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De l’eau douce à

l’eau salée :
au secours, je
fonds !
De l’eau douce à l’eau salée : au secours, je fonds !
2012 ~
2013

Sommaire
Présentation ............................................................................................................................................ 3
Introduction............................................................................................................................................. 4
I) Observation..................................................................................................................................... 5
1) Expérience préliminaire ..................................................................................................... 5
2) Expérience de vitesse de fonte........................................................................................... 6
II) Mesures et simulation .................................................................................................................... 8
1) Expériences de vitesses comparées .................................................................................... 8
2) Surface et volume en fonction du temps ............................................................................ 9
i) Expériences et pointage aviméca ............................................................................................ 9
ii) Simulation.............................................................................................................................. 10
iii) Critiques de la simulation ...................................................................................................... 13
III) Projets et remarques ................................................................................................................ 14
1) Le phénomène de retournement ..................................................................................... 14
2) Le phénomène de courant et de convections ................................................................... 14
3) L’apport calorifique de la lumière .................................................................................... 15
4) Remarques...................................................................................................................... 15
IV) Conclusion ................................................................................................................................. 17
V) Remerciements ............................................................................................................................. 18
VI) Annexe ...................................................................................................................................... 19
1) Poids de la presse ............................................................................................................ 19
2) Complément au volume en fonction du temps ................................................................. 20
3) Mathlab : Simulation 1.0 ................................................................................................. 22

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De l’eau douce à l’eau salée : au secours, je fonds !
2012 ~
2013

Présentation

- Etablissement : Lycée René Cassin, à Tarare (69)

- Elèves du groupe : Hugo BLANC


Claire DELORME
Quentin GUYE
Mathias ROUX
Élèves de terminale scientifique, option sciences de l’ingénieur

- Professeur coordinateur : Mustapha ERRAMI

- Professeur collaborateur : Fabien BRUNO

- Partenaires : Rectorat de l’académie de Lyon


Conseil Régional de Rhône-Alpes
M. Roger DUFFAIT, Université Claude Bernard de Lyon
M. Romain VOLK, École Normale Supérieure de Lyon
M. Florent JOYET, École Centrale de Lyon

De gauche à droite, M.Mustapha ERRAMI, Quentin GUYE, Hugo BLANC, M. Romain VOLK, Matthias ROUX, M. Fabien BRUNO et
Claire DELORME dans les couloirs de l’ENS de Lyon après une discussion enrichissante avec M.VOLK.

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De l’eau douce à l’eau salée : au secours, je fonds !
2012 ~
2013

Introduction

Au début de l'année scolaire, nous sommes tombés sur un article alarmiste


prophétisant la fin des icebergs d'ici 10 ans (c'est peu !). Nous nous sommes alors demandés
si les sources n'étaient pas un ramassis de superstitions en tout genre qui prônait une
apocalypse imminente. Bien entendu, il n'est pas question de se rendre au Pôle Nord et de
faire nos mesures sur place, nous avons donc voulu reproduire un iceberg en laboratoire.
Quoi de plus ressemblant à un glaçon qu'un autre glaçon ? C'est donc tout naturellement
que l'on a voulu faire fondre un glaçon dans l'eau afin d'observer le phénomène de fusion du
bloc de glace. Très vite, nous avons observé des volutes transparentes dans l'eau douce lors
de la fonte du glaçon.

La question qui s'est alors posée est simple « D'où viennent ces volutes ? ». La
réponse a entrainé à son tour les questions « Sont-elles toujours présents avec l'eau salée,
comme dans l'océan ? » et « La température influe-t-elle dessus ? ». Mais surtout, « quelle
est l'influence de ces mouvements sur la fusion de l'iceberg miniature ? »

Nous avons donc énoncé la problématique suivante : « Quels sont les vecteurs de la
fonte des icebergs, peut-on les quantifier ? ».

Nous avons donc organisé notre travail en plusieurs étapes : tout d'abord les
observations de l'expérience préliminaire telle que la fonte du glaçon en eau douce. C'est
ainsi que nous avons détecté les mouvements cités auparavant. Pour les mettre en évidence,
nous avons pensé à colorer ce glaçon. Pour pouvoir interpréter ces résultats, et ainsi se
placer dans le contexte voulu qui est celui de l'iceberg, nous avons fait, dans une deuxième
étape, varier les facteurs de salinité (à savoir, 31g/L dans l'océan et 311g/L pour une solution
saturée à 20°) et de température. La troisième étape serait donc de tester dans les
conditions de l'océan, en omettant plusieurs éléments tels que les courants marins et les
vents.

