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FONDATION NATIONALE POUR LA PROMOTION DE LA SANTE

ET LE DEVELOPPEMENT DE LA RECHERCHE

Désertification
(Dégradation de la steppe)

EVALUATION DES RESSOURCES PASTORALES EN ZONE STEPPIQUE ET DEFINITION


DES INDICATEURS DE DEGRADATION

D. NEDJRAOUI

Unité de Recherche sur les Ressources Biologiques Terrestres


U.R.B.T BP 295 ALGER - GARE ALGERIE

Introduction

Les Hautes Plaines steppiques algériennes sont des régions à vocation essentiellement
pastorale. Elles connaissent aujourd'hui une forte tendance à la dégradation qui se traduit par la
réduction du potentiel biologique et la rupture des équilibres écologiques et socioéconomiques
Les nombreuses études phytoécologiques et pastorales entreprises dans ces régions ont permis
d'évaluer et de cartographier les ressources naturelles disponibles. Des études diachroniques ont été
réalisées dans le but de quantifier l'intensité de leur dégradation et de définir les facteurs qui en sont
responsables.

1. Caractères généraux des écosystèmes steppiques

Les steppes algériennes, situées entre l’Atlas Tellien au Nord et l’Atlas Saharien au Sud,
couvrent une superficie globale de 20 millions d’hectares formant deux grands ensembles:
- les steppes occidentales, constituées des hautes plaines Sud oranaises et Sud algéroises,
dont l’altitude décroît du Djebel Mzi à l’Ouest ( 1200 m ) à la dépression du Hodna au centre,
- les steppes orientales à l’Est du Hodna formées par les hautes plaines Sud constantinoises
bordées par les massifs des Aurés et des Nemenchas (fig.1).

Les plus importants travaux relatifs aux écosystèmes steppiques, (CAPOT REY ,1953; QUEZEL,
1965; CELLES, 1975; DJEBAILI, 1978; LE HOUEROU et al, 1979; POUGET, 1980; LE HOUEROU, 1985;
DJELLOULI, 1990) s’accordent pour délimiter ces écosystèmes, au Nord par l’isohyète 400 mm qui
coïncide avec l’extension des cultures céréalières en sec et au Sud, par l’isohyète 100 mm qui
représente la limite méridionale de l’extension de l’alfa (Stipa tenacissima ). Les 20 millions d’hectares
sont subdivisés en deux grands ensembles:

-15 millions d’hectares sont occupés par une végétation steppique graminéenne et
chamaephytique constituant les vraies zones de parcours

-5 millions sont occupés par les cultures, les forêts et le sol nu.

L’influence du Sahara confère à ces régions un climat sec et chaud avec une amplitude thermique très
importante. La pluviosité moyenne annuelle (P) varie de 400 mm à 100 mm. Janvier est le mois le plus
froid et la M (moyenne des températures minimales) varie de -1,8° C à El Bayadh à 6,7° C à Biskra
(DJELLOULI et NEDJRAOUI, 1995), correspondant aux variantes à hiver froid, frais et tempéré. Juillet
reste le mois le plus chaud avec des valeurs de M (moyenne des températures maximales du mois le
plus chaud)) variant de 33°C à Aflou à 41,7°C à Ouled Djellal à l’ouest de Biskra. La température
moyenne annuelle pour l’ensemble de la steppe varie de 19 à 24° C. Nous retrouvons tous les étages
bioclimatiques allant du semi aride inférieur frais au per aride supérieur frais.

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Les sols se présentent sous forme de mosaïque allant des sols anciens aux sols récents peu
évolués (DJEBAILI et al, 1983). On distingue principalement:

- Les sols minéraux bruts (lithosols et régosols) localisés sur les sommets des djebels.

- Les sols peu évolués regroupant les sols d’origines colluviale des glacis, alluviale des lits
d’oueds et des dayas et éolienne des formations sableuses fixées.

- Les sols calcimagnésiques caractérisés par des rendzines sur les versants des djebels, les
sols bruns calcaires à accumulations calcaires, très répandus, et les sols à encroûtement gypseux, plus
rares.

- Les sols isohumiques représentés par les glacis d’érosion et les sols halomorphes qui
occupent les chotts et les sabkhas.

