Vous êtes sur la page 1sur 10

Corrigé des exercices de révision et problèmes et applications

Chapitre 3 - Question pour réviser

1. L’avantage absolu compare la productivité d’une personne, d’une entreprise ou


d’une nation avec une ou un autre tandis que les avantages comparatifs reposent
sur les coûts d’opportunité relatifs des personnes, des entreprises et des nations.
Alors qu’une personne, une entreprise ou une nation peut avoir un avantage
absolu dans la production de chaque bien, elle ne peut avoir un avantage
comparatif dans la production de tous les biens.
2. De nombreux exemples sont possibles. Supposons par exemple que Roger peut
préparer un plat délicieux à base de salade de tomates et de mozzarelle et de pâtes
en à peine 20 minutes alors qu’Anita passe 4à minutes à réaliser le même repas.
De même, Roger met 3 heures à procéder au lavage hebdomadaire tandis
qu’Anita y passe 4 heures. Roger a un avantage absolu à la fois dans la
préparation des repas et dans le lavage, mais Anita a un avantage comparatif dans
le lavage. (Pour Anita laver représente le même temps que la préparation de 6
repas alors qu’il en coûte 9 repas à Roger).
3. L’avantage comparatif est plus important pour l’échange que l’avantage absolu.
Dans l’exemple du problème 2, Anita et Roger effectueront leurs tâches
ménagères plus rapidement si Anita lave et Roger cuisine pour eux deux parce
qu’Anita a un avantage comparatif dans le lavage tandis que Roger a un avantage
comparatif dans la préparation des repas.
4. Une nation tendra à exporter des biens pour lesquels elle a un avantage comparatif
parce qu’elle a plus faible coût d’opportunité à produire ces biens. Ainsi les
citoyens de l’ensemble des nations sont capables de consommer des quantités de
biens qui sont en dehors de leurs frontières de possibilité de production.
5. Les économistes s’opposent aux politiques qui réduisent le commerce entre les
nations parce que l’échange permet à tous les pays d’atteindre un niveau de

G. N. Mankiw et Mark P. Taylor – Principes de l’économie © De Boeck Supérieur s.a. 2013 – Traduction : Nathalie Janson
prospérité supérieur en profitant des gains procurés par les avantages comparatifs.
Les restrictions à l’échange pénalisent tous les pays.

Problèmes et applications
1. Dans l’exemple donné dans ce chapitre du cultivateur et de l’éleveur, le coût
d’opportunité du cultivateur pour produire 1 kilogramme de viande s’élève à 4
kilogrammes de pommes de terre parce qu’en 8 heures de travail il peut produire
8 kilogrammes de viande ou bien 32 kilogrammes de pommes de terre. Étant
donné qu’il dispose d’un temps limité, produire un kilogramme de viande signifie
qu’il doit renoncer à produire 4 kilogramme de pommes de terre. De la même
façon, le coût d’opportunité de l’éleveur pour produire d’1 kilogramme de viande
le s’élève à 2 kilogrammes de pommes de terre parce qu’en 8 heures de travail,
elle peut produire 24 kilogrammes de viande ou 48 kilogrammes de pommes de
terre. Étant donné qu’elle dispose d’un temps limité, produire un kilogramme de
viande signifie qu’elle renonce à produire 2 kilogrammes de pommes de terre.
2. a. Voir graphique 2. Si Joséphine passe 5 heures à étudier l’économie, elle peut
lire 100 pages : c’est l’ordonnée à l’origine de la frontière des possibilités de
production. Si elle passe ces mêmes 5 heures à étudier la sociologie, elle peut lire
250 pages : c’est l’abscisse à l’origine. Le coût du temps étant constant, la
frontière des possibilités de production est une droite.

Figure 2

G. N. Mankiw et Mark P. Taylor – Principes de l’économie © De Boeck Supérieur s.a. 2013 – Traduction : Nathalie Janson
b. Il faut 2 heures à Joséphine pour lire 100 pages de sociologie. Dans le même
temps, elle peut lire 40 pages d’économie. Le coût d’opportunité lié aux 100
pages de sociologie s’élève à 40 pages d’économie.
3. a.
Nombre de travailleurs requis Nombre de voitures ou quantité
pour produire de blé produit par 100 millions de
travailleurs en un an
Une voiture par Une tonne de Voitures Tonnes de
an blé par an grain
France 1/4 1/10 400 millions 400 millions
Japan 1/4 1/5 400 millions 400 millions
b. Voir graphique 3. Si les ressources du pays étaient entièrement consacrées à la
production de voitures, il serait produit 400 millions de voitures puisque nous
avons 100 millions de travailleurs qui produisent chacun 4 voitures. Étant donné
qu’en France un travailleur produit 10 tonnes de blé, si la France ne produit que
du blé, le pays produirait 1,000 millions de tonnes. Étant donné qu’un travailleur
japonais peut produire 5 tonnes de blé, si le Japon ne décide de produire que du
blé, il produira 500 million de tonnes. Ces données représentent les ordonnées et
abscisses à l’origine des frontières des possibilités de production représentées sur
le graphique. Notez que comme l’arbitrage entre les voitures et le blé est constant,
les frontières des possibilités de production sont des lignes.

