s'expriment adéquatement à travers l'amour et Dieu
est l'objet de l'amour. Nous devrions donc chanter :
Tout ce que tu aimes, homme,
Tu dois le devenir.
Tu deviendras Dieu si tu aimes Dieu,
Poussière, si tu aimes la poussière.
Sors et Dieu entrera,
Meurs et laisse Le vivre.
Ne sois pas et Il sera,
Attends, Il te donnera toutes choses.

Oh ! Croix de Christ !
Je te prends dans mon cœur
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 159

Pour que je meure à mon moi


Et me relève dans la vie divine.

Pour t'amener à Dieu


L'amour est le plus court chemin.
La connaissance humaine
N'est qu'un chemin détourné.
Fais sortir de toi le monde,
Et ton cœur sera rempli
De l'amour de Dieu,
Saint comme Lui-même l'est.

[Hymns, n° 477, Living Stream Ministry, traduction libre.]


L'amour est certainement la meilleure façon d'exprimer ses
sentiments. L'amour ne rechigne pas. Nous aimons Dieu parce
qu'Il nous a aimés en premier (1 Jn 4. 19). Plus nous l'aimerons,
plus nous nous approcherons de Lui et plus nous Le connaîtrons.
Plus nous Le connaîtrons, plus nous L'aimerons et plus nous Le
désirerons.
Il y a bien longtemps, les saints ont écrit dans les Psau­
mes : « Comme une biche soupire après des courants d'eau, ainsi
mon âme soupire après toi, ô Dieu » (Ps 42.2). Il s'agit ici de l'at­
tente que l'on trouve en ceux qui ont goûté à Dieu . Un des enfants
du Seigneur a dit que Dieu nous donne un cœur tellement grand
que Lui seul est capable de le remplir. Nous pensions peut-être
que notre cœur était petit, mais ceux qui ont goûté Dieu témoi­
gneront que le cœur est si grand qu'il ne peut être rempli par
rien, sinon par Dieu. Seul Dieu peut remplir notre cœur. Frères et
sœurs, votre cœur soupire-t-il après Dieu ?

L'expression extérieure de Dieu

Notre expression visible de Dieu ne peut pas excéder notre


connaissance intérieure de Lui. Le degré de notre connaissance
intérieure de Dieu détermine l'étendue de l'expression de Dieu à
travers nous. En d'autres termes, l'expression extérieure est le
résultat de la connaissance intérieure. Voyons à présent diffé­
rents aspects de cette question.
1 60 LA NOUVELLE ALLIANCE

L'expression dans la hardiesse et le discernement

L'apôtre Paul a dit : « Mais, lorsqu'il plut à Dieu, qui m'avait


mis à part dès le ventre de ma mère, et qui m'a appelé par sa
grâce, de révéler en moi son Fils, afin que je l'annonce comme
évangile parmi les nations, aussitôt, je ne consultai ni la chair ni
le sang, et je ne montai pas non plus à Jérusalem vers ceux qui
furent apôtres avant moi » (Ga 1 . 15-17). Ces versets montrent
que la raison pour laquelle Paul avait la hardiesse de prêcher
l'évangile aux nations tenait au fait que sa connaissance du Fils
de Dieu lui était venue par révélation. Ce genre de connaissance
ne s'obtient pas au travers de la chair.
Lorsque quelqu'un connaît Christ en lui-même, il connaîtra
aussi le Christ dans les autres. C'est ce à quoi Paul pense lorsqu'il
dit : « Nous ne connaissons personne selon la chair » (2 Co 5 . 16).
L'apôtre Jean a dit : « Et tout esprit qui ne confesse pas Jésus,
n'est pas de Dieu ; c'est l'esprit de l'antichrist [ . . . ] Petits enfants,
vous êtes de Dieu ; et vous les avez vaincus, parce que celui qui
est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde » ( 1 Jn
4 .3-4). Ceux qui connaissent véritablement le Seigneur peuvent
discerner les faux apôtres (2 Co 1 1. 13 ; Ap 2.2), les faux prophètes
(Mt 24.1 1), les faux frères (2 Co 1 1.26 ; Ga 2.4) et les faux anges
de lumière (2 Co 1 1 . 13- 15). Chaque fois que nous sommes trom­
pés, c'est parce que nous ne connaissons pas les hommes à travers
Christ, qui est en nous. Ceux qui connaissent véritablement Dieu
ont la hardiesse de déclarer : " Celui qui demeure en nous est plus
grand que l'esprit de l'antichrist ! »