Les sols steppiques sont caractérisés par la présence d’accumulation calcaire réduisant la
profondeur de sol utile, la faible teneur en matière organique et en éléments biogénes et une forte
sensibilité à l’érosion et à la dégradation.

Dans les régions steppiques, les ressources hydriques sont faibles, peu renouvelables,
inégalement réparties et anarchiquement exploitées. Le réseau hydrographique est diffus et peu
hiérarchisé sur le piémont où il se disperse en chenaux multiples sur les cônes de défection et sur les
glacis, (JOLY, 1986). Les oueds rares, sont caractérisés par un écoulement temporaire et endoréique.
Les points d’eau sont au nombre de 6 500 dont plus de 50 % ne sont plus fonctionnels (BEDRANI,
1995), en raison des équipements détériorés et souvent inexistants et des chutes des niveaux
statiques des nappes alluviales et phréatiques.

2. Evaluation des ressources naturelles

Les steppes algériennes sont dominées par 4 grands types de formations végétales: les
formations à alfa (Stipa tenacissima), à armoise blanche (Artemisia herba alba), à sparte (Lygeum
spartum) et à remt (Hamada scoparium). Les formations azonales sont représentées par les espèces
psammophiles et les espèces halophiles.

- Les steppes à alfa dont l’aire potentielle était de 4 millions d’hectares assurent la transition
entre les groupements forestiers et les groupements steppiques à armoise blanche. Elles présentent
une forte amplitude écologique (ACHOUR, 1983, KADI-HANIFI, 1998). On les retrouve en effet dans les
étages bioclimatiques semi arides à hiver frais et froid et aride supérieur à hiver froid. Ces steppes
colonisent tous les substrats géologiques de 400 à 1 800 m d’altitude (DJEBAILI et al, 1995). Dans les
cas les plus favorables la production de l’alfa peut atteindre 10 tonnes MS/ha, mais la partie verte, qui
est la partie exploitable, a une production de 1 000 à 1 500 kg MS/ha (AIDOUD, 1983; NEDJRAOUI,
1990). La productivité pastorale moyenne de ce type de steppe varie de 60 à 150 UF/ha selon le
recouvrement et le cortège floristique (NEDJRAOUI, 1981). La valeur pastorale des parcours à alfa peu
importante (10 à 20/100 en moyenne) permet une charge de 4 à 6 hectares par mouton.

- Les steppes à armoise blanche (Artemisia herba alba) recouvrent 3 millions d’hectares (en
aire potentielle) et sont situées dans les étages arides supérieur et moyen à hiver frais et froid avec
des précipitations variant de 100 à 300 mm. Ce type de steppe s’étale sur les zones d’épandage, dans
les dépressions et sur les glacis encroûtés avec une pellicule de glaçage en surface. La production
primaire varie de 500 à 4 500 kgMS/ha (AIDOUD, 1983, 1989) avec une production annuelle totale de
1 000 kg MS/ha. La production annuelle consommable est de 500 kg MS/ha, soit une productivité
pastorale moyenne de 150 à 200 UF/ha. L’armoise ayant une valeur fourragère importante de 0,45 à
0,70 UF/kgMS (NEDJRAOUI, 1981), les steppes à armoise blanche sont souvent considérées comme les
meilleurs parcours, 1à 3 ha/mouton. Ces parcours sont utilisés pendant toute l’année et en particulier
en mauvaises saisons, en été ou en hiver, où ils constituent des réserves importantes. L’armoise est
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une espèce bien adaptée à la sécheresse et à la pression animale, en particulier ovine. Le type de
faciès dégradé correspond à celui de Peganum harmala dans les zones de campement et autour des
points d’eau.

- Les steppes à sparte couvrent 2 millions d’hectares. Elles sont rarement homogènes et
occupent les glacis d’érosion encroûtés recouverts d’un voile éolien sur sols bruns calcaires,
halomorphes dans la zone des chotts. Ces formations sont soumises à des bioclimats arides, supérieur
et moyen à hivers froids et frais. L’espèce Lygeum spartum ne présente qu’un faible intérêt pastoral
(0,3 à 0,4 UF/kg MS). Les steppes à Lygeum spartum sont peu productives avec une production
moyenne annuelle variant de 300 à 500 kg MS/ha, mais elles constituent cependant des parcours
d’assez bonne qualité. Leur intérêt vient de leur diversité floristique. La productivité, relativement
élevée (110 kg MS/ha/an), des espèces annuelles et petites vivaces, confère à ces types de parcours
une production pastorale importante de 100 à 190 UF/ha/an permettant une charge de 2 à 5
ha/mouton