Bien entendu, nous ne pouvons prétendre à sauver les icebergs du réchauffement


climatique. D'autre part, certains phénomènes sont hors de notre contrôle tels que la
température interne des blocs de glace, ou encore la température de la couche d'eau qui se
forme autour du glaçon (d'un millimètre d'épaisseur) et qui est vraiment la zone d'échange
de chaleur responsable de la fonte du glaçon, mais aussi l’énergie apportée par le flux
lumineux.

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I) Observation

1) Expérience préliminaire

Figure 1 : Bloc de glace coloré fondant dans une cuve

La première expérience ayant piqué notre curiosité, nous avons retenté en colorant
l'eau du glaçon afin de voir les volutes plutôt que de les deviner par transparence. Pour ne
pas trop perturber l'expérience nous avons utilisé un colorant alimentaire dont la densité
était proche de l'eau douce. Nous avons essayé quatre colorants différents et une cartouche
d'encre effaçable. Élément frappant : si la cartouche d'encre a bien le pouvoir colorant le
plus élevé lorsqu'on le mélange à l'eau, il suffit d'attendre une demi-heure pour que l'eau
redevienne tout aussi incolore qu'elle l'était avant. Nous avons donc du renoncer à l'encre
bleue. En revanche les colorants bleu et rouge nous montrent des filaments qui descendent
du glaçon. Nous nous sommes placés dans des conditions de température proche de la
température ambiante pour éviter toute fluctuation. Il vaut mieux être sur et précis, même
si l'expérience est qualitative :

Reprenons : les filaments bleus sont assurément créés par la différence de densité
entre l'eau à 20° et l'eau proche du glaçon de 0°, le colorant étant hors de cause car proche
de la densité de l'eau.

En réitérant l'expérience en eau salée, on s'aperçoit qu'il y a une séparation de phase


entre l'eau colorée froide en haut (une fine couche de 1 à 2mm d'épaisseur), et l'eau salée
en bas. On en déduit que l'eau froide est de densité inférieure à l'eau salée à 20°. On
remarque une autre séparation de phase en eau douce avec l’eau froide en bas et l’eau
chaude en haut.

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Figure 3 : Eau salée (phase froide d'eau douce en haut) Figure 2 : Eau douce (phase froide d'eau douce en bas)

Autre fait intéressant, on observe juste autour du glaçon une fine pellicule d'eau
froide qui remonte le long du glaçon.

2) Expérience de vitesse de fonte


Hypothèse :

Au regard de la fine couche autour du glaçon en eau salée, nous avons émis la
possibilité que la couche agisse comme un « isolant » au chaud et donc protège le glaçon
d'une fonte accélérée. Nous avons donc relancé les deux expériences en mêmes conditions
de volume de glaçon, de température, de quantité d'eau dans deux béchers côte à côte mais
l'un contenant de l'eau douce, et l'autre une solution de plus de 200g/L de sel (NaCl).

Figure 4 : Filaments d'eau froide descendant

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Observations :

Nous avons filmé les deux expériences en mettant les glaçons au même moment
dans l'eau, à peine sortis du congélateur dont la température est homogène. Conformément
à l'hypothèse de départ, le glaçon en eau salée a fondu bien plus lentement comme l'atteste
la vidéo et l’image prise à la fin de la fonte du glaçon en eau douce.

Figure 5 : Eau salée à gauche, douce à droite

Ces expériences nous ont permis de donner une direction à notre recherche :
observer la forme des convections (les mouvements des volutes d'eau) en fonction de la
température et de la salinité et observer où se situent les changements de salinité ainsi que
de température lors de la fonte du bloc de glace.

Afin de pouvoir observer cela, il nous faut donc permettre des mesures.

