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FONCTIONNEMENT DES STRUCTURES

Introduction
Qu’est-ce qu’une structure ?
Comparons la structure à une sculpture :

La plus grande différence sont les charges :

• Sculpture :
Charges principales = son poids propre → elle reprend que son poids propre
Quelques charges d’exploitations (vent, pigeon) mais elles sont très fable par rapport à son
poids propre
→ Charge << Poids Propre
• Structure :
Reprend bcp plus de charges autres que son poids propre
Elle reprend énormément de charges d’exploitation
→ Elle doit reprendre plusieurs fois son poids propre en charge d’exploitation, charge =
plusieurs fois son poids propre

La conception structurale
Elle consiste en un processus qui vise à définir pour le projet :

• une structure complète ;


• les caractéristiques macroscopiques de tous les éléments composant cette structure.

Pour concevoir un bâtiment il faut déterminer :

• La morphologie (structure poteau-poutres, poteau-dalle, forme de la poutre, de la colonne,


etc.)
• Le matériau structural (béton, pierre, bois, etc.)
• Les dimensions principales (=portée, hauteur de colonne défini la trame)

→ Parti macro du bâtiment (en mètre)


→ Constitue le parti structural (job de l’architecte)

• Les dimensions secondaires (épaisseur de la dalle, poutres, etc.)

→ Parti micro du bâti ( en cm)


→ Job de l’ingénieur
(→ Parti prédim)

La conception structurale est donc très importante lors de la conception d’un projet architectural, si
celle-là est mal élaboré cela peut avoir des conséquences sur leur projet (coût élevée, éléments mal
élaboré, éléments qui peuvent fragiliser la parti architectural)

Afin de guider les architectes dans leur nombreux choix il existe quelques enjeux :

• Développer une structure complète, efficace, faire un projet structuralement plausible où il


ne manque pas d’éléments
• Utiliser la structure pour exprimer le parti architectural, développer une structure expressive
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Quels concepts, quelle méthode peuvent m’aider pour organiser la
conception de mon parti structural ?
→ Utilisation du concept des fonctions structurales
(= fonction que remplie un élément structural)
Il existe 3, voire 4 fonctions différentes

• Supporter = fonction qui consiste à


reprendre une charge verticale, càd une
charge alignée à l’élément structurel (
colonne, mur, câble, etc.)
• Contreventer = reprendre une charge
horizontale/transversale à l’élément
structurel (vent, séisme)
• Ponter
o Soutenir un praticable : lorsqu’on souhaite marcher dessus (doit être horizontal +-)
o Couvrir un espace : lorsqu’on souhaite couvrir l’espace pour l’abriter (ne doit pas
nécessairement être horizontal)

Exercice : Analyser la structure du métro Sainte-Catherine

S’agit d’une toiture plate qui repose sur une forêt de colonne
inclinés de manière différentes.

1ère étape : Isoler ce qui est structural


Structure : toit et colonne
Non structurel : cage d’ascenseur

2ième étape. Identifiiez les charges et la fonction structural sur


chaque élément

Toit :
charges : poids propre+ charge exploitation (neige) → charge transversale
surface non nécessairement horizontale
fonction : ponter – couvrir un espace

Colonnes :
charges : celles qui sont transmises par le toit → charges quasi longitudinale, alignées
au colonnes
fonction : supporter
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3ème étape : Contreventement

/!\ Un même élément structural peut remplir plusieurs fonctions

Comment est-ce que les fonctions structurales m’aident à concevoir le


projet ?
En fonction de ces fcts structurales il va se passer des phénomènes différents dans l’élément
structural.

• Supporter : charge alignée, les éléments seront plutôt en


compression/traction
• Ponter : charge transversale, les éléments seront plutôt en flexion

Pour chaque phénomène il y a des règles de conception à respecter mais et il existe


également un catalogue de formes structurales applicables. Ces différentes formes
vous seront présentées plus bas.

Structure primaire – Structure secondaire :


Dans le cas ci-dessous, il y a une grande portée à franchir.

Pour franchir cette portée il n’est pas conseillé d’utiliser


une dalle avec une grande épaisseur, car cela va peser
un certain poids et être assez couteux.

Il est plutôt conseiller de venir insérer une autre


structure sous cette dalle, ce qui va engendrer de
nouveaux points d’appuis et donc diminuer la portée.
C’est ce qu’on va appeler structure primaire car c’est
elle qui va reprendre les charges de la dalle, qui devient
structure secondaire.

Analysons la structure de ce hangar :


• Colonnes : charges alignées, fonction : supporter
• Poutres : fonction : ponter, couvrir un espace
• Portiques : structure primaire, divisent la portée des
poutres en 4
• Contreventement : repris par les portiques et les croix
St-André
→ Portiques : 2 fonctions

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Concevoir un élément en flexion pour soutenir un praticable
(fct :ponter)
Forme structurale possible = poutre

Cependant il n’y a pas que cette forme possible, comme dit précédemment il existe un catalogue de
forme qui répondre à cette fonction :

Avant d’aborder les 3 formes en profondeur, on va d’abord rappeler ce que sont les différents modes
de sollicitations des éléments structuraux.