L'expression dans la crainte de Dieu

Une personne qui connaît vraiment Dieu a la hardiesse de


témoigner et n'a pas peur de l'esprit d'antichrist, mais il craint
Dieu avant tout. Par exemple, bien souvent Paul prenait une
direction dans son œuvre, mais Dieu la lui interdisait (Ac 16.6-7).
Il craignait Dieu. Un autre exemple de cette crainte de Dieu nous
est donné dans Ac 23 .3-5, lorsque son cœur s'adoucit quand on lui
rappela qu'il avait rabroué le sacrificateur. Cela indique qu'il
craignait Dieu.
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 161

Ceux qui connaissent vraiment Dieu ceignent les reins de leur


intelligence ( 1 P 1. 13). Rien dans leurs paroles, leur attitude ou
leurs actions n'est relâché. La raison pour laquelle ils sont ceints
à ce point ne vient pas du fait qu'ils ont une force propre, mais
parce que la vie en eux les contraint et les limite. Ils ne se com­
portent ainsi pas seulement devant autrui, mais même lorsqu'ils
sont seuls, ils sont ceints. Lorsque leurs paroles et actions ne
concordent pas avec la vie en eux, ces mots et actions leurs sont
interdits. Aussi, lorsqu'ils contactent Dieu, ils sont attendris.
Ceux qui ont un comportement relâché sont certainement
d'abord négligents intérieurement. Les personnes qui ne sont pas
diligentes, sans restriction, qui ne changent pas après avoir été
sauvées, qui ne font pas attention à ce qu'elles disent ou font, sont
des chrétiens qui ne craignent pas Dieu. Ceux qui agissent d'une
certaine façon devant les hommes et d'une autre dans le privé,
qui ont une attitude en chaire et une autre dans la vie quoti­
dienne, sont des gens qui ne craignent pas Dieu.
Craindre Dieu signifie que quels que soient le lieu, l'heure et
l'activité en cours, nous n'osons pas nous relâcher. Intérieure­
ment, nous adoptons une attitude née de la crainte de Dieu. En
conséquence, si une personne prétend qu'elle appartient à Dieu,
mais que ses paroles ou ses actions n'indiquent aucune crainte de
Dieu, nous devons nous inquiéter pour elle. Nous craignons pour
elle parce que le jour viendra où elle verra Dieu face à face, même
si aujourd'hui elle ne connaît pas Dieu de manière consciente.
Frères et sœurs, si tel est votre cas, vous écoutez cette parole de
Dieu : « Et maintenant, petits enfants, demeurez en lui, afin que,
s'il est manifesté, nous ayons de la hardiesse, et que nous ne
soyons pas exposés à la honte, éloignés de lui, lors de sa venue »
( 1 Jn 2.28).
Chaque fois que nous réfléchissons au fait qu'un jour nous
verrons le visage du Seigneur, sommes-nous confiants intérieure­
ment ? Dans le futur, lorsque tout sera dévoilé devant le Seigneur,
y aura-t-il quoi que ce soit qui nous exposera à la honte ?

L'expression dans l'adoration

Il n'est personne qui connaisse vraiment Dieu, mais qui ne


162 LA NOUVELLE ALLIANCE

l'adore pas. Le frère Lawrence disait : « Adorer Dieu en vérité est


reconnaître tout ce qu'Il est et aussi nous reconnaître pour ce que
nous sommes de fait. L'adorer vraiment, c'est reconnaître avec
toute la sincérité du cœur ce que Dieu est en vérité, à savoir, qu'Il
est infiniment parfait, digne d'une adoration infinie, infiniment
étranger au péché et que tous les attributs divins sont de la même
manière infinis. L'homme qui n'emploie pas toute son énergie à
adorer ce Dieu grandiose comme II le mérite est un homme que la
raison égare. »
Ceci indique que seule une personne qui connaît Dieu vérita­
blement peut L'adorer en vérité. Par exemple, bien que la connais­
sance qu'eut Jacob de Dieu à Béthel le poussât à la crainte de
Dieu, ce n'était qu'une connaissance extérieure. C'est pour cela
que son vœu comportait une condition et qu'il s'y mêlait des inté­
rêts personnels (Gn 28. 16-22). Mais lorsqu'il arriva à Péniel (Gn
32 .24-32), Jacob connaissait Dieu d'une manière bien différente.
Frères et sœurs, nous disons souvent que nous devons adorer
Dieu. Mais avec quelle profondeur avons-nous connu Dieu ? Notre
moi est-il vraiment tombé à terre ?

L'expression dans la piété

Ceux qui connaissent véritablement Dieu expriment Dieu.