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II) Mesures et simulation

Dans une optique de quantifier la vitesse de fonte des icebergs, nous avons ensuite
fait des expériences sur la vitesse de fonte du glaçon dans des milieux de températures
identiques mais de salinités différentes. C’est pour des raisons de commodités
expérimentales que nous avons choisi de faire varier la salinité plutôt que la température.
Nous avons élargi un peu le champ de mesure. Toutefois dans l’arctique, la température de
l’eau ne varie que de quelques degrés entre 0 et 5 °C. La salinité par contre diminue avec la
fonte des Icebergs puisque le milieu aqueux environnant gagne en eau douce sans gagner en
sel en même temps. C’est l’autre raison qui nous a poussés à ne changer que la salinité.

1) Expériences de vitesses comparées

Pour des raisons de praticité encore, nous nous sommes placés à température
ambiante de telle sorte que l’ensemble des solutions soit à même température. Ainsi nous
avons pu obtenir une courbe du temps de fonte en fonction de la salinité. On remarquera
une petite subtilité de la courbe assez étonnante (autant que les 4°C pour la température de
la densité la plus élevée de l’eau liquide, voir annexe).

Temps de fonte en fonction de la salinité

1200
1000
800
Temps (en s)

600 Ligne 7
400
200
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45
Salinité (en g/L)

Reprenons : notre courbe, dans notre plage d’étude, atteint son maximum pour
17g/L. On peut supposer que sur les basses salinités la « couche protectrice » d’eau douce à
la température du glaçon s’épaissit ou englobe parfaitement le glaçon. Or à partir d’un
certain point (17 g/L), en augmentant la salinité, cette couche n’englobe plus totalement le
glaçon et se concentre en haut du glaçon ce qui réduit le temps de fonte puisque le glaçon se
retrouve en contact immédiat avec l’eau salée plus chaude. L’hypothèse est confirmée d’une
part par une vidéo où l’on voit le glaçon fondre en cône, et d’autre part par une courbe avec
le glaçon totalement immergé présentée en Annexe.

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Figure 6 : Environnement Aviméca et glaçon conique

2) Surface et volume en fonction du temps

i) Expériences et pointage aviméca

On part de l’hypothèse que le glaçon sphérique au début le reste jusqu’à la fin. De


fait, il existe une symétrie autour des axes diamètres de la sphère. On peut alors simplifier le
problème en l’appliquant à un modèle en deux dimensions.

Grâce à la projection de l’éclairage en lumière parallèle, on peut déterminer le


diamètre et le volume du glaçon. Comme dans l’expérience, le glaçon n’est pas parfaitement
sphérique on mesure deux diamètres perpendiculaires dont on fera la moyenne pour
obtenir le diamètre. En pointant à intervalles de temps réguliers, où tout du moins à des
dates connues, on peut tracer une courbe du volume en fonction du temps. (Annexe).

Concrètement, ces mesures nous permettent d’estimer combien de temps notre


glaçon va mettre pour fondre connaissant son volume.

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A 20°, la température ambiante, le volume du glaçon en fonction du temps décrit une


courbe exponentielle. Les valeurs inférieures n’ont pas été calculées car le glaçon ne
semblait plus sphérique et son volume en devenait difficilement calculable. La salinité est de
15g/L. Une autre courbe a été faite à 31g/L, malheureusement, une simple goutte d’eau sur
la paroi de la cuve a suffit à ne plus permettre la mesure puisqu’il est impossible de dissocier
l’eau sur la paroi de la cuve du glaçon. Une seconde vidéo est en cours de traitement.

ii) Simulation

En même temps que les expériences, nous avons voulu modéliser le système et
simuler la fonte en fonction de la salinité extérieure. La première étape est de simplifier le
modèle.

On garde l’hypothèse précédente. On supprime aussi les convections. Le fluide


autour peu donc être considéré immobile, ce qui n’est valable que si la salinité de l’eau est
supérieure à 15g/L (suite à des expérimentation sur la recherche de la densité équivalente
entre le volume d’eau douce à 0° C et celui d’eau salée à 20°C) et que l’eau douce et l’eau
salée ne sont pas miscibles ou du moins peu. Ce qui est aussi le cas. On peut aussi au
contraire simuler un fort courant en admettant que celui-ci chasse l’eau douce et garde le
glaçon en contact avec une eau de température homogène.

On considère aussi que le glaçon est totalement immergé, ce qui n’est pas
totalement exact mais le facteur d’erreur diminue avec la taille du glaçon.