→ 3 efforts internes : le moment fléchissant l’effort normal et l’effort tranchant.

Ces 3 efforts se trouvent dans toutes les sections d’un élément. Cependant il existe des cas
particuliers où un ou plusieurs des efforts internes sont nulles.

Modes de sollicitation particulière :


• Barre soumise à une charge transversale
→ Flexion
(pas de N)

• Barre soumise à un couple de force


→ Flexion pure
(pas de T, ni de N)

N.B. Flexion pure à ne pas prendre en compte car très peu fréquent : cas très particuliers

• On appuie/tire sur un objet


→ Compression ou Traction (dépend du signe de N)
(pas de T, ni de M)

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• Cas général : les 3 efforts internes sont présents
→ Flexion composée

→ On va se focaliser sur la flexion

Revenons à notre fonction « soutenir un praticable »


Comme dit précédemment il y a 3 formes différentes ; la poutre, la chaînette et l’arc. Ces trois
formes fonctionnent d’une manière différente et elles ont donc des sollicitations différentes :

• Poutre : En flexion
• Chaînette : En traction
• Arc : En compression

N.B. On peut également retrouver autre forme que ces 3 afin de franchir le vide, la forme libre, où on
a une sorte de poutre tordue

Comparaison des 3 formes


Chaînette/Arc Poutre
Traction/Compression Flexion
Avantages Grandes portées avec poids Pas de réactions horizontales
restreint aux appuis
Praticable horizontal
En pratique Pour les ponts et passerelles Pour les planchers des
d’un seul tenant bâtiments

Comment concevoir correctement une poutre en flexion ?


→ Enjeu : dépense raisonnable de ressources

Parenthèse : la carte d’identité de la flexion


• Flexion est induite par une charge transversale (perpendiculaire à la poutre)
• Élément structurel présente sous une charge une déformée courbe
• Élément structurel doit relier les appuis en ligne droite dans le plan

En réalité il y a aussi d’autres phénomènes qui apparaissent en même temps que la flexion dans
la poutre :

• Cisaillement (due à l’effort tranchant)


• Déversement

N.B. L’impact du moment M de la flexion sur le dimensionnement des poutres est 10x plus
importante que l’impacte de l’effort T sur ce dimensionnement.

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Objectifs : RESISTANCE et RAIDEUR
→ On souhaite obtenir une structure résistance et raide, qu’elle ne se déforme pas trop sous les
charges.

1) Morphologie
1. Conditions d’appui de la poutre → Morphologie des appuis
2. Forme de la section transversale → Ronde, en I, rectangle
b’) + évidement éventuel du profil longitudinal
3. Forme du profil longitudinale → en élévation : variation de hauteur de la poutre

a) Condition d’appui
• Encastrer certains appuis
o Bi – appuyé/bi – rotulé
o Encastré – rotulé

→ Comparons le diagramme des moments fléchissant (1)


(1) (2)
On se rend compte que les Mmax sont de même intensité

→ Comparons la déformé (2)

La déformée est moindre lors d’un encastrement → encastré un appui est bcp + intéressant

Cependant une contrainte : Moment non nul au niveau de l’encastrement, ces charges doivent être
reprises par la colonne qui supporte la poutre. Le problème est qu’une colonne n’est pas conçue
pour reprendre ces charges !
2 solutions : Portiques ou poutres continues

Les portiques

Les montants des portiques ne sont pas des simples colonnes mais plutôt des
poutres placées verticalement .

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La poutre continue sur appuis

Si on a plusieurs poutres les unes à cotés des autres on


peut soit :

• Les laisser indépendantes


• Encastrer les travées successives les unes aux
autres
→ ainsi on réduit le Mmax

b) Forme de la section transversale


Parenthèse : Notion de contraintes

Section = ensemble de points

Efforts internes = résultante de ce qui se passe sur toute la surface de la section

→ Zoom sur un de ces point

Que vivent les molécules d’une section de poutre ?

Faces sup. et inf. fonctionnent comme 2


résistances de sens opposés, séparé par la
hauteur de la poutre

Hauteur de la poutre = bras de levier d’un


couple. Quelle est l’influence de la hauteur
de la poutre ?
Molécules résistent bcp moins bien lorsque la
poutre possède une faible hauteur

→ On en conclut qu’il est plus favorable d’avoir une poutre avec une section la plus haute possible
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Que se passe-t-il dans la zone médiane de la section d’une poutre ?

Dans cette zone, il n’y a pas de contrainte, car M=0. Les molécules ne travaillent donc pas.

On appelle cette zone l’axe neutre de la poutre

On en conclut qu’il ne faut surtout pas mettre de la matière dans cette zone, ce
serait chargé (en masse) inutilement la poutre.

→ Il faut donc concentrer la matière aux fibres extrêmes

Profilés fermé ou ouverts ?

Profilé fermé : forme pas très efficace


car les profilés fermés sont de forme carré et pas rectangulaire, et donc la barre d’âme (= hauteur de
la poutre) est bcp plus petite.

Expérience étudiants Lisbonne

On se rend compte que la


morphologie peut jouer un
grand rôle dans la résistance
de la poutre.

C'est si efficace qu'une bonne


forme peut compenser un
matériau faible

La poutre peut résister à de


lourdes charges !