Cette expression est une vie de piété. La piété est un grand mys­
tère. Dès le moment où Dieu a été manifesté dans la chair ( 1 Tm
3 . 16), ce grand mystère a été révélé. Oh ! Jésus le Nazaréen était
Dieu manifesté en chair ! Cette Personne glorieuse qui est à la
fois Dieu et homme, a manifesté la vie sainte et glorieuse de Dieu .
Aujourd'hui, cette vie est en nous et va être manifestée à travers
nous. La loi de la vie de Dieu qui se meut en nous a pour but d'ac­
complir cette exigence. Nous savons que la piété n'est pas une
sorte de mortification mais une sensation de vie. La piété est la
nature de la vie de Dieu. C'est pourquoi, lorsque l'apôtre Paul dit
que ceux qui appartenaient au Seigneur devaient poursuivre la
justice, la piété, la foi, l'amour, l'endurance et la douceur, il inclut
la piété ( 1 Tm 6 . 1 1).
Lorsque nous avons été régénérés, Dieu nous a donné selon Sa
puissance divine, toutes les choses qui appartiennent à la vie et à
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 163

la piété (2 P 1 .3). De plus, cette piété contient la promesse de la


vie présente et de la vie future ( 1 Tm 4.8). Nous savons que le Sei­
gneur nous promet la vie éternelle ( 1 Jn 2.25 ; Tt 1.2). Lorsque
nous croyons au Fils de Dieu, nous recevons Sa vie éternelle ( 1 Jn
5. 13). Cependant, le fait de vivre cette vie éternelle aujourd'hui,
d'exprimer cette vie éternelle dans nos pensées, nos paroles, notre
comportement et nos actions, dépend de la puissance avec
laquelle cette vie en nous se meut. Voilà pourquoi l'apôtre Paul a
dit : « nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant, qui est
le Sauveur de tous les hommes, surtout des croyants » ( 1 Tm
4. 10).
Au-dedans de nous, nous avons déjà la vie pieuse de Dieu,
mais pour que soit manifestée la nature de cette vie, nous devons
nous exercer à la piété ( 1 Tm 4.7). Nous savons que craindre Dieu
est une question d'attitude. Cela veut dire que nous avons peur
que notre moi soit impliqué dans tout ce que nous faisons. Nous
avons peur de pécher contre Dieu. En revanche, la piété signifie
que nous laissons Dieu prendre les devants et être exprimé en
tout ce que nous faisons. Nous exercer à la piété, du point de vue
négatif, implique que nous renions toute impiété (Tt 2. 12), tout ce
qui n'est pas conforme à Dieu. Du point de vue positif, nous
devons laisser Dieu s'exprimer en toutes choses. Cette sorte
de piété n'est pas une mortification. Elle n'est pas liée au fait de
fermer portes et fenêtres et de tout ignorer, mais c'est une ques­
tion de demeurer dans le Seigneur selon l'enseignement de
l'onction et d'apprendre à laisser la loi de vie manifester la nature
de la vie de Dieu au sein de notre existence quotidienne (1 Tm
2.2). Ce genre d'exercice à la piété est plus profitable que l'exer­
cice physique.
Même si aujourd'hui nous ne pouvons pas faire l'expérience de
la vie éternelle au plus haut point, si nous en faisons l'expérience
jour après jour, le jour viendra où nous serons complètement
comme Lui, lorsque notre corps sera racheté et que nous jouirons
pleinement de cette vie éternelle. C'est là le dessein éternel de
Dieu. C'est la gloire de la nouvelle alliance. Nous devons louer
Dieu avec un cœur rempli d'espérance.
Il nous faut aussi savoir qu'il est une chose que ne peut éviter
1 64 LA NOUVELLE ALLIANCE

