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Technologie Chapitre 12 : Les murs enterrés

Chapitre

LES MURS ENTERRES


12
0. PREAMBULE
Précis de bâtiment, pages 304 à 310

1. PRINCIPAUX TEXTES REGLEMENTAIRES (CD Reef, septembre 2005)


⇒ NF P 16-351(juillet 1998) : Plastiques - Systèmes de canalisations en plastique pour drainage enterré -
Spécification pour le génie civil.
⇒ P 10-202 (DTU 20.1) (septembre 1985, octobre 1993, avril 1994, décembre 1995, décembre 1999) : Ouvrages
en maçonnerie de petits éléments - Parois et murs.
⇒ NF P 18-210 (DTU 23.1) (mai 1993) : Murs en béton banché - Cahier des clauses techniques.
⇒ DTU 23.1 (février 1990) : Murs en béton banché - Guide pour le choix des types de murs de façade en fonction
du site.
⇒ Prescriptions techniques communes aux procédés de mur ou de gros oeuvre (mai 1987) (Cahiers CSTB 2159).
⇒ NF P 14-101(septembre 1983) : Agglomérés - Blocs en béton pour murs et cloisons – Définitions.
⇒ NF P 14-301(septembre 1983) : Agglomérés - Blocs en béton de granulats courants pour murs et cloisons.
⇒ NF P 14-304 (septembre 1983) : Agglomérés - Blocs en béton de granulats légers pour murs et cloisons.
⇒ NF P 14-306 (février 1986) : Agglomérés - Blocs en béton cellulaire autoclavé pour murs et cloisons.
⇒ NF P 14-402 (septembre 1983) : Agglomérés - Blocs en béton pour murs et cloisons – Dimensions.

2. DEFINITION
Ils constituent la liaison entre la semelle de fondation et le premier niveau d'habitation et ils peuvent constituer soit :
" les murs de
sous-sol,
$ les murs
d'un vide
sanitaire,
% les murs
contre un
terre-plein,
supports
d'un dallage.

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Technologie Chapitre 12 : Les murs enterrés

3. MURS ENTERRES
3.1 TYPES D'EXIGENCE DES PAROIS VIS A VIS DE L'HUMIDITE
La conception de la partie enterrée des murs de soubassement est à déterminer en fonction des exigences
d'utilisation :

1ère catégorie 2ème catégorie 3ème catégorie


Le mur borde des locaux où Le mur borde des locaux où des Le mur n'assure que la fonction
aucune trace d'humidité traces d'infiltration très porteuse. Les
n'est acceptée sur sa face limitées peuvent être tolérées. infiltrations n'ont pas
intérieure. importances
chaufferie, garages,
locaux habitables en sous-sol. caves, parkings vides sanitaires, terre-plein.

3.2 LES MATERIAUX UTILISABLES POUR LES SOUBASSEMENTS


Précaution contre le gel : ne pas utiliser d'éléments creux sauf si :
⇒ un drainage est prévu
⇒ il ne peut y avoir accumulation d'eau prolongée
Epaisseurs des parois enterrées :
⇒ sont à déterminer en fonction de la résistance mécanique (charges verticales, poussées des
terres)
⇒ pour les murs de 1 et de 2
ère ème
catégories on prendra les valeurs minimales ci-dessous :
Matériaux Enduit Ep. minimale
extérieur (hors enduit)
Blocs pleins de béton cellulaire autoclavé obligatoire 25 cm
Briques creuses de terre cuite obligatoire 20 cm
Briques pleines ou perforées et blocs perforés en terre
obligatoire 20 cm
cuite à enduire
facultatif mais
Pierres ou Moellons 20 cm
recommandé
BBM pleins ou creux de béton de granulats courants ou
facultatif 20 cm
légers
Briques et blocs perforés en terre cuite destinés à rester
facultatif 20 cm
apparents
Béton banché facultatif 20 cm

4. PROTECTION CONTRE L'HUMIDITE


4.1 PROTECTION CONTRE LES REJAILLISSEMENTS DES EAUX DE PLUIE
Maçonneries enduites : Un enduit extérieur de bonne qualité, conforme au DTU 26.1, doit empêcher le
passage des rejaillissements dans la maçonnerie. Grâce à lui sont autorisés tous
les types de maçonnerie, y compris la brique creuse et les blocs de béton
cellulaire.
L'enduit doit être exécuté sur une hauteur d'au moins 15 cm au-dessus du niveau fini du sol extérieur.