- Les steppes à remt (Arthrophytum scoparium) forment des steppes buissonneuses


chamaephytiques avec un recouvrement moyen inférieur à 12,5%. Les mauvaises conditions de milieu,
xérophilie (20<P<200 mm/an), thermophilie, variantes chaude à fraîche, des sols pauvres, bruns
calcaires à dalles ou sierozems encroûtés, font de ces steppes, des parcours qui présentent un intérêt
assez faible sur le plan pastoral. La valeur énergétique de l’espèce est de l’ordre de 0,2 UF/kgMS. La
production moyenne annuelle varie de 40 et 80 kgMS/ha et la productivité pastorale est comprise entre
25 et 50 UF/ha/an avec une charge pastorale de 10 à 12 ha/mouton.

- Les steppes à psamophytes sont liées à la texture sableuse des horizons de surface et aux
apports d’origine éolienne. Ces formations sont inégalement réparties et occupent une surface estimée
à 200.000 hectares. Elles suivent les couloirs d’ensablement et se répartissent également dans les
dépressions constituées par les chotts. Elles sont plus fréquentes en zones aride et présaharienne. Ces
formations psammophytes sont généralement des steppes graminéennes à Aristida punjens et
thymellaea microphyla ou encore des steppes arbustives à Retama retam (LE HOUEROU, 1969 ;
CELLES 1975 ; DJEBAILI, 1978). Le recouvrement de la végétation psammophyte est souvent
supérieur à 30 % donnant une production pastorale importante comprise entre 150 et 200 UF/Ha/an.
Cette production relativement élevée est due essentiellement à la prolifération des espèces annuelles
dans ce type de parcours ensablé, ce qui permet une charge de 2 à 3 ha/mouton.

- Les steppes à halophytes. La nature des sels, leur concentration et leur variation dans
l’espace vont créer une zonation particulière de la végétation halophile autour des dépressions salées.
Ces formations se développent sur des sols profonds (supérieur à 1 mètre) riches en chlorure de
sodium et en gypse. Ces formations étant très éparses, leur surface n’a pas été déterminée de façon
très précise, cependant elles constituent d'excellents parcours notamment pour les ovins en raison des
fortes teneurs en sel dans ce type de végétation et les valeurs énergétiques relativement élevées des
espèces les plus répandues (0,89 UF/KgMS pour Suaeda fruticosa, 0,85 UF/KgMS pour Atriplex
halimus, 0,68 pour Frankenia thymifolia et 0,58 pour Salsola vermiculata).

3. Les facteurs de dégradation des écosystèmes steppiques

La dégradation des steppes algériennes observée depuis ces trois dernières décennies
s’exprime, d’une part, par une régression du couvert végétal et des potentialités pastorales des
parcours et d’autre part, par l’apparition de placages sableux et de formations dunaires. Cette
dégradation est due à des facteurs abiotiques tels que la sécheresse, l’érosion éolienne et hydrique et
plus particulièrement à des facteurs biotiques, tels que les transformations socio-économiques des
populations pastorales, qui impliquent une forte pression sur ces écosystèmes très vulnérables
provoquant ainsi une rupture de l’équilibre et une nouvelle dynamique des paysages.

3.1. Les facteurs abiotiques de dégradation


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3.1.1. La sécheresse

Les écosystèmes steppiques sont marqués par une grande variabilité interannuelle des
précipitations. Les dernières décennies ont connu une diminution notable de la pluviosité annuelle, avec
parfois plusieurs années consécutives de sécheresse persistante. La diminution des précipitations est
de l’ordre de 18 à 27 %. Pour certaines stations, particulièrement celles du Sud Ouest Oranais, les
pluviosités annuelles n’ont pas dépassé 25 % de la moyenne, et la durée de la saison sèche aurait
augmenté de 2 mois entre 1913-1938 et 1978-1990 (DJELLOULI et NEDJRAOUI 1995, tab.1). La
moyenne des températures minimales du mois le plus froid "m" varient de -0,3 à 2,6° C pour la
période 1952-1975 et de 0,8 à 3° C pour la période 1975-1990.