Dans un second temps on partitionne le volume en cellules dont on pourra


déterminer certaines caractéristiques, notamment, l’état et la température.

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Soit donc notre glaçon sphérique de rayon R, on divise le disque projeté par N disques. On
divise de même le disque par M rayons. On prend i l’indice du plus petit disque contenant la
cellule en prenant pour les cellules centrales i = 1 et n l’indice des cellules délimitées par les
rayons par le sens trigonométrique avec n = 1 pour les cellules à gauche de l’axe vertical.

On obtient Ri = R * (i - ½ ) * N-1 et Θn = 2π * (n - ½) * M-1 pour coordonnées polaires du centre


la cellule par rapport à l’axe vertical.

Enfin vient la mise en équation. D’après le premier principe de la thermodynamique,


∆ U =∑ Q
où la variation d’énergie interne à la cellule ΔU est égale à la somme des
échanges de chaleur Q avec les autres cellules. La loi de Fourrier de la chaleur permet de
modéliser cette somme : Où représente le flux de chaleur par une unité
de surface. Cette loi permet de modéliser le flux spontané de chaleur qui est proportionnel à
la différence de température des deux points et inversement proportionnel à la distance les
séparant. Le coefficient de conduction thermique λ est la conductivité thermique du milieu
et augmente avec la capacité du milieu à transmettre sa chaleur.

Le flux de chaleur reçue par la cellule (i ; n) et donnée par la cellule (i-1 ; n) est donc :

T i−1; n−T i ;n
j=λ.
R/ N

De fait, au cours du temps ΔT la chaleur reçue est telle que :

T i−1 ;n−T i ;n R 2π
Q= λ. . ( i−1 ) . . . ∆ t
R N M
N

Où R*N-1 * 2π*M-1 est la surface d’échange entre les deux cellules.


Q=λ. (T i−1 ;n−T i ; n ) . (i−1 ) . . ∆t
On obtient par simplification : M

De même, la chaleur reçue par la cellule (i ; n) et donnée par la cellule (i+1 ; n) est :

Q=λ. ( T i+1; n−T i ;n ) .i. 2π . ∆t


M

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Le flux de chaleur reçue par la cellule (i ; n) et donnée la cellule (i ; n-1). On assimile la
distance entre les deux centres des deux cellules avec la longueur d’arc entre les deux
centres des cellules :

T i ;n−1−T i ;n
j= λ.
( ) 1 R 2π
i− . .
2 N M

Donc la chaleur reçue au court du temps est telle que :

T i ; n−1−T i ;n R T i ; n−1−T i ;n
Q= λ. . . ∆t Q= λ. .∆t
( ) 1 R 2π N
i− . .
2 N M
soit
( )
i− .
1 2π
2 M

De même le flux de chaleur reçue par la cellule (i ; n) et donnée la cellule (i ; n+1) est :

T i ; n+1−T i ;n
Q= λ. . ∆t
( )
i− .
1 2π
2 M

∆ U=U i , n ( t +∆ t )−U i ,n ( t )=∑ Q


On a aussi :

Ce qui nous permet de savoir l’énergie actuelle de la cellule en sachant l’énergie à l’étape
précédente. Or, comme (avec V le volume de la cellule, C
sa capacité calorifique volumique et T sa température) on peut déterminer la température
de la cellule. On peut aussi déterminer son état suivant que la température soit inférieure ou
supérieure à la température de fusion.

La suite appartient à MATHLAB. Le programme est montré en annexe.

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Figure 7 : Rendu Mathlab

iii) Critiques de la simulation

Une première critique pourrait être de ne pas avoir compté dans les calculs la partie
émergée du glaçon. Celle-ci fond en effet plus lentement du fait que l’air a une conductance
thermique très faible par rapport à l’eau (0,0262 pour l’air à 20°C et à 100kPa contre 0.6
pour l’eau en mêmes conditions). La simulation ne tient pas non plus compte pour l’instant
des convections dues au glaçon ou simplement même du refroidissement extérieur de l’eau
(l’écriture du code est en cours mais pas totalement aboutie). Troisième critique, on observe
en Annexe, des courbes montrant que la proportion du volume influence la vitesse de fonte,
or dans le cas de la simulation, on le considère totalement immergé.