4.2 PROTECTION CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES


4.2.1 Quand et où ?
Lorsque les murs de soubassement sont en maçonnerie de petits éléments, les maçonneries en
élévation doivent être protégées des remontées d'eau du sol et ceci non seulement les murs
périphériques mais aussi les murs intérieurs.
Le DTU 20.1 distingue 2 cas :

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CHAINAGE B.A. RECOUVRANT TOUT LE MUR CHAINAGE B.A. AVEC HABILLAGE EN FAÇADE

Depuis avril 1994 : Le chaînage seul suffit

Un chaînage en BA disposé au niveau du plancher on doit prévoir une coupure de capillarité dispose à
bas du RdC ou du dallage sur toute l'épaisseur des 0,15 m au moins au-dessus du niveau le plus haut du
maçonneries ou soubassement assure cette sol définitif extérieur.
protection sans dispositions complémentaires. Ce
chaînage doit être à l'air libre et au minimum à 5 cm
au-dessus du sol extérieur fini.

4.2.2 Comment ?
Cette coupure de capillarité est exécutée soit :

BANDES ENROBEES DE MORTIER


mortier de ciment finement taloché de 2 cm d'épaisseur et dosée à
Revêtement en mortier raison de 300 à 350 kg par m³ de sable sec 0/3 sommairement
dressé
• bande de feutre bitumé 36S PY VV recouvrement
Ecran d'étanchéité posé à sec • chape bitume armé 40 TV mini
• feuille de polyéthylène 200 µm 20 cm
mortier de ciment finement taloché de 2 cm d'épaisseur et dosée à
Assise en mortier
raison de 300 à 350 kg par m³ de sable sec 0/3

MORTIER ETANCHE
Chape de mortier de ciment de 2 cm d'épaisseur, à raison de
chape de mortier richement dosé
500 à 600 kg de ciment par m³ de sable sec 0/3.
Chape de mortier de ciment de 2 cm d'épaisseur, à raison de
chape en mortier hydrofugé
500 à 600 kg de ciment par m³ de sable sec 0/3 + hydrofuge

doc. Siplast
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4.3 PROTECTION DU PAREMENT EN CONTACT AVEC LE SOL

Empêcher l'eau de s'accumuler derrière le mur

2 solutions
Etancher le mur

Terrain nécessitant un drainage Terrain ne nécessitant pas un drainage

LOCAUX

Terrains peu perméables, l'eau peut terrains très perméables l'eau s'évacue
s'accumuler

Revêtement d'étanchéité Revêtement freinant les infiltrations


Eviter l'apparition d'humidité, par infiltration, Dans tous les cas, les locaux de catégorie 1 doivent
sur la paroi intérieure. être aérés et ventilés.
Solution 1 Solution 1
MEMBRANE BITUMEUSES UN ENDUIT TRADITIONNEL
sur enduit de dressage
enduit traditionnel à base de liants hydrauliques
conforme au DTU 26.1, dosage 450 kg/m3 de sable
a) - EIF : enduit d'imprégnation à froid sec, épaisseur 2 cm
- EAC : enduit d'application à chaud
- 40 TV : chape souple de bitume armé à Solution 2
armature tissu de verre type 40, UN ENDUIT PRÊT A L'EMPLOI
autoprotégée par une feuille
d'aluminium soit un enduit d'imperméabilisation de façade à base
de liants hydrauliques bénéficiant d'un Avis
b) - un EIF
Technique, éventuellement complétés par un produit
- 50 TV une chape souple de bitume armé
noir appliqué en une ou deux couches.
à armature tissu de verre type 50,
autoprotégée par une feuille d'aluminium
ère
soudée
1 ou
catégorie 50 TV VV HR une chape souple de bitume
armé à haute résistance à double armature
en tissu de verre, autoprotégée par une
feuille d'aluminium soudée

Solution 2
MEMBRANE PLASTIQUE
des feuilles élasto-plastiques collées, suivant
Avis Technique.
remarque : il convient de protéger ces
revêtements des chocs lors du remblaiement
des terres et du risque d'entraînement lors du
tassement de ce remblai.