Tableau 1 : Diminution des précipitations (mm/an) sur les Hauts Plateaux du Sud
Oranais.

STATIONS 1913-1930 1952-1975 1975-1990 Diminution


Saida 430 419 320 25%
El Khreider 208 184 166 18%
Mecheria 293 310 213 27%
Ainsefra 192 194 156 20%
3.1.2. L’érosion éolienne et hydrique

L’action de l’érosion éolienne accentue le processus de désertification. Elle varie en fonction de


l’importance du couvert végétal. Dans un milieu ouvert où la végétation a un recouvrement inférieur à
30 %, l’action du vent opère un tri en emportant les fines particules telles que les sables et argiles et
laisse sur place un sol squelettique et caillouteux (reg ou hamada) qui ne peut favoriser la remontée
biologique et permettre une recolonisation et devient donc improductif. Ce type d’érosion provoque une
perte de sol 150 à 300 t/ha/an dans les steppes défrichées (LE HOUEROU, 1995).

L’érosion hydrique est due en grande partie aux pluies torrentielles qui sous forme d’orages
violents désagrègent les sols peu épais, diminuent leur perméabilité et leur fertilité. Les éléments fins,
l’humus et les éléments minéraux sont emportés par le ruissellement qui provoque la formation de
rigoles et de ravines entaillant profondément la surface du sol. 50 à 250 t/ha/an de terre sont
entraînés par le ruissellement sur les sols dénudés à forte pente (LE HOUEROU, 1995).

Les données récentes montrent que ces phénomènes ont provoqué d'énormes pertes: près de
600.000 ha de terres en zone steppique sont totalement désertifiés sans possibilité de remontée
biologique et près de 6 millions d’hectares sont menacées par les effets de l’érosion éolienne (GHAZI
et LAHOUATI; 1997).

3.1.3. Les phénomènes de salinisation

Plus de 95% des sols des régions arides sont soit calcaires, soit gypseux, soit salsosodiques
(HALITIM, 1988). Du fait des hautes températures qui sévissent pendant une longue période de
l’année, les précipitations subissent, après leur infiltration, une forte évaporation entraînant la
remontée, vers la surface du sol, des particules dissoutes qui se concentrent en croûtes et stérilisent le
sol. L’ampleur de cette dégradation des sols causée par l’effet de la salinisation n'a pas encore été
estimée à l’heure actuelle.

3.2. Les facteurs biotiques de dégradation

La dégradation des parcours steppiques due aux phénomènes naturels est amplifiée par la
pression croissante que l’homme et ses troupeaux exercent sur ces écosystèmes.
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L’accroissement démographique et le surpâturage auxquels sont liés l’extension des superficies


cultivées, l’éradication des espèces ligneuses et la multiplication des points d’eau, sont autant
d'indicateurs de dégradation qui ont contribué à briser l’équilibre relatif de l’écosystème qui prévalait
dans les régions steppiques durant la première moitié du 20ème siècle.

3.2.1. Evolution de la population steppique

La population steppique, composée essentiellement de pasteurs-éleveurs pratiquait le


nomadisme et la transhumance, formes sociales d’adaptation à ces milieux arides, permettant ainsi de
maintenir l’équilibre et de survivre aux crises écologiques dues à des sécheresses cycliques. Cette
pratique réalisait une gestion rationnelle de l’espace et du temps à travers deux mouvements
essentiels: « l’Achaba » qui consiste à remonter les troupeaux vers les zones telliennes par un
pacage sur les chaumes des terres céréalières pendant les 3 à 4 mois de l’été et « l’Azzaba »
conduisant les pasteurs et leur cheptel vers les piedmonts Nord de l’Atlas Saharien pendant les 3 mois
de l’hiver. Ces deux mouvements de transhumance permettent une utilisation des zones steppiques
pendant les 3 ou 4 mois du printemps qui correspondent à la période maximale de la production
végétale, c’est à dire à la production des espèces annuelles due aux pluies printanières et dont la
valeur nutritive élevée compense largement les faibles valeurs fourragères des espèces pérennes.
Cette combinaison traditionnelle et intelligente induisait une optimisation dans l’utilisation des
ressources naturelles et de ce fait, les parcours steppiques ne sont utilisés que pendant 1/3 de l’année,
ce qui permettait la régénération des espèces.