Profilé ouvert

Observations labo : Lorsqu’on utilise du papier, profilés ouverts apparaissent très rapidement par le
plissage
→ Evite de mettre de la matière au centre et plutôt aux extrémités

Il existe également des profilés ouverts en bois. Le tronc est divisé en 2 et réassemblés.
On garde la même quantité de matière mais en les réassemblant de manière différente ont
augmente la résistance.

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Existe aussi des profilés I en bois
Barre d’âme : plaque OSB → a une moindre résistance que le bois mais pas dramatique car barre
d’âme correspond à la zone neutre de la poutre où on n’a pas besoin d’une grande résistance comme
aux extrémités.

Profilés fermés

Sections différentes : ronde, triangulaire, carré


A éviter : tube rond → pas du tout efficace point de vue structure

Station de métro Delta

Profile inhabituel : hexagone

Pas la meilleure disposition car on a posé la poutre


sur sa pointe au lieu de la poser sur une de ses faces.

Rappel : Il faut toujours concentrer la matière en


haut et en bas
Ici pas le cas, moins de matière en pointe que sur la
face

Parfois la forme de profilés fermés est justifiée par la technologie :

Lorsqu’on perce un mur en maçonnerie on est face


à un problème car elle ne résiste pas à la traction, il
faut donc réaliser un linteau en un autre matériau
qui lui est capable de résister à la traction.

Cependant la géométrie doit être la même afin de


ne pas avoir une hétérogénéité → choix du profilé
fermé de tube carré

Mais la forme du carré plein n’est pas très efficace → on enlève de la matière au centre afin de
diminuer la quantité de matière

(Rappel : on essaie de concevoir des poutres avec une dépense raisonnable en ressource)

Existe aussi en bois :


Problème car bois gorgé d’eau → il faut d’abord le faire sécher, bois rétrécit lors de ce processus
Le souci est qu’il ne rétrécit pas de la même manière dans toutes les directions → création de
fissures radiales (du centre vers les extrémités)
Afin de réduire/limiter ces fissures on enlève la partie centrale de la pièce avant de faire sécher le
bois
Ici on veut pas alléger la poutre (comme dans le cas juste au-dessus) mais on enlève le centre pour
des raisons techniques.
Point de vue structural : pose pas de problème car centre = axe neutre de la poutre

Forme carré lié au fait qu’on souhaite se rapprocher du tube

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Profilé ouvert ou profilé fermé ?

ouvert fermé
• Faciles à produire par le tréfilage (on • Meilleure résistance à la torsion
pousse la masse à travers une grille qui
épouse la forme souhaité)
• Toutes les faces sont accessibles pour • Moins salissant donc moins d’entretien
fixation, peinture, vérification de l’état
du matériau

N.B. Lorsque ce sont des poutres en métal il est préférable d’utiliser des profilés ouverts, car elles
peuvent être facilement peint d’une couche antirouille et le contrôle y est également facile
Alors que les profilés fermés on ne peut pas contrôler et donc il faut faire la poutre en acier
inoxydable, ce qui coûte plus chère.

Parenthèse : Poutre gonflée armée

On met de la matière en haut et en bas. On est dans


l’idée que ce qui travaille se trouve aux extrémités et
qu’entre se trouve un écarteur.

b’) Profil longitudinal


→ Profilés ouverts à âme allégée : Poutres alvéolées/cellulaires

On a creusé dans la section transversale mais on peut également le faire dans la section
longitudinale.

Il ne se passe de toute façon rien point de vue charge dans la barre d’âme donc on peut la faire
relativement fine ou alors on peut découper des trous (ce qui peut servir pour faire passer les câbles
techniques)

Différentes formes d’alvéoles :

Ronde Hexagone

Octogone Sinusoïdale
Processus de fabrication possible
(ouverte la plus large )

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c) Forme du profil longitudinal
On a vu par avant que le profil longitudinal fût un simple rectangle à hauteur constant.

Cependant il existe d’autres types de profil longitudinal :

• Profil variable
• Profil cambré

Profil variable

Observons les différents diagrammes des moments :

• Le diagramme est varié et jamais constant


• Une exception. La flexion pure
• Le diagramme prend souvent une forme parabolique avec un côté plus élevée

On en conclut qu’on n’a pas besoin de la même résistance tout au long de la poutre. Il y a des zones
où on a besoin d’une résistance max et autre zone où on a besoin d’une petite résistance.

Plus le moment est important, plus il faut jouer avec l’entre-axe, càd qu’on a intérêt à faire varier la
hauteur de la poutre avec un h + grand au Mmax et un h – grand au M=0.

→ Création de la poutre avec un profil variable.