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III) Projets et remarques

Nous avons découvert au fil de nos expériences des phénomènes particuliers qu’il
serait intéressant de noter. Nous avons aussi dans l’optique d’automatiser les mesures de
sorte à pouvoir les multiplier sans être surchargés de données car elles seraient traitées en
temps réel et nous permettrait de traiter rapidement un plus grand nombre d’expériences
semblables et ainsi augmenter notre précision. A ces fins nous avons créé quelques
instruments qu’il n’apparaît toutefois pas nécessaire de vous présenter puisqu’encore en
phase de conception.

1) Le phénomène de retournement
Dans l’eau les convections font fondre le glaçon plus rapidement par le bas et les
côtés que par le haut. De ce fait, il se produit alors un retournement car le haut du glaçon
devient alors plus lourd que le bas. L’on a alors émis l’hypothèse qu’il existe une fréquence
de retournement. Il vient alors que la géométrie du glaçon devient préoccupante pour
l’étude de mouvement, nous avons alors acheté, enfin plus précisément, M.Volk nous a
prêté généreusement deux presses de tailles différentes formant des glaçons parfaitement
sphériques dont il conviendrait peut-être de détailler le fonctionnement en quelques lignes
tant le procédé est efficace. Ce que nous faisons d’abord, c’est un glaçon grossier dans un
verre en plastique ou un moule à cannelés. Nous le démoulons et nous l’insérons dans la
presse après l’avoir élevée à température ambiante. Le glaçon fond alors d’abord
rapidement en récupérant de l’énergie calorifique de la presse qui tend à approcher la
température du glaçon. Ainsi, quand la presse est totalement fermée autour du glaçon, elle
est à une température tellement proche de celui-ci que le glaçon est alors parfaitement
sphérique et ne fond plus. Pour ceux qui se demanderaient si le poids de la presse ne
jouerait pas un rôle, nous avons détaillé nos calculs pour le savoir en Annexe.

2) Le phénomène de courant et de convections


C’est en fait le phénomène que l’on cherche à étudier. Très complexe, pour pouvoir
l’observer visuellement, nous avons eu recours au colorant. Mais il faut noter que celui-ci
apporte un élément supplémentaire aux expérimentations et qu’il serait difficile d’utiliser le
colorant dans des mesures quantitatives. Nous avons donc pensé sous les conseils de M.Volk
à utiliser un montage en lumière parallèle. Très simplement, nous plaçons une lampe sur un
banc optique, devant une cuve dans laquelle fondra le glaçon, et entre les deux, toujours sur
ce banc, nous plaçons une lentille pour changer la direction des rayons lumineux et les
rendre parallèles. Ainsi, nous obtenons une projection sur une surface (le mur blanc du fond
de la pièce dans notre cas) du glaçon et des mouvements de convections dus au changement
d’indice de réfraction de l’eau chaude, de l’eau froide, et des bulles d’airs coincées dans le
glaçon. L’image projetée ainsi est parfaitement nette et lisible, plus encore qu’avec du
colorant.

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Figure 8 : Nous disposons d'une presse semblable qui forme des glaçon aussi parfaitement sphériques

3) L’apport calorifique de la lumière

Le soleil est une source de chaleur importante, et ce, plus précisément quand le
glaçon contient des bulles d’air. En effet, si celui-ci nous parait blanc plutôt que transparent,
c’est qu’il renvoie de la lumière mais aussi en capte une légère partie. Et cette partie qu’il
capte le fait fondre plus rapidement que dans le noir total dans les même autres conditions
qu’un glaçon exposé au soleil. Sur ce point là, il est difficile d’établir avec précision une
valeur. Nous supposerons que la valeur est constante, et nous ne l’étudierons pas ou peu car
définir précisément la quantité d’énergie absorbée par le glaçon dépend de facteurs que
nous ne pouvons mesurer. Notamment, les bulles qui se forment dans le glaçon sont
aléatoires et fabriquer des glaçons sans aucune bulle est strictement impossible pour nous,
faute d’outils et de technicité dans le maniement de ceux-ci. D’autre part, il faudrait mesurer
en le lieu, la quantité de flux lumineux en lumen dispensé par le soleil, ce qui ferait intervenir
des unités (unité d’angle solide,…) que l’on serait tout bonnement incapables de maîtriser
en l’état actuel de nos connaissances. L’apport calorifique solaire et de la lampe seront donc
totalement supprimés de nos calculs.