Aujourd’hui la société pastorale connaît d’importantes transformations socio-économiques. Une


forte croissance démographique est enregistrée durant la dernière moitié du siècle. La population de la
steppe était de 925.708 habitants en 1954, elle est estimée aujourd’hui à près de 4 millions
d’habitants (Tab2). Cette croissance a concerné aussi bien la population sédentaire que la population
éparse. Cependant, on note une importante régression du nomadisme qui ne subsiste que de façon
sporadique. Les déplacements de grande amplitude (achaba et azaba) ne concernent que 5 % de la
population steppique. Le reste de la population anciennement nomade ne s’est pas sédentarisée
totalement comme on peut le croire, mais pratique des déplacements plus restreints entre 10 et 50
km. Les pasteurs ont modifié leur système de production en associant culture céréalière et élevage.

Tableau 2 : Evolution de la population steppique (1O3 hab.)

Années 1954 1968 1978 1988 1998

Population totale 975,70 1 255,48 1 700,00 2 500,00 3 964,85


Population nomade 595, 42 545,25 500,00 625,00 794,00
%population nomade 52 43 29 25 20
Sources stat.agr (1974). , HCDS (1996) ONS (1999)

3.2.2. Le surpâturage

L’effectif du cheptel, pâturant en zones steppiques et dont la composante prédominante est la


race ovine (environ 80 % du cheptel), n’a cessé d’augmenter depuis 1968 (tab. 3). Les troupeaux sont
de petite taille car plus de 70% des propriétaires possèdent moins de 100 têtes et 90 % des
populations ovines appartiennent à des éleveurs privés. Pour évaluer l’intensité du surpâturage, il faut
estimer la charge potentielle du parcours et la charge effective. L’effectif du cheptel est traduit en
équivalents-ovin (tab. 4), en utilisant les taux de conversion donnés par LE HOUEROU (1985) et qui
sont équivalents aux normes établies par l’Agence Nationale de l’Aménagement du Territoire (ANAT).
L’évaluation est donnée pour 2 années de référence 1968 et 1996 pour suivre l’évolution du
surpâturage sur une trentaine d’années.

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Tableau 3 : Effectif du cheptel en régions steppiques (103 têtes).

Années 1968 1978 1988 1996


Ovins 5 600 8 500 12 000 15 000
Caprins 300 560 1 000 1 400
Bovins 120 120 200 240
Camelins 100 175 100 100
Equidés 250 450 530 750
TOTAL 6 370 9 805 13 830 17 490
Sources statistiques agricoles

Tableau 4 : Effectifs du cheptel en équivalents-ovin (103)


et charges pastorales (ha/eq.ovin)

EQUIVALENTS-OVIN 1968 1996


Ovin x 1 5 600 15.000
Caprins x 0,8 240 11.200
Bovins x 5 600 1.200
Camelins x 7 700 700
Equidés x 3 750 2.150
TOTAL 7 890 19.170
Charge potentielle 1 eq.ov/ha 1 eq.ov/8
ha
Charge effective 1 eq.ov/1,9 1 eq.ov/0,78 ha
ha

En 1968, les parcours steppiques nourrissaient 7 890 103 équivalents-ovins, ce qui donnait une
charge de 1,9 ha/eq.ovin, si on prend en considération les 15 millions d’hectares palatables. Or à cette
période la steppe offrait 1,6 milliards d’UF (CHELLIG, 1969) et la charge pastorale était estimée par
tous les pastoralistes à 1 mouton/4 hectares. Donc à cette période la steppe était déjà surpâturée et la
charge effective était deux fois plus élevée que la charge potentielle. Malgré les sonnettes d’alarmes
tirées par les pastoralistes de l’époque, la situation s’est en fait aggravée. En effet, en 1996 le cheptel
équivaut à 19.170 103 éq.ovins et la charge réelle des 15 millions d’hectares, correspondrait à 0,78
hectares pour 1 éq.ovin. Les différentes études (U.R.B.T., 1981; LE HOUEROU, 1985 ; AIDOUD, 1989 ;
KACIMI, 1996) ont montré que les parcours se sont fortement dégradés et que la production
fourragère est équivalente à environ 1/3 de ce qu’elle était en 1968, c’est à dire 533 millions d’UF.
Cette estimation est une moyenne qui tient compte des espèces annuelles et de la variabilité de la
pluviosité. La charge pastorale potentielle serait d’environ 8 ha/1 eq-ovin, elle est donc 10 fois
supérieure à la charge réelle des parcours.