Profil cambré

Lors du prédim des poutres il faut prendre en compte la résistance et la déformée potentiel de la
poutre. Souvent c’est la flèche de la déformée qui est
déterminante dans le prédim des poutres

Manière de contrer cette flèche est de donner à la


poutre, de la fabriqué avec une « contre-flèche »,
une cambrure vers le haut qui est censé redevenir
horizontal une fois placé dans le bâti et soumis aux
charges. ¨
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Combinaisons des stratégies entre elles
Bâtiment industriel pour Delhaize à Asse-Zellik

Combinaison de 3 stratégies :

• Profilé ouvert en I
• Poutre alvéolée

→ Travail sur la section transversale

• Variation du profil longitudinal avec une variation de


hauteur

→ Travail sur le profil longitudinal

2) Matériau structural
Plusieurs critères lorsqu’on choisit le matériau :

• Matériau doit être suffisamment résistant en traction et en compression


Observation labo : spaghetti → résiste en compression mais pas du tout en traction,
côté interne : assez résistant → compression
Côté externe : casse très vite → traction
• Il doit être suffisamment rigide
Contre-exemple : lamelle en plexiglas : c’est très voire trop flexible, pas du tout de rigidité du
matériau → fléchi bcp trop vite

Conclusion :

• « Meilleurs » matériaux : bois, acier, béton armé, etc. (+ verre) (1)


• « Mauvais » matériaux : pierre, maçonnerie, terre crue, etc. (2)

(1) ont une bonne résistance en compression et en traction


(2) résiste bien à la compression mais pas à la traction

N.B. Le verre se trouve entre ces 2 catégories, il résiste moins bien à la traction que les matériaux
de la catégorie (1).

3) Dimensions principales
La portée
Impact de la portée sur la poutre :

Portée= L, poutre sous charge répartie,


F est proportionnelle à L

→ Mmax est proportionnel à L2

Si on multiplie L par 2, on multiplie Mmax par 4.

Et par conséquent la flèche maximale est


proportionnelle à L4.

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En conclusion :

La hauteur de la poutre est proportionnelle à L !

h correspond +/- au 10ème- 15ème de sa portée

B.A : portée max de +/- 7m où h= 30 cm (épaisseur de la poutre) après la poutre va être trop massive
et donc on n’est pas dans la dépense raisonnable de ressource.

Application : La rénovation
Transformation d’un entrepôt e habitation à Bx

Structure : très dégagé, impossible de reprendre les charges qui


sont nécessaire pour un logement. Mais ils veulent réexploiter la
structure existante → ils vont donc refournir des appuis afin de
diminuer les sollicitations internes.

Ajout de jambes de forces qui divise la portée en 3 et donc Mmax


est divisé par 9. Les poutres peuvent désormais porter les charges !

Application : poutres sous-tendues


Restaurant d’entreprise pour Petrofina à Bx

Poutres qui servent à stabiliser la nappe en verre. Ils ont mis une série
de poutres à mettre à travers car s’ils avaient mis une simple poutre
l’épaisseur aurait été assez grande, ce qui posait un problème car
leur but était de créer une toiture transparente.

Pour affiner les poutres, ils vont rajouter 2 butons ce qui va diviser la
portée par 3 et donc l’épaisseur également. Ces appuis sont repris
par des câbles/tirants en traction qui viennent s’ancrer dans les
naissant de la poutre.

Application : Structure primaire – structure secondaire


→ Voir p. 3

Cas particulier : Poutre en béton précontraint


Observations :
- portée très grande
- aucune structure primaire visible
- on voit juste une poutre : une
structure unitaire
- c’est une poutre avec un profilé
en U où les montants servent de
garde-corps , h= +/- 1m50

Mais comment tient-elle ?

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• Matériau : « super-béton armé » fibres + résistante que celle d’un béton armé classique
• Technique : poutre en béton précontraint
• Avant de couler le béton, les armatures son tirés en traction, puis on coule le béton
• On laisse un peu sécher le béton et on relâche cette traction dans les armatures
• Armatures veulent reprendre leur position de base et entrainent le béton → cela va mettre
en compression la partie inf. de la poutre
N.B. principe du B.A. : cohésion entre armatures et béton
• On crée ici cet effet de pré-cambrure, ce qui a comme conséquence que la poutre peut être
chargées bcp plus avant qu’elle se déforme, et donc qu’elle soit en traction.

→ C’est ce qui permet d’avoir des énormes portées de plus de 73m.

Etude de cas : Critique d’un parti structural – L’auvent de la


gare d’Amiens → Poutres-consoles
Méthode d’analyse
1) Portée
Portée est ciblée ^, on n’analyse pas la portée de toute la structure
Soit on analyse un élément spécifique ou une famille d’éléments structuraux
2) Dégager la forme structurale
Càd : forme architecturale peut-être fort proche ou éloignée de la forme structural
1ère étape : enlever tout ce qui n’est pas structural
3) Identifier la fonction structurale
Distinguer les différents éléments en fct de leur fct structurale
Identifier le sens de portée
4) Horizon

Bon accord entre architecture – structure –


technologie

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5) Identifier les différents aspects

Contexte interne = les autres


éléments du bâti qu’on
n’étudie pas

Contexte externe = tout


éléments externes au bâti
(site, implantation, ville,
région, etc.)

À remplir

6) Analyser les relations entre aspects


Types de relations :
• Concordance
• Neutre (pas d’observations)
• Indéterminé
• Dissonance
Faire primer un aspect sur l’autre
Générer un effet bénéfique du projet

À quoi ça pourrait ressembler

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7) Synthétiser

8) Conclure
Répondre à la question générale si dessous

Question générale qu’on se pose lors de l’analyse :


La conception structurale de l’élément structural considéré est-elle de bonne qualité ou non ?