4) Remarques

Nous avons quelques courbes indiquant la vitesse de la convection sous le glaçon qui
descend vers le fond, toutefois, il n’est pas utile de la noter, et la forme de la courbe dépend
énormément de la salinité (alors que sur certaines nous avions des polynômes du second
degré, pour d’autres, nous avions une progression parfaitement linéaire et croissante)
n’apportant finalement que peu de choses au sujet, nous les avons mises de côté.

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Même s’il n’en est pas fait mention ailleurs, nous avons apporté un soin particulier à
la température interne des glaçons. Une plage de mesure ne peut se faire qu’avec des
glaçons mis au congélateur à la même date et sortis ensemble ou avec suffisamment peu de
décalage pour que le premier glaçon en expérimentation ne soit pas sorti moins froid que le
suivant. Dans le même ordre d’idée, les températures de départ de chaque expérimentation
d’une plage d’expérience sont uniformisées au dixième de degré près, d’où le fait que nous
préférons nous placer à approximativement 20°C (suivant le jour) plutôt que les conditions
arctiques de température.

De plus, même si nos mesures ont été faites dans la plus grande rigueur, la précision
que nous obtenons va rarement au-delà d’un chiffre significatif (nous ne pouvons estimer
par exemple la fonte des glaçons qu’à la minutes près), il faudrait recommencer un nombre
de fois très important nos expériences pour augmenter la précision, ce que nous n’avons pas
pu faire malgré une très grande volonté générale (faire des glaçons prend au moins 3 jours,
afin d’être sûrs que rien n’est liquide dans le glaçon et que le glaçon soit d’une température
uniforme. Les faire fondre ensuite peu aller jusqu’à 15minutes). Ces précautions font suite
aux premières expériences où nous nous sommes rendu compte de l’importance de ces
paramètres et notre volonté à les rendre invariants.

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IV) Conclusion

Sommes toutes, nous avons passé entre début Novembre et milieu Décembre la
phase « préliminaire » du projet dans laquelle nous avons défini ce que nous pouvons
chercher par nos moyens et organisé un planning de travail et de chose à réaliser dans des
ordres précis pour pouvoir mener jusqu’au bout notre enquête sur la fonte des icebergs.
C'est-à-dire, après avoir mené des observations nous permettant d’émettre des hypothèses
simples, passer à l’étape de vérification par le calcul et la mesure.

Nous nous partageons nos tâches, pour une meilleure efficacité. Pendant que l’un
s’occupe de l’expérimentation, un autre s’occupe d’élaborer les dossiers, un troisième
s’occupe de l’aspect théorique et le quatrième fait le lien et informe, en apportant son
raisonnement, chacun de l’avancement des autres. Les tâches ne sont pas fixées, toutefois,
avant d’entamer une session de travail, nous savons ce que nous avons à faire. Nous
apprenons le partage des tâches.

Sur les deux derniers mois jusqu’à Février nous nous sommes appliqués à faire de
mesures de vitesse de fonte, des simulations et des expériences afin de vérifier si oui ou non,
nous pouvions émettre quelques hypothèses simplificatrices quant à la simulation et à
modéliser le comportement d’un glaçon suivant certains paramètres.

Nous sommes désormais capable d’estimer le temps que va mettre un Iceberg à


fondre dans l’eau arctique, à supposer qu’il ait une forme approximativement sphérique où
du moins dont le rapport Volume/Surface s’approche de celui de la sphère, et qu’il soit
compact (les icebergs qui ne subissent aucun choc sur un sol dur restent couverts de neige
sur une large épaisseur ce qui a une forte tendance à accélérer le processus de fonte du fait
que la neige fonde vite).

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V) Remerciements

Nous adressons de sincères remerciements à nos professeurs :

M. Mustapha ERRAMI, notre professeur coordinateur, pour sa disponibilité et son


enthousiasme à encadrer des projets.

M. Fabien BRUNO, professeur agrégé de physique-chimie, pour son aide précieuse, et le


temps passé avec nous.

M. François PINAULT et M. Christian VALLON, professeurs des sciences de l’ingénieur, pour


leurs conseils avisés. Et tout particulièrement pour l’aide sur les possibilités qu’offraient nos
microcontrôleurs (non éprouvés dans ce dossier par manque d’intérêt sans montre de
mesures) apportées par M. PINAULT.