Cet effectif trop lourd et qui ne tient pas compte des conditions écologiques, donne lieu à un
surpâturage intense qui se manifeste par le maintien trop prolongé du troupeau sur les aires pâturées
prélevant ainsi une quantité de végétation largement supérieure à la production annuelle.

3.2.3. Extension des superficies cultivées

Les éleveurs en steppe ont toujours pratiqué la céréaliculture pour leur propre consommation et
pour un complément fourrager notamment pour les brebis agnelantes. Ces cultures se faisaient dans la
frange semi-aride entre 300 et 400 mm et plus au sud, dans les dayas, les lits d’oueds et sur les
piedmonts sur les épandages de crues. L’effectif excessif du troupeau et le déficit fourrager croissant
ont conduit les éleveurs à développer la céréaliculture en sec qui a gagné, une grande partie des
parcours sur des terres impropres à l’agriculture. 7% des surfaces cultivées sont destinées à la
production d’orge, aliment consacré à l’alimentation du cheptel.

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En 1968, la production céréalière de la steppe est estimée à 4,35 millions de quintaux avec un
rendement faible égal à 3,9 qx/ha. 1,1 millions d’hectares sont cultivés.
En 1992, un rapport du Ministère de l’Agriculture fait état de 2,1 millions d’hectares labourés et
cultivés soit 10% de la steppe.
L’extension des labours et l’introduction de la mécanisation sont des paramètres de dégradation
aussi importants que le surpâturage. Les techniques de labours utilisées par les agropasteurs ont une
action érosive, détruisant l’horizon superficiel et stérilisant le sol, le plus souvent de manière
irréversible. Les espèces ligneuses qui retiennent le sol sont détruites et sont remplacées par des
espèces adventices qui favorisent l’érosion éolienne. Des phénomènes de remontée de sels sont
également observés dans les régions exploitées. Les faibles rendements obtenus à partir de la culture
céréalière steppique (5 qx/ha) ne compensent pas la perte de sol qui en résulte.
3.2.4. L’éradication des espèces ligneuses.

Les espèces ligneuses pâturées par les troupeaux, déracinées par les tracteurs, subissent un
arrachage par les éleveurs qui les utilisent à des fins domestiques comme bois de chauffe ou de
cuisson. L’espèce principale soumise à cette destruction est l’armoise blanche (chih) dont l’odeur
pour la cuisson et les vertus médicinales sont très appréciées. L’arrachage de l’armoise blanche est
estimé entre 15 et 20 qx/ha et 7 000 à 20 000 hectares d’armoise blanche sont dénudés en une
année. Contrairement aux autres facteurs de dégradation, l’éradication des ligneux tend à se
stabiliser ces dernières années en raison de la régression du nomadisme et de la généralisation de la
bouteille de gaz. L’engouement actuel pour la phytothérapie dans le Nord du pays, reste tout de
même un danger de destruction des espèces steppiques, si cette activité n’est pas contrôlée.

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ECOSYSTEME STEPPIQUE
Les Indicateurs de dégradation

FACTEURS ABIOTIQUES FACTEURS BIOTIQUES

DESEQUILIBRE ECOLOGIQUE
SOCIAL ET BIOLOGIQUE

SECHERESSE PRESSION NUMAINE

* Détérioration des caractères du sol : Modification du système de production


Diminution de la matière organique Mutation des populations
Diminution de l'activité biologique Concentration des populations
Diminution de la perméabilité Régression du nomadisme
Accroissement de la pellicule de glaçage Intensification des besoins
Diminution du ruissellement Surexploitation des parcours
* Diminution de la régénération
*Variabilité de la production végétale

EROSION EOLIENNE ET HYDRIQUE SURPATURAGE

Départ des particules fines Croissance continue du troupeau


Désagrégation du sol Augmentation de la charge animale
Diminution de la fertilité Piétinement, tassement du sol
Augmentation de l'érosion du sol
Diminution des réserves hydriques