aucun de ceux qui veulent vivre pieusement en Christ Jésus. Paul


a dit à Timothée : « Mais toi, tu as exactement suivi mon ensei­
gnement, ma conduite, mon dessein, ma foi, ma longanimité, mon
amour, mon endurance, mes persécutions, mes souffrances, telles
qu'elles me sont arrivées à Antioche, à Iconium, à Lystre. J'ai
enduré de telles persécutions » (2 Tm 3 . 10-1 1 ). D'aucuns pour­
raient penser que c'est parce que Paul était un apôtre qu'il ne
pouvait éviter de telles persécutions, mais Paul poursuivit : « En
effet, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Christ Jésus
seront persécutés » (v. 12).
Non seulement un apôtre ne peut pas éviter la persécution
mais sans exception, quiconque est déterminé à vivre pieusement
en Christ Jésus sera aussi persécuté. Si dans notre vie quoti­
dienne nous sommes simplement un peu arrangeants, un peu
complaisants, un peu habiles et adroits, astucieux pour nous pro­
téger, pour suivre les coutumes du monde, pour nous mélanger
aux autres, pour tolérer des divergences dans la vérité, pour faire
des compromis avec ceux qui ne sont pas déterminer à payer le
prix, si nous plaisons aux autres aux dépens de la vérité, ne
recherchant pas la voix intérieure, n'obéissant pas à la sensation
intérieure, nous serons peut-être un chrétien, mais un chrétien
sans persécution. Car qui nous persécuterait si nous sommes
comme tous les autres ?
Nous ne devrions pas penser que ces chrétiens qui ont souffert
à cause de nombreuses persécutions sont ceux qui ont eu la mal­
chance de naître à la mauvaise époque ou qui étaient destinés à
rencontrer l'opposition. Au contraire, le fait est que les chrétiens
qui ne souffrent pas de persécution sont ceux qui ne vivent pas
pieusement en Christ Jésus car dans le cas contraire, leur persé­
cution serait inévitable. Pour cette raison, un chrétien a dit un
jour : « Les croyants les plus spirituels sont bardés de cicatrices,
les martyrs ont coiffé leur couronne qui brille de mille feux. »
Mais ne craignons rien, car soit le Seigneur nous donnera la force
pour que nous soyons capables d'endurer, soit Il nous délivrera
des souffrances ( 1 Co 10. 13 ; 2 Co 1.8-10 ; 2 Tm 3 . 1 1).
Il nous faut aussi mentionner ici, que le fait de tendre vers
la piété ou de mener une vie pieuse en Christ Jésus, est une
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTEN U 165

poursuite spirituelle et un débordement de vie. Les manifesta­


tions d'un tel exercice sont normales et nous n'avons pas besoin
de les mentionner ici. Mais nous allons mentionner certaines
manifestations que nous pourrions considérer comme étant des
comportements maladifs et des défauts.

La fainéantise

Certains chrétiens semblent être nés fainéants. Ils n'aiment ni


travailler, ni peiner. Ils utilisent la prière et les termes spirituels
pour camoufler leur fainéantise. Un frère nous parla un jour
d'une sœur qui ne voulait rien faire. Elle avançait l'excuse, soit
qu'elle ne savait pas comment faire, soit qu'elle n'en avait pas la
force. À un moment donné, quelqu'un la chargea de cueillir des
fleurs chaque jour et de les disposer dans un vase. Au bout de
quelques jours, elle arrêta, sous prétexte que ce n'était pas spiri­
tuel. Il s'agit là d'une condition maladive et non de piété.

La rigidité

Certains chrétiens pensent que la piété se manifeste dans la


rigidité. Une telle rigidité leur donne une apparence artificielle.
Un frère avait rencontré une personne qui, chaque fois qu'il pro­
nonçait une parole, baissait la tête ou au contraire la levait pour
regarder les cieux. Cette personne faisait semblant d'être pieuse.
Le frère qui nous raconta l'incident nous confia avoir eu envie de
crier : « Frère, arrête cette stupidité ! ,, Nous savons comment est
la vie, elle est spontanée. Il est difficile à l'esprit d'une personne
rigide de s'extérioriser et Dieu ne peut donc pas être exprimé. En
conséquence, lorsque nous nous exerçons à la piété, nous devrions
être vivants et frais. Ce doit être Dieu qui coule dans nos paroles
et notre attitude.

La froideur

Nous avons mentionné précédemment que si nous vivons une


vie pieuse en Christ Jésus, nous serons persécutés. Ceci signifie
que ceux qui ne pèchent pas contre Dieu dans l'objectif de plaire
aux hommes feront face aux persécutions. Cela ne nous donne
166 LA NOUVELLE ALLIANCE

cependant pas le droit de devenir négligents par rapport à autrui


et de leur refuser amour et courtoisie.
Une sœur se promenait en montagne. Une autre sœur croisa
son chemin, qui la salua et lui demanda où elle se rendait. La
sœur leva les yeux au ciel et répondit froidement : « Je vais voir
Dieu. » Ne croyons pas qu'une prétendue piété personnelle et une
telle attitude froide et dure incitent un jour d'autres personnes à
désirer Dieu.