M. Roger DUFFAIT, maître de conférences à l’Université Claude Bernard qui a corrigé


quelques imperfections de raisonnement et nous a donné un nouvel angle d’appréciation de
nos expériences.

M. Romain VOLK, maître de conférences à l’ENS de Lyon, qui nous a proposé l’expérience
avec un montage en lumière parallèle, et nous a prêté chaleureusement la presse que nous
utilisons pour fabriquer nos glaçons sphériques.

Nous remercions aussi, bien qu’ils ne puissent ni le lire, ni l’entendre, les travaux de
la famille Bernoulli, d’Euler, et d’autres grands Mathématiciens et Physiciens.

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VI) Annexe

1) Poids de la presse
Le questionnement avait été soulevé par des physiciens présents dans la salle lors de
notre passage à Lyon.
Prenons notre presse. Elle a pour caractéristiques, la masse m de sa partie supérieure
ainsi que le poids P correspondant et le diamètre d de l’alvéole contenant le glaçon. On se
place dans le cas où la pression est la plus élevée sur le glaçon qui sera moulé.

On suppose que le glaçon est un cylindre de diamètre D = 55mm. Sa base a une aire de :

L’alvéole a pour aire du disque le traversant le plus grand :

On en déduit que la surface de contact S vaut :

Et donc on obtient une pression σ :

On observe rapidement que le glaçon reste dans la partie gauche du tableau, dans l’état solide,
et ce même si l’on ajoute la pression atmosphérique de 100 kPa à Tarare (14 kPa étant à peine
plus d’un dixième de la pression atmosphérique). Ce cas étant le cas de plus forte pression, on
peut affirmer que le Poids de la presse n’influence en rien la vitesse de fabrication du glaçon.

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2012 ~
2013
2) Complément au volume en fonction du temps

En parallèle de la courbe du temps de fonte du glaçon, nous avons édité une courbe
du volume immergé par rapport au volume total. On observe une fonction affine quasiment
parfaite de coefficient négatif relativement faible.

Pourcentage de Volume immergée en fonction de la salinité

92
f(x) = -0,07x + 91,6772727273
91
Pourcentage immergé

90

89

88

87

86
0 10 20 30 40 50 60
salinité en g/L

On peut aussi considérer la poussée d’Archimède de l’air car par calcul, la poussée
d’Archimède de l’eau seule donne des valeurs très proches de celles expérimentales sans
qu’on ait à lui additionner l’effet de la poussée d’Archimède de l’air.
Cette deuxième courbe nous permet de dissocier les effets causés par la couche
protectrice en surface de la fonte causée par la salinité de l’eau en elle-même, le glaçon
étant immergé 3cm en-dessous de la surface de l’eau.

Temps de fonte en fonction de la salinité (glaçon immergé)

500
450
400
350
f(x) = -5,1x + 505,43
temps (en s)

300
250
200
150
100
50
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45

salinité (en g/L)

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3) Complément sur la densité de l’eau

Cette courbe illustre la particularité de l’eau à avoir une densité plus élevée à 4° qu’à
toutes les autres températures (ainsi qu’en tant que solide car cette densité supérieure à 4°
est due à une « mémoire » de l’organisation moléculaire du solide de l’eau).

1,0002
1
0,9998
Densité

0,9996
0,9994
y = 7E-12x5 - 1E-09x4 + 1E-07x3 - 9E-06x2 + 7E-05x +
0,9992
0,999 0,9998
R² = 1,0003
0,9988
0 5 10 15 20
température °C

Cette seconde image n’est certes pas en accord direct avec ce que nous faisons mais
elle illustre parfaitement deux choses : la faible miscibilité de deux eaux à salinités
différentes et le fait que le volume du liquide le plus lourd repousse le second vers le haut
(poussée d’Archimède).