Analyse de la gare
→ voir correctif annexe

Concevoir un élément en compression pour reprendre une


charge longitudinale (fct : supporter)
Supporter = reprendre une charge longitudinale

Il y a différentes morphologies qui fonctionnent différemment pour une même fonction :

• Colonne en compression
• Tirant en traction

Différence entre colonne et mât


• Condition d’appui

Le mât est fixé à sa base par un appui encastré et


libre en tête.

La colonne est fixée aux 2 extrémités. L’appui est


variable, ça peut être rotulé, encastré, etc.

• Chargement

Le mât est soumis à une charge externe qui est le vent. Comme le mât est relativement fin, le vent va
le solliciter.
En ce qui concerne la colonne, le vent n’a pas d’effet sur elle, elle est bcp moins haute et sera donc
plus soumis à une charge interne.

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• Efforts internes

Colonne aura plus tendance à rester +/-


droite alors que le mât fléchit plus
rapidement

Comment concevoir correctement une colonne en compression ?


→ enjeu : dépense raisonnable de ressources

Point de vue de la consommation de ressources


• Colonne : pas l’élément qui pèse le plus dans une structure
• Mais une mauvaise conception peut avoir des conséquences en pesant 2x voire 3x plus lourd

N.B. La quantité de matière dans une colonne sert à deux choses, à reprendre les charges (poutres,
dalle, toiture, etc.) et à contrer le flambement. Le but d’une bonne conception de colonne est de
maximiser la fonction « reprise des charges » et minimiser la fonction « contrer le flambement »

Préliminaire : Qu’est-ce la compression ?


• Charge alignée à l’élément structural → elle n’est plus transversale

Observations :

• Tous les points de la section travaillent de la même


manière.
• La forme de la section n’a pas d’influence.
• L’aire de la section joue favorablement → une
section plus grande résistera plus aisément.
• Si on pousse plus : gonflement latéral, traction
perpendiculaire.
→ Pour renforcer les colonnes on peut ajouter des
anneaux autour de la colonne afin de contrer le gonflement.
• Si en plus la colonne est élancée : très compliqué de rester aligné : charge longitudinale va
augmenter le déplacement et la colonne va soit se plier ou soit prendre une forme en S
→ Flambement

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1) Matériau structural
• La plupart des matériaux vont avoir une bonne résistance à la compression
• En revanche pas tous résistent à la traction/flexion

Pour une colonne il faut un matériau résistant à la compression et à la traction !

• Décomposition des efforts :


On va prendre plusieurs matériaux pour créer la colonne ; un matériau
qui résiste à la compression et un autre qui résiste à la traction
→ Exemple : Friche « La Belle de Mai » à Marseille

2) Dimensions principales
• But : diminuer la longueur de flambement (déformée de la colonne)
• Observons la forme de la déformée :
• On remarque que la déformée du 3ème schéma correspond
à la longueur la plus petite et qu’il s’agit d’ ½ onde de la
fonction sinusoïdale
→ solution pour diminuer le flambement est d’encastrer
les 2 appuis
• Plus la longueur de flambement est petite, moins il faut
prendre en compte le flambement dans le calcul du prédim

Comment faire pour diminuer le flambement ?


• Par voie directe → via les conditions d’appui
Encastrer les extrémités de la colonne
• Par voie indirecte → via des appuis sup.
La déformé se transforme en S, la longueur du flambement diminue par 2 et donc le
flambement est divisé par 4 (Flambement = Lf2)

Voie indirecte

1. Par des colonnes croisées


(centré ou creux, base triangulaire/hexagonale ou carré, avec tirants rigide ou flexible)

Croiser des colonnes voisines

• Colonne arborescente

Forme très efficace


Compromis efficace entre :

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→ Fournir un max d’appuis à ce qui est supporté pour diminuer les portées
Flexion réduite

→ Avoir moins de colonne, mais plus épaisse et avoir une hauteur libre du tronc
Moins sujettes au flambement

Morphologie est bonne à la fois pour l’élément


porteur, les colonnes mais aussi pour les éléments
portés car ils ont plus de points d’appuis

Avantage : dégagement du sol → 1 seul point


Tronc
d’appui au sol alors que 6 au niveau de la toiture
(élément porté par la colonne)

Désavantage :

Pièce de connexion entre tronc et branches est très


complexe, donc cout élevé

Branches : Max 45° par rapport à la verticale

exemple : arrêt de bus place Flagey

Les branches ont tendance de s’écarter , à fléchir sous leur pp = flambement


est amorcé: on doit ajouter des éléments entre extrémités des branches pour
reprendre soit de la traction ou de la compression.