La passivité
Certains chrétiens qui admirent Madame Guyon et le frère
Lawrence (qui pratiquaient la présence de Dieu) cherchent à pra­
tiquer la piété comme ces derniers l'ont fait. C'est un but respec­
table, voire une aspiration désirable. Malheureusement, d'autres
les imitent et deviennent passifs. Pourquoi disons-nous qu'ils
apprennent et que pourtant ils tombent dans la passivité ? Parce
qu'ils sont souvent incapables d'écouter les autres. C'est une
bonne chose que de ne pas prêter l'oreille aux commérages, mais
ignorer les choses importantes que les personnes nous disent est
une insulte envers elles. Ceux qui pratiquent la piété mais devien­
nent passifs ne peuvent pas non plus comprendre ce que disent
les autres ou n'expriment aucun intérêt pour les soucis ou les situa­
tions d'autrui. Pourtant, ils croient jouir de la présence de Dieu.
Si cette attitude était normale, comment alors le frère
Lawrence aurait-il pu prendre gérer les affaires au milieu du
bruit et du tumulte de son environnement affairé ? Si quelqu'un
lui demandait une assiette et qu'il lui ait donné une cuillère, s'il
n'avait pas eu d'oreille pour entendre la première requête ni les
suivantes, cela n'aurait-il pas créé une souffrance chez ses inter­
locuteurs ? Par conséquent, nous devons dire qu'il est anormal de
pratiquer la piété dans la passivité.
Frères et sœurs, notre Seigneur est la Parole qui est devenue
chair et s'est établie comme tabernacle parmi nous, pleine de
grâce et de réalité (Jn 1. 14). C'est là une grande révélation de la
piété. Paul, qui a dit à Timothée que seule la piété est utile à
toutes choses ( 1 Tm 4.8), est aussi celui qui a dit : « Qui est faible,
que je ne sois faible ? Qui vient à tomber, que je ne brûle moi-
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 167

même ? (2 Co 1 1 .29). Il a aussi travaillé de ses propres mains


,,

( 1 Co 4. 12) et a œuvré plus abondamment que tous les apôtres


( 1 Co 15. 10). Oh ! Frères et sœurs, voilà l'exemple à suivre ! Nous
devrions respecter l'apôtre Paul et apprendre de lui.

Un cantique de prière

Nous exercer à la piété, c'est laisser cette vie pieuse s'expri­


mer et devenir une existence pieuse, jusqu'au jour où nous serons
complètement comme Dieu. Il existe une prière sous forme de
cantique qui exprime très bien cette recherche. Le voici :
1 . À Ton image, rends-moi conforme,
C'est mon attente, mon vif désir.
Pour Te poursuivre, je fuis le monde,
Ses convoitises, ses vains plaisirs.
À Ton image, oui ! À Ton image !
Rends-moi conforme, mon Rédempteur.
Qu'en moi se grave Ta sainte image,
Dans Ta douceur, viens prendre mon cœur !
2. À Ton image, rends-moi conforme,
Tu es patient, doux, plein de bonté,
Compatissant, humble et longanime,
Tu es justice et fidélité !
3 . À Ton image, rends-moi conforme,
Pauvre en esprit et humble de cœur.
Tu fus si tendre dans la souffrance,
Dans l'affliction pour tous les pécheurs.
4. À Ton image, rends-moi conforme,
Je veux Te suivre, tout Te donner.
Ce que je suis, ce que je possède,
Je veux, Seigneur, tout Te consacrer !
5 . À Ton image, rends-moi conforme,
Déverse en moi Ton amour ardent.
Modèle-moi, je veux la vie sainte,
Qui Te convienne parfaitement !
[Hymns, n° 398, Living Stream Ministry, traduction libre.]
168 LA NOUVELLE ALLIANCE

Le besoin continuel du pardon et


de la purification de Dieu

La puissance de la vie de Dieu va accomplir le dessein éternel


de Dieu en nous. Aujourd'hui sur terre, nous avons la promesse de
la vie de Dieu, qui est la piété. Ceci ne veut pas dire que nous
sommes à tel point parfaits que nous n'avons plus besoin de la
confession, du pardon de Dieu et de la purification par le sang
précieux. Absolument pas ! Lisons à nouveau Hébreux 8 . 12 :
« Parce que je serai propice à l'égard de leurs injustices et je ne
me souviendrai plus de leurs péchés. »