G. N. Mankiw et Mark P. Taylor – Principes de l’économie © De Boeck Supérieur s.a. 2013 – Traduction : Nathalie Janson
Figure 3
c. Étant donné qu’un travailleur français produit 4 voitures ou 10 tonnes de blé, le
coût d’opportunité d’une voiture est 2,5 tonnes de blé (2,5 = 10/4). Étant donné
qu’un travailleur japonais produit 4 voitures ou 5 tonnes de blé, le coût
d’opportunité d’une voiture est 1,25 tonnes de blé (1,25 = 5/4). De la même façon,
le coût d’opportunité en France d’une tonne de blé est 0.4 voitures (4/10) alors
qu’il est de 0.8 (4/5) au Japon. On obtient le tableau suivant :
Coût d’opportunité de :
1 voiture (en termes de 1 tonne de blé (en termes
blé) de voiture)
France 2.5 2/5
Japon 1.25 4/5

d. Aucun des 2 pays n’a d’avantage absolu dans la production de voitures puisque
qu’ils sont aussi productifs l’un que l’autre (même production par travailleur). La
France a un avantage absolu dans la production de blé puisqu’il est plus productif
(production plus élevée par travailleur).
e. Le Japon a un avantage comparatif dans la production de voitures puisque le
coût d’opportunité d’une voiture en termes de blé y est moins élevé. La France a

G. N. Mankiw et Mark P. Taylor – Principes de l’économie © De Boeck Supérieur s.a. 2013 – Traduction : Nathalie Janson
un avantage comparatif dans la production de blé puisque le coût d’opportunité du
blé en termes de voitures y est moins élevé.
f. Avec la moitié des travailleurs dans chaque pays affecté à chaque production, la
France produirait 200 millions de voitures (50 millions de travailleurs x 4
voitures) et 500 millions de tonnes de blé (50 millions de travailleurs x 10
tonnes). Le Japon produirait 200 millions de voitures (50 millions de travailleurs
x 4 voitures) et 250 millions de tonnes de blé (50 millions de travailleurs x 5
tonnes).
g. En partant d’une situation sans échange dans laquelle chaque pays produit à la
fois des voitures et du blé, supposons que la France transfère un travailleur de la
production de voiture vers la production de blé. Ce travailleur produirait 4
voitures en moins et 10 tonnes supplémentaires de blé. Ensuite supposons que la
France désire échanger 7 tonnes de blé au japon contre 4 voitures. La France
procèderait à cet échange parce que localement 4 voitures vaut 10 tonnes de blé
donc elle verrait sa situation s’améliorer si l’échange se fait à 4 contre 7.
Supposons que le Japon transfère un travailleur de la production de blé vers la
production de voitures. Ce travailleur produirait 4 voitures additionnelles et 5
tonnes de blé en moins. Le Japon accepterait l’échange parce que localement 4
voitures vaut 5 tonnes de blé. Donc sa situation s’améliorerait. Avec l’échange et
le transfert d’un travailleur à la fois en France et au Japon, chacun des 2 pays
aurait à sa disposition le même nombre de voitures qu’avant et obtient plsu de blé
(3 pour la France et 2 pour le Japon). Ainsi en échangeant et changeant leur
production, les 2 pays ont amélioré leur situation.
4. a. Le coût d’opportunité d’Anne lié à la préparation d’une pizza s’élève à 1/2 litre
de bière puisqu’elle est capable de brasser ½ litre de bière dans les 2 heures qu’il
lui faut pour préparer une pizza. Anne a un avantage absolu dans la préparation
des pizzas étant donné qu’il lui faut 2 heures pour en faire une alors qu’il faut 4
heures à Emilie. Le coût d’opportunité d’Emilie lié à la préparation d’une pizza
s’élève à 2/3 de litre de bière puisqu’elle est capable de brasser 2/3 de litre de
bière dans les 4 heures qu’il lui faut pour préparer une pizza. Étant donné que le