Colonnes très encombrante

Ne peuvent pas porter des charges lourdes, portent souvent


des toitures/passerelles

2. Par une liaison entre colonne voisines

On les lie entre elles par un autre élément

Passerelle se trouve au milieu des colonnes. Elle sert à


relier 2 milieux de colonnes, ce qui permet de
diminuer la longueur de flambement

(Projet jamais construit)

3. Par des colonnes refixées a d’autre éléments

Colonne du balcon inclinés relié par une autre pièce à un point fixe qui se
trouve dans la maçonnerie

→ Permet de diminuer la Lf

Maison Belle Epoque à Biarritz


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4. Par des colonnes haubanées

Haubanages = refixer sur le mât principale une série de butons transversaux/horizontaux afin
de créer une série de point d’appuis pour la colonne, ces butons sont refixés à la colonne via
des câbles

→ Idée est de recréer une série d’appuis et diminuer la Lf

N.B. apparition très tardive car délicat à dimensionner

Avantage :

• légèreté matérielle et visuelle

Inconvénients :

• couteux
• gérer le calcul lors du prédim
• délicat en mise en place
• encombrant au pied de colonne

3) Morphologie
Pour combattre le flambement
Dans les colonnes, la flexion est dans le plan vertical, mais on ne sait pas de quel côté la colonne va
flamber. Il faut donc que la flexion soit gérée sur 360°, dans toutes les directions.

Ici il faut écarter la matière du centre de la section mais dans toutes les directions ou alors dans min
2 directions perpendiculaire (pas que les extrêmes comme dans le cas de la poutre) afin d’augmenter
la rigidité

Tubes profilés fermé : forme ronde ou carrée

Profilés ouverts en I ou en croix (+) → Profilé en croix est la forme la plus avantageuse car on peut
étirer la matière dans toutes les directions très facilement et en plus on ne perd pas d’espace

Comparaison entre profilés ouvert et fermés

Le plus avantageux est le tube (profilés fermé)


Ils sont plus efficace,
ont une meilleure résistance à la torsion et au voilement,
sont moins salissant (moins d’entretien).
Et en plus on peut inclure des conduits techniques comme ils sont creux

Profilés ouverts
Connexion plus faciles à réaliser
Accès à toutes les faces (même avantage que pour les poutres)
Pas d’espace perdu pour l’usager

Parenthèse : profilé en croix pavillon de Barcelone


Il a assemblé 4 corniers par des pièces en bois et par-dessus il a mit une couverture en tôle nickelé
qui vient unifier le tout. On ne se rend pas compte que ce sont 4 pièces détachées

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Pour alléger
= enlever la matière là où elle n’est pas nécessaire → axe neutre de la colonne (zone où il n’y a pas
de sollicitation internes)

On peut donc faire des alvéoles comme pour les poutres.

Autre manière pour enlever de la matière là où elle n’est pas nécessaire

Treillis

Comme si on prenait des colonnes en tube, et qu’on continuait à faire des


trous dans la paroi du tube afin que cette paroi se réduise à un assemblage
de barres.

Exemple de treillis : La tour Eiffel → système treillis sur le montant principale et chaque barre de ce
treillis est composé de treillis

Treillis Vierendeel :

→ moins efficace

Il n’y a pas de maille triangulée, il reste quadrangulaire

Exemple de colonne Vierendeel. Piscine du Longchamp à Uccle

colonne porte la paroi vitrée mais pas la


toiture

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Variation du profil de la colonne

Moment de flambement n’est pas constante sur toute la h de


la colonne
→ Il y a des zones qui sont moins sollicités et donc on peut
enlever de la matière

On obtient des formes différentes en fonction des appuis

/!\ : On simplifie la forme pour les formes complexe

Bi-rotulée
Encastrée - rotulée

Concevoir une couverture d’espace (fct : ponter)


Préliminaire
• « soutenir un praticable » et « couvrir un espace » ont un
lien → dans les 2 cas on franchit le vide et la charge est
transversale
• Mais ils ont aussi des différences :
o La forme (pas d’imposition de planéité horizontale., on n’a pas forcément un toit
plat)
o Au contraire ce n’est pas efficace de faire un toit plat pour l’écoulement des eaux
o Charge verticale peut s’inverser (vent)
Le vent peut aspirer le toit vers le haut

Premier constat :
→ Il existe une grande diversité de formes possibles pour couvrir un espace.

Comment s’y retrouver pour concevoir une couverture d’espace ?

a) Base de classification des couvertures d’espace


Idée de base :

• Plus il y a de courbures → plus ça va fonctionner en


traction/compression et moins en Flexion fléxion

4 classes :

• 0 courbures
• 1 courbure
Traction/Compression
• 2 courbures concourantes
• 2 courbures divergentes (ou inverses)

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0 courbures
→ dalle et pans (dalle incliné) en flexion

• Toit plat est une « erreur » de notre culture constructive : on utilise souvent le toit plat par
défaut alors que point de vue structurel c’est la pire forme possible pour couvrir un espace
car :
o Travaille uniquement en flexion
o Exigeant point de vue de la quantité de matière
o Lourd → dalle massive, très dense et très lourde
o Neige peu s’accumuler et cela pèse également un certain poids
→ peut même provoquer l’écroulement lors d’une mauvaise conception

N.B : plus le toit est pentu, moins il faut prendre en compte le poids de la neige dans les calculs
prédim

Comment améliorer le toit plat ?