Dans le chapitre six de ce livre, nous avons fait remarquer


combien nous devons prêter attention au mot « parce que » de ce
verset. Il est très important, car il montre que Dieu qui est pro­
pice à l'égard de nos injustices et qui ne se souviendra en aucun
cas de nos péchés est la cause. Mais le fait que Dieu a déposé Ses
lois dans notre intelligence, qu'Il les a inscrites sur notre cœur et
qu'Il est devenu notre Dieu dans la loi de vie et a fait de nous Son
peuple dans la loi de vie, vise ce but précis : que nous ayons une
connaissance plus profonde de Lui. Connaître Dieu est le but et
est donc mentionné en premier. Mais le pardon des péchés est la
procédure, qui est donc mentionnée à la suite.
Nous trouvons un cas semblable dans Éphésiens 1. Tout d'abord
au chapitre 1, nous apprenons que Dieu nous a prédestinés « à la
filialité par Jésus-Christ, pour lui-même >>, qui est le but. Plus
tard, au verset 7, il est dit que « nous avons la rédemption par son
sang, le pardon des offenses >>, ce qui indique la procédure.
Avant que Dieu puisse nous donner Sa vie, Il doit nous par­
donner et nous purifier de nos péchés. Ceci indique également
qu'après que nous avons reçu la vie de Dieu, si nous péchons et
que nous ne traitons pas ce problème, cela empêchera la crois­
sance de cette vie. En conséquence, pour que la vie de Dieu se
meuve en nous sans obstacle, nous ne devons pas tolérer le péché.
Le péché doit être confessé à Dieu et le pardon doit être obtenu.
Nous avons aussi besoin de confesser aux autres et de leur
demander qu'ils nous pardonnent.
Nous ne devrions pas croire que nous pouvons nous exercer à
LES CARACTÉRISTIQUES DU SON CONTENU 1 69

la piété à tel point que nous n'avons plus besoin du pardon de


Dieu et de la purification par Son sang précieux. Au contraire,
plus une personne connaît Dieu, plus elle ressent les lacunes de
sa condition, plus elle confesse devant Dieu, cherchant le pardon
et plus elle fait l'expérience de la purification par le sang. Sou­
vent, ces chrétiens que nous pensons être les plus saints sont
ceux qui ont versé le plus de larmes devant Dieu. Car c'est à la
lumière de Dieu que nous voyons la lumière (Ps 36. 10) et à
la lumière de Dieu, nous voyons notre vraie condition. Notre chair
dissimulée et notre moi dissimulé seront exposés à la lumière de
Dieu . En de tels instants, nous disons sincèrement à Dieu : « Je Te
déclare mon iniquité, je me repens de mon péché ,, (Ps 38. 19). Ce
chrétien dira aussi à Dieu : « Pardonne-moi ce qui m'est caché.
Préserve aussi ton serviteur des présomptueux » « Reçois favora­
blement les paroles de ma bouche et la méditation de mon cœur
en ta présence, Ô Éternel, mon rocher et mon rédempteur ! ,, (Ps
19 . 13 , 15).
Un serviteur de Dieu donna un jour une parole basée sur
1 Jean 1, dans laquelle il fit remarquer que la vie nécessite la
communion et qu'elle apporte aussi la communion, que la commu­
nion apporte la lumière et que la lumière requiert le sang. Nous
remarquons ici une série d'expériences. Si une personne a la vie,
elle recherchera la communion. Quand la communion est établie,
elle verra la lumière. Quand elle verra la lumière, elle cherchera
le sang. Ces quatre éléments forment une série, mais en plus, ils
sont liés les uns aux autres par une relation de cause à effet. La
vie provoque la communion et la communion dispense la vie.
La communion nous fait voir la lumière et la lumière apporte
une communion plus grande. La lumière provoque en nous la
recherche de la purification par le sang. Cette purification par le
sang nous permet de voir la lumière plus clairement. Ces quatre
éléments ont un lien de causalité mais en plus, ils sont liés en un
cycle où la vie nous apporte la communion, la communion nous
fait voir la lumière, la lumière nous fait recevoir la purification
par le sang et après cette purification, nous recevons plus de vie.
Lorsque nous recevrons plus de vie, nous aurons plus de commu­
nion et en ayant plus de communion, nous verrons plus de
1 70 LA NOUVELLE ALLIAN CE

lumière. À la suite de quoi, nous recevrons davantage de purifica­


tion par le sang. Ces quatre éléments reviennent toujours en un
cycle. Faire l'expérience de ce cycle nous permettra de progresser
dans la vie.
De même qu'une voiture se déplace par la rotation continuelle
des roues, l'expérience de ces quatre choses ressemble à la rota­
tion des roues. Une fois qu'un cycle est achevé, il nous amène plus
loin. En passant d'un cycle à un autre, nous continuons à avancer
dans la vie de Dieu. Si à un certain point, notre expérience du
cycle est interrompue, nous nous arrêtons également dans la vie
de Dieu. De telles paroles étaient celles d'une personne qui connais­
sait vraiment Dieu et qui connaissait la Parole de Dieu.
En conséquence, frères et sœurs, c'est dans la loi de vie et dans
l'intuition que nous connaissons Dieu. C'est là une question d'ordre
très pratique. Cette connaissance ne requiert l'enseignement de
personne. Elle est le point culminant de la nouvelle alliance. Elle
est aussi la gloire de la nouvelle alliance. Alléluia ! Ici, nous
devons louer Dieu et L'adorer.
UNE PAROLE DE CONCLUSION

