Vous êtes sur la page 1sur 4

Il s'agit du processus selon lequel les objets (sensoriels, perceptifs ou cognitifs) sont classés dans des

groupements basés sur leur similarité ou leur équivalence. Ce processus est très pratique dans la
mesure où il permet de généraliser les propriétés attribuées à une catégorie en les attribuant à tous les
objets qu'elle comprend et, de là, d'ordonner et d'associer des classes d'objets et d'événements. Cela
s'applique aussi bien aux objets du monde physique qu'à ceux du monde social.
On parle de catégorisation sociale lorsque les critères qui fondent les perceptions et les jugements
sont socialement construits et/ou sont socialement transmis. Généralement, ces critères sont
appliqués de façon plus évidente à la perception sociale et au jugement social sur les personnes.

Catégoriser consiste à regrouper des objets dans différentes classes sur base d’un jugement
de cohérence. On placerait donc les individus qui nous entourent dans l’un des tiroirs que
réserve notre cerveau au classement du genre humain. La catégorisation sociale désigne
spécifiquement la catégorisation des êtres humains qui nous entourent.

Selon Tajfel (1981), la catégorisation sociale est un « processus mettant ensemble des objets
sociaux ou des événements qui sont équivalents en regard des actions individuelles, des
intentions individuelles et des systèmes de croyances ». Elle permet de nous adapter et de
nous ajuster socialement, ainsi que de simplifier et de systématiser notre environnement
social ; de comprendre ce qui nous entoure et notre société, de rechercher une certaine
stabilité (physique comme sociale) et de nous adapter à notre milieu.

La définition de la catégorisation sociale qui suit : c’est un processus qui consiste à classer des
individus, des groupes, des objets ou des événements dans des catégories différentes en
fonction d’un élément qu’ils ont en commun. C’est donc à partir de l’idée de similitude ou
d’équivalence que nous formons ces catégories qui nous permettent d’appréhender et
d’ordonner notre environnement. En ce qui concerne le monde social, ce processus de
catégorisation ne se limite pas à établir des différences, il s’accompagne d’une activité
d’évaluation. D’où le terme de différenciation évaluative. Celle-ci conduit, non seulement à
définir nos catégories d’appartenance mais à les favoriser au détriment des autres.

La catégorisation, c’est-à-dire le fait de classer, de catégoriser les informations qui nous a


parviennent, est un mécanisme fondamental dans le traitement de l’information La
catégorisation est un mécanisme élémentaire et universel de la perception humaine, qui consiste à
découper le monde environnant en catégories à partir de traits caractéristiques. Ce processus est
automatique et involontaire : il permet d’identifier des groupes sociaux ou des individus, de se
repérer et de se positionner dans la société.

Processus qui consiste à regrouper en catégories des individus et des groupes d'individus semblant p
résenter des caractéristiques sociales communes afin
de créer une image structurée d'une réalité sociale.
La catégorisation sociale a trois fonctions essentielles :

1. Une fonction d’orientation et d’ajustement : De même que la catégorisation des


objets physiques nous aide à nous adapter à notre environnement, la catégorisation
sociale serait nécessaire à notre ajustement social. Elle permettrait d’interagir au
mieux avec les membres d’autres groupes. Ainsi, sachant que mon invité est
musulman, je ne vais pas lui imposer de manger du porc. Savoir catégoriser
correctement peut être vital: imaginez comme il est crucial d’identifier le groupe
d’appartenance d’une personne lors d’un conflit armé!

2. Une fonction d’économie cognitive : La catégorisation apparaît comme un raccourci


économique qui permet de faire appel à des connaissances stockées en mémoire sans
se concentrer sur tous les attributs de la personne. Faire appel à l’information
catégorielle serait à la fois plus simple et plus efficace que d’analyser chaque personne
dans son individualité. En réalité, nous n’aurions ni le temps ni les ressources
suffisantes pour nous concentrer sur les caractéristiques individuelles de chacun. En
accord avec cette fonction, les catégories sociales auraient une tendance marquée à
être les plus globales et les moins différenciées, à assimiler le plus d’éléments
possible. Il serait plus aisé d’un point de vue cognitif de fonctionner avec des
catégories très globales et peu nombreuses qu’avec une multitude de catégories
différenciées.
3. Une fonction identitaire  : Ainsi, les catégories sociales ont une fonction identitaire.
C'est à travers elles que nous construisons notre identité sociale (l’identité sociale de
chaque individu) et ainsi préserve la spécificité des groupes sociaux. Cette fonction va
intervenir dans les processus de socialisation ou de comparaison sociale.
AVANTAGE

La catégorisation sociale présente des avantages certains.

 Le fait de catégoriser les individus permet de faciliter le traitement de l’information : il


n’est plus nécessaire de traiter tous les éléments relatifs à un individu donné. Il suffit
de déterminer à quelle catégorie cet individu appartient puis de se baser sur les
informations associées à la catégorie.
 La catégorisation sociale permet également de donner du sens à l’environnement et de
le rendre plus prévisible.
 Ainsi, le fait de placer les individus dans des catégories permet notamment, face à un
membre d’une catégorie sociale donnée, de se former une impression rapidement, de
faire des inférences sur des aspects non observables directement, de faire des
prédictions sur son comportement, ou encore d’adapter notre comportement par
rapport à des interactions passées avec les membres de la catégorie. Par exemple, si la
dernière fois que vous avez eu affaire à une personne âgée, cette dernière vous a donné
un coup de canne parce qu’elle se sentait menacée par le piercing que vous avez dans
le sourcil, nul doute que vous vous méfierez de la prochaine personne âgée que vous
croiserez ou que, si cette rencontre est planifiée, vous ferez en sorte de ne pas porter
votre piercing ou encore que vous vous préparerez à éviter les coups !

La catégorisation sociale nous permet d’économiser du temps, des efforts et de l’énergie en nous
servant de l’appartenance groupale des individus pour faire des inférences et tirer diverses
conclusions en ce qui les concerne.

Inconvénient
Si la catégorisation sociale présente des avantages certains, elle n’est cependant pas sans
inconvénient. En particulier, la catégorisation s’accompagne de deux phénomènes qui
viennent biaisé notre perception des différences : l’homogénéisation intra-catégorielle et
l’accentuation inter-catégorielle (Tajfel, 1969).
 L’homogénéisation est la tendance à envisager les individus appartenant à une même
catégorie comme plus similaires entre eux (par rapport à une situation dans laquelle
ils ne sont pas catégorisés).
 Le principe d’accentuation est la tendance à envisager les membres de catégories
différentes comme plus différents que s’ils n’étaient pas catégorisés.

Vous aimerez peut-être aussi