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3) Mathlab : Simulation 1.0
pi = 3.141569;

Tab = 273.15;

// Rayon du cylindre
R = 2E-2;

// Rayon du contenant
Rc = 10E-2;

// Nombre de division radiale


N = 10;

// Nombre de division angulaire


M = 10;

// température de l'eau ambiante


Ta = 20;

// température du glaçon
Tg = -10;

//Masse volumique de l'eau kg/m3


ro = 1000;

//chaleur latente de changement d'état de l'eau (fusion) J/m3


Lv = 333E3*1.00E3;
Lfus = Lv;
Lsol = -Lv;

//Pas de temps pour la simulation s


dt = 5;

//Coefficient de conductivité de l'eau J/m/K


landa = 0.68;

//capacité calorifique massique de l'eau J/m3/K


c = 4180*10^3;

//initialisation de la température du glaçon et de l'eau ambiante


for i = 1:N
for n = 1:M
Ri = Rc/N*(i-0.5);
tetai = 2*pi/M*(n-0.5);
//Position de la cellule
X(i,n)= Ri*sin(tetai);
Y(i,n)= Ri*cos(tetai);
//Volume de la cellule
V(i,n) = (Rc/N)^2*(i^2-(i-1)^2)*2*pi/M;
//Chaleur reçue par la cellule
Q(i,n)=0;
//On introduit une variable Etat : Etat == 1 : c'est de la glace ; Etat == 0 c'est du liquide. Dans
le cas où il y a un changement d'état, Etat représente la proportion d'eau sous la forme liquide de la
cellule.
//Ri<R : :c'est le glaçon : sa température est de Tg
if(Ri<R)
T(i,n) = Tg ;
Etat(i,n) = 1;
else
T(i,n) = Ta ;
Etat(i,n) = 0;
end;
end;
end;

//initialisation de l'indice
w=0;
t=0;

// Début de la boucle de la simulation

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for w = 1:500
t(w+1)=t(w)+dt;

for i=1:N
for n=1:M
//intéraction de (i-1;n) avec (i;n)
if(i==1)
Q(i,n) = 0;
else
Q(i,n) = landa*(T(i-1,n)-T(i,n))*(i-1)*2*pi/M*dt;
end

//intéraction de (i+1;n) avec (i;n)


if(i==N)
else
Q(i,n) = Q(i,n) + landa*(T(i+1,n)-T(i,n))*i*2*pi/M*dt;
end

//intéraction de (i;n-1) avec (i;n)


if(n==1)
Q(i,n) = Q(i,n) + landa*(T(i,M)-T(i,n))/(i-0.5)/(2*pi/M)*dt;
else
Q(i,n) = Q(i,n) + landa*(T(i,n-1)-T(i,n))/(i-0.5)/(2*pi/M)*dt;
end

//intéraction de (i;n+1) avec (i;n)


if(n==M)
Q(i,n) = Q(i,n) + landa*(T(i,1)-T(i,n))/(i-0.5)/(2*pi/M)*dt;
else
Q(i,n) = Q(i,n) + landa*(T(i,n+1)-T(i,n))/(i-0.5)/(2*pi/M)*dt;
end
end
end

//Variation de température
T = T + Q./V/c;

// Changement d'état ?
// Etat == 1 : c'est de la glace ; Etat == 0 c'est du liquide. Dans le cas où il y a un changement d'état,
Etat représente la proportion d'eau sous la forme liquide de la cellule.
for i=1:N
for n=1:M
//Changement d'état si la température résultante est inférieur à 0°C et si toute la cellule n'est
pas entièrement solide
if((T(i,n)<0)*(Etat(i,n)< 1))
if(Q(i,n)<(Lsol*V(i,n)*(1-Etat(i,n))))
T(i,n)=(Lsol*V(i,n)*(1-Etat(i,n))-Q(i,n))/(c*V(i,n));
Etat(i,n)=1;
else
T(i,n)=0;
Etat(i,n)= Etat(i,n) + Q(i,n)/(Lsol*V(i,n));
end;
end;

//Changement d'état si la température résultante est supérieur à 0°C et si toute la cellule n'est
pas entiièrement liquide
if((T(i,n)> 0)*(Etat(i,n)> 0))
if(Q(i,n)>(Lfus*V(i,n)*Etat(i,n)))
T(i,n)=(Q(i,n)-Lfus*V(i,n)*Etat(i,n))/(c*V(i,n));
Etat(i,n)=0;
else
T(i,n)=0;
Etat(i,n)= Etat(i,n) - Q(i,n)/(Lfus*V(i,n));
end;
end;
end;
end;

end;

//On trace la courbe


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