Nous avbns beaucoup parlé de la caractéristique de la nou­


velle alliance. Mais pour la connaître vraiment et la comprendre,
nous devons recevoir la révélation et l'illumination du Saint­
Esprit. Nous devons nous souvenir que la lettre tue, mais que
l'Esprit donne la vie (2 Co 3.6). Le Seigneur a dit : « C'est l'Esprit
qui donne la vie ; la chair ne sert à rien » (Jn 6.63). En dehors du
Saint-Esprit, il n'existe rien qui puisse vivifier l'homme.
La nouvelle alliance est une grande grâce. Elle est riche et
infiniment glorieuse. De ce fait, nous devons demander à Dieu
qu'il nous donne la foi. Qu'est-ce que la foi ? Hébreux 1 1 . 1
dit : « Or, l a foi est l a substantialisation des choses qu'on espère,
la conviction des choses qu'on ne voit pas. » Telle est la définition
de la foi dans les Écritures. Quelle est la définition de la substance ?
En grec, c'est un mot qui signifie un fondement, une position ou
un terrain porteur. Par exemple, si nous mettons un livre sur une
étagère, c'est l'étagère qui tient le livre. Ou encore, si nous
sommes assis sur une chaise, c'est la chaise qui nous soutient.
Le mot « conviction » a le sens de faire la preuve. La foi sou­
tient les choses que nous espérons et permet à notre cœur d'être
dans la paix. La foi intérieure peut nous prouver les choses que
nous ne voyons pas, de sorte que notre cœur peut dire « amen »
aux paroles de Dieu. La foi est le fondement ou le terrain porteur
qui tient tout ce que nous espérons. La foi est la preuve des
choses invisibles. Deux Corinthiens 1 .20 dit : « Car pour toutes les
promesses de Dieu, en lui est le oui ; c'est pourquoi aussi l'amen à
Dieu est par lui, pour la gloire de Dieu par nous. » En consé­
quence, nous ne regardons pas à nous-mêmes, mais à Lui, Christ.
Son sang est la base de la nouvelle alliance. Il nous a légué tout
l'héritage spirituel et Il est aussi l'Exécuteur testamentaire.
Comment pourrait-il y avoir une sécurité plus grande ?
1 72 LA NOUVELLE ALLIANCE

Dieu est fidèle (He 10.23). La fidélité de Dieu est la garantie


de Ses promesses et la garantie de Son alliance (Dt 7.9 ; Ps
89.34-35). Si nous ne croyons pas, nous commettons une offense
envers la fidélité de Dieu et faisons de Lui un menteur. Par consé­
quent, chaque fois que nous éprouvons des difficultés à croire,
d'un côté il nous faut condamner l'incrédulité comme un péché
et demander au Seigneur qu'Il retire de nous notre mauvais cœur
d'incrédulité (He 3. 12) mais d'un autre côté, il nous faut regarder
à Jésus, l'Auteur et le Consommateur de la foi (He 12.2). Puisque
le Seigneur a créé un début de foi en nous (Ep 2.8 ; 1 Tm 1 . 14 ; 2 P
1 . 1), nous croyons qu'Il amènera cette foi à la perfection. Oh !
Quelle nouvelle alliance bénie et glorieuse ! Ne soyons pas en
retard pour croire. Nous nous sommes repentis et avons versé des
larmes bien des fois à cause de notre condition si pauvre. Nous
devons admettre que nous avons trop limité Dieu et que nous
sommes loin d'atteindre les normes de la nouvelle alliance.
Très souvent, frères et sœurs, le problème ne réside pas en ce
que nous ne cherchons pas, mais en ce que nous cherchons mal.
C'est une honte. Nous vivons encore trop dans la lettre et restons
trop dépendants de nous-mêmes. Pour cette raison nous nous bat­
tons et luttons. Le résultat est un soupir de souffrance. Le
cantique suivant nous aidera à ne pas continuer à chercher de la
mauvaise façon.
Ce n'est pas en luttant,
Mais en abandonnant tout,
Que je me repose du labeur
Et que mes fardeaux tombent.
Ce n'est pas en résolvant,
Mais en Te prêtant attention,
Que je suis du péché délivré,
De l'esclavage affranchi.