• Repenser l’inclinaison

Origine du toit plat causé par l’apparition du bitume (couche d’étanchéité, sous-produit de l’industrie
pétrolière, donc peu chère)

Le toit n’est jamais totalement horizontal, il y a tjrs une légère inclinaison caché par l’acrotère

→ Incliner franchement

Ce n’est pas ça qui va rendre le toit plus léger, mais on prendra déjà moins en compte le poids de la
neige, il y a plus de choix dans les matériaux d’étanchéité, plis d’expressivité dans le projet

→ Utiliser le toit : toit-terrasse, le rendre praticable, verduriser, faire des ouvertures zénithales

• Raidir les bords

C’est mieux de raidir les bords libres afin de rendre le toit plus rigide, il faut éviter les pans de
toitures tout fin. Lorsqu’on incline les bords on donne de la rigidité au toit
→ Ces bords peuvent avoir plusieurs usages : acrotère, balustrade, brise – soleil

Ou alors on encastre les appuis mais c’est à éviter car ça envoi des moments fléchissant dans les
murs.

• Alléger la section

Section profilée ouvert ou fermés

Écarter la matière du centre comme dans les poutres → même principe que pour les poutres

Différentes formes de profilés : nervurer, plisser, onduler, courber (perpendiculairement à la portée,


même système qu’un mètre ; forme en U pour avoir une forme rigide sur une très grande longueur)

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Membrane tendue sur cadre plan (0 courbures)

Pas efficace comme système car sous le


vent, la membrane peut battre, il faut
donc précontraindre la membrane
→ Mis en œuvre compliquée
Aucune isolation thermique : à éviter dans
les pays froids

1 courbures
• Voutes (et cônes) en compression

Il faut que les différents éléments soit placé les uns sur les autres en suivant la trace de la section de
la voute, càd de manière rayonnante

Fausse voute : voute en encorbellement qui travaille en traction et pas en compression

La forme correcte des voutes n’est pas en plein ceintre mais tient par le système des chainettes qui
font travailler la voute en compression.

Qu’est-ce passe-t-il dans les voutes ?

Sous son poids propre la voute aura tendance à s’écarter latéralement

→ 1ère problématique ; reprise des réactions horizontales

si on met 2 voutes l’une a coté de


l’autre, les réactions horizontales
s’annulent

Pour les voutes aux extrémités, afin de


contrer ces poussés les architectes
vont mettre une poutre plate qui
reprend ces poussés.

→ 2ème problématique : la stabilisation (sous charges horizontales = vent)

Sous le vent la voute peut vite se déformer et fléchir

Solutions : onduler la voute

Silo à riz
à Vergana, Uruguay

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• Nappes, en traction

→ même problématique que la voute, seule différence pour problématique 1 c’est que les charges
sont reprises en hauteur

Solution dans ce projet pour problématique 1 : forme de


V inversé

Solution pour problématique 2 : ils ont tendus le toit


par des poutres , elles fixent les chainettes comme ça
si une chainette veut bouger sous l’action du vent, elle
est stabilisé par les autres comme elles sont reliés
entre elles par la poutre.

2 courbures concourantes
• Coupoles et dômes en compression

Appui linéaire, appui bcp plus étendue que pour la voute

Fonctionnement uniquement en compression : utilisation de matériau low


tech, de matériau peu résistant

La coupole est ouvrable en son sommet si on met un anneau en compression


autour de l’ouverture

Forme juste de la coupole est paraboloïde qui ressemble à une chainette, on n’est pas dans une
demi-sphères mais dans qqch de bcp plus pointu en son sommet

Même problèmes que les voutes


→ pour contrer les réactions horizontales, on place un anneau/une
ceinture en compression à la base de la coupole
→ problème de stabilisation règle par des surfaces non homogène,
surface à redents ce qui stabilise les déformées lié aux charges
horizontales
Visibilité de
l’anneau en
compression
P a g e 25 | 34
• Nappes en traction ( 2 courbures)

Pas d’appuis
intermédiaire

Nape en tôle d’acier à


double courbures
→ épaisseur très fine

Fonctionne globalement
comme une nappe à une
courbure

Cela montre la puissance de cette forme : on peut franchir des très grandes portées

→ contre le problème nr 1 par le fait qu’aux extrémités le sol remonte jusqu’à la toiture : effet de
contre buté
→ contre le problème nr 2 : stabilise par une surépaisseur de la tôle en acier, les ouvertures diminue
également la prise au vent du bâti

2 courbures divergentes
→ très peu utiliser car très compliqué à réaliser en plan, coupes, etc.

• Hypars/ph travaille en traction et en compression

→ 1 courbure travaille ne traction l’autre en compression

Hypars = forme nouvelle, en termes de couverture d’espace → pas très intéressant car couvre pas
grand-chose comme il s’agit d’une forme de cylindre mais amélioré

P a g e 26 | 34
Comment couvrir ?

Il faut découper une surface dans ce hypars, exemple :

L’auvent composé d’une membrane →


on n’a pas le même problème que le
projet p.24 ci-dessus car 1 courbe bloque
l’autre, le vent ne peut donc pas faire
battre la membrane.