SALINISATION
EXTENTION DES CULTURES

Evaporation de l'eau du sol Diminution des terres de parcours


Remontée de sels Stérilisation et dégradation du sol
Stérilisation du sol

ACCELERATION DU PROCESSUS DE DESERTIFICATION

Détérioration des terres de parcours


Paysages prédésertiques
Perte de la production pastorale
Déficit fourrager
Problèmes de la gestion des parcours

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4. Impact des facteurs de dégradation sur les ressources naturelles

Depuis une trentaine d’années, l écosystème steppique a été complètement bouleversé, tant
dans sa structure que dans son fonctionnement à travers sa productivité primaire. Les facteurs de
dégradation se conjuguent et accentuent le processus de désertification qui aujourd’hui, est décelable
par l’œil de l’observateur. On assiste à un ensablement progressif allant du voile éolien, dans certaines
zones, à la formation de véritables dunes dans d’autres. La diminution du couvert végétal et le
changement de la composition floristique sont les éléments qui caractérisent l’évolution régressive de
la steppe. Les études diachroniques réalisées dans plusieurs régions steppiques ont montré que des
faciès ont complètement disparu et sont remplacés par d’autres qui sont indicateurs de stades de
dégradation. L’importance de la dégradation sera donnée à travers l'évolution des steppes à alfa.

L’alfa est une espèce endémique de la Méditerranée Occidentale. L’Afrique du Nord est sa terre
de prédilection, les grands foyers étant les plateaux algéro-marocains. Cette espèce bien adaptée à la
sécheresse (NEDJRAOUI, 1990) constitue un des éléments dominants des steppes algériennes où elle
occupait une superficie de 5 millions d’hectares au siècle dernier
(CHARRIER, 1873). En 1950, BOUDY donnait une surface de 4 millions d’hectares ; ce chiffre a
toujours été pris comme référence jusqu’au dernier inventaire des nappes alfatières réalisé par le
Centre National des Techniques Spatiales (CNTS, 1989; ZEGRAR et al, 1997), qui fait état d’une
superficie actuelle de 2,025 millions d’hectares. Plus de 50% des nappes alfatières ont disparu depuis
un siècle. Les pertes sont encore plus importantes si l’on considère que dans les 2 millions d’hectares
sont comptabilisées les superficies où quelques reliques noirâtres de touffes mortes laissent supposer
l’existence de l’alfa dans certaines zones (NEDJRAOUI, 1990; AIDOUD, 1993 et 1996). Les différentes
études diachroniques le prouvent largement (tab. 5, 6 7 et 8).

Les travaux qui ont été réalisés et qui représentent un suivi dans le temps et dans l’espace
de la régression qualitative et quantitative des steppes à alfa montrent l’ampleur de la dégradation
et l’installation progressive de la couverture sableuse. Les auteurs ont noté que le facteur
surpâturage est l'indicateur le plus déterminant sur cette perturbation qui limite la biomasse
végétale causant sa destruction partielle ou totale, affecte la physionomie du faciès et de la surface
du sol. En effet, le maintien d’un effectif ovin trop élevé sur les meilleurs pâturages et autour des
points d’eau provoque le piétinement et le tassement du sol. Cet effet se traduit par la dénudation
du sol, la réduction de sa perméabilité et de ses réserves hydriques et l’augmentation du
ruissellement, ce qui accroît très sensiblement le risque d’érosion. Des micros dunes se forment
donnant lieu à des paysages prédésertiques.

L’impact du surpâturage sur la végétation est important aussi bien sur le plan qualitatif que
quantitatif.

- Sur le plan qualitatif, les bonnes espèces pastorales, celles dont l’indice d’appétibilité est
supérieur à 6 (NEDJRAOUI, 1981) sont consommées avant d’avoir eu le temps de fructifier ou de
former des repousses pour les saisons à venir. Leur système racinaire dépérit et elles disparaissent
totalement du faciès en laissant la place à des espèces inapétées telles que Atractylis serratuloides,
Peganum harmala, etc..qui constituent un indice caractéristique de la dégradation des parcours. Le
résultat de cette transition régressive est la diminution de la richesse floristique et donc de la
biodiversité (KADI-HANIFI, 1998).
- Sur le plan quantitatif, le surpâturage provoque une diminution du couvert végétal pérenne et
de la phytomasse et donc une dégradation des formations végétales. Les différences observées entre
les valeurs de phytomasse, mesurées le long d'un transect d'intensité croissante d'exploitation,
révèlent l’impact du surpâturage sur la végétation.