Ce n'est pas par la lettre,


Mais c'est par l'Esprit,
Que je serai approuvé,
Prenant part à Ta vie d'allégresse.
Ce n'est pas l'enseignement de l'homme,
UNE PAROLE DE CONCLUSION 173

Mais Ton onction intérieure


Qui dispense Ta lumière et
La communion divine.

Ce n'est pas ma résolution


D'à présent courir la course,
Mais c'est par Ta miséricorde
Que je reçois Ta grâce.
Ce n'est pas par la connaissance
Mais seulement par la grâce,
Que je peux endurer la souffrance
Devenant plus à Ton image.

Ce n'est pas par de grandes phrases,


Mais par Ta puissance
Que je peux conduire le perdu
Jusqu'à la vie divine.
Ce n'est pas ma sagesse,
Mais Ton Esprit, Seigneur,
Qui peut seul m'amener
À accomplir Ta Parole.
[Hymns, n° 751, Living Stream Ministry, traduction libre.]
Pour finir, exerçons notre cœur à lire deux passages des Écri­
tures et ainsi exprimer notre profonde attente et le désir de notre
cœur. Le premier se trouve dans Hébreux 13.20-2 1, qui dit : « Or,
que le Dieu de paix, qui a ramené d'entre les morts notre Sei­
gneur Jésus, le grand berger des brebis, en vertu du sang d'une
alliance éternelle, vous rende parfaits en toute bonne œuvre pour
l'accomplissement de sa volonté, faisant en nous ce qui est
agréable devant lui, par Jésus-Christ ; auquel soit la gloire aux
siècles des siècles. Amen. ,, Le second passage est celui d'Éphé­
siens 3 . 20-2 1 : « Mais à celui qui est capable de faire surabondam­
ment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons, selon la
p uissance qui opère en nous, à lui soit la gloire dans l'église et en
Christ Jésus, dans toutes les générations, aux siècles des siècles.
Amen. »
LE DON G RAC I EUX Q\J E D I E U F I T À C H AQ\J E C ROYAN T

E S T CONT E N U DAN S L E S P ROM E S S E S Q\J' ( L A FAI T E S , L E S

FAITS Q\J' ( L A ACCO M P L I S ET L E S A L L I A N C E S Q\J' ( L A ETA­

B L I ES. N OT R E E X P E R I E N C E DE LA G RÀC E PEUT P ROG RES­

S E R. LORSQ\JE N OT R E CO M P R E H E N S I ON D E LA RE LAT ION

E N T RE CES P RO M E S S E S, CES FA ITS ET C E S A L L I A N C E S E T

A D E Q\JATE. DAN S LA NOUVEL L E A L L IANCE, L E S AUT E U RS

PAR L E N T C LA I R E M E N T DE NOTRE B E SO I N DE RECEVO I R.

L E S P RO M E S S E S D E D I E U PAR L A F O I , D E NOTRE B E S O I N

D'APl'LI Q\J E R PAR L A r o i L E S FAITS Q \J E D l EU A ACCOM­

PLIS ET DE NOTRE D RO I T À N O U S A P P RO P R I E R LE

RICH ESSES QU I SONT DEVENUES D I S PO N I B L E S POU R

N O U S PAR LE SANG DE C H RI ST, LE SANG D'U N E A L L I AN ­

CE ETE RN E L L E . DANS LA P E RSON N E ET L'ΠU V R E DE

C H RI ST, DE NOMBREUSES P RO M E S S E S G RAN D E S ET

E XC E L L E N T E S O N T ÉTE ACCO M P L I E S ET SUR LE FON D E ­

M E N T D E C ETTE N OUVULE A L L I A N C E , C E S P RO M E S S E S

NOUS ONT ÉTÉ G A RA N T I E S . À TRAV F RS LEUR STY L E

S I M PLE ET POU RTANT U N I Q\J E , WATC H MA N NEE ET

W I T N E S S LEE P ROCU R E N T À LA F O I S L' E N COU RAG E M E N T

ET L A CO N DU I T E POU R Q\J E C H AQ\J E C ROYA N T E N T R E

P LU S C O M P L ÈT E M E N T DAN S L' E X P E R I E N C E D E LA G RÀC E

DE D I E U , DON N E E PAR A L L I A N C E .

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