G. N. Mankiw et Mark P. Taylor – Principes de l’économie © De Boeck Supérieur s.a. 2013 – Traduction : Nathalie Janson
coût d’opportunité d’Anne pour préparer une pizza est moins élevé que celui
d’Emilie, Anne a un avantage comparatif dans la préparation de pizzas.
b. Comme Anne a un avantage comparatif dans la préparation de pizza, elle fera
de la pizza et l’échangera contre de la bière fabriquée par David.
c. Le prix le plus élevé pour une pizza en termes de bière qui assurerait que les
deux amies soient avantagées par l’échange serait de 2/3 de litre de bière. Si le
prix est plus supérieur à 2/3, Emilie préfère préparer sa propre pizza (au coût
d’opportunité de 2/3 de litre de bière) plutôt que d’échanger avec les pizzas
qu’Anne fait. Le prix le moins élevé pour une pizza en termes de bière qui
assurerait que les deux amies soient avantagées par l’échange serait de 1/2 litre de
bière. Si le prix est inférieur à 1/2, Anne préfère brasser sa propre bière (au coût
d’opportunité de 1/2 litre de bière) plutôt que d’échanger contre la bière qu’Emilie
brasse.
5. a. Étant donné qu’un travailleur peut fabriquer soit deux automobiles soit 30
tonnes de blé par an, le coût d’opportunité lié à la production d’une automobile en
Belgique est de 15 tonnes de blé. De la même façon, le coût d’opportunité lié à la
production d’une tonne de blé est 1/15 d’automobiles. Les coûts d’opportunité
sont inverses.
b. Voir graphique 4. Si l’ensemble des 10 millions de travailleurs belges produit
deux automobiles chacun, ils produisent un totale de 20 millions d’automobiles ce
qui représente l’ordonnée à l’origine de la frontière des possibilités de production.
Si l’ensemble des 10 millions de travailleurs belges produit 30 tonnes de blé
chacun, alors ils produisent un totale de 300 millions de tonnes de blé ce qui
représente l’abscisse à l’origine de la frontière des possibilités de production.
L’arbitrage entre les automobiles et le bé étant constant, la frontière des
possibilités de production est une droite. Si la Belgique décide de consommer 10
millions de voitures, il faudra 5 millions de travailleurs pour les produire. Il reste
donc 5 millions de travailleurs pour produire du blé pour un total de 150 millions
de tonnes (5 x 30 tonnes par travailleur). Cette situation est représentée par le
point A sur le graphique 4.

G. N. Mankiw et Mark P. Taylor – Principes de l’économie © De Boeck Supérieur s.a. 2013 – Traduction : Nathalie Janson
c. Si la France achète 10 millions de voitures à la Belgique et que la Belgique
continue à consommer 10 millions d’automobiles, la Belgique devra produire un
total de 20 millions d’automobiles. Ainsi la Belgique produira au point
d’ordonnée à l’origine de la frontière des possibilités de production. Si la
Belgique reçoit en échange 20 tonnes de blé par automobile, elle pourra
consommer 200 millions de tonnes de blé en même temps que 10 millions de
voitures. Cette situation est représentée par le point B sur la graphique 4. La
Belgique doit accepter l’échange puisqu’il lui permet de consommer le même
nombre d’automobiles et plus de tonnes de blé.

Figure 4
Axe vertical des ordonnées Automobiles (millions)
Axe horizontal des abscisses Blé (millions de tonnes)
6. Même si un professeur écrit et collecte des données plus vite qu’un étudiant (il a
un avantage absolu dans les activités) il dispose d’un temps limité. Si le
professeur a un avantage comparatif dans l’écriture, il a un intérêt à payer un
étudiant pour collecter les données puisque c’est l’avantage comparatif de
l’étudiant.
7. a. Les travailleurs anglais ont un avantage absolu dans la production de scones par
rapport aux travailleurs écossais étant donné qu’ils produisent plus de biscuits à

G. N. Mankiw et Mark P. Taylor – Principes de l’économie © De Boeck Supérieur s.a. 2013 – Traduction : Nathalie Janson
l’heure (50 au lieu de 40). Les travailleurs écossais ont un avantage absolu sur les
travailleurs anglais dans la production de manteaux puisqu’ils produisent plus de
manteaux à l’heure (2 au lieu d’1). Il est en de même pour les avantages
comparatifs. Les travailleurs qui ont un coût d’opportunité de 1/50 manteaux par
biscuit (1 manteau à l’heure divisé par 50 biscuits à l’heure) a un avantage
comparatif dans la production de biscuit par rapport aux travailleurs écossais qui
font face à un coût d’opportunité de 1/20 manteaux par biscuit (2 manteaux à
l’heure divisé par 40 scones à l’heure). Les travailleurs écossais qui font face à un
coût d’opportunité de 20 biscuits par manteau (40 biscuits à l’heure divisé par 2
manteaux à l’heure) détiennent un avantage comparatif dans la production de
manteaux par rapport aux anglais qui font face à un coût d’opportunité de 50
biscuits par manteau (50 biscuits à l‘heure divisé par 1 manteau à l’heure).
b. Si l’Angleterre et l’Écosse décide d’échanger, l’Écosse produira des manteaux
et les échangera contre des biscuits produits en Angleterre. Si l’échange s’établit à
un prix compris entre 20 et 50 biscuits par manteau, il sera profitable pour chacun
des pays puisqu’ils obtiendront le bien échangé à un prix inférieur au coût
d’opportunité auquel ils font face lorsqu’ils le produisent dans leur propre pays.
c. Même si un travailleur écossais ne produisait qu’un manteau à l’heure, les pays
aurait un avantage à procéder à l’échange parce que l’Écosse aurait toujours un
avantage comparatif dans la production de manteaux. Son coût d’opportunité lié
aux manteaux serait plus élevé qu’avant (40 biscuits par manteau au lieu des 20
précédemment). Cependant il existe toujours des gains à l’échange puisque
l’Angleterre a un coût d’opportunité plus élevé (50 scones par manteau).
8. a. En l’absence d’échange, une paire de chaussettes bleues s’échange contre une
paire de chaussette rouge à Manchester puisque la productivité est la même pour
les deux types de chaussettes. Le prix à Chelsea est de 2 paires de chaussettes
rouges pour une paire de chaussettes bleues.
b. Manchester détient un avantage absolu dans la production des 2 types de
chaussettes puisqu’un travailleur à Manchester produit plus (3 paires de
chaussettes à l’heure) qu’un travailleur à Chelsea (2 paires de chaussettes rouges à

G. N. Mankiw et Mark P. Taylor – Principes de l’économie © De Boeck Supérieur s.a. 2013 – Traduction : Nathalie Janson
l’heure ou une paire de chaussettes bleues à l’heure). Chelsea détient un avantage
comparatif dans la production de chaussettes rouges étant donné que le coût
d’opportunité d’une paire de chaussettes rouges à Chelsea s’élève à ½ paire de
chaussettes bleues tandis que le coût d’opportunité de produire une paire de
chaussettes rouges à Manchester est d’une paire de chaussettes bleues.
Manchester a un avantage comparatif dans la production des chaussettes bleues
étant donné que le coût d’opportunité d’une paire de chaussettes bleues à
Manchester est d’une paire de chaussettes rouges tandis que le coût d’opportunité
de produire une paire de chaussettes bleues à Chelsea est de deux paires de
chaussettes rouges.
c. S’ils échangent des chaussettes, Manchester produira des chaussettes bleues à
l’export puisqu’il détient un avantage comparatif dans les chaussettes bleues
tandis que Chelsea produit des chaussettes rouges à l’export, étant donné qu’il a
un avantage comparatif dans cette production.
d. L’échange se fera à un prix compris entre 1 et 2 paires de chaussettes rouges
par paire de chaussettes bleues. Pour un prix inférieur à une paire de chaussettes
rouges par paire de chaussettes bleues, Manchester choisira de les produire lui-
même (à un coût d’une paire de chaussettes rouges par paire de chaussettes
bleues) plutôt que de les acheter à Chelsea. Pour un prix supérieur à 2 paires de
chaussettes rouges par paire de chaussettes bleues, Chelsea choisira de produire
ses propres chaussettes bleues (à un coût de 2 paires de chaussettes rouges par
paire de chaussettes bleues) plutôt que de les acheter à Manchester.
9. A. Le coût de tous les biens produits sont plus faibles en Allemagne qu’en
Belgique dans la mesure où tous les biens peuvent être produits avec moins
d’heures de travail.
b. N’importe quel bien pour lequel la Belgique a un avantage comparatif a un coût
inférieur en Belgique qu’en Allemagne. Même si l’Allemagne produit tous les
biens avec moins de travail, ce même travail peut avoir un meilleur emploi dans la
production de certains biens et services. Ainsi le coût de production en termes de
coût d’opportunité sera moins élevé en Belgique pour certains biens.

G. N. Mankiw et Mark P. Taylor – Principes de l’économie © De Boeck Supérieur s.a. 2013 – Traduction : Nathalie Janson
c. L’échange entre l’Allemagne et la Belgique va profiter à chaque pays. Pour
chaque bien dans lequel l’un des pays a un avantage comparatif, la quantité
produite sera supérieure à la quantité consommée et chaque pays échangera
l’excédent. Ainsi la consommation totale sera donc plus élevée dans chaque pays.
10. Vrai. Deux pays peuvent profiter des gains à l’échange même si un pays a un
avantage absolu dans la production de tous les biens. L’important est d’avoir un
avantage comparatif dans la production de certains biens.

G. N. Mankiw et Mark P. Taylor – Principes de l’économie © De Boeck Supérieur s.a. 2013 – Traduction : Nathalie Janson

Vous aimerez peut-être aussi