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Tableau 5 : Variation de la phytomasse de l’alfa dans le Sud algérois (MELZI, 1992)

Année 1968 1985 1992


Phytomasse
KgMS/ha 6500 1500 300

Tableau 6 : Evolution d’un faciès à Alfa dans la région de Tadmit (TAZAIRT, 1989)

Unité Hauteur de la Richesse floristique Recouvr. ensablement%


physionomique touffe d’alfa Nbre d’espèce de l’alfa %

197 Faciès à alfa 1,50 m 131 40 20


0

198 Faciès à alfa et


9 Launaea 0,40 m 40 25 70
aconthoclada

Tableau 7 : Variation des éléments du sol et de la végétation dans une steppe à alfa dans le
Sud Ouest - Oranais (AIDOUD ET NEDJRAOUI, 1992; SLIMANI, 1998)

Année 1976 1989 1996

Eléments du sol en %
Éléments grossiers 6 6 5
Sable 12 64 65
Pellicule de glaçage 14 3 7
Couverture végétale %
Espèces annuelles 48 23 20,6
Espèces pérennes 11 9 17,8
Alfa 34 2
Phytomasse de l'alfa 2100 750 572,3
KgMS/ha 130 60 31,6
Production UF/ha/an

Tableau 8: Variation de la phytomasse (KgMS/ha) dans différents niveaux de


pâturage des steppes à alfa (SLIMANI, 1998)

Niveaux de pâturage Mise en défens Pâturage Pâturage libre


modéré
Espèces pérennes 1970,2 1140,6 572,3
Espèces annuelles 73,2 88,1 105,6
Totale 2043,4 1228,8 677,9

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Conclusion

Les steppes algériennes sont très sensibles au processus de désertification. En effet, les différents
facteurs de dégradation se conjuguent pour créer un déséquilibre écologique social et biologique.
Les indicateurs de la désertification, qui concernent en fait les attributs vitaux de l'écosystème au
sens de ARONSON et al. (1995), sont la détérioration des caractères du sol, la diminution des
réserves hydriques et de la fertilité du sol, allant souvent jusqu'à sa stérilisation, et la régression de
la productivité végétale. Ces indicateurs d'impact induisent une modification des systèmes de
production inhérente à une intensification des besoins et par là même une mauvaise gestion des
parcours donnant lieu à une surexploitation des ressources naturelles disponibles.

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La steppe en chiffres

Les steppes à alfa (4 millions d’hectares)


Production 10tonnes MS/ha,
Productivité pastorale 60 à 150 UF/ha
Valeur pastorale 10 à 20/100
Charge de 4 à 6 hectares par mouton.

Les steppes à armoise blanche 3 millions d’hectares


Production 500 à 4 500 kgMS/ha
Productivité pastorale moyenne de 150 à 200 UF/ha.
Charge 1à 3 ha/mouton.

Les steppes à sparte 2 millions d’hectares.


Production 300 à 500 kg MS/ha,
Production pastorale 100 à 190 UF/ha/an
Charge de 2 à 5 ha/mouton

Les steppes à remt (Arthrophytum scoparium)


Production de 40 et 80 kgMS/ha
Productivité pastorale 25 et 50 UF/ha/an
Charge pastorale de 10 à 12 ha/mouton.

Les steppes à psamophytes 200.000 hectares.


Production pastorale importante comprise entre 150 et 200 UF/Ha/an.
Charge pastorale de 2 à 3 ha/mouton.

Les steppes à halophytes constituent d'excellents parcours (0,89 UF/KgMS pour Suaeda fruticosa,
0,85 UF/KgMS pour Atriplex halimus, 0,68 pour Frankenia thymifolia et 0,58 pour Salsola vermiculata).

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Glossaire

Études phytoécologiques
Études diachroniques
Isohyète
Colluviale
Alluviale
Rendzines
Isohumiques
Éléments biogénes
Endoréique.
Halomorphe
Xérophilie
Thermophilie
Sierozems
Psammophytes
Halophytes
Abiotique
Salsosodiques
Brebis agnelantes
espèces ligneuses
Inapétées
Phytomasse
Transect

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