Synthèse des différentes classes

Plus on a de courbures, plus on avance


vers un fonctionnement en
traction/compression qui est plus
efficace et plus léger

Etude de cas : Musée d’art contemporain à Ravensburg

→ voir correctif annexe

P a g e 27 | 34
Concevoir une couverture d’espace (suite)
Comment s’y retrouver pour concevoir une couverture d’espace ?
b) Les familles de structures primaires
Plusieurs structures primaires :

1) Morphologies de base évidées


0, 1, 2 courbures concourantes /divergentes
2) Funiculaires
3) Diagonales
4) Poutres et portiques

1) Morphologies de base évidées


→ pour les morphologies évidées, il faut une structure secondaire pour couvrir entièrement l’espace

0 courbure

Sur ce treillis 3d vient se poser un simple toit plat


en tôle ondulée

1 courbure

• Voute/cônes en compression

fronton Recoletos à Madrid


→ forme répond aux gabarits imposés par le jeu de la pelote
basque.
→ parties évidées servent d’ouverture pour un éclairage
naturel

→ ne s’agit pas d’une voute, ni d’un cône

Autres exemples :

Voute Cône polygonisé = pyramide


P a g e 28 | 34
• Nappes en traction

Place Rogier

On perçoit une nappe à 1 courbure percée


par des rectangles.

Revêtement : panneaux photovoltaïques


translucide

2 courbures concourantes

Le tracé de la "grille" est basé


sur les roses des vents des
anciennes cartes maritimes.

Parenthèse : Manière de découper les trous = Tessellation

Fait de diviser une surface courbe en série d’autre forme plus simple, plus petit

2 courbures divergentes

Il s'agit généralement d'un


double réseau (orthogonal) de
câbles.

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2) Funiculaires

Arcs en compression

Arrangement parallèle

Les arcs principaux soutiennent


ensuite une couverture d'espace
proprement dite en voûte,
rigidifiée par ondulation.

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Avec les funiculaires on a également des problèmes avec les réactions horizontales et des
problèmes de stabilisation sous charge horizontale.

Exemple : contrer réaction horizontal → musée du Cinquantenaire


Un tirant relie la naissance des qui est re suspendu afin de ne pas
"pendouiller" sous son poids propre.

Exemple de stabilisation : couverture d'atrium à la maison de la Bellone à


Bruxelles
Système de cables très fin qui viennent rajouter des appuis à l’arc pour contrer
l’action du vent

Chainettes en traction

Exemple : patinoire couverte Johannishov à Stockholm par Hedqvist + Jawerth

• Des chaînettes parallèles supportent une couverture plane.


• reprise des réactions horizontales aux extrémités des chaînettes est matérialisée par les
haubans le long de la façade, à l'extérieur.
• La stabilisation, elle, est ici opérée par des contre-câbles, sous les câbles principaux, à
l'intérieur.

3) Diagonales

Butons en compression

• Arrangement parallèle Arrangement radial

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Haubans en traction

Haubans sont disposés en symétrie


centrale

L'apport de points d'appui "par le


haut" permet de dégager une grande
surface au sol,

Avec les structures de toiture en


tension, risque de soulèvement par le
vent. Ici, il est résolu par des contre-
haubans, sous le toit.

4) Poutres et Portiques
• Morphologie la plus lourde comme travaillent en flexion
• moins efficace, s'adapte plus aisément à des volumétries parallélépipédiques, courantes.
• Utiles pour les petites portées, mieux d’utiliser des funiculaires ou des diagonales pour des
grandes portées

Poutres simples

• Arrangement parallèle
• Arrangement orthogonal
• Arrangement radial

• Autre arrangement : cadre réciproque


o pratiques pour limiter la longueur des éléments utilisés
o Exemple : immeuble de bureaux pour SAP à Galway par
Bucholz Mc Evoy
o manque de redondance et n'est donc pas idéalement sûre en
cas de rupture de l'un des éléments (effet "château de
cartes").

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Poutres sous-tendues

Très grande toiture avec très grande portée, pas


bcp d’appuis

Deux réseaux de poutres sous-tendues parallèles se


croisent en diagonale, de manière à à la fois
contrer leur déversement et contribuer au
contreventement de la toiture

Treillis

Avantages des treillis est qu'il est aisé de leur donner une membrure supérieure qui ne soit pas
horizontale, de manière à pouvoir s'adapter à des systèmes d'étanchéité (et des expressions
architecturales) différents.

Exemple : piscine scolaire "Op Acker" à Bascharage par Klein + Muller / Schroeder
(2005)

Treillis ne doit pas être nécessairement horizontal, ici on se retrouve avec un


treillis à hauteur variable, où une barre courbe relier les 2 hauteurs.
Avantage car permet de faire passer la technique

Portiques

Portiques permettent de franchir la portée du hall

Tellement grande portée que les montants des


portiques se transforment en treillis

On a cambré le treillis pour l’écoulement des eaux,


ne pose pas problème car la structure du portique
travaille déjà de base en flexion

Des arches en treillis 3D soutiennent des


membranes tendues, à double courbure inverse

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Une manière parmi d'autres pour assurer ce
contreventement consiste à décaler en plan deux
séries de portiques, de manière qu'ils se croisent.
Combinée à d'autres éléments de la structure, cette
disposition permet de recréer des triangles en plan,
qui stabilisent.

Synthèse :

Etude de cas : Pavillon temporaire de l’Economie à Esch-sur-


Alzette

→ voir correctif annexe


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