Solution 3
UN DRAINAGE VERTICAL
drains verticaux en liaison avec le drainage
horizontal (blocs drainants, nappes filtrantes,
membranes alvéolaires étanches, ...)

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Revêtement imperméable à l'eau Eventuel revêtement freinant les infiltrations


Solution 1 Solution 1
ENDUIT HYDRAULIQUE UN ENDUIT TRADITIONNEL
un enduit extérieur à base de liants enduit traditionnel à base de liants hydrauliques
hydrauliques (DTU 26.1) complété par 2 conforme au DTU 26.1, dosage 450 kg/m3 de sable
ème
2 couches d'EIF sec, épaisseur 2 cm
catégorie
Solution 2 Solution 2
UN DRAINAGE VERTICAL UN ENDUIT PRÊT A L'EMPLOI
drains verticaux en liaison avec le drainage soit un enduit d'imperméabilisation de façade à base
horizontal. de liants hydrauliques bénéficiant d'un Avis
Technique, éventuellement complétés par un produit
noir appliqué en une ou deux couches.
ème
3
catégorie Pas de revêtement Pas de revêtement

DRAINAGE VERTICAL : LES DIFFERENTS MATERIAUX UTILISES


1. La nappe drainante en polystyrène extrudé, rainuré 2. Les plaques ondulées (ONDULINE)
et couvert d'un non tissé (DOW)

3. Les membranes en polyéthylène alvéolé 4. Plaques de béton nervurées (dalles


recouvertes d'un non tissé filtrant drainantes)
(SIPLAST, SOPREMA, DÖRKEN…)

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5. LE DRAINAGE HORIZONTAL
Conditions du drainage : - couche d'assise peu perméable
- couche superficielle perméable
- évacuation efficace possible.
Nature du réseau
Paramètres de conception : - surface, relief et nature du terrain à assainir,
- nombre, densité et profondeur des bâtiments.

! Précis de bâtiment, pages 307 à 309

Les remontées capillaires dans les maçonneries anciennes


L'humidité dans les maçonneries anciennes est facilement identifiable par ses manifestations :
• auréoles sombres ;
• cloquage des peintures ou décollement des papiers peints ;
• dégradation des enduits ;
• présence de salpêtre ou efflorescences dues à la cristallisation de sels minéraux véhiculés par l'eau.
Les trois origines de l'humidité sont aussi connues – infiltration, condensation, remontées capillaires – mais
parfois le cumul des causes ne facilite pas le diagnostic. Les remontées capillaires constituent, dans ce
domaine, le désordre le plus délicat à traiter sur le plan technique, et bien souvent, le plus onéreux.

Différentes techniques peuvent limiter ou arrêter les remontées capillaires et peuvent être classées dans les
différentes familles suivantes :
• techniques limitant l'arrivée d'eau au pied du mur (gouttières, caniveaux ou drains horizontaux
enterrés) ;
• techniques destinées à favoriser l'évaporation de l'eau dans le mur (tranchée périphérique, drains
atmosphériques, placages ventilés en soubassement) ;
• techniques freinant ou arrêtant matériellement les remontés capillaires (création d'une barrière
étanche) ;
• techniques destinées à repousser l'eau contenue dans le mur (électro-osmose).

6. LES CUVELAGES
Les travaux de cuvelage ont pour objet de permettre aux parties immergées (normalement ou passagèrement) des
bâtiments de jouer le rôle qui leur est dévolu, rôle qui n'est pas nécessairement de mettre hors d'eau les locaux
intérieurs. Ces travaux sont définis par la norme NF P 11-221-1 (DTU 14.1) de mai et septembre 2000.
! Précis de bâtiment, pages 309